Post n°3
Auteur : Mulder
Spoiler : Musique de la salle de jeu du Tatoo's Inc[Flash unavailable][Règles du Pazaak pour néophyte] Voilà bientôt deux heures que nous attendions notre "client". Et je pouvais voir le regard exaspéré de "Sins Jecquill", l'agent de recrutement envoyé sur Tatooine à mes côtés pour permettre au "Secteur Corporatif" de "s'implanter" sur ce monde Républicain inhospitalier. Je lisais dans ses yeux des doutes infondés : elle craignait s'être fait trahir par le Cerberien fraîchement recruté, elle craignait tomber dans un piège comme le montrait ses incessants coups d’œil aux malandrins tous autant patibulaires les uns que les autres. Mais je voyais mal Fallen nous envoyer dans un guet-apens, tout d'abord parce qu'il avait une plus grande chance de survie à nos côtés qu'avec ses anciens camarades prêts à l'assassiner sans sommation mais surtout parce qu'aussi étrange que cela puisse être pour l'agent du BSI que j'étais : j'avais confiance en lui. C'est étrange de se sentir confiant envers une personne ne partageant, mais alors pas du tout ses idéaux En attendant le fameux Gyver, je passais le temps comme je pouvais, c'est à dire a l'une des tables de Pazaak du Tatoo's Ink. Il n'y avait pas foule ce soir : des joueurs invétérés et habitués pariait sans fin sur la table d'à côté tandis que je perdais, crédits après crédits face à un vieil homme qui m'avais, une heure auparavant, vendu à un prix exorbitant un jeu de Pazaak. Donc non seulement l'ancêtre m'avait allégé le portefeuille mais il persistait à me ponctionner, au fur et à mesure de nos parties "d'entrainement", le reste de mes crédits. Certes ce n'étais pas là mon solde d'officier que je dépensais, mais tout de même : ça restait inconscient de ma part de dilapider les crédits de mon employeur, même si comptait bien appâter notre client en jouant quelques instants avec lui. Ce n'étais pas sans exaspérer le major du D2I que je chaperonnais et qui, d'une certaine manière et bien que cela ne soit pas dit, me chaperonnais en retour en sa qualité d'agent des "affaires internes" des services Imperiaux. J'étais persuadé qu'elle hurlait intérieurement devant mon apparente infantilité et la désinvolture que je semblais porter à notre mission. Bien entendu, ce n'étais pas le cas et pour le coup, je m'en fichais un peu de connaitre l'opinion de ma subalterne. Sans doute à cause des galons qui me font la grosse tête L'attente ne dura pas, dans les bruissements et autre beuglement qui faisaient office de fond sonore dans la cantina, on put voir apparaître le fameux Gyver, un homme lambda en habit crasseux qui n'aurait en aucun cas attiré notre œil si mon "mentor" de Pazaak ne l’avais pas interpellé l'individu. Spoiler : Gyver, le mécano du "Garage Galactique"- Hey ! Mac ! Viens par-là ! - M'appelle pas comme ça vieux schnock ! - T'es de bonne humeur ce soir dit donc, ricane le vieux en se levant. Il y ce blanc-bec qui veut causer mécanique et Pazaak avec toi, je l'ai rincé mais c'est à toi qu'il veut refiler le fond de sa bourse, glissa le vieux joueur à son comparse mécano alors qu'il lui cédait sa place à ma table de jeu. - Vous savez, je ne suis pas aussi sourd que vous êtes sénile vieil homme ! Cela vexa le vieux joueur de carte mais provoqua l'hilarité de Gyver, ce qui était une relative bonne chose, compte tenu de l'offre que je souhaitais lui faire et dont dépendait la reprise d'activité du Garage Galactique et implicitement la création d'une planque grand format pour le BSI. - Qu'est-ce que je peux faire pour toi, gringo ? - Déjà, que diriez-vous de faire une petite partie ? Je parle mieux affaires quand j'ai l’adrénaline du jeu, pas vous ? - Ah ça, mes plus beaux contrats se sont signés autour d'une table de jeu ! Vous me payez un verre ? - Volontiers monsieur Gyver, commandez ce que vous voulez. - Chérie ! Un Circuit Cider steuplait, sur la note de mon "ami". Vous ne buvez rien ? - Autant je joue gros en affaire, autant je ne bois rien... Pour l'instant, en tout cas. Le mécano ricana en lorgnant sur la poitrine de la patronne et sur la boisson, mélange d'alcool et d'huile de vidange. Pouah, mécanicien jusqu'au bout des ongles Sans pour autant montrer mon dégoût pour le liquide je mélangeai le paquet de cartes vertes servant de pioche. - Vous savez qu'on vous vante partout comme le meilleur garagiste du Secteur ? Enfin le "hic" c'est seulement partout en la 5ème rue et le gourbi qu'on appelle résidence du Sénateur. Du coup je me suis mis à douter de la renommée de votre parking galactique. Gyver recracha son breuvage sur sol sauvant par la même occasion sa gorge qui aurait purement et simplement pris une retraite anticipée si le liquide visqueux avait réussi à entrer en contact avec elle. - Je démontais les carburateur d'antigrav' quand tu étais encore au berceau, gringo, j'ai pas de leçon à recevoir d'un étranger qui a des mains aussi blanches que le cul d'un bébé bantha. - Bien bien bien..., on pouvait largement voir que je souriais sous le tissu qui me recouvrait le visage. Je pris l’initiative de tirer une carte pour moi, c’était un 10. Un départ bien rapide dans la recherche du 20 de victoire. - Je passe. - Tu passes ? Evidemment que tu passes blanc-bec. Qu'est-ce que tu me veux en fait ? A part me mettre en rogne. Il sourit en voyant le minuscule 1 qu'il tira de la pioche. Ça et la br**lée que je vais te mettre ici et maintenant.- Je cherche à mieux vous connaitre mon cher Gyver. Je tire moi aussi un 1, et le pose fièrement sur la table. - Humph, donc t'es qui gringo ? Un stalker amateur de Pazaak ? J'ai déjà assez de soucis pour ne pas t'avoir sur mon dos gamin. Rah ! , Un 10 pour lui, nous voilà donc au même stade : à 11 partout. - Amateur de Pazaak, je le deviens. Mais stalker ? Je l'ignorais. Appelez-moi comme ça si ça vous chante. Mais j'espérais que vous verriez en moi plutôt un... mécène... Et paf ! 3 pour moi. Je vais prendre l'avantage avec ça - Voyez-vous, en plus d'être un "gringo" arrogant. Mais je suis surtout l'homme qui en connait plus sur vous que vous ne semblez le penser... Et d'ailleurs je suis peut être ici pour régler vos "problèmes" - Qu'est-ce que tu baves étranger ? On est sur Tatooine ici, le troufignon de la galaxie. J'ai eu mes heures de gloires ici gamin, et je compte bien en avoir de nouvelles ! Tiens. Je reste ! Il déposa un 8 pour lui et resta donc à un total de 19. Dur de gagner une partie contre un 19 alors qu'une somme supérieure à 20 pouvait me faire perdre cette manche... - Disons que l'entreprise que je représente cherche à investir sur ce ... troufignon... et votre Garage Galactique était de loin l'entreprise la plus lucrative de ce tas de sable. - J'te l'fais pas dire... Il semblait à la fois amusé par l’hameçon que je lui tendais, mais aussi contrarié par quelques souvenirs douloureux. A mon tour, voilà que je tire un 5 qui me met à égalité avec lui, mais c'est sans compter ma carte +1 qui je plaça sur la table, et qui me fit obtenir in extremis la victoire de cette première manche.- Hé hé, lançant libre court à une arrogance que je me découvrais. Ecoutez, ce n'est pas dans ce boui-boui immonde que vous allez retomber sur vos pattes mon cher Gyver. Bon sang, soyez un homme, et redevenez le mécano le plus en vogue du Secteur !Il soupira de mépris, il ramassa les cartes sur la table et se mit à les mélanger, pour prendre sa revanche au plus vite dans la seconde manche ou peut-être pour tenter d'ignorer mes paroles... Je semblais avoir visé juste pour son cas.- C'n'est pas vos ambitions qui vont dicter ma conduite, j'ai toujours été mon propre patron et c'est hors de questions que cela change...- Ne vous emportez pas voyons, je pris un ton mielleux, nous sommes entre humains civilisés et puis je ne vous proposais pas de devenir votre patron. Non ! Je vous aurez proposé plutôt ... une association, vous fournissez le talent et le travail tandis que je met les moyens nécessaires pour relancer le "Garage Galactique".Il s'interrompit dans son battage de carte et pris un air goguenard.- Dit donc blanc-bec, tu sembles bien sûr de toi, mais t'as oubliés que...- Je ne vous avais pas dit que vos anciens locaux avaient trouvé un nouveau propriétaire ?Il lâcha le paquet des mains et se redressa, poing serré sur la table.- Vous ?Je ne savais pas comment prendre son regard à cet instant, était-ce de l'espoir ? Du mépris ? J'aurais dit que tout cela traversait ses yeux pour m'arracher mes secrets. D'un sourire gêné j'effaçai tous les indices que j'aurais pût involontairement révéler sur ma mission ici. Pourtant, il n'insista pas. Il jeta un coup d’œil par-dessus mon épaule et se rassit, comme si il se décidait à battre en retraite face à mes alléchantes propositions.Je ne dois pas le laisser filer ! C'est la clé de voute de nos espoirs pour bâtir une planque solide !- Réfléchissez-y, Gyver ! C'est une chance que vous et moi ne pouvons pas ...- Allons, allons, ce n'est pas un lieu pour réfléchir ! C'est une salle de jeux, les seules choses qui ont leur place ici ce sont le destin et l'argent ! La voix grave dans mon dos m'enserra l'épaule avec une force colossale. Ce n'était pas une geste d'agression mais plutôt... un geste rempli menace. A vrai dire, d'une piètre menace en comparaison avec les méthodes de l'officier sectoriel de l'Ubiqtorate, mais faible ou pas, une menace contre un agent restait un obstacle au destin de l'Imperium.- Et vous êtes ?Spoiler : Monsieur Shanning Tatoo, gérant de grande classeSpoiler : Chips et Barney, Weequays sans limites- Shanning Tatoo, propriétaire du Tatoo's Drink. Un ami de monsieur Gyver, n'est-ce pas monsieur Gyver ?- En effet monsieur Tatoo ...Le regard baissé prouve que ce n'est pas vraiment le cas...Un homme baraqué comme une armoire à glace me broyait gentiment l'épaule et était accompagné par deux Weequay à la carrure encore plus impressionnante mais à l'air éminemment niais qui semblaient plus occupés à se donner des coups de poings dans l'épaule qu'à remplir leur rôle d'intimidation. Ce que leur fit remarquer le fameux "monsieur Tatoo".- Chips ! Barney ! Arrêtez vos gamineries !Voyez-vous monsieur... ?- Monsieur Fr...- Peu importe en fait, voyez-vous, monsieur Gyver est ici l'un de nos plus fidèle client et la maison ne peut pas laisser les étrangers comme vous importuner notre clientèle.- Ca veut dire quoi "germinary" boss ?- "Gaminerie !" Triple andouille ! Et ce n'est pas compliqué, la seule chose que je vous demande c'est d'avoir l'air menaçant et de frapper tous les importuns ! - Hum... Voilà, ces deux-là sont pas fut' fut' mais quand il s'agit de briser des os, ce sont des pros.Il venait de me souffler ces quelques mots dans le creux de mon keffieh, comme si l'utilité de ces gros bras avait besoin d'être précisée. Gyver ne donnait même pas les cartes et se contenter de les battre en regardant ses chaussures trouées.- Combien vous lui devez Gyver ?Pas de réponse.- Monsieur Gyver à quelques menues dettes chez nous, mais c'est un homme honnête qui a toujours su régler dans les temps.- Gyver, il vous prend pour un bantha à traire, vous le savez ? Vous allez finir esclave, vous et vos talents de mécanos hors pair.- Tait toi ! Si mes gars t'ont pas déjà fais sortir d'ici les pieds devant c'est parce que j'ai un minimum d'hospitalité et ... hé ?!La pression de sa main qui commençait à s'accentuer sur mon épaule se relâcha soudainement.Il se redressa petit à petit sur la pointe des pieds, comme pour fuir le canon du Relby-k23 qui remontait entre ses jambes.- C'est un importun ça, boss ?- C'est une fille, c'est pas un portun, idiot !- Comment ça idiot ?- Qu'est-ce qu'on fait boss, on la frappe boss ?L'élégant gérant, qui ne l'était plus tant, ne pouvait plus se grandir et le blaster, lui, faisait pression… ce qui le poussa à répondre.- Non ! Nonononon ! Ça c'est ... une amie ! Héhé !Le blaster disgracieux en profita pour lui souffler de faire sortir les gorilles.- Heu... On peut discut... ok ! OKAY ! Heu... Chips ? Barney ? Allez m'attendre à l'entrée s'il vous plait...- Mais, boss ? Et les Emportins ?- Laisse les emportins ou ils sont et file !- Okay okay boss.Ils s'éloignèrent tout penaud en reprenant leur jeux de tapage d'épaule.- Elles sont bizarres les amies du boss quand même non ?- C'est plutôt le boss qui a des goûts bizarre ?Des esclaffements étouffés de pré-adolescent accompagnèrent les deux hurluberlus à l'extérieur de la miteuse cantina. Scully pût donc relâcher la pression sur monsieur Tatoo mais elle laissa glisser son canon le long du gérant pour finalement le loger contre ses côtes.- Vous êtes combien comme ça ?- Assez mon cher Gyver, assez pour vous garantir un futur travail loin des ennuis causés par des escrocs en costards. Et assez pour essuyer vos dette dans ce "luxueux" bar miteux. N'est-ce pas monsieur ... ? Oh et puis… peu importe les noms... Alors ?Le type me dominait d'une tête mais malgré le sang qui bouillonnait sur ses pommettes, il n'avait plus le contrôle de la situation, si seulement il l'avait eu un seul instant.- Vous vous prenez pour qui ? Les étrangers qui débarquent, ils en ont des grosses mais il ne faut pas longtemps pour que le foutu sable de cette planète vous les réduisent en miettes !- Je prends ça pour un accord ! Parfait ! Monsieur Gyver ? Je crois que vous n'êtes plus le bienvenu ici, venez, on vous raccompagne et on finira cette trépidante partie de Pazaak à votre atelier.Je glissais, en partant, un dernier mot au gérant qui fulminait contre notre intervention :- Prend garde Shanning, tu ferais mieux faire attention à l'état des tiennes plutôt que de t’inquiéter pour celles des étrangers.Sa main se porta inconsciemment sur son entrejambe, comme pour se protéger d'une catastrophe irréparable. Je me retins pour ne pas éclater de rire, ce qui ne fût pas le cas de Gyver qui avait entendu mes quelques mots biens placés.Je prends un peu trop de plaisir dans cette mission, et je dois avouer que malmener ainsi des gens ignobles comme ce type... c'est jouissif !A la sortie, mes associés et moi croisèrent les deux larbins sans cervelles et je réalisa que jamais; de ma courte existence, je n'avais rencontré d'êtres aussi ... dénué d’intelligence. Ce n'était pas péjoratif, je mettais un point d'honneur à mettre toutes les personnes que je croisais sur un pied d'égalité. Mais ces deux-là ... brillait par l'absence complète de logique et de lucidité dans leurs actes et leurs pensées. Et si la nature leur avait oublié un cerveau, elle avait compensé le manque par une musculature et une force peu commune. Des gros bras qui méritaient parfaitement leur titre. Des gros bras qui serait facile à embaucher.[color]Manipuler c'est même pas un terme valable pour ces deux gus, c'est presque leur rendre service de penser à leur placeCertes pas pour aider Gyver dans sa mécanique mais plutôt pour éloigner les gêneurs éventuels de notre affaire. Car avec un pseudo-Cerberus en éveil, une cellule de l'Imperium et un atelier de réparation d'envergure planétaire à remettre sur pied... les gêneurs n'allaient pas manquer.Et Tatooine n'était pas le lieu idéal pour faire débarquer la Grande Armée Impériale en renfort... non, Sur Tatooine, il fallait jouer le jeu local et donc, il fallait mieux jouer avec des pions locaux.Les deux géants Weequay se chamaillait comme des enfants à la maternelle, celui avec un paquet de crotte de Bantha séchés et salées découpées en lamelles défendait les qualités gustative de son met préféré tandis que l'autre racontait le plaisir qu'il avait à regarder une série holographique pour enfant qui avait pour personnage principale un saurien ami des enfants.- Bonjour messieurs, vous, vous êtes Chips et vous, c'est Barney, c'est bien ça ?- Hé comment vous avez deviné ?- Ca c'est un secret !- Dites monsieur, vous êtes un importuns ? Parce qu'il faudrait qu'on tabasse tous les importuns que l'on croise.- Ah non ! Je ne suis pas un importun ! Mais je suis plutôt un ami qui peut vous rendre riche !- Riche ? Comment vous feriez ça ?- Facile ! Je vous offre le double de ce que monsieur Tatoo vous payait, et laissez-moi devinez … il ne vous payez pas ?- Ah oui, vous avez encore raison ! Ça fait combien, du coup le double ?- Heu... j'sais pas...- Le double, ça fait ... Beaucoup ! ^^' Je les entraîne avec moi, en souriant.- Imaginez un peu ! Le double de Chips ! Le double d'épisode d'aventures de Barney le Dinosaure ! Avec le Double d'argent vous pouvez... je ne sais pas... acheter le triple de tout ça !- Et c'est beaucoup ça ? Le triple ?Je souris de plus belle et accompagna nos futurs nouveaux videurs vers le Garage Galactique, tout en leur vendant du rêve. C'était plaisant de voir des étoiles dans les yeux d'enfants de 5 ans, même si ils pesaient 150 kilos de muscles.