Chroniques de Tiolamé [Suspendue]
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Post n°1
Auteur : Senara( Nom du Fan/fic )
Chroniques de Tiolamé
( Nom du chapitre, optionnel )
Précis d'Histoire du Continent.
Rédigé par Bathors Archiviste de la Grande Bibliothèque de Champoït.
(Prologue)
( Type : /Univers Star Wars/- /Star Wars RPG/- Fantastique )
Fantastique
( Texte )
Tiolamé, la terre des forêts. Il en existe de toutes sortes sur notre chère planète. Des jungles, des forêts tempérées, des taïgas… Au septentrion, elles s’étendent jusqu’aux plaines glacées d’Ashgat. Au midi, elles s’étagent sur les hauts plateaux de l’Amparie, et viennent mourir aux pieds de la Couronne Tropicale, chaîne de montagnes infranchissable.
Au ponant, le Grand Océan ouvre sur l’inconnu. Beaucoup sont partis pour découvrir où il finissait, aucun n’est revenu. Tout bateau qui s’engage dans la forêt maritime, forêt qui surgit hors de la mer à trois jours de bateau des côtes, ne rentre jamais au port.
A l’orient… nous ne parlerons pas de l’orient.
Intéressons nous maintenant aux espèces vivant sur notre terre. Si la faune et la flore sont bien trop diversifiées pour être détaillées ici, nous pouvons au moins remarquer que la jungle est un environnement mortellement dangereux pour l’homme, alors que les autres forêts restent agréables à vivre, et un promeneur solitaire, rêveur ou pas, n’y court qu’un risque raisonnable.
Nous ne parlerons ici que des espèces dites intelligentes. Et à vrai dire, nous en aurons rapidement fait le tour.
Car n’en déplaise aux mystiques, il ne sera pas questions d’elfes, ou de Tobolks. Nous n’avons aucune preuve de l’existence de telles créatures, pas même à une époque très reculée. Nous les considèrerons donc comme des légendes. Et les légendes n’ont pas leur place dans cet ouvrage.
A vrai dire, les humains sont la seule véritable espèce intelligente de Tiolamé. Certains amis de la nature considèrent les Foriens, les grands primates des jungles Ampariques, comme une espèce intelligente, mais cela est grandement exagéré.
Et les fées, me direz vous ? Ah les fées ! Quel grand sujet, traité et retraité par tous ! Les poètes, les scientifiques, les politiciens, encore les poètes. Oui, les fées sont réelles, nous savons qu’elles ont longtemps commercé avec nous, et il n’était pas rare d’en croiser dans nos forêts il y a moins d’un siècle encore. Mais depuis… depuis, les fées semblent avoir disparu. Qui peut se vanter d’en avoir vue une seule ces soixante dernières années ?
Mais revenons-en aux humains.
Nous sommes séparés en deux peuples. Pas vraiment ennemis, mais pas en très bons termes non plus. Disons que nous nous ignorons mutuellement. Et pourtant, à l’origine, nous ne formions qu’un seul peuple, les Tiolaméens. Mais les Gens des Marches ont décidé de vivre ailleurs et autrement. Ils ont érigés, ou plutôt ils ont demandé aux mages Tiolaméens d’ériger la Grande Barrière. Et depuis, il n’y a plus de magie dans les Marches. Alors que notre pays, qui se nomme, comme notre planète, Tiolamé, est toujours parcouru par les courants magiques. Ces courants qui, canalisés par nos mages, permettent de faire de la magie.
Puisqu’il est question de magie, rappelons, à titre tout à fait indicatif, que les courants magiques sont toujours de la même intensité. Que la magie est une énergie neutre. Et que cette énergie nous détruirait si nous ne portions pas constamment sur nos pierres-magie.
Les pierres-magie. Ces talismans que chaque Tiolaméen reçoit à sa naissance captent les courants magiques qui, sans cela, traverseraient son corps et le tuerait.
Les mages, eux, savent utiliser l’énergie captée par leur pierre, pour faire ce que l’on appelle couramment de la magie.
Il n’est nullement question ici de prononcer des formules ou des incantations. La volonté seule des mages, et leur force, leur permet de modifier le réel, dans une certaine mesure. Le reste n’est que charlatanerie.
Rectifions encore une autre erreur communément admise. Il existe des mages Blancs, des mages rouges et des mages noirs. Mais cela ne correspond pas, au départ, à leur appartenance au « bon » ou au « mauvais » camp. Il s’agit juste de la couleur des courants qu’ils utilisent. Car oui, il existe différents courants magiques.
Et que la plupart des mages maléfiques aient été des utilisateurs des courants noirs, n’est qu’une triste coïncidence. Une coïncidence qui a conduit les gens à se méfier des porteurs de pierres noires.
C’est le dernier point à savoir sur la magie : chaque pierre-magie se colore au fil du temps. Chaque personne, mage ou non, est plus sensible à l’un des trois types de courants. Et sa pierre en porte la marque. Mais les pierres entièrement blanches, rouges ou noires sont très rares. La plupart du temps, elles sont légèrement teintées d’une autre des trois couleurs. On trouve ainsi du blanc rosé, du rouge sombre, du gris…
Car très peu de personnes ne sont sensible qu’à un seul des trois courants.
Parlons maintenant de la capitale, Champoït, et de la dynastie royale qui l’a bâtie et qui y règne encore aujourd’hui.
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Post n°2
Auteur : SenaraAvant le prochain chapitre, et par souci de clarté, voici une carte de Tiolamé.
Carte centrée sur les deux pays que nous connaissons uniquement (on ne voit pas l'Orient).
L'échelle est faussée : il faut imaginer que les distances sont beaucoup plus grandes.
Légende:
les différentes nuances de vert indiquent les différents types de forêt (Taïga, Tempérée, Jungle, et la Forêt Maritime en pleine mer^^)
les points gris représentent les villes et donnent une idée des différences de taille.
les lignes en pointillés sont les principales Voies Forestières du Continent.
La ligne claire qui traverse Passage (et qui ne se voit pas très bien) est la Barrière magique qui sépare Tiolamé des Marches.
Enfin, la ville de Passage s'appelle comme ça car c'est le seul point où on peut franchir la barrière.
Et maintenant:Spoiler : Atlas de Tiolamé
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Post n°3
Auteur : SenaraChapitre 1:
Trois Cavaliers sur la Voie Forestière.
Quelque part entre Passage et Champoït, sur une voie secondaire, trois cavaliers avancent au petit trot.
Ils chevauchent côte à côte, prenant toute la largeur de la voie.
De temps à autres, l’un des deux plus jeunes se retourne pour jeter un coup d’œil scrutateur derrière eux.
Le plus âgé ne regarde jamais derrière lui. Mais il lève parfois les yeux vers la frondaison qui leur cache le ciel. Il porte aussi fréquemment la main à la pierre à son cou. Une pierre blanche aux doux reflets rosés, qui brille d’un éclat propre.
De sa personne, il est soigné. La cinquantaine bien sonnée, il a des cheveux et une barbe où le sel l’emporte sur le poivre, et qui sont taillés assez court. Son visage parcouru de nombreuses rides est chaleureux. Ses vêtements sont simples, visiblement solides et conçus pour le voyage. Plutôt usagés, et d’une couleur brune un peu passée.
L’un des deux cavaliers plus jeunes porte lui aussi une pierre. Une pierre d’un gris très clair, beaucoup plus terne que celle de son aîné. Ses vêtements sont plus neufs, plus riches aussi, dans un camaïeu de verts qui lui permet de se fondre dans la végétation omniprésente. Ses cheveux, d’un blond presque blanc, tombent librement sur ses épaules en boucles souples. Ses yeux sombres toujours en mouvement trahissent l’homme habitué aux dangers. D’ailleurs, et contrairement au premier cavalier, il est armé : une épée est visible à sa ceinture, ainsi qu’un long coutelas. Et un arc et un carquois sont suspendus à l’arçon de sa selle.
Mais cet attirail reste sommaire comparé à celui du troisième.
Plus grand et plus large que les deux autres, monté sur un cheval de guerre, il est vêtu d’une cotte de maille, porte des jambières en cuir épais, un casque qui repose sur la selle devant lui pour le moment. Il a une hache au côté, qui fait paraître ridicule la dague à côté d’elle. Mais qui n’est rien comparée à la gigantesque épée accrochée à la selle. Ses cheveux châtains, striés de mèches grises, sont attachés en catogan sur sa nuque. Une cicatrice barre sa joue droite. C’est un dur, ça se voit au premier coup d’œil.
L’autre détail important chez lui est l’absence de pierre à son cou. Cet homme n’est pas un Tiolaméen. Il vient donc des Marches. Et sans la présence des Tiolaméens et de leurs pierres avec lui, il serait assailli par les flux magiques. Sa présence de ce côté de la Barrière est assez surprenante. Les échanges entre les deux pays sont assez fréquents, mais en général, chacun reste chez soi, et seules les marchandises traversent à Passage. Et ce pour une raison bien simple : les Tiolaméens détestent être coupés de la magie, même ceux qui ne l’utilisent pas. Et les Marchois ne supportent pas l’idée de dépendrent des Tiolaméens pour survivre au milieu des flux magiques. Mais parfois, un Marchois surmontait cette aversion pour affronter les dangers du Pays Magique. Ce devait être le cas de cet homme. Il avait probablement rencontré les deux autres à Passage, et avait obtenu de les accompagner.
Concernant le danger, il allait sûrement être servi. Les trois hommes donnaient vraiment l’impression de fuir quelque chose. Et la nervosité grandissante du plus vieux semblait vouloir dire que cette chose se rapprochait.
Pourtant rien ne bougeait dans la forêt à l’entour. Rien, si ce n’est les feuilles des arbres balancées par le vent, et leur ombre alors que le soleil montait dans le ciel. On était bientôt en été, et la matinée était bien avancée, mais la lumière ne perçait pas vraiment la canopée. La pénombre s’obstinait, s’accrochait à cette partie de la forêt encore sauvage. On n’était pas sur la grande Voie Forestière ici, le chemin était grossier, traversé régulièrement par des racines, assez étroit aussi pour que les trois cavaliers le bouchent entièrement, et pour que les cimes des arbres de part et d’autre se rejoignent et s’enchevêtrent loin au-dessus du sol, donnant l’impression d’un tunnel végétal sans fin.
Rien ne bougeait donc. Et c’était comme ça depuis leur départ de Passage la veille. Ils surveillaient leurs arrières et restaient sur leurs gardes. Mais le plus vieux d’entre eux semblaient soudain plus inquiet de ce qui pourrait arriver en face d’eux.
Et en effet, après quelques virages supplémentaires, ils virent apparaître une silhouette encore floue loin devant eux. Une silhouette qui venait à leur rencontre. Une silhouette à pieds, et apparemment vêtue d’une robe. Ce qui ne voulait pas dire grand-chose, car un grand nombre de personnes, hommes ou femmes, en portait. Les cavaliers ralentirent l’allure, et le Marchois porta la main à sa hache. Les deux autres restaient d’abord pacifiques, même s’il était évident qu’ils étaient sur le qui-vive. Ils continuèrent pourtant sans un mot. Les deux Tiolaméens avaient juste échangé un regard. Ce n’était pas ce à quoi ils s’attendaient. Mais les apparences étaient souvent trompeuses sous la frondaison de la forêt.
La silhouette se rapprochait et devenait plus distincte. C’était une femme, vêtue d’une robe brune toute simple, dont les longs cheveux d’un châtain fade tombaient librement sur ses épaules, se confondant par moments avec les troncs alentours. Elle s’était arrêtée et les regardait. Puis elle jeta un regard derrière elle. Un long regard, avant de revenir aux trois cavaliers. Elle reprit sa marche, et arriva bientôt à leur hauteur. Elle jeta un nouveau regard, très bref derrière elle. Elle aussi paraissait inquiète. Elle s’arrêta à moins d’un mètre d’eux. Il y eut un instant de silence, comme ils se regardaient tous, cherchant à repérer une éventuelle menace.
La femme était jeune, elle ne portait aucune arme. Le Marchois se détendit, mais pas les deux autres. Et pour une raison bien simple : sa pierre-magie était cachée sous sa robe, et les Tiolaméens jugeaient les gens d’après leur pierre-magie. Le fait qu’elle soit seule et sans arme dans la forêt semblait indiquer qu’elle avait d’autres moyens de défense.
Le plus âgé des cavaliers prit la parole :
« Je m’appelle Ambrios, voici Till mon élève, et ce seigneur des Marches est Messire Biors. Nous venons de Passage. Nomme-toi je te prie, et montre nous ta pierre-magie. »
