Tombeaux Sith, Freedon Nadd
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Post n°30
Auteur : Runi BralorRuni Bralor essuya la sueur de son front alors qu’elle finissait de poser une balise de surveillance dans la jungle de Dxun. Depuis la fin de la folie furieuse qui s’était emparée du système, la lune était passée au peigne fin dans le but de comprendre ce qui s’était produit et de prévenir que cela recommence. C’était la même chose qui avait guidé les Forces planétaires et celles de la République à enquêter à la surface d’Ondéron même pour débusquer les forces hostiles qui pouvaient encore être présentes.
Pour Runi, Il s’agissait d’une opportunité pour se ressourcer et tenter de reconstruire le champ de ruine qu’était devenu sa vie. Il y a quelques mois, elle avait survécu à un Sith sur Thule, avant de se jeter tête baissée pour défendre le système dans lequel elle avait grandi, Japrael, qui était victime d’une tentative de coup d’Etat mené par des utilisateurs du Côté Obscur.
Ayant échappé à la surveillance des médecins républicains qui voulaient prolonger sa convalescence, elle était arrivée sur Dxun à bord d’une capsule de sauvetage, avec pour objectif de mettre fin à la folie qui animait les bêtes du système. Mais la mission ne s’était pas révélée aussi simple que prévue.
Dès qu’elle avait pénétré dans la jungle, ses sens avaient à nouveau été surchargés, entraînant une crise qui lui avait fait perdre le contrôle de son corps. Il lui avait fallu de longues minutes pour élaborer minutieusement de fragiles barricades autour de son esprit, et réussir à pouvoir avancer dans la jungle. Etaient alors apparus les bêtes sauvages. Bomas, Cannoks, Maalraas, Zakkeg et Drexls se succédèrent sans fin pour tenter de faire de la Mandalorienne leur repas, pour se venger de ne l’avoir pas vue depuis des années, et pour enfin réussir là où tant de leurs congénères avaient échoué.
Mais la chasseresse, affaiblie dans son corps et dans son esprit, parvint à mobiliser sa connaissance quasiment encyclopédique de la jungle pour contourner, semer, piéger les pires de ses adversaires. Et quand la fuite était impossible, quand le combat reprenait ses droits, alors que ses sens la trahissaient, la présence de son compagnon, le Dashade Yorg, lui avait permis de survivre. Il avait assommé, brisé, trancher tout ce qui aurait pu menacer Runi. Mais malgré son endurance extraordinaire, il avait aussi accumulé les blessures en servant de bouclier vivant.
Runi avait fini par tenter de lui dire d’arrêter, de ne pas se sacrifier pour compenser ses faiblesses à elle. Mais il n’en avait fait qu’à sa tête, fidèle à son devoir. Epuisé, il avait fini par être emporté par un Drexl. La Mandalorienne ne l’avait pas revu depuis. Epuisée, elle avait poursuivi vers sa destination, là où elle savait qu’elle pourrait mettre fin à cette crise, le Tombeau de Freedon Nadd.
L’ancien Jedi noir n’était qu’un mythe depuis longtemps dépassé pour la Mandalorienne. Son père lui avait appris que la Tombe avait servi pour un rituel plusieurs millénaires plus tôt, stoppé avec l’aide des Mando'ade, mais que l’hôte des lieux était supposé disparu déjà bien avant. Mais après avoir dans sa jeunesse aperçu le bâtiment de loin, Runi savait que le cœur de la crise se trouvait là.
D’autant plus que sa tête prenait plaisir à servir de hall de discussion pour les Sith. Sigantos s’était tenu relativement calme pendant son trajet, semblant même chercher à guider sa progression, mais la chasseresse pouvait percevoir son avidité. Il désirait s’emparer de la nouvelle puissance qui animait les lieux et les bêtes. Mais il y avait également une autre voix, inconnue et pourtant impérieuse.
Sans présence de son locataire Darjetii, la Mandalorienne aurait sans doute été écrasée par le poids de cette voix. Mais Sigantos, dans son délire possessif, maintenait à distance autant que possible de son « sujet d’étude » la présence maléfique. Jusqu’à ce qu’une déflagration se produise soudainement.
Runi Bralor était encore dans les tunnels rocheux qui menaient au temple lorsqu’elle fut frappée de plein fouet. L’être maléfique sembla soudain éclater en une myriade de morceaux de cristaux rouges, entraînant une explosion mentale dont le souffle avait la force d’une supernova pour l’esprit de Runi. Même Sigantos sembla un instant disparaître face à la tempête. La Mandalorienne perdit conscience, et ne put donc accomplir sa tâche.
Elle ne reprit connaissance que bien plus tard, dans le complexe de la Hunter-Gen située au nord de la lune. Il lui fallut plusieurs jours pour sortir d’une fièvre délirante, et encore plus pour parvenir à faire la part des choses. Le bouleversement du système était terminé. De ce qu’elle avait compris, des Jetii l’avaient précédé au Tombeau et avait mis fin à la menace qui s’y trouvait, ramenant la paix dans le système.
Sur le plan personnel, son esprit et son corps étaient toujours embrumés. Les crises étaient toujours là, mais plus ténues, alors que Sigantos semblait s’être évanoui dans le brouillard. Les membres de la Hunter-Gen qui l’avaient retrouvée n’avaient cependant pas de nouvelles d’un Dashade sur la lune démon, vivant ou mort. Et pas de nouvelles non plus de Draviss. Les vaisseaux médicaux militaires de la République étaient repartis, avec sans doute à leur bord le Duro qui la croyait vraisemblablement décédée.
Dans le chaos ambiant, les Ondéroniens étaient disposés à recevoir toute aide possible, et Runi avait besoin de se ressourcer. Après tout, elle n’avait toujours pas eu le temps de reprendre son souffle depuis la désastreuse mission sur Thule, et n’avait jusqu’à présent jamais été seule dans ses pensées. Aider à remettre en bon ordre les affaires d’Ondéron et Dxun était un bon moyen pour se recentrer et se tester.
Engagée comme volontaire bénévole, elle alterna les tâches entre Ondéron et Dxun essentiellement. Elle contribua à la reconstruction des villages à la surface de la planète capitale, prodiguant des conseils pour créer des protections contre les prédateurs qui rodaient toujours et mettant la main à la pâte pour bâtir et reconstruire, même si les tâches manuelles se révélèrent rapidement assez aléatoires au vu de ses problèmes.
En effet, même tenir une simple truelle ou se concentrer pour planter un clou pouvait déclencher son handicap. Celui se manifestait certes de manière plus molle que par le passé, mais était toujours assez fort pour la bloquer dans ses gestes et susciter des migraines et hauts-le-coeurs. Et surtout, peu à peu, elle remarqua que l’intensité de ses crises commençait à augmenter à nouveau.
C’est pourquoi elle chercha essentiellement à rester sur Dxun, dans des tâches qui évitaient de l’exposer à trop d’émotions et de sentiments. Par exemple, elle accomplie plusieurs missions de dépistage sur les différents types de bêtes présentes dans la jungle, afin d’estimer la taille de leur population et son évolution, ainsi que leur comportement après la fin de la transe qui les avaient affectés.
Mais elle pouvait faire aussi des missions de cartographie et d’éclaireur sur ce territoire qu’elle maîtrisait très bien de mémoire, par le temps qu’elle avait pu y consacrer par le passé. C’est pour cela que par exemple aujourd’hui, après avoir repéré plusieurs sites d’habitat qui avaient été abandonnés, et poussé l’exploration jusqu’à l’ancienne Cantina qui avait été abandonné après un baroud d’honneur de ses Vode, elle s’occupait à présent de baliser le sentier qui reliait la Cantina à l’ancienne résidence de la Sénatrice Jeaix.
Sa dernière balise posée, elle reprit le chemin vers le campement de la Hunter-Gen à quelques clics de sa position, se fiant à sa connaissance des lieux pour éviter les zones les plus dangereuses. Elle profitait de la randonnée pour se rappeler ses souvenirs de jeunesse, et pour tenter de se projeter vers l’avenir. Si sa situation continuait ainsi, elle pourrait peut-être pousser plus loin son contrat avec les forces ondéroniennes. Après tout, elle n’avait plus de quoi faire son devoir au sein de la Manda, mais il y avait encore suffisamment de Mando’ade dans le système pour qu’elle puisse avoir l’impression de travailler en faveur des Resol’nare en travaillant au service de la couronne d’Ondéron. Cela lui permettrait d’envisager le futur avec un objectif peut-être à sa portée.
C’est vers ces pensées teintées d’optimisme qu’était tendu l’esprit de Runi, alors qu’elle contournait un lac et commençait à monter un escalier de pierre noire…Un escalier de pierre noire ? La mandalorienne s’arrêta brutalement sur place alors que ses sens semblaient comme émerger d’une longue plongée.
-Stang!!
Devant la chasseresse se tenait les marches monumentales qui menaient au tombeau de Freedon Nadd, sa destination passée. Comment était-elle arrivée jusqu’ici ? Elle était certaine d’être repartie en direction du camp, qu’elle aurait dû avoir déjà rejoint. Il n’y avait aucune créature capable de jouer des tours à ses sens dans la faune locale, et les adeptes du Côté Obscur, si certains avaient été repérés sur Ondéron même, étaient restés absent de la Lune démon. Cela signifiait donc…
-Croyais-tu vraiment que j’étais parti, petite ingénue ?
Le Spectre de Force qui témoignait de la présence de Dark Sigantos se manifesta dans l’air face à Runi. Son visage était toujours masqué dans l’ombre de sa cape, mais Runi était certaine qu’il arborait un sourire moqueur.
-J’imagine que c’était trop demander à un esprit Sith de me débarrasser d’un autre esprit Sith…
Ha ! Freedon Nadd était certes l’un des adeptes les plus puissants et les plus résilients au sein du Côté Obscur, mais depuis sa destruction face à Exar Kun, les restes de son pouvoir, même manipulés par des Jedi noirs, n’auraient suffi à me faire disparaître.
Le Sith se pavanait, mais Runi pouvait sentir que sa présence restait troublée. Il avait certes survécu, mais semblait passablement affaibli, ses formes étant plus troubles et ses paroles martelant moins son esprit.
-Félicitations, vous êtes donc toujours un Chakaar de fantôme qui s’agite dans le vide. J’imagine que c’est une grande fierté…Pourquoi ne pas profiter que la place est vide et s’installer dans le tombeau, plutôt que de continuer à me pourrir la vie ?
-Tu te moques, mais tu souhaiterais bien que quelque chose de la sorte se produise. Heureusement, mon intérêt pour toi est toujours actif. Sans cela les forces de Freedon Nadd t’auraient réduit en charpie. Tu devrais donc m’être un peu plus reconnaissant.
Runi savait bien mieux que de croire un Sith sur parole, mais il était en effet étrange qu’avec son hypersensibilité à la Force, elle ait survécu avec sa santé mentale pas plus abîmée qu’elle ne l’était déjà. Intervention de Sigantos ou bien discipline mandalorienne ? La réponse restait incertaine.
Pour anticiper ta volonté de me remercier et dans l’optique de continuer ta formation, il m’a paru nécessaire de guider tes pas jusqu’ici pour que tu puisses accomplir ta tâche initiale en explorant cette tombe. Je suis certain que l’expérience sera…intéressante pour toi.
La Chasseresse n’avait aucune envie de pénétrer dans la tombe, qu’elle avait toujours fui depuis sa tendre enfance, et était en train de mesurer le poids des paroles de Sigantos, à savoir qu’il pouvait manipuler ses perceptions pour la mener par le bout du nez. Mais si elle pénétrait à l’intérieur, si elle jouait le jeu du Sith, elle pourrait peut-être tout perdre.
Dans le même temps, la magie de Nadd avait été assez puissante pour affaiblir Sigantos. Peut-être se trouvait à l’intérieur quelque chose capable d’exorciser le Sith de son esprit, ou bien des indices sur une telle chose. Sigantos avait évoqué la destruction de Nadd par Exar Kun. Peut-être pourrait-elle faire la même chose ?
Tournant donc résolument le dos à Sigantos, Runi serra les dents et fit basculer les battants du portail, avant de s’enfoncer à l’intérieur, premiers pas vers la damnation ou la salvation… -
Post n°31
Auteur : Super PNJLes derniers événements d'Ondéron avaient attiré pas mal de personnes au profils bien différents dans le système: des volontaires, des humanistes, des aventuriers et aussi...des profiteurs.
Certains se contentant de guider les habitants des cités isolées à travers la jungle garantissant une sécurité relative pour un prix maximum, d'autres proposaient leur service pour évacuer le système pour un monde meilleur à prix d'or. La plupart des migrants se retrouvant ainsi loin de tout sur une planète paumée dans l'espace profond.
Et il y avait aussi les voleurs, les moins courageux volaient armes et équipements sur les nombreux cadavres abandonnés dans la jungle, ou piller les cités abandonnées, les forces de sécurité se concentrant sur les vivants mais les plus intéressés étaient devenu des pilleurs de tombe.
Mais ils devaient faire vite, une rumeur couvait, la République allait envoyer une phalange de mercenaires provenant de Dantooine pour sécuriser la planète.
De quoi se mêlait donc la Chancellerie Fédérale? leur pseudo grande armée n'avait elle pas assez fait de mal en procédant à un bombardement planétaire sur la population innocente?
Tout ça n'était qu'une histoire de gros sous, on disait qu'une compagnie spatiale de la bordure extérieure voulait s'approprier les chantiers navals planétaire.
Mais nos six voleurs n'en avaient rien à faire des affaires locales seul l'un d'entre eux était natif de Dxun, et il avait été un des premier à se cacher derrière les murs du palais alors qu'on avait appelé à la mobilisation générale.
Une lampe dans une main, un blaster dans l'autre, il errait dans le tombeaux Sith à la recherche d'un trésor caché, ses acolytes le suivaient certains étaient armés d'autres tenaient pelle , pioche ou barre à mine pour forcer d'éventuels passages secrets.
Et ce qui devait arriver, arriva... ils tombèrent sur un témoin de leur crime: une jeune femme à l'air paumée.
-Qu'est ce que tu fais la ma mignonne?
Les six voleurs encerclèrent alors l'idiote qui se promenait seule dans la jungle, elle ne pouvait ni avancer ni reculer.
-Alors petite on a pas peur du grand méchant Zakkeg?
Les délinquants se mirent tous à rire, sauf leur chef, le secteur des tombeaux Sith était interdit par arrêté Royal, si celle ci les dénonçait, ils finiraient tous sur la lune de Suthre, l'astre qui servait de prison, la reine Anamoa n'aimait pas particulièrement les voleurs.
Le chef de gang ne voyait qu'une seule solution à ce problème: il rengaina son blaster pour sortir une vibrolame.
-Faites la taire à jamais... mais en silence!
Le leader ne voulait pas attirer l'attention sur son expédition illégale, s'il y avait peu de chance que quelqu'un d'autre s'aventure seul dans ces lieux, certains prédateurs trainaient toujours dans le secteur à la recherche de chair fraiche.
Pelle et pioche d'approchaient déja de Runi, à défaut de défoncer des portes ou les murs du tombeau, ils allaient pouvoir se défouler et fracasser un crane.Spoiler : Spoiler
-Ton altercation avec les voleurs attirent l'attention d'un Zakkeg justement."Dans la jungle , personne ne vous entend crier!"Dicton d'Ondéron -
Post n°32
Auteur : Runi BralorAu fur et à mesure qu’elle avançait dans le tombeau, Runi avait l’impression de plonger de plus en plus profondément dans un lac sans fond. Ses sens semblaient devenir peu à peu étouffés sous la pression même des lieux. Une pression qui semblait comme un raz de marée qui venait s’effondrer en permanence sur le château de sable qu’était son esprit en ce moment.
Elle semblait ainsi tâtonner dans une obscurité redoublée, sans vue, ouïe, odeur, goût ou touché, mais plus elle avançait, plus un sens qu’elle ignorait posséder et qu’elle ne saurait expliquer semblait la guider dans le dédale. Mais ce sens s’entrechoquait en permanence avec l’ambiance du lieu, l’obligeant à plusieurs reprises à s’arrêter sous peine de perdre tout contrôle de la situation.
C’est ainsi qu’elle eut la surprise au milieu du brouillard qu’était devenu son environnement d’entendre des voix. Avançant dans la direction, elle tomba sur un groupe d’une demi-douzaine de personnes. Si elle avait d’abord pensé qu’il ‘agissait de forces d’enquêtes de la République comme certains qu’elle avait pu croiser sur Ondéron, leur air dépenaillé et les outils qu’ils avaient en main les désignèrent bien vite comme des pilleurs de tombes. Ils l’entourèrent, l’air goguenard, alors qu’elle cherchait encore son équilibre.
-Charognards minables, de la vermine à écraser
La voix avait retenti dans son esprit, avec un début de migraine pour Runi, l’empêchant de prendre la parole, mais le chef de la bande semblait avoir déjà pris sa décision, confirmant les craintes de Runi.« -Faites la taire à jamais... mais en silence ! »
Les compères se rapprochaient de la Mandalorienne, pour qui tout semblait se passer au ralenti, comme si elle flottait dans un nuage de coton. Mais le contact avec la première barre de fer dans son dos la ramena à la réalité.Heureusement pour elle, sa Beskar’gam était bien présente sous son épais manteau, et absorba le choc, même si la réverbération de l’impact dans son corps suffit à déclencher douleur et donc poussée d’adrénaline. D’un coup, les sens de Runi semblèrent se réveiller, et elle pivota pour esquiver le deuxième coup, avant d’enchaîner les feintes de corps pour esquiver la pluie de coups maladroits qui pleuvaient.
Les opposants qui lui faisaient face n’étaient pas des vétérans, et c’était leur nombre plus que leur qualité qui maintenait la chasseresse sur la défensive. Mais en même temps qu’elle continuait sa posture défensive, la colère montait sourdement en elle. Était-ce seulement sa propre rage d’être aussi inefficace face à des amateurs, ou bien quelque chose d’extérieur la nourrissait ? Tout ce qu’elle savait, c’est que les émotions montaient en flèche en elle, comme un barrage qui menaçait de se rompre.
N'y tenant plus, elle passa à l’offensive avec brutalité, et son poing ganté se ficha dans la mâchoire d’un de ses assaillants, produisant un craquement sinistre. Mais au même instant, une explosion sensorielle se produisit à nouveau dans son corps. Une nouvelle crise la saisit alors que sa propre mâchoire semblait se fracasser et que ses adversaires devenaient des tâches d’émotions colorées chacune de manière différente.
Elle s’effondra à terre, prise de nausée. Les pillards s’arrêtèrent un instant, surpris et méfiants, puis la voyant prise de spasmes à terre, les coups commencèrent à pleuvoir sur elle. Elle se protégeait la tête autant que possible, et s’en remettait à sa Beskar’gam pour la protéger ailleurs. Mais le goût du sang remontait dans sa bouche.
Voyant qu’elle ne faisait plus mine de résister, les bandits stoppèrent leurs efforts alors que leur chef s’approchait blaster à la main.
- Du travail bien fait !
- Oui, finissons-en !
- On pourrait peut-être s’amuser un peu avec elle d’abord non ?
- Silence, c’est moi qui prends les décisions ici !
- Grrroooaaar
- Vecris, on t’a déjà d’articuler lorsque tu parles ! personne ne te comprend !
- Meuh j’nai rien dit !
- Hein ! alors qui…
Certains membres se retournèrent pour découvrir une masse de muscles cuirassée avec une gueule capable de broyer deux pillards à la foi. Runi, toujours à terre, releva la tête et reconnu la créature : un Zakkeg, l’un des prédateurs les plus dangereux de Dxun, et une chasse particulièrement difficile dans sa jeunesse.
Les charognards étaient encore en train de frémir d’horreur que la patte avant de la bête fendait déjà l’air, envoyant l’un d’eux de manière brutale contre le mur.
Retraite !! hurla le chef, et tous s’éparpillèrent en cherchant à échapper à la gueule du monstre.
Runi rampa d’abord en veillant à limiter ses mouvements et à rester hors de vue du monstre, puis se releva et s’engagea dans un couloir latéral. Derrière elle, le Zakkeg semblait s’en donner à cœur joie. En claudiquant et en essuyant le sang sur son visage, la Mandalorienne reprit sa marche en avant.
Elle arriva bientôt dans une salle soutenue par quatre piliers avec un autel, ou plutôt un sarcophage, ouvert en son centre. L’objet était cependant vide, car son propriétaire gisait, tranché en deux, à quelques pas. La chasseresse s’approcha prudemment de ce qui restait de ce corps momifié.
-Intéressant, Cela semble être la momie de Freedon Nadd, mais son esprit est supposé être défait depuis plusieurs millénaires…
La voix de Dark Sigantos s’était manifestée sur le ton de la curiosité détachée, mais peinait à masquer son avidité. A côté de la momie, de multiples éclats semblaient signifier la présence d’un objet détruit. Un instant ! Comment pouvait-elle percevoir des objets dans cette obscurité quasi-complète ? Runi ferma les yeux et constata qu’elle pouvait toujours voir les éclats derrière ses paupières. Sa crise n’était visiblement pas finie.
- Ils ont sans doute tenté de faire revenir l’esprit Sith grâce à un objet issu de l’alchimie Sith, mais ce dernier semble avoir été brisé. Dommage…
Sans même s’en rendre compte, Runi avait ramassé l’un des fragments et l’avait rangé dans une de ses poches.
- Il n’y a plus rien d’intéressant ici. Poursuivons !
- Et si au lieu de japper des ordres, tu enlevais ta capuche et voyais de tes yeux que c’est un cul de sac ?
- Insolente étourdie ! c’est justement parce que tu n’utilises que des sens enfantins que tu ne crois que cela.
La réponse avait eu l’effet d’une claque mentale, forçant une nouvelle fois Runi à plonger dans le courants d’émotions et de sensations qu’elle détestait. Mais alors que les formes qu’elle percevait lui semblaient étranges, la Mandalorienne pouvait désormais distinguer un panneau qui permettait de faire coulisser un mur.
Reprenant sa respiration, elle s’avança et activa le mécanisme., dévoilant un nouveau corridor dans lequel elle s’avança prudemment. Sur le côté, deux autres couloirs se terminaient chacun par une porte fermée hermétiquement. Une nouvelle migraine vint frapper de nouveaux ses tempes, et elle se retrouva un mètre plus loin à reprendre son souffle. Relevant la tête, elle constata qu’une des deux portes était ouverte, alors qu’elle aurait juré que c’était le contraire il y a…quelques secondes ?
- Ce sont les tombes des descendants de Nadd, rien d’intéressant pour toi. Continue à avancer.
La voix de Sigantos avait de nouveau surgi, impérieuse, mais cette fois-ci marquée par plus de fatigue et en même temps plus de satisfaction. Est-ce que le lieu l’affectait également. Se doutant qu’une discussion ici même n’apporterait pas de réponse claire, Runi poursuivit sa route, jusqu’à ce que le couloir se termine également en impasse. Ou plutôt ave un autre mécanisme à activer, qui fit à nouveau coulisser le mur.
Elle entra ainsi de manière dérobée dans une salle à l’architecture similaire à celle de l’autel, avec quatre piliers, mais plus vaste. En son centre se trouvait un bassin rectangulaire rempli d’eau. Sur sa gauche, deux battants monumentaux semblaient fermer l’accès officiel du lieu. D’après la réflexion des faibles lueurs de la pièce, ce portail était fait en partie de Beskar.
De l’autre côté de la pièce, une statue monumentale, représentant sans doute l’ancien seigneur d’Ondéron, Freedon Nadd, se tenait au-dessus d’un sarcophage vide. Mais au-delà de ces présences matérielles, Runi sentait qu’elle avait atteint le cœur du tombeau, là où les énergies les plus négatives se concentraient dans un maelstrom de fureur. La Mandalorienne n’avait même pas commencer à bouger, mais elle vacillait déjà.
- Mmmh… très bien, c’est ici que se trouve le Nexus du tombeau. Les pseudo-Sith ont sans doute voulu réanimer Freedon Nadd à l’écart de ce lieu pour éviter de risquer leur contrôle sur le rituel…Quelle puissance brute et alléchante.
Son locataire reprenait son analyse des lieux, mais cette fois-ci, Runi n’allait le laisser monologuer.
- Je suis donc là où tu le voulais. C’est bon tu as vu tout ce que tu voulais voir et on peut quitter ce lieu osik’la ?
- Ne sois pas si hâtive ! n’est-ce pas toi qui voulait chercher à améliorer ta condition ? Il y a des choses qui pourraient t’intéresser. Laisse-toi bercer…
Etait-ce la fatigue ? la corruption des lieux ? ou bien tout simplement une lueur d’espoir à l’idée de pouvoir repartir à zéro ? Toujours est-il que Runi Bralor fit un pas en avant dans la pièce, et plongea dans l’obscurité absolue.
Elle se retourna, mais rien derrière elle n’indiquait là où elle était venue. Autour, en dessous et par-dessus, tout n’était que volutes de fumées plus noires que la plus noire des nuits.
-Espèce de Hut’uun ! dans quoi est-ce que tu m’as entraîné ?
Elle interpella le Sith avec colère, mais le silence fut sa seule réponse. Elle réalisa alors que pour la première fois depuis plusieurs heures, Sigantos ne semblait…plus là. Mais alors qu’elle aurait pu se réjouir de la situation, un sentiment de peur instinctive commençait à se saisir d’elle, isolée et désarmée dans un lieu inconnu. Comme s’ils n’attendaient que cela, les volutes accélèrent leur danse, et l’atmosphère devint comme saturée d’émotions : Peur, Envie, Colère, Soif de Puissance… Des ondes sombres et sauvages percutaient la Mandalorienne, la tiraillait dans tous les sens, alors qu’une sensation malsaine et pourtant fascinante la prenait au ventre. N’y tenant plus, Runi tomba à genoux et ferma les yeux. Et alors elle vit.
Comme si elle voyait à travers un trou de serrure et après avoir bu bien trop de Ne’tra gal au point que tout semblait flou, elle vit d’abord Draviss, son ancien partenaire Duro qui pianotait comme d’habitude sur un clavier, dans ce qui semblait être un appartement d’un ensemble d’habitation. Il leva soudain la tête, et Runi aurait voulu l’interpeller, mais elle ne semblait ne plus avoir de voix.
Draviss repartit de plus belle sur son clavier. Jetant un œil à l’écran, la Mandalorienne ne vit que quelques mots passer : Kel Dor, Kathol, Zeison-Sha…Des mots qui ne lui disait rien. L’important était de savoir qu’il était vivant.
Avant qu’elle ne puisse en savoir plus, les formes disparurent pour se reformer, lui montrant à présent un corridor qu’elle reconnut comme appartenant au palais d’Iziz sur Ondéron. Deux hommes se disputaient. Runi n’entendait pas leur voix, pourtant savait qu’ils n’arrivaient pas à se mettre d’accord sur la répartition des fonds pour la reconstruction de la planète, sans compter qu’une partie desdits fonds avait disparu, la faute à ces maudits Mandaloriens probablement.
Nouveau changement justement. Plusieurs Mando’ade étaient à présent rassemblés autour d’un bucher funéraire dans les plaines loin d’Iziz. Ils honoraient la perte d’un de leurs vode, tombé au combat pour lequel il avait été payé. La peine était visible, mais aussi le sentiment d’incompréhension face au destin qui poussait les Mandaloriens dans des quêtes aussi futiles. Avant que la Chasseresse ne puisse tenter d’identifier le clan, la scène changea à nouveau.
Elle était à présent dans une allée inconnue, mais en levant les yeux, elle reconnaissait le ciel même ivre. Elle était dans l’espace mandalorien. Cela ne ressemblait pas pour autant à Mandalore, ou du moins à ses souvenirs. Revenant à la scène de l’allée, elle pouvait voir plusieurs Mando’ade se déplacer, mais deux retenaient l’attention. L’un arborait sur sa Beskar’gam un dragon rouge, et semblait incarner la puissance, mais Runi ne pouvait s’empêcher de n’y voir qu’une relique du passé condamnée à regarder en arrière.
L’autre Mando’ad portait une armure noire et dorée. La justice et la vengeance l’animait. Un bah’lir fantomatique dansait autour de lui, témoignant d’une quête éternelle. Comparé à son compagnon, il semblait être un nouveau-né. La Chasseresse sentait toutefois en lui qu’il était tourné résolument vers l’avenir et une haine des Sith qui rivalisait peut-être avec la sienne. Lorsqu’elle voulut tendre le bras pour le prendre par l’épaule et lui dire qu’ils finiraient par payer, tout s’évapora et Runi perdit l’équilibre, plongeant dans un puit sans fonds.
Ellle ne pouvait pas hurler, ni bouger, condamnée à une chute sans fin. Des images flashaient toujours derrières se paupières, trop brèves pour qu’elle puisse en retirer quelque chose : une Cathar en train de se vider de son sang et de son âme face à une Chagrienne et une vielle sorcière, un Zabrak rouge et noir dans un vaisseau, et tant d’autres choses qui passèrent de plus en plus vite jusqu’à ce qu’un grand splash termine la chute de Runi.
Son mouvement s’arrêta, et c’est avec douceur que ses mains se posèrent sur une surface de pierre au fond de l’eau. Presque avec soulagement, ses réflexes s’activèrent et elle se remit à la verticale pour sortir la tête de l’eau. Elle était au milieu du bassin de la salle du tombeau. La joie d’être sortie de sa désagréable situation mourut pourtant rapidement.
La salle semblait en effet très différente. Elle était à présent brillamment éclairée. Le portail était grand ouvert, à ses côtés pendaient des bannières sur lesquelles flottaient le Kyr’bes du Mythosaur. Autour du bassin, de nombreuses personnes en armure, non, en Beskar’gam, étaient agenouillées en fixant le sol, orientés vers là où se trouvait auparavant le sarcophage vide.
Car à la place de celui-ci se trouvait à présent une volée de marches qui menait à un trône rutilant entourées de statues de Mando’ade. Et une figure se tenait sur le trône. Essuyant les gouttes de son visage, Runi fixa celle qui était manifestement le souverain des lieux. Elle portait une beskar’gam cramoisie, sans qu’il soit possible de savoir si c’était de la peinture ou du sang qui recouvrait le métal. Un manteau d’apparat reposait sur ses épaules, et à sa ceinture se trouvait un Beskad, mais aussi un sabrelaser. Mais surtout, le casque qu’elle portait tranchait avec le reste.
De tous les Buy’ce de l’histoire mandalorienne, il y en avait un qui était connu de tous. Même s’il était perdu depuis longtemps. C’était le symbole ancien de l’union des clans, le témoin du droit d’exercer le commandement, l’incarnation de la Manda dans un individu : le Masque de Mandalore. Mais ici reposait par-dessus une couronne qu’avait déjà vu Runi dans ses pérégrinations récentes, celle du souverain d’Ondéron. Et qu’en son centre était planté une amulette qui respirait le Côté Obscur.
- Tu n’es pas Mand’alor ! Comment oses-tu dénaturer ce casque, Aruetii !
La figure se leva en réponse à l’injonction de Runi, alors que l’ensemble des personnes présentes restaient toujours immobiles. Elle descendit une marche et prit la parole, tout en montant les mains vers son couvre-chef :
- "Munit tome'tayl, skotah iisa ! je vois que tu es toujours dans le bon état d’esprit malgré ton plongeon.
La voix était à la fois séductrice, douce comme le miel, et impérieuse, solide comme le Beskar.
Elle déverrouilla son casque et le retira, exposant son visage à Runi qui reste figée sur place. Le visage qu’elle pouvait observer était en effet le sien, sans être toutefois exactement le même. Même cicatrice de griffe sur la joue, même morphologie, mais tous ses traits semblaient avoir atteint une beauté indescriptible : Elle respirait la grâce et la sagesse, ses cheveux flottants comme un rêve, ses lèvres débarrassées de toute gerçure, ses pommettes sans trace de coup soutenant des yeux qui, débarrassés de leur ceinture de cernes, brillaient comme des soleils. Une beauté parfaite jusqu’à en être terrifiante.
En effet, les pupilles brillaient d’un jaune vif qui tranchait avec leur couleur verte habituelle. La peau avait pris un teint pâle, que la beauté voulait d’albâtre, mais qui semblait aussi cadavérique. La chevelure était écarlate, mais comme si elle était teintée de sang. Et les veines bleues se manifestaient presque à fleur de peau.
- Udesii ! nous somme ici entre amis intimes. Ce n’est pas une manière de remercier mon hospitalité. J’ai attendu tellement longtemps que tu viennes ici depuis ton épisode sur Thule.
Elle commença à descendre les marches et à se rapprocher du bassin, alors que Runi faisait instinctivement un pas en arrière. Elle avait l’impression d’être toute dénudée face à ce double qui l’écrasait de son regard., mais elle cherchait quand même des éléments de résistances auquels se raccrocher.
- Thule ? Je m’en doutais, tu n’es qu’une nouvelle tentative de Sigantos de me « tester » ou de me déstabiliser ! J’en ai déjà eu assez de ses illusions, et elles ne m’ont pas…
- …Empêchées de le tuer. Oui je sais je m’en souviens très bien : la souffrance la peur et la colère, autant de sentiments dont j’ignorais alors la puissance pour nourrir ma détermination.
La gorge de Runi se serra alors qu’elle s’immobilisa complètement. Qui était cette personne qui semblait être elle tout en piétinant toutes ses valeurs ? Son double pénétra dans le bassin, mais l’eau ne semblait pas être perturbée par son passage, ne faisant aucune ride. Elle avança jusqu’à être face à face avec la Mandalorienne, toujours figée et cherchant désespérément à percer l’identité de son interlocutrice.
- Qui-suis-je ? mais je pense que tu l’as déjà compris. Je suis toi et tu es moi. Je suis ton potentiel achevé, l’avenir glorieux vers lequel tu pourrais, tu devrais aller, au lieu de te contenter de petites chasses et d’être harcelé par un esprit frappeur qui ne te résisterait pas deux secondes si tu embrassais la puissance qui te revient de droit.
- Non, je n’ai jamais voulu devenir Mand’alor ni voulu diriger les autres ! Le vouloir, c’est déjà…
- …montrer qu’on en est indigne ? Mais justement, par ce raisonnement, tu montres que j’en suis la plus digne.
Regarde ce qu’ont fait les DeathWatch à part anéantir les clans : du terrorisme de bas étage. Regarde ce qu’on fait les soi-disant Nouveau-Mandaloriens à part se terrer dans leur dôme comme des lâches : de l’assimilation où être Mando’ade ne signifie plus rien. Regarde ce qu’on fait les Demeci à part pactiser avec les Aruetiise pour des miettes de pouvoir : un torchon littéraire pour justifier la prétendue supériorité de leur clan. Ne te dis-tu pas que tu pourrais faire mieux ?
- Mais il y a un pas entre diriger et…
- …Imposer sa volonté ? Mais comment pourrait-il en être autrement. Personne ne sera prêt à prendre le bon chemin à moins qu’on ne lui impose par la force. Contemple comment les aristos d’Ondéron se sont perdus depuis que le gant de fer de Jnum a disparu. Contemple comment ces Chakarr de Républicains ont purgé la planète à coup de flammes. Contemple comment les Séparatistes, les Impériaux, les Républicains n’aspirent tous qu’à imposer leur volonté extérieure aux Mando’ade. Contemple comment les Jedi et les Sith continue de se disputer le droit de garde pour la Force des millénaires après que leur divorce a été consommé.
Continue de rester à observer à l’écart, et tu verras comment tout ce que tu chéris ne sera plus que cendres. Ou bien je me saisis du pouvoir qui me revient de droit, je décide de changer la galaxie pour le mieux comme l’a fait mon père au prix de sa vie.
Le souvenir de son père, tombé au combat contre l’Empire Sith, revint à l’esprit de Runi. Aurait-il survécu si elle avait été à ses côtés au lieu de traquer le Wraid sur Tatooine ? A force de vouloir mener sa vie selon son code à l’écart de ses Vode, n’avait-elle pas en fait renoncé aux Resol’nare ? Un sentiment de colère montait en elle, colère contre elle-même et son incapacité passée comme présente.
- Je vois que tu commences à comprendre. Embrasse ce sentiment, il nourrit ta puissance. Tu n’es pas cependant encore prête à devenir moi. Cherche ceux qui pourront soigner ton corps et t’aider à embrasser ton don et non le rejeter. Cherche celui avec qui tu pourras accomplir ta destinée en prenant les titres qui te reviennent de droit. Tu as fait le premier pas. Et surtout n’oublie pas. La paix est un mensonge, il n’y a que la passion.
La main de son double effleura son visage, et Runi tomba en arrière dans le bassin.
Sa tête heurta durement le fond et elle se releva pour parvenir à l’air libre. Elle était au centre du bassin, dans la pièce faiblement éclairée, avec toujours le sarcophage vide. Elle se rappelait avoir pénétré à l’intérieur, puis être assaillie de visions dans l’obscurité, et ensuite…un grand flou. Comment était-elle tombée dans le bassin ?
- Alors que penses-tu de ce Nexus ? Une sacrée montagne russe j’en suis sûr. Tu as senti cette puissance qui ne demande qu’à être soumise à ta volonté ?
Runi tourna la tête. A ses côtés, Sigantos était apparu, de manière nettement plus visible que d’habitude, comme renforcé par la présence du Maelstrom. De toute évidence, il ne savait pas que ce Runi avait pu ressentir. Et sa posture indiquait qu’il était davantage intéressé par ce que les Jedi noirs avaient tenté ici.
Runi elle-même sentait les émotions de la tempête qui cherchait à s’emparer d’elle. Mais elle maintint sa concentration pour qu’elles glissent sur elle comme la marée sur un rocher. Mais avec un frisson, elle sentit qu’une partie d’elle-même se demandait ce qu’il se passerait si elle cherchait à l’accepter.
- On est émerveillée par la puissance de la Force au point d’en rester bouche-bée ? c’est sûr que cela n’a rien à voir avec vos joujous mandaloriens. Ah si seulement j’étais à pleine puissance, que je ne ferai pas avec…Ah, je crois que voici venu le moment de ton test.
Runi tourna la tête dans la même direction que Sigantos, là où elle pouvait sentir et presque voir un danger se matérialiser. Le portail monumental s’ouvrit, d’abord lentement lorsque deux des pillards de tout à l’heure, presque une éternité pour la Mandalorienne, se faufilèrent en courant, puis bien plus brutalement lorsque que le Zakkeg déboula derrière eux.
Sigantos se tourna vers Runi
- Si tu veux quitter ce tombeau, il faudra que tu t’occupes de cette bête, à moins de vouloir finir dans son estomac.
- Merci pour le conseil évident, Hut’uun, mais affronter un Zakkeg à main nues relève du suicide.
- Qui a dit de l’affronter à mains nues. Tu possèdes la Force ! mets-la à ton service ! Sens comment fonctionne cette créature simple d’esprit. Cela devrait l’un des tours les plus simples pour toi qui a passé tant de temps à leur côté ! Perçoit ses pensées ! Elles restent rudimentaires. Ce sont des instincts primaires, des envies, dominés par l'instant présent. Elles sont primitives et sommaires. N’importe qui serait capable de les isoler grâce à la Force pour calmer le monstre.
Runi se détestait à cet instant précis, mais elle sentait effectivement les émotions qui émanaient du Zakkeg : Faim, peur, colère. Et elles étaient comme amplifiées par la corruption rampante du lieu. Instinctivement, comme lorsqu’elle cherchait à calmer un Iriaz blessé, sa conscience se tendit vers la bête et elle isola les pensées négative comme si elle passait un bandage autour de sa jambe.
Le Zakkeg ralentit puis s’immobilisa, renâclant comme une monture à l’arrêt, mais prête à bondir.
Une migraine commençait à pointer sous le crâne de Runi, mais elle ressentait une certaine paix en calmant le monstre. A côté d’elle, Sigantos applaudit avec un léger sarcasme.
-Tu vois, même une Mandalorienne imbécile y arrive. Calmer une bête est une tâche facile, digne d’un Jedi. Maintenant, si tu veux montrer que tu es une guerrière digne de ce nom et digne de la Force, soumet la créature ! force-la à t’obéir. Et utilise-la pour exercer la vengeance qui te revient de droit ! termina-t-il en pointant du doigt les deux brigands qui cherchaient maladroitement une sortie.
Runi hésita un instant, mais un instant seulement, alors que les lieux nourrissaient sa confiance et son besoin de dominer. Elle sentait le courant des émotions commencer à tourbillonner autour d’elle, puis au-dessus d’elle. C’était un courant qui la reliait au Zakkeg, toujours immobilisé, mais aussi aux pillards, dont elle percevait la médiocrité. Pourquoi devrait-elle partagé ce courant avec eux ? Pourquoi devrait-elle subir leurs affronts sans répondre.
La barrière autour de la conscience du Zakkeg se transforma en mors, en éperons et en fouet, alors que la Mandalorienne réinitiait la rage de la créature, mais en la soumettant à ses vœux. Elle fit tourner ses rênes imaginaires, puis les agita.
Le Zakkeg bondit beaucoup plus vite qu’auparavant. En une poignée de secondes, il fut sur le premier pillard. Un coup de patte le mit à terre, puis la gueule s’ouvrit et se referma sur son torse, lentement mais sûrement. Un sourire presque carnassier s’affichait à présent sur le visage de Runi, que lui renvoyait son reflet dans le bassin, avec un regard ocre.
Mais lorsque la section se termina, que la vie du pillard disparut du courant, une nausée saisit la chasseresse. Que faisait-elle ? Venait-elle vraiment de tuer quelqu’un qui s’enfuyait. Certes il avait cherché à lui nuire, mais devait-elle pour autant être son bourreau ! Le trou béant au sein du courant là où se tenait auparavant la couleur de l’homme jurait affreusement avec ses sens. Qu’était-elle en train de devenir.
Alors que le Zakkeg allait entamer son deuxième plat, le lien se délita. Runi parvint à lui enjoindre de partir, avant de tomber à genoux. Le bandit n’en demandait pas tant et prit ses jambes à son cou, disparaissant dans le labyrinthe. Sigantos jeta un regard de désapprobation puis disparut.
Runi restait seule, déchirée entre la satisfaction que lui avait procuré ce pouvoir et l’horreur que cela entraînait. Comment pouvait-elle retrouver la paix après cela. Qu’est-ce qui n’allait pas dans la galaxie pour permettre ce genre de choses.
Après de longues minutes, elle se releva, et commença à chercher la sortie du temple. Elle avait pris sa décision. Elle allait trouver un moyen de se faire soigner. Elle allait trouver un moyen de chasser le Seigneur Sith de son esprit. Elle allait trouver un moyen d’utiliser tous les dons à sa disposition. Et elle allait trouver un moyen pour guérir la galaxie, en commençant par ses frères Mando’ade. Le chaos s’était invité dans sa vie parce -
Post n°32
Auteur : Runi Bralorqu’elle n’avait rien fait. Il fallait désormais qu’elle agisse pour expier cette faute et éviter que le chaos ne s’infiltre encore plus dans ce qui restait des Mandaloriens. Elle tenterait de son mieux de porter ses conseils, que ce soit sur Ondéron, Mandalore ou ailleurs. Et une petite voix susurrait que s’ils n’étaient pas prêts à écouter, il faudrait qu’elle les oblige, pour le bien de la galaxie.
La suite était simple : D’abord quitter le système Japrael et recontacter Draviss, qui avait dû se poser quelque part sur Coruscant. Et ensuite, avec les informations qu’il lui fournirait, partir en chasse de ceux qui pourraient la soigner, et de ceux qu’elle pourrait soigner. Une chose était sûre, ce serait un mensonge que d’espérer pouvoir retrouver la paix de sa jeunesse. Il fallait désormais qu’elle lutte avec passion pour avancer. -
Post n°33
Auteur : Wyrim OshindaraUn peu avant
Une fois que les Demeci m’ont déposé, je prends directement contact avec le YV-666 prêté par LOm, l’équipe répond directement à l’appel et se met en route. L’objectif est de se rejoindre sur Dxun le plus rapidement possible. Je profite de faire un petit tour en ville, puis dans une des cantina, prendre la température locale et me rendre compte du statut ici, depuis que la république é relancé les constructions dans le secteur. A la suite d’un repas léger, je me mets en route pour rejoindre le statioport ou j’espère retrouver mon équipe.
« Le Feu de Bok » était déjà arrivé sur le statioport lorsque je le rejoins, mon équipe de sondes prête à me suivre. Je monte rapidement dans le vaisseau des Corporation Technique Corellienne afin de terminer de me préparer. Me retrouver ici, est très déstabilisant et j’avoue que c’est avec appréhension que je prends la direction de la forêt luxuriante. A chaque fois que je me suis engagé dans cet jungle, je me suis retrouvé à faire des rencontres pour le moins inoubliables.
Je me fais accompagner par toute ma troupe de sondes, ce qui me réconforte un peu de pouvoir compter sur elles, au moins je ne pourrais pas me faire surprendre par la faune locale. Je prends la route du temple de progressant avec soin au milieu de cet environnement toujours aussi dangereux. L’organisation de la faune que j’ai pu rencontrer à l’époque n’a plus rien à voir, mais la dangerosité des lieux n’est pas amoindrie pour autant. Je me perds dans mes pensée le temps de ma progression, je me revois avec Canderous lorsque l’on a eu notre premier affrontement avec Freedom, qui s’avérait finalement être un Drexl sous son emprise. Ma rencontre ensuite avec Alexeï dans le tombeau, la torture de Canderous, Storm !
Je repense souvent à ce Bha’lir, il y avait une espèce de connexion avec ce magnifique animal, j’avoue qu’il me fascine et le fait que ce soit devenu mon emblème lorsque le Forgeron reforgea mon beskargam. Je me souviens de tout le rituel, d’avoir vu fondre ces plaquettes de beskar, petit à petit pour devenir cette armure que je porte fièrement aujourd’hui. Je revois ensuite notre altercation avec cette femme Sith, qui nous à donnée bien du fil à retordre.
J’ai presque l’impression que je me suis remis en quête de trouver Alexeï hier, mais lorsque je regarde un peu plus attentivement le parcours de ma recherche, je remarque que cela fait un bon moment que je cours après ce pleutre. J’espère vraiment que je pourrais trouver des réponses sur des indices concret dans ce temple maudit, quelque chose qui pourrait faire le lien entre tous ces derniers évènements, trouver une piste bien concrète.
Je suis tout à coup tiré de mes pensées par mon « Iris Sombre », un groupe de Boma est en train de se disputer non loin de là. Je me mets à couvert dans les fourrés en vérifiant ma position au vent, ce n’est pas le moment de me retrouver dans une situation délicate alors que je peux l’éviter si je prends le temps de faire un détour. Je m’approche progressivement afin de prendre en compte la situation par moi-même, et de comparer avec le balayage de la sonde, retransmit directement dans mon casque. Avec le recul je me rends compte que c’est un Zakkeg qui s’attaque à un groupe de Boma. Je profite un petit moment du spectacle de la chasse, ou les petit Boma défende avec acharnement leurs vies en péril.
Après un moment, je me remets en route, sinuant dans la terrible jungle luxuriante, contournant les obstacles les plus imposant, évitant les prédateurs au maximum. L’utilisation des sondes est vraiment utile et elles me permettent d’avancer à un bon rythme. Lorsque je consulte la carte des environs, je remarque que j’ai parcouru plus de la moitié du chemin et que le temple n’est plus qu’à quelques heures de marche.
Je suis à la fois excité et une par de moi reste anxieuse, retourner dans ce temple, revivre peut-être ce qui s’est passé me rends nerveux, la crainte peut être de devoir affronter le passé, me confronter à cet échec face à Alexeï, tout cela en même temps. Au fur et à mesure que je me rapproche du temple, la faune locale se fait plus dense, même si l’emprise de Freedom Naad n’est plus, les séquelles de son méfait est toujours là. Une grande concentration de prédateurs traine toujours dans les environs et je dois redoubler de vigilance pour ne pas attirer l’attention sur moi !
Le groupe de Boma ne fut pas attiré par moi, mais par un bandit, qui hurlant de terreur fuyait à tout rompre un mal inconnu. Le pauvre fou venait tout juste de ce précipité dans la gueule des loups. L’inconscient viens tout juste de se jeter dans un groupe de dix Bomas, qui lui ont sauté dessus sans aucune hésitation et si quelques heures plus tôt j’ai vu la même espèce en difficulté face à un Zakkeg, l’histoire est tout autre maintenant. Ce pauvre gars, qui semblait fuir un fantôme venais de se retrouver face à de terrible prédateur. Ne pouvant rien pour lui, son agonie n’ayant durée que très peu de temps, je laisse les carnassiers se repaitre de leur proie et je profite pour approcher un peu plus du temple au plus profond de la jungle de Dxun. Le calme de l’enfers vert m’entourant est revenu, presque aussi soudainement qu’il avait été rompu et je continue ma progression lentement, surement.
Brusquement mon Iris Sombre se met en alerte, il détecte une forme de vie à quelques pas de moi, pile dans la direction de ma destination, aux portes du temple !
Instinctivement je dégaine mon arme et me mets à couvert. Je fais un scan des environ avec la DRK-1 tandis que je lance Alpha et Beta en progression lente pour aller voir de plus prêt ce qu’il se passe. Avec la végétation environnante je ne peux apercevoir quoi que ce soit, mais dès lors que je passe en vue thermique je me rends compte que la personne en face de moi se trouve au sol, immobile. A cet instant, Alpha me transmet le compte rendu de ces différents senseurs, et je constate que la personne qui se trouve quelque mètre plus loin est inconsciente. Précautionneusement je m’approche, tous les scanners des sondes en alerte pour ne pas être pris pour cible, le temps que je puisse essayer d’identifier cette personne, qui elle est, ce quelle fait là. Lorsque je me rapproche, je remarque que le guerrier en face de moi est un Mandalorien, je reconnais le beskargam, et même si je ne peux pas voir son visage camouflé sous une cape, je ne peux rester sans rien faire, je dois essayer de faire quelque chose.
Alors que je me rapproche, je remarque la silhouette fine et je déduis que le guerrier est en fait une guerrière. Alors que je me trouve à sa hauteur, je la retourne face à moi, constate que ces signes vitaux vont bien. Je décide alors de la porter sur le dos, trouver un coin plus adéquat que de rester ici en plein milieu de nulle part, trouver un bivouac afin que cette Mandalorienne puisse prendre le repos dont elle à besoin et ensuite peut être pourra-t-elle expliquer ce qui lui est arrivée.
Je longe les murs du temple et un peu plus loin je remarque une petite caverne, un endroit parfait, fermée, offrant une seule ouverture, elle est l’endroit idéale pour établir mon camp de fortune. Je la dépose vers le fond de la grotte, puis sous la surveillance des DZ-70, je m’absente pour aller chercher du bois et quelques proies. Si jamais elle ne se réveille pas tout de suite, je préfère rester prévoyant, la jungle de Dxun est terriblement dangereuse la journée, mais deviens un enfers la nuit, mieux vaut ne pas s’aventurer lorsque la pénombre arrive. Lorsque je reviens avec quelques Cannoks, je m’applique à allumer un feu et à les mettre à cuir.
Je veille sur la mandalorienne tout en me posant tout un tas de question, pourquoi se trouve t’elle ici, depuis combien de temps, vient-elle du temple ou est-ce qu’elle s’y rendait, pourquoi. Tout un tas de question qui se bouscule dans ma tête, et qui devront attendre son réveil pour voir s’il est possible d’avoir des réponses à quelques-unes d’entre elles. La viande commence à laisser échapper un fumet assez bon pour me faire penser que la viande est cuite. Je profite pour en manger une portion et lorsque cela est fait, je pars faire un petit tour afin de m’assurer que rien ne rôde dans les environs. C’est sur le petit matin que la demoiselle décide de sortir de son état comateux. Je la laisse sortir des limbes à son rythme, je ne souhaite pas l’effrayer ni représenter une menace, je ne sais pas ce qui l’a mis dans cet état, et je ne compte pas passer pour hostile envers elle. Je ne pense pas qu’elle est besoin de ça en plus.
Je profite pour rester sagement dans mon coin, attendant qu’elle reprenne ses esprits, puis lorsqu’elle change de position pour se remettre assise, je profite pour engager la conversation :Su’cuy Vod ! Je m’appelle Wyrim Oshindara !
Tu as faim ?
Pendant que je finissais ma phrase et pour joindre le geste à la parole, je lui tends une brochette de Cannok. Calmement je la laisse assimiler les dernières informations que je viens de lui donner et je lui laisse le temps de se présenter à son tour. -
Post n°34
Auteur : Runi BralorRuni avançait péniblement le long des corridors du temple, cherchant des appuis sur les murs dénudés, mais se refusant toute pause dans ces lieux maudits. Elle ne voulait assurément pas avoir un rêve similaire à ceux qu’elle venait de faire. Pas à pas, elle se dirigea vers la sortie. Depuis son expérience avec le Zakkeg, la Mandalorienne n’avait pas vu Sigantos se manifester, mais peut-être les sensations désagréables dans sa chair était sa manière à lui de faire passer un message, et non pas la conséquence des périls auxquels elle venait d’échapper.
Tout son corps lui donnait l’impression d’être passé sous les pattes d’un Reek en furie. Ses articulations criaient grâce, ses muscles étaient meurtris, et sa tête était affligée d’une migraine comme elle n’en avait pas eu depuis longtemps. De temps à autre sa vision éclatait en de multiples couleurs qui signifiaient à la fois tout et rien, et elle devait s’arrêter jusqu’à ce que ses sens reviennent à un niveau d’informations simplement douloureuses.
Finalement, elle finit par reconnaître le couloir qui menait en pente douce vers le portail monumental et la terrasse du temple au-dessus du lac. Lentement mais sûrement, elle se traina jusqu’à l’entrée et fut peu à peu éclairée par la lumière extérieure, laissant les ténèbres derrière elle. Les astres n’étaient assurément pas dans la même position que lorsqu’elle était entrée à l’intérieur, mais impossible de savoir combien de temps elle avait passé dans le tombeau. Des heures ? des jours ?
Runi inspira un bon coup, sentant la pression inexplicable sur ses épaules se relâcher en même temps que le plafond en pierre du tombeau obscur cédait la place à la voute céleste de la Lune démon. C’était la jungle où elle avait grandi, l’endroit où s’était déroulés ses souvenirs les plus mémorables. Si beaucoup n’y voyaient qu’un environnement hostile prêt à les dévorer, la chasseresse y voyait presque le lieu où elle se sentait le plus chez elle.
La Hunter-Gen devait sans doute s’inquiéter de ne pas la voir déjà de retour, et voudrait probablement la contacter sous peu, mais pour le moment, Runi était relaxée à l’idée d’être enfin sortie du piège obscur où l’avait entraîné Sigantos. Avant de regagner son camp et de chercher à rejoindre Coruscant pour retrouver ce bon à rien de Draviss, elle pouvait souffler un instant. Sans même le réaliser, ses digues mentales contre la fatigue et les peines s’ouvrirent en grand, et elle tomba au sol, inconsciente.
Des images floues se succédèrent durant son repos, des images du temple et d’autres choses dont il lui faudrait du temps pour se rappeler de leur signification, mais elle finit néanmoins par se réveiller. Le sol était rugueux, mais ce n’étaient plus les dalles de pierres du temple. Une odeur de viande flottait dans l’air. La Mandalorienne ouvrit les yeux pour discerner peu à peu un plafond de pierre. Une grotte visiblement. Tournant la tête, les yeux sont éblouis un instant par la lumière du feu de bois.
Puis elle distingue un reflet de ce feu et repère une armure teintée de noir et d’or…un souvenir familier qui flotte aux confins de sa mémoire. Son regard monte et se pose sur le Buy’ce de celui qui est manifestement un Mando’ad. Il semble la regarder et attendre calmement sa réaction. Est-ce qu’il l’a trouvée en train de dormir au milieu de la jungle ? Quelle piètre image elle doit donner, incapable de se protéger soi-même.
Elle prend appui sur un bras en grimaçant légèrement. Les traces des coups reçus sont encore perceptibles, mais au moins sa migraine semble avoir cesser pour le moment. Elle pouvait également voir à peu près clair, même s’il fallut encor un peu de temps pour que ses yeux s’habituent complètement à la lumière ambiante.
En même temps qu’elle se redresse, les souvenirs du temple reviennent : les pillards, le Zakkeg, Sigantos…Elle sait qu’il y a d’autres choses, mais tout cela flotte comme des volutes de fumées qu’il faut péniblement capturer. Alors qu’elle se remet en position assise, elle reprend son observation du Vod présent. Plusieurs pistolets blaster, un fusil, une matraque et quelque chose qui ressemble à un contrôleur de droïde. Il est assurément armé, mais dans la moyenne par rapport à la dangerosité des lieux.
Es-il un membre de la Hunter-Gen ? Runi en doute, car les gardes-chasses utilisent peu de droïdes dans la jungle, cette dernière limitant leur efficacité et accélérant leur dégradation. Un Mando’ad venu pour chasser ? il lui manque plusieurs éléments, et la membre du clan Bralor espère sincèrement que ce n’est pas le cas, car utiliser des droïdes pour chasser est sans doute le meilleur moyen d’en gâcher le plaisir.
S’il n’est pas là pour chasser, ni au service de la Hunter-Gen, quelles peuvent être ses motivations à être sur la Lune démon ? Un pèlerinage vers les ruines mandaloriennes ? ou un intérêt pour des lieux plus obscurs que tout bon Mando’ad devrait éviter ? Sans savoir son cycle de pensées, le Vod pris la parole :- Su’cuy Vod ! Je m’appelle Wyrim Oshindara ! Tu as faim ?
Il tendit à la chasseresse une viande mise sommairement en brochette. L’estomac de Runi grondait, alors elle s’en saisit doucement, mais elle identifia rapidement la viande en voyant sa consistance : du Cannok. C’était parfaitement mangeable, mais lorsqu’on a passé du temps sur la Lune à chasser ces bestioles, et qu’on a découvert parfois des grenades dans leur estomac, on se défie quelque peu à l’idée de manger une créature qui a pour mauvaise habitude d’ingérer n’importe quoi.
- Vor entye ! mais je vais éviter de prendre le risque d’éparpiller le contenu de mon estomac sur toi, Ner Vod ! répondit-elle sur un ton d’excuse tout en lui rendant la brochette.
Lorsqu’il tendit son bras, elle remarqua enfin un dernier symbole qui était resté obscurci jusqu’à présent. Un animal était représenté sur la Beskar’gam, visiblement un Bha’lir selon les souvenirs des récits de chasses de la jeunesse de Runi.
Une volute de fumée dans son esprit se condensa soudainement en un souvenir, et la Mandalorienne se raidit. Elle avait déjà vu ce Mando’ad, et récemment en plus. C’était celui d’une de ses visions. Mais il était alors dans l’espace mandalorien en compagnie d’autre Mando’ad qui ne lui inspiraient pas confiance. Que faisait-il ici à peine quelque heures (jours ?) après cet aperçu ? Avait-elle vu non pas le présent, mais le passé ? voire l’avenir ? il y avait à présent une multitude d’inconnues qui se manifestaient.
La Chasseresse se redressa et observa le Mando’ad d’un air méfiant, voire paranoïaque. Il n’avait pas l’air agressif, mais elle redoutait un piège, ou une manipulation de Sigantos. Pourtant, de ce dont elle se souvenait, sa vision n’avait pas été partagée par le Sith, du moins le croyait-elle. Et le Vod avait l’air dedans d’être quelqu’un d’inexpérimenté, mais de fiable contre les Darjetii. Quel choix fallait-il faire ?
La Mandalorienne se flagella mentalement pour la énième fois depuis le début de sa patrouille. Elle était tombée si bas qu’elle n’arrivait même plus à faire confiance à un Vod qui l’avait visiblement trouvée dans une situation délicate. Malgré ses promesses d’aller de l’avant, elle hésitait encore…Elle devait montrer qu’elle était forte… qu’elle pourrait le dominer de la tête et des épaules…
Non sans prudence, Runi prit la parole :
Je suis Runi, fille de Vergon du clan Bralor. J’ignorais qu’un autre Vod était également en mission dans le secteur. Je devais baliser un sentier pour la Hunter-Gen, mais je crois que j’ai surestimé mes forces. Heureusement que tu étais de passage, j’aurai autrement fini dans l’estomac d’un Drexl. La Hunter-Gen t’a envoyé à ma recherche ?
Runi se doutait que ce n’était probablement pas le cas. Normalement, la Lune Démon était sous accès restreint et strictement contrôlée par la milice d’Ondéron. Mais après la crise, les miliciens peinaient encore à organiser le chaos sur la planète, laissant le loisir à des étrangers de venir sans droit sur la lune, que ce soit pour le meilleur, comme lorsque Runi venait avec son père pour chasser, ou le pire, comme les brigands rencontrés dans la tombe. Restait à savoir à quelle catégorie appartenait ce dénommé Oshindara. -
Post n°35
Auteur : Wyrim Oshindara- Enchanté, Runi, du clan Bralor ! Pour répondre à ta question, je me suis retrouvé il y a quelques temps dans une situation assez compromettante et je suis venu essayer de trouver des réponses dans le temple. J’espère que tu as pu te reposer un peu et reprendre quelques forces.
Dans mon esprit, je suis partagé, elle me dit faire du balisage, mais je n’ai pas trouvé de matériel de balisage près d’elle mais peut être que son travail est terminé. Alors je tente de comprendre, de trouver les liens dans son histoire et, ce que j’ai croisé un peu avant de tomber sur elle, ce bandit attaqué par le groupe de Bomas venait lui aussi de la direction du temple et il y avait fort à parier qu’ils avaient dû se croiser un peu plus tôt. Mais que s’est-il réellement passé !
- Tu as rencontré des soucis particuliers ?
Je pose cette question anodine pour lui laisser la possibilité de m’expliquer plus en détails ce qu’elle fait ici et je prends le temps de voir sa réaction, je remarque un petit tressaillement dans les muscles de son cou, visiblement elle a rencontré de plus gros problèmes qu’une simple surestimation de ses forces.
- Tu connais visiblement bien la région, voir être du coin pour que la Hunter-Gen te demande de baliser le coin. As-tu fini ta mission ?
J’enchaine aussitôt pour essayant de profiter de cette opportunité probable.
- Si ce n’est pas le cas, je pourrais peut-être te venir en aide, j’aimerais faire quelques recherches dans le temple proche duquel je t’ai trouvé.
Je regarde avec attention la jeune femme et attends sa réponse. J’essaye de comprendre un peu plus la situation, mais il me manque beaucoup d’éléments pour me faire une opinion assez précise.
- Je suis ici pour en apprendre plus sur la Force, et les Darjetii, je cherche à mieux les comprendre, pour ne pas me retrouver sans ressources face à eux. Il parait que ce temple à accueillit en sont temps un seigneur Sith, j’avoue que la dernière fois que je me suis approché de ce temple, j’ai pu constater que si l’on n’est pas préparé correctement, un utilisateur de la Force peu facilement nous malmener.
Lentement je lui laisse le temps de prendre en comptes les informations que je viens de lui donner, je la regarde fixement quelques instants avant de lui tendre quelque chose à boire. Peut être voudra t’elle boire un peu. J’espère que nous pourrons nous entre aider, je pense que si elle est de la région, sa connaissance des lieux pourra être d’une grande utilité. -
Post n°36
Auteur : Runi Bralor- Enchanté, Runi, du clan Bralor ! Pour répondre à ta question, je me suis retrouvé il y a quelques temps dans une situation assez compromettante et je suis venu essayer de trouver des réponses dans le temple. J’espère que tu as pu te reposer un peu et reprendre quelques forces.
Se reposer ? la Mandalorienne ne se souvenait pas de ses rêves ou plutôt de ses probables cauchemars. Tout au plus elle avait l’impression d’être partie très loin avant de revenir. Mais son corps était toujours meurtri de son expérience dans le tombeau. Et voilà que le Mando’ad voulait à son tour aller faire une visite touristique dans ce lieu maudit. Quelque soit sa situation compromettante, si les réponses qu’il cherchait étaient dans la tombe, ce n’était pas bon signe.- Tu as rencontré des soucis particuliers ?
Non, la routine habituelle : pillards, monstres, visions désagréables et esprits Sith intrusifs. Mais Runi garda cette réflexion pour elle, se raidissant légèrement au souvenir des événements les plus désagréables. Tenter d’expliquer cela à un Vod serait à la fois trop complexe et bien trop honteux.
- Tu connais visiblement bien la région, voir être du coin pour que la Hunter-Gen te demande de baliser le coin. As-tu fini ta mission ? Si ce n’est pas le cas, je pourrais peut-être te venir en aide, j’aimerais faire quelques recherches dans le temple proche duquel je t’ai trouvé.
Fort heureusement sa mission était déjà finie avant que Sigantos ne s’amuse avec sa boussole interne. Elle connaissait en effet suffisamment la région, ayant chassé dans les environs, mais avait jusqu’à présent toujours éviter le tombeau. Jusqu’à aujourd’hui. Elle ne comptait pas y remettre les pieds, et voilà que Oshindara voulait y aller. Quel Gand l’avait piqué ?- Je suis ici pour en apprendre plus sur la Force, et les Darjetii, je cherche à mieux les comprendre, pour ne pas me retrouver sans ressources face à eux. Il parait que ce temple à accueillit en son temps un seigneur Sith, j’avoue que la dernière fois que je me suis approché de ce temple, j’ai pu constater que si l’on n’est pas préparé correctement, un utilisateur de la Force peut facilement nous malmener.
Runi prit le temps de peser ces paroles, tout en se saisissant de la gourde qui lui tendait. Elle réalisa à quel point sa gorge était sèche lorsque l’eau s’y engouffra. S’essuyant la bouche et ignorant la douleur que lui causaient certains bleus au visages, souvenirs des pillards, elle lui rendit sa bouteille tout en réfléchissant.
Wyrim Oshindara souhaitait se renseigner sur les Sith et la Force, visiblement parce qu’il s’était retrouvé dans une mauvaise expérience qui les concernait. Visiblement pas une expérience aussi mauvaise que celle de Runi sur Thule, mais assez pour le motiver à venir sur Dxun explorer un tombeau qui n’a pas grand-chose à voir avec les situations habituelles des Mandaloriens.
La Chasseresse se demanda si ce Vod était soit naïf, soit menteur. Naïf car croire que le tombeau de Freddon Nadd serait le meilleur endroit pour en apprendre plus sur les Sith en minimisant les risques était une lourde erreur, que Runi venait juste de faire. Menteur car il était tout à fait possible qu’il agisse en fait sur contrat et essaie de manipuler Runi pour pouvoir accéder à ce lieu sans passer par la Hunter-Gen, dans un but peu recommandable.Il serait tellement juste de le mener par le bout du nez en retour.
D’autant plus qu’il déclarait s’en être déjà approché. Or la Mandalorienne doutait que quiconque qui avait foulé le sol du tombeau aurait voulu y retourner à moins d’avoir une raison bien plus importante que la simple connaissance des Sith. Il était beaucoup plus facile de consulter l’Holonet pour cela. Non, il y avait vraisemblablement une raison, sans doute personnelle qui animait Wyrim Oshindara. Le dessin du Bha’lir revient à son esprit. Si son objectif l’aveuglait, que Runi l’aidait à pénétrer à l’intérieur, et qu’il ne réalisait pas les dangers qui l’attendait, la Mandalorienne aurait failli à son devoir.
-Si tu connais ce lieu Ner’vod, tu sais que ce n’est pas une bibliothèque ouverte au public, ni la cantina de Keldabe. Les choses qui s’y trouvent sont bien trop dangereuses pour les Mando’ade, et je parle d’expérience. Pour en apprendre plus sur les Darjetii, il y aura d’autres lieux moins risqués. Mon conseil est le suivant : Gar shuk meh kyrayc. Je vais retourner pour ma part au camp de la Hunter-Gen pour confirmer que les balises sont fonctionnelles. Tu devrais faire de même et ne pas chercher à éveiller des démons assoupis, juste pour satisfaire ta curiosité.
La chasseresse sentait qu’il y avait un motif plus important, plus personnel, que la simple recherche scientifique dans la démarche de Wyrim. Elle aussi avait par le passé dédié toutes ses forces à une vengeance personnelle. Et elle en payait encore le prix, même si pour le moment, son hôte et les sensations désagréables qui l’accompagnaient semblaient en sommeil. -
Post n°37
Auteur : Wyrim OshindaraLa jeune femme n’avait pas tort et, ces propos font sens. Mais je dois tout de même aller dans ce temple, voir pourquoi Alexeï a fait autant de grabuge dans le coin, pourquoi le point de départ de tout se bordel sans nom à démarrer ici, si je veux le retrouver, cela est ma première piste et je ne compte pas la laisser filer.
- « Pour faire court et simple Runi Bralor, j’ai eu ici un contentieux avec un Sith, et je compte bien en apprendre plus sur lui. Ce n’est pas de la curiosité malsaine, juste que j’ai croisé à un moment cet homme et que je compte bien la retrouver. Voici donc la raison de ma présence et mes intentions pour aller au fonds de ce temple, je ne compte pas le laisser filer et je me dois de le retrouver !
Une pointe de colère et un soupçon d’orgueil dans la voix, cette histoire est toujours difficile à avaler. Je n’ai rien Runi et si elle avait encore besoin de mon aide, je l’accompagnerais volontiers, mais visiblement, je ne semble pas utile à la suite de sa mission et je suis curieux de voir ce que je peux apprendre de plus sur ce félon de Sith dans ce temple noir.
Rien ne me dit que j’apprendrais quoi que ce soit, mais il y a tout de même quelques probabilités et maintenant que je suis ici, je ne veux pas rater cette opportunité. Machinalement j’inspecte les résultats des scans de mes sondes, rien à signaler pour le moment, aucune alerte dans les environs et le jours s’étant levé il y a quelques heures, il est temps de me mettre en route.
- « Si tu n’as pas besoin de moi, il faut que je te quitte, je vais aller vers se temple pour essayer de trouver des indices, des pistes pour la suite de ma chasse, ce Darjetii ne dois pas m’échapper !
Ces quelques informations supplémentaires semblaient avoir fait réagir Runi, mais je ne pouvais pas en être sûr complétement. Mais je pourrais presque parier que j’ai vu une lueur de colère lorsque j’ai évoqué les Siths et visiblement je ne suis pas le seul à avoir des problèmes avec cette race. Cette sorte de trouble que j’ai cru percevoir dans les yeux de la Mandalorienne en face de moi me tenterait presque d’essayer quelque chose.
- Visiblement tu semble toi aussi connaitre les Darjetii, peut être que tu pourrais m’enseigner quelques savoirs ? Est-ce que cela t’est déjà arrivé d’être confrontée à eux ?
Ces deux dernières questions, suivant la réponse pouvais peut-être m’aider à trouver un compagnon de route au moins jusqu’au poste de la Hunter-Gen, peut-être que Runi Bralor avait un savoir plus important que ce que je pensais. Peut-être même que son conseil pour ne pas m’introduire dans le temple venait du fait qu’elle savait déjà ce qu’il y avait dedans et qu’avec de la chance, elle me partagerait ce savoir. Sinon, j’aurais perdu une journée ou deux, mais rien qui ne m’empêcherais de revenir sur mes pas pour faire le point moi-même par la suite. Qui sait, parfois il faut saisir les opportunités qui s’offrent à nous pour avancer et il serait dommage que je ne saisisse pas celle-ci.
Je me relève lentement et je lui tends la main pour l’aider à faire de même. Lentement elle reprend position sur ses jambes et elle se retrouve debout juste en face de moi, ce qui me permet d’observer plus attentivement la combattante. C’est une femme plus grande que la normale et son visage porte les stigmates d’une vie de combat, la triple cicatrice sur son visage est là pour en témoigner. Ses longs cheveux pourpres retombent sur sa cape dont la couleur grise semble vouloir rester dissimulée dans la pénombre de la nuit, ce qui accroit le contraste avec sa chevelure. Son beskargam rouge à lui aussi ses particularités, pas de brassard blindé, mais des gants en cuir souple, certainement pour accroitre sa précision ou pour une raison assez similaire. Sa posture légèrement voutée semble faire porter à Runi un immense fardeau, il semblerait que nous ayons tous un poids à porter avec nous.
Lentement, je prends le temps d’analyser les différentes informations de mes sondes, histoire de m’assurer que les environs ne soient pas plus hostiles que la normale, puis je défini un périmètre de sureté le temps de finir de me préparer à partir. Je me retourne une dernière fois vers Runi, voir ce qu’elle décide de faire ! -
Post n°38
Auteur : Wyrim OshindaraLa progression dans la jungle n’avait pas été une mince affaire, encore une fois. Même si cette fois l’expérience de Runi avait été secourable et ses connaissances de la faune et de la flore nous avait permis de progresser bien plus rapidement que ce que j’avais l’habitude.
Les discussions ne sont pas notre fort et nous n’échangions que pour communiquer des informations capitales à notre survie dans la jungle. Runi ne souhaitant pas aller dans le temple, j’ai pris la décision de la remmener vers l’avant-poste de la Hunter-Gen, il y avait une bonne journée de marche pour s’y rendre. Je pouvais remarquer que la guerrière se déplaçait avec beaucoup d’aisance dans ce milieu, et je fini par en déduire que la demoiselle avait dû passer un bon moment sur cette planète. Elle semblait une guerrière avertie, bien plus en forme que lorsque je suis tombée sur elle par hasard aux abords du temple, elle se déplaçait avec fierté et elle ne pouvait renier sa formation Mandalorienne.
J’ai plaisir de me retrouver en compagnie d’une Mandalorienne et je repense encore une fois à ce grand rassemblement qui nous à mené ici à l’époque. Quel dommage de voir qu’à notre heure Mandalore à perdue de sa superbe, la planète n’est plus que souvenir, ne représente presque plus rien. Tous les clans se sont divisés, la guerre à décimé bon nombre de clan et l’unification n’est plus qu’un lointain souvenir. Je me laisse à penser à un peuple regroupé sous une même bannière, tous unis. De me laisser aller à ces pensées, je vies subitement d’avoir une idée, et je remets mes plans de visite du temple à plus tard.
J’ai fait ma renaissance ici sur Dxun et je pense que faire une visite à mes anciens amis du clan Gaaral serait une bonne chose. Il s’est passé beaucoup de chose depuis que j’ai reforgé mon beskar’gam et cela me fera plaisir de retourner auprès d’eux. Qui plus est j’ai peut-être une requête à leur demander, mais chaque chose en son temps, premièrement il nous faut encore rejoindre le camp de la Hunter, ensuite je me mettrais en route pour rejoindre les ruines mandalorienne de Dxun.
Je profite de notre marche pour avertir Runi, que je ne pourrais pas rester en sa compagnie plus longtemps, il faut que je continue ma traque d’Alexeï et que je continue de me préparer pour le jour ou je tombe face à lui. Je lui dis que si un jour elle a besoin, elle peut compter sur moi.
Nous arrivons finalement en fin de journée dans le camp, je décide de prolonger mon séjour jusqu’au lendemain matin, je ne compte pas m’aventurer de nuit dans la jungle hostile, pas sans une raison urgente en tout cas. Je prends un repas rapide à la limite du camp, je prends le temps de remarquer que la vie reprend peu à peu son court, malgré tout ce qui a pu se passer. J’apprends que des groupes de chasseurs essayent de réduire les menaces animales en organisant de grandes chasses, contre rémunération. J’espère que cela sera utile, que ça n’aura pas pour effet d’attirer des gens avares qui voudront monopoliser permis de chasse et faire du commerce sur ce filon, Dxun à besoin de se relever, la planète à suffisamment souffert de son passé.
Au petit matin, je prends congé du camp, et pars pour les ruines mandalorienne. J’ai encore quelques heures de marches devant moi et je compte arriver assez tôt. Je n’ai pas croisé Runi avant de partir, probablement en train de rendre des comptes sur les balises posées dans la forêt entre ici et le temple. La route est longue sans compagnie et le temps passe moins vite. Je repense à cette planète et tous les souvenirs liés à celle-ci.
Direction la jungle