Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Aile des Cimes

5 Sujets 45 Messages
  • Holo-message

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    Le ChroniqueurL
    Post n°20 Auteur : LOm DOnOs Ag'Rid l'ex directeur de la chaine Hostel Blitz reconverti en commercial pour la firme d'établissements de luxe ne chomait pas,après Mettellos, Ord Mantell et Tatooine, il tentait sa chance sur les territoires neutre, d'abord Nar Shadda ou il attendait toujours une réponse du gouverneur Gelmir et maintenant Alderaan. CodeA destination du gouverneur d'AlderaanDans l'optique de l'extension de la chaine Hostel Blitz Pazzak, nous souhaiterionsobtenir un permis de construire pour un de nos hôtels de luxe sur votre territoire,Nous sommes tout à fait disposer à payer une taxe foncière à votre gouvernement pournotre établissement.Notre hôtel offrirait nombre de services qui pourraient convenir votre population.Dans l'attente d'une réponse favorable, sincères salutations.                                              Ag'Rid  directeur commercial   Les services en questions allaient certainement intéresser la population .1-Des soins médicaux via des droids 2-1B.2-Des réparations pour véhicule en tout genre grâce au droid DUM et WED.3-Un droid armurier AD s'occuperait de la maintenance et vente de blasters.En plus le maitre d’hôtel pourrait fournir des renseignements, des faux papiers d'identité ou des véhicules maquillés pour plus de discrétion.Sans compter que l’hôtel serait en plus et surtout un refuge pour criminels en tout genre, les chasseurs de prime et autres tueurs à gage auraient d'interdiction de passer à l'action au sein de l’hôtel sous peine de mort.Et bien évidemment il fournirait aussi les prestations que pourraient attendre la noblesse Alderaani...
  • Cour des Cimes

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    Le ChroniqueurL
    Post n°3 Auteur : Sebastian Melvar La dernière puissance interplanétaire en visite sur Alderaan fut l’Empire soi-disant « démocrate » de G.Man. Autant dire qu’une certaine fébrilité régnait dans le Palais Royal. Je n’étais moi-même pas très serein car cette visite de la Confédération des Systèmes Indépendants arrivait un peu tôt dans mon agenda. Si je ne voulais pas donner l’impression de me jeter vers la République Fédérale, recevoir la CSI en première visite officielle n’était pas dans mes plans. Dans ce monde politique où toute action est commentée, puis interprétée, j’avais du mal à prévoir ce que cet évènement susciterait dans l’opinion. Il n’était toutefois pas vraiment possible de claquer la porte à une si grande puissance de la scène galactique.La prise de contact de la CSI m’avait d’autant plus étonné que mes mots à son égard n’avaient pas été particulièrement tendres. Les leaders confédérés ne pouvaient pas ignorer mon intention de rapprochement avec la République, leur visite ne m’inspirait à ce point de vue rien de bien rassurant. La puissance économique alderaanienne était modeste, mais son aura demeurait importante. Cette idée d’Alderaan, fantasme que je nourrissais de manière persistante, était intacte malgré les tumultes. Il ne pouvait ainsi pas être négatif, pour quelconque alliance interplanétaire, de compter la si paisible et sage Alderaan dans ses rangs. Je ne pouvais donc pas me défaire de cette idée que cette diplomate confédérée essaierait de me dissuader dans l’accomplissement de mes projets. Rejoindre la République supposait donc en même temps de résister à la Confédération, mais jusqu’à quel point ? La Chancellerie m’avait répondu par une invitation cordiale, mais la Confédération s’était déplacée directement sur Alderaan. A quel point la République jugeait mince l’effort qu’elle avait à produire pour réchauffer nos relations ? Difficile de le dire, et le mieux serait sans doute de ne pas se perdre dans trop de spéculations. Mon projet de rejoindre la République diminuait la nécessité pour elle de courtiser Alderaan, c’était sans doute là une erreur de ma part que de l’avoir formulé. Mais il était impossible de projeter une telle orientation diplomatique sans associer le corps électoral. Alors la visite de la Confédération serait peut-être de nature à motiver Coruscant. Ce jeu ne pourrait certes pas durer très longtemps, mais il n’était après tout que sur le point de commencer.L’arrivée du speeder diplomatique fut annoncée. J’étais prêt, dans le hall d’honneur, à recevoir l’ambassadrice confédérée tandis qu’elle parcourait les quelques mètres me séparant de la Cour des Cimes. En la voyant, je me dirigeais vers elle pour l’accueillir.« Madame, c’est un immense honneur de vous recevoir. Honneur effectivement, il s’agissait de ma première expression officielle en tant que Vice-Roi vis-à-vis d’une puissance étrangère.Je suis Sebastian Melvar, Vice-Roi d’Alderaan. J’effectuais alors une révérence respectueuse, la même qui me servait autrefois pour recevoir les clients venant dépenser des milliards de crédits en vaisseaux de guerre sur Kuat. J’espère que votre voyage a été agréable.Si vous le voulez bien, nous allons nous entretenir dans mon bureau. »Les mots étaient simples et, je le pensais, convenables. Inutile en effet de se perdre en mondanité, je laissais ce plaisir aux chargés de protocole qui auraient sans doute bon soin de me rappeler les divers manques caractérisant mon accueil. Je percevais cette visite comme une étape préparatoire que l’on pouvait donc libérer de certaines lourdeurs.--> Suite dans le Bureau
  • Commission constitutionnelle

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    Le ChroniqueurL
    Post n°2 Auteur : Sebastian Melvar La suspension des travaux de la commission avait été plus longue que prévue car on m’avait informé de la réception d’un message en provenance de la chancellerie de la République Fédérale. C’était l’inconvénient de ma présidence, il fallait s’interrompre aussi longtemps que des dossiers plus urgents s’imposeraient à moi. Le temps de la visite sur Coruscant était pour bientôt, j’avais instruit qu’on réponde à la Chancellerie dans les meilleurs délais et qu’on prépare le vaisseau récemment acquis par le Palais pour mes déplacements.Une visite officielle sur Coruscant ne pouvait pas être improvisée, mon départ ne pourrait pas avoir lieu avant quelques jours. J’espérais avoir le temps de recevoir l’ambassadrice Ish’Korray dans cet intervalle afin de signer le fameux traité.Je m’installais dans la salle de réunion la tête remplie de questions parfaitement étrangères à celles qui occupaient les autres membres. Sans doute serait-il opportun, à l’avenir, de déléguer la présidence de ces réunions à un intermédiaire qui saurait donner à l’enjeu institutionnel tout le temps qu’il réclamait et dont mes fonctions avaient tendance à me priver. J’ouvrit donc cette seconde partie dans l’intention de la clore assez vite pour me consacrer aux préparatifs de mon voyage.- « Mesdames, Messieurs, nous reprenons notre séance.Nous nous en sommes arrêté à l’intervention de Madame Ghylar, c’est donc à Monsieur Jeoli que je cède la parole pour un exposé relatif à l’élaboration de la loi dont je rappelle qu’elle est aujourd’hui réservé au Conseil dirigeant ; on a vu plus démocratique.Monsieur Jeoli. J’invitais d’un geste de main qui trahissait mon empressement le prochain orateur à s’exprimer. Par chance, le volet le plus important de la discussion était derrière nous.- Merci Monsieur le Vice-Roi.Nous avons décidé de constituer une sous-commission dédiée à la procédure d’élaboration des lois car la loi est un acte fondamental au sein de l’État, c’est sans doute l’acte central : elle est le support d’action de l’État de droit. La loi se définit par sa procédure d’adoption, mais également par son contenu. Notre collègue qui a présidé la sous-commission relative aux libertés fondamentales vous en dira plus, mais ce chapitre de la Constitution à venir comporte beaucoup de délégation législative. Le législateur alderaanien aura ainsi la lourde charge, en plus d’accompagner le gouvernement dans la conduite de la politique du Royaume, de définir les grands équilibres relatifs à l’application des droits fondamentaux lorsque la Constitution lui en donnera la compétence.J’ai donc pour mission de vous présenter sommairement la procédure d’adoption des lois, mais il serait plus correct de parler des procédures d’adoption des lois, au pluriel, car il y en plusieurs types.La loi ordinaire est l’acte à portée générale et impérative, adopté par le Congrès selon une procédure qui fait intervenir toutes les institutions du Royaume. Il est donc important de bien comprendre, et je note que mes collègues y ont pris gare, à ne pas désigner le Congrès comme le pouvoir législatif car la fonction d’adopter les lois est en réalité partagée.L’initiative est d’abord partagée : chaque député pourra déposer une proposition de loi et le Roi, en réalité le Vice-Roi, pourra déposer un projet de loi. Dans la mesure où le Vice-Roi a la charge de conduire la politique du Royaume, ses projets bénéficient de facilités procédurales dont je vous épargne l’énumération. La principale étant sa priorité à l’ordre du jour du Congrès. Si nous décidions de ne pas prévoir de telles facilités, alors le Vice-Roi n’aurait pas intérêt à utiliser l’initiative du Roi et pourrait simplement utiliser son initiative de député.Les projets et propositions sont discutés par le Congrès selon une procédure que je vous propose de détailler ultérieurement au sein d’un règlement du Congrès, cette procédure devra garantir la participation du Vice-Roi qui, je vous le rappelle, a la charge de conduire la politique du Royaume. Cela peut nécessiter de canaliser certaines initiatives de députés afin de préserver la cohérence de l’action gouvernementale.Le projet ou la proposition est définitivement adopté par un vote du Congrès, après amendement éventuel suite aux propositions du Roi (et donc du Vice-Roi), des députés ou du Haut Conseil qui aura eu l’occasion de connaître le contenu du texte avant son arrivée au Congrès ; il appartiendra au Roi d’y apposer sa signature en témoignage de son consentement avant de promulguer définitivement le texte. Nous avons prévu cette étape du consentement car, à ce stade, le Roi peut refuser la loi mais devra dans ce cas impérativement saisir la Cour Suprême d’un contrôle de constitutionnalité du texte.La Constitution serait en effet lettre morte s’il n’existait pas de procédure de contrôle des lois par rapport à la Constitution, et cela sera détaillé par nos collègues de la sous-commission dédiée à la Cour Suprême.Voici schématiquement pour les lois ordinaires, soit la très grande majorité du travail du Congrès. J’évoquais des procédures particulières : nous aurons, pour chaque cycle budgétaire, une loi de finance. La loi d’habilitation permettra au Congrès, de manière temporaire et circonscrite, de confier au Vice-Roi sa fonction législative. Enfin, la loi constitutionnelle visera à amender le contenu de la Constitution.Ces trois lois spéciales suivent la procédure de la loi ordinaire, hormis les différences que je vous invite à découvrir dans le texte à votre disposition.Des questions ?L’exposé avait effectivement été sommaire, sans doute un peu technique mais le public ici réuni était initié à ces questions. Derrière cette prose un peu barbare se cachait en réalité l’un des éléments fondamentaux d’un système politique : la manière dont étaient élaborées les règles qui s’appliquaient à tous. Dans le système alderaanien où tout tourne autour des lois, instrument de pouvoir mais aussi de liberté, savoir qui l’élabore ne peut pas être une question à éviter. L’État ne peut pas être réellement démocratique si la loi échappe aux citoyens, voilà pourquoi il était aussi important de dédier une sous-commission à cette seule question.- Pourquoi alourdir la procédure d’adoption des lois en soumettant les projets et propositions aux Haut Conseil ?Il y avait en matière de maîtrise de la fonction législative une rupture énorme qui n’échappa pas aux membres de la commission. Le Conseil dirigeant perdait son pouvoir à la faveur du Congrès nouvellement créé, une décision centrale sur laquelle tous les membres de la commission se retrouvaient, la discussion allait donc porter sur la part de pouvoir qu’allait conserver la noblesse. Je tenais à répondre moi-même, par commodité mais aussi eu égard à l’importance du propos.- Il s’agit là du point de départ des négociations musclées que je m’attends à avoir avec l’aile la plus conservatrice de mon camp. Je dépouille un conseil noble de 16 membres de tous ses pouvoirs législatifs à la faveur d’une assemblée élue par le peuple… Même en réservant la dignité royale aux Pairs du Royaume, dont je devine déjà les premiers titulaires, je ne pense pas qu’ils seront intégralement satisfaits. J’ai décidé de donner à cette assemblée des Pairs, le Haut Conseil, un droit de regard et de proposition sur les lois. Je voulais éviter la lourdeur d’une navette entre le Congrès et le Haut Conseil, et voici donc le résultat de cette délicate équation. Projets et propositions subiront l’examen préalable du Haut Conseil qui pourra formuler des amendements intégrés, comme n’importe quels autres, à la discussion des lois devant le Congrès.- Je lis dans le texte une restriction du droit d’amendement des députés, ne serait-il pas bon d’appliquer une telle restriction aux amendements formulés par le Haut Conseil ?- Si, ce serait bon. Monsieur Jeoli, je vous laisse faire la modification.Si nous n’avons pas d’autres questions, je cède la parole à Monsieur Rakior pour le projet de charte des droits fondamentaux. Je vous laisse également détailler le rôle de la Cour Suprême, qui remplacera formellement l’actuelle Cour de la Gentry dans la protection de ces droits fondamentaux.La question des droits fondamentaux était la dernière à traiter, mais pas la moins importante. La Constitution du Royaume d’Alderaan qui était en préparation n’avait pas pour seul but de redessiner le paysage institutionnel, elle devait aussi servir de protection juridique aux citoyens. Il fallait pour cela deux choses : la première est de lister dans le texte même de la Constitution les droits fondamentaux qui formaient le socle de la société alderaanienne, et la seconde est de faire contrôler les lois adoptées par les autorités politiques afin qu’elle n’enfreignent pas les droits fondamentaux constitutionnellement consacrés.- Merci Monsieur le Vice-Roi.L’une des grandes ambitions de la réforme que nous conduisons était la rédaction d’une charte des droits fondamentaux, socle des valeurs alderaaniennes.La Constitution est effectivement le socle de l’ordre juridique, mais nous voulons qu’elle soit également le socle de l’ordre social. Nous vous proposons donc de coucher par écrit les valeurs du Royaume d’Alderaan afin qu’elles bénéficient de la protection juridictionnelle accordée à la Constitution vis-à-vis de tous les actes des autorités constituées.La Cour Suprême, dont nous avons assez peu parlé, aura la mission essentielle de contrôler les actes du Congrès, c’est-à-dire les lois, et les actes de l’autorité exécutive afin qu’ils respectent le contenu de la Constitution, pour les premiers, en plus des lois pour les seconds. Le législateur encadre ainsi l’administration, et le constituant encadre le législateur, tout ceci grâce au contrôle de la Cour Suprême dont l’indépendance, et donc l’impartialité, sont garanties par la Constitution.Ceci ne garantit pas l’immuabilité des règles que nous instaurons, car rien ni personne ne peut encadrer la nation souveraine, cela garantit néanmoins que si ces principes devaient changer, ils ne le pourront qu’en vertu de procédures préétablies – je vous renvoie au discours de notre collègues sur l’élaboration des lois. Nous nous protégeons ainsi contre l’arbitraire, c’est-à-dire les décisions sans fondement préalable, affranchie de la rigueur du droit et donc potentiellement issue des caprices de ceux qui gouvernent.Notre projet est à la fois simple et ambitieux : simple car il ne s’agit pas de heurter les valeurs des citoyens alderaaniens, profondément attachés à leurs libertés, mais ambitieux car il s’agit de la première tentative de consolidation juridique de ces libertés. L’exercice n’est pas sans risque : écrire consacre mais limite également, tous les droits que nous aurions éventuellement omis mais qui étaient prévus par la coutume alderaanienne perdraient potentiellement leur efficacité. Nous pensons avoir réduit ce risque au maximum, et nous avons proposé des rédaction d’articles suffisamment larges pour permettre à la Cour Suprême d’adapter sa lecture aux circonstances, et ce afin que nos droits soient les plus amples possibles. De même, nous avons prévu un article interdisant d’interpréter quelconque droit de manière à en annihiler la portée.Nous avons dû régler quelques questions préalables, et je reviens donc sur la notion de citoyen. Les droits garantis par la Constitution du Royaume ne sont par principe pas réservés aux citoyens alderaaniens, c’est-à-dire à l’électeur (pour faire simple), mais à tout individu qui vit sous administration du Royaume d’Alderaan. Le texte que nous vous proposons utilise parfois le terme "citoyen", et c’est à dessein : certains droits sont effectivement réservés aux citoyens, il s’agit essentiellement des droits garantissant l’égalité dans l’expression politique.Le principe d’égalité entre les citoyens est bien entendu central dans notre culture, il a été nécessaire de rendre compte de sa conciliation avec l’existence traditionnelle d’une noblesse alderaanienne et du caractère tout à fait honorifique de la dignité de noble. Comme nous le rappelait Madame Ghylar toutefois, la dignité nobiliaire ouvre à ceux qui en bénéficient un droit particulier : celui de devenir Pair du Royaume et d’ainsi pouvoir faire partie des prétendants au trône d’Alderaan, dont je rappelle qu’il s’agira d’une fonction essentiellement honorifique. Ce n’est sans doute pas un aspect de la Constitution à venir qui plaira à l’Union Populaire, mais nous pensons avoir retranscrit le juste équilibre entre progressisme et traditionalisme, nul doute que les sociaux-monarchistes nous suivront. Légèrement anesthésié par cet homme qui aimait visiblement s’entendre parler, je tiquais néanmoins face à cette mention politique. C’était essentiellement mon rôle de garantir l’adoption finale du texte en cours d’élaboration, et je repensais naturellement au productif échange avec Monsieur de Vallorion duquel avait résulté la nomination de Curco Multo aux affaires étrangères. J’avais rempli ma part du marché, en espérant que les sociaux-monarchistes feraient de même.Je vous épargnerai ici la liste des droits que nous avons énumérés, ainsi que le plan selon lequel nous les avons rangé en vous renvoyant au texte qui vous a été fourni. Vous noterez néanmoins notre méthode de rédaction qui est assez récurrente : nous énonçons le droit comme un principe en ouvrant la possibilité pour le législateur d’en limiter la portée, sous condition bien entendu. C’est la Cour Suprême qui devra apprécier, dans le cadre de son contrôle de constitutionnalité, si l’équilibre défini par la Constitution a été respecté.Je vous remercie.Enfin. Le discours avait été long et je pouvais constater que les autres membres de la commission partageaient ce sentiment. Il n’y avait pas de question car le thème évoqué n’était pas politique. Les droits fondamentaux touchaient à des considérations beaucoup plus intimes, il était difficile de prévoir dans le cadre de cette réunion les différents débats qu’ils pourraient soulever.- Merci à vous, Monsieur Jeoli.Mesdames, Messieurs, voici les arbitrages qui ont été faits sur les différents thèmes que nous avons abordé. Je vous demande maintenant de procéder à la réunion de tous ces fragments dans un texte global et cohérent, il sera la base des discussions qui s’ouvriront au sein de l’assemblée constituante à élire.J’ai choisi un mode de scrutin proportionnel de sorte à ce que toutes les sensibilités soient représentées car je ne veux pas qu’on puisse amoindrir la légitimité de l’assemblée qui aura la lourde charge d’adopter la Constitution du Royaume. J’ai conscience du risque politique que cela représente, nous prenons le risque de devoir renoncer à certains de nos arbitrages. C’est un risque nécessaire car cette Constitution ne sera pas la nôtre, ce projet même nous échappera à l’instant où nous le soumettrons à l’assemblée. C’est pourquoi je vous demande d’être particulièrement vigilants sur la manière dont vous rédigerez ce texte, car aucune modification ne pourra être faite avec la même facilité que maintenant ; je vous demande également de faire vite, chaque semaine qui passe amoindrit nos chances d’avoir la majorité politique nécessaire pour imposer nos vues. Plus le temps passe, plus nous devrons nous préparer aux compromis.Mesdames, Messieurs, j’ai conscience de mon haut degré d’exigence à votre égard. Nous ne devons pas moins que le meilleur de nous-même aux citoyens qui nous ont confié leur avenir.Sur ces mots d’une gravité inattendue, je me levai en marquant la fin de ma participation à la réunion. Le reste appartenait aux cerveaux ici réunis, j’avais joué mon rôle en m’assurant que la voie tracée était celle que je voulais.Le message de la Chancellerie devait recevoir une réponse rapide, et il fallait également prendre des nouvelles de l’ambassadrice confédérée. Je me dirigeai vers mon bureau d’un pas rapide et songeur, sans quitter des yeux le communicateur sur lequel j’écrivais un message instruisant à Ulrick et Viktoria de m’y rejoindre.
  • Bureau du Vice-Roi

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    Le ChroniqueurL
    Post n°19 Auteur : Sebastian Melvar La signature était un acte si simple et pourtant si lourd de conséquence. Par ce petit geste, le Royaume d’Alderaan se trouvait engagé envers la Confédération des Systèmes Indépendants, et c’est pourquoi les mots avaient dû être choisis avec une précaution toute particulière.Nul doute que les commentateurs politiques alderaaniens trouveraient étranges que mon premier acte de politique étrangère soit un rapprochement avec la C.S.I, moi le pro-républicain qui avait été conduit à défendre cette position inattendue pendant le débat électoral. Un important travail d’explication serait probablement nécessaire. Il faudrait expliquer que la priorité était la protection d’Alderaan contre les effets d’un potentiel conflit et que cette protection nécessitait de retarder quelque peu mes plans initiaux. Je signais donc à mon tour sans remord, mais pas sans inquiétude, avant que Velana n’interrompît mon geste par une requête étrange.Elle désirait devenir l’ambassadrice de la C.S.I sur Alderaan et me soumettait sa candidature. Si un ambassadeur désigné devait être accrédité par les autorités de l’État où il siègerait, ce n’était pas à moi d’accepter quelconque candidature. Refuser une accréditation était un acte grave dont je voulais qu’il soit possible, même si l’hypothèse d’un refus était hautement improbable. Je relevais ma tête du document que je signais avant de répondre et posai mon regard bienveillant sur celle qui deviendrait donc très probablement la première ambassadrice confédérée sur le sol alderaanien. Je ne voyais aucune raison de ne pas avoir des mots agréables en la circonstance, même si la requête me paraissait totalement dépourvue de sens.- « J’en serai honoré, Madame. Je ne vois, à titre personnel, nulle autre personne que vous pour mener à bien cette mission. Et puisque vous deviendrez sans doute l’ambassadrice de la C.S.I auprès du Royaume d’Alderaan, je ferai en sorte que les services de Monsieur Cruco Multo, Édile aux affaires étrangères, prenne contact avec vous afin que ce dernier vous assiste dans la recherche d’une ambassade sur le territoire du Royaume. Je me levai pour signifier la fin de l’entretien. Ce fut un honneur, Madame. Je pense que nous serons rapidement amenés à nous revoir, lors de votre accréditation. »Je n’estimais pas opportun d’aborder une nouvelle fois les tensions avec la République Fédérale et le rôle que la C.S.I voulait donner à Alderaan. Il ne fallait pas paraître trop « impatient » d’entrer en scène, d’autant que je n’étais pas absolument convaincu qu’il s’agissait de la meilleure chose à faire. Il était difficile de prévoir toutes les implications d’un tel mouvement sans avoir discuté avec les autorités de Coruscant, et c’était précisément l’objet de mon premier déplacement à l’extérieur des frontières du Royaume d’Alderaan depuis que j’y avais élu domicile.
  • Appartements privés

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