Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Raxus Secundus

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    Post n°1 Auteur : Super PNJ   Spoiler : Spoiler d'après Teri ,de   
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    Le ChroniqueurL
    Post n°2 Auteur : Leiel Osso Le simulateur avait été privatisé pour la soirée. A part les quelques droïdes indispensables au fonctionnement du lieu, ceux qui gardaient la Sous-Préfète Leiel Osso et monsieur Sief Saad, de l'extérieur le bâtiment semblait vide et inhabité. Dans la salle, sur une table, plusieurs blasters étaient disposés en éventail.- Si vous voulez bien, je commencerai avec le DL-18. Il est léger, efficace, assez précis. La difficulté pour vous serait son système de visée. A bras tendu, il faudra vous entraîner un peu. Le DE-10, bonne arme, un peu plus lourde mais plus équilibrée. Vous le prendrez mieux en main que le DL, à mon avis.Leiel se saisit de la crosse du DE et l'arme ne lui parut pas particulièrement pesante. Mais ça, c'était bras replié. Quand elle le tendit, elle sentit presque immédiatement la tension musculaire se répartir sous sa peau. La danse la maintenait en forme mais cet exercice là, elle ne le pratiquait pas. Déjà le canon commençait à trembler.- Non, retirez votre doigt de la gâchette. Remontez le bras, dans l'alignement de l'épaule. C'est le meilleur moyen de viser. Là. Voilà, c'est exactement cela que vous devez éviter. Vous crispez votre poignet, et cela tord la ligne. L'axe doit être parfait.Déjà, elle reposait le blaster sur la table. L'angle de la crosse ne lui plaisait pas.- Et celui-là ?- Kueget LN-21. Léger, défensif. J'ai pensé qu'il vous plairait.Esthétiquement, ce dernier lui convenait un peu plus que les autres. Sa taille également : plus court, plus ramassé. Mais son poids étonna la Sous-Préfète, ainsi que le cache à l'arrière de la crosse.- Décharges incapacitantes. Parfait pour vous défendre. Sur des organiques.- Et les droïdes ? - Inefficace. Et celui-ci ? Un Westar-34. Excellente arme. La mienne, d'ailleurs. - Je n'aime pas trop son design...Saad sourit en coin, amusé par la remarque.- Celui-là ?- Le Relby-23, madame. Vous n'allez pas l'utiliser souvent, voire, je l'espère, jamais. Sa sécurité... relevez le canon, dans l'axe de l'épaule... voilà. La sécurité n'est pas très sensible, on a rapporté quelques incidents lors de son utilisation. Mais c'est rare. Qu'en pensez-vous ? - Léger... joli, aussi, même si je le trouve un peu long. - Attention, ils sont tous déchargés et pèseront davantage quand vous serez en entraînement. L'acte de tirer appela aussitôt l'image de Phlox Alotran dans l'esprit d'Osso. Mais elle fut remplacée très vite pas une autre, plus ancienne, qui fit fleurir un cercle noir au milieu d'une chemise blanche. Elle baissa le bras.- C'est ridicule, Saad... je ne serai jamais dans une position où ce sera à moi de faire feu.- Si je puis me permettre, vous n'avez aucun moyen concret de garantir une sécurité parfaite à qui que ce soit. Ni pour vous, ni pour votre entourage. Je peux me trouver dans l'incapacité de vous protéger. Une IEM désactivera vos gardes.- Vous expliquez ça comme si la Préfecture allait subir un siège, monsieur Saad...L'assistant personnel sourit à nouveau, de l'amusement au fond des yeux. - Nous ferons en sorte que les choses n'en arrivent jamais là, madame, et puis nous trouverons bien un trou par lequel vous faire passer de toute façon.- Monsieur Saad...- Reprenez. Bras tendu d'abord. On verra les autres positions d'urgence ensuite. Axe de l'épaule... Non, pas comme... attendez. Vous voulez vraiment essayer de profil d'abord ? Je ne sais pas où vous avez vu ça... - Je pourrais tenir l'arme à deux mains ? Ca tremblerait moins.- Absolument, mais pour trouver le bon blaster, il faut en passer par là. Ca ne va pas. Redressez le poignet, sans écraser la crosse. Si vous voulez vous mettre de profil, faites ça bien. Non, votre menton n'a pas besoin de toucher votre bras. Gardez... vous tremblez déjà ? - C'est lourd...- Baissez le bras. Essayez le Westar.- Il est gros...- Il est léger, la crosse est évidée. Ce qui signifie que vous allez devoir trouver votre point d'équilibre plus en arrière. Soupesez-le d'abord. L'arme occupait bien les deux mains blanches de Leiel. Elle lui semblait étrangement légère, rassurante. La seule fois où elle avait tiré, c'était avec un SE 14C. Il lui semblait que l'odeur de l'arme flottait encore dans l'air, qu'elle sentait toujours l'énergie qui jaillissait du canon dans le frémissement ses doigts. Il était plus lourd, peut-être. Sans doute. Le déversement d'adrénaline ne permettait pas d'être sûre. La superposition du passé et du présent rendait l'expérience désagréable.- Madame, écoutez moi. Il faut d'abord se contenter de se préparer à l'usage que vous allez faire de l'arme. Potentiellement, bien sûr. Ce sera dans une position défensive ou intimidatrice. Vous pourriez, si vous le souhaitez, ne charger que des cartouches incapacitantes. Pour les débutants, c'est plus rassurant de savoir qu'on tire sans risquer de tuer. Cela élimine certaines hésitations.Leiel n'avait rien à opposer à la remarque. Ne pas tuer retirait la culpabilité. Mais cette dernière extrémité était parfois nécessaire. Les yeux bleus surpris revinrent à sa mémoire. La profonde surprise. Il n'avait pas eu mal. Il était... confus. Et puis il était tombé en arrière et elle avait collé son dos au mur pour glisser jusqu'au sol. C'était... il y a longtemps. Cela faisait toujours aussi mal.- Je comprends. Mais un droïde ne serait pas arrêté par une décharge paralysante. Et puis si je m'entraîne, je peux envisager de toucher une épaule ou une jambe.Saad eut un petit rire qu'il réprima sur le champ.- Excusez-moi madame. Pour toucher un endroit précis du corps, il faut déjà pouvoir toucher la cible. Si je puis me permettre.- Vous êtes parfois absolument désagréable, monsieur Saad.- Mes excuses, madame. Reprenez le Westar, levez-le. Alignez l'épaule et le bras... Menton levé... bien ! C'est mieux. Vous tremblez vite. Gardez à l'esprit que si l'adrénaline est votre alliée en cas de danger, elle a aussi un coût. Vous allez trembler. Beaucoup plus que vous n'imaginez. Cela ne joue pas en votre faveur, ni pour viser, ni pour intimider. On change de position. De face, deux bras tendus devant vous. C'est la position la plus simple. Bien. Bien, vous avez centré le canon de l'arme, vous pouvez viser de manière plus stable. Parfait. Baissez les bras. Nous devons évoquer quelque chose.Même vide, l'arme était lourde. Osso réalisait que si affrontement il y avait, il devrait être le plus bref possible, sans quoi elle perdrait tous les avantages que le blaster donnait, tout en souffrant de toutes les pénalités de la résistance armée.- Je vous écoute.- Mettons que nous partons sur le Westar. A mon sens, c'est l'option la plus simple, parce que la meilleure, en terme de poids, de puissance, de sécurité. Vous n'allez jamais avoir le temps de tendre le bras.- Pardon ?- Réfléchissez. L'arme ne sera pas sur vous, elle sera... dans un tiroir de votre bureau, accrochée sous la table, elle sera à portée, mais il faudra la saisir, viser, tirer. Pas le temps de tendre un bras. - Alors à quoi tout cela sert-il ? - A savoir qu'en cas de besoin vous avez une alternative. Et c'est tout. Vous êtes ici avec moi parce que posséder une arme sans savoir s'en servir est dangereux. Mais le blaster que vous allez choisir devra rester dans le tiroir. Vous me comprenez ? Osso fronça les sourcils comme un gamin qu'on aurait repris. Saad chargeait l'arme avec des cartouches d'entraînement. Inutile de faire des trous dans les murs, la simulation compterait les points.- Prenez le. Voilà, bras tendus ? Jamais le doigt sur la gâchette tant que le champ de tir n'est pas dégagé.- C'est plus lourd... et ça penche vers l'avant.- Vous avez deux mains, trouvez le point d'équilibre. Je lance la simulation : contentez vous de toucher la cible. On part sur du statique, prenez votre temps.Saad disparut derrière elle et Leiel fut plongée dans le noir. Puis l'éclairage se ralluma, différent. Elle voyait ses bras, rien d'autre. Puis une spirale noire, blanche et jaune s'afficha devant elle, comme suspendue dans le vide. Osso leva les bras, tenta de garder le canon de l'arme au centre de son champ de vision, puis fit feu, avec application, à plusieurs reprises.Après cinq coups, la spirale disparut, et dans son dos, Saad éclata de rire. Elle se retourna, particulièrement vexée.- Monsieur Saad !- Pardonnez-moi madame... C'est... c'est un bon début ! - Ne vous moquez pas de moi !- Vous avez touché deux fois la cible. Tout en haut, à gauche.L'assistant personnel de la Sous-Préfète trouvait le résultat visiblement hilarant. Leiel, beaucoup moins.- Envoyez la suite.- Houla, quelle suite, madame. On reprend. La chose qu'il faut retenir de votre... non, pas exploit... exercice, c'est que les deux tirs sont assez rapprochés. Vous devez serrer trop fort la main droite. Attendez.Il passa derrière elle, lui fit tendre les bras, les mains sur ses poignets. Sa proximité étrangla Leiel. Elle cessa brusquement de respirer, le cœur battant.- Détendez-vous. Vos deux mains sur la crosse, la main droite dessus. Vous voyez ? Vous sentez la pression de vos doigts ? Vous serrez moins fort à gauche.C'en était trop. Osso fit un pas en avant, baissa les bras, cherchant son souffle. Sief Saad l'avait laissé faire, stupéfait, percevant trop tard le malaise. Il lui fallut du temps pour parler.- Madame, pardonnez-moi. J'aurais dû vous demander l'autorisation. Je suis désolé.Elle tourna seulement la tête vers lui, secoua ses bras comme pour les ranimer et repris sa position. Saad, n'osant plus la toucher, était passé sur le côté et dans un silence concentré, corrigeait du bout d'un doigt seulement la position de la Sous-Préfète. D'une voix douce et basse, tout en améliorant l'angle du canon, il lui dit : - Vous pouvez m'en parler, si vous le souhaitez.- Envoyez la suite, monsieur Saad, je vous prie.Sur les cinq tirs suivants, quatre étaient dans la cible, trois à gauche, mais un autre égaré en bas à droite.- On reprend. Corrigez votre position. C'est parti.Pendant les deux heures qui suivirent, Leiel ne parvint jamais à toucher la cible cinq fois d'un seul tenant. Elle se demandait quelle divinité lui avait permis, il y a des années, d'abattre l'homme qui la protégeait tout en protégeant leur maître d'un seul tir. Depuis combien de temps n'y avait-elle plus pensé ? Depuis combien de temps n'avait-elle plus éprouvé cette culpabilité écrasante ? Mais sur toutes les sessions de tir, les plus réussies étaient, toujours, celles où elle imaginait Jayce en cœur de cible.
  • Une matinée au musée

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  • Une journée ordinaire

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    Le ChroniqueurL
    Post n°17 Auteur : Arnon Veral J’avais fait un voyage plutôt long et pénible. Ma négociation avec Kalnietis sur la libération d’Ana Cynn s’était plutôt bien passée. Très courtois, le mafieux avait ardemment défendu ses positions et tout en restant aimable avait exigé un prix très élevé : au fond, pas vraiment de surprise à ce qu’il me permette de partir avec Cynn, cette dernière était en bout de course, bientôt il ne pourrait plus rien en tirer. Il avait simplement profité pour augmenter les marges dans un dernier coup d’éclat. J’avais bien évidemment payé, étant moi-même suffisamment riche pour me le permettre par mes activités commerciales. Le voyage avait été pénible, Cynn divaguait à cause du manque et j’avais chargé mon droïde de s’occuper d’elle. Une fois sur Raxus, je l’avais conduite à un des locaux que je louais et qui était vacants. J’avais fait venir des infirmiers pour qu’ils s’occupent d’elle et trouvent un traitement de substitution pour qu’elle ne souffre pas trop des effets de manque. Je décidai de m’occuper de Cynn plus tard, j’avais bien d’autres choses à faire. J’avais fait appeler Juan, un des employés, pour qu’il vienne me chercher dans Raxulon avec un des véhicule de l’entreprise. Nous avions traversé la banlieue pour arriver à AgroChrome. Une fois à l’intérieur, même si je ne m’étais absenté que deux jours, je pus constater le soulagement de Stacy qui semblait maintenant exagérément soucieuse pour ma santé. Ramenant une boîte de chocolats et de friandises de mon voyage d’affaire, j’avais attiré les employés qui profitaient de m’avoir sous la main pour me faire part de leurs doléances. Elles étaient nombreuses : clients ayant appelé pour avoir des retours sur un dossier épineux, décisions à prendre, formalités administratives. Je n’avais pas rattrapé tout mon retard depuis mon décès présumé et les clients qui maintenant savaient que j’étais bien vivant m’inondaient de messages. Je m’approchais de Stacy qui était resté derrière le bureau d’accueil pour chercher quelque chose dans le courrier, elle me tendit une enveloppe cartonnée qui avait le sceau de la préfecture. -Vous avez reçu cela pendant votre absence. Comme il y a l’entête de la préfecture, j’ai pensé que c’était plus important que le reste. Je remerciais Stacy qui avait souvent tendance à trop en faire et à trop s’inquiéter, je ne voulais pas qu’elle se perde dans de nouvelles élucubrations. La réception d’une telle lettre devait déjà avoir mis le feu aux poudres des ragots qui parcouraient l’entreprise. Je prenais ensuite la longue liste de messages et d’appels qu’elle avait reçu, tout en prenant le temps de discuter avec mes employés et en leur présentant mon nouveau droïde de protocole qui serait très utile au sein de l’entreprise. Une fois cela terminé, je me saisissais de mon sac dans lequel j’avais plié mon uniforme et je rejoignais mon bureau. Cette petite pièce, avec une étagère et une bibliothèque à mon dos, avait quelque chose de rassurant, je me sentais en sécurité ici, au fin fond des locaux d’AgroChrome, c’était mon espace personnalisé. Je jetais également un coup d’œil au coffre-fort qui se trouvait à côté de mon bureau, ce dernier contenait mes seuls effets de valeur. M’asseyant sur le siège de cuir, face au bureau en bois massif, je soupirais, me massant le visage. Les quarante-huit dernières heures avaient été éprouvantes et penser à tout le travail que j’allais devoir abattre afin de pouvoir rattraper mes absences me déprimait encore plus. Séquentiellement, j’organisais sur mon bureau les différentes requêtes. Je passais les coups de téléphone les plus urgents, signais les documents qui ne pouvaient pas attendre et me plongeais dans les dossiers qui nécessitaient mon expertise ou mon avis. Je terminais une première série en fin d’après-midi, appelant Stacy pour qu’elle puisse disposer des documents qui devraient être envoyés à la Préfecture, aux autorités compétentes de régulation ou aux clients qui avaient demandé des expertises ou des études sur leurs propres cas. Je me demandais si nous ne devrions pas recruter encore, au moins afin de pouvoir avoir de l’aide avec les clients qui se multipliaient. Ces nouveaux clients avaient d’ailleurs toujours les mêmes requêtes : des requêtes administratives et légales, ils cherchaient à exister et à avoir une assistance dans un marché Raxien de plus en plus gangréné et bloqué par les procédures administratives de la Confédération. Il était vrai que la CSI avait durci ses directives, dans un objectif de contrôler les productions. Le système devenait de plus en plus autoritaire et c’était toujours sous couvert du bien. Une heure plus tard, je me rendis compte que je n’avais pas ouvert la lettre de la Préfecture. Me saisissant de mon coupe papier, je décachetais soigneusement l’enveloppe. Le faire-part était de qualité, la calligraphie soignée et une partie était écrite à la main. C’était une invitation personnelle de la Sous-Préfète. L’évènement aurait lieu quelques jours plus tard et semblait particulièrement prestigieux :Préfecture de Raxus Secundus,Madame la Sous-Préfète Leiel Osso,A le plaisir de vous inviter à l’inauguration du nouvel Arboretum Xenobiologique de Raxulon, le 16 Zhellday melona à 11h20.Heureuse de vous compter parmi les vivants !Leiel OssoA cet instant, je vous mentirais si j’affirmais que je n’avais pas été heureux en lisant cela. La Sous-Préfète m’invitait personnellement à venir à une inauguration : les dirigeants d’autres entreprises auraient tué père et mère pour avoir ce type d’invitation personnelle. En effet, en général les politiciens faisaient très attention à ne pas donner des impressions de collusion, c’était pour cela qu’il n’invitaient les chefs d’entreprise que lors des délégations ou dans des endroits très privés. J’avais pendant des années cherché à me rapprocher de l’administration de Dae’Mid sans succès, et voilà qu’Osso m’invitait personnellement, signant avec son nom et son prénom. C’était une aubaine que j’aurais eu tort de ne pas saisir. Je n’y voyais pas encore clair dans les projets d’Osso, mais elle semblait avoir des aspirations plutôt souverainistes, ce qui était relativement iconoclaste au sein de la CSI, surtout pour un monde mineur comme Raxus Secundus. On parlait d’ouverture de structures militaires et de lois locales sur l’agriculture et les marchés extérieurs. Beaucoup avaient moqué son jeune âge lorsqu’elle était arrivée au pouvoir, mais Osso avait été longtemps au sein de l’administration Dae’Mid, il n’y avait donc aucune surprise à ce qu’elle se révèle redoutable et efficace sur les questions techniques. La plupart des politiciens idéalistes finissaient par se heurter à leur mauvaise connaissance du terrain et des leviers politiques et économiques, mais Osso semblait être une technicienne hors-pair, capable de prendre des décisions tant sur la politique économique qu’agricole ou sur la sécurité. Pour l’instant, il était bien trop tôt pour juger son action et savoir si elle aurait la profondeur pour durer, mais elle semblait être capable de ménager la chèvre et le chou puisque ni la population, ni la CSI ne l’avait cloué au pilori. Sans doute jouait-elle sur les dissentions qui existaient entre ces deux groupes, les manifestations s’étaient en effet multipliées sur Raxus Secundus pour protester contre les directives de plus en plus strictes de la CSI et de l’autre côté, la CSI urgeait les responsables locaux à prendre leurs responsabilités. Il était très probable que Leiel Osso essaie de satisfaire les deux partis : donner de la souveraineté à Raxus Secundus tout en imposant les agendas principaux de la CSI. C’était intelligent, mais pour l’instant, nous ne pouvions rien conclure. J’avais encore un peu de temps pour me préparer, la date était quatre jours plus tard. Je saisis un papier à lettre de mon côté, et de ma plus belle écriture, je rédigeais la réponse comme le voulait la convenance. Saisissant mon encrier, je la remerciais de son invitation et informais que je me joindrais avec plaisir à l’évènement. Signant, je laissais l’encre noire sécher avant de replier soigneusement la feuille de papier et de la replier dans l’enveloppe maintenant cachetée. Je demandais à Stacy de faire parvenir ma lettre par coursier à la Sous-Préfecture, la feuille comme l’enveloppe étaient d’une qualité exceptionnelle. J’avais déjà une idée de ce que je porterais : un costume complet vert avec veston croisé, cravate autour du col d’une chemise blanche et mocassins de cuir. Je rajouterai une pochette de soie aux motifs brodés. L’étiquette serait importante, mais pour l’instant, je devais me concentrer sur mon travail en retard. Dix ans auparavant, bordure extérieure,Nous avions fait le tour du propriétaire des usines et Cigella avait été horrifiée par l’état de délabrement des infrastructures locales. Les travailleurs œuvraient à même le sol, les machines rouillées semblaient d’un autre temps et la sécurité et l’hygiène étaient des concepts vides de sens pour les autochtones. Rapidement, Rec avait fait son spectacle habituel, enjôleur et convainquant, il avait embarqué la Zeltronne dans son véhicule. Rec n’avait pas été très précis sur les chiffres, Cigella n’était de toute manière pas très sensible à cet argument, mais il avait fait parler le facteur humain, l’organisation. Il avait invoqué des accords locaux avec le gouverneur de la planète : Selim Varicus, qui avait lui-même signé des contrats avec les administrations. Mon ami était habile, il avait sorti de nombreux documents pour appuyer son propos et avait argumenté qu’en tant que membre du Département de Surveillance, il ne pouvait rien faire. Loin d’agacer le Lieutenant-Colonel Cigella, cela l’avait motivé à dîner avec le gouverneur Varicus le soir-même. Nous avions donc quitté l’usine qui produisait des batteries et des munitions pour blaster, un travail répétitif et hautement automatisé -le seul que pouvaient remplir les autochtone- pour le palais du désormais Gouverneur de ce monde. Sur le chemin du retour, Rec avait pris Cigella dans son véhicule, plaçant quelques traits d’esprit qui faisaient glousser la Zeltronne comme une adolescente. La scène était pathétique et aurait pu m’importuner, mais je savais que ce qui se jouait était bien plus important. Qu’il couche avec elle si cela l’amusait, mais qu’il ne touche pas au rendement des usines sous ma responsabilité, je comptais bien rafler une promotion grâce à mon travail fait ici et nous permettre ainsi de quitter cette maudite planète. Nous avions pris le temps de revêtir nos plus beaux uniformes. Cigella n’était pas en reste, coiffée d’un chignon et ayant revêtu un uniforme de gabardine fine qui avait dû lui coûter bien plus que sa solde le permettait. Elle-aussi devait avoir des combines, voire des revenus. Une activité à côté ? Un mari riche ? Un héritage ? Je peinais à analyser la psyché de cet étrange personnage, mais pour l’instant, je la voyais batifoler avec Rec sans réellement céder à une quelconque avance tacite. Nous nous mîmes en route vers le palais de Varicus, un immense bâtiment de pierre qui avait servi à un seigneur local où flottait maintenant un imposant drapeau Impérial. Là où les jardins regorgeaient auparavant d’herbes folles, la végétation était ordonnée et entretenue, nous pouvions voir des jardiniers, coiffés de leur chapeau de paille, en train de s’occuper de l’immense demeure. Quel gâchis, cette main d’œuvre aurait pu servir autrement, mais c’était le système Impérial, nous ne pouvions rien y faire. Des domestiques autochtones nous accueillirent et nous fûmes invités à entrer. C’est dans un salon à l’ambiance feutrée par les essences précieuses qui recouvraient les murs et le plafond qu’aurait lieu le repas. La table avait été recouverte d’une nappe blanche où des assiettes de porcelaine aux armoiries impériales semblaient bien loin de la réalité du front de nos soldats qui combattaient à quelques centaines de kilomètres d’ici pour écraser les dernières poches de résistance de ce monde. Varicus était à l’autre bout de la table, son ventre imposant l’obligeait à éloigner la chaise du rebord de la table et je m’étais toujours demandé comment on avait pu lui tailler un uniforme alors qu’il dépassait le quintal pour sa petite taille. Un crâne déplumé coiffait un visage bouffi et poupin, souvent fendu d’un sourire ahuri et débile. Mais il ne fallait pas s’y méprendre, Selim Varicus était ce que je décrirais comme une « véritable saloperie ». Administrateur zélé, Varicus avait su louvoyer parmi les institutions impériales, et, au gré des trahisons et des alliances, il avait rejoint le système politique pour briguer des postes de gouverneur. A presque quarante-sept ans, cet homme qui ressemblait à un croisement entre un porc et un lutin avait réussi à prendre le contrôle d’une planète impériale, écartant tous ses ennemis. On disait qu’il avait placé un de ses fils, son cousin et même sa belle-famille à des postes-clefs de l’administration de plusieurs planètes. Alors que j’étais moi-même perdu dans le jeu d’apparence de cette soirée, Varicus rit de bon cœur à une blague de Rec. J’aurais été de mauvaise foi si j’avais résumé la carrière de Varicus à une simple opportunité, à de la chance et de l’opportunisme. Cet homme était dangereux, nous l’avions compris immédiatement lorsque Rec et moi l’avions rencontré. Il n’était pas un simple politicien, mais le type d’homme capable de vous briser par un simple coup de fil, quelqu’un qui avait un réseau très important. Nous avions appris que Varicus avait fait fortune dans l’industrie textile. A l’avènement de l’Empire Sith, il avait été un des premiers à proposer des contrats à la nouvelle administration, produisant uniformes et tenues de travail, Varicus avait su profiter de contrats étatiques juteux. Bien évidemment, cela ne lui suffisait pas et l’industriel avait d’autres visions : il voulait entrer dans ce milieu politique. Prenant de l’envergure et des contacts, il était rentré dans l’administration impériale et avait gravi les échelons. Aujourd’hui, il avait des contacts dans divers organes, on parlait également de contacts avec les Siths, les vrais. C’était l’avantage de cet homme qui n’avait ni principe, ni morale, il était capable de s’adapter, de se faire apprécier. Flattant l’ego de ses amis comme de ses ennemis, il n’hésitait pas à trahir et à voler. C’était un fripon doublé d’un bandit au sens strict, pas celui des holofilms à la mine patibulaires, arme à la ceinture, mais d’un autre type. Le type qui manigance, l’intriguant qui complote. Il convient ici pour moi de faire une pause dans la narration pour vous donner un conseil, chers lecteurs. Que ce soit clair, vous m’avez sûrement jugé et c’est de bonne guerre, nous ne nous connaissons pas. Nous serions sans doute très méfiants l’un envers l’autre si nous nous rencontrions, précisément car ma narration m’a amené à livrer certains secrets. Mais après tout, nous avons tous des cadavres dans les placards non ? Je vais donc prodiguer ce conseil qui vous sauvera la mise, car même s’il y a des limites à ma bienveillance, je suis un homme bon. Méfiez-vous des hommes comme Varicus, ce sont de loin les plus dangereux. Lorsque vous en identifierez un, ne l’attaquez jamais frontalement, jouez le naïf, feignez de rentrer dans son jeu. Mieux encore, si vous avez la chance de le voir faire des erreur, faites comme si vous n’aviez rien vu et conservez un sourire de circonstance. Vous aurez ainsi un dossier contre cette personne et plus le dossier sera important, plus vous serez en mesure d’éviter les intrigues. C’est ce que nous avions fait avec Rec, nous avions lentement accumulé des preuves qui n’avaient pas été difficiles à trouver : Varicus était corrompu, il allait voir des prostituées et acceptait des pots-de-vin. Ne vous y méprenez pas, il connaissait également nos combines et notre latitude avec les procédures et les règles, mais nous avions de quoi faire tomber Varicus et il le savait. De mon côté, j’étais prêt à agir à la moindre occasion, à savoir à le poignarder dans le dos, mais surtout à faire ça par derrière, comme ça il n’aurait pas su que c’était nous. Nous tenions ce porc par les ********, c’étiat pour cela qu’il faisait attention à ne pas nous contrarier. Pour l’instant, tout le monde jouait le jeu et ses petits yeux porcins étaient rivés sur la belle Zeltronne, non pas qu’elle l’attirait, mais précisément par méfiance. Le phacochère était en lisière du bois, il humait l’air face à ce nouvel animal qui venait de faire son apparition, l’homme-cochon qu’il était utilisait son flair pour savoir si cette nouvelle venue était une potentielle complice ou une ennemie. Vous pourriez vous dire à ce stade qu’il aurait fallu aller arrêter cette ordure, acculer ce tas de merde, mais comme je vous l’ai déjà dit, nous n’étions pas dans un holofilm et ce genre de sinistre personnage gagne souvent à la fin. Si nous étions prêts à le faire tomber, ce n’était bien sûr pas par charité ou par volonté du bien suprême -ce genre d’argument ne tient qu’en société pour se donner bonne conscience- mais bel et bien pour nous prémunir d’une de ses trahisons. Le goret sourit à nouveau, partant dans une nouvelle discussion dans lesquelles il racontait sa difficile tâche de gouverner ce monde qui n’était pas encore civilisé. On nous avait servi des mets délicats, du steak et des patates rôties, alors que nos soldats n’avaient que de la soupe et du riz. -Dites-moi Lieutenant-Colonel, quelles sont les nouvelles de l’état-major. Ont-ils entendu parler de nouvelles industries dans la région ? Le goret était malin, il savait toujours se positionner par rapport à ses intérêts. En acculant ainsi Cigella, il l’obligeait à répondre, je soupçonnais ce repas de n’être qu’une mise-en-scène pour servir son ambition. Là où au départ, j’avais vu là les marques d’un protocoles, je comprenais alors que Varicus avait tout orchestré et pensé à l’organiser après notre visite des usines précisément pour pousser Cigella à se plaindre de la condition des travailleurs. Ce fils de chien avait prévu de nous faire porter le chapeau pour la mauvaise condition de vie des autochtones tout en demandant un développement industriel. Cigella n’était probablement qu’un rouage d’un mécanisme qu’il avait pensé à plusieurs niveaux, tenant un discours cohérent à plusieurs responsables. Ainsi, la nasse de calomnies se refermerait sur nous. Rec comparait souvent cette masse informe à un Gamorréen, réflexion faite, je le trouvais beaucoup plus hideux qu’un Gamorréen. Cigella lui asséna un sourire poli, avalant une bouchée de notre luxueux repas. -Eh bien, comme je vous l’ai déjà expliqué, c’est la raison pour laquelle je suis là. Nous devons d’abord faire un état-des-lieux précis de la situation ici. Nous devons savoir quels sont les besoins et comment effectuer une transition qui permettrait de traiter les travailleurs selon nos nouveaux standards diplomatiques. Nous verrons ensuite pour le tissu industriel. Le visage porcin de Varicus se perdit dans une moue contrariée. Cet homme était dégoûtant et comme j’avais pu le prédire, il tentait de tirer les marrons du feu :-C’est bien dommage pour la planète. Je demeure convaincu que nous pourrions faire énormément avec un peu plus de matériel et d’infrastructures…Travailler ensemble à suivre vos directives également. J’ai proposé plusieurs choses, soumises au Capitaine Noas et au Commandant Ornaz, malgré toute leur bonne volonté, nous restons tributaires de l’agenda du BSI qui gère ces questions de travail. Le goret s’était une fois de plus positionné, écrivant une ode à sa gloire. Ce dernier n’avais jamais signé aucun papier, il n’émettait aucun ordre. Certains disaient que c’était pour ne pas se mouiller, mais c’était plus pervers que ça, c’était pour pouvoir adopter une position magnanime, se positionner comme celui qui avait les solutions. Je jetais un coup d’œil à Rec qui semblait s’amuser cyniquement de la situation, après tout, il ne nous avait pas chargé. Cigella l’avait écouté poliment et conclut, me mettant la main sur la manche.-Vous avez tout à fait raison, mais si ces questions sont laissées au BSI, n’est-ce pas précisément pour éviter toute dérive ? On peut en effet regretter les décisions unilatérales, mais l’avantage de la bureaucratie ici est la traçabilité des directives. Le Capitaine Noas a rendu tous ses rapports et l’état-major du BSI est au courant de tous les efforts qu’il a déployé, avec le concours du Commandant Ornaz, pour satisfaire les plans économiques. Ils ont bien fait, suivi les ordres comme tout officier impérial doit le faire, mais aujourd’hui, nous changeons de cap. Il y a une volonté de mettre un tour de vis, c’est pour cela que je vais devoir inspecter toutes les archives…Y compris les vôtres. Rec afficha un sourire carnassier et moi, je ne pouvais que m’amuser de la situation. Le Gouverneur Varicus avait régné en maître sur son petit empire et maintenant sur ce monde pendant des mois. Il avait amassé une fortune par le biais de conflits d’intérêts et d’autres irrégularités pendant des années, mais maintenant, il allait tomber en disgrâce. Là où de telles allégations de la part d’un agent du BSI auraient effrayé n’importe quel responsable politique impérial, Varicus sourit poliment. Loin d’être affecté, le pourceau affirma que ses archives étaient ouvertes à tous les responsables Impériaux et qu’il n’avait rien à cacher. Le reste du repas se déroula dans la même bonne ambiance. Varicus avait ouvert ses archives et rien n’était ressorti, il avait été très intelligent et avait plusieurs coups d’avance, comme à son habitude. Nous avions bien évidemment des preuves contre lui, autant qu’il en avait contre nous et dans cette omerta commune à la mafia et à la politique, nous avions décidé d’un statu quo, laissant Cigella dans la belle illusion de la synergie entre les services. Y croyait-elle vraiment elle-même ?
  • RAXUS SECUNDUS

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  • Qui sommes-nous

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    Post n°2 Auteur : Super PNJ -Qui sommes-nous ?-Légion.-Que voulons-nous ?-L’Ordre.-Quand le voulons-nous ?-Dès à présent. Les mots avaient été prononcés et les présents s’étaient assis. La nuit raxienne était porteuse de nouvelles étranges et lointaines qui laissaient perplexes les hôtes du jour. Des nouvelles qui n’étaient pas rassurantes et en plus, provenaient d’amis qu’il convenait de choyer.-Il est plus que temps de nous aussi montrer ce que la Légion peut faire.-Mais nous ne savons pas nous même ce que nous pouvons faire.-Nous savons où nous pouvons le faire. Le reste ne tient qu’à notre volonté et notre envie de bien faire. J’espère que chacun ici est… conscient de l’ampleur de la tâche qui nous incombe.Un frémissement dans l’assemblée, alors que sous capes, les présents hochaient de la tête. Ils savaient très bien ce qu’ils devaient faire, ce qui était nécessaire, ce qui était juste, ce qui était légitime. L’hôte reprit la parole.-Nous savons de source sûre désormais que la Confédération veut réellement s’implanter sur Raxus Secundus, veut se montrer présente sur la planète, pour ses odieuses machinations, et notre soi-disant gouvernante, celle qui a pris le poste dans le déni le plus total de toute démocratie, est complice de ces actions. Nous devons frapper, et nous devons frapper fort, revendiquer ce qui revient de droit à Raxus Secundus.-Oui !-Nous devons reprendre ce qui appartient aux raxiens, et non à des étrangers !-Oui !La clameur était suffisamment élevée pour que l’hôte dut lever les mains au bout d’un moment, pour intimer le silence à ses ouailles pendues à ses lèvres.-Nous savons quelle est la première étape, rendre notre planète à ses possesseurs. Nous ferons ce qu’il est nécessaire de faire.Atréïs
  • Orbite de Raxus

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    Post n°19 Auteur : June King Le colonel Graff se révélait être un orateur convaincant, capable d'exprimer ses idées avec clarté et passion dans ses propos. L'art de la persuasion n'était pas donné à tout le monde, mais il savait captiver son auditoire à sa manière et ne manquait jamais d'assurance. Bien que la Confédération lui avait confié ces dernières années des tâches bien moins palpitantes que de conduire des troupes sur le champ de bataille et vers la victoire, il savait que la bureaucratie était tout aussi épuisante et terriblement dangereuse. Malgré cela, il conservait certaines manières militaires dans son discours, qui pouvaient donner l'impression d'une hostilité décomplexée. Bien sûr, il n'allait certainement pas sourire de manière malicieuse, comme le faisaient souvent les politiciens, mais une certaine volonté de paraître amical sans pour autant offenser son interlocuteur pouvait se faire ressentir parfois dans ses paroles.Après le long monologue du colonel sur la sergente et les explications concernant les exigences de la Confédération quant aux conditions à remplir, le conseiller Korvax prit la parole et n'hésita pas à rassurer le militaire. Ce dernier hocha simplement la tête en réponse. Se redressant et éteignant l'hologramme de la sergente, il joignit les mains derrière son dos et remercia le conseiller.« — Vous m'en voyez soulagé, conseiller. Même si certaines choses sont à améliorer, votre sens du travail et votre dévouement envers la Confédération nous honorent et elle saura vous le rendre correctement, dit-il en hochant une nouvelle fois la tête. Vous disposez à présent de toutes les informations nécessaires pour assurer une bonne réception de la sergente et savoir à qui vous avez affaire, j'espère que vous ne la décevrez pas, répéta-t-il. Je vous souhaite bonne chance, conseiller. Graff, terminé. »Alors que l'hologramme du conseiller disparut, plongeant la pièce dans l'obscurité totale avant que les lumières ne reviennent pour éblouir les yeux du colonel, une expression de satisfaction et de fierté se dessina sur son visage. Il craqua sa nuque pour se détendre, signe de soulagement après cette réunion courte, mais épuisante - une chance que son implant réduisant la fatigue fonctionnait parfaitement. Il était déjà très tard, et la soirée avait laissée place à la nuit - dont l'obscurité était accentuée par l'orage qui grondait encore à l'extérieur et recouvrait une grande partie de la planète. Le colonel se dirigea vers la sortie de la salle de réunion pour regagner son bureau, mais décida de faire un léger détour vers l'extérieur pour prendre une bouffée d'air frais et fumer une cigarette, appréciant la douce berceuse apaisante qu'offrait le tonnerre.Mais l'appel du travail se faisait de plus en plus fort. Écrasant sa cigarette dans un cendrier extérieur, le colonel retourna s'asseoir à son bureau pour rédiger un long rapport sur son échange avec le conseiller. Cependant, au cours de la rédaction, il se souvint d'un détail crucial concernant la sergente : un sous-officier ne pouvait prétendre à un poste de chef formateur. Bien qu'elle puisse temporairement pallier l'absence d'un officier ou d'un officier supérieur, son grade de sergent ne lui permettait pas d'assumer des responsabilités importantes telles que diriger une académie en tant que directrice. Il décida donc d'ouvrir une nouvelle page dans son datapad et d'entamer un long rapport et une demande pour que la sergente soit promue. Bien entendu, cela nécessiterait l'approbation de plusieurs officiers et officiers supérieurs et prendrait du temps. Cependant, s'il pouvait garantir à l'académie, qui verrait bientôt le jour, une directrice officielle avec le grade d'officier, cela faciliterait grandement ses recherches pour un remplaçant en lui faisant gagner du temps et lui éviterait surtout une montagne de paperasse inutile.
  • Les orgues sous la montagne

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    Post n°7 Auteur : Leiel Osso Deux jours plus tard, la parade officielle arpentait les rues avec lenteur, Elden debout dans la barge du Gouverneur, saluant la foule, Alejand assis à ses côtés, stupéfait d'entendre son nom scandé par la population en liesse. On jetait des fleurs sur le passage du convoi au lieu de fruits pourris, on acclamait Maison Bastion, épine dorsale de Kashis, et le jeune Elden Bastion, qui sauvait tous et chacun. Ce fut lui qui fit lever son aîné. Les cris de « Viginti », « Fils de Xer », « Bastion » redoublèrent. Et Alejand se demanda si il avait jamais connu une chose pareille, de « son vivant ». Il considéra l'enfant à ses côté, son fils, maintenant et se rassit. C'était à lui que revenait le nom et la charge, à présent. Il lui sourit doucement, sans rien ajouter. Jamais il n'aurait le temps de tout lui apprendre. Et peut-être que c'était mieux ainsi. Peut-être qu'il devrait faire autrement que ce qu'avaient toujours fait les Viginti. Et puis, il devait bien se l'avouer. L'idée d'emmerder Berenger et Oï'Tavel jusqu'au bout pouvait faire passer n'importe quelle pilule. Au balcon du Palais Provincial, Rand Talbot considérait le spectacle avec stupeur et soulagement.- Sous-Préfète, merci. Vraiment. Mais vous avez ouvert un casus belli avec les Viginti, vous le réalisez, n'est-ce pas ?- Chaque chose en son temps, Gouverneur Talbot. Nous verrons ce que le vent nous apporte. - Du grain, sans aucun doute. Mais vous aurez le soutien de Kashis, Sous-Préfète. - Je n'oublierai pas cette marque de reconnaissance. J'ai encore quelque chose à faire ici et je devrai vous laisser. Kessel est-il arrivé ?- Il attend en bas, madame. Puis-je vous pousser à reconsidérer ma présence à vos côtés, Sous-Préfète ?- Non Saad. Pas cette fois. J'ai donné ma parole. Je ne serai pas longue.Devant les orgues de Kashis, il n'y avait plus personne, les braseros étaient éteints et le bruit des cailloux remués par leurs pas semblait assourdissant à Leiel. Au pied de la structure immense, elle leva à nouveau les yeux. Encore une fois, son champ de vision limité l'empêcha de concevoir les véritables dimensions des colonnes qui se fondaient dans la distance. - Je ne sais pas si...- Vous avez promis, Sous-Préfète. Et d'après nos discussions, vous en avez besoin, n'est-ce pas ?Qu'il était difficile de penser clairement. Touchait-elle la Force ? Vraiment ? Ou n'était-ce qu'une illusion, un rêve issu de son enfance fracassée, un prétexte pour s'imaginer de la valeur, n'importe quelle valeur ? On pouvait méditer sans la Force. On pouvait trouver de la sérénité en soi sans avoir recours à cette puissance incompréhensible et honteuse, terriblement infamante. Mais pourquoi ? Que trouvait-elle de si indigne dans ce tissu inconcevable qui unissait tout ce qui existait et existerait ?Alors elle tendit sa main gauche au flamine. Il ne leva pas sa lame, les mises en scène n'avaient pas lieu d'être dans la solitude de la moraine. Le tranchant lui ouvrit la paume, pas profondément, mais suffisamment pour faire jaillir le sang. Le prêtre accompagna le geste de Leiel et pressa la paume sanglante contre la plaque de pierre noircie par l'hémoglobine et le temps.Le temps s'écoula, les deux mains appuyant contre la marque dans la montagne. Osso ne comprenait pas ce qui la rebutait dans la Force quand c'était elle qui était concernée. Elle éprouvait une curiosité positive en ce qui concernait les Jedi, malsaine pour les Sith, comme des milliards de vies dans la galaxie. Mais quand il s'agissait d'elle, non, non, ce n'était pas ça. Ce n'était pas la Force, qu'elle devait fuir, qu'elle devait taire. Un fruit de son imagination malade. Et cela n'avait pas de sens.- Il ne se passe rien, nous...- Silence.Est-ce qu'elle avait rattrapé le verre sur le plateau ? Avec la main ? Avec sa seule terreur ? Est-ce qu'elle avait ralenti le temps, quand le vaisseau refusait de décoller ? Est-ce qu'elle avait poussé Elden Farsi à accepter ses conditions, comme tous les hommes qu'elle avait convaincus de la suivre, comme toutes les victimes qu'elle avait livrées à l'ogre ? Rien n'était clair, rien n'était vrai, limpide, sûr. Et le silence de la montagne le disait bien : elle avait imaginé tout cela, comme un enfant qui...Au début, ce fut comme un souffle, comme le vent qui aurait fait frémir les colonnes creuses dans la montagne. Et puis immédiatement à sa droite, le tube de pierre vibra, une note aiguë, claire, rejointe par d'autres, encore d'autres, des harmoniques complexes. Les orgues chantaient, sublimes. Au fond de la montagne, quelque chose plein de dents hurlait de rage.Elle recula, terrifiée. Kessel la retint par le bras et elle fut impuissante à se dégager. Quelque chose la voyait, la voulait, et vomissait sa frustration.- Qu'est-ce qu'il y a dans ces cavernes !- La vérité. Vous comprenez maintenant ? Vous utilisez la Force. Vous ne le réalisez pas, mais un jour quelqu'un s'en rendra compte, et vous aurez des ennuis. Maintenant, vous devez respecter votre parole, Sous-Préfète.Le prêtre la lâcha et elle recula de deux pas. Mais elle hocha la tête, lentement. - Le Registre des Cultes reconnaîtra l'Abscondita Flamma.- Et ?- Et je ne ferai rien pour vous... empêcher de... Kessel, qu'est-ce qu'il y a là-dessous ? Vous ne pouvez pas envoyer des enfants à la rencontre de... cette chose.- Et ?- Et vous resterez libre de faire ce que vous avez toujours fait.Le flamine hocha la tête à son tour, en silence, puis ferma les yeux pour profiter encore un peu de la musique des orgues sous la montagne. Osso, elle, considérait sa main ouverte, horrifiée.- Vous êtes complètement inepte, Osso ! Une telle incompétence, une telle... mauvaise foi ! Vous êtes en train de vous forger une réputation qui va vous suivre un bon moment. Croyez-vous que les Viginti accepteront ces manœuvres sans rien faire ?Leiel laissait Berenger s'époumoner. Enfin, ce n'était pas exactement le cas. Il parlait plus fort que de coutume, il était sans doute plus énervé qu'elle ne l'avait jamais vu. Mais il coulait une froideur telle de cet homme qu'elle assistait probablement à sa fulmination la plus brûlante. Tout en passant son pouce sur la ligne qui traversait sa paume gauche, elle soupira soudain, releva la tête et le regarda dans les yeux.- Je ne comprends pas ce qui vous met dans un état pareil, Ino Berenger. Maison Bastion est sauvée, Kashis se porte mieux, de mieux en mieux, et les Viginti profitent d'un regain de popularité qui n'avait pas été enregistré depuis deux cents ans.- L'annulation des ventes des propriétés de Bastion vous aurait-elle échappé ?- C'est pour le bien de la Maison, et celui de l'île. Alors... oui, je comprends qu'une loi qui reconnaisse l'irresponsabilité civile et pénale des Viginti soit un peu surprenante pour vous. Mais vous vous y ferez. Vous êtes adaptables.Berenger balança sa jambe croisée sur l'autre, lentement.- Vous n'avez de pouvoir que dans un certain cadre, Osso. N'oubliez pas ce fait. Vous passerez, plus tôt que vous ne croyez. Vous ne comprenez pas qui nous sommes. Nous sommes Raxus Secundus. - Cela me fait penser : vous savez ce que j'ai retenu de mon voyage sur Kashis ? Elle se pencha un peu sur son bureau et sourit, comme pour mettre son interlocuteur dans la confidence.- Après tout, vous n'êtes Ino qu'à vie.[Merci à Arnon Veral pour toutes ces excellentes idées que j'ai éhontément fauchées et à Dayimiyo Qoraas qui est toujours une inspiration !]
  • Les coulisses du pouvoir

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    Le ChroniqueurL
    Post n°7 Auteur : Leiel Osso Leiel écoutait, en silence, stupéfaite, les raisons d'Atanaé, pour réaliser enfin qu'elle n'avait pas compris ce que son assistante attendait. Tel'Ilma voulait l'oubli. Et ça, Osso était incapable de le concevoir. Elle se souvint du moment où Dae'mid avait introduit son assistante. La blanche avait immédiatement considéré la bleue comme une rivale. Pourtant, il avait fallu revenir sur cet a priori. Atanaé n'avait été que soutien discret et guide bienveillant avec elle. Pas de sortie ensemble, pas de liens tissés autres que ceux issus du partage d'un même bureau et d'une même tâche. Atanaé, déjà, ou plutôt depuis toujours, était à l'abri dans son coquillage et ne souhaitait pas en sortir. Leiel, elle, n'espérait que cela.Alors c'est avec une certaine affliction, une certaine fatalité qu'elle écouta Tel'Ilma énoncer ses intentions jusqu'à la fin. Elle la perdrait. Il était hors de question de la forcer à rester. Leiel l'estimait trop pour lui jouer un tour pareil, et elle ne se berçait d'aucune illusion quant au travail qu'un tel collaborateur contraint pourrait fournir. Oui, elle remplacerait Atanaé. Évidemment. Avec deux droïdes, deux organiques... tout ce qu'il faudrait pour qu'elle accomplisse le travail qu'elle avait à réaliser. Mais Atanaé n'était pas n'importe qui. Même si la Wroonienne en doutait. Osso dut prendre un instant pour se souvenir concrètement de qui était Vasburg. Oh, oui. Les yeux noirs, l'air tour à tour goguenard ou blasé, le recrutement et la disparition de ce cher monsieur Veral. Vasburg qui avait approché son assistante, assez pour que l'idée de s'envoler sous de nouveaux cieux lui reste en tête. Une crispation des doigts blancs fut cachée dans un frottement de mains. Vasburg, les services secrets, l'idée de surveillance... l'idée de surveillance inversée. Qu'avait dit Tel'Ilma ? De la « tenir informée » ? - Mademoiselle Tel'Ilma... je crois que vous avez pris votre décision. J'espère qu'elle sera la meilleure pour vous. Vous quittez donc la Préfecture, mais votre absence sera regrettée.Et c'était vrai. Leiel ne se savait pas si sentimentale.- Si vous collaborez avec le Lieutenant Vasburg, je serai ravie d'avoir des nouvelles périodiquement. En revanche, je ne peux pas vous garantir un autre poste si jamais les choses ne se passaient pas comme vous l'espériez... Mais votre idée de garder contact me rassure un peu. Vous pensez suivre le Lieutenant ?Elle sourit doucement. Quelques nouvelles, de temps en temps, pour savoir ce qu'elle faisait. Oui, l'idée lui plaisait. Beaucoup.- Vous allez peut-être vous transformer en agent de terrain, comme monsieur Saad.Osso se leva, indiquant ainsi la fin de l'entretien. Elle tendit à la main à son ancienne collaboratrice avec le même sourire.- Faites attention à vous, mademoiselle Tel'Ilma. Ne sous-estimez pas vos talents. Je conçois maintenant que vous préférez l'ombre, mais vous avez toujours eu le potentiel de briller.La capacité, pas le potentiel. Leiel ne se corrigea pas. Déjà, avant même qu'Atanaé ne réponde, elle l'imaginait déjà franchissant la porte de son bureau pour disparaître dans l'immensité de la galaxie. Déjà elle pensait à qui pourrait la remplacer, comment améliorer le poste, comment répondre aux besoins de monsieur Saad en plus des siens. Atanaé n'avait pas quitté la pièce qu'elle n'était déjà plus là. Pourtant, une dernière remarque.- N'oubliez pas de me tenir informée. Bonne chance à vous.
  • Espionnage industriel et convention de stage

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    Le ChroniqueurL
    Post n°24 Auteur : Super PNJ Le Gossam Dae’mid regarda son bureau vide. Ou plutôt, son ancien bureau. Maintenant que Leiel était partie avec sa lettre de démission officielle (celle-ci était officieuse depuis quelques jours), il allait pouvoir se concentrer pleinement sur la suite des événements, et surtout, sa nomination au poste de préfet de Cato Neimoidia. Depuis le départ de Maar Shane, l’ancienne préfète, le poste était plus ou moins vacant, laissé à des politiciens véreux qui prenaient le trône pour quelques jours au pire, quelques semaines au mieux, et partaient avec une partie de la caisse. En somme, la corruption gangrenait allègrement la planète, comme le reste du système. Celui-ci avait beau être noble à la base, il en était devenu décadent, et sclérosé dans tous ses membres. Malgré tous ses efforts, il n’avait pas pu empêcher la maladie de se répandre sur Raxus Secundus non plus, mais elle était malgré tout confinée et contrôlée.C’était cela, qu’il comptait à apporter à cette nouvelle planète. Un assainissement de sa sphère politique, un nouvel élan de productivité et de dynamisme et surtout, un retour au premier plan pour elle. Il s’était rendu compte, avec les années, que la CSI, malgré toute sa puissance militaire, n’était qu’un vague patchwork de planètes espacées qui n’avait rien à voir les unes avec les autres, et qu’il fallait réunir en un seul et même système qui fonctionnerait de concert. Pour cela, il fallait reprendre la main à l’Assemblée Préfectorale, il fallait en finir avec toutes ces discussions stériles qui n’en finissaient plus. Et pour cela, il fallait un groupe de politiciens forts. Toutes ces raisons avaient achevé de lui faire ouvrir les yeux. Et puis, il avait encore tant à faire, finalement. Paresseusement, il fit défiler à l’écran les dossiers en cours sur Raxus, et ceux concernant la politique extérieure. Les premiers iraient à Leiel Osso, sa protégée qui volerait de ses propres ailes. Les seconds resteraient avec lui. Ils représentaient une somme de travail considérable, des années de recherches, de prises de notes, d’études, menées par-delà le système Raxus, et qui aboutissaient à une profonde réflexion sur la CSI, ses relations avec l’extérieur, son fonctionnement… Ces travaux là se poursuivraient ailleurs, sur Cato Neimoidia.Ce jour-là, ce fut en toute discrétion qu’il quitta le palais préfectoral. Cette enceinte, il l’avait aimée autant qu’il l’avait haïe, tant il en avait rêvé et cauchemardé. Les sentiments contraires qui l’animaient depuis tant de temps étaient exacerbés, maintenant qu’il posait le pied en dehors pour la dernière fois en tant que maître des lieux. Pourtant, si il y avait bien une chose qu’il ne ressentait pas, c’était du regret. Bien entendu, comme lorsqu’on quitte son conjoint après des années, on se sent… bizarre, mais libre. C’était exactement dans cet état d’esprit qu’il se trouvait. Avec une confiance en lui-même renouvelée. Une envie de servir la CSI encore des années.Ce fut sur cette pensée qu’il posa le pied dans la navette officielle, laissant derrière lui Raxus Secundus, et une bonne partie de son passé.
  • Dans l'ombre

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    Le ChroniqueurL
    Post n°16 Auteur : Atreïs Helcar Le sentiment du devoir accompli habitait Atréïs au moment où il franchissait à nouveau le pas de la porte du couple Bergen. Une sorte de joie malsaine l’avait envahi en annonçant sa sentence qui se voulait irrévocable par les forces en présence sur Raxus. De fait, son autorité aurait pu être contestée, mais en invoquant la CSI, il s’assurait qu’il ne soit pas contredit dans ses propos. Même la sous-préfète, même les Viginti ne pouvaient s’opposer aux ordres du commandement supérieur. C’était à la fois la force et la faiblesse de la Confédération : tous répondaient à une seule et même autorité, l’armée, dirigée par la Générale Suprême et alimentée par les corporations bancaires. Le reste n’était finalement qu’esbroufe et poudre aux yeux. Les pouvoirs politiques en place n’avaient aucune réelle autorité sur leurs peuples autre que celle conférée par la prestance de l’organe supérieur, les préfets pouvaient être révoqués dans la seconde de leur dépassement, et rien n’outrepassait réellement le corps armé. C’était une vérité froide dans laquelle il se complaisait. Mais il ne comptait pas en abuser. Bergen serait un exemple et serait jugé équitablement. Il avait dores et déjà rédigé son rapport au sujet de l’homme et la tenue de son discours, appuyé par les enregistrements constants de son IA qui n’avait évidemment pas perdu une miette de l’échange. Leur connexion se faisait de plus en plus fluide, et progressivement, la machine était moins présente, moins intrusive, et ne se manifestait qu’en cas de réel besoin, se contentant de compiler données, dossiers et informations pendant qu’il n’avait pas usage de son existence. Comme en cet instant où il déambulait sereinement dans les rues de Raxulon. Il aurait sans doute du retourner immédiatement au spatioport, mais une sorte de folie douce l’avait pris, l’incitant à aller flâner quelques temps autour de la ville qui était bien loin de l’agitation géonosienne. Oh, bien sûr, l’activité était présente, voire florissante pour la capitale d’une planète de cette envergure, mais tout cela demeurait humain, loin des hautes villes de Cato Neimoidia ou des ruches de Géonosis qui fourmillaient littéralement.Lui-même faisait tâche dans ce décor qui aurait pu sembler idyllique à n’importe quel être conscient normal. La simple présence du fusil dans son dos en faisait la cible de tous les regards, qu’ils soient curieux, outrés ou simplement amusés. Cela importait peu : Vasburg était sur Raxus Secundus, qu’ils en témoignent, cela ne changerait rien. Cependant, il devait bien reconnaître qu’il n’était pas spécialement à son aise, et pas uniquement à cause des regards. Evoluer au sein de cette foule était chaotique, loin de l’ordre de l’armée, dicté par des ordres donnés à des unités robotiques qui s’exécutaient selon un automatisme pré-conçu. Savoir que les directions données étaient suivies à la lettre le rassurait, au contraire de cette masse imprévisible que pouvait constituer une population si hétéroclite. Raxus Secundus n’était pas vraiment un nid à révoltes. La population, bien qu’au passé belliqueux, se complaisait désormais dans une sorte de moyenne bourgeoisie pataude et peu volubile. Le pouvoir était plus ou moins entre les mains d’une oligarchie préétablie et les gens s’en accommodaient sans aucune difficulté. L’arrivée de la CSI n’avait pas changé grand-chose au tableau, apportant simplement la création de ce poste de sous-préfet qui, avant Osso, n’avait aucun intérêt à élever la voix, et était bien peu utile dans l’Assemblée.Mais les lignes bougeaient. Osso avait lancé l’Arborescence. Le DSP et le DCRS, présents sur la planète comme sur chacune des autres, avait lancé une alerte à leurs agents, de se tenir sur leurs gardes. Les attentats ces derniers temps étaient fréquents, et aucune planète ne semblait vouloir échapper à la règle. Ces indications étaient principalement dédiées à ceux qui avaient la même mission qu’Arnon Veral : assurer la stabilité politique du système par tous les moyens. Lui-même était en dehors de cela, investi d’une mission autre, en dehors des sentiers battus. Peut-être était-ce cela qui le conduisait à se sentir autant en décalage avec le reste du monde. Il n’évoluait pas dans les mêmes sphères. Ni plus hautes, ni plus basses, différentes. Un niveau de compréhension différent. Il suffisait de regarder la foule passer pendant une trentaine de secondes pour constater dix métiers différents qu’il serait incapable de faire. Mais il n’enviait pas leur quiétude. Son IA le rappela à l’ordre en lui signalant que Tregar cherchait à le joindre. Il prit la communication après s’être ébroué légèrement pour se remettre les idées en place.-Commandante Irons. Le Prédateur est prêt à repartir, le trajet a été dessiné, Prime est prévenue, de même que Secundus. Nous n’attendons que vous.-Parfait, Sergent. Nous partirons dès que je remets le pied sur le vaisseau.-Commandante ? Tout va bien ?Il laissa la conversation en suspens un instant. Il avait lui aussi senti sa propre mélancolie dans sa voix, son propre déchirement, comme si une lutte intérieure avait subitement pris le pas sur l’extérieur, se montrant publiquement dans une tentative désespérée. Mais il ne pouvait pas montrer de signes de faiblesse, pas devant ses subordonnés. Il en était fini de cet aspect d’Atréïs, il l’étoufferait comme le reste.-Tout va bien, Sergent. J’arriverai d’ici une heure. Préparez un rapport sur l’ex-conseiller Bergen, le conseiller à l’armée Korvax et la sous-préfète Osso. Catégorie noire.-Oui, Commandante.La catégorie noire. C’était ceux qu’il voulait surveiller d’un peu plus près, ceux qu’il voulait réellement comprendre et anticiper. Certains y entraient, d’autres en sortaient, au gré de leurs actions et de leurs destins. Il éprouvait à l’égard de ces trois individus une curiosité particulière. Osso, bien entendu, était la première d’entre eux. Une parvenue arriviste, accédant au pouvoir en dehors des voies officielles et pourtant proclamée par Raxus Secundus, qui se dépêtrait dans sa politique. Elle ne lui avait pas fait forte impression la première fois, pas plus la seconde. Une femme ordinaire mais a priori capable d’attirer le pouvoir, et douée d’une certaine conviction pour avoir sorti Raxus de sa torpeur. Bergen, lui, s’était proclamé de lui-même ennemi de la Confédération par ses propos, malgré quarante années de bons et loyaux services. Quant à Korvax, c’était sa dévotion qui lui posait question. Il faudrait comprendre. Informer June. Du travail en perspective.Il sortit de sa réflexion pour regarder autour de lui. Personne ne faisait réellement attention à lui. Un clignement d’oeil, il serait loin.
  • Cascades

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    Le ChroniqueurL
    Post n°15 Auteur : Leiel Osso Une réflexion propre surprit Leiel. Elle « partageait » quantité d'analyses et de points de vue de Veral, « partageait » aussi certaines de ses craintes, « partageait»... quoi d'autre ? Est-ce qu'ils se ressemblaient tant que cela ? L'idée fut vite repoussée, l'écart dans l'échelle des pouvoirs rendant la comparaison bancale, mais Osso la caressa un moment, comme un animal exotique et étonnant. Cependant, il avait raison, absolument raison sur un point en particulier : réprimer une rébellion dans la violence ne ferait que nourrir le brasier de la révolte. Non, l'ombre, la discrétion, le goût des courts-circuits et des trahisons étaient absolument la voie à emprunter. Une autre idée, une idée sous-jacente, toujours là mais jamais exprimée, colora le tableau. Légion pouvait avoir un intérêt, un grand intérêt pour des plans plus... secrets. Mais son intérêt à elle allait-il dans le même sens ? L'envie d'agir sur le champ, de cautériser la plaie avant qu'elle ne suppure la taraudait. Et tout lui clamait que l'idée était mauvaise, pire, destructrice.La question de la finalité du pouvoir se posait encore, à nouveau, incessamment, finalement. Le pouvoir pour soi, pour sa richesse personnelle, son influence, pour être au centre, être vue, courtisée ? Le pouvoir pour développer sa planète, faire grandir ses perspectives, enrichir et sécuriser l'avenir des gens sous son autorité ? Le pouvoir pour servir les mâchoires de la CSI, lui fournir troupes et équipements, valider son autorité ? Le pouvoir pour faire simplement ce qu'elle pouvait, sur tous les fronts ? Elle avait fait son choix. L'Arborescence était déjà un organe politique, un lieu de rencontre de dirigeants et de décideurs d'une dizaine de planètes. L'Arborescence changeait tout, ouvrait une petite confédération dans la grande, conglomérait des voix, des voix autrement perdues dans la coalition qu'était la Confédération. Et, en toute honnêteté, elle le faisait avant tout pour le bien de Raxus. Raxus Secundus se verrait plus solide avec davantage de débouchés, d'innovations, d'équipement, avec des crédits auprès des Banques Galactiques enfin renégociés, avec au moins un embryon de forces armées. A ce moment précis, Leiel Osso était convaincue de travailler pour le bien de son peuple d'adoption.Puis le terme de « métastase » interpella la Sous-Préfète. Avec la notion de la maladie, de la déchéance, de la fin. Celle de la propagation, de la contagion, de l'emballement. Mais elle jouait au déjarik. Elle savait que l'avantage d'une pièce peut être retourné contre elle, toujours, jusqu'à la fin de la partie. Quelque chose en elle appelait au défi, souriait presque de l'adversité : Montrez-moi ce que vous pouvez faire, je répondrai coup pour coup.- Je me souviens de ce que vous disiez sur le « roman national », monsieur Veral. L'importance de l'Histoire, la grande, et son incarnation, les Maisons. Une force formidable que cette aristocratie locale, une inertie terrible également. Je vais les museler. Pas les humilier, simplement leur permettre de mordre ailleurs que dans mes mollets. L'Arborescence est aussi un nouveau terrain de jeu pour les Ino. Une constellation de nouveaux débouchés, de nouveaux cadres de loi, une présence interplanétaire accrue... Et l'obligation de réinvestir un pourcentage de ce qui a été investi sur Raxus, quitte à dépasser les limites fixées par Anastys. Enfin, ce n'est pas encore acté, n'allons pas trop vite.Sa main blanche replongea dans la poche du long manteau violet. Elle en tira une boîte ronde qu'elle ouvrit et tendit à son interlocuteur.- Pourriez-vous tenir cela à ma hauteur, s'il vous plaît ? Un peu plus haut... Parfait.Elle produisit également un tube de maquillage dont elle tira un pinceau. Avec une précision féminine, née de la répétition des coquetteries obligatoires et attendues, elle souligna l'arc de sa lèvre supérieure par un mauve brillant, coula une ligne verticale sur la lèvre inférieure, étira légèrement une ombre pourpre à la commissure, rendant sa bouche bicolore et symétrique.- Merci. Non, les grandes Maisons ne sont pas un problème, mais une solution. Elles sont le creuset de l'identité raxienne et si je veux vendre nos produits plus chers, il me faut une marque, un emballage, une réputation. Les Maisons ne pourront pas refuser. De toute façon je ne leur en laisserai pas le choix.Le miroir se referma entre ses doigts et disparut dans sa poche.- Vous m'avez été d'une grande aide, monsieur Veral.Son sourire blanc et violet se fit malicieux.- Là où nous divergeons peut-être est dans la conception d'unité des peuples. La CSI a un avantage sur l'Imperium, c'est qu'elle ne s'attarde pas sur les différences. Pas d'uniformité, pas d'hégémonie culturelle. C'est une force, et un gain de temps. Et une source de revenus aussi, diraient les Banques Galactiques. L'identité raxienne n'est pas, encore, menacée. En revanche, la CSI ferait peut-être bien d'écouter les voix des plus petits. Nous étions des cailloux dans le reg sans fin de la République, il s'agit de ne pas devenir de simples entrées statistiques maintenant. Ce serait troquer une invisibilité pour une autre. Ce serait idiot. Réveillons un peu l'idée d'indépendance. Ne la mélangeons pas avec l'autonomie. Et voyons ce que les cadres militaires qui nous gouvernent feront de cela. Après tout, il faut attendre que l'adversaire joue si l'on veut que la partie progresse.Elle eut un moment d'hésitation pourtant, comme s'il lui fallait réorganiser des idées. Elle reprit plus doucement.- Je comprends. Ce que vous dites de vous. La trajectoire. Sommes-nous si fragiles, au fond ? N'y a-t-il de nous que ce que le destin façonne ? Moi... je n'ai pas de réponse à cette question. Non pas que cela m'indiffère. C'est juste que je préfère trouver une autre réponse que celle qui s'impose à moi.Osso ne s'attarda pas sur ce qu'elle semblait laisser derrière elle. Son appartenance à l'Imperium, peut-être. Sans doute. Noas était le même poisson dans un bocal différent. Mais elle n'était plus un poisson.- Oh, je voulais vous dire, même si vous le savez sans doute déjà. Pendant votre « absence », la Préfecture a pris le relais de votre action auprès de M. Raklin. Il fournit la cantine en fromages, le saviez-vous ? J'ai cru comprendre que la proposition l'avait beaucoup impressionné.Son regard suivit la caméra qui tournait toujours autour d'eux. Elle lui sourit, comme pour prendre la pose sur une photo officielle, une main sur l'épaule de Veral.- Allons. Vous êtes invité à l'inauguration et la réception, bien sûr. Vous y verrez tout le monde officiel. Tib Strama sera là. Il est une des trois têtes de l'Arborescence, vous savez ? Souhaitez-vous que je vous présente ? Dans son sourire, une forme de soulagement aussi. L'entretien s'était bien déroulé. Veral reviendrait vers elle. Il lui offrirait la primeur de ce qu'elle aurait su des semaines plus tard, voire peut-être jamais. Et elle sentait son pouvoir refluer. L'avait-elle poussé à faire ou dire quelque chose qu'il ne pensait pas ? Reviendrait-il sur sa décision plus tard ? Leiel n'y croyait pas. Et peut-être qu'il lui serait possible d'apprendre à maîtriser ce don, plutôt que le craindre. Peut-être que quelqu'un pourrait l'aider à le faire.Derrière les deux humains, les droïdes d'escorte suivirent à distance constante. Pas de voix, pas d'oreille. Leurs yeux n'avaient perçu que des sourires.
  • Aux champs

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    Le ChroniqueurL
    Post n°33 Auteur : Arnon Veral Je venais à peine de rentrer, encore sous l’emprise d’une fragrance rémanente d’un passé agréable. Cette entrevue avec la Sous-Préfète Leiel Osso était agréable, j’avais apprécié notre petit voyage loin de tout. Ce n’était pas simplement la campagne isolée que nous avions visité, mais nous étions sortis de nous-mêmes : des conventions, des étiquettes. Je me surpris à avoir une pensée étrange, s’il était si simple aux enfants -de tous les milieux sociaux et de toutes les origines- de s’entendre, c’était précisément car ils n’étaient pas encore contaminés par les organisations sociales adultes. En grandissants, les adolescents cherchaient bien parfois à se rebeller contre ce qui leur étaient inculqués, mais n’était-ce déjà pas trop tard pour eux ? Ils devaient faire des études, trouver un travail et finalement prendre leur place au sein de la société. La monnaie, l’argent, la possession personnelle, autant de choses qui, ajoutées aux titres, faisaient la société ce qu’elle était. Ainsi lorsqu’Osso et moi nous étions rencontrés, nous étions tous deux dans notre rôle, celui que la société nous avait attribué : moi en tant que responsable de la délégation et elle en tant que Sous-Préfète. Nous étions passés à côté d’affinités qui étaient réelles. Parfois des adversaires ou des ennemis pourraient en réalité bien s’entendre. C’était ce que j’avais ressenti et j’étais heureux que nous ayons réussis à dépasser tout cela. Alors que j’entrais dans les bâtiments d’AgroChrome, j’allais voir ma secrétaire Stacy pour m’enquérir des nouvelles. J’avais en effet un message, et lorsque je rejoignais mon bureau, je me rendais compte que c’était le Lieutenant Vasburg. Cette femme avait le don de m’exaspérer et mes sourcils se froncèrent instinctivement lorsque j’entendis sa voix. Quelque chose dans son intonation qui m’était profondément désagréable, je ne saurais dire quoi, mais j’éprouvais une inimitié franche et entière à son égard. Peut-être cette attitude martiale et froide, mais j’avais connu bien pire au sein de l’Empire Sith. Peut-être également car au sein des services Impériaux, les règles étaient claires et la discipline de fer, le DSP avait un fonctionnement opaque et j’avais rapidement compris que je ne serais pas informé de tout. C’était de bonne guerre, les services de renseignement informaient rarement les hommes de la troupe ou le bas de l’échelle. Le bas de l’échelle, je me surpris à éprouver une certaine colère évoquant cela, après tout, même si je n’étais pas fier de ce que j’avais fait au sein du BSI, j’y étais tout de même Capitaine et j’y avais appris beaucoup de choses. Je chassai ces pensées, elles seraient mauvaises pour la suite de la mission. Le second message était directement de l’officier que je devais rejoindre, une femme, un certain Commandant Delia. Femme qui accordait sa fonction au féminin…Cela aussi ça en disait long sur ce genre d’individus…Je ressentais cependant un certaine autorité dans le message de la cheftaine. Je me laissais aller à la pensée que j’allais peut-être regretter Vasburg. Enfin, à peine rentré, à peine reparti. Je mettais mes affaires en ordre et laissais quelques instructions à mes collaborateurs, rendant visite à ceux à qui je laisserais les clefs de l’entreprise. Il allait falloir que je m’organise pour qu’AgroChrome puisse tourner toute seule, avec la Délégation, j’avais des excuses toutes trouvées pour mes absences, et puis cela rajouterait peut-être des clients à notre répertoire. Parmi les ingénieurs, certains étaient là depuis plusieurs années et n’avaient aucunement besoin de moi pour faire tourner cette entreprise dont les comptes étaient sains. Je m’étais changé, avais pris une serviette de cuir et démarré le landspeeder. Ne sachant pas trop ce qu’il fallait faire, j’avais conservé une habituelle chemise avec une cravate négligemment nouée sous un pull-over. Le trajet fut rapide, il n’y avait pas grand monde sur la route jusqu’à Raxulon…Mais la périphérie de la ville, c’était autre chose. Je commençais à voir les grands ensembles urbains envahir l’ horizon. Heureusement pour moi, le spatioport était à l’écart, comme c’était souvent le cas. Une fois arrivé, je garais mon speeder pour finalement arriver à l’entrée de l’édifice. Il y avait énormément de navettes et de transports en commun, si bien qu’il était difficile pour moi de savoir quoi faire, je ne savais pas même qui chercher. Je prenais donc le partie d’attendre, on finirait bien par venir me chercher, j’envoyais un message à Delia pour lui signifier que j’étais en place, message très laconique et professionnel. Les choses sérieuses commençaient.
  • ARBORESCENCES

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    Le ChroniqueurL
    Post n°8 Auteur : Super PNJ Atanaé était restée sous le choc. Fidèle à elle-même, Osso n’avait pas élevé la voix. Les simples nuances de ses paroles et de ses intonations étaient suffisantes pour se faire comprendre. Surtout face à la Wroonienne qui était hautement impressionnable. Elle n’avait pourtant pas eu la sensation de faire d’erreur, ou de manquer à son devoir, mais la sanction était tombée comme le couperet sur la nuque d’un condamné à mort. Et c’était exactement à cela que se comparait Atanaé à cet instant. Elle avait commis un impair… mais lequel ?Elle avait toujours procédé ainsi, toujours travaillé dans le sens de la sous-préfète, et lorsque cela s’imposait, elle prenait les rendez-vous pour la jeune femme, soulageant ainsi Sief Saad et Leiel. Mais lorsqu’elle l’informa de ne pas prendre les rendez-vous, c’était pire que simplement lui reprendre cette responsabilité : c’était également lui enlever tout ce qu’elle avait fait en ce sens depuis l’arrivée au pouvoir de la sous-préfète. Ce n’était même pas du chagrin qu’elle ressentait, ni de la colère, mais de la déception, à son encontre, elle se maudissait d’avoir fauté et de ne même pas savoir où ni comment. Elle se doutait désormais que cela avait un rapport avec Alotran, auprès de qui elle avait dû se confondre en excuses, mais pourquoi ? Personne ne lui disait rien.Les informations allaient très vite à la sous-préfecture, et si Atanaé n’avait jamais cherché à attendre ou à faire partie des commérages, elle les entendait quotidiennement, depuis le Conseiller à son bureau jusqu’à l’agent en charge de la maintenance. Sauf que ce jour, personne ne lui parlait, et c’était un signe. Le signe qu’elle était la cible des commérages. La disgrâce et la honte étaient sur elle, cela ne faisait aucun doute. Les murs avaient des oreilles, et la discussion, ou plutôt, le blâme, n’avait pas du tomber dans l’oreille d’un sourd qui s’était empressé de raconter que la si discrète Tel’Illma s’était fourvoyée et s’était attirée les foudres de Leiel. Presque instantanément, tout son tissu social avait disparu. Au milieu des arrivistes et des opportunistes raxiens, Tel’Illma n’avait plus d’utilité et donc plus d’importance.Dans la journée qui suivit sa désillusion, ses courriers reçus diminuèrent de moitié. Ses dossiers également. Là où elle travaillait pour certains Conseillers, on lui retirait quelques accès, de ci, de là. Rien qui ne soit trop visible, mais suffisant pour qu’elle se rende compte de ce qu’il se passait. Son coeur était déchiré. Elle avait mis toutes ses forces dans son travail, et sa récompense était la médiocrité. Pourtant, elle travailla d’arrache-pied comme à son habitude. Seulement, cette fois, pas de tête par la porte lui indiquant de bien penser aux lumières en partant. Pas de sourires entendus lorsqu’elle se rendit à la cafétéria quasiment vide le soir venu pour prendre un repas frugal.Ce fut à cet instant qu’elle craqua nerveusement. Toute la pression accumulée ouvrit les vannes d’un seul coup, sans qu’elle ne comprenne elle-même ce qui lui arrivait. Terrassée par la fatigue et le chagrin de son échec, elle se leva et s’enfuit de la salle pour rentrer chez elle.Le lendemain, pour la première fois, elle posait un jour de congé.Atréïs