Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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    #3

    Post n°3
    Auteur : Kalahan Denvhal



    - Suivez-moi monsieur Denvhal, monsieur SCorcezius va vous recevoir incessamment sous peu. Par ici je vous prie ! Dit la demoiselle


    Les charmes du jeune homme ne semblent pas avoir laissé la demoiselle indifférente. Sa peau dorée à l'odeur musquée c'est teintée de rouge au niveau des joues. Elle passe devant lui, quittant son poste, et s’engage dans un grand couloir aux murs blanc recouvert d'images et de peintures diverses. Certaines de ces toiles représentent des portraits, sans doute d’anciens hauts placés, d'autres des paysages et quelques-unes, des animaux.

    La réceptionniste devance Kalahan de quelques pas. Il en profite pour apprécier les formes de cette dernière, de manière discrète et toujours politiquement correcte, sans pour autant avoir d'arrières pensées. Le couloir fait une bonne dizaine de mètres de long et est terminé par une grande porte joliment ornée de symboles et de dessins. Le couloir possède quatre portes, deux de chaque côté, fermée dont il ne peut voir l'intérieure ni deviner l'utilité.

    Le Jeun humain a la bouche pâteuse, les mains légèrement moites et une perle de sueur essaye inopinément de parcourir la tempe du damoiseau qui s'empresse de l'essuyer d'un revers de main. Il est stressé, inutile de se mentir, il appréhende cette rencontre presque autant que son premier passage devant un auditoire. Il se tient néanmoins bien droit, marche d'un pas élégant, silencieux et cadencé. Pour se calmer, notre ambassadeur en désire de le devenir, inspire et expire profondément dans le but de calmer les battements de son cœur et cacher son stress montant.


    Une fois au bout du couloir, son accompagnatrice lui fait un doux sourire en lui indiquant la lourde porte ouvragée. Il la regarde, lui offrant un doux sourire, alors qu'elle s'adresse à lui.

    - Et voici monsieur, veuillez entrer quand monsieur SCorcezius vous y invitera, passé une bonne fin de journée !


    Il s'incline doucement en lui prenant une main de sa main droite, plaçant sa gauche dans son dos, comme tout bon gentilhomme qui se respect, et lui embrasse le dos de la main.

    - Merci douce créature, puisse votre fin de journée être aussi agréable et douce que le printemps sur Naboo !


    Après un petit gloussement, la Twi'lek s'éloigne, retournant à son poste. Kalahan se retrouve donc seul face à cette grande porte possédant une poignée aussi travaillée que le reste de la porte elle-même. Il inspire profondément, replace sa main gauche dans son dos, lève sa droite et s'apprête à frapper doucement du bout de ses nilles sur la porte quand tout à coup, à sa grande surprise, celle-ci s'ouvre brusquement. Il se retrouve penaud, devant un homme relativement âgé, tout du moins plus que lui, abaisse sa main et s'incline devant cet individu pour le moins charismatique.


    - Bien le bonjour monsieur SCorcezius, je me présente, Kalahan Denvhal, j'espère ne pas vous avoir trop fait attendre! Je suppose que vous connaissez la raison de ma présence ici, aussi, je vais nous faire gagner du temps et vous éviter d'avoir à entendre deux fois les mêmes choses vous ayant déjà été exposées ! Que diriez-vous de passer directement aux choses sérieuses ?

    L'humain se redresse sans pour autant tendre la main à son vis-à-vis sachant que, sur Metellos, la chose n'est pas de mise. Il se trouve que sa mère était à cheval sur la politesse et l'éducation des bonnes manières. Bien que sa famille ait toujours vécu sommairement, celle-ci tenait à ce que son fils se comporte correctement. Il se contente de rester droit et de sourire de manière mesurée, attendant qu'on daigne le faire entrer.

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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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      #4

      Post n°4
      Auteur : Super PNJ



      La porte s'ouvrit sur...

      **"-Oh ! Qu'il me parait jeune !"** Première réflexion qu'il s'était fait,  dès qu’il vit face à lui son Rendez-vous de l'après-midi.
      Si SCorcezius n'avait pas eu quelques renseignements sur l'envoyé du Sénat Républicain, il ne saurait dire…De par son allure, on ne pouvait pas facilement déterminer si c'est un homme ou une femme.
      Le visage fin, des yeux de couleur bleu-lavande, ou d'un bleu "Majorelle" ou même par moment de couleur bleu-persan, tout dépendait des reflets de la lumière.
      Notre homme se surprit, lui-même, lorsqu'il se rendit compte qu'il cherchait la teinte de la couleur des yeux de son invité. Il aurait presque envie de sourire, cela lui faisait penser à sa femme, lorsqu'elle se questionnait sur les différentes teintes de tapis pour sa "Déco". Bref, revenons à nos moutons.

      Il n'y avait vraiment que la coupe de cheveux et ses habits qui pourraient, peut-être laisser penser de quel sexe. Mais, de nos jours, l'apparence peut être trompeuse... Il est vrai, comme sa femme aimait à lui répéter : "il faut s'abstenir de ne juger les gens qu'à leur apparence".
      SCorcezius remarqua le respect que celui-ci avait envers lui, et il en fut ravi. Il était rare de nos jours de trouver un jeune avec au moins quelque peu de politesse envers les anciens. Tout en penchant délicatement la tête, se courbant légèrement du torse le jeune homme salua son hôte.

      Vêtu d'un ensemble de deux-pièces, élégamment taillé, le nouvel arrivant se présenta à celui qui se tenait à la place de la porte.

      - "- Bien le bonjour monsieur SCorcezius, je me présente, Kalahan Denvhal, j'espère ne pas vous avoir trop fait attendre!....."


      Malgré le léger stress qui transperçait de la voix du visiteur, on arrivait à ressentir néanmoins le ton, "ferme".
      Direct, il était ce Kalahan Denvhal, et SCorcezius aimait ça. "Le temps nous est compté", dit le sage. "Oui, mais en quelle monnaie ?" Répondra l'autre". Et comme le temps, c'est de l'argent, il va nous falloir l'utiliser, à bon escient. En conclusion, il faut bien l'admettre que ce n'est pas le moment d'en gaspiller en bavardage inutile.

      Le Représentant de Metellos se dit à cet instant que l’aspirant Ambassadeur, ne serait peut-être pas tout à fait comme les autres. Mais le temps le lui dira.

      - "... Que diriez-vous de passer directement aux choses sérieuses ? ..."
      Très bien, sans plus attendre, allons-y gaiement !!
          
      Alors, c'est parti.  Les salutations d'usage ne furent pas longues, les "bonjours", les "bienvenus" furent expédiés.

      Son bras droit se leva à mi-hauteur de sa hanche, main ouverte et tendue, tout en le pivotant légèrement, pour indiquer le fauteuil installé face à une imposante, mais toutefois élégante table de marbre qui trônait au milieu de la pièce face à l'entrée. Le quinquagénaire, joignant le geste à la parole dit :

      - " Bien ! Veuillez prendre place."

      Après l'avoir invité à entrer, un regard bref de haut en bas, l'administrateur reconnut volontiers que le nouvel arrivant était large d'épaules vues du dos et le peu de rayons lumineux faisait refléter son teint légèrement hâlé.
      Il referma la porte sur eux, puis tout en se dirigeant vers son bureau, il continua à s'adresser au jeune homme.

      - " Monsieur Kalahan Denvhal ! La raison de votre présence ici, je peux l'affirmer, est connue de ma personne. Mais...
      - Asseyez-vous !  Asseyez-vous ! Insista-t-il, dès lors qu'il vit que son interlocuteur n'osait le faire.
          
       
      Puis, faisant de même, dès qu'il eut atteint son siège de "directeur", il reprit :

      "-Pour être franc Monsieur Denvhal, je ne sais peu de choses de vous. Tout ce qu'on m'a dit, c'est que ....Vous souhaitez postuler au post d'Ambassadeur vacant sur notre monde Métellos."

      Notre homme se tenait droit, bien installé au fond de son siège sans s'appuyer sur son dossier. Il conservait une posture ouverte avec les pieds bien ancrés au sol. Ne laissant que quelques secondes de silence planées dans l'air, il n'hésita pas à poursuivre :

      - Avant de vous recevoir, j'aurai pu me renseigner sur vous. Mais ce n'est pas dans mes habitudes. J'ai toujours souhaité de le demander directement à la personne concernée de me parler d'elle. Ainsi, je peux me faire mon opinion en direct. Alors dites-moi, Monsieur Kalahan Denvhal. Qui êtes-vous ? Pourquoi voulez-vous devenir Ambassadeur ? Et pourquoi de Métallos particulièrement ?
          
      Puis il changea de position au cours de l'entretien, s'adossa légèrement, en évitant de gesticuler, et plaça son bras sur l'accoudoir du fauteuil, tout en dévisageant l'homme assit face à lui.
      Mais qui pourrait bien se cacher derrière ce visage angélique, cet androgyne propre sur lui, vêtu de vêtement saillant dégageant un air parfumé.
      **-" La barbe ne fait pas le philosophe"** Petite citation qui lui venait à cet instant en tête et qui s'acheva sur **"- Si la manière de se vêtir n'est pas un enjeu pour le philosophe, « l'allure » a en revanche toute son importance…"**

      Tout en gardant son naturel qu'il savait contrôler, ses gestes, ses attitudes. Il se saisit d'un crayon. Et sur ses mots, il conclut

      -" Je vous laisse la parole, Monsieur Denvhal."

      Puis, il attendit la réponse à ses questions, tout en fixant son regard droit dans les yeux de l'individu assis face à lui, afin de lui montrer son intérêt.
          


          


      Spoiler : Spoiler

          
          

          
          
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      • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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        a écrit sur dernière édition par
        #5

        Post n°5
        Auteur : Kalahan Denvhal

        Brève, ce mot résume parfaitement la partie politesse pour ce premier contact entre les deux hommes, ce qui ne dérange pas Kalahan. Le jeune homme a toujours mit un point d'honneur à ne faire perdre de temps à personne ! Il n'allait pas commencer d'entrée de jeu en étalant de fausses flatteries, de plus, ce n'est pas son genre.
        Non, il compte être directe et ne pas y aller par quatre chemins, il sait parfaitement pourquoi il est là, et ce n'est pas pour faire le lèche botte au premier venu.


        SCorcezius, d’au-moins vingt années son aîné, n'as rien à envier aux autres dirigeants qu'il a eu le plaisir ou déplaisir de rencontrer, sauf, et c'est une certitude, à sa chère reine de Dantooine, la ravissante et néanmoins surprenante Dam DOnos.
        En effet, l'homme est de bel stature, un buste ferme et large, du moins en apparence, des jambes sûre et forte qui le porte à presque un bon mètre nonante.
        Son visage est légèrement marqué par l'expérience dont il doit bénéficier. Des cheveux noir, une légère calvitie frontale, un nez élargit à sa terminaison garnit d'une petite moustache très bien taillée, lui donne un air sérieux mais en aucun cas agressif, imposant certes, mais pas agressif. Les yeux gris claire, les joues rosées et son teint doucement bronzé lui confère un charme certain que Kalahan ne peut nier.


        Vêtu d'un très beau costume gris rayé avec chemise grise assortie et une  cravate à motif rouge pour rehausser agréablement le tout, l'homme fait très propre sur lui.
        Détail qui ne lui échappe pas, celui-ci porte une paire de souliers noir cirés à la perfection, ce qui rajoute encore un peu de ''cachet'' à son interlocuteur.


        La voix de SCorcezius est d’ailleurs en accord parfait avec son apparence générale. Légèrement grave avec une pointe d'accent, elle n'en demeure pas moins douce, pour ne pas dire suave. Son ton est assuré et ferme, tout comme son attitude.


        ''- Monsieur Kalahan Denvhal ! La raison de votre présence ici, je peux l'affirmer, est connue de ma personne. Mais...
        - Asseyez-vous !  Asseyez-vous !''


        En effet, le jeune candidat, politesse exige, ne s'était pas permis de s'assoir sur la chaise en cuir noir disposée devant le bureau. Il a prit quelques instants pour apprécier la beauté du bureau dans lequel il est entré. Des plantes vertes habillent deux des coins de la pièce, encadrant une bibliothèque fort bien garnie d'une chose rare mais pourtant si belle... Des livres.
        Sur l'autre mûr se trouve une série de diplômes, quelques photos et un unique tableau représentant la planète, ainsi qu'un canapé trois places en cuir noir assortis aux deux autres dans un souci de cohérence.
        Derrière le grand
        bureau en marbre sobre mais de caractère, comme son détenteur actuel, se trouve une baie vitrée offrant une vue imprenable sur l'horizon. Cependant, Denvhal ne s'attarde pas trop sur la décoration simple mais néanmoins raffinée du lieu, et se concentre sur son interlocuteur.

        D'un mouvement fluide et gracieux, il s'assoit, bien droit, face à SCorcezius l'écoutant avec la plus grande attention. 

        "-Pour être franc Monsieur Denvhal, je ne sais peu de choses de vous. Tout ce qu'on m'a dit, c'est que ....Vous souhaitez postuler au poste d'Ambassadeur vacant sur notre monde Métellos."


        Avant que l'indigène n’ait le temps de répondre, le quinquagénaire reprit.


        ''- Avant de vous recevoir, j'aurai pu me renseigner sur vous. Mais ce n'est pas dans mes habitudes. J'ai toujours souhaité de le demander directement à la personne concernée de me parler d'elle. Ainsi, je peux me faire mon opinion en direct. Alors dites-moi, Monsieur Kalahan Denvhal. Qui êtes-vous ? Pourquoi voulez-vous devenir Ambassadeur ? Et pourquoi de Métallos particulièrement ?''


        Kalahan entrecroisa ses doigts en posant ses coudes sur les accoudoirs de son fauteuil, ses jambes croisées l'une sur l’autre pour tromper son stress et l'aider à se détendre. Après tout, cet homme n'allait pas le manger, du moins l'espérait-il !
        Il prend un sourire doux en entendant les questions de son vis-à-vis, la dernière, en particulier, augmente très légèrement son rythme cardiaque déjà rapide.
        Le cuire grince doucement aux mouvements mesurés et discrets de SCorcezius lorsque celui-ci se replace dans son siège en se saisissant d'un crayon.

         
        ''- Je vous laisse la parole, Monsieur Denvhal."


        C'était le moment, le jeune candidat allait devoir ce vendre, sans exagération, mais avec passion et sincérité !
        Ce n'était pas tant son avenir a lui qui l'inquiétait pour le moment, mais bel et bien l'avenir de ce monde qui l'a vu naître !
        Ce redressant légèrement, clampant ses deux pieds sur le sol, Kalahan prit une voix douce, grave mais très affirmée pour son récit.

        - Je vais me permettre de répondre à vos question dans un ordre différent de celui dans lequel vous me les avez si clairement énoncées. Je vais commencer par la raison qui me pousse à postuler pour la place d'ambassadeur de Metellos et pas une autre planète, hé bien monsieur SCorcezius, c'est tout simplement parce que j'y suis né, et que j'y ai grandis.

        Il sourit alors que son esprit s'évade un court instant dans ses souvenirs, si précieux souvenirs...

        - J'ai passé toute mon enfance et une partie de mon adolescence à traîner dans les rues glauques et sordides de Moriedebo. Je suis un fouleur de sol, monsieur, un enfant né dans une des nombreuses familles qui survivent en dessous des cités volantes, aux pieds des grands Stratablocs rutilant et étincelant qui font rêver tous les jeunes et révoltent certains des plus vieux. Cet endroit où poussière et fumée se mélange pour créer un brouillard qui ne se lève que rarement.

        Une nouvelle pose vient ponctuer son récit, il se lève et fait quelques pas sans jamais quitter des yeux son interlocuteur plus d'une petite minute, plongeant son regard vers la grande baie vitrée. Il reprend tout en faisant quelques pas.

        - Mes parents ont tout sacrifié pour me permettre de sortir de la misère et devenir quelqu'un, pour me permettre de faire des études et dans l'espoir de m’offrir un avenir meilleur que le leur. Je vous passerais les détails de ce que j'ai fais, vous avez en main un dossier contenant tous mes diplômes, toutes mes mentions, mon curriculum vitae ainsi que la lettre de recommandation rédigée par la reine de Dantooine.
        Aussi vais-je passer à la question suivante, pourquoi devenir ambassadeur ? Hé bien, contrairement à ce que l'ont pourrais croire, ce n'est ni pour l'argent, ni pour une quelconque gloire ! Si je veux devenir ambassadeur, monsieur...


        Kalahan s'appuie sur le dossier de son fauteuil, toujours debout, et fixe SCorcezuis dans les yeux, comme pour lui prouver sa sincérité. Joignant, par la suite, des gestes à ses paroles.

        - C'est parce que j'aime cette planète, je l'aime de tout mon être et je souffre... Je souffre de la voir ainsi, polluée, méprisée, délaissée, gangrénée par la pègre et sans cesse montrée du doigt par d'autres qui la dénigre de par son manque de ''noblesse'' comparée a sa grande sœur Coruscante ! D’être décrite comme la petite sœur mauvaise élève d'une géante qui a juste eu plus de chance qu'elle!
        Je souffre de voir ce monde, mon monde, ne rien faire d'autre que mourir à petit feu comme un foyer que l'on laisse à l'abandon, non pas par manque de bois pour le raviver, monsieur, mais bien par manque de passion et de volonté !
        Je fais partie de ce petit nombre de personnes qui ont vécu en bas et qui ont eut la chance de voir autre chose, j'ai marché dans les rues froides et mal éclairées de mon quartier où règne insécurité, corruption, trafics en tous genres, où certaine personnes meurent dans l'indifférence la plus totale et où des crimes odieux sont commis sans jamais être punis. Là où les défunts n’ont pour seul et dernier lieux de repos que la mer de Ciuray ou le puits de l'Enfer !
        Mais j'ai également marché dans des rues propres, où il fait bon vivre, où les enfants jouent dehors sans craindre d’être enlevés ou agressés à chaque coins de rues... 

        Le jeune Denvhal se rassoit, reprenant son souffle suite cet exposé peut-être trop animé. Mais au font de lui, il sait qu'il n'a fait que dire ce que ses tripes lui dictaient. Il recroise les jambes tout comme ses doigts et reprend plus calmement.

        - Monsieur, si je veux devenir ambassadeur de Metellos, c'est pour pouvoir aider cette planète, lui permettre de devenir un monde où il y fait bon vivre, ailleurs que dans des cités volantes trop hautes pour que les anges coincés au sol ne puissent les atteindre, un monde où tout le monde peut avoir une chance de faire ce qu'il veut, une chance de vivre et pas seulement de survivre.
        Si je veux devenir ambassadeur de cette planète, ce n'est ni pour l'argent, ni pour la gloire, comme je vous l'ai déjà dit. Mais bien parce que j'aime Metellos et ses habitants et que j'estime, du plus profond de mon être, qu'elle mérite mieux que l’image qu'elle porte actuellement.
        Je sais que les cités ne se construisent pas en un jour et qu'on ne peut pas forcer un Rankor à prendre un bain. Mais je sais que, petit à petit, avec de la patience, de la détermination et de la passion, on finira par le faire s'approcher d'un point d'eau et qu'il s'y baignera par lui-même, et je suis persuadé qu'il en sera de même pour ce monde.
        Avec de la patience, de la volonté, de la détermination, de la passion et de l'amour, Metellos s'en sortira, elle renaîtra de ses cendres. Peu importe le temps qu'il faudra, mais son peuple a les moyens de faire de cette planète un monde meilleur. Je sais que si les bonnes personnes prennent les bonnes décisions, Metellos se verra offrir un bel avenir et finira par être la digne sœur de sa jumelle géante. Traitez-moi de fous, traitez-moi d'utopiste même si vous le voulez, cela n'entamera en rien mon désir d'aider ce monde à s'en sortir...

         
        L’humain fixe alors sont imperturbable auditeur, il se sent soulagé d'un poids qui devenait lourd, trop lourd.
        Il soupire doucement, reprenant une dernière fois la parole pour répondre à la dernière question.

        - Et enfin, qui suis-je ? Hé bien, monsieur SCorcezius, je suis un enfant de Metellos, je suis Kalahan Denvhal, fils de Moïra, couturière et Arkanos, videur au le Loompas, petit night-club servant plus de maison de passe dans le quartier de Moriedebo que de lieux de fête. Je suis un gamin des rues qui à eu l'occasion, la volonté et le désire de pouvoir faire quelque chose de sa vie, qui est partit pour ses études et qui revient aujourd’hui pour donner à d'autres la même chance ! 

        Il soupire, contant de son exposé, sourit doucement avant de poser à son tour une question.

        - Et vous monsieur SCorcezius... Qui êtes-vous ?

        Ses quelques mots sont les derniers qu'il prononce pour le moment, attendant de voir quelle sera la réaction de l'homme face à lui.

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          Le ChroniqueurL Hors-ligne
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          #6

          Post n°6
          Auteur : Super PNJ

          Le représentant de Métellos scruta mine de rien le comportement du jeune visiteur. Chaque posture était examinée à la louche. Comme il savait si bien le faire. Certaines positions peuvent envoyer des signaux négatifs Ainsi, la nervosité peut se ressentir dans une attitude corporelle. Tout un ensemble de « gestes parasites » au cours de cet entretien était scruté, examiné, notifié afin de définir le genre de personnage, on pouvait avoir à faire. L’homme était à l’affût de toutes ces gesticulations qui pourraient perturber le message que le jeune garçon souhaitait faire passer. Chaque mouvement corporel et ton de voix étaient examinés à l’infime ressenti, scruté au microscope. . Au début, c’était comme un jeu, juste pour meubler et s’occuper l’esprit, retirer la monotonie de ces situations pesantes et par moment ennuyante. Et au fil du temps, se prenant au jeu, notre homme était devenu un spécialiste en la matière.

          À l’affût de la « mauvaise posture », à l’affût, il était… Mais, il avait du mal pour une fois à se concentrer sur ce genre de détail tout en écoutant le jeune homme qui dans sa prise de parole semblait nerveux, il est vrai. Mais qui ne l’était pas dans ces moments, lorsque nous jouons notre carrière. Ce qui ramena le quinquagénaire à ses débuts, le souvenir de ses premiers entretiens. D’un geste vif, il effaça de sa pensée, cet esprit vagabond afin de se concentrer de nouveau sur son « Rendez-vous de l’après-midi »

          "Quand bien même vous essayez de masquer votre stress en maîtrisant votre voix, le corps va le montrer." Se disait-il comme pour lui-même.
          La nervosité finit souvent par se déceler au niveau des pieds. Afin de palier, ses mouvements de jambes, son visiteur prit la peine de les croiser. Il se rappelait à cet instant lors d’une discussion entre certaines têtes pensantes de son entourage qui lui avaient lors d’une soirée décryptée le langage des croisements de jambes : - « Si un homme croise sa jambe droite sur la gauche, on peut généralement définir la sympathie au menu de l’entretien avec votre interlocuteur. Et s’il croise la jambe gauche sur la droite, il contrôle la situation. »
          Pourquoi, allait-il si loin dans sa réflexion. « Stop, ce n’est pas le moment… Concentrons-nous » Commandement qu'il fit à sa pensée.

          En tout cas, une chose était sûre, c’est que ce personnage assis face à lui ne paraissait pas si nerveux que ça, ou arrivait bien à le cacher. Car s’il l'était, il arrivait à le contrôler sans difficulté. Et le personnage ne paraissait nullement renfermé sur lui-même. Bref, passons….
          Le plus important fut dès lors que Monsieur Denvhal prit la parole.
          SCorcezius avait placé les trois premières questions d’usage. Et il n’en était pas mécontent de la tournure des évènements. Il avait pressenti que ce jeune postulant n’avait rien de comparable avec tous ceux qui étaient passés en ce lieu, dans ce bureau. Oui, il se rendit compte que ce jeune homme n’était pas de la même étoffe, dès lors qu’il ouvrit la bouche afin de donner réponse aux questions posées. L’intonation d’ une belle voix équilibrée et profonde, posée et assurée tout en suggérant une douce autorité attira son attention. 


          - Je vais me permettre de répondre à vos questions dans un ordre différent de celui dans lequel vous me les avez si clairement énoncées. Je vais commencer par la raison qui me pousse à postuler pour la place d'ambassadeur de Metellos et pas une autre planète, hé bien monsieur SCorcezius, c'est tout simplement parce que j'y suis né, et que j'y ai grandi.


           -" C’est donc, cela ». Se dit-il lorsque le jeune homme annonça directement qu’il était natif de Metellos.
          Il y avait là, le détail qui n’était pas mentionné dans le dossier qu’il avait parcouru le matin même. SCorcézius était tout ouï, les choses sérieuses commençaient.

          L’homme remarqua un doux sourire qui se dessinait sur le visage du jeune Métellosien dès lors qu’il se mit à exprimer son sentiment, ses ressentiments. Le jeune homme raconta sa jeune vie dans les bas quartiers de Métellos. On pouvait ressentir une forme de nostalgie, de tristesse, de rage et de fierté mêlées dans ses paroles. Une intensité et une passion animaient le jeune candidat.

          Emporté, peut-être par la fougue du moment, le « recruteur de la République » le vit se lever, puis se diriger vers la grande baie vitrée tout en exposant son récit. À cet instant, le plus âgé des deux se disait que peut-être, c’était afin de vérifier que l’atmosphère était comme dans son souvenir, que rien n’avait changé. Ou alors, constater qu’il était bien là où ses ambitions, l’espoir de ses parents, l’ont bien conduit là où ils avaient tant rêvé. Le quinquagénaire le laissa continuer en le suivant du regard, scrutant ses actions, écoutant son histoire, comment il en était arrivé là, pourquoi il voulait aller plus loin. Ce que Métellos représentait à ses yeux.

          Lorsqu’il revint près du grand fauteuil, les doigts serrés sur le dossier, malgré qu’il en parle avec véhémence et ardeur, SCorcézius pouvait percevoir l’émotion que le jeune homme ressentait lorsqu’il décrivit la vie dans son quartier. Il reprit de plus belle.
          Le ton de la voix était plus emporté, comme habité par une rage. Mais une rage affective. Le jeune homme était animé d’une frénésie. On sentit comme une fièvre qui l’emportait. La fièvre de l’attachement pour cette planète qui était la sienne. Une exaltation modérée, certes, mais présente avec tendresse et sensibilité. Il en parlait comme ci à ses yeux, être "Ambassadeur de Métellos" était devenu une vocation.
           


          - Monsieur, si je veux devenir ambassadeur de Metellos, c'est pour pouvoir aider cette planète, lui permettre de devenir un monde où il y fait bon vivre,....

          Lorsque notre cher vieil homme avait entendu le début de cette phrase, il s’était dit qu’il avait bien compris bien avant, pourquoi cette décision « Devenir Ambassadeur surtout de Métellos »
          Il écouta quand même ses paroles jusqu’au bout. Il se souvenait ce qu’il s'était dit lorsque ses yeux s’étaient posés sur le jeune Kalahan Denvhal, lorsque celui-ci s’était présenté à lui.
          **-« l’aspirant Ambassadeur, ne serait peut-être pas tout à fait comme les autres. » ** Il était loin de la vérité.
           

          ... Je sais que si les bonnes personnes prennent les bonnes décisions, Metellos se verra offrir un bel avenir et finira par être la digne sœur de sa jumelle géante. Traitez-moi de fous, traitez-moi d'utopiste même si vous le voulez, cela n'entamera en rien mon désir d'aider ce monde à s'en sortir......


          Ce n’était pas là encore un de ceux qui souhaitait faire fortune, asseoir leur autorité, asseoir leur ambition personnelle.

          - ** « Le retour de l’enfant prodige » ** les seuls mots qui se sont apparus dans son esprit à la fin du discours du jeune « Futur » Ambassadeur.
          Le jeune homme conclu sur une description basique de sa personne et énumérant son identité, une petite description rapide de son état-civil.
          Scorcézius resta sans voix un petit moment. Il ne savait plus par où reprendre l’interrogatoire.
          - ** « Un fouleur de sol » Ces mots dansaient au fond dans sa tête. Lui qui avait tant espéré que Metellos puisse avoir au siège de gouvernance quelqu’un qui pourrait comprendre comme lui, et même mieux que lui cette planète et lui donner sa splendeur tant espérée dans les rêves les plus fous. Il ne s’attendait pas à le voir de ses yeux que cette personne pouvait se présenter à lui.
          Mais le bon sens reprend vite ses droits. Il ne fallait pas se laisser bercer, pour ne pas se laisser berner. Ce n’est pas parce qu’il en a rêvé que cela puisse se réaliser. - « Gardons les pieds sur terre, et l’esprit vif et en éveil. Les paroles ne sont pas les actes. Ne nous emballons pas ». **
           

           - Et vous monsieur SCorcezius... Qui êtes-vous ?

          Lorsqu’il entendit cette question de la part du jeune homme, Il ne put s’empêcher de se dire qu’elle restera en suspens. Il n’était pas question de lui pour le moment. De savoir qui il était et en ce lieu ce n’était pas le sujet. Et si ce jeune Androgyne, enfant de Métallos est nommé Ambassadeur, la réponse lui sera donnée en temps et en heure. Il aura tout le loisir de faire plus ample connaissance et apprendra ce qu’il aura à savoir sur son humble serviteur. Qu’il ne fallait pas tout mélanger.

          Retrouvant son rôle initial, le représentant de Métellos, recruteur au nom de la Nouvelle République Fédérale n’en avait pas fini.

          - Bien ! Bien, Monsieur Denvhal, je vois là en vous quelqu’un qui sait captiver son auditoire. C’est déjà quelque chose de positif pour la carrière que vous souhaitez entreprendre.

          Il ne voulait donner aucun ressentiment et autre par rapport à l’exposé du garçon. Il était comme ça le SCorcézius, il écoutait et il enchaînait. Le reste, ce serait pour plus tard, ou pas.

          - Vous avez répondu à mes premières questions. Je souhaiterai à présent que vous répondiez à quelques autres que j’aurai à vous poser.

          Déposant le crayon qu’il tenait encore à la main sur son bureau, il continua tout en gardant les yeux rivés dans ceux de son visiteur.

          - Dîtes-moi Monsieur Kalahan Denvhal ! Que représente la Nouvelle République Fédérale à vos yeux ? Pour vous, que représentent la République et son Chancelier Shar'kan Nocturna?


          Le regard toujours insistant

          - Ma deuxième question, si vous êtes élus Ambassadeur de Metellos, Quel sera votre rôle ? Comment se traduira-t-il dans la vie politique de la planète par votre présence au Sénat pour la représentation de Metellos ?

          - Répondez à ces questions, puis nous aviserons.

          Il en était resté juste à ça, laissant à ce jeune candidat, le soin de répondre. Il n’attendait pas des phrases toutes faites. Il avait déjà une idée bien précise sur le destin de ce jeune « ambitieux ». Mais les dernières cartes n’étaient pas encore distribuées.

          Spoiler : Spoiler

               

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            Auteur : Kalahan Denvhal

            Kalahan sourit, content de lui. Il a pris le temps de se calmer, de reprendre une posture ouverte sans signe d'animosité, afin de reprendre l'entretien dans les meilleures conditions possibles. Son sourire n’a pas quitté son visage, il est maintenant empli d'une certaine fierté.
            Le jeune humain continue ses observations concernant son interlocuteur, celui-ci est d'un calme impressionnant, son charisme apaisant l'androgyne sur sa crainte de se retrouver face à un homme qui viendrait d'un autre monde et qui ne pourrait pas comprendre ce qu'il ressent, ce qui l'anime dans son désir d'être ambassadeur.
            Mais le voilà rassuré, quand il parle de son quartier, le faible sourire qui s'affiche sur le visage de SCorcezius lui indique qu'il voit de quoi il parle, Metellos ne lui est donc pas inconnue, pas comme à d'autres...

            Ce qui plaît également au jeune Denvhal, c'est que durant tout son récit, l'homme c'est montré attentif, réceptif à ses dires. Il ne s'est pas fait fuyant comme certains, son regard toujours porté sur le moindre de ses gestes, probablement afin de les analyser comme il le ferait à sa place. Le ton que l'homme prend en s'adressant à lui, reflète très bien le personnage, un homme de caractère, attentif, sûr de lui et ayant les pieds sur terre, ne perdant pas de temps en réponse futile. C'est exactement ce à quoi s'attendait le jeune homme. 

            - Bien ! Bien, Monsieur Denvhal, je vois là en vous quelqu’un qui sait captiver son auditoire. C’est déjà quelque chose de positif pour la carrière que vous souhaitez entreprendre.

            Les lèvres de Kalahan s'étirent doucement, ajoutant un certain charme à son visage, lui plissant légèrement les yeux. Le quinquagénaire n'as rien laissé filtrer, physiquement tout du moins, des émotions qu'il a ressenti durant son discourt, mais la petite étincelle qu'il eut dans les yeux, durant quelques secondes, le rassura sur la suite des évènements. Maintenant, il peut le sentir, est venu les temps de vraies questions, celles qui sont en bonne parties déterminantes pour son avenir.
            Cependant, il est encore difficile pour le jeune Métellosien de savoir ''à quel sauce'' il sera mangé par la suite. Il observe l'homme poser son crayon, toujours sans montrer la moindre émotion.

            - Dîtes-moi Monsieur Kalahan Denvhal ! Que représente la Nouvelle République Fédérale à vos yeux ? Pour vous, que représentent la République et son Chancelier Shar'kan Nocturna?

            Le regard insistant de SCorcezius hypnotise un court instant l'aspirant ambassadeur. Il y a quelque chose d'étrange dans le regard gris du recruteur, comme si, à force de vouloir cacher ses ressentis, il dénaturait légèrement la couleur de ses yeux leur donnant une teinte bleu pâle.

            - Ma deuxième question, si vous êtes élus Ambassadeur de Metellos, Quel sera votre rôle ? Comment se traduira-t-il dans la vie politique de la planète par votre présence au Sénat pour la représentation de Metellos ?
            - Répondez à ces questions, puis nous aviserons.

            Surprit par ces nouvelles questions, Kalahan prend un court temps de réflexion, rapprochant ses deux main jointe de son visage, fronçant légèrement les sourcilles. Il reprend sa posture ouvert, prenant cette fois un sourire en coin avec toujours la même douceur dans le regard. Une inspiration, et le voilà partit.

            - Ce que représente, pour moi, la nouvelle république ? Hé bien, monsieur, je dirais que c'est avant tout un espoir, l'espoir peut-être, d'une période de calme pourquoi pas même de paix dans notre galaxie. Elle représente également un soutien, un moyen d'apporter une certaine cohésion aux mondes l'ayant rejointe. Elle représente l'opportunité, pour des mondes comme Metellos, oublier par le passé et délaissé, d'avoir une voix, un représentant pouvant plaider sa cause devant les plus grands et un soutien en cas d'éventuelles problèmes. Mais je ne suis pas dupe, elle ne fera rien pour nous que nous ne ferons as pour nous même ! Pour moi la république est un symbole de renaissance, mais, comme toutes choses, elle a ses avantages, mais aussi ses inconvenants.  

            Il marque à nouveau une pause, concernant le chancelier Nocturna, il n'aime pas spécialement cet homme. Sa vision des choses diffère en certains points de la sienne, mais dans le fond, il n'as pas grand-chose à lui reprocher, ne le connaissant pas personnellement.

            - En ce qui concerne le Chancelier Nocturna, pour moi c'est un homme comme les autres, certes, il est ambitieux et semble prêt à tout pour atteindre ses buts, mais je n'ai personnellement rien à lui reprocher, n'ayant pas eu le plaisir de le côtoyer. Il semble compétant de ce qu'on m'en a dit, mais je n'ai pu le vérifier de ma personne, alors je garde un avis neutre sur la question, si je puis me permettre.
            Mais, ce n'est pas à lui que je ferais le plus confiance en cas de problèmes, mais ce n'est là qu'un avis en tout point personnel, je dois vous avouer compter en premier lieu sur moi-même en cas de problèmes.
             
            Il fronce à peine plus les sourcilles, la deuxième question est plus complexe pour lui. Ce n'est pas tant le fond qui lui pose problème que la forme. Il reprend une inspiration mesurée, un ton ferme envers lui-même et poursuit.

            - Parlons maintenant de votre deuxième question. Mon rôle sera celui de porte-parole, de représentant lors des séances au Sénat, il sera de rappeler à la galaxie que Metellos existe toujours et de défendre ses intérêts. Mais j'aurais aussi, je l'espère, un rôle à jouer sur Metellos elle-même, celui d'intermédiaire entre les deux castes de ce monde.
            Mon rôle de rétablir un dialogue entre les fouleurs de sol et la petite noblesse, de trouver des solutions aux problèmes des deux parties, afin qu'aucune des deux ne soit lésées.
            Et je compte mener à bien ses rôle en donnant de ma personne, en m'impliquant au saint du Sénat  dans ses commissions, en y trouvant des allier et des soutiens ! 
            Et pour Metellos, j'irais en personne à la rencontre de ses habitants, leur demander ce dont ils ont besoins, ce qu'il désire et ferait de mon mieux pour que la majorité soit satisfaite j'ai bon nombres d'idées en tête, mais je ne vais pas vous faire perdre votre temps en vous les exposants maintenant, après tout, je ne suis pas encore ambassadeur.

             
            Il fixe son regard changeant dans celui de SCorcezius qui ne laisse toujours rien paraître... Vient-il de marquer des points ? Où s’est-il complètement discrédité auprès de son recruteur ?
            Il attend patiemment, jambes toujours croisées, la suite de l'entretien.

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              Post n°8
              Auteur : Super PNJ

              Juste avant d'y répondre à ce fameux réquisitoire,  le plus âgé des deux s'était arrêté sur les gestes et les mimiques du jeune Androgyne, dès le moment du «  froncement des sourcils ».
              A l’analyse de ce geste, certains diront «  Froncer les sourcils »   schématise un sentiment défensif ou agressif ». Mais, il apparaît ici que  ce serait bien le deuxième point qui est pris en compte par l’homme installé à son bureau. Car au son de la voix de son visiteur, il ne  détecte aucune agressivité.  Ils indiquent plus certainement de la méfiance  au vu des questions posées.
              Les gestes des mains le confortent sur le sentiment du jeune Métellosien. Celui-ci manifeste ainsi toute la confiance qu'il a en lui. On dirait qu’il est prêt à répondre aux questions qu'on lui pose sans rien attendre en retour.
              Au même moment, "cet homme mûr" détecte, l’apparition de petites rides sur les bords externes des yeux de son visiteur, la spontanéité d'un sourire qui lui prouve la sincérité du jeune Denvhal. Car chez les simulateurs, eux, point de ridules, ils ne sourient qu’avec la bouche.
              Ce sourire désarme en court instant le recruteur, déclenchant chez lui des réactions favorables.

              Kalahan Denvhal rebondit sur les questions posés par son "recruteur", le jeune "fouleur de sol" y répond sans réticence tandis que le quinquagénaire écoute avec une attention soutenue.
              Voilà, le jeune candidat en avait terminé, attendant une  réaction, un geste une parole, continuant à fixer le regard de son interlocuteur qui ne disait mot, le visage de celui-ci ne transcrivait rien non plus. On aurait dit que l'heure était  à « l'attente » pour le jeune homme. Sur la défensive, au vu de sa posture ? Non.
              Même si souvent, il est dit que les jambes croisées sont un signe de réticence. Dans le cas présent, il n’en était rien.
              Le buste tourné face à  son interlocuteur, même si sa jambe croisée pointe vers l'extérieur, cela dénote quand même une ouverture.  Le jeune Denvhal a ainsi créé sa "bulle" favorable à la discussion, en position de communication.

              Pendant un long moment, personne n'ose ni parler ni bouger. Puis soudainement, Sans un mot, le représentant de Metellos se lève.

              -" Hum ! Hum !" Fait-il. Rien de plus, rien de moins. Il se dirige vers la fenêtre et fixe l'extérieur.
              Debout les jambes écartées, les mains jointes derrière le dos, il fait face à la grande baie vitrée. Sans mot, tournant le dos à son rendez-vous de l'après-midi, il reste là, les yeux fixés sur l’horizon. Laissant son visiteur seul avec lui même, l'homme faisait de même de son côté. Le silence s'installait pendant des secondes, des minutes, des heures.

              Il y a  plusieurs types de silences. Celui qui exprime le respect et l’écoute de l’autre lorsqu’il parle. Par ce silence, l’attention qu’on lui porte est alors visible, audible, dirais-je même.
              Il y a aussi « le silence » de la personne en colère, furieuse, qui, pour ne pas exposer une situation désagréable aux yeux des autres, pour ne pas empirer la situation, préfère se taire.
              « Le silence » qui exprime l’indifférence, ou encore le mépris de celui qui ne souhaite pas entrer en communication avec l’autre.
              «  Le silence » qui exprime le doute, la confusion ou l’incompréhension. Dans ce cas, la personne silencieuse aura tendance à ne rien vouloir dire, n’osant pas demander une précision à son interlocuteur, mais restera quand même dans l’attente.
              Enfin, il y a tout simplement ce silence qui signifie qu’on n’a rien à dire. Je ne vais pas vous parler là, de suite, de ce silence qui s’installe lorsqu’on est face à un inconnu et qu’on n’a nullement envie de connaître. Mais de celui qu’on ne souhaite pas briser, ce silence qui nous enveloppe par des mots qui gâcheraient un moment agréable entre des personnes qui se complaisent dans le calme, et que seul un regard suffit pour communiquer. Mais au vu des positions de chacun à cet instant présent, la communication aurait bien du mal à passer !
              On peut dire que chaque silence signifie, donc, un sentiment, une sensation particulière. Et, selon le contexte,  il peut être interpréter de manière différente.
              Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le silence fait partie intégrante de la communication. Il  exprime tant de chose, qu’il n’est pas difficile de déceler selon la situation, et si nous sommes, ne serait-ce qu’un peu, observateur.

              Mais pourquoi ne pas profiter du silence et le remplir par tant de mots, me diriez-vous ?

              Mais, c'est parce que, dans cette pièce, ce silence imposé par le « Maître des lieux » devenait pesant. On aurait dit que le temps s'était arrêté, figé avec cet homme face à sa baie vitrée. Il ne fait aucun mouvement. Bouge-t-il un sourcil ? Où a-t-il posé son regard ? A quoi pense-t-il ?
              Il ne remarque même pas ce Droïde franchir la petite porte latérale du bureau, faire son entrée dans la pièce, allumer les lampes de la pièce car la nuit était à présent tombée sur cette planète.

              Un clic, un simple clic le ramène à la réalité, ce petit bruit de fermeture de porte, comme une poignée qui s'enclenche.
              Se retournant légèrement, le Représentant de Metellos pose les yeux sur le jeune homme assis dans ce fauteuil face à lui. Il semblait tirailler par ses pensées. **-"Pourquoi m'ont-ils envoyé celui-là ? Pourquoi est-ce à moi de trancher ?"**.
              Gardant toujours les bras placés derrière lui, il desserre les doigts. Cette fois-ci une main attrape l'autre poignet, signe de son assurance et de sa confiance en lui.
              Certes, il en est fier et à la fois, il ne peut dire ce qu'il ressentait vraiment. La peur de ne pas faire le bon choix, peut-être. Il ne faut pas se précipiter et il ne faut pas pour autant faire durer la "sentence".

              Il avance d'un pas, se fige en posant ses mains sur ses hanches, il est prêt à agir. Scorcézius regarde son jeune postulant au poste d'ambassadeur de Metellos droit dans les yeux et prend enfin la parole.

              - " Monsieur Denvhal Kalahan, je peux vous dire à cet instant que vos paroles ont raisonné positivement à mes oreilles. Vous avez su bondir sur mes questions et rebondir sur vos propres propos. Concernant la République vos paroles sonnaient justes. Pour être franc avec vous, Monsieur Denvhal, j'ai eu le sentiment que lorsque vous avez parlé de la République comme symbole de renaissance, on pouvait ressentir en comparaison une  même renaissance pour Metellos. Je ne vais pas décrypter chaque mot que vous avez prononcé. Ce serait parler pour ne rien dire et combler les heures qui nous manquent. "

              Sans bouger, toujours dans la même position, il poursuit sur le même ton.

              - " Concernant votre réponse au sujet du Chancelier, je vous avouerai que j'apprécie votre franchise. Combien en auront fait l'éloge, même sans le connaître. Juste pour avoir le privilège de remporter ce siège à pourvoir. Je vous avouerai que la flatterie n'ouvre jamais les portes et qu'au contraire, en ce qui me concerne, elle entraverait les passages. "

              - " A mon grand étonnement et à ma grande surprise, vous n'avez pas faits de phrases toutes faites. Et je m'en réjouis. Mais est-il là suffisant pour vous octroyer le poste ? Je ne vais pas y répondre de suite. Je ne dirai rien de suite, car....

              Il laisse, là, sa phrase en suspens quelques minutes, le temps de s’asseoir à nouveau à son bureau. d'une main sur le dossier, il fait pivoter son siège afin que celui-ci se place dans la bonne position et il s'y installe. Puis comme si de rien n'était reprend là où il l'a laissé, les yeux fixés dans celui du jeune Metellos.

              - "Car, vous me dîtes que vous êtes un enfant du pays. Si je peux le traduire ainsi. C'est ce qui, d'après vous, vous anime pour cette fonction qui pourrait être vôtre. Mais, quelques questions m'interpellent. Vous avez quitté Metellos depuis fort bien longtemps. vous avez mené votre vie loin d'ici, loin des vôtres, "les fouleurs de sol". Voyageant de galaxie en Galaxie, goûtant aux délices d'une vie qui s'était présentée à vous. Qui nous dit qu'il est vrai que le sort des Metellosiens est l'une de vos priorités ? "

              Reprenant son crayon, entre ses doigts, le visage plus refermé qu’auparavant, la question tombe.

              - " Alors une question, la seule et la dernière que je vous poserai ce soir. Que savez-vous vraiment de Metellos ? Une fois votre réponse donnée, je vous transmettrai ma décision concernant votre candidature au poste d'Ambassadeur de Metellos."


              La dernière ligne droite,et, ce jeune Androgyne, ce Metellosien, ce " fouleur de sol", Kalahan Denvhal sera fixé sur son sort.

              Spoiler : Spoiler

                     

                     
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                #9

                Post n°9
                Auteur : Kalahan Denvhal

                Le silence, doux silence, c'est un art qui peut signifier tant de choses. Le silence, on peut l’interpréter mais également le ressentir de dizaines de manières différentes. Alors que dire de ce silence, là, à cet instant ?

                Ce silence-là est un silence positif, le silence qui demeure après un exposé sur lequel on ne trouve rien a redire de bon, comme de mauvais. Un silence de réflexion, d'analyse et de décryptage servant à une prise de décision. Un silence durant lequel le stress du jeune et ambitieux Denvhal augmente légèrement. SCorcézius lui à poser là des questions pouvant être déterminantes pour son avenir, il a joué la carte de la sincérité, de la franchise et c'est refusé à la fausse flatterie.
                Il ne s’est pas cantonné à des réponses toute faite, faciles, apprises par cœur qu'il n'aurait eu qu'à retranscrire oralement. Non, à cela, il se refuse. Kalahan a toujours parlé avec son cœur, avec ses tripes et ne s’est jamais laissé guider par son ambition. Ce qu'il a accompli, il l'a fait en étant lui-même, pas en prétendant être quelqu'un et ne compte pas changer cela maintenant.
                C'est en étant lui-même qu'il est arrivé ici, préférant le silence à une vérité mal placée ou pire, à un mensonge.
                Le Méttellosien ne cherche pas à briser ce silence qui dure, et dure encore de longues minutes.

                * Je me demande bien ce qu'il se passe dans sa tête à cet instant! * Se demande-t-il.

                C'est une bien cruelle torture que fait endurer le recruteur au jeune androgyne. Certes, pas une torture physique, mais au contraire une torture psychologique, intérieure, qui ne laisse aucunes traces visibles. Mais non, il n'est pas dupe, l'humain a senti que son interlocuteur n'en avais pas fini avec lui, d'où son désir de ne pas briser le pesant silence qui s’est installé.

                Kalahan se tiens assit sur sa chaise, jambes décroisées, main sur le mentons, la seconde posée sur sa cuisse droite. Il scrute les réactions de son interlocuteur.

                Soudain, alors que, jusqu'à maintenant, rien n'était venu troubler le calme de la pièce, SCorcézius se racle la gorge.
                Denvhal le regarde l'homme se lever à la suite de son exposer, toujours dans le plus parfais silence que seul le bruit du cuir vient troubler, tout comme les quelques bruits de pas étouffés par le tapi jonchant le sol. L'homme se tient droit, regard perdu sur le lointain.
                Dehors, le jour a décliné, un somptueux couché de soleil est venu tinté le ciel d'un déradé de rouges allant d'un rouge ocre foncé à une tinte de jaune.

                Son recruteur semble l'observer, sans mots, sans geste, une vraie statue. Kalahan, lui, ne bouge pas non plus. Son sourire n'as pas disparût, mais c'est agréablement adouci en observant le spectacle offert par le soleil allant vers son repos. Le jeune humain a vu bon nombre de couchers de soleils, mais aucuns, non, aucuns n'as sus surpasser ceux qu'il observait ici, perché sur la cheminée délabrée d'une des anciennes usines de son quartier, accompagné de son fidèle KutKut qui doit encore être en train de l'attendre à la réception.

                Ses souvenirs le plonge dans une certaine mélancolie, mélancolie de laquelle un droïde venu allumer les lumières de la pièce le fait sortir. Son interlocuteur, lui aussi, semble avoir été réveillé par cette présence furtive. Il se retourne et fait un pas dans sa direction, les mains sur les hanches, il plonge à nouveau ses yeux dans les siens, fixement et prend enfin la parole.


                - " Monsieur Denvhal Kalahan, je peux vous dire à cet instant que vos paroles ont raisonné positivement à mes oreilles. Vous avez su bondir sur mes questions et rebondir sur vos propres propos. Concernant la République vos paroles sonnaient justes. Pour être franc avec vous, Monsieur Denvhal, j'ai eu le sentiment que lorsque vous avez parlé de la République comme symbole de renaissance, on pouvait ressentir en comparaison une  même renaissance pour Metellos. Je ne vais pas décrypter chaque mot que vous avez prononcé. Ce serait parler pour ne rien dire et combler les heures qui nous manquent. "

                Sans changer sa position, il reprit.

                - " Concernant votre réponse au sujet du Chancelier, je vous avouerai que j'apprécie votre franchise. Combien en auront fait l'éloge, même sans le connaître. Juste pour avoir le privilège de remporter ce siège à pourvoir. Je vous avouerai que la flatterie n'ouvre jamais les portes et qu'au contraire, en ce qui me concerne, elle entraverait les passages. "

                - " A mon grand étonnement et à ma grande surprise, vous n'avez pas faits de phrases toutes faites. Et je m'en réjouis. Mais est-il là suffisant pour vous octroyer le poste ? Je ne vais pas y répondre de suite. Je ne dirai rien de suite, car....

                Il continue son exposer en lui parlant de son passé sur Metellos, du fait qu'il est partit bien longtemps  et qu'il se demande si il est véritablement intéressé par le sort des siens. Le sourire du jeune Métellosien s'agrandit quand vient le temps de la dernière question
                De son recruteur.


                - " Alors une question, la seule et la dernière que je vous poserai ce soir. Que savez-vous vraiment de Metellos ? Une fois votre réponse donnée, je vous transmettrai ma décision concernant votre candidature au poste d'Ambassadeur de Metellos. ''
                Kalahan regarde son auditeur, il hésite quant à la manière de répondre à cette question, dans un sens, il est blessé, comment peut-il encore douter de son engagement ? Il se redresse doucement dans son siège et regarde un court instant la baie vitrée. Il prend alors un ton d'une douceur surprenante avec une voix cristalline.

                - Hum, voilà une question qui est tout à fait légitime, je suis partis bien des années, il est vrais. J'ai laissé ici parent, ami et passé mais je ne l'ai jamais oublié. Je suis partis, certes, mais toujours dans le but de revenir ! C'est la première promesse que je me fis en quittant mon foyer. Pendant mon absence, j'ai demandé à ma mère, ma tendre mère, de bien vouloir me donner des nouvelles d'elle et de mon père, mais également de Metellos !
                Ainsi, je suis au courent des évènements importants qui s'y sont déroulé en mon absence. Je sais qu'un des principaux actionnaires de l'entreprise de micro technologie, dont je ne citerais pas le nom, c'est retiré, faisant plongé la cote de l'entreprise. Je sais que Le soleil noir, cette association de malfaiteur de Coruscante cherche depuis trois ans au moins à s'installer ici pour échapper aux contrôle de la milice de leur planète d'origine et dans le but de faire concurrence aux Freelancers du coin. Je sais que Néoline, ma jeune voisine, c'est faire agressée et a été, comme de nombreuses personnes, jetée dans le Puits de l'Enfer sans plus de cérémonie étant la dernière de sa famille. Et je sais bien d’autres choses, mais là n'est pas le débat !
                Bon nombre de fois, j'ai essayé de me détache de ce monde qui m'a vu naître, mais je n'y suis jamais arrivé, probablement parce que ce n'était pas ce que je voulais. La pauvre reine DOnOs doit connaître par cœur tous les endroits intéressants de cette planète alors qu'elle n'y est jamais venue tant je les lui ais décrits.


                C'est un sourire empreint d'une très forte émotion qui lui revient à l'esprit. Celui-ci le fait doucement agrandir son sourire et apparaitre des ridules sous ses yeux.

                - Je suis partis longtemps, trop longtemps à mon goût, mais je ne voulais pas revenir ici avant de m'estimer prêt à servir mon monde. Le désire et la volonté de revenir ne m'ont jamais quitté, pas un seul instant, mais je me devais de tenir, je me devais de me former, de me renforcer afin de pouvoir revenir ici en étant instruit et possédant une certaine expérience. Si j'étais revenu plus tôt, je n'aurais jamais pu faire quoi que ce soit pour ce monde, pour mon monde. C'est la raison qui m'a tenu éloigné d'ici de si longue année !
                Ce que je sais vraiment de Metellos, monsieur, c'est que depuis mon départ, la situation n’a pas évoluée, elle s'est même détériorée si j'en crois les rumeurs et les courriers de ma mère, et cela, monsieur, je ne peux plus le supporter. Je ne veux plus qu'on m'annonce qu'une jeune fille de sept ans a été vendue par ses parents a un directeur de night-club pour une centaine de crédits, Je ne veux plus entendre que deux familles entière se sont donnée la mort suite a la destruction de leur logement par la chute des débris d'une des anciennes usines. J'aime ce monde, j'aime ses habitants, je veux, et ceci est mon rêve le plus cher, pouvoir faire de ce monde, un endroit plus sûr, plus épanouis !
                Alors oui, monsieur SCorcézius, le sort des habitants de ce monde me préoccupe, et ce que je sais vraiment de Metellos, c'est qu'elle s'en sortira, tout du moins, que je ferais tout pour ! Que ce soit en tant qu'ambassadeur où que simple citoyen!


                C'est d'une traite que Kalahan prononça son dernier discourt. Une fois de plus, il avait laissé l'émotion guidé son récit. Une fois de plus il a parlé avec franchise et passion de ce qui l'anime. Et une fois de plus, il espère qu'il a su convaincre par son énoncé de ses bonnes intentions envers ce monde.

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                  a écrit sur dernière édition par
                  #10

                  Post n°10
                  Auteur : Super PNJ

                  Il ne peut être ambassadeur celui qui le souhaite
                  Un ambassadeur, c'est un représentant d'un État, d'une planète. C'est l'un des rangs le plus haut au sein de la hiérarchie L'Ambassadeur est chargé d'un message, d'une mission. L'Ambassadeur de Metellos est le subordonné du gouvernement de Metellos. Il se doit de protéger les ressortissants de sa planète, de négocier et de collaborer auprès du gouvernement de La République Fédérale, mais surtout le plus important aux yeux de SCorcézisus c'est de défendre les intérêts de cette planète Metellos.

                  Ces prétendants à cette fonction d'Ambassadeur croyaient avoir tous les droits. Ils se fourvoyaient. Ce qui fit sourire notre quinquagénaire même s'il ne le montrait pas extérieurement. Quels hommes, pathétiques, se disaient-ils. De bon parleur, pour sûr, mais ils ne faisaient pas le poids, ici-bas, eux non plus, à chaque fois qu'un après l'autre, ils défilaient en son bureau.
                    
                  Et un jour, un jeune homme au visage enfantin presque féminisé, paraissant sortir des écoles, en réponse des différentes questions qu'il lui posait tentait de le convaincre qu'il lui prouverait qu'il est bien là le candidat tant attendu. L'homme de la situation.
                  Il était tenté de jeter un œil furtif à son dossier qui trônait sur son bureau juste sous ses mains afin de vérifier une fois de plus l'âge de son interlocuteur. Mais il y renonça se disant que cela pourrait être mal interprété, et il ne souhaitait pas perdre le contact visuel.
                  Une dernière et ultime question a été posée au jeune metellosien.

                   
                  Comment allait-il pouvoir sans sortir avant que notre cher Monsieur Le Recruteur puisse prendre cette décision définitive ?
                  Une décision qui scellera à jamais l'avenir de ce jeune Androgyne qui se lançait en politique.
                  Ce n'était point là une fonction facile que celui-ci brillait. Ambassadeur de Metellos.
                  Le représentant du gouvernement pensait qu'il allait entendre le nombre de population, le diamètre de la planète, qu'on allait lui énumérer les exportations ou les importations de Métellos. Comme auraient fait les autres postulants qui ont défilé en ce lieu.
                  Et, non, pas lui, rien de ce genre de la part du jeune Kalahan Denvhal..
                  Avant de savoir si oui ou non, sa candidature serait pris en compte, ou même accepté, il est certain que Denvhal se lançait "Corps et âme" dans cette réponse.

                  Le représentant du gouvernement, dévisageait ce jeune qui s'était Lancé avec fougue, justifiant son absence, son éloignement et sa prise de conscience. Celui-ci jouait le tout pour le tout. Sa passion débordante pour venir en aide à ses semblables, du moins ses congénères.
                   
                  Les mots prononcés afin d'expliquer cet éloignement et justifier ce retour sonnaient en l'esprit du recruteur en ces mots **" Je suis partie, certes, mon corps a quitté Métellos, mais pendant cette longue absence de cette planète. Métellos m'a accompagné en mon Cœur et mon Esprit. Tout au long de mon périple, nous ne sommes jamais quittés."**
                  Il n'est ni poète pourtant et encore moins rêveur, pourquoi ces mots se traduisaient ainsi en lui lorsqu'il écoutait la longue tirade de ce jeune postulant.
                     
                  Le recruteur de la République était pourtant un homme ayant les pieds sur terre. Il n'était pas du genre mélomane, ni même mélodrame. On dirait de lui plutôt un homme pragmatique, efficace, fonctionnelle, pratique, réaliste.
                  **-"Restons concentré !** se dit-il au plus profond de lui.

                  Il avait fini...Il avait fini de parler Kalahan Denvhal. Et il était prêt à entendre la  "sentence". SCorcézius pourrait presque percevoir une petite voix qui lui soufflait à l'oreille le sentiment du jeune Metellosien en cet instant, et qui lui disait ** " -il espère qu'il a su convaincre par son énoncé de ses bonnes intentions envers ce monde.**   

                  - Bien ! Bien !
                  Fit-il

                  Clignant légèrement l'œil droit, il regarda Denvhal. Il aurait aimé que celui-ci lui touche mot concernant ces nouveaux hôtels qui se sont construits, il n'y a pas si longtemps sur la planète, il aurait aimé avoir un avis. **-" Ne soyons pas si pointilleux."** Se dit-il  Peut-être qu'il n'avait eu ni le temps d'en entendre parler et ni le temps de s'y pencher sur le sujet.**
                  Il n'allait pas faire durer le plaisir plus longtemps. Ce jeune homme dans sa réponse avait souhaité faire passer un message. Il postulait à ce poste, car il avait quelque chose à accomplir, une dette envers son parcours. Comme redevable au destin, comme s'il restait débiteur tout compte fait ; et qu'il avait une obligation envers ce destin qui a fait de lui l'homme qu'il est aujourd'hui.   
                  D'une voix rude, peut-être même un peu âpre, et, comme enrouée, le verdict tomba.

                  - Vos réponses m'ont-elles convaincu ? Votre franchise, la passion que vous avez mise dans vos récits, ont-ils été suffisant ? Toutes ces questions que vous vous posez à cet instant ne vous donnent pas la réponse que vous attendez, n'est-ce pas ?
                     
                  Sur ces mots, SCorsézius s'était levé de son fauteuil puis faisant le tour de son bureau afin de se placer juste devant, il s'arrêta et poursuivit son monologue.   

                  - Certes la Nouvelle République Fédérale m'a transmis votre candidature, vos diplômes, votre parcours, sans oublier la missive de la Sénatrice de Dantooine qui accompagnait ce dossier Mais je suis de ceux qui préfère juger sur pièce. Et, moi, avais-je déjà ma réponse avant même la première question ? Est-ce que  la dernière question a pesé dans la balance ? Est-elle positive, est-elle négative ?

                  Une pause dans le geste ainsi que dans la parole, le regard posé sur le jeune homme assis face à lui. La main tendue, un sourire sur les lèvres, on entendit dans la pièce.

                  - Bienvenu chez vous Monsieur l'Ambassadeur. Vous pouvez dès à présent prendre vos fonctions. Vos bureaux n'attendent plus que vous.

                  Tout en serrant la poignée de main du nouveau Ambassadeur de Metellos, il conclut par ces quelques mots.


                  - Le temps que vous y prenez vos marques Ambassadeur Kalahan Denvhal, si besoin, je serai toujours présent si conseil, vous sollicitez de ma part. Et ce sera avec un grand honneur que j'accomplirai ce devoir.

                    
                  - Je vous laisse, à présent, vous rendre dans vos nouveaux quartiers afin que vous puissiez prendre les dispositions nécessaires pour la constitution de votre gouvernement. Et pendant ce temps, si vous me permettez, j'envoie, sans tarder, aux membres du Gouvernement de la Nouvelle République Fédérale un communiqué afin de leur annoncer que Métallos a sous son toit son nouvel Ambassadeur.

                  SCorcézius s'inclina légèrement. Son rôle à présent sur Metellos allait prendre fin. Laissant à l'Ambassadeur le soin d'écrire le récit de Metellos, une nouvelle histoire dans cette galaxie





                  Spoiler : Spoiler

                     
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                    #11

                    Post n°11
                    Auteur : Kalahan Denvhal

                    Kalahan observe avec une part d'anxiété l'homme face à lui. Il aurait pu parler de temps de choses, celles énumérées sont pour lui les plus poignantes. Un nœud toujours dans l'estomac, il reprend un positon plus calme plus détendue, mais ce n'est qu'une facette. Au font de lui, le jeune Métellosien se pose mille questions, questions que son recruteur ne tarde pas à mettre en avant.
                    En effet,il n'en rate aucunes, Denvhal en élargit son sourire.

                    * Il est surprenant cet homme!*

                    Son cœur s'arrête de battre au moment où la sentence s'apprête à tomber. Sa respiration ce coupe alors que son auditeur et recruteur lui tend la main en lui annonçant qu'il est désormais le nouvel ambassadeur de son monde natal. Il prend machinalement la main de SCorcézius et la sert avec une certaine force et une certaine vigueur, son sourie grandissant encore et ses yeux brillants d'une étincelle témoignant de toute sa gratitude envers celui qui a bien voulût lui donner sa chance.

                    Faisant de son mieux pour masquer son émotion, il fixe celui qu'il considère déjà comme son conseiller dans les yeux en disant d'une voix douce emprunte de gratitude mesurée.

                    - Merci monsieur SCorcézius, ce serais pour moins un honneur que de vous avoir à mes coter ! Vos conseils seront, j'en suis certain, d'une aide des plus précieuse ! Bien, je vous avoue que cette journée m'a été riche en émotions, je vais donc prendre la direction de mon bureau et commencer à prendre mes marques ainsi que me renseigner sur les autres choses que j'ai loupée durent ma longue absence ! C'est un plaisir que de rentrer enfin chez moi ! Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour aider ce monde, je me réjouis de commencer.


                    Le nouvel ambassadeur offre un doux sourire en se levant et s'incline comme le veut la tradition. Il prend donc la direction de la porte, la franchit et siffle doucement pour appeler son ami de longue date qui vient se poser sur son épaule en frottant sa tête dans son cou. A l'extérieure, la jeune Twi'lek l'attend pour le guider au sein du Stratablock et l'amener à son bureau et a ses nouveaux appartements. C'est avec fierté et libéré d'un poids qu'il se laisse emmener dans les long couloirs, observant cet endroit dans tous ses détails. Kalahan caresse doucement la tête de son ami.

                    - On y est mon grand ! On va pouvoir les aider, tous ! 

                    Le Soccoran émet un bruit apparenté à un grognement, comme pour signifier que lui aussi est heureux d'être de retour chez eux. C'est une nouvelle aventure qui commence pour le '' Fouleur de sol '', et il compte bien en profiter... Il fera tout ce qu'il peut pour redonner vie a ce monde, il s'en fait la promesse.


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