La croisière reprend.
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Post n°2
Auteur : LyzsSpoiler : PNJ's - Garde Républicaine
Enfin sur le chemin du retour, Corvel souffle un peu. Se tenir droit et écouter les rapports de ses unités n’est pas l’exercice préféré de notre garde qui préfère largement résoudre les problèmes lui-même. Mais, tout est fini. Alors, il déambule dans les longs couloirs du Venator en traînant ses responsabilités avec lui. Il va devoir faire en sorte de garder la tête haute, même s’il a été frappé par la fougue de ses propres hommes.
Ranto ne reste cependant pas inactif très longtemps. Après une heure passée à se reposer, il rejoint l’infirmerie pour y trouver ses gardes. Les diagnostics sont plutôt encourageants, même si on lui indique qu’un doute persiste pour l’un d’entre eux. Les scanners indiquent que le choc au crâne pourrait avoir plus de conséquences que prévu… Jack, lui, n’aurait apparemment pas survécu si son armure n’avait pas ralentit le coup du Sith. Corvel aurait bien aimé obtenir quelques informations du blessé mais, celui-ci étant plongé dans ses rêves, il se voit obligé d’attendre. Il part donc se dégourdir les jambes et chercher de quoi se « rafraîchir ». Les officiers doivent bien avoir quelque chose à boire, quelque part.
Quelques minutes plus tard, notre homme, verre à la main ; traîne en regardant les étoiles filer à toute allure. Les rares baies d’observation sont généralement bien peuplées, lors des voyages en hyperespace. Les soldats sont gardés sous tension grâce aux entraînements, mais personne ne se ment : les déplacements sont du pain béni si on les compare aux journées d’entraînement habituelles. Alors, les soldats ont tendance à profiter de leur temps, du calme avant la bataille !
Les soldats, amassés en de petits groupes, partagent leur temps libre là où ils ne dérangent personne. Quelques petits groupes reconnaissent le pacificateur, dont le grade officiel est un mystère pour bon nombre d’entre eux. On le salue avec respect et les voix se font un peu plus basses encore. Ranto n’y prête pas attention, c’est tout à fait normal de faire attention à ce que l’on dit en présence d’un supérieur, même en permission ou en temps libre. Il part rejoindre quelques hommes qu’il connaît et reste là un instant. On lui demande comment il a obtenu son verre. Ce à quoi il répond qu’il s’agit d’un secret bien gardé des officiers de la marine. En fait, il ne sait lui-même pas exactement ce qu’il est en train de boire. Il s’agit d’un alcool transparent, mais un peu verdâtre. Tout ce Ranto sait, c’est qu’il apprécie le breuvage, même s’il le trouve un peu trop sucré.
Quelques blagues et anecdotes plus tard, Corvel repère une coiffure familière. Il s’éclipse de son groupe pour aller s’apercevoir qu’il s’agit bien de Kanos. Il comptait lui parler après la pause, mais peut-être qu’une discussion hors-cadre ne ferait pas de mal. Alors, il pose sa lourde main sur l’épaule du jeune garçon qui ne s’était pas tourné pour le voir venir. Apparemment, les étoiles l’intéressent.
— Alors, on se remet ? Dit-il de sa voix grave, sur un ton paternel.
Là, lâchant prise, il voit quelque chose qu’il aurait préféré ne pas voir. Il avait manqué ça ?! Kanos est… balafré ? Une croix barre son visage, ce qui ne manque pas de crisper celui de Ranto. Bon sang, c’est tout sauf une bonne nouvelle. Aussi bien pour le jeune que pour lui.
— Oh… wow. Je vois que tu as eu ton premier trophée de guerre. Tu m’explique, un peu ? Demande-t-il, à mi-chemin entre
inquiétude et professionnalisme. -
Post n°3
Auteur : KanosIl sentit la main se poser et savait aussitôt de qui il s’agissait : Ranto Corvel, son mentor et celui qui lui avait très certainement sauvé la vie grâce à son entraînement.
« Alors, on se remet ? »
Sa main lâcha prise soudainement, il avait vue, il avait remarqué. Et il pouvait sentir sur lui son regard à la fois inquiet, et très certainement frustrer d’une manière ou d’une autre. Il lui avait demandé de ne pas faire de vague, de rester tranquille. Et il terminait avec un lettre de l’Alphabet sur le visage.
« Oh… wow. Je vois que tu as eu ton premier trophée de guerre. Tu m’explique, un peu ? »
Kanos ne quittait pas des yeux la fenêtre, regardant le flot de lumière en train de continuer sa danse, alternant entre du bleu et du blanc. La tête penché en avant, ses mains croisé sous son menton, la tête posé dessus. Il ne répondit pas tout de suite, par où commencer ? Ces visions ? La blessure ? Ou bien cette étrange sensation qui le tiraillait depuis son réveil, une sensation comme si quelque chose l’attirait ? Mais quoi ?
Mieux valait commencer par le début, posant son dos contre le dossier du fauteuil, il croisa les bras. Le regard toujours fixé vers l’extérieur.
« Je suis tombé dans les escaliers. »
Simple réponse, une tentative pour détendre légèrement l’atmosphère. Corvel le prendra comme il veut. Kanos continua aussitôt.
« Plus sérieusement, autant tout vous raconter. Pour faire simple : j’ai foiré. Jack, la Major et moi avons commencé à déblayer comme nous en avions reçu l’ordre. Une fois un passage ouvert… Jack est allé prévenir les autorités Séparatiste et nous avions reçu l’autorisation d’y pénétrer. Personne sur le coup n’a émis d’objection. La Major Katyusha, Jack et moi sommes alors entré dans le bâtiment pour rechercher des survivants, notamment ce… Ce cyborg sensitif.
A l’intérieur, nous avons pu commencer à progresser mais notre retraite à été coupé par un nouvel éboulement. Ce même éboulement à refermer toutes les issues à l’extérieur et à bloqué les autres équipes de garde. »
Il prit un petite pause, se repenchant en avant. Puis il regarda son mentor, on arrivait à la partie qui ne lui ferait sans doute pas plaisir.
« Le Sith nous à tendu une embuscade et il à assomé Jack, prenant au passage son sabre-laser. »
Le Corellien se remit alors à regarder vers l’extérieur. Il ne voulait pas voir le regard de son mentor… Il ressentait une sorte de culpabilité.
« Le Sith s’est alors tourné vers moi, j’était sa prochaine cible : c’était une évidence.
Par chance il était blessé et fatigué, sinon je ne serais pas là pour en parler. »
Prenant sa respiration, il poussa un long soupir et regarda alors le sol. Mettant sa tête entre ses mains tout en fermant les yeux, revoyant mentalement le combat.
« J’ai… J’ai affronté le Sith, Ranto. Je n’avais pas d’autre choix, Jack était à sa merci, et la Major n’aurait rien pu faire. J’ai réussi je ne sais comment à tenir face à ce monstre et nous étions à peu près équivalent en domination du combat. Il ne jouait pas avec moi, c’est une certitude. Mais… Il était juste meilleur au final. Il m’a repoussé une première fois avec la Force… J’ai réussi je ne sais comment à reproduire son geste et à le repousser de la même manière. C’est là qu’il à utiliser ses… Ses éclairs. Je suppose que vous avez déjà sentie ce que ces saloperies vous font hein ? Elle vous brûle et vous empêche de contrôler correctement votre corps.
C’était ma deuxième expérience avec les éclairs de force, et cela fait toujours aussi mal. La première était quand j’étais encore contrebandier. »
Nouveau silence, Kanos releva la tête vers la vitre puis se leva alors, s’en rapprochant. On arrivait à la fin de ce combat.
« Il a réussi à prendre l’avantage sur moi à ce moment-là et tenta d’en finir. Avec la fumée dégagée par les éclairs, il n’a pas pu viser correctement. Vous voyez le résultat. »
Il se retourna alors, s’adossant contre la vitre les bras croisé. Le regard vers les pieds de Ranto.
« Un éboulement supplémentaire, le plafond à céder et comme Jack reprenait conscience. Le Sith à préférer s’enfuir. Moi ? J’étais dans les vapes. J’ai… J’ai eu une sorte de vision à ce moment, je revoyais ma Mère et j’ai commencé à comprendre quelque chose. Une sensation… Etrange. Mais j’y reviendrais.
Après m’être réveillé, Jack m’a donné du bacta et nous avons continué notre route. Nous sommes alors tombés sur celui que l’on devait chercher. Iroey, un Cyborg séparatiste… Et il était un sensitif. Quand on l’a trouvé des pierres lévitaient autour de lui. On l’a récupérer et on a du faire une halte par l’infirmerie. On m’a donné un stim et on est repartie vers une issue que la Major avait pu trouver. On est arrivé à une nouvelle cage d’ascenseur… Et après ça je me suis évanoui. De ce que j’ai compris le Sith est passé à l’assaut à ce moment-là est à failli faire un carnage. J’ai du mal à croire en y réfléchissant que j’ai pu le tenir en joue de mon côté.
Puis j’ai eu une nouvelle vision… Cette fois, le responsable était le Sith. »
Nouveau silence, il parlait désormais des visions. Mieux valait tout déballer d’un trait et répondre aux questions de Ranto par la suite.
« Pour la première vision, c’était plutôt simple. J’ai vu ma Mère. Rosae. Je pense que j’ai commencé à…. A accepter la mort de ma Mère à ce moment-là. La colère que j’avais au départ quand je vous ai rencontré… Envers les Sith. Elle commençait à se modérer, à devenir… Autre chose. Depuis ce moment j’ai eu une sorte de sensation bizarre que j’ai toujours en ce moment.
Pour la seconde vision, j’ai vu le Sith, enfant. Son passé.
Il a perdu sa famille lors d’un combat entre la république et les séparatistes. Et à ressentie une haine et une colère… Ces… Ces sentiments Ranto… C’était exactement les mêmes que j’ai ressenti pour les Sith à mon réveil. Sa haine était pour les Jedis qui étaient présent et n’ont pas sauvé sa famille… Je l’ai vue prendre le sabre d’un jedi blessé et le tuer. Puis il m’a dit quelque chose… Difficile d’oublier ces paroles.
Il m’a dit : Il n'y a pas de tout noir, de tout blanc. Contemple ! Contemple les atrocités commises. Contemple jeune Kanos. Et n'oublie jamais. La Force n'a pas de morale, mais elle a une volonté. Une volonté que nous sensitifs devons accomplir car tel et notre destin. Ton destin... »
Il eut un petit rire puis reprit.
« Pffahaha. Destin… Ce Sith m’a fait comprendre quelque chose, je n’arrive pas à l’expliquer mais désormais je ne ressent plus une tel haine envers eux… Plus contrôlé, plus… Modérer.
Et ce n’est pas finit… Immédiatement après cela, j’ai revu le jour où je suis tombé inconscient et où j’ai tué ma Mère. Je ne vous l’ai pas raconté ?
Le Sith m’avait forcé à appuyer sur la détente du DL-44 de ma Mère. Avant que je ne brise son contrôle et tire sur les explosifs. Je fais ce cauchemar chaque nuit… Mais là, c’était différent. J’ai pris moi-même le DL-44 des mains du Kanos de cette époque et j’ai tiré sur ma Mère. La vision s’est coupé là. »
Il regarda alors ses mains. Avant de les laisser tomber mollement vers le bas.
« Je pense que je l’ai fait… J’ai accepté la mort de ma Mère. Et ce Sith m’a permis de voir qu’ils ne sont pas non plus les monstres que je m’imaginais. Et que si je continuait à ressentir la haine que j'avais. Je risquait de tomber dans le même piège qu'eux. Et j'ai put m'en débarrasser. »
Il eut alors un petit sourire.
« Ils sont l’ennemie et le resteront toujours. Tant qu’ils continueront leurs actes de terrorisme et seront un danger pour la république. Je continuerais à me battre, non pas pour une quête de vengeance ou parce que c’est ce que ma mère aurait voulu. Mais parce que je l’ai choisi. Là, actuellement. Je suis encore un peu sonné par tout ça… Mais je pense que j’ai gagné au change avec cette mission. Je me sens moins en conflit… Moins tiraillé. A vrai dire, j'ai l'impression d'enfin respirer.»
Il regarda alors son mentor dans le blanc des yeux, avec un petit sourire presque satisfait.
« Je sais que je veux être un Garde de la République. Je sais qui je suis désormais. »
Son sourire disparut alors et il eut un air gêné.
« Je sais aussi que vous risquez des problèmes par ma faute…Je suis prêt à recevoir ma sanction. Mais... Est-ce que vous avez aussi ressentie ça une fois? L'impression de reprendre le contrôle de vous-même? Pardonnez ma curiosité... Mais j'ai besoin de savoir... »
Tout était dit, et il n'avait plus qu'à attendre la réponse. Quand à sa question... Il sentait qu'il devait la poser. Quelque chose l'y avait poussé. -
Post n°4
Auteur : LyzsSpoiler : PNJ's - Garde Républicaine
Un Cyborg sensitif… En effet, il se souvient avoir parlé de ceci avec les séparatistes. Mais, aussi surprenante soit l’existence d’une telle créature, Ranto reste de marbre. Il s’intéresse plutôt au rapport officieux que lui livre Kanos. Même si le jeune garde devra rédiger tout ça de toute façon, pour des questions de protocole. Apparemment, le jeune aurait résisté aux assauts d’un Sith. Alors ce qu’on lui a dit serait vrai… C’est à la fois étonnant, inquiétant et incroyablement prometteur.
Corvel s’imagine grossièrement le combat et la suite des évènements grâce à ce que lui décrit son filleul. Ensuite, ce dernier se met à lui parler de visions. Un phénomène étrangement cher aux sensitifs. Beaucoup disent recevoir ces visions comme si elles venaient directement de la Force. Malheureusement, certains d’entre eux finissent par s’emmêler les pinceaux et confondent rêves et messages surnaturels. Kanos, cependant, lui parle d’images ne lui appartenant pas. Le jeune aurait vu les souvenirs de son adversaire ? Une fois de plus, Ranto se fait la remarque : le jeune a du potentiel, mais il va falloir le faire progresser avec précaution.« Il n'y a pas de tout noir, de tout blanc. Contemple ! Contemple les atrocités commises.
Contemple jeune Kanos. Et n'oublie jamais. La Force n'a pas de morale, mais elle a une volonté.
Une volonté que nous sensitifs devons accomplir car tel et notre destin. Ton destin... »
L’homme secoue la tête. Des paroles de Sith. Des paroles en l’air. Kanos explique qu’il a su tirer quelque chose de ces mots. Il ne hait plus les Sith. C’est une bonne chose, car la haine mène au côté obscur, mais il ne faut pas pour autant éprouver de compassion pour ces adeptes de la rage et de la violence. Cependant, le pacificateur n’a pas le temps de jouer les moralisateurs : le jeune enchaîne et lui fait part de son acceptation de la mort de sa mère. Un poids bien trop lourd pour être simplement écarté par des remontrances. Ranto soupire gravement : le petit évente le sujet de lui-même.
— Je sais que je veux être un Garde de la République. Je sais qui je suis désormais. Dit-il avant de reprendre, gêné. Je sais aussi que vous risquez des problèmes par ma faute…Je suis prêt à recevoir ma sanction. Mais... Est-ce que vous avez aussi ressentie ça une fois ? L'impression de reprendre le contrôle de vous-même? Pardonnez ma curiosité... Mais j'ai besoin de savoir...
Toujours aussi sérieux, le grand homme pose son verre sur le bord de la vitre. Puis, il attrape les épaules du gamin. Il les serre à bout de bras, comme s’il ne voulait pas le voir s’enfuir. Si grand et imposant, Ranto semble hésiter à y aller durement, il cligne des yeux et jette ses doutes au loin avant de répondre :
— Écoute-moi bien, petit. La sanction, elle est affichée sur ta tête. Je veux que, lorsque tu te regardes dans un miroir, tu te rappelles que si tu as ça, c’est parce que toi et ton partenaire avez agi sans alerter les autres. Vous deviez déblayer une zone, pas jouer les aventuriers. Et puis, pour la suite… Un coup de com’, un bip, un rien. Ça n’aurait pris… rien du tout ! Allumer le comlink sans même parler aurait suffi. Enfin bon, je vais quand même être obligé de vous faire accepter la notion de travail d’équipe. Et s’il faut que je vous entraîne jusqu’à la graver dans chacun de vos os et de vos muscles, je le ferai. Et ça va commencer dès demain. Aussi : en privé tu fais comme tu veux, mais ne t’adresse jamais familièrement à ton supérieur devant d’autres gardes. Même en dehors du service. Et... Oui, je vais en prendre pour mon grade ! Ajoute-t-il en secouant un peu le gamin.
Il le lâche et souffle pour laisser la pression retomber.
— Enfin ! Pour l’instant, on respire. Lance-t-il, en mimant calmement un sourire. C’est la fin de la mission. Alors, reprenons : tu veux être un garde républicain ! C’est bien ! Il était temps de te décider, après ta deuxième excursion ! Et… non. Malheureusement je ne vois pas ce que tu entends par reprendre le contrôle de toi-même. De là où je viens, on apprend très vite à se maîtriser.
L’homme jette un œil aux étoiles que le Venator. Il a l’air pensif, mais ça ne dure qu’une poignée de secondes. Il se tourne à nouveau vers son filleul :
— Tu dois apprendre à méditer, Kanos. Beaucoup de gardes n’en comprennent pas l’utilité, mais ceux qui se maîtrisent mieux eux-mêmes maîtrisent mieux la Force. Grâce à la méditation, tu peux affiner ton lien avec elle et avec toi-même. Tu n’as pas encore eu vraiment le temps pour ces choses-là, mais il va falloir le trouver. Si tu as des visions du passé, c’est qu’il y a des choses qui te tracassent. Des choses qui te font douter. Et le doute n’est jamais bon. Surtout dans notre métier, Kanos. Alors maintenant, dis-moi. Est tu prêt à devenir un véritable gardien ? Demande-t-il en appuyant son poing contre le torse du jeune homme, complice. -
Post n°5
Auteur : KanosQuand Ranto le prit de manière forte par les épaules, il fut surpris. Oui, surpris est le mot. Il ne s'attendait pas à un tel geste, et les paroles de Ranto le mirent légèrement mal à l'aise. Sa sanction était sa blessure? Pour le Correlien, ce n'était pas réellement une sanction, mais plutôt le métier qui rentrait littéralement. Il avait survécu à un affrontement à un Sith. Et quand à prévenir les autres... Ils l'avaient fait, mais il n'y avait pas eu de remonté d'infos.
Cependant il préféra ne pas l'interrompre et le laisser parler. Cependant Ranto avait raison, un rapport direct aux autres gardes aurait pu changer la donne. Même si il ne se sentait pas entièrement responsable, Kanos se jura de réfléchir à ce genre de chose à l'avenir.
Puis, son parrain lui demanda de ne pas s'adresser à lui de manière familière quand ils étaient avec d'autres garde ou en dehors du service. Uniquement en privé quand ils étaient seuls.
Puis, il le secoua légèrement en lui expliquant qu'il aurait des emmerdes. Et ce point rendit Kanos encore plus mal à l'aise. Mais il commençait à se douter de pourquoi. Ranto avait amené une recrue inexpérimenté en théâtre d'opération, et ladite recru avait fait partie d'un groupe ayant failli jeopardiser toute l'opération. Difficilement quelque chose d'appréciable. Ses supérieurs ne seraient pas contents. La Générale très certainement. A moins qu'il n'ai d'autres supérieurs? C'est à ce moment-là que Kanos se rendit compte d'une chose: il ignorait le grade exact de son mentor. La seconde chose est que la Général avait aussi été en mission, mais il n'avait eu aucune info sur elle. Peut-être que Ranto en saurait plus?
Ranto le lâcha alors et rapidement la pression redescendit. Le Garde expliqua qu'il ne voyait pas ce que Kanos disait, que de là où il venait. Il avait très rapidement pris le contrôle de lui-même, en rapport à l'endroit où il a vécu. Nouvelle question: Où avait vécu Ranto? Si il connaissait l'histoire du Corellien -du moins une partie-, le Correlien ignorait beaucoup de chose vis à vis de son mentor.
C'est alors que Ranto termina par une dernière série de phrase.
« Tu dois apprendre à méditer, Kanos. Beaucoup de gardes n’en comprennent pas l’utilité, mais ceux qui se maîtrisent mieux eux-mêmes maîtrisent mieux la Force. Grâce à la méditation, tu peux affiner ton lien avec elle et avec toi-même. Tu n’as pas encore eu vraiment le temps pour ces choses-là, mais il va falloir le trouver. Si tu as des visions du passé, c’est qu’il y a des choses qui te tracassent. Des choses qui te font douter. Et le doute n’est jamais bon. Surtout dans notre métier, Kanos. Alors maintenant, dis-moi. Est tu prêt à devenir un véritable gardien ? »
Méditer, cela lui rappelait son Grand-Père qui était toujours sur Corellia, il a toujours été un peu particulier. Régulièrement restant assis durant de longue heure à attendre, et à s’entraîner avec un bâton. Il tenait un petit lieu d'entrainement pour l'auto-défense et le corps-à-corps, c'était d'ailleurs grâce à lui qu'il avait eu quelques base avec le bâton et lui avait permis d'utiliser à peu près correctement le bâton électrique.. Auparavant mercenaire, il avait renoncé à sa vie fait de combat et de garde du corps. Le tout avec sa femme qui quant à elle tenait une armurerie de mémoire, vendant arme et possédait un petit champ de tirs.
Les relations avaient souvent été difficiles avec ses parents. Et cela avait pour lui été le cas également. Les relations ayant souvent été des repas de temps en temps ponctué de dispute. Et de ce fait, Kanos n'avait jamais vraiment put se lier à ses grand parents.
Quittant ses petits souvenirs presque nostalgiques. Il sentit le poing contre son torse, regardant Corvel droit dans les yeux. Un petit sourire complice et une simple réponse que Ranto connaissait déjà.
« Oui. »
Pas de grand bavardage, ni de théâtre, ni de monologue interminable aussi énergique qu'une éponge Kaminoéenne.
Simplement une réponse simple et efficace.
Quelques secondes de silence, puis Kanos brisa de nouveau le silence.
« Par contre, il faudrait vraiment que vous me disiez comment je dois vous appeler. Parce que jusqu'à présent c'était "Monsieur", mais j'ignore votre grade. »
Non, vraiment. C'était quoi le grade de Ranto?
Le ton était à la fois sérieux, mais également amusé. Depusi tout ce temps il savait que Ranto était quelqu’un de plutôt bien placé de par ses liens apparent avec la Général. Mais il ignorait son grade.
Il eut soudainement alors un vertige et s’appuya sur le fauteuil. Le toubib l’avait prévenu. Mais avec ce vertige, l’étrange sensation se faisait plus forte. C’était comme un sifflement continu sans être un sifflement, une attirance pour il ne savait quoi. Mais il pensait pouvoir savoir comment trouver.
Il regarda alors Corvel, son air était sérieux quand il demanda.
« J’ai encore cette sensation… Un genre d’appel. Monsieur, je dois voir une carte galactique. Je sens que c'est important. » -
Post n°6
Auteur : LyzsSpoiler : PNJ's - Garde Républicaine
Ranto sourit. On ne connait pas son grade et ça l’amuse. Il faut dire que notre homme a ses raisons de garder l’information pour lui, mais, pour son protégé, il fait l’exception :
— Mon grade… C’est une sacrée affaire... Je suis colonel, voilà ! C'est dit. Et... c’est bien parce qu’il en fallait un ! Tu vois, avec mon passé j’ai acquis une certaine expérience et… tu connais le résultat. Cependant, problème : je dois aussi m’occuper de former tout ce petit monde car nous avons commencé au bas de l’échelle. Tout le monde doit y mettre du sien pour former la première génération. Alors, qu’est-ce qui se passe si on connaît mon grade ? Si on connait mon influence ? Eh bien… On prend des pincettes, on se fait dessus et on s’entraîne comme des branquignoles. Et s’il y a bien une chose que je n’apprécie pas, c’est quand on n’est pas capable de se donner à cent pourcents cause de conneries du genre. Alors, pour m’éviter d’user la corne de mes mains à force de baffer les peureux, je préfère me taire. Tu sais tout, maintenant ! Et, si ça s’ébruite, je saurais d’où ça vient ! Assure-t-il, d’un air menaçant pouvant laisser des doutes sur son sérieux.
Après sa mimique, l’homme jette un œil à l’espace qui défile derrière la grande vitre. Son enthousiasme a l'air de s'être évaporé. Il continue de réfléchir à cet appel dont vient de lui parler le jeune homme. Une fois encore, il se voit en train de débattre avec la générale Yvanol au sujet de la Force.
*Eh oui, générale. Encore une preuve… Si les gardes sont appelés un à un, c’est bien que la Force a sa propre volonté.*
Il se tourne vers Kanos, mais le sourire qu’il arborait en s’imaginant gagner la guerre des arguments s’est estompé. Il a attrapé son verre et le porte à ses lèvres, pensif. L’alcool secoue son palais qu’il nettoie en faisant claquer sa langue. Le jour où il arrivera à faire entendre raison à Lyzs n’est sûrement pas venu… Néanmoins, une présumée bonne nouvelle fait qu’il repart de plus belle : Kanos sent un appel.
— On dirait que, malgré les dégâts, cette mission nous a apporté quelque chose de bénéfique, Furkou. Des visions, un appel… Une volonté, même ! Tu t’ouvres à la Force et celle-ci te le fait savoir. Ce que tu ressens, c’est une invitation vers ton avenir. Nous allons y répondre et trouver une carte. Tu nous dira où tu dois aller et tu y iras. Ah... Tu m’aurais cru, si hier encore je t'avais dit que tu allais pouvoir localiser quelque chose se trouvant à des années lumières de toi… grâce à la Force ?
Il affiche un bref sourire. C’est une question plutôt rhétorique !
— Eh bien c’est le cas ! De plus, si tu es réceptif, c’est que tu es capable d’écouter. Si tu es capable d’écouter, c’est que la Force a un plan pour toi. Un plan dans lequel tu joues un rôle à ses côtés. Et tout ça c’est, d’une part, grâce à tes aptitudes, mais aussi grâce à ton état d’esprit. J’estime que c’est une bonne chose. Je savais que je faisais bien de te choisir ! Ah ! Termine-t-il en envoyant une tape sur l’épaule du petit.
Notre homme sert à son filleul un discours très positif, il a déjà une idée de l’endroit où devra se rendre Kanos. Cependant, il garde pour lui ses hypothèses les plus farfelues et les plus chaotiques.
— Suis-moi. Plus tôt nous sommes fixés, mieux c’est !
Sans attendre, le colonel se lance dans une véritable petite randonnée. Les salles de briefing disposant des meilleurs holoprojecteurs ne sont pas tous près. Le jeune garde aura l’occasion d’y observer les plus belles cartes… -
Post n°7
Auteur : KanosColonel, il était Colonel. C’était un grade qui sonnait bien à l’oreille. "Colonel Corvel "… Hum, à la réflexion cela sonnait plutôt bizarrement vue la similarité entre le grade et le nom. Et puis "Monsieur Corvel " était plus… Agréable à l’oreille. Oui, "Monsieur Corvel " ou simplement "Monsieur ", il continuerait de l’appeler ainsi. Surtout qu’il ne voulait pas que cela s’ébruite. Raison de plus pour éviter de subir son courroux.
La seconde information est qu’il avait apparemment un passé très… Lourd. Et beaucoup d’expérience dans le domaine de la Force et des Siths. Kanos était plutôt curieux de connaître son histoire, mais cela viendra avec le temps se dit-il. Il nota également que Ranto avait parlé de la première Génération de Garde de la République. Est-ce que Kanos était lui-même de cette première génération ou bien était-il membre d’une seconde ? Il est vrai que les Garde de la République était plutôt jeune de ce qu’il avait compris et qu’elle venait à l’origine des anciens chevaliers Impériaux… Eux-mêmes entrainé par les Siths. C’était plutôt ironique. Il était membre d’une armée à l’origine entrainé par ses ennemies dans un autre camp.
Il eut un petit sourire entendu devant le regard faussement menaçant de Ranto et eu une petite grimace de douleur, sa blessure n’était pas totalement guéri et… Et cela allait rester visible pendant très longtemps –voir définitivement si la cicatrice restait grosse, ce qui avait une bonne chance d’être le cas-.
Il remarqua alors que Ranto était soudainement dans ses pensées, en train de prendre une gorgée d’alcool. Puis il le regarda alors et reprit :
« On dirait que, malgré les dégâts, cette mission nous a apporté quelque chose de bénéfique, Furkou. Des visions, un appel… Une volonté, même ! Tu t’ouvres à la Force et celle-ci te le fait savoir. Ce que tu ressens, c’est une invitation vers ton avenir. Nous allons y répondre et trouver une carte. Tu nous dira où tu dois aller et tu y iras. Ah... Tu m’aurais cru, si hier encore je t'avais dit que tu allais pouvoir localiser quelque chose se trouvant à des années lumières de toi… grâce à la Force ? »
Une chose de bénéfique, oui pour Kanos aussi il en avait tiré quelque chose de bénéfique. Mais… Une invitation ? La Force ? La Force était capable de ce genre de chose ? Il sous-entendait réellement que la Force…?
« Eh bien c’est le cas ! De plus, si tu es réceptif, c’est que tu es capable d’écouter. Si tu es capable d’écouter, c’est que la Force a un plan pour toi. Un plan dans lequel tu joues un rôle à ses côtés. Et tout ça c’est, d’une part, grâce à tes aptitudes, mais aussi grâce à ton état d’esprit. J’estime que c’est une bonne chose. Je savais que je faisais bien de te choisir ! Ah ! »
Visiblement si, il était sérieux. Cela le laissa légèrement surpris. Mais au vue de la réaction de son mentor, c’était également une bonne chose. Pour Kanos, Ranto savait ce qu’il se passait et ce qu’il allait se passer ensuite. Mais avant qu’il ne puisse demander, Ranto l’emmenait déjà vers une salle de briefing. Gardant pour lui ses questions, il suivit son mentor. Le trajet était plutôt long, les salles de briefings étaient aux extrémités du vaisseau de guerre et situé plutôt vers l’intérieur. Le chemin en lui-même n’était pas long, mais il était surtout constitué de tournant et de détour. Le truc : c’est que cela les faisait nécessairement passé devant pas mal de monde, technicien, soldat et officiers.
Et bien souvent il voyait du coin de l’œil des regards curieux, voir surpris. Il entendit même quelqu’un dans son dos mentionner de manière surprise la cicatrice qu’il portait désormais au visage. Ranto également devait s’en être aperçu mais il ne dit rien. Cela pourrait bien continuer de manière très longue voir définitif : il faut avouer que cela lui donnait pour l’instant une sale gueule, ou en tout cas peu agréable à voir. Mais peut-être qu’avec le temps la cicatrice se réduirait.
Passant devant une salle avec une baie d’observation, il remarqua à l’intérieur une salle d’entraînement similaire à celle où il avait combattu Kreyn. Plusieurs spectateurs regardaient un garde tenant un sabre laser de couleur blanche s’entraîner contre trois autres gardes, et il semblait les dominer. En effet les trois l’entourait et ne parvenait pas à prendre l’ascendant. Même si ils travaillaient ensembles, c’était plutôt intéressant à regarder. Malheureusement Kanos ne pouvait pas s’arrêter car Ranto lui bien qu’il jeta un coup d’œil ne s’arrêta pas non plus.
Le Corellien avait eu l’occasion de s’entraîner à tenir un sabre, mais les résultats n’avaient pas été concluants, s’étant carrément effondrer la première fois. Le choc psychologique l’avait pratiquement paralysé sur place. Désormais, cette réaction le surprenait lui-même depuis qu’il avait eu un gain d’expérience sur Félucia, désormais il sentait que quelque chose avait changé.
Ranto prit alors une porte, et ils se retrouvèrent dans une salle de briefing complètement vide. Son mentor alluma un projecteur holographique et laissa la place à son élève.
Devant lui une carte galactique holographique était présente dans sa couleur bleu habituel.
Kanos au départ ne savait pas quoi faire, focalisant toute son attention sur la carte il resta pendant quelques minutes à l’observer, à tourner autour. Il sentait de nouveau cet appel mais ne savait pas comment le localiser.
« Hum… »
Soudainement, il s’installa devant les commandes de la carte holographique puis tapa quelques coordonnées. La carte devint plus petite et se focalisa sur un secteur plus précis.
« Je… C’est quelque part… Hum… »
Il ferma alors les yeux pendant quelques instants. Se concentrant.
S’ouvrir à la Force. Ranto en avait parlé, la Force l’appelait, peut-être qu’en s’ouvrant de nouveau il aurait la réponse. Il resta alors dans cette position, les mains appuyer sur les côtés des commandes, légèrement penché vers la carte. Inspirant et expirant de manière profonde.
Le Corellien commença alors à ressentir quelque chose, la sensation se faisait de plus en plus précise. Elle l’appelait, elle lui disait où aller… Elle lui disait de suivre son instinct, d’aller à…
Il ouvrit soudainement les yeux et eu un sourire.
« Bingo. »
Il se releva alors de la commande et tapota quelques coordonnées supplémentaires. La carte se focalisa alors sur un secteur particulier, en bordure extérieur au départ de l’espace sauvage.
Une planète avec un nom : Ossus.
Il croisa alors les bras, regardant l’hologramme de la planète tourner lentement.
« C’est ici. C’est là où je dois me rendre Monsieur. Une idée de pourquoi la Force veut que j’aille ici ? »
Il avait prononcé "Force" d'un ton mi-amusé, mi-incrédule. C'était sans doute vrai ce que lui avait raconté Ranto. Cela restait tout de même surprenant. Tandis qu’il posait la question, il commença à effectuer une recherche sur la planète. Planète toxique, constitué de lac toxique quand ils n'étaient pas acide. Peu de forme de vie. Visiblement la planète était en piteux état.
Un autre détail mentionné était la présence de cristaux. Peut-être que ces cristaux étaient chère et rare, et que du coup la planète servait de lieu de fourniture pour des bijouteries ou autres?
Oui, Kanos à ce moment-là avait complètement oublié que les Cristaux étaient une part très importante d'un sabre-laser. Il faut dire que les derniers évènements l’ont tout de même légèrement perturbé. -
Post n°8
Auteur : LyzsSpoiler : PNJ's - Garde Républicaine
Les bras croisés, le pacificateur observe la carte. Kanos ne peine pas à trouver le monde qui l’appelle. Il lui aura suffi d’un peu de concentration pour trouver sa destination :
— Ossus… Voilà un nom dont je n’ai pas entendu parler depuis longtemps. C’est une planète presque oubliée maintenant, si j’ose dire… Explique Ranto.
Etant donné la question du jeune homme, le colonel en déduit qu’il va devoir lui donner une brève leçon d’histoire. Ce qui n’a rien d’étonnant en soit, puisque ce qui s’est déroulé sur Ossus a, pendant très longtemps, été confondu avec des histoires de légendes. A part quelques passionnés par les contes, très peu de gens connaissent l’histoire de cette planète.
— C’est une planète ravagée, Kanos. Son écosystème a été victime d’un grand cataclysme provoqué par les Sith. Pour tout dire, je ne m’attendais pas à ce que tu sois appelé à aller là-bas. Soupire-t-il, étrangement nostalgique. C’était, il y a 4000 ans de ça, le cœur de l’activité Jedi. Maintenant, il ne s’agit que d’un monde en ruines.
Notre homme réfléchit un instant. Peut-être que cet appel n’est pas exactement ce à quoi il avait pensé ? Cette planète a une relation profonde avec la Force, après tout. Il ne pourra pas laisser Kanos s’en approcher avant d’être sûr que rien ne cloche, mais ses impressions sont bonnes. La Force ne le repousse pas, son instinct ne l’alarme pas… Mais, peut-il vraiment avoir totalement confiance en la Force ? Car, si tout n’est que la volonté de la Force, cette volonté est-elle juste ? Rien ne lui dit que Kanos ne court aucun risque en suivant cette voie… Bon sang ! Tous ces discours sur la justice et la volonté ont sûrement tapé sur le crâne du grand Corvel ! Il se tourne brusquement et fièrement vers son filleul, comme pour se libérer de ses doutes.
— Tant pis, j’aurais préféré être sûr, mais on fera avec... Tu dois aller là-bas. Et tu trouveras ce que tu dois y trouver ! Je pensais que ce « signal » nous menerait à Ilum ou à Dantooine, là où quelques quelque gardes ont déjà été envoyés... Vois-tu, les appelés doivent construire leur sabre à la manière des Jedi et récupérer leur cœur, le fameux cristal, par eux-mêmes. Nous irons donc sur Ossus pour que tu obtiennes le tien. Enfin, je crois… Mais, si tu n’es pas appelé par ton cristal, par quoi pourrais-tu l’être ?
Contrarié, l’homme appuie sur un bouton et l’holocarte disparaît. Il se dirige vers la sortie en tentant de se convaincre que tout ira bien. Peut-être est-ce le moment de voir ce que vaut Kanos ? Si celui-ci été appelé, c'est que son potentiel doit commencer à s'exprimer...
— Si tu dois obtenir un sabre, il te faut être capable de le maîtriser. Alors, il vaut mieux te préparer. Repose-toi bien, parce qu'après tu devras te bouger. J’ai envie de voir ce que tu as pu servir au Sith lors de votre combat. -
Post n°9
Auteur : KanosCorvel le laissa alors. Il avait quartier libre et savait ce qu’il allait faire.
Sabre-laser, Cristal, Ossus. Les mots se succédaient dans sa tête. Est-ce que c’était ainsi qu’un garde avait son sabre-laser ? Il était appelé ? Jack avait été appelé ? Lui ? Avec un sabre-laser ? Il était à la fois excité, presque impatient, mais à la fois effrayé. C’était une sensation… Nouvelle.
Réunissant toutes ses forces pour garder son calme, il se reprit alors. Il verra bien par la suite si c’était bien des cristaux qu’il trouverait ou autre chose. Si c’était des cristaux, il ne restait plus qu’à faire un pari sur la couleur. Mentalement il pariait sur du bleu, c’était la couleur standard avec le vert des serviteurs du côté lumineux de ce qu’il avait compris. Les autres étant plus rare et le rouge étant souvent utilisés par les adeptes du côté obscur. Bah, cela ne servait à rien de se poser trop de question.
L’heure du repas approchait de toute manière. C’est ainsi qu’il prit son repas. L’ambiance avait été plutôt maussade, les blessés de Félucia étaient encore en tête et Kanos sentit sur lui quelques regards. Il était possible que certains le considérait responsable après tout. Ce simple fait aurait pu contribuer à son sentiment de culpabilité, il n’en était rien. Il avait commis une faute certes, mais il savait qu’il n’était pas non plus le seul responsable. C’est alors qu’il songeait à cela qu’un garde lui proposa de nouveau de l’eau.
« Soif ? »
Il regarda le garde, c’était un zabrak, reconnaissable aux pics sur la tête. Ce dernier lui proposait en s’apprêtant à verser le liquide contenu dans la cruche. Le jeune homme resta quelques secondes sans rien dire puis acquiesça en bégayant légèrement. Auparavant ce genre de chose avec lui se faisait et il discutait un peu avec les gardes. Mais il avait toujours eu cette sensation d’être le bleu, le nouveau. Là, il sentait quelque chose de… De différent. Le regard du Zabrak était différent. Celui des autres également.
Il remarqua également que certains se concentraient sur sa blessure. D’ailleurs le Zabrak lui posa la question aussitôt après.
« Je sais reconnaitre une blessure de sabre-laser quand j’en vois une. Qu’est-ce qu’il s’est passé exactement de votre côté à Jack et toi ? »
Petit moment de silence, les discussions des autres gardes cessèrent et ils se tournèrent en direction du jeune homme. L’un d’entre eux sembla d’ailleurs irriter à la question. Un humain, ou du moins un proche-humain. Il y avait tellement de variante… Dans tous les cas, il se nommait Franck.
« Tu veux vraiment l’emmerder avec ça Mano ? Fous la paix à X.
- X ? »
J’avais été surpris par ce surnom. Et j’étais désormais le sourcil levé en direction de l’humain qui eut un petit sourire.
« Un p’tit surnom, on va dire que t’as la tête pour. Héhé. On en a pas tous mais Narci là-bas, on l’a surnomme de temps en temps "splash".
- Évidemment faut que ça ressorte. » Se plaignit l’intéresser. Une Togruta à la peau rouge et plusieurs maquillages blancs. L’humain le sourire toujours aux lèvres expliqua alors.
« Lors de notre premier entraînement en milieu aquatique, elle a fait un plat en sautant à l’eau. Un magnifique plat qui sortait de nulle part. L’instructeur avait eu du mal à garder son sérieux de son côté également. Lui qui à donner le surnom.
- Il nous a même encouragés d’ailleurs. Faudrait qu’on le fasse plus souvent. Il avait donné quelle raison d’ailleurs pour ces surnoms ?
- "Pour faire continuer l’esprit d’équipe et de camaraderie qui doit vous habitez chacun d’entre vous ! Combattre ensemble, c’est combattre puissant !" » Répondit aussitôt une humaine aux cheveux noirs, Katrina. Prenant un air moqueur du ton employé par les instructeurs. Le reste du repas se déroula dans la bonne humeur. Et la question de l’origine de la blessure ne fut pas posée. Kanos pour la première fois se sentait complètement dans le groupe, et ses craintes d’être mal vue par les autres disparurent. Il put même temporairement faire sortir de sa tête tous les évènements.
Félucia, l’Appel, Ossus. Après le repas, il eut la surprise de voir que son droïde R2 l’avait attendu dans le dortoire. Ce dernier était d’ailleurs surpris de la blessure. Évidemment, Kanos lui raconta les évènements –les autres gardes étaient partie se détendre ailleurs et n’avaient pas eu de mal à comprendre pourquoi Kanos allait dormir de suite- . Puis finalement il s’endormi... Demain le réveil serait le même que tous les jours, à la sonnerie où il mangerait puis irait se présenter à son mentor.
Cette nuit cependant. Il ne cauchemarda pas.
Réveil, déjeuner et enfin arrivé dans l’arène où chaque membre de la Garde avait rendez-vous. La même arène où Kanos avait vu le combat tandis qu’il se rendait vers la salle de briefing. Il vit avec plaisir que Jack était également présent, un petit sourire. Mais aucune discussion, ils devaient être en rang prêt à écouter les instructions de Corvel.
Le début de la matinée fut pour ainsi banal. Enfin, banal dans le sens où cela ne changeait pas vraiment des autres matinées. Echauffement, pompe, exercice physique. C’était un moyen simple et efficace de faire gagner en masse musculaire et de faire garder la forme aux gardes, ils se devaient d’être en condition physique parfaite. Le souci était que le Vénator était peu adapté à ce genre d’exercice. On ne pouvait pas faire les mêmes types d’entraînement dans un vaisseau en fonctionnement que dans une caserne en surface. C’est ainsi que durant 45 minutes, le groupe s’entraîna.
La seconde partie de la matinée quant à elle fut plus intéressante, et pour cause : elle incluait des sabres-laser. Ou plutôt des sabre-laser d’entraînement. Pour faire simple, il s’agissait de sabre possédant un champ de confinement électromagnétique bien plus puissant que les sabres normaux. Ainsi la lame d’énergie était d’une certaine manière entourée d’un champ répulsif qui empêchait les contacts létaux, mais laissait tout de même les brûlures possibles. Un bon moyen pour apprendre à manier cette dangereuse arme. Ce n’était pas la première fois que Kanos en avait tenu un… Mais la première fois c’était terminé d’une manière assez particulière. Il avait manqué de s’évanouir, les souvenirs ressurgissant. Mais c’était avant Félucia, et il se sentait… Différent.
L’entraînement était une répétition de différent mouvement avec le sabre, on parlait de Katas. Tous les autres gardes possédaient déjà leurs propre sabre-laser à l’image de Jack. Kanos était en fait le seul à ne pas en posséder un, c’était d’ailleurs ce fait qui fit prendre conscience au jeune Corellien que les gardes en face de lui faisait partie des gardes parmi les plus doués de la République. Et cela lui fit prendre également conscience que les gardes étaient encore mal préparés en cas d’affrontement avec un Sith. Félucia l’avait prouvé, les gardes n’étaient pas encore à la hauteur.
Kanos eu un sabre-laser possédant un cristal bleu, le cristal provenait semble-t-il d’Illium. Ranto avait mentionné cette planète la veille dans la salle de briefing, sans doute une autre planète où les cristaux de sabre-laser étaient trouvés. Pour l’exercice, personne n’utilisait son propre sabre et chaque garde avait déposé le sien sur un socle collectif où chaque sabre-laser était visible, tous similaire et tous cependant unique. De taille et de forme relativement différente, chacun conçu sur mesure pour son propriétaire.
Allumant la lame, il ressentit une sensation plutôt agréable. Son appréhension d’auparavant n’était plus présente, pas plus que son malaise. Félucia avait véritablement changé beaucoup de chose. Durant cette fois une heure complète, il accomplit l’exercice. Répétant les mouvements et s’améliorant à chaque reprise, écoutant les conseils de son mentor et rapidement gagnant un niveau tolérable. Coup haut, coup diagonal, garde, enchaînement rapide. Ce n’était que les bases du maniement de l’arme, mais c’était efficace pour pouvoir gagner en vitesse lorsqu’on le maniait.
Une heure durant laquelle il s’entraina à parer les tirs de blaster tirer par des petites sphères d’entraînement. Ces saloperies tiraient des tirs à faible intensité qui envoyaient des décharges assez forte. Et cela fut plus difficile que prévu. Puis… Rapidement il put s’améliorer. S’ouvrant à la Force et parvenant à sentir grâce à son instinct d’où viendrait les tirs.
Le midi arriva, il restait encore 5 heures de navigation avant que le Vénator n’arrive à Coruscant, les vaisseaux de grande taille avaient toujours ce soucis du temps, comparer aux vaisseaux de plus petites taille. Surtout ceux modifiés pour être bien plus rapide. Ce fut finalement durant le midi qu’il put parler à Jack. Ce dernier s’était bien remis, il avait encore une grande douleur dans la poitrine, mais il l’a supportait. Ce fut également à cette occasion que Jack expliqua aux restes des gardes ce qu’il s’était produit sur Félucia. Et il put sentir des regards à la fois surpris et impressionné tourner vers lui quand Jack raconta que le Corellien avait pu tenir tête au Sith. Cependant, il passa sous silence le fait que le Sith lors de sa seconde attaque avait eu un intérêt particulier pour le jeune homme.
La discussion reprit et Jack eu un éclat de rire en apprenant le surnom de Kanos. X… C’était un surnom plutôt ridicule pour le coup tant la blague était de mauvais goûts. Mais les évènements derrière le rendaient largement supportable. D’ailleurs, le mot semblait être passé y compris parmi certains soldats de l’armée régulière. Vu qu’ils ignoraient les prénoms de toute manière le surnom serait venu assez rapidement.
L’après-midi, ce fut un entraînement un peu particulier. Mêlant le jeu et le sérieux. L’idée était simple, les gardes étaient en séparer en plusieurs équipes de 3, et le but était de vaincre l’idée adversaire. Un 3 contre 3 en somme et chaque combat durait 5 minutes au grand maximum. Tous les coups étaient permis, mais une utilisation modérer de la force était demandé, particulièrement pour ceux qui étaient particulièrement doué avec : l’idée était avant tout d’affuter ses talents au sabre, pas de balayer tout le monde d’un coup. Chaque équipe utilisait sa propre couleur de sabre. Bleu, et Vert.
Kanos était dans l’équipe bleue, à ses côtés se trouvait Jack et Narci dit "Splash". En face d’eux, Franck l’Humain, Katrina l’humaine, et Mano le Zabrak. Le but de cet entraînement était de simulé un engagement face à des sensitifs à nombre égal, et de travailler la synchronisation entre chaque garde. De plus, cela permettait de continuer à s’entraîner à combattre au sabre-laser.
Quand le signal fut donné, Narci se dirigea vers Katrina tandis que Jack se confronta à Mano. Kanos quand à lui, fit face à Franck. L’engagement dura quelques minutes durant laquelle chacun tentait de prendre l’avantage, et si les gardes étaient doués. Kanos parvenaient tous juste à se défendre ce qui était déjà quelque chose de bien en soi. Cependant les 5 minutes ne purent se faire car au bout de 3 minutes Jack fut vaincu par son adversaire qui aussitôt aida Mano, et à deux contre un. Kanos ne put faire grand-chose et fut éliminé, sa main ayant été "officiellement" coupé. Narci et Katrina quant à elles… S’étaient entre-éliminé durant leurs combats. Quelque chose qui se faisait assez régulièrement, les deux ayant une sorte de rivalité amicale et les autres évitaient généralement de s’interposer.
Corvel intervint alors et leurs fit une petite leçon sur la cohésion d’équipe. Chacun y avait été de son côté pour cette première manche ce qui apparemment se faisait à chaque fois, et exaspérait le mentor de Kanos. Cependant la seconde manche fut beaucoup plus équilibrée, et Kanos put ainsi continuer à s’entrainer. Le jeune garde faisait preuve d’une certaine maitrise et certains gardes spectateur furent plutôt impressionner. Au bout d’une semaine seulement il parvenait à tenir tête aux autres gardes pourtant bien plus expérimenté. A la fin de l’entraînement, il avait réussi à prendre la main avec le sabre et était parvenu à vaincre en duel Katrina. Réussissant à la toucher au ventre.
Une heure avant l’arrivé sur Coruscant, l’entraînement fut interrompue, et un quartier-libre fut donné.
Une heure plus tard, Coruscant était là.
