Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Star Wars RPG

Finall Kel'qsoF

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    Finall Kel'qsoF Finall Kel'qso

    Je n'avais rien à faire sinon attendre.

    Alors je m'installai sur le banc métallique du compartiment passager et laissai la Force m'effleurer.

    Je commençai par les petites choses. Une gourde posée sur le banc d'en face. Je la percevais dans le flux de la Force, sa masse, son poids. Je la fis glisser lentement vers moi. Facile. Trop facile. Je la renvoyai. La rattrapai. La maintins en suspension, testant ma concentration, cherchant les limites de ma prise.

    Puis je passai à autre chose. Une caisse de rangement métallique dans le coin du compartiment. Plus lourde. Je la soulevai mentalement, centimètre par centimètre. Elle vibra, résista, puis quitta le sol. Pas longtemps. Quelques secondes avant que je la repose, les tempes légèrement chaudes.

    Je recommençai. Encore et encore, la maniant de la même manière que la gourde jusqu'à ce que je fatigue.

    La Force avait toujours été là. Depuis l'enfance, ce sens diffus qui me permettait de percevoir les intentions avant les gestes, les mouvements avant qu'ils ne se produisent.

    Mais la maîtriser, comme Maitre Zaden ou les autres Grand Sith était autre chose.

    Quelques heures plus tard, le pilote se manifesta depuis le cockpit.

    Seigneur, sortie d'hyperespace dans deux minutes.

    Je me levai et rejoignis le cockpit.

    -----Coruscant-----

    La planète apparut devant nous. Une sphère lumineuse, entièrement recouverte de métal et de béton, zébrée de couloirs de circulation aérienne en tous sens. Depuis l'espace elle donnait presque l'impression d'être vivante. Une ruche géante bourdonnant de millions de vies qui s'ignoraient mutuellement.

    Le pilote intégra les couloirs de transit assignés, se faufila entre les flux de vaisseaux commerciaux et de navettes de transport, et se posa au statioport avec une précision mécanique.

    Je retournai dans le compartiment passager et récupérai mes affaires.

    La rampe s'abaissa. L'air de Coruscant m'accueillit — chaud, chargé, artificiel. Une odeur de carburant et de foule mêlée. Le statioport grouillait d'activité, des dizaines d'espèces différentes se croisant sans se regarder, des droïdes de service zigzaguant entre les passagers, des annonces résonnant en plusieurs langues dans les haut-parleurs.

    Derrière moi, la rampe se referma. Quelques secondes plus tard, la navette reprenait de l'altitude et disparaissait dans le flux de circulation.

    Les bas-fonds de Coruscant n'avaient rien d'accueillant. Les niveaux inférieurs s'enfonçaient dans une obscurité permanente, éclairée par endroits de néons clignotants et de lanternes à vapeur accrochées aux façades. L'architecture était un empilement chaotique de décennies de construction sans plan, des passerelles suspendues entre des bâtiments qui n'auraient jamais dû se toucher, des ruelles si étroites qu'on pouvait à peine y passer à deux.

    Les bas-fonds de Coruscant m'avalèrent rapidement.

    La foule changeait avec l'air.

    Plus de touristes, plus de cols propres. Des visages marqués, des regards qui jaugeaient avant de se détourner. Des groupes qui occupaient les angles sans raison apparente. Des transactions rapides dans les recoins sombres.

    Je gardai la tête basse et le pas régulier.

    D’après les infos enregistrées, Greezzk devraient se trouver au « Brutes Savariennes » quelque part dans les bas-fonds.

    Il me fallut encore une bonne heure pour trouver l'endroit. Pas de panneau, pas d'enseigne lumineuse. Juste une porte blindée au fond d'une ruelle que rien ne signalait aux non-initiés. Mais la Force me la désigna clairement — des dizaines de présences derrière, de la tension, de la vigilance.

    Je m'avançai vers la porte.

    Deux gardes se matérialisèrent dans le flux de la Force avant même que je les distingue clairement. Costauds, armés.

    L'un d'eux leva une main.

    On n'entre pas comme ça ici. T'es qui toi ?

    Je m'arrêtai à quelques pas.

    Quelqu'un qui a des affaires avec Grezzk.

    Tout le monde a des affaires avec Grezzk. Dégage. Imbécile.

    Je perçus l'hésitation du second garde dans la Force. Moins sûr de lui. Je laissai mon attention glisser vers lui, une pression subtile, presque imperceptible.

    Dis à ton patron qu'un représentant de l'Ordre est là. Il comprendra.

    Un silence. Les deux gardes échangèrent un regard que je sentis parfaitement. De l'incertitude. Et chez le second, quelque chose qui ressemblait à de la reconnaissance.

    Le plus grand grogna quelque chose dans son comlink. Une réponse grésillante. Un silence.

    La porte blindée s'ouvrit.

    Tu laisses tes armes ici.

    Je ne bougeai pas.

    Non.

    Il me jaugea une dernière fois. Décida que ça ne valait pas le coup.

    Suis-moi.

    Je suivis le garde à l'intérieur.

    L'ancienne cantina se devinait encore sous les aménagements. Le comptoir d'origine était toujours là, reconverti en poste de surveillance. Les tables avaient laissé place à des caisses empilées jusqu'au plafond, des bâtons de la mort pour la plupart, encore emballés. Des mercenaires en armures disparates occupaient chaque angle - humains, Weequays, Aqualish - tous armés, tous attentifs.

    Je perçus une bonne vingtaine de présences dans le flux de la Force. Tendues, méfiantes. L'endroit respirait la paranoïa.

    Le garde me guida vers le fond, derrière une cloison improvisée. Un bureau. Encombré d'écrans, de datapads, de caisses. Une lumière verdâtre émanait d'un projecteur holo posé sur le bureau, affichant ce qui ressemblait à des transactions en cours. L'air était épais, chargé d'effluves d'alcool et de tabac épicé.

    Et derrière le bureau, un Rodien.

    El famoso Grezzk.

    Il leva les yeux à mon entrée, les antennes légèrement dressées. Son regard me parcourut de haut en bas, cherchant à me situer. À m'évaluer.

    Je restai debout, les bras croisés, et le laissai à sa réflexion.

    Bas-fonds

  • L'Exil des Sith
    Finall Kel'qsoF Finall Kel'qso

    Le pont de commandement était désert depuis qu'Owell avait pris congé. Il ne restait plus que nous deux.
    Zaden ne m'avait pas demandé de rester par hasard.

    Il garda les yeux sur l'hologramme d'Ossus encore quelques secondes avant de l'éteindre d'une pression sur la console. Le pont retrouva sa pénombre habituelle, éclairé seulement par les lumières tamisées des instruments et le ciel nocturne d'Ossus à travers la baie vitrée.

    Coruscant, dit-il avec sa voix mécanique.

    Il se retourna vers moi.

    J'ai un contact là-bas. Un Rodien du nom de Grezzk. Il dirige un gang dans les bas-fonds, trafic de drogue principalement. Nos arrangements avec lui datent d'avant Vinsoth. Ses bénéfices nous reviennent en partie, c'est ainsi que ça fonctionne. Je veux que tu t'y rendes, que tu le retrouves et que tu t'assures que cet accord tient toujours. Ces informations seront sur ton datapads.

    Il marqua une pause, me laissant le temps d'absorber.

    Une navette te déposera au statioport. Elle repart dès que tu en descends.

    Je ne dis rien. Il n'attendait pas non plus de commentaire.

    Coruscant est une jungle autrement plus dangereuse qu'Ossus, Finall. Reste discret aussi longtemps que tu le peux.

    Il détacha son regard du mien et fit un pas vers la baie vitrée, indiquant que l'entretien était terminé.

    Je tournai les talons.

    La mission était claire. Une mission de contact, veiller à ce que Grezzk sois toujours sur la même longueur d’onde que l’ordre, rien de bien compliqué. Par contre je n'allais pas débarquer sur Coruscant les mains dans les poches sans savoir où je mettais les pieds.

    Je rejoignis ce qui restait de la bibliothèque de bord du Gladius. Une salle exiguë, la moitié des terminaux hors service, mais suffisamment fonctionnelle pour ce dont j'avais besoin. Je m'installai devant l'un d'eux et commençai à chercher.

    Coruscant.

    Capitale de la République Féderale. Planète-ville entièrement recouverte de constructions sur des milliers de niveaux. Population estimée à plusieurs centaines de milliards d'habitants. En surface, les quartiers huppés, les institutions, les sièges du pouvoir. Plus on descendait dans les niveaux inférieurs, plus la lumière disparaissait et plus les lois devenaient une notion abstraite. Les bas-fonds - les niveaux 1313 et en dessous - étaient officiellement sous juridiction Républicaine. Officieusement, c'était autre chose. Des gangs, des trafiquants, des fugitifs. Une économie parallèle qui fonctionnait en dehors de tout contrôle réel.

    « C'est là que vit Grezzk. »

    Je notai mentalement les points d'entrée vers les niveaux inférieurs depuis un statioport standard. Ce que je trouvai sur les bas-fonds en eux-mêmes était maigre. Des généralités, rien de précis. Ce genre d'endroit ne se cartographiait et surtout pas depuis une bibliothèque de bord.

    « Il faudrait être sûr place pour pouvoir comprendre l’environnement et s'adapter en conséquence. »

    Sur ces mots je me préparais à partir.

    Je rassemblai le strict nécessaire. Rien qui puisse attirer l'attention ou me trahir au premier regard.
    Arriver à la soute j’aperçu la navette ainsi que le pilote, vérifiant l’état de son vaisseau. A ma vue, celui-ci se stoppa net.

    Seigneur, dit-il en s’inclinant très légèrement.

    Veuillez m’emmener à Coruscant.

    Il hocha la tête sans un mot de plus.

    Il remonta à bord sans attendre. Je le suivis, la rampe se referma dans mon dos.

    Prévenez-moi dès la sortie en hyperespace.

    Entendu.

    Le décollage fut bref. Ossus disparut rapidement sous les nuages, puis dans le noir de l'espace. Par le hublot étroit j'aperçus une dernière fois la silhouette abîmée du Gladius avant que la navette ne vire de cap et ne s'engage dans l'hyperespace.

    Ossus

  • La où tout commença
    Finall Kel'qsoF Finall Kel'qso

    Je ne répondis pas immédiatement.
    J’observe le vieux Fondorien sans un mot, les bras croisés, le regard fixe. Quelque chose dans cette apparition me dérange.

    Comment un ingénieur naval qui a travaillé pendant vingt ans sur les chantiers de Fondor, a pu ce retrouvé coincé ici seul sur une planète en Bordure Extérieure depuis quatorze ans et qui par lui même a réussi à survivre jusqu’ici.

    Trop de coïncidences.

    Je laisse la Force l’effleurer. Pas un assaut, juste une lecture de son esprit. Je cherche quelque chose de précis — une faille, une tension, le frémissement caractéristique du mensonge chez quelqu’un qui se prépare à frapper ou à trahir. Je laisse mes sens s’étendre vers le vieil homme, patient.
    Ce que je perçus est… brouillon. Une fatigue profonde, presque écrasante. Une solitude ancrée depuis des années. Et quelque chose d’autre, une flamme minuscule, fragile sûrement de l’espoir. Sincère et désespéré à la fois.

    Pas un espion. Pas un combattant.
    Juste un homme à bout mentalement.

    Je fis signe aux soldats de baisser leurs armes d’un geste lent, presque nonchalant.

    Le sergent aux traits durs hésita une fraction de seconde avant d’obéir.

    Propulseurs subluminiques….

    Repris-je en croisant les bras.

    Vous avez entendu deux soldats échanger des bribes d’une conversation et vous avez déjà un diagnostic. C’est soit de l’expérience, soit de la chance.

    Je m’avançai d’un pas, scrutant Anton avec une attention froide.

    J’espère pour vous que c’est de l’expérience.

    Seigneur Finall…

    Le soldat qui avait parlé d’éliminer le vieux voulut intervenir à nouveau. Je le stop sans même le regarder.

    Taisez-vous.

    Je revins sur l’ancien ingénieur, laissant le silence travailler un moment.

    Mon maître prendra la décision finale en ce qui vous concerne, c’est entendu. Mais d’ici là… vous restez avec nous ce soir. Vous serez mis sous surveillance. Et au moindre comportement douteux je laisserai mes hommes s’occuper de vous.

    Je fis un pas de côté, indiquant le camp d’un geste minimal.

    Ne me donnez aucune raison de regretter ça, Drevik.

    En repartant vers le camp, je m’approche d’un des haut gradés.

    Fouillez-le, lui et ses affaires. Qu’il n’y ait rien de dangereux

    Les heures qui suivirent s’écoulèrent dans une tension sourde. Le camp s’organisa, les hommes prirent leurs postes, le foyer fut rallumé. Le vieux Fondorien resta assis sur sa caisse, fouillé, désarmé, surveillé. Il n’opposa aucune résistance.

    Le soleil avait considérablement décliné sur Ossus lorsque le bruit des répulseurs vint briser le calme relatif du camp. La navette se posa à quelques centaines de mètres de la clairière, soulevant feuilles et poussière dans un grondement sourd. Une vingtaine de soldats en descendirent, encadrés par un sergent, avant que le groupe ne se mette en marche en direction du campement.

    Le temps avait passé depuis l’arrivée de Finall. Le camp portait désormais les signes d’une installation qui commence à prendre forme. Les affaires de Nyx’ara avaient été fouillées et intégrées au matériel déchargé. Un périmètre tenait aux lisières de la clairière. Le foyer brûlait doucement, une odeur de rations chaudes flottant dans l’air humide. Les soldats s’étaient approprié l’espace, comme des hommes qui savent qu’ils ne repartent pas de sitôt.

    Dans un coin du camp, assis sur une caisse sous l’œil d’un garde, Anton Drevik attendait. Fouillé, désarmé, mais nourri. Il observait l’agitation du camp avec ce regard tranquille et usé de quelqu’un qui a appris depuis longtemps à ne plus rien espérer trop vite.

    Zaden pénétra dans la clairière.

    Finall s’avança à sa rencontre et marqua le respect qui s’imposait avant de prendre la parole, à l’écart des soldats. Il lui fit son rapport à voix basse, méthodique. Le camp, le périmètre, l’état du matériel récupéré. Puis le datapad de Nyx’ara, ses notes de mission, les sections encore scellées de la bibliothèque jedi, les artefacts identifiés mais non extraits. Du potentiel, beaucoup de potentiel, comme elle l’avait elle-même écrit.

    Et enfin, le vieux.

    Finall lui résuma la situation sans chercher à justifier sa décision. Un Fondorien sorti de nulle part, quatorze ans d’errance sur Ossus, ingénieur naval de son état. Le fait qu’il ai entendu des informations importantes et qu’il est proposé une solution de lui-même. La lecture de Force faite, la méfiance toujours présente, mais les compétences trop utiles pour être ignorées dans leur situation actuelle.

    Il laissa Zaden peser tout ça en silence, puis conclut d’un regard en direction d’Anton.

    La décision vous appartient, Seigneur.

    Ossus

  • Le sac d'un aveugle
    Finall Kel'qsoF Finall Kel'qso
    Holoterminal
    IDENTIFICATION
    👤 IDENTITÉ
    Nom
    Kel’qso
    Prénom
    Finall
    Espèce
    Miraluka
    Origine
    Orvax IV
    Rang
    Initié Sith
    💰 Bourse

    9500 Crédits

    Historique

    +9000 Cr (mission 'chassez le naturel')

    +150 Cr (bourse de mission)

    -50 Cr (ticket navette public)

    ...

    🛠️ ÉQUIPEMENT & BIENS
    Arme
    Sabre laser dotée d'un cristal kyber instable
    Droïde
    Aucun
    Véhicule
    Aucun
    Vaisseau
    Aucun
    Autres
    holoprojecteur — comlik cryptée
    Dossier Classifié — Archives Sith
    Accès Restreint — Personnel Autorisé Uniquement
    Casiers

  • La où tout commença
    Finall Kel'qsoF Finall Kel'qso

    La navette vibre. Les moteurs rugissent alors qu’on perce l’atmosphère d’Ossus. Par le hublot, je sens la planète se rapprocher : forêts denses, ruines anciennes gorgé de Force, vestiges d’une grandeur oubliée. Je m’assois, dos contre la cloison. La douleur pulse toujours. Moins vive qu’avant, mais constante. Les soins à bord de l’Évasion Fiscale ont aidé.

    Autour de moi, les survivants. Fantassins épuisés. Acolytes silencieux. Tous marqués par Vinsoth. Par le Nebula. Par les défaites accumuler. Je ferme les yeux. La Force me montre leurs esprits : fatigue, détermination et leur Haine. Ils ont perdu leur foyer. Leur fierté. Mais ils tiennent encore.

    La navette tremble. Des turbulences atmosphériques. Je rouvre les yeux. Mon maître se tient debout près du cockpit, impassible. Il observe Ossus à travers le pare-brise. Son flux dans la Force est dense, contrôlé, résolu.

    Je l’écoute attentivement. Ses discours me font comprendre ses pensées, ses objectifs de grandeur pour l’Ordre.

    La navette descend. Les forêts défilent sous nous, épaisses, anciennes. Puis les ruines apparaissent. Des structures massives. Des colonnes brisées. Des murs écroulés recouverts de végétation. Des vestiges d’un temple. Jedi, probablement. Abandonné depuis des siècles. Mais encore debout. Encore utilisable.

    La Force pulse ici. Ancienne. Lourde. Puissante. Juste… endormie.

    La navette se pose dans une clairière près des ruines. Les moteurs grondent une dernière fois avant de s’éteindre. La rampe s’abaisse dans un sifflement hydraulique.

    L’air d’Ossus me frappe. Chaud. Humide, Différent de Vinsoth ou de Nar Shaada.

    Lourd, L’odeur de la végétation, de la terre, de la pierre ancienne. Je descends. Mes bottes touchent le sol. Solide. Stable. Autour de moi, les autres débarquent. Armes en main. Regards méfiants. Ils scrutent les ruines, la forêt, les ombres.

    Seul mon maître se tient confiant, droit, comme s’il n’était pas totalement perdu dans cet environnement.
    Je tends la Force. Présences organiques. Nombreuses. Juste la faune et la flore local. Rien d’hostile pour l’instant.

    Le seigneur le sent aussi. Son regard balaie la lisière de la forêt.

    Reste en alerte, ordonne-t-il. Finall, avec moi. Le reste de l'escouade, formez un périmètre défensif autour de la navette.

    On marche. Vingt minutes. Forêt dense. Silence oppressant. Puis on débouche dans une clairière dominée par les restes d’une structure massive. Colonnes brisées. Toit effondré. Dalles de pierre couvertes de mousse. Une fontaine asséchée au centre.

    Un lieu commun, un point de rendez-vous sûrement. Mais personne....un silence plane.

    Zaden s’arrête net. Lève le poing. L’escouade se fige. Puis on voit des traces.
    Sillons profonds dans la terre. Empreintes de bottes désordonnées. Éclaboussures de sang sur les pierres.
    Un soldat s’approche d’une colonne renversée.

    Seigneur… un sabre laser.

    Zaden se fige. S’approche. Prend l’arme.

    Le silence pèse.

    Zaden observe les traînées de sang. Elles mènent vers la forêt.
    Il se tourne vers moi.

    Changement de plan Apprenti. Prends l'escouade et rendez-vous aux coordonnées que Nyx'ara a transmises. Son camp de fortune, à treize kilomètres à l'est d'ici. Assurez-vous qu'il est sécurisé. Établissez un périmètre défensif et attendez l'arrivée des autres navettes. Si vous trouvez des indices sur ce qui s'est passé, documentez tout.

    Il marque une pause.

    Et si vous croisez quelque chose d'hostile, éliminez-le sans hésitation.

    Je hoche la tête.

    Oui, Maître.

    Il se tourne déjà, regard fixé sur les traînées de sang. Il part en chasse.

    « Nyx’ara donc… » me dis-je « une autre Apprentie ? »

    Je le regarde s’éloigner. Sa silhouette disparaît entre les arbres.
    Je me retourne vers l’escouade. Dix regards sur moi.
    Ils attendent mes ordres.

    On bouge. Direction est. Treize kilomètres. Formation serrée. Vigilance maximale. Tout ce qui bouge et qui n’est pas humanoïde, vous tirez.

    Ils acquiescent.
    On part.

    La forêt d’Ossus est dense. Oppressante. Les arbres montent haut, épais, leurs branches s’entrelacent. La lumière filtre à peine. L’air est chaud, humide, lourd. Chaque pas s’enfonce dans la mousse, les racines, les feuilles mortes.

    Je tends la Force. Présences organiques partout. Oiseaux. Insectes. Petits animaux locaux. Mais il y a quelque chose dans l’air. Une tension. Comme si la forêt nous observait.

    Après quatre kilomètres de marche, lorsque la nuit a totalement enveloppé la planète, quelque chose change.

    Je lève le poing.
    L’escouade se fige.

    Je tends plus profondément dans la Force.
    Présences. Nombreuses. Mouvantes. Prédatrices.
    Quelque chose de rapide. De dangereux.

    Et elles se rapprochent.

    Contact potentiel. Positions défensives. Formez un cercle. Soyez prêts à tirer.

    Les soldats se déploient. Dos les uns aux autres. Armes pointées vers l’extérieur.

    Je reste au centre, main sur mon sabre.
    J’attends.

    Le premier grondement vient de la gauche.
    Sourd. Guttural. Animal.
    Puis un autre. À droite.
    Ils nous encerclent.

    Je tends la Force. Ils sont peut-être quatre, cinq, une meute entière.

    Préparez-vous.

    Les soldats serrent leurs prises.
    Puis ils surgissent.
    Des bêtes jaillissent des fourrés. Quatre pattes. Pelage sombre. Museaux allongés. Crocs exposés. Queues épaisses qui fouettent l’air.

    Des Vornskr.

    Le premier bondit sur un soldat. Trop rapide. Il le percute, crocs cherchant la gorge. Le soldat hurle, se protège avec son bras par réflexe. La bête plante ses canines sur son avant-bras.

    Je réagis rapidement.
    Mon sabre s’allume. La lame rouge sombre qui pulse.
    Je charge. Transperce la bête au flanc. La lame mord. Elle hurle, lâche prise, saute plus loin.

    L’acolyte le bras en sang, se met à tirer sur celle-ci avant de l’abattre.
    Deux autres vornskrs chargent simultanément.

    L’escouade tire. Salves coordonnées. Le premier vornskr s’effondre en pleine course, criblé. Le second esquive, bondit.
    Je projette la Force. La bête toujours en vol, percute un arbre. Craquement. Elle ne bouge plus.
    D’autres vornskrs surgissent des flancs. Ils foncent droit sur un des fantassins.

    Le cercle réagit. Tirs groupés. Le vornskr s’écroulent avant même de le toucher. L’autre claque de sa queue un soldat avant qu’une autre rafale ne le cloue au sol.

    Soignez les blessées ! Vérifier vos armes !

    L’escouade s’affaire. Je balaye les environs. Mise à part d’autres signe de vie, aucun danger imminent autour de nous.

    On bouge rapidement !

    Les onze kilomètres restants se passent tranquillement à part quelque bête ici et là mais sans danger réelle. Mais la tension ne retombe pas. La forêt est hostile. Vivante et Dangereuse. Après quatre heures de marche, on débouche dans une clairière.

    Une zone dégage, on y remarque une tente, des affaires éparpillées.
    Sûrement le camp de Nyx’ara.

    Petit. Fonctionnel.
    Une tente. Un foyer éteint. Des caisses d’équipement. Des outils. Intact.
    Mais des signes de vie récente. Le foyer encore tiède. Des traces de pas. Des affaires éparpillées.

    Fouillez la zone et nettoyer le périmètre ! Sa sera notre base temporaire !

    Je m’approche de la tente. Peut-être qu’il y’aura quelque chose d’intéressant.
    À l’intérieur, le minimum pour survivre, un sac de couchage, des vivres et un datapad.

    « Elle a sûrement écrit des rapport »

    Je m’approche de celui-ci.

                                                            — DATAPAD — NYX’ARA —
    

    Ossus — Notes de mission

    Jour 4
    Pénétration dans les niveaux inférieurs de la bibliothèque. Les couloirs sont étroits, les pièges nombreux. L’endroit n’a pas été touché depuis des millénaires, ça se sent. L’air est lourd.

    Jour 12
    J’ai trouvé la chambre des archives. Les sceaux sont anciens, la puissance qui en émane est… troublante. J’ai transmis un rapport au Seigneur et j’attends ses directives pour procéder à l’extraction.

    Jour 19
    Toujours aucune nouvelle. Je cartographie ce que je peux. Il y a du potentiel ici, beaucoup de potentiel. Des salles encore scellées, quelque artefacts visibles mais je préfère attendre avant de les extraire.

    Jour 23
    Le Seigneur Zaden a établi le contact. Vinsoth est tombé. Je n’ai pas su quoi répondre dans un premier temps. L’académie, nôtre planète…tout est perdu. Il arrive avec ce qui reste de nos forces. Ma mission change. Je dois préparer leur arrivée, recenser les ressources, anticiper les dangers. Être prête à les accueillir.
    Je ne sais pas trop ce que ça implique pour la suite. Mais les ordres sont clairs.

    Jour 24
    Point de rendez-vous établis. J’attends leur arrivée avec impatience.

    « Intéressant, Maître l’aurait ordonné de venir explorer ces ruines et préparer notre arrivée en amont. Hmmmh depuis le début il aurait prévu qu’on vienne ici alors »

    Seigneur Sith, appelle un fantassin. .

    Me sortant de mes pensées je sors à l’extérieure pour voir le grabuge extérieur
    À l’orée de la clairière, assis tranquillement sur une pierre moussue, un vieil homme.

    Il ne bouge pas. Ne parle pas. Nous observe.

    On le tient en joue et il ne réagit pas comme si sa lui importait peu.

    Comme s’il nous attendait.
    Je tends la Force. Son flux est… étrange. Calme. Profond.
    Pas hostile. Pas amical. Juste…présent.

    Attendez.

    Je m’avance. Lentement. Main sur mon sabre laser.
    Le vieil homme ne réagit pas. Se contente de nous observer.
    Je m’arrête à quelques mètres.

    Décline ton identité vielle homme.

    Ossus
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