Arrivée et achat
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Post n°12
Auteur : OzzelLe vieux regarda Amur longuement dans les yeux avant de se retirer doucement vers son bar sans le quitter des yeux. Nul doute qu'il le maudissait intérieurement lui qui détestait les client sans commande. Il reprit son torchon et essuya les verres salis par les clients. Il alla prendre ensuite la commande de la patrouille en gardant un œil sur Amur, au cas ou. Le sergent accoudé au bar, voyant son air mauvais lui commentant un café avant d'entamer la conversation.
- Hé bien Jacko , ca va pas ? Y a un problème ?
T'as pas l'air comme d'hab'.
Le rodien ne répondit rien et posa la commande devant l’officier;
- Tu vois le type la bas ?
- Ouais et ?
- L'as l'air louche.. Porte plusieurs paquets suspects et il a rien commander..
J'ai d’ailleurs jamais vu sa tête et son accent n'est pas d'ici.. Tu pourrais pas le garder a l'oeil, les types dans son genre on sais pas se qu'ils vont faire..
- Ok Jacko, j'vais voir se que je peux faire.. sinon les affaires ?
Le soldat donna des signes discrets a ses homes pour qu'ils patrouillent dans la cantina pendant que lui buvais tranquillement son café -
Post n°13
Auteur : AmurObservant la discussion entre le chef de la patrouille et le gérant, sans toutefois entendre leurs paroles, Amur s'interogeait. Comment s'assurer d'avoir affaire à des renégats ? Ce serai tout de même fort de se faire arrêter par des Impériaux pour les avoir pris pour des renégats ... Puis vint l'idée. Si c'étaient des Impériaux, ils devaient être en garnison ici, sur une planète isolée puisque Dxun n'avait que peu d'intérêt pour l'Empire. Mais s'il s'agissait de renégats, ils étaient là sur leur planète-mère. Ce pourrait être un moyen de démêler le problème.
Amur se leva donc, laissant ses boites et son sac de voyage près du banc, et se dirigea vers le comptoir. Il s'assit à côté du clone et adressa au gérant la commande qui lui avait tant manqué, un café noir, avant d'entamer la conversation avec le clone, gardant un oeil sur ses affaires. L'uniforme qu'il portait toujours l'identifiait comme un soldat, ou du moins un ancien soldat, aussi il avait quelque espoir que le clone lui réponde.
- Pas trop pénible la vie en garnison sur une petite planète ?
¤S'il hésite ou s'il tique, je pourrai être sûr que c'est un renégat. Sinon, j'aviserai ...¤ -
Post n°14
Auteur : OzzelLe soldat enleva son casque pour boire sa commande. Sans surprise le visage du guerrier se manifestait sous ceux d'un clone. Le recrutement des troupes non clonique avait bien sur commencer mais des légions encore de clones restaient dans les rangs de l'armée régulière.
Le clone saisi la tasse avant d'en boire une gorgée.
- Un bon mami jawa... Brulant.. Un conseil attendez un peu avant de le boire si vous tenez a vos papilles..
Le sergent posa sa tasse et regarda la salle d'un air inquisiteur.
-J'ai vu pire..
Ici au moins on patauge pas dans la boue jusque au genou et les gens sont calmes... C'est d’ailleurs surprenant de voir que presque cinq millénaires après le dernier acte des mandalorien sur cette planète les habitants continuent de respecter autant se qui portent l'armure et se réclament héritage du peuple Mando..
Le clone se retourna vers le bar et mit deux sucre dans son café avant d'en boire un peu.
-Alors vous savez je préfère être ici qu’ailleurs, la paix règne et la vie est belle.
Vous ne trouvez pas monsieur ? -
Post n°15
Auteur : AmurSuivant le conseil du clone, Amur laissa quelques secondes au café pour se refroidir avant de le gouter du bout des lèvres.
- Hum .... Excellent. Voilà longtemps que je n'en avais pas gouté d'aussi bon.
Amur ajouta un sucre au café et le tourna doucement. Puis il but une gorgée et reprit.
- C'est sûr, on peut apprécier l'action, il n'en reste pas moins que la calme reste très appréciable.
Après avoir fini son café, il retenta une approche visant à déterminer la véritable obédience de son interlocuteur.
- Mais, euh... il me semblait que l'ordre Mandalore était éteint, non ? D'ailleurs, il ne me semblait pas que cette planète abrite une garnison impériale. Qu'est-ce qui la justifie ? Il n'y a jamais eu de tension particulière dans cette région, non ?
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Post n°16
Auteur : Ozzel
-Nous avons existé, nous existons et nous existerons toujours !
La soldat attrapa sa tasse et l’avala d'un coup sec. Non, les mandalorien existaient toujours, meme a travers les clones de la Grande Armée.
- Que cela soit ici sur Kamino ou sur la grande Mandalore elle même nous survivons et continuons la Lutte. Cette terre est la notre depuis des siècles. Même nous n'y régnons plus comme nos ancêtres nous y protégeons leur habitant, leur famille leur mode de vie des Betes..
Ainsi même si dans l'absolu nous ne somme que des clones nous défendons se pourquoi nous avons été crée et se que nous croyons. La liberté, l’équité et les valeurs ancestrales.
Le soldat détectait quelque chose dans son interlocuteur. Voulais t'il lui faire comprendre quelque chose ? La perche tendu lui en indiquerais plus. -
Post n°17
Auteur : Amur¤Hum, li berté et équité. Et il n'a pas relevé l'allusion à une garnison impériale. Je crois que je suis tombé sur la bonne personne.¤
- Voilà des principes qui méritent effectivement d'être défendus mais ...
Amur marqua un brève pause. C'était le moment de vérité, il allait tenter le tout pour le tout.
- Mais ces valeurs me semblent peu compatibles avec ce que je sais de l'Empire, n'est-ce pas ?
Après une courte hésitation, Amur décida de poser la question, fatidique, que laissait présager cette discussion.
- J'ai entendu parler d'un grand nombre de clones qui auraient quitté l'armée impériale pour s'élever contre elle. D'après vos paroles, vous avez de bonnes chances d'en faire partie. Me trompe-je ? -
Post n°18
Auteur : OzzelLes paroles gelèrent l’atmosphère. D'un geste aussi rapide que l’éclair le sergent l’attrapa par le bras avant de le lui bloquer contre le comptoir avant de l’emmener rapidement a l’arrière, dans une ruelle sombre. Le reste de la troupe l'avait suivit et braquèrent leur armes sur Amur.
Le sergent se tenait entre lui et ses hommes. Son air sympathique et jovial avait disparu pour laisser place au clone froid et méthodique.
- De telle parole condamne a la chaise électronique dans la moitié des systèmes impériaux et une balle dans la tête dans le reste.
Avant de te donner celle ci tu va me dire tout ce que tu sais sur ses traitres !
Parle !
Les clones ne pouvait prendre aucun risque.Les espions se trouvaient partout, même ici sur Dxun, enclave des mandaloriens. -
Post n°19
Auteur : AmurQue le coup de blaster définitif ne soit pas déjà venu était déjà une bonne nouvelle, et incitait Amur à croire qu'il n'était pas tombé sur un impérial, d'autant que la façon dont celui-ci avait parlé des "systèmes impériaux" laissait entendre que celui-ci n'en était pas un. Le corellien poursuivit donc, sans geste brusque.
- Je n'en sais pas grand-chose en fait. Hormis ce qui est de notoriété publique, j'ai juste remarqué une chose, grace à un ami qui est encore dans les FDC. Je me suis rendu compte que lorsque des groupes de clones disparaissaient, apparement sans raison, les trajectoires des vaisseaux avant qu'ils passent dans l'hyper-espace désignaient très souvent le même secteur. A partir de là, il a été facile de vérifier si l'une des planètes de ce secteur n'avait pas d'activité spatiale inhabituelle, et j'ai a trouvé Dxun. Et comme il n'est pas censé y avoir de garnison impériale ici, la conclusion a été rapide.
Le jeune espérait ne pas s'être trompé dans ses déductions. Si c'était le cas, la situation pourrait difficilement devenir plus critique. En plus, toutes ses armes étaient encore dans le bar, même son DL-44 qu'il avait rangé pour le trajet en navette. -
Post n°20
Auteur : OzzelLe sergent le regarda pendant de longues minute, le jaugeant et le défiant du regard. La tension atteins son paroxysme puis retombât quand le soldat rangea son arme dans le hoslter. Les membres de la patrouille se détendirent et soufflèrent un coup.
L'un des soldat alla même aider Amur a se relever.
- Ce que tu as dit est vrai.. Nous ne sommes pas réellement des impériaux...
Nous nous désignons comme "renégats".. Je vais te conduire a mes chefs qui jugeront si tu es digne de faire partie de notre mouvement et si tu n'es pas un espion..
j'ai pris un gros risque en te laissant la vie sauve.. Ne me le fais pas regretter!!
Le sergent sortit de la ruelle et fit récupérer les affaire d'Amur par un de ses soldats. Toujours en le surveillant du coin d l’œil il invita Amur a monter dans la^canonnière TAB démilitarisé qui faisait office de patrouilleur dans la ville.
Les renegats montrent, direction, le camps principal !
http://star-wars-rpg.soforums.com/t2264-Questionnement-de-Amur.htm -
Post n°21
Auteur : L'OmegaLa canonnière vola pendant une vingtaine de minutes a pleine puissance avant de se poser dans un petit campement, perdu au milieu de l'immense foret qui recouvrait la planète/lune de Dxun.
La, a coté de la piste d'atterrissage un petit groupe de renégats attendait le transport.. Des qu'il fut posé ils s'avancèrent et s’adressèrent a Amur. Par des ordres bref et sec ils l’invitèrent a le suivre jusque a un petit baraquement non loin.
Dedans,Truth, un homme en armure regardait par la fenêtre, l'air rêveur. Entre eux deux une simple table de métal est deux sièges.
- Je vous en prie mettez vous a l'aise, nous avons a parler !
Sa voix était plus chaleureuse et moins sec que les derniers hommes a qui il avait eu a faire. IL se dirigea vers la table et s'assit tranquillement.
Une longue conversation allait avoir lieu... -
Post n°22
Auteur : Amur¤ Il est vrai, songea Amur en avançant, que le garde-à-vous n'est pas une attitude très pratique pour discuter.¤
Mais les vieilles habitudes avaient la vie dure, aussi s'était-il mis dans cette position à peine entré.
Quelque peu surpris de la tournure des évènements, Amur alla s'assoir à la chaise de son côté de la table, se tenant sur celle-ci presque aussi raide qu'à son entrée dans la salle. Puis, indécis sur la conduite à tenir, il attendit les question, qui, c'est certain, suivraient bientôt. Ce faisant, il chercha à identifier le grade de son interlocuteur. -
Post n°23
Auteur : OzzelThrue regardait le nouveau venu. Tout sont corps transpirait la discipline militaire. Sa façon de se mettre droit, la position de ses pieds, il aurait même parie sa paye qu'Amur avait reçu une ou deux médaille.
Son age, plus vieux que la plupart des clones lui donnait une chance d'avoir été membre de l'Armée Républicaine avant l'arrivé massive des clones sur tout les fronts. Mais la question qui se posais était simple.. Toujours républicain ou Impérial sachant réfléchir.. Il exprima la question.
- On me nomme Thrue pour une raison simple. Entre mes mains la vérité fini toujours par sortir, de gres ou de force...
La patrouille qui vous a amener m'as informer que vous connaissiez notre existence. C'est tout a votre honneur d'avoir découvert notre avant poste.
Mais un homme aussi doué que vous doit avoir de multiple contact.. Et vous ne travailler surement pas seul.. Donc dite moi qui vous êtes et ce qui vous a poussez a vous jeter ici... Avidité, prime, travail pour l'Empire ? -
Post n°24
Auteur : AmurAmur écouta Truth sans réagir, à peine un frémissement au compliment qui lui fut adressé, jusqu'à ce que lui soient demandées les raisons de sa présence. Alors naquit sur ses lèvres un sourire crispé, presque ironique. Le genre de sourire que fait naître un quiproquo allant jusqu'au fourvoiement. Puis, d'une voix claire, il répondit :
- Je me nomme Amur Xanam, et j'ai servi dans les Forces de Défenses Corellienne jusqu'au grade d'adjudant-chef, matricule ICA3380964.
Quand à la raison de ma présence ici ... elles sont simples : l'avènement de l'Empire a été une catastrophe pour Corellia. J'ai fait partie de la vague de militaires renvoyés lors des compressions de personnel, ce qui m'a laissé amplement le temps de me poser des questions, et d'y trouver certaines réponses. La République n'était pas parfaite, c'est vrai, mais au moins elle maintenait un équilibre dans la Galaxie et garantissait leurs droits aux habitants de nombreux systèmes. Qu'a fait l'Empire de tout celà ? Il a placé le pouvoir entre les mains d'un seul homme. Il a cautionné la guerre à l'échelle galactique. Il a traité avec ceux-là même qui avaient causé la chute de la République. Non, l'Empire n'est pas mon employeur, bien sûr que non ! Si c'était le cas, ce n'est pas un homme seul qui serait arrivé ici, je ne suis pas assez stupide pour ça. Si je suis venu ici, c'est parce que je crois que l'Empire ne mérite que de tomber pour permettre le retour de la République, et qu'à ma connaissance vous êtes les seuls à vouloir celà aussi.
Pendant qu'il parlait, la voix d'Amur s'était faite plus dure, plus froide, alors qu'il parlait il s'appercevait seulement qu'il commençait à éprouver non plus du mépris mais presque de la haine à l'encontre de l'Empire. -
Post n°25
Auteur : Ozzel
- C'est donc la vengeance personnelle, égoïste a l’égard d'une fraction de la galaxie qui vous a pousser a vous rebeller, a vous lever face au este du monde pour dire haut et fort ce que vous pensez ? Vous voulez me dire que ce n'est pas l’appât du gain, l'aventure ou le parfum de l'air pur qui vous a donner envie de nous rencontrer ? sachez que nous ne supportons pas les fortes tete vous devez deja le savoir vous étiez dans l'armée non ?
Votre nom et votre matricules vont être transmit a notre base de donnée nous allons ainsi vérifier ci vous dite la vérité.. Quel poste occupiez vous dans les Forces de Défense deja ?
Thrue se dirigea vers la porte et l'ouvrit en invitant Amur a le suivre. Ils marchèrent dans un petit complexe discutant en mème temps de sa vie passé, des ses ancien collaborateurs bref de sa vie.. Innocemment Thrue lui glissais des pièges que seul un espion sur-entrainé arriverais a éviter ou bien quelqu'un d’honnête en tout point.
Ainsi il nota le nom de son supérieur hiérarchique, sa base d'affectation, ses missions, le nom de ses compagnon et d'autre détail. Au final ils arrivèrent devant un large batiment diffèrent des autres. Les deux hommes entrèrent et Thruth invita Amur a rentrer dans un espèce de petit sas vitré:
-Ceci est l'entrée d'un parcours d'obstacles visant a évaluer vos capacité physique. Il sera chronométrer et analysé. Tacher d’être a la hauteur.
Ce parcours d'obstacle comprend 8 salle. Au bout de ses 8 salles vous arriverez dans une zone neutre ou vous pourrez vous reposer.
Salle 1) Vous devez sauter les trois obstacles et rejoindre la porte.
Salle 2) Vous devez vous baisser suffisamment pour éviter les obstacles et passer dessous.
Salle 3) Sautez le 1er obstacle, baissez vous pour le second et sautez le 3eme.
]Salle4) Passez dans chaque tuyaux pour rejoindre la porte.
Salle 5) Votre peur sera étudiez, la blessure est majoritairement pas mortelle, sautez du plongeoir sur la cible.
Salle 6) Vous devez faire deux sauts longs pour rejoindre l’autre salle.
Salle 7) Débrouillez vous pour atteindre la salle 8. Tout est autorisé.
Salle 8 ) Marchez le long du labyrinthe dans la pénombre, il n’y à pas de garde fou, la chute est potentiellement mortelle.
Salle 9) Zone neutre.
Bonne chance .
La première épreuve pouvait paraître anodines, mais elles n’étaient que les préliminaires de la suite du parcourt. Thrue se demandait comment allait se passer cette première épreuve. -
Post n°26
Auteur : AmurSortant de la salle d’interrogatoire, Amur suivit Truth dans les couloirs de la base, jusqu’à entrer dans un curieux sas. Là, il écouta sans mot dire l’exposé de son vis-à-vis, reconnaissant sans surprise l’évocation d’une sorte de parcours du combattant raccourci. Mais raccourci ne voulait pas dire simplifié, il aurait donc intérêt à se méfier.
- Merci, répondit-il simplement à Truth avant d’entrer dans la première salle.
Il entra dans la salle en trottant, au pas de gymnastique comme on dit. Après tout, le parcours était chronométré. Ne l’eut-il pas été qu’Amur aurait couru quand même, poussé par l’habitude des parcours du combattant. Il trottinait donc, pas trop vite pour ne pas se fatiguer inutilement.
Un clin d’œil lui suffit pour évaluer les obstacles de la première salle, simples tuyaux à hauteur de hanche, qu’un homme pas trop sportif pouvait sauter sans trop de difficulté. Mais à quoi bon sauter et se fatiguer ? Amur avança sur le premier obstacle sans ralentir et effectua tranquillement ce que les militaires appellent un passage en barrage : il prit appui sur l’obstacle de la main droite, le pied gauche se posant sur l’obstacle et glissant jusqu’à ce que le corps soit presque à l’horizontale, jambe droite replié le long du corps, et l’inertie de la course fit le reste, Amur franchissant l’obstacle sans même altérer son souffle, presque sans ralentir. La technique alliait simplicité et efficacité, elle était rapide et ne fatiguait pas le moins du monde. Amur continua donc sa course vers la deuxième salle, effectuant toujours ses passages en barrage.
Entrant dans la deuxième salle, il aperçu les obstacles qu’il lui faudrait franchir, et qui lui rappelèrent les épreuves consistant à ramper sous divers encombrants, excepté qu’ici, la distance était bien plus courte. Une bonne occasion d’utiliser la méthode apprise au fil des ans, d’autant plus que le sol, sans être lisse, était loin d’être rugueux.
Amur couru donc vers le premier obstacle et, arrivé juste devant celui-ci, il se jeta au sol, le corps parallèle à l’obstacle, se réceptionnant sur les deux mains, mains gauche en avant, et les deux jambes, pied gauche en avant, le torse restant cependant perpendiculaire au sol. Poussant sur les bras, il se releva sans coup férir de l’autre côté de l’obstacle, comme il l’avait fait bien des fois au fil des années. Encore une fois, il n’avait qu’à peine ralenti et avait conservé son souffle, ne se fatiguant pas. Poursuivant sa route, il reproduisit la même technique sur les deux obstacles suivants avant de pénétrer dans la troisième salle.
Les choses allaient se compliquer un peu, d’après ce qu’il voyait. Si tous les obstacles étaient au même niveau, les deuxième et troisième étaient dans une fosse. Passer sur le premier et sous le deuxième ne présentait donc aucune difficulté, et Amur reproduisit donc les techniques utilisées dans les deux salles précédentes.
En revanche, le troisième obstacle risquait d’être plus ennuyeux. Il aurait été facile de sauter, agripper le bord et le franchir, s’il n’avait été cylindrique, n’offrant ainsi aucune prise. L’absence de prise n’aurait été qu’une contrariété si l’obstacle avait comporté une portion verticale sur laquelle prendre appui pour s’élancer, comme un mur d’assaut. Mais, d’ailleurs … Si l’obstacle ne présentait pas cette surface, le mur voisin, lui, la présentait. Amur infléchit donc sa course pour atteindre le mur quelques centimètres avant l’obstacle, presque perpendiculaire au mur. Puis, il sauta vers le mur, prit appui du pied sur celui-ci pour sauter encore plus haut, et poussa vigoureusement le mur des deux bras, franchissant l’obstacle d’un passage en barrage rendu un peu brouillon par la position délicate qu’occupait Amur. Cette fois-ci, son souffle avait quelque peu pâti de l’opération, et Amur ralentit légèrement en entrant dans la quatrième salle afin de reprendre son souffle.
A peine entra-t-il dans la salle qu’il vit les trois tuyaux. Placés à hauteur de hanche, trop étroit pour un passage en barrage, désaxés les uns par rapport aux autres, il était évident que c’étaient là des obstacles coupe-souffle. Tout en trottant vers le premier obstacle, il arrêta sa décision quand à la méthode de franchissement qu’il allait utiliser, décision renforcée par ce qu’il savait de la salle suivante, qui devrait être moins physique. Accélérant légèrement, il sauta avant d’entrer dans le tuyau, lançant son buste en avant. Nul doute que si son but était de sauter pour se retrouver à plat ventre et ramper, il avait sauté trop haut et que la réception serai rude. Mais son but n’était pas de ramper, et il avait sauté haut volontairement, de façon à retomber dans le tuyau. En tombant, il profita du fait que son torse était en avant pour rouler sur son bras, puis son épaule, enroulant tout son corps en une chute longue qui devait lui permettre de ressortir du tuyau. Las, il avait mal évalué la longueur de celui-ci et faillit s’assommer en se relevant, plaignant intérieurement les hommes de grande taille. Il ressortit donc du tuyau courbé en deux, la tête bourdonnante, avant de s’engager dans le second tuyau en reproduisant la même méthode avec plus de succès. Le troisième obstacle franchi comme les deux précédents, Amur pénétra en trottant dans la salle suivante.
La cinquième salle ne contenait qu’une sorte de plongeoir et, sur le sol sous celui-ci, quelques mètres plus loin, une cible quelque peu tachée de sang. Le but de la salle était évidemment d’atterrir sur la cible. Amur allait s’élancer lorsqu’il se souvint de ce que lui avait dit Truth sur la salle suivante. Ce n’était pas le moment de se fouler une cheville ou de se casser une jambe, faire « deux sauts longs » serai bien plus difficile après cela. A la réflexion, cette salle lui rappelait la « girafe », et il se résolut donc à employer la même méthode. Sauf que pour la « girafe », il y avait un tas de gravier en bas …
Il trottina donc à sa vitesse habituelle jusqu’au bout du plongeoir, où il effectua un début de passage en barrage, s’arrêtant assis sur le rebord. L’arrêt ne dura que le temps d’évaluer la trajectoire qu’il suivrait, puis Amur se laissa tomber, se propulsant d’un coup de hanche, poussant le rebord vers l’arrière avec les bras, jambes fléchies. A peine toucha-t-il le sol qu’il plia les jambes, envoyant son buste en avant pour rouler. Et il roula, deux fois d’affilée pour évacuer tout l’élan de la chute. En se relevant, un peu chancelant, il comprit que les graviers n’étaient pas vraiment là pour atténuer la chute elle-même, mais surtout pour la roulade qui s’ensuivait.
Amur poursuivit donc sa route vers la salle suivante, entrant dans celle-ci pour découvrir les deux sauts qu’il aurait à effectuer. Nul doute qu’avec une cheville foulée, l’exercice devait s’avérer aussi difficile que douloureux. Heureusement, les jambes d’Amur se portaient plutôt bien, d’autant plus que celui-ci s’était économisé depuis le début du parcours. Prenant la mesure des sauts à effectuer, il courut sans se limiter et sauta par-dessus le premier trou. Certains se seraient alors arrêté pour souffler, mais Amur savait pertinemment que s’il perdait l’élan du premier saut, le second serai d’autant plus difficile. Il poursuivit donc sur sa lancée et, accélérant sur la plateforme, sauta sans trop de difficulté par-dessus le deuxième trou. S’il se souvenait bien de l’exposé de Truth, ne restaient donc plus que deux salles.
La suivante, dans laquelle il entra, était une salle de franchissement libre. A peine entré, il évalua donc la situation. L’aspect des piliers de soutien des plateformes ne lui laissait aucun doute : il pourrait les escalader sans difficulté. Mais avant de se lancer bille en tête, qu’était donc ce mécanisme, sur la première plateforme ? Se posant cette question, Amur examina le boitier électronique, tentant d’en comprendre rapidement le fonctionnement.