Post n°1
Auteur : Tericarax
empli d'une perversion néfaste. Si le diable avait eu une voix, il parlait à travers le personnage actuellement. M'en prendre à un chancelier républicain, par empoisonnement ? Jamais au monde... » Alors, d'une voix plus sombre, l'insecte continua :« - Quoi qu'il en soit ils n'ont pas envoyé de réponse. Nos prisonniers sont entre de bonnes mains, mais il serait bon de taper dans la fourmilière. »« - Si ce que vous dites là est correct...La République est vraiment dans une mauvaise passe » dit Gareth avec étonnement. C'était ironique en un sens. Le système républicain passait par le Sénat, mais aussi et surtout par le chancelier. Avec cette pièce maîtresse manquante, le système entier était pour ainsi dire bloqué. Ils étaient dans une situation similaire à la Confédération après le départ de Gelmir...Si ce n'était que la C.S.I avait su se modifier efficacement en son absence, évoluant vers le futur pour sa propre pérennité. Le quatuor autour de la table en était la preuve vivante.« - Et c'est un euphémisme, clama Sharkaran, victorieux. En proie à des attentats de son propre peuple, privée de son chancelier...En outre, les interventions notables sur notre sol et sur les systèmes voisins que nos espions ont pu observer se faisaient notablement sans légions clones. Ce n'est pas une information qui peut être suivie à 100%, ils pourraient très bien dissimuler lesdits clones quelque part dans leurs systèmes...Puisque l'Oméga ne s'était pas appuyé sur des clones, ils n'auraient en tous les cas repris la production que depuis un an grand maximum. Rien qui puisse, j'en ai peur, égaler nos contingents droïdes. En d'autres termes, la République est dans une passe plus mauvaise encore que l'Ancienne. Elle a moins d'appuis, se fragmente plus violemment encore que lors de notre célèbre crise il y a de cela quinze ans... »« - Cependant qu'elle ne puisse pas nous affronter en cas de guerre totale, il ne faut pas se montrer arrogant prématurément. » averti Dickinson.« - Correct, releva Sharkaran. L'Empire est tombé grâce à la Rébellion, et c'est toujours d'un manque d'union que les grands se trouvent fragilisés assez pour qu'un vent externe ne vienne les faire chuter. Si la République n'accède pas à nos demandes, nous devons insister, forcer le ton, mais pour l'heure il ne serait pas sage de frapper : quoi qu'une victoire militaire soit à portée de main, l'idéologie et l'image que nous enverrions serait celle d'oppresseurs. Ce n'est pas ce que nous voulons. La République s'effondre car le peuple ne sait si nous sommes dans le vrai et eux dans le faux ou réciproquement. Il faut raffermir notre image de justes. À ce sujet, commandant Gareth, que pouvez-vous nous dire sur les Sith ? » Le désigné ramena son regard professionnel sur le killik, puis ouvrit un autre datapad, sur lequel il commença à lire les informations en sa possession.« - Comme vous le savez, Korriban a été attaquée par des Sith récemment. Le colonel Cinder coordonnant les opérations quant à leur traque, il a réagi immédiatement pour contrer la menace. Nous soupçonnions que les fanatiques tenteraient de revenir à leurs racines, nous avons vu juste. J'ai reçu le rapport du colonel à l'instant. Il m'a indiqué plusieurs points, commençons par le positif ; l'attaque sur Korriban a été matée efficacement. Elle était menée par un destroyer de facture impériale, qui a été abattu par nos troupes. Une partie de l'équipage a pu être sauvé puis incarcéré. Tous les autres intervenants ont été tués. L'identité exacte de ces hommes reste à déterminer, mais ils ne sont visiblement pas de l'Empire. Les premiers interrogatoires ne sont pas très concluants, mais Cinder prendra personnellement la main. L'hypothèse qu'il nourrit est qu'ils étaient à la botte d'un Sith, et qu'ils ne sont pas des pirates isolés. Autre bonne nouvelle. Notre contre-offensive a porté ses fruits. Nous avons localisé une planète sur laquelle des individus qui semblaient être d'affiliation Sith ont été emprisonnés. Un sacré coup de filet. La planète est actuellement assiégée par plusieurs de nos cuirassés et sera mise sous bannière séparatiste pour tenir la zone à l'oeil. Nos hommes y ont capturé des « prophètes » auto proclamés. Prophètes de quoi, nous ne savons pas, mais pas le genre à vous lire les lignes de la main apparemment. Surtout, il y avait parmi eux une vieille femme rabougrie qui a opposé une féroce résistance. D'après ses propres dires, elle est une matriarche de Dathomir. Nous avons déjà contacté l'Impérium à ce sujet, mais nous organiserons nous mêmes une première étape de fouille en attendant que les impériaux réagissent.»« - Cela commence à faire beaucoup de prisonniers », murmura Hathey. « Pouvons-nous réellement garder captifs autant de sensitifs ? »« - Pour ce qui est de ceux capturés sur Cathar, nous avions les locaux. Mais les hommes capturés dans cette opération n'étaient pas en majorité des sensitifs, c'étaient des soldats. Ceux sensitifs...Eh bien, nous avons certes passé commande à nos amis géonosiens pour de nouvelles prisons dédiées entièrement aux sensitifs. »« - Ou bien nous pourrions faire le ménage, suggéra Sharkaran. Nous avons un laboratoire qui effectue des recherches sur la Force dans le CRDA. Je suis certain que les chercheurs ne diraient pas non à de nouveaux cobayes. »« - Celui de notre ex lieutenant ensorcelé ? » s'enquit Hathey.« - Lui-même. Le CRDA s'occupe actuellement de relocaliser le laboratoire et les recherches, mais je suis certain que nous pourrions en apprendre énormément de la sorte. »« - Je n'avais pas fini de parler trancha le commandant Gareth avec légèreté. Le colonel Cinder a également rencontré quelqu'un en orbite de Korriban, une fois les attaques stoppées. Notre cher ex général Gelmir. » Une consternation commune saisit le consulat. Gelmir ? Qu'était-il allé faire en orbite de Korriban, un coin stérile et perdu ? L'étonnement de Dickinson, qui en lâcha presque son cigare, succéda aux interrogations pensives de Hathey. Il avait déjà été aperçu en compagnie des Vestiges Impériaux. Maintenant il était présent peu après une attaque Sith. L'affiliation au Côté Obscur de l'ex général n'était pas un secret pour le consulat, mais on avait espéré que le personnage aurait eu le discernement de ne pas se mêler à la canaille fanatique et basse qu'étaient les Sith. Cependant, Gareth mis à nouveau fin à la discussion : on l'avait encore interrompu avant qu'il n'achève son discours. Tout en observant non sans agacement ses collègues, il poursuivit.« - Le colonel Cinder a donc discuté avec lui, pour essayer de tirer l'affaire au clair. Gelmir a été très coopératif. Notre cher subordonné a joué avec les nerfs de notre ancien général pour tenter d'en tirer le plus d'informations possibles. Il a enregistré toute la conversation. En voici la retransmission. » Là-dessus, le commandant activa une séquence audio depuis son datapad. Les quatre demeurèrent dans le silence le plus absolu, alors que s'élevait d'abord la voix étouffée du colonel, suivi par celle plus lourde et agressive de Gelmir. Ils écoutèrent attentivement l'échange. L'enregistrement était long de plusieurs minutes ; ce n'était pas juste la discussion, mais l'intégralité de la présence de Gelmir qui avait été enregistrée, pour que chaque détail audio puisse être exploité plus tard. Ce zèle était caractéristique des spécialistes séparatistes de haut vol, qui savaient parfaitement qu'en général ce n'étaient pas les mots, mais l'environnement autour, la façon de marcher, les formules de politesse, les tics nerveux qui pouvaient conférer les informations les plus précieuses. En ce cas, toutefois, c'était bien le discours de Gelmir qui était d'une importance capitale. Il y avait derrière ses mots quelque chose qu'un esprit échauffé et absolu comme celui de Cinder aurait interprété comme une menace, mais qu'on pouvait aussi lire différemment. Sharkaran, pensif, demanda à Gareth de rejouer une seconde fois le matériel audio lorsque celui-ci arriva à son terme, le commandant s'exécuta sans broncher. Ce n'était pas une menace en réalité. Le gouverneur Gelmir semblait déterminé à traquer les cultes, et avait en cette qualité préféré agir directement, plutôt que d'avoir à prévenir Géonosis et d'induire un délai supplémentaire dans l'action séparatiste. Il avait, en outre, donné plusieurs informations capitales au colonel. Non seulement il était à la poursuite d'un seigneur Sith du nom de Dark Oblivius et devait le rencontrer sur Korriban, mais en plus ceux derrière l'assaut sur Korriban étaient bel et bien des Sith, affiliés à une organisation nommée l'Ordre Noir.Pour finir, il semblait que le « futur » du Côté Obscur, pour parler ainsi, était un éveil incontrôlé à celui-ci et non une formation définitive sous la tutelle d'un seigneur noir. Fallait-il éradiquer la menace dans l'oeuf, ou l'éduquer vers l'autre pendant de la Force ? Là-dessus, nul des consuls ne pouvait répondre clairement. Il était en définitive clair que, sous hypothèse de l'honnêteté du gouverneur, Gelmir ne représentait pas une menace pour la Confédération ; un allié, peut-être même.« - Dans un cas comme dans l'autre, il ne serait pas sage de le perdre de vue, dit Dickinson. Je vais voir ce que le DCRS peut faire pour cet aspect. »« - Qu'en est-il des Jedi ? » s'enquit Hathey.« - La délégation Jedi de Naboo a été touchée par les attentats de ce que nous savons. L'état exact des Jedi nous est encore inconnu, répondit Dickinson en s'allumant un second cigare (car le précédent arrivait à son terme). J'ai envoyé un de mes hommes sur Naboo. Il agira en tant que diplomate sous couverture pour tenter d'en apprendre plus, voire de s'adresser aux Jedi. »« - Bien, dit Hathey. En ce cas il ne nous reste qu'une seule affaire à traiter. Nous avons reçu un message de plusieurs corporations il y a une journée à peine. (Il s'éclaircit la gorge, avant d'entamer) : Demande d'investigation et de maintien de la voie à destination de la Confédération des Systèmes Indépendants. Aux représentants de la CSI, par cette présente nous, les représentants des différentes organisations commerciales formant le Consortium Exceptionnel , demandons une aide dans l'Espace Sauvage, quadrant Nord Ouest. La société de transport de minerais "Transport Gal-Mat" travaillant pour nos sociétés respectives, a vu l'un de ses vaisseaux disparaître de la voie hyperspatiale normalement empruntée. (Il marqua une pause, s'humectant les lèvres, avant de reprendre.) Une inspection pointilleuse d'un périmètre de 6 parsecs a été réalisée par nos moyens personnels sans pouvoir remonter la moindre information quant à cette disparition suspicieuse. La supposition de pirates ou de groupes de malfaiteurs est largement écartée. Il est relativement pensable que le saut hyperspatial effectué par le transport, ait été subitement interrompu par l'hyperdrive tout à fait aux normes, et cela comme vous le savez, afin d'éviter une collision avec un objet d'une taille conséquente.Le planétoïde que des scientifiques de la Bordure Extérieure nommèrent "X-5698", gravitant dans son système et dans la région, a par ailleurs été détruit. Plusieurs capitaines de transports, de propriétaires d'engins privés et le centre d'analyse de ces dits scientifiques, affirment avoir détectés et vus un appareil non identifié aux abords de "X-5698". Bien que ces dires soient discutables, le Consortium Exceptionnel ainsi que la société "Transport Gal-Mat", mettent un arrêt immédiat quant aux déplacements dans ce secteur.Nous prenons les mesures nécessaires vis-à-vis de la sécurité de nos moyens, de nos hommes et de nos partenaires commerciaux et demandons au gouvernement de la Confédération des Systèmes Indépendants de bien vouloir réaliser une enquête officielle. Si des mesures immédiates ne sont pas prises, l'impact commercial sera conséquent et pourra vraisemblablement et en vue de nos estimations, exercer une hausse de prix de nos produits manufacturés. Le reste est des politesses. J'ai recherché les membres de ce consortium, avant que vous demandiez. Ce sont des commerciaux qui sont discrets, mais qui font partie d'organes plus conséquents. Nous avons une sous-filliale de Corellia StarDrive par exemple, mais aussi (et c'est assurément plus important) une compagnie qui appartient à notre espace, la Prost Engineering Company. » Les autres consuls savaient parfaitement ce que cela impliquait. Les autres membres du Consortium exceptionnel n'avaient qu'une valeur figurative aux yeux de la CSI ; c'était parce que la PEC, une entreprise qui résidait sur son sol, portait à l'attention du gouvernement confédéré un problème et lui demandait d'intervenir que celui-ci allait considérer l'action directe. Ils s'observèrent mutuellement. Si on avait parlé d'un simple problème dans l'espace sauvage, certes, la CSI serait intervenue. Ceci, pour maintenir avant tout une image de bienfaisance et de bonne volonté. Mais dans le cas présent, qu'une entreprise sur le sol confédéré soit touchée par un problème revenait à ce qu'un enfant de la patrie soit affecté. En bon parent, la Confédération n'avait d'autre choix qu'agir.Il fallait aussi en toute honnêteté considérer que c'était le dernier point à aborder de la séance. Mais bien entendu, l'histoire et la propagande ne retiendraient jamais ce détail, face à l'amour que le consulat portait aux siens. Le quatuor passa une bonne demi-heure à discuter exactement des termes à employer, mais aussi des troupes à engager. Il était certain qu'une telle enquête ne pouvait être prise la légère, surtout si une planète avait disparu et des vaisseaux. Mobiliser toute la flotte dans l'espace sauvage n'était pas une possibilité envisageable, cependant une équipe d'investigations était réellement ce qu'il fallait. Il fut convenu ainsi qu'on mobiliserait une force restreinte, car c'était d'abord une enquête de paix, pas un mouvement de guerre. En outre, la Confédération ne devait pas affaiblir ses frontières tant que la menace Sith n'était pas éradiquée et les attentats stoppés avec certitude. Néanmoins, et par égard pour sa filiale engagée dans cette sordide affaire, le consulat décida qu'il était plus que correct de mobiliser non pas une flotte, mais plutôt une base d'opérations depuis laquelle agir. Aussi répondirent-ils, après avoir communiqué avec les officiers concernés, par la communication suivante :« CONFIRMATION D'INVESTIGATIONAux représentants du Consortium Exceptionnel,Nous accusons réception de votre demande. Fort de celle-ci, le consulat a pris soin d'envoyer vers vous nos hommes, qui vous aideront aussi bien au maintien de la sécurité qu'à l'élucidation de ce mystère opaque s'il en est. Nous avons bien conscience de la difficulté dans laquelle vous vous trouvez. C'est pour cela que nous avons fait le choix de mobiliser un vaisseau classe Lucrehulk de contrôle droïde vers vous. Les officiers séparatistes à son bord seront pleinement disposés à assurer votre sécurité, vous permettant de poursuivre vos activités, tout en tirant au clair de leur côté cette affaire.Nous espérons que la situation reviendra rapidement à la normale, et vous transmettons nos salutations cordiales.Le Consulat. » Sur ces derniers mots, les consuls levèrent la séance. Il y avait fort à faire, mais la Confédération était toujours ainsi: active dès l'aube jusqu'au coucher du soleil. Hathey jeta un oeil à l'heure. Avec toutes les discussions, on approchait de l'heure du dîner. Il se leva, imité par ses collègues, et dit: «- Ce soir, c'est moi qui régale. Où voulez-vous manger, chers confrères?»Spoiler : Image de l'armure