A vos ordres !
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Post n°19
Auteur : RichelieuLes tirs de blaster fusent dans tous les sens. En formation triangle avec Richardson à droite, Mekia à gauche et Richelieu en pointe crache des coups de blaster dans les trois directions contre les rebelles. Plus les recrues font feu, plus leurs tirs sont précis. Ils commencent à maîtriser leurs armes ainsi que leur sang-froid. Malheureusement, les recrues, concentrées sur le combat, ont perdu de vue leur sergent. Les quelques visions qu’ils ont se résument aux guerrier cathar fidèle à l’empire et les quelques têtes de rebelles cathar qui surgissent de nulle part pour disparaître aussitôt.
Un rebelle sortit de sa cachette pile au moment ou Richelieu pointa la zone de son arme. Un tir fusa et le rebelle fut projeter en arrière dû au tir de la recrue en plaine poitrine. Ce coup de blaster était à l’heure actuelle sont le plus beau tir. La troupe avança mètre par mètre sous le feu ennemi et sous les tirs de couverture du canon du HAVr A9. Un cri déchira le bruit des combats. Ce n’était pas un cri comme tous les autres. C’était le cri de mort du sergent. Mekia, qui l’avait vu en premier, fit signe à ses deux camarades. La recrue cathar commença un tir de couverture en direction de l’ennemie pendant que Richelieu et Richardson attrapèrent la sergente. AU même moment, le rebelle qui avait grièvement blessé le sous-officier décocha une rafale dans leur direction. Richardson lâcha le sergent et se jeta au sol. Un des tirs ricocha par miracle sur le dessus du casque de Richelieu qui projeta au sol.
Le jeune natif de Naboo ce tata le corps et la tête machinalement pour vérifier qu’il était toujours en vie. Il jeta un coup d’œil vers Richardson qui se releva en position de combat puis un tir de blaster passa au-dessus de Richelieu pour se loger dans l’abdomen du rebelle Cathar responsable de leur situation. En effet, Mekia avait assisté à toute la scène et ni une ni deux, il avait riposté pour nous sauver la vie. Daniel jeta un regard de remerciement envers la recrue Cathar puis se releva d’un bon pour rattraper en compagnie de son camarade et ami Richardson et ainsi pouvoir trainer le sergent grièvement blessé derrière un énorme tronc d’arbre couché au sol. Mekia les rejoignit et les deux camarades de Richelieu commencèrent les premiers soins tendis que l’ex habitant de Naboo prit le rôle de Mékia aux tirs de suppression. Mekia pensent et arrête les hémorragies qui se déclarent sur le corps de la femme tendis que Richardson la rassure tant bien que mal. C’est aussi ce même Richardson qui prit la Radio pour commander une équipe de secours afin d’exfiltrer la sergente. Le grand homme passa un coup d’œil au-dessus du tronc d’arbres et comprit qu’ils n’auraient pas qu’une seule victime à évacuer.
D'équipe rouge de Groupe de Combat Acklay à QG. Nous avons plusieurs blessé dont un grièvement, demande de soutien médical sur la position 084-180 à vous !
La radio beugla quelques paroles incompressibles dans l’enfer du combat, mais grossièrement, ça veut « Reçu, on vous envoie du monde ». Richardson prit la place de Richelieu après la fin de sa communication. Mékia et Daniel franchirent le tronc d’arbre derrière lequel ils étaient couverts. Après quelques mètres, Mekia analysa rapidement le guerrier Cathar qui fut projeté par la grenade en même temps que leur sergent, mais il était trop tard pour lui. Le duo se dirigea vers un autre Cathar au sol qui hurlait l’agonit après avoir reçu un tir dans la jambe droite. Même technique que pour leur chef, les deux recrues attrapèrent l’humanoïde félin et le traînèrent derrière le tronc d’arbre sur plusieurs mètres dans la poussière.
Après quelques dizaines de minutes, le calme tomba sur le terrain, car, en effet, les rebelles firent retraite laissant plusieurs cadavres derrière eux. Les armes se tuent et l’officier en charge du groupe de combat ordonna à chaque équipe de ramasser leur blessé afin de les évacuer. Un fort bruit de moteur appartenant à un véhicule lourd se fit entendre. plusieurs spider se présentèrent derrière la force d’infanterie et fit débarquer plusieurs militaires au brassard à la croix rouge sur fond blanc. Le trio laissa ses blessés aux mains des infirmiers présents sur place. Ils saluèrent peut-être pour la dernière fois leur sous-officier d’un salut militaire réglementaire. Mal en point, les recrues n’avaient aucune certitude de ses chances de survie. Après la perte du Lieutenant Harelson, c’était peut-être le tour du sergent Mackenzie. Si elle ne s’en sortait pas, leur promotion deviendrait la promotion maudite de l’académie militaire de Cathar. En deux combats, ils avaient perdu 95% de leurs camarades ainsi que leurs deux instructeurs. Ils n’étaient plus que trois à venir du même point comme on dit. Tous les autres festoyaient dans un monde plus tranquille. On voyait bien que la mentalité des recrues changeait au fil des combats. Autrefois chétifs, sensibles, ils devenaient peut à peu des être fort, endurcie et sans émotions.
Richelieu quitta ses camarades qui aidèrent tant bien que mal à évacuer les derniers blessés avec une vitesse presque olympique afin de se rendre auprès de l’officier moustachu en charge du groupe d’assaut.
Recrues Richelieu de l’équipe Rouge ! Le bilan et d'un mort et de 2 blessés dont 1 grièvement pour nous, l’équipe rouge à perdu sont chef responsable. En attente de vos ordres ! -
Post n°20
Auteur : Super PNJPrécédemment.
Pendant près d’une semaine, les agents de l’unité R-A 004 “Doashim” et leurs camarades de l’unité “Maalraas” se sont livrés à une partie de cache-cache géant avec les forces rebelles. Du fait de leur entraînement, les Boroskais n’ont jamais été surpris par l’ennemi. Ce dernier ne se doute même pas de la présence de combattants impériaux derrière la ligne de front. Les informations qu’ont pu récolter les commandos ont permis à l’état-major d’établir un plan d’action spécifique. Il a ainsi été décidé d’attaquer les Griffes Cendrées sur deux fronts.
La force d’attaque principale, menée par le capitaine Jahadel, un habitué de la guerre de guérilla, doit prendre d’assaut les deux fortins bloquant l’accès à la cité-arbre des rebelles. Appuyés par des volontaires des clans Cathars alliés à la Grande Moff Ashe, et pouvant compter sur le soutien logistique et aérien des forces impériales locales, les hommes de la seizième compagnie d’infanterie sont sûrs et certains d’avoir l’avantage sur les Griffes Cendrées. Et l’importance des moyens déployés devrait permettre aux commandos infiltrés d’agir en toute impunité dans le dos de l’ennemi... Car l’objectif prioritaire du groupe commandé par le sergent “Stormwind” est l’élimination pure et simple du commandement des forces rebelles. En privant les Griffes Cendrées de leur tête pensante, l’organisation des troupes sur le champ de bataille devrait être diminuée de moitié.
Aujourd’hui semble être le grand jour… Celui des destins glorieux et des trépas oubliés. Les agents du Service Stratégique Boroskais se préparent en silence. Les Manteaux de Nuit, pour leur part, sont déjà équipés et parés au combat. Dans le lointain, les bruits d’explosion s’enchaînent sans jamais s’arrêter. Stormwind jette un coup d’oeil à sa montre. 8h12. L’opération a commencé il y a trente-deux minutes. Les forces rebelles doivent désormais être concentrées sur la ligne de front. C’est le moment d’agir. Un signe de tête de la part de la jeune femme suffit à faire passer le message. Soldats d’élite de la Grande Moff Ashe et agents des services de renseignements Boroskais quittent la planque de fortune pour s’enfoncer dans la forêt.
Les combattants des unités “Doashim” et “Maalraas” marchent dans les traces de pas des autres, afin d’éviter de fournir de trop précieuses indications à de potentielles patrouilles ennemies. Au moindre bruit suspect, la colonne s’arrête. Lorsque le chef d’opération considère qu’il n’y a plus aucun danger, le groupe reprend sa marche. Finalement, après une bonne demie-heure de marche, les commandos sont à portée de l’objectif. Le bunker, dissimulé dans le flanc d’une colline boisée, demeure silencieux. Quelques Griffes Cendrées, cependant, font des rondes entre les arbres. Il faut avoir une bonne vue pour les apercevoir ceux-là. La tension est palpable.
- Une attaque frontale et directe est peut-être notre meilleure chance de les prendre par surprise. Souffle le sergent commandant l’escouade des Manteaux de Nuit.
- Ils pourraient s’enfermer et attendre que les renforts arrivent. Indique Stormwind, perplexe.
- S’ils prennent le risque de déplacer certains de leurs combattants pour nos beaux yeux, ça fera toujours moins de monde sur la ligne de front. Ajoute l’autre. Et avant qu’ils n’arrivent sur place, on aura eu le temps de s’évanouir dans la nature.
- Il reste un problème… On ne pourra pas se replier si l’ennemi mobilise les forces stationnées dans l’avant-poste. Ils pourront nous prendre en tenaille et anéantir nos efforts avant même qu’on ait pu approcher le commandement. Soupire la Boroskaise.
- Considérez ce problème résolu. Laissez-moi cinq de mes hommes et on bottera le cul de ces vilains petits Cathars. Ils ne pourront pas approcher leur sale trogne du périmètre. Affirme le soldat d’élite.
- Je vous laisse quatre de vos hommes… Et Bolt. Lâche finalement l’agent en charge de l’opération, un léger sourire aux lèvres.
L’autre acquiesce d’un signe de la tête. Les deux sous-groupes sont formés. Chacun se dirige vers sa mission. Le chef de l’unité R-A 004 fait arrêter la colonne d’un geste de la main. Il n’est pas possible d’aller plus loin sans alerter les sentinelles. Dissimulés dans les fourrés, les Manteaux de Nuit et les agents du Service Stratégique Boroskais patientent en silence, attendant le bon moment pour lancer l’assaut. Une première patrouille passe. Les deux rebelles la constituant sont interceptés par les soldats d’élite de la Grande Moff, neutralisés en quelques mouvements et égorgés. Nul son n’a eu le temps de sortir de la bouche des deux Cathars. Les cadavres sont traînés et planqués dans l’épaisse végétation. Une deuxième patrouille approche. Là encore, les Griffes Cendrées n’ont pas le temps de réagir promptement. Les corps tombent lourdement au sol. Ils sont laissés en évidence.
Car désormais, il est temps de passer aux choses sérieuses. Quelques signaux furtifs de la part de Stormwind suffisent à donner la marche à suivre. Le petit groupe qu’elle commande avance silencieusement vers le bunker, dissimulé dans l’intense végétation. Un garde Cathar, posté en faction devant l’entrée, ne semble pas les avoir repéré. Un Manteau de Nuit s’empare d’un caillou de bonne taille et le jette non loin de la sentinelle. Le Cathar, curieux, se dirige vers l’origine du bruit, arme en main. Un soldat d’élite se glisse furtivement dans son dos et le poignarde jusqu’à ce que mort s’ensuive. Le corps du rebelle s’écroule mollement. Une flaque de sang se répand aux pieds de son assassin.
Les commandos se sont rendus maîtres de l’extérieur du bunker, sans avoir éveillé les soupçons de ses occupants… Mais ils doivent encore conquérir le bastion qui abrite le haut-commandement de la rébellion. Au signal du sergent Stormwind, les agents du Service Stratégique Boroskais et leurs camarades en armure se positionnent de chaque côté des lourdes portes interdisant l’accès à l’intérieur du bunker.
- Snake, à toi l’honneur. Lâche finalement la jeune femme en ramassant le comlink du garde neutralisé.
- Bien… Faites donc place au Maître. Chuchote le Bothan en faisant craquer ses phalanges.
- Maître de la connerie oui… Souffle Blackfire dans son dos.
Le hacker professionnel esquisse l’ombre d’un sourire mais ne dit rien. Il s’approche de la console et commence à fouiner dans les divers programmes de l’installation… Ouvrir les portes du bunker n’est qu’une simple formalité pour un agent de terrain aussi doué que lui.
La première ligne de défense des Griffes Cendrées a été mise en pièces par les forces impériales, supérieures en nombre et dotées d’une meilleure puissance de feu. Les rares survivants se replient en désordre afin de rallier une autre ligne de défense. Mais les stormtroopers et leurs alliés Cathars ne crient pas victoire. Ils savent qu’ils viennent tout juste de poser les pieds en enfer. A partir de maintenant, la progression sera lente et pénible. Nombre de camarades tomberont en chemin…
Pour l’heure, les soldats profitent de ce court instant de répit pour soigner les blessés et récupérer leurs morts. Ceux qui ne peuvent plus combattre sont immédiatement transférés à l’arrière, dans une zone plus sûre. Pour les autres, il faut patienter, tenir la position le temps que les ordres soient distribués par le commandement. Les sous-officiers font le rapport des pertes à leurs supérieurs. L’équipe rouge n’ayant plus de chef, c’est la recrue Richelieu qui prend l’initiative d’informer le lieutenant. L’officier remue sa moustache grisonnante, signe qu’il semble préoccupé. Le temps de quelques battements de coeur, il paraît plongé dans ses pensées.
- Merci pour le rapport fiston. Tu peux disposer. Indique finalement le chef du groupe de combat. Il fait signe à un guerrier Cathar de s’approcher. Ribbon ! Tu prends le commandement de l'Équipe Rouge.
Le dénommé Ribbon, dont l’imposante musculature en ferait frémir plus d’un, pose un poing fermé sur sa poitrine en guise de respect. Il accepte le commandement. La longue balafre qu’il affiche sur son visage est le souvenir récent d’un combat contre les Griffes Cendrées. Aujourd’hui, il sait qu’il va laver l’honneur de son clan en versant le sang de quelques traîtres. Les ordres ne tardent pas à venir. Pour le groupe de combat Acklay, l’objectif reste le même. Il faut continuer la progression afin de soutenir les autres groupes de combat. Plus la pression sera forte, plus l’ennemi sera obligé de mobiliser ses forces, réduisant ainsi sa marge de manoeuvre.
- Équipe Rouge, vous ouvrez la marche. Ordonne le lieutenant.
- Compris. En avant. Et restez vigilants.
Les combattants impériaux dévalent la butte et progressent désormais à découvert, entre les arbres. Les Cathars sont particulièrement attentifs à l’environnement qui les entoure, méfiants. Et ils ont raison. L’équipe rouge n’a fait que cinquante mètres lorsque les premiers pièges sont découverts par les yeux les plus aguerris de la petite troupe. Les traqueurs de la bande dévoilent ainsi l’emplacement de quelques trous au fond desquels des pieux en bois sont fermement plantés. Une chute là-dedans, c’est la mort assurée. Afin d’éviter qu’un camarade ne soit grièvement blessé ou tué, les feuilles et les branchages qui recouvrent les pièges sont retirés, laissant ainsi en évidence les trous et leurs pieux mortels. Soudainement, des bruits d’explosion et de tirs parviennent aux oreilles des soldats. A quelques dizaines de mètres de là, on se bat avec acharnement. Ribbon s’accroupit instinctivement, bientôt imité par le reste de ses congénères. Un message, dans la fréquence du groupe, ne tarde pas à confirmer que l’engagement
« Acklay Leader à Rouge Leader. Le groupe de combat Nexu a besoin de notre soutien pour s’emparer d’une position retranchée. Les coordonnées ont été envoyées. Dégagez un passage sûr pour l’infanterie. On couvre vos arrières. »
- Bien reçu Acklay Leader. On se dirige vers l’objectif. Répond le guerrier Cathar dans son comlink.
L’équipe rouge poursuit son avancée en territoire hostile. L’ennemi ne semble pas vouloir se montrer et reste caché, attendant sûrement le bon moment pour frapper de nouveau. Ou peut-être qu’il est occupé ailleurs… Les éclaireurs de la bande dévoilent de nouveaux pièges, dont quelques mines artisanales. Ces maudits rebelles se donnent beaucoup de mal pour protéger l’endroit… Il faut croire qu’ils sont prêts à tout pour défendre le moindre lopin de terre. Le boucan est de plus en plus assourdissant. On se rapproche dangereusement de l’objectif. Les traits laser se mettent à strier l’air. Le petit groupe commandé par l’imposant Cathar se dissimule derrière un talus. Le nouveau chef de l’équipe rouge s’empare de sa paire d’électrobinoculaires, rampe jusqu’au sommet et observe ce qu’il se passe de l’autre côté.
Les forces du groupe de combat Nexu tentent de s’emparer d’un petit réseau de tranchées. Mais les Griffes Cendrées ne souhaitent pas livrer la place forte improvisée sans combattre. Une pièce d’artillerie E-Web canarde les positions impériales. De nombreux stormtroopers sont fauchés par les tirs, forçant leurs camarades à rester à couvert. Le HAVr A9 du groupe de combat ne parvient pas non plus à renverser la situation. Les traits laser s’écrasent sur la paroi blindée du véhicule, marquent le métal d’impacts fumants. La tourelle double de la forteresse volante cible les rebelles trop téméraires. Un Cathar s’écroule dans une tranchée, le crâne percé par un tir. Il faut croire que seul une intervention de l’équipe rouge pourra débloquer la situation. Ribbon descend discrètement le talus pour rejoindre ses hommes.
- Sortez les grenades fumigènes.
Quelques combattants Cathars décrochent les fumigènes qui pendent à leur ceinture, prêts à s’en servir au signal de leur supérieur. D’un signe de la main, le colosse donne l’ordre de grimper sur le talus. Un deuxième geste indique qu’il est désormais temps d’attaquer. Les grenades sont lancées. Une épaisse fumée se met à couvrir la zone, permettant ainsi aux soldats impériaux et à leurs alliés Cathars de progresser plus rapidement. L’équipe rouge offre ainsi aux troupes du groupe de combat Nexu un temps précieux qui va leur permettre de se réorganiser pour prendre l’avantage…Spoiler : Carte de la zone :
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Post n°21
Auteur : RichelieuTendis que la fumée blanche se repend à travers l’environnement. Richelieu voyait d’un mauvais œil le fait qu’un auxiliaire Cathar prenne le commandement de l’équipe. Il n’était pas agréable pour lui de côtoyer des non-humain sauf Mékia qui avait gagné l’estime de Richelieu et qui était devenu son ami. Es qu’on pouvait réellement faire confiance à un Cathar surtout un guerrier qui ne fait pas partit intégralement de l’armée impériale. On combat des Cathar avec d’autre Cathar. Il y a de quoi avoir des soupçons envers chaque cathar qui n’est pas soldat de l’imperium. C’est vrai qu’il n’est qu’une recrue et qu’il n’a pas à commander une section de soldats et d’auxiliaire, mais Richelieu à cultiver beaucoup d’ambitions durant sa formation funeste.
Un tir de blaster traversa le nuage de fumée et se logea dans un tronc d’arbre après être passé à quelques centimètres de la tête du soldat. Ce tir à eu le mérite de faire sortir Richelieu de sa réflexion. Plusieurs tirs suivirent le premier. L’ennemi lança plusieurs salves dans leur direction à travers les fumigènes pour les tenir à distance et éviter que l’équipe rouge tente une charge sans doute. Le chef d’équipe imposa que toute l’unité rampe à travers le brouillard artificiel. Ce qu’ils furent bien entendus. Les recrues et les auxiliaires rampèrent avec vigueur sous les tirs sifflotant de l’ennemi. Au fil de leur avancée, le nuage se dissipa. Une fois sorti du nuage, plusieurs auxiliaires Cathar lancèrent des grenades dans la tranchée que se tenait devant eux. Les détonations retentirent et plusieurs cries d’agonie et de souffrance se firent entendre. L’équipe se leva et se précipita dans la tranchée. Malheureusement, un rebelle ayant survécu se redressa et décocha une salve de tir qui faucha 2 auxiliaires qui tombèrent au sol sans vie. Le reste de la section ne s’en soucia pas vraiment. Ils se lancèrent dans le nettoyage de la tranchée.
Richelieu chuta à cause d’une racine émergé du sol et tomba lourdement dans la tranchée. Il tomba lourdement sur un corps d’un rebelle qui amortit considérablement sa chute. Richardson, qui lui collait aux basques, l’aida à se relever. Il le remercia par un simple regard qui en disait long. Les deux recrues continuèrent leur chemin en enjambant les corps des rebelles tués. Après les 5 cathar décimé à la grenade, voilà que des renforts apparaissent au nombre de 10 soldats ennemis. Un dur combat s’annonce dans ses boyaux de tranchée étroits et oppressant. Alors que le combat s’engage, un auxiliaire est percuté par un tir ennemi et qui projette de la terre et de la poussières sur l’armure de Richelieu. Le bruit des canons lointains est recouvert par le bruit des lasers.
Les deux camps sont rapidement cloués sur leurs positions respectives. Les salves s’échangèrent entre les deux camps. Richelieu assigna un tir en pleine face d’un rebelle positionné à une dizaine de mètres de lui. Alors qu’un autre félin humanoïde ennemi mis en joue la recrue Richelieu, son corps fut foudroyé par un tir engendré par Mekia. Malheureusement, il n’y avait pas que les rebelles qui trépassaient. Trois guerriers Cathar venaient de passer l’arme à gauche. Leurs corps gisaient sans vie au milieu des autres corps des rebelles.
RICHI !!!! ATTENTION!!!
La recrue Richelieu n’eut ni le temps de voir le danger, ni le temps de réagir que son compagnon Richardson le tira avec force. Tendis que Richelieu s’écrasa de tout son long sur le sol de la tranchée, Richardson fut percuté par un premier tir de blaster dans le bas du ventre puis un antre dans l’épaule et enfin un dernier qui le percuta violemment en plaine poitrine sous les yeux terrifié à l’idée de perdre un camarade de Richelieu. Le jeune natif de Naboo leva attrapa son arme tomber dans la chute et mitrailla le responsable de cette perte tenu à moins de trois mètres d’eux. Le rebelle s’était immiscé à travers les rangs impériaux. Daniel se précipita au chevet de son ami aux portes de la mort. Quelques larmes coulèrent sur les joues de Richelieu. Il prit la main de son ami dans la sienne.
Je meurs avec honneur camarade. Je suis désolé mon frère…
NON !!! Ne me lâche pas mon frère ! Tu n’as pas le droit de m’abandonner dans ce troue ! On va te sortir de là !
Mais il était déjà trop tard. Richardson était déjà mort. Il lui ferma les yeux pour son repos éternel. C’est étrange de voir une carcasse vide d’un homme que tu as connu et avec qui tu as partagé des moments de fraternité. Richelieu ne pouvait accepter la mort de son ami. Il resta encore quelques longs seconds, accroupis, à contempler le corps meurtri de Richardson. Lui qui avait sacrifié sa vie pour sauver Richelieu. Mekia se rapprocha de lui et se présenta à son niveau.
Je suis désolé pour toi et sa mort m’attriste autant que toi Richi, mais il faut avancer et gagner cette bataille pour faire honneur à Richardson et à son sacrifice.
Ses mots sonnèrent juste dans la tête du natif de Naboo. Il abandonna le cadavre de son ami et se replongea dans l’enfer du combat.
Les rebelles avaient perdu beaucoup de troupes. Sur la dizaine de combattants au départ, seul trois soldats opposé une résistance acharnée. Richelieu tira quelques salves, mais aucune n’atteignirent leur cible. Ce sont les auxiliaires Cathar qui réduisirent les trois derniers rebelles au silence.
Après quelques secondes de calme et de réorganisations de la section, l’équipe rouge progressa en colonne à travers le réseau de tranchées. Une fois arrivée dans un carrefour qui déboucha dans plusieurs tranchées, l’équipe rouge tomba nez à nez avec une autre équipe de 4 rebelles Cathar.
Les 5 premiers soldats de la colonne de l’équipe rouge, dont Mekia et Richelieu, arrosa les rebelles surpris de les voir là et à leur merci. Un véritable massacre qui n’avait laissé de chance à aucun rebelle de s’en sortir.
L’équipe continua sa progression en silence, enjambant les corps mutilés des rebelles fraîchement tués, afin de gagner l’emplacement de l’artillerie ennemie et de la neutraliser. Tous les rebelles de leur côté passaient de vie à trépas.
Une fois arrivé à la hauteur du canon lourd E-WEB en plein action contre le groupe de combat Nexu. Il y avait 2 rebelles qui s’occupait du bon fonctionnement du canon dont un qui l’a manié avec beaucoup de rigueur. Il y avait aussi 2 autres rebelles qui avait pour objectif de défendre et de surveiller la place-forte.
C’est toute l’équipe rouge qui déboula dans la place-forte en criant à plein poumons sous adrénaline. le chef d'équipe lança une grenade à travers la casemate. La détonation retentit et l’équipe rouge fit son entrée.
Malheureusement, sur les 4 rebelles Cathar, l’un d’eux a survécu à l’explosion de grenade. Le rebelle tira dans leur direction. La première rentrée de l’équipe fut frappée par un tir en plein dans l’abdomen. Le deuxième se jeta sur le rebelle et décocha plusieurs coups-de-poing au visage du Cathar ennemi jusqu’à l’avoir tué de ses propres mains.
Le reste de la mission fut simple. L’équipe rouge s’occupait de tenir le fortin tendis que le groupe de combat Nexu avançais en direction des tranchées encore tenue par une quinzaine de rebelles. Bien sûr, l’équipe rouge appuyait le groupe de combat durant leur attaque.
Le Canon E-WEB avait été endommagé durant l’explosion. C’était assez endommagé pour l’empêchait de faire feu sur l’ennemi.
Le combat fut intense pour prendre les dernières tranchées. Les soldats de l’imperium s’écroulaient sur le sol blessé ou mort. C’est après plus de vingt minutes de combats acharnée qui coûtèrent la vie à de nombreux soldats de l’empire et à la totalité des forces rebelles présente.
L’équipe rouge fit la jonction avec le groupe de combat Nexu. Plusieurs auxiliaires Cathars parcourait le champ de bataille, maintenant calme, à la recherche de rebelles survivant à abattre. Pour sa part, Richelieu se posa sur le sol, le dos contre le mur, le regard vide afin de réfléchir à tout ce qui s’est passé aujourd’hui et à la mort de son ami. -
Post n°22
Auteur : Super PNJAprès quelques minutes d’attente, les imposantes portes du bunker s’ouvrent finalement. Un long couloir se présente aux agents de terrain du Service Stratégique Boroskais et à leurs camarades. Snake semble ravi du résultat qu’il a obtenu et revient triomphant vers ses compagnons.
- Avec de tels doigts de fée, rien ne saurait me résister. Indique le Bothan en offrant un léger coup d’épaule à Blackfire.
- A part, peut-être, mes explosifs. Tu n’aurais pas envie de les caresser par hasard ? Chuchote l’autre.
- Silence. Restez concentrés sur la mission. Commande Stormwind. En avant.
Les commandos forment deux colonnes distinctives qui longent chacune un côté spécifique du couloir. Un carrefour se présente enfin après deux bonnes minutes de progression dans un silence particulièrement pesant. De nombreuses fentes dans les murs du complexe indiquent que les portes ont été relevées. Ces Cathars ont visiblement prévu toute une série de sas afin de ralentir la progression éventuelle d’assaillants. Mais ce dispositif a visiblement une faille… Les gardes ayant été rapidement neutralisés, il ne reste plus personne pour donner l’alerte et ainsi déclencher le système de sécurité du bunker. Le sergent commandant l’opération pense tout de même qu’il doit y avoir des caméras dissimulées ici et là afin de surveiller les couloirs.
Avant même de pouvoir pousser sa réflexion plus loin, une patrouille constituée de trois Cathars apparaît au bout de l’une des trois branches. Deux d’entre eux sont tués avant même de pouvoir réagir correctement. Le dernier a cependant le temps de se mettre à couvert et donne l’alerte dans son comlink. Une sirène s’enclenche et de nombreuses portes commencent déjà à s’abaisser. Pas le temps de réfléchir. Stormwind décide de séparer son groupe en deux afin d’améliorer les chances de succès de la mission. Le chef de l’unité R-A 004 prend quatre Manteaux de Nuit avec elle. Blackfire, Snake et les trois autres soldats d’élite forment une deuxième escouade. Les deux unités nouvellement formées prennent des chemins différents, afin de ratisser une zone plus large pour l’accomplissement de leur objectif… Et dans le pire des cas, un groupe pourrait toujours attirer l’attention sur lui afin de permettre au second groupe de poursuivre la mission.
Après avoir sécurisé quelques pièces secondaires et arpenté de long en large deux séries de couloirs, l’escouade de la Boroskaise tombe sur ce qui semble être le poste de commandement. Deux gardes lourdement armés protègent l’accès. Un trait laser vient se loger dans le crâne du premier rebelle, qui s’écroule sans rien dire. Le deuxième beugle quelque chose dans son comlink. Stormwind, ayant accès aux communications de l’ennemi, suit la conversation avec intérêt. Il avertit ses supérieurs de l’arrivée des impériaux et demande du renfort… Et le commandement décide donc de déployer ses meilleures unités pour se protéger de la fureur des assaillants. Le Griffe Cendrée qui garde l’entrée est finalement abattu par un Manteau de Nuit, après avoir livré une résistance symbolique.
Les soldats d’élite de la Grande Moff Ashe sécurisent la zone. La jeune femme à leur tête se dirige vers la console et tente d’accéder aux commandes de la porte blindée. Malgré de nombreuses tentatives, il semble impossible de contourner les protocoles de sécurité. Un son particulier parvient aux oreilles du sergent et l’empêche de persévérer dans ses recherches. Deux masses roulent dans le couloir puis se déploient en cliquetant, armes braquées sur les impériaux.
- Droïdekas ! Peste un commando en ouvrant le feu sur les machines.
Il est rapidement imité par ses frères d’armes. Mais les boucliers déflecteurs des deux automates sont déjà activés et encaissent les tirs. Les droïdes répliquent. Les traits laser traversent d’un bout à l’autre le couloir, venant s’écraser sur les murs en crépitant. Stormwind, qui s’est mise à couvert dans un renfoncement, se demande bien comment ces satanés rebelles ont pu acquérir de tels jouets… Une réponse lui vient rapidement en tête. L’opération Chatbite a laissé dans son sillage de nombreuses carcasses de droïdes. Visiblement, les Griffes Cendrées ont saisi cette opportunité pour récupérer à leur compte quelques unités abandonnées par les séparatistes après leur passage sur la planète.
Aujourd’hui, ces saletés risquent d’être une vraie épine dans le pied des agents Boroskais. Celle qui dirige l’unité “Doashim” comprend rapidement qu’ils sont pris en tenaille. Il suffirait que les Cathars ouvrent la porte blindée et attaquent dans leur dos pour qu’ils soient tous neutralisés en quelques secondes… Trouver rapidement une solution s’impose.
Les tranchées, qui étaient encore tenues il y a peu par les rebelles, sont désormais occupées par les troupes impériales. La progression se fait rapidement mais au prix, cependant, de pertes conséquentes. L’équipe rouge, qui comptait initialement dix-neuf membres, a déjà perdu dix des siens lors des premiers engagements. Les soldats du groupe de combat Nexu investissent les tranchées, heureux de pouvoir se mettre à l’abri le temps d’une courte pose. Stormtroopers et auxiliaires rassemblent les corps des divers combattants ayant péri au combat, récupèrent les munitions et les détonateurs des morts ou vérifient l’état des armes. Chacun tente de patienter à sa façon.
Les différents chefs d’unité se sont réunis pour discuter de la stratégie à adopter. Ils relaient les informations cruciales au bon déroulement de l’opération à leurs supérieurs et prennent réception des nouveaux ordres. Le départ est prévu dans cinq minutes. L’imposant Ribbon revient vers ses hommes pour annoncer les dernières nouvelles :
- L’Équipe Rouge et le Peloton Gamma vont renforcer les effectifs du groupe de combat Nexu. Le reste du groupe de combat Acklay va soutenir l’effort du groupe de combat Gundark. Vous avez cinq minutes de pause, le temps de permettre à Gamma de nous rejoindre. Profitez-en...
Le guerrier Cathar distribue des claques amicales sur les épaules de ses compagnons d’armes puis se dirige vers Richelieu. L’air abattu du jeune homme ne trompe pas. Pour lui, le combat est difficile à supporter. Pas étonnant. Il n’est pas encore habitué aux affres de la guerre. Ribbon s’accroupit pour être à sa hauteur et plante son regard sur la recrue.
- Du nerf gamin ! Ressaisis-toi ! On pleurera nos morts après la bataille. Pour l’heure, reste concentré sur l’objectif de la mission. Ou tu finiras par rejoindre ton ami sans avoir eu l’occasion de le venger. Lance le chef d’équipe en guise d’encouragement.
Il pose une main sur l’épaule du natif de Naboo, qu’il serre doucement, puis se redresse et poursuit son chemin à travers la tranchée. Une nouvelle vague de stormtroopers saute dans les positions retranchées. Il s’agit des soldats du peloton Gamma. Les troupes étant rassemblées, l’ordre d’avancer est donné. Impériaux et Cathars quittent leur abri de fortune pour poursuivre leur avancée dans la forêt. L’équipe rouge, dont les effectifs sont réduits de moitié, assure les arrières du groupe de combat. Une autre escouade d’auxiliaires se charge de trouver un passage sûr pour l’ensemble des troupes. Dans le lointain, explosions et salves de tirs s’enchaînent sans jamais faiblir. On se bat avec acharnement. Les Griffes Cendrées partiront la tête haute, à défaut de remporter la victoire.
Après dix bonnes minutes de marche, les unités reçoivent l’ordre de s’arrêter. L’équipe jaune, en avant-garde, a repéré l’objectif principal. Le bunker est à quelques centaines de mètres de là. Les informations récupérées par les éclaireurs Cathars confirment la présence d’une quarantaine de combattants rebelles, si ce n’est pas plus. Et un réseau de tranchées s’étend devant le petit complexe fortifié niché dans le flanc de la montagne. Ces sales traîtres ont eu le temps de faire de l’endroit une place forte. Le commandement décide donc d’engager toutes les forces disponibles dans la bataille, afin de se donner les meilleures chances de réussite.« Poste de commandement à groupe de combat Nexu. Deux unités de scout troopers se déplacent vers votre position. Le soutien aérien est en route. Attendez le signal pour lancer l’offensive. »
« Bien reçu poste de commandement. »
Les éclaireurs impériaux, lancés à toute vitesse sur leurs motojets, ne mettent pas longtemps à rejoindre le groupe de combat Nexu. Munis d’électrobinoculaires et de fusils de précision, ils se déploient sur les hauteurs et n’attendent que le moment d’entrer en action. Les chasseurs TIE de l’escadron Tisiphone survolent la zone, leur arrivée étant annoncée par le feulement rauque que produisent les moteurs. En quelques secondes, l’enfer s’abat sur les positions rebelles. Des traits laser verts, par dizaines, s’écrasent au sol, labourent la terre, pulvérisent des sections de tranchée. Quelques Griffes Cendrées sont projetés de part et autre, le corps désarticulé par la puissance de feu des appareils impériaux. D’autres, dans une tentative désespérée, cherchent à abattre les chasseurs. Mais les tirs des blasters se perdent dans les airs. Les pilotes de TIE, manoeuvrant avec grâce dans le ciel, parviennent à esquiver les traits laser.
Quelques soldats poussent des hurlements de joie en voyant les rebelles tourmentés de la sorte. Mais ce moment d’euphorie est bref. Un coup de sifflet annonce le signal. Plusieurs grenades fumigènes sont lancées. Lorsque l’écran de fumée commence à se déployer, les troupes quittent la protection des bois pour se lancer à l’assaut des tranchées en beuglant des “Pour l’Impérium !” ou encore “Pour Cathar !”. Les traits laser se mettent à fuser de toute part, fauchant des combattants dans les deux camps.
Dans le lointain, des navettes font leur apparition, apportant probablement quelques renforts pour soutenir l'effort de guerre des troupes déjà engagées. Le combat promet d’être violent. Et dans ce chaos, l’équipe rouge a son rôle à jouer...Spoiler : Carte de la zone :
Spoiler : Spoiler
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Post n°23
Auteur : RichelieuLe soutien aérien impérial prit le chemin du retour, durant quelques secondes, seul le bruit des fumigènes remplissait le silence du champ de bataille. Le calme avant la grosse tempête. Il y avait tout de même quelques cries de douleur ainsi que des râles d’agonie qu’on pouvait entendre du camp adverse. Quelques secondes de calme, mais tout de même angoissante et pesante pour la conscience de chacun. La journée avait été rude, le terrain comptait de nombreux cadavres des deux camps. Chacun savait que ce serait peut-être leur dernier assaut et qu’il allait provoquer la mort. C’est durant ces quelques secondes que le cerveau de la recrue réfléchissait et que l’adrénaline descendit un peu. Il n’avait pas vraiment eu l’occasion de se demander pourquoi il était là. C’est généralement durant ce genre de moment que certains prennent leurs jambes à leur cou et déserte. C’est aussi dans ce genre de moment qu’on observe qui est un soldat ou non.
La réflexion n’ira pas plus loin. En effet, les Cathars auxiliaires commencèrent à briser le silence de mort par des cris de guerre pour motiver les troupes et intimider leurs ennemis. Ni une ni deux, les différentes équipes d’assauts se lancèrent en avant de l’ennemi. L’adrénaline remonta en flèche dans les veines de la recrue et, accompagner de l’équipe rouge, il se redressa et courra de toute ses forces vers les tranchées ennemies. Les coups de blaster fusa au-dessus de leurs têtes. Dans le feu de l’action, les soldats n’arrivaient pas à différencier ceux de leurs ennemis, et ce, de leurs alliées. Sur la route de l’assaut, trois auxiliaires cathar tombèrent mort sur le champ d’honneur. Leur regard était fixé sur l’objectif et non sur les autres escouades et donc, il était difficile de savoir si nous étions en posture de force ou de faiblesse.
Après un sprint d’une centaine de mètres, l’équipe rouge sauta pour atterrir dans la tranchée, eux qui pensaient devoir se battre au corps à corps, ils ne trouvèrent que quelques de cadavres amochés et un blessé qui fut immédiatement tué par le chef d’équipe. Les chasseurs TIE avaient drôlement bien fait leur travail. Un peu plus loin, Gamma fit aussi son entrée dans les tranchées adverse, mais, contrairement à l’équipe rouge, ils durent engager un corps-à-corps avec cinq rebelles. Cette confrontation coûta, non seulement la vie aux rebelles, mais aussi à trois stormtroopers de Gamma. Êta et jaune parvinrent aussi à pénétrer dans les tranchées, mais contrairement à nous, ils durent faire face à une dizaine de rebelles Cathars qui les empêcher d’avancer dans le boyau de terre. Ils étaient bloqués et durent engager avec cette escouade ennemie et ainsi perdre un temps précieux, car en effet, Thêta, Bleu et R3 était cloué sur place à cause du bunker ennemi. C’était donc à l’équipe rouge et gamma de nettoyer le réseau de tranchées afin de prendre par-derrière les ennemis bloquant Êta et Jaune et ainsi avoir de quoi nettoyer le bunker ennemi.
Comme pour la précédente escarmouche dans les tranchées ennemies, la progression se fessait en colonne et d’une façon ordonnée. Personne ne courait, personne ne criait dans l’équipe rouge. C’était une simple colonne destructrice qui avançait tête baisser pour éviter les tirs. Durant cette même progression, un tir rafla la tête du chef d’équipe qui s’était posté en tête. Quelques centimètres à droite et celui-ci perdait la vie. Au fur et à mesure de leur avancée, ils rencontrèrent une résistance toute relative au début. Le soutien aérien n’avait laissé que des cadavres sur ce flanc. Leur arrivé au centre du réseau de tranchées fut accueilli convenablement. Les rebelles, conscients qu’ils n’étaient pas avantagés, car ils devaient se battre devant eux ainsi que sur leur gauche, décidèrent de supprimer la menace sur leur flanc le plus vite possible. Ils lancèrent une multitude de grenades ainsi que plusieurs rafales de tir dans la direction afin de neutraliser Gamma et l’équipe rouge. Beaucoup de ces grenades finirent leur course dans les tranchées et par conséquences, aux pieds des impériaux, ce qui eu pour conséquence de faire sortir dans un certain désordre les deux escouades et ainsi les mettre à découverte. Pour les soldats moins rapides, ils finirent leur vie dans une explosion digne d’un feu d’artifice. Richelieu, Mékia ainsi que d’autre membres de Gamma et de l’équipe rouge furent projetés par l’explosion.
À peine eut il reprit conscience des choses, Richelieu remarqua que la troupe était clouer au sol par les tirs ennemis et cela même avec le renfort du soutien. En se lançant dans ce couloir de tranchées, l’équipe ne pensait pas subir cela. La recrue soldat jeta tout de même un coup d’œil dans le cratère de l’explosion et remarque pas moins de 4 stormtroopers de Gamma gisant sans vie ainsi que 2 auxiliaires Cathar de l’équipe rouge. Un rapide calcul permit au jeune soldat de comprendre que l’équipe rouge ne contait plus que deux auxiliaires dont le chef et les deux recrues dont lui et Mékia. En guise de réconfort, les moteurs de chasseur TIE se firent entendre à l’horizon. Ni une ni deux, l’appui aérien ne fut pas de trop. Certes, il était très proche des soldats impériaux à terre, mais pour les pilotes TIE, ce n’était qu’une simple difficulté en plus. Le deuxième bombardement fut destructeur. Grâce à celui-ci, Êta et Jaune purent se libérer de l’emprise rebelle et ainsi achever les quelques survivants de leur côté. Thêta, Bleu et R3 lancèrent une attaque pour mettre la pression sur les rebelles survivant du centre ainsi, l’équipe Gamma et le reste de l’équipe rouge purent trouver refuge dans une tranchée encore en bon état.
Contrairement au plan initial qui se devait être l’équipe rouge et Gamma qui libèrent Jaune et Êta, ce fut l’inverse. En effet, Pris par la droite, la gauche et le centre, les rebelles cathar ne purent pas résister et amorcèrent un repli vers le bunker situé plus loin. Les différentes escouades d’infanterie firent jonction au centre afin de faire un rapide bilan de leur perte pendant que R3 crachait le feu sur le bunker afin de les couvrir. L’officier en charge de leur offensive réunit le plus de troupe possible, mais surtout les officiers. Il compta du doigt chaque équipe et griffonna sur une tablette.
Groupe de combat Acklay :
Equipe rouge : 2 auxiliaires et 2 recrues impériales
Peloton Gamma : 12 Stormtroopers
Groupe de combat Nexus:
Peloton Êta (Soldats de choc impériaux) : 14 stormtroopers.
Peloton Thêta (Soldats de choc impériaux) : Engagé. 18 stormtroopers.
Equipe Jaune (Auxiliaires Cathars) : Engagé. 17 guerriers Cathars.
Equipe Bleue (Auxiliaires Cathars) : Engagé. 18 guerriers Cathars.
Groupe de combat Nexus, vous vous approchez par la gauche et ainsi mettre la pression sur les tireurs du bunker. Acklay, vous prenez par la droite plus discrètement et vous neutralisez par une grande les tireurs et ainsi permettre à Nexus de faire la jonction avec vous et de nettoyer ensemble le complexe fortifié. Pas de questions ?
Les différents chefs d’équipe rompu la réunion improvisée et rassemblèrent leurs soldats. Le chef d’équipe Rouge passa rapidement en revue ses troupes et ne vit que deux recrues couvertes de bout et d’égratignures en tout genre ainsi qu’un visage plein de terre et deux de ses guerriers Cathar encore en vie. Il fit un signe de la main pour nous ordonner de le suivre et le massacre repris de plus belle. Le front gauche avait déjà pris position. À l’aide de R3, ils canardaient les meurtrières du bunker tendis que l front droit avançait avec le plus de discrétion possible. Arriver à la porte du bunker, un soldat de l’escouade Gamma rampa dans la terre et lança une grenade dans la meurtrière principale du bunker. Tendis que l’explosion retentit à l’intérieur de la forteresse de pierre et que le groupe de combat Nexus abandonne ses positions pour rejoindre Acklay, l’un des spécialistes en explosif de gamma avait amorcer une charge pour faire sauter la porte.
Les différentes unités firent leur entrée dans le bunker en traversant un écran de fumé qu’avait causé l’explosion de la porte et découvrit plusieurs corps rebelles. Le chef du peloton Êta remarqua que la pièce découlait sur un petit réseau de couloirs peu lumineux. Sur ordre de leur chef, quelques soldats en binôme se lancèrent dans les couloirs dont Richelieu et Mékia en tête. Ils avancèrent prudemment dans ce long couloir qui ne donnait que sur des dortoirs et autres pièces de vie mais sans y faire attention, Mékia déclencha un piège d’une grande amorcer par une fil tendue. Un piège vieux comme le monde, mais très efficace tout de même. Heureusement pour Richelieu, Mékia reçut tout le souffle meurtrier de l’explosion ainsi que la plupart des éclats. Le binôme fut une fois de plus projeté sur le sol froid et rocheux. Daniel se sentait perdu après cela, les oreilles bourdonnant à lui en faire exploser la tête, le cadavre à moitié déchiqueté de son ami Mékia sur son corps. Il se pensait devenu sourd voir mort. Deux paires de bras l’attrapèrent sous les aisselles et le traîna sur toute la longueur du corridor afin de l’évacuer. Même en voyant floue, Richelieu compris qu’un binôme de l’escouade Êta était venu à son secours.
La recrue se retrouva allonger sur la terre une fois sortie du bunker. Un infirmier du groupe Nexus était en train de lui procurer les premiers soins ainsi qu’un rapide bilan.La recrue se retrouva allonger sur la terre une fois sortie du bunker. Un éclat lui avait arraché une partie de son casque sans lui causer plus de dommage. La plupart des blessures sont temporaires et superficielles. Il avait simplement eu de la chance que son collègue soit devant lui à ce moment précis. On peut dire maintenant que Richelieu est la dernière recrue de sa promotion. -
Post n°24
Auteur : Super PNJLes traits laser ricochent contre les parois en crépitant. Un Manteau de Nuit, touché par un tir au niveau du bras gauche, lance un détonateur thermique sur les droïdekas avant d’être abattu. La grenade roule au sol et traverse le bouclier déflecteur d’un des automates, s’arrêtant à ses pieds. L’explosion qui survient quelques secondes plus tard souffle l’ensemble du couloir. Les commandos, qui se sont mis à l’abri à temps, n’ont heureusement pas été touchés par la déflagration. Il ne reste plus grand chose des droïdes, si ce n’est deux carcasses partiellement calcinées et déchiquetées. Un soldat d’élite traîne le cadavre de leur camarade sur plusieurs mètres avant de le poser délicatement au sol. Il récupère tout ce qui peut servir et distribue munitions et détonateurs au reste du groupe. Chacun reprend sa position initiale. On s’occupera des morts plus tard.
- Snake, tu me reçois ? Demande le sergent Stormwind dans son comlink.« Affirmatif. »
- Nous sommes devant le centre de commandement et on aurait bien besoin d’un coup de main. Où êtes-vous ? Poursuit la jeune femme.« Difficile à dire… Ces couloirs se ressemblent tous et… BDEW BDEW ! Bon sang. Ces foutus Griffes Cendrées sont vraiment partout ! KRAKOOOOW ! On s’occupe de ceux-là et on essaie de vous rejoindre. »
- Bien reçu. Soupire celle qui commande l’unité R-A 004.
L’agent du Service Stratégique Boroskais jette un coup d’oeil à sa montre. Voilà bien un quart d’heure déjà qu’ils sont entrés dans le bunker. Au fur et à mesure que les minutes passent, les Cathars gagnent un temps précieux pour se regrouper et préparer une contre-attaque. Il faut donc se hâter.
- Stormwind à Bolt. Du nouveau à l’extérieur ?« Affirmatif Sergent. On a du mouvement à quatre heures. Au moins vingt rebelles bien armés se dirigent vers le complexe. Nous allons bientôt les engager. »
- Compris. Ils ne doivent pas atteindre le bunker. Mais ne prenez aucun risque inutile. Contentez-vous de les garder à distance. Répond la jeune femme.« A vos ordres. »
Un trait laser vient s’écraser sur le mur à quelques centimètres de son visage. Plusieurs Griffes Cendrées convergent vers leur position avec la ferme intention de les déloger de là. Mais les Manteaux de Nuit répliquent déjà et deux des assaillants sont tués, forçant les autres à se mettre à couvert. Il en viendra probablement d’autres. Stormwind enrage.
- Snake, où es-tu bon sang ?« Juste derrière… On va les prendre à revers. »
- Bien reçu.
D’un geste de la main, le sergent fait signe aux soldats d’élite d’avancer vers l’ennemi. Les traits laser se mettent à pleuvoir dans tous les sens. Pris en tenaille, plusieurs Cathars s’écroulent, foudroyés par les tirs venant de diverses directions. Les derniers rebelles offrent aux impériaux une résistance futile mais acharnée. Ils meurent les armes à la main, sans avoir cherché à fuir ou se rendre. Après s’être débarrassé des combattants ennemis, les deux groupes font rapidement la jonction. Aucune perte à déplorer dans l’escouade du Bothan.
- Merci pour le coup de main Snake. Mais j’ai encore besoin de toi. Les protocoles de sécurité de cette console me résistent. Impossible d’accéder aux commandes de la porte. Lance la Boroskaise en pointant de l’index la console.
- Je vois qu’on ne peut pas se passer de mes talents plus de deux minutes… Répond l’autre dans un demi-sourire
Snake se dirige vers la console mais s’arrête d’abord devant la carcasse d’un droïdeka.
- Bordel. Vous avez vraiment affronté ces merdes ?
- Oui. Et il en viendra probablement d’autres si tu ne te dépêche pas d’ouvrir cette foutue porte.
Le Bothan soupire, fait craquer ses phalanges puis se met au travail. Blackfire, Stormwind et les Manteaux de Nuit forment un périmètre de sécurité afin de permettre au hacker d’opérer en toute sécurité. La jeune femme observe silencieusement le Bothan, penché au dessus de la console et pianotant sur l’écran avec dextérité. Pour lui, tout ceci a l’air d’un jeu d’enfant.
- Extinction des lumières dans... Cinq… Quatre… Trois… Deux… Un...
Le sergent enfile ses jumelles de vision nocturne au moment où l’éclairage s’éteint. Les voilà complètement plongés dans le noir. A l’intérieur du centre de commandement, de nombreuses voix s’élèvent. Visiblement, ce petit tour de passe-passe semble les avoir surpris.
- Ouverture de la porte dans… Six… Cinq…
Stormwind s’équipe également d’un masque à gaz et décroche une grenade fumigène de sa ceinture utilitaire, prête à en faire usage.
- Quatre… Trois...
Quelques signaux donnent les consignes à suivre au reste du groupe. Blackfire et Snake s’équipent à leur tour. Les Manteaux de Nuit, en armure intégrale, sont déjà parés et forment deux colonnes positionnées de chaque côté de l’entrée.
- Deux… Un…
L’imposante porte blindée s’ouvre et les premiers rayons laser viennent zébrer l’air. Plusieurs grenades fumigènes sont lancées dans la salle. Alors que l’écran de fumée s’étend doucement, quelques quintes de toux indiquent que les Cathars commencent à suffoquer.
- En avant ! Ordonne alors la Boroskaise en s’engouffrant dans le centre de commandement.
Les traits laser fusent de toute part. Les deux colonnes de commandos se dispersent méthodiquement. Couverts par la fumée et plongés dans l’obscurité, les impériaux progressent rapidement dans la salle. Plusieurs rebelles sont tués sans pouvoir se défendre. D’autres, munis de masques à oxygène, résistent avec acharnement. Un furieux corps à corps s’engage entre les soldats d’élite et les Griffes Cendrées. Les combattants s’entretuent à l’aide de blasters, de lames en tout genre et de techniques aussi diverses que mortelles. Après un bref instant de combat, les Cathars sont enfin vaincus. Ils se sont battus en braves du début à la fin.
Celle qui commande l’unité “Doashim” fait le tour des hommes. Un Manteau de Nuit s’est penché au dessus de Blackfire et applique les premiers soins à l’ex-terroriste. L’agent, touchée à la jambe par un tir, adresse un hochement de tête à sa supérieure comme pour dire : “Je vais bien”. Stormwind continue donc sa déambulation au milieu des soldats et des cadavres et s’arrête finalement aux côtés de Snake. Le Bothan n’a pas perdu de temps. Installé devant une console, il s’est déjà plongé dans la récolte d’informations qui pourraient être utiles à l’état-major et pour la suite de l’opération.
- Des info’ intéressantes ? Demande la Boroskaise à son comparse.
- Si tu savais… Une vraie mine d’or... Répond le hacker, le regard fixé sur l’écran et les nombreuses lignes de renseignements qui défilent sous ses yeux.
- Ok. Mets tout ce que tu peux sur ton bloc de données. On décampe dans cinq minutes.
- Reçu.
Le sergent poursuit son exploration de la salle de commandement et s’attarde sur le cadavre d’un rebelle. Son visage lui rappelle quelque chose… Il doit s’agir d’un des nombreux chefs des Griffes Cendrées.
- Soldat ! Hèle la jeune femme dans la direction d’un Manteau de Nuit.
Le soldat d’élite de la Grande Moff Ashe se présente au sous-officier en faisant claquer ses talons.
- Sergent ?
- Prenez ce datapad et identifiez-moi ces corps. Commande t-elle en remettant le bloc de données qui pend à sa ceinture au commando.
- A vos ordres Sergent.
Le combattant exécute l’ordre rapidement. Après une brève halte, les Manteaux de Nuit restants se déploient pour sécuriser la zone. Jusqu’à preuve du contraire, il se peut que d’autres Cathars cherchent à rallier le centre de commandement.
- Bolt, rapport de situation ?« On a réussi à repousser une première vague de rebelles. Mais ils doivent probablement être en train de se regrouper pour lancer un assaut. On a un blessé léger. Mais il est toujours en état de combattre. »
- Compris. Repliez-vous d’ici quinze minutes. N’engagez le combat que si c’est nécessaire. On se retrouve au point d’extraction.
Pour l’instant, tout semble sous contrôle. Du moins, c’est ce qu’il faut croire. Stormwind se demande si ce n’est pas trop beau pour être vrai. Une part d’elle reste sur ses gardes. Tant qu’ils n’auront pas évacué la zone, le danger reste permanent. Pour l’heure, la victoire n’est pas acquise...
Les forces impériales ont réussi à percer les défenses des rebelles, allant même jusqu’à s’enfoncer dans le coeur de la forteresse de pierre. Mais les pertes sont importantes. Beaucoup trop importantes. Richelieu, évacué hors du bunker par une équipe médicale, a l’air secoué. Pour l’infirmier en chef, ce genre de réaction est assez courant. Après un bref examen qui ne revèle aucune blessure grave, l’homme décide d’envoyer la jeune recrue derrière la ligne de front.
- Le pauvre bougre est à bout de nerfs. Si on l’envoie au casse-pipe il va y rester. Lance l’infirmier à ses camarades. Et on aurait bien besoin d’un examen approfondi. Son casque a pris un sale coup. Rapatriez-moi ce gamin au camp. Il n’a plus aucune utilité ici.
Deux brancardiers se chargent de transporter le natif de Naboo au beau milieu de la zone des combats. Afin d’éviter tout risque inutile, le petit groupe progresse dans les tranchées tenues il y a encore peu par les Griffes Cendrées. Enjamber les cadavres des combattants, garder la tête baissée pour ne pas finir avec le crâne explosé par un tir, contourner les sections de soldats lancées au pas de course dans la bataille… Pour ceux et celles qui sont habitués à transporter et soigner les blessés en pleine zone de guerre, c’est une habitude qu’il faut prendre rapidement. Quand on s’engage dans l’armée impériale, qu’on soit médecin, fantassin ou mécanicien, il est nécessaire d’avoir des nerfs d’acier et s’attendre au pire. La réalité est bien souvent différente des nombreux films de propagande que l’on voit passer sur l’Holonet pour présenter le soldat impérial sous son meilleur profil. Les actes héroïques, s’ils existent, perdent de leur éclat quand ils sont réalisés lors d’une boucherie sans nom.
Servir l’Empire, c’est payer le prix du sang. Et rien ne peut effacer ça. D’une façon ou d’une autre, on revient toujours du front avec les mains sales. Il n’y a nulle gloire dans la guerre, si ce n’est celle que fabrique l’Etat à des fins précises.
Alors qu’on se charge d’évacuer Richelieu, le massacre continue. Malgré d’importantes pertes, les rebelles Cathars n’en restent pas moins de coriaces adversaires. Leur résistance acharnée a eu raison de bon nombre de soldats impériaux et d’auxiliaires Cathars. Saignées à blanc, les forces coalisées ne doivent leur salut qu’aux incessantes arrivées de renforts. Des colonnes entières de stormtroopers appartenant au 117ème régiment d’infanterie, appuyées par une poignée de Manteaux de Nuit, se lancent dans la bataille pour remplacer les troupes épuisées et décimées du capitaine Jahadel. Les forces personnelles de la Grande Moff Ashe entrent en action pour porter le coup de grâce à l’ennemi…
Mais la jeune recrue ne sera malheureusement pas là pour assister à la victoire des troupes impériales. Sur une aire d’atterrissage improvisée au milieu des bois, de nombreuses navettes font des aller-retour. Les transports se posent et déversent leur flot de combattants puis embarquent les blessés avant de repartir dans les airs de plus belle. Ce ballet aérien, répété des centaines de fois par les équipages, est à la fois impressionnant et effrayant. Au feulement rauque des chasseurs TIE survolant le champ de bataille vient s’adjoindre le chuintement glacial des navettes. Les brancardiers responsables de Richelieu s’aventurent sur l’aire d’atterrissage à la recherche d’un vaisseau pouvant les conduire au campement.
Une escouade de soldats de choc descend au pas de course d’un transport et l’officier de bord, sur la rampe, hèle l’équipe médicale en faisant de grands gestes. Lorsqu’ils sont à l’intérieur de l’engin, les deux hommes installent leur blessé confortablement et vérifie son état de santé. La navette décolle en quatrième vitesse et se dirige vers l’arrière du front. Après d’interminables minutes de vol, le camp est enfin visible dans l’horizon. Le vaisseau se pose sur une aire prévue à cet effet et les infirmiers, rejoints par un médecin militaire, débarquent le natif de Naboo. Les centaines de tentes qu’occupaient encore peu les soldats de l’armée impériale sont désormais vides. Seul le va-et-vient constant des équipes médicales et de la section chargée du ravitaillement des transports témoigne d’une activité intense au sein du camp.
La jeune recrue est emmenée jusqu’à l’infirmerie et se voit rapidement attribuer un lit de camp. Autour de lui, d’autres blessés patientent ou sont pris en charge par un personnel dépassé. Médecins, infirmiers et droïdes médicaux se portent au chevet des nombreux patients, tentant de faire le tri entre les individus gravement atteints et ceux qui peuvent encore attendre un peu. Couvert par un drap blanc tâché de sang, un auxiliaire Cathar agité et hurlant à la mort alarme une infirmière qui vient directement lui injecter une dose de tranquillisant. Un autre, un stormtrooper au visage livide et à l’armure blanche partiellement calcinée, reste bien silencieux. Ses yeux vitreux observent la toile de la tente sans jamais se clore. Il est mort. Deux brancardiers se chargent de transporter le corps à l’extérieur. Il faut faire de la place pour les vivants.
C’est au milieu des lamentations et des râles d’agonie que Richelieu est amené à attendre son tour. Un médecin, accompagné d’un infirmier, se porte finalement à sa rencontre. L’homme lit une fiche que lui remet son suppléant.
- Voyons voir… Débute le praticien en mettant ses lunettes sur son nez. Quelques contusions sur l’ensemble du corps… Trouble de l’orientation… Troubles sensoriels… Choc violent à la tête à la suite d’une explosion... Ok. Faites-lui passer un scanner. On a peut-être un cas de traumatisme crânien.
Le jeune homme est conduit dans une salle annexe à l’aile des admissions dans le but de passer des examens approfondis. Les résultats indiquent finalement qu’il n’a qu’un traumatisme léger et qu’il s’en remettra rapidement s’il reste au repos. Une bonne nouvelle au milieu de ces innombrables et horribles cas qui se présentent par dizaines dans l’hôpital de campagne.
La bataille s’était terminée dans l’après-midi. Si la victoire avait été acquise, ce fut dans la douleur et le sang. Nombre de bons soldats avaient été tués ou blessés lors des combats. Si les Griffes Cendrées ont été vaincus et mis en déroute, il reste encore beaucoup à faire. L’accès a la cité-arbre des rebelles est certes dégagé, mais il faut encore s’emparer de cette dernière avant de pouvoir mettre un terme définitif à cette absurde sédition. Avec la fin des affrontements, le campement a peu à peu retrouvé son activité d’avant. Des sections entières de soldats errent entre les tentes en traînant des pieds. Certains d’entre eux sont blessés, soutenus par leurs camarades ou allongés sur des brancards. D’autres trouvent refuge dans leur abri de toile et s’écroulent sur leur lit, épuisés. Les plus courageux cherchent une occupation pour se rendre utiles. Ils cherchent sûrement à décompresser à leur manière, en se tuant à la tâche.
Les différents chefs de sections font le compte des hommes, font l’inventaire du matériel et listent les besoins de chaque unité. Ils relaient ensuite toutes les informations à leurs supérieurs. Les officiers, au sein de la tente de commandement, se sont réunis pour discuter de l’efficacité au combat des troupes, des effectifs encore disponibles et de la stratégie à suivre pour la poursuite de la campagne militaire. Ils ne se quittent qu’au coucher du soleil, lorsque tous les points ont été abordés. Certains trouvent rapidement le sommeil, d’autres non. C’est le cas du capitaine Jahadel, qui n’a pas fermé l’oeil de la nuit. Lorsque son aide de camp vient se présenter devant lui de bonne heure, le Cathar somnole.
- Mon Capitaine… Débute doucement Spilik en passant sa tête entre les deux pans de la toile de tente. Désolé de vous importuner mais… Il y a quelqu’un qui souhaiterait s’entretenir avec vous de toute urgence.
L’officier, affalé sur son bureau, lève la tête vers le lieutenant qui le seconde.
- Et qui est ce… “Quelqu’un ?”. Demande alors Jahadel, mal réveillé.
- Le Major-instructeur Remish. Indique le jeune homme.
- Donnez-moi deux minutes. J’arrive.
L’aide de camp patiente tranquillement dehors, le temps que le commandant de la 16ème compagnie d’infanterie se fasse présentable. Le Cathar sort quelques minutes après, un uniforme propre sur le dos et une casquette vissée sur le crâne. Un type en uniforme noir, en face de lui, exécute un salut militaire impeccable. Le capitaine lui rend son salut machinalement.
- Major Remish j’imagine…
- C’est exact mon Capitaine. Répond l’autre.
- Qu’est-ce qui vous amène sur un champ de bataille ? On a déjà perdu un instructeur cette semaine. Et on a un autre en sale état. Miaule l’officier, perplexe.
- C’est justement à cause d’eux que je suis là. Le Lieutenant Harelson est… Était un vieil ami. Annonce le sous-officier. Il m’aurait demandé de prendre soin du Sergent Mackenzie. Comment va t-elle ?
- Nos médecins ont réussi à la rafistoler comme ils pouvaient. L’opération n’a pas été simple mais ils s’en sont sortis. Lâche Jahadel, d’une voix teintée de tristesse. Malheureusement… Le Sergent Mackenzie a été salement amochée sur le terrain. Il lui faudra des années avant de pouvoir espérer reprendre du service… Si du moins c’est possible.
Le dénommé Remish ne répond rien. Le silence qui s’installe péniblement parle pour lui. Une carrière brisée pour une femme qui a dédié sa vie à son métier… A cette simple pensée, il y a de quoi garder le silence. Quand on est soldat, il y a un châtiment pire que la mort. Et Mackenzie aura de la chance si elle réchappe de peu à ce châtiment.
- Quand pourrais-je la voir ? Demande alors l’instructeur.
- Je n’en sais rien. Je peux me renseigner auprès du médecin qui a en charge son dossier si vous voulez.
- Je vous en remercie Capitaine. Souffle le major. Ah et… Serait-il possible de m’entretenir avec les recrues que le Lieutenant Harelson devait former ?
Nouveau silence. Jahadel semble gêné d’avoir à annoncer une seconde mauvaise nouvelle. Il se masse la nuque en réfléchissant à une réponse appropriée… Mais il ne trouve pas de mots assez doux. Il faut donc dire la vérité telle qu’elle est… Cruelle et douloureuse.
- Les recrues du Lieutenant Harelson se sont comportées admirablement au combat. Elles ont suivi son exemple d'héroïsme et de sacrifice… Indique le capitaine. Il ne reste qu’un seul survivant. La recrue Richelieu. Le Lieutenant Spilik peut vous conduire à l’infirmerie si vous le voulez...
- Ce ne serait pas de refus. Merci… Mon Capitaine.
Remish fait claquer ses bottes et suit l’aide de camp du commandant de la seizième compagnie d’infanterie à travers le campement. Il était d’habitude du genre braillard et grossier, prêt à mettre son petit monde au garde-à-vous. C’est du moins comme ça qu’il marchait en temps normal. Et les centaines de recrues et d’élèves-officiers qu’il avait pu former au cours de sa carrière se souviennent encore de lui comme d’un véritable connard sans âme. Mais aujourd’hui, il n’a pas l’esprit à ça. Lorsqu’il pénètre dans l’hôpital de campagne, une odeur nauséabonde lui monte aux narines. Il reconnaît la marque de la mort. Et cela lui rappelle de vieux souvenirs...
- Major… Major… ? Venez, c’est par ici.
L’instructeur sort de ses pensées et talonne le lieutenant, qui le conduit jusqu’au lit d’un jeune homme. A première vue, le gosse n’a l’air d’avoir aucune blessure sérieuse, si ce n’est quelques vilains bleus. Au moins, il est en un seul morceau… C’est une bonne chose.
- Major, je vous présente la recrue Richelieu, ultime survivant de la dernière promotion prise en charge par le Lieutenant Harelson.
Ultime survivant d’une promotion de recrues… Ce scénario en rappelle étrangement un autre. Se peut-il que le lieutenant Chadelle ait un lien avec tout ceci ? Se peut-il qu’il ait décidé de remettre ça en ordonnant le massacre d’une nouvelle section de jeunes soldats pour montrer la toute puissance du Bureau de la Sécurité Impériale ? Le sous-officier secoue doucement la tête. Il préfère ne pas y penser. Si c’est vraiment le cas, il le saurait bien assez tôt.
- Richelieu hein… Je suis le Major-instructeur Remish, de l’académie de Cathar. Se présente tout d’abord l’homme, avant de reprendre. Harelson, enfin, le Lieutenant Harelson, était un vieil ami. Je suis désolé d’apprendre de la sorte sa mort… Et celles de tes camarades. Mais tu peux être sûr qu’il savait ce qu’il faisait. Tu as probablement reçu l’un des meilleurs entraînements possibles, aussi court fut-il.
L’instructeur marque un temps de pause. Il déglutit péniblement.
- Je connais beaucoup bien moins le Sergent Mackenzie mais c’est un soldat d’exception. De ce que l’on m’a dit, elle s’en sortira. C’est une battante. Poursuit le major. Mais je ne suis pas venu ici pour faire uniquement l’éloge de mes compagnons. Tu as su prouver ta valeur au combat. Et la Force sait qu’on aurait bien besoin de soldats couillus dans ton genre pour commander et former une nouvelle génération de recrues. Ce n’est pas donné à n’importe qui de survivre à un essaim de Kiltiks et à une bataille rangée contre des guerriers Cathars parfaitement rompus à l’art du combat dans la même semaine.
Remish racle le fond de sa gorge, avant de continuer son discours.
- Si tu es d’accord, on pourrait profiter de ta fraîche expérience pour instruire quelques nouvelles têtes… Tu pourrais ainsi faire vivre l’héritage du Lieutenant Harelson en le transmettant à d’autres recrues. Bien sûr, je serai là pour t'aider et te conseiller. Ajoute le sous-officier. Et si tu accepte cette mission et qu'elle est couronnée de succès… Il se peut bien qu’on te donne le commandement d’une escouade de onze hommes et qu'on te nomme caporal-chef. Alors… Qu’en dis-tu ?Spoiler : Spoiler
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Post n°25
Auteur : RichelieuLe regard vide, étendu sur le lit inconfortable de l’infirmerie de campagne, Daniel s’était une fois de plus plongé dans ses pensées. Il se retrouvait une fois de plus seul comme à son arrivée sur cette planète. Plus Richelieu se perdait dans ses pensées, plus le feu de la haine envers ces maudits rebelles qui ont tué Richardson et Mékia s’attisait au fond de lui. Toute sa vie n’était plus que haine et désespoir. Son visage était devenu grave comme beaucoup de soldats. La guerre transforme au plus profond d’eux même chaque soldat. Quelques flash-back lui revinrent comme le visage de ses camarades tombés, mais aussi des images du champs de bataille où les cadavres sont tellement nombreux qu’on ne peut les compter. Même dans ses pensées, il sent encore ces odeurs de putréfaction, de chairs brûlé ainsi que beaucoup d’autres.
Toutes ses pensées auraient pu le traumatisait et le rendre faible, mais Richelieu, involontairement, transforma toute cette négativité en une force qui lui permettrait de combattre la peur, mais aussi les sentiments comme la tristesse… C’est comme cela qu’un simple homme devient un bon petit soldat qui exécute tout ce qu’on lui ordonne sans poser de question.
L’homme se présenta comme le Major-instructeur Remish, de l’académie de Cathar. Ce nom ne lui était pas inconnu, car il en avait entendu parler lors de sa formation, mais il ne lui avait jamais parler il le voila devant lui. Quel honneur ! Après quelques éloges sur ses instructeurs ainsi que sur sa personne, l’instructeur lui fit une proposition qu’il ne put refuser. Un nouveau grade, puis devenir instructeur d’une promotion pour obtenir un commandement. Richelieu n’en espérait pas autan, mais il était clair qu’il ne refuserait pas cette offre.
Ce serait un honneur pour moi Major-Instructeur ! avec un garde-à-vous en prime.
Après quelques paroles échangées avec l’officier pour lui exprimer sa gratitude pour sa proposition, Richelieu prit congé de l’officier pour sortir un peu prendre l’air. Après une courte promenade dans le camp toujours animé, Daniel rentra dans le baraquement de sa section. Un baraquement encore vide ou les affaires de Mékia et de Richardson était encore dans l’état dont ils les avaient laissés. Après une nuit reposante, le soldat fit son paquetage et regarda une dernière fois les différentes affaires de ses camarades qui seront récupérées par le service du matériel Impérial.
La Navette décolla du camp et se dirigea vers la ville principale de la planète. Le véhicule le déposa devant l’académie qui l’avait accueilli à son arrivée sur la planète. Il avait bien pris le temps de quitter sa tenue de combat pour revêtir une grande tenue noire comme celle qui l’avait reçu à son arrivée à l’instruction. Il parcourra les couloir uniforme et blanc de l’académie, monta les escaliers puis arriva devant la porte du bureau du Major-instructeur Remish. Il frappa trois coups afin de signaler sa présence et entra afin de prendre connaissance de sa prochaine mission de formation de jeunes recrues. -
Post n°26
Auteur : Super PNJInstallé à son bureau, le major-instructeur Remish semble plongé dans d’intenses réflexions. L’uniforme noir et poussiéreux qu’il porte encore sur lui s’accorde parfaitement aux sombres pensées qui l’accablent. Et cette vieille amie qui l’accompagne en silence, sans jamais l’abandonner, le réconforte à peine. Le sous-officier observe l’espace d’un instant cette bouteille de liqueur qui lui fait face. Elle le nargue. Elle l’appelle. Elle lui susurre à l’oreille quelques mots doux… Et notre homme, qui se trouve incapable de résister à son addiction, se sert un nouveau verre.
L’alcool… L’alcool est un assommoir qui achève de plonger Remish dans ses idées noires. Combien… ? Combien de bons et loyaux soldats ont été perdus à jamais dans l’enfer des combats ? Combien de braves gars ont été sacrifiés pour la gloire et l’honneur ? Et dans quel but ? L’instructeur serre la mâchoire, devient rouge puis frappe du poing comme pour calmer ses ardeurs. Une nouvelle rasade finit par être engloutie. Pris de vertige et de nausées, le major se redresse subitement, fait quelques pas dans la pièce et manque de s’écrouler. Il se retient de justesse à un fauteuil et, conscient de s’être mis dans un sale état, fond en larmes.
Cette faiblesse soudaine qui lui éclate à la figure le pousse à ravager le mobilier de son bureau. Lui, fragile et délicat ? Jamais ! Plutôt mourir ! Que dirait son père s’il le voyait dans cet état ? Il l’aurait probablement cogné jusqu’à ce qu’il ait repris ses esprits. Un tueur ! Voilà ce qu’il est ! Un tueur ! Un dur à cuire ! Rien d’autre ! Et sûrement pas une fillette qui chouine. Remish se calme peu à peu, alors qu’il achève de briser ce qu’il reste du fauteuil sur le sol. Des bruits de pas affolés se font entendre dans le couloir. La porte se dérobe dans le mur. Une silhouette s’avance dans la pièce prudemment. Il s’agit d’une jeune secrétaire, dont l’uniforme, légèrement trop grand, lui donne l’air d’une gamine à peine sortie de l’adolescence.
- Major… Tout… Euh... Vous… Vous allez bien ?
- Oui… Oui. J’avais besoin de passer mes nerfs sur quelque chose.
- Voulez-vous que j’appelle une équipe pour remettre de l’ordre dans votre bureau ?
- Oui. Faites donc comme ça. Je vais en profiter pour prendre une douche.
- Bien Major.
Remish quitte son bureau saccagé sous le regard étonné de la jeune femme et se met à déambuler dans les couloirs de l’académie, l’âme en peine. Lorsqu’il rentre dans ses appartements privés, il se débarrasse de son uniforme sale et se précipite sous la douche. L’eau chaude détend ses muscles et lui rend une certaine lucidité. Toute cette merde finira probablement par le tuer. Le sous-officier grogne quelque chose à voix basse, s’empare d’une serviette, se sèche puis enfile un uniforme propre. L’instructeur s’observe dans le miroir silencieusement. Il a retrouvé son regard sinistre de tueur et son visage dur de type qui a vécu bien des batailles. Parfait !
Le major rectifie les plis de son uniforme vert olive, similaire à ceux portés par ces petits cons d’officiers qui se pavanent dans les couloirs de l’académie, enfile une casquette militaire sur son crâne et retourne à son poste. En rentrant dans la pièce qui lui sert de bureau, Remish constate que l’équipe chargée du nettoyage a bien fait son boulot. Le mobilier fracassé a disparu, remplacé par du matériel tout neuf. Il y a fort à parier qu’il aura des comptes à rendre avec un certain service de l’académie… Mais peu importe. Notre homme sait déjà que la note sera salée.
Son regard parcourt la pièce un moment puis s’arrête sur sa vieille amie. La bouteille de whiskey l’attend patiemment, sur le bord du bureau. Elle n’a pas changé de place. L’instructeur ne parvient pas à détourner le regard. Il se sent comme attiré… Il s’approche doucement, prend délicatement la bouteille entre ses mains puis décide finalement de la jeter dans la poubelle. Voilà une bonne chose de faite ! C’est à ce moment précis que quelqu’un frappe trois fois à la porte. Il n’y a bien qu’un bleu pour se signaler de la sorte. Tout le monde sait très bien qu’il suffit d’appuyer sur l’intercom pour indiquer sa présence.
- Entrez.
La porte se dérobe et Richelieu se présente devant le sous-officier. Remish s’installe à son bureau, se sert un verre d’eau puis, d’un geste de la main, invite le jeune homme à s’asseoir en face.
- Caporal-chef, je crois qu’il manque quelque chose sur ton uniforme… Permets-moi d’arranger ça.
Le major se penche pour récupérer un curieux objet dans un tiroir. Il se lève, s’approche de la recrue fraîchement promue et pique une plaque de grade toute neuve dans son uniforme.
- Voilà… C’est mieux comme ça non ? Bien...
Le sous-officier rejoint sa place, s’enfonce dans son siège et avale une gorgée d’eau.
- Caporal-chef Richelieu, je t’offre le commandement d’une escouade de onze jeunes recrues. C’est une grande responsabilité… Tu auras pour tâche de les former convenablement. Et tu devras t’assurer que rien ne leur arrivera. Si un homme meurt sous ton commandement, ce sera de ta faute. Commence d’une voix dure l’instructeur. Je m’assurerai que l’on te fournisse tout ce dont tu as besoin. Armures, armes, équipements… Provisions… Rien de trop ambitieux cependant.
Remish tire d’un tiroir un bloc de données qu’il remet au natif de Naboo.
- Il y a sur ce datapad les dossiers des onze recrues. Et quelques conseils qui te seront précieux… Tu peux disposer ! Et que la Force soit avec toi.
Le major suit du regard le jeune homme, pensant aux grandes choses qu’il peut accomplir. Il faut espérer qu’il sera à la hauteur de ses attentes… Si Richelieu se débrouille bien, il se peut que la réussite soit de son côté. Dans le cas contraire, il se peut bien qu’ils soient deux à en payer le prix. Le sous-officier surveillera les moindres progrès de son petit protégé de très près...Spoiler : Spoiler

