Lyzs [validée]
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Post n°1
Auteur : LyzsPrénom : Lyzs
Nom : Yvanol
Carrière envisagée : Chevalière impériale
Race : Humaine
Taille : 1m60
Poids : 45kg
Âge : 18 ans
Description mentale : Lyzs est une jeune femme qui sait se montrer serviable et agréable tout en restant forte dans l’adversité. Cependant, lors des moments de calme ou de solitude, elle ne peut pas s’empêcher de penser à son passé : celui-ci lui laisse un arrière-goût de sang et de poussière qu’elle a bien du mal à mettre de côté. De nombreux évènements ayant eu lieus au cours de sa vie ont fini par la rendre plus craintive que la moyenne, elle se méfie donc de tout et ne fait confiance à personne. On peut dire qu’elle voit le mal en chaque chose avant de leur trouver quoi que ce soit de positif. L’assurance qu’elle montre en public n’est en réalité qu’un masque cachant sa crainte et les scénarios catastrophe qu’elle s’imagine à chaque interaction sociale. Toutefois elle arrive parfois à occulter ces souvenirs lors de moments d’euphories ou de sensations fortes.
Description physique : Lyzs parait être très jeune, c’est d’ailleurs un certain inconvénient selon les situations. Elle a un visage à mi-chemin entre le beau et le mignon : ses yeux sont grands et bleu ciel (cependant, ils semblent agités au moindre son suspect), son nez est petit mais bien placé au-dessus de sa fine bouche légèrement rosée. Ses oreilles sont, elles, cachées derrière ses longs cheveux noir corbeau qui lui tombent jusqu’aux bas des reins. Elle prend soin de les attacher avant toute activité physique, bien qu’elle cherche à les éviter au maximum puisque son corps est petit et pas très puissant. Elle semble cependant robuste dans sa posture et essaie de ne pas laisser quoi que ce soit de ses craintes apparaître à travers son attitude, si ce ne sont cet œil agité et les mimiques que n’importe qui aurait lorsque quelque chose d’inattendu se produit (même si parfois elle exagère un peu dans ses gestes).
Histoire :
1. Découverte et perte.
Née sur Coruscant d’un père technicien et d’une mère chargée de l’administration du hangar où travaillait son compagnon, Lyzs a eu une enfance normale au sein d’une famille bercée par les traditions de l’empire. Elle dut cependant quitter son foyer et ses quelques amis lorsqu’elle eut été repérée au cours de sa scolarité : elle était destinée à maîtriser les arts de la force.
Elle avait été remarquée lors de son éducation par un homme qui faisait simplement son travail. Lors de l’inspection pour trouver de jeunes recrues potentielles, il avait surpris cette jeune fille de 8 ans en train de s’amuser à faire léviter de petites et légères boules de poussières qui tournoyaient quasiment au creux de sa main. Elle avait découvert cela toute seule et en faisait une attraction pour ses camarades. Souhaitant vérifier le taux de midichloriens de la petite, l’inspecteur jeta un œil à ses données et fut pris d’une agitation des plus grandes lorsqu’il s’aperçut que l’enfant n’était pas du tout sensible à la force. Il nota sur son rapport qu’il fallait faire une nouvelle prise de sang pour vérifier qu’il n’y ait pas eu un disfonctionnement ou un autre problème.
Il demanda quand même à la jeune fille de reproduire son tour, ce qu’elle s’empressa de faire en ignorant l’œil fou de l’inspecteur : elle était bien trop contente d’être le centre de l’attention. La perplexité et l’incompréhension se mêlaient sur le visage de l’homme penché à quelques centimètres de la petite main. Il était comme absorbé et ne pouvait pas s’empêcher de regarder tour à tour la poussière, et les notes de la tablette qui affichaient un zéro se tenant fièrement à bonne distance des deux points suivant la catégorie « Taux de midichloriens ».
Après s’être remis de ses émotions il se décida à se persuader qu’il était stupide de s’affoler ainsi, que c’était surement une erreur et qu’un autre sera bien chargé de cette affaire à sa place. Il s’en alla donc en faisant un signe d’au-revoir aux enfants qui le saluaient une dernière fois pour accompagner sa sortie, le tout sous le regard insistant de l’enseignant qui ne comprenait rien mais qui tenait à la discipline de sa classe.
Tout se passait normalement pendant les trois jours suivants, les parents de Lyzs ne savaient pas quoi faire pour leur fille : ils savaient que quelque chose de mauvais allait se passer. Mais ils étaient totalement dévoués à l’empire et savaient que la bonne décision serait prise. Après tout ils n’avaient pas vraiment compris ce que leur avait raconté Lyzs. Leur inquiétude fut justifiée lorsqu’ils reçurent un message administratif leur indiquant que leur enfant avait été d’urgence amenée dans «un établissement plus approprié à son éducation». Aucune indication supplémentaire n’ayant été donnée, il restait l’espoir fou à sa mère de voir Lyzs revenir bientôt. Cette lueur d’espoir emprisonnée dans les larmes de cette pauvre femme s’éteignait un peu chaque jour, jusqu’à ce qu’elle fasse finalement face à la réalité que le triste père avait déjà accepté depuis un moment. Ils reprirent leurs vies, en chérissant les moments passés avec leur fille et en espérant, malgré tout, la revoir un jour.
2. Réveil difficile.
Lyzs ouvrit les yeux, sa vision était floue et elle ne comprenait pas bien ce qui s’était passé. Sa tête lui semblait bien plus lourde que d’habitude : elle abandonna l’idée de la soutenir et la laissa tomber en arrière. Son crâne vint délicatement se heurter au dossier de la chaise sur laquelle elle se trouvait et les pupilles de ses yeux rétrécirent et vibrèrent, comme pour la supplier de ne plus fixer cette chose qui leur faisait si mal, car une forte lumière blanche dominait le plafond de la pièce. Elle n’était pas en état de prendre la décision de fermer les yeux ou de pencher la tête, elle resta quelques secondes absente puis elle amorça un sanglot en retrouvant des images de ce qui venait de se passer. Elle eut le temps de se souvenir que des hommes en uniformes étaient venus la chercher en plein milieu de l’après-midi, dans sa classe. Elle se rappela qu’elle fut piquée par une seringue une fois montée dans un vaisseau après s’être plaint à multiples reprises de vouloir revoir sa mère, ce qui expliquait sûrement son état brouillon. Après avoir à peine eu le temps de commencer à sangloter, une silhouette qui lui tournait le dos releva la tête puis abandonna ce qu’elle était en train de faire pour venir voir la fillette. C’était une grande femme très mince, elle semblait être un peu plus jeune que la mère de la petite. Elle mit sa main sur la joue de Lyzs et lui parla d’une voix rassurante.
— Ne t’inquiète pas, nous sommes là pour toi maintenant.
— Je veux voir ma maman, répondit Lyzs en reniflant.
— Ça ne va pas être possible avant un moment, mais je te promets que tu la retrouveras bientôt.
— Maman… papa, continua Lyzs entre deux sanglots, où on est ? Pourquoi vous me faites ça ? Je veux rentrer chez moi, dit-elle en attrapant une des mèches blondes de la femme.
— Nous sommes ici pour t’aider, tu as un problème que nous devons résoudre. Nous faisons ça pour nos recherches mais aussi pour toi, lui assura la scientifique en retirant ses doigts de la joue de la petite pour lui attraper la main qui commençait à tirer sur ses cheveux.
— Pour moi ?
— Pour toi.
Après avoir rassuré Lyzs pendant plusieurs paires de minutes, la femme décida qu’il était temps de lui présenter son partenaire. Après avoir été appelé, un homme passa la porte et entra dans la pièce grise. Il portait, tout comme la scientifique qui se tenait aux côtés de Lyzs, un uniforme impérial. C’était un chiss, il était à peine plus grand que sa partenaire et semblait avoir les épaules solides. Sa posture impressionnante inquiéta un peu la jeune fille.
— Alors, voici notre… sujet ? questionna l’homme en entrant.
— Allons ! Ne parle pas d’elle comme ça. On est aussi là pour l’aider, et elle s’appelle Lyzs. Dit-elle en se tournant vers le « sujet ». Je te présente Yal’Ivaak, nous sommes partenaires et nous allons prendre en charge ton éducation.
— Et toi ? Tu t’appelles comment ? demanda innocemment Lyzs.
— Oh ! J’ai totalement oublié de me présenter ! Je m’appelle Anya.
La recherche sur le comportement de la force vis-à-vis de Lyzs commençait. La scientifique était douce et attentionnée car elle savait que tout allait être très difficile si l’enfant ne coopérait pas, mais c’est surtout qu’elle s’était prise d’affection pour la demoiselle. Yal’Ivaak, lui, restait très professionnel et ne voulait pas avoir ce genre de contacts avec Lyzs : il savait qu’il valait mieux éviter de s’attacher aux sujets de tests. Cette attitude révoltait bien souvent Anya et fit pleurer la jeune fille plusieurs fois lorsqu’elle essayait d’être serviable.
Anya se chargeait de l’éducation de Lyzs et des tests affairant à la force, le tout dans un complexe basé quelque part dans la cité impériale. Les quartiers de la petite étaient proches de ceux de la chercheuse et elle voulait souvent être avec sa nouvelle amie pour ne pas rester seule. Anya était très satisfaite de la relation qu’elles avaient : c’était pratique pour les tests puisqu’elle était très coopérative. Peu à peu, le chiss lui aussi commençait à être moins froid avec Lyzs car les tentatives de prise de contact de cette dernière de faiblissaient pas malgré sa froideur. Elle se disait que si Anya s’entendait bien avec, c’est qu’il avait bon fond.
Pour éviter que Lyzs pleure trop pour voir ses parents, ils durent inventer une histoire pour lui faire penser qu’elle était atteinte d’une maladie rare et qu’elle ne devait pas voir ses parents ou d’autres gens pour des raisons de sécurité. Parfois les deux chercheurs faisaient semblant de s’injecter une dose d’un coûteux vaccin qui n’était « pas à la portée du monde civil », Lyzs croyait tout ce qu’Anya disait.
Les tests durèrent pendant deux ans. La petite ne voyait pas grand monde, à part quelques personnes qui venaient faire des relevés, des rapports, ou qui apportaient du matériel. Elle demandait à chaque fois s’ils avaient bien pris le vaccin, ce qui avait pour effet de faire longuement expirer Anya avec un regard bienfaisant et compatissant à chaque fois. Deux longues années d’essais, de prises de sang, de vaccins, de colle à électrodes et d’analyses à l’aide de machines dont les fonctions échappaient totalement à Lyzs : tout ceci était coûteux. Si coûteux qu’au bout de ces deux ans, un conseil se tint pour savoir ce qu’il en était des recherches et parler des fonds attribués au projet.
3. Le sang de la discorde.
Dans une salle de conférence, une dizaine de personnes étaient rassemblées autour d’une table ronde. Des passages filmés lors des séances de tests de Lyzs étaient diffusés au centre de celle-ci par hologrammes. On y voyait le sujet de test faire l’éviter des objets de plus en plus grands, pour finalement faire s’élever quatre cubes noirs de la taille d’un poing. Un tube à essai rempli de sang reflétant légèrement les images holographiques laissait voir à son travers l’œil orange d’un homme caché derrière un masque de fer. Il se décida à prendre la parole après avoir une dernière fois examiné l’échantillon en remettant sa capuche noire en place.
— Alors c’est ça, le sang qui nous pose tant problème ? Et il appartient à une si frêle jeune fille ? Vous me demandez de me déplacer pour regarder des enregistrements, ou vous comptez commencer à prendre des décisions un jour ? dit-il en s’impatientant devant le silence trop long.
— Excusez-nous, excellence, c’est qu’il s’agit d’un phénomène encore jamais rencontré. Elle est, comme vous le savez sûrement déjà, capable d’interagir avec la force en ayant un taux de midichloriens nul. Répondit Yal’Ivaak pour ne pas décevoir le sith.
— Je le sais, et c’est strictement impossible. Il doit forcément il y en avoir. Il y en a en tous êtres vivants. Quels sont les derniers résultats ? Vous avez bien dû trouver une explication, depuis le temps.
— Les résultats sont formels, excellence, nous avons effectué tous les tests possibles et le résultat est toujours le même : aucun midichlorien. répondit Anya. Les éléments qu’elle manipule agissent pourtant comme étant sous l’emprise de la force.
L’homme au masque de fer jeta un coup d’œil aux enregistrements, un autre homme caressa sa moustache grise avant de se décider à parler.
— Et quelles sont vos hypothèses à ce sujet ?
— Il y en a énormément, répondit Yal’Ivaak, nous en avons des plus aux moins vraisemblables. Nous imaginons par exemple un refus inconscient de la mesure venant de la part du sujet, puisqu’il nous est arrivé de trouver des chiffres très bas d’éléments sanguins dans certains cas de mesure où il n’y avait aucune raison de leur disparition. Nous avons pensé à une volonté de cacher certaines informations venant de la part de l’organisme. Il y a aussi eu une possibilité pour que le sujet emploie… un autre type de force, un autre pouvoir.
— C’est insensé ! s’énerva instantanément l’homme en noir. Comment pouvez-vous songer à de telles inepties ?
— Il ne s’agit là que de deux de nos hypothèses, excellence, nous en avons bien d’autres mais ces deux semblent être les plus probables. D’un point de vue scientifique…
— Assez ! J’ai autre chose à faire que de m’entendre raconter qu’une fillette a découvert un nouveau type de force. Vous qui êtes directeur de ce département de recherche, donnez-moi les options s’offrant à nous vis-à-vis de ce projet.
— Eh bien, excellence, dit l’homme en lâchant sa moustache, il y en a plusieurs. Nous pouvons continuer le projet et éduquer le sujet pour aller dans notre sens, nous pouvons aussi essayer de l’entraîner pour peut-être l’intégrer à l’ordre Sith pour découvrir l’étendue de ce pouvoir ou…
— L’intégrer à l’ordre Sith ? l’homme était fou, il se leva et fracassa la table de son poing sous lequel elle se froissa légèrement. Vous croyez vraiment que nous voulons d’une abomination pareille dans nos rangs ?
— Sinon, nous pouvons mettre fin au projet et… mettre fin au sujet. Répondit le directeur en étant gêné par le regard insistant du sith qui ne semblait pas satisfait par la seule première partie de sa réponse.
— Voilà, faisons ça. Nous ne pouvons pas laisser vivre une telle erreur de la nature.
Le conseil entier ne savant pas trop comment réagir fit mine d’acquiescer. Certains d’entre eux étaient déçus de ne pas avoir eu leur mot à dire, mais l’homme masqué tournait déjà le dos et était en train de partir en énonçant qu’il voulait voir le corps sans vie avant son départ à la tombée de la nuit. Anya ne put s’empêcher de mettre ses deux mains devant sa bouche et de laisser couler quelques larmes en sentant son visage se froisser de tristesse. Yal’Ivaak la raccompagna a ses quartiers en la tenant par l’épaule, comme pour la consoler, mais il ne savait pas comment s’y prendre : il était lui aussi très abattu.
4. Coup de tête.
Les deux scientifiques s’étaient enfermés dans les quartiers d’Anya. Celle-ci était assise sur son lit, les coudes sur les genoux et la tête entre les mains, elle essayait de réfléchir à travers ses larmes. Yal’Ivaak était, lui, assis sur une chaise proche d’un bureau qu’il avait malmené d’un coup de poing sans s’en rendre compte. Sa posture assise était moins raide qu’à son habitude, les bras ballants derrière le dossier il releva la tête et posa une question qu’il ne s’imaginait pas prononcer.
— Bon, que fait-on ?
— Que fait-on ? Tu me demandes ça alors qu’on vient de nous ordonner de la tuer ? Tu crois que je vais accepter ça ? Tu espères que je choisisse le procédé, peut-être ?
— Je ne suis pas si insensible. A vrai dire je te demandais si tu avais une idée des alternatives dont nous disposons. J’ai personnellement déjà imaginé un itinéraire.
— Pardon ? Tu es en train de dire que tu veux désobéir ? Je… je suis désolée, je n’aurais pas dû…
— Ne t’inquiète pas, je suis aussi un peu secoué. Sèche tes larmes et va chercher Lyzs en emportant le strict minimum, nous partons au plus vite. dit le chiss en se redressant.
— Comme ça, sur un coup de tête ? dit la femme en essuyant ses yeux.
— J’appellerais plutôt cela un éclair de lucidité.
Après s’être débrouillés pour gagner du temps, les trois futurs fugitifs prirent un vaisseau du complexe pour aller se poser là où l’on ne s’y attendrait pas et prendre une navette pour aller en direction des basses sociétés, très loin. Yal’Ivaak était plutôt doué avec les systèmes informatiques et s’était arrangé pour qu’on ne puisse pas les tracer. Ce n’est qu’au crépuscule que l’on s’aperçut qu’un cadavre et deux scientifiques manquaient à l’appel. Une fois leurs identités trafiquées il ne restait que très peu de chances de se faire repérer d’après les deux chercheurs. Lyzs, quant à elle, ne comprenait pas grand-chose à ce qui se passait et suivait Anya aveuglément. Après avoir vécu quelques jours en quête d’un emploi dans les basses rues, ils trouvèrent un travail dans une cantina. Le chiss pensait qu’il valait mieux baigner dans la foule pour ne pas être remarqué.
Lyzs ne comprenait pas pourquoi elle avait d’un coup le droit de sortir du complexe de Coruscant et respirer un air qui n’était pas conditionné lui donnait une sensation étrange. Anya dut lui expliquer qu’elle était guérie et qu’elle pouvait maintenant voir d’autres gens, que les vaccins n’étaient plus nécessaires. A cette réponse la petite demanda, les yeux pleins d’étoiles, si elle pourrait revoir ses parents. La chercheuse dut se résigner à lui révéler une partie de la vérité.
— En fait ma chérie, si tu es guérie, c’est parce que nous avons utilisé un produit qui nous était strictement défendu.
— Comment ça ? On n’avait pas le droit de me soigner ? questionna l’enfant innocemment.
— Ce n’est pas ça, mais ce remède est très rare et utilisé pour des expériences de plus grande ampleur. Alors maintenant nous sommes recherchés par les autorités. Il va nous falloir vivre en évitant les agents impériaux, tu me comprends ?
— Ça veut dire que je ne vais pas pouvoir revoir mes parents ? Les agents sont méchants ?
— Non, l’empire fait son travail : il est gentil. Mais nous avons fait quelque chose de mal et tu comprendras quand tu seras grande. Pour tes parents, il va falloir patienter encore quelques années que les autorités aient autre chose à faire que de nous traquer.
5. Le temps qui passe.
Anya et Yal’Ivaak étaient finalement devenus plus que des collègues de travail. Tout se passait bien, ils en arrivèrent presque à oublier la raison pour laquelle ils se retrouvaient ici par moments. Le trio dut cependant se déplacer quelques fois et le couple dut changer de travail à plusieurs reprises pour des raisons de sécurité. Lyzs fut élevée comme si elle était leur fille et sortait souvent pour ne pas rester seule aussitôt qu’elle le put : elle aimait trainer sur le lieu de travail de ses nouveaux parents. Ces derniers la présentaient comme leur nièce, elle les considérait donc comme son oncle et sa tante.
Anya avait demandé à Lyzs de ne plus utiliser la force, que cela pourrait les faire repérer si quelqu’un s’en apercevait. La jeune fille comprit qu’elle ne devait plus s’en servir en public, mais elle ne pouvait pas résister à l’envie d’utiliser son pouvoir une fois à l’abri des regards. Enfin, surtout quand un objet était trop haut ou trop loin. Plus elle grandissait, plus elle trouvait ça pratique et quasiment indispensable. A force de solliciter ce pouvoir quotidiennement, elle s’était mise à ne plus y faire attention : Anya dut la sermonner quelques fois.
Durant huit années la vie était paisible, mais chaque jour Lyzs espérait pouvoir retrouver sa vraie famille. Elle nourrissait l’espoir qu’un beau jour Anya viendrait lui dire qu’il était temps, qu’elle pourrait revoir ses parents. Cependant elle ne voulait pas s’enfuir, elle avait conscience de tout ce que les deux anciens chercheurs avaient fait pour elle ; car, quand elle devint plus mature, elle n’arrêtait pas de poser des questions et Yal’Ivaak dut lui raconter toute l’histoire. Lyzs s’estimait chanceuse d’être tombée sur deux personnes aussi attentionnées et elle les considérait comme ses sauveurs.
Lyzs était mature et bien élevée, elle était énergique malgré sa petite taille et ne ratait pas une occasion de se dégourdir les jambes. Anya l’éduqua pour qu’elle soit capable de se débrouiller dans le pire des cas, elle lui inculqua quelques notions de défense de base. Cependant, elle lui légua son dégout envers tous types d’armes : l’ex-chercheuse jugeait les gens qui dégainent leur arme avant de parler comme des moins que rien. Les histoires effrayantes que lui racontait sa tante rendirent Lyzs perméable à toutes idées d’utiliser une arme un jour. Cependant, elle dut se résigner à le faire.
6. Gâchette facile.
Lors d’une fin d’après-midi, Lyzs rentrait chez elle après être allé porter un colis que son oncle lui avait confié. La porte d’entrée était ouverte, c’était bien trop inhabituel pour que ce soit un hasard. Ce qui la frappa surtout était un son de vibration qu’on entendait légèrement depuis là où elle se trouvait : c’était un sabre-laser, elle en était sûre. Elle n’en avait entendu qu’un ou deux auparavant, mais elle n’aurait pas pu oublier ce son significatif : elle avait elle-même qualifiée cette arme d’«outil de mort ». Il devait il y en avoir deux, sans vraiment réfléchir elle s’avança silencieusement pour savoir ce qui pouvait bien se passer.
La jeune fille fut surprise et son œil d’agita lorsqu’elle découvrit le cadavre encore fumant de Yal’Ivaak, elle mit lentement ses mains devant sa bouche comme pour s’empêcher d’en laisser échapper un son. Devant elle se tenait deux hommes en noir, tous deux munis d’un sabre-laser rouge, qui lui tournaient le dos. Face à eux se trouvait Anya, effondrée au milieu de plusieurs objets fracassés et elle se redressa difficilement en remarquant Lyzs sans la fixer. Le plus grand des deux hommes leva sa main gauche qui était serrée dans un gant gris et Anya sembla soulevée par le cou, elle remonta lentement le long du mur en se tenant la gorge. L’homme pris la parole, caché derrière son masque de fer.
— Vous vous rendez compte de tout ce que vous m’avez fait faire ? Juste parce que vous avez refusé d’exécuter un sujet de tests ? J’ai dû venir jusqu’ici juste pour finir ce que vous ne pouviez pas commencer. Si nos services étaient un peu plus efficaces, tout ceci serait déjà terminé depuis longtemps.
— Ex... excellence, je ne… pouvais pas. dit Anya en respirant difficilement.
— Excellence ? lâcha le sith d’un ton théâtral. Vraiment, après m’avoir trahi ? C’en est presque risible ! Dites-moi où trouver l’abomination que je puisse finir le travail.
La pauvre femme ne voulait pas répondre. Elle ne put cependant pas s’empêcher de jeter un regard à Lyzs qui se trouvait juste derrière, comme pour lui dire de fuir. L’homme esquissa un sourire derrière son masque, ses yeux se fermèrent et il prit une grande inspiration. Lyzs, qui sentait le pire arriver et ne sachant pas quoi faire, regarda paniquée autour d’elle pour trouver une idée.
Ses yeux se posèrent sur un vieux blaster que Yal’Ivaak avait embarqué en fuyant le laboratoire, il était tout proche de la main du cadavre. La jeu -
Post n°1
Auteur : Lyzsne fille réussit à l’attirer sans bruit jusqu’à elle tout en s’avançant derrière le second homme qui regardait son complice malmener Anya. L’arme lévitait juste derrière les omoplates de l’intrus et devant la main de la jeune fille. Elle empoigna délicatement l’arme pour éviter de faire du bruit. Malheureusement pour elle, l’arme était vieille et un bruit de ferraille eut lieu à cause du jeu sur la gâchette. La cible de Lyzs senti le danger et tenta de se retourner pour la désarmer : ce fut un échec. Prise de panique, Lyzs se crispa sur la gâchette et tira dans la gorge de l’homme. Il s’effondra devant elle et son sabre s’éteignit au moment où il heurta le sol. En laissant tomber son blaster, la fille posa un regard horrifié sur l’homme agonisant qui finissait de cracher du sang dans un dernier soupir. Elle réalisa qu’elle venait de tuer un homme, elle tremblait, se sentait tourmentée, elle eut l’impression que sa tête allait exploser. Elle releva les yeux sur l’homme au masque de fer qui contemplait l’atmosphère glauque de la scène. Sa longue inspiration s’était arrêtée suite au tir de blaster, il fut comme surpris à cet instant et ne fut pas déçu en se retournant : son apprenti était pourtant mort. Il baissa la main et se mit de trois quart face à Lyzs en laissant tomber Anya au pied du mur.
— J’avais senti ta présence, dit-il d’un ton détaché, je savais que tu allais tenter quelque chose de stupide. Mais… tuer mon apprenti, ça, je ne m’y attendais pas.
— Je… je… Lyzs essayait de parler, mais n’y arrivait pas.
L’homme laissa échapper un rictus et se remit droit sur ses appuis face à Lyzs. Il ignorait totalement Anya qui était pliée sur elle-même en se tenant le cou pour essayer de respirer.
— Ta première victime, à ce que je vois. Ah ah, souviens t’en, ce ne sera peut-être pas la dernière ! Je devais te tuer… vois-tu ? Mais tu m’as l’air finalement assez capable, je pourrais peut-être faire quelque chose de toi. Que dirais-tu de me suivre ? Que dirais-tu de… vivre ? Tout ce que je te demande, c’est de ramasser ce sabre et de t’en servir sur cette traîtresse. dit-il en montrant du doigt la pauvre femme qui se remettait doucement de ses émotions, sans même la regarder.
— Ja-jam…
Elle s’interrompit, elle jeta un coup d’œil sur Anya qui s’était assise. Le sith laissa échapper un soupir de satisfaction en constatant qu’elle reconsidérait ce qu’elle allait dire. Lyzs s’avança, ramassa le sabre et l’alluma. Son regard croisa celui de l’homme en noir, puis celui d’Anya. Cette dernière se leva brusquement et tenta d’immobiliser le sith en l’attrapant comme elle put. A cette vision, Lyzs tenta de se mettre en position pour frapper l’homme mais il se dégagea aussi sec en assenant un coup de coude aux côtes de l’ex-chercheuse. La jeune fille stoppa son pas tandis que la femme lui cria de s’enfuir.
Totalement perdue dans ce qu’elle devait faire, Lyzs jeta le sabre-laser maladroitement sur le sith et utilisa la force pour décrocher la goupille soutenant les lumières de la pièce. Tout ce qu’elle put voir, avant que la lourde lampe ne tombe, fut l’homme donnant un coup du sabre qu’elle lui avait lancé à sa tante. Elle s’était déjà retournée et elle détala comme elle ne l’eut jamais fait. Elle fuyait pour sa vie, elle n’avait jamais senti une telle poussée d’adrénaline : elle ne se sentait pas courir, l’air lui faisait siffler les oreilles et ses cheveux volaient comme ils ne l’avaient jamais fait. Elle sauta par-dessus la barrière qui se trouvait devant sa porte, elle s’aperçut que plusieurs personnes s’étaient rassemblées pour savoir ce qu’il se passait et ils la regardaient avec inquiétude. Au lieu d’être passée par la pente de devant chez elle, elle avait sauté de plus de deux mètres, c’était inhabituel pour elle : ses jambes eurent du mal à se remettre du choc. Elle leva les yeux un instant après avoir entendu un gros craquement et sentit des vibrations. Elle reconnut vaguement le lustre qui s’en était allé s’écraser contre le bâtiment voisin après avoir abîmé la barrière au-dessus d’elle. Elle ne mit pas longtemps à se ressaisir avant de fuir en ignorant ses chevilles souffrantes.
Lyzs s’enfonça dans les petites rues avant de finir par rejoindre une artère. Son instinct, ou tout autre chose, lui disait qu’elle était hors de danger : le sith n’avait pas dû la suivre. Elle marcha un peu, baignée dans la foule qui l’entourait. Elle commençait à sombrer dans les idées noires, sa vision se brouillait. Soudain, elle leva la tête et sécha ses larmes naissantes sur son avant-bras : elle n’avait pas le temps de se lamenter. Il fallait qu’elle assure sa survie, et retourner chez ses parents était hors de question : c’était une option bien trop prévisible et dangereuse. La jeune fille devait trouver un moyen de se cacher ou de quitter Coruscant.
Points faibles :
- Passe souvent pour une mineure/gamine.
- Légère.
- Parfois impulsive sous le coup de l’émotion.
- Les armes l'agitent, elle n'aime pas ça.
- Un tantinet paranoïaque.
- Têtue.
- Euphorique quand elle voit des trucs mignons (oui, ça, c’est cadeau).
Points forts :
- Mature et analyste.
- Souple et habile de ses dix doigts.
- Volonté de fer.
- Passionnée par l’utilisation de la force
- Invisible dans la force (rapport avec l'histoire), sauf pour les plus attentifs
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Post n°2
Auteur : LOm DOnOsBienvenue sur le forum jeune future chevalière.
Après parcours de ton histoire, rien a redire, c'est bien développé, cohérent et dramatique sur la fin.
Juste un petit conseil pour tes futurs RP, utilises des couleurs différentes en fonction des dialogues des PNJ et mets en gras tes propres paroles pour plus de lisibilité.
Je te laisse commencer sur Coruscant, à la suite de: http://star-wars-rpg.xooit.com/t4835-Libert-libert-ch-rie.htm#p52892
Faites connaissance toutes les 2 et un recruteur se présentera a vous.
Bon RP.