Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le Chroniqueur
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    #1

    Post n°1
    Auteur : Darth Malraas

    L’Etincelle,
    Hangar secondaire,
    Zone Civile C-001.1.


    Les Droïdes et esclaves personnels du Général de la Confédéraiton des Systèmes Indépendants se retrouvent conditionnés dans une zone démilitarisée du Vaisseau de Combat Droïdes. Fusant à travers l’hyperespace, l’engin militaire voyage aux côtés de son confrère Lueur Guerrière pour une destination inconnue. Au sein de la Zone Civile C tiret double zéros un point un, Serius Johns l’esclave mécanicien réamorce le répulseur du flanc droit d’un Podracer. Ses mains souillées par les heures passées à s’efforcer de contribuer à la maintenance de cet engin, s’épuisent aux dernières minutes du triomphe glorieux. La victoire éclate lorsqu’enfin, le moteur vrombit et s’élève avec lenteur dans les airs, lévitant sur un nuage invisible.

    Serius range ses outils et s’essuie le front humidifié par la sueur endurante. Une douche bien méritée se dit-il en fixant de ses yeux ronds un crêpage de lekkus en provenance de deux jeunes femmes Twil’ek. Alora et Bel'la aux carrières et au milieu social opposés mais toutes deux esclaves du Général en chef des Armées Séparatistes. L’affaire semblerait porter sur une tenue vestimentaire excentrique et provocatrice et sur le fait probable que l’une d’entre elle soit déterminée à être affranchie de son rôle d’esclave. Quoi qu’il en soit le Garde Magna IG-100 à l’appellation G-Atroc, de sa simple présence fait cesser cette scène des plus médiocres.

    De l’autre côté du Hangar, les dix Droïdes DUM présentes un penchant vicieux pour la taquinerie. Les quatre Droïdes Astromécanos ne cèdent pas à la panique et envoient sur leurs adversaires idiots, de petites micro décharges électriques interrompant momentanément l’activité du cerveau artificielle de leurs opposants. Titan le Porte-charge, contemple de ses photorécepteurs les Droïdes de Surveillance Mark IV analysant les différentes scènes pour le compte du Général et des forces de sécurité personnelles de celui-ci.

    Probot, le Droïde protocolaire entre dans le Hangar.
    Son habillage sombre révèle l’affiliation à laquelle il appartient. Ses pas le conduisent jusqu’au groupe de femmes Twil’eks, prenant à part Bel'la.

    -Mon-Maître-s’entretiendra-avec-vous-dès-son-retour-sur-l’Etincelle.
    Des-vêtements
    -ont-été-déposés-dans-votre-couchette-pour-cet-évènement-spécial.
    Un
    -dîner-d’affaire-d’après-les-mots-de-mon-Maître-le sujet-portant-sur-votre-avenir.

    Il
    -comprend-vos-sentiments-vis-à-vis-des-sensitifs-mâles-et-de-la-République-et-approuve-votre-dégout-qu’il-juge-tout-à-fait-normal. Il-espère que-votre-affectation-à-sa-personne-soit-pour-vous-une-sorte-de-libération-compte-tenu-de-votre-vie-passée-comme-esclave-de-Hutt. Si-je-puis me-permettre-mademoiselle-il-est-préférable-de-ne-pas-refuser-ce-dîner-et-de-vous-tenir-prête-dans-les-jours-à-venir.

    La jeune femme les bras croisés, les sourcils froncés hoche la tête mais ne demeure pas moins méfiante. Ce Maître semblant avoir un pouvoir influant sur la Confédération des Systèmes Indépendants ou sur la Fédération du Commerce en juger par le vaisseau et les Droïdes, devra se tenir prêt à avaler des noyaux de travers lors de ce repas.


    -Je serais prête pour ce dîner, Droïde.
    Parle moi de ton Maître, qui est-il ?
    Pourquoi a-t-il autant d’esclaves ?
    Pourquoi a-t-il ces modules de course ?
    Pourquoi a-t-il une si grande armée ? Ces vaisseaux !
    Je veux en apprendre plus.
       

    Si Probot avait des lèvres, il aurait probablement sourit.


    -Je-m’en-tiens-aux-informations-données-par-mon-Maître.
    Concernant-vos-questions-vous-devrez-les-lui-poser-vous-mêmes.
    Si-vous-permettez-mademoiselle-ma-mission-programmée-n’est-pas-achevée.


    Tournant le dos à Bel'la, le Droïde protocolaire se retire derrière une porte automatique, aussitôt verrouillée après son passage. La jeune femme ronfle et s’en retourne à ses occupations lassantes.

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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le Chroniqueur
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      #2

      Post n°2
      Auteur : Darth Malraas

      Quelque part dans le Monde du Noyau.

      Après une courte absence, le Général de la Confédération des Systèmes Indépendants retrouve la majeure partie de sa flotte personnelle dans un Système dépourvu de vies. L’Agonie, vaisseau mère du terrible Zabrak, retrouve l’Etincelle et Lueur Guerrière, les vaisseaux de Combat Droïdes armés à l’instar d’une force d’invasion. Le Chant des Partisans est aussi présent. La flotte aux nombreux moteurs coupés, stagne dans l’espace. Des milliers de chasseurs Droïdes bourdonnent autour des vaisseaux tels des insectes protégeant une ruche. La demeure spatiale du leader séparatiste est paisible.

      Une navette est expulsée de l’Agonie jusqu’à l’Etincelle…

      ---
      Hangar secondaire,
      Zone Militaire M-019.1.
      Sécurité : Moyenne.

      ---

      Les officiers de pont suent à grosses gouttes, courent, raclent le sol de leurs bottes militaires. Les uniformes sont revus, corrigés si nécessaire. Les fausses notes sont mémorisées par les supérieurs pour les blâmes. L’équipage se tient prêt à recevoir le maître des lieux. La passerelle de la navette s’abat sur le sol froid du hangar, les vérins pneumatiques se tordent dans un bruit significatif, des droïdes alignés le long de l’engin se tiennent droits, comme statufiés, attendant la descente de l’illustre personnage. La carrure du Général se dessine dans les entrailles de la navette, son casque à la fois singulier et horrifiant se distingue nettement. Bientôt il se dévoile et descend fièrement du transport pour commencer une courte marche.

      Le Capitaine de l’Etincelle se met au garde à vous, face au Général.
      Les blasons peu communs, brillent de mille feux.

      -L’équipage vous souhaite la bienvenue à bord de l’Etincelle, Monsieur.
      Puis-je connaître notre prochaine destination ?


      Gelmir plisse les yeux sous son heaume.
      Ailleurs, ses pensées traversent les étoiles de la Galaxie pour se perdre dans le néant de l’obscurité.


      -Géonosis Capitaine.
      Divisez la puissance des moteurs par deux, nous prendrons notre temps.
      Veuillez par ailleurs créer une liste complète et totale de tous les hommes sur les différents vaisseaux. Rassemblement des Capitaines dans quarante minutes.


      -A vos ordres.

      Alors que le Capitaine repart, les ordres donnés, une machine protocolaire passe une porte automatique. Probot, serviteur loyal de son Maître.

      -Maître-le-créateur-soit-loué-vous-êtes-de-retour.
      Votre-dîner-d’affaire-est-fin-prêt-mademoiselle-Bel’la-se-tient-prête-depuis-vos-ordres.
      Dois-je-la-contacter-et-l’inviter-à-se-préparer ?


      -Bien entendu..
      Avant cela, conduit moi à la cellule privée.


      ---
      Cellule 00.00.00
      Code d’accès inconnu.
      Zone privée.

      ---

      L’unité protocolaire ouvre la porte via un mot de passe binaire, changeant à chaque ouverture de cette bien étrange zone privée. A l’intérieur de la dénommée cellule répondant au code six fois zéro, des étalages et des emplacements muraux, vides. Au fond de la pièce pourtant, dans la lumière de projecteurs vifs, une armure siège sur son portant d’acier. Probot tourne ses photorécepteurs vers son Maître, ne disant mot il l’observe enfiler l’armure d’un noir tout à fait terrifiant.

      La composition de l’armure est semblable à celle des mandaloriens les plus expérimentés et qui peuvent s’offrir les matériaux les plus résistants pour leur combinaison de guerre. La visière en transparacier possède des courbes fines et traits menaçants, bien qu’elle intègre la forme en T basique, la finition est plus délicate, plus personnalité.  Singulièrement ou non, le télémètre d’acquisition de cible est absent de la combinaison, un véritable guerrier ne s’encombre pas d’une telle technologie de pointe. Les plaques de blindage sont segmentées pour permettre une meilleure aisance et dextérité lors d’affrontement.

      Une fois l’armure plaquée sur ses membres, la cellule est refermée et l’unité protocolaire conduit son Maître jusqu’à son dîner d’affaire.


      ---
      Salon,
      Zone Privée ZP-02.
      Sécurité : Aucune.

      ---

      L’esclave Bel’la se tient debout dans la somptueuse pièce récemment aménagée. Les décorations sont princières, les couleurs les plus chaudes sont parsemés à divers endroits. Des vases richement décorés portent de sublimes fleurs et plantes, venues des quatre coins de la Galaxie. Une table de vert de dix mètres de long siège au milieu de la salle, quelques pas plus loin une partie de ce salon possède des sièges et canapés de cuirs encerclant une petite table ronde de marbre blanc.

      Découvrant la majestueuse pièce, la Twil’ek dans une tenue de reine s’émerveille avant d’entendre la porte principale s’ouvrir dans un petit sifflement doux. Probot qu’elle connait comme étant le Droïde personnel du Maître des lieux, est accompagné par un titan de fer aussi lugubre qu’un cimetière tout entier.  La présentation est courte.

      -Maître.
      Voici-mademoiselle-Bel’la.


      Sous l’armure nouvellement créée, Gelmir toise la créature des rêves les plus érotiques.
      Un léger frisson parcourt la femme qui ne s’attendait probablement pas à cette chose terrifiante, à une aura si sombre.


      -Asseyez-vous, je vous prie.

      Tendant la main vers une chaise de cristal, le Général conçoit la civilité comme bénéfique. Du moins dans le cas présent. Il tire la chaise et profite des mouvements gracieux de la demoiselle, jusqu’à ce que celle-ci, s’asseye, mal à l’aise. Prenant place en bout de table, les convives patientent sans un mot, pendant que Nilime, l’une des autres esclaves, sert le repas...Un unique couvert. Une fois le service fait, le Zabrak maintient le silence pesant, sentant Bel’la extrêmement curieuse. La jeune femme ne tarde pas à essayer vainement les techniques de séductions basiques pour débuter une conversation visant à obtenir les réponses satisfaisantes. Le Général n’en tient pas rigueur, préférant se contenter d’un petit sourire malicieux sous son casque.

      Ce dîner enseigne à la Twi’lek plusieurs choses non négligeables.
      D’une part, celle-ci est traitée comme une princesse si l’on oublie son statut d’esclave et par conséquent d’objet organique, acheté à bas prix dans une brocante d’esclavagistes. Cela conduit sans nuls doutes vers des faveurs vicieuses voire obscènes. D’un autre côté, l’anonymat physique de son Maître lui permet de déduire qu’il ne veut en aucun cas être mis à nu, pour quelle raison ? La jeune femme se lance avec très peu d’assurance.


      -Vous..Pourquoi ce..
        

      Son interlocuteur se redresse, terrifiant.
      Les mains munies de gants armés de griffes sur les phalanges, font suer la demoiselle qui aussitôt ne dit plus mot. Son cœur palpite à vive allure, ses mains moites la gênent. Ses pupilles grossissent à vue d’œil, elle est inquiète, apeurée. Le prédateur sous ses yeux et imperceptible. L’apprenti Sith ressent cette peur à travers la Force, il l’apprécie et se nourrie de ces fluctuations d’effroi. Elle est sienne et cela pour l’éternité.


      -Depuis votre enfance vous ne connaissez que le monde vicieux des esclaves femelles. La débauche, la violence, les regards pervers sur vos formes, la soumission absolue. Vous êtes un objet, un objet mouvant, un objet que l’on peut se payer pour quelques crédits. Un simple vase que l’on peut sonder, toucher, embrasser, caresser et même briser. Que vous soyez d’accord ne change strictement rien à votre existence misérable, vous n’avez pas le pouvoir de décision sur votre corps, sur vos pensées et sur votre vie. Vous êtes et resterez une esclave.

      Comprenant les mots de son nouveau Maître, les yeux de la jeune femme laissent échapper quelques larmes. Qu’a-t-elle fait à l’univers pour mériter pareil destin ?

      -Voulez-vous mademoiselle, avoir ce pouvoir ? Elle redresse la tête, voulez-vous avoir le choix ? Vous munir d’un Blaster pour mitrailler celui qui ose vous violenter ? Voulez-vous contraindre les autres ? Voulez-vous vivre ? Tout cela ne tient qu’à vous. Heureuse la Twil’ek émet un sourire radieux. Une arme de poing vient glisser jusqu’à elle. Choisissez Bel’la.

      Comme une rivière en crue, la peur revient aussi vite qu’elle n’est passée. Ses mains tremblent, sa gorge asséchée lui brûle, elle sanglote quelques instants, se ressaisie mais ne peut s’empêcher. A travers la Force le Général redonne toute cette peine, lui insuffle à nouveau le désespoir de n’être qu’un objet. Lui redonne cette sensation prenant aux boyaux, la peur, l’effroi. De cette peur nait la violence, et de la violence nait les actes les plus improbables. La Twil’ek agrippe l’arme et tire.

      L’impact grésille, la détonation pourtant vraie n’est que le souffle d’un tir ionique.
      Indolore pour tout être organique.


      -Causalité mademoiselle.
      Une cause, un effet, tout phénomène à sa répercussion.
      Comme un éclair, le Général se retrouve face à la demoiselle et lui agrippe la gorge pour la serrer, finalement elle ne ressent plus son poids sur la chaise, ni ses pieds sur le sol. Elle suffoque. Sa propre tête culmine celle de son nouveau Maître. Le choix est l’illusion que je vous insuffle, une anfractuosité gigantesque nous séparant. Le pouvoir existant du pouvoir sans valeur. Le choix est muni de diverses variables changeantes, vais-je vous tuer est un Booléen à deux directions possibles oui ou non. Un unique choix pour le non : vous laissez en vie, et une infinie de variables pour le oui : comment vous tuer ? De quelle manière ? Votre choix à vous est d’accepter mes choix car tel est le destin du faible face au puissant, de l’esclave face au seigneur. Vous êtes la représentation de la sujétion à l’état pure. Il relâche sa pression et laisse tomber la femme déboussolée, effrayée, tétanisée par cet événement.

      N’oubliez jamais ce moment, n’oubliez jamais qui est votre Maître, à qui vous devez votre vie. Reprenez votre place et mangez.

      Dix minutes s’écoulent avant que Bel’la ne se décide à rejoindre la chaise de cristal. Bien qu’elle l’ignore encore, la suite lui promet un meilleur avenir. Sur une assiette, un rôti de Falumpaset agrémenté de quelques légumes cuits à la vapeur. La découpe est soigneuse, la viande délicate et saignante. Pourtant la jeune femme ne semble guère affamée. Elle essuie à l’aide d’une serviette son maquillage coulant sur ses joues, sèche ses larmes et caresse son cou rougit par la pression plus tôt exercée.

      -Vous partez pour Tatooine.
      Des bagages ont été déposés dans votre dortoir personnel. Tous les ustensiles nécessaires pour votre séjour. Des tenues, des objets divers utiles à l’environnement dans lequel vous évoluerez. Mon Droïde Magna Garde sera à vos côtés pour vous assister et vous protéger mais aussi pour entretenir une liaison avec la base principale.

      Votre mission consiste à trouver et enrôler les hommes et femmes les plus aptes à servir sous une même bannière. Celle d’un vaisseau de piraterie. Un équipage complet, les créatures de votre choix pour des spécialisations variées, mon Droïde vous fournira les données. Une fois l’équipe totalement complète je vous fixerais un rendez-vous et les présentations seront faites. Est-ce clair ?

      Bel’la hoche la tête affirmativement.
      Peu hardie, elle questionne.



      -Que comptez-vous faire d’un équipage de pirates,
      avec une telle armée autour de vous ?
        

      Le Général sourit sous son armure.

      -Garder l’anonymat en plus de pouvoir m’entretenir avec des forces insoupçonnées.
      Un équipage pirate me permettrait une liaison étroite avec des clients certes crapuleux, mais utiles à différents projets. Cette Galaxie est changeante, gouvernée par des forces militaires qui se taisent officiellement mais aboient la nuit tombée. Qu’adviendra-t-il des mondes assujettis par les politiques ? Des enfers, mademoiselle. Des enfers où se tapissent des charognards qui se nourrissent du chaos qu’engendre la guerre. Ronger des os est l’apanage des criminels, mais ces chiens dévoreurs de restes, peuvent enrichir celui qui sait s’en servir.

      Mais passons ces détails.

      Probot m’a fait part de l’intérêt de vos questions.
      Je serais bref afin que vous puissiez passer au dessert le plus rapidement possible.

      Les Hutts sont des créatures fascinantes et avec un pouvoir incroyablement grand. Ils possèdent de nombreuses zones territoriales au sein même des gouvernements.  Mieux que cela, ils offrent aux marchés illégaux les moyens de vivre et de s’étendre, faisant la richesse de ceux sachant jouer sur l’échiquier. D’après mes informations vous avez été l’esclave de l’une de ces créatures et je suppose que vous en savez beaucoup sur la manière de négocier avec eux.

      Les courses de modules divertissent les criminels, cela permet d’avoir un pont entre eux et nous. Pour les affaires bien entendu. Concernant les esclaves, y compris vous-mêmes…Il ne tient qu’à vous de faire vos preuves, de mériter la vie et de vous soumettre à la volonté de la Force. Si aujourd’hui des chaînes marquent vos poignets, demain vous les briserez et saurez que tout être normalement constitué doit connaître la peine, la peur et les affres de la mort pour renaître beaucoup plus puissant.


      La demoiselle garde ses autres questions au fond d’elle.
      Libre mais attachée, destin plus enviable que la laisse autour du cou.
      Le dessert est apposé devant Bel’la, un mélange de crème fouettée et de glace, enrobée d’un nappage chocolaté. Une cuillère en argent est délicatement fourrée entre deux morceaux de caramels, soigneusement elle savoure le plat alors que le Maître des lieux se redresse.


      -Une tenue civile vous sera donnée.
      Pour les habitants de Tatooine et le restant de la Galaxie vous serez une contrebandière peu connue mais ayant servie sur un navire pirate. Vous êtes mon entrepreneur aux yeux de tous, soyez en digne.


      Gelmir franchit la porte automatique alors que la donzelle achève son repas.
      G-Atroc le Garde Magna se tient devant lui.


      -Emmène là directement à ses appartements privés.
      Qu’elle soit prête dans une heure.


      Le Droïde hoche la tête et fait claquer ses pieds métalliques l’un contre l’autre.
      Une fois celui-ci hors de vue, le Général marche à travers les couloirs froids du vaisseau, jusqu’au pont de commandement. Bien avant cette pièce pourtant, Gelmir s’arrête pour y retrouver l’assemblée des Capitaines de vaisseaux, conviés pour l’heure à un grand rassemblement. Le seul depuis la création complète de la flotte.


      -Messieurs, Capitaines des quatre vaisseaux de la flotte.
      Cette réunion a pour unique but de situer l’évolution à venir.
      Vous êtes mes plus loyaux sujets, les meilleurs militaires recrutés aux quatre coins de la Galaxie, y compris au sein de la Confédération. Vous avez tous servis à mes côtés, dans la Douzième Division, et beaucoup de membres de l’équipage aussi.

      Aujourd’hui après des années à mon service, il m’est indispensable de vous éclairer sur les buts à venir. La Galaxie vit des heures troubles où chacun devra prendre part à la guerre, à un conflit qui s’annonce sanglant. Profitable, par ailleurs. Mais mes récents déplacements intriguent même les plus fanatiques d’entre vous.

      Je suis un apprenti Sith.
      Concevez ce titre comme sans attaches à un Empire ou à un homme de pouvoir. Je suis mon seul Maître ayant des projets de grandeur mais qui doivent se taire pour mieux renaître. Etre Sith révèle un penchant pour l’obscurité de la Force, certes, mais qui peut décider de l’affiliation de chacun ? Etre Sith ne veut pas dire servir l’Empereur et les armées de sabres rouges à sa botte, ni même priver chacun de ses droits. Le Côté Obscur, le Côté Lumineux n’intéressent personne. Que savez-vous de cela, vous, non adeptes de la Force ? Que pensez-vous de ces penchants ? Rien.

      Je ne souhaite qu’une chose, voir la Galaxie s’unir autour d’un même symbole. Mais cette Galaxie est-elle prête à suivre un seul homme ? J’en doute. Pour cela, il faut patienter, prévoir l’imprévu et croire. Pour cela, Capitaines, vous purgerez les vaisseaux des membres constants de la Confédération des Systèmes Indépendants. Ils seront séparés de nous, pour que nous puissions nous modeler convenablement, sans attaches. Vous recruterez des hommes et des femmes sans liens et prêts à batailler, à guerroyer sur mon simple ordre. Trouvez les partisans de la peur, qu’ils se joignent à moi pour achever cette quête du pouvoir. Dénichez ceux qui auraient été capables de servir dans la Douzième Division.

      Nous irons sur Korriban achever ma formation. Trouver la vérité et se servir des dons de la Force.
      Nous entraînerons les équipages dans les tempêtes et dans les temples, ils s’endurciront et prôneront l’avènement d’une ère de gloire, une ère de paix. Mais pour cela nous devons construire notre havre, consolider nos forces et nous munir de détermination.

      Les Capitaines se toisent les uns les autres.
      A l’unisson les bottes claquent. Nul ne peut douter des paroles du Général, car tous ont été conditionnés pour ce moment, tous sont la représentation de la discipline et de la loyauté absolue.
      Les officiers s’en retournent à leurs navires, Gelmir au pont de commandement.


      -Monseigneur, communication en provenance de Géonosis.
      L’Amirale Mai.


      -Envoyez.

      L’Amirale Jariah Mai.
      Malsaine, cruellement sublime. Une étoile luminescente dans une Galaxie noircie par les abimes du mal. Dans lesquelles elle nage pourtant avec aisance. La ténébreuse Jariah aux courbes fines et délicates se présente selon les règles militaires, avant de parler.


        
      -Les rapports mon Général.

      La carcasse d’Arquétipe a été trouvée et rapatriée sur Géonosis.
      Nous contactons le Sergent Belrog pour terminer sa mission.

      Le Sergent Tericarax réclame financement auprès de la CSI pour la création d’une arme. Ses travaux reposent sur des créatures vivantes difficiles à capturer. Nous vous fournirons les détails une fois à la base.

      La Purge Sith s’est déroulée comme prévu, mis à part l’attaque de l’un de nos anciens vaisseaux. Une mission proprement programmée pour détruire les Sith à bord des convois. L’ennemi a été abattu mais nous ne savons pas encore qui menait cette offensive.


      -Merci Amirale.
      Veuillez prévenir les militaires que les sorties sont interdites dès cet instant.
      Mon retour sonne le glas d’une défaite ailleurs, préparez la salle du conseil pour un briefing.


      Général Gelmir,
      Terminé.


      Le Zabrak fait signe au droïde de couper la communication.
      La machine hoche la tête et s’exécute avant de reprendre ses activités.
      Au fond de la gigantesque salle, un grondement. Dans une cage plusieurs mètres devant la position du leader des séparatistes, le Tuk’ata s’impatiente en tournant nerveusement dans sa cellule. La bête Sith fixe intensément son nouveau propriétaire, qui lui, fait de même. La joute est silencieuse et les deux protagonistes ne semblent vouloir, l’un et l’autre, détourner le regard. Pourtant le fauve cesse en arrachant le bras d’un droïde B1 passant trop près. Le Général se met à rire.

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        Post n°3
        Auteur : Darth Malraas

        Quartiers des esclaves,
        Zone sous accès réglementés.
        Sécurité : Aucune.


        Après son délectable repas sous l’appellation, dîner d’affaire, Bel’la l’esclave Twi’lek est escortée par une machine de guerre terrifiante, jusqu’à ses appartements. Les quartiers des esclaves composés de dix pièces fermées, sont de véritables petits logements confortables. A la porte d’entrée, un petit couloir menant directement vers un salon de taille réduite où siègent chaises, table basse et décorations basiques que tout être de classe moyenne peut s’offrir. Une autre pièce est dédiée à la chambre à coucher où s’ancre une salle de bain munie seulement d’une baignoire. En revanche, l’absence totale de cuisine ou de laverie laisse à penser que les esclaves sont nourris en un lieu commun, et que leurs vêtement sont entretenus par un service.

        Bel’la pénètre donc son appartement, s’étirant gracieusement tout en soufflant. Le Garde Magna IG 100 alias G-Atroc, l’observe. Dans le salon, sur un canapé en faux cuir, des valises et une tenue mise en évidence. Splendide, magnifiquement taillée, épousant probablement les formes de la Twi’lek. La créature artificielle s’avance, vocabulateur en usage.



        -Ces fournitures vous sont offertes par notre Maître.
        Vêtissez-vous de cette tenue.


        Voici les informations sur votre couverture.
         


        Faisant dix pas en direction de la table basse, le droïde agrippe un datapad et le tend à la jeune femme. Bel’la l’allume aussitôt et visionne le contenu. Alors que ces yeux cessent la lecture au bout d’un quart d’heure, la Twil’ek les redresse en directions des photorécepteurs de G-Atroc.


        -Votr…Notre Maître a omis de mentionner que l’ensemble de ses propriétés droïdes et organiques seraient envoyées
        sur Tatooine en même temps que nous, et que je serais d’ailleurs chargées de faire la liaison entre les pirates et une dite écurie.
         


        Le Garde Magna tient le silence, tournant sa tête vers les affaires personnelles de la demoiselle.


        --Assurez le chargement de vos biens à bord de la navette.
        Nous décollons dans trente minutes vingt-sept secondes.
         


        Le machine tourne les talons, sort du salon et traverse la porte automatique menant au logement de Bel’la. Seule, celle-ci détermine les bons côtés comme les mauvais, de cette nouvelle situation. Une corbeille de fruit sur une tablette trône fièrement dans un des angles du salon, elle s’approche, choisi aléatoirement un fruit et croque à pleine dents. Savourant la prise, la belle s’en retourne à la tenue, non ostentatoire mais d’une élégance peu commune. Elle repense alors aux mots marquants de son Maître.

        -[…] Il ne tient qu’à vous de faire vos preuves, de mériter la vie […] Aujourd’hui des chaînes marquent vos poignets, demain vous les briserez.

        Une larme perle sur le haut de sa joue.
        Quinze minutes plus tard, habillée et prête pour le voyage, elle rejoint le Garde Magna à l’extérieur.



        -Je suis prête. 


        Tatooine n’attend plus qu’elle.

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          Le ChroniqueurL Hors-ligne
          Le Chroniqueur
          a écrit sur dernière édition par
          #4

          Post n°4
          Auteur : Darth Malraas

          Holotransmission il y a deux jours sur Tatooine.

          "Gelmir""Gelmir"
          "Mademoiselle Bel'la,

          Notre Maître est satisfait de l'opération menée plus tôt.
          Je joint à mes mots ses félicitations muettes.

          En dehors de vos propres missions qui comprennent le pérennité de la société Center and Mechanical Construction Independent et diverses affaires que l'on pourrait qualifier d'externe, vous avez une nouvelle mission.

          Notre Maître est l'un des actionnaires minoritaires de la planète Kashyyyk via à des bons achetés auprès de la Bourse Intergalactique.
          Aujourd'hui ces bons sont revendus, il tient à vous de livrer mensuellement un nombre exact de bons sur une planète sous le joug séparatiste en accusant réception de crédits galactiques. La marchandise devra être livrée tous les mois, pendant quatre mois, les crédits devront s'élever à trente milles, pas moins.

          Votre communicateur enregistre en ce moment même les coordonnées de la planète.
          Il va de soit, qu'une tenue adaptée est souhaitable, G-Atroc y veillera.

          Vous partez dans deux jours pour le premier point de réception des bons.

          Recevez mes salutations.
          Cordialement."


          A bord du Gozanti à l'appellation nouvellement créée "Princesse d'Emeraude", Bel'la et les pirates défilent à travers les étoiles en direction des coordonnées indiquées par le droïde protocolaire. Bien sûr, quelle ne fut pas la surprise de la demoiselle orangée, lorsqu'elle s’aperçut que la destination était celle de la capitale Séparatiste : Géonosis. Un sentiment croissant d'insécurité naquit dans sa poitrine en vérifiant sa tenue et quelle tenue. Une magnifique tenue alliant l'élégance exotique typique des natifs de Ryloth, et le côté sexy, sérieux des habits du Noyau.

          Spoiler : Tenue de Bel'la


          Dans cet accoutrement plutôt sympathique à ses yeux, la Twil'ek se dirige à grands pas vers le cockpit après une secousse perceptible à travers toute la coque et largement significative.
          Le Magna garde G-Atroc devant les commandes, tourne ses photorécepteurs vers la verrière et pointe du doigt un croiseur Mon Calamari.



          -Le droïde protocolaire m'a fourni les coordonnées d'un arrêt de saut.
          Réception de communication...



          -Ici le Capitaine Amilia Tel'hor.
          A l'heure actuelle -une secousse se fait sentir- nous engageons un remorquage par rayon tracteur de votre appareil.
          Nous vous attendons pour le briefing.


          La communication rompue, la Twil'ek dévisage G-Atroc, mais c'est le droïde militaire qui engage les premiers et seuls mots.


          -Vous appartenez à notre Maître, ses directives sont transmises bien au dessus de vous.
          Je vous accompagne au sas, je garderais le vaisseau en votre absence.


          La machine conduit comme promis, Bel'la jusqu'au sas.
          Une fois à l'intérieur du hangar, la Twil'ek est aussi menée par des soldats organiques jusqu'à une salle de réception et cela, après plusieurs couloirs et portes automatiques passées. La Capitaine Tel'hor est assise sur une confortable chaise, des dossiers sous les yeux ainsi qu'un café chaud.



          -Je vous souhaite la bienvenue à bord de ce magnifique MC80.
          Je suis comme vous le savez, Amilia Tel'hor. Je sais ce que vous êtes et c'est pourquoi votre Maître m'envoie,
          du moins par l'intermédiaire du droïde protocolaire. Mes objectifs sont très clairs, ce vaisseau restera en orbite de
          Géonosis jusqu'à la réussite de votre mission, soit au bout des quatre mois que la transaction nécessite.

          Vous aurez diverses balises de repérages sur vous, vous disposerez des hommes de ce vaisseau pour vous accompagner.
          Vous représentez un investissement juteux, vous devez faire bonne figure, vous devez fournir des milliers de crédits et
          représentez quelqu'un de puissant, financièrement. Vous aurez donc tous les atouts à vos côtés pour paraître pour la plus
          princesse des princesses.

          En face de vous se trouve un sac à main de dernière génération, du moins... à la mode.
          A l'intérieur se trouve les papiers en règle de votre propre identité et une carte officielle de la P.E.C, si vous ne le savez pas
          déjà c'est une compagnie galactique spécialisée dans la fabrication, la vente de prothèses médicales mais aussi d'armures d'infanteries.
          Vous devenez officiellement et à ce jour, la représentante du siège de la Prost Engineering Compagny, qui détient les cinquante bons
          au trésor de Kashyyyk. Le MC80 et tous les membres d'équipages ainsi que le matériel, appartiennent à Prost Engineering Compagny
          tout à fait officiellement.

          Vous venez d'être affranchi de votre statut d'esclave auprès de votre Maître, mademoiselle Bel'la. Vous discuterez des potentiels
          accords à venir sur votre liberté après cette mission.

          Les instructions sont claires.
          Vous fournissez douze bons au trésor à Géonosis, par l'intermédiaire du Sénateur Barrik. Vous empochez la somme de trente milles
          crédits et vous revenez immédiatement ici.
          Si vous pouvez accélérer les modalités de paiement, cela serait tout à fait bénéfique pour tout le monde. Quant aux procédures engagées
          pour la suite des évènements, nous devrons obligatoirement venir ici chaque mois, ou potentiellement obtenir l'accord de Géonosis pour
          nous amarrer tout au long de la durée du traitement des bons.

          Le temps du voyage vous aurez un briefing sur Prost Engineering Compagny, ses produits, ses fonctions dans la galaxie ainsi que de
          possibilités d'accords commerciaux. Vous avez dans la mallette un listing de produits divers, des prix et des flim de publicités pour le client.
          Notre, patron... désormais appelons le ainsi, souhaite bénéficier de cette opportunité pour ancrer le commerce de la P.E.C directement sur
          Géonosis et remplir des parts de marchés plus importantes. Nous avons une situation géographique à notre avantage, le siège de la P.E.C,
          se trouve sur Muunilinst, capitale du clan bancaire, soit l'un des financiers de la C.S.I



          Le capitaine se lève de son siège et s'avance directement vers Bel'la encore sous le choc d'être enfin libéré de son statut d'esclave. Une main lui est tendue dans sa direction.


          -Madame la représentante, bienvenue à bord de la Prost Engineering Compagny.

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            a écrit sur dernière édition par
            #5

            Post n°5
            Auteur : Darth Malraas

            Des croissants frais couronnent un plateau d'argent posé sur des draps fins, délicats et élégants. Certainement cousent à la main. Une unique bougie est allumée sur une table en bois réalisée à base de Perlote de Naboo. Plongeant la chambre dans une enceinte lascive, parfumant l'air d'une odeur de fruits rouges mêlés au boisé des forêts tempérées. Dépourvue de linges adéquats, ses cheveux blanchis de nature et les pupilles profondes et aussi colorées qu'un corps céleste, la dame s'éveille. La peau de la créature est tout aussi singulière, le rouge en osmose avec l'orangée réalisent le tissu corporel, proposant à des mains expertes, la douceur de la soie. Son regard se soumet volontiers à l'absence de clarté et son corps, lentement, se tend pour revigorer les muscles. S'évertuant à se relaxer tout en attisant l'activité du réveil, la belle agrippe une lettre manuscrite, embaumée du parfum retraçant l'éternité d'une nuit, l'effluve du dernier fragment de l'âme de son écrivain. Ébouriffant ses cheveux pour gagner en légèreté d'esprit, recouvre ses sens et la réalité, elle ouvre avec précaution les volets du coeur. L'écriture est en italique cursive et pourvue de tracés profonds, conclusion d'une plume droite à pointe large d'un peu plus d'un millimètre. Les mots sont soignés mais les phrases peu détaillées, la lettre est la conclusion d'une nuit d'écart, d'une faiblesse transmise par le doute, l'appréhension. La conclusion d'une âme encore ancrée dans un thorax, d'un coeur affirmant pourtant bel et bien le contraire. Contrainte et représailles se mélangent en des termes tels que "banni", "conviction","souffrance", "devoir", "obligation". Elle survole le contexte et s'émerveille de cette fausse lucidité devenue maladive, de l'attrait universel et complexe de l'obscurité. Arrachant le dernier mot de la phrase à ses lèvres pulpeuses et teintées de violet, l'abandonnée de l’idylle brusque les draps fins pour exercer l'indélicatesse sur une bougie dont la flamme apeurée, s'éteint pour fondre sa lumière sur l'obscurité. La colère surgissant, engloutie sa gorge et obstrue le larynx. Suffocante, animée par l'instant, elle s'agenouille et permet à un sanglot de s'expulser lorsque ses genoux heurtent l’épais tapis de la chambre. La table de Perlote lévite à dix centimètres du sol juste à côté d'elle, se joignant à la danse extraordinaire des vêtements, des valises, des ustensiles divers. L'endroit se mue en un ballet paranormal, sourd aux exigences vitales de son maître d'oeuvre se contorsionnant au sol.

            L'ouvrage textile s’effrite sous la pression invisible et la belle aperçoit les îles lointaines et mystiques de sa planète natale. Son organe se tord et anticipe la fin, il vacille vers le néant, enrichissant les ombres des délices d'une victime innocente. le rythme cardiaque subitement s’accélère et l'orée froid disparaît. Comme nourrie brutalement d'une source intarissable d'énergie, la belle force sur ses ressources, les yeux écarquillés elle réveille son instinct, pousse son corps dans ses derniers retranchement. Puisant la vie de sa propre volonté, bousculant les principes universels du cycle éternel et naturel, ses poumons s'emplissent de l'odeur âcre de la fumée au parfum boisé. Elle s'extirpe de la vie cyclique pour affronter la mort obligée en s'immergeant par nécessité dans les ombres de cette sainte force. Le râle se frayant un chemin jusque dans sa bouche n'est pas celui de l'agonie. Les veines se gonflent telles des rivières en crue, les artères tambourinent jusqu'aux tempes dans une annonce cinglante et monstrueusement douloureuse. La belle devient la bête, soumise à la nature mais exigeant la vie, dénaturant la mère de l'univers l'ayant mis au monde. Elle sa cabre pour ressentir la renaissance, grinçant des dents, cherchant à travers ce plafond aux décors somptueux, la réponse à cette souffrance.

            La poignée de la chambre se tourne alors et la lumière inonde la pièce comme le fit autrefois la bougie parfumée. Elle apparaît dans le plus simple appareil, totalement déshabillée de gêne ou de pudeur. La lettre devant ses yeux s'embrase lorsque la mèche est revêtue de son manteau irradiant. L'odeur de l'éternité revient à elle, bienfaitrice mais au delà des scènes passées. La voix des mots sur l'écrit, derrière cette plume et sous ce masque, répète la dernière phrase artisan de la furie. Coupable de l'éveil.

            -Oubliez, Mai.

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