Station Pirate Obscura
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Post n°8
Auteur : Erys TalmarkLe début de l’assaut s’est presque trop bien passé, mais je ne vais pas me plaindre, pour une fois que les ordres sont suivis et efficaces. Avec les quelques dommages déjà infligés à la station, ça a du les secouer là-dedans. Je me permets de prendre un peu de distance avec la station lorsque les autres escadrons débarquent en formation, pour me donner une idée plus claire de la situation. De mon côté, je suis plutôt tranquille, même lorsque les lasers commencent à illuminer l’espace de leur côté. Le plus simple sera de rester proche à terme, mais à peine quelques instants après le début de fusillade avec l’artillerie, les appareils pirates commencent à décoller. Au moins, tout se passe à peu près comme prévu.
La chasse est enfin donnée, ils ont été réactifs, mais pas assez pour ne pas déjà subir des dommages irréparables, et c’est pas pour me déplaire. Quelques turbo-lasers, quelques tourelles lance-missiles déjà explosées, c’est ça comme risques de moins pour moi. Et pour le reste de l’escadron lumineux, aussi. Le reste peut bien y passer. Furtivement, je vois les Green Hornets, les Black Cats et les Green Lanterns qui sont autant en mode survie que moi. Finalement, est ce que je suis bien étonnée ? Une fois qu’on est au milieu de la merde, le seul moyen de ne pas s’y noyer, c’est de patauger dedans quitte à salir tout le monde autour, non ? Jusque là, je n’ai pas cherché à poursuivre qui que ce soit ou à détruire un autre bâtiment. Je me contente d’observer comme je peux, et de guider les miens. Et puis, l’heure approche.
-Escadron lumineux, on est à H+9 ! Regroupez vous pour la sortie des Minestry !
C’est probablement le moment le plus difficile, réussir à rassembler l’escadron alors qu’on est tous poursuivis par deux ou trois enfoirés ! C’est le moment où je me décide à rentrer en scène. Je me mets immédiatement en chasse de mes coéquipiers, ça va swinguer, c’est moi qui vous le dit ! J’enfonce les gaz et je repère rapidement la première. C’est facile, c’est comme si tout était ralenti, comme d’habitude, je me sens enfin bien, sereine, alors que ça explose de partout autour de moi. Les commandes répondent de manière fluide, sans aucune accroche…
-Spla, je suis derrière toi, dégage moi une ligne de vue !
Mes doigts écrasent les commandes de tir, sans doute un peu trop brutalement, mais au moins, c’est efficace. De toute façon, qui doutait de mon efficacité, à part mes supérieurs, mes subordonnés et les civils ? Hein ? Pas vous, j’espère, depuis le temps que vous me suivez. Avec un peu d’habileté et du temps, je dézingue les deux chasseurs qui poursuivent ma numéro 2 sans aucune difficulté. Je ne peux pas m’empêcher de sentir une petite goutte de transpiration le long de ma tempe, c’est dégueulasse, ça va me salir les cheveux, depuis quand je stresse pour les autres, moi ?! C’est pas du tout mon habitude.
-On se regroupe, sortie d’hyperespace dans quelques secondes !
Conjointement, on se dirige droit vers le lieu de rendez-vous, alors que la distorsion typique de la perte de vitesse supraluminique apparaît. On est vraiment tout petits à côté des navettes qui émergent d’un seul coup. Par contre, on ne peut pas dire qu’ils soient accueillants. A peine sortis, leurs propres turbolasers commencent à faire feu, alors que dans mon casque, j’entends des ordres provenir de chaque chef d’escadrille, ça s’égosille lorsqu’on perd un homme ou un chasseur, et j’ai beau essayer de ne pas y prêter attention, ça devient difficile. J’ai mal au crâne, bordel…
T’inquiètes, je gère ! C’est amusant tout ça ! C’est comme un manège, finalement, à part que ça tourne dans tous les sens et que si tu tombes du manège, tu remontes pas dessus, qu’il n’y a pas de technicien et… Oui, bon, ce serait un très gros manège très bruyant, mais c’est pas grave ! Attends, qu’est ce que je devais faire, déjà ? Ah oui, aider les gros vaisseaux parce qu’ils ne peuvent pas le faire tout seuls ! On se déploie les enfants, allez hop ! Comme els autres, je commence à tourner autour des navettes, à faire des allers-retours. Wouhou, c’est vraiment trop facile ce truc, il suffit de viser les méchants qui arrivent et paf ! Y’a plus de méchants ! Le seul souci, c’est que ça va trop viiiite, on a pas le temps de vraiment s’amuser, on est déjà pas loin des hangars.
Allez hop, on arrête d’accélérer, et je les suis quand ils abordent la station. J’ai à peine eu le temps de m’amuser, mais je vois d’autres copains, là, dehors, alors on va aller les voir ! A peine mon vaisseau posé, je m’éjecte du cockpit, et je prends mes deux SE-14, mes p’tits jouets, et c’est parti ! -
Post n°9
Auteur : Super PNJLes yeux exorbités de l'Alpha observaient ces pilotes se faire éliminer un par un par les assaillants anonymes, ils ne faisaient pas face à n'importe qui, ceux qui osaient s'en prendre à lui étaient disciplinés et organisés, il élimina de fait ses concurrents directs, sans doute les Prodigy étaient allés trop loin et son instinct lui disait que c'était à cause du dernier contrat passé avec ce mystérieux mercenaire et son drôle de chapeau! il allait le retrouver et il le lui ferait payer même s'ils avaient été grassement payé pour attaquer les convois de carburant le recruteur en treillis lui avait caché les risques et surtout les représailles à venir.
Il tapa du poing sur une console en voyant des barges d'assaut s'approcher de la station puis il aboya des ordres à l'intention du Muun.
-Concentrez vos tirs sur les navettes, ils ne doivent surtout pas aborder nom d'un bantha!
L'artilleur en chef hocha la tête, mais il avait perdu trop de pièces pour une défense efficace , les quelques tourelles lâchèrent des rafales sur les nouvelles cibles mais en vain et les Ministry appontèrent escortés par des chasseurs stellaires. Le natif de Muunilist désolé, se tourna vers lui en haussa les épaules.
-Soyez maudits tas d'incapables!! Défendez la station jusqu'au bout!!
Les alarmes retentirent de plus belle à l'intérieur de la station, signe que les ennemis avaient pénétrés les défenses, aussitôt des dizaines de pirates armés jusqu'au dents , de blasters, de vibrolames et autres mitrailleuses lourdes se précipitèrent vers les barricades improvisées montées à la va vite à proximité des hangars.
D'autres plus malins ou moins courageux se dirigèrent vers les quelques cargos qui n'avaient pas décollé pour s'enfuir et tenter leur chance ailleurs.
Alpha observait les membres de sa garde rapprochée autour de lui, lisant la peur sur la plupart des visages, il s'adressa alors au droid de guerre Devastator, on l'avait trouvé démembré dans un laboratoire de la station et un pirate bricoleur l'avait remis en état, enfin plus ou moins.
-Toi! reste pas la à rien faire!! va au hangar et butes moi tous ces enfoirés!!
Avec son bouclier en duracier et ses deux fusil blaster, ce modèle de droid était redoutable et même gravement endommagé il continuait à combattre, et les Républicains allaient bientôt le découvrir. Mais le leader des Prodigy avait d'autres atouts dans sa manche , il allait fermer toutes les portes étanches entre les hangars et la passerelle , condamnant ainsi ses hommes à se battre jusqu'à la mort sans aucune possibilité de retraite! l'autre avantage c'est que cela allait aussi ralentir les assaillants et ce qui allait sans doute lui permettre de rejoindre Hunt et son butin discrètement.
Il ordonna à ses hommes de main de défendre la passerelle de commandement mais depuis les couloirs extérieurs, il ne voulait pas qu'on le voit s'enfuir, après tout il restait l'Alpha!Spoiler
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Post n°10
Auteur : Erys TalmarkQu’est ce que c’est que ce bazar ? Ah non, pour une fois, c’est moi qui met le bordel, et ça me fait plaisir d’être à l’origine de la surprise, surtout que mes collègues ont l’air d’y mettre autant de cœur que moi, même si ils sont (évidemment) moins classes, moins efficaces… Moins bons en somme ! Sans attendre de savoir qui je dois viser, je déverse les chargeurs de mes blasters sur les pirates qui sont là, sans vraiment réussir à toucher qui que ce soit… C’est pas du jeu, ils se cachent ! Bande de planqués, venez vous la donner enfin ! Et bien sûr, c’est au moment où je me dis ça que je vois leurs renforts arriver. Ils sont vachement nombreux, je ne m’attendais pas à ça ! Mais bon, on a pas le temps de flâner ni de réfléchir, je me lance dans la mêlée. Mes blasters retrouvent leurs holsters, et lorsque je prends mon sabre…
…
Quel plaisir. Le contact du manche sur ma paume, enfin. Reste tranquille, Erys, laisse toi aller, je m’en occupe mon amour. Je compte bien faire en sorte que rien ne t’arrive et que tu en sortes avec tous les lauriers. Je serai ton bras armé. Je souris, et j’inspire à fond, alors que la lumière orange de mon arme vient illuminer de sa couleur chaude mon armure grise. Au milieu du chaos, je suis exactement ce que je voulais être, leur cauchemar, leur ultime vision d’horreur avant de passer de l’autre côté. L’alarme qui résonne en boucle à nos oreilles sera leur glas, et les portes qui se referment seront les couvercles des cercueils que je consens bien volontiers à leur offrir.
Froome n’a pas eu le temps de m’apprendre beaucoup de choses, tout comme Twohoyrs mais le peu que j’ai obtenu d’eux me suffira. Sans attendre plus, je me jette dans la mêlée, sourire aux lèvres. Les vibrolames ne seront pas d’une grande aide pour ces idiots qui ne savent qu’à peine les manier. Je sens parfois la chaleur des lasers de blasters me frôler, me roussir même légèrement la peau ou l’armure, mais je ne m’en soucie pas. Tout ce qui compte, c’est la pointe de cette lame orange que je fais danser avec la grâce habituelle qui est la mienne. C’est tellement simple. Les parades et les esquives s’enchaînent, je joue avec eux jusqu’à ce qu’ils s’épuisent, ce qui arrive bien vite. Je désarme le premier et l’attrape au col pour pouvoir le regarder droit dans les yeux quand ma lame s’enfonce dans son ventre. Le simple fait de voir la vie quitter ses yeux, de sentir sur mon visage son ultime souffle me provoque un frisson d’extase dans le bas du dos. J’en veux plus. Toujours plus.
Au milieu de la mêlée qui vire au carnage, je cherche à ressentir cette sensation, encore et encore, et je fais étalage de mes talents. Ma belle Erys, si tu voyais ce que je fais, si tu voyais à quel point tu es extraordinaire, si tu le comprenais seulement… J’use de tous les moyens que je connais, les feintes, les ouvertures, tout ce que je sais faire, allié à la Force pour désarmer et envoyer voler mes ennemis qui, je le vois, je le sens, sont terrorisés par ma présence. Certains commencent déjà à s’enfuir mais je les laisse aux autres. Et si ils s’échappent, peut-être colporteront-ils l’histoire de la Garde au sabre orange. J’en frémis d’avance.
Mais il reste évidemment le gros morceau. Les portes ont été verrouillées et s’avance devant nous un droïde que je n’ai encore jamais vu… Mais peu importe, lui comme les autres sera détruit. Et peu importe les dégâts qu’il fera aux autres Républicains. Tout ce qui compte, c’est Erys. Et un petit peu les autres Gardes, si ils peuvent certifier de mon engagement. Sans aucune hésitation, je me jette à nouveau dans la mêlée. Peu m’importent les tirs de blaster, peu m’importe la cavalcade effrénée autour de moi, entre Républicains prenant peu à peu l’ascendant et pirates se battent pour leur vie, peu m’importent tout ces insectes qui ne sont que témoins. Je me mets à rire. Tout est ridicule. Leurs armes sont ridicules, leurs fuites sont ridicules, leurs techniques sont ridicules…
…
Je ne comprends pas ce qu’il s’est passé. Pourquoi je suis par terre ? Pourquoi est-ce que j’ai aussi mal au crâne. Je tousse, je crache du sang par terre, et quand je porte la main à mon crâne, ce n’est pas mieux. Mes cheveux poisseux puent le fer, je sais ce que ça veut dire. Et pour ne rien gâcher, devant moi, un modèle de droïde que je n’ai jamais vu. Je ramasse mon sabre et je grogne en le rallumant. Saloperie… J’imagine que je lui dois un vol plané. Pas question de ne pas laisser ça impuni. Un rapide coup d’oeil alentour me montre que mes alliés se débattent eux aussi avec les pirates. Ca devrait aller. Alors je m’envole. Mes sauts de Force se multiplient pour éviter les tirs, pour essayer de percer la défense de cette saloperie mécanique.
Entre les tirs de blaster, les grands coups de bras mécaniques, les attaques des autres pirates, je ne peux pas dire que j’en mène large. Heureusement que tout semble… Facile. Simple et limpide, lent, aisément contrable. Le problème se situe majoritairement dans la volée d’attaques que je subis. Mais je vois enfin une ouverture. Alors qu’il essaye de m’écraser, je me jette au sol pour glisser entre ses jambes. Sans même me retourner, je tends ma main derrière moi. Je n’ai décidément toujours pas compris comment Froome faisait ou voulait me faire faire, mais je suis sûre de ne pas vouloir y rester, et ça a l’air de suffire. Ma poussée de Force est suffisamment violente pour destabiliser la machine qui se prend les pieds dans le tapis. Pas question de m’arrêter. Maintenant qu’elle est sous mon contrôle je laisse tomber mon sabre, je tends la seconde main. Je sens que je vais y arriver, je lève les mains et les rabaisse brutalement, faisant suivre le mouvement au droïde. Une fois, deux fois, dix… A force, j’en fais un tas de boulons et de vis, en l’écrasant contre le sol de la station.
Je suis en nage. Au sang se mêle ma sueur, à mon souffle court le goût bien connu de l’hémoglobine. L’adrénaline dans mes veines rétrécit mon champ de vision sans pour autant m’empêcher de sentir les regards sur moi. Le combat s’est terminé en même temps que la vie de ce foutu tas de ferraille. Pas question de lambiner. Sur la lancée de cette fin de combat, je marche à grandes enjambées jusqu’à la première porte.
-Pas le temps de lambiner !
Et sans attendre, j’invoque à nouveau la Force pour ouvrir la dite porte, et tant pis pour les verrous. Je suis la première à me lancer dans le couloir, arme allumée et détermination chevillée au corps. L’enfoiré qui m’a balancé ce droïde à la tronche va payer. -
Post n°11
Auteur : Super PNJL'Apha vérifiait la cellule d'énergie de son fusil blaster tout en observant distraitement les écrans de contrôle, il était temps pour lui de mettre les voiles, il s'arrêta sur un écran pour voir une femme découper son droid à grand coup de sabre laser.
Un maudit jedi manquait plus que ça!
Il est vrai qu'entre la prostitution, le trafic d'être humain et autre esclavagiste, les Prodigy s'étaient sans doute attirés les foudres des bons samaritains sensitifs, il observa de plus près les autres combattants qui prenaient d'assaut sa station spatiale, combinaison de combat, casque intégral, blaster dernier cri... non! c'était les opérations spéciales, mais au service de qui au juste? peu importait après tout, il était grand temps de filer à l'anglaise.
Mais il réservait à ces invités encore une petite surprise, il actionna l'intercom à destination de ses hommes de main.-A tous, procédure G!
Et trente secondes plus tard, il désactivait l'apesanteur dans le dédale de la station, surprenant ainsi les assaillants, la plupart de ses hommes étant équipés de bottes anti-G, un sourire mauvais en coin il appuya sur un gros bouton rouge, puis il se dirigea vers le turboélévateur secret , il allait se diriger au niveau du hangar ou devait l'attendre Hunt, le magot et quelques fidèles.
Le Rodien avait entendu le message du boss et il avait immédiatement activé ses bottes magnétiques, il dégaina son sabre en cortosis, en tant qu'ex chasseur du Gao Ato il était toujours à la recherche d'Atiangs, la récompense pour les meilleurs chasseurs de Rodia, avec un sabre laser en guise de trophée, il pourrait faire la fierté du clan Chattza et se racheter une conduite auprès de son géniteur qui l'avait banni quelques années auparavant.
Et c'est donc sur de lui que le Rodien couleur pastel allait défier Erys...Spoiler
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Post n°12
Auteur : Erys TalmarkSabre en main, je peux vous l’affirmer : personne ne se mettra en travers de ma route. Les rares survivants qui croisent ma route peuvent en témoigner, et je ne compte pas faire dans la finesse. Cette petite escapade a déjà trop duré, et j’en ai déjà assez. J’aurais bien sûr préféré que tout soit déjà réglé et que la submersion de leurs forces ne les fasse plier et se rendre. Mais non, cette bande d’idiots incapables a décidé de se battre jusqu’à son dernier souffle. Fort bien, je suis disposée à leur offrir, et sans douleur en plus. Ou presque sans douleur. Le sang qui pulse dans mes tempes depuis mon éjection contre le mur ne fait qu’attiser mon envie de leur apprendre ce qu’est un Garde Républicain, d’autant plus la meilleure d’entre eux. La lumière orange illumine les couloirs et allume au fond des yeux de mes ennemis leur peur les plus profondes. Je crois entendre à un moment un « @£!&% de Jedi ! », mais je dois l’imaginer.
Et finalement, est ce que ce serait si étonnant ? Les Jedi sont restés gravés dans l’imaginaire collectif, comme les sauveurs éternels et uniques de la Galaxie. Sans doute auraient-ils négocié pendant des heures la reddition de la station, proposant des peines aménagées et leur vie en échange d’un dépôt des armes et d’une situation sans accrochage ni bain de sang. Ha ! Fallait-il être stupide. Ces types ne comprenaient qu’une chose, la violence. C’était comme toujours la loi du plus fort qui primait chez eux, et je comptais bien leur montrer qu’ils suivaient le mauvais cheval. Toujours accompagnée de la Force, je me délecte à nouveau de leurs derniers cris. Oh, ils ne sont pas nombreux, à peine quatre ou cinq, mais les prisonniers, ce n’est pas mon affaire… Enfin, sauf si je tombe sur l’agent infiltrée, mais ça, on verra en temps et en heure.
Sauf que rien ne se passe jamais comme prévu, et je commence à en avoir marre, tiens. Alors que je sors mon sabre de la gorge d’un couillon qui n’avait rien demandé, mais qui passait par là, voilà que la gravité abandonne toute espèce de cohérence ! Elle ne se retourne pas, elle se casse, qu’est ce que c’est que ce merdier ?! Et me voilà à flotter bêtement dans un couloir de la station, alors que je sens que je me rapproche de l’objectif principal. Le centre de commandes n’allait pas bouger, de toute façon, et au vu de la concentration d’ennemis et de leurs tentatives de fuites, il n’y avait pas trente-six possibilités. De toute façon, j’ai le plan de la station bien enregistré en tête. Il y avait un hangar au plus bas de la station. Mais dans des conditions pareilles, difficile de se mouvoir…
Je prends quand même le temps d’inspirer un bon coup. Que dirait Froome de cette situation ? Bah, sans doute que j’aurais du faire attention à moi et que c’est de ma faute, que je ferais mieux de me concentrer plutôt que de me laisser faire. @£!&%, que je hais ce type. Inutile de chercher à nager la brasse en apesanteur, je vais m’user pour rien. En espérant que ça ne dure pas, cette connerie. Mais je dois bien avouer que j’ose même pas l’espérer, justement. C’est le meilleur moyen de passer pour une conne après. J’inspire à nouveau, puis je tends ma main vers une poignée de porte, plus loin.
Ca n’a absolument rien à voir avec ce que je fais d’habitude. Absolument rien. Au lieu d’essayer de tout faire sauter, d’imposer ma présence et ma puissance, c’est comme si c’était… simple. La Force ne m’a pourtant jamais inspirée plus que ça, j’ai toujours été de ceux qui la voyait comme un outil. Mais là, alors que tout autour de moi, encore une fois, semble ralentir, j’agis d’instinct. Ma main tendue aurait pu simplement arracher la poignée de porte. Mais cette fois, non. Dans la moindre fibre de mon corps, je sens que ça me parle, que ça m’inspire, que ça me touche. Entre mes doigts, c’est comme si une cordelette de Force venait de se placer, et que je n’avais qu’à la tirer. Malgré l’apesanteur, je me retrouve à tirer sur ce lien invisible, et à avancer, doucement, alors que je ne touche même pas terre. J’imagine que ça doit donner un côté presque fantastique, vu de l’extérieur, comme si rien ne pouvait m’arrêter… De porte en porte, d’accroche en accroche, j’évolue le long du dédale métallique. Cette fois, il n’y a rien qui se dresse sur mon chemin.
Enfin, ça, c’est ce que je vous aurais dit si j’avais un peu de chance.
Mais moi, la chance, elle a plutôt tendance à me %$!# dessus, depuis que je suis dans l’Armée. Et pas qu’un peu. Alors que je progresse à mon rythme plutôt rapide, je me retrouve nez à nez avec une saloperie aux yeux globuleux. J’ai jamais aimé les Rodiens, ces salopards sont toujours prêts à tout pour vous faire un coup fourré, vous la mettre à l’envers et surtout vous laisser en plan. En plus, leur fierté mal placée les empêche de voir qu’ils sont clairement pas dans leur bon droit, ni sur le bon chemin. Je vous ai déjà dit que je les détestais ? Bon, de toute façon, ce n’est pas comme si ce type allait avoir une quelconque importance. Il a l’air déterminé, mais les autres l’étaient aussi. Je l’écoute à peine quand il déblatère des conneries.
-Jedi ! Ta route se termine ici, foi de Chattza…
Ah non, mais j’avais prévenu que les Rodiens c’était pas des lumières. Je viens de participer à un joyeux massacre où tout ses potes y sont passés, et sans un coup de semonce, j’ai une armure grise loin des bures marrons importables des Jedi, et en plus de ça, il voit bien que j’ai un sabre orange. Sérieusement, il lui faut quoi de plus, un carton d’invitation ? Non, mais faut vraiment pas exagérer, la bêtise a des limites, et lui, il les a pas franchies, il les a explosées ! Ca me fait soupirer d’entendre autant d’âneries d’un seul coup… Et puis « Chattza », c’est quoi, ça, Chattza ? Oh et puis merde.
-Je te laisse ta chance. Ecarte toi, ou je m’occupe de toi.
Je n’espère qu’une chose, c’est qu’il ne s’écarte pas. Il va me faire mon plat de résistance, et leur chef sera mon dessert. C’est seulement à ce moment là que je remarque qu’il ne flotte pas dans les airs. Je trouve que c’est pas du jeu, mais du coup, est ce que c’est pas une raison de plus de l’envoyer bouler, ce trou du cul ? Si, hein, je déteste les tricheurs. Encore plus les tricheurs moches. Il serait sympa à regarder, musclé, beau gosse, je dis pas, mais là, c’est juste une grosse mouche sans ailes qui me regarde comme si je venais de Corellia. Et en plus… Il a l’air con comme une brique… De toute façon, il n’a pas l’air décidé à bouger. Ah non. Il me fonce dessus.
Ca ne va pas durer longtemps. Sa posture est naze, ses mouvements aussi mous que ceux d’un Bantha sous bâton de la mort, et son attaque aussi lente que moi au réveil. Je n’ai même pas à user de la Force pour l’esquiver, ni même mon sabre. J’esquive une fois, puis deux, puis trois. Mon corps répond à la perfection et s’est magnifiquement adapté à l’absence de gravité, je peux me permettre des mouvements qui ne seraient pas aussi simples, soumise à la pesanteur. C’est presque trop simple. Et je ris. Je me fous de ce crétin, joyeusement. Vas-y, reviens ! Cette fois, je dresse mon sabre pour contrer sa lame ridicule.
C’est là que je réalise. Au moment exact où le fil de son arme vient entailler ma joue de haut en bas. Lorsque mon sabre s’est éteint de lui-même au contact du métal froid. Cet enfoiré ne joue décidément pas selon les règles. Usant de la Force, je recule d’un seul coup, portant ma main opposée à ma joue, tout en essayant de rallumer mon arme. Je regarde le sang sur mes doigts, un mince filet qui fait sonner toutes les alertes de mon corps. Et aucune lame ne vient illuminer la scène à nouveau. Court-circuit. Un nom claque dans mon esprit. Cortosis. Un métal rare que je ne m’attendais certainement pas à voir ici, sur une station spatiale pourrie, et encore moins entre les mains de ces ratés. Mais je me suis trompée, et ma joue en paie le prix, alors que je grogne à nouveau, de déception et de colère, cette fois. Mais ma réflexion n’a pas le temps de durer puisqu’il se jette encore sur moi.
Ce serait oublier qui je suis. Même sans sabre, je ne suis pas sans défense, et si je me jette sur le côté à nouveau, c’est autant pour esquiver que pour me donner le temps de réfléchir. Ce foutu Rodien ne va pas me laisser respirer, et on peut considérer que la stratégie est efficace. A moi de trouver une solution, mais ça ne va pas être simple. Toujours en usant de la Force, je me projette dans tous les sens pour esquiver ses attaques, sans même me donner la possibilité de contrer et de le mettre sur la défensive à mon tour. J’ai beau m’être adaptée à la situation, je galère toujours à faire deux choses en même temps. J’enrage ! J’aurais eu les pieds sur terre, je l’aurais broyé juste avec la Force pour lui apprendre les bonnes manières, mais rien à faire, je ne peux pas faire deux choses à la fois !
J’ai à peine le temps de porter la main à mon ceinturon que l’autre est déjà sur moi. Mon blaster part à la dérive alors que j’évite l’attaque. Pas le choix. Toujours en suspension, je finis par lui rendre ses coups. J’évite sa lame du mieux que je le peux et je lui rends. J’attrape sa main directrice, je lui assène un crochet. Non, ça n’a rien l’air de lui faire, si ce n’est que je le relâche. On se regarde droit dans les yeux une seconde. Ca y est, je vois enfin une lueur d’hésitation au fond de ses yeux. C’est parfait. Je sors mon deuxième blaster et je fonce sur lui en l’utilisant comme ancre. Cette fois, mes coups pleuvent sans discontinuer. Du gauche, du droit, de l’arme, des jambes, peu importe, je l’oblige à ne plus attaquer mais à se défendre. Evidemment, c’est aussi risqué que stupide, mais je n’ai pas le choix. Je sens son arme qui tinte sur mon armure et me cause des estafilades. Autour de nous, des gouttes de sang commencent à flotter dans les airs, alors que le couloir est uniquement animé par nos cris et nos grognements.
Ha ! Même dans un combat deséquilibré, je reste la meilleure. Je trouve enfin l’ouverture que je cherchais, et mon pied s’enfonce dans son ventre, m’offrant l’opportunité que je voulais. J’attrape son poignet, et d’un geste brusque, je le tords. J’utilise la Force pour poursuivre, jusqu’à ce que j’entende le craquement sinistre et représentatif de la fracture. Il hurle dans mes oreilles et lâche son arme. C’est gagné, et c’est vraiment trop facile. Mon blaster se vide de son chargeur. Un coup, douze, vingt. Ce qu’il faut pour que ce crétin s’effondre enfin au sol. Parfait. Mais je sens que mes forces s’amenuisent. Ce fichu combat inégal m’a pompé toute mon énergie. Je me rapproche du cadavre. D’habitude, je leur mets des coups de lattes, mais là, je n’ai pas le temps. Sans attendre, je lui pique ses bottes anti-gravité, me faisant la réflexion que si personne ne rétablit le courant, on va voir des cadavres flotter partout… Et j’en profite pour prendre son épée en cortosis. On sait jamais. Ca peut servir.
Mais tout ça, ça n’a pas d’importance. Plus maintenant. Je file droit vers les turboélévateurs, là où je dois mettre fin à toutes ces conneries. Vivement mon lit sur Arkinnea... -
Post n°13
Auteur : Super PNJDurant le trajet dans le turboélévateur secret, Alpha se demandait ce qu'il allait faire de sa vie dorénavant, sans doute vivre dans une ferme sur une planète désertique et pourquoi pas trouver une femme et fonder une famille, il fallait qu'il se fasse oublier.
C'en était fini de la piraterie, il était temps de changer de vie, de toute façon, il ne pourrait pas remonter le gang des Prodigy! il fallait qu'on pense qu'il avait péri lors de l'explosion de la station, qu'il disparaisse aux yeux de la galaxie, cela évitera qu'on le recherche pour se venger d'un de ses nombreux crimes ou pire qu'on mette une prime sur sa tête!
Les portes en acier s'écartèrent le ramenant au présent, l'alarme retentissait toujours dans sa station enfin plus pour longtemps au vu de ce qu'il avait observé sur les écrans de contrôle avant de déclencher l'autodestruction. Les mystérieux commandos progressaient dans la station et éliminaient un par un les membres de sa bande.
Il ne se demandait même plus pour qui ceux ci agissaient, il devait se concentrer sur le futur, mais avant ça il avait une salle besogne à accomplir. Ses bottes anti-G activé, il entra dans le hangar ou sa navette était posé, on avait terminé le chargement des caisses, un Twil'eck à peau rouge vint à sa rencontre affichant un large sourire en voyant son boss arriver.
-C'est presque fini patron!
L'Alpha lui sourit chaleureusement en retour avant de répondre:
-En effet mon ami!
Puis sans prévenir il lui planta une lame en plein coeur, et lui posa une main sur la bouche et l'accompagna au sol pour plus de discrétion, la lame ensanglantée en main, il monta dans le vaisseau, et poignarda par derrière un humanoïde qui était en train de sangler la marchandise dans la soute. Le pauvre bougre ne comprit même pas ce qui lui était arrivé.
Il continua sa progression dans la navette pour arriver jusqu'au cockpit pour tomber sur un cadavre dans le siège de copilote qui avait également la gorge tranchée, Alpha fronça les sourcils ne comprenant pas ce qui s'était passé.
Jusqu'au moment ou il sentit le canon d'un blaster appuyer sur sa nuque.
-Je crois que tu vas rester à quai cette fois...
Cette voix déformée par un vocodeur... l'Alpha sut immédiatement à qui il avait affaire: Hunt, le Mandalorien qui avait rejoint la bande, il y a peu de temps.
-Tu ne peux pas me faire ça, ils sont venus pour me tuer!
-Ce sont les risques du métier l'ami, eux peut être ou moi surement à toi de choisir!
Le boss savait qu'il n'avait pas vraiment le choix , il suffisait d'une simple pression sur la gâchette et son cerveau irait flotter en apesanteur, il lui restait quelques minutes avant l'autodestruction, et il savait que certains chasseurs n'avaient décollés faute de pilote. Mais il pouvait pas laisser partir ce vaurien en armure avec son butin, il avait mis des années à le piller.
Apparemment le mando lisait dans les pensées, il appuya un peu plus fort sur la nuque du leader le forçant à faire marche arrière en direction de la soute.
Arrivé au niveau des caisses, Hunt prit quelques secondes pour boucler d'une main le harnais et fixer la cargaison tout en braquant le leader, il lui désigna ensuite le cadavre encore chaud du pirate.
-Ramasse le et descend! Et laisse ton flingue et ta lame ici!
L'Apha s'exécuta, ne comprenant pas vraiment pourquoi le mandalorien le laissait en vie, mais Hunt était loin d'être un idiot en plus d'être un agent double, il avait tout de suite compris que la République était derrière cet assaut, et qu'on en avait sans doute après Scalphunter et lui par la même occasion, il allait leur laisser un os à ronger: l'Alpha
Il ne savait pas grand chose, mais il savait qu'il allait les baratiner et les emmener sur de fausses pistes à son insu.
L'espion le regarda poser ses armes et prendre le cadavre par les bras pour le trainer hors du vaisseau toujours sous la menace du blaster lourd Mandalorien.
-Et bonne chance dans ta prochaine vie, "l'Alpha" haha!
-Je te retrouverai Hunt et je te tuerai! sois maudit!!
En ricanant , le voleur remonta la rampe abandonnant l'Alpha à son sort , il fila en direction de cockpit et actionna immédiatement les moteurs de la navette, le vaisseau bondit du hangar sous le regard noir du leader pirate.
Aux commandes Hunt, envoya un message crypté à Scalphunter résumant les derniers évènements et convenant d'un point de chute puis il enclencha à distance la moitié des capsules de sauvetage qui décollèrent simultanément pour brouiller sa fuite et disparaitre en hyper-espace alors qu'il allait être pris en chasse par un chasseur Républicain.
L'Alpha lui pendant ce temps, ne perdait pas le nord, il fouilla la cadavre et s'empara d'un blaster DL44 qu'il fixa à sa ceinture, il fallait qu'il trouve absolument un chasseur stellaire pour foutre le camp avant que la station n'explose!
Dans un autre secteur , les portes du turboélevateur s'écartèrent sur une Twil'eck à peau verte qui faisait face à Erys, l'espionne reconnut immédiatement une membre de la Garde Républicaine mais quelque chose la dérangeait dans la regard de cette femme.
Les états d'âme ce serait pour plus tard, Singh avait eu un but lors de sa mission d'infiltration, elle avait espionné les Prodigy et s'était rendu compte qu'ils travaillaient pour quelqu'un d'autre qu'elle n'avait pas encore pu identifier.
Maintenant l'agent Elite devait conduire l'unité Reckoning à la passerelle pour qu'ils puissent pirater la base de données de la station avant qu'elle explose c'était ça sa mission prioritaire.
Cependant elle devait aussi faire payer à l'Alpha tous ses mauvais traitements durant son infiltration à son service en tant que danseuse exotique, elle avait juré de se donner corps et âme à la République, mais elle n'avait jamais pensé qu'elle aurait du aller aussi loin; Elle s'identifia avant de donner un objet à la garde.-Je suis le dernier Tango! L'Alpha a mit le cap vers le hangar J_3, une navette l'y attends, vous devez le capturer avant qu'il puisse s'enfuir , il sait trop de choses! Vous avez peu de temps ce salaud a déclenché l'autodestruction!
Grace à une clé volée sur un pirate Muun, elle donnait accès à Erys à tous les niveaux de la station, c'est cet objet qu'elle remit à la sensitive, quelque chose lui disait qu'elle ne capturerait pas l'Alpha vivant...Et quelque part ce ne serait que justice...Spoiler
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Post n°14
Auteur : Erys TalmarkLorsque le turbo-élévateur s’ouvre sur une Twi’lek verte, je devine que ce sont les emmerdes qui viennent de me tomber encore sur le coin du pif. Cette mission commence doucement à me courir sur le haricot. Et je suis en train de me dire que je dis ça pour chaque mission. Oh, eh, me jugez pas, hein, c’est pas ma faute si à chaque fois je me retrouve dans des embrouilles où mes ennemis ne veulent pas gentiment se laisser faire alors que tout est foutu pour eux et qu’on va tout faire sauter. Mais non, ces gentils messieurs ont décidé de foutre la merde, de m’envoyer des couillons avec des armes de tricheurs et des obstacles dans tous les sens. C’est chiant ! Alors évidemment, quand je tombe sur « Dernier Tango » (c’est quoi encore ce nom complètement pourri ? J’avais oublié…), qui me demande de me dépêcher pour choper l’Alpha… Bon, en fait, je fais rien. C’est ma mission. Il paraît.
J’ai à peine le temps de la regarder dans les yeux. Elle a l’œil farouche de celle qui en a trop vu, trop fait, mais que ça n’a pas détruit pour une raison que j’ignore et dont je me fous. « Dernier Tango » a du passer de sales soirées sur cette station, et ça, c’est pas tellement ce que j’aime voir. Trop de souvenirs reliés à ce genre de comportements. Trop de choses que j’ai enfoui pour protéger Erys. Trop de saloperies qui lui sont arrivées et ont conduit à ma création. La seule différence, allez, c’est qu’elle avait signé pour en %$!#, alors que moi, j’avais rien demandé. Mais maintenant, on est dans le même bateau, elle et moi. Je la dévisage une seconde de plus avant de sourire. Je vais adorer cette chasse nettement plus, et cette mission vient de prendre une tournure intéressante.
-Je te ramène ses ********.
Je récupère la clé et je la laisse prendre ma place dans le turbo-élévateur sans dire un mot de plus. Dans ma main, mon sabre me brûle à nouveau de s’allumer, et je sens à nouveau ce frisson d’excitation et de plaisir le long de ma colonne vertébrale en pensant à ce que je vais lui faire. Dans mon esprit, le plan de la station est passé en revue. Hangar J-3. C’est pas si loin d’ici, j’y serai rapidement. Ca me laisse le temps de faire l’inventaire et de contacter mon équipe.
-Escadron lumineux, ici Leader lumineux. Je progresse jusqu’au Hangar J-3. Tenez mon chasseur prêt et un transport de prisonniers pas loin. Je vous ramène l’Alpha. Presque en un seul morceau.
On ne m’a jamais demandé de ramener quelqu’un entier, et si il lui manque une jambe à lui, ça ne devrait pas trop lui manquer, j’imagine que les renseignements républicains lui tireront tout ce qu’il faut de la tête avant de balancer son corps dans une décharge. Ou bien ils me laisseront l’achever, ça pourrait être sympa de leur part. Un genre de grosse bougie sur mon gâteau d’anniversaire. Il faudrait que je soumette l’idée. Toute à ma réflexion, j’accélère le pas en direction du hangar. Il ne faudrait pas grand-chose.
Lorsque j’ouvre enfin la porte, mon regard s’illumine et mon sourire s’élargit. Enfin… Enfin je tombais sur celui qui était notre cible depuis tout ce temps. Ce rat allait payer. Mais pas tout de suite.
-Je te conseille de baisser tes armes, l’Alpha. Tes pirates sont morts, tes plans sont à l’eau. C’est moi ou la mort.
Intérieurement, je le supplie d’accepter la mort. Ce serait tellement plus simple pour tout le monde, et en plus de ça, ça me permettrait d’enfin m’amuser un peu. Et, à nouveau, j’ai un frisson de plaisir qui me traverse quand je le vois porter la main à sa ceinture pour attraper son blaster. Mais non, là, j’ai envie de jouer. D’un geste de la main, je fais voler son arme en m’avançant lentement vers lui. Je sais que je l’hypnotise à moitié, je sais que j’ai une influence sur lui que je ne contrôle pas tout à fait, ça a toujours été comme ça avec ceux que je voyais comme des proies, et lui ne fait pas exception.
-Ramasse le.
Je sais, c’est pas bien de jouer avec la nourriture, faut pas mettre les coudes sur la table (dans sa gueule, ça compte ?), faut pas mâcher la bouche ouverte, faut pas parler la bouche pleine… Oui, je sais, ça n’a rien à voir, mais je suis bien élevée, c’est pour vous le montrer ? Non, vous vous en foutez ? D’accord. En attendant, je le regarde être tétanisé une seconde avant de se jeter à nouveau sur le blaster. Il a l’œil fou de celui qui espère s’en sortir alors qu’il sait au fond de lui qu’il est foutu. Ca me rappelle un peu ces types sur Arkinnea que j’ai du tuer. J’allais dire « pas de gaieté de cœur », mais ce serait mentir. Et je n’aime pas trop mentir. Ou pas trop d’un coup.
Lorsqu’il déverse l’intégralité de son chargeur sur moi, je le prends presque comme un jeu. Ma lame illumine à nouveau l’atmosphère, et sans être inhibée par le cortosis cette fois. La peur et la colère ont l’air de le faire tirer comme un plouc, ou bien il ne sait juste pas tirer. Est-ce que ce serait bien étonnant de la part de quelqu’un qui se cache derrière les autres pour exister, je ne sais pas. Toujours est-il que je prends mon temps, je renvoie les projectiles dans tous les sens sans prendre la peine de lui renvoyer dans la truffe. Enfin, presque. Le dernier laser, je le lui réserve, l’expédiant directement à sa jambe. Il crie, du miel pour mes oreilles, mais pas le temps de le laisser s’effondrer. La Force m’envahit, de même que la colère et je tends ma main vers lui.
Ca y est, j’entends distinctement sa frayeur face à l’horreur de la situation alors que je le maintiens en l’air. Sa main libre est sur sa cuisse blessée, mais ça ne suffira pas à l’apaiser. Lentement, je ferme le poing en m’avançant, comprimant lentement ses organes. Ses poumons, sa trachée, son cœur. Je les sens battre à l’unisson du mien, les deux corps accélérant en même temps, l’un pour survivre, l’autre pour simplement se sentir vivant… Tout son système nerveux et cardiaque s’emballe, c’est comme si je sentais ses hormones de survie s’affoler brutalement, comme si elles comprenaient que c’est la fin… Alors seulement je relâche la pression, juste pour voir son air soulager avant de serrer à nouveau. Quel délice d’avoir la vie d’un homme entre ses mains, de le voir aussi impuissant que je l’ai été quand j’étais petite fille. Je joue mon petit jeu, je me rapproche, je serre et desserre, de plus en plus loin dans l’étouffement, je veux le tuer et en même temps je continue de le garder en vie.
-Terminé pour toi… l’Alpha.
D’un geste vif, ma lame s’abat, et je lui tranche un pied. Juste un pied, ce n’est pas grand-chose. Mais c’est juste ce qu’il faut pour qu’il hurle enfin de douleur. Juste assez pour que sa guibole soit soumise à l’absence de gravité, et que je le traîne comme un vulgaire colis. Rapidement, je repars vers le niveau principal, celui où j’ai laissé mon vaisseau et mes alliés de fortune. Là, je jette l’Alpha aux pieds de l’officier en charge des navettes.
-Mettez le au frais. C’est le chef de cette foutue station. -
Post n°15
Auteur : Super PNJAprès s'être entretenu brièvement avec Erys, Dernier Tango ou l'agent Singh avait attendu les membres de l'unité Reckoning, elle leur avait donné accès au centre de commandement. A peine sorti du turboélevateur les hommes de l'agent Mason avaient éliminé méthodiquement les derniers pirates qui pensaient défendre l'Alpha. S'ils avaient su... leur leader les avait envoyé à une mort certaine pendant qu'il avait tenté de prendre la tangente, mais les choses se n'étaient pas déroulées comme il l'avait escompté. Lui aussi avait été trahi par un Mandalorien avant de tomber dans les griffes d'Erys.
Cependant les espions devaient faire vite, ce fourbe avait déclenché l'autodestruction de la station Obscura, il fallait que les hackers extraient les informations de la base de donnée de la station spatiale avant que celle ci n'implose et entraine tout ses secrets avec elle.
Dans le hangar de débarquement c'était Redfly, le chef des commandos Tech qui était chargé de l'évacuation des prisonniers, il haussa un sourcil en voyant Erys ramener un pirate amputé d'un pied qui hurlait comme un goret. Elle jeta le cochon hurlant au pied de Red' en le désignant comme chef de la bande.
Le chef des commandos Tech était déçu, il s'attendait à mieux comme adversaire, lui qui faisait partie d'une unité spécifique au sein des Dark opérations.
-Donnez lui un calmant pour qu'il la ferme!
Deux Tech s'approchèrent et pendant que le premier maintenant le prisonnier le deuxième lui injecta assez de sédatif pour endormir un bantha, l'Alpha se tut immédiatement, on le colla dans une camisole après avoir posé une poche de bacta sur sa jambe raccourcie, il aurait surement des choses à raconter, valait mieux pas qu'il meure d'une septicémie!
Redfly satisfait observa ses hommes charger les derniers prisonniers, pieds et poings liés un bâillon sur la bouche et une cagoule opaque sur la tête, on allait livrer tout ce beau monde aux Renseignements pour interrogatoire musclé, l'ex commando marine n'enviait pas leur sort.
Dans un coin du hangar on acheva proprement quelques prisonniers trop amochés pour être transportés, un trait de blaster dans la nuque et c'était terminé ,inutile de s'embarrasser de cadavres ambulants.
Red pencha la tête sur le coté, il recevait une communication interne, Reckoning ordonnait d'évacuer rapidement, l'autodestruction était enclenchée! la récréation était terminée, il fallait rapidement quitter les lieux. L'officier s'adressa à ses hommes et aux pilotes encore présents.
-A tous! on évacue et fissa!!
Les commandos ne demandèrent pas leur reste, ils embarquèrent en ordre serré dans les navettes d'évacuation, tandis que les pilotes enclenchaient leur moteur de répulsion pour fuir la station.
Mason Kane et son unité furent les derniers à partir, l'agent élite portait un datapad en souriant, il avait accomplie sa mission...Spoiler
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Post n°16
Auteur : Erys TalmarkJe regarde l’Alpha, réduit au rang de bête enragée (et castrée, bientôt), se laisser tomber au sol avec le calmant. Je vous aurais bien dit que ça soulage mes oreilles, mais avec Redfly qui hurle ses ordres, l’alarme de la station qui avertit que tout va péter, le vrombissement des moteurs, les armures qui claquent au sol… Je me taperais bien un cacheton d’aspirine. Ou toute la boîte d’un coup. J’ai une migraine carabinée qui me donne envie de m’éclater la tête contre les murs, c’est TOUT sauf agréable, et je m’y connais en migraine. Et en murs. Et en trucs pas agréables. Bref, vous m’avez comprise. Tout ce beau monde se fait embarquer dans le panier à salade, direction… Boarf, je sais pas, je m’en fous. Le renseignement, c’est pas pour moi, ils vont faire mijoter tout ça à feu doux, émincer leur volonté, on enfourne tout ça thermostat 6… J’ai la dalle, pas vous ?
Je finis par me secouer. Tout va péter, qu’on a dit, alors je saute dans mon chasseur. J’ai mal aux pattes, j’ai qu’une envie, un bain chaud. En plus, je pue, c’est une horreur, le vieux sang coagulé, cette odeur ferrailleuse qui va me boucher les narines… Je vais faire comment pour apprécier la bouffe et les parfums sur Arkinnea hein ? Vous me direz, vu que je dois aller sur Mon Calamari d’abord, on va espérer que l’eau de mer bien salée me débouche les naseaux. Mais c’est pas pour tout de suite non plus. Ensuite de quoi, il sera temps de revoir Froome. J’en ai des choses à lui raconter. Et lui aussi, j’imagine qu’il va me rabrouer parce que j’aurais fait une connerie selon lui… Machinalement et à moitié perdue dans mes pensées, j’écoute mes camarades d’escadron faire leur rapport. Eux aussi ont du en %$!#, j’imagine. Faudra que je les invite à boire un coup. Ou alors, je vais oublier.
-Escadron, Leader Lumineux au rapport. On se retrouve sur Mon Calamari pour débriefing avec les autres. Passage en hyperespace dans 3, 2, 1…
Il était temps. Je laisse cette station derrière moi. Avec un tas de questions.
