Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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  • Compte de Korriban [NOUVEAU]
    Baron RisskB Baron Rissk

    TRANSACTIONS FINANCIÈRES :

    État du compte Avril 2026 : 2 459 700 crédits.

    Historique année 2026 :

    + 250 000 crédits (Mai 2026)

    Actuel état du compte de Korriban : 2 709 700 crédits.

    Comptes planétaires

  • Compte de Korriban [NOUVEAU]
    Baron RisskB Baron Rissk

    Lien vers l'ancien sujet.

    POSESSIONS DE KORRIBAN :

    Vaisseaux militaires :

    • 1 destroyer de la classe Providence (offert par la CSI).
    • 1 frégate de la classe Munificent.
    • 2 croiseurs de la classe Munifex.
    • 4 croiseurs de la classe Sabaoth.

    Véhicules :

    • 6 canonnières de police.

    Droïdes :

    • 12 gardes Magna IG-100.
    • 5 droïdes commando BX (avec vibrolames).
    • 30 droïdes Hunter Killer (avec vibrolames et réacteurs dorsaux).
    • 20 droïdes sondes Vipère.
    • 8 droïdes de surveillance DZ-70.
    • 8 droïdes DANA A-DSD.
    • 20 droïdes DSD1.
    • 8 droïdes DA Traqueurs OG-9.
    • 1 droïde de protocole BD-3000.
    • 2 droïdes transporteurs CLL-M2.
    • 6 droïdes TCP.
    • 20 droïdes transporteurs HV-7.
    • 30 droïdes souris MSE-6.
    • 40 droïdes ouvriers BLX.
    • 100 droïdes ASP-7.
    Comptes planétaires

  • Déluge de Feu
    Baron RisskB Baron Rissk

    Le Mon Cal tourne en rond dans sa cellule. Le voilà enfermé dans les entrailles d’un symbole d’oppression qu’il s’était pourtant juré de combattre. Il n’a pas eu le courage de ses camarades et en paie désormais le prix. L’alien finit par s'asseoir sur sa couchette après avoir arpenté de long en large la petite pièce qui lui sert de geôle. L’air chaud qui quitte la grille de ventilation lui assèche la peau. Il commence à avoir soif. Il se demande silencieusement si ce n’est pas là une façon de le torturer. Il s’imagine des choses horribles, se demande bien quel sort funeste on lui réserve. Toutes ces pensées qui le tracassent lui font tourner la tête. Le Mon Cal se tient le crâne, ferme les yeux pour chasser ces idées noires. Il ne tient pas en place. Il se maudit pour ne pas avoir suivi l’exemple de ses compagnons.

    Des cliquetis squelettiques se font bientôt entendre dans le couloir du bloc de détention, tirant le prisonnier hors de ses pensées. Il se lève instinctivement dès lors que les bruits se rapprochent. Trois silhouettes apparaissent finalement de l’autre côté du champ de force. Une femme au visage sévère, portant un uniforme d’officier séparatiste, et deux droïdes commandos armés de blasters. La barrière disparaît soudainement pour laisser entrer l’amirale Dovchenko puis se remet en place dès lors qu’elle est à l’intérieur de la cellule. De l’autre côté, ses deux gardes du corps métalliques viennent silencieusement monter la garde.

    - Je suis l’amirale Dovchenko, commandante en chef des forces de la milice de Korriban. Et vous êtes ?

    Le détenu ne répond pas. Il se contente d’observer sa geôlière avec insistance, la détaillant du regard.

    - Le silence ne vous servira à rien en ce lieu. Poursuit calmement la Corellienne.

    Il n’y a pas la moindre trace d’animosité dans sa voix, pas la moindre émotion sur son visage. Ou bien elle cache bien son jeu, ou bien c’est une pure psychopathe… Dans les deux cas, le Mon Cal est bien décidé à ne rien lui révéler. Gagner du temps. C’est tout ce qui importe. Peut-être est-ce là son seul moyen de se racheter auprès des siens…

    - Je constate que vous ne supportez pas bien la chaleur du vaisseau. Je pourrais faire installer une climatisation ou un humidificateur dans votre cellule… En échange de votre coopération.

    Le prisonnier garde le silence, balayant du revers de la main l’offre de la séparatiste. Il n’est pas stupide. Il ne compte boire les paroles empoisonnées d’une femme qui a vendu son âme à une entité corrompue. Il sait déjà comment ça va se passer. S’il cède, il finira par servir, d’une manière ou d’une autre, les intérêts d’une dictature qui n’apporte rien de bon à cette galaxie. S’il refuse, on enverra probablement des tortionnaires pour lui tirer les vers du nez. Peu importe. Dans un cas comme dans l’autre, il est condamné. Mais il partira au moins l’esprit tranquille sans avoir donné quoi que ce soit aux chiens de la Confédération des Systèmes Indépendants. Il s’en fait la promesse. Il doit bien ça à ses camarades, à la cause.

    En face, l’amirale demeure impassible. Elle ne s’emporte pas face au refus du Mon Cal. Dovchenko a suffisamment d’expérience derrière elle pour savoir que les interrogatoires qui finissent en bain de sang sont ceux qui apportent le moins de résultats. Certains sont tentés de faire de fausses déclarations pour mettre fin à la torture quand d’autres finissent par céder à la folie pour oublier la douleur. Résultat : Du temps gaspillé et des prisonniers qui ont perdu leur utilité. La Corellienne préfère donc avoir recours à la méthode douce… Pour l’instant.

    - Je vois. Nous aurons tout le temps d’en reparler.

    La séparatiste hèle son escorte. Le champ de force s’éteint de nouveau afin qu’elle puisse quitter la cellule du détenu puis s’active de plus belle dès lors qu’elle franchit le seuil. Elle ne se tourne pas un seul instant vers le Mon Cal pour voir sa réaction, indifférente à son sort. Cependant, elle refuse de lui donner raison en faisant usage de la violence à son encontre et en cela, elle fait déjà un pas en avant. Il est certain qu’en visant le symbole de l’autorité séparatiste sur Korriban, les terroristes ont cherché à faire passer un message. Ils s’en sont pris à la CSI parce qu’ils ont quelque chose à dénoncer et le survivant de leur petit groupe a des réponses à donner. Dès lors qu’il verra que la Confédération des Systèmes Indépendants n’est pas aussi brutale et oppressive qu’il veut bien le croire, peut-être que le prisonnier changera d’opinion sur les militaires qui servent sous sa bannière. Et lorsque ses convictions seront ébranlées, il sera prêt à tout dévoiler.


    Messages cryptés envoyés à l'état-major séparatiste par l’amirale Dovchenko depuis la frégate de la classe Munificent “Forteresse de l’Agonie”.

    Rapport de situation à la suite des attentats :

    Le palais préfectoral a été touché par les explosions de trois bombes. La première bombe a ciblé le réseau électrique, mettant hors de service les générateurs principaux, rendus inopérables suite à de lourds dommages. La deuxième bombe a frappé le centre de commandement, détruisant une partie du matériel de sécurité et de communication. La troisième bombe, apparemment destinée à exploser dans les quartiers privés du sous-préfet Rissk, n’a pas atteint sa cible. La détonation précoce de l’explosif n’a fait qu’une seule victime, le porteur de bombe lui-même, et trois blessés parmi les miliciens sans pour autant endommager d’infrastructures vitales. L’intégrité structurelle de certains niveaux a été largement compromise par la déflagration des détonations et les incendies qui ont suivi, malgré un déploiement rapide de nos équipes de sécurité. En l’état, le palais préfectoral fonctionne sur ses générateurs de secours et les systèmes de communication et de sécurité ne sont opérationnels qu’à hauteur de quarante deux pourcent. Il a donc été décidé de relocaliser les activités de la milice de Korriban et de l’administration civile vers un lieu plus sécurisé.

    Il a été déterminé par les services de sécurité de Korriban que les attentats ont causé la mort de dix-sept membres du personnel de la sous-préfecture : onze miliciens, dont le capitaine de la garde du palais, et six civils, une secrétaire et cinq techniciens. Une trentaine de blessés a également été recensé. Sept de ces blessés sont dans un état d’urgence absolue et nécessitent d’être pris en charge sur une autre planète. Le bilan reste toutefois provisoire et peut être susceptible de changer à tout moment.

    L’intervention rapide de nos services de sécurité a permis de contenir les dégâts, l’un des attaquants n’ayant pas eu le temps d’activer sa bombe et un autre étant contraint de se faire sauter avant d’atteindre son objectif. Le bilan des victimes aurait donc pu s'alourdir en l’absence d’un commandement réactif et les dommages causés aux infrastructures bien plus importants.

    Rapport de l’enquête préliminaire concernant les profils ayant pris part aux attentats :

    Pour l’heure, quatre terroristes ont été formellement identifiés par les services de sécurité de Korriban : un Mon Cal, un Twi’lek, un Zeltron ainsi qu’une Mirialan. Ayant fait usage de faux documents et de noms d’emprunt, il n’est pour l’instant pas possible d’identifier avec succès les quatre poseurs de bombes mais des holo images ont été distribuées au sein des services de renseignements, des forces de sécurité planétaires et des réseaux informels (à l’intérieur de la Confédération des Systèmes Indépendants mais également au sein des institutions de nos collaborateurs les plus proches) afin de faciliter leur identification.

    Le Mon Cal, seul survivant du groupe, a pour l’heure refusé de répondre à toute question lors de son interrogatoire initial. Si les motivations du commando restent encore à définir, il est certain qu’elles s’inscrivent déjà dans un mouvement de rejet du pouvoir séparatiste. Les quatre membres ont probablement été recrutés parmi des éléments radicaux et ont peut-être un lien avec les terroristes qui ont attaqué Raxus Secundus.

    La piste d’une aide provenant de l’intérieur est plus que probable, les terroristes n’ayant eu aucun mal à s’infiltrer au sein du palais préfectoral. Dans le cadre d’une investigation, le personnel travaillant au sein de la sous-préfecture est actuellement confiné sur Korriban dans une zone placée sous étroite surveillance.

    Korriban

  • Déluge de Feu
    Baron RisskB Baron Rissk

    Rikker règle les problèmes un par un. S’éparpiller dans tous les sens ne mènerait à rien, d’autant plus qu’il n’a pas les ressources nécessaires pour tout gérer d’un coup. En choisissant avec soin ses priorités, le lieutenant a réussi à obtenir des résultats concrets. Dernier succès de l’heure : le rétablissement des communications avec le monde extérieur. Pour autant, le moment de satisfaction est de courte durée, si toutefois il est admis qu’il ait réellement existé. La première voix hors sol qui lui parvient dans les oreilles laisse l’officier pantois. Valkoinen. La générale suprême en personne…

    Pris de court, l’homme reste un moment sans répondre. Amoché comme il est et encore à moitié sonné par l’explosion qu’il a subi de plein fouet, Rikker fait déjà de gros efforts pour rester concentré sur sa tâche.

    - Madame… Générale… Je…

    - Prenez cinq minutes de pause, lieutenant. Puis remettez-vous au travail. Nous avons encore beaucoup à faire. Intervient Dovchenko qui revient tout juste de sa petite expédition punitive.

    - A vos ordres, amirale…

    Le lieutenant se masse le front mais soupire d’aise, bien heureux d’avoir un moment pour souffler. Il espère pouvoir se faire ausculter par un médecin histoire de faire passer ses maux de tête. L’esprit matraqué de toute part, le bougre ne dirait pas non à une bonne dose d’anti-douleur. Ayant récupéré le comlink du surmené Rikker, l’amirale reprend donc l’appel en main afin de livrer son rapport.

    - Je suis là, générale. La menace terroriste a été maîtrisée et contenue au sein de la sous-préfecture. Trois suspects décédés au cours de l’attaque. Un quatrième en détention, actuellement transféré vers mon vaisseau-amiral pour y être interrogé. Je mènerai personnellement l’investigation afin de m’assurer qu’il n’y ait pas de piste écartée.

    Du fait de son passé très brillant au sein de la CorSec, Dovchenko sait dans quelle direction chercher et comment conduire des interrogatoires. Elle obtiendra des réponses, c’est certain.

    - Un couvre-feu a été annoncé. L’espace de Korriban est actuellement interdit d’accès. Les communications non essentielles sont filtrées et le personnel du palais préfectoral a été confiné. Puisqu’il est probable que nos dispositifs de sécurité aient été compromis de l’intérieur, chaque employé sera soumis à un examen complet. J’entends bien passer au peigne fin toutes leurs conversations holographiques, leurs échanges sur l’Holonet, leurs fréquentations, leur emploi du temps et toute transaction financière qui pourrait sortir de l’ordinaire… Je trouverai les sympathisants qui ont aidé ces terroristes, générale, et je vous les livrerai en main propre sur Géonosis.

    La Corellienne marque un temps de pause, s’emparant d’un bloc de données que lui remet un milicien.

    - Vous aurez un rapport détaillé de l’attaque dans moins de deux heures, générale. Dovchenko, terminé.

    L’amirale consulte les informations enregistrées sur le datapad avant d’en être débarrassé par un sous-officier. Elle reste quelques minutes sur place afin de donner ses consignes puis tourne les talons pour rejoindre son vaisseau-amiral, laissant le lieutenant Rikker superviser les opérations au sein de la sous-préfecture. Dovchenko enverra quelqu’un pour le relever d’ici peu mais pour l’heure, le pauvre homme est seul aux commandes… Avec ses maux de tête et ses acouphènes.

    Korriban

  • Comptes de Korriban.
    Baron RisskB Baron Rissk

    MàJ MARS 2026.

    État des comptes : 2 209 700 crédits.

    Revenus du mois : 250 000 crédits.

    Dépenses du mois : Aucune.

    Nouvel état des comptes : 2 459 700 crédits.

    Comptes planétaires

  • Déluge de Feu
    Baron RisskB Baron Rissk

    Le lieutenant Rikker, le haut du crâne enroulé dans un bandage ensanglanté, les oreilles sifflantes et l’esprit partiellement embrumé, tente tant bien que mal de diriger les actions sur le terrain. Deux membres de son équipe tentent d’éteindre un incendie à l’aide d’extincteurs. Un troisième se charge de tirer un blessé à l’air hagard vers un endroit plus sûr. Le bougre laisse une traînée rouge dans son sillage, la jambe à moitié arrachée par le souffle de la détonation. Un autre forcené, une partie de la face en charpie, s’occupe de faire un diagnostic du réseau, ignorant la douleur que lui procure ses multiples contusions et brûlures. Il est aidé dans sa tâche par un compère rendu à moitié sourd par l’explosion, sa silhouette en uniforme glissée sous une console pour tenter de réparer à l’arrache les systèmes endommagés. Au milieu des carcasses de droïdes de sécurité, quelques corps gisent ici et là, partiellement calcinés et désarticulés. Il y a quelque chose dans le regard de ces malheureux qui dérange. L’officier porte son attention ailleurs, cherchant à être utile malgré la situation. On ne peut de toute manière plus rien faire pour eux…

    Le centre de commandement a des allures de champ de bataille. Tout y est en désordre, ravagé par les flammes, menacé par le crépitement de consoles endommagées, englouti par une épaisse fumée qui pique les yeux et irrite les poumons. Et pourtant, au milieu du chaos, le lieutenant Rikker tente de maintenir l’ordre dans les rangs. Au sein de son équipe, il n’y a pas de place pour le doute ou l’inaction. Chacun sait ce qu’il doit faire. Ils ont été formés pour ça et en dépit des souffrances et des blessures, nul ne rechigne à la tâche.

    - Donnez-moi votre rapport, lieutenant.

    La voix, autoritaire et froide, est reconnaissable entre toutes. L’homme se tourne vers l’amirale Dovchenko, qu’il découvre armée d’un blaster, protégée par un plastron de combat et entourée d’une escouade de cinq droïdes commandos BX. Il y a quelque chose dans le regard de la Corellienne qui fait frémir le jeune officier.

    - Le palais préfectoral a été touché par trois explosions, amirale. Attaque terroriste confirmée. Trois suspects décédés. Au moins dix morts au sein du personnel de sécurité, dont le capitaine de la garde. Deux techniciens et une secrétaire tués parmi les civils. On compte encore les blessés…
    Le lieutenant marque un temps de pause, massant son front afin de faire passer sa migraine. Un premier suspect s’est fait sauter dans la salle des générateurs. Un deuxième a frappé le centre de commandement, comme vous pouvez le constater… Et un troisième a été intercepté à quelques couloirs des appartements du sous-préfet. Il a fait exploser sa bombe avant de pouvoir atteindre sa cible. Le sergent Stanson se charge actuellement d’évaluer les dégâts sur la sous-préfecture.

    Le milicien au visage défiguré par l’explosion termine son diagnostic, quittant sa console des yeux pour donner son rapport.

    - Le réseau électrique principal est détérioré et inutilisable en l’état. Nos moyens de communication externes sont pour l’heure désactivés. Plusieurs de nos systèmes de sécurité sont partiellement hors service. L’intégrité structurelle de certains niveaux est compromise et plusieurs incendies se sont déclarés. Bonne nouvelle cependant… Les générateurs de secours ont pris le relais et le courant est en train de revenir. Nous allons pouvoir faire évacuer le personnel et…

    - Il n’y aura pas d’évacuation. Intervient sèchement Dovchenko, impassible.

    La décision de l’amirale fait froncer les sourcils du lieutenant Rikker.

    - Amirale… ?

    - Ces terroristes ont eu accès à nos installations sans éveiller les soupçons. Ils ont déjoué nos protocoles de sécurité. Ce qui veut dire qu’ils ont probablement reçu une aide de l’intérieur et il se peut que certains d’entre eux soient encore actifs. Nul ne quittera la sous-préfecture tant que nous n’aurons pas identifié l’ensemble des menaces. Indique la militaire, imperturbable. Verrouillez tous les accès. Fermez toutes les issues. Faites confiner le personnel de sécurité et les civils dans les niveaux qui ne sont pas touchés par ces attaques. Considérez toute personne qui refuse de se plier aux ordres comme hostile.

    - Entendu, amirale. Je me charge de transmettre les consignes. Je dois néanmoins vous faire savoir qu’une partie du personnel a déjà reçu l’ordre de mettre les civils en sécurité et qu’il se peut donc que de potentiels suspects aient déjà quitté les lieux…

    - Ce ne sera pas un problème, lieutenant. Plusieurs bataillons de B1 ont été déployés dans les alentours du palais. Ils se chargeront de réceptionner les personnes évacuées. Quant à ceux qui chercheraient à fuir… Ils seront interceptés par les droïdes du cordon de surveillance.

    Le comlink se met soudainement à crépiter.

    « Lieutenant Rikker, des échanges de tirs ont été rapportés dans le secteur deux. Le suspect serait un Mon Cal habillé en technicien. »

    L’homme semble perplexe. Le secteur deux est la partie administrative du palais préfectoral. Il n’y a donc aucune cible stratégique à atteindre. Rien de grande valeur en tout cas. Puis il semble avoir un éclair de lucidité. Le suspect cherche à quitter la sous-préfecture, l’entrée principale du bâtiment n’étant qu’à quelques pas.

    - L’individu cherche probablement à fuir. Interceptez-le mais faites preuve de prudence. Il se peut qu’il ait un engin explosif dissimulé sur lui. L’officier tourne son regard vers Stanson. Verrouillez en priorité les accès au secteur deux, trois et sept. On va essayer de le coincer.

    - Verrouillage des accès en cours, lieutenant.

    - Lieutenant, je veux ce Mon Cal vivant. Pas de désintégration, pas d’explosion, pas de liquéfaction ou d'éviscération. Est-ce bien clair ?

    - Clair comme du cristal, amirale. Rikker porte son comlink à ses lèvres. Rikker à toutes les unités, réglez vos blasters sur tirs paralysants. Le Mon Cala doit être capturé vivant.

    - Lieutenant, les commandes du secteur sept ne répondent pas. Le sergent se penche au-dessus de sa console, vérifiant les données qui s’affichent sur l’écran. Il semblerait que le secteur sept soit déconnecté du réseau de sécurité.

    - Envoyez une unité de maintenance dans le secteur sept afin de rétablir la connexion. Et faites déployer deux escouades.

    - La moitié de nos effectifs est clouée sur place, lieutenant. Plusieurs de nos unités sont occupées par les incendies et le peu de personnel encore disponible se charge de diriger les civils vers les zones sécurisées. Fait remarquer Stanson, le visage bouffi par les brûlures et les contusions.

    - Est-ce qu’on peut avoir un visuel sur le suspect au moins ?

    - Oui… Mais pas dans tous les secteurs. On a perdu le contact avec au moins cinq niveaux différents.

    Le lieutenant est à deux doigts de s’arracher les cheveux mais préfère garder son sang-froid et rester maître de ses émotions. Vriller dans une telle situation n’est clairement pas la bonne solution, d’autant plus en présence d’une amirale et en prenant en compte les enjeux. Ces explosions ne visent pas simplement Korriban. En décidant de s’en prendre à un symbole de l’autorité séparatiste, c’est de fait la Confédération des Systèmes Indépendants toute entière qui est attaquée.

    - Tentez de rétablir la situation, lieutenant. Je me charge personnellement de la capture de ce Mon Cal… Dovchenko inspire doucement, comme pour tempérer la colère qui naît dans ses yeux. Maintenez le contact par comlink… Et faites en sorte de rendre ce centre de commandement opérationnel dans les plus brefs délais. Nous naviguons à l’aveugle et cela joue contre nous.

    - Je vais essayer de faire de mon mieux, amirale.

    - N’essayez pas, lieutenant. Faites ou ne faites pas.

    - Oui amirale.

    La réponse du lieutenant, rapide et affirmée, semble rassurer la militaire. La Corellienne tourne alors les talons, faisant face aux cinq commandos BX de sa garde personnelle.

    - Commando Athéna, avec moi.

    Les droïdes d’élite répondent par l’affirmative et suivent silencieusement l’amirale lorsqu’elle quitte le centre de commandement pour se lancer à la poursuite du terroriste survivant. Le cliquetis squelettique des automates a quelque chose de sinistre et d’intimidant qui sied bien à l’implacable femme placée à la tête de la milice de Korriban. Dovchenko est bien décidée à se salir les mains pour rétablir un semblant d’ordre. Elle sait ce qu’elle fait.

    La machine séparatiste se met en marche. Et sous la supervision de l’amirale en personne, les rares unités droïdes et organiques disponibles occupent les sections clefs de la sous-préfecture pour contraindre le suspect à faire un choix : forcer le passage, trouver une autre issue, se rendre. Le Mon Cal préfère la fuite. Il semble vouloir à tout prix quitter le palais préfectoral. Pourquoi ? Que cherche t-il à faire ? Quel est son but ? Pourquoi ne pas se faire sauter comme ses camarades ?

    Trop de questions. Et pas assez de temps pour les étudier. Il faut agir avant qu’il ne prenne une décision radicale qui se solderait par sa mort. La Corellienne veut des réponses et elle les obtiendra. Ses vieux réflexes d’officier de la CorSec reprennent le dessus. Elle anticipe les mouvements du terroriste, tente de comprendre sa logique. Le suspect est finalement pris au piège, coincé sans possibilité de fuite. Il se retranche dans une pièce, prêt à faire détoner sa bombe. Mais il n’a pas le temps d’aller au bout de ses projets. De l’autre côté de la paroi, Dovchenko et les BX du commando Athéna sont prêts à entrer. A son signal, les droïdes d’élite se mettent en mouvement. La porte glisse dans le mur, révélant la silhouette métallique d’un automate. Le blaster du Mon Cal crache ses salves. La carlingue du BX encaisse les tirs sans difficulté, le droïde ayant un simple mouvement de recul. Deux autres commandos entrent derrière lui. Un rayon paralysant frappe le terroriste en pleine poitrine avant qu’il n’ait le temps d’armer ses explosifs. Il s’écroule lourdement au sol, inconscient.

    L’amirale pénètre dans la salle à son tour, étudiant l’engin de destruction. Elle fait signe à l’un de ses droïdes de sécuriser la bombe. Son regard se pose ensuite sur le suspect.

    - Ici l’amirale Dovchenko. Le terroriste est neutralisé. Préparez une équipe pour l'exfiltration.

    Korriban

  • Une nuit au musée
    Baron RisskB Baron Rissk

    Dovchenko écoute les explications de Mersson et de Rissk sans pour autant s’y intéresser réellement. Les élucubrations du sous-préfet et du conservateur adjoint du musée lui semblent bien loin de son domaine d’expertise et elle aimerait plutôt qu’ils se concentrent sur l’essentiel. Qu’ils tergiversent s’ils veulent sur les origines et les beautés de l’artéfact dans leur coin, mais pas en présence d’officiers. Les leçons d’histoire et les discours grandiloquents sur d’antiques sociétés de tueurs psychopathes et de kidnappeurs d’enfants ne passionnent pas vraiment l’amirale. Elle veut du concret. Elle attend des explications. En cela, elle rejoint l’avis de la commandante Irons et ne trouve rien à redire.

    En face, le T’doshok et son comparse humain semblent perplexes. Prévisible. Les scientifiques se trouvent toujours gênés quand on leur demande d’aller à l’essentiel parce que leur esprit est absorbé par un flot de pensées inutiles. La Corellienne lève doucement les yeux au ciel. Avoir un cerveau brillant et beaucoup d’imagination ne fait pas tout… Il faut encore savoir structurer ses pensées et se débarrasser du superflu. Chose impensable pour des rats de bibliothèque semble-t-il. Mersson et Rissk s'observent du coin de l'œil et échangent finalement un hochement de tête entendu.

    - Nous allons nous pencher sssssur la question, commandante Irons. Je vais mobiliser une équipe de recherche et sssssuperviser en personne l’investigation. Vous aurez votre réponssssse… Le Trandoshan se gratte doucement la tête, pensif. Mais cela risssssque de prendre du temps. Les raisons d’une telle activation peuvent être nombreuses et beaucoup de phénomènes concernant la Force et ssssssses utilisateurs resssstent encore inexpliqués.

    Dovchenko est elle aussi perplexe. Mais pas pour les mêmes raisons. Si le sous-préfet ne sait rien à ce sujet et que ses camarades sont tout aussi dénudés que lui en la matière, faut-il craindre le spectre d’une nouvelle menace Sith ? La dernière fois qu’un objet s’est activé sur Korriban, la Confédération des Systèmes Indépendants a été envoyée faire sauter un mystérieux destroyer Sith qui aurait pu représenter un terrible danger pour l’ensemble de la galaxie. Qu’en sera-t-il cette fois-ci ?

    - Monsieur le sous-préfet, je vous recommande de vous mettre au travail immédiatement. La commandante Irons a raison sur un point. Nous devons comprendre pourquoi cet artéfact s’est activé. Intervient froidement l’amirale. Il s’agit dès à présent d’une question de sécurité galactique et nous devons considérer qu’une menace pèse sur nous tant que le contraire n’aura pas été prouvé.

    - Bien évidemment, amirale. Je comprends votre inquiétude et je vous assssssure que…

    Le baron n’a pas le temps de finir sa phrase. Une violente détonation vient secouer le sol du musée. Puis une seconde, moins prononcée. Et enfin une troisième, presque discrète. Les IG-100 affectés à la garde rapprochée du sous-préfet s’activent dès la première secousse, formant un cercle protecteur autour du vieux Trandoshan et de son entourage. Les bâtons électriques qu’ils tiennent se mettent à grésiller furieusement, prêts à l’usage. S’il est surpris, Rissk n’est pas tout à fait paniqué. Il semble plutôt curieux. Dovchenko demeure pour sa part impassible. Elle attrape le comlink suspendu à sa ceinture et le porte à ses lèvres afin d’avoir un compte rendu sur la situation.

    - Ici l’amirale Dovchenko. J’aimerai savoir ce qu’il se passe. Immédiatement.

    Les secondes passent et le silence demeure. La Corellienne réitère son message plusieurs fois sans obtenir de réponse. Elle change alors de canal de communication sans pour autant perdre son sang-froid.

    - Ici l’amirale Dovchenko. Les communications avec la sous-préfecture sont rompues. Veuillez passer la flotte en état d’alerte. Maintenez les vaisseaux à quai et verrouillez l’accès au spatioport. Nul appareil ne doit entrer ou quitter l’atmosphère de Korriban sans avoir reçu mon aval. Dovchenko marque un léger temps de pause, inspirant doucement avant de reprendre : Débarquez plusieurs unités autour du palais et envoyez une navette au musée afin de récupérer le sous-préfet et son entourage.

    « Ici le capitaine Telpash. Transmission bien reçue, amirale. Directives en cours de transmission. »

    - Dernière chose, capitaine… Faites déployer ma garde personnelle.

    « A vos ordres, amirale. »

    Après avoir erré un temps dans les couloirs du musée, le droïde secrétaire du T’doshok débarque dans la salle tel un cheveu sur la soupe. Il n’y a nulle trace de panique dans sa démarche ou son comportement. Seules la retenue et la grâce s’exposent en beauté dans les gestes du modèle BD-3000. L’attitude sereine et douce de l’automate a quelque chose de rassurant en ce moment de doute.

    - Discrète, directive 12-25. Code d’activation : Wrix.

    - Confirmation de la commande vocale. Directive acceptée. Protocole de sécurité engagé.

    10-4 laisse tomber le voile, le droïde secrétaire devenant tout à coup un garde du corps. Un blaster de poing est extrait d’une trappe dissimulée dans la carlingue rouge et argent, prêt à l’usage. Ses consignes étant données, l’amirale se tourne ensuite vers le reste du groupe.

    - Monsieur le sous-préfet, monsieur Mersson, je vous demanderai de ne pas quitter cette pièce jusqu’à ce qu’une équipe de sécurité vienne vous exfiltrer. Je veillerai à ce que des unités soient déployées autour du musée afin d’assurer votre protection et celle de vos précieux artéfacts. La militaire marque un temps de pause, son regard se dirigeant vers Irons. Commandante, mon attention est attendue ailleurs et votre aide n’est pas requise. Vous pouvez disposer.

    La Corellienne tourne les talons et quitte la pièce d’un pas déterminé, bien décidée à restaurer l’ordre sur Korriban et à déterminer les causes de ces explosions. Rissk fronce ses sourcils écailleux, perdu dans ses réflexions. Il ne sait pas quoi penser de tout cela. Mais une chose est sûre… Dovchenko semble avoir la situation en main.

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