Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

Aller directement au contenu

Cantina - Neimo's Inn

Tord-boyaux : Liqueur de filx et Bières.

4 Sujets 29 Messages
  • Un service hors carte.

    5
    0 Votes
    5 Messages
    0 Vues
    Le ChroniqueurL
    Post n°5 Auteur : Slice L'homme au chapeau.[...]Une semaine après les incidents du Neimo's Inn.  Bloodrush … Ainsi c’était le nom d’un des deux assassins de son frère … Avachit dans une mécano-chaise, celui qui était à présent l’unique patron du Neimo’s Inn, n’avait de cesse que de ruminer et de maudire ce patronyme. Tiraillé entre la tristesse et son désir de vengeance, l’immonde personnage contemplait en boucle les enregistrements des caméras de surveillance de l’établissement. En étudiant avec attentions les images qui défilaient sur les moniteurs, il avait été en mesure de remarquer la discussion de Slice avec Basker quelques minutes seulement avant le meurtre de son frangin. L’officier U.C.E.H étant un habitué de la cantina, il avait été facile de le retrouver. Les hommes de mains du criminel l’avaient ainsi ramené dans les locaux de la pègre pour « l’interroger ». Malgré ce qui s’y était passé, on avait finalement décidé de rouvrir la salle d’interrogatoire pour des raisons de places. Les sinistres activités telles que la torture et les exécutions  avaient ainsi reprises avec plus de hargne que jamais.Le petit homme ne résista pas bien longtemps aux interrogatoires musclés et lâcha finalement sous la torture l’identité de l’homme encapuchonné. Ce n’était donc pas un esclave mais bel et bien un Sith du nom de Slice Bloodrush … Le patron de la cantina, qui s’appelait Greym Nugreid, ne se satisfit pas pour autant de ses informations. Certain que Basker connaissait le nom du deuxième homme, il demanda à ses bourreaux de le faire parler par tous les moyens. Mais l’officier séparatiste ne pouvait dire ce qu’il ignorait et il finit malheureusement par mourir de ses blessures après avoir subits pendant 2 jours ces actions barbares. Dans un dernier râle il mentionna toutefois Géonosis. Adarah, qui avait été en contact direct avec les fugitifs, fût elle aussi victime d’un interrogatoire dans les règles.  Mais Nugreid avait donné des ordres et ne pouvant abimer une si belle marchandise, ses tortionnaires usèrent d’autres sévices et d’humiliations pour essayer de la faire parler. Ce qui, au final, ne servit à rien.Ayant perdu son seul lien avec ces assassins, Greym avait entamé des recherches sur la capitale Séparatiste, mais la crainte de l’armée lui posait de graves problèmes pour l’évolution de son enquête. Bien que voulant la mort de ces gens, le Neimoidien n’en restait pas moins extrêmement lâche et ne voulait pas attirer l’attention des militaires sur son entreprise. Pour se faire, il fît alors appel à des professionnels. Dans un premier temps, craignant que l’on en veuille à son sang, il avait engagé des gardes du corps mandaloriens qui restaient à ses côtés jours et nuit pour le prémunir de tout assassinat. Toujours avachit dans son fauteuil mécanique, le malveillant financier lâcha enfin les écrans de surveillance pour se retourner vers son interlocuteur. Il venait de lui montrer les vidéos sur lesquelles figuraient les deux personnages qu’il se jurait à présent de faire tuer. Assit de l’autre côté du secrétaire, la personne avec qui il conversait était un humain. Propre sur lui, le visage masqué par un long chapeau de paille, l’homme était vêtu d’un habit traditionnel de sa planète natale. Il portait une toge marron foncée qui recouvrait ce qui était semblable à un long Kimono beige et affichait de manière ostensoir une virolâmes et un blaster à la ceinture. Cette personne s’était présentée d’elle-même pour ce travail et semblait, selon toute logique, savoir certaines choses sur les fugitifs qu’ignorait le Neimoidien. Il s’adressa finalement à l’originaire de Cato Neimoidia avec calme et courtoisie.« - Monsieur Nugreid, si je m’en fis aux enregistrements vidéos qui vous venez de me montrer et le rapport de l’interrogatoire de l’officier séparatiste et de votre esclave, je suis à même de vous affirmer que l’homme responsable de toute cette agitation est bien ce Slice Bloodrush. »« - Vous me semblez très sur de vous mon cher … Pourquoi une-t-elle affirmation ? »Dans la pénombre de son chapeau le bien étrange personnage laissa apparaître un sourire sadique avant de mettre la main dans son Kimono. Immédiatement les gardes du corps lui braquèrent leurs armes dans sa direction. D’un sourire gêné il sortit doucement de sa veste une fine enveloppe qu’il déposa sur la table. Les mandaloriens rangèrent avec tristesse leur jouets, déçut de n’ayant pas put les utiliser. Le Neimoidien se saisit de l’enveloppe et l’ouvrit. Elle contenait  là des photos de Slice durant sa jeunesse passée auprès de la famille du docteur Ishida, de quand il était adolescent à quand il devint adulte ... C’était la période où il vécu avec le Docteur et son frère d’adoption : Shigeru. Elle s’était brutalement terminée avec une crise particulièrement violente du jeune homme schizophrène qui l’avait envoyé directement en prison. L’homme au chapeau, qui ignorait que Slice possédait à présent le corps d’un autre, reprit enfin la parole, mettant fin à cette interminable attente.   « - Je connais cet homme depuis que nous sommes enfants et c’est pour cela que je suis le mieux à même de le retrouver ... Mes motivations personnelles quant à cet individu sont différentes aux vôtres mais je suppose qu’en mettant nos capacités en commun nous parviendrons à l’attrapper, lui et … ce gamin … Car bien que ça ne lui ressemble pas, le jeune garçon semble être son apprenti. Ce dernier semble bien frêle et naïf et je reste persuadé que cet enfant est guidé par des vertus chevaleresques … Il reviendra pour libérer l’esclave qu’il à rencontré. Nous n’avons qu’à lui tendre un piège, si nous attrapons le disciple, nous aurons de quoi arriver jusqu’au maître.»Des photos de l’assassin, un homme qui le connaissait depuis longtemps, un plan qui semblait tenir la route, c’était des choses qui plaisaient au Neimoidien. A son tour il se força a sourire avant de rendre les photographies au personnage au chapeau. Il lui restait à voir le point le plus problématique, celui des honoraires.« - Concernant vos honoraires ?»« - Donnez-moi la fille, ça me suffira amplement. Elle me servira d’appât mais aussi de paiement. Nous y sommes au final tous gagnant je présume ? »L’esclave valait cher mais son coût était relativement faible en comparaison aux tarifs habituelement en vigueur par des chasseurs de primes ou des mercenaires. C’était pour cette raison que c’était une affaire que Nugreid n’allait pas laisser filler. Il demanda immédiatement à ce que l’on détache Ardhara (qui était jusque là encore « questionnée » par les gardes du corps) pour que l’on l’amène à son nouveau propriétaire. L’inconnu au chapeau se chargerait à présent du reste ... Traiter avec des inconnus n’était toutefois pas le genre de la maison, aussi le Neimoidien finit-il par demander le nom de son interlocuteur.  « - Vous commencez à m’être sympathique … Monsieur ? … Monsieur ? … »« - Appelez-moi Shigeru … »
  • Neimo's Inn

    1
    0 Votes
    1 Messages
    0 Vues
    Personne n'a répondu
  • Il était une fois...

    6
    0 Votes
    6 Messages
    0 Vues
    Le ChroniqueurL
    Post n°6 Auteur : Atreïs Helcar Atréis se repassait pour la énième fois l'holo-enregistrement qui lui avait été remis par la Dulcinée avant son départ. Interdiction formelle d'en dévoiler le contenu à qui que ce soit, et surtout, de se laisser surprendre. L'indication avait de quoi surprendre, mais le Gurlanin n'oubliait pas la présence de Jay'rar, le pilote. Celui-ci faisait mine de ne pas y toucher, mais maintenant, qui sait ce qu'il était vraiment ?-Aspirant 8913. Bravo pour votre intégration. Vous conserverez, pour l'heure, votre identité. Selon votre comportement futur, cette décision pourra être remise en cause.Une pause dans l'hologramme. Celui-ci ne représentait rien, ni personne. La voix était profonde, lente, posée, presque ennuyée en réalité, comme si elle répétait ses mots pour la millième fois, ce qui n'était pas forcément faux, lorsqu'on prenait le temps d'y penser. La Dulcinée avait prévenu le nouvel agent que ce mode de communication, crypté et sécurisé, était très régulièrement utilisé, et qu'il faudrait donc qu'il s'y habitue.-Voici votre ordre de mission : nous voulons que vous vous rendiez sur la planète Utapau, dans le secteur Tarabba. C'est une planète creusée par des canyons, des trois gigantesques, du fait de l'activité tectonique, recouverte de vents violents et de déserts brûlants. Elle vit de l'exploitation de minerais, et de vaisseaux, et est surtout important pour la Confédération. Au point d'en avoir subi, peut-être le savez-vous, la violence des Sith au cours d'un redoutable attentat.Une nouvelle pause. Le cerveau d'Atréis s'était enclenché, enregistrant les informations à une vitesse folle. Tout pouvait être important, même le détail le plus futile. Pour l'heure, il ne voyait pas où voulait en venir ce mystérieux messager.-Cette attaque criminelle a conduit à la mort d'un administrateur local, Tarun Blaum. Malheureusement... Pas des mains de ceux que nous évoquons. A l'heure à laquelle j'émets ce message, la suspecte numéro 1, et probablement dores et déjà condamnée, se nomme Lyzs Yvanol, générale, ou plutôt ex-générale de la Garde Républicaine, présente sur les lieux au moment de l'assaut. Tout l'accuse, à ce jour, mais la République Fédérale a, au cours de négociations, obtenu d'envoyer des enquêteurs sur les lieux. Vous les assisterez dans leur enquête, tirerez les conclusions qui s'imposent et prendrez les décisions en conséquence. Souvenez-vous, vous agissez pour l'intérêt suprême de la CSI.La voix marqua une nouvelle pause, suffisante pour permettre à Atréis de remettre ses idées en place. Ses doigts pianotaient de nervosité sur le transmetteur, sachant parfaitement ce qu'il allait dire ensuite.-Vous serez contactée par les dits enquêteurs dès qu'ils seront sur place, pour que vous les rejoigniez. En attendant, nous avons de quoi vous faire patienter, ne vous en faites pas. Vous vous rendrez sur Raxus Secundus, dans l'hégémonie de Tion. Une toute nouvelle sous-préfète y a été nommée, et la planète s'agite quelque peu, notamment au niveau des grands groupes agricoles locaux. Retrouvez notre contact sur place, Petit Homme, il vous fera un bref récapitulatif sur la situation. CSI, terminé.Deux missions en une. La première pour patienter, la seconde pour se montrer. Ou était-ce l'inverse, il ne savait pas. Toujours est-il qu'il savait désormais où le vaisseau sortirait de l'hyperespace, et il avait communiqué cette information rapidement au Géonosien, qui encore une fois, ne semblait pas mécontent de cette situation, bien qu'elle soit assez peu orthodoxe. Pas idiot, le pilote avait compris à qui il avait affaire, et avait compris son intérêt à ne rien dévoiler à qui que ce soit. Aussi s'était-il contenté d'un simple commentaire sur les cultures Raxiennes, l'inutilité de leur planète pour la CSI ou encore la meilleure cantina du coin, ce à quoi Atréis ne répondit que par un sourire. Mais celui-ci était à moitié pour le Géonosien, à moitié pour lui-même. Il venait de se revoir dans la vitre du cockpit. Les yeux noirs et froids, la mèche blanche qui retombait paresseusement, et un accoutrement qui changeait du tout au tout. Un simple haut blanc, sur un pantalon noir serré et confortable, le tout recouvert par une veste de cuir légère qui lui donnait plus l'air d'une voyageuse que d'un soldat. Il avait sur lui, serré contre sa peau, son nouvel identifiant, qu'il ne devait sortir qu'en cas extrême de besoin. Oui, il avait un peu changé.
  • En eaux troubles

    17
    0 Votes
    17 Messages
    0 Vues
    Le ChroniqueurL
    Post n°17 Auteur : Arnon Veral J’écoutais avec attention le Defel qui semblait s’être détendu. La créature semblait s’épancher à des émotions, quoi que contrôlées. Il était difficile de savoir à quoi elle pensait au fond d’elle-même. Kalnietis avait-il des sentiments pour Nocturna ? De l’affection ? Je n’avais pas digéré sa mort. Mes sentiments étaient mitigés entre le regret de l’avoir laissé seule et la colère d’avoir été battu par cet ennemi invisible. Cela n’était finalement qu’une partie d’échecs, mon adversaire avançait ses pièces et j’avançais les miennes. Tout ça n’était qu’un jeu de dupe gigantesque, l’objectif de mon adversaire était de ne pas se faire voir. Comme toujours, son objectif était la dissimulation et j’avais eu pendant longtemps à faire face à cela. 7 ans et demi auparavant, GarqiRec et moi avions rejoint en urgence la planète, le commandement s’affolait. Des mouvements de résistance étaient en cours de constitution et les responsables locaux, encore en place, tentaient de ménager la chèvre et le choux. Ils voulaient négocier avec les autorités Impérialo-Sith tout en s’attirant les faveurs des opposants. De pseudo-intellectuels avaient commencé à écrire des tribunes, fustigeant l’autoritarisme Impérial, ils avaient démontré que l’Empire Sith ne pouvait pas gagner la guerre et que l’armée Impériale prenait l’eau de toute part. Nous étions dans le véhicule qui nous menait à la rencontre d’un de ces responsables locaux, Rec avait mandé une audience, nous devions évaluer les idées politiques locales et l’état d’esprit des différentes couches de la société. Assis nonchalamment sur la banquette, Rec lisait un de ces pamphlets qui avait valu à l’intellectuel en question de finir en prison. Il siffla d’exclamation. -Eh bah dis donc mon salaud ! C’est pas très gentil pour notre armée ça. Ecoute ça : «L’invasion de plusieurs mondes périphériques par les armées des Siths constitue le chant du cygne d’un système à l’agonie. En effet, les dérives autoritaires Impériales ne s’exercent aujourd’hui plus que dans des mondes périphériques et vides, ainsi le pouvoir central maintient les apparences. Les responsables Impérialo-Siths sont en réalité en train de boire le calice jusqu’à la lie, s’entêtant dans une idéologie mortifère et payant au prix fort d’avoir ouvert plusieurs fronts contre des ennemis maintenant plus forts qu’eux ». Rec ricana, continuant à lire en silence. Je lui jetais un regard grave. Ce type de contenus, mi-pamphlets, mi-manifestes fleurissaient partout. Le BSI avait beaucoup à faire avec tout ça. Cela ne me faisait pas rire et si j’aurais aimé être aussi positif que mon compère, j’étais forcé de reconnaître qu’il y avait un fond de vérité dans leurs affirmation, nos armées reculaient partout. Chassant cette idée de mon esprit, je me tournais vers Rec.-Tu devrais arrêter de lire ces conneries. L’auteur est en cabane, c’est bien fait pour lui. Il paiera au prix fort son défaitisme et il ne pourra s’en prendre qu’à lui. Rec sembla surpris de me voir aussi sec dans mes propos. Loin de s’émouvoir, il se mit à rire à gorge déployée, si bien que le chauffeur regarda du coin de l’œil par le rétroviseur du véhicule pour s’assurer que tout allait bien. Rec me posa amicalement sa main sur l’épaule. -Eh bien, Ludwig, je ne savais pas que tu étais devenu un idéologue…-Ravale tes sarcasmes. Nous avons une mission à accomplir, ne nous dispersons pas. Ce à quoi Rec répondit avec un nouveau ricanement, mimant un salut militaire grotesque. J’étais nerveux depuis notre arrivée sur la planète et Rec l’avait senti. Nous avions rejoint le commandement local, après des heures de conduite dans un océan végétal. Le Colonel en place, un vieil homme dépassé, nous avait dit que notre mission était d’aller rencontrer des nobles locaux qui avaient des affinités dans la population. J’avais immédiatement demandé en quoi cela concernait le Département des Affaires Economiques et Industrielles auquel j’appartenais, et on m’avait répondu qu’ils étaient suspectés de cacher des opposants au régime dont je devrais disposer. Le vieux Colonel avait bien évidemment refusé d’émettre un ordre écrit…En sous-texte, il fallait comprendre qu’il ne voulait pas être lié à nos activités. J’avais donc demandé à Rec ce qu’il fallait faire, mais ce dernier appartenait au Département de Surveillance, donc je n’étais plus réellement sous son autorité, il n’était là que pour les interroger. Le système Impérialo-Sith se délitait et chaque composante était un peu plus indépendante chaque jour qui passait. J’avais donc contacté ma hiérarchie au Ministère des Affaires Economique qui m’avait répondu de manière laconique que j’avais carte blanche pour « accomplir ma mission ». Ne dépendant pas non plus de l’armée, j’étais donc sommé de travailler tout seul. La vérité, c'était que personne ne savait trop quoi faire. Nous nous étions donc mis en marche avec le Sergent Radek, mon ordonnance, le colosse, celui qui « attendrissait la viande » lorsque c’était nécessaire. Radek mesurait plus de deux mètres et sa seule présence suffisait à mettre tout le monde d’accord, amis comme ennemis, il était un taiseux qu’on m’avait mis dans les pattes et qui pourtant ne savait pas écrire correctement, il m’était donc d’une utilité très limité en tant qu’ordonnance. Pourtant, j’avais appris -grâce aux conseils de Rec- à lui trouver une autre utilité comme garde-du-corps et chauffeur. Le géant conduisait le landspeeder avec adresse et nous vîmes apparaître une maison de maître, ce qu’on appelait exagérément « le château » était en fait une maison bourgeoise. A peine arrivés, des domestiques en houppelande ouvrirent les lourds battants de la cour où plusieurs speeders de luxe étaient garés. Alors que nous garions notre landspeeder orné de l’Emblème Impérial, un des domestiques vint à nous pour savoir qui nous étions. Radek descendit du véhicule sans dire mot, son fusil blaster en bandoulière, il sortit de la poche de son uniforme une carte du BSI qui suffit à arracher une grimace au domestique qui nous répondit qu’il allait nous annoncer au « Baron et à sa femme la Comtesse ». Nous patientâmes une dizaine de minutes avant qu’il ne revienne et nous invita à la suivre, jetant un regard empreint de dégoût à Radek à qui il demanda de rester dehors. Je confirmais à l’ordonnance cette instruction alors que l'homme hésitait de s’exécuter. Entrés dans le « château », nous fûmes frappés par la décoration luxueuse. Tableaux de maîtres locaux, antiquités luxueuses en tout genre, tapisseries représentant des scènes de chasse à courre ou d’amour galant. Rec continuait ses pitreries, observant ces signes de richesse colorés qui tranchaient avec nos uniformes gris clair. Rec se tourna vers moi.-Eh ben, c’est pas avec ta petite solde que tu pourras te payer une baraque pareille. Il m’adressa un clin d’œil espiègle auquel je répondis par un sourire pincé. Au fond, cette mission avait mal commencé, je l’avais ressenti. Comme une sorte de tension dans ma nuque, quelque chose d’assez désagréable. Je n’avais jamais été un mystique mais pourtant, je ressentais que tout ça allait mal finir. La comparaison de ce luxe fat et grossier me dérangeait. Il y avait comme une sorte de…Mépris de classe. Moi-même qui avais toujours été ramené à mes origines modestes, je vivais mal de me retrouver en pareil lieux. Même les domestiques semblaient se moquer de nous, allant de petites mimiques entre eux qui semblaient être entre la crainte de l’Empire et la moquerie de voir des gens modestes entrer en leur univers. Nous arrivâmes dans un salon richement décoré, les moulures et la vaisselle de porcelaine côtoyaient dorures et sculptures luxueuses. Le baron était assis devant une table en bois massif qui devait peser trois fois son poids. Un homme sec au visage encore jeune mais parsemé de rides assorties à ses cheveux grisonnant. Il portait une tunique très moderne de négociant qui devait avoir été taillée sur mesure. Madame était plus jeune, rousse, avec les yeux bleus et quelques tâches de rousseurs qui, assorties à sa peau couleur porcelaine et à ses yeux émeraude, rajoutait un caractère juvénile. Sa beauté était éclatante et Rec m’asséna un coup de coude qui se voulait discret tout en mimant sur ses lèvres « c’est moi qui l’ai vue en premier » et assortissant sa phrase d’un sourire lubrique. Rec redevint immédiatement sérieux et fit claquer les talons de ses bottes après avoir été annoncé. -Commandant du BSI Rec Ornaz, Département de Surveillance. Voici mon collègue, le Capitaine du BSI Ludwig Noas, Département des Affaires Economiques et Industrielles. Nous vous remercions de nous avoir accordé cette audience, Monsieur le Baron et Madame la Comtesse, nous tâcherons d’être rapides afin de ne pas trop vous importuner. De mon côté, je n’avais pas bougé, là où Rec avait ôté sa casquette, en signe de respect, la mienne était restée vissée sur mon crâne. Un pas en retrait, j’observais le baron qui dévisageait Rec avec un certain mépris. Il y avait un fossé entre nous et ces gens et ils tentaient de nous le faire comprendre. Ils étaient en effet restés hermétiques à la vue de nos uniformes, sans doute ne craignant pas l’Empire…Non pas qu’ils avaient des contacts chez nous, mais sans doute car pour eux, nous n’étions que des larbins. Nous apprendrions en effet plus tard que mes soupçons étaient fondés puisqu’ils avaient demandé à rencontrer des responsables Galactiques. Leur petit manège avec les locaux visait à prendre des contacts et nous, nous n’étions que des vermisseaux, sans doute étaient-ils déçus. -Je m’excuse…Commandant, mais comme vous l’a sans doute dit Maurice, nous sommes très occupés. Nous devons partir pour la capitale, j’y suis attendu pour affaires. Je dois discuter avec le ministre. Je n’aurai malheureusement qu’une dizaine de minutes à vous accorder. Il se tourna vers moi, avec le même mépris. Je vous demande pardon mais je ne suis pas sûr de bien comprendre, que fait le Département économique du BSI ici ? Par « ministre », comprendre un responsable local qui tentait de cirer les bottes de l’Empire Sith pour continuer d’exister depuis que son monde avait embrassé le nouvel ordre. Il y avait une telle distance, un tel mépris dans sa voix qu’une colère sourde monta en moi. Je sentais bouillir au fond de moi. Cette fois c’en était trop…Pourtant ce couple ne m’avait rien fait. La Comtesse sembla saisir la situation, je la vis plisser les yeux alors que Rec était toujours souriant. -Le ministre attendra et vous, vous ferez un effort. Cet entretien durera autant que nécessaire. Les affaires Impériales priment sur les affaires locales.Le ton était sec, cassant. Rec se tourna vers moi, une ambiance glaciale venait de s’emparer de la scène. Mon ami ne m’avait pas souvent vu ainsi depuis le début de ma carrière au BSI, pourtant j’étais devenu de plus en plus dur, de plus en plus absolu alors que l’Empire Sith perdait du terrain. Le baron me fixa, je soutenais son regard, sans doute comprit-il que je disais la vérité. Le ton était donné, j’avais décidé de ne pas répondre à sa question, précisément pour lui montrer que c’était nous qui donnions le rythme. Rec se racla la gorge, reprenant un sourire de circonstance, il dit qu’il était ici pour tenter de nouer un contact avec la population et qu’il cherchait à discuter avec des responsables locaux afin de renforcer les liens avec le pouvoir Impérial. Rec savait y faire, à peine ouvrait-il la bouche que sa langue sucrée proférait des paroles de miel. Dans son discours, on sentait quelque chose d’amical, si bien que même le baron sembla se détendre. La Comtesse l’observait du coin de l’œil et ce fut elle qui reprit la parole. -Les locaux souffrent de plus en plus de la conscription forcée et des restrictions imposées par l’Empire. Là est votre problème. Vous ne réussirez pas à les convaincre sans un minimum de consensus. Si la planète est relativement bien tenue, la région n’a eu que des gouverneurs militaires qui ont réprimé la moindre contestation par la force. Tel est le problème. -Eh bien sachez, Madame, que c’est pour cela que nous sommes ici. Nous savons que vous avez l’oreille du peuple et que vous êtes tous les deux respectés. Nous sommes décidés à devenir vos interlocuteurs pour faire remonter tout ça. Si nous réussissons à trouver un terrain d’entente et que je peux convaincre ma hiérarchie de votre coopération, les choses changeront. Cette fois, les deux nobles semblaient intéressés. La voix de Rec était enjôleuse, il savait câliner ses interlocuteurs. Il y avait cette forme de charisme, ce truc qu’il savait faire et qui le rendait débonnaire et sympathique. Il était à la fois le bon copain pour se détendre et le grand frère responsable qui rassure…Le tout non dénué d’une certaine espièglerie. Pourtant, nul n’était dupe, en dépit des apparences, nous étions bien ici pour mater une révolution dans l’œuf et également pour réquisitionner des travailleurs. C’était bien là la réalité et j’étais bien placé pour l’avoir côtoyé quotidiennement pendant des années que Rec était un officier convaincu du BSI. Par-delà les apparences, les intérêts Impériaux étaient sa priorité. S’ensuit une discussion dont je ne relaterai pas toute l’étendue car elle oscillait entre mondanités et propos politique. Lentement, Rec s’était approché de la table, jusqu’à s’asseoir pour faire face au Baron et à la Comtesse qui s’étaient appuyés sur la table pour l’écouter, mais moi, je restais en retrait. Ils expliquèrent qu’il y avait en effet un mouvement de contestation dans la région et que le Baron avait plusieurs fois communiqué avec les responsables pour tenter de calmer les choses et les dissuader de faire autre chose que de distribuer des tracts. Bien évidemment, les deux nobles réfutaient toute implication dans des activités anti-Impériales. Ils évitaient soigneusement les conversations à charge, tentaient d’éluder les questions, un petit jeu du chat et de la souris mesquin qui me fit comprendre que nous n’en tirerons rien. La Comtesse, ayant sans doute compris qu’elle avait plu à Rec, lui faisait les yeux doux devant son mari, parlant d’une voix langoureuse et riant à ses plaisanteries. C’était…A gerber. Cette discussion m’ennuyait, j’en voyais les contours et les limites. Aussi, lorsque le Baron redemanda ce que faisait le Département Economique ici, je ne pus réprimer une nouvelle vague de colère. Les deux nobles m’irritaient, c’était irrationnel, sans doute à cause de la fatuité de ce luxe en temps de guerre…Mais également pour des raisons plus personnelles. Toute ma jeunesse, j’avais connu la misère et mes parents avaient été les esclaves d’un système qu’ils subissaient. Voir ces nobles sans conviction aller au gré du vent m’ennuyait au plus haut point. Ils n’avaient accepté de nous recevoir que parce qu’ils pensaient avoir des interlocuteurs de pouvoirs. Sauvant les apparences avec des froncements de sourcils, ils avaient finalement accepté de discuter avec nous car j’avais haussé le ton. Pourtant, Rec ne se démonta pas et après avoir parlementé de plus belle, il réussit à avoir un nom, un certain Gabin Olio, qui aurait pu avoir des connections avec le groupe dissident. Ce Monsieur Olio pourrait être convaincu pour parler avec nous et cette fois, Rec afficha un sourire de victoire. Je n’étais pas convaincu, quel était le sens de toute cette mascarade ? Nous étions ici pour prélever des travailleurs et des soldats et la Comtesse gagnait du temps, elle nous ferait passer par toutes les routes sinueuses qui nous en feraient perdre. Je devais l’avouer, Rec m’aurait été très utile dans une pareille mission. Lui savait immédiatement prendre son interlocuteur. Je savais en général bien analyser les situations, mais je n’étais pas à son niveau pour les conversations et établir la confiance. Pourtant, Kalnietis se montra très coopératif, ce qui m’empêchait d’être pessimiste à l’égard de cet entretien. -C’est la tendance générale au sein de la CSI, je crois que ce n’est pas simplement dû à Dae’Mid. Il y a une sorte de volonté du pouvoir central de resserrer les rangs et de reprendre le contrôle sur les administrations locales. Dae’Mid ou un autre, ça serait sans doute pareil…Enfin, c’est hors de notre sujet, je ferme la parenthèse. C’était mon sentiment profond. Je ne trichais pas avec lui, il était possible d’ailleurs que ces changements de politique perturbent les arrangements locaux, notamment avec la pègre. La paix sociale reposait sur un équilibre fragile et il était difficile d’imaginer que ceux qui gouvernaient la CSI n’étaient pas au courant de cela, peut-être était-ce d’ailleurs une volonté que cette perturbation. Je ne le saurais jamais et je devrais m’en accommoder. Je marquais une pause, avant de reprendre : -Ton raisonnement se tient. Je pense qu’il mérite d’être considéré très sérieusement.Alors que Kalnietis terminait l’entretien en me proposant de rencontrer Ana Cynn mais en me mettant en garde, je hochais la tête. Décidément, ce Defel me plaisait et en dépit de son apparence bestiale, c’était typiquement le genre de personnalités qui était compatible avec la mienne. Pragmatique et direct, j’appréciais cela. En guise de réponse, je lui tendis la main pour la lui serrer. -Je n’ai qu’une parole et je ne reviendrai pas dessus. Nous avons un accord et je serai ravi d’entendre Ana Cynn. Elle et moi, nous étions tous deux à la Forge Stellaire, nous avons des souvenirs en commun. Je te tiendrai au courant de tout ce que je sais, à titre officieux bien sûr. Naturellement, auprès de tes amis et partenaires, tu ne m’as jamais vu. J’agrémentais ma phrase d’un clin d’œil. Je n’avais toujours pas lâché sa main, je continuais. - …Et si par hasard tu as des informations, tu me les donneras afin que je puisse attraper ceux qui ont fait cela vivants. Je ne crois pas que les interrogatoires classiques suffiront avec eux. Je ne suis pas un agent « classique » de la CSI…Tu t’en rendras vite compte. J’accompagnais ma phrase d’un sourire carnassier en lui lâchant la main. Les règles étaient énoncées et Kalnietis aurait vite compris mes intentions. Autant être clair, j’avais bien l’intention d’interroger à ma façon ceux qui avaient fait ça. Le Defel aurait d’ailleurs vu mes yeux s’allumer d’une malice alors que je dévoilais mon plan, une sorte de feu qui indiquait que j’étais prêt à tout pour accomplir ma mission.