<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title><![CDATA[Raxus Secundus]]></title><description><![CDATA[Raxus Secundus]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/category/223</link><generator>RSS for Node</generator><lastBuildDate>Thu, 04 Jun 2026 01:27:26 GMT</lastBuildDate><atom:link href="http://star-wars-rpg.fr/category/223.rss" rel="self" type="application/rss+xml"/><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:41 GMT</pubDate><ttl>60</ttl><item><title><![CDATA[Une matinée au musée]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Lemsli Umbra</p>
<p dir="auto"><i>  Marta somnolait légèrement sur sa chaise. Elle avait commencé sa journée une paire d'heure auparavant, et se trouvait dans un cadre propice à la stimulation intellectuelle. Mais la conservatrice n'était plus toute jeune, et le travaille de surveillance qu'elle était contrainte de faire était on ne peut plus soporifique. Elle n'avait meme pas le sentiment de servir à quelque chose, le musée où elle travaillait était vide, comme à son habitude, et elle se savait plus utile en arriéré boutique à travailler sur les quelques ouvrages qui restaient, plutot qu'à surveiller un lieu qui se mourrait chaque jour un peu plus. Les oeuvres et expositions permanentes, deja faméliques, n'avaient plus de secret pour Marta depuis des années, et si elle aimait contempler ces piéces, elle avait perdu ce frisson qui la motivait il y'a des années deja. Son seul plaisir était d'étudier les quelques ouvrages poussiéreux et les piéces délaissées de la réserves. Seulement, voila, "son" musée se mourrait, faute de financement, et afin de survivre,  la direction avait du accepter l'impensable, vendre ses plus beaux trésors tantôt à d'autres établissement qui avaient une meilleure fortune, dans le meilleur des cas, mais le plus souvent, et marta en avait pleuré, à des rustres incultes incroyablement fortunés qui ne raisonnaient qu'en terme de prestige social et de beauté. L'Histoire des piéces vendues, leur véritable valeur, pas la pécuniaire, était complétement oubliée. Pour survivre, le musée avait du se transformer en magasin d'art deco. Seul restaient certains écrits papiers, jugés ringards par on ne sait quel dieu de la mode, et les reliques du passé les moins clinquantes. <br /><br />  Si ce sacrifice avait été violent pour tous, il n'avait meme pas été suffisant. La direction avait du se passer des services d'une bonne partie du personnel. Plus de service d'ordre, plus de service de menage, une direction massacrée.... Le personnel total du musée comptait une petite dizaine de personnes désormais, et un nouveau plan de sauvegarde de l'emploi était apparemment prévu pour une date non connue. C'est dans ce cadre particulièrement morose, que Marta se levait tous les jours pour aller au travail, et avait vu son emploi devenir chaque jour plus éloigné de ce qu'elle faisait à l'origine. L'archivage et les études n'occupaient meme plus la moitié de ses semaines de travail, désormais, elle devait surveiller que les fantomes ne volent ou ne dégrade pas l'exposition en cours. Marta regrettait encore d'avoir décliner la proposition de l'une des plus prestigieuse université de Corellia. A l'époque elle avait des reves de grandeur, et pensait que son musée, racheté par un prince d'une planete voisine, allait rivaliser avec les plus grands noms de Coruscant, Corellia, Naboo ou encore Cathar. Mais au bout de quelques anées, les financements se sont taris, la guerre a repris de plus belle et la culture est passé au second plan. Et lentement mais surement, la descente dans la tombe a commencé. <br /><br />  Pourtant, d'une nature plutot joviale et doté d'une solide pédagogie, Marta ne rechignait jamais à aller vers les rares visiteurs et rectifier quelques histoires populaires erronées qu'ils pouvaient se raconter. Elle passait peut etre pour une curiosité, quelqu'un de lourd, ou dans certains cas, une personne extrêmement inquiétante. Mais peut lui importait ce qu'on pensait d'elle. Les visiteurs n'étaient jamais tres présent, et elle ne souhaitait pas rater une occasion d'eggayer un peu ses journées. Aussi, quelle ne fut pas sa surprise et sa joie, à peine dissimulée par un sourire poli et affable, quand le couple, pour autant qu'elle pu en juger, vint à sa rencontre. Deux jeunes femmes, une humaine, assez grande, de longs cheveux blonds, un teint étonnamment pale qui faisait ressortir des yeux bleus électriques; et une cathare plus petite mais un peu plus agée, la quarantaine, une chevelure foncée, et de magnifiques yeux mordorées élégament mis en valeur par une fine paire de lunette carrées. Elles se tenaient mutuellement par la taille  et affichaient de grands sourires, elles rayonnaient littéralement. Marta était plus habituée à voir des gens moroses, ses collègues, ou des touristes qui étaient plus la à se montre sur les réseaux sociaux, qu'à vraiment apprécier l'art et l'Histoire. Ces deux femmes n'avaient rien à voir avec la plébe habituelle. Elles semblaient dévorer du regard chaque piéce qui s'offraient à elle. Par ailleurs, elles respectaient une regle antique qui se perdait, meme si elles étaient seules dans le musée, elles conversaient à voix basse. La cathare l'accosta d'une voix chaleureuse</i>: "<br /><br />- <span style="color:#9900ff"><strong>Excusez moi, mon amie et moi méme souhaiterions savoir quand est-ce que commence, dit elle avec un sourire étincelant particulièrement apaisant, Nous n'avons pas vu d'horaires particulières, et nous avons complétement oublié de demander à la caisse</strong></span><br />-<span style="color:#ffcc00">Ma foi, j'en suis navrée, mais les visites guidées doivent etre réservée 48h à l'avance, nous n'organisons pas de visite à heure fixe...</span>"<br /><i><br />  Un systéme fort étrange, mais les effectifs étaient réduit à peau de chagrin, et la direction voyait dans cette solution, un moyen de se faire un peu plus d'argent. De toutes maniéres, il fallait aménager l'emploi du temps dans ce genre de cas, le musée ne pouvait pas se permettre de faire tourner tous les effectifs en meme temps. Il n'était que 3 employés à tout gérer aujourd'hui, trois personnes à gérer une pseudo surveillance parfaitement inutile, les cameras de surveillance était HS depuis fort longtemps, et nul 'avait sonngé à les réparer, la caisse, il fallait bien que quelqu'un s'en occupe, en meme temps que la pseudo boutique souvenir à l'abandon, et, un employé dans les bureaux, dont on ne savait trop ce qu'il pouvait faire.</i> <br /><br />"- <span style="color:#9900ff"><strong>Mince... il n'y a vraiment aucun moyen de pouvoir bénéfice d'un avis d'expert ? Ce serait dommage de ne pas profiter à fond de ces reliques...<br /><br /></strong></span>-<span style="color:#ffcc00">Je suis navré mais c'est impossible, le réglement est...</span>" <br /><br /><i>Martha s’interrompit. Une bouffée de chaleur et d'espoir venait de la saisir. Elles n'étaient que deux, elles semblaient vraiment intéressées par l'Histoire... en plus elles avaient une bonne bouille. Et puis, elles n'étaient que deux... pourquoi leur refuser...<br /><br /></i>"-<span style="color:#ffcc00">Je vais vous faire visiter le musée, <i><span style="color:#999999">reprit presque mécaniquement la conservatrice</span></i><span style="color:#999999">,</span> ça restera entre nous, allons suivez moi, suivez moi !<br /><br /></span>-<span style="color:#9900ff"><strong> Merci beaucoup</strong></span>, répondit avec un sourire encore plus éclatant la cathare"<br /><br /><i>  La conservatrice se sentait étonnamment bien, sa journée qui promettait pourtant d'etre particulièrement morose, devenait éclatante. Elle se sentait vraiment tres bien et était motivée comme jamais à présenter le musée à ses nouvelles amies. </i><br />	<br /><i>  Directement, apres quelques détours qui assuraient un maximum de discrétion, il ne fallait pas qu'on les voit, c'était parfaitement logique. Apres tout, elle bravait un interdit pour ses amies. Sa visite allait commencer par l'endroit le plus important du musée, les archives. Il était parfaitement logique de montrer à ce couple l'endroit le plus important du musée. Peu importait qu'il soit interdit au public, elles étaient passionnées par l'histoire, l'archéologie, et la mythologie. Il était logique de présenter les plus précieux ouvrages qui avaient pu rester. Marta posa son badge d'accés sur une table juste à coté de la porte sécurisée qui menait à la salle qui entreposait de multiples trésors, il ne fallait surtout pas perdre ce badge, ce serait vraiment dommage. Face à l'ensemble des ouvrages et des reliques, la cathare émit un soupire et un sifflement. Elle était surement impressionnée par cette salle qu'elle n'avait surement jamais vu. La conservatrice décida logiquement de lui montrer où était l'inventaire de toutes ces ressources, et la clée de la classification de tous ces trésors. Un tel bazar était décevant, il était nécessaire de lui montrer coment se repérer pour chercher un élément spécial. D'ailleurs, rien ne valait l'exemple. Martha avait décidé par elle meme, car elle était parfaitement capable de prendre des initiatives contrairement à ce qu'on disait d'elle, de chercher plusieurs document se référent à un sujet assez précis. Alors que Martha s'apprétait à taper le mot clé qui allait envoyer un droide et un droide transpalette chercher le résultat de sa recherche, elle eut soudain un doute. Il était inhabituelle et meme interdit de montrer ce genre de chose devant un public non autorisé, mais d'ailleurs, que faisait elle la.... Une révélation la frappa. Ses deux amies étaient juste des professeurs d'université. Pas besoin de s'inquiéter. Baignant dans une douce quiétude, Martha valida la commande et observa de son oeil bienveillant les droides et les femmes partir avec empressement. Elle ne sentait pas le besoin de bouger, pour aller où. Mieux valait rester avec ses amies. Au bout de quelques minutes, les droides revinrent accompagné du couple avec trois pièce, un vieux manuscrit qui n'avait q'une poignée de page, vraisemblablement un ancien journal, une gravure et une statue. La cathare poussa un peu brusquement l’archiviste et s’installa sur son propre bureau avant de  s'atteler à la lecture du livre. Martha pensa logiquement qu'il était nécessaire de supprimer informatiquement les références de ces articles qui n'avaient de toute facon jamais existé. La suppression effectuée, marta déploya calmement un grande bâche en plastique au sol avant de se coucher dessus, le tout sous le regard de l'humaine. La cathar semblait parler, mais Martha était bien incapable de saisir ce qu'elle disait. Soudain, Une intense douleur déchira sa poitrine. elle avait la sensation qu'un bloc de marbre se trouvait à la place de son coeur. Paniquée, Martha se débattait dans tous les sens, elle avait cet affreux sentiment que son coeur s’arrêtait de battre. Elle se senti vaguement décoller du sol. Sa vison devenait flou, et sa respiration était haletante. Le monde n'était que douleur. Au bout d'une éternité, Martha perdit l'usage de la vue, et sombra lentement dans un néant qui n'était que douleur.<br /><br />  La Cathar n'avait pas lever les yeux vers la conservatrice. Sentant désormais sa présence complétement évanouie dans la force, elle se décida à relâcher la terrible pression de Force qu'elle avait déclenché pour figer complétement le coeur de sa victime. Cela ne lui avait pris qu'une poignée de seconde, et elle avait agit presque sans réfléchir. Toujours sans relever les yeux, elle dit à ordonna froidement à l'humaine : <br /><br /></i>"<span style="color:#9900ff"><strong>remets moi ça où on l'a trouvé, et emmène moi l'autre</strong></span>." <br /><br />  S<i>ans attendre de réponse, qui de toutes façons ne viendrait pas, la cathar replongeât dans son travail. Ce journal allait représenter un gros défi....</i>  </p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20401/une-matinée-au-musée</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20401/une-matinée-au-musée</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:41 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Une journée ordinaire]]></title><description><![CDATA[Post n°17
Auteur : Arnon Veral
J’avais fait un voyage plutôt long et pénible. Ma négociation avec Kalnietis sur la libération d’Ana Cynn s’était plutôt bien passée. Très courtois, le mafieux avait ardemment défendu ses positions et tout en restant aimable avait exigé un prix très élevé : au fond, pas vraiment de surprise à ce qu’il me permette de partir avec Cynn, cette dernière était en bout de course, bientôt il ne pourrait plus rien en tirer. Il avait simplement profité pour augmenter les marges dans un dernier coup d’éclat. J’avais bien évidemment payé, étant moi-même suffisamment riche pour me le permettre par mes activités commerciales. Le voyage avait été pénible, Cynn divaguait à cause du manque et j’avais chargé mon droïde de s’occuper d’elle. Une fois sur Raxus, je l’avais conduite à un des locaux que je louais et qui était vacants. J’avais fait venir des infirmiers pour qu’ils s’occupent d’elle et trouvent un traitement de substitution pour qu’elle ne souffre pas trop des effets de manque. Je décidai de m’occuper de Cynn plus tard, j’avais bien d’autres choses à faire. J’avais fait appeler Juan, un des employés, pour qu’il vienne me chercher dans Raxulon avec un des véhicule de l’entreprise. Nous avions traversé la banlieue pour arriver à AgroChrome. Une fois à l’intérieur, même si je ne m’étais absenté que deux jours, je pus constater le soulagement de Stacy qui semblait maintenant exagérément soucieuse pour ma santé. Ramenant une boîte de chocolats et de friandises de mon voyage d’affaire, j’avais attiré les employés qui profitaient de m’avoir sous la main pour me faire part de leurs doléances. Elles étaient nombreuses : clients ayant appelé pour avoir des retours sur un dossier épineux, décisions à prendre, formalités administratives. Je n’avais pas rattrapé tout mon retard depuis mon décès présumé et les clients qui maintenant savaient que j’étais bien vivant m’inondaient de messages. Je m’approchais de Stacy qui était resté derrière le bureau d’accueil pour chercher quelque chose dans le courrier, elle me tendit une enveloppe cartonnée qui avait le sceau de la préfecture. -Vous avez reçu cela pendant votre absence. Comme il y a l’entête de la préfecture, j’ai pensé que c’était plus important que le reste. Je remerciais Stacy qui avait souvent tendance à trop en faire et à trop s’inquiéter, je ne voulais pas qu’elle se perde dans de nouvelles élucubrations. La réception d’une telle lettre devait déjà avoir mis le feu aux poudres des ragots qui parcouraient l’entreprise. Je prenais ensuite la longue liste de messages et d’appels qu’elle avait reçu, tout en prenant le temps de discuter avec mes employés et en leur présentant mon nouveau droïde de protocole qui serait très utile au sein de l’entreprise. Une fois cela terminé, je me saisissais de mon sac dans lequel j’avais plié mon uniforme et je rejoignais mon bureau. Cette petite pièce, avec une étagère et une bibliothèque à mon dos, avait quelque chose de rassurant, je me sentais en sécurité ici, au fin fond des locaux d’AgroChrome, c’était mon espace personnalisé. Je jetais également un coup d’œil au coffre-fort qui se trouvait à côté de mon bureau, ce dernier contenait mes seuls effets de valeur. M’asseyant sur le siège de cuir, face au bureau en bois massif, je soupirais, me massant le visage. Les quarante-huit dernières heures avaient été éprouvantes et penser à tout le travail que j’allais devoir abattre afin de pouvoir rattraper mes absences me déprimait encore plus. Séquentiellement, j’organisais sur mon bureau les différentes requêtes. Je passais les coups de téléphone les plus urgents, signais les documents qui ne pouvaient pas attendre et me plongeais dans les dossiers qui nécessitaient mon expertise ou mon avis. Je terminais une première série en fin d’après-midi, appelant Stacy pour qu’elle puisse disposer des documents qui devraient être envoyés à la Préfecture, aux autorités compétentes de régulation ou aux clients qui avaient demandé des expertises ou des études sur leurs propres cas. Je me demandais si nous ne devrions pas recruter encore, au moins afin de pouvoir avoir de l’aide avec les clients qui se multipliaient. Ces nouveaux clients avaient d’ailleurs toujours les mêmes requêtes : des requêtes administratives et légales, ils cherchaient à exister et à avoir une assistance dans un marché Raxien de plus en plus gangréné et bloqué par les procédures administratives de la Confédération. Il était vrai que la CSI avait durci ses directives, dans un objectif de contrôler les productions. Le système devenait de plus en plus autoritaire et c’était toujours sous couvert du bien. Une heure plus tard, je me rendis compte que je n’avais pas ouvert la lettre de la Préfecture. Me saisissant de mon coupe papier, je décachetais soigneusement l’enveloppe. Le faire-part était de qualité, la calligraphie soignée et une partie était écrite à la main. C’était une invitation personnelle de la Sous-Préfète. L’évènement aurait lieu quelques jours plus tard et semblait particulièrement prestigieux :Préfecture de Raxus Secundus,Madame la Sous-Préfète Leiel Osso,A le plaisir de vous inviter à l’inauguration du nouvel Arboretum Xenobiologique de Raxulon, le 16 Zhellday melona à 11h20.Heureuse de vous compter parmi les vivants !Leiel OssoA cet instant, je vous mentirais si j’affirmais que je n’avais pas été heureux en lisant cela. La Sous-Préfète m’invitait personnellement à venir à une inauguration : les dirigeants d’autres entreprises auraient tué père et mère pour avoir ce type d’invitation personnelle. En effet, en général les politiciens faisaient très attention à ne pas donner des impressions de collusion, c’était pour cela qu’il n’invitaient les chefs d’entreprise que lors des délégations ou dans des endroits très privés. J’avais pendant des années cherché à me rapprocher de l’administration de Dae’Mid sans succès, et voilà qu’Osso m’invitait personnellement, signant avec son nom et son prénom. C’était une aubaine que j’aurais eu tort de ne pas saisir. Je n’y voyais pas encore clair dans les projets d’Osso, mais elle semblait avoir des aspirations plutôt souverainistes, ce qui était relativement iconoclaste au sein de la CSI, surtout pour un monde mineur comme Raxus Secundus. On parlait d’ouverture de structures militaires et de lois locales sur l’agriculture et les marchés extérieurs. Beaucoup avaient moqué son jeune âge lorsqu’elle était arrivée au pouvoir, mais Osso avait été longtemps au sein de l’administration Dae’Mid, il n’y avait donc aucune surprise à ce qu’elle se révèle redoutable et efficace sur les questions techniques. La plupart des politiciens idéalistes finissaient par se heurter à leur mauvaise connaissance du terrain et des leviers politiques et économiques, mais Osso semblait être une technicienne hors-pair, capable de prendre des décisions tant sur la politique économique qu’agricole ou sur la sécurité. Pour l’instant, il était bien trop tôt pour juger son action et savoir si elle aurait la profondeur pour durer, mais elle semblait être capable de ménager la chèvre et le chou puisque ni la population, ni la CSI ne l’avait cloué au pilori. Sans doute jouait-elle sur les dissentions qui existaient entre ces deux groupes, les manifestations s’étaient en effet multipliées sur Raxus Secundus pour protester contre les directives de plus en plus strictes de la CSI et de l’autre côté, la CSI urgeait les responsables locaux à prendre leurs responsabilités. Il était très probable que Leiel Osso essaie de satisfaire les deux partis : donner de la souveraineté à Raxus Secundus tout en imposant les agendas principaux de la CSI. C’était intelligent, mais pour l’instant, nous ne pouvions rien conclure. J’avais encore un peu de temps pour me préparer, la date était quatre jours plus tard. Je saisis un papier à lettre de mon côté, et de ma plus belle écriture, je rédigeais la réponse comme le voulait la convenance. Saisissant mon encrier, je la remerciais de son invitation et informais que je me joindrais avec plaisir à l’évènement. Signant, je laissais l’encre noire sécher avant de replier soigneusement la feuille de papier et de la replier dans l’enveloppe maintenant cachetée. Je demandais à Stacy de faire parvenir ma lettre par coursier à la Sous-Préfecture, la feuille comme l’enveloppe étaient d’une qualité exceptionnelle. J’avais déjà une idée de ce que je porterais : un costume complet vert avec veston croisé, cravate autour du col d’une chemise blanche et mocassins de cuir. Je rajouterai une pochette de soie aux motifs brodés. L’étiquette serait importante, mais pour l’instant, je devais me concentrer sur mon travail en retard. Dix ans auparavant, bordure extérieure,Nous avions fait le tour du propriétaire des usines et Cigella avait été horrifiée par l’état de délabrement des infrastructures locales. Les travailleurs œuvraient à même le sol, les machines rouillées semblaient d’un autre temps et la sécurité et l’hygiène étaient des concepts vides de sens pour les autochtones. Rapidement, Rec avait fait son spectacle habituel, enjôleur et convainquant, il avait embarqué la Zeltronne dans son véhicule. Rec n’avait pas été très précis sur les chiffres, Cigella n’était de toute manière pas très sensible à cet argument, mais il avait fait parler le facteur humain, l’organisation. Il avait invoqué des accords locaux avec le gouverneur de la planète : Selim Varicus, qui avait lui-même signé des contrats avec les administrations. Mon ami était habile, il avait sorti de nombreux documents pour appuyer son propos et avait argumenté qu’en tant que membre du Département de Surveillance, il ne pouvait rien faire. Loin d’agacer le Lieutenant-Colonel Cigella, cela l’avait motivé à dîner avec le gouverneur Varicus le soir-même. Nous avions donc quitté l’usine qui produisait des batteries et des munitions pour blaster, un travail répétitif et hautement automatisé -le seul que pouvaient remplir les autochtone- pour le palais du désormais Gouverneur de ce monde. Sur le chemin du retour, Rec avait pris Cigella dans son véhicule, plaçant quelques traits d’esprit qui faisaient glousser la Zeltronne comme une adolescente. La scène était pathétique et aurait pu m’importuner, mais je savais que ce qui se jouait était bien plus important. Qu’il couche avec elle si cela l’amusait, mais qu’il ne touche pas au rendement des usines sous ma responsabilité, je comptais bien rafler une promotion grâce à mon travail fait ici et nous permettre ainsi de quitter cette maudite planète. Nous avions pris le temps de revêtir nos plus beaux uniformes. Cigella n’était pas en reste, coiffée d’un chignon et ayant revêtu un uniforme de gabardine fine qui avait dû lui coûter bien plus que sa solde le permettait. Elle-aussi devait avoir des combines, voire des revenus. Une activité à côté ? Un mari riche ? Un héritage ? Je peinais à analyser la psyché de cet étrange personnage, mais pour l’instant, je la voyais batifoler avec Rec sans réellement céder à une quelconque avance tacite. Nous nous mîmes en route vers le palais de Varicus, un immense bâtiment de pierre qui avait servi à un seigneur local où flottait maintenant un imposant drapeau Impérial. Là où les jardins regorgeaient auparavant d’herbes folles, la végétation était ordonnée et entretenue, nous pouvions voir des jardiniers, coiffés de leur chapeau de paille, en train de s’occuper de l’immense demeure. Quel gâchis, cette main d’œuvre aurait pu servir autrement, mais c’était le système Impérial, nous ne pouvions rien y faire. Des domestiques autochtones nous accueillirent et nous fûmes invités à entrer. C’est dans un salon à l’ambiance feutrée par les essences précieuses qui recouvraient les murs et le plafond qu’aurait lieu le repas. La table avait été recouverte d’une nappe blanche où des assiettes de porcelaine aux armoiries impériales semblaient bien loin de la réalité du front de nos soldats qui combattaient à quelques centaines de kilomètres d’ici pour écraser les dernières poches de résistance de ce monde. Varicus était à l’autre bout de la table, son ventre imposant l’obligeait à éloigner la chaise du rebord de la table et je m’étais toujours demandé comment on avait pu lui tailler un uniforme alors qu’il dépassait le quintal pour sa petite taille. Un crâne déplumé coiffait un visage bouffi et poupin, souvent fendu d’un sourire ahuri et débile. Mais il ne fallait pas s’y méprendre, Selim Varicus était ce que je décrirais comme une « véritable saloperie ». Administrateur zélé, Varicus avait su louvoyer parmi les institutions impériales, et, au gré des trahisons et des alliances, il avait rejoint le système politique pour briguer des postes de gouverneur. A presque quarante-sept ans, cet homme qui ressemblait à un croisement entre un porc et un lutin avait réussi à prendre le contrôle d’une planète impériale, écartant tous ses ennemis. On disait qu’il avait placé un de ses fils, son cousin et même sa belle-famille à des postes-clefs de l’administration de plusieurs planètes. Alors que j’étais moi-même perdu dans le jeu d’apparence de cette soirée, Varicus rit de bon cœur à une blague de Rec. J’aurais été de mauvaise foi si j’avais résumé la carrière de Varicus à une simple opportunité, à de la chance et de l’opportunisme. Cet homme était dangereux, nous l’avions compris immédiatement lorsque Rec et moi l’avions rencontré. Il n’était pas un simple politicien, mais le type d’homme capable de vous briser par un simple coup de fil, quelqu’un qui avait un réseau très important. Nous avions appris que Varicus avait fait fortune dans l’industrie textile. A l’avènement de l’Empire Sith, il avait été un des premiers à proposer des contrats à la nouvelle administration, produisant uniformes et tenues de travail, Varicus avait su profiter de contrats étatiques juteux. Bien évidemment, cela ne lui suffisait pas et l’industriel avait d’autres visions : il voulait entrer dans ce milieu politique. Prenant de l’envergure et des contacts, il était rentré dans l’administration impériale et avait gravi les échelons. Aujourd’hui, il avait des contacts dans divers organes, on parlait également de contacts avec les Siths, les vrais. C’était l’avantage de cet homme qui n’avait ni principe, ni morale, il était capable de s’adapter, de se faire apprécier. Flattant l’ego de ses amis comme de ses ennemis, il n’hésitait pas à trahir et à voler. C’était un fripon doublé d’un bandit au sens strict, pas celui des holofilms à la mine patibulaires, arme à la ceinture, mais d’un autre type. Le type qui manigance, l’intriguant qui complote. Il convient ici pour moi de faire une pause dans la narration pour vous donner un conseil, chers lecteurs. Que ce soit clair, vous m’avez sûrement jugé et c’est de bonne guerre, nous ne nous connaissons pas. Nous serions sans doute très méfiants l’un envers l’autre si nous nous rencontrions, précisément car ma narration m’a amené à livrer certains secrets. Mais après tout, nous avons tous des cadavres dans les placards non ? Je vais donc prodiguer ce conseil qui vous sauvera la mise, car même s’il y a des limites à ma bienveillance, je suis un homme bon. Méfiez-vous des hommes comme Varicus, ce sont de loin les plus dangereux. Lorsque vous en identifierez un, ne l’attaquez jamais frontalement, jouez le naïf, feignez de rentrer dans son jeu. Mieux encore, si vous avez la chance de le voir faire des erreur, faites comme si vous n’aviez rien vu et conservez un sourire de circonstance. Vous aurez ainsi un dossier contre cette personne et plus le dossier sera important, plus vous serez en mesure d’éviter les intrigues. C’est ce que nous avions fait avec Rec, nous avions lentement accumulé des preuves qui n’avaient pas été difficiles à trouver : Varicus était corrompu, il allait voir des prostituées et acceptait des pots-de-vin. Ne vous y méprenez pas, il connaissait également nos combines et notre latitude avec les procédures et les règles, mais nous avions de quoi faire tomber Varicus et il le savait. De mon côté, j’étais prêt à agir à la moindre occasion, à savoir à le poignarder dans le dos, mais surtout à faire ça par derrière, comme ça il n’aurait pas su que c’était nous. Nous tenions ce porc par les ********, c’étiat pour cela qu’il faisait attention à ne pas nous contrarier. Pour l’instant, tout le monde jouait le jeu et ses petits yeux porcins étaient rivés sur la belle Zeltronne, non pas qu’elle l’attirait, mais précisément par méfiance. Le phacochère était en lisière du bois, il humait l’air face à ce nouvel animal qui venait de faire son apparition, l’homme-cochon qu’il était utilisait son flair pour savoir si cette nouvelle venue était une potentielle complice ou une ennemie. Vous pourriez vous dire à ce stade qu’il aurait fallu aller arrêter cette ordure, acculer ce tas de merde, mais comme je vous l’ai déjà dit, nous n’étions pas dans un holofilm et ce genre de sinistre personnage gagne souvent à la fin. Si nous étions prêts à le faire tomber, ce n’était bien sûr pas par charité ou par volonté du bien suprême -ce genre d’argument ne tient qu’en société pour se donner bonne conscience- mais bel et bien pour nous prémunir d’une de ses trahisons. Le goret sourit à nouveau, partant dans une nouvelle discussion dans lesquelles il racontait sa difficile tâche de gouverner ce monde qui n’était pas encore civilisé. On nous avait servi des mets délicats, du steak et des patates rôties, alors que nos soldats n’avaient que de la soupe et du riz. -Dites-moi Lieutenant-Colonel, quelles sont les nouvelles de l’état-major. Ont-ils entendu parler de nouvelles industries dans la région ? Le goret était malin, il savait toujours se positionner par rapport à ses intérêts. En acculant ainsi Cigella, il l’obligeait à répondre, je soupçonnais ce repas de n’être qu’une mise-en-scène pour servir son ambition. Là où au départ, j’avais vu là les marques d’un protocoles, je comprenais alors que Varicus avait tout orchestré et pensé à l’organiser après notre visite des usines précisément pour pousser Cigella à se plaindre de la condition des travailleurs. Ce fils de chien avait prévu de nous faire porter le chapeau pour la mauvaise condition de vie des autochtones tout en demandant un développement industriel. Cigella n’était probablement qu’un rouage d’un mécanisme qu’il avait pensé à plusieurs niveaux, tenant un discours cohérent à plusieurs responsables. Ainsi, la nasse de calomnies se refermerait sur nous. Rec comparait souvent cette masse informe à un Gamorréen, réflexion faite, je le trouvais beaucoup plus hideux qu’un Gamorréen. Cigella lui asséna un sourire poli, avalant une bouchée de notre luxueux repas. -Eh bien, comme je vous l’ai déjà expliqué, c’est la raison pour laquelle je suis là. Nous devons d’abord faire un état-des-lieux précis de la situation ici. Nous devons savoir quels sont les besoins et comment effectuer une transition qui permettrait de traiter les travailleurs selon nos nouveaux standards diplomatiques. Nous verrons ensuite pour le tissu industriel. Le visage porcin de Varicus se perdit dans une moue contrariée. Cet homme était dégoûtant et comme j’avais pu le prédire, il tentait de tirer les marrons du feu :-C’est bien dommage pour la planète. Je demeure convaincu que nous pourrions faire énormément avec un peu plus de matériel et d’infrastructures…Travailler ensemble à suivre vos directives également. J’ai proposé plusieurs choses, soumises au Capitaine Noas et au Commandant Ornaz, malgré toute leur bonne volonté, nous restons tributaires de l’agenda du BSI qui gère ces questions de travail. Le goret s’était une fois de plus positionné, écrivant une ode à sa gloire. Ce dernier n’avais jamais signé aucun papier, il n’émettait aucun ordre. Certains disaient que c’était pour ne pas se mouiller, mais c’était plus pervers que ça, c’était pour pouvoir adopter une position magnanime, se positionner comme celui qui avait les solutions. Je jetais un coup d’œil à Rec qui semblait s’amuser cyniquement de la situation, après tout, il ne nous avait pas chargé. Cigella l’avait écouté poliment et conclut, me mettant la main sur la manche.-Vous avez tout à fait raison, mais si ces questions sont laissées au BSI, n’est-ce pas précisément pour éviter toute dérive ? On peut en effet regretter les décisions unilatérales, mais l’avantage de la bureaucratie ici est la traçabilité des directives. Le Capitaine Noas a rendu tous ses rapports et l’état-major du BSI est au courant de tous les efforts qu’il a déployé, avec le concours du Commandant Ornaz, pour satisfaire les plans économiques. Ils ont bien fait, suivi les ordres comme tout officier impérial doit le faire, mais aujourd’hui, nous changeons de cap. Il y a une volonté de mettre un tour de vis, c’est pour cela que je vais devoir inspecter toutes les archives…Y compris les vôtres. Rec afficha un sourire carnassier et moi, je ne pouvais que m’amuser de la situation. Le Gouverneur Varicus avait régné en maître sur son petit empire et maintenant sur ce monde pendant des mois. Il avait amassé une fortune par le biais de conflits d’intérêts et d’autres irrégularités pendant des années, mais maintenant, il allait tomber en disgrâce. Là où de telles allégations de la part d’un agent du BSI auraient effrayé n’importe quel responsable politique impérial, Varicus sourit poliment. Loin d’être affecté, le pourceau affirma que ses archives étaient ouvertes à tous les responsables Impériaux et qu’il n’avait rien à cacher. Le reste du repas se déroula dans la même bonne ambiance. Varicus avait ouvert ses archives et rien n’était ressorti, il avait été très intelligent et avait plusieurs coups d’avance, comme à son habitude. Nous avions bien évidemment des preuves contre lui, autant qu’il en avait contre nous et dans cette omerta commune à la mafia et à la politique, nous avions décidé d’un statu quo, laissant Cigella dans la belle illusion de la synergie entre les services. Y croyait-elle vraiment elle-même ?
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20400/une-journée-ordinaire</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20400/une-journée-ordinaire</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:37 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[RAXUS SECUNDUS]]></title><description><![CDATA[<p dir="auto">Post n°1<br />
Auteur : Leiel Osso</p>
<p dir="auto"><br /><br /><br /></p><div style="text-align:center"><a rel="nofollow ugc" href="http://star-wars-rpg.soforums.com/image/115/7/4/8/drapeau_v3-59809c0.png.htm" target="_blank"><img src="http://img.xooimage.com/files115/0/d/1/drapeau_v3-59809c1.png" style="max-width:100%" /></a><br /> <br /> <br /> </div><br /><br /><br /><div style="text-align:center">~ <span style="color:#ff0000"><u>Raxus Secundus</u></span> ~<br /> <br /> <br /> </div><br /><br /><div style="text-align:center"><i>Santé, Prospérité, Stabilité</i><br /><i>Sol Lvcet Aqva Flvit</i><br /> <br /> <br /> </div><br /><br /><div style="text-align:center">~ <span style="color:#ff0000"><u>Localisation galactique</u></span> ~<br /> <br /> <br /> </div>Raxus Secundus est la deuxième d'un système de trois planètes orbitant autour d'une étoile jaune.Elle se trouve dans la Bordure extérieure → Amas de Tion  → Hégémonie de Tion<br />( <a rel="nofollow ugc" href="http://www.swgalaxymap.com/" target="_blank">http://www.swgalaxymap.com/</a> : secteur S 5 )<br /><br /><br /><br /><br /><div style="text-align:center">~ <span style="color:#ff0000"><u>Géographie </u></span>~<br /> <br /> <br /> </div><br /><br /><div style="text-align:center"><a rel="nofollow ugc" href="http://star-wars-rpg.soforums.com/image/115/7/f/2/raxus-secundus--59809be.jpeg.htm" target="_blank"><img src="http://img.xooimage.com/files115/3/c/2/raxus-secundus--59809bf.jpeg" style="max-width:100%" /></a><br /> <br /> <br /> </div>● <i>Anastys</i> : Continent principal, sur lequel se trouve Raxulon (1.5 million d'habitants), la capitale et Préfecture, traversée par le fleuve Du Bessal.<br />● <i>Gérénomon</i> : Beaucoup plus montagneux, les mines exploitées depuis des milliers d'années sont pour ainsi dire taries (Anthracite, argent, rhidonium...).<br />● <i>Kashis</i> : Île quasi continentale au sud du globe, traversée par une haute chaîne montagneuse qui culmine au Pic d'Ostrage à 3700m.<br /><br />● Climat : Tempéré, quatre saisons, variations de températures entre -10 et +30° Celsius.<br />Masse forestière importante et légalement protégée (voir les législations).<br /><br /><br /><br /><br /><div style="text-align:center">~ <span style="color:#ff0000"><i>Population </i></span>~<br /> <br /> <br /> </div>● 560 000 000 d'habitants, principalement humains mais aussi neimoidiens, leyakiens, siniteens, gossams, twi'leks...● Niveau de vie globalement confortable, bon niveau d'éducation, criminalité faible.<br />● Religions : Liberté de culte. Quelques religions perdurent, souvent polythéistes (cultes à offrandes), parfois monothéistes et plus inspirées par souvenirs de cérémonies Jedi (à noter : le regain de popularité de la Flamma Abscondita sur l'île de Kashis. <br />(Voir : <a rel="nofollow ugc" href="https://star-wars-rpg.soforums.com/t8957-Les-orgues-sous-la-montagne.htm" target="_blank">Les orgues sous la montagne</a>)<br /><br /><br /><br /><br /><div style="text-align:center">~ <span style="color:#ff0000"><u>Les Xeri Viginti - Le Jardin des Ronces</u></span> ~<br /> <br /> <br /> </div>Les quatorze Maisons encore existantes de Raxus Secundus sont les descendantes de cent vingt-quatre généraux récompensés par Xer pour leurs excellents services durant sa conquête de l'Amas de Tion. Chaque général s'est vu administrer une province de la planète, il y a environ 25 000 ans.<br />Les Maisons restantes sont à la fois l'âme culturelle, politique, économique de la planète, mais présentent une résistance élevée à tout changement. S'ils sont souvent acclamés par la foule sous les cris : « Fils de Xer ! », de nombreuses critiques se font entendre à leur propos.<br /><br />Au sein des Maisons, deux figures se distinguent : l'Ino, qui est la tête de sa Maison et dont l'autorité est souvent respectée, et le Conti, qui sera son successeur.<br /><br />Les quatorze Maisons sont fréquemment nommées « le Jardin des Ronces ». Défendant leurs intérêts agressivement, elles consacrent une grande partie de leur énergie à ruiner les plans de leurs adversaires. Fins politiques, richissimes entrepreneurs, machiavéliques manipulateurs, la réputation des Viginti s'appuie sur une histoire plurimillénaires. Les Maisons restantes sont les plus dures en affaires, les plus habiles, ou simplement les plus chanceuses. <br /><br /><br />Voir les RP suivants : <br />- <a rel="nofollow ugc" href="https://star-wars-rpg.soforums.com/t8866-Aux-champs.htm#p93454" target="_blank">Aux champs</a><br />- <a rel="nofollow ugc" href="https://star-wars-rpg.soforums.com/t8957-Les-orgues-sous-la-montagne.htm" target="_blank">Les orgues sous la montagne</a><br />- <a rel="nofollow ugc" href="https://star-wars-rpg.soforums.com/t9186-ARBORESCENCES.htm#p96230" target="_blank">ARBORESCENCES</a><br /><br /><u>Cinq Maisons principales</u>: <br /><br /><i>Berenger </i>: l'Ino est Darll, son fils Astartes est Conti.<br /><i>Sauvergne </i>: l'Ino est Chadra<br /><i>Oï'Tavel</i> : l'Ino est Vaylla<br /><i>Merivel</i> : l'Ino est Analys<br /><i>Bastion</i> : l'Ino est Alejand, son fils adoptif Elden est Conti.<p></p>
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20399/raxus-secundus</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20399/raxus-secundus</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:37 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Qui sommes-nous]]></title><description><![CDATA[Post n°2
Auteur : Super PNJ
-Qui sommes-nous ?-Légion.-Que voulons-nous ?-L’Ordre.-Quand le voulons-nous ?-Dès à présent. Les mots avaient été prononcés et les présents s’étaient assis. La nuit raxienne était porteuse de nouvelles étranges et lointaines qui laissaient perplexes les hôtes du jour. Des nouvelles qui n’étaient pas rassurantes et en plus, provenaient d’amis qu’il convenait de choyer.-Il est plus que temps de nous aussi montrer ce que la Légion peut faire.-Mais nous ne savons pas nous même ce que nous pouvons faire.-Nous savons où nous pouvons le faire. Le reste ne tient qu’à notre volonté et notre envie de bien faire. J’espère que chacun ici est… conscient de l’ampleur de la tâche qui nous incombe.Un frémissement dans l’assemblée, alors que sous capes, les présents hochaient de la tête. Ils savaient très bien ce qu’ils devaient faire, ce qui était nécessaire, ce qui était juste, ce qui était légitime. L’hôte reprit la parole.-Nous savons de source sûre désormais que la Confédération veut réellement s’implanter sur Raxus Secundus, veut se montrer présente sur la planète, pour ses odieuses machinations, et notre soi-disant gouvernante, celle qui a pris le poste dans le déni le plus total de toute démocratie, est complice de ces actions. Nous devons frapper, et nous devons frapper fort, revendiquer ce qui revient de droit à Raxus Secundus.-Oui !-Nous devons reprendre ce qui appartient aux raxiens, et non à des étrangers !-Oui !La clameur était suffisamment élevée pour que l’hôte dut lever les mains au bout d’un moment, pour intimer le silence à ses ouailles pendues à ses lèvres.-Nous savons quelle est la première étape, rendre notre planète à ses possesseurs. Nous ferons ce qu’il est nécessaire de faire.Atréïs
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20398/qui-sommes-nous</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20398/qui-sommes-nous</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:36 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Orbite de Raxus]]></title><description><![CDATA[Post n°19
Auteur : June King
Le colonel Graff se révélait être un orateur convaincant, capable d'exprimer ses idées avec clarté et passion dans ses propos. L'art de la persuasion n'était pas donné à tout le monde, mais il savait captiver son auditoire à sa manière et ne manquait jamais d'assurance. Bien que la Confédération lui avait confié ces dernières années des tâches bien moins palpitantes que de conduire des troupes sur le champ de bataille et vers la victoire, il savait que la bureaucratie était tout aussi épuisante et terriblement dangereuse. Malgré cela, il conservait certaines manières militaires dans son discours, qui pouvaient donner l'impression d'une hostilité décomplexée. Bien sûr, il n'allait certainement pas sourire de manière malicieuse, comme le faisaient souvent les politiciens, mais une certaine volonté de paraître amical sans pour autant offenser son interlocuteur pouvait se faire ressentir parfois dans ses paroles.Après le long monologue du colonel sur la sergente et les explications concernant les exigences de la Confédération quant aux conditions à remplir, le conseiller Korvax prit la parole et n'hésita pas à rassurer le militaire. Ce dernier hocha simplement la tête en réponse. Se redressant et éteignant l'hologramme de la sergente, il joignit les mains derrière son dos et remercia le conseiller.« — Vous m'en voyez soulagé, conseiller. Même si certaines choses sont à améliorer, votre sens du travail et votre dévouement envers la Confédération nous honorent et elle saura vous le rendre correctement, dit-il en hochant une nouvelle fois la tête. Vous disposez à présent de toutes les informations nécessaires pour assurer une bonne réception de la sergente et savoir à qui vous avez affaire, j'espère que vous ne la décevrez pas, répéta-t-il. Je vous souhaite bonne chance, conseiller. Graff, terminé. »Alors que l'hologramme du conseiller disparut, plongeant la pièce dans l'obscurité totale avant que les lumières ne reviennent pour éblouir les yeux du colonel, une expression de satisfaction et de fierté se dessina sur son visage. Il craqua sa nuque pour se détendre, signe de soulagement après cette réunion courte, mais épuisante - une chance que son implant réduisant la fatigue fonctionnait parfaitement. Il était déjà très tard, et la soirée avait laissée place à la nuit - dont l'obscurité était accentuée par l'orage qui grondait encore à l'extérieur et recouvrait une grande partie de la planète. Le colonel se dirigea vers la sortie de la salle de réunion pour regagner son bureau, mais décida de faire un léger détour vers l'extérieur pour prendre une bouffée d'air frais et fumer une cigarette, appréciant la douce berceuse apaisante qu'offrait le tonnerre.Mais l'appel du travail se faisait de plus en plus fort. Écrasant sa cigarette dans un cendrier extérieur, le colonel retourna s'asseoir à son bureau pour rédiger un long rapport sur son échange avec le conseiller. Cependant, au cours de la rédaction, il se souvint d'un détail crucial concernant la sergente : un sous-officier ne pouvait prétendre à un poste de chef formateur. Bien qu'elle puisse temporairement pallier l'absence d'un officier ou d'un officier supérieur, son grade de sergent ne lui permettait pas d'assumer des responsabilités importantes telles que diriger une académie en tant que directrice. Il décida donc d'ouvrir une nouvelle page dans son datapad et d'entamer un long rapport et une demande pour que la sergente soit promue. Bien entendu, cela nécessiterait l'approbation de plusieurs officiers et officiers supérieurs et prendrait du temps. Cependant, s'il pouvait garantir à l'académie, qui verrait bientôt le jour, une directrice officielle avec le grade d'officier, cela faciliterait grandement ses recherches pour un remplaçant en lui faisant gagner du temps et lui éviterait surtout une montagne de paperasse inutile.
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20397/orbite-de-raxus</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20397/orbite-de-raxus</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:31 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Les orgues sous la montagne]]></title><description><![CDATA[Post n°7
Auteur : Leiel Osso
Deux jours plus tard, la parade officielle arpentait les rues avec lenteur, Elden debout dans la barge du Gouverneur, saluant la foule, Alejand assis à ses côtés, stupéfait d'entendre son nom scandé par la population en liesse. On jetait des fleurs sur le passage du convoi au lieu de fruits pourris, on acclamait Maison Bastion, épine dorsale de Kashis, et le jeune Elden Bastion, qui sauvait tous et chacun. Ce fut lui qui fit lever son aîné. Les cris de « Viginti », « Fils de Xer », « Bastion » redoublèrent. Et Alejand se demanda si il avait jamais connu une chose pareille, de « son vivant ». Il considéra l'enfant à ses côté, son fils, maintenant et se rassit. C'était à lui que revenait le nom et la charge, à présent. Il lui sourit doucement, sans rien ajouter. Jamais il n'aurait le temps de tout lui apprendre. Et peut-être que c'était mieux ainsi. Peut-être qu'il devrait faire autrement que ce qu'avaient toujours fait les Viginti. Et puis, il devait bien se l'avouer. L'idée d'emmerder Berenger et Oï'Tavel jusqu'au bout pouvait faire passer n'importe quelle pilule. Au balcon du Palais Provincial, Rand Talbot considérait le spectacle avec stupeur et soulagement.- Sous-Préfète, merci. Vraiment. Mais vous avez ouvert un casus belli avec les Viginti, vous le réalisez, n'est-ce pas ?- Chaque chose en son temps, Gouverneur Talbot. Nous verrons ce que le vent nous apporte. - Du grain, sans aucun doute. Mais vous aurez le soutien de Kashis, Sous-Préfète. - Je n'oublierai pas cette marque de reconnaissance. J'ai encore quelque chose à faire ici et je devrai vous laisser. Kessel est-il arrivé ?- Il attend en bas, madame. Puis-je vous pousser à reconsidérer ma présence à vos côtés, Sous-Préfète ?- Non Saad. Pas cette fois. J'ai donné ma parole. Je ne serai pas longue.Devant les orgues de Kashis, il n'y avait plus personne, les braseros étaient éteints et le bruit des cailloux remués par leurs pas semblait assourdissant à Leiel. Au pied de la structure immense, elle leva à nouveau les yeux. Encore une fois, son champ de vision limité l'empêcha de concevoir les véritables dimensions des colonnes qui se fondaient dans la distance. - Je ne sais pas si...- Vous avez promis, Sous-Préfète. Et d'après nos discussions, vous en avez besoin, n'est-ce pas ?Qu'il était difficile de penser clairement. Touchait-elle la Force ? Vraiment ? Ou n'était-ce qu'une illusion, un rêve issu de son enfance fracassée, un prétexte pour s'imaginer de la valeur, n'importe quelle valeur ? On pouvait méditer sans la Force. On pouvait trouver de la sérénité en soi sans avoir recours à cette puissance incompréhensible et honteuse, terriblement infamante. Mais pourquoi ? Que trouvait-elle de si indigne dans ce tissu inconcevable qui unissait tout ce qui existait et existerait ?Alors elle tendit sa main gauche au flamine. Il ne leva pas sa lame, les mises en scène n'avaient pas lieu d'être dans la solitude de la moraine. Le tranchant lui ouvrit la paume, pas profondément, mais suffisamment pour faire jaillir le sang. Le prêtre accompagna le geste de Leiel et pressa la paume sanglante contre la plaque de pierre noircie par l'hémoglobine et le temps.Le temps s'écoula, les deux mains appuyant contre la marque dans la montagne. Osso ne comprenait pas ce qui la rebutait dans la Force quand c'était elle qui était concernée. Elle éprouvait une curiosité positive en ce qui concernait les Jedi, malsaine pour les Sith, comme des milliards de vies dans la galaxie. Mais quand il s'agissait d'elle, non, non, ce n'était pas ça. Ce n'était pas la Force, qu'elle devait fuir, qu'elle devait taire. Un fruit de son imagination malade. Et cela n'avait pas de sens.- Il ne se passe rien, nous...- Silence.Est-ce qu'elle avait rattrapé le verre sur le plateau ? Avec la main ? Avec sa seule terreur ? Est-ce qu'elle avait ralenti le temps, quand le vaisseau refusait de décoller ? Est-ce qu'elle avait poussé Elden Farsi à accepter ses conditions, comme tous les hommes qu'elle avait convaincus de la suivre, comme toutes les victimes qu'elle avait livrées à l'ogre ? Rien n'était clair, rien n'était vrai, limpide, sûr. Et le silence de la montagne le disait bien : elle avait imaginé tout cela, comme un enfant qui...Au début, ce fut comme un souffle, comme le vent qui aurait fait frémir les colonnes creuses dans la montagne. Et puis immédiatement à sa droite, le tube de pierre vibra, une note aiguë, claire, rejointe par d'autres, encore d'autres, des harmoniques complexes. Les orgues chantaient, sublimes. Au fond de la montagne, quelque chose plein de dents hurlait de rage.Elle recula, terrifiée. Kessel la retint par le bras et elle fut impuissante à se dégager. Quelque chose la voyait, la voulait, et vomissait sa frustration.- Qu'est-ce qu'il y a dans ces cavernes !- La vérité. Vous comprenez maintenant ? Vous utilisez la Force. Vous ne le réalisez pas, mais un jour quelqu'un s'en rendra compte, et vous aurez des ennuis. Maintenant, vous devez respecter votre parole, Sous-Préfète.Le prêtre la lâcha et elle recula de deux pas. Mais elle hocha la tête, lentement. - Le Registre des Cultes reconnaîtra l'Abscondita Flamma.- Et ?- Et je ne ferai rien pour vous... empêcher de... Kessel, qu'est-ce qu'il y a là-dessous ? Vous ne pouvez pas envoyer des enfants à la rencontre de... cette chose.- Et ?- Et vous resterez libre de faire ce que vous avez toujours fait.Le flamine hocha la tête à son tour, en silence, puis ferma les yeux pour profiter encore un peu de la musique des orgues sous la montagne. Osso, elle, considérait sa main ouverte, horrifiée.- Vous êtes complètement inepte, Osso ! Une telle incompétence, une telle... mauvaise foi ! Vous êtes en train de vous forger une réputation qui va vous suivre un bon moment. Croyez-vous que les Viginti accepteront ces manœuvres sans rien faire ?Leiel laissait Berenger s'époumoner. Enfin, ce n'était pas exactement le cas. Il parlait plus fort que de coutume, il était sans doute plus énervé qu'elle ne l'avait jamais vu. Mais il coulait une froideur telle de cet homme qu'elle assistait probablement à sa fulmination la plus brûlante. Tout en passant son pouce sur la ligne qui traversait sa paume gauche, elle soupira soudain, releva la tête et le regarda dans les yeux.- Je ne comprends pas ce qui vous met dans un état pareil, Ino Berenger. Maison Bastion est sauvée, Kashis se porte mieux, de mieux en mieux, et les Viginti profitent d'un regain de popularité qui n'avait pas été enregistré depuis deux cents ans.- L'annulation des ventes des propriétés de Bastion vous aurait-elle échappé ?- C'est pour le bien de la Maison, et celui de l'île. Alors... oui, je comprends qu'une loi qui reconnaisse l'irresponsabilité civile et pénale des Viginti soit un peu surprenante pour vous. Mais vous vous y ferez. Vous êtes adaptables.Berenger balança sa jambe croisée sur l'autre, lentement.- Vous n'avez de pouvoir que dans un certain cadre, Osso. N'oubliez pas ce fait. Vous passerez, plus tôt que vous ne croyez. Vous ne comprenez pas qui nous sommes. Nous sommes Raxus Secundus. - Cela me fait penser : vous savez ce que j'ai retenu de mon voyage sur Kashis ? Elle se pencha un peu sur son bureau et sourit, comme pour mettre son interlocuteur dans la confidence.- Après tout, vous n'êtes Ino qu'à vie.[Merci à Arnon Veral pour toutes ces excellentes idées que j'ai éhontément fauchées et à Dayimiyo Qoraas qui est toujours une inspiration !]
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20396/les-orgues-sous-la-montagne</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20396/les-orgues-sous-la-montagne</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:29 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Les coulisses du pouvoir]]></title><description><![CDATA[Post n°7
Auteur : Leiel Osso
Leiel écoutait, en silence, stupéfaite, les raisons d'Atanaé, pour réaliser enfin qu'elle n'avait pas compris ce que son assistante attendait. Tel'Ilma voulait l'oubli. Et ça, Osso était incapable de le concevoir. Elle se souvint du moment où Dae'mid avait introduit son assistante. La blanche avait immédiatement considéré la bleue comme une rivale. Pourtant, il avait fallu revenir sur cet a priori. Atanaé n'avait été que soutien discret et guide bienveillant avec elle. Pas de sortie ensemble, pas de liens tissés autres que ceux issus du partage d'un même bureau et d'une même tâche. Atanaé, déjà, ou plutôt depuis toujours, était à l'abri dans son coquillage et ne souhaitait pas en sortir. Leiel, elle, n'espérait que cela.Alors c'est avec une certaine affliction, une certaine fatalité qu'elle écouta Tel'Ilma énoncer ses intentions jusqu'à la fin. Elle la perdrait. Il était hors de question de la forcer à rester. Leiel l'estimait trop pour lui jouer un tour pareil, et elle ne se berçait d'aucune illusion quant au travail qu'un tel collaborateur contraint pourrait fournir. Oui, elle remplacerait Atanaé. Évidemment. Avec deux droïdes, deux organiques... tout ce qu'il faudrait pour qu'elle accomplisse le travail qu'elle avait à réaliser. Mais Atanaé n'était pas n'importe qui. Même si la Wroonienne en doutait. Osso dut prendre un instant pour se souvenir concrètement de qui était Vasburg. Oh, oui. Les yeux noirs, l'air tour à tour goguenard ou blasé, le recrutement et la disparition de ce cher monsieur Veral. Vasburg qui avait approché son assistante, assez pour que l'idée de s'envoler sous de nouveaux cieux lui reste en tête. Une crispation des doigts blancs fut cachée dans un frottement de mains. Vasburg, les services secrets, l'idée de surveillance... l'idée de surveillance inversée. Qu'avait dit Tel'Ilma ? De la « tenir informée » ? - Mademoiselle Tel'Ilma... je crois que vous avez pris votre décision. J'espère qu'elle sera la meilleure pour vous. Vous quittez donc la Préfecture, mais votre absence sera regrettée.Et c'était vrai. Leiel ne se savait pas si sentimentale.- Si vous collaborez avec le Lieutenant Vasburg, je serai ravie d'avoir des nouvelles périodiquement. En revanche, je ne peux pas vous garantir un autre poste si jamais les choses ne se passaient pas comme vous l'espériez... Mais votre idée de garder contact me rassure un peu. Vous pensez suivre le Lieutenant ?Elle sourit doucement. Quelques nouvelles, de temps en temps, pour savoir ce qu'elle faisait. Oui, l'idée lui plaisait. Beaucoup.- Vous allez peut-être vous transformer en agent de terrain, comme monsieur Saad.Osso se leva, indiquant ainsi la fin de l'entretien. Elle tendit à la main à son ancienne collaboratrice avec le même sourire.- Faites attention à vous, mademoiselle Tel'Ilma. Ne sous-estimez pas vos talents. Je conçois maintenant que vous préférez l'ombre, mais vous avez toujours eu le potentiel de briller.La capacité, pas le potentiel. Leiel ne se corrigea pas. Déjà, avant même qu'Atanaé ne réponde, elle l'imaginait déjà franchissant la porte de son bureau pour disparaître dans l'immensité de la galaxie. Déjà elle pensait à qui pourrait la remplacer, comment améliorer le poste, comment répondre aux besoins de monsieur Saad en plus des siens. Atanaé n'avait pas quitté la pièce qu'elle n'était déjà plus là. Pourtant, une dernière remarque.- N'oubliez pas de me tenir informée. Bonne chance à vous.
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20395/les-coulisses-du-pouvoir</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20395/les-coulisses-du-pouvoir</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:27 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Espionnage industriel et convention de stage]]></title><description><![CDATA[Post n°24
Auteur : Super PNJ
Le Gossam Dae’mid regarda son bureau vide. Ou plutôt, son ancien bureau. Maintenant que Leiel était partie avec sa lettre de démission officielle (celle-ci était officieuse depuis quelques jours), il allait pouvoir se concentrer pleinement sur la suite des événements, et surtout, sa nomination au poste de préfet de Cato Neimoidia. Depuis le départ de Maar Shane, l’ancienne préfète, le poste était plus ou moins vacant, laissé à des politiciens véreux qui prenaient le trône pour quelques jours au pire, quelques semaines au mieux, et partaient avec une partie de la caisse. En somme, la corruption gangrenait allègrement la planète, comme le reste du système. Celui-ci avait beau être noble à la base, il en était devenu décadent, et sclérosé dans tous ses membres. Malgré tous ses efforts, il n’avait pas pu empêcher la maladie de se répandre sur Raxus Secundus non plus, mais elle était malgré tout confinée et contrôlée.C’était cela, qu’il comptait à apporter à cette nouvelle planète. Un assainissement de sa sphère politique, un nouvel élan de productivité et de dynamisme et surtout, un retour au premier plan pour elle. Il s’était rendu compte, avec les années, que la CSI, malgré toute sa puissance militaire, n’était qu’un vague patchwork de planètes espacées qui n’avait rien à voir les unes avec les autres, et qu’il fallait réunir en un seul et même système qui fonctionnerait de concert. Pour cela, il fallait reprendre la main à l’Assemblée Préfectorale, il fallait en finir avec toutes ces discussions stériles qui n’en finissaient plus. Et pour cela, il fallait un groupe de politiciens forts. Toutes ces raisons avaient achevé de lui faire ouvrir les yeux. Et puis, il avait encore tant à faire, finalement. Paresseusement, il fit défiler à l’écran les dossiers en cours sur Raxus, et ceux concernant la politique extérieure. Les premiers iraient à Leiel Osso, sa protégée qui volerait de ses propres ailes. Les seconds resteraient avec lui. Ils représentaient une somme de travail considérable, des années de recherches, de prises de notes, d’études, menées par-delà le système Raxus, et qui aboutissaient à une profonde réflexion sur la CSI, ses relations avec l’extérieur, son fonctionnement… Ces travaux là se poursuivraient ailleurs, sur Cato Neimoidia.Ce jour-là, ce fut en toute discrétion qu’il quitta le palais préfectoral. Cette enceinte, il l’avait aimée autant qu’il l’avait haïe, tant il en avait rêvé et cauchemardé. Les sentiments contraires qui l’animaient depuis tant de temps étaient exacerbés, maintenant qu’il posait le pied en dehors pour la dernière fois en tant que maître des lieux. Pourtant, si il y avait bien une chose qu’il ne ressentait pas, c’était du regret. Bien entendu, comme lorsqu’on quitte son conjoint après des années, on se sent… bizarre, mais libre. C’était exactement dans cet état d’esprit qu’il se trouvait. Avec une confiance en lui-même renouvelée. Une envie de servir la CSI encore des années.Ce fut sur cette pensée qu’il posa le pied dans la navette officielle, laissant derrière lui Raxus Secundus, et une bonne partie de son passé.]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20394/espionnage-industriel-et-convention-de-stage</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20394/espionnage-industriel-et-convention-de-stage</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:21 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Dans l&#x27;ombre]]></title><description><![CDATA[Post n°16
Auteur : Atreïs Helcar
Le sentiment du devoir accompli habitait Atréïs au moment où il franchissait à nouveau le pas de la porte du couple Bergen. Une sorte de joie malsaine l’avait envahi en annonçant sa sentence qui se voulait irrévocable par les forces en présence sur Raxus. De fait, son autorité aurait pu être contestée, mais en invoquant la CSI, il s’assurait qu’il ne soit pas contredit dans ses propos. Même la sous-préfète, même les Viginti ne pouvaient s’opposer aux ordres du commandement supérieur. C’était à la fois la force et la faiblesse de la Confédération : tous répondaient à une seule et même autorité, l’armée, dirigée par la Générale Suprême et alimentée par les corporations bancaires. Le reste n’était finalement qu’esbroufe et poudre aux yeux. Les pouvoirs politiques en place n’avaient aucune réelle autorité sur leurs peuples autre que celle conférée par la prestance de l’organe supérieur, les préfets pouvaient être révoqués dans la seconde de leur dépassement, et rien n’outrepassait réellement le corps armé. C’était une vérité froide dans laquelle il se complaisait. Mais il ne comptait pas en abuser. Bergen serait un exemple et serait jugé équitablement. Il avait dores et déjà rédigé son rapport au sujet de l’homme et la tenue de son discours, appuyé par les enregistrements constants de son IA qui n’avait évidemment pas perdu une miette de l’échange. Leur connexion se faisait de plus en plus fluide, et progressivement, la machine était moins présente, moins intrusive, et ne se manifestait qu’en cas de réel besoin, se contentant de compiler données, dossiers et informations pendant qu’il n’avait pas usage de son existence. Comme en cet instant où il déambulait sereinement dans les rues de Raxulon. Il aurait sans doute du retourner immédiatement au spatioport, mais une sorte de folie douce l’avait pris, l’incitant à aller flâner quelques temps autour de la ville qui était bien loin de l’agitation géonosienne. Oh, bien sûr, l’activité était présente, voire florissante pour la capitale d’une planète de cette envergure, mais tout cela demeurait humain, loin des hautes villes de Cato Neimoidia ou des ruches de Géonosis qui fourmillaient littéralement.Lui-même faisait tâche dans ce décor qui aurait pu sembler idyllique à n’importe quel être conscient normal. La simple présence du fusil dans son dos en faisait la cible de tous les regards, qu’ils soient curieux, outrés ou simplement amusés. Cela importait peu : Vasburg était sur Raxus Secundus, qu’ils en témoignent, cela ne changerait rien. Cependant, il devait bien reconnaître qu’il n’était pas spécialement à son aise, et pas uniquement à cause des regards. Evoluer au sein de cette foule était chaotique, loin de l’ordre de l’armée, dicté par des ordres donnés à des unités robotiques qui s’exécutaient selon un automatisme pré-conçu. Savoir que les directions données étaient suivies à la lettre le rassurait, au contraire de cette masse imprévisible que pouvait constituer une population si hétéroclite. Raxus Secundus n’était pas vraiment un nid à révoltes. La population, bien qu’au passé belliqueux, se complaisait désormais dans une sorte de moyenne bourgeoisie pataude et peu volubile. Le pouvoir était plus ou moins entre les mains d’une oligarchie préétablie et les gens s’en accommodaient sans aucune difficulté. L’arrivée de la CSI n’avait pas changé grand-chose au tableau, apportant simplement la création de ce poste de sous-préfet qui, avant Osso, n’avait aucun intérêt à élever la voix, et était bien peu utile dans l’Assemblée.Mais les lignes bougeaient. Osso avait lancé l’Arborescence. Le DSP et le DCRS, présents sur la planète comme sur chacune des autres, avait lancé une alerte à leurs agents, de se tenir sur leurs gardes. Les attentats ces derniers temps étaient fréquents, et aucune planète ne semblait vouloir échapper à la règle. Ces indications étaient principalement dédiées à ceux qui avaient la même mission qu’Arnon Veral : assurer la stabilité politique du système par tous les moyens. Lui-même était en dehors de cela, investi d’une mission autre, en dehors des sentiers battus. Peut-être était-ce cela qui le conduisait à se sentir autant en décalage avec le reste du monde. Il n’évoluait pas dans les mêmes sphères. Ni plus hautes, ni plus basses, différentes. Un niveau de compréhension différent. Il suffisait de regarder la foule passer pendant une trentaine de secondes pour constater dix métiers différents qu’il serait incapable de faire. Mais il n’enviait pas leur quiétude. Son IA le rappela à l’ordre en lui signalant que Tregar cherchait à le joindre. Il prit la communication après s’être ébroué légèrement pour se remettre les idées en place.-Commandante Irons. Le Prédateur est prêt à repartir, le trajet a été dessiné, Prime est prévenue, de même que Secundus. Nous n’attendons que vous.-Parfait, Sergent. Nous partirons dès que je remets le pied sur le vaisseau.-Commandante ? Tout va bien ?Il laissa la conversation en suspens un instant. Il avait lui aussi senti sa propre mélancolie dans sa voix, son propre déchirement, comme si une lutte intérieure avait subitement pris le pas sur l’extérieur, se montrant publiquement dans une tentative désespérée. Mais il ne pouvait pas montrer de signes de faiblesse, pas devant ses subordonnés. Il en était fini de cet aspect d’Atréïs, il l’étoufferait comme le reste.-Tout va bien, Sergent. J’arriverai d’ici une heure. Préparez un rapport sur l’ex-conseiller Bergen, le conseiller à l’armée Korvax et la sous-préfète Osso. Catégorie noire.-Oui, Commandante.La catégorie noire. C’était ceux qu’il voulait surveiller d’un peu plus près, ceux qu’il voulait réellement comprendre et anticiper. Certains y entraient, d’autres en sortaient, au gré de leurs actions et de leurs destins. Il éprouvait à l’égard de ces trois individus une curiosité particulière. Osso, bien entendu, était la première d’entre eux. Une parvenue arriviste, accédant au pouvoir en dehors des voies officielles et pourtant proclamée par Raxus Secundus, qui se dépêtrait dans sa politique. Elle ne lui avait pas fait forte impression la première fois, pas plus la seconde. Une femme ordinaire mais a priori capable d’attirer le pouvoir, et douée d’une certaine conviction pour avoir sorti Raxus de sa torpeur. Bergen, lui, s’était proclamé de lui-même ennemi de la Confédération par ses propos, malgré quarante années de bons et loyaux services. Quant à Korvax, c’était sa dévotion qui lui posait question. Il faudrait comprendre. Informer June. Du travail en perspective.Il sortit de sa réflexion pour regarder autour de lui. Personne ne faisait réellement attention à lui. Un clignement d’oeil, il serait loin.
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20393/dans-l-ombre</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20393/dans-l-ombre</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:17 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Cascades]]></title><description><![CDATA[Post n°15
Auteur : Leiel Osso
Une réflexion propre surprit Leiel. Elle « partageait » quantité d'analyses et de points de vue de Veral, « partageait » aussi certaines de ses craintes, « partageait»... quoi d'autre ? Est-ce qu'ils se ressemblaient tant que cela ? L'idée fut vite repoussée, l'écart dans l'échelle des pouvoirs rendant la comparaison bancale, mais Osso la caressa un moment, comme un animal exotique et étonnant. Cependant, il avait raison, absolument raison sur un point en particulier : réprimer une rébellion dans la violence ne ferait que nourrir le brasier de la révolte. Non, l'ombre, la discrétion, le goût des courts-circuits et des trahisons étaient absolument la voie à emprunter. Une autre idée, une idée sous-jacente, toujours là mais jamais exprimée, colora le tableau. Légion pouvait avoir un intérêt, un grand intérêt pour des plans plus... secrets. Mais son intérêt à elle allait-il dans le même sens ? L'envie d'agir sur le champ, de cautériser la plaie avant qu'elle ne suppure la taraudait. Et tout lui clamait que l'idée était mauvaise, pire, destructrice.La question de la finalité du pouvoir se posait encore, à  nouveau, incessamment, finalement. Le pouvoir pour soi, pour sa richesse personnelle, son influence, pour être au centre, être vue, courtisée ? Le pouvoir pour développer sa planète, faire grandir ses perspectives, enrichir et sécuriser l'avenir des gens sous son autorité ? Le pouvoir pour servir les mâchoires de la CSI, lui fournir troupes et équipements, valider son autorité ? Le pouvoir pour faire simplement ce qu'elle pouvait, sur tous les fronts ? Elle avait fait son choix. L'Arborescence était déjà un organe politique, un lieu de rencontre de dirigeants et de décideurs d'une dizaine de planètes. L'Arborescence changeait tout, ouvrait une  petite confédération dans la grande, conglomérait des voix, des voix autrement perdues dans la coalition qu'était la Confédération. Et, en toute honnêteté, elle le faisait avant tout pour le bien de Raxus. Raxus Secundus se verrait plus solide avec davantage de débouchés, d'innovations, d'équipement, avec des crédits auprès des Banques Galactiques enfin renégociés, avec au moins un embryon de forces armées. A ce moment précis, Leiel Osso était convaincue de travailler pour le bien de son peuple d'adoption.Puis le terme de « métastase » interpella la Sous-Préfète. Avec la notion de la maladie, de la déchéance, de la fin. Celle de la propagation, de la contagion, de l'emballement. Mais elle jouait au déjarik. Elle savait que l'avantage d'une pièce peut être retourné contre elle, toujours, jusqu'à la fin de la partie. Quelque chose en elle appelait au défi, souriait presque de l'adversité : Montrez-moi ce que vous pouvez faire, je répondrai coup pour coup.- Je me souviens de ce que vous disiez sur le « roman national », monsieur Veral. L'importance de l'Histoire, la grande, et son incarnation, les Maisons. Une force formidable que cette aristocratie locale, une inertie terrible également. Je vais les museler. Pas les humilier, simplement leur permettre de mordre ailleurs que dans mes mollets. L'Arborescence est aussi un nouveau terrain de jeu pour les Ino. Une constellation de nouveaux débouchés, de nouveaux cadres de loi, une présence interplanétaire accrue... Et l'obligation de réinvestir un pourcentage de ce qui a été investi sur Raxus, quitte à dépasser les limites fixées par Anastys. Enfin, ce n'est pas encore acté, n'allons pas trop vite.Sa main blanche replongea dans la poche du long manteau violet. Elle en tira une boîte ronde qu'elle ouvrit et tendit à son interlocuteur.- Pourriez-vous tenir cela à ma hauteur, s'il vous plaît ? Un peu plus haut... Parfait.Elle produisit également un tube de maquillage dont elle tira un pinceau. Avec une précision féminine, née de la répétition des coquetteries obligatoires et attendues, elle souligna l'arc de sa lèvre supérieure par un mauve brillant, coula une ligne verticale sur la lèvre inférieure, étira légèrement une ombre pourpre à la commissure, rendant sa bouche bicolore et symétrique.- Merci. Non, les grandes Maisons ne sont pas un problème, mais une solution. Elles sont le creuset de l'identité raxienne et si je veux vendre nos produits plus chers, il me faut une marque, un emballage, une réputation. Les Maisons ne pourront pas refuser. De toute façon je ne leur en laisserai pas le choix.Le miroir se referma entre ses doigts et disparut dans sa poche.- Vous m'avez été d'une grande aide, monsieur Veral.Son sourire blanc et violet se fit malicieux.- Là où nous divergeons peut-être est dans la conception d'unité des peuples. La CSI a un avantage sur l'Imperium, c'est qu'elle ne s'attarde pas sur les différences. Pas d'uniformité, pas d'hégémonie culturelle. C'est une force, et un gain de temps. Et une source de revenus aussi, diraient les Banques Galactiques. L'identité raxienne n'est pas, encore, menacée. En revanche, la CSI ferait peut-être bien d'écouter les voix des plus petits. Nous étions des cailloux dans le reg sans fin de la République, il s'agit de ne pas devenir de simples entrées statistiques maintenant. Ce serait troquer une invisibilité pour une autre. Ce serait idiot. Réveillons un peu l'idée d'indépendance. Ne la mélangeons pas avec l'autonomie. Et voyons ce que les cadres militaires qui nous gouvernent feront de cela. Après tout, il faut attendre que l'adversaire joue si l'on veut que la partie progresse.Elle eut un moment d'hésitation pourtant, comme s'il lui fallait réorganiser des idées. Elle reprit plus doucement.- Je comprends. Ce que vous dites de vous. La trajectoire. Sommes-nous si fragiles, au fond ? N'y a-t-il de nous que ce que le destin façonne ? Moi... je n'ai pas de réponse à cette question. Non pas que cela m'indiffère. C'est juste que je préfère trouver une autre réponse que celle qui s'impose à moi.Osso ne s'attarda pas sur ce qu'elle semblait laisser derrière elle. Son appartenance à l'Imperium, peut-être. Sans doute. Noas était le même poisson dans un bocal différent. Mais elle n'était plus un poisson.- Oh, je voulais vous dire, même si vous le savez sans doute déjà. Pendant votre « absence », la Préfecture a pris le relais de votre action auprès de M. Raklin. Il fournit la cantine en fromages, le saviez-vous ? J'ai cru comprendre que la proposition l'avait beaucoup impressionné.Son regard suivit la caméra qui tournait toujours autour d'eux. Elle lui sourit, comme pour prendre la pose sur une photo officielle, une main sur l'épaule de Veral.- Allons. Vous êtes invité à l'inauguration et la réception, bien sûr. Vous y verrez tout le monde officiel. Tib Strama sera là. Il est une des trois têtes de l'Arborescence, vous savez ? Souhaitez-vous que je vous présente ? Dans son sourire, une forme de soulagement aussi. L'entretien s'était bien déroulé. Veral reviendrait vers elle. Il lui offrirait la primeur de ce qu'elle aurait su des semaines plus tard, voire peut-être jamais. Et elle sentait son pouvoir refluer. L'avait-elle poussé à faire ou dire quelque chose qu'il ne pensait pas ? Reviendrait-il sur sa décision plus tard ? Leiel n'y croyait pas. Et peut-être qu'il lui serait possible d'apprendre à maîtriser ce don, plutôt que le craindre. Peut-être que quelqu'un pourrait l'aider à le faire.Derrière les deux humains, les droïdes d'escorte suivirent à distance constante. Pas de voix, pas d'oreille. Leurs yeux n'avaient perçu que des sourires.
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20390/cascades</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20390/cascades</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:18:12 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[Aux champs]]></title><description><![CDATA[Post n°33
Auteur : Arnon Veral
Je venais à peine de rentrer, encore sous l’emprise d’une fragrance rémanente d’un passé agréable. Cette entrevue avec la Sous-Préfète Leiel Osso était agréable, j’avais apprécié notre petit voyage loin de tout. Ce n’était pas simplement la campagne isolée que nous avions visité, mais nous étions sortis de nous-mêmes : des conventions, des étiquettes. Je me surpris à avoir une pensée étrange, s’il était si simple aux enfants -de tous les milieux sociaux et de toutes les origines- de s’entendre, c’était précisément car ils n’étaient pas encore contaminés par les organisations sociales adultes. En grandissants, les adolescents cherchaient bien parfois à se rebeller contre ce qui leur étaient inculqués, mais n’était-ce déjà pas trop tard pour eux ? Ils devaient faire des études, trouver un travail et finalement prendre leur place au sein de la société. La monnaie, l’argent, la possession personnelle, autant de choses qui, ajoutées aux titres, faisaient la société ce qu’elle était. Ainsi lorsqu’Osso et moi nous étions rencontrés, nous étions tous deux dans notre rôle, celui que la société nous avait attribué : moi en tant que responsable de la délégation et elle en tant que Sous-Préfète. Nous étions passés à côté  d’affinités qui étaient réelles. Parfois des adversaires ou des ennemis pourraient en réalité bien s’entendre. C’était ce que j’avais ressenti et j’étais heureux que nous ayons réussis à dépasser tout cela. Alors que j’entrais dans les bâtiments d’AgroChrome, j’allais voir ma secrétaire Stacy pour m’enquérir des nouvelles. J’avais en effet un message, et lorsque je rejoignais mon bureau, je me rendais compte que c’était le Lieutenant Vasburg. Cette femme avait le don de m’exaspérer et mes sourcils se froncèrent instinctivement lorsque j’entendis sa voix. Quelque chose dans son intonation qui m’était profondément désagréable, je ne saurais dire quoi, mais j’éprouvais une inimitié franche et entière à son égard. Peut-être cette attitude martiale et froide, mais j’avais connu bien pire au sein de l’Empire Sith. Peut-être également car au sein des services Impériaux, les règles étaient claires et la discipline de fer, le DSP avait un fonctionnement opaque et j’avais rapidement compris que je ne serais pas informé de tout. C’était de bonne guerre, les services de renseignement informaient rarement les hommes de la troupe ou le bas de l’échelle. Le bas de l’échelle, je me surpris à éprouver une certaine colère évoquant cela, après tout, même si je n’étais pas fier de ce que j’avais fait au sein du BSI, j’y étais tout de même Capitaine et j’y avais appris beaucoup de choses. Je chassai ces pensées, elles seraient mauvaises pour la suite de la mission. Le second message était directement de l’officier que je devais rejoindre, une femme, un certain Commandant Delia. Femme qui accordait sa fonction au féminin…Cela aussi ça en disait long sur ce genre d’individus…Je ressentais cependant un certaine autorité dans le message de la cheftaine. Je me laissais aller à la pensée que j’allais peut-être regretter Vasburg. Enfin, à peine rentré, à peine reparti. Je mettais mes affaires en ordre et laissais quelques instructions à mes collaborateurs, rendant visite à ceux à qui je laisserais les clefs de l’entreprise. Il allait falloir que je m’organise pour qu’AgroChrome puisse tourner toute seule, avec la Délégation, j’avais des excuses toutes trouvées pour mes absences, et puis cela rajouterait peut-être des clients à notre répertoire. Parmi les ingénieurs, certains étaient là depuis plusieurs années et n’avaient aucunement besoin de moi pour faire tourner cette entreprise dont les comptes étaient sains. Je m’étais changé, avais pris une serviette de cuir et démarré le landspeeder. Ne sachant pas trop ce qu’il fallait faire, j’avais conservé une habituelle chemise avec une cravate négligemment nouée sous un pull-over. Le trajet fut rapide, il n’y avait pas grand monde sur la route jusqu’à Raxulon…Mais la périphérie de la ville, c’était autre chose. Je commençais à voir les grands ensembles urbains envahir l’ horizon. Heureusement pour moi, le spatioport était à l’écart, comme c’était souvent le cas. Une fois arrivé, je garais mon speeder pour finalement arriver à l’entrée de l’édifice. Il y avait énormément de navettes et de transports en commun, si bien qu’il était difficile pour moi de savoir quoi faire, je ne savais pas même qui chercher. Je prenais donc le partie d’attendre, on finirait bien par venir me chercher, j’envoyais un message à Delia pour lui signifier que j’étais en place, message très laconique et professionnel. Les choses sérieuses commençaient. 
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20378/aux-champs</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20378/aux-champs</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:17:41 GMT</pubDate></item><item><title><![CDATA[ARBORESCENCES]]></title><description><![CDATA[Post n°8
Auteur : Super PNJ
Atanaé était restée sous le choc. Fidèle à elle-même, Osso n’avait pas élevé la voix. Les simples nuances de ses paroles et de ses intonations étaient suffisantes pour se faire comprendre. Surtout face à la Wroonienne qui était hautement impressionnable. Elle n’avait pourtant pas eu la sensation de faire d’erreur, ou de manquer à son devoir, mais la sanction était tombée comme le couperet sur la nuque d’un condamné à mort. Et c’était exactement à cela que se comparait Atanaé à cet instant. Elle avait commis un impair… mais lequel ?Elle avait toujours procédé ainsi, toujours travaillé dans le sens de la sous-préfète, et lorsque cela s’imposait, elle prenait les rendez-vous pour la jeune femme, soulageant ainsi Sief Saad et Leiel. Mais lorsqu’elle l’informa de ne pas prendre les rendez-vous, c’était pire que simplement lui reprendre cette responsabilité : c’était également lui enlever tout ce qu’elle avait fait en ce sens depuis l’arrivée au pouvoir de la sous-préfète. Ce n’était même pas du chagrin qu’elle ressentait, ni de la colère, mais de la déception, à son encontre, elle se maudissait d’avoir fauté et de ne même pas savoir où ni comment. Elle se doutait désormais que cela avait un rapport avec Alotran, auprès de qui elle avait dû se confondre en excuses, mais pourquoi ? Personne ne lui disait rien.Les informations allaient très vite à la sous-préfecture, et si Atanaé n’avait jamais cherché à attendre ou à faire partie des commérages, elle les entendait quotidiennement, depuis le Conseiller à son bureau jusqu’à l’agent en charge de la maintenance. Sauf que ce jour, personne ne lui parlait, et c’était un signe. Le signe qu’elle était la cible des commérages. La disgrâce et la honte étaient sur elle, cela ne faisait aucun doute. Les murs avaient des oreilles, et la discussion, ou plutôt, le blâme, n’avait pas du tomber dans l’oreille d’un sourd qui s’était empressé de raconter que la si discrète Tel’Illma s’était fourvoyée et s’était attirée les foudres de Leiel. Presque instantanément, tout son tissu social avait disparu. Au milieu des arrivistes et des opportunistes raxiens, Tel’Illma n’avait plus d’utilité et donc plus d’importance.Dans la journée qui suivit sa désillusion, ses courriers reçus diminuèrent de moitié. Ses dossiers également. Là où elle travaillait pour certains Conseillers, on lui retirait quelques accès, de ci, de là. Rien qui ne soit trop visible, mais suffisant pour qu’elle se rende compte de ce qu’il se passait. Son coeur était déchiré. Elle avait mis toutes ses forces dans son travail, et sa récompense était la médiocrité. Pourtant, elle travailla d’arrache-pied comme à son habitude. Seulement, cette fois, pas de tête par la porte lui indiquant de bien penser aux lumières en partant. Pas de sourires entendus lorsqu’elle se rendit à la cafétéria quasiment vide le soir venu pour prendre un repas frugal.Ce fut à cet instant qu’elle craqua nerveusement. Toute la pression accumulée ouvrit les vannes d’un seul coup, sans qu’elle ne comprenne elle-même ce qui lui arrivait. Terrassée par la fatigue et le chagrin de son échec, elle se leva et s’enfuit de la salle pour rentrer chez elle.Le lendemain, pour la première fois, elle posait un jour de congé.Atréïs
]]></description><link>http://star-wars-rpg.fr/topic/20377/arborescences</link><guid isPermaLink="true">http://star-wars-rpg.fr/topic/20377/arborescences</guid><dc:creator><![CDATA[Le Chroniqueur]]></dc:creator><pubDate>Wed, 25 Feb 2026 18:17:39 GMT</pubDate></item></channel></rss>