Reste de la structure
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Post n°28
Auteur : Super PNJLorsque le téméraire novice du nom d’Altaer avait actionné l’interrupteur d’urgence d’ouverture des cellules du bloc de détention D, ce dernier ignorait bien toutes les répercussions qui se trouvèrent liées à son acte. N’ayant pas pris le temps d’étudier le plan des lieux, il ignorait au même titre que ses comparses que le bloc de détention qu’ils avaient investi ne se limitait pas à un seul couloir. La zone qui avait été « sécurisée » était bien minuscule dès qu’on la comparait à la taille que faisait réellement le secteur D. Pour ainsi dire, les anges de cendre avaient progressés jusqu’à la salle de contrôle. Située dans les niveaux supérieurs elle était juxtaposée d’un petit corridor qui menait aux cellules de basse sécurité. Les Jedis avaient commis l’erreur de croire que c’était les seules cellules qui formaient le bloc de détention alors qu’elles ne représentaient qu’un espace restreint à l’échelle de la structure pénitentiaire dans son ensemble.1 2 3 4 5 6 7

Spoiler : Les PNJ
Fort heureusement la bataille avait mobilisé bien des troupes et la salle de commande de la prison D avait été facile à prendre. Mieux, l’alerte ne semblait pas avoir été lancée. C’était donc là-bas, dans le petit couloir de basse sécurité, qu’avait été torturé Altaer avant d’être finalement délivré par ses compères. Lorsqu’il avait déverrouillé les prisons du bloc, les prisonniers de cette zone étaient alors sortis et ils tombèrent face à Niscar et Elderian qui étaient en plein duel. Pourtant, le bloc de détention D ne se limitant pas à un seul couloir, ce furent les geôles des niveaux inférieurs qui se trouvèrent elles aussi ouvertes à la grande surprise des gardiens. Tous ignoraient en cet instant l’identité de leur bien heureux sauveur.
A l’instant même où ils furent libres, les prisonniers se ruèrent à l’extérieur de leur cellule. Improvisant des armes contondantes avec les moyens du bord, l’émeute des niveaux inférieur tentait frénétiquement de prendre le dessus sur les quelques soldats Impériaux qui s’y trouvaient encore. Ses derniers comptaient bien rester en vie. Après avoir sélectionné à la va vite le premier mode de tir létal qui se trouvait sur leurs blasters, ses salauds tirèrent dans la foule avec l’objectif de tuer. Les tirs fusèrent alors dans toutes les directions et les corps s’amoncelaient de toute part. C’était une débandade sans nom qui se déroulait ici-bas et chacun s’accrochait férocement à sa vie. Dans ce chaos indescriptible les hommes se marchaient littéralement dessus. Ils se piétinaient les uns les autres sans la moindre marque d’humanité car une seule chose importait vraiment : vivre. La pauvre Dwit’Zell n’était pas différente de ses gus. Son parcours était très proche de celui de ses compagnons d’infortunes. Sa cellule de stase était tombée en panne et lorsque la porte de sa cellule s’était ouverte elle se saisit de l’occasion pour rejoindre sa liberté. Bousculée et chahutée dans les couloirs elle s’était dirigée tant bien que mal vers les casiers où étaient rangés les effets personnels des prisonniers. Elle put ainsi reprendre certains de ces biens mais elle remarqua aussi avec dépit qu’on lui en avait volé quelques-uns. Pourtant, le temps ne fût pas propice à se morfondre car à peine eut-elle rangée ses effets personnels dans sa ceinture utilitaire que les premiers tirs commencèrent à résonner dans le couloir. A l’image de ses comparses elle tenta de s’enfuir mais la jeune extraterrestre fût rapidement rattrapée par la course effrénée du groupe. En un instant la Twil’ek fût piétinée avec tant d’autres par la vague de prisonniers. Servant de tapis à une masse en fuite elle perdit finalement connaissance.
Le temps s’écoula à son rythme et l’on ignore bien quels furent les songes de la pauvre femme. Ce que l’on sait c’est que bien que la foule eut disparus lorsqu’elle rouvrit les yeux, elle n’en était pas pour autant toute seule. La twil’ek avait de la compagnie ... Une petite créature élancée se trouvait au-dessus d’elle et était en train de lui faire les poches. L’ancienne Sith était allongée parmi les corps qui gisaient dans le couloir et apparemment elle était prise pour morte. Plusieurs personnes en civil étaient en train de fouiller cet amoncellement de cadavres, sans doute était-ce les quelques prisonniers qui avaient survécus à la mutinerie. Voyant qu’elle était réveillée et qu’il s’était mépris sur son compte, l’individu qui la délestait de quelques biens poussa un soupir avant de reculer. C’était là une race assez exotique de petite taille qui arborait une protubérance surmontée d’une crête à l’arrière du crâne. Son aspect rappelait celui d’un poisson et il portait un masque à gaz du même style que celui des Kel Dor sur tout son visage. Tout comme les natifs de Dorin il ne respirait que du méthane et se devait de protéger ses yeux et ses poumons de l’oxygène. Voyant que Dwit’Zell ne semblait pas très farouche, la créature ricana avant de se pencher sur elle. Sa voix était stridente et chaque syllabe qui sortait de sa bouche était une torture pour les oreilles.
« - Dit moi Twil’ek, lorsque tu n’étais encore qu’un enfant, aurais-tu pu imaginer que ta vie finisse dans pareille situation ? Piétinée par une foule en colère ? La petite créature ricana une nouvelle fois. Si sa voix était insupportable son rire donnait à coup sur la migraine. Voyant qu’elle ne répondait pas le charognard reprit la parole avec excitation. Au ton de sa voix cette chose était un mâle. Non … Bien sûr que non … Allons gamine tu es muette ? Ne me dit pas que je te fais peur quand même ?! »
Tout à coup une main vint attraper ce petit fouineur par l’épaule et le tira en arrière. La poigne était puissante et la créature couina de surprise sans pour autant résister. Celui qui venait de l’attraper le secoua violemment avant de le jeter au sol. Visiblement ces deux-là ce connaissaient. L’individu qui venait de sauver les tympans de la Twil’ek était un humain de bonne taille à la barbe grise et au crâne rasé. Le teint de sa peau tout comme les traits de son visage étaient foncés. Il affichait là les stigmates du temps et de l’expérience. Pour sûr c’était là un vétéran. L’homme menaça le charognard en lui montrant un des couteaux qu’il avait à sa ceinture avant de se retourner vers la rescapée de la cohue du couloir.
« - Le patron t’a dit de ne pas toucher aux survivants ! On s’occupe seulement des macchabés ! Fou lui la paix bordel ! Le nouvel arrivant gifla la créature et l’invita à aller dénicher des choses utiles sur les autres cadavres. Il rejoignit Dwit, toujours allongée par terre et lui tendit la main. La jeune femme s’en saisit et fût debout l’instant d’après. Cette personne avait une vraie force physique et mieux valait ne pas le faire chier. Il tapota l’épaule de leur bien étrange découverte et s’adressa enfin à elle. Salut la twi'lek ! Ne t’inquiètes pas tu es en de bonne mains. L’homme lui désigna de la main un petit groupe d’homme et de femme qui fouillait les corps dans le couloir. Nous ne sommes pas impériaux si c’est ce que tu veux savoir. Ce fût difficile mais nous avons réussi à prendre le dessus sur ses salopards. Je me suis occupé personnellement du dernier. Le vétéran mima qu’il égorgeait quelqu’un et montra un cadavre de stormtrooper qui gisait au sol la gorge tranchée. Les couteaux à sa ceinture étaient de bonne tailles et couverts de sang. Alors tu t’appelles comment ma grande ? »
« - Elle se nomme Dwit’Zell. Cette réponse inattendue poussa l’homme aux couteaux à se retourner. C’était un homme qui avait parlé et non pas la petite créature. Celui qui s’était invité à la discussion et qui avait coupé la parole à la Twil’ek s’approcha calmement jusqu’à eux. Jusqu’à présent il s’était trouvé à quelques mètres d’eux, le terminal portable qu’il tenait était branché dans une prise universelle pour droïde. On ne voyait que peu de chose sur son visage tant il portait du matériel sur lui. L’homme était en effet équipé d’un masque à gaz, d’écouteurs et de curieuses lunettes. Un paquet d’équipement technologique était accroché à ses habits, y compris le terminal portable avec lequel il avait accédé aux informations sur les prisonniers. C’était là un hacker. Ne me regarde pas comme ça le vieux je n’ai pas la science infuse, j’ai seulement jeté un œil aux dossiers en piratant la base de donnée du bloc de détention depuis ce branchement. Il n’y à pas beaucoup de Twil’ek incarcéré dans notre secteur et aucun n’a un aussi joli minois que cette demoiselle. Il n’y a que son nom sur le registre, le reste est incomplet ... »
Le combattant aguerri qui avait pris Dwit sous son aile s’approcha avec calme jusqu’au pirate informatique et lui donna une claque derrière la tête.
« - Ne me traite pas de vieux veux-tu ? Son interlocuteur acquiesça avant de baisser la tête. Le vétéran se retourna une nouvelle fois vers la Twil’ek. Visiblement il n’était pas de nature à sourire mais sa présence était rassurante. Je suis Starik et ce jeune demeuré malpoli qui se tient à côté de moi c’est Sven. Il marqua par la suite une courte pause. Les présentations n’étaient pas tout à fait terminé mais l’homme à la barbe grise semblait rétiçant à parler du premier personnage que Dwit avait rencontré. Il montra finalement la petite créature de toute à l’heure du coin de l’œil. Quant à lui … le mieux c’est encore de l’ignorer ! Les deux hommes rirent à la remarque mais visiblement Dwit’Zell n’avait pas trouvé l’humour à son goût. Il fallait dire que la connotation raciste était à peine cachée mais comme le disait le proverbe on peut rire de tout mais pas avec tout le monde. Le dénommé Starik redevint sérieux et apporta enfin quelques éclaircissement sur la situation. Nous étions prisonniers dans ce bloc tout comme toi jeune fille mais nous n’avons pas commis ton erreur ! Ne sort jamais la première car les premières vagues ne sont que de la chair à canon. Sven acquiesça une nouvelle fois. S’ils étaient en vie c’était car ils n’avaient pas été pris dans le tumulte et qu’ils avaient pu attaquer les derniers gardiens survivants en traître. A présent ils faisaient les poches des infortunés. Je ne te cacherais pas qui nous sommes : nous pratiquions il y a quelque temps encore la piraterie sous la bannière de notre boss. Nous avons essuyé une mutinerie et la navette que nous primes pour échapper aux mutins de notre vaisseau fût malencontreusement interceptée par les Siths ! Notre activité étant … pas vraiment la bienvenue … nous n’avons même pas été jugés. Dire que notre patron est un homme d’honneur et qu’il a toujours suivit el code de la piraterie à la règle … Balancé comme du bétail en ce lieu maudit pour finir comme cobaye humain ou un truc comme ça … Tu parles d’une fin heureuse … D’après ce que j’ai compris la station où nous nous trouvons est attaqué par les rebelles, c’est le moment idéal pour nous enfuir ! »
Lorsque Starik faisait mention de leur patron il n’avait de cesse de désigner une personne parmi les quelques gens qui étaient encore dans le couloir. A vrai dire cet individu était facile à reconnaître tant il dénotait à côté de la marmaille. L’homme était bien peigné et arborait une barbe drue. Son regard était aussi perturbant que perçant et ses sourcils étaient toujours froncés. Les rides et plis sur son front accréditaient la thèse qu’il n’avait jamais défroncé les sourcils. Son œil gauche était fermé et une cicatrice parcourait ce dernier, passant de la joue jusqu’à ses paupières. Il était probable qu’il avait l’œil crevé. Debout, propre sur lui et aussi rigide que pouvait l’être un roc, il semblait être de la même nature que la forge stellaire elle-même : fait dans le brut et tout en puissance. Il se nommait Desmus Serafin mais nul n’était autorisé à l’appeler par son nom quand on s’adressait à lui. Serafin était une personne superstitieuse et inquiétante.
Starik et Sven expliquèrent à Dwit que leur boss était un homme d’honneur mais aussi une personne de foi. Ce dernier était un érudit et il suivait les préceptes et la religion de ce que l’on nommait le « livre du dieu cornu », un ouvrage ancien qui s’était répendu jadis dans la galaxie. Quant à son passé, c’était là un secret que nul ne connaissait. Desmus parlait avec une personne de très grande taille et au visage attardé. Une femme se tenait à côté de cette montagne. Il s’agissait de Barry, une personne qui avait le même QI qu’une huître mais qui avait un cœur et des bras gigantesques. Il servait un peu d’homme à tout faire. Jadis il avait été le mécanicien de leur vaisseau mais l’explosion d’un obus thermique dans la salle des machines avait été fatale pour le peu de matière grise qui avait un jour élu domicile dans son cerveau. Depuis c’était la jeune femme qui se tenait à ses côtés qui effectuait les tâches mécaniques. Arborant une tenue de protection pour environnement hostile qu’elle avait dénichée dans un casier, elle semblait être atteint de la même maladie des zygomatiques que Starik (c’est-à-dire qu’’elle ne souriait jamais). Ni Sven ni le vieux loup de l’espace ne mentionna son prénom. Peu de temps après Desmus et Barry s’approchèrent du groupe, la petite créature à l’excroissance crânienne en profita pour se joindre à la fête. La mécanicienne était restée en retrait avec quelques personnes dont l’identité n’avait pas été révélée par Starik. Serafin tandit sa main à l’encontre de Dwit’Zell et la lui sera avec poigne. Lorsque la chose fût faite il ne la lâcha pas tout de suite, la fixant un moment de son seul œil valide, comme s’il la jugeait par cette simple poignée de main. Finalement il la lâcha comme si de rien ‘n’était et prit alors la parole. Le ton de sa voix était grave.
« - Saviez-vous que l’on peut apprendre beaucoup de chose sur une personne par une simple poignée de main ? Votre poigne est souple et agile tout en restant puissante et indomptée. Vous êtes d’une nature impulsive voire impatiente. Cela vous jouera des tours ...C’est sans doute ce même instinct qui vous a poussé à quitter votre cellule en toute hâte lors de l’émeute … Notre combat pour la survie est identique et bien que nos chemins furent jadis opposés il est temps de mettre de côté nos différents. Je doute qu’un sensitif soit heureux à l’idée de s’enrôler avec des pirates. Comment diable avait-il put savoir que Dwit connaissait la force. Serafin haussa les épaules mais désigna la main droite de Dwit de l’index. La paume de votre main est plus ferme et plus épaisse qu’à l’ordinaire. Ces particularités anatomiques se retrouvent généralement sur ceux qui manient les armes blanches durant de longues durées. A en juger par votre stature et vos atouts c’est ainsi que j’en déduis que vous avez manié un sabre laser … Une assassin ? Sith ? Jedi ? Hmm … Cela est votre histoire et ça ne nous concerne pas tant que vous restez à votre place et nous à la nôtre ... Desmus fixa Dwit pour étudier sa réaction puis il en vint enfin à la raison de son intervention. Moi et mes gars allons tenter une percée jusqu’aux docks avec l’objectif de voler une navette. Libre à vous de rester ici ou de nous accompagner sur un bout du chemin. Toute aide peut s’avérer utile et nous sommes tous dans la même galère. Nous pouvons très bien nous entraider et nous séparer lorsque la situation s’y prêtera. Vous n’êtes pas la première survivante que nous avons trouvée, à vrai dire vous êtes la seconde. Desmus désigna d’un mouvement de tête une petite fille qui était accrochée dans le dos de Barry. Elle se cramponnait de toutes ses forces sur le dos du grand gaillard et il était probable que pour l’imposant personnage elle ne représentait là qu’un poids plume. L’enfant était unique en son genre, c’était une petite fille à la peau noire et aux longs cheveux noirs. Là où il y aurait dut avoir le blanc de ses yeux se trouvait une coloration orange si belle qu’elle rappelait la lave en fusion. Les pupilles de la jeune fille quant à elles étaient deux puits sans fond dont l’obscurité rappelait les plus funestes trous noirs. Nous avons déjà un passager supplémentaire qui n’était pas prévu alors nous ne pourrons pas nous en encombrer d’un second. Cela nous ralentirait trop et nous ignorons tous de l’autre. Sortons ensemble de ce bloc de détention et traçons notre route de notre côté à la sortie. Qu’en dites-vous sensitif ? Rester ou nous accompagner ? Mieux vaut se conduire comme un troupeau de brebis que comme un tas de cailloux. Car qui sait ? Peut-être quelqu’un, là-haut, entendrait leurs bêlements et interviendrait. »
Se fût sous cette citation du livre du dieu cornu que le groupe partit finalement avec Dwit. Ils progressèrent ainsi rapidement, se frayant un chemin parmi les couloirs abandonnés du bloc de détention. Par moment ils tombaient sur une patrouille isolée, un robot ou encore des dispositifs de surveillances. Mais les Impériaux ne causaient pas de véritable problème à cette équipe de choc car les pirates avaient récupérés les armes de leurs geôliers et avaient de quoi défendre chèrement leur peau. Les talents de Starik, Barry et Dwit’zell se montrèrent toutefois particulièrement utiles lors de quelques échanges de feu où il fallut obligatoirement prendre l’ennemi à revers puis au corps à corps pour l’extirper de sa cachette et pouvoir continuer à progresser. Le vieux vétéran avait donné à la jeune femme un de ces couteaux, ils avaient être de simples armes blanches ils n’en restaient pas moins bien équilibrés et de bonne facture. Visiblement il n’eut pas à lui montrer comment s’en servir … Au cours d’une escarmouche avec un garde la Twil’ek sauva de justesse le vieux loup de l’espace en poussant un homme qui allait l’abattre à bout portant. On ne sait pas si la chose fût volontaire où si elle glissa, mais il considéra avoir une dette à son encontre. Sven hackait les portes qui restaient bloquées et le groupe arriva ainsi à une bifurcation après plusieurs dizaines de minutes dans ce dédale. D’un côté un escalier menait au poste de commandement du bloc de détention, vu que les cellules avaient étés ouvertes il était probable que les rebelles y avaient installés une tête de pont, de l’autre une passerelle qui menait vers les zones périphériques. Le groupe allait se séparer comme convenu. Théoriquement Dwit’Zell n’avait qu’à monter les escaliers pour retrouver leurs sauveteurs. Starik s’approcha d’elle, la remercia pour l’aide apportée et lui donna une médaille en or qu’il avait dans une de ses poches. Elle était frappée que d’un côté : il y était représenté une tête de mort surmonté d’une couronne. Un serpent mordant sa propre queue formait un cercle autour de ce symbole.
« - Nos routes se séparent ici. Va Dwit’Zell, ta place n’est pas parmi la marmaille. Mais si un jour tu te sens prête à passer le cap, alors remet cette médaille à la cantina des frères Stannis dans le quartier Huth de la famille Cent’s sur Nar Shaddaa. Tu m’as sauvé la vie dans les corridors et je suis tributaire d’une dette de sang à ton encontre. Le sang a coulé pour me sauver, il coulera pour te récompenser. Une autre vie devra être ôtée comme le veut le dieu cornu. Dit moi un nom, quel qu’il soit et je m’en chargerais … »
Spoiler : Spoiler
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Post n°29
Auteur : CurtisAu beau milieu de la Forge Stellaire...Spoiler : FOND SONORE
Les couloirs de la Forge Stellaire lui transmettaient l'effroi, la terreur. A chaque tournant, à chaque virage, il se retournait à maintes reprises pour vérifier qu'il n'était pas poursuivi. Parce qu'il se savait pourchassé. Et il pouvait à tout moment tomber sur ce qu'il redoutait tant: la surprise, l'inconnu. Cette idée le rendait terriblement inquiet. D'autant plus qu'il n'y était pas habitué, bien au contraire. Curtis était un assassin; l'ombre, le coup de théatre ou encore la stupeur étaient ses plus fidèles alliés. Mais ils ne l'étaient plus. Ils s'étaient retournés contre sa propre personne et il devait dès à présent apprendre à les combattre et à se débrouiller sans leur aide. Mais en était-il capable? La peur n'était-elle pas en train de le rendre paranoïaque et de le faire sombrer dans la folie? C'était très certainement ce sentiment qui était en train de le ronger, petit à petit. Tel un virus, il le détruisait depuis son départ du hangar. Depuis qu'il conversa avec cet homme mystérieux. Depuis que cet individu lui annonça que "quarante agents secrets étaient sur la Forge pour l'éliminer".
Curtis s'arrêta au beau milieu d'un couloir étroit. S'approchant du mur, il déposa doucement Hopper, le Rebelle qu'il avait auparavant sauvé, contre la paroi en duracier et observa sa blessure: il perdait beaucoup de sang. Il pouvait tout au plus marcher dix minutes, peut-être un peu moins. Il pouvait se féliciter de l'effort qu'il avait fait jusqu'à présent mais il touchait vraisemblablement à sa fin. En faire d'avantage relevait du fantastique. Un Wookie aurait pu le faire, mais pas un être humain. Le dénommé Hopper le savait très bien et pria le soldat Impérial de le laisser crever ici, au beau milieu de la Forge, et de sauver sa peau tant qu'il en avait encore le temps. Mais Curtis ne l'écouta pas. Lorsqu'il avait une idée en tête, il allait jusqu'au bout et n'abandonnait jamais en route. Il n'était pas du genre à changer de décision toutes les cinq minutes. Écouter le Rebelle et exaucer son souhait aurait fait de lui un faible. Seulement, Curtis n'était pas faible. Attrapant une compresse de bacta et l'appliquant sur la blessure sévère de son camarade, il lui fit comprendre avec son regard profond et froid qu'il était décidé à aller au bout de son chemin avec lui. Qu'il le veuille ou non.
L'unité 488-208 prit son datapad et examina la carte du secteur. Ils étaient dans une zone relativement calme, la guerre et le sang n'étaient encore pas passés dans ces couloirs. C'était une donnée à prendre en compte, puisqu'elle allait permettre au soldat de se rendre là où il voulait sans obstacles ou difficultés. Il espérait seulement y parvenir. Car des individus étaient dans son dos et attendaient le meilleur moment pour l'abattre...
Curtis se retourna subitement pour vérifier qu'ils étaient seuls. Son cœur battait très vite. Il était à l'affut du moindre bruit suspect. Rester ici accentuait la psychose dont il était actuellement atteint. Il devait absolument rester en mouvement. Attrapant Hopper par le bras droit, il l'aida à se relever et lui demanda de faire encore quelques mètres supplémentaires. D'après la carte de son datapad, il y avait une salle de contrôle au fond du corridor dans lequel ils étaient. De là ils pourraient voir la suite du chemin qu'ils devaient prendre. Accélérant le pas, soulevant presque le rebelle qui ne pouvait adopter l'allure de son confrère du camp ennemi, Curtis pénétra dans la salle après quelques minutes de marche. Il n'y avait personne. Et ce n'était pas normal.
Hopper se posa contre une commande avant d'être abandonné par le soldat Impérial qui fut attiré par les caméras de surveillance de cette zone. Déposant son arme contre le panneau de contrôle, il fixa attentivement les différents écrans et les multiples commandes pour tenter de savoir où il se trouvait exactement. Il s'agissait vraisemblablement du secteur D du complexe Sith, qui habitait un des multiples quartiers pénitenciers de la Forge Stellaire. Curtis fronça des sourcils avant de se poser une question: si le secteur accueillait un bloc de détention et des prisonniers jugés dangereux, pourquoi n'y avait-il aucune garde dans ce poste de contrôle? Baissant la tête vers des boutons d'ordinaire vert mais qui clignotaient actuellement en rouge, l'unité Delta comprit très vite ce qu'il se passait dans le coin. Mais malheureusement trop tard.« Tiens, tiens. Un gizka égaré parmi les Gundarks. » Curtis sourit discrètement. Il ne s'était pas retourné mais il savait qu'il s'était fait avoir. Il tenta d'attraper son DC-17M qu'il avait déposé près de lui mais la même voix qu'il avait entendu lui conseilla le contraire. « Doucement mon agneau. Jette le pistolet blaster que t'as à ta ceinture et on ne te fera aucun mal. »
Curtis avait compris bien trop tard ce qu'il s'était passé dans le secteur: les cellules du bloc de détention avaient été ouvertes et les quelques gardes Impériaux chargés de sécuriser le secteur s'étaient faits avoir par les prisonniers qui avaient sauté sur l'occasion rarissime de s'échapper. Des pirates et de dangereux malades se baladaient désormais en toute liberté dans le coin. Quatre d'entre eux avaient décidé de s'arrêter dans le poste de contrôle pour dire bonjour à un soldat Impérial qu'ils considéraient comme leur ennemi. Ils avaient été arrêtés par l'Empire, et maintenant qu'ils étaient en dehors de leurs cellules ils allaient pouvoir se venger. Encore fallait-il que leur proie se laisse faire. Malheureusement pour eux, ils étaient tombés sur un assassin très talentueux au corps à corps. Et ça, ils ne le savaient pas...
Armés de couteaux, les quatre prisonniers s'approchèrent doucement de Curtis et l'entourèrent, de sorte qu'il soit pris sur tous les fronts. Le clone pouvait facilement attraper son blaster à sa ceinture, mais combien de crapules allait-il pouvoir descendre avant de se faire trancher la gorge? Un? Deux avec de la chance? Il devait les laisser venir à lui, et les prendre par surprise. Ils ne connaissaient pas ses talents. Mais surtout, ils ne savaient pas qu'il faisait partie des meilleurs assassins de l'armée Impériale.« Apprenez à distinguer un gizka d'un Katarn. » dit calmement le soldat Impérial à l'encontre de ses adversaires.
Car effectivement, ils étaient en train de s'en prendre à plus gros qu'eux...[A suivre...] -
Post n°30
Auteur : Dwit'zellSurprise et et intriguée par la bande qui se tenait face à elle, la Twi'lek se releva et s'adressa à ceux-ci.
- En effet, comme vient de le dire l'un de vous, je m'appelle Dwit'zell. par contre vu notre situation, je suggère de pas trop trainer si on veut avoir une chance de sauver notre peau.
Elle dissimula la médaille sous sa bure et tenta de trouver par où sortir de cet enfer tout en tentant de s'improviser une quelconque arme, voir éventuellement en ramasser une si l'occasion se présente. Elle déambulait d'un couloir à l'autre le plus discrètement possible dans l'espoir de retrouver une aide quelconque qui pourrait l'aider à quitter les lieux, mais elle restait méfiante et à l'affut après ce qui lui était arrivé. -
Post n°31
Auteur : CurtisSpoiler : FOND SONORE
« Apprenez à distinguer un gizka d'un Katarn. »Au beau milieu de la Forge Stellaire...
Cette ignorance fut fatale pour l'un d'entre eux, celui qui l'attaqua en premier: le prisonnier se retrouva avec le bras droit fracturé et le nez en sang, après que le soldat Impérial ait contré son attaque et lui ait adressé un coup de coude dans le visage.
Les trois autres évadés n'attendirent pas pour bondir en même temps sur le clone. Leur science du combat était malheureusement bien trop faible comparé à celle du soldat Impérial qui était bien plus développée. Alors qu'eux se contentaient de frapper tête baissée, croyant avoir toutes les chances de leur côté grâce à leur supériorité numérique, Curtis était patient et réfléchissait avant d'agir. Il se contentait de riposter, de contre-attaquer, et cela suffisait. Visiblement, il en faisait le minimum et réussissait même à économiser son énergie. Il avait même l'opportunité de combattre à armes égales en attrapant sa vibrolame mais l'assassin pensait certainement que c'était bien trop de moyens pour un combat aussi facile...
Les quatre hommes combattaient dans un petit périmètre. Les enchaînements étaient rapides, les coups étaient violents. Il n'y avait aucun temps mort. Le vainqueur de cet affrontement allait bientôt être connu si l'intensité actuelle restait la même jusqu'au bout du combat. Et à ce petit jeu, Curtis avait une chance d'être le gagnant. Il recevait énormément de coups mais il en avait tellement reçu dans la tronche depuis le début de la bataille qu'il avait actuellement du mal à faire la distinction entre douleur et chatouillis. Cette perte de sensation et de perception était très certainement une mauvaise nouvelle puisqu'elle était souvent signe d'une commotion parfois sévère, mais dans la situation où il se trouvait le clone n'allait pas protester, bien au contraire. Il était dans un état secondaire, celui où il se sentait invincible, indestructible. Il pouvait avoir le nez fracturé, le zygoma en miettes. S'il rendait la monnaie de la pièce aux tocards qui croyaient pouvoir l'avoir, son état physique était la dernière chose à prendre en compte.
Curtis fit clairement comprendre aux trois prisonniers qu'il n'était pas un de ces clowns avec qui les rebelles travaillaient. Dans ce qui fut le moment fort du combat, il attrapa la tête d'un des trois individus et la frappa sauvagement contre une console. Instantanément, le soldat Impérial se retourna et réussit à mettre hors-combat le second humain de la bande sans foi ni morale en le repoussant contre le mur de manière agressive. Apercevant son arme qui était tombée à ses pieds, 488-208 sauta sur l'occasion et l'attrapa d'une main ferme. Il eut tout juste le temps de brandir le blaster vers le troisième prisonnier, un Trandoshan, que ce dernier sauta en l'air pour se jeter sur lui. Mais il avait été plus rapide, pressant la détente avant que les griffes dangereuses du natif de Trandosha ne tranchent son épaule droite. Le laser vint créer un trou dans l'estomac de l'esclavagiste qui retomba lourdement en arrière.
« T'as pas une gueule de... » Essaya-t-il de dire à l'encontre du Trandoshan abattu.
Il ne put finir sa phrase, car derrière il fut immédiatement attaqué par le dernier évadé, un Rodien avec des lunettes de pilotage ridicules qui se jeta sur lui. Les deux hommes firent plusieurs roulades ensemble avant que l'extraterrestre ne parvienne à prendre le dessus et à immobiliser le soldat Impérial. Reprenant le couteau qu'il avait laissé tomber près de lui, le Rodien le brandit au niveau du cou du clone mais ce dernier tenta désespérément de le repousser. Usant de ses dernières forces, Curtis désarma son adversaire et reprit l'avantage dans le combat. Les lunettes du prisonnier réussirent à s'échapper et tombèrent sur le côté, révélant au soldat Impérial ce que le natif de Rodia essayait de cacher: une malformation au niveau des globes oculaires. On aurait dit que l'extraterrestre s'était fait brûler les yeux. Curtis fut sur le point de le mettre hors d'état de nuire mais il eut un sentiment de pitié pour ce hors-la-loi. Il avait certainement très bien compris que le mieux à faire était de partir de là au plus vite.« T'as pas une gueule de porte-bonheur, toi. » se contenta-t-il de dire, un brin provocateur et fielleux, tout en baissant son poing qui était sur le point de violemment rentrer en contact avec le visage vert du Rodien.
Suppliant dans sa langue maternelle l’assassin Impérial de le laisser en vie, le Rodien saisit que la décision la plus intelligente qu'il pouvait prendre était de s'éloigner de la zone s'il ne voulait pas que Curtis fasse ce qu'il aurait pu faire à ce moment. Se relevant avec difficulté, le clone fixa le Rodien, attendant certainement qu'il se lève à son tour et qu'il lui tourne le dos pour prendre la porte. L'extraterrestre s'exécuta et prit la direction de la sortie. Mais alors qu'il s'apprêtait à disparaître derrière la porte coulissante, il se retourna et regarda une dernière fois le clone. Il riait.
« Fuis, Curtis. Fuis si tu veux rester en vie. Je n'ai pas réussi à faire ce qu'ils m'ont demandé de faire, mais d'autres gens vont s'occuper de toi! Hahaha hahaha haha haha! » Conclut-il avant de s'enfuir en courant, son rire raisonnant dans les couloirs de la Forge.
Furieux de ce qu'il venait d'entendre, l'assassin Impérial voulut le rattraper pour en savoir d'avantage mais une voix le retint dans la salle de contrôle: Hopper, le Rebelle, était en train de vivre ses dernières secondes. Et il avait visiblement quelque chose à dire à celui qui l'avait sauvé et qui avait retardé sa mort...[A suivre...] -
Post n°32
Auteur : ShirahaPerdue en terre ennemie...
Je me mis à trottiner, je finirais bien par rencontrer une présence, de plein fouet ou non. Kyo guettait, il avait trouvé un perchoir de choix afin de se balader en sécurité. Arriver dans un virage, j'envoyais mon éclaireur. Je le vis se plaquer contre le sol, je me tétanisais, un bruit. Un bruit de métal qui coulisse, un déplacement de plus en plus proche, je me positionne accroupis et tire une première fois dans le tas. Juste le temps de voir des robots...
Bon sang y'en a encore ici, c'est horrible. Je déteste ces boites de conserve, je les hais, je vais tous les buter... avant qu'ils ne le fassent...
Je me remet à tirer, ils ont déjà ouvert le feu, les tirs ricochent sur le bord de ma cachette ; j'ai peur de me brûler la peau. Ils sont grands, je devrais pouvoir les bousculer, je décide de viser les jambes. Une jambe abimée, puis l'autre, un des droïdes tombe à la renverse, se cognant sur les autres. Bon il en reste trois, je n'avais pas pu les compter mais maintenant c'est chose faite. Ils ont l'air d'avoir des fils, peut-être qu'en les visant j'aurai une chance. Le premier se retrouve la tête en arrière, ça ne l'empêche pas de tirer en continu dans ma direction, j'ai du le planter. Un autre arrive en courant, je tends ma jambe afin qu'il se renverse. Manque de chance, il tire au plafond, Kyo sous l'effet de surprise, sursaute et couine. Le dernier l'entends et tire en l'air, Kyo feulent de plus en plus. J'ai peur pour lui, au point que j'assomme l'homme de ferrailles à mes pieds, le frappant à coup de vibrolame. Il finit par laisser échapper un légère fumée noire avec un grésillement, je me propulse sur le dernier qui s'acharne sur ma bestiole. Un tir sur le bras et je le rencontre de plein fouet, tombant sur son ventre dur. Il dit des mots incompréhensible, je lui balance des coup de vibrolame en continu, dans le torse, je prend un coup de jus qui me secoue les membres, je lâche prise et me vautre par terre. Ma vision est trouble, mais je ne dois pas rester dans le coin, il y en a forcément d'autre, ça vit en meute ces bestioles là. Je vois double, Kyo est descendu et me regarde, il a les poils en pétard et il est blessé à la pâte avant droite. Il boitille, mais rien de bien grave.... mais alors c'est quoi cette tache sur ma main... c'est à moi ça... Je me lève en titubant, je m'appuie sur le mur et chuchote sans vraiment m'entendre :
- Kyo il faut qu'on parte, surveille devant s'il te plait... on doit trouver un endroit où se poser...
Il avait parfaitement compris, il se positionna aussitôt à son poste et me conseilla des chemins que je discutais pas. Il me trouva une planque derrière une armoire que je ne pris pas le temps d'ouvrir. Je tenais tout pile, en collant mon dos au fond contre le mur, les pieds vers la sortie. Ma vue revenait petit à petit, mes mains tremblaient encore et mon bras droit me brûlait. Je mis ma main à l'endroit indiqué, découvrant un liquide rouge.... du sang, comme celui de maman... la peau était surement brûlée aux alentours vu la douleur et la texture différente. Je devais faire quelque chose, je ne pouvais pas laisser une blessure à l'air libre.
Bon pas le choix, je vais utiliser ma vibrolame.... que j'ai laissé....
- M****, crotte et zut !!!
Kyo me regarda, à part aller la chercher, je ne pouvais rien faire d'autre. Je m’apprêtais à partir quand je m'aperçus que mon guide avait disparu, or sans lui, j'étais sur de me perdre. Je n'avais pas du tout retenu le chemin, ma tête était trop confuse à ce moment-là, y'a pas à dire, l'électricité, ça ne fait pas du bien. Si je me risquais dehors, j'allai surement finir par terre, mes mains tremblaient encore un peu et mes pieds avaient des fourmis, je devais rester un moment allongée.
Kyo où es-tu ?? Reviens...fais attention... ne finis pas comme Maman, je t'en supplie, reviens...
J'entendis un bruit, je me raidis, au point de me faire sentir une douleur au tibia. J'avais surement du me faire un bleu en faisant tomber l'homme de ferraille. Une boule de poil apparu au bout de mes pieds, elle semblait tirer quelque chose.
- Kyo t'es un amour !!
Mon petit protégé avait eu l'idée folle et courageuse d'aller récupérer mon arme. Il avait les griffes abimées, il bavait et tremblait sous le poids. J'attrapais la poignée et ma boule de poils toute hérissée et les hissèrent toutes les deux sur mon torse, en me contorsionnant le plus possible. Une fois le crâne de mon partenaire près des lèvres, je lui fais un gros bisou, il me remercie d'un ronronnement. Je prends mon arme et découpe le plus correctement possible un morceau de mon débardeur pour pouvoir faire une compression sur ma blessure, bien qu'elle ne saigne pas tant que ça. Une fois le tissu en place me donnant surement une allure de guerrière, je me remis sur mes pieds, accroupis et vérifia ma jambe. Elle avait pris une légère couleur mauve bleu à un endroit, un beau bleu en perspective et douloureux au toucher.
Bah maintenant qu'il est là je peux pas faire grand chose... évitons de retaper dessus... allez courage, y'a surement un plan dans le coin ou un indice...
Kyo est heureux de m'avoir secouru, il avait voulu surement me renvoyer l'ascenseur suite à son sauvetage contre les boites de conserves.
Nous reprenons donc après cette pause notre progression lente mais plus sure. Je tentais de repérer un bruit, de voir si j'avais des messages sur le datapad, si ça se trouve, je ne pouvais plus communiquer avec FG22.
Espérons qu'il ne craigne plus rien... je voudrais bien qu'il reste vivant, on s'y attache à ce petit copilote...
J'avance, enchainant escaliers, dédale de mur et porte fermé ou non. Comment suis-je censé remplir ma mission, toute seule, avec une bombe unique et sans savoir où aller.
Attends, y'a pas une histoire de réacteur que j'aurais mis à la trappe...voyons un engin pareil sans réacteur va faire badaboum... bon où est-ce que je placerais un réacteur.... plutôt à l'arrière de l'engin et en bas ou au milieu... bon je suis arrivée par le flanc du monstre donc.... en allant par là je devrais trouver quelque chose...
J'indique la direction que je souhaite à mon gardien, il me sers de deuxième paire d'yeux, c'est vraiment pratique. Je progresse au sein de l'immense machine, les bruits se font parfois plus fort, mais je dois me tenir loin des machines de guerre. Cependant comment vais-je reconnaître le bruit d'un réacteur ? Ça fait quoi comme bruit ce genre de machine ? Là, personne pour répondre à ma question et je me voyais mal aller chercher quelqu'un pour lui demander tout ça. Discrétion zéro et j'étais plus sûre de me faire tuer que d'arriver à mes fins. Je devais réfléchir, progresser et trouver rapidement une solution avant de mourir ici toute seule ou presque. Je devais faire le maximum comme me l'a dit Papa et Maman, je dois aider les renégats, je peux surement le faire du haut de mon mètre 45. Je serrais les poings et repartis de plus bel dans ma recherche, restant à l'écoute du moindre bruit suspect. Je n'aurais jamais pu penser qu'un vaisseau de cette taille était sujet à des tremblements de terre avant d'en vivre un. Un bruit assourdissant nous a pétrifiés avec Kyo jusqu'à ressentir les vibrations qui l'accompagnaient. J'eus à peine le temps de tendre la main à Kyo que je me suis retrouvée collée contre le mur, ma boule de poils dans les bras et mon dos meurtri contre l'acier. Je serrais les dents, j'avais mal, bon sang c'est douloureux. Mon bras me brûlaient à nouveau, j'avais l'impression d'avoir brisé mes omoplates, mes jambes me lançaient et je maudissais la guerre. C'était définitivement trop douloureux, j'avais mal partout, j'avais horriblement peur bien que je tentais de ne pas y penser et je me sentais terriblement seule. Seule au milieu de tout ça, trop sombre, trop chaud, trop dur. Je sentis des larmes coulaient sur mes joues, je ne pu pas les retenir, je n'avais plus qu'une idée : rentrer avec papa et maman.
Laissez-moi mourir....
Une patte se posa sur ma joue, Kyo me regardait de ses grands yeux rassurant, ses petits queues se balançant gaiement derrière lui.
Si je mourrais qui s'occupera de lui ??... Si je laissais tomber qui mettra la bombe à ma place ??
Malgré la frousse de finir ma vie seule, malgré la chaleur et les douleurs, il ne fallait pas que j'abandonne, pas maintenant en tout cas. J'aurai tout le temps de me reposer ensuite, Doc me trouvera des soins magiques et je pourrai à nouveau courir à l'air frais et sans bobo. Je me remis debout doucement, pas le moment de se refaire des bleus, je pense que j'ai déjà ma dose annuelle. Je me remets en marche, Kyo toujours devant quand soudain une impression me prend. Il y a comme une odeur, une drôle d'odeur et je ne suis pas la seule à la sentir.
- Kyo je voudrais aller voir, fais toujours attention...
Mon guide progresse à mon allure, l'envie de courir me prend, je descends encore 4 à 4 un escalier, je tourne à droite puis à gauche l'odeur se fait de plus en plus forte et soudain... PAF !! Je rencontre quelque chose de dur de plein fouet et finis sur les fesses, juste le temps de relever les yeux pour apercevoir quelqu'un en fasse de moi en train de pointer son arme sur moi. J'ai juste le temps de rouler sur le côté, une brûlure, je pointe mon blaster sur l'intrus et le vise à la gorge du mieux que je peux, je ne lésine pas sur les tirs et je n'arrête qu'une fois la silhouette par terre. Je reprends de l'air, je tente de rester calme, rien à faire, mes mains tremblent, mes jambes aussi, Kyo est à côté de moi comme statufié, les oreilles couchées. Je n'avais jamais tué de vrais personnes, jamais et là je venais de tuer une personne. Et le pire dans tout ça c'était cette armure... la même armure que certains renégats... si ça se trouve j'ai tué un camarade, j'ai tué quelqu'un qui voulait me tendre la main....
Non... pitié pas ça... non non NON !!!
Je place ma main devant ma bouche et hurle, souffre le plus silencieusement possible, mes larmes coulent, longent mes joues, mes yeux sont fixés sur le cadavre, sur mon meurtre. J'ai le cœur en lambeaux, c'était encore le seul organe à survivre à tout ça.
Que dois-je faire ? Que dois-je faire ? Ils vont m'en vouloir, ils vont m'en vouloir.... j'en ai marre, quelle idée il a eu de faire ça ?? Mais quel crétin !! J'en ai marre, marre de tout ça, qu'est-ce c'est que ce bordel !!
Je ferme les yeux, me réfugiant dans ma tête, me coupant du monde extérieur, risquant par la même occasion ma vie. Je veux rester comme ça, entouré de papa et maman.... je veux retourner en mission avec Atin, former des nouvelles recrues, les intimider parce qu'ils me prennent de haut... je veux retourner quelques jours en arrière.... j'étais bien, j'avais enfin une famille, une grande famille....
Je rouvris les yeux, mes larmes avaient sécher et mon cœur s'était munis d'une carapace. J'avais une nouvelle famille et il était hors de question que quelqu'un lui fasse du mal, or ce gigantesque vaisseau menaçait de la détruire. Je devais l'abattre, lui faire le plus de dégâts possible. Je caressais Kyo, il ne comprenait plus rien, heureusement qu'il n'était pas dans ma tête. Il grimpa sur mon épaule et bailla, je le sentis se glisser dans la poche aménagée dans mon dos. Il était tant qu'il se repose, je devais me débrouiller seule. Je me relevais, écarta l'arme des mains du mort et par curiosité morbide ou non, je voulu retirer le casque. Je ne pensais pas que c'était si compliqué mais après un formidable effort, je parvins à mon but et je fus soulagé, je ne le connaissait pas, tant mieux parce que j'avais certainement endommagé ces vertèbres avec le casque. Je le mis sur le dos, le poussa contre le mur, lui mis les mains sur le cœur et le casque par dessus, ce n'est pas parce que c'est un ennemi que je peux mépriser son cadavre.... d'ailleurs il a peut-être des trucs dans ses poches... voyons voyons... Je ne m'en serais jamais cru capable, mais il valait mieux que je m'en sorte de cette manière. Je découvris une barre énergétique, j'en pris la moitié et garda l'autre pour Kyo et deux trois bricoles dont une clef, une lampe torche et une sorte de radio. Pratique pour savoir les infos qu'ils se passaient mais d'un côté je risquais d'être repérée. Je préfèrais le trucider avec l'arme du mort et repartir, vidant l'arme comme je pouvais, embraquant les munitions et planquant celles que je ne pouvais emmener. Le plus sympa fut deux bombes ou grenades, je ne savais pas les noms de ces petits trucs qui explosent avec fracas mais j'étais heureuse d'en avoir. Je repartis dans mon dédale d'acier, avec toujours cette chaleur et ma sueur qui me collaient mes vêtements au corps. L'odeur devenait de plus en plus forte et en plus il y avait un drôle de bruit, une sorte de bourdonnement, les parois vibraient sous ce bruit, si ça se trouve j'étais enfin arrivée. La concentration de ces deux phénomènes provenait derrière une porte, qui était close, je tentais d'utiliser la clef, manque de bol, c'était pas celle-là.
Bon il doit bien y avoir une solution de rechange.... voyons....
Il y avait effectivement un conduit d'aération, j'allai surement cuire dedans mais bon, j'étais en mission, pas grave si je finissais couleur écrevisse. J'entrepris de découper à coup de vibrolame la grille, une fois chose faite, je du réveiller Kyo, lui offris pour me faire pardonner sa part de barre énergétique et lui montra notre nouveau chemin, il me précéda et je me mis à ramper malgré les douleurs dans mes jambes et mes bras. Je finis par déboucher sur une nouvelle grille qui donnait sur des formes bizarres en acier et fumante, de plus il semblait y avoir des câbles à terre et un bruit assourdissant résonnait au point de se sentir sous les doigts. J'étais surement au bon endroit vu le bruit, à croire qu'un nid de guêpes gigantesques m'attendait... -
Post n°33
Auteur : CurtisSpoiler : FOND SONORE
« Il n'y a rien, à part des tâches vertes et fluorescentes qui disparaissent dans la pénombre. »Au beau milieu de la Forge Stellaire...
Exténué par l'effort qu'il venait d'accomplir, Curtis s'arrêta au tournant d'un couloir après avoir vérifié qu'il était bien seul. La peur le poursuivait depuis l'atterrissage forcé du cargo Rebelle dans le hangar, et même si elle ne l'avait toujours pas surpris et attrapé, elle attendait le meilleur moment pour frapper. Lui tourner le dos un seul instant et l'oublier une petite seconde revenait à lui donner la possibilité de faire ce qu'elle désirait. A savoir l'abattre...
S'appuyant contre le mur, le soldat se laissa tomber avant de souffler, appréciant chacune de ces secondes de répit qu'il était en train de vivre. Les lumières du couloir s'éteignaient par moment avant de se rallumer quelques instants après. C'était là le signe que la Forge Stellaire était au plus mal. C'était la preuve que l'Empire avait trop sous-estimé ses ennemis, à tel point qu'elle devait désormais en payer les frais. Mais 488-208 n'avait pas la tête à la critique et au blâme. Les mains sur son visage, comme pour montrer le désespoir qui l'habitait en ce moment même, le clone tentait d'imaginer les prochains jours et le futur en général. Il pensait à ce qu'il allait vivre lorsqu'il serait très loin de cette abominable structure Sith. Sa propre mort n'était-elle pas déjà programmée? N'y avait-il pas un cercueil à son nom qui l'attendait? Les derniers individus qu'il avait rencontré avaient pourtant l'air de croire que sa fin était proche. Pourquoi, il n'en savait rien. Un simple clone présent dans cette bataille aurait répondu qu'il allait mourir sur cette Forge, ou dans l'espace l'entourant, au milieu de ce cimetière de vaisseaux réduits en poussière. Curtis, lui, voyait au-delà d'une simple guerre opposant deux factions aux idéologies différentes. Ces mystérieux assassins envoyés pour le traquer n'étaient pas concernés par l'affrontement qui avait lieu dans la structure Sith. C'est ce qui les rendait aussi dangereux. S'ils s'intéressaient tant au soldat Impérial, ce dernier devait être en possession de quelque chose dont il ignorait l'existence. Et c'est ce qui le contrariait tant: était-il censé avoir autre chose que des armes et un matricule? Devait-il avoir des connaissances qui allaient au-delà de la simple notice d'utilisation d'un DC-17? La réponse était non!
Fou de rage, l'unité Delta se leva et frappa le mur opposé. Son poing droit rentra violemment en contact avec la surface en duracier du corridor qui ne résista pas à la puissance générée par une main artificielle. Curtis respira avant d'observer minutieusement son bras droit, dont la moitié n'avait plus rien d'humain mis à part la peau synthétique qui camouflait cette différence avec les autres membres de son espèce. Lui avait-on déjà dit dans le passé les circonstances de la perte de son membre? La raison était-elle connue d'au moins une seule personne sur Kamino? Il ne pouvait pas être un clone lambda. Il y avait tellement de questions autour de sa personne qu'il ne pouvait pas être un simple matricule comme tous ses frères d'armes!« Qui suis-je réellement? QUELQU'UN PEUT-IL ME LE DIRE?! » Cria-t-il, ses questions étant condamnées à rester sans réponse et à disparaitre dans le vide béant de la Forge Stellaire.
L'écho se prolongea à une longue distance avant d'être englouti par les murs du complexe Sith. Curtis ferma les yeux et respira avant de les rouvrir et d'observer attentivement le fond du couloir dans lequel il était. Depuis qu'il avait mis les pieds sur la Forge, il avait l'étrange impression d'être constamment observé. Comme si chaque recoin de cette structure avait des yeux. Elle semblait avoir une vie, comme n'importe quel être vivant. A la seule différence que son regard était invisible et imperceptible... L'assassin se frotta les paupières et attrapa son DC-17, prêt à reprendre la route jusqu'au centre de commandement. Sa psychose grandissait de seconde en seconde. Ses peurs étaient en train de prendre le dessus. Il ne devait pas rester là, sans affronter ses sentiments, et il en était conscient. Mais ce ne fut en aucun cas son imagination qui vint plonger le couloir dans le noir. Les lumières s'éteignirent subitement. Le cœur du clone commença à battre comme il n'avait jamais battu.« Moi je sais qui tu es...
Mwaawawawawawa! MWAAWAWAWAWAWAWA! »
Curtis sursauta. Cette voix très grave était apparue de nulle part. Tout comme cet éclat de rire horrifiant et continu qui se propagea dans les couloirs avoisinants...
Il était certain que ce n'était pas là l’œuvre de son imagination. Il en était même sûr! Cette voix, il l'avait déjà entendu quelque part. Dans ce "rêve", celui qu'il avait fait après avoir été capturé par les Rebelles. Oui, c'était ce même ton qui imposant la terreur et la peur à celui qui l'entendait... Tressailli à l'écoute de ce rire qui lui semblait destiné, Curtis voulut savoir à quoi il avait à faire. Allumant la lumière de son blaster, il visa le fond du couloir mais il ne vit rien... absolument rien! Le rire disparut alors, laissant place à un silence tout aussi effroyable.
Le soldat Impérial s'arrêta lorsqu'il lui sembla apercevoir sur son torse une étrange petite lumière rouge qui se multiplia par trois, reproduisant le signe des radiations. Les trois petites lumières se déplacèrent et allèrent se positionner au niveau du cœur humain. Inconsciemment, Curtis se jeta au sol et crut entendre une arme s'activer avant qu'une lumière, celle d'une décharge d'énergie ne passe au-dessus de sa tête. Se relevant avec rapidité, il n'attendit pas une seconde de plus et courut aussi vite qu'il le put.
Dans l'obscurité totale, Curtis ne voyait rien d'autre qu'une faible lueur d'espoir très loin devant lui. Il devait rapidement trouver une ambiance plus chaleureuse car la Peur le pourchassait de très près. Il la sentait, à quelques centimètres dans son dos. Était-il de nouveau dans ce "rêve" ou le vivait-il pour de vrai, cette fois-ci?
Alors qu'il sentait que la fin était très proche, le soldat Impérial fut sur le point de fermer les yeux mais par on ne sait quel miracle il tomba sur une escouade clone qui fut aussi surprise que lui. Les quatre clones menacèrent de faire feu si l'inconnu ne déclinait pas son identité. Essoufflé et effrayé, Curtis leur montra très clairement que ce n'était pas le moment de se présenter.« TIREZ BORDEL ! J'SUIS DES VÔTRES ! » Gueula Curtis sans prendre en compte les armes qui étaient brandies sur lui. « PAS SUR MOI BON SANG ! SUR LUI !» Leur hurla-t-il à nouveau en se retournant et en tirant dans le noir absolu du couloir par lequel il était arrivé.
Les quatre clones ne comprenaient visiblement pas ce qu'il se passait. Mais l'effroi et l'affolement dont était atteint Curtis parvint jusqu'à eux et, ensemble, ils se mirent à faire feu dans la même direction que le matricule 488-208. Ce dernier était dans un état second, proche de la folie. Jamais il n'avait été dans une telle situation de peur. Ne s'était-il pas tout simplement fait berné par les pouvoirs mystiques de la Forge Stellaire?! Ils étaient en train de vider des dizaines de chargeurs sur un ennemi inexistant! Attrapant l'une de ses grenades à sa ceinture, Curtis la plaça à l'intérieur de son DC-17m auquel il avait ajouté l'option anti-blindage avant de presser la détente. Utiliser un explosif dans un couloir aussi étroit que celui-ci enlevait toute chance de survie pour la cible visée. S'il y avait bel et bien quelqu'un qui poursuivait Curtis, il était mort. C'était inévitable.
Les armes s’arrêtèrent soudainement de fonctionner. Inquiets, les membres de l'escouade clone se regardèrent simultanément avant de tourner la tête vers l'inconnu effrayé dont ils ne connaissaient toujours pas l'identité. Celui-ci semblait en état de choc.« On a rien touché, chef. Pas de sang, pas de corps. On a tiré dans le vide! » Déclara l'un des soldats de l'escouade qui s'était approché de la zone précédemment visée par les cinq hommes.
Le chef se rapprocha de Curtis et tenta de le faire revenir à la réalité. Celui-ci sursauta une nouvelle fois avant de regarder le commando clone qui lui demanda ce qu'il avait vu. Toujours effrayé par la situation dans laquelle il s'était trouvé, 488-208 ne donna aucune réponse. Jusqu'à ce qu'il entende l'un des soldats qui avait vraisemblablement trouvé quelque chose dans les décombres du couloir partiellement détruit.« Il n'y a rien, à part des tâches vertes et fluorescentes qui disparaissent dans la pénombre. » Remarqua le second clone un peu plus loin dans le couloir, sans vraiment accorder une réelle importance à sa découverte.
S'il ne donna aucune importance à l'égard de ces tâches, Curtis ne suivit pas son avis: le matricule 488-208 se rapprocha de ces traces et toucha le liquide visqueux. Et pour lui, il n'y avait aucun doute possible.« C'est du sang...» dit-il calmement en fixant le noir absolu du couloir, d'où semblaient ressortir deux yeux jaunes qui, s'ils étaient bien réels, n'appartenaient en aucun cas à la Forge Stellaire...[A suivre, au Centre de Commandement...] -
Post n°34
Auteur : Super PNJSpoiler : Musique
Dans ces lieux déserts, quelque part vers le point central de la Forge Stellaire, la tempête guerrière était malheureusement déjà passée. Les nombreux tirs de blasters avaient laissé d'importantes traces sur les murs rongés par la violence de l'affrontement entre les Rebelles et les Impériaux. Les cadavres jonchaient le sol et le sang s'était mué en peinture fraîche, mais ceux qui découvraient ce paysage sinistre pouvaient se dire que le pire était déjà passé. Mais n'était-ce pas plus douloureux d'assister à l'horrifiant résultat de la guerre plutôt que d'y participer? Il était extrêmement difficile de trouver la réponse à cette question.
Seul et perdu au milieu de l'immense Forge Stellaire, un Jedi triste et désabusé marchait la tête baissée. Les larmes provoquées par une expérience douloureuse très récente étaient toujours visibles sur ses joues. Éprouver un tel sentiment était inadmissible pour l'être qu'il était mais il n'avait pas eu la force de résister, alors qu'il naviguait en solitaire dans ces couloirs, suivant son propre instinct qui le menait nul part.
Le dénommé Bean, mystérieux Chevalier Jedi aussi talentueux dans les gaffes que dans le domaine de la Force commençait à se demander s'il ressortirait vivant de cette bataille. Séparé des siens qu'il avait abandonnés alors qu'ils étaient tombés dans une embuscade à l'étage supérieur, le jeune guerrier ne pensait pas une seule seconde avoir les aptitudes nécessaires pour retrouver son chemin dans ce labyrinthe dangereux. A vrai dire, il était toujours secoué par ce qu'il avait vécu. Il ne contrôlait en aucun cas ses ressentiments, ce qui l'empêchait de se concentrer sur son but... s'il en avait réellement un.
Un mauvais pressentiment l'avertissait que la Forge allait bientôt exploser et que le mieux à faire était de rejoindre au plus vite les hangars; mais sa conscience lui demandait de remplir ses objectifs, pour rendre hommage à la mémoire des siens qu'il avait laissé mourir et qu'il n'avait pas pu aider. Cependant, cette deuxième initiative lui faisait peur. Il se demandait comment il pourrait réussir à vaincre tout un groupe d'Assassins Sith seul. Mais les Maîtres Jedi comptaient sur lui et sur l'aboutissement positif de cette mission. Bean était conscient que si personne ne s'occupait de ces fanatiques personnages, il y aurait encore plus de morts qu'actuellement. Car ces Guerriers Sith bloquaient l'un des accès principaux menant au cœur de la structure et à son usine de production en masse. Tous les Rebelles et les Jedi qui passeraient par ce chemin-là étaient voués à une mort certaine face à ces pratiquants du Côté Obscur qui se nourrissaient uniquement de la force négative dégagée par la Forge Stellaire.
Aller à l'encontre de ces fanatiques, c'était comme se jeter dans la gueule du Kath. Bean avait peur des chiens Kath... Mais il allait devoir affronter ses peurs et se surpasser, c'était le moment où jamais.
Bien qu'il essayait de s'en débarrasser, les images défilaient toujours dans sa tête: l'embuscade, les sabres lasers qui s'étaient allumés bien trop tard et la porte du turbo-élévateur qui se refermait sur cette scène... affreuse...
Ils avaient réussi à atteindre ce niveau sans difficulté, et c'était peut-être ce qui avait causé leur perte: ils avaient adopté une trop grande imprudence... Accompagné de deux Maîtres et d'un Chevalier, Bean avait été le seul à éviter la trop grande confiance en soi. Il leur avait pourtant dit qu'il avait un mauvais pressentiment! Il leur avait fait part de son inquiétude quant à une présence bien plus importante qu'ailleurs du Côté Obscur à ce niveau proche du Cœur de la Forge. Mais Bean avait été victime de sa propre personnalité. Il s'était crée une image de membre indiscipliné et dissipé au sein de l'Ordre. A tel point que peu de personnes dans son entourage n'était assez fou pour écouter ses rares conseils. Mais pour une fois que le drôle de personnage était concentré dans sa mission, personne n'avait voulu l'entendre et prendre en considération ses remarques qui s'étaient révélées exactes...
Les quatre Jedi s'étaient fait surprendre par trois Sith qui les avaient attaqué d'une manière lâche. Le Maître Jedi Quilaa s'était retrouvé avec le sabre laser planté dans le dos sans qu'il n'ait pu réagir. Le Chevalier Kwuilo avait réussi à parer l'attaque d'un des guerriers du Côté Obscur mais une tempête d'éclairs s'était abattue sur lui...
Consciente que l'échec n'était pas autorisé, le Maître Kryliana, femme Corellienne toujours en vie ordonna à Bean de fuir et de remplir la mission seul. Mais celui-ci n'avait pas le même avis qu'elle. S'il y avait un Jedi que le jeune Bean n'aurait jamais abandonné, c'était bien Kryliana, l'une des seules Jedi qui avait toujours eu foi en lui. Mais une poussée de force de la native de Corellia l'obligea à rejoindre le turbo-élévateur adjacent où il fut envoyé sans négociations possible. L'ascenseur s'activa dans l'immédiat, et dans l'étroite ouverture de la porte qui se refermait, Bean aperçut son amie se faire trancher la tête par un Zabrak dont le visage resterait à jamais graver dans sa mémoire...
Enfin il réussit à libérer son esprit de toutes ces images qu'il ne désirait plus jamais revoir. Mais entre les pouvoirs mystiques et terrifiants de la Forge Stellaire et vivre un souvenir certes douloureux mais faisant parti du passé, que fallait-il choisir? Car s'il n'était plus confronté à cet évènement tragique qu'il avait vécu, Bean rencontra un nouveau problème qui lui fit froid dans le dos: il y avait quelqu'un dans le couloir sombre qu'il était en train de traverser. D'avantage de lumière l'aurait soulagé, mais ce n'était pas le cas. Statique, le jeune homme tremblait et n'avait visiblement pas repris confiance en soi. Et lorsqu'il aperçut deux jeux jaunes terrifiants dans la pénombre obscure du corridor, ses lèvres s'agitèrent rapidement. Bean avait peur. Tellement peur qu'il lâcha le sabre laser qu'il tenait fermement pour se rassurer. Apeuré, il se jeta au sol et le récupéra difficilement avant de se relever et de réaliser qu'il n'y avait plus aucune menace à l'horizon: l'aura obscure et dangereuse qu'il avait ressenti avait tout simplement... disparu...
Rassuré, Bean se retourna pour reprendre la route. Mais il ne put s'empêcher de pousser un cri lorsqu'il aperçut la lame rouge d'un sabre laser à quelques mètres de lui.
Instinctivement, le Chevalier Jedi alluma son sabre laser et attendit patiemment là où il était, sans bouger. On ne pouvait dire si c'était sa peur qui le rendait aussi immobile ou s'il avait enfin réussi à contrôler ses sentiments. Mais quoi qu'il en soit, il était prêt à se battre. Et à honorer la mémoire de Kryliana.
La lame rouge s'avança dans l'obscurité du couloir. Elle s'apprêtait à rentrer en contact avec la lame bleue de Bean. Mais un imprévu se déroula. Derrière la lame rouge apparu une nouvelle lame bleue bien plus puissante et bien plus influente qui s'abattit sur son ennemie. S'en suivi un combat intense, violent et d'une rare intensité. Bean n'avait jamais assisté à un tel affrontement.
Autour de lui, l'atmosphère sembla devenir plus rassurante. Le jeune Chevalier Jedi avait l'impression de se sentir chez lui, en sécurité.
Le combat tourna rapidement à l'avantage de la lame bleue avant que celle-ci ne frappe sans aucune pitié la lame rouge qui céda. Celle-ci disparut. La lame bleue brilla de plus belle pendant quelques secondes avant de disparaître à son tour. S'en suivit un calme pesant mais qui ne cachait aucun danger. Une voix grave et familière se fit alors entendre.« Ne tourne jamais le dos à ton ennemi, Bean. Ce Seigneur Sith l'a fait, et c'est la dernière erreur qu'il a pu commettre. »
Un large sourire de joie apparut sur le visage du jeune Chevalier Jedi: l'homme qui l'avait sauvé sur Corellia venait de le secourir une seconde fois...Spoiler : HRP
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Post n°35
Auteur : Rylen Korr« Allez... Il faut rejoindre nos alliés... »
Tomber pour mieux se relever... Cette phrase définissait très clairement la pensée de Rylen Korr, même s'il avait eu besoin de l'aide d'un valeureux soldat clone pour ne pas rester impuissant lorsqu'il s'était retrouvé à terre.
Ses souvenirs étaient flous, à vrai dire il ne se souvenait plus vraiment de ce qui lui était arrivé. Le Maître Jedi se rappelait avoir été secouru par un débarquement massif orchestré par l'Ordre Jedi. Puis il avait décidé de retourner dans le hangar. Mais il ne se savait pas pourquoi... Lorsqu'il vit le soldat clone qui le maintenait debout, il se rappela ce qu'il s'était passé. Quelques minutes auparavant, les rôles avaient été inversés. Rylen avait sauvé ce pilote émérite d'une mort certaine alors qu'il avait été pris au piège dans une canonnière ravagée par les flammes. Les Impériaux lançaient à ce moment une offensive dans le hangar. S'il n'était pas mort par le pouvoir destructeur du feu, il aurait été tué par l'un des sbires de l'Empire. Pire, il aurait très bien pu être capturé et torturé pour qu'il révèle des informations précieuses aux subordonnés de l'Empereur. Mais en aucun cas Rylen n'avait pas pensé à cette issue au moment de plonger une nouvelle fois dans l'enfer de la bataille. En aucun cas il avait pensé à l'Ordre Jedi et à sa survie lorsqu'il décida de ne pas quitter les hangars pour un lieu plus sûr. S'il avait agi ainsi, c'était pour une seule raison: sauver la vie d'un soldat. C'était pour la même raison qu'il avait choisi de mettre sa mission en péril lorsqu'il ordonna au pilote de l'Ebon Hawk de détourner la trajectoire enregistrée pour sauver le dénommé Bishop... Mais pourquoi risquer sa vie et mettre en péril les objectifs d'une bataille pour la survie de deux soldats parmi tant d'autres? Beaucoup de personnes pouvaient se poser cette question. Mais pas Rylen Korr. Le Grand Maître de l'Ordre répondrait que "c'est en agissant de cette manière que l'on se distingue de son ennemi". Il conclurait en disant que "c'est en donnant de l'importance à chacune de nos forces que l'on préserve notre âme".
La Forge Stellaire avait annihilé ce qu'il restait de bon dans le cœur des assaillants. A une certaine époque très ancienne, du temps de l'Ancienne République, on n'abandonnait pas un soldat au combat. Quel que soit le prix à payer. N'importe quel Jedi aurait agi de la sorte face à un combattant, qu'il soit humain ou clone. La réaction d'Odan Rurr dans le cargo qui les conduisit jusqu'à la Forge, au début de la Bataille, caractérisait parfaitement le changement de psychologie de ces hommes qui déclaraient se battre pour le bien. Le confrère de Korr au Conseil d'Endor avait osé prétendre qu'il était tout à fait normal de sacrifier la vie d'un homme pas très différent de leur personne pour les intérêts de leur cause... Le Grand Maître aurait craché de dégout à ses pieds s'il n'y avait pas eu des plus jeunes Jedi dans le vaisseau! Comment pouvait-on siéger dans la plus haute instance de l'Ordre Jedi et tenir de tels propos?! Les plus grands Maîtres Jedi que l'Ordre a connus depuis des millénaires devaient se retourner dans la Force à l'heure qu'il est! Rylen avait honte de se déclarer descendant de ces honorables guerriers de la justice et de la liberté. On ne l'avait pas formé comme cela et on ne lui avait pas inculqué des valeurs pareil. Mais n'était-ce pas l'un de ses échecs en tant que Grand Maître du Nouvel Ordre Jedi? N'était-ce pas sa faute, au final? Pour l'instant, il ne pouvait pas connaître la réponse. Personne ne le pouvait. Mais s'ils perdaient cette bataille, alors il devrait se remettre en question. S'ils échouaient à l'issue de cette première guerre, Rylen Korr devrait se confronter à lui-même et prendre ses responsabilités. Il les assumerait.
Mais pas maintenant. Il devait se fier à l'instant présent, comme le lui avait appris son ancien Maître...
« Une ancienne prophétie Jedi évoque les temps sombres qui approchent. Je la tiens de mon ancien Maître, qui lui-même la tenait de son mentor. Cette légende est transmise de génération en génération, de professeur à élève, et aujourd'hui je me décide enfin à la transmettre à mon Padawan.
Elle dit: "Lorsque la République ne sera plus, lorsque les Jedi seront influencés par une sphère qu'ils auront volontairement évité durant des millénaires, apparaîtra un guide qui saura reconduire l'Ordre et ses partisans sur le bon chemin.
Lorsque la République sera une relique du passé apparaîtra un leader qui saura préserver ce que l'Ordre Jedi aura été depuis sa création: une organisation volontairement indépendante dont le but est d'assurer la paix, la vertu et l'équité entre tous les êtres de la Galaxie.
Lorsque la République sera un lointain souvenir, ce flambeau aura pour mission de redonner au peuple l'espoir et la confiance que les Anciens ont su leur donner, il y a près de 25.000 ans.
Le flambeau aura le privilège unique de faire le choix que le peuple ne pourra jamais faire.
Alors la Galaxie, de nouveau unie, sera prête à affronter le plus dangereux ennemi qu'elle aura connu.
Et le flambeau pourra dès lors s'éteindre, transmettre son droit au peuple et disparaître dans la Force, le devoir accompli..."
Je suis un fidèle partisan de l'instant présent. Tu le sais et le Conseil le sait. Or je viens de te parler d'une prophétie, logiquement basée sur des visions de l'avenir. C'est contradictoire, non? J'ai promis à mon ancien Maître de la transmettre à mon futur apprenti avant sa mort, et j'ai tenu ma promesse. Tu comprends mieux pourquoi, maintenant. Mais ce n'est pas la seule raison...»
Pourquoi maintenant? Pourquoi entendait-il la voix de son ancien Maître à ce moment précis? Il y avait une raison particulière, il le savait. Lorsque cela lui arrivait, il était généralement dans une très mauvaise situation. La dernière fois, c'était lors de son combat sur Dantooine, avec l'Oméga... Lorsque Bens était mort. Et lorsqu'il fut sur le point de fermer les yeux, pendant que la caverne s'écroulait au-dessus de lui.Spoiler : Musique
Le Maître Jedi ouvrit les yeux. Il était allongé par terre, mais il n'était pas mort. Pas encore. Il était même dans un très bon état, s'il comparait son état actuel à celui dans lequel il était quelques minutes précédemment. Le soldat clone semblait inquiet, pensait très certainement que son camarade succombait de ses blessures. A vrai dire, pendant quelques secondes, le cœur de Rylen s'était arrêté. Mais à travers la Force il y avait un ancien Jedi qui veillait sur lui: son ancien Maître. Il l'avait vu, il avait presque réussi à le toucher. Mais il avait rapidement disparu avant que le Grand Maître de l'Ordre ne se réveille dans ce lieu sinistre, la Forge Stellaire. La première pensée qu'il eut en ouvrant les yeux fut en rapport avec cette mystérieuse prophétie: pourquoi l'entendre à nouveau à ce moment précis de la bataille? Il y avait un sens, un but à découvrir. Ce n'était pas le hasard. Ce n'était jamais le hasard.
Alors que le clone lui demandait comment il se sentait, Rylen Korr tourna subitement la tête vers un couloir très sombre avant de se lever d'un bond. Il était visiblement en pleine forme. Et on l'appelait. L'un des siens avait des ennuis. Il devait le secourir.
Laissant le clone sur place, sans lui expliquer la raison de cette très étrange réaction, Rylen se mit à courir à grandes enjambées. Il traversa tout un niveau, tel un marathonien bataillant pour la première place d'une course sportive. Il rencontra plusieurs soldats Impériaux sur sa route mais il ne les combattit pas. Pour lui, il s'agissait d'éléments du décor sans importance. Arrivé à un turbo-élévateur en panne, Korr respira profondément et regarda derrière lui: une unité de Stormtroopers l'avait pris en chasse et s'apprêtait à le descendre. Il n'avait pas le choix: il prit ses appuis et effectua un saut de plusieurs mètres pour atteindre le niveau supérieur sans prendre l'ascenseur.
Sa main gauche s'agrippa à un câble. La porte d'accès était à quelques centimètres au-dessus de sa tête. Mais en dessous, c'était le vide béant. Le Maître Jedi attrapa le câble avec sa main droite et sauta une nouvelle fois en espérant attraper le bon appui. Il réussit. Il avait atteint l'étage souhaité et faisait face à ce qu'il avait ressenti. Un Seigneur Sith allait attaquer l'un des siens. Rylen attrapa calmement son sabre laser et l'alluma, s'approchant sereinement de son adversaire qui se retourna lorsqu'il ressentit le gardien du Côté Lumineux. L'affrontement était inévitable. Le Jedi se rua sur le Sith et lui porta un premier coup fatal à la tête que le fanatique au sabre laser rouge para difficilement.
*Assurer la vertu.*
Le Sith riait. Son statut de fanatique lui était définitivement acquis. La Forge Stellaire l'avait complètement perverti, il n'était qu'une représentation physique des plus dangereuses forces mystiques qu'il pouvait exister dans la Galaxie. Mais il avait face à lui la flamme dont le but était de combattre cette obscurité périlleuse. La lame bleue était représentative de ce flambeau envoyé pour préserver des valeurs dans des lieux qui n'en possédaient pas. Et pour le moment, cette arme dominait son adversaire. Les coups étaient portés avec une extrême précision et une puissance fatale. Le Sith se laissait habiter par le Côté Obscur et c'était uniquement grâce à ce choix facile qu'il était encore envie. Mais il allait le mener à sa perte.
*Affronter l'ennemi avec des valeurs, combattre le mal avec l'Espérance.*
L'obscurité se dissipait. La lumière s'imposait. La lame bleue porta un coup fatal à la lame rouge et l'un de ses membres tomba au sol, répandant du sang sur le sol. La lame bleue subit alors une attaque lâche du Côté Obscur et l'affronta difficilement. Le Sith usait de ses dernières secondes de vie pour apporter le malheur et le doute sur le Maître Jedi qui résista... facilement. Il avait découvert en lui une force qu'il n'avait jamais connu auparavant. Une force qui lui avait permis de se défaire de ce sbire de l'Oméga sans mettre en péril sa vie.« Ne tourne jamais le dos à ton ennemi, Bean. Ce Seigneur Sith l'a fait, et c'est la dernière erreur qu'il a pu commettre. » dit-il sereinement au Chevalier Jedi qu'il avait identifié bien avant d'arriver face à lui.
La lame rouge frappa le sol et s'éteignit. Dans la pénombre de ce couloir de la Forge Stellaire, on ne pouvait distinguer qu'une seule lumière: celle dégagée par le sabre laser du Maître Jedi. L'arme s'abaissa et frôla le crâne dégarni de cheveux du fanatique qui ria et qui prononça ses derniers mots dans une très ancienne langue, certainement liée à la culture Rakata dont faisait partie la structure dans laquelle ils se trouvaient. Rylen baissa alors ses paupières et écouta son instinct, lui demandant certainement quelle était la meilleure réponse à donner au Seigneur Sith. Mais il fut interrompit dans sa réflexion par le fanatique qui tenta un dernier coup de grâce, souhaitant emporter le Grand Maître de l'Ordre avec lui. Ce dernier réagit immédiatement et lui coupa la tête.« J'ai reçu le privilège de faire le choix. Et tu viens de subir ma décision. » déclara-t-il, mettant fin au combat.La tête rebondit sur le sol et la lame bleue s'éclipsa.[A suivre, dans le Coeur de la Forge...] -
Post n°36
Auteur : Rick O'lonellSecteur X-8,
Zone sous contrôle Impérial.
Ils étaient désormais tous à l'intérieur de l'élévateur. Lorsque celui-ci commença son ascension vers le niveau suivant, ils ne doutaient pas un seul instant qu'il y avait un intrus parmi eux. Peut-être même qu'il y en avait deux, voire trois, ou bien quatre...
Quoi qu'il en soit, le nombre n'importait guère en ce moment. Pas pour Rick O'lonell. Celui-ci avait emprunté l'armure d'un soldat Impérial qu'il avait furtivement assommé lorsque ce sbire de l'Empire avait décidé de pénétrer dans la canonnière Naboo. Ça s’appelait de l'improvisation, à vrai dire. Le plan qu'il avait décidé de suivre l'obligeait cependant à se fondre au sein d'une unité de Stormtroopers dans un endroit étroit et fermé. Dans l'ascenseur, le politicien qui avait repris les armes le temps de cette bataille n'espérait pas être confronté à des complications. Car il se retrouverait isolé au milieu de sept ennemis qui se fondraient sur lui sans hésiter. Heureusement qu'il portait un casque pour dissimuler les véritables traits de son visage... Un visage envahi par la sueur due à la chaleur qui régnait dans l'armure, mais également due au stress et à l'inquiétude de se faire repérer. A vrai dire, l'infiltration n'était pas un des domaines privilégiés de celui qu'on appelait dans le passé Delta 66. L'ancien militaire avait été formé pour l'infanterie. Il disposait seulement des qualités principales d'un fantassin, à savoir l'art de manier une arme -que ce soit un blaster ou une vibrolame- et l'art de se battre à mains nues. C'était d'ailleurs cette spécialité qui l'avait toujours caractérisé dans ses dossiers. Attaquer au corps à corps le natif de Dantooine était une chose qu'il ne fallait absolument par faire. Entrainé au close combat et ayant un don naturel pour l'affrontement direct, il était très rare de surpasser Rick dans le domaine. Celui-ci n'espérait cependant pas devoir révéler son don dans la situation où il se trouvait. Même s'il en était capable -dans d'autres circonstances-, mettre à terre sept hommes dans un espace de deux mètres carrés n'était pas quelque chose d'aisé.
Le silence régnait à bord du turbo-élévateur. L'unité était très calme. Mis à part quelques mots échangés par moment, personne ne parlait. Et Rick aurait préféré que ce soit le contraire. Ils étaient tous concentrés, aucun d'entre eux n'était distrait. Cela signifiait qu'à la moindre erreur d'inattention, Rick se ferait prendre. Peut-être qu'il en avait même déjà commis une sans s'en rendre compte... Car ces soldats de l'Empire avaient tous un blaster E-11 entre leurs mains. Seul l'un d'entre eux possédait un... fusil blaster DC-15 qui prenait énormément de place dans l'ascenseur. Il était inutile de préciser à qui il appartenait. Celui-ci espérait juste ne pas se faire trahir par son arme. Un étrange ressentiment lui disait pourtant de faire très attention. O'lonell se rendit compte d'un coup d’œil bref que le type qui se tenait à sa gauche tournait régulièrement la tête vers lui. Il remarqua également que ce type avait adressé un coup de coude discret mais bien visible à son partenaire de gauche qui tourna à son tour la tête avant de fixer du regard le Sénateur de Naboo qui resta tranquille. Du moins il faisait tout pour le rester à l'extérieur. Car à l'intérieur, son cœur battait de plus en plus vite et il ne demandait qu'à enlever cette armure insupportable et, quitte à révéler sa véritable identité, se dégager de cette très mauvaise situation.
« Eh. Joli fusil. Tu l'as trouvé où ce petit bijou là? » Demanda l'un des deux Stormtroopers en tapant l'épaule de Delta.
66 avait eu le réflexe de mettre son doigt sur la crosse du DC-15, prêt à s'en servir pour donner des coups au premier type qui l'attaquerait. Mais il comprit assez rapidement que ses deux camarades voulaient seulement en savoir un peu plus sur l'arme qu'il tenait à la main. Le Sénateur de Naboo ria quelques secondes avant de regarder son fusil et de le tendre vers ses nouveaux amis. Il n'avait aucun soucis à se faire pour le moment.« Dans la canonnière clone, celle qui s'est écrasée dans le hangar. On trouve de belles choses dans les véhicules ennemis, non? » Répondit sereinement le politicien.
Bien qu'il pensait avoir évité les ennuis, Rick s'inquiéta à nouveau. L'attitude des deux soldats n'était pas naturelle. Ils semblaient forcer leurs réactions et leurs mouvements. Delta 66 remarqua alors qu'il leur avait donné son arme. S'il lui arrivait un pépin, il ne pourrait pas se défendre avec la crosse de son DC-15. Il devrait alors le faire à mains nues. Et montrer toute l'étendue de son talent en close combat.
« Ouais... Allez, enlève ton casque! Ne nous prends pas pour des cons! » Ordonna subitement l'un des deux Impériaux tandis qu'il attrapait en même temps que son compère son blaster E-11 qu'ils brandit sur O'lonell.
Delta était fait comme un rat. Il était coincé dans le turbo élévateur avec sept Stormtroopers qui s'étaient tous retournés vers lui pour voir de qui il s'agissait. Mais la situation s'inversa. Les rôles également. Rick fut surpris de voir cinq sbires de l'Empire brandir leur arme vers les deux types qui s'en étaient pris au Sénateur. Ces deux-là ne comprirent visiblement pas ce qui leur était arrivés. Ils durent baisser leur arme et lever leurs mains en l'air. Ils furent alors abattus par l'un des Stormtroopers qui, à cette distance, ne leur laissa aucune chance de survie.
Rick ne put en apprendre d'avantage. La porte de l'ascenseur s'ouvrit soudainement. Apparut alors dans le corridor des hommes qui brandirent leur arme sur sa position. Aucun danger, c'était le groupe Alpha de la Royale Force. La première équipe du commando Naboo qui était dirigée par le Colonel Dutch Groover.« Colonel, vous arrivez au bon moment... » Déclara Rick avant d'enlever son casque, - Je vois que je n'étais pas le seul intrus à prendre le turbo-élévateur.Sans le savoir, Rick avait été accompagné de cinq de ses camarades durant l'ascension au secteur X-8. Néanmoins les deux réels Impériaux restant avaient sut que le Sénateur de Naboo était un imposteur. Comment l'avaient-il découvert? Simplement en remarquant que c'était le seul con à avoir un fusil DC-15 entre les mains? C'était sûrement ça. L'ancien militaire n'était décidément pas très bon lorsqu'il s'agissait d'infiltrer une unité ennemie.Spoiler : FOND SONORE
Les deux équipes de la Royale Force étaient désormais au complet, mis à part les quelques unités qui étaient chargées de garder les véhicules et de les remettre en état de marche si jamais ils avaient été touchés. Enfin réunis dans le secteur qu'ils avaient ciblé, ils établirent une position en plein milieu d'un couloir. Repérage des lieux, quadrillage de la zone. Étrange stratégie alors qu'ils pouvaient encore avancer et s'enfoncer d'avantage dans les méandres de la Forge Stellaire. Mais c'était justement le bâtiment dans lequel ils se trouvaient que Rick redoutait. Groover partageait son point de vue. Ils ne savaient pas sur quoi ils allaient tomber en progressant dans la structure. L'objectif était donc simple: ne pas s'éloigner des accès menant aux hangars. En clair, ne pas s'éloigner des véhicules. S'ils avaient des soucis et des complications, ils avaient l'ordre de se barrer au plus vite de ce lieu maudit.- Réorganisation tactique. Je veux huit hommes pour défendre cette position. Elle nous permettra de rejoindre les hangars sans problèmes lorsque nous aurons rempli nos objectifs. Rick réfléchit quelques secondes puis reprit, Il nous reste deux groupes de cinq. On se laisse vingt-cinq minutes pour récolter le maximum de données, d'accord? On reste en contact permanent. Allez!
Les deux équipes prirent le même couloir avant de se séparer lorsque le corridor se scinda en deux chemins. Le commando Alpha prit celui de droite, Bêta tourna sur la gauche. Chacun disparut dans l'obscurité inquiétante de la Forge Stellaire et ils étaient désormais seuls, prêts à faire de terribles découvertes et à avoir de nombreuses surprises....
On aurait pu dire que les quatre hommes sous le commandement de Rick avaient de la chance. En plus de n'avoir rencontré aucun obstacle sur leur route, ils arrivèrent à un cul de sac. Deux portes coulissantes semblaient donner sur une salle de contrôle et de surveillance. O'lonell fit un signe de la main à ses camarades et montra une bouche d'aération au-dessus d'eux. Le politicien voulait certainement pénétrer dans ce conduit et se renseigner en toute sécurité sur la salle de commandes adjacente. Alors qu'on lui faisait la courte échelle, l'ancien militaire réussit à grimper et avança, seul, dans le conduit d'air. Il mit seulement quelques secondes pour se retrouver au-dessus de la salle qu'ils désiraient prendre d'assaut. Il y avait seulement six hommes, d'après ce qu'il avait pu voir. Six Impériaux qui ne pensaient pas être confrontés à des Rebelles ou des Jedi. Visiblement, ils avaient un autre problème. Ils s'agitaient autour des caméras de surveillance et l'un d'entre-eux, celui qui s'occupait des communications, semblait attendre une réponse qui n'arriva point. Répétant à plusieurs reprises "Vous m'entendez?", il finit par comprendre que ce n'était pas le cas. Les Rebelles devaient surement approcher dans le secteur, ou bien Dutch et son équipe avaient dû faire le ménage sur leur chemin. Quoi qu'il en soit, le commando Bêta devait en profiter pour éliminer les six hommes présents.
Tout se passa très vite. La porte de la salle de contrôle avait subitement sauté à l'aide d'explosifs. Quatre commandos entrèrent alors et firent feu, touchant précipitamment trois Impériaux qui n'avaient pas eu le temps de réagir. Rick profita de la confusion pour se laisser tomber dans la salle et pour prendre par surprise un quatrième sbire qui s'écroula avant même d'avoir pu presser la détente de son blaster E-11. Le Gouverneur de la belle Naboo se retourna aussitôt et tira une salve plasmique avec son DC-15m après avoir visé le cœur d'un cinquième homme. Celui-ci tomba comme les quatre autres. Quant au sixième, il n'avait plus que quelques secondes à vivre.- Je veux un homme pour récupérer toutes les données qu'on pourra prendre. J'en veux trois autres à l'entrée pour surveiller le couloir. Si les Impériaux débarquent, on est fait comme des rats.
Rick se rapprocha des écrans qui montraient les différents couloirs du secteur X-8. Il aperçut sur l'un d'entre eux le groupe Alpha de Groover qui approchait visiblement d'une zone de recherches scientifiques. La mission se déroulait sans soucis. L'ancien militaire laissa apparaître un sourire qui se dissipa rapidement lorsque le même Groover le contacta sur sa radio.« Delta. Nous sommes tombés sur quelque chose... d'intéressant. Venez voir ça...»
Regardant de plus près l'écran qui montrait les locaux scientifiques, Rick crut apercevoir un corps étendu sur le sol. Du sang recouvrait la totalité de la pièce.
Laissant ses quatre hommes dans la salle de commande, O'lonell rejoignit la position de ses camarades du commando Alpha. Il ne savait pas vraiment sur quoi il allait tomber mais la peur commençait à le gagner. Sans aucun doute la Forge Stellaire y était pour quelque chose... -
Post n°37
Auteur : SenaraLe nom du monde est souffrance.
Elle était dans un tel état d'hébétude qu'elle avait du mal à comprendre ce qui venait de se passer.
Il y avait eu l'attaque d'Elderian. Puis le tir de blaster. La déflagration de Force. La douleur.
Et puis elle s'était enfoncée dans l'obscurité qui la guettait depuis son arrivée sur la forge stellaire.
Elle avait vraiment pensé ne pas pouvoir en revenir cette fois. Et elle avait même cessé de penser, de ressentir quoi que ce soit. Elle avait presque cessé d'être, même.
Mais quelque chose l'avait ramenée au présent, l'avait tiré du néant, et l'avait sauvée.
Le retour à la conscience avait été douloureux. Et difficile. En fait, elle n'était encore tout à fait sure d'être vraiment revenue. Elle avait regardé le visage soulagé d'Altaer. Il lui souriait et s'accrochait à elle comme un noyé s'accroche à une bouée. Pourtant, malgré la perte de repères due à sa crise, Senara remarqua tout suite son aura altérée. Elle tenta de parler. Mais elle était incapable de prononcer un son. Elle avait compris tout de suite ce qui s'était passé. Le garçon avait utilisé l'ezeru pour la ramener, et en faisant ça, il avait cédé au côté obscur. Un sombre pressentiment envahit la rouquine. Elle réussit à agripper le bras d'Altaer, comme si elle voulait le retenir à son tour, le ramener du bon côté. Mais il est des chemins à sens unique, et elle ne savait absolument pas quoi faire. Surtout qu'à part ce geste presque instinctif, elle était encore incapable de bouger ou de parler.
Il y a des jours comme ça, où tout ce qu’on peut faire tourne à la catastrophe. Senara avait l’impression de vivre ce genre de jour depuis plusieurs mois. Si elle s’attardait sur ce qui s’était passé ces derniers temps, il y avait de quoi devenir folle.
Hurza était prisonnier de son propre corps, Niscar était mort, Elderian, la traîtresse, aussi, mais elle avait eu le temps de frapper avant. Et Altaer s’était laissé corrompre par le côté obscur. Pour la sauver.
Et elle, elle avait fait quoi ? à part regarder tout ça, se laisser ballotter par les événements, faire des crises de temps en temps, et voir les autres tomber un par un…
Elle rassemblait ses forces pour lui parler. Elle devait trouver les mots pour le faire revenir, c’était possible, ça devait être possible. Il fallait que ça le soit. Il fallait qu’elle y arrive.
Il y a des moments où le temps semble s’arrêter. Senara était encore trop faible pour faire quoi que ce soit. Ses yeux s’agrandirent juste d’horreur quand elle vit la silhouette de Tovaharn se dresser, sabre en main, derrière Altaer, et frapper.
Senara ferma les yeux devant cette scène qu’elle avait tenté d’empêcher.
Finalement, des larmes lui montaient aux yeux et menaçaient de déborder. Mais elle ne pouvait toujours rien faire d’autre.
C’était classique. Elle était incapable de faire autre chose que pleurer ou s’évanouir.
Les paroles de réconfort de Tovaharn semblaient venir d’au-delà d’un immense précipice, à travers un brouillard épais. Il fallut à Senara un moment pour comprendre ce qu’il disait.
Une onde de colère parcourut la petite padawan.
« - Il est mort Senara … Il ne te peut plus aucun mal … »
Il ne comprend rien ! Rien à rien ! C’est pas possible d’être aussi bouché !
Les différentes émotions qui tournoyaient en elle lui firent l’effet d’un coup de fouet. Elle retrouva, au moins en partie, l’usage de son corps. Elle commença à se redresser. Elle allait lui dire ses quatre vérités à cet horrible masque. Il devait comprendre qu’il se trompait complètement.
Elle s’appuyait sur sa main. Et elle sentit le sabre sous ses doigts.
C’était si facile.
Il suffisait de le prendre, de l’allumer et d’en finir.
L’ezeru à nouveau irradiait une chaleur malsaine.
Senara avait refermé ses doigts sur le manche du sabre avant de réaliser vraiment ce qu’elle était en train de faire.
Elle expira profondément avant de relâcher sa prise sur son arme.
Elle repoussa Tovaharn et se recula le plus possible, avant de fondre en larmes.
Le Jedi antipathique ne savait pas quoi faire. Et il se contenta de la regarder pleurer, conscient que pendant un instant elle avait été sur le point de le tuer. Il s’était raidi quand Senara avait mis la main sur son sabre. Et il restait tendu, sur ses gardes. Pourtant, il ne pouvait rester sans réagir face à la détresse de la petite rouquine. Il tenta maladroitement de la réconforter, mais sans grand succès.
Au bout d’un certain temps, les larmes de Senara finirent par se tarir toutes seules. La crise de larmes de Senara l’avait lavée des émotions qui la troublaient. Colère, chagrin, douleur, regret, tout s’était effacé derrière deux certitudes.
Il fallait rétablir la vérité sur ce qui s’était passé, pour que les Guetteurs ne s’en sortent pas si facilement. Et il fallait que Tovaharn et elle sortent de ce cercueil ambulant qu’était devenu la Forge stellaire. Elle devait rester en vie, qu’au moins la mort d’Altaer ne soit pas vaine.
Elle refoula de nouvelles larmes. Et, sans se soucier des autres personnes présentes, les rescapés des cellules, elle entreprit de raconter la vérité à Tovaharn.
-Il ne m’aurait jamais fait de mal. Il m’a sauvé la vie. S’il est passé du côté obscur, c’est pour me sauver, j’étais en train de faire une crise, et je n’arrivais pas à évacuer la Force obscure qui m’agressait. Et Altaer est intervenu. C’est à cause de moi qu’il est passé du côté obscur… et… C’est moi qui ai tué Elderian, elle m’a tiré dessus avec un blaster. C’était elle qui appartenait aux Guetteurs… moi je croyais que c’était vous…
Le récit de Senara était assez décousu, et elle avait du mal à contenir sa peine alors qu’elle retraçait les derniers événements traumatisants qu’elle venait de vivre.
Mais malgré ça, elle y mettait tout son cœur, il fallait qu’elle arrive à le convaincre. Ou au moins à le faire douter.
Et puis, pendant qu’elle parlait, elle pouvait se reposer un peu, reprendre des forces pour le trajet vers le hangar, trajet qui s’annonçait très pénible pour la jeune fille.
Au fur et à mesure de son récit, le Jedi s’était reculé. Il écoutait. Et même s’il doutait de ce qu’elle racontait, il ne pouvait nier la sincérité de Senara.
Il continuait d’écouter la padawan tout en examinant la scène de dévastation autour de lui. il remarqua presque aussitôt le blaster dans la main d’Elderian. Il vit aussi les traces de combats autour du corps de Niscar, il y avait eu là un combat au sabre, perturbé par l’intervention des prisonniers, mais c’était bien un duel. Et Altaer n’avait pas été en état de se battre, surtout pas contre un Jedi de la force de son maître. Même s’il avait déjà à ce moment-là basculé du côté obscur.
Il refusait pourtant d’admettre qu’il ait pu autant se tromper au sujet d’Elderian. Et puis, cela voudrait dire qu’il avait tué Altaer pour rien…. Quoique non, le garçon avait bel et bien sombré, il était devenu une menace, un ennemi…
Une annonce résonna soudain dans les rares hauts parleurs du secteur encore en état de marche. Les deux membres de l’Ordre sursautèrent, et échangèrent un regard inquiet en entendant un inconnu annoncer qu’il allait détruire la forge dans une demie heure.
Une demie heure, trente minutes pour sortir de là. Alors que Senara n’était pas sure de pouvoir marcher et que Tovaharn était lui aussi un peu amoché…
Le Jedi masqué se secoua, refusant de se laisser inquiéter par si peu.
-Allez, Senara, lève-toi, il faut qu’on sorte de là rapidement.
C’est en contournant un tas de gravats pour atteindre l’escalier de service (la cage d’ascenseur étant dévastée et inutilisable) qu’ils découvrirent le corps d’une Twi’leck, qui était sans aucun doute une Jedi. Elle gisait inconsciente au milieu d’autres corps. Les prisonniers évadés du bloc de détention. La plupart n’avait pas eu autant de chance qu’elle et étaient déjà morts. Mais elle, elle respirait encore.
Tovaharn gromela des choses qui ne devaient pas être destinées aux jeunes et innocentes oreilles de Senara.
Celle-ci, trop fatiguée et mal en point pour réfléchir se contentait de regarder la Jedi inconnue sans réagir.
Alors que Tovaharn, la mort dans l’âme se préparait à l’abandonner sur place, faute d’être en état de la transporter, une voix amicale se fit entendre derrière eux, depuis la cage d’escalier qu’ils voulaient emprunter.
-Besoin d’aide ? -
Post n°38
Auteur : Super PNJLe petit groupe commandé par Fellwud avançait dans la superstructure, après avoir accompli sa mission dans les forges de la Forge. ils n'avaient perdu que deux hommes, un Jedi et un renégat. Mais ces deux pertes leur paraissaient bien lourdes.
Ils avaient réussi à se sortir d'un mauvais pas par le sacrifice conjoint de ces deux hommes. Le renégat, blessé, se savait condamné. il avait décidé que sa mort ne serait pas vaine. Et le Jedi qui se tenait à côté de lui, comprenant son but, avait décidé de l'aider, sachant pertinnemment qu'il en mourrait sûrement. Ils avaient quitté discrètement la formation rebelle qui concentrait sur elle les tirs ennemis et s'étaient dirigés vers le point central de la chaîne de production. La détermination du renégat aidée par la maîtrise de la Force du Jedi leur permit d'atteindre l'objectif et d'y placer des charges explosives. Le tout avait déclenché une série d'explosion qui avait détruit presque tout le hangar, n'en épargnant que les zones périphériques (notamment celle où se tenaient les rebelles, les deux suicidaires n'étaient pas non plus complètement fous).
Les survivants n'avaient eu qu'à se débarrasser des quelques droïdes rescapés de la destruction. Puis ils étaient repartis, leur mission accomplie, vers les hangars pour quitter enfin cet endroit maudit.
C'est alors qu'ils étaient à mi chemin que Fellwud capta sur son datapad un message qui l'inquiéta au plus au point. Il s'agissait de la communication d'Elderian. Et le maître Jedi décida aussitôt de se diriger vers le boc de détention concerné, qui ne se trouvait pas très loin de leur position.
Il avait compté y aller seul, pour ne pas risquer inutilement la vie de ses compagnons d'armes. Mais ceux-ci refusèrent de l'abandonner. Et c'est donc trois Jedis et sept renégats qui atteignirent le bloc après une seule mauvaise rencontre (pour les quatre impériaux qui s'étaient trouvés sur leur route).
Arrivés là, ils s'aperçurent que l'ascenseur ne bougerait plus jamais, les dégâts causés par l'explosion et la chute de la cabine étaient visibles même hors de son conduit. Il leur fallut quelques précieuses minutes pour trouver l'escalier de secours, et quelques autres pour y monter prudemment.
A l'étage, ils furent surpris par les dégâts et le nombre de morts, mais soulagés de voir le maître Jedi et la padawan en vie.
C'est alors que Fellwud interpella Tovaharn:
-Besoin d'aide?Spoiler : HRPG
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Post n°39
Auteur : SenaraLes deux survivants se retournèrent dans un bel ensemble, et tombèrent nez à nez avec un groupe de dix personnes, certains légèrement blessés, certains en armure renégate, d’autres en bure Jedi.
Tovaharn reconnut aussitôt le Jedi qui dirigeait le groupe.
-Maître Fellwud. Oui, en effet, nous avons besoin d’aide, la padawan Senara est à peine capable de marcher, et si je suis en état de la porter au besoin, je ne peux pas me charger de cette Jedi qui était emprisonnée ici. J’ignore qui c’est, mais nous ne pouvons pas la laisser là.
-On s’en occupe.
Un des renégats attrapa la Twi’leck et la chargea (sans grande délicatesse, mais bon…) sur son épaule.
Sur un signe de Fellwud, tout le monde reprit l’escalier.
Quand ils eurent rejoints le couloir principal, le groupe prit une formation défensive, Tovaharn, Senara et le renégat portant l’inconnue au milieu des autres qui les protégeaient. Fellwud et la Jedi miraluka avançaient en tête, tentant de percevoir et d’éviter le danger, le Bothan fermait la marche avec un des renégats.
Au milieu de la panique causée par la destruction imminente de l’endroit, ils avançaient sans réelle difficulté (à part celle d’attendre les blessés, inconscients et autres traînards). Ils n’eurent à se défendre qu’en trois occasions, et leur équipe maintenant bien rôdée n’eut aucun mal à se défaire d’unités impériales, organiques ou droïdes, désorganisées et prises au dépourvu.
Ils atteignirent enfin un hangar où se trouvaient encore des vaisseaux d’évacuation. Là, les combats faisaient de nouveau rage, les impériaux tentant de reprendre la position et d’empêcher les rebelles de fuir.
La miraluka, le bothan et trois renégats se portèrent en avant pour couvrir l’embarquement du reste du groupe.
Il fallait faire vite, aussi Tovaharn attrapa-t-il Senara malgré ses protestations. Il se mit à courir, chose dont la padawan aurait été bien incapable, cela faisait déjà plusieurs minutes qu’elle s’appuyait sur le Jedi pour clopiner douloureusement dans les couloirs. Elle était au bord de l’inconscience, après avoir vaillamment lutté contre l’influence obscure de la Forge et la fatigue de son corps fragile, elle avait atteint ses dernières limites.
Elle resta consciente suffisamment longtemps pour voir la Mirakula tomber sous un tir de blaster, ainsi qu’un des renégats, tandis que les autres reculaient pas à pas, et que leur groupe s’engouffrait dans un des derniers transports du hangar. Elle vit passer la passerelle du vaisseau, puis les parois d’une cabine, dans une sorte de brouillard qui troublait tout. Le temps de comprendre qu’il n’y avait pas de brouillard mais que c’était elle qui ne voyait plus bien, tout devint noir.
Elle s’enfonça dans le néant bienheureux de ses crises, là où rien, ni peine, ni chagrin, ni douleur ne pouvait l’atteindre, alors que le transport quittait la Forge et se dirigeait vers un des gros vaisseaux de l’Ordre.
Cette perte de connaissance était une vraie bénédiction pour Senara (pour une fois), car maintenant que l’urgence de l’évacuation était passée, elle aurait risqué sans cela de repenser à ce qui avait eu lieu sur l’artefact Sith, aux nouveaux drames qu’elle allait devoir surmonter. Sa perte de connaissance lui offrait un peu de répit avant de devoir affronter la réalité de la mort d’Altaer et du reste.
Elle eut encore une pensée malgré tout. Une pensée qui s’imposa à elle avec la force d’une certitude.
Le nom du monde est souffrance. -
Post n°40
Auteur : Elana "Hope"Ils y étaient presque , la position du groupe qu'ils devaient soutenir serait bientôt atteinte mais qui dit soutenir dit combattre. Elana devait se préparer à cette éventualité. Nero en tête le groupe de renégats avançait rapidement. Au loin Elana entendit des coups de feu , ils arrivaient. Le capitaine Nero sortit son arme les autres l'imitèrent.
-Préparez vous!
Elana serra son blaster une fois de plus , après un virage à angle droit dans un couloir , ils débouchèrent sur une vaste sale où un petit groupe de rebelle faisait face à quelques Impériaux. Elana se concentra s'aida de la Force et tira , un ennemi mourut. Cette technique fonctionnait certes mais Elana restait bien moins efficace que d'autres les trois clones : Nero , Fox et Wolffe tirair rapidement coup sur coup et touchait souvent un adversaire. Al'zuc misait sur l’expérience et chacun de ses coups étaient réfléchis et intelligents. Shar avait un peu plus de mal mais il était encore jeune. Le groupe s'approcha de leurs alliés , Elana remarqua un notamment un grand Zabrak musclé au visage dur. Nero venait de recevoir de nouvelles instructions et pas des moindres. Ils devaient détruire la tour stabilisatrice de la Forge ...
[Désolée pour la longueurmais j'étais aps inspirée avant la tour stabilisatrice la suite dans Coeur de la Forge] -
Post n°41
Auteur : Super PNJUn couloir, encore un autre puis toujours un autre, des couloirs en ruines, la tuyauterie qui parcourait tout les murs, partant et venant comme bon lui semblait. Deakins suivait les plans de la Forge pour arrive vers un des collecteurs d'énergies. L'idée était de faire sauter le collecteur où était stocker l'énergie qui servait à généré le système permettant aux bras de la Forge de tirer l'énergie d'un soleil. Les renégats espéraient qu'en bousillant le système, et en le mettant en marche après, que cela créerait une réaction en chaine. Une réaction qui serait du moins assez importante pour rendre la Forge inutilisable pendant un bon moment si ils devaient tous y passer. Enfin, ça c'était ce que pensait Deakins.
Mais pour arriver à son objectif, cela n'allait pas être simple car la situation se compliquait de minute en minute. Tout d'abord ce droide blanc qui complètement cinglé et maintenant des droides bizarre marchant sur quatre pics en ferraille chacun. Ceux-ci pouvaient envoyer des jets de flammes comme des jets de carbonites. C'était aussi surprenant qu'inattendu. Malheureusement, cela avait couté la vie à une partie des hommes du groupe. Un wookie qui avait été blessé plus tôt avait enlever ses bandages et continuait de combattre malgré la douleur. Il allait mal et ça se voyait mais il ne voulait rien entendre et continuait à se battre.
Le groupe continuait d'avancer, il se rapprochait de son objectif. Malheureusement le groupe diminuait au fur et à mesure qu'il s'enfonçait dans la super structure de la Forge. Les passages devenaient de plus en plus nombreux, les couloirs aussi. L'endroit se transformait en véritable labyrinthe. Tomber dans un piège ennemi devenait de plus en plus risquait. Face à la situation qui devenait de plus en plus complexe, Deakins plaça une minuterie dans le sac contenant les explosifs et il l'actionna, trente minute. De cette manière, si les choses tournaient mal, tout exploserait.
Les minutes tournaient, le temps devenait de plus en plus pressens. Mais alors que tout tournaient bien, que l'équipe avançait bien, ce fut le chaos le plus total. L'équipe se retrouva coincé entre une série de droide de tous les côtés. Le groupe venait de tomber dans une embuscade. Il n'y avait plus aucune échappatoire dans le couloir, d'un côté un énorme groupe de droide sentinelle, de l'autre, des droides araignée cracheur de feu et de carbonite. Le tout livré avec des droides capable de marcher au plafond. Les tirs fusèrent de toutes pars, des recoins entre les murs servaient de boucliers aux renégats. Hélas, le temps de se mettre à couvert, la moitié du groupe venait de périr. Les hommes tiraient dans tout les sens possibles, envoyant des grenades sans mourir en les envoyant ; la situation était catastrophique...
-Deak, on s'en sortira jamais !
On est foutu. Heal savait ce qui allait arriver, les choses étaient plus que simple.
-Oui je sais. Je sais...
Criant au départ pour parler à Heal à travers le déluge de décibels assourdissant produit par les échanges de tire, il répéta ses derniers mots à voix basse. Il regarda autour de lui, ses hommes étaient morts, gisant sur le sol. Les deux wookies qui étaient là pour les aider venaient de tomber au sol, rendant leurs derniers soupires. Heal regarda Deak tomber à son tour sur le sol, s'accrochant à un tuyau en ferraille, le sang coulant à pars sa bouche... Il fut cribler de tirs. Beaucoup de droide venait de tomber sous les tirs mais ils continuaient d'avancer, encore et encore. D'un côté les droides sentinelles, de l'autre des jets de flammes et de carbonites. Heal fut le dernier survivant du groupe, il tirait toujours, dans l'espoir, vain, mais dans l'espoir de réussir. Le groupe n'était plus qu'à une dizaine de mètre de la salle du collecteur.
Malheureusement pour eux, le sort en avait décidé autrement. Heal voyait l'ennemi se rapprocher, encore et encore, il ne pouvait pas attraper les détonateurs sans se faire toucher. Le renégat savait qu'il allait mourir de toute façon, donc, dans cette optique, il sauta sur le sac pour attraper les explosifs. Ses membres furent transpercés par les tirs des sentinelles, la douleurs fut-elle qu'il crut être transpercé par des milliers de pics à la fois. Il leva le bras avec peine pour ouvrir le sac et attraper le détonateur. Il pissait du sang de partout et en cracha partout en essayant de ramper. Il n'en pouvait plus, c'était trop dur et il se sentit devenir lourd, son regard devenait trouble puis il s'écroula. Le renégat se retrouva encerclé par les droides, aux milieux des cadavres de ses compagnons.
Heal utilisa ses dernières forces et son dernier souffle pour appuyer sur le détonateur. Un explosion et une déflagration énorme se produisit, balayant tout ce qui bougeait ou vivait dans ce niveau et les dizaines de niveaux tout autour. L'explosion fut tellement importante qu'elle se propagea jusque dans l'espace. L'escouade avait complétement était annihilé pour réussir son objectif. Oui leur mission avait été réalisé mais à quel prix...
Spoiler : Spoiler
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Post n°42
Auteur : CurtisAu beau milieu de la Forge Stellaire...Spoiler : FOND SONORE
Curtis avait toujours l'image de ses quatre frères, tous étendus sur le sol. Deux d'entre-eux étaient morts, le troisième était dans un état critique et le quatrième, lui, était toujours en vie. C'était cette quatrième unité qui avait permis au matricule 488-208 de se défaire des liens qui le retenaient prisonnier au centre de commandement. Curtis avait voulu le sauver à son tour. Il aurait pu le sortir de là. Mais la Forge Stellaire, il était en train de la traverser seul. Une nouvelle fois. Car le commando clone lui avait demandé de venger ses trois frères. Il lui avait supplié de retrouver le salaud qui les avait descendus. C'était son dernier souhait. Curtis honorerait sa parole. A vrai dire, il était déjà à leurs trousses.
Son DC-17m en mains, l'assassin Impérial tomba sur des Rebelles qui profitaient de l'absence incroyable des Impériaux et des Sith dans le secteur pour récupérer les données des ordinateurs de la Forge Stellaire. Où était l'Empire bon sang?! Où était les sbires de l'Oméga, ces fameux Guerriers Sith dont les récits semblaient décrire des hommes intrépides, forts et puissants? Où étaient passés ces individus qui ne pouvaient pas être terrassés, même pas par les Jedi? Foutaise! Ils se foutaient d'eux depuis le début! Ils avaient perdu la bataille, et peut-être même la guerre à cause de leur incompétence! Ils avaient envoyé des milliers de soldats à la mort, ils n'avaient pas pris en compte le risque que représentaient les Rebelles et les Jedi. Ils pensaient régler le conflit en quelques minutes. Une telle erreur était impardonnable! Pénétrant avec rage et fureur dans la salle de contrôle où une poignée de Rebelles s'était faufilée, Curtis ne réfléchit pas un seul instant et pressa la détente. C'était une nouvelle fois le lance-grenades qu'il utilisait. L'explosif rencontra un panneau de commandes et explosa lors de l'impact. Surpris par l'arrivée de ce soldat solitaire, aucun des Rebelles ne survécut. 488-208 pouvait reprendre sa route sur laquelle plus aucun obstacle ne venait l'embêter. Mais il devait accélérer sa démarche. Il devait se bouger. Car en dehors, dans l'espace, les choses semblaient s'accélérer. La Forge tremblait, vacillait. Elle perdait l'équilibre et commençait à basculer. A plusieurs reprises Curtis se retrouva éjecté contre le mur du couloir. La fin était proche.
Une explosion manqua de le brûler en plein visage. Le secteur où il se trouvait allait très bientôt disparaître, il ne fallait pas être omniscient ou voyant pour le savoir. Le sol se dérobait sous ses pieds, ça devenait très inquiétant. Apercevant un turbo-élévateur au bout du couloir, Curtis sprinta pour l'atteindre au plus vite. Il n'avait pas tourné la tête une seule fois mais il lui semblait être poursuivi par quelque chose de très effrayant. Un vacarme assourdissant le pourchassait. Il devenait de plus en plus bruyant au fur et à mesure que l'assassin Impérial avançait. Le souffle haletant, le soldat se jeta et se laissa glisser jusqu'à dépasser le seuil de l'ascenseur. Il se retourna instantanément et découvrit l'incroyable décor qui lui faisait face: le couloir avait disparu, tout s'effondrait! Appuyant sans s'arrêter sur le bouton du turbo-élévateur, Curtis voyait sa vie défiler devant ses yeux. La porte se referma alors, rassurant momentanément le matricule 488-208 qui ferma les yeux et qui respira. Il venait d'éviter le pire. L'ascenseur vacillait dans tous les sens et donnait le vertige. Mais il semblait tenir. Du moins jusqu'à ce qu'il s'arrête et qu'il ne donne plus aucun signe de mouvement. Un bruit très inquiétant accompagna cet arrêt. Curtis comprit que l'élévateur s'apprêtait à lâcher. Levant les bras au ciel, il prit la sortie de secours et eut tout juste le temps d'activer le grappin que lui avait donné le commando clone lorsqu'ils s'étaient rencontrés. L'ascenseur lâcha et tomba, mais l'assassin Impérial fit le chemin inverse. Le grappin s'attacha au plafond encore intact de la cage d'ascenseur et Curtis fut attiré vers le haut. Il était passé tout près de la mort, car en dessous de lui, c'était le vide absolu. Mais il était toujours en vie. C'est ce qui comptait.
Il venait de débarquer dans le niveau supérieur. Mais cette fois-ci, il n'était pas dans un couloir. Il était directement tombé dans une nouvelle salle de contrôle. Celle-ci était très grande et semblait s'étendre sur l'ensemble du niveau. S'infiltrant avec prudence entre les rangées de bureaux et d'ordinateurs, Curtis comprit que les Impériaux avaient tout abandonné. Ils avaient déjà évacué les lieux. Pourquoi n'avait-il pas été prévenu par l'un de ses supérieurs?! Ces ordures s'étaient barrées sans même prévenir les troupes! Le retour sur Kamino allait être musclé. Les murs de la belle Typoca allaient trembler. Rechargeant une énième fois son arme, le soldat amnésique pesta silencieusement contre ceux qu'il représentait actuellement et contre ceux pour qui il se battait depuis des années. Était-il dans le bon camp?
Une voix s'éleva dans la pièce adjacente. Mettant de côté ses pensées, Curtis se rapprocha de la zone d'où venaient les paroles. Il aperçut alors au loin plusieurs personnes. Ils ne semblaient pas être des Impériaux. L'un de ces types était en armure Mandalorienne.
Le soldat Impérial ne réfléchit pas. Il visa le plafond qui se tenait au-dessus de ce salaud et il éjecta une grenade de son DC-17m. L'explosif tapa avec violence la partie supérieure de la structure qui s'écroula sur la cible.
Il était très difficile de décrire exactement ce que ressentait le matricule 488-208 en ce moment. C'était un mélange de fureur, de violence et de rage mêlé à un calme extraordinaire. Il ne laissait pas apparaître sur son visage les signes d'une extrême colère. Et pourtant, il était extrêmement remonté. Attrapant une seconde grenade à sa ceinture, il rechargea son arme et pressa une nouvelle fois la détente. L'explosif s'éclata sur un écran géant qui se trouvait près de la position du Mandalorien.« J’amène l'addition mon gars. J'espère que t'as pris de la monnaie. » cria le soldat Impérial à l'encontre de son adversaire.
Voulant recharger une troisième fois son blaster pour répéter ce qu'il avait fait à deux reprises, Curtis se rendit compte qu'il n'avait plus d'explosifs pour satisfaire son DC-17m et le module lance-grenades. Retirant l'ajout qui ne servait plus à rien, le matricule 488-208 se contenta de la fonction basique de son arme et tira plusieurs salves de laser avant d'être contraint de se baisser. Ses adversaires réagissaient enfin. Mais l'amnésique ne souhaitait affronter que le Mandalorien. C'était avec lui qu'il avait un problème à régler. L'honneur de ses frères tombés au combat était en jeu. Ils allaient pouvoir être vengé.

By Rylen