Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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    #1

    Post n°1
    Auteur : Larkin Kith

    Spoiler : HRP
    Ces événements se situent pendant l’opération Chatbite. C’est un RP flash-back.


    Spoiler : Fond sonore
    https://www.youtube.com/watch?v=RbMn6qsT3bc


    La violence définit la guerre. Plus précisément c’est le degré de violence auquel une population est soumise qui fait basculer une simple émeute en guerre. Et jusqu’à présent, Larkin n’avait pas l’impression de « faire la guerre », mais plus de procéder à une opération anti-émeute musclée.

    Retranchée dans le rez-de-chaussée éventré d’un immeuble, l’équipe Amandine du 38 attendait une réponse. Une réponse en provenance d’un groupe de VIP qu’ils devaient secourir et ramener en territoire confédéré. Scrutant nerveusement à la fois les alentours vides et balayés par la poussière, et à la fois l’opérateur radio de l’escouade qui attendait sa réponse, le chef d’escouade Kith commençait à devenir fou. Toute cette opération, et sa nouvelle vie menaçait de le rendre fou.

    Enfin, enfin il y eut une réponse ; le groupe arrivait sur les lieux, pourchassé par des hostiles, mais bien là. Ordonnant à ses troupes de se préparer, Larkin disposa ses soldats un peu partout sur le carrefour où gisait une canonnière abattue, et en bon meneur d’homme se posta près d’un rebord en béton, en première ligne. Peut-être que cette mission allait bien se passer, après tout, tout ceci n’était-il pas qu’une grosse opération de maintien de l’ordre ?

    Une escadrille de chasseur vautour passa en rase motte au-dessus d’eux, dans un bruit strident, annonciateur de mort. Déglutissant avec peine, Larkin déverrouilla le cran de sûreté de son blaster. Bientôt quelques tirs se firent entendre, plus proches que les lointaines explosions des combats. Plusieurs silhouettes déboulèrent soudain sur la place en faisant des grands signes, cherchant désespérément à attirer l’attention.

    Kith comprit qu’il s’agissait des fameux VIP. Il s’apprêta à donner ordre à deux soldats de les conduire à lui, lorsqu’un claquement de laser résonna furieusement dans l’air. Un soldat confédéré s’effondra en gargouillant.


    - Sniper ! hurla quelqu’un.

    Et l’enfer commença ; la guerre éclata.

    Des dizaines de rafales laser tombèrent sur les positions séparatistes, faisant s’écrouler plusieurs combattants dans des hurlements sonores. Se jetant à couvert, le jeune chef roula sur le côté et tenta de trouver la source des tirs. Les traits rouges et bleus se répondaient férocement, et rapidement les confédérés trouvèrent leurs assaillants. Dispersés le long des toits et étages supérieurs des immeubles avoisinant, des insurgés cathar.

    Déclenchant une rage vengeresse, allongé sur le sol, Larkin ouvrit le feu sur plusieurs ennemis. Ses rafales heurtèrent sûrement plusieurs d’entre eux. Bientôt la riposte de la CSI fut plus meurtrière. Pourtant, la situation était plus que désespérée. Kith se redressa et sprinta vers ce qu’il restait du groupe VIP, couvert par un de ses soldats.
    Les lasers ricochaient autour de lui, sifflant dans ses oreilles, soulevant des volutes de fumée et de poussière qui salissaient son treillis. Il trébucha sur un cadavre, et termina sa course en roulant à couvert. La violence, la vraie violence. Il ne réfléchissait plus à rien. Un genou à terre, la bandoulière de son E-5 pendante, Larkin tirait, appuyant rageusement sur sa gâchette. La guerre.


    * Boum t’es mort. Boum t’es mort. Boum t’es mort…. *

    La guerre, encore la guerre, toujours la guerre. Il n’était militaire que depuis quelques jours, et pourtant il avait cette impression tenace d’avoir toujours connu les feux de la bataille, l’enfer du front. Un laser troua sa casquette. Ce fut le signal du départ.

    Il continua sa course, et parvint à quelques mètres de ce groupe de VIP où se trouvait une Twi’lek combattive. Deux soldats se tenaient à sa droite, et tirait sans discontinuer vers l’adversaire. Un sifflement strident et improbable surgit du flanc gauche. Kith eu juste le temps d’apercevoir la traînée de fumée blanche derrière la lumière orange lorsque la roquette explosa à côté de lui.

    Par chance, pour lui, l’impact du missile fut tel qu’il projeta toute la violence de l’explosion ainsi que sa chaleur vers ses deux camarades. Lui fut seulement propulsé sur le côté, couvert du sang de ses hommes et de gravillons. Recroquevillé sur le sol, le souffle rauque, il tenta de se mettre à quatre patte pour faire cesser la douleur qui étreignait son torse. Aveuglé par le tir, il chercha à tâtons son blaster, ne posant ses mains que sur des débris brûlants et un cadavre. Au milieu de cette folie, il se jura de ne plus jamais remettre les pieds sur Cathar ; la planète deviendrait maudite pour le futur Larkin.

    S’adossant à une carcasse de véhicule quelconque, les yeux emplis de larmes dues à l’explosion, le treillis déchiré en plusieurs endroits, et couvert de sang, le chef d’équipe comprit qu’il devait tout faire pour sauver sa peau. Il n’y avait presque plus de soldats confédérés, et les survivants tentaient de fuir tout en mitraillant l’ennemi en surnombre. Un grognement sourd se rapprochait ; malgré ses oreilles sifflantes, Larkin pouvait le distinguer. Il aperçut alors la silhouette du tank DCA glissant, arrivant par le flanc gauche.
    Les derniers soldats de la CSI, retranchés dans l’immeuble éventré, furent balayés par les tirs du tank, leurs corps vaporisés par la puissance des lasers. Il n’y eut bientôt plus que de la fumée pour s’élever des ruines du rez-de-chaussée. Quelques tirs frappèrent sporadiquement la carlingue blindée du tank.

    Dans un mélange de second souffle et de désespoir, Larkin se releva et couru vers la dernière VIP en vie, la Twi’lek. Il ne pouvait pas perdre de temps à parler, aussi il lui indiqua rapidement une ruelle étroite, et parti en sprintant, espérant qu’elle l’avait compris.

    Larkin courrait jusqu’à n’en plus pouvoir. Il changea de trajectoire dès qu’il le pouvait, sprintant entre les ruelles, les avenues, sautant les grillages, et descendant les niveaux de la cité-forêt. La chaleur se diffusait dans tout son corps, il avait l’impression d’être une cocotte-minute prête à exploser. N’en pouvant plus il s’arrêta et passa quelques secondes à cracher et tousser tous ses poumons. Il était à peu près sûr que les ennemis ne pouvaient pas avoir pu le traquer aussi longtemps.

    Il considéra la situation tactique, très peu à son avantage. Il était désormais en plein territoire ennemi, loin, très loin des lignes séparatistes. Et il faisait une parfaite cible politique. Il fut surpris d’entendre des bruits de pas derrière lui. La Twi’lek l’avait suivi. Avec une voix rauque il se présenta :


    - Larkin, chef d’unité confédéré, on est bien dans la merd*, en plein territoire ennemi.

    L’avenir ne s’annonçait pas spécialement brillant. Il arracha soudainement les patchs de reconnaissances et emblème confédérés, et indiqua ceux de sa camarade d'infortune.

    - Il faut qu'on se déplace vite et sans se faire repérer, sinon on aura pas une seule chance crois-moi.

    Larkin avait lu ce genre d'instructions dans les divers manuels de tactiques de soldats de la CSI. Etre perdu loin de son camp était la dernière chose qu'il aurait pu imaginer pour sa toute première affectation. Fixant le brassard noir accroché à son bras, le jeune homme repris un peu plus de confiance en lui. Il avait toujours un VIP avec lui, ses ordres étaient inchangés, il fallait qu'il l'escorte hors de tout ce bazar, par tous les moyens possibles.
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      #2

      Post n°2
      Auteur : Asmodé Bah'aris

      « Trois petits chats, chats, chats... »
      Répétant en boucle une comptine dans sa tête pour essayer de ne pas céder à la colère, la panique ou autre chose de tout aussi désagréable. La mission était un échec. Un échec total. Les civils avait accueillit la bienveillance séparatiste à grand coup de plasma.
      Asmodée voyais encore Rick tomber au sol, le visage carbonisé par un tir. Rick n'était pas un soldat, juste un caméraman embauché par la csi. Rick ne reverrais jamais sa famille et la twi'lek n'écrirait probablement jamais de lettre d'excuse.
      Comme des mouches sous un spray d'insecticide les membres de son équipes tombèrent les uns après les autres. Elle ne connaissait même pas leurs nom et pourtant leurs morts comptaient. Pas sentimentalement bien entendu, mais c'était ses hommes et elle était à l'essaie. Comment les gradés prendraient la nouvelle ?
      Son propre canon crachait des lasers rouge en direction des révoltés. Les odeurs de sang, de poil brûler et de steaks se mêlaient. Elle déglutit en se planquant derrière un véhicule carbonisé.
      Autour d'elle, les explosions se firent légions et ses tympans sifflaient. L'équilibre vint à lui manquer et elle tomba à genoux. Un goût acide grimpa de sa gorge à sa langue et elle cracha les rations pois-chiche/jambon que la csi lui avait offert plus tôt.
      « C'est drôle, ça à la même tête à l'entrée qu'à la sortie. »
      Elle secoua sa tête, tentant d'y remettre un peu d'ordre. Un seul mot devait l'occuper : survivre. Elle se remit sur pied et, planquer derrière l'épave fit feu. Elle n'était pas seule. D'autre se tenait à ses côtés.
      Moins un.
      Planqué en hauteur un sniper faisait minutieusement le ménage. Elle jura et tenta de le garder en ligne de mire. En vain. Il était trop loin.
      Un autre tomba, un trou dans le crâne.
      Du regard elle chercha un échappatoire, une sortie.
      Cette dernière se présenta sous la forme d'un soldat confédéré. Il ne dit rien et lui fit signe. Silencieuse elle se lança à sa poursuite, tirant un salve en direction du sniper pour s'ouvrir une fenêtre.
      Une course folle s'engagea dans les rues de la ville. Elle n'avait pas l'entrainement du soldat et s'arracha la peau des genoux et des coudes sur les murs et les grillages. Sa peau aurait sûrement virée au violet sous les hématomes si elle ne l'était pas déjà naturellement.
      Quand enfin, la fuite s'acheva, elle cracha au sol pour évacuer la cendre et le sang qui lui collait la langue.
      Fatiguée, elle jeta son sac dans un recoin. Les petits drapeaux aux logo csien ne lui serviraient plus à rien.
      Reprenant son souffle, elle répondit à Larkin :

      - Asmodé... recrue à l'essaie. Une idée pour se sortir de là ?

      Sa gorge lui faisait mal, la poussière et le sable durcissait sa voix. Ses oreilles sifflait encore.
      Par habitude, l'ancienne chasseuse de prime vérifia ses munitions. Il ne lui en restait plus beaucoup, trois chargeur pour tenir contre une armée. Seul son bâton électrique était encore à pleine capacité.
      Réfléchissant quelques instant. Elle trouva elle même la réponse à sa question : leurs seul moyen de vivre plus longtemps était – de façon assez paradoxale – de quitter la ville et tout signe de civilisation cathar pour s'enfuir dans le désert.
      La perspective manqua de lui faire regretter ses temps passer comme fille de joie dans des bars de Tatooine.
      Non.
      Crever sous le soleil était beaucoup plus agréable.

      -Tu te demandes jamais ce que tu fou là ?

      Alors qu'ils avançait furtivement dans les ruelles désertes et sales de la cité, elle tenta de savoir qui était son sauveur.
      Elle aurait peut-être dû l'appeler par son grade, mais elle n'était pas très à jours sur les code militaires.
      Derrière eux, les combats semblaient avoir cessé. La conclusion d'un combat qui n'était pas sensé avoir lieux était bien macabre. Demain on verrais des insignes confédéré sur des cadavres crucifiés.

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        #3

        Post n°3
        Auteur : Larkin Kith

        Les bruits du combat étaient toujours aussi forts. Certes ils étaient lointains, mais Larkin avait encore les oreilles sifflantes et bourdonnantes de la dernière fusillade. Le contrecoup se fit sentir. Il avait réussi à tenir le choc en plein cœur de l’action, mais maintenant que la pression était retombée il se sentait défaillir. Son estomac le brûlait, son crâne était au bord de l’explosion à mesure que le sang fouettait ses tempes, et ses jambes tremblaient. Ce fut un douloureux rappel d’une vérité crue ; c’était la première affectation militaire de Larkin, son baptême du feu en quelque sorte.

        Il tenta de contrôler sa respiration comme lui avait appris les mineurs sur son monde natal. Une technique pour éviter d’hyper ventiler en situation de stress, notamment lors des accidents dans les immenses infrastructures minières et industrielles de la planète. Il songea au monde qui l’avait vu naître. Les étendues sèches, mornes et polluées de Burnin Konn, monde insignifiant où les habitants trimaient toute leur vie, misérables et exploités. Une planète minable. Qui lui avait donné son tas blafard, ses yeux fatigués, et des poumons en mauvais état. La réponse de Asmodé le fit sortir de ses réflexions.

        Une idée pour sortir ? Mais quelle question. Il y avait à peine deux jours qu’il était soldat, avec un grade qui plus est. Il venait de perdre presque toute son unité dans une embuscade brutale, et il se retrouvait avec elle en plein territoire ennemi, sans communications, sans soutiens, sans information.


        - Ouais je crois que j’ai un plan.

        Gagner du temps, voilà son plan. Gagner du temps pour en trouver un qui tienne la route. Il se souvint du manuel d’éducation politique et tactique qu’on lui avait distribué à bord du navire séparatiste qui l’avait amené jusqu’ici. Il y était fait mention de techniques de guerilla et d’infiltration en territoire ennemi pour les troupes déployées « en profondeur » ; il venait de retrouver le terme technique.


        - On n’a qu’à considérer qu’on est déployé en profondeur derrière les lignes ennemies. Ça peut être une bonne occasion pour déstabiliser ces impérialistes dans le dos, et participer au combat global.

        Il espéra avoir fait une bonne impression. Il était chef d’équipe, elle recrue. Il devait montrer qu’il méritait son poste. Il observa les alentours. Les rues suspendues entre les gigantesques arbres étaietn désertes. Seuls quelques chasseurs vautours passaient au-dessus d’eux, allant larguer leurs déluges mortels ailleurs.
        La fumée et la poussière étaient toujours aussi présentes.

        L’uniforme de Larkin en était devenu totalement gris, éraflé et taché de sang. Pourtant il savait qu’il passerait inaperçu ; un humain en uniforme abîmé par la guerre, cela aurait pu être n’importe quel loyaliste en déroute. Il tenta de se souvenir très rapidement des textes doctrinaux qu’il avait lus durant le voyage, il avait la sensation que sa mission venait de changer.

        C’était certain, ils ne pourraient pas rallier les lignes confédérées avant un certain temps, ils n’avaient pas d’autres choix que de s’enfoncer plus profondément en territoire adverse, afin d’éviter les reliquats militaires kovarnistes qui seraient certainement en retraite partout dès ce soir. Et connaissant leur extrémisme, Larkin savait qu’ils ne feraient pas de prisonnier. Donc le combat venait de changer de nature ; il venait de se transformer en lutte politique et idéologique. Un terrain qui le fascinait et qu’il s’essayait à maîtriser.
        Attrapant un sac de course qui flottait au gré du vent chargé en odeur d’ozone, Larkin y déposa son lance grenade, et ses munitions. S’il venait à croiser des civils, mieux valait ne pas trop attirer l’attention. Repliant le sac sur lui, et l’attachant à son gilet tactique, il se retourna quand Asmodé lui posa sa deuxième question. La réponse fut plus rapide qu’il ne l’eut cru.


        - Au début oui, je ne savais pas c’que j’allais faire dans cette galaxie pourrie. Mais mon engagement dans la CSI a pris le dessus. La Confédération est devenu mon refuge, et je me bats pour elle, parce que je l’estime juste.

        Digne d’un officier politique. Il fixa son brassard de deuil. Il pensa à tous ces noms qu’il graverait sur sa peau en rentrant à la base, car oui il comptait bien rentrer. Des braves combattants, morts pour une vision, un idéal. Cela pesait sur sa conscience, il ne pouvait admettre qu’une seule justification : le sacrifice pour l’étape suivante. Sinon, ce serait accepter des morts inutiles, et donc que ce pour quoi l’on se bat, ce en quoi l’on croit, tout ça serait faux, voire contraire à nos volontés. Il chassa le début de raisonnement qui se formait en son esprit ; il devait se focaliser sur la suite.

        Consultant son datapad dont l’écran était fissuré, il s’aperçut que les cartes tactiques fournies par le QG étaient très sommaires, presque lapidaires. Serrant les dents il refoula la panique qui l’assaillait. Prendre l’initiative, avancer, n’importe où, mais garder l’initiative, c’était la clé.


        - Il va falloir qu’on bouge. Mêlons-nous aux flots de civils qui fuient la ville, avec un peu de chance on pourra se planquer dans un camp de réfugiés. Une fois la ville derrière-nous, on changera de fringues, les uniformes sont trop voyants.

        Ils reprirent leur marche au milieu des lianes jetées un peu partout, et des branches au-dessus d’eux en feu. L’atmosphère d’apocalypse était toujours aussi présente. Alors qu’ils s’apprêtaient à descendre en rappel une corde pour accéder au niveau inférieur, qui semblait en meilleur état, Larkin se tourna vers Asmodé :

        - Et toi, qu’est-ce que tu faisais avec cette équipe humanitaire ? J’ai souvent remarqué que l’armée « humide » de la CSI est un refuge à âmes en perdition. Qu'est-ce qui te motive dans la CSI?

        Attendant la réponse pour se jeter dans le vide, Kith passa quelques secondes à regarder l’horizon lointain, s’étendant en dessous de la ville, une mer de sable ocre ; une autre épreuve en vue. Fugacement il pensa :

        * Vie de merd* *

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          #4

          Post n°4
          Auteur : Asmodé Bah'aris

          Le nouveau compagnon de route d'Asmodé était un idéaliste.
          Elle sourit.
          Dans le fond, elle était plus ou moins comme lui. Perdue dans une galaxie de m****. Elle pensait avoir trouvée sa place au seins de la csi.
          Avant de se retrouver de nouveau paumée...
          Larkin n'avait pas perdu la mission de vue. Il parlait de déstabiliser l'ennemi.
          Comment ? L'ennemi était partout, dans les soldats impériaux, dans les civils refusant leurs aide, dans la nature et son soleil immonde.
          Elle grinça des dents. Au sol, un cadavre gisait. Une femme serrant son enfant dans les bras. Un tir de blaster bien placé l'avait tuée d'un seul coup.
          La twi'lek se pencha sur le corps, l'enfant lui, était rester dans les bras de sa mère jusqu'à mourir de soif.
          Lentement, la recrue récupéra un châle sur la réfugiée et dissimila son visage avec. Les membres de sa race n'était pas légion sur cathar et il était inutile d'attirer inutilement l'attention sur eux.
          En reprenant la route, elle prit le temps de répondre au gradé:


          - Cette équipe...

          Elle repensa encore une fois à ses camarades morts sous les tirs.

          - Devait être mon nouveau départ. La lumière au bout tunnel.

          Sa gorge se serra.

          - J'ai trop... bourlinguée. Ici et là, j'agissais, mais dans le vent. La csi devait m'offrir un refuge, un but. Peut-être que j'aurais pu empêcher d'autre de vivre la même m**** que moi... et me revoilà, dans un p*tain de désert, à fuir. Ryloth, Tatooine, Cathar... le jour où il n'y aura plus de planète merdique pleine de sable, je verrais peut-être vraiment le bout du tunnel....

          Dans l'horizon, un groupe de silhouette se dessina.
          Quelque chose de gros et d'animé.
          La jeune femme cru d'abord à un tank.
          Mais l'objet faisait des aller-retours répété dans une zone bien défini.
          La main sur l'arme, le duo s'approcha lentement.
          Au milieu des ruine d'une ferme en cendre, une moissonneuse droide continuait son affaire. Incapable d'appréhender le chaos ambiant. Son programme la poussait à moissonner encore et encore la même parcelle de terrain.
          Les cultures carbonisé fumaient sous ses lames. Mais le droide moissonnait quand même.

          - Voilà notre taxi.

          Avec prudence, elle grimpa sur l'échelle branlante conduisant au tableau de commande et indiqua à Larkin de faire de même.
          Il n'aurait aucun mal à se faire passer pour deux fermier en fuite... Du moins elle. Ayant déjà travailler dans une ferme.

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            #5

            Post n°5
            Auteur : Larkin Kith

            La progression dans les rues suspendues et vers les niveaux inférieurs de la capitale avait quelque chose de surréaliste.
            Les échos de la guerre semblaient lointains, et pourtant tout autour d’eux indiquait sa présence. Des impacts de tirs sur les façades. Des chasseurs au-dessus d’eux. De la fumée, des incendies. Et des cadavres, toujours des cadavres.

            L’odeur de la chair en train de rôtir sous le soleil infernal de Cathar était insupportable. Larkin détourna les yeux lorsque Asmodé se pencha sur une mère morte et en récupéra le châle. Une idée intelligente et courageuse à n’en pas douter. La pression du dernier combat était totalement retombée, mais le jeune homme se sentait hagard, déboussolé, presque en état de choc.

            Il s’arrêta, se redressa au milieu de l’allée déserte, caressé par le vent et attaqué par le sable, sac à la main. L’image avait de quoi être improbable. Asmodé répondit à sa précédente question. Sa vie semblait avoir été aussi difficile que celle du jeune Kith, sûrement plus difficile même. Il avait entendu parler du sort des femmes Twil’ek sur leur monde natal Ryloth, et compris ensuite pourquoi la recrue semblait haïr les planètes de sable.

            Lui n’avait jamais rien connu de lieux pareils avant Géonosis, mais il éprouvait un sentiment diffus de malaise à l’idée d’imaginer un monde recouvert uniquement de sable, et de poussière chaude. Suite à la réponde de Asmodé, il préféra rester silencieux. Il voulait à tout prix conserver son image d’officier professionnel et d’agent politique. Déjà il travaillait sa prochaine rhétorique, et se jetait tout seul dedans, en dernier espoir.

            Une certaine peur irrationnelle de se retrouver bloqué dans un manège de faux-semblant glissa dans son esprit, mais la réalité difficile de leur situation l’éclipsa.
            Les deux confédérés errèrent ainsi quelque temps, plusieurs heures sans doute.
            Esquivant aussi bien les bandes de kovarnistes en déroute que les flots de civils, mais cherchant tout de même à suivre leur direction. Un bruit se fit entendre.

            Traumatisé des tanks, Larkin pensa qu’un blindé s’avançait vers eux. Il ne se doutait pas qu’Asmodé avait eu la même idée, et ne put s’empêcher de la voir comme une folle lorsqu’elle insista pour aller enquêter sur ledit bruit. La silhouette se détacha.
            Le soulagement fut immense lorsqu’ils constatèrent qu’il s’agissait d’une bête moissonneuse automatique qui semblait s’entêter sur une parcelle de terrain inculte. C’est à ce moment que Larkin réalisa qu’ils avaient fini par attendre les faubourgs de la ville. Ils avaient parcouru une sacrée distance, et laissé loin derrière eux le front ; à son grand soulagement.

            Larkin ne put qu’être d’accord avec sa camarade, et grimpa à son tour dans le véhicule. Un moyen de locomotion, et qui n’attirerait pas spécialement l’attention. Maintenant l’étape suivante.

            Mais quoi ?

            Le concept tactique d’opération en profondeur paru soudain très abstrait au jeune chef. L’immensité de la liberté s’étendait maintenant face à eux, matérialisé par un désert apparemment sans fin. Trop de liberté peut parfois nuire à l’initiative ; elle peut paralyser l’action. C’était ce qu’il redoutait par-dessus tout.

            Le véhicule avançait à douce allure sur une route qui se transforma en piste, et derrière eux la capitale en proie aux fumées se détachait toujours plus, révélant son immensité. Les files de civils en fuite se raréfièrent à mesure qu’ils dépassaient divers hameaux et villages.

            Ils passèrent 3 jours ainsi, glissant lentement sur des routes asséchées, s’arrêtant la nuit dans des villes-arbres qu’ils avaient auparavant observé afin de s’assurer de l’absence de forces impériales. Larkin se faisait passer pour un loyaliste escortant une dignitaire kovarniste vers un maquis résistant. L’astuce semblait fonctionner.
            La 3ème nuit, adossé à la moissonneuse, avant d’aller rejoindre sa couchette, il s’entretint avec Asmodé.


            - Le stratagème marche toujours, mais ça ne va pas durer. Je pense qu’il va effectivement falloir nous trouver un maquis, un lieu où nous éclipser pour attendre une tournure d’événement favorable, et peut-être même continuer la lutte.

            Une idée faisait son chemin dans la tête du confédéré. Il se voyait déjà en train de former des résistants cathar pour provoquer une guérilla quelque part. Le temps que la CSI puisse assoir son autorité, et qu’on vienne enfin les secourir.

            Leur disparition ne pouvait pas être passée inaperçue, non ?


            - Je me suis entretenu avec les anciens de ce village ; ils ont confirmé les dires des autres. Il semble qu’avec l’attaque confédérée des tribus cathar opposé au régime de Kovarn sont ouvertement entrées en rébellion et ont chassé les autorités impériales de leurs régions.

            Il fit une pause ; s’imaginer s’enfoncer plus loin dans ce désert mortel n’était pas une perspective des plus attrayantes, surtout pour Asmodé il en convenait.

            - Les villageois m’ont indiqué l’Est, le grand Est. Ils n’en savent pas plus. Je pense qu’on devrait sauter sur l’occasion et y aller avant que des renforts impériaux ne bouclent le secteur. Il y a peut-être encore des forces militaires opérantes sur ce monde, il faut agir vite.

            Il jeta par terre la flasque de whisky corellien qu’il avait volé deux jours plus tôt. Ces problèmes chroniques d’alcoolisme semblaient remonter, c’était mauvais signe.

            - Ca va pas être génial, notamment pour toi j’en ai conscience. Mais on n’a plus vraiment le choix, et la lutte du séparatisme nécessite ce genre de sacrifice.

            Il plongea ses yeux dans le maigre feu qu’ils avaient allumé plus tôt, dans l’aire désignée comme parking pour leur vieillotte moissonneuse. L’avenir était toujours aussi incertain, et toujours aussi déplaisant.

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