A Perfect Fall
-
Post n°1
Auteur : Gomar’Shi’ohNom du Fan/Fic :
Hapian History X
Contexte : SWRPG, Hapès et son amas dans un passé pas si lointain
(en accord de cohérence avec les RP sur Hapès et le BG de Mell Tinor)
Les légendes comblent les trous de l'Histoire.
Ceci n'est pas une légende.
Mais vous révèle bel et bien ce que cache le Grand Amas.
Si la vérité est Une et les versions multiples, alors ce qui suit est une version réaliste détaillant quelques tragiques événements.
Une version de la vision neutre de cette aventure rocambolesque, pleine d'histoire d'amour larmoyante et de trahison perfides.
(Gig Up Mell)- Chapitre I :
Printemps et Prémices"Mes geôliers me reprochent à la fois de ne pas me défendre et de ne pas céder.
C'est que je ne suis pas assez sérieux pour donner des leçons et je le suis trop pour en recevoir...
Considérations intempestives
Ne nous pressons pas. Voyez le printemps; s'il se dépêche, il est flambé, c'est-à-dire gelé. L'excès de zèle perd les pêchers et les abricotiers. L'excès de zèle tue la grâce et la joie des bons dîners. - Hugo
[Modif' en cours]Varen Calderone est au service de la famille royale depuis toujours, comme son père et son grand-père l'ont été et comme son fils et son petit-fils après lui, le seront. Son nom de famille est synonyme de loyauté sans faille et de robustesse. Autant le peuple hapien possède des caractères géniques exacerbant la beauté et l'intelligence, autant la famille Caderone a également reçu le don de la perfection musculaire et disciplinaire.
Dignitaire millénaire de la Garde Royale, les Calderone ont connu plus de conflits et de complot familiaux que la République Galactique n'as connus de guerre. Cette même République qui était en train de s'enliser dans des débats stériles et qui, tôt ou tard, finirait par imploser dans l'indifférence totale du Consortium d'Hapès qui, quant à lui, toujours fidèle à ses habitudes, était totalement étranger aux tumultes du reste de la galaxie : une invasion extra-galactique aurait pu avoir lieux que les Hapiens en serait encore à danser et à chanter.
En effet alors que l'univers allait vivre ce qui allait être un tournant à son histoire, l'Amas d'Hapès fêtait dans la luxure la quarantième année du règne de Tinelka Telma Tar, souveraine bien aimée et incontestée des mondes de l'Amas. Sa gouvernance s'était, jusqu'alors, fait sans heurt majeur, rien que des complots de nobles cherchant à posséder une meilleure place à la Cour. Pourtant, Varen avait un mauvais pressentiment. En effet, lui qui était toujours proche de la Reine, avait remarqué que, ces derniers temps, Tenelka Telma Tar, mère de la Princesse Jaina , et des Princes Llem et Palava, était devenue sombre, mystérieuse, presque inquiétante.
Cela avait débuté il y a quelques mois, quand son mari, le Lord Tchal d'Archaïs subissait les affres de la vieillesse et son éplorée épouse faisaient venir médecin et guérisseurs des quatre coins de l'Amas pour tenter d'arracher un second souffle au vieil homme. En désespoir de cause, Tinelka Telma Tar entreprit de briser l'isolationnisme d'Hapès pour faire venir des guérisseuses réputées de Dathomir. Au prix de son adhésion à l'ordre des guérisseuses, elles se promirent de soigner son royal époux. Ce qu'elles firent brillamment. Les médecins crièrent au miracles et les obscures salvatrices restant cachés aux yeux de la Cour inculquant leurs préceptes à la Reine-Mère reconnaissante.
Etant membre de la garde rapprochée de la Reine-Mère, Varen avait été un témoin privilégié de ces événements. Mais il se gardait bien de juger sa majesté la Reine-Mère. De plus, la santé du roi allait en s'améliorant : les médecins avaient regagné leurs mondes et seuls le dévoué prince Llem restait au chevet de son père, veillant au prompt rétablissement de ce dernier.
C'est dans ces conditions que le peuple Hapien fêtait le jubilé de la Reine-Mère et le garde était, malgré lui, quelque peu enivré par ce débordement de couleurs chatoyantes, de musiques entraînantes et de boissons fruitées. Tout souriait à la famille Royale Telma Tar : Tinelka avait une fille pleine de vie qui avait déjà un enfant et tout portait à croire que de belles petites princesses viendraient sous peu rejoindre leur grand-frère. Même son fils Llem avait eu deux filles avec sa défunte épouse malheureusement morte en couche. La famille disposait donc d'une descendance féminine sans faille et semblait prête à faire prospérer Hapès pour un millénaire de plus.
Varen patrouillait négligemment dans le château de Per'Agthra, renseignant des baronnets éméchés perdus dans le dédale du palais. Au détour d'un corridor, il croisa la Reine-Mère et ses servantes, toutes de noir vêtues, comme à leurs habitudes désormais. Elles s'en allaient rejoindre les convives qui l'attendaient impatiemment dans la salle de bal. Elles venaient de quitter la suite royale, laissant au Roi son repos de guérison. On prédisait sa venue sa venue lors de la fête : la Reine-Mère et son époux de nouveaux ensemble, siégeant côte à côte sur leurs trônes respectifs, voilà un espoir qui embaumait le cœur des invités.
Les festivités touchait à leurs fins, sans accrocs, la Cour se retirait progressivement et les laquais s'affairaient à nettoyer la grande salle. Relâchant son attention après cette longue journée, l'officier Calderone se surprit à accepter le verre d'un grand cru quelque peu piquant, tendu par un serviteur.
- C'Sallan'lin Saroon od Akarinu'ah Pëlin'da
[Avec les remerciements pour vos bons et élogieux services de la part de sa majesté royale]
Varen souriait, son dévouement sans faille l'avait mené dans les moindres recoins de la famille royale, il faisait partie de cette famille en quelque sorte, toujours présent, toujours aux aguets, toujours fidèle. Il se sentait véritablement fier se servir Hapès et les Telma Tar.- Busdir'lin Chume'nëta !
[Gloire à la famille Royale !]
Le monde s'arrêta de tourner après ces paroles. Une domestique apeurée, ignorant tous les protocoles, annonça le décès de sa majesté Mare Tchal, Roi d'Hapès. A ce coup de tonnerre, ce fût comme si les ténèbres s'étaient emparés de la Reine-Mère. Le Roi était pourtant en plein rétablissement, la magie occulte avait elle cessée d'œuvrer ? Le Palais, pourtant si lumineux d'ordinaire fut envahit d'un voile sombre mystique. Tenelka, source de ces ténèbres, aspirait littéralement la lumière du lieu. Dans une haine sans nom, elle ordonna à ses sœurs étrangères qui avait échoué a sauver son mari mourant, de repartir d'où elles venaient. Et, dans une soudaine décrépitude, elle se laissa littéralement mourir de chagrin. Chassant volontairement la vie de son propre corps par la force de sa douleur.
En mettant fin à ses jours, elle décida ainsi de rejoindre à jamais son défunt amour. Une fin aussi triste que tendre pour la Reine-Mère qui, dans cet acte désespéré mis en marche l'impitoyable marche du temps. Une marche qui faisait tremblait les fondations des plus solides châteaux et qui pouvait ramener les empires millénaires, à l'état de poussière.
Le garde quant à lui, n'as pas bougé le petit doigt a ces événements. Dans le coin de la grande salle, il s'est lentement effondré sur lui-même dans l'indifférence générale. La fatigue ou le choc, il l'ignorait. Il se laissa partir. Ne gardant, comme dernière sensation de ce monde, que cette fierté sans limite et le goût acidulé de ce millésime royal.
[A SUIVRE : Chapitre II : Été et faux semblants]