Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Star Wars RPG

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    #1

    Post n°1
    Auteur : Miroir

    Nom: Fut appelé Kirua il y a fort longtemps
    Prénom: Aucun
    Surnom/Matricule: Miroir
    Age: Environs 18 - 20 ans
    Race: Gurlanin
    Carrière envisagée: CSI (Dans un premier temps, puis probablement indépendant par la suite) - A noter qu'il est visiblement sensible au côté obscur

    Description mentale:

    Ils ont tenté de tout m’enlever, de faire de moi une coquille vide, un outil dénué de sens, de motivations, d’envies, un être dévoué et obéissant. C’est ce qu’ils ont d’abord obtenu, pendant des années, mais ils ont eu le malheur de me faire jouer des rôles, de me pousser à être toujours une personne différente et de vivre à travers leurs émotions, leur passé, leur futur, leurs envies, leurs buts. Je ne suis rien, moi, tout seul, en dehors du reflet des autres.

    J’ai été brisé, puis reconstruit par d’autres vies. Le Kirua qui a existé un temps n’est plus de ce monde; il est mort avec la personnalité que j’avais pu commencer à développer étant jeune. Je ne suis désormais que celui que j’incarne. J’en ai besoin. Sous ma forme originelle, je ne suis rien d’autre qu’une coquille vide de sens. Je dois vivre à travers les autres, sinon, autant mettre fin à ma pitoyable existence.

    Plus que tout ça, je dois me venger. Me venger du monde. Me venger de la société. Me venger de tous ces êtres abjects qui peuplent la galaxie. L’univers est pourri, corrompu, dénué de sens. Il n’y a que la haine pour tous les individus qui nourrit mon être. J’ai été le torturé, longtemps, trop longtemps. Il n’y a plus de place pour ça. Maintenant, c’est moi le tortionnaire.

    J’ai remarqué, lorsque tout a basculé, que le plaisir de faire souffrir, de mettre les gens face à la destruction de leur propre existence, à la perte de leur essence même, de leur identité, de leurs biens, de leur famille me procurait un plaisir inouï. Mon seul et unique but est de vivre la vie d’autres personnes tout en leur montrant, jour après jour, qu’elle ne leur appartient plus.

    Les laisser sombrer petit à petit dans le désespoir, la solitude, la haine. De leur faire comprendre ce que moi j’ai subis. De prendre ma revanche. La galaxie tout entière doit souffrir, c’est un fait. Je serais leur tortionnaire. Je vivrais en tant que secrétaire, préfet, marchand, milicien, fleuriste, scientifique et bien d'autres ! Leurs vies seront à moi, le temps que je m’en lasse et que j’entame leur destruction, petit à petit.

    Et a chaque fois, je leur laisserais le choix : mettre fin à leur pitoyable existence ou lutter contre toutes les atrocités qu’ils ont pu commettre et le fait de devoir repartir à zéro, avec une réputation horrible, sans amis, sans famille, sans argent, couverts de dettes, la pègre aux fesses.

    Rien que d’y penser me renvoie les dernières images d’Owen. Quelle délicieuse sensation ! Quel sentiment, quelle ivresse ! J’en veux plus ! Ho oui, j’en veut plus ! Toujours plus ! J’en ai besoin !


    Description physique:
    Autant vous dire qu’il est particulièrement difficile de me décrire. Par essence, je suis un métamorphe, cela n’aurait donc pas forcément de sens de vous livrer une description de chacun de mes visages; aussi, vais-je me contenter de me décrire sous ma forme originelle de Gurlanin et sur une ou deux de mes rôles incarnés durant mon existence.

    J’ai hérité de mon père et de ma mère; de taille moyenne, j’ai le pelage entièrement noir, mais avec des reflets violacé. Sur le bout de ma queue, il y a une pointe d’un violet légèrement plus sombre que l’on retrouve aussi sur les extrémités de mes oreilles et de mes pattes. Cela amène une caresse crépusculaire à mon pelage qui ondule souvent dans la lumière du sombre au mauve.

    Je possède la crinière de mon père qui vient doucement caresser mon cou; elle possède un volume suffisant pour se dresser fièrement vers le ciel - notamment lorsque je suis en colère -. Pour compléter la panoplie, mon poil est plus dense au niveau de mes pattes, formant une sorte de duvet confortable.

    Mon visage est félin - comme ceux de ma race, en somme -. Le museau est allongé, les traits plutôt marqués et l’expression rude, marqué par les années passées dans de sales conditions. Quatre de mes dents dépassent de ma lèvre, laissant un aspect prédateur prononcé. Je ne les ai jamais véritablement utilisées. Je sais maintenant comment montrer les crocs sans avoir besoin de les avoir.

    J’ai une envergure d'environ 1m70, faisant de moi un gurlanin de bonne taille de ce que j’ai pu lire sur notre race. Cela étant, c’est plutôt un avantage pour un métamorphe; j’ai remarqué que j’étais limité dans ma transformation a des personnes ayant une envergure proche de la mienne - si je prend l’apparence de quelqu’un de plus grand, je serais similaire, mais plus petit, ce qui peut être dérangeant -. Je ne sais pas si c’est une chose inhérente à notre race ou si cela provient de mon manque d’éducation en tant que gurlanin.

    J’aimerais donc vous décrire une forme qui me vient parfois lorsque j’explose de colère et de haine : Sarona. Cette jeune femme est une mercenaire qui était à la solde d’Owen et exécutait des basses besognes. D’un caractère franc, direct et sans filtre, elle est l’exemple même d’une femme forte dont le tempérament est de ne jamais se laisser abattre et de toujours avancer; c’est drôle, en y repensant, de se dire que je connais autant de chose sur elle alors que je ne l’ai jamais rencontrée !

    Petite - dans les 1m60, je dirais -, elle possède sur son visage trois cicatrices parallèles ressemblant à une lacération d’une puissante griffe. Dans le document que j’ai pu consulter, cela proviendrait d’un sympathique Rancor rencontré lors d’une mission incluant un parrain de la pègre d’Orvax IV. Le reste de son visage laisse apparaître de petits yeux en amandes, toujours sur le qui vive; son expression laisse transparaître une dureté sans égal provenant de quelqu’un qui a vécu dans sa vie bien des tumultes.

    Encadré par une coupe courte et une mèche revenant à la limite de ses sourcils, cela propulse un caractère de garçon manqué. Parfaitement coupés et entretenus, elle a toujours dit que les cheveux longs ne pouvaient sied qu’à ceux qui n’avaient pas à se soucier de combattre.

    Pour le reste, elle était toujours vêtue d’un treillis kaki, de bottes longues remontant jusqu'à mi-cuisse ainsi que d’une veste de même couleur, et d’un gilet tactique. Sur son front, un béret avec un sigle représentant une munition de profil, symbole de leur groupuscule.

    Sarona est devenu pour moi celle qui a su allumer la flamme de la rébellion.


    /!\ Disclaimer : l'histoire contient des sujets sensibles, même si abordés de manière à être très soft. Si vous êtes facilement choquable, tournez les talons !
    Histoire:
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    https://www.youtube.com/embed/9b81mWYIyTo


    Bonjour.

    Vous vous demandez probablement pourquoi cet enregistrement existe ? Je dirais que c'est une déclaration de guerre. Vous ne comprenez pas ? Ecoutez jusqu'au bout. Essayez de me trouver. Tentez de me capturer. Serez vous mon prédateur ou ma proie ?

    Avant que vous ne vous hâtiez dans votre réponse, laissez moi vous raconter une histoire ! Qui que vous soyez, accrochez-vous bien car je ne compte pas oublier le moindre détail, vous êtes prévenu. Je suis doté de ce que l'on appelle « une mémoire absolue ». Je n’oublie rien. Chaque chose est dans ma mémoire, chaque brin d’herbe, chaque couleur, chaque odeur, chaque image.

    Vous vous dites peut-être que c’est un don fabuleux ? Je dirais plutôt que c’est un fardeau sans commune mesure. Je n’ai jamais l’esprit libre. Tout me revient en tête et tourne comme une boucle infinie. Je ne peux rien oublier. Telle est ma peine.

    Mon père s’appelait Silva. C’était un bon chasseur, franc et conservateur. Un peu plus grand que la moyenne, il mesurait 1m58 de long et possédait une fourrure noire avec des reflets mauves sombre. Sa crinière se trouvait être dans le coloris inversé, mauve sombre avec des reflets noirs. Il adorait plus que tout conter la tradition orale ancestrale de notre espèce. Il nous déclamait souvent une vieille doctrine :

    « Les griffes sombres
    Meurtrissant la pénombre
    A jamais prédateur
    La chasse est dans notre cœur.
    Va de l’avant
    Tu es ma chair et mon sang
    Ne soit jamais la proie
    Tes enfants comptent sur toi. »

    Comme vous pouvez le voir, notre espèce repose sur des logorrhées de prédation, de famille, de nourriture. En soi, nous sommes des bêtes. Nous chassons, nous tuons, nous mangeons et nous nous reproduisons. La barrière entre l’être intelligent et la créature prédatrice est très fine.

    Du côté de ma mère, Kikyô, elle ressemblait beaucoup à mon père. D’une taille plus modeste, elle possédait un pelage d’un noir de jais. Pas de crinière pour elle. Ses idéaux étaient similaires à ceux de notre paternel.

    Nos parents, plus que d’autres, vivaient en ermite. Profondément conservateurs, ils avaient décidé que la préservation de notre espèce devait se faire sans contact avec les civilisations extérieures ; que les gurlanins qui avaient coopéré il y a longtemps avec la république ne méritaient pas de partager nos terres séculaires.

    Ainsi, il avait des préceptes à respecter scrupuleusement :
    - Pas de contact avec d’autres gurlanin sans l’accord du père
    - Ne jamais s’approcher des humains ou de toutes autres races
    - Ne jamais aller au-delà de la forêt, notre territoire

    Nous étions vu comme une famille à part, ultra conservatrice et très marginale. Toutefois, il faut nuancer le propos : par nature, les gurlanins sont isolés. Disons que pour nous, c’était pire.

    Mon frère, Irumi, me précédait de deux hivers et ma sœur d’un seul. Le premier avait hérité d’un pelage mauve foncé et d’une crinière noire de jais. La cadette, Alluka, quant à elle, ressemblait beaucoup à sa mère. Elle possédait en plus une petite crinière d’un mauve sombre.

    Je suis né, pour ma part, un jour de pluie. Je me souviens de la plupart des images floues et des sentiments divers qui m’animaient quelques minutes après ma naissance. On m’avait donné pour nom « Kirua ». C’était, bien sûr, à l’époque où j’étais encore quelqu’un.

    J’étais à la fois curieux et associable. Ma mémoire absolue m’amenait souvent à m’isoler autant que possible du reste du monde, dans l’espoir de ne pas emmagasiner trop d’informations. J’ai commencé très jeune à faire des crises de saturation mémorielle. Mon cerveau n’étant pas capable d’oublier, il arrive régulièrement que toutes les informations s’entrechoquent dans ma tête, provoquant une horrible douleur, comme si tout allait exploser de l’intérieur.

    Inconscient de ce qui m’arrivait, mes parents avaient simplement considéré que je faisais mon intéressant pour avoir plus d’attention que mon frère et ma sœur. Ils étaient de toute façon trop limités pour comprendre ma souffrance.

    Mon frère et ma sœur ne savaient pas trop quoi penser de moi. Devant des valeurs familiales de proximité, d’entraide et bien d’autres, je ressemblais presque à un étranger, solitaire, silencieux. Je ne pouvais leur demander de comprendre quelque chose qui m'était moi-même inconnu ; je n’en restais pas moins très jeune et la connaissance me manquait sur ma pathologie.

    Je me souviens parfaitement qu’ils ont tenté plusieurs fois de jouer avec moi, mais je ne répondais que par une fuite en avant, loin, fermant mon esprit pour ne pas avoir à trop réfléchir. Je crois que cet éloignement a fortement limité notre capacité à communiquer par télépathie entre membres d’une même famille. A vrai dire, de ce que j’en sais, les gurlanins peuvent se sentir à grande distance mais ne peuvent communiquer que si ce sont des proches – Et que la distance de cette « télépathie » dépend de la profondeur de leur relation -.

    Ainsi, c’est souvent ma mère qui venait briser mon havre de solitude pour me montrer des choses ou m’expliquer le fonctionnement de la vie de manière générale ; elle était douce, bienveillante. C’est elle qui a commencé à m’enseigner l’art de la métamorphose inhérente à notre espèce, quelques techniques de chasse, le nom des animaux, des herbes, des fleurs, des arbres. Je pourrais vous les citer un par un, précisément ; je m’en souviens, comme si c’était hier. Tout est clair. Trop clair.

    Les souvenirs… ils sont là…. AAAAAAAAAHHHHHHHHHHH
    AAAAAAAAAAAAAAAARRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRHGGGGGGGGGGG Ma tête… Elle… Elle… AAAAAAAAAAH La douleur… La…
    [Bruit de chute au sol accompagné de cris d’agonie]
    TU N’AVAIS PAS LE DROIT… PAS LE DROIT AAAAAAAAAAHHH ! POURQUOI ? POURQUOI ? POURQUOI !? AAAAAAAAAH

    [Hurlements incompréhensible, bruits d’objets qui se cassent. Puis un long silence.]


    — — — — — — — — — Nouvelle entrée audio — — — — — — — — —
    — — — — — — — — Entrée audio n°133 — — — — — — — —



    https://www.youtube.com/embed/0YXh3OqUJhc


    Je reprends.

    Ce petit manège a duré cinq années où j’ai vécu comme un membre de la famille ; mais je n’en restais pas moins le benjamin de la fratrie. Souvent seul, il m’arrivait de commettre des imprudences, comme celle de m’éloigner jusqu’à la lisière de la forêt, puisque j’étais capable de rentrer sans pouvoir me tromper de chemin.

    J’avais aussi appris à dissimuler ma présence à celle de mes congénères, pour éviter d’être suivi où d’être retrouvé par mon frère et ma sœur, qui s’amusaient à me charrier. Jusque-là, rien ne s’était produit.

    Ce fut de courte durée.

    Comme à mon habitude, je m’éclipsais souvent le matin, lorsque mon père partait à la chasse ; j’avais plus peur qu’il me punisse, ma mère étant un peu plus « laxiste » sur les règles. Elle ressentait sûrement mon mal-être et devait commencer à se douter qu’il y avait, dans mes crises, quelque chose d’anormal, sans savoir quoi. Je refusais strictement d’en parler, probablement à cause de mon jeune âge et de ma préférence pour le silence.

    Perché sur un arbre, j’observais la lisière, à la fois curieux et apeuré. Soudain, j’ai entendu des bruits de pas. Il y en avait trois venant par la droite, deux par la gauche et un sixième boitant légèrement de la jambe gauche, juste derrière. J’eu pu les sentir car le vent venait de tourner à l’instant, passant d’un sud/est à un sud/ouest. Visiblement, j’étais devenu une proie. Tétanisé, je me suis persuadé qu’ils chassaient autre chose, que leur présence était un hasard, qu’en restant immobile, je passerais inaperçu. Ils semblaient chercher quelque chose au sol, ce qui me confortait dans le déni.

    Mais quand leurs yeux globuleux se sont tous braqués sur moi, j’ai compris que j’étais pris au piège. Attendant le dernier moment, j’ai bondis sur l’un des braconniers, lui labourant le visage de mes griffes acérées. Et puis je me suis mis à courir du plus vite que je pouvais, ne pensant même pas à me transformer.

    L’herbe haute venait me fouetter le visage, détalant du plus vite que je pouvais ; esquivant les branches, les racines, les flaques, zigzagant entre les arbres. Je ne voulais pas me retourner, de peur de me prendre les pieds. Impossible de savoir si je les avais semés.

    J’ai décidé de lancer un regard en arrière, pour savoir. Erreur fatale. Comme prévu, ma patte avant gauche a heurté un caillou de la taille de ma tête, déséquilibrant ma course effrénée. Le caillou, partiellement fracturé, laissait apparaître en son sein une myriade de cristaux bleu et violet qui miroitaient - probablement une géode d’améthyste pourpre, soit dit en passant -.

    J’ai chu. Le temps de me relever et de reprendre mes esprits, toujours dans l’optique de fuir le plus loin possible, j’ai entendu un bruit sourd, avant de ressentir une vive douleur dans le mollet de la patte arrière droite - Probablement une matraque -. La choc me projeta au sol dans un feulement de douleur. J’ai tenté d’appeler au secours par notre « lien » mental, mais je ne sentais rien, aucune connexion à qui que ce soit… Mon isolement dont je pensais qu’il faisait ma force fut ici ma plus grande faiblesse. J’étais trop loin pour ressentir une famille avec laquelle je ne partageait que trop peu de proximité; une belle ironie du sort.

    Un filet fut projeté sur moi, alors que je tentais vainement de me redresser. Non content d’être un outil de capture, ce merveilleux accessoire était accompagné d’une fonction électrocutante. Ma tentative de me débattre fut donc rapidement stoppée par une décharge puissante qui projeta un voile noir devant mes yeux, me faisant sombrer dans l’inconscience.

    C’est à partir de ce moment-là que l’enfer a commencé.


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    — — — — — — — — Entrée audio n°134 — — — — — — — —



    https://www.youtube.com/embed/eD0XEH3qVCk


    Quand j’ai ouvert les yeux, je n’étais plus dans la forêt. La terre humide et herbeuse avait laissé sa place à un duracier froid et inhospitalier. Seul, dans ma cage, la pénombre omniprésente m’empêchait d’y voir tous les détails. J’ai dénombre à l’époque 19 autres cages, visibles grâce un à léger rayon de lumière filtrant d’un trou sur le haut gauche de la porte. Cette dernière semblait imposante et particulièrement lugubre ; ses nombreux impacts et griffures laissaient suggérer que les braconniers étaient loin d’en être à leur coup d’essai.

    A côté de moi, il y avait un petit bruit. Comme un sifflement rauque. Je me suis redressé sur mes pattes ; j’ai laissé échapper un gémissement quand la douleur a irradié de ma blessure. Clopin-clopant, je me suis approché de la grille pour essayer de voir ce qui se passait à côté.

    Ce bruit, c’était celui de sanglots. La cage semblait plus grande que la mienne - du moins en hauteur -. Par pur réflexe, j’ai demandé dans ma langue maternelle s’il y avait quelqu’un ; malheureusement, j’étais loin de me douter à l’époque que tout le monde ne parlait pas le gurlanin... Entre nous, je pense que personne ne le parle en dehors de notre espèce.

    Le bruit s’est tu juste après mon intervention et j’ai entendu un mouvement, comme si la chose bougeait dans sa cage. Figé par la peur, je suis resté immobile, aux aguets. C’était une main humaine, mais bleuté qui a traversé la grille de sa cage. Visiblement, la créature à l’intérieur tentait de me dire quelque chose dans une langue incompréhensible - du twi’lek, je pense; je n’ai jamais appris cette langue -, très similaire à celle parlée par les braconniers.

    Mon premier réflexe fut un feulement rauque. Et puis, à la réflexion, je me suis demandé comment il était possible qu’un de mes kidnappeurs se soit volontairement enfermé dans une cage ; je me suis alors dit que cela pouvait valoir le coût de tenter de communiquer.

    Prenant l’apparence du plus petit des braconniers, j’ai tendu une main en dehors de ma cage pour toucher celle toute bleue, tendue en dehors de la cage. Soudain, celle-ci se referma sur la mienne, la serrant fort. Mon premier réflexe fut de feuler à nouveau; mais j’ai rapidement compris, quand le sanglot repris de plus belle, qu’elle ne me voulait pas de mal : elle cherchait, par le contact, du réconfort.

    Nous restâmes ainsi, les mains serrées, pendant de longues minutes. Au bout d’un certain temps, les pleurs se turent. La créature exprima quelque chose d’incompréhensible, auquel je répondis par quelques grognements et claquement de mâchoire.

    C’était la première fois que j’avais envie de communiquer avec quelqu’un, sans doute mû par l’instinct familial qui m’avait été inculqué toutes ses années.

    L’attente fut longue, sans savoir pourquoi j’étais là. Je supposais - à raison - que les autres races étaient bien comme l’avait décrit mon père : violentes, agressives et particulièrement hostiles à notre espèce. Au bout d’un moment, la porte s’ouvrit. C’était l’un des braconniers qui venait porter ce qui pouvait ressembler à de la nourriture.

    Il s’approcha de la cage de mon camarade, l’ouvrit en lui disant quelque chose que j’ai compris plus tard en apprenant le basic :


    “- Bouge pas ou j’t’éclate la gueule poupée”

    La lumière irradiant un peu plus, j'ai pu voir l’enfant tout bleu à côté de moi : c’était une twi’lek - bien entendu, à l’époque, je ne connaissais pas la différence entre les races, ni leur nom -.
    L’homme entra, posa une écuelle, puis la regarda avec un air salement vicieux; il la frappa avec son pied en plein dans la thorax, l’envoyant au sol. J’étais tétanisé de peur. Le braconnier jeta un regard circulaire autour de lui, baissa son pantalon et s’approcha de la jeune fille. La suite reste à jamais gravée dans mon esprit. C’était indescriptible de violence, de cris, de douleurs, de hurlements. C’est un événement qui a donné naissance à la haine infinie qui m’habite.

    Quand il eut fini, il se rapprocha de ses vêtements. Mais la petite fille s’élança, dans un élan de rage et lui mordit les parties génitales de toutes ses forces. Il hurla de douleur et la frappa violemment au visage, la faisant lâcher. Il la passa à tabac pendant une bonne minute, la frappa hargneusement de toutes ses forces, jusqu'à ce qu’elle ne bouge plus. Il enfila son pantalon, se tenant les parties.

    Un autre homme arriva en courant; c’était celui qui boitait, sa jambe gauche produisait un son irrégulier dans celui d’une course. Quand il arriva, arme au poing, il se confronta à son collègue. L’échange fut plutôt houleux - même si à ce moment là, je n’en ai pas compris un traître mot - :


    “- @£!&% Connor, qu’est-ce que t’as branlé encore ? Pourquoi ton pantalon est imbibé de sang ? C’est quoi ce bordel !?
    - C’est l’autre Cette femme est méprisable mais n'entâchez pas sa réputation par une insulte odieuse !, elle s’est jetée sur moi pour me mordre les ******** ! Je l’ai corrigé, c’est tout ! J’me tire, il me faut du bacta, j’ai mal @£!&% !
    - Attends, comment elle a pu te mordre alors que ton pantalon est inta… T’as pas fait ça Connor ? T’AS @£*!&% DE PAS FAIT C’QUE JE PENSE !?
    - Ta gueule le vioc’ ! Je me casse à l’infirmerie !”


    Le plus âgé des deux - celui qui boite de la jambe gauche - lui a soudain décoché un direct du droit dans la tête; Connor s’est effondré au sol en hurlant. Le vieil homme est allé ouvrir la cage de la jeune fille et a constaté la scène. Il s’est penché au niveau du corps immobile. Puis dans un souffle de rage, lui a fermé les yeux et s’est retourné en direction de l’homme à terre qui commençait à se relever :

    “ - Elle est morte ! Tu l’as buté sombre connard ! Je vais aller prévenir Samy. Son prix de vente estimé te sera prélevé de notre dernière chasse ! Sombre violeur dégénéré ! Tu me dégoûte. J'espère que tes ******** seront plus jamais utilisables !”

    Avant que l’autre ne puisse répondre, il lui fit une balayette qui le renvoya à nouveau au sol. L’autre s’en alla en l’insultant. Bien entendu, à cet âge, je ne parlais pas le basic et ma compréhension de la situation m’échappait complètement. Je n’avais même pas compris la mort prématurée de la jeune twi’lek à côté de moi.

    Quand ils sont sortis, j’ai tendu la

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      #2

      Post n°1
      Auteur : Miroir

      main en faisant des petit bruit pour attirer la petite fille, mais elle ne semblait pas bouger. Reprenant mon apparence, j’ai senti une odeur familière ; c’était celle de la mort. J’ai soudain compris qu’elle s’était faite tuée. Incapable de réagir, en pur état de choc je me suis lové en boule dans un coin.

      Et puis les images sont revenues. Sans cesse. Dans ma tête. Elles tournaient. Elles tournent. Ce massacre. Cette violence. Je… il faut que je me calme sinon je vais repartir en crise… Je … dois… me…


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      https://www.youtube.com/embed/rE3hBxRHUrw


      L’homme qui avait provoqué la mort est revenu le lendemain; il avait le visage tuméfié et grinçait des dents à chaque pas, signe que ses blessures devaient probablement le faire souffrir. Il était accompagné du troisième braconnier.

      Celui-ci, dans la fleur de l’âge, avait une longue cicatrice sur l'œil gauche; ses traits étaient marqués et son visage, sévère, était en adéquation avec sa petite taille et sa musculature fine et détaillés. Il semblait avoir un œil particulièrement sévère sur son collègue.

      Ils ont ouvert ma cage, mon posé de la nourriture - que je n’ai pas mangé, l’appétit étant coupé par le traumatisme de la mort de la twi’lek -. Le blessé s’avança vers moi; j’eu un mouvement de recul, feulant. Lui aussi fit un pas en arrière, se protégeant par réflexe ses parties génitales. Son camarade vint se placer derrière lui, lui coupant toute retraite.

      N’ayant pas le choix, il s’avança et commença à me pointer des objets en donnant des mots. Je n’ai pas compris ce qu'il tentait de faire. J’étais apeuré et toujours en état de choc.

      Derrière lui, l’homme s’impatienta et tendit une sorte de bâton - qui s’est rapidement révélé comme étant un taser - en lui faisant un signe de la tête. Une longue torture commença.

      Chaque jour, l’homme venait avec son taser. Il m’indiquait un élément, un objet, une image et prononçait un mot. j’ai compris - après plusieurs décharges électriques - que je devais tenter de répéter le mot qu’il m'annonçait. Si ma diction était mauvaise, je prenais un choc électrique.

      C’est dans ces conditions que j’ai appris le basic. Heureusement pour moi, ma mémoire ne me faisait jamais défaut. Mais le trop plein d’information me faisait partir dans de longues crises de torture mentale, hurlant à me frapper la tête sur les barreaux de la cage.

      Le fameux Connor fut même disputé plusieurs fois pour des blessures qu’il n’avait pas commise sur moi, jusqu'à ce qu’ils se rendent compte qu’il y avait effectivement un problème ; cela étant, ils en conclurent que ce n’était pas de leur ressort.

      Régulièrement, le vaisseau se posait quelque part, le temps de deux ou trois “leçons”, puis repartait, parfois avec des cages en moins, parfois en plus. Je n’ai plus jamais retenté le contact avec qui que ce soit, de peur de le perdre à nouveau.

      Au bout de 31 leçons - je m’étais mis à compter en leçon, considérant qu’il devait y avoir une leçon par journée -, je parlais couramment le basic. Je n’avais pas un vocabulaire très poussé, mais c’était suffisant pour faire des phrases et comprendre la plupart des échanges. Soit dit en passant, j’étais devenu un expert en insultes et jurons en tout genre, vu la quantité sortant de la bouche de ce gros porc de Connor.

      Pour la première fois, j’ai vu les trois braconniers ensemble venir me voir dans ma cage. Ils étaient tous armés et semblaient sur le départ. L’un d’eux tenait un collier plus gros que celui que j’avais autour du cou. il s’avança vers moi, sortit une télécommande et appuya sur le gros bouton rouge en son centre : une puissante décharge électrique me cloua au sol avec violence.

      Pendant mon étourdissement, il s’avança, enleva le collier électrique et posa le nouveau à la place. Il ajouta d’une voix amusée :


      “- Fais pas de connerie mon toutou, sinon tu peux dire adieu à ta caboche ! S’tes pas sage, kaboum haha”

      C’était un collier explosif, histoire que je ne sois pas tenté de m’enfuir. En réalité, l’idée ne m'était jamais venue. Ne connaissant rien à la société en dehors de ma famille, comment pouvais-je ne serait-ce qu'espérer rentrer chez moi un jour ? Et si je devais fuir, ce serait pour aller où ?

      Je m’étais fait à l’idée que ma vie serait probablement de cet acabit ; et je ne me suis pas trompé.


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      — — — — — — — — Entrée audio n°136 — — — — — — — —



      https://www.youtube.com/embed/HWqKPWO5T4o


      Ainsi, nous avions bien débarqué sur une planète puante et sale; l’un des gars avait mentionné le nom de ORVAX IV. A l’époque, je n’avais aucune idée de l’endroit où nous nous trouvions; j’ai appris par la suite la réputation de forte criminalité de ce rocher.

      On m’a ordonné de prendre l'apparence d’un humain pour éviter de me faire convoiter. De toute façon, je n’avais pas vraiment le choix.

      J’ai été conduit jusqu'à un grand local en duracier. Après un contrôle au niveau d’une porte dérobée, j’ai été amené à un guichet où le chef, Samy, est entré en dialogue avec une secrétaire protégée derrière une épaisse vitre. Visiblement, il négociait la vente, indiquant que je parlais le basic et que ma nature de gurlanin me permettait de prendre l’apparence de personnes ayant une corpulence similaire ou inférieure.

      Après plusieurs minutes de dialogue, le prix de base fixé, les enchères débutant dans quelques heures. Je fus conduit par un garde jusqu'à une cellule où il m’enferma sans vergogne. Jetant un regard circulaire, je me suis rapidement rendu compte que toutes les cellules étaient remplies d’aliens divers et variés.

      Notre point commun : un énorme collier autour du cou et pour certains, des chaînes et des menottes aux pieds et aux poings. Un silence de mort régnait, parfois ponctué par un sanglot dans le lointain. Pour ma part, je restais muet, prostré dans mon coin, me disant que de toute façon, ma vie se finirait ainsi : un collier autour du cou, de la violence. Je me disais que le monde devait fonctionner ainsi, que les êtres peuplant cette galaxie étaient tous sans foi ni loi. J’étais de toute façon trop jeune pour penser que la vie pouvait être autrement.

      Quand l’heure fut venue, des gardes en uniforme commencèrent à venir, cellule après cellule, pour prendre ceux dont la vie était condamnée à une éternelle servitude. Des femmes hurlèrent, des enfants pleuraient, des créatures étranges gesticulaient, se débattaient. Et puis d'autres, comme moi, s'étaient résignés à leur sort.

      Mon tour arriva alors que presque toutes les cellules étaient vides. On m’ordonna de prendre ma forme initiale de gurlanin et l’on m’attacha à une laisse, me demandant de rester tranquille. J’ai docilement obéis, me refusant à subir de nouveaux sévices physiques.

      Plus j’avançais, plus un brouhaha émanait d’une petite porte. J’entendis la voix d’un commentateur qui s’exclama :


      “- Mes chers amis ! Ce soir, nous avons un lot fabuleux ! Exotique ! Précieux ! Extraordinaire ! Et non, il ne s'agit pas d’une twi’lek vierge, tout le monde sait que ça n’existe pas !”

      Après des rires gras dans toute la salle, le commentateur continua :

      “- Voici un Gurlanin ! Mais dites-donc, qu’est-ce que c’est que ça ? Et bien ce sont… des métamorphes !”

      Rire général. Le présentateur reprend :

      “- Vous pouvez rire, mais ce n’est pas une blague ! Amenez le !”

      La salle, dans le doute, murmurait dans tous les sens. Un gardien m’amena sur la scène. La foule était nombreuse ! Il y avait des personnes habillées plus que richement dans tous les coins ! Des tables avec des napes de velours rouge, des alcools d’un prix exorbitant et même des personnes ayant amené leur famille… Qu’est-ce que la galaxie peut être décadente... Le présentateur reprit :

      “- Voici notre fameux animal ! Je suis d'accord avec vous, il ressemble a un gros chien Akk tout mauve et noir ! Mais regardez ; ma petite; oui, toi, est-ce que tu peux te lever et avancer un pas s’il te plaît ?”

      La jeune fille, toute rouge, chercha le regard approbateur de ses parents. Ceux-ci hochèrent la tête, circonspects. Comprenant la situation, je me suis avancé d’un pas pour la regarder, puis j’ai copié son apparence.

      La foule s’exclama de surprise, avant d’applaudir. Le présentateur me souffla de reprendre ma forme, ce que je fis. Et puis, les enchère commencèrent :


      “- Le prix de base est de 50k crédits ! Qui dit mieux ? Nous avons 80k ! 90k ! 150k ! Mais dis donc, quel prix mes aïeux ! Qui dit mieux ? Personne ? 1…2… Ha ! 300k !? Mon dieu quelle offre ! 1…2…3… Adjugé vendu au sublime monsieur là-bas ! Passons à notre prochain lot…”

      Sans attendre la suite de son discours, le gardien m’a ramené dans la coulisse; juste au moment de franchir la porte, je me suis mis à hurler de douleur, sujet à une crise : toutes ces personnes, ces visages, ces détails, ces odeurs, les paroles, les murmures… les horribles images de la si jeune twi’lek. Le gardien m’a rapidement tiré pour que personne ne puisse voir le problème; il a appelé un docteur qui est venu rapidement et qui m’a administré un sédatif.


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      — — — — — — — — Entrée audio n°137 — — — — — — — —



      https://www.youtube.com/embed/MvHVzOREGUQ


      Quand j’ai ouvert de nouveau les yeux, j’étais plongé dans les ténèbres. Le contact froid du duracier sous mon corps et les vibrations m'indiquaient que je me trouvais dans quelque chose en mouvement. Incapable de savoir dans quoi exactement. J’ai touché les parois, pour savoir si l’espace était grand ou non, mais il s’est rapidement avéré qu’il devait tout simplement s’agir d’une caisse de transport métallique.

      Je suis resté silencieux, conscient que remuer ne ferait que m’amener de la douleur supplémentaire, de la peur, de la haine. Je me suis allongé et j’ai attendu.

      Au bout d’un certain temps, ma caisse s’est immobilisée et une petite vibration m’indiquait que j’étais arrimé au sol. La caisse s’ouvrit.

      Jetant un regard timide vers le haut, j’aperçu un plafond, non loin au-dessus. Un homme s’exclama alors :


      “- Sors de la !”

      S'exécutant, je suis sorti de la caisse et me suis retrouvé dans une cage plutôt similaire à celle qu'il m'avait amené sur Orvax IV. En face, il y avait deux hommes.

      Le premier, plutôt grand, costaud, portant une combinaison renforcée flambant neuve, était rasé de près; il portait des lunettes de soleil ainsi qu’un écusson formant une sorte de triangle avec les pointes en arabesque et un triangle inversé à l’intérieur du premier.

      Le second ressemblait plus à une sorte de noble riche stéréotypé. De l'embonpoint, des vêtements hors de prix, le visage hautain. C’était probablement mon acheteur, me disais-je à ce moment-là.

      Je me suis parfois demandé si ma vie aurait été différente avec la famille qui avait fait l’enchère précédente ? Est-ce que je serais devenu un autre homme ? Ou mon destin était-il de continuer tel que je suis devenu ? Je n’ai pas la réponse. Et je ne l’aurais jamais. Pour autant, maintenant je suis libre d’y répondre; je pourrais rejoindre une famille et devenir un enfant modèle ? Pourquoi pas. J’y songerai.

      C’était le plus grand des deux qui avait parlé. Le second m’observa quelques secondes, me détaillant de haut en bas. Un horrible sourire d’une cruauté sans nom se dessina sur son visage. Il semblait réfléchir à d’horribles choses en voyant; cette expression malsaine me fit reculer dans ma cage, me prostrant dans un coin de ma cage, baissant les yeux. Il s’exclama d’une voix ne laissant aucun doute sur ses desseins :


      “- Nous allons faire de sacrées choses tous les deux ! Je sens que je vais vite rentabiliser mon achat… Hahahahaha”

      Son rire froid glaçait le sang. Quelle immonde ordure. Il tourna les talons et sortit, toujours accompagné de son gorille. Je ne les ai pas revu durant le trajet.

      On me fit à nouveau rentrer dans la caisse en duracier, probablement pour me transporter discrètement dans la demeure de mon acquéreur. J’ai appris plus tard que l’esclavage étant interdit par la CSI, mon acheteur devait me cacher aux yeux des autorités pour éviter d’avoir des problèmes.

      Et puis je suis arrivé à destination. C’est drôle, maintenant que je suis de l’autre côté de barrière, de voir cette cellule dans laquelle j’ai pourris autant de temps.

      Sortant de mon caisson, je me suis retrouvé dans une cellule entièrement blanche. Mur blanc, sol blanc, plafond blanc. Tout étant tellement immaculé qu’il me fallut plusieurs minutes pour discerner la forme de la porte dans cet enfer lumineux.

      Et puis… plus rien. Il y avait simplement une sorte d’abreuvoir où, de temps en temps, coulait un filet d’eau, pour le maintenir plein. Mais il n’y avait rien d’autre. Pas de bruit. Pas d’odeur. Pas de mouvement. Pas de contact. Seulement moi et la faim me dévorant.

      Sans notion de temps, je ne sais pas combien de jours sont passés. Plus j’avançais, plus je devenais fou. J’ai commencé à avoir des hallucinations, j’ai revu des scènes horribles de ma vie, ma famille, des plantes aperçues, des morceaux de dialogues.

      J’ai fait des crises régulières. Je me suis jeté contre les murs. J’ai hurlé. J’ai pleuré. Ma vie entière défilait. Mon existence propre s’étiolait chaque jour un peu plus, me laissant dans un chaos existentiel insupportable. J’ai perdu mon identité. J’ai perdu mon existence. Plus j’avançais, plus je devenais fou. Ou plutôt, plus je devenais ce que je suis aujourd’hui.

      J’étais blanc. J’étais le chaos. J’étais tout et rien à la fois. La violence du vide et de l’absence chahutait mon esprit. Plus rien ne comptait. Je n’arrivais plus à penser de manière cohérente. La privation de tout me rendait fou. J’enchaînais des crises d’une violence inouïe, mon cerveau n'arrivait plus à contenir la quantité d’information qu’il avait accumulé jusqu'à aujourd'hui.

      Et puis un jour, la porte s’est ouverte. J’étais dans un sale état, physiquement et psychologiquement. Un homme plutôt grand est musclé est rentré. Il s’est avancé vers moi et a dit :


      “- Tu n’es rien. Tu n’es personne”

      Je suis resté immobile. J’étais presque heureux qu’on vienne interagir avec moi. Je ne savais pas quoi répondre. Je suis resté muet. Grave erreur. L’homme s’est avancé et m’a frappé avec violence au visage, m’envoyant au sol. Il s’est à nouveau exprimé :

      “- Tu n’es rien. Tu n’es personne”

      Je ne savais pas comment réagir. Je ne comprenais pas ce qu’il voulait. Pourquoi me frapper ? Attendait-il seulement quelque chose ? Il s’est avancé et a recommencé. Au bout de plusieurs coups, il est sorti et a disparu.

      J’ai vu ma mère venir à côté de moi et se frotter à moi. J’étais dans la jungle, perché sur mon arbre. Elle m’a souri. Je lui ai souri. Et puis j’ai vu son crâne exploser avec une détonation sourde. C’était les braconniers. Je suis parti en courant avant de heurter le mur de ma cellule. J’étais ensanglanté, épuisé, seul.

      L’homme est revenu et le manège a repris. En désespoir de cause, j’ai répondu :


      “- Je ne suis rien… Je ne suis personne…”

      Il a eu un sourire satisfait et a déposé une gamelle contenant de la nourriture dedans, puis est sorti. Au total, il est venu 143 fois. A chaque fois, il me faisait répéter cette phrase et uniquement cette phrase. Si je ne répondais pas, il me frappait. Si je lui répétais la phrase, il me donnait à manger.

      Plus le temps avançait, plus il venait souvent. Je ne suis rien et je ne suis personne. Tout ça m’a bien fait comprendre que je n'ai aucune importance, que je n’ai plus de passé, que je n’ai pas de futur. On m’a inculqué que je n’étais qu’un outil, que je devais obéir et c’est tout.

      Quand l’homme vint pour la dernière fois, on me transféra dans une nouvelle cellule, qui n’était plus blanche. Je n’avais pas encore conscience a ce moment là que le pire n’était encore qu'à la porte de ma maison; on venait de me briser psychologiquement, de m’amener dans les tréfonds de ma conscience. Maintenant que j’étais un outil vierge, venait le moment de m’utiliser.


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      — — — — — — — — Entrée audio n°138 — — — — — — — —



      https://www.youtube.com/embed/7JIdJLkJ0S4


      Un peu plus tard, j’ai fait la rencontre de mon premier droïde. KNL-808, de son matricule, avait été envoyé pour approfondir ma connaissance du basic. Visiblement, il me fallait du vocabulaire, de la syntaxe; il fallait que je connaisse des termes et des éléments appartenant, entre autres, à la haute société. Je n’avais absolument aucune idée de l’utilité de ce que j’apprenais.

      De la même manière qu’avant, le droïde possédait un taser; la moindre faute, digression ou hésitation finissait inlassablement par un choc électrique. Je ne comprenais plus rien à rien. Pourquoi me donnait-on une éducation ? Quel était le sens de tout ça ?

      En alternance avec ces leçons, la grand gaillard qui venait me tabasser dans ma prison blanche venait régulièrement. La même phrase, à la différence qu’il me frappait dans tous les cas; la violence étant moindre si je répétais la phrase.

      Tout ça a duré bien longtemps. Je me voyais grandir dans cette violence. J’avais accès à de la connaissance, mais toujours au prix de lourds sacrifices. Plus le temps avançait, plus je devenais une machine. Répéter, encaisser, obéir. Kirua avait depuis longtemps disparu de la galaxie; je n’étais plus qu’une coquille vide, obéissante, docile.

      Et puis un jour, mon fameux acheteur se présenta. Il était accompagné de son garde du corps. Il me montra l’image d’une femme et m’indiqua :

      “- Prends son apparence et ne change rien tant que je l’ai pas demandé”

      J’obéis. Ma transformation n’était pas parfaite, alors, j'ai reçu une décharge. Il me fallut m’y reprendre à plusieurs fois avant que l’homme ne semble satisfait. Le garde du corps m’attacha sur une table, puis sortit de la pièce. A ce moment-là, un souvenir remonta à la surface. J’étais devenue une jeune twi’lek, morte beaucoup trop tôt dans sa vie.

      Il abusa de moi sans vergogne, m’insultant de tous les noms, criant sa haine et son désir de faire souffrir. Moi, je serrais les dents, encaissant la violence physique comme on me l’avait bien appris ces dernières années. Quand il eut fini son oeuvre, il me passa à tabac, déchaînant la violence sur l’image d’une femme attachée, nue.

      Des jours passèrent. Je me sentais vide à l’intérieur. J’étais un outil, on l'utilisait et c’était tout. Je n’arrivait plus à rien ressentir. Une véritable coquille vide.

      Plus le temps s'écoulait, plus je commençais à comprendre pourquoi l’on m’éduquait. Cela devint peu à peu des jeux de rôle toujours plus malsains. On m’apportait des sortes de scénarios dans lesquels ont me décrivait une personne, son comportement, ses habitudes, sa façon d’agir, de se comporter, de parler, ses derniers dossiers en cours…

      Et moi, je devais imiter cette personne, prendre sa vie, et devenir elle. J’eu même le droit à l’apprentissage par un droïde visiblement spécialisé dans la direction d’acteur qui, tout en me persécutant, m'a appris à vivre à travers quelqu’un d’autre.

      J’étais Anne Viskoby, humaine, puissante directrice d’une firme pharmaceutique, Alban Etrivor, Cathar, directeur d’un commerce d’étoffes, Haldiel Myrvor, togruta, une belle actrice au charme sans équivoque. Et cela me plaisait. En vivant leur vie, j’étais à nouveau plein. Je remplissais ma coquille par l’essence de quelqu’un d’autre, jusqu'à jalouser son existence même et vouloir sa mort. Je voulais être unique, le temps de vivre la vie de quelqu’un.

      Bien entendu, tous ces jeux finissaient par de la violence physique, des abus, de la violence verbale. Je n'avais que le droit de faire semblant de me débattre ou de me défendre, mais je devais toujours perdre. Les seuls excès de zèles m’ont mené aux portes de la mort.

      Pourtant, je n’avais fait qu'interpréter le caractère de la personne que l’on m’avait assigné, rien de plus. C’était en l’occurrence une chef de groupe paramilitaire - Sarona Skwyrk - qui agissait visiblement pour le compte de mon tortionnaire - dont j’avais appris le nom au cours des années : Owen Elphinstone -. Vraisemblablement, c’était une demoiselle forte, indépendante, directe et sans aucun tact, mais très douée dans son domaine.

      J’ai donc résisté au point de blesser Owen. Je me suis rendu compte à ce moment-là que je ressentais envers lui la même rage qu’aurait ressenti Sarona il elle s’était retrouvée dans cette situation. Je commençais à faire mien ce sentiment qui grandissait à chaque passe de rôle : la haine, le dégoût. Mon tortionnaire ne méritait qu’une seule chose : subir ce que je subissais depuis tant de temps.

      Malheureusement pour moi, son garde du corps intervint rapidement et me frappa si fort que j’eu cru mourir. J’en étais visiblement pas passé loin, puisque je me suis réveillé dans une cuve à bacta, sous la surveillance d’un droïde médical.

      Il m’a fallu plusieurs semaines pour me remettre de mes blessures. Pour autant, ma haine n’avait pas disparu; elle n’était que plus grande. Elle me servait à canaliser mes crises en ne me concentra que sur une seule chose : me venger. Me venger à tout prix. Me venger d’Owen. Le faire souffrir. Faire comprendre cette haine au monde entier. Me venger de tout cela.


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      <param

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      • Le ChroniqueurL Hors-ligne
        Le ChroniqueurL Hors-ligne
        Le Chroniqueur
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        Auteur : Miroir

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        https://www.youtube.com/embed/eGDGkUbmMZs

        Plus ma haine était grande, plus d’étranges manifestations se produisaient autour de moi : des crépitements dans l’air, des objets projetés pendant mes crises alors qu’ils n’étaient pas à porté. Des choses choses que je n’arrivais pas à expliquer. Je ne comprends toujours pas ce qu’elles sont. Je n’arrive pas à les maîtriser, mais il y a des choses qui se produisent parfois, sans que je sache les utiliser. J’ai remarqué que cela arrive majoritairement quand une émotion forte ressort à la surface…

        Et puis un jour, Owen entra dans ma cellule de manière impromptue - je n’avais reçu aucun rôle à jouer -. Il était visiblement particulièrement éméché ; il avait probablement trop abusé lors d’une de ses soirées où les convives boivent l’équivalent d’un salaire annuel médian.

        Sauf que cette fois-ci, il était seul. Pire que cela, il agitait devant moi la commande de mon collier, persuadé que j’étais encore l’outil vide et obéissant, sans âme. Pour corroborer cette idée, j’ai pris la forme de la femme avec qui il préférait “jouer” et j’ai doucement commencé à danser sensuellement, pour qu’il se rapproche de moi. Quand il fut à portée, j’ai attrapé sa tête et je l’ai projeté violemment contre le mur. Il s’est effondré, assommé. Sans m’en rendre compte, j’avais pris l’apparence de Sarona pour lui faire du mal.

        J’ai attrapé la télécommande, ouvert mon collier, passé ma main autour de mon cou pour sentir mes doigts caresser ma peau. J’ai mis le collier à mon tortionnaire, puis je me suis saisi de son apparence, un sourire triomphal aux lèvres.

        Cela faisait tellement longtemps qu’il m’utilisait que je commençais à le connaître par cœur : sa façon de parler, de s’énerver, de marcher, d’avoir mal, de jubiler,...

        Je suis sorti de la cellule, imitant sa manière de tituber. J’ai congédié tous les domestiques avec violence, comme je l’avais déjà entendu faire par le passé, puis je me suis assis devant son terminal principal, au niveau de son bureau.

        Toute la nuit, j’ai compilé des données sur sa vie, son entreprise, ses dossiers actuels, son entreprise, ses employés et bien d’autres choses. J’ai emmagasiné beaucoup d’informations, ce qui m’a provoqué une crise en fin de nuit; heureusement, personne n’était là pour le voir.

        Ensuite, je suis allé voir mon tortionnaire, dans sa cage. il s’était mis à hurler depuis un moment, aboyant comme un chien. Je me suis approché, puis j’ai lancé une puissante décharge avec un taser positionné à proximité de l’entrée. Je me suis approché et je lui ai dis, avec sa propre voix et ses propres intonations :


        “- Bonsoir, ma chose.
        - QU’EST-CE QUE TU PUT…,
        sans lui laisser finir sa phrase, il fut clouer au sol dans un hurlement de douleur. Un petit choc electrique.
        - Ce n’est pas bien de répondre à son maître. Tu devrais le savoir, non ?
        - En..foir..rrr
        - Je vais te rendre la pareille en bon gentleman : je vais détruire ton empire financier, dilapider ta fortune, te décrédibiliser, détruire ton image. Et, bien entendu, je vais te faire assister à tout cela ! Ce sera magnifique. Splendide. Fabuleux. Regarde, ma chose. Regarde la fin de ta pathétique existence.”


        Je l’ai dépouillé de ton ses vêtements, récupérant ses moindres affaires - dont son petit datapad contenant tout ses accès - ainsi que des éléments personnels - bijoux, colliers, bagues, … -.

        Ainsi, sa descente en enfer à commencé. Je l’ai fait transférer dans la chambre blanche, prétextant qu’il avait décidé de se rebeller et de prendre mon apparence pour essayer de tromper son auditoire et qu’il méritait une nouvelle session de destruction psychologique. J’ai aussi précisé que j’allais m’en charger moi-même car je désirais lui imprégner la douleur de vouloir prendre MON apparence ! Quelle outrecuidance d’oser essayer de me falsifier, MOI ?

        Je jubilais. Et puis, petit à petit, j’ai démantelé son empire : vente de parts dans des mauvais fond d’investissement, mauvaises décisions d’entreprise, scandale politique - notamment avec des prostituées mineures -, mais aussi par du harcèlement envers toutes les personnes de sexe féminin dans son entourage.

        Chaque jour, je venais lui montrer la chute de son propre empire, de sa réputation, de sa fortune. Ses amis le quittaient, ses partenaires financiers passaient à d’autres choses, sa fortune disparaissait en étant parfaitement dilapidée, ses discours publics devenaient outranciers, il apparaissait souvent comme alcoolique en public, parfois drogué.

        J’avais rompu tout contact avec sa famille en leur faisant des sales coups, puis en les insultant et les bloquant de mon réseau : je m’amusais comme un fou !

        Et puis un jour, par hasard, je suis tombé sur un datapad, caché dans sa chambre. Je me suis rendu compte qu’il contenait des vidéos de toutes les agressions qu’il avait pu faire contre moi et les personnages que je jouais. Ce serait le point d’orgue et la fin de ce salopard.

        Mais avant cela, je devais vous raconter mon histoire. Ma prochaine entrée sera la dernière. Je vous ferai une petite retranscription de la diffusion de toutes ces magnifiques images devant mon cher Owen !

        Je ne vous ai pas dit, d’ailleurs, mais il est à moitié fou. Hier, il m’a supplié de mettre fin à ses jours ! Qu’est-ce qu’il est drôle ! Jamais je ne le tuerai. Il le fera très bien lui-même !



        — — — — — — — — — Nouvelle entrée audio — — — — — — — — —
        — — — — — — — — Entrée audio n°140 — — — — — — — —



        https://www.youtube.com/embed/MZoNRbSEvX8


        Je suis entré dans la pièce blanche. Il était là, le regard vide, l'œil fou, nu dans ses excréments, malingre. M’approchant, j’ai posé un diffuseur holographique devant lui et je lui ai annoncé :

        “- Bonjour, ma chose ! Aujourd'hui, c’est la fin définitive de ton existence : tu es ruiné; j’ai d’ailleurs beaucoup de dettes auprès de créanciers très mal famés qui s’impatientent… oups ! Sache aussi qu’on te prend pour un alcoolique notoire, un pervers harceleur - ce que tu es, soit dit en passant -. Mais il manquait un petit quelque chose en plus !

        Heureusement, tu as gardé un magnifique datapad contant nos merveilleuses histoires en commun ! Regarde, mon ami, j’appuis ici et hop, c’est envoyé par une source anonyme à toute la presse de la Confédération ! Hahahahaha”


        Son visage était plus que blême. Il était tellement dans un état de choc qu’il ne savait même pas comment réagir. Il venait de comprendre que sa vie n’existait plus et que même s’il sortait vivant de cette cellule, jamais il ne pourrait revenir à ce qui était avant.

        Je me suis alors avancé près de lui, je l’ai projeté au sol avec un violent choc électrique, puis je lui ai retiré son collier. J’ai posé devant lui un couteau, puis je suis parti en direction de la sortie de la cellule, laissant la sortie libre.

        Quand j’ai franchis le pas de la porte, je lui ai dis :


        “- Je te laisse le choix : mettre fin à ton existence ou affronter la réalité qui est désormais la tienne. Que vas-tu choisir ?”

        Il se releva lamentablement, me lança un regard plein de désespoir, mêlé à la peur, la haine et beaucoup d’autres sentiments. Il s’avança péniblement vers le couteau, qu’il prit. Il se l’enfonça d’un seul coup en plein cœur, lâchant un gémissement de douleur, prononçant quelques insultes avant de s'effondrer au sol dans un dernier souffle.

        Pris d’un fou rire, j’avais à nouveau l’apparence de Sarona qui avait fait surface, se délectant de la souffrance d’un horrible personnage qui venait de s'effondrer.

        Ceci est donc mon dernier enregistrement. Je ne l’ai pas fait pour oublier, mais peut-être que j’ai, en un sens, envie d’être de nouveau la proie de quelqu’un. Qu’on me chasse. Que je résiste, que je trompe, que je manipule, que je torture, que je détruise des gens, des familles.

        Je trouve dans cette torture une jouissance à nulle autre pareille. J’ai envie de continuer ça ! Voler la vie de quelqu’un et lui montrer comment elle peut voler en éclat, être détruite. De toute façon, c’est la seule chose qui me fait me sentir vivant. Je ne suis plus personne. Je n’ai plus de vie propre. Ma vie ne sera jamais celle que j’aurais à travers ceux que je torturerais. Je ne suis que le reflet des autres. Je suis Miroir.



        Points forts:
        - Capable de prendre l'apparence de n'importe qui
        - Mémoire absolu (n'oublie jamais rien, aucun détail, aucune odeur, ...)
        - Capable d'imiter n'importe qui avec talent (formation théâtrale)
        - Résistant à la torture (Parce que déjà fou)
        - A des manifestions du côté obscur lorsqu'il exulte d'un sentiment négatifs (Et n'a aucun contrôle dessus)
        - Possède une bonne éducation
        - Est un bon tortionnaire

        Points faibles:
        - Est un être brisé, tordu, devenu presque fou
        - N'a qu'un seul objectif : vivre la vie a la place d'autre gens - en les kidnappant -, puis de la détruire quand il s'en lasse
        - Est soumis à des cris régulières du au trop plein d'informations (Se déclenche notamment dans les endroits avec beaucoup d'informations, beaucoup de mondes ou dans des période d'apprentissage intense)
        - Ne peut pas prendre la taille de quelqu'un de plus grand que lui quand il se transforme
        - N'est pas capable de s'attacher émotionnellement a quelqu'un
        - Ne possède aucune pitié et aucun code moral

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        • Le ChroniqueurL Hors-ligne
          Le ChroniqueurL Hors-ligne
          Le Chroniqueur
          a écrit sur dernière édition par
          #4

          Post n°2
          Auteur : Atreïs Helcar

          Hello Miroir,

          Le moment du jugement est arrivé, si l'on peut dire. Commençons par le factuel : quelques petites fautes d'orthographe sont à noter de ci, de là, je t'invite à faire une correction si tu reprends ta fiche à tête reposée en même temps que nous explorons quelques points ensembles. Comme dirait l'autre, en avant Guingamp.

          Et a chaque fois, je leur laisserais le choix entre le fait de mettre fin à leur pitoyable existence ou le fait de lutter contre toutes les atrocités qu’ils ont pu commettre et le fait de devoir repartir à zéro


          Petite répétition de « fait » qui manque de clarté. (je pinaille. J'ai le droit.)

          de bottes longues remontant jusqu'à mi-cheville


          Pas si longues alors. Mi-mollet peut-être ? Juste une note en passant.

          Je trouve également dommage (mais c'est mon côté curieux) qu'il n'y ait qu'un rôle décrit... J'aurais aimé en voir un second.

          La mention de raccrocher des bribes du passé de Miroir semble étrange pour un être doué de mémoire absolue... Mais peut-être n'est ce que moi qui ne comprend pas ?

          La foule était nombreuse ! Il y avait des personnes habillées plus que richement dans tous les coins ! Des tables avec des napes de velours rouge, des alcools d’un prix exorbitant et même des personnes ayant amené leur famille… Qu’est-ce que l’humanité peut être décadente...


          Ce passage me gêne un peu dans sa formulation, je sais que la mémoire absolue fait qu'il peut retranscrire ce qu'il a vu, mais ça contraste avec le manque d'informations précédant la scène, notamment sur les autres esclaves. Ca donne comme une impression de trop ou de pas assez. Et petit pinaillage supplémentaire, l'humanité uniquement ?

          Par ailleurs, pourquoi ces enregistrements, du coup ? Ce n'est pas clair.

          Concernant les points faibles : être un psychopathe n'en est pas un, c'est son état mental (fort bien retranscrit au début de la fiche). Idem pour le côté tortionnaire.
          De la même manière, les manifestations du Côté Obscur sont plutôt à ranger du côté des points forts.

          Voici pour les quelques points que j'ai pu relever de ci, de là, en lisant ta fiche. A titre personnel, sache que j'ai beaucoup apprécié la lecture. Je te laisse revenir vers moi pour ces quelques points afin de te valider définitivement.

          Atréïs

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          • Le ChroniqueurL Hors-ligne
            Le ChroniqueurL Hors-ligne
            Le Chroniqueur
            a écrit sur dernière édition par
            #5

            Post n°3
            Auteur : Miroir

            Hello !

            J'ai modifié l'introduction, histoire d'amener une cohérence entre le début et la fin de l'histoire !

            J'ai corrigé plusieurs points relevé, en effet !

            Pour les descriptions, il y a une raison derrière cela : Miroir a des troubles quand il y a trop d'informations. Souvent, les descriptions détaillées apparaissent dans des moments proche de saturation - beaucoup de bruit, d'odeurs, de sentiments, de pensées -, là où les endroits plus "vides" l'amène a se refermer sur lui-même.

            Ce n'est donc pas qu'il n'a pas les détails, mais qu'il évite de trop les remettre en mémoire, pour limiter au possible les crises !

            Note aussi que, dans ce passage précis, il y a une évolution dans sa relation ade potentiels autres esclaves : il est passé d'un stade où il tentait de nouer le lien, de comprendre, de se rassurer, a un moment où, enfermé à nouveaux a proximité d'autres esclaves, il reste dans son coin, ne regarde personne, ne parle à personne. Il a déjà perdu sa foi en l'autre - d'autant qu'il a peur -

            Voilà, j'espère que ces quelques ajustements te conviendront !

            PS : Tu pourras utiliser cet enregistrement a un moment donné; le but c'est qu'il soit découvert un jour, mais pas de suite !

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            • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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              a écrit sur dernière édition par
              #6

              Post n°4
              Auteur : Atreïs Helcar

              Bonjour Miroir,

              Relecture faite, je ne vois pas de raison de te retenir plus longtemps. Tu es VALIDE et tu commences avec 1000 crédits. N'oublie pas de créer ton casier avant toute chose et nous nous reverrons bientôt pour tes premières aventures.

              Atréis.

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              • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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                Le Chroniqueur
                a écrit sur dernière édition par
                #7

                Post n°5
                Auteur : Miroir

                Parfait, merci ! :D

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