Face à face avec le Chef de la Rébellion
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Post n°1
Auteur : Atin JnumLe cuirassé de type Keldabe arriva en orbite de Coruscant. Celui resta en orbite tandis que le mandalorien descendait à travers l’atmosphère de Coruscant à bord de son chasseur de classe Aurore. Il ne lui fallut que quelques minutes pour se poser au bâtiment où travaillait le chancelier. Bien entendu, des gardes étaient déjà en position lorsqu’il descendit de son chasseur. Mais ceux-ci n’étaient pas là pour bloquer le sénateur mais faire une surveillance au cas où il y aurait un pépin. Mieux valait être trop prudent que pas assez. C’est ce que ce dit le renégat. De façon assez vite, il arriva au bureau du chancelier.
Sur place, il arriva d’abord à une pièce vaste, assez grande pour accueillir un conseil contenant de nombreux fauteuil assez confortable. Il était dingue de constater la richesse et le luxe que l’on pouvait trouver ici même à triple zéro et voir leurs manques dans les mondes de la bordure extérieure, mais bref. Ce genre de chose était très habituel à voir. Au fond de la pièce, à côté d’une grande porte, se trouvait un petit bureau. Derrière ce bureau, on pouvait y trouver une jeune femme qui semblait pianoter d’arrache-pied sur sa console. Le renégat s’avança jusqu’à elle.
-Le Chancelier est absent, veuillez repasser plus tard. La réponse fut claire et sans appel, tout en étant direct. Le renégat fut aussi direct.
-Quand on parle à quelqu’un, on a le mérite de le regarder. La jeune femme leva alors la tête. Au lieu de trouver un vulgaire bureaucrate, elle se retrouvait au Sénateur du Système de Japraël et ne voyait que son regard penaud sur le casque du renégat.
Dites-moi jeune fille, serait-il possible d’attendre le Chancelier dans son bureau ?
-Je… Je suppose que si je vous demande d’attendre ici vous allez refuser ? La voix de la jeune femme était ce coup-ci toute fine, toute radoucis. Face au silence du manalorien, elle ouvrit la porte.
-Merci jeune fille.
Vous direz au chancelier que je vous ai forcé la main.
Atin laissa la jeune femme à ses émotions et à son travail. Elle avait surement eu peur que le mandalorien ne s'énerve ou ne la décalque... Il soupira et entra ainsi dans le bureau du chancelier. Celui-ci était bien décoré, les meubles étaient disposés de façon correcte pour rendre un effet à la fois vaste et peu rempli. Le tout donnait un endroit agréable. Le renégat passa sur le côté du bureau du Chancelier. Celui disposait de nombreux dossier sur un côté. Atin arriva finalement devant une baie vitré qui donnait une large vue sur l’horizon et les immeubles de la ville du monde noyau. Le sénateur resta devant, les mains dans le dos, immobile, à contempler le paysage jusqu’à l’arrivée du Chancelier.Spoiler : HRP
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Post n°2
Auteur : Shar'kan NocturnaLe silence régnait. Pourtant, le signal HoloNet avait cessé d'émettre, chacun devait retourner à sa tâche. Mais non, rien, juste les bruits presque sourds de diodes électroluminescentes, et moi, les mains crispées sur mon pupitre telle une véritable machine, les yeux rivés sur la caméra qui ne retransmettait plus que le néant. Le travail avait été fait, peut être un peu trop scolairement. Cependant le discours ne manquait pas de passion et surtout de sincérité. J'avais annoncé encore plus de travail à fournir que je n'en faisais déjà. Peut-être une tendance masochiste ou bien me rendais-je compte que mes quatre heures de sommeil chaque nuit commençaient à me suffire. A vrai dire je n'en savais rien… L'idée de n’apparaître que comme le vecteur principal de l’État et rien d'autre était absurde, ou du moins, la peur que cette fonction évanouisse l'humanité qui était en moi commençait à prendre une ampleur de moins en moins négligeable. Fallait-il être un super-ordinateur pour gouverner plusieurs milliers de milliards de citoyens de l'Espace Républicain ? Non, bien sur que non ! Calculer et appliquer n'étaient pas l'unique combinaison d'un monde meilleur. La recette idéale comportait un ingrédient de marque : l'humanité. Faite de passions, de sentiments qui font ce que nous sommes : des êtres intelligents, que l'on soit humain, duros, trandoshans, twi'lek, mandalorien et j'en passe. Notre capacité à penser, à prendre le pas sur un simple fait, à « intuiter » ou bien à imaginer font de nous des êtres capables de deviner ce qu'il y a de meilleur, de philosopher et de débattre. Si cela peut paraître élémentaire, notre époque nous pousse à nous demander si ce que nous avons fait est juste, et si ce que nous décidons est bien.
Je poussais un léger soupir qu'à peine quelques-uns parvinrent à entendre. Puis lentement je descendais de la petite scène située au fond du plateau télévisé pour rejoindre un petit fauteuil qui ne m'accueillit qu'une minute tout au plus. Car l'heure n'était pas au repos mais encore une fois au travail. J'espérais que ce discours d'un quart d'heure parviendrait à faire réagir. Et notamment Naboo qui refusait scandaleusement un processus démocratique qu'ils avaient théoriquement accepté lors du vote de la Constitution. Cette histoire m'avait blessé. Trop même… Les valeurs qui nous rassemblaient étaient largement supérieures à celles qui nous divisaient. Mais pourtant, Naboo osait une folie guidée par un individualisme trop fort. Rien que cette pensée me fit secouer la tête. Mais enfin bref, il était nécessaire de passer à autre chose et ma soirée ne faisait que commencer… Du moins, j'étais loin de me douter que mes dossiers n'étaient pas les seuls à m'attendre dans mon bureau…
- Alors euh… Ce soir vous avez la rédaction du décret autorisant l'ouverture de la Seconde Législature Républicaine si Naboo continue le refus du scrutin, ensuite il me semble nécessaire de vérifier la nouvelle constitution qui sera discutée au Sénat sans oublier qu'il faudra préparer le discours d'ouverture de la nouvelle législature ! Ah ! Oui ! Il faudra décider de la première visite post-élection également : Kamino, Dantooine, ou peut être Mustafar… ? Ah et mademoiselle Kartzoy a founi le rapport de Bespin ! Puis après, j'ai failli l'omettre, je vous conseillerai bien de réunir vos semblables… Je parle d'un point idéologique puisque vous avez parlé de fonder votre…
- Par pitié ! Mais par pitié Aloran, TAISEZ-VOUS !
Aloran – je l'appelai comme ça - était un brillant fonctionnaire. Brillant, mais peut être un peu trop envahissant. Il m'avait accompagné dans un transport à part, avec son énorme pile de documents électroniques qui lui cachait presque le haut du corps tant celle-ci était volumineuse. Il était un assistant précieux car efficace. Jeune, rigoureux, intelligent, il avait d'énormes qualités mais voulait sans doute un peu trop en faire… Peut être un peu comme moi au final.
A peine avais-je fini mon quart d'heure télévisuel éprouvant qu'il me harcela en déblatérant mon programme du soir. Si j'avais besoin de silence, c'était bien à cet instant. Malheureusement pour moi, il n'avait pas semblé être du même avis. Je le vis rougir de honte lorsque je lui avais ordonné de se taire, mais au moins le silence retomba net.
- Je sais… Je sais exactement ce que j'ai à faire et quand je dois le faire,avais-je fini par lui répondre peut être encore un peu sèchement, les yeux clos et d'un mouvement de main appelant au calme.J'ai bien l'intention de retourner au bureau… Aloran, rentrez-chez vous maintenant, prenez un bon bain bien chaud, et passez une excellente nuit. Vous préparez l'agenda de la semaine prochaine en arrivant demain matin à la Chancellerie..
Peut-être un peu déçu, il hocha positivement la tête avant de récupérer l'ensemble de ses documents.
- Je me charge de transférer les dossiers au bureau…
- Merci monsieur !
Deux fonctionnaires habillés de leur habit traditionnel s'emparèrent de la charge de travail qui m'attendait en rentrant au palais de la Chancellerie. Des fois je me demandais comment je parvenais à ne pas devenir fou… Y avait de quoi, la pile de documents électroniques n'avait jamais de fin, et chaque fois que je partais de mon bureau le soir, je revenais le lendemain avec deux fois plus de travail que j'en avais finalement laissé. Un vrai Sisyphe de la politique en somme, même si l'effort n'était pas éternellement physique et inutile, mais mental et nécessaire.
Je me levai et finis par enfin quitter le plateau de l'HoloNews. Avant de regagner la plate-forme qui supportait le vaisseau officiel (payé par mes propres moyens), il était de rigueur que je salue les directeurs respectifs de l'information et de la chaîne qui, il était vrai, avaient organisé ce programme avec l'assistance l'administration de la Chancellerie. Après ces formalités un peu barbantes mais gratifiantes, me voilà à l'air libre. Hélas déjà plus pour longtemps car je vis la petite passerelle du vaisseau s'abaisser, me permettant désormais de pénétrer en son sein. Je m'isolai dans mon compartiment, une petite salle grise et blanche, apaisante bien qu'un peu agressive si trop éclairée. Les pilotes savaient déjà où ils devaient m'emmener, et pendant le court trajet qui reliait le district Aurora à la Chancellerie, j'avais décidé d'improviser une petite sieste avant de m'attaquer à mon travail nocturne. Décidément, je portais bien mon nom…
Je sentis le transport se poser, et c'est d'ailleurs ce qui me réveilla. Je m'étais levé aussitôt, prêt à retrouver la terre ferme, ou du moins une énième plate-forme reliée à un bâtiment officiel. La passerelle se redressa une fois descendu et d'un pas vif, j'entrai dans la Chancellerie, lieu du pouvoir exécutif de la République. J'étais comme pressé de retrouver mon bureau, l'impatience de travailler peut être ? Était-ce finalement comme une drogue ? Le terme était peut être un peu fort, mais pourtant, la routine avait conduit à banaliser cet effort et tant mieux. Valait-il sans doute cela que le contraire.
Mon bureau était situé dans les derniers étages. L'avantage de cette hauteur était la vue imprenable sur la Cité Capitale, une vue à couper le souffle. Un paysage certes artificiel, façonné par l'homme, mais que j'appréciais particulièrement car je me rendais compte tous les jours de la puissance de l'esprit et de ce qu'il arrivait à produire. Sur le chemin qui menait à mon lieu de travail, je saluai les quelques fonctionnaires travaillant en soirée avant de passer devant le secrétariat. Le personnel était peut être un peu trop affolé ou plutôt dérangé par ce qui s'était produit quelques minutes auparavant.
- Monsieur… !S'écria la secrétaire.
- Vous m'en parlerez demain matin, mais si l'Espace Républicain était en guerre, on m'aurait prévenu moi bien avant vous !
Sans me soucier d'une éventuelle réponse, je poussai la porte du bureau et la referma vite derrière moi. Les deux mains posées sur celle-ci et dos à la pièce, je poussai un profond soupir en gardant les yeux clos avant de retirer l'immense par-dessus typique du chancelier. J'étais donc en tenue traditionnelle de tous les jours, un habit parfaitement Coruscanti et que je mettai souvent, un habit décontracté sans trop l'être. Un petit vestibule précédait le bureau, les deux pièces étaient liées par un couloir – il s'agissait plutôt d'une large ouverture permettant de faire comme si les deux salles étaient séparées. A la droite du vestibule, il y en avait encore un, beaucoup plus longiligne, légèrement plus étroit. Il menait vers mes appartements privés. L'ambiance du petit complexe était feutrée et agréable, enveloppée d'un rouge velours tendant vers le pourpre. Les meubles bien que d'excellente facture revêtaient une teinte grise apaisante, et les luminaires demeuraient discrets éclairant les pièces d'une lueur orangée très agréable lorsqu'on y entrait…. Mais… La lumière était déjà allumée ?! C'est bien ce qui me traversa instantanément l'esprit. Cela ne pouvait signifier qu'une seule chose, je n'étais pas seul.
Un peu perplexe, j'avançai vers le bureau, passant l'ouverture liant le vestibule à celui-ci. Mon regard se posa alors sur l'homme qui se tenait devant la grande baie vitrée donnant sur une Cité Capitale ayant revêtu son habit nocturne. Atin Jnum avait les mains liées dans le dos, il ne bougeait pas. Un léger sourire aux lèvres mais sans prononcer aucun mot, j'ouvris la console à proximité de ma position et m’emparai de deux verres en plus d'une bouteille de whisky. Je le rejoignis sans me presser et m’assis sur un des canapés pourpres du salon d'agrément situé près du bureau, ce dernier légèrement surélevé par rapport au reste de la pièce. Je débouchai la bouteille puis fit couler le précieux alcool dans les deux récipients destinés à l'accueillir.
- Si c'est un coup d’État, vous le faites bien en douceur, lançais-je non sans un certain humour.
Je montrai au Sénateur le canapé en face de moi. Prenant le verre de whisky de la main droite m'appuyant sur le dossier du bras opposé, je le scrutais fixement, assez impressionné du culot que pouvait montrer Atin Jnum. Dans toute l'assemblée nouvellement élue, seul lui aurait eu l'idée folle d'attendre le Chancelier dans son bureau. D'un air calme et sans agressivité, je continuai.
- J'imagine que ce doit être important si vous vous déplacez jusque dans mon bureau pour me parler sans y avoir été convié. Je connais bien votre goût pour les coups de ce genre, et je dois bien avouer que si cela n'avait pas été vous, je l'aurais peut être mal pris,lâchai-je avec un léger sourire sincère. Plus sérieusement, que me vaut cette visite nocturne impromptue ? -
Post n°3
Auteur : Atin JnumAtin regardait le paysage de Coruscant. Ses grattes ciels qui crevaient le ciel de par leur hauteur incommensurable. Cette hauteur, qui traduisait le vice et l’engouement des hommes à toujours vouloir dominer les cieux. En regardant ces figures dans le paysage, une phrase traversa l’esprit du mandalorien, seul le faible connait la valeur du pouvoir. Suite à cette phrase, bon nombre de souvenir lui passèrent par la tête, de ses débuts à la fin des Renégats, à ses victoires comme à ses défaites pour finir sur les morts qu’il n’avait pu sauver. Il resta dans ses pensées un long, très long moment. Il ne répondait même pas aux demandes de Cortana et ne réagit pas lorsque la nuit tomba. Ce fut finalement l’IA qui s’introduit dans le système du bureau du chancelier et qui alluma la lumière, ce qui eut pour effet de réveiller le mando’ade. Ainsi le jour c’était couché, laissant place à l’obscurité. Le paysage quant à lui ne changeait pas. Toujours les mêmes immeubles, les files de véhicules qui passaient aux mêmes endroits. Tout semblait réglé comme chaque lettre d’une partition de musique qu’aurait pu interpréter ou écrire les plus grands musiciens. Notamment le fameux Hans Zimmer ou bien encore John Williams, il y avait aussi James Horner et tant d’autre… Bien que connu par les holofilms passant sur les chaines, leurs sons, leurs compositions restaient pour le sénateur inégalé. Tellement de beauté dans leurs créations face à ce monde sauvage et brute dans lequel évoluait la galaxie.
Il resta encore quelques minutes ainsi lorsqu’il entendit du bruit. Tout en fixant le plexi glace de la baie, il aperçut le chancelier qui se tenait sur sa propre porte. En fixant la paroi et par la lumière de la salle, on pouvait voir tout ce qu’on voulait comme dans un miroir. Le tout était d’arriver à oublier le décor derrière la paroi. La journée avait apparemment été chargée. Il vit l’homme sortir une bouteille de whisky ainsi que deux verre en lança deux trois remarques pour marquer une atmosphère détendu et calme.
-Voyons Chancelier, si j’avais voulu organiser un coup d’état, cela aurait été brutale et vous seriez déjà mort.
La douceur n'est pas dans mes mannières.
Atin se retourna et fit face au Chancelier. Shar’kan Nocturna… Un homme qui dépassait le renégat d’une bonne tête avec une peau mat comme seul les gens de couleur peuvent en avoir. Ce qui frappait toujours Atin était sa couleur de chevelure et ses tatouages sur le visage. Ceci était peu courant. En fixant l'homme de la tête au pied, il remarqua que celui-ci était exténué et avait besoin de prendre un peu de repos. Dans le cas contraire, il irait surement voir de belles infirmières. Finalement, le mandalorien vint s’assoir sur le canapé, si gentiment proposé et enleva son casque. Un casque qu’il ne retirait jamais au sénat. D’une simple parole, le casque se rétracta sur lui-même, portion par portion, pour disparaitre dans le col de sa veste. Il était très rare que le renégat montre son visage aux autres. Seul les gens en qui il avait confiance avaient ce droit. Ainsi, il espérait faire comprendre au Chancelier Suprême qu’il était venu en tant qu’ami et non en tant qu’ennemi. Il espérait que son homologue le comprendrait. S’installent confortablement et croisant sa jambe droite en posant sa cheville sur son genoux gauche, il prit la parole.
-Merci pour votre verre Chancelier, mais je ne bois pas.
Et bien en réalité, je suis venu ici pour vous proposer une teinture de cheveux, non parce que quand on vous parle, on fixe uniquement la chevelure. C’est perturbant. Lâcha-t-il avec un grand sourire. Après quelques secondes, il reprit un air sérieux traduisant un visage sérieux dont le regard en disait long sur la traversé qu'avait vécu l'ancien Chef de la Rébellion.
Non plus sérieusement Chancelier...
Je suis venu ici pour parler du futur de notre République. De savoir si mon système deviendra comme je l’espère un pilier de cette république ou s’il devra la quitter parce qu’elle ne répond pas à ce qu’on attend d’elle. Rassurons-nous, nous ne parlons pas ici de menace. Je peux comprendre que cette entretien imprévu vous surprenne que je passe outre le Sénat mais le Sénat n’est pas encore constitué et mon peuple a besoin de réponse.
De plus, il semble que vous aviez des questions à me poser. J’ai pris la liberté de venir, au grand désarroi de votre secrétaire parce que je préfère une conversation en face à face et que je n’ai pas envie de perdre mon temps au Sénat face à des personnes qui ne comprendraient pas comme Mlle Ridania. Il marqua une pause.
Je tenais aussi à vous remercier aux noms de mes hommes, pour ceux qui sont mort et ceux qui ont survécu.
Alors Chancelier, par quoi commençons nous ? -
Post n°4
Auteur : Shar'kan NocturnaL'ancien renégat avait beaucoup de charisme. Sa posture devant la baie vitrée, le décor auquel il faisait face, la présence dans un lieu où il n'était pas attendu… Tout ça était digne d'un scénario de film ou de jeu vidéo. La situation était pourtant bien réelle : j'étais là dans mon bureau avec le Sénateur Atin Jnum. Celui-ci se dirigea vers le canapé situé en face de moi comme je lui avais suggéré, puis s'y assit retirant son casque à mon plus grand étonnement. J'essayais d'ailleurs de cacher la surprise sur mon visage mais sans doute était-elle un peu trop difficile à dissimuler. Je le regardais alors, d'un air assez sérieux mais bienveillant. De toutes façons, il était impossible de faire autorité dans ma tenue, c'était comme si un juge se pointait en jean au prétoire. Il était certain que la puissance venait aussi de l'habit car celui-ci symbolisait à lui seul quelque chose. La tenue conférait à son porteur une partie de son titre, une partie de son pouvoir et donc une part de son autorité. Démuni de son uniforme, de son pan de tissu, l'autorité que l'on dégageait n'en était qu'amoindrie quand bien même notre titre existait toujours dans les faits. Ainsi le dialogue entre le Sénateur de Japraël et moi allait sans aucun doute écarter les formalités d'un rapport diplomatique ou politique, lui ayant enlevé son fameux casque et moi l'habit de mon pouvoir.
Refusant mon verre, je laissais le mien par politesse. Mais quelle ne fut pas ma surprise lorsque Atin Jnum enchaîna avec une remarque sur mes cheveux! Sa phrase me fit franchement rire, ce qui au passage est suffisamment rare pour être soulevé, car il s'agit une tâche plutôt ardue que celle de me faire décrocher plus qu'un sourire. Après cette touche humoristique, l'atmosphère redevînt plus sérieuse. Le Sénateur n'était sans doute pas là pour faire des blagues, il avait sûrement un message à faire passer, des questions à poser, ou même quelque chose à revendiquer.
La question du futur de la République est primordiale, celui des planètes de son Espace aussi. La discussion allait en partie tourner autour de cela. C'était tout à fait sensé et légitime, car la jeunesse d'un régime tel que le notre amenait rarement satisfaction, mais plutôt doutes et questions. En tout cas la confrontation face-à-face était quelque chose qui plaisait à Atin Jnum, et je dois avouer qu'à moi aussi. Loin des lieux de pouvoirs formels, j'aimais le dialogue franc et sincère, dans une ambiance cordiale et décontractée. Si certes le rendez-vous était dans mon lieu de travail, je n'étais pas derrière mon bureau et lui de l'autre côté. A peine sa remarque humoristique terminée, le Sénateur démarra presque les hostilités. Presque car au lieu d'aborder un sujet directement, il me proposa à moi de le faire.
- La République n'en est qu'à ses balbutiements, commençais-je. Débutons par cela car ce point est loin d'être négligeable. J'entends les exigences de chacun, j'entends leurs craintes, j'entends ceux qui crient aux scandales, mais dans la foule immense des élus de notre régime, rares sont ceux qui font la démarche que vous faites. Si j'avais une première chose à faire ce serait tout d'abord de vous remercier d'être venu me voir.
Un léger sourire sincère s'était dessiné sur mon visage. Atin Jnum était un nouveau venu dans la politique galactique, mais c'était aussi un personnage atypique dans la foule immense des représentants planétaires. Derrière son côté maladroit et parfois peu diplomate se cachait quelqu'un qui se souciait des gens, de ses électeurs autant de ceux qui n'avaient guère voté pour lui. C'était ça ma vision de la politique ! Un Sénat qui se souciait des gens sans bataille électorale inutile, sans sectarisme, sans oppositions systématiques. Un Sénat qui faisait de la politique, la vraie, celle agissant pour l'intérêt commun.
- Vous êtes quelqu'un que j'apprécie. Vous vous battez pour votre peuple comme vous vous êtes battus pour la liberté. J'admire cela, vraiment, et si toute la classe politique avait la force de lutter pour des causes justes plutôt que de céder à la corruption ou à la tentation du sectarisme, je serais le plus heureux de hommes. Tout ça pour vous dire que si vous défendez l'intérêt de votre planète et de votre peuple, ce qui est légitime, je dois dans la même logique défendre celui de toute la République. Mais au vu de la position qui est la votre, l'intérêt du peuple de Japraël n'est plus votre unique préoccupation, car vous faites tout comme tous les Sénateurs élus, les lois de la République. Vous n'êtes pas que représentant, mais aussi législateur, votre mandat vous implore d'agir pour tous en plus d'agir pour Onderon et Dxun. Ma position en tant que Chancelier est semblable si ce n'est que l'intérêt de tous passe devant l'intérêt de chacun, et j'ai toujours tendance à dire que la somme des intérêts de chacun n'est pas égale à l'intérêt de tous.
J'étais détendu, je parlais sans réelle retenue. Je semblais plus expressif qu'à l'ordinaire où le poids de ma fonction surpassait va volonté de passer pour quelqu'un d'agréable plutôt qu'austère. Mais j'aimais quand même que l'on respecte ce que je suis, encore plus que l'on respecte les institutions républicaines, car leur rôle était bien trop sérieux pour qu'on puisse s'affranchir de ce respect qu'on leur devait. Selon moi, l’État devait jouer un rôle important. Dans le préambule de la Constitution que j'allais soumettre, il était écrit qu'il devait jouer un rôle providentiel.
- Je vous sais opposé à un régime fédéral, repris-je, c'est aussi le cas de votre homologue Naboo. Mais je vous l'ai dit, mon rôle est d'arriver à l'intérêt commun, oui, celui de tous. La liberté, la justice, l'égalité, la solidarité, sont entre autres des valeurs qui me tiennent à coeur, et je ne peux imaginer un régime qui renonce à cela. Je ne peux m'imaginer à la tête de quelque chose qui ne ressemble pas à ce pour quoi je me bats. Si rien ne peut superviser cet Espace Républicain, personne ne pourra promouvoir de telles valeurs pour le peuple. Le Sénat en régime fédéral a un vrai rôle, un rôle puissant. Mais dans une configuration autre, confédérée ou je ne sais quoi d'autre , le Sénat n'aurait plus qu'un pouvoir minime, il serait réduit à n'être que l'ombre de lui-même, réduit à n'être qu'un lieu de rencontres diplomatiques… Nous sommes mieux unis dans un Espace réglementé, dans un Espace où des valeurs communes posées par la loi sont à la base de notre entente.
Je m'arrêtais un peu soudainement.
- Désolé, je m'emballe peut être un peu, continuais-je avec un sourire. Mais j'aimerais faire comprendre tout cela, faire comprendre qu'une fédération ne signifie pas l'abandon d'une souveraineté locale si on organise correctement les prérogatives de chacun. Je débute peut être notre rencontre par ce sujet fondamental avant de passer par autre chose parce qu'au final, c'est bien là le coeur du sujet, la source des problèmes qui agitent notre jeune République. Avant de parler plus précisément de votre cas, de mes erreurs et de votre intervention dans le « Jawa », il m'a semblé utile de mettre ce sujet au clair. J'espère que vous comprenez.
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Post n°5
Auteur : Atin JnumLe renégat écouta les propos du Chancelier. Celui-ci parlait de manière franche et sans retenue, sans crainte de parler à un mandalorien. Sans crainte de devoir surveiller chacun de ses mots et de parler avec la liberté de dire et d’exprimer ses opinions. Une chose que le mando appréciait fortement et non u discours préparé et mâché puis dicté sans aucune volonté propre. C’était en partie pour cela qu’il aimait les face à face. De cette manière, on pouvait juger de la crédibilité et des valeurs morales de la personne simplement en la voyant s’exprimer. Le Chancelier commença par une chose surprenante, remercier le Sénateur de ça venu. Celui-ci s’attendait à tout sauf à des remerciements pour débuter une conversation. D’une simple inclinaison de la tête, il marqua le respect face à ces remerciements. L’homme qui se tenait face à l’ancien Chef de la rébellion était une personne perspicace qui avait très bien cerné le renégat, pourquoi il se battait aujourd’hui et pourquoi il était là ce soir.
-En effet Chancelier. Vous vous laissez emporter par votre fougue.
Mais qui suis-je pour critiquer ? Le renégat fit un sourire au Chancelier, lui était bien pire. Puis il reprit.
Vous avez cerné le cœur du sujet qui m’amène chez vous au milieu de la nuit.
Comme vous le dite, la République n’en ait qu’à ses débuts et sa fragilité est flagrante. En tant que Sénateur, notre rôle n’est pas seulement de de représenter les intérêts de notre système mais aussi ceux de la république. Mais comprenez-moi bien, mon système restera toujours ma préoccupation majeure. Ensuite, il ait vrai que j’aspire à ce que le Sénat puisse avancer sur deux mots que vous avez-vous-même énoncés. La Justice et la liberté. Personnellement, j’ajouterai un troisième mot qui est celui de l’égalité. Une égalité qui n’existe pas dans notre galaxie. Je pense que vous en êtes conscient, et pour qu’elle puisse naitre, ce sera long et laborieux. Mais revenons à vos propos.
Je comprends parfaitement votre position et vos idées et oui, je suis opposé à certaines non pas parce que je les trouve mauvaises ; mais tout simplement parce qu’elles me font peur. Peut-être comme le sénateur de Naboo, ça je ne sais pas vraiment. Le Fédéralisme ne me plait guère. La raison en est simple, même si ce régime politique peut apporter de bonne chose, j’ai peur de le voir dériver comme une dictature ou les systèmes devraient s’aligner. Et ce, qu’ils le veuillent ou non. D’un autre côté, je comprends tout à fait que si le Sénat, l’espace républicain comme vous l’appelez n’est pas uni autour d’une même ‘forme’, si on peut dire. Il me parait normal que ça parte en couille comme on dit. Nous aurions un Sénat divisé, inexistant, et bien pire qu’à l’heure actuelle. Mais voilà en quoi le fédéralisme me fait peur.Il marqua une pause.
Vous avez aussi parlé d’abandon de souveraineté locale. Bon, vous l’avez dit, et vous m’éclairez sur ce point, et me rassurer. Le maintien des institutions et des gouvernements des systèmes. Nous ne pouvons les supprimer mais le fait que ça soit un Sénateur, élu par le peuple, qu’il puisse, de par son pouvoir donné par la République ; dire le pouvoir qui se tiendra en place ou le léguer aux responsables me dérange. Qui interdira cet élu, de pas réorganiser ainsi un gouvernement parce qu’il ne lui convient pas ? Je pars peut-être loin en imaginant le pire, mais avec vos arguments ? Comment faire pour empêcher cela ? Et autre point, à mes yeux, un Sénateur est élu par son peuple. La politique actuelle de la République donne plus l’impression que c’est une personne élu au sein du sénat qu’on envois sur une planète. Si c’est cela, les peuples n’accepteront jamais qu’un blanc bec arrive et pose ses conditions sans être du peuple.
Atin arrêta son discours et attendit une réponse de son homologue. Car oui, voilà ce qui dérangeait le plus le Sénateur, ce qui dérangeait le plus la Reine de Japraël. Concernant les erreurs du Chancelier et le Sénat en lui-même, cela viendrait plus tard dans la discussion. -
Post n°6
Auteur : Atin JnumAtin regardait le Chancelier, en attendant une réponse mais au lieu de donner une réponse, ou même de commencer sa réponse; celui-ci lâcha son verre et s'écroula sur le canapé, là ou il était assis. Le mandalorien se leva subitement pour s'approcher de lui. Posant sa main sur son épaule pour le secouer un peu, la première pensé du renégat fut que le l'homme en face de lui tombait sous le coup du stress et de la fatigue. Quoi de plus normal avec un poste comme celui-ci. Mais après un regard sur son visage, le mandalorien vit du sang couler de son nez, de ses yeux et de ses oreilles. Une hémorragie interne. Sans plus attendre, il alla voir la secrétaire qui fit venir une équipe et une navette médicale. En même pas deux minutes, le Chancelier fut emmener à l'hôpital. Voilà qui mettait fin à leur entretien. Le Sénateur de Japraël repartait ainsi sans réponse, seulement avec plus de doute sur l'avenir qu'à son arriver...
Spoiler : HRP