Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Star Wars RPG

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Reste de la structure

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    Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le Chroniqueur
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    #23

    Post n°22
    Auteur : Super PNJ


    Chevalier Impérial:  Lil'Wayne
    -Responsable de secteur pénitenitaire-

    Lil' souriait de toutes ses dents, sa mâchoire renforcée au duranium lui donnant un air encore plus féroce, le souffle des explosions faisait voler les tresses de sa coiffure afro , son corps était couvert de tatouage tribaux il exhibait fièrement sa poitrine à travers sa combinaison ouverte et il riait, riait...
    Depuis son entrée et l'enseignement dans l'enclave Sith de Coruscant, il rêvait de ce moment, moment de gloire, de bataille et de sang ou il affronterait des adversaires digne de ce nom.
    Grâce à la loi numéro 5 du Sénat il avait été détecté comme sensitif par les Templiers Impériaux dans une des prisons Coruscanti , alors qu'il était maintenu à l'isolement c'était le risque à payer quant on tuait régulièrement ses compagnons de cellule, sans raison apparente de surcroit.
    Le directeur de la prison, sur avis de nombreux psychiatres, l'avait catalogué comme psychopathe, mais ils étaient tous bien loin de la vérité, c'était le coté obscur qui dirigeait la vie de Lil'. Ce qui pouvait donné une explication sur les nombreux meurtres violents dont il s'était rendu coupable sur chaque planète ou il avait eu le malheur de poser le pied.

    Le directeur avait bien tenté de protester contre la libération du serial killer, mais il avait été rapidement rappelé à l'Ordre par Uber Minato en personne, le commandant des Templiers, l'Empereur ayant ordonné que tous les sensitifs soient regroupés dans l'enclave pour devenir chevaliers Impériaux nul ne pouvait s'y opposer et à contrecœur le tueur en série avait été amnistié et conduit sous bonne escorte à l'académie Obscure.
    Et quel meilleur poste pour un ex taulard que a surveillance du quartier pénitentiaire?

    Lil s'était amusé à tabasser quelques prisonniers rebelles pour le fun mais hélas ceux ci étaient trop affaiblis pour opposer une quelconque résistance.
    Puis on lui avait emmené, un Jedi tout du moins un jeune novice, l'affro' avait sourit en le voyant débarquer dans sa petit bure marron de Jedi, comment ces pleutres auraient il pu croire triompher du coté obscur?
    Quelle bonne blague!
    Wayne qui pensait ce divertir avec ce paddawan fut rapidement déçu, il sentait la peur à plein nez, il avait prévu de le briser mentalement mais les choses ne s'étaient pas déroulées exactement comme prévu...
    Une alarme retentit, les prisonniers s'évadaient, les gardes du poste de contrôle ne répondaient plus...


    Dégainant son épée à saccade Sith, remis lors de la fin de sa formation par un Mortelame, le chevalier Impérial se mit en route en direction des cellules, il était hors de question que SES prisonniers s'évadent, il était simplement accompagné d'une dizaine de droids gardien Rakata.
    Ces droids étaient des reliques du passé, mais avec leur coque en duranium ils étaient extrêmement solides, armé soit de blaster, soit de lance flamme ou lanceur de carbonite et d'une vison nocturne faisant d'eux des adversaires coriaces.
    Il stoppa tout d'un coup reniflant l'air comme un prédateur , oui il les sentait et se remit en marche tout sourire...

    *Des jedi!*
    Alors qu'il s'approchait du quartier pénitentiaire, il tomba nez à nez avec deux renégats qui venaient tout juste de s'évader, sans un avertissement, Lil' se jeta en avant et colla un coup de pied dans le thorax du premier commando qui alla s'effondrer quelques mètres plus loin, son binôme braqua son arme vers l'Impérial mais une seconde trop tard, le forceux lui trancha la main à hauteur du poignet, le rebelle regarda les yeux exorbités son avant bras dont le sang giclait abondamment...
    Wayne lui attrapa le cou et serra de toute ses forces lui coupant la respiration , il relâcha son adversaire qui tomba au sol tel une chiffe molle au visage bleui.
    Il était temps pour lui de s'occuper du deuxième évadé, il s'empara du blaster taché de sang du manchot que celui ci avait sans doute subtilisé à un des garde, et l'acheva d'un trait de laser en pleine tête.
    Après ce petit hors d'œuvre, il était temps de passer au plat de résistance : les Jedi!


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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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      Le Chroniqueur
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      #24

      Post n°23
      Auteur : Super PNJ

          La Forge Stellaire, ancien artéfact Sith, construit il y a quatre millénaire par une race disparue à l'heure actuel, était toujours bien présent dans cette petite galaxie qui tenait au cœur de chacun de ses habitants. Inexistant pour des milliards d'êtres vivants, pourtant, une petite poignée de ces êtres se battaient à l'intérieur de celle-ci, comme à son extérieur. Les renégats essayaient d'entrer dans son cœur après avoir sécurisé quelques hangars. Ceux-ci d'abord mal en point face à un Empire qui renvoyait toujours plus de troupes impériales, qu'elles soient organiques ou constitué de métal ; ils reprirent du poil de la bête par l'arrivée des Jedis. Ensemble, Renégats et Jedis formaient l'alliance Rebelle, chacun combattant pour son frère renégat ou jedi, se protégeant l'un l'autre. Cette frappe rebelle espérait marquer l'Empire Sith actuellement en place et ainsi provoquer un soulèvement du peuple de la galaxie. Mais face à l'espoir du futur, l'espoir de la politique et des grands débats sur la vie, il y avait avant tout l'horreur de la guerre, et ça, quelque soit le camp et les idéaux qu'on défendait. 

          Les renégats courraient dans les couloirs, esquivant les tirs ennemis et les explosions provoqué par les lances mortiers impériales et les droides défendant l'artefact. Les hommes avait débarqué de la fissure, qui avait été exploité par les renégats avec les troupes du Cerberus et pénétrait dans la super structure de la Forge. Les droides tombait assez facilement face aux renégats qui arrivait en masse. L'intelligence artificielle avait été déconnecté, ce qui avait permis au hommes de retrouver et de manipuler bon nombre de systèmes informatiques de la station. Ainsi, ceux-ci pénétrait à l'intérieur de la forge, ne laissant derrière eux que des morceaux de métal explosé ou des corps inertes. Les renégats avaient déjà trop perdu en dehors de la forge pour ne pas aller jusqu'à son cœur et la détruire de l'intérieur. Mais l'Empire était là, et il ne fallait pas l'oublié. Ainsi le rappel était assez facile pour ceux qui ne faisait pas attention, un tir dans la tête dans le meilleurs des cas, sinon on se retrouvait criblé d'impact ou alors explosé en petit morceaux par un tir de mortier pris dans les dents.
          Les SpecOps avait bien dégagé la voix dans les hangars et infiltrait la Forge par ses couloirs, mais la lutte face aux impériaux était rude, ceux-ci n'hésitait pas à faire sauter leur propre position pour empêcher la propagation des renégats. Ceux-ci tenaient de bonne position dans la structures et qui se répandaient maintenant dans l'installation Sith tel un virus. Les Siths imposant par leur égos démesuré et les impériaux qui se croyaient invincible avait été assez vite pris par surprise par l'alliance qui avait réussi à combiner ses forces pour mener à bien leurs attaques. Peu à peu, sur les écrans de contrôles des têtes de ponts installé dans des positions sur, les points des renégats progressaient sur les plans des cartes. Certains s'en sortaient très bien, d'autres moins bien.


      …


          Jack et son équipe progressaient vers l'endroit où était situé l'IA, les droides montaient la garde dans les couloirs, leur position était assez facile à deviner pour l'ennemi mais il fallait qu'ils entre dans cette salle, c'était une priorité. Deux des hommes de O'Neilh furent sauté des grenades qui eut pour effet de dégagé le couloir qui commençait à se remplir de tas de ferraille. Le passage libre, l'équipe s'engagea alors dedans, direction la salle de l'IA. A leur arrivé, l'entré de la salle était gardé par un champ de force, deux tourelles blindés ainsi qu'une bande de droide. La solution fut simple et radicale, Jack ordonna le replis de ses forces et envoya en direction de la porte un détonateur thermique. Une tourelle et les droides en faction furent éradiqué, malheureusement pour eux, la seconde tourelle était encore là. L'équipe concentra ses efforts pour se débarrasser d'elle, mais en vain. Ils n'avaient sur eux aucune arme pour perforer du blindage. Alors qu'ils tiraient en essayant de ne pas se faire toucher et de na pas mourir face à la tourelle et aux droides qui venaient leur rendre visite, la dite tourelle se désactiva ainsi que le champ protégeant la porte.
          L'équipe fonça dedans et entra. Jack et son second posèrent les charges dans la salle pour que personne ne reprenne le contrôle tandis que le reste de l'équipe défendait la porte. Au fond, ils trouvèrent une salle fermé, verrouillé ; impossible de l'ouvrir. Jack frappa un code en morse, après une ou deux secondes il eut une réponse. Atin Jnum, le mandalorien se trouvait de l'autre côté, mais celui-ci leur dit de partir, il n'avait pas de temps à perdre. O'Neilh ne chercha pas à comprendre et l'équipe partit de la salle. Une fois à trois quatre mètres de la salle, un des hommes appuya sur la détonateur des explosifs qui firent littéralement exploser la salle. Jack appela Muir sur son canal privé, espérant par la même que le mandalorien ait survécu, mais le connaissant, il en étai sur.

      -Muir, ici O'Neilh.
      On sort de la salle où était installé l'IA de la Forge.
      On part pour le centre de commandement. Les forces entré par la fissure de la structure de la Forge entrent actuellement dans le cœur de la Forge et essaye aussi d'enter aux centre de commandement.
      Où en êtes vous de vôtre coté ?

      -Ici Muir, reçu.
      On ne pourra pas tenir indéfiniment, la moitié de la flotte est détruite, la moitié de ce qui reste est mal en point.
      Des Forces impériales viennent de surgirent de l'espace, on est encerclé.
      Faites aux plus vites et trouvez vous un moyen pour quitter la Forge, rejoindre les vaisseaux sera très dur voir impossible.
      J'ai déjà rencardé Gallagher sur le sujet.

      -Reçu.
      Atin est vivant, il est quelque par dans la Forge.
      Sa radio est HS, il peut recevoir mais ne peut pas répondre.
      Ok, on suit le plan.
      On se retrouve au point de rendez vous si tout tourne mal.
      Terminé.

          Jack coupa la communication pour retourner au cœur du combat. Maintenant, lui et son équipe se dirigeait vers le centre de commandement de la Forge Stellaire. Sur le chemin, il entendirent un drôle de musique émettre des hauts parleurs de la station entre deux tirs destinés aux défendeurs de l'artefact. Oui, pas de doute permis, le jeune colonel était bien vivant.


      …


          Kana et Mufzi c'était posé dans un des hangars de la Forge, à côté d'un cargo de type YT-1300, Amee en en faisant le tour avait détecté un mouchard, la solution fut radicale, un tir de blaster dessus et le mouchard explosa en mille morceaux. Ils lâchèrent Amee dans les couloirs de la Forge, par son agilité et sa force, elle n'aurait aucun mal à traversé les lignes ennemis et irait ainsi localisé cette abrutie de mandalorien. Amee ouvra plusieurs voix d’accès aux SpecOps qui en profitèrent pour avancé face à l'étonnement des impériaux face à cette machine inconnu. Le droide passait entre les explosions et les tirs de blaster ennemis puis entra dans le cœur de la Forge.
          Kana et son acolyte eurent plus de mal à entrer dans le dit ''cœur'' de la station. Ils aidèrent néanmoins les renégats à forcer et gagné les positions tenu par les impériaux tandis que les Sith, dans leur ambitions, se mesuraient aux Jedi. Par la position de quelques hangars, les renégats avait trouvé d'autres passages que ceux sortant forcément par les hangars. Après avoir fait sauté quelques cloisons et grilles, ceux-ci se propageait dans la Forge par tout les niveaux possibles. Maintenant l'IA désactivé, il était plus difficile pour l'Empire de suivre leur mouvement, ce qui était un avantage pour les forces de l'Alliance. Maintenant, ceux-ci entrait dans le cœur de la Forge pour y poser les charges et en finir avec cette machine infernal.

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      Atin Jnum / Boite de conserve.
        

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        #25

        Post n°24
        Auteur : Maddie W.

        Bon. Il y’avait des explosions, des échanges de tirs, des cris, des grincements de parois qu’on broie.
          
        C’était bruyant, poussiéreux, puant des odeurs qui lui agressait le nez à chaque bouffée d’air.   
        Oui,  Maddie était au cœur d’une bataille, dominant de ces 2 mètres les hommes rebelles rassemblés autour de leur chef. Elle reconnu le jeune homme inconnu avait qui elle avait fait équipe pour sortir des hangars. Après, les armures et les casques l’empêchait d’identifier qui que ce soit. Pour son cerveau de nouveau née, seules les insignes Renégates étaient reconnaissable. Et pour le moment ça lui suffisait.

         
        Elle entendit quelques éloges. Ses actions avaient été remarquées.  On lui proposa un bandage pour arrêter le sang le long de sa blessure, mais ce n’était plus la peine. Maddie n’avait même pas sentie qu’elle avait été touchée à la jambe. Maddie n’avait même pas compris qu’elle aurait pu mourir, elle n’avait pas compris non plus qu’elle avait tué. Son fusil toujours dans les mains, elle écoutait d’une oreille distraite les consignes, trop absorbée dans la contemplation de la structure de la forge. Pour elle qui n’était jamais sortie de cette chambre d’hôpital, ce bâtiment avait éveillé sa curiosité.
          
        Son coéquipier se rapprocha d’elle, entamant la conversation pour s’assurer qu’elle comprenait bien la suite des opérations.

         
        -ça va ?  
        -Oui.  
        -Tu sais ce qu’on va faire ?

         
        -Boum ?  
        -Oui, mais tu sais où ?

         
        Maddie tourna la tête vers la droite.

         
        -Où ?  
        -Retiens, centre de commandement : boum.  
        -Centre de commandement Boum.

         
        Le soldat hocha la tête, satisfait et un peu coupable. Coupable d’envoyer quelqu’un d’aussi simple à la mort. Cependant, il avait pu constater que la jeune femme n’était apparemment pas une novice. Chose étrange. Où avait-elle pu apprendre ses bases de combats  et de stratégie ? Pas chez les renégats, ou en tout cas pas à son niveau.

         
        Maddie se concentra sur la suite des opérations. Boum centre de commandement était une chose facile à interpréter. Mais alors qu’attendaient-ils ? Si ca ne tenait qu’à elle, elle se serait déjà élancée dans le couloir, bombe dans le sac, pour aller faire faire « boum » à ce centre. Elle se retourna et tomba nez à nez avec un…nez blanc?

         
        La blancheur de ce nez s’étalait sur tout un ovale qui ressemblait à un visage d’où s’étirait un fin et immense sourire rouge sang, le tout couronné par deux yeux sombres et une tignasse verdâtres. Des tâches de suie et de sang bavaient par endroit sur la finesse du maquillage. De nombreuses nuances carmines étaient répandues sur le costume légèrement débraillé de l’homme. A coté de lui, un homme, un soldat qui s’effondra lorsqu’il retira la lame de son corps. 

         
        Le bruit de la chute fut couvert par des échanges de tirs. Maddie fixa l’homme au visage blanc. Elle avait dejà vu ce genre de maquillage. Oui, c’était dans l’émission « le cirque des deux soleils de Tatooine ». Clown. Oui, c’était  bel et bien un clown au sourire figé et au costume coloré. Bien que celui-ci semblait en moins bon états que ceux de l’holonet.  
        Il lui fit un coucou de la main. Maddie lui fit aussi coucou de la main, plissant les yeux avec un grand sourire.  

        - Félicitations, vous avez été choisie pour entrer dans la partie VIP ! Nous espérons que vous saurez animer la soirée !

         
        Maddie pencha la tête sur le côté, comme elle le faisait toujours lorsqu’elle ne comprenait pas la signification certain mot.

         
        -VIP ? Quesssss que ?

         
        L’homme répondit par un coup de feu. Des ennemis arrivaient. Les renégats se mirent en position de défense et firent feu à leur tour. Maddie fixa le clown.  

        - Je t'en prie, mademoiselle. Vas-y, j'ai quelque chose à faire avant de revenir..

         
        Vas-y, ça elle comprenait. Elle hocha de la tête, attrapa son fusils et se cacha le long de la paroi.   
        Sa grande taille était un avantage et un inconvénient. Cela faisait d’elle une cible facile mais en contre partie, elle obtenait une visibilité assez redoutable. Enfin qu’elle y faisait attention.

         
        Elle ajusta son fusil contre son épaule et regarda à travers son viseur. 

         
        -Petit , petit, petit…

         
        Elle avait vu cela dans un reportage qui montrait des gens avec des fusils cherchant des animaux avec des plumes. Des oiseaux. Ou des canards. Ils les appâtaient comme ça. Et curieusement, la chose fonctionna. Elle n’attendit même pas 2 secondes avant que le premier casque soit dans sa ligne de mire. Elle tira. One shot. Deuxième casque. Elle le rata. Il avait vu le coup venir. 

         
        -jolie coup !

         
        Les soldats l’imitèrent et elle quitta son emplacement devenu trop à découvert.  
        Maddie se renfonça alors dans le couloir pour se protéger, cherchant le clown du regard. Elle le trouva plus loin, seul au milieu de corps dans un piteux état.  Les couleurs se mélangeait. Il y’avait des alliés, des ennemis, des gens. Elle pensa a Phil. Elle pensa à …rien en fait. Elle devait faire sauter la forge.

         
        -Un Cow Boy n’a qu’une parole !

         
        Cow Boy, elle ne savait pas trop ce que c’était réellement. Mais elle trouvait que la réplique sonnait plutôt bien. 

         
        Les coups de feu moururent lentement. La zone devait être dégagée, en tout cas pour le moment. Il fallait qu’ils avancent. Elle devait rejoindre le centre de commandement et le faire sauter.  Le commando bougea, elle les suivit fusils en mains. Le clown était revenu et semblait mener la danse à ce moment. Et en musique. Il fredonnait une chansonnette entrainante et la jeune blonde oscilla de la tête en rythme. Le clown se retourna et se rapprocha alors d’elle.

         
        - Alors, au fait, qui êtes vous ? 

         
        Qui êtes vous. Maddie savait répondre à cette question. Pour une fois.

         
        -Bonjour. Maddie !

         
        Elle tendit la main dans un grand sourire au clown. Puis elle poursuivit sa présentation avec un certain entrain.

         
        -Je ici pour Boum Centre de commandement !

         
        La main toujours tendue et un sourire béat aux lèvres, elle attendit que le Clown lui réponde.  
           
           
           
           
           
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          #26

          Post n°25
          Auteur : Elana "Hope"

          La petite troupe courrait à perdre haleine et Elana devait puiser dans ses ultimes ressources pour ne pas décrocher . Les hangars étaient loin derrière à présent et depuis la mort d'Alphonse personne ne disait le moindre mot .  Au loin elle entendait des explosions , des cris , des ordres . Alors c'était donc ça une véritable bataille  ; il faut dire que la jeune femme les imaginaient un peu plus organisées .  Petit à petit l'angoisse et la peur de mourir saisirent à nouveau la jeune femme  , tant qu'elle se battait elle oubliait cette angoisse mais tant qu'elle ne faisait rien ces sentiments revenaient et lui faisaient perdre tous ses moyens .
          Le capitaine Nero , tout en courant , jeta un coup d'oeil sur le G.P.S pour bien assimiler l'endroit auquel il devait prêter main forte à une escouade rebelle .  Ils prirent un virage serré puis tombèrent sur une vraie hécatombe . Clones des deux camps , Impéariaux et renégats gisaient à terre sans vie . Certains étaient même affreusement mutilés ou presque carbonisés , signes caractéristiques d'une escarmouche dans laquelle plusieurs explosifs étaient rentrés dans la partie.  Prenant bien soin de ne pas marcher sur les corps , Elana continua sa course . Mais au même moment une main agrippa  sa jambe , elle ne put réprimer un cri d'effroi qui eut pour effet un volte-face de Nero . Un homme qui gisait à terre la tenait par la jambe , la jeune femme vit à son uniforme que c'était un Impérial mais celui-ci ne semblait pas en état de lui faire très mal . Il était grièvement blessé , ses beaux yeux bleus crispés  montraient sa souffrance  et ses cheveux blonds étaient trempés de sueur .Il ne devait guère être très âgé .  Il essaya de dire quelque chose , Elana se pencha pour mieux l'écouter . 


          -De l'eau... Je vous en supplie , un peu d'eau.  dit-il 


          La jeune rebelle eut un petit moment d'hésitation , c'était un ennemi certes mais un humain et il paraissait si souffrant si assoiffé et au fond pas si différent  Sans attendre elle se saisit de sa gourde et l'aida à boire quelques gorgées .  L'homme lui saisit le bras et lui souffla


          -Merci .



          Elana dégagea l'homme du reste des corps puis le mit à l'abri  derrière un pan de mur .  Quant elle se retourna elle vit que toute la troupe était restée là à l'observer .  Fox déclara 


            Bon si la sentimentale a fini je propose que l'on reprenne la route 
          -Entièrement d'accord , soutint Wolffe . 


          Elana lui lança un regard des plus noirs , puis Nero donna l'ordre de continuer.  La troupe reprit son laborieux et harassant trajet.
          La jeune femme  jeta un coup d'oeil à l’Impérial qu'elle avait sauvé . Celui -ci lui adressa un dernier regard azur puis perdit connaissance. L bataille s'annoncait encore longue. 

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            #27

            Post n°26
            Auteur : Super PNJ

                La situation était très mal partit pour Gallagher et son équipe. Eux et les jedis s'étaient retrouvé encerclé par les droides ennemis, des droides sentinelles en grands nombres avec d'autre ressemblant à des scarabées ou des araignées suivant les gouts. En plus de cela, de nouveaux arrivaient avec des lances flammes et des lances de carbonites. La situation était vraiment mal barré. L'équipe avait réussi à se reculer dans un coin en ayant un maximum d'abris et de protection disponible par des caisses, mais leur abris d'infortune ne durerait pas très longtemps à ce rythme là. Les tirs fusaient de toutes pars, les jedis renvoyaient les tirs ennemis, couvert par les tirs des renégats. L'ennemi arrivait en surnombre face à eux, le renégat se demandait comment ils allaient pouvoirs en sortir. Alors que les tirs fusaient autour de lui, collé contre une cloison qui ne tiendrait plus longtemps, il regarda au dessus de lui quand il eu une idée. Il regarda le lance mortier qui tirait au hasard sur des tas de ferraille.

            -Jimi ! Il le choppa par le bras et le fit regarder dans la direction qu'il voulait.
            Tu vois les conduit qui sont là haut et les tapis de productions ?

            -Yosh ! J'ai compris.
            Bouge pas je te fais péter tout ça.

                Le renégat changea de place le lance mortier et visa les dites cibles. Après une réaction assez rapide, les mortiers décolèrent vers les conduits et les tapis d'usinages où se fabriquaient les droides. Les explosions se produisirent. D'abord, ce fut de la poussière qui tomba suivit par de grand grincement métallique. L'enfer se déchaina de l'intérieur de la Forge, les usines de montages ses stoppèrent. Sans les tapis de montage, les bras de fabrication tombèrent, les pièces des machines tombaient du plafond, puis ce fut le tour des grands conduits. Qui pouvaient savoir ce qu'il y avait dedans ? Personne ne savait, certains tombaient complètements vides, d'autre du liquide en coulait, et mieux valait pas aller se baigner dedans. Ce fut un déluge, tout tombait tel un écroulement d'immeuble après en avoir biser les pilonnes de soutient. Une poussière immense se souleva du sol et l'onde de choc fut énorme, les renégats furent soufflé aux sol tandis que les droides se retrouvaient à l'état de pièce détaché. 

                La poussière toujours flottant dans l'air, le souffle des explosions passé, les renégats sortirent de leur abris de fortune pour courir entre les débris et tirer sur les droides restant. Les trois quart avaient été décimé par les chutes de débris, le reste continuaient d'avancé. Gallagher et ses hommes se faufilaient droit devant, épaulé par les Jedis. Gallagher courait, ses deux DC-15s de poings aux mains épaulé par un jedi. Ils tournèrent à droite, à gauche, détruisant un droide de plus, esquivant un tir, échappant toujours à la mort de peu. Soudain, courant en marchant dans un liquide dont l'odeur semblait familière au renégat, ils s stoppèrent.

            -Je connais cette odeur... Il mit quelques seconde à retrouver ce quoi il s'agissait.
            Faut pas rester là, c'est inflammable...

                A peine eut-il le temps de dire ça que le liquide prit feu. Le jedi le prit par la taille et effectua un saut de force qui les propulsa en dehors des flammes. Gallagher regarda sous ses yeux ébahit le prodige que venait de réaliser le Jedi, se sauvant lui même et celle d'un allié par la même. Une fois en dehors, tous les hommes étaient passé de l'autre côté. Le renégat fit le compte, il avait perdu des hommes, encore et toujours des pertes... Pour le moment il n'y avait pas de droide, tous avaient été pulvérisé. Malheureusement, il n'avait pas le temps de penser aux morts, il devait poursuivre ses objectifs. Le groupe se remit en route entre les plates formes et les tapis d'usinage et de fabrication de la Forge Stellaire, détruisant tout ce qu'ils pouvaient au passage, créant un maximum de dégâts sur les chaines de montages. Puis le groupe se sépara en plusieurs petits groupes. Tous partant remplir leurs objectifs, la destruction de la Forge Stellaire des Ratakas.

                Aux bouts de quelques minutes, le renégat specOps reçut une communication de Jack, celui-ci lui annonçait que l'IA de la Forge n'était plus un soucis et qu'ils fonçaient au centre de commandement. Voilà qui était intéressant, mais là, le renégat était assez occupé. Mais d'un autre côté, cela voulait dire que les troupes pouvaient mener leurs objectifs à bien sans forcément être contré. 

                Après une bonne vingtaine de minute à traversé cette immense et géante station de production en masse, la plus grande de toute l'histoire de la galaxie, on averti Gallagher qu'on avait trouvé quelque chose et qu'il devait venir voir. Evidemment, cela n'était pas là où il se trouvait avec son compagnon jedi. Il partit alors en direction du point dit par comlink, il lui aurait fallu vingt bonne minute pour y arrivé, mais il en mit quinze de plus pour lutter face aux droides qui défendaient la stations et qui vendaient chèrement leur peau, même si celle-ci était un alliage en métal. 

                Lorsqu'il arriva, il n'en croyait pas ses yeux, des vaisseaux impériaux à l'intérieur des usines de la Forge, tout neuf... Un homme arriva vers lui, on entendait toujours des tirs provenant d'ici et là, mais pour une fois, c'était calme.

            -On a trouvé ça Gall.
            Ils viennent juste d'être achevé par la Forge, des vaisseaux neuf, on en a déjà un qui est sous contrôle.
            Avec ça on peux sortir et continuer le combat dans l'espace.

            -Non, j'ai mieux, que toi.
            Essaye avec les hommes d'en prendre deux autres ou plus et indique aux renégats de se replier ici.
            Avec ça, on a notre moyen de transport pour quitter la Forge.

                Au même moment, Gallagher reçu un message sur son Datapad lui indiquant que toutes les charges avaient été placé, du moins pratiquement d'autre. I y avait bon nombre d'équipe dont on avait pas de nouvelle, il fallait espérer qu'elles avaient remplis leurs objectifs respectifs. Le specOps regarda son second.

            -Code Alpha bravo 501.
            Mettez moi en communication avec Muir.


            Spoiler : Spoiler
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            Atin Jnum / Boite de conserve.

              

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              Post n°27
              Auteur : Super PNJ



              Altaer                         Elderian                         Niscar                         Tovaharn                        Mackow

              L’officier Impérial qui avait blessé Altaer n’avait pas fait dans la dentelle. En plus d’avoir été torturé dans sa cellule sous les ordres de cette femme sadique, le pauvre handicapé avait quasiment perdu l’usage de ses jambes. C’était là la triste conclusion de sa désobéissance. Mais si son corps fléchissait, son esprit restait quant à lui déterminé. Il avait fait le choix de suivre son ami dans cette bataille alors qu’on lui avait imposé un repos sur Endor. Personne ne l’avait obligé et l’estropié avait fait cela en connaissance de chose. Ce n’était en aucun cas le moment pour se lamenter sur son sort car pour l’heure il était en vie et c’était sans doute le plus important.

              Après ce qu’il avait subi dans la zone du générateur, Alater était bien incapable de marcher convenablement tant son genou ne ressemblait plus à rien. Chacun de ses pas était synonyme de souffrance et il n’avait de cesse de devoir s’appuyer sur Senara pour avancer. Plus ils progressaient dans le couloir, plus il devenait évident qu’il ne pourrait pas se mouvoir indéfiniment. Le garçon peinait maintenant à chacun de ses pas, chaque mètre en plus devenait une épreuve et vint fatidiquement le moment où il eut besoin de l’aide de son ami ne serait-ce que pour tenir simplement debout. La jeune fille ne disait rien et tentait de le soulager autant qu’elle le pouvait. La volonté était une chose mais les capacités en étaient une autre : elle n’en restait pas moins svelte et peu musclée et son aide avait ses limites. S’il n’était pas gros, le bambin pesait quand même son poids ... Au prix d’efforts surhumains, le groupe arriva enfin à l’embouchure du couloir. Le corridor donnait sur une petite salle de contrôle où leur ascenseur s’était arrêté à leur arrivée. Etant littéralement à bout de souffle, Altaer s’écroula au sol sans que Senara ne puisse le rattraper. Le temps pressait et la jeune fille voulut l’aider à se relever mais il la renvoya comme il en avait toujours l’habitude. A demi-crevé et agonisant il continuait de rester trop fier pour demander de l’aide ... Niscar désapprouva son attitude et le releva d’un coup sec en le tenant par le col. Son élève s’adossa contre une console tandis que son maître rejoignait déjà Tovaharn qui se tenait au niveau de la porte de l’ascenseur. Le visage de Niscar était tendu. Il fallait dire que les propos de Senara l’avaient troublé mais l’état de son apprenti mobilisait toute son attention. Au-delà de sa santé physique, c’était l’absence d’obéissance et de respect des valeurs Jedis de son élève qui le préoccupait. Le garçon avait le cœur lourd et cela se voyait …    

              L’ascenseur n’était plus à l’étage et Niscar appuya fermement sur le bouton pour le rappeler. Altaer avait perçu la tension qui régnait chez son maître et rien qu’il ne put dire en cet instant n’aurait pu changer la donne. Son futur chez les Jedis était incertain et il allait devoir rendre des comptes. La confiance de son propre mentor était effritée. L’enfant restait silencieux et se mordait énergiquement les lèvres pour essayer de se calmer. Senara tapota son épaule avec compassion en lui signifiant de ne pas parler. Il n’y avait rien à dire et il était important qu’il garde ses forces jusqu’à son extradition. Remarquant qu’il était le seul prisonnier du bloc de détention à avoir été libéré, l’apprenti de Niscar comprit en cet instant que ses camarades n’étaient venus que pour lui. Ils ne visaient en aucun cas à libérer les autres détenus ... Pourtant ils se trouvaient dans la salle de contrôle et ils n’avaient qu’à appuyer sur un bouton pour tous les libérer. Altaer se tourna vers les maîtres Jedis.


              « - Et les autres prisonniers ? Nous avons amplement le temps pour les libérer !»

              « - Ils ne figurent pas dans les ordres de maître Mackow. »

              Tovaharn fût le premier à répondre à Altaer. Le ton de sa voix était cassant et il ne se donna même pas la peine de regarder son interlocuteur. Le masque du Jedi casqué était entièrement tourné sur Niscar, comme s’il étudiait sa réaction face à l’attitude de son élève.

              « - Si je suis encore en vie c’est parce qu’on vous l’a ordonné ? Votre sauvetage ne résulte que d’un simple ordre ? Je … L’estropié était sous le choc, si on était venu le sauver c’était car un supérieur l’avait demandé, rien de plus. L’esprit chevaleresque était mort jadis chez les jedis en même temps que l’humanisme qui caractérisait la cause. N’y avait-il pas une once d’émotion dans le cœur de ses compagnons ?! L’enfant comprenait les raisons de l’intervention et cela le rendait malade… Ils avaient eu peur qu’il parle sous la torture ! Son teint qui était déjà pâle d’ordinaire devint littéralement livide. Il parla avec colère et s’emporta rapidement. Si ça peut vous rassurer je n’ai donné aucune informations sous la torture ! J’aurais préféré mourir que trahir mes frères et mes sœurs ! A vous entendre je pense qu’il aurait mieux fallut que cela arrive ! Au moins cela m’aurait épargné de voir la vérité en face … Vous ne valez pas mieux que les Siths ! Mais cela n’est pas important ! Je n’ai pas livré notre nouvel emplacement ! Vous voilà rassuré ?! Vous pouvez m’abandonner là maintenant que vous êtes au courant, vous n’avez pas à vous encombrer d’un handicapé !! »

              « - Silence ! Niscar venait de couper court à la plainte d’Altaer. Chacun de ses mots étaient pleins de reproches à l’égard de son élève. Modère tes propos et tes sentiments mon garçon car la peine et la fièvre ne pourrons pas tous les excuser ! »

              « - Mais … Maître … nous sommes Jedis … Ces gens ont besoin de nous … Il nous suffit d’appuyer sur un bouton pour les libérer ! Si nous n’agissons pas nous seront les mêmes que nos ennemis … Maître … Je vous en conjure ! Regardez au fond de votre cœur … »

              Elderian fît un signe de tête à l’égard de Niscar et s’approcha du Novice. Elle lui attrapa les mains et les seras forts. Il devait se calmer. La fatigue le rendait nerveux, des larmes coulaient sur ses joues et il commençait à s’emporter …

              « - Nos ordres sont clairs Altaer. Nous avons déjà du retard sur l’horaire. Notre attaque sur la Forge s’enlise et nous ne pourrons nous encombrer de prisonniers en fuites ! Un Jedi doit être prêt à tous les sacrifices, y compris celui de son cœur. Sacrifier une minorité pour la survie de la majorité est un acte difficile mais il reflète les impératifs de la cause. Lorsque la lumière gagne sur l’obscur il y a toujours des éclipses ... »

              Altaer se mordit les lèvres avec véhémence. Ce que disait Elderian était vrai mais ça allait en désaccord avec toutes les nobles aspirations qui l’avaient motivé à épouser la voie des Jedis. Il voulait les sauver … Tous … Mais malheureusement il était déjà incapable de se protéger lui-même … Il se tourna vers Senara pour essayer d’avoir un quelconque appuis de sa part mais la petite rousse se contenta de lui serrer l’épaule avec poigne tout en remuant la tête en signe de désaccord. Les lèvres du gamin pleurnichard esquissèrent quelques mots inaudibles avant que ne survienne une sonnerie que tous reconnurent : l’ascenseur !

              La porte de l’ascenseur vint ainsi s’ouvrir pendant que les membres du groupe étaient en train de s’engueuler. Mais à la grande surprise des Jedis il n’était pas vide ! Plusieurs Stormtroopers étaient amassés à l’intérieur et visiblement ils étaient tout autant surpris que leurs adversaires. Au lieu de s’extirper du monte-charge, un des soldats de l’Empire se contenta de dégoupiller un détonateur thermal avec l’intention de le jeter dans la salle de contrôle. C’était là une idée sensée car au corps à corps les militaires n’avaient aucune chance face aux épées lasers. Tovaharn fondit en un instant sur eux. Il poussa Niscar qui se trouvait devant la porte et se rua à l’intérieur de l’ascenseur en se saisissant du bras de celui qui s’apprêtait à jeter la grenade. Les portes se refermèrent d’un coup sec derrière lui, enfermant de la sorte ses occupants avec l’engin explosif. La détonation fût bruyante et en quelques secondes le monte-charge sombra dans les profondeurs obscures de la cage d’ascenseur. Là où l’ascenseur se trouvait il ne restait plus qu’un trou béant à l’emplacement des portes ... Tovaharn avait fait là l’ultime sacrifice : celui de sa vie.


              Le groupe resta immobile, comme frappé par ce qui venait de se passer en quelques secondes. Tovaharn  avait été le seul à réagir promptement et il est certain que dans le cas contraire les Anges de Cendres seraient passés d’un statut lyrique à une transposition physique de leur nom. Ce n’était finalement pas le cas mais le choc avait été rude. Les minutes défilèrent sans que personne ne parle. Altaer s’était dégagé de Senara et d’Elderian pour s’appuyer par terre contre une console au fond de la pièce. Il avait besoin d’être seul et il avait l’impression d’être abandonné par tous ses compagnons. Visiblement il était en train de lire quelque chose. Même celle qu’il aimait ne l’encourageait pas à défendre la cause de ses prisonniers qu’on abandonnait à une mort certaine. Senara avait de son côté à faire avec un autre problème. Les visions de l’attaque du traître dans le couloir avaient une fois assaillit son esprit. Cela se terminait toujours par Altaer se tenant prêt du corps inconnu à terre, il était en larme et se faisait toujours tué par une lame Jaune. Elderian était la dernière personne en vie avec une arme de cette couleur et cela pouvait signifier qu’elle était sans doute le Guetteur infiltré dans le groupe. Niscar semblait avoir oublié ce que lui avait dit Senara, il était trop absorbé par les derniers évènements … Elderian vit que Senara s’était recroquevillée sur elle-même et tenta de la sortir de son isolement. La petite rousse était telle une cagaroulette sur son brin de fenouil !

              La bague qu’elle avait au doigt se montrait de plus en plus présente. A l’instant même où la togruta s’approcha de l’’enfant, l’Ezeru sembla remonté et il envoya à Senara des pulsions meurtrières à l’égard d’Elderian. Il demandait à être utilisé, il disait à la petite rousse qu’il pouvait l’aider, mais elle le répudiait sans cesse ! L’apprentie d’Hurza avait érigée une nouvelle barrière mentale mais cela ne semblait plus aussi efficace … Il prenait des forces de minutes en minutes et se faisait de plus en plus présent dans son esprit. Il était une « petite voix » qui lui insufflait des idées. Vint le moment où elle fût obligée de se reculer d’Elederian pour que les messages de morts qu’elle ressentait à l’égard de la Togruta ne se dissipent ...
              Heureusement Altaer pût lui permettre de trouver une excuse à sa fuite. Il venait en effet de l’appeler pour l’aider à se relever … C’était bien là une première ! A peine fût-elle à son niveau pour l’assister qu’elle sentit qu’on tentait de lui parler mentalement … La demande du garçon n’était qu’un prétexte pour pouvoir lui parler sans attirer l’attention … Sans rien dire elle l’aida tout en écoutant ce qu’il avait à lui dire.


              * - Senara tu dois fuir maintenant ! Casses-toi tout de suite ! Surprise, la jeune fille fît non de la tête tout en passant le bras droit d’Altaer autour de son cou. C’était là une réponse très claire qui était caché dans le prétexte même qu’ils avaient monté pour communiquer. Tu ne comprends pas ! Sur Hoth je t’avais dit que les Guetteurs me contactaient via des instructions écrites ! J’ignorais qui étaient les commanditaires mais je pensais que c’était Tovaharn ! Après ma discussion avec lui où j’avais annoncé que je quittais l’organisation il nous avait menacé mais je n’en avais plus reçut ! *

              Senara ne comprenait pas vraiment où il voulait en venir. Il lui avait déjà expliqué cela et elle l’avait vu lorsque l’Ezeru avait fouillé son esprit. Altaer avait était clair à l’adresse de Tovaharn en lui signifiant qu’il quittait l’organisation et le Jedi masqué avait alors visiblement bien compris de quoi il parlait quand ils avaient discutés ... Alors pourquoi parler de ça ? Elle eut finalement la réponse lorsqu’il lui glissa un morceau de papier dans sa main. L’enfant fit mime de perdre l’équilibre pour le lire. Ce qu’elle lût la transit de froid ! 


              L’Ezeru se montre trop puissant : tue Senara dès que tu le pourras. Je me charge des autres.


                
              * - Calme-toi ! Senara était devenu très nerveuse. Elle se retourna d’un coup sec vers Altaer puis regarda Niscar et enfin Elderian. Son mouvement pouvait l’avoir trahie, pour l’heure les deux maîtres pensaient encore qu’elle l’aidait simplement à se relever ! Du calme ! Du calme ! Altaer lui saisit le poignet. Ce message ne peut dire qu’une chose : Tovaharn n’était pas le traître ! C’est Elderian qui m’a donné ce message pendant qu’elle m’a serré les mains ! Elle ignore ma discussion avec Tovaharn et donc elle ignore que j’ai abandonné les Guetteurs ! Tu dois fuir maintenant, je ne peux pas te suivre dans ma situation … Barres-toi ! Maintenant ! *

              Senara atrapa avec ses mains le bras qu’Altaer avait au-dessus de son cou et qu’il tentait de dégager. Elle l’empêchait de la lacher comme il en avait l’intention. Il lui avait déjà fait le coup face à la sadique femme Impériale, il ne le ferait pas une seconde fois ! Elderian regarda les deux novices avec amusement avant de s’adresser à Altaer.

              « - Hé bien Altaer tu es bien lent … Dépêches toi veux-tu ? … »


              Cette phrase était tout à fait normale aux yeux de Niscar. Elle s’adressait à son apprenti qui peinait à se relever. Elderian lui demandait simplement d’accélérer le pas. Pourtant, il y avait une seconde lecture dans ses propos dont il ignorait totalement l’existence. Elderian venait en effet de faire référence à son message et elle pensait que le garçon avait fait venir Senara jusqu’à lui pour lui porter le coup fatal. Lorsqu’elle vit les brusques mouvements de tête de Senara elle comprit que l’enfant l’avait dupé. L’air de rien elle commença à porter sa main droite vers son sabre laser. Bien que c’était fait discrètement cela ne passa pas inaperçu pour les deux jeunes novices qui eurent le temps d’alerter Niscar. Mais le Maître d’Altaer avait lui aussi gardé un œil sur sa camarade depuis que Senara l’avait mise en garde. Il activa son épée au moment même où Elderian se ruait sur lui. Il était logique qu’elle se débarrasse de son compagnon en priorité, il était le plus puissant du groupe « des gentils » et le seul à représenter un réel danger.

              Les épées s’entrechoquèrent et un combat effréné commença dans la petite salle. L’unique moyen de quitter les lieux était en cendre et Altaer ne pouvait pas escalader la cage d’ascenseur … Senara pouvait fuir seule mais elle le refusait. Il fallait agir ! Elle laissa son ami tomber à terre, activa son propre sabre laser et tenta d’aller aider Niscar. Malheureusement combattre à deux contre un dans un endroit si restreint revenait à être plus dangereux qu’un duel classique : il fallait en effet faire attention à ne pas blesser son comparse lorsqu’on attaquait l’ennemi. Après quelques passes particulièrement fébriles et deux décapitations évités de justesse grâce aux réflexes qu’elle avait eu à force de côtoyer Hurza et son sabre, la petite rouquine préféra reculer et laisser les grands faires. Il fallait dire que Niscar avait hurlé à Senara de « se barrer de là » car malgré sa bonne volonté elle ne faisait qu’envenimer la situation. L’enfant vint se placer non loin d’Altaer avec l’objectif de le protéger si le combat s’approchait de lui.


              Visiblement l’estropié avait une idée en tête et il se hissa en silence jusqu’au panneau de commande sur lequel il s’était adossé. Là, il appuya sur tous les boutons jusqu’à réussir à déverrouiller toutes les cellules du bloc de détention. Un bruit métallique résonna dans le couloir et la cage d’ascenseur, puis se fût la débandade. Des hommes et des femmes, des hermaphrodites et bien des races quittèrent alors leur cellule. C’était la cohue la plus totale, les uns se bousculaient, les autres se piétinaient ! Ils coururent le long du couloir pour arriver dans la salle de commande. Là, voyait les sabres laser qui s’entrechoquaient, leur premier réflexe fût de reculer et de retourner dans le couloir. Les gens s’amassaient de plus en plus, farandole de paires d’yeux, spectateurs d’un combat entre deux Jedis dont ils ignoraient tout. Elderian prenait le dessus dans le combat ! Elle parvint à donner un coup de pied à Niscar qui l’envoya taper contre ses nouveaux supporters, tous amassés derrière lui dans le couloir. Sa garde était tombée et elle envoya alors son sabre dans les airs comme un boomerang pour le tuer. Ses réflexes étaient vifs et il eut le temps de se jeter à terre. Ce ne fût pas la même chose pour les prisonniers libérés. Les pauvres gus n’avaient rien compris et les ¾ furent coupés en deux par la lame de la Togruta. Les cris de haine et de peur fusèrent à l’égard des Jedis et les survivants de cette foule qui étaient restés silencieux depuis leur libération fondirent avec rage sur les Jedis. Ils ignoraient qui était avec qui et ils s’en foutaient, ils allaient venger leurs camarades ou les membres qu’ils venaient de perdre ! Elderian n’avait pas réussi à faire revenir son sabre grâce à la force et ce qui sembla être un éléphant bleu s’en saisit. L’arme s’allumait grâce à une plaque de pression et malheureusement pour lui il l’attrapa dans le mauvais sens en appuyant sans le savoir sur l’activateur. L’épée le tua sur le coup, lui et 2 de ses camarades qui étaient à côté.

              Niscar fît une roulade pour éviter de justesse les griffes d’un Trandoshan en colère et vint se placer au centre de la pièce, au même endroit où se trouvait Elderian. Les derniers prisonniers encore vivants étaient remontés et ils visaient bien à se venger ! Ils devaient être une quinzaine et ils entourèrent rapidement les deux adversaires. Senara avait éteint son sabre laser pour ne pas se faire remarquer et s’était empressé de rejoindre Altaer pour le cacher dans un coin de la petite salle. Accroupis derrière une console, ils espéraient ne pas avoir été remarqués. Niscar ne comptait pas s’attaquer à ses gens mais il défendait fièrement sa vie. Son sabre coupa net plusieurs assaillants. Certains avaient récupérés les armes des soldats impériaux tués leurs de la prise du bloc de détention par les anges de cendres. Les tirs fusèrent et certains lasers vinrent toucher les éclairages. La pièce et le corridor était maintenant plongés partiellement dans l’obscurité comme l’avait été le couloir dans les visions de Senara. La togruta utilisa la force et parvint cette fois-ci à récupérer son sabre. Dos à dos, Elderian et Niscar renvoyaient les attaques de leurs ennemis et les mouvements amples des sabres bleus et jaunes donnaient à ce combat une certaine touche poétique. Bien entendu dès qu’on voyait cela de plus prêt on comprenait que c’était là une véritable boucherie ! Les tirs déviés s’en allaient dans toutes les directions et Senara manqua par deux fois d’être touchée. La console derrière laquelle ils se trouvaient ne ressemblait plus vraiment à quelque chose tant elle était criblé d’impact. Puis au bout de deux minutes il n’y eut qu’un seul bruit que l’on connaissait bien : celui de la vibration d’un sabre laser. Altaer passa la tête par-dessus la console et fût marqué d’effrois. Les prisonniers étaient tous morts, sans exception. Elderian et Niscar se trouvaient encore tous deux au centre mais ils ne se faisaient plus dos. L’homme se tenait à genou et faisait face à la traîtresse. Son sabre était éteint et il ne bougeait plus. La lame jaune de l’épée d’Elderian se tenait au niveau de ses épaules. Le maître Jedi était blessé et il regarda l’ennemi qui avait jadis était son amie avec tristesse.

              « - Elderian laisse les partir. Ce ne sont que des enfants. »

              « - Des enfants qui agissent en adulte Niscar ... Senara et son artefact Sith représentent un danger trop grand pour l’ordre Jedi. De toute manière ils en savent trop. Va en paix Niscar, ton élève te rejoindra bientôt. »

              La togruta lui coupa la tête d’un coup sec. Altaer hurla de colère, relevant alors sa position. Le bonhomme quitta sa cachette et voulut se jeter sur Elderian. On ne pourra jamais savoir si c’était là un geste de désespoir où s’il cherchait à se faire tuer à son tour, mais il fût arrêté par Senara qui le tira par la bure. Il était littéralement hors de lui et il poussa son amie qui le maintenant à l’abri. Après s’être une nouvelle fois appuyé sur une console pour se relever, il fît face à Elderian. Le garçon était désarmé mais bouillonnait de colère, ses yeux étaient bordés de larmes. Senara se tenait à ses côtés, elle avait toujours son sabre éteint à la main et elle était prête à l’utiliser pour défendre chèrement leur vie comme l’avait fait Niscar quelques temps plus tôt.

              « - Je vais te tuer salope ! »

              Elderian sembla amusée bien que l’insulte était très vilaine dans la bouche de cette petite gueule d’ange ! Elle se contenta de sortir son comlinck et lança une communication à l’adresse de tous les Jedis dans le coin.

              « - Ici le Maître Jedi Elderian de l’escadron des Anges de Cendre. Le novice Altaer a rejoint le côté obscur et a assassiné Maître Niscar ! Il s’en prend à Senara ! … »


              La traîtresse lâcha son comlinck au sol et lui donna un violent coup de talon. L’engin était dorénavant inutilisable. Elle s’élança alors à l’attaque. Ses déplacements étaient agiles et ses coups visaient à tuer. Elle feinta ainsi une attaque sur le flanc droit des deux novices avant de se raviser au dernier moment et de bondir dans leur direction. L’attaque était finalement portée par les airs mais heureusement, si l’entrainement et l’enseignement d’Hurza avait été on ne peut plus brouillon, ce dernier avait jadis mis en garde Senara sur l’art du duel au sabre laser. L’atypique maître Jedi lui avait ainsi enseigné à ne jamais se fier aux mouvements de son adversaire et de toujours miser sur l’effet de surprise. Senara avait tenu compte de ces leçons et elle ne se laissa pas abuser par la feinte de l’assassin. Son effet de surprise n’avait pas fonctionné mais Altaer se trouvait sur la trajectoire d’Elderian. La petite rousse vint s’interposer vaillamment entre les deux individus. La lame jaune vint percuter le sabre vert de la chevalier Jedi en herbe. Des étincelles multicolores jaillirent avec fracas. Les deux épées étaient l’une contre l’autre, mais là où Senara tenait sa garde à deux mains, son adversaire n’en utilisait qu’une. Elderian leva son bras libre en direction de Senara. Elle brandissait là un blaster qu’elle avait dut garder caché dans les pants de sa bure. L’enfant n’eut pas le temps d’éviter le tir. Elderian fît feu à bout portant. A l’instant même où eut lieu la déflagration, l’Ezeru envoya une vague de force en direction de la togruta. Elderian alla se fracasser contre un mur et se brisa la nuque dans la chute. Son méfait était malheureusement accomplit : elle avait fait mouche ...

              Impuissant, Altaer avait été témoin de son pire cauchemar. Touchée sous l’épaule gauche, Senara vacilla avant de s’effondrer au sol, non loin de la cage d’ascenseur. Cela avait été le choc de trop et la jeune fille tremblait de tout son corps. L’impact avait littéralement brûlé la peau et la bure mais par chance l’arme n’était que peu puissante. La vague de force avait atténué les dégâts mais ils étaient toutefois forts préoccupants. Le blaster d’autodéfense avait en effet provoqué une sérieuse blessure mais surtout, Senara blessée, c’était ses barrières mentales qui commençaient à faiblir. Le côté obscur, si pesant dans cet huis clos, l’entourait et resserrait son étreinte de minute en minute. Le corps de la padawan semblait se refroidir et ses extrémités se recroquevillèrent. Seul le doigt ou était accroché la bague était encore tiède. C’était comme si la vie la quittait doucement et que seule cette partie de son corps s’accrochait encore. Il émanait de cet annulaire une douce chaleur qui ne tarderait pas non plus à s’éteindre. Cette flammèche de chaleur rappelait avec nostalgie la vie qui jadis avait élu domicile dans ce petit corps ... Les yeux de Senara commencèrent à se révulser, elle perdait sur tous les terrains et l’équilibre entre la lumière et l’obscur partait en poussière. Son allergie risquait bien de s’avérer fatale cette fois-ci.

              Altaer était resté immobile. Il était marqué d’horreur et n’avait pas bougé d’un centimètre. La vision qu’il avait eu quand il avait touché l’Ezeru c’était réalisé : Senara allait mourir pour l’avoir sauvé … Sans un mot il vint jusqu’à elle et se laissa tomber à ses côtés. Il lui attrapa sa main gauche et la serra de toutes ses forces.

              « - Senara reste avec moi ! Senara je t’en prie ! Sen’ ! »

              Il remarqua avec étonnement que la main qu’il serait était tiède en comparaison avec le reste du corps qui était glacé. Visiblement ce n’était pas seulement la blessure qui avait mis la pauvre fille dans cet état. L’aura obscure de la Forge stellaire était trop puissante et la bulle qui avait protégé l’enfant depuis le début était partie en fumée … Le garçon la regarda avec douceur, il savait qu’il existait un moyen de la sauver grâce à la force mais il n’était pas assez puissant. Il se souvint de la fois où il avait fait des éclairs sur Hoth. Ce jour-là il avait été rageur envers les autres novices et lorsqu’il avait voulu faire une vague de force il avait senti une puissance tapie dans l’obscurité, inconsciemment il
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                l’avait effleurée et il avait fait des éclairs avec ses doigts ... Cette puissance avait été un résidu volatile de ce qui était renfermé dans l’Ezeru après qu’il l’eut touché. Ce catalyseur était comme une batterie et il était remplis à ras bord … S’il voulait de la puissance pour sauver son aimée, alors il était gâté ! Elle avait toujours savamment refusé cette aide providentielle de l’artefact, mais maintenant qu’il le touchait, il sentait que l’Ezeru lui demandait de l’utiliser pour sauver sa propriétaire… Il suffisait de toucher cette bague et d’ouvrir les portes qui furent toujours verrouillées jusqu’à présent. Mais faire cela était s’engager sur un chemin sur lequel on ne pouvait pas faire marche arrière. Altaer sera la bague de Senara et regarda le visage de la jeune fille. Il devait choisir entre la voie des Jedis et voir son amie en vie. Son choix fût rapide et il embrassa tendrement le front de la rouquine avant de se laisser dévorer par le côté obscur.

                Une bonne dizaine de minute après sa perte de conscience, Senara rouvrit les yeux. La chaleur de son corps était revenue et ce qui était arrivé tout à l’heure ne semblait plus être qu’un vilain souvenir. Elle allait bien et même l’Ezeru semblait s’être calmé. La bouille souriante d’Altaer fût la première chose qu’elle put voir. Heureux de constater que ça avait marché, il agrippa son amie par le col et la releva un peu pour aller la caler délicatement contre le mur qui se trouvait à côté de la cage d’ascenseur. Lorsque la chose fût faite il ne bougea pas pour autant, il était à bout de souffle mais ses yeux pleurait de joie : elle était en vie. Sa main s’était fermement agrippée au col de la petite rousse et il ne voulait pas la lâcher de peur de la perdre une nouvelle fois. L’apprenti de feu Niscar lui demanda de ne pas bouger, il fallait qu’elle se repose et lui aussi. L’état du garçon n’avait pas changé, il était toujours couvert d’ecchymoses et avait le teint livide. Il n’était en aucun cas capable de se mouvoir. Les quelques luminaires intacts avaient rendus l’âme et on ne voyait pas très bien à travers la pénombre. L’enfant entendit un bruit étrange non loin du trou béant fait par le détonateur thermique. Ne sachant pas ce que c’était, il ne voulut prendre aucun risque et alluma le sabre de Senara qu’il avait récupéré par terre afin de s’éclairer. Il n’y avait rien et ça le rassura. Visiblement il était encore bien paranoïaque ! Pourtant … quelque chose avait changé. Son aura qui avait été jusque l’a blanche, n’avait plus rien à voir à présent. Il était toujours le même mais il était aisé de ressentir la mutation qui avait eu lieu dans son corps. Le côté obscur était maintenant présent dans Altaer, il avait commis l’interdit. Quoi qu’il en soit tout était finit, Elderian ne pouvait plus rien contre eux. Elle était morte ...

                […]
                     

                Il fallait bien plus qu’une simple chute dans une cage d’ascenseur pour en finir avec Tovaharn. Si l’on était de nature à porter une certaine attention au dicton selon lequel se sont toujours les meilleurs qui partent les premiers, alors il aurait mieux valût accepter avec dépit l’idée que cet individu-là devait être abject. La mort elle-même ne semblait pas pressée d’accueillir le Jedi dans ses bras. L’incident du détonateur thermal avait bien manqué de le tuer, mais l’antipathique personnage s’en était une fois de plus tiré avec brio! Laissé pour mort par ses compagnons, il n’avait dut compter que sur ses propres forces pour se tirer du mauvais pied dans lequel il était tombé. Se trouvant au fond de la cage d’ascenseur, l’unique manière de recouvrir sa liberté était encore de remonter … C’est ainsi que, seul et à la force des bras, il entreprit péniblement la lente escalade des parois de la Forge. Tovaharn était déterminé et ce qu’il avait entendu quelques temps avant sa montée ne l’avait que plus motivé à se dépêcher … Il était inquiet ...

                C’est que quand il avait touché le fond du puits dans lequel il se trouvait, le Jedi masqué avait bien tenté de contacter ses camarades … Malheureusement pour lui, le comlink d’Elderian était alors en train d’émettre. La technologie qu’ils possédaient était assez ancienne. Le système était très proche d’un talkie-walkie : le son n’allait que dans un sens, ainsi deux personnes ne pouvaient pas émettre en même temps. Il fallait toujours attendre que l’un ne parle pas pour lui parler. Se faisant, vu que la Togruta était en pleine émission à l’adresse de tous les Jedis, il ne put qu’entendre sans pouvoir répondre. Cette dernière venait d’annoncer la mort de Niscat, assassiné par Altaer ... Après cette révélation l’appareil avait cessé de fonctionner, tout laissait penser qu’il avait été détruit dans la cohue.

                Ainsi, a en juger par les déclarations d’Elderian faite au comlink, il avait été pris de vitesse par les Guetteurs. Il s’était trompé au sujet d’Altaer qui avait sombré et trahis sa propre cause … Tovaharn n’avait pas réussi … Cela faisait maintenant des années qu’il enquêtait sur les Guetteurs sans pour autant obtenir la moindre preuve solde de leur existence. Alors qu’il avait enfin une piste sérieuse les deux bambins avaient étés placés dans ses pieds. A vouloir les mettre en garde et à les écarter en leur faisant peur, il avait peut-être omit la possibilité qu’Altaer puisse être réellement un de ces fanatiques. Ses enfants avaient empiétés sur son enquête et vu la tournure des évènement il était possible que jamais il ne puisse démasquer celui qui avait été un membre de la secte parmi les Anges de Cendre. Tovaharn avait dit à cet enfant du 2eme cercle de ne pas rester avec Senara et de partir… Voilà qu’Altaer avait trahis sa cause et tué un Jedi qu’il portait en haute estime. Niscar … Niscar avait été tué parce qu’il avait trouvé le garçon trop instable pour représenter une menace. Visiblement il s’était trompé et il restait à espérer qu’Elderian avait réussi à le maîtriser et que Senara soit encore en vie.

                Lorsque après bien une heure il parvint enfin à atteindre l’étage du quartier des prisons, il fût marqué d’effrois. Elderian gisait non loin du corps de Niscar, tous deux tués. D’autres cadavres gisaient là dans l’obscurité. Altaer se tenait au-dessus de Senara, sabre laser au point. Il empoignait l’enfant par le col et visiblement la secouait … Son aura était différente, il s’était adonné au côté obscur. On le sentait et cela ne pouvait signifier qu’une chose : il avait abandonné ses idéaux pour rejoindre l’ennemi. Les sentiments l’avaient mené sur un chemin instable et voilà qu’il avait attaqué les siens quand ils ne s’en redirent pas compte. Sans doute tentait-il de s’en prendre à Senara qui était resté de marbre face à ses déclarations d’amour. Alors qu’il se hissait silencieusement dans l’obscurité du portique par lequel il était tombé, Tovaharn se saisit de son sabre laser … Il n’y avait plus de temps à perdre …

                Altaer ne vit rien venir. En moins d’une seconde Tovaharn activa son sabre et dans un moulinet il lui coupa le bras qui tenait son arme. Son adversaire désarmé mais toujours dangereux, le jedi de noir vêtu lui planta son épée en pleine poitrine. Le regard du novice était perdu, il ne comprenait pas ce qui s’était passé. Il balbutina quelques mots et leva sa main valide en direction de Tovaharn. Ce dernier éteignit son sabre tout en lui donnant un coup de pied pour l’écarter de Senara. Le corps du jeune garçon tomba en arrière, chutant à son tour dans la cage d’ascenseur. Un bruit de fracas retentit lorsqu’il heurta le sol … A cet instant il était clair qu’Altaer n’était plus. Senara était visiblement en état de choc. Elle était pleinement consciente et n’avait pas raté une once de se terrifiant spectacle. Pour Tovaharn cet état de choc était logique, son compagnon avait sans doute faillit la tuer ou pire … Le Jedi casqué lui apposa sa main sur son épaule en se voulant compatissant.


                « - Il est mort Senara … Il ne te peut plus aucun mal … »

                A cet instant il était certain que Tovaharn était de bonne foi. Dupé par Elderian, il pensait réellement et sincèrement que le padawan de Niscar avait failli et il l’avait maîtrisé sans concession avec l’objectif de sauver l’enfant qui était en danger immédiat. Il était probable que sans preuve concrète, et ayant sentit l’aura obscure du garçon, même lui ne put accepter l’idée que le traître avait été Elderian … L’enquête de Tovaharn était à son point de départ, toutes les preuves avaient étés détruites à cause des enfants … La bague de Senara semblait bouillonner de colère, elle appelait au meurtre, à la torture. Elle voulait voir l’homme masqué tué, elle voulait le planter, elle réclamait vengeance pour ce meurtrier … Le sabre qu’avait eu Altaer dans les mains était à côté, il suffisait pour Senara de s’en saisir pour le venger ! Et en cet instant il était bien difficile de faire taire la bague, Senara avait tout vue mais elle avait été impuissante … S’il n’aimait pas la jeune fille, Tovaharn n’en restait pas moins un Jedi. La voyant ainsi, il pensa qu’elle était encore sous le choc de l’attaque de son ami et ne resserra que plus son étreinte qui se voulait amicale et compatissante. Dans ses propos il y avait quelque chose de vrai. C’était terminé … On ne pouvait plus rien pour Altaer.
                 



                Spoiler : Spoiler
                    


                    
                Mufus 
                   
                  

                          

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                  Auteur : Super PNJ

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                  Spoiler : Les PNJ
                  1) La Créature                           
                  2)
                  Starik                                
                  3) Sven                                     
                  4)
                  Desmus                               
                  5) Barry                          
                  6)
                  La mécanicienne         
                  7)
                  L'enfant aux yeux oranges 

                   
                   
                   
                  Lorsque le téméraire novice du nom d’Altaer avait actionné l’interrupteur d’urgence d’ouverture des cellules du bloc de détention D, ce dernier ignorait bien toutes les répercussions qui se trouvèrent liées à son acte. N’ayant pas pris le temps d’étudier le plan des lieux, il ignorait au même titre que ses comparses que le bloc de détention qu’ils avaient investi ne se limitait pas à un seul couloir. La zone qui avait été « sécurisée » était bien minuscule dès qu’on la comparait à la taille que faisait réellement le secteur D. Pour ainsi dire, les anges de cendre avaient progressés jusqu’à la salle de contrôle. Située dans les niveaux supérieurs elle était juxtaposée d’un petit corridor qui menait aux cellules de basse sécurité. Les Jedis avaient commis l’erreur de croire que c’était les seules cellules qui formaient le bloc de détention alors qu’elles ne représentaient qu’un espace restreint à l’échelle de la structure pénitentiaire dans son ensemble.

                  Fort heureusement la bataille avait mobilisé bien des troupes et la salle de commande de la prison D avait été facile à prendre. Mieux, l’alerte ne semblait pas avoir été lancée. C’était donc là-bas, dans le petit couloir de basse sécurité, qu’avait été torturé Altaer avant d’être finalement délivré par ses compères. Lorsqu’il avait déverrouillé les prisons du bloc, les prisonniers de cette zone étaient alors sortis et ils tombèrent face à Niscar et Elderian qui étaient en plein duel. Pourtant,   le bloc de détention D ne se limitant pas à un seul couloir, ce furent les geôles des niveaux inférieurs qui se trouvèrent elles aussi ouvertes à la grande surprise des gardiens. Tous ignoraient en cet instant l’identité de leur bien heureux sauveur.

                  A l’instant même où ils furent libres, les prisonniers se ruèrent à l’extérieur de leur cellule. Improvisant des armes contondantes avec les moyens du bord, l’émeute des niveaux inférieur tentait frénétiquement de prendre le dessus sur les quelques soldats Impériaux qui s’y trouvaient encore. Ses derniers comptaient bien rester en vie. Après avoir sélectionné à la va vite le premier mode de tir létal qui se trouvait sur leurs blasters, ses salauds tirèrent dans la foule avec l’objectif de tuer. Les tirs fusèrent alors dans toutes les directions et les corps s’amoncelaient de toute part. C’était une débandade sans nom qui se déroulait ici-bas et chacun s’accrochait férocement à sa vie. Dans ce chaos indescriptible les hommes se marchaient littéralement dessus. Ils se piétinaient les uns les autres sans la moindre marque d’humanité car une seule chose importait vraiment : vivre. La pauvre Dwit’Zell n’était pas différente de ses gus. Son parcours était très proche de celui de ses compagnons d’infortunes. Sa cellule de stase était tombée en panne et lorsque la porte de sa cellule s’était ouverte elle se saisit de l’occasion pour rejoindre sa liberté. Bousculée et chahutée dans les couloirs elle s’était dirigée tant bien que mal vers les casiers où étaient rangés les effets personnels des prisonniers. Elle put ainsi reprendre certains de ces biens mais elle remarqua aussi avec dépit qu’on lui en avait volé quelques-uns. Pourtant, le temps ne fût pas propice à se morfondre car à peine eut-elle rangée ses effets personnels dans sa ceinture utilitaire que les premiers tirs commencèrent à résonner dans le couloir. A l’image de ses comparses elle tenta de s’enfuir mais la jeune extraterrestre fût rapidement rattrapée par la course effrénée du groupe. En un instant la Twil’ek fût piétinée avec tant d’autres par la vague de prisonniers. Servant de tapis à une masse en fuite elle perdit finalement connaissance.

                  Le temps s’écoula à son rythme et l’on ignore bien quels furent les songes de la pauvre femme. Ce que l’on sait c’est que bien que la foule eut disparus lorsqu’elle rouvrit les yeux, elle n’en était pas pour autant toute seule. La twil’ek avait de la compagnie ... Une petite créature élancée se trouvait au-dessus d’elle et était en train de lui faire les poches. L’ancienne Sith était allongée parmi les corps qui gisaient dans le couloir et apparemment elle était prise pour morte. Plusieurs personnes en civil étaient en train de fouiller cet  amoncellement de cadavres, sans doute était-ce les quelques prisonniers qui avaient survécus à la mutinerie. Voyant qu’elle était réveillée et qu’il s’était mépris sur son compte, l’individu qui la délestait de quelques biens poussa un soupir avant de reculer. C’était là une race assez exotique de petite taille qui arborait une protubérance surmontée d’une crête à l’arrière du crâne. Son aspect rappelait celui d’un poisson et il portait un masque à gaz du même style que celui des Kel Dor sur tout son visage. Tout comme les natifs de Dorin il ne respirait que du méthane et se devait de protéger ses yeux et ses poumons de l’oxygène. Voyant que Dwit’Zell ne semblait pas très farouche, la créature ricana  avant de se pencher sur elle.  Sa voix était stridente et chaque syllabe qui sortait de sa bouche était une torture pour les oreilles.


                  « - Dit moi Twil’ek, lorsque tu n’étais encore qu’un enfant, aurais-tu pu imaginer que ta vie finisse dans pareille situation ? Piétinée par une foule en colère ? La petite créature ricana une nouvelle fois. Si sa voix était insupportable son rire donnait à coup sur la migraine. Voyant qu’elle ne répondait pas le charognard reprit la parole avec excitation. Au ton de sa voix cette chose était un mâle. Non … Bien sûr que non … Allons gamine tu es muette ? Ne me dit pas que je te fais peur quand même ?! »

                  Tout à coup une main vint attraper ce petit fouineur par l’épaule et le tira en arrière. La poigne était puissante et la créature couina de surprise sans pour autant résister. Celui qui venait de l’attraper le secoua violemment avant de le jeter au sol. Visiblement ces deux-là ce connaissaient. L’individu qui venait de sauver les tympans de la Twil’ek était un humain de bonne taille à la barbe grise et au crâne rasé. Le teint de sa peau tout comme les traits de son visage étaient foncés. Il affichait là les stigmates du temps et de l’expérience. Pour sûr c’était là un vétéran. L’homme menaça le charognard en lui montrant un des couteaux qu’il avait à sa ceinture avant de se retourner vers la rescapée de la cohue du couloir. 


                  « - Le patron t’a dit de ne pas toucher aux survivants ! On s’occupe seulement des macchabés ! Fou lui la paix bordel ! Le nouvel arrivant gifla la créature et l’invita à aller dénicher des choses utiles sur les autres cadavres. Il rejoignit Dwit, toujours allongée par terre et lui tendit la main. La jeune femme s’en saisit et fût debout l’instant d’après. Cette personne avait une vraie force physique et mieux valait ne pas le faire chier. Il tapota l’épaule de leur bien étrange découverte et s’adressa enfin à elle. Salut la twi'lek ! Ne t’inquiètes pas tu es en de bonne mains. L’homme lui désigna de la main un petit groupe d’homme et de femme qui fouillait les corps dans le couloir. Nous ne sommes pas impériaux si c’est ce que tu veux savoir. Ce fût difficile mais nous avons réussi à prendre le dessus sur ses salopards. Je me suis occupé personnellement du dernier. Le vétéran mima qu’il égorgeait quelqu’un et montra un cadavre de stormtrooper qui gisait au sol la gorge tranchée. Les couteaux à sa ceinture étaient de bonne tailles et couverts de sang. Alors tu t’appelles comment ma grande ? »

                  « - Elle se nomme Dwit’Zell. Cette réponse inattendue poussa l’homme aux couteaux à se retourner. C’était un homme qui avait parlé et non pas la petite créature. Celui qui s’était invité à la discussion et qui avait coupé la parole à la Twil’ek s’approcha calmement jusqu’à eux. Jusqu’à présent il s’était trouvé à quelques mètres d’eux, le terminal portable qu’il tenait était branché dans une prise universelle pour droïde. On ne voyait que peu de chose sur son visage tant il portait du matériel sur lui. L’homme était en effet équipé d’un masque à gaz, d’écouteurs et de curieuses lunettes. Un paquet d’équipement technologique était accroché à ses habits, y compris le terminal portable avec lequel il avait accédé aux informations sur les prisonniers. C’était là un hacker. Ne me regarde pas comme ça le vieux je n’ai pas la science infuse, j’ai seulement jeté un œil aux dossiers en piratant la base de donnée du bloc de détention depuis ce branchement. Il n’y à pas beaucoup de Twil’ek incarcéré  dans notre secteur et aucun n’a un aussi joli minois que cette demoiselle. Il n’y a que son nom sur le registre, le reste est incomplet ... »

                  Le combattant aguerri qui avait pris Dwit sous son aile s’approcha avec calme jusqu’au pirate informatique et lui donna une claque derrière la tête.


                  « - Ne me traite pas de vieux veux-tu ? Son interlocuteur acquiesça avant de baisser la tête. Le vétéran se retourna une nouvelle fois vers la Twil’ek. Visiblement il n’était pas de nature à sourire mais sa présence était rassurante. Je suis Starik et ce jeune demeuré malpoli qui se tient à côté de moi c’est Sven. Il marqua par la suite une courte pause. Les présentations n’étaient pas tout à fait terminé mais l’homme à la barbe grise semblait rétiçant à parler du premier personnage que Dwit avait rencontré. Il montra finalement la petite créature de toute à l’heure du coin de l’œil. Quant à lui … le mieux c’est encore de l’ignorer ! Les deux hommes rirent à la remarque mais visiblement Dwit’Zell n’avait pas trouvé l’humour à son goût. Il fallait dire que la connotation raciste était à peine cachée mais comme le disait le proverbe on peut rire de tout mais pas avec tout le monde. Le dénommé Starik redevint sérieux et apporta enfin quelques éclaircissement sur la situation. Nous étions prisonniers dans ce bloc tout comme toi jeune fille mais nous n’avons pas commis ton erreur ! Ne sort jamais la première car les premières vagues ne sont que de la chair à canon. Sven acquiesça une nouvelle fois. S’ils étaient en vie c’était car ils n’avaient pas été pris dans le tumulte et qu’ils avaient pu attaquer les derniers gardiens survivants en traître. A présent ils faisaient les poches des infortunés. Je ne te cacherais pas qui nous sommes : nous pratiquions il y a quelque temps encore la piraterie sous la bannière de notre boss. Nous avons essuyé une mutinerie et la navette que nous primes pour échapper aux mutins de notre vaisseau fût malencontreusement interceptée par les Siths ! Notre activité étant … pas vraiment la bienvenue … nous n’avons même pas été jugés. Dire que notre patron est un homme d’honneur et qu’il a toujours suivit el code de la piraterie à la règle … Balancé comme du bétail en ce lieu maudit pour finir comme cobaye humain ou un truc comme ça … Tu parles d’une fin heureuse … D’après ce que j’ai compris la station où nous nous trouvons est attaqué par les rebelles, c’est le moment idéal pour nous enfuir ! »

                  Lorsque Starik faisait mention de leur patron il n’avait de cesse de désigner une personne parmi les quelques gens qui étaient encore dans le couloir. A vrai dire cet individu était facile à reconnaître tant il dénotait à côté de la marmaille. L’homme était bien peigné et arborait une barbe drue. Son regard était aussi perturbant que perçant et ses sourcils étaient toujours froncés. Les rides et plis sur son front accréditaient la thèse qu’il n’avait jamais défroncé les sourcils. Son œil gauche était fermé et une cicatrice parcourait ce dernier, passant de la joue jusqu’à ses paupières. Il était probable qu’il avait l’œil crevé. Debout, propre sur lui et aussi rigide que pouvait l’être un roc, il semblait être de la même nature que la forge stellaire elle-même : fait dans le brut et tout en puissance. Il se nommait Desmus Serafin mais nul n’était autorisé à l’appeler par son nom quand on s’adressait à lui. Serafin était une personne superstitieuse et inquiétante.

                  Starik et Sven expliquèrent à Dwit que leur boss était un homme d’honneur mais aussi une personne de foi. Ce dernier était un érudit et il suivait les préceptes et la religion de ce que l’on nommait le « livre du dieu cornu », un ouvrage ancien qui s’était répendu jadis dans la galaxie. Quant à son passé, c’était là un secret que nul ne connaissait. Desmus parlait avec une personne de très grande taille et au visage attardé. Une femme se tenait à côté de cette montagne. Il s’agissait de Barry, une personne qui avait le même QI qu’une huître mais qui avait un cœur et des bras gigantesques. Il servait un peu d’homme à tout faire. Jadis il avait été le mécanicien de leur vaisseau mais l’explosion d’un obus thermique dans la salle des machines avait été fatale pour le peu de matière grise qui avait un jour élu domicile dans son cerveau. Depuis c’était la jeune femme qui se tenait à ses côtés qui effectuait les tâches mécaniques. Arborant une tenue de protection pour environnement hostile qu’elle avait dénichée dans un casier, elle semblait être atteint de la même maladie des zygomatiques que Starik (c’est-à-dire qu’’elle ne souriait jamais). Ni Sven ni le vieux loup de l’espace ne mentionna son prénom. Peu de temps après Desmus et Barry s’approchèrent du groupe, la petite créature à l’excroissance crânienne en profita pour se joindre à la fête. La mécanicienne était restée en retrait avec quelques personnes dont l’identité n’avait pas été révélée par Starik.  Serafin tandit sa main à l’encontre de Dwit’Zell  et la lui sera avec poigne. Lorsque la chose fût faite il ne la lâcha pas tout de suite, la fixant un moment de son seul œil valide, comme s’il la jugeait par cette simple poignée de main. Finalement il la lâcha comme si de rien ‘n’était et prit alors la parole. Le ton de sa voix était grave.


                  « - Saviez-vous que l’on peut apprendre beaucoup de chose sur une personne par une simple poignée de main ? Votre poigne est souple et agile tout en restant puissante et indomptée. Vous êtes d’une nature impulsive voire impatiente. Cela vous jouera des tours ...C’est sans doute ce même instinct qui vous a poussé à quitter votre cellule en toute hâte lors de l’émeute … Notre combat pour la survie est identique et bien que nos chemins furent jadis  opposés il est temps de mettre de côté nos différents. Je doute qu’un sensitif soit heureux à l’idée de s’enrôler avec des pirates. Comment diable avait-il put savoir que Dwit connaissait la force. Serafin haussa les épaules mais désigna la main droite de Dwit de l’index. La paume de votre main est plus ferme et plus épaisse qu’à l’ordinaire. Ces particularités anatomiques  se retrouvent généralement sur ceux qui manient les armes blanches durant de longues durées. A en juger par votre stature et vos atouts c’est ainsi que j’en déduis que vous avez manié un sabre laser … Une assassin ? Sith ? Jedi ? Hmm … Cela est votre histoire et ça ne nous concerne pas tant que vous restez à votre place et nous à la nôtre ... Desmus fixa Dwit pour étudier sa réaction puis il en vint enfin à la raison de son intervention. Moi et mes gars allons tenter une percée jusqu’aux docks avec l’objectif de voler une navette. Libre à vous de rester ici ou de nous accompagner sur un bout du chemin. Toute aide peut s’avérer utile et nous sommes tous dans la même galère. Nous pouvons  très bien nous entraider et nous séparer lorsque la situation s’y prêtera. Vous n’êtes pas la première survivante que nous avons trouvée, à vrai dire vous êtes la seconde. Desmus désigna d’un mouvement de tête une petite fille qui était accrochée dans le dos de Barry. Elle se cramponnait de toutes ses forces sur le dos du grand gaillard et il était probable que pour l’imposant personnage elle ne représentait là qu’un poids plume. L’enfant était unique en son genre, c’était une petite fille à la peau noire et aux longs cheveux noirs. Là où il y aurait dut avoir le blanc de ses yeux se trouvait une coloration orange si belle qu’elle rappelait la lave en fusion. Les pupilles de la jeune fille quant à elles étaient deux puits sans fond dont l’obscurité rappelait les plus funestes trous noirs. Nous avons déjà un passager supplémentaire qui n’était pas prévu alors nous ne pourrons pas nous en encombrer d’un second. Cela nous ralentirait trop et nous ignorons tous de l’autre. Sortons ensemble de ce bloc de détention et traçons notre route de notre côté à la sortie. Qu’en dites-vous sensitif ? Rester ou nous accompagner ? Mieux vaut se conduire comme un troupeau de brebis que comme un tas de cailloux. Car qui sait ? Peut-être quelqu’un, là-haut, entendrait leurs bêlements et interviendrait. »

                  Se fût sous cette citation du livre du dieu cornu que le groupe partit finalement avec Dwit. Ils progressèrent ainsi rapidement, se frayant un chemin parmi les couloirs abandonnés du bloc de détention. Par moment ils tombaient sur une patrouille isolée, un robot ou encore des dispositifs de surveillances. Mais les Impériaux ne causaient pas de véritable problème à cette équipe de choc car les pirates avaient récupérés les armes de leurs geôliers et avaient de quoi défendre chèrement leur peau. Les talents de Starik, Barry et Dwit’zell se montrèrent toutefois particulièrement utiles lors de quelques échanges de feu où il fallut obligatoirement prendre l’ennemi à revers puis au corps à corps pour l’extirper de sa cachette et pouvoir continuer à progresser. Le vieux vétéran avait donné à la jeune femme un de ces couteaux, ils avaient être de simples armes blanches ils n’en restaient pas moins bien équilibrés et de bonne facture. Visiblement il n’eut pas à lui montrer comment s’en servir … Au cours d’une escarmouche avec un garde la Twil’ek sauva de justesse le vieux loup de l’espace en poussant un homme qui allait l’abattre à bout portant. On ne sait pas si la chose fût volontaire où si elle glissa, mais il considéra avoir une dette à son encontre. Sven hackait les portes qui restaient bloquées et le groupe arriva ainsi à une bifurcation après plusieurs dizaines de minutes dans ce dédale. D’un côté un escalier menait au poste de commandement du bloc de détention, vu que les cellules avaient étés ouvertes il était probable que les rebelles y avaient installés une tête de pont, de l’autre une passerelle qui menait vers les zones périphériques. Le groupe allait se séparer comme convenu. Théoriquement Dwit’Zell n’avait qu’à monter les escaliers pour retrouver leurs sauveteurs. Starik s’approcha d’elle, la remercia pour l’aide apportée et lui donna une médaille en or qu’il avait dans une de ses poches. Elle était frappée que d’un côté : il y était représenté une tête de mort surmonté d’une couronne. Un serpent mordant sa propre queue formait un cercle autour de ce symbole.


                  « - Nos routes se séparent ici. Va Dwit’Zell, ta place n’est pas parmi la marmaille. Mais si un jour tu te sens prête à passer le cap, alors remet cette médaille à la cantina des frères Stannis dans le quartier Huth de la famille Cent’s sur Nar Shaddaa. Tu m’as sauvé la vie dans les corridors et je suis tributaire d’une dette de sang à ton encontre. Le sang a coulé pour me sauver, il coulera pour te récompenser. Une autre vie devra être ôtée comme le veut le dieu cornu. Dit moi un nom, quel qu’il soit  et je m’en chargerais … »


                  Spoiler : Spoiler
                     
                     
                  Mufus
                   
                     
                   
                     
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                    #31

                    Post n°29
                    Auteur : Curtis

                    Spoiler : FOND SONORE
                    [Flash unavailable]
                    Au beau milieu de la Forge Stellaire...
                    Les couloirs de la Forge Stellaire lui transmettaient l'effroi, la terreur. A chaque tournant, à chaque virage, il se retournait à maintes reprises pour vérifier qu'il n'était pas poursuivi. Parce qu'il se savait pourchassé. Et il pouvait à tout moment tomber sur ce qu'il redoutait tant: la surprise, l'inconnu. Cette idée le rendait terriblement inquiet. D'autant plus qu'il n'y était pas habitué, bien au contraire. Curtis était un assassin; l'ombre, le coup de théatre ou encore la stupeur étaient ses plus fidèles alliés. Mais ils ne l'étaient plus. Ils s'étaient retournés contre sa propre personne et il devait dès à présent apprendre à les combattre et à se débrouiller sans leur aide. Mais en était-il capable? La peur n'était-elle pas en train de le rendre paranoïaque et de le faire sombrer dans la folie? C'était très certainement ce sentiment qui était en train de le ronger, petit à petit. Tel un virus, il le détruisait depuis son départ du hangar. Depuis qu'il conversa avec cet homme mystérieux. Depuis que cet individu lui annonça que "quarante agents secrets étaient sur la Forge pour l'éliminer".

                    Curtis s'arrêta au beau milieu d'un couloir étroit. S'approchant du mur, il déposa doucement Hopper, le Rebelle qu'il avait auparavant sauvé, contre la paroi en duracier et observa sa blessure: il perdait beaucoup de sang. Il pouvait tout au plus marcher dix minutes, peut-être un peu moins. Il pouvait se féliciter de l'effort qu'il avait fait jusqu'à présent mais il touchait vraisemblablement à sa fin. En faire d'avantage relevait du fantastique. Un Wookie aurait pu le faire, mais pas un être humain. Le dénommé Hopper le savait très bien et pria le soldat Impérial de le laisser crever ici, au beau milieu de la Forge, et de sauver sa peau tant qu'il en avait encore le temps. Mais Curtis ne l'écouta pas. Lorsqu'il avait une idée en tête, il allait jusqu'au bout et n'abandonnait jamais en route. Il n'était pas du genre à changer de décision toutes les cinq minutes. Écouter le Rebelle et exaucer son souhait aurait fait de lui un faible. Seulement, Curtis n'était pas faible. Attrapant une compresse de bacta et l'appliquant sur la blessure sévère de son camarade, il lui fit comprendre avec son regard profond et froid qu'il était décidé à aller au bout de son chemin avec lui. Qu'il le veuille ou non.

                    L'unité 488-208 prit son datapad et examina la carte du secteur. Ils étaient dans une zone relativement calme, la guerre et le sang n'étaient encore pas passés dans ces couloirs. C'était une donnée à prendre en compte, puisqu'elle allait permettre au soldat de se rendre là où il voulait sans obstacles ou difficultés. Il espérait seulement y parvenir. Car des individus étaient dans son dos et attendaient le meilleur moment pour l'abattre...

                    Curtis se retourna subitement pour vérifier qu'ils étaient seuls. Son cœur battait très vite. Il était à l'affut du moindre bruit suspect. Rester ici accentuait la psychose dont il était actuellement atteint. Il devait absolument rester en mouvement. Attrapant Hopper par le bras droit, il l'aida à se relever et lui demanda de faire encore quelques mètres supplémentaires. D'après la carte de son datapad, il y avait une salle de contrôle au fond du corridor dans lequel ils étaient. De là ils pourraient voir la suite du chemin qu'ils devaient prendre. Accélérant le pas, soulevant presque le rebelle qui ne pouvait adopter l'allure de son confrère du camp ennemi, Curtis pénétra dans la salle après quelques minutes de marche. Il n'y avait personne. Et ce n'était pas normal.

                    Hopper se posa contre une commande avant d'être abandonné par le soldat Impérial qui fut attiré par les caméras de surveillance de cette zone. Déposant son arme contre le panneau de contrôle, il fixa attentivement les différents écrans et les multiples commandes pour tenter de savoir où il se trouvait exactement. Il s'agissait vraisemblablement du secteur D du complexe Sith, qui habitait un des multiples quartiers pénitenciers de la Forge Stellaire. Curtis fronça des sourcils avant de se poser une question: si le secteur accueillait un bloc de détention et des prisonniers jugés dangereux, pourquoi n'y avait-il aucune garde dans ce poste de contrôle? Baissant la tête vers des boutons d'ordinaire vert mais qui clignotaient actuellement en rouge, l'unité Delta comprit très vite ce qu'il se passait dans le coin. Mais malheureusement trop tard.


                    « Tiens, tiens. Un gizka égaré parmi les Gundarks. » Curtis sourit discrètement. Il ne s'était pas retourné mais il savait qu'il s'était fait avoir. Il tenta d'attraper son DC-17M qu'il avait déposé près de lui mais la même voix qu'il avait entendu lui conseilla le contraire. « Doucement mon agneau. Jette le pistolet blaster que t'as à ta ceinture et on ne te fera aucun mal. »

                    Curtis avait compris bien trop tard ce qu'il s'était passé dans le secteur: les cellules du bloc de détention avaient été ouvertes et les quelques gardes Impériaux chargés de sécuriser le secteur s'étaient faits avoir par les prisonniers qui avaient sauté sur l'occasion rarissime de s'échapper. Des pirates et de dangereux malades se baladaient désormais en toute liberté dans le coin. Quatre d'entre eux avaient décidé de s'arrêter dans le poste de contrôle pour dire bonjour à un soldat Impérial qu'ils considéraient comme leur ennemi. Ils avaient été arrêtés par l'Empire, et maintenant qu'ils étaient en dehors de leurs cellules ils allaient pouvoir se venger. Encore fallait-il que leur proie se laisse faire. Malheureusement pour eux, ils étaient tombés sur un assassin très talentueux au corps à corps. Et ça, ils ne le savaient pas...

                    Armés de couteaux, les quatre prisonniers s'approchèrent doucement de Curtis et l'entourèrent, de sorte qu'il soit pris sur tous les fronts. Le clone pouvait facilement attraper son blaster à sa ceinture, mais combien de crapules allait-il pouvoir descendre avant de se faire trancher la gorge? Un? Deux avec de la chance? Il devait les laisser venir à lui, et les prendre par surprise. Ils ne connaissaient pas ses talents. Mais surtout, ils ne savaient pas qu'il faisait partie des meilleurs assassins de l'armée Impériale.


                    « Apprenez à distinguer un gizka d'un Katarn. » dit calmement le soldat Impérial à l'encontre de ses adversaires.

                    Car effectivement, ils étaient en train de s'en prendre à plus gros qu'eux...
                    [A suivre...]
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                      #32

                      Post n°30
                      Auteur : Dwit'zell

                      Surprise et et intriguée par la bande qui se tenait face à elle, la Twi'lek se releva et s'adressa à ceux-ci.

                      Dwit'zell - En effet, comme vient de le dire l'un de vous, je m'appelle Dwit'zell. par contre vu notre situation, je suggère de pas trop trainer si on veut avoir une chance de sauver notre peau.

                      Elle dissimula la médaille sous sa bure et tenta de trouver par où sortir de cet enfer tout en tentant de s'improviser une quelconque arme, voir éventuellement en ramasser une si l'occasion se présente. Elle déambulait d'un couloir à l'autre le plus discrètement possible dans l'espoir de retrouver une aide quelconque qui pourrait l'aider à quitter les lieux, mais elle restait méfiante et à l'affut après ce qui lui était arrivé.

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                        #33

                        Post n°31
                        Auteur : Curtis

                        Spoiler : FOND SONORE
                        « Apprenez à distinguer un gizka d'un Katarn. »
                        Au beau milieu de la Forge Stellaire...
                        Cette ignorance fut fatale pour l'un d'entre eux, celui qui l'attaqua en premier: le prisonnier se retrouva avec le bras droit fracturé et le nez en sang, après que le soldat Impérial ait contré son attaque et lui ait adressé un coup de coude dans le visage.
                        Les trois autres évadés n'attendirent pas pour bondir en même temps sur le clone. Leur science du combat était malheureusement bien trop faible comparé à celle du soldat Impérial qui était bien plus développée. Alors qu'eux se contentaient de frapper tête baissée, croyant avoir toutes les chances de leur côté grâce à leur supériorité numérique, Curtis était patient et réfléchissait avant d'agir. Il se contentait de riposter, de contre-attaquer, et cela suffisait. Visiblement, il en faisait le minimum et réussissait même à économiser son énergie. Il avait même l'opportunité de combattre à armes égales en attrapant sa vibrolame mais l'assassin pensait certainement que c'était bien trop de moyens pour un combat aussi facile...
                        Les quatre hommes combattaient dans un petit périmètre. Les enchaînements étaient rapides, les coups étaient violents. Il n'y avait aucun temps mort. Le vainqueur de cet affrontement allait bientôt être connu si l'intensité actuelle restait la même jusqu'au bout du combat. Et à ce petit jeu, Curtis avait une chance d'être le gagnant. Il recevait énormément de coups mais il en avait tellement reçu dans la tronche depuis le début de la bataille qu'il avait actuellement du mal à faire la distinction entre douleur et chatouillis. Cette perte de sensation et de perception était très certainement une mauvaise nouvelle puisqu'elle était souvent signe d'une commotion parfois sévère, mais dans la situation où il se trouvait le clone n'allait pas protester, bien au contraire. Il était dans un état secondaire, celui où il se sentait invincible, indestructible. Il pouvait avoir le nez fracturé, le zygoma en miettes. S'il rendait la monnaie de la pièce aux tocards qui croyaient pouvoir l'avoir, son état physique était la dernière chose à prendre en compte.

                        Curtis fit clairement comprendre aux trois prisonniers qu'il n'était pas un de ces clowns avec qui les rebelles travaillaient. Dans ce qui fut le moment fort du combat, il attrapa la tête d'un des trois individus et la frappa sauvagement contre une console. Instantanément, le soldat Impérial se retourna et réussit à mettre hors-combat le second humain de la bande sans foi ni morale en le repoussant contre le mur de manière agressive. Apercevant son arme qui était tombée à ses pieds, 488-208 sauta sur l'occasion et l'attrapa d'une main ferme. Il eut tout juste le temps de brandir le blaster vers le troisième prisonnier, un Trandoshan, que ce dernier sauta en l'air pour se jeter sur lui. Mais il avait été plus rapide, pressant la détente avant que les griffes dangereuses du natif de Trandosha ne tranchent son épaule droite. Le laser vint créer un trou dans l'estomac de l'esclavagiste qui retomba lourdement en arrière.


                        « T'as pas une gueule de... » Essaya-t-il de dire à l'encontre du Trandoshan abattu.

                        Il ne put finir sa phrase, car derrière il fut immédiatement attaqué par le dernier évadé, un Rodien avec des lunettes de pilotage ridicules qui se jeta sur lui. Les deux hommes firent plusieurs roulades ensemble avant que l'extraterrestre ne parvienne à prendre le dessus et à immobiliser le soldat Impérial. Reprenant le couteau qu'il avait laissé tomber près de lui, le Rodien le brandit au niveau du cou du clone mais ce dernier tenta désespérément de le repousser. Usant de ses dernières forces, Curtis désarma son adversaire et reprit l'avantage dans le combat. Les lunettes du prisonnier réussirent à s'échapper et tombèrent sur le côté, révélant au soldat Impérial ce que le natif de Rodia essayait de cacher: une malformation au niveau des globes oculaires. On aurait dit que l'extraterrestre s'était fait brûler les yeux. Curtis fut sur le point de le mettre hors d'état de nuire mais il eut un sentiment de pitié pour ce hors-la-loi. Il avait certainement très bien compris que le mieux à faire était de partir de là au plus vite.

                        « T'as pas une gueule de porte-bonheur, toi. » se contenta-t-il de dire, un brin provocateur et fielleux, tout en baissant son poing qui était sur le point de violemment rentrer en contact avec le visage vert du Rodien.

                        Suppliant dans sa langue maternelle l’assassin Impérial de le laisser en vie, le Rodien saisit que la décision la plus intelligente qu'il pouvait prendre était de s'éloigner de la zone s'il ne voulait pas que Curtis fasse ce qu'il aurait pu faire à ce moment. Se relevant avec difficulté, le clone fixa le Rodien, attendant certainement qu'il se lève à son tour et qu'il lui tourne le dos pour prendre la porte. L'extraterrestre s'exécuta et prit la direction de la sortie. Mais alors qu'il s'apprêtait à disparaître derrière la porte coulissante, il se retourna et regarda une dernière fois le clone. Il riait.

                        « Fuis, Curtis. Fuis si tu veux rester en vie. Je n'ai pas réussi à faire ce qu'ils m'ont demandé de faire, mais d'autres gens vont s'occuper de toi! Hahaha hahaha haha haha! »
                        Conclut-il avant de s'enfuir en courant, son rire raisonnant dans les couloirs de la Forge.

                        Furieux de ce qu'il venait d'entendre, l'assassin Impérial voulut le rattraper pour en savoir d'avantage mais une voix le retint dans la salle de contrôle: Hopper, le Rebelle, était en train de vivre ses dernières secondes. Et il avait visiblement quelque chose à dire à celui qui l'avait sauvé et qui avait retardé sa mort...

                        [A suivre...]
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                          Post n°32
                          Auteur : Shiraha

                          Perdue en terre ennemie...


                          Je me mis à trottiner, je finirais bien par rencontrer une présence, de plein fouet ou non. Kyo guettait, il avait trouvé un perchoir de choix afin de se balader en sécurité. Arriver dans un virage, j'envoyais mon éclaireur. Je le vis se plaquer contre le sol, je me tétanisais, un bruit. Un bruit de métal qui coulisse, un déplacement de plus en plus proche, je me positionne accroupis et tire une première fois dans le tas. Juste le temps de voir des robots...
                          Bon sang y'en a encore ici, c'est horrible. Je déteste ces boites de conserve, je les hais, je vais tous les buter... avant qu'ils ne le fassent...
                          Je me remet à tirer, ils ont déjà ouvert le feu, les tirs ricochent sur le bord de ma cachette ; j'ai peur de me brûler la peau. Ils sont grands, je devrais pouvoir les bousculer, je décide de viser les jambes. Une jambe abimée, puis l'autre, un des droïdes tombe à la renverse, se cognant sur les autres. Bon il en reste trois, je n'avais pas pu les compter mais maintenant c'est chose faite. Ils ont l'air d'avoir des fils, peut-être qu'en les visant j'aurai une chance. Le premier se retrouve la tête en arrière, ça ne l'empêche pas de tirer en continu dans ma direction, j'ai du le planter. Un autre arrive en courant, je tends ma jambe afin qu'il se renverse. Manque de chance, il tire au plafond, Kyo sous l'effet de surprise, sursaute et couine. Le dernier l'entends et tire en l'air, Kyo feulent de plus en plus. J'ai peur pour lui, au point que j'assomme l'homme de ferrailles à mes pieds, le frappant à coup de vibrolame. Il finit par laisser échapper un légère fumée noire avec un grésillement, je me propulse sur le dernier qui s'acharne sur ma bestiole. Un tir sur le bras et je le rencontre de plein fouet, tombant sur son ventre dur. Il dit des mots incompréhensible, je lui balance des coup de vibrolame en continu, dans le torse, je prend un coup de jus qui me secoue les membres, je lâche prise et me vautre par terre. Ma vision est trouble, mais je ne dois pas rester dans le coin, il y en a forcément d'autre, ça vit en meute ces bestioles là. Je vois double, Kyo est descendu et me regarde, il a les poils en pétard et il est blessé à la pâte avant droite. Il boitille, mais rien de bien grave.... mais alors c'est quoi cette tache sur ma main... c'est à moi ça... Je me lève en titubant, je m'appuie sur le mur et chuchote sans vraiment m'entendre :


                          - Kyo il faut qu'on parte, surveille devant s'il te plait... on doit trouver un endroit où se poser...


                          Il avait parfaitement compris, il se positionna aussitôt à son poste et me conseilla des chemins que je discutais pas. Il me trouva une planque derrière une armoire que je ne pris pas le temps d'ouvrir. Je tenais tout pile, en collant mon dos au fond contre le mur, les pieds vers la sortie. Ma vue revenait petit à petit, mes mains tremblaient encore et mon bras droit me brûlait. Je mis ma main à l'endroit indiqué, découvrant un liquide rouge.... du sang, comme celui de maman... la peau était surement brûlée aux alentours vu la douleur et la texture différente. Je devais faire quelque chose, je ne pouvais pas laisser une blessure à l'air libre.

                          Bon pas le choix, je vais utiliser ma vibrolame.... que j'ai laissé....



                          - M****, crotte et zut !!!


                          Kyo me regarda, à part aller la chercher, je ne pouvais rien faire d'autre. Je m’apprêtais à partir quand je m'aperçus que mon guide avait disparu, or sans lui, j'étais sur de me perdre. Je n'avais pas du tout retenu le chemin, ma tête était trop confuse à ce moment-là, y'a pas à dire, l'électricité, ça ne fait pas du bien. Si je me risquais dehors, j'allai surement finir par terre, mes mains tremblaient encore un peu et mes pieds avaient des fourmis, je devais rester un moment allongée.
                          Kyo où es-tu ?? Reviens...fais attention... ne finis pas comme Maman, je t'en supplie, reviens...
                          J'entendis un bruit, je me raidis, au point de me faire sentir une douleur au tibia. J'avais surement du me faire un bleu en faisant tomber l'homme de ferraille. Une boule de poil apparu au bout de mes pieds, elle semblait tirer quelque chose.


                          - Kyo t'es un amour !!


                          Mon petit protégé avait eu l'idée folle et courageuse d'aller récupérer mon arme. Il avait les griffes abimées, il bavait et tremblait sous le poids. J'attrapais la poignée et ma boule de poils toute hérissée et les hissèrent toutes les deux sur mon torse, en me contorsionnant le plus possible. Une fois le crâne de mon partenaire près des lèvres, je lui fais un gros bisou, il me remercie d'un ronronnement. Je prends mon arme et découpe le plus correctement possible un morceau de mon débardeur pour pouvoir faire une compression sur ma blessure, bien qu'elle ne saigne pas tant que ça. Une fois le tissu en place me donnant surement une allure de guerrière, je me remis sur mes pieds, accroupis et vérifia ma jambe. Elle avait pris une légère couleur mauve bleu à un endroit, un beau bleu en perspective et douloureux au toucher.
                          Bah maintenant qu'il est là je peux pas faire grand chose... évitons de retaper dessus... allez courage, y'a surement un plan dans le coin ou un indice...
                          Kyo est heureux de m'avoir secouru, il avait voulu surement me renvoyer l'ascenseur suite à son sauvetage contre les boites de conserves.
                          Nous reprenons donc après cette pause notre progression lente mais plus sure. Je tentais de repérer un bruit, de voir si j'avais des messages sur le datapad, si ça se trouve, je ne pouvais plus communiquer avec FG22.
                          Espérons qu'il ne craigne plus rien... je voudrais bien qu'il reste vivant, on s'y attache à ce petit copilote...
                          J'avance, enchainant escaliers, dédale de mur et porte fermé ou non. Comment suis-je censé remplir ma mission, toute seule, avec une bombe unique et sans savoir où aller.
                          Attends, y'a pas une histoire de réacteur que j'aurais mis à la trappe...voyons un engin pareil sans réacteur va faire badaboum... bon où est-ce que je placerais un réacteur.... plutôt à l'arrière de l'engin et en bas ou au milieu... bon je suis arrivée par le flanc du monstre donc.... en allant par là je devrais trouver quelque chose...
                          J'indique la direction que je souhaite à mon gardien, il me sers de deuxième paire d'yeux, c'est vraiment pratique. Je progresse au sein de l'immense machine, les bruits se font parfois plus fort, mais je dois me tenir loin des machines de guerre. Cependant comment vais-je reconnaître le bruit d'un réacteur ? Ça fait quoi comme bruit ce genre de machine ? Là, personne pour répondre à ma question et je me voyais mal aller chercher quelqu'un pour lui demander tout ça. Discrétion zéro et j'étais plus sûre de me faire tuer que d'arriver à mes fins. Je devais réfléchir, progresser et trouver rapidement une solution avant de mourir ici toute seule ou presque. Je devais faire le maximum comme me l'a dit Papa et Maman, je dois aider les renégats, je peux surement le faire du haut de mon mètre 45. Je serrais les poings et repartis de plus bel dans ma recherche, restant à l'écoute du moindre bruit suspect. Je n'aurais jamais pu penser qu'un vaisseau de cette taille était sujet à des tremblements de terre avant d'en vivre un. Un bruit assourdissant nous a pétrifiés avec Kyo jusqu'à ressentir les vibrations qui l'accompagnaient. J'eus à peine le temps de tendre la main à Kyo que je me suis retrouvée collée contre le mur, ma boule de poils dans les bras et mon dos meurtri contre l'acier. Je serrais les dents, j'avais mal, bon sang c'est douloureux. Mon bras me brûlaient à nouveau, j'avais l'impression d'avoir brisé mes omoplates, mes jambes me lançaient et je maudissais la guerre. C'était définitivement trop douloureux, j'avais mal partout, j'avais horriblement peur bien que je tentais de ne pas y penser et je me sentais terriblement seule. Seule au milieu de tout ça, trop sombre, trop chaud, trop dur. Je sentis des larmes coulaient sur mes joues, je ne pu pas les retenir, je n'avais plus qu'une idée : rentrer avec papa et maman.
                          Laissez-moi mourir....
                          Une patte se posa sur ma joue, Kyo me regardait de ses grands yeux rassurant, ses petits queues se balançant gaiement derrière lui.
                          Si je mourrais qui s'occupera de lui ??... Si je laissais tomber qui mettra la bombe à ma place ??
                          Malgré la frousse de finir ma vie seule, malgré la chaleur et les douleurs, il ne fallait pas que j'abandonne, pas maintenant en tout cas. J'aurai tout le temps de me reposer ensuite, Doc me trouvera des soins magiques et je pourrai à nouveau courir à l'air frais et sans bobo. Je me remis debout doucement, pas le moment de se refaire des bleus, je pense que j'ai déjà ma dose annuelle. Je me remets en marche, Kyo toujours devant quand soudain une impression me prend. Il y a comme une odeur, une drôle d'odeur et je ne suis pas la seule à la sentir.


                          - Kyo je voudrais aller voir, fais toujours attention...


                          Mon guide progresse à mon allure, l'envie de courir me prend, je descends encore 4 à 4 un escalier, je tourne à droite puis à gauche l'odeur se fait de plus en plus forte et soudain... PAF !! Je rencontre quelque chose de dur de plein fouet et finis sur les fesses, juste le temps de relever les yeux pour apercevoir quelqu'un en fasse de moi en train de pointer son arme sur moi. J'ai juste le temps de rouler sur le côté, une brûlure, je pointe mon blaster sur l'intrus et le vise à la gorge du mieux que je peux, je ne lésine pas sur les tirs et je n'arrête qu'une fois la silhouette par terre. Je reprends de l'air, je tente de rester calme, rien à faire, mes mains tremblent, mes jambes aussi, Kyo est à côté de moi comme statufié, les oreilles couchées. Je n'avais jamais tué de vrais personnes, jamais et là je venais de tuer une personne. Et le pire dans tout ça c'était cette armure... la même armure que certains renégats... si ça se trouve j'ai tué un camarade, j'ai tué quelqu'un qui voulait me tendre la main....
                          Non... pitié pas ça... non non NON !!!
                          Je place ma main devant ma bouche et hurle, souffre le plus silencieusement possible, mes larmes coulent, longent mes joues, mes yeux sont fixés sur le cadavre, sur mon meurtre. J'ai le cœur en lambeaux, c'était encore le seul organe à survivre à tout ça.
                          Que dois-je faire ? Que dois-je faire ? Ils vont m'en vouloir, ils vont m'en vouloir.... j'en ai marre, quelle idée il a eu de faire ça ?? Mais quel crétin !! J'en ai marre, marre de tout ça, qu'est-ce c'est que ce bordel !!
                          Je ferme les yeux, me réfugiant dans ma tête, me coupant du monde extérieur, risquant par la même occasion ma vie. Je veux rester comme ça, entouré de papa et maman.... je veux retourner en mission avec Atin, former des nouvelles recrues, les intimider parce qu'ils me prennent de haut... je veux retourner quelques jours en arrière.... j'étais bien, j'avais enfin une famille, une grande famille....


                          Je rouvris les yeux, mes larmes avaient sécher et mon cœur s'était munis d'une carapace. J'avais une nouvelle famille et il était hors de question que quelqu'un lui fasse du mal, or ce gigantesque vaisseau menaçait de la détruire. Je devais l'abattre, lui faire le plus de dégâts possible. Je caressais Kyo, il ne comprenait plus rien, heureusement qu'il n'était pas dans ma tête. Il grimpa sur mon épaule et bailla, je le sentis se glisser dans la poche aménagée dans mon dos. Il était tant qu'il se repose, je devais me débrouiller seule. Je me relevais, écarta l'arme des mains du mort et par curiosité morbide ou non, je voulu retirer le casque. Je ne pensais pas que c'était si compliqué mais après un formidable effort, je parvins à mon but et je fus soulagé, je ne le connaissait pas, tant mieux parce que j'avais certainement endommagé ces vertèbres avec le casque. Je le mis sur le dos, le poussa contre le mur, lui mis les mains sur le cœur et le casque par dessus, ce n'est pas parce que c'est un ennemi que je peux mépriser son cadavre.... d'ailleurs il a peut-être des trucs dans ses poches... voyons voyons... Je ne m'en serais jamais cru capable, mais il valait mieux que je m'en sorte de cette manière. Je découvris une barre énergétique, j'en pris la moitié et garda l'autre pour Kyo et deux trois bricoles dont une clef, une lampe torche et une sorte de radio. Pratique pour savoir les infos qu'ils se passaient mais d'un côté je risquais d'être repérée. Je préfèrais le trucider avec l'arme du mort et repartir, vidant l'arme comme je pouvais, embraquant les munitions et planquant celles que je ne pouvais emmener. Le plus sympa fut deux bombes ou grenades, je ne savais pas les noms de ces petits trucs qui explosent avec fracas mais j'étais heureuse d'en avoir. Je repartis dans mon dédale d'acier, avec toujours cette chaleur et ma sueur qui me collaient mes vêtements au corps. L'odeur devenait de plus en plus forte et en plus il y avait un drôle de bruit, une sorte de bourdonnement, les parois vibraient sous ce bruit, si ça se trouve j'étais enfin arrivée. La concentration de ces deux phénomènes provenait derrière une porte, qui était close, je tentais d'utiliser la clef, manque de bol, c'était pas celle-là.
                          Bon il doit bien y avoir une solution de rechange.... voyons....
                          Il y avait effectivement un conduit d'aération, j'allai surement cuire dedans mais bon, j'étais en mission, pas grave si je finissais couleur écrevisse. J'entrepris de découper à coup de vibrolame la grille, une fois chose faite, je du réveiller Kyo, lui offris pour me faire pardonner sa part de barre énergétique et lui montra notre nouveau chemin, il me précéda et je me mis à ramper malgré les douleurs dans mes jambes et mes bras. Je finis par déboucher sur une nouvelle grille qui donnait sur des formes bizarres en acier et fumante, de plus il semblait y avoir des câbles à terre et un bruit assourdissant résonnait au point de se sentir sous les doigts. J'étais surement au bon endroit vu le bruit, à croire qu'un nid de guêpes gigantesques m'attendait...

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                            Post n°33
                            Auteur : Curtis

                            Spoiler : FOND SONORE
                            [Flash unavailable]
                            « Il n'y a rien, à part des tâches vertes et fluorescentes qui disparaissent dans la pénombre. »
                            Au beau milieu de la Forge Stellaire...
                            Exténué par l'effort qu'il venait d'accomplir, Curtis s'arrêta au tournant d'un couloir après avoir vérifié qu'il était bien seul. La peur le poursuivait depuis l'atterrissage forcé du cargo Rebelle dans le hangar, et même si elle ne l'avait toujours pas surpris et attrapé, elle attendait le meilleur moment pour frapper. Lui tourner le dos un seul instant et l'oublier une petite seconde revenait à lui donner la possibilité de faire ce qu'elle désirait. A savoir l'abattre...
                            S'appuyant contre le mur, le soldat se laissa tomber avant de souffler, appréciant chacune de ces secondes de répit qu'il était en train de vivre. Les lumières du couloir s'éteignaient par moment avant de se rallumer quelques instants après. C'était là le signe que la Forge Stellaire était au plus mal. C'était la preuve que l'Empire avait trop sous-estimé ses ennemis, à tel point qu'elle devait désormais en payer les frais. Mais 488-208 n'avait pas la tête à la critique et au blâme. Les mains sur son visage, comme pour montrer le désespoir qui l'habitait en ce moment même, le clone tentait d'imaginer les prochains jours et le futur en général. Il pensait à ce qu'il allait vivre lorsqu'il serait très loin de cette abominable structure Sith. Sa propre mort n'était-elle pas déjà programmée? N'y avait-il pas un cercueil à son nom qui l'attendait? Les derniers individus qu'il avait rencontré avaient pourtant l'air de croire que sa fin était proche. Pourquoi, il n'en savait rien. Un simple clone présent dans cette bataille aurait répondu qu'il allait mourir sur cette Forge, ou dans l'espace l'entourant, au milieu de ce cimetière de vaisseaux réduits en poussière. Curtis, lui, voyait au-delà d'une simple guerre opposant deux factions aux idéologies différentes. Ces mystérieux assassins envoyés pour le traquer n'étaient pas concernés par l'affrontement qui avait lieu dans la structure Sith. C'est ce qui les rendait aussi dangereux. S'ils s'intéressaient tant au soldat Impérial, ce dernier devait être en possession de quelque chose dont il ignorait l'existence. Et c'est ce qui le contrariait tant: était-il censé avoir autre chose que des armes et un matricule? Devait-il avoir des connaissances qui allaient au-delà de la simple notice d'utilisation d'un DC-17? La réponse était non!

                            Fou de rage, l'unité Delta se leva et frappa le mur opposé. Son poing droit rentra violemment en contact avec la surface en duracier du corridor qui ne résista pas à la puissance générée par une main artificielle. Curtis respira avant d'observer minutieusement son bras droit, dont la moitié n'avait plus rien d'humain mis à part la peau synthétique qui camouflait cette différence avec les autres membres de son espèce. Lui avait-on déjà dit dans le passé les circonstances de la perte de son membre? La raison était-elle connue d'au moins une seule personne sur Kamino? Il ne pouvait pas être un clone lambda. Il y avait tellement de questions autour de sa personne qu'il ne pouvait pas être un simple matricule comme tous ses frères d'armes!


                            « Qui suis-je réellement? QUELQU'UN PEUT-IL ME LE DIRE?! » Cria-t-il, ses questions étant condamnées à rester sans réponse et à disparaitre dans le vide béant de la Forge Stellaire.

                            L'écho se prolongea à une longue distance avant d'être englouti par les murs du complexe Sith. Curtis ferma les yeux et respira avant de les rouvrir et d'observer attentivement le fond du couloir dans lequel il était. Depuis qu'il avait mis les pieds sur la Forge, il avait l'étrange impression d'être constamment observé. Comme si chaque recoin de cette structure avait des yeux. Elle semblait avoir une vie, comme n'importe quel être vivant. A la seule différence que son regard était invisible et imperceptible... L'assassin se frotta les paupières et attrapa son DC-17, prêt à reprendre la route jusqu'au centre de commandement. Sa psychose grandissait de seconde en seconde. Ses peurs étaient en train de prendre le dessus. Il ne devait pas rester là, sans affronter ses sentiments, et il en était conscient. Mais ce ne fut en aucun cas son imagination qui vint plonger le couloir dans le noir. Les lumières s'éteignirent subitement. Le cœur du clone commença à battre comme il n'avait jamais battu.

                            « Moi je sais qui tu es...
                            Mwaawawawawawa! MWAAWAWAWAWAWAWA! »

                            Curtis sursauta. Cette voix très grave était apparue de nulle part. Tout comme cet éclat de rire horrifiant et continu qui se propagea dans les couloirs avoisinants...
                            Il était certain que ce n'était pas là l’œuvre de son imagination. Il en était même sûr! Cette voix, il l'avait déjà entendu quelque part. Dans ce "rêve", celui qu'il avait fait après avoir été capturé par les Rebelles. Oui, c'était ce même ton qui imposant la terreur et la peur à celui qui l'entendait... Tressailli à l'écoute de ce rire qui lui semblait destiné, Curtis voulut savoir à quoi il avait à faire. Allumant la lumière de son blaster, il visa le fond du couloir mais il ne vit rien... absolument rien! Le rire disparut alors, laissant place à un silence tout aussi effroyable.
                            Le soldat Impérial s'arrêta lorsqu'il lui sembla apercevoir sur son torse une étrange petite lumière rouge qui se multiplia par trois, reproduisant le signe des radiations. Les trois petites lumières se déplacèrent et allèrent se positionner au niveau du cœur humain. Inconsciemment, Curtis se jeta au sol et crut entendre une arme s'activer avant qu'une lumière, celle d'une décharge d'énergie ne passe au-dessus de sa tête. Se relevant avec rapidité, il n'attendit pas une seconde de plus et courut aussi vite qu'il le put.
                            Dans l'obscurité totale, Curtis ne voyait rien d'autre qu'une faible lueur d'espoir très loin devant lui. Il devait rapidement trouver une ambiance plus chaleureuse car la Peur le pourchassait de très près. Il la sentait, à quelques centimètres dans son dos. Était-il de nouveau dans ce "rêve" ou le vivait-il pour de vrai, cette fois-ci?
                            Alors qu'il sentait que la fin était très proche, le soldat Impérial fut sur le point de fermer les yeux mais par on ne sait quel miracle il tomba sur une escouade clone qui fut aussi surprise que lui. Les quatre clones menacèrent de faire feu si l'inconnu ne déclinait pas son identité. Essoufflé et effrayé, Curtis leur montra très clairement que ce n'était pas le moment de se présenter.


                            « TIREZ BORDEL ! J'SUIS DES VÔTRES ! » Gueula Curtis sans prendre en compte les armes qui étaient brandies sur lui. « PAS SUR MOI BON SANG ! SUR LUI !» Leur hurla-t-il à nouveau en se retournant et en tirant dans le noir absolu du couloir par lequel il était arrivé.

                            Les quatre clones ne comprenaient visiblement pas ce qu'il se passait. Mais l'effroi et l'affolement dont était atteint Curtis parvint jusqu'à eux et, ensemble, ils se mirent à faire feu dans la même direction que le matricule 488-208. Ce dernier était dans un état second, proche de la folie. Jamais il n'avait été dans une telle situation de peur. Ne s'était-il pas tout simplement fait berné par les pouvoirs mystiques de la Forge Stellaire?! Ils étaient en train de vider des dizaines de chargeurs sur un ennemi inexistant! Attrapant l'une de ses grenades à sa ceinture, Curtis la plaça à l'intérieur de son DC-17m auquel il avait ajouté l'option anti-blindage avant de presser la détente. Utiliser un explosif dans un couloir aussi étroit que celui-ci enlevait toute chance de survie pour la cible visée. S'il y avait bel et bien quelqu'un qui poursuivait Curtis, il était mort. C'était inévitable.
                            Les armes s’arrêtèrent soudainement de fonctionner. Inquiets, les membres de l'escouade clone se regardèrent simultanément avant de tourner la tête vers l'inconnu effrayé dont ils ne connaissaient toujours pas l'identité. Celui-ci semblait en état de choc.


                            « On a rien touché, chef. Pas de sang, pas de corps. On a tiré dans le vide! » Déclara l'un des soldats de l'escouade qui s'était approché de la zone précédemment visée par les cinq hommes.

                            Le chef se rapprocha de Curtis et tenta de le faire revenir à la réalité. Celui-ci sursauta une nouvelle fois avant de regarder le commando clone qui lui demanda ce qu'il avait vu. Toujours effrayé par la situation dans laquelle il s'était trouvé, 488-208 ne donna aucune réponse. Jusqu'à ce qu'il entende l'un des soldats qui avait vraisemblablement trouvé quelque chose dans les décombres du couloir partiellement détruit.

                            « Il n'y a rien, à part des tâches vertes et fluorescentes qui disparaissent dans la pénombre. » Remarqua le second clone un peu plus loin dans le couloir, sans vraiment accorder une réelle importance à sa découverte.

                            S'il ne donna aucune importance à l'égard de ces tâches, Curtis ne suivit pas son avis: le matricule 488-208 se rapprocha de ces traces et toucha le liquide visqueux. Et pour lui, il n'y avait aucun doute possible.

                            « C'est du sang...» dit-il calmement en fixant le noir absolu du couloir, d'où semblaient ressortir deux yeux jaunes qui, s'ils étaient bien réels, n'appartenaient en aucun cas à la Forge Stellaire...

                            [A suivre, au Centre de Commandement...]
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                              Auteur : Super PNJ


                              PNJ Bean
                              [Chevalier Jedi]
                              Spoiler : Musique
                              [Flash unavailable]

                              Dans ces lieux déserts, quelque part vers le point central de la Forge Stellaire, la tempête guerrière était malheureusement déjà passée. Les nombreux tirs de blasters avaient laissé d'importantes traces sur les murs rongés par la violence de l'affrontement entre les Rebelles et les Impériaux. Les cadavres jonchaient le sol et le sang s'était mué en peinture fraîche, mais ceux qui découvraient ce paysage sinistre pouvaient se dire que le pire était déjà passé. Mais n'était-ce pas plus douloureux d'assister à l'horrifiant résultat de la guerre plutôt que d'y participer? Il était extrêmement difficile de trouver la réponse à cette question.
                              Seul et perdu au milieu de l'immense Forge Stellaire, un Jedi triste et désabusé marchait la tête baissée. Les larmes provoquées par une expérience douloureuse très récente étaient toujours visibles sur ses joues. Éprouver un tel sentiment était inadmissible pour l'être qu'il était mais il n'avait pas eu la force de résister, alors qu'il naviguait en solitaire dans ces couloirs, suivant son propre instinct qui le menait nul part.
                              Le dénommé Bean, mystérieux Chevalier Jedi aussi talentueux dans les gaffes que dans le domaine de la Force commençait à se demander s'il ressortirait vivant de cette bataille. Séparé des siens qu'il avait abandonnés alors qu'ils étaient tombés dans une embuscade à l'étage supérieur, le jeune guerrier ne pensait pas une seule seconde avoir les aptitudes nécessaires pour retrouver son chemin dans ce labyrinthe dangereux. A vrai dire, il était toujours secoué par ce qu'il avait vécu. Il ne contrôlait en aucun cas ses ressentiments, ce qui l'empêchait de se concentrer sur son but... s'il en avait réellement un.
                              Un mauvais pressentiment l'avertissait que la Forge allait bientôt exploser et que le mieux à faire était de rejoindre au plus vite les hangars; mais sa conscience lui demandait de remplir ses objectifs, pour rendre hommage à la mémoire des siens qu'il avait laissé mourir et qu'il n'avait pas pu aider. Cependant, cette deuxième initiative lui faisait peur. Il se demandait comment il pourrait réussir à vaincre tout un groupe d'Assassins Sith seul. Mais les Maîtres Jedi comptaient sur lui et sur l'aboutissement positif de cette mission. Bean était conscient que si personne ne s'occupait de ces fanatiques personnages, il y aurait encore plus de morts qu'actuellement. Car ces Guerriers Sith bloquaient l'un des accès principaux menant au cœur de la structure et à son usine de production en masse. Tous les Rebelles et les Jedi qui passeraient par ce chemin-là étaient voués à une mort certaine face à ces pratiquants du Côté Obscur qui se nourrissaient uniquement de la force négative dégagée par la Forge Stellaire.
                              Aller à l'encontre de ces fanatiques, c'était comme se jeter dans la gueule du Kath. Bean avait peur des chiens Kath... Mais il allait devoir affronter ses peurs et se surpasser, c'était le moment où jamais.

                              Bien qu'il essayait de s'en débarrasser, les images défilaient toujours dans sa tête: l'embuscade, les sabres lasers qui s'étaient allumés bien trop tard et la porte du turbo-élévateur qui se refermait sur cette scène... affreuse...
                              Ils avaient réussi à atteindre ce niveau sans difficulté, et c'était peut-être ce qui avait causé leur perte: ils avaient adopté une trop grande imprudence... Accompagné de deux Maîtres et d'un Chevalier, Bean avait été le seul à éviter la trop grande confiance en soi. Il leur avait pourtant dit qu'il avait un mauvais pressentiment! Il leur avait fait part de son inquiétude quant à une présence bien plus importante qu'ailleurs du Côté Obscur à ce niveau proche du Cœur de la Forge. Mais Bean avait été victime de sa propre personnalité. Il s'était crée une image de membre indiscipliné et dissipé au sein de l'Ordre. A tel point que peu de personnes dans son entourage n'était assez fou pour écouter ses rares conseils. Mais pour une fois que le drôle de personnage était concentré dans sa mission, personne n'avait voulu l'entendre et prendre en considération ses remarques qui s'étaient révélées exactes...
                              Les quatre Jedi s'étaient fait surprendre par trois Sith qui les avaient attaqué d'une manière lâche. Le Maître Jedi Quilaa s'était retrouvé avec le sabre laser planté dans le dos sans qu'il n'ait pu réagir. Le Chevalier Kwuilo avait réussi à parer l'attaque d'un des guerriers du Côté Obscur mais une tempête d'éclairs s'était abattue sur lui...
                              Consciente que l'échec n'était pas autorisé, le Maître Kryliana, femme Corellienne toujours en vie ordonna à Bean de fuir et de remplir la mission seul. Mais celui-ci n'avait pas le même avis qu'elle. S'il y avait un Jedi que le jeune Bean n'aurait jamais abandonné, c'était bien Kryliana, l'une des seules Jedi qui avait toujours eu foi en lui. Mais une poussée de force de la native de Corellia l'obligea à rejoindre le turbo-élévateur adjacent où il fut envoyé sans négociations possible. L'ascenseur s'activa dans l'immédiat, et dans l'étroite ouverture de la porte qui se refermait, Bean aperçut son amie se faire trancher la tête par un Zabrak dont le visage resterait à jamais graver dans sa mémoire...

                              Enfin il réussit à libérer son esprit de toutes ces images qu'il ne désirait plus jamais revoir. Mais entre les pouvoirs mystiques et terrifiants de la Forge Stellaire et vivre un souvenir certes douloureux mais faisant parti du passé, que fallait-il choisir? Car s'il n'était plus confronté à cet évènement tragique qu'il avait vécu, Bean rencontra un nouveau problème qui lui fit froid dans le dos: il y avait quelqu'un dans le couloir sombre qu'il était en train de traverser. D'avantage de lumière l'aurait soulagé, mais ce n'était pas le cas. Statique, le jeune homme tremblait et n'avait visiblement pas repris confiance en soi. Et lorsqu'il aperçut deux jeux jaunes terrifiants dans la pénombre obscure du corridor, ses lèvres s'agitèrent rapidement. Bean avait peur. Tellement peur qu'il lâcha le sabre laser qu'il tenait fermement pour se rassurer. Apeuré, il se jeta au sol et le récupéra difficilement avant de se relever et de réaliser qu'il n'y avait plus aucune menace à l'horizon: l'aura obscure et dangereuse qu'il avait ressenti avait tout simplement... disparu...
                              Rassuré, Bean se retourna pour reprendre la route. Mais il ne put s'empêcher de pousser un cri lorsqu'il aperçut la lame rouge d'un sabre laser à quelques mètres de lui.
                              Instinctivement, le Chevalier Jedi alluma son sabre laser et attendit patiemment là où il était, sans bouger. On ne pouvait dire si c'était sa peur qui le rendait aussi immobile ou s'il avait enfin réussi à contrôler ses sentiments. Mais quoi qu'il en soit, il était prêt à se battre. Et à honorer la mémoire de Kryliana.
                              La lame rouge s'avança dans l'obscurité du couloir. Elle s'apprêtait à rentrer en contact avec la lame bleue de Bean. Mais un imprévu se déroula. Derrière la lame rouge apparu une nouvelle lame bleue bien plus puissante et bien plus influente qui s'abattit sur son ennemie. S'en suivi un combat intense, violent et d'une rare intensité. Bean n'avait jamais assisté à un tel affrontement.
                              Autour de lui, l'atmosphère sembla devenir plus rassurante. Le jeune Chevalier Jedi avait l'impression de se sentir chez lui, en sécurité.

                              Le combat tourna rapidement à l'avantage de la lame bleue avant que celle-ci ne frappe sans aucune pitié la lame rouge qui céda. Celle-ci disparut. La lame bleue brilla de plus belle pendant quelques secondes avant de disparaître à son tour. S'en suivit un calme pesant mais qui ne cachait aucun danger. Une voix grave et familière se fit alors entendre.

                              « Ne tourne jamais le dos à ton ennemi, Bean. Ce Seigneur Sith l'a fait, et c'est la dernière erreur qu'il a pu commettre. »

                              Un large sourire de joie apparut sur le visage du jeune Chevalier Jedi: l'homme qui l'avait sauvé sur Corellia venait de le secourir une seconde fois...
                              Spoiler : HRP
                              Rylen  Jedi By Rylen
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                                Post n°35
                                Auteur : Rylen Korr

                                [Précédemment...]
                                « Allez... Il faut rejoindre nos alliés... »

                                Tomber pour mieux se relever... Cette phrase définissait très clairement la pensée de Rylen Korr, même s'il avait eu besoin de l'aide d'un valeureux soldat clone pour ne pas rester impuissant lorsqu'il s'était retrouvé à terre.

                                Ses souvenirs étaient flous, à vrai dire il ne se souvenait plus vraiment de ce qui lui était arrivé. Le Maître Jedi se rappelait avoir été secouru par un débarquement massif orchestré par l'Ordre Jedi. Puis il avait décidé de retourner dans le hangar. Mais il ne se savait pas pourquoi... Lorsqu'il vit le soldat clone qui le maintenait debout, il se rappela ce qu'il s'était passé. Quelques minutes auparavant, les rôles avaient été inversés. Rylen avait sauvé ce pilote émérite d'une mort certaine alors qu'il avait été pris au piège dans une canonnière ravagée par les flammes. Les Impériaux lançaient à ce moment une offensive dans le hangar. S'il n'était pas mort par le pouvoir destructeur du feu, il aurait été tué par l'un des sbires de l'Empire. Pire, il aurait très bien pu être capturé et torturé pour qu'il révèle des informations précieuses aux subordonnés de l'Empereur. Mais en aucun cas Rylen n'avait pas pensé à cette issue au moment de plonger une nouvelle fois dans l'enfer de la bataille. En aucun cas il avait pensé à l'Ordre Jedi et à sa survie lorsqu'il décida de ne pas quitter les hangars pour un lieu plus sûr. S'il avait agi ainsi, c'était pour une seule raison: sauver la vie d'un soldat. C'était pour la même raison qu'il avait choisi de mettre sa mission en péril lorsqu'il ordonna au pilote de l'Ebon Hawk de détourner la trajectoire enregistrée pour sauver le dénommé Bishop... Mais pourquoi risquer sa vie et mettre en péril les objectifs d'une bataille pour la survie de deux soldats parmi tant d'autres? Beaucoup de personnes pouvaient se poser cette question. Mais pas Rylen Korr. Le Grand Maître de l'Ordre répondrait que "c'est en agissant de cette manière que l'on se distingue de son ennemi". Il conclurait en disant que "c'est en donnant de l'importance à chacune de nos forces que l'on préserve notre âme".

                                La Forge Stellaire avait annihilé ce qu'il restait de bon dans le cœur des assaillants. A une certaine époque très ancienne, du temps de l'Ancienne République, on n'abandonnait pas un soldat au combat. Quel que soit le prix à payer. N'importe quel Jedi aurait agi de la sorte face à un combattant, qu'il soit humain ou clone. La réaction d'Odan Rurr dans le cargo qui les conduisit jusqu'à la Forge, au début de la Bataille, caractérisait parfaitement le changement de psychologie de ces hommes qui déclaraient se battre pour le bien. Le confrère de Korr au Conseil d'Endor avait osé prétendre qu'il était tout à fait normal de sacrifier la vie d'un homme pas très différent de leur personne pour les intérêts de leur cause... Le Grand Maître aurait craché de dégout à ses pieds s'il n'y avait pas eu des plus jeunes Jedi dans le vaisseau! Comment pouvait-on siéger dans la plus haute instance de l'Ordre Jedi et tenir de tels propos?! Les plus grands Maîtres Jedi que l'Ordre a connus depuis des millénaires devaient se retourner dans la Force à l'heure qu'il est! Rylen avait honte de se déclarer descendant de ces honorables guerriers de la justice et de la liberté. On ne l'avait pas formé comme cela et on ne lui avait pas inculqué des valeurs pareil. Mais n'était-ce pas l'un de ses échecs en tant que Grand Maître du Nouvel Ordre Jedi? N'était-ce pas sa faute, au final? Pour l'instant, il ne pouvait pas connaître la réponse. Personne ne le pouvait. Mais s'ils perdaient cette bataille, alors il devrait se remettre en question. S'ils échouaient à l'issue de cette première guerre, Rylen Korr devrait se confronter à lui-même et prendre ses responsabilités. Il les assumerait.

                                Mais pas maintenant. Il devait se fier à l'instant présent, comme le lui avait appris son ancien Maître...

                                « Une ancienne prophétie Jedi évoque les temps sombres qui approchent. Je la tiens de mon ancien Maître, qui lui-même la tenait de son mentor. Cette légende est transmise de génération en génération, de professeur à élève, et aujourd'hui je me décide enfin à la transmettre à mon Padawan.
                                Elle dit: "Lorsque la République ne sera plus, lorsque les Jedi seront influencés par une sphère qu'ils auront volontairement évité durant des millénaires, apparaîtra un guide qui saura reconduire l'Ordre et ses partisans sur le bon chemin.
                                Lorsque la République sera une relique du passé apparaîtra un leader qui saura préserver ce que l'Ordre Jedi aura été depuis sa création: une organisation volontairement indépendante dont le but est d'assurer la paix, la vertu et l'équité entre tous les êtres de la Galaxie.
                                Lorsque la République sera un lointain souvenir, ce flambeau aura pour mission de redonner au peuple l'espoir et la confiance que les Anciens ont su leur donner, il y a près de 25.000 ans.
                                Le flambeau aura le privilège unique de faire le choix que le peuple ne pourra jamais faire.
                                Alors la Galaxie, de nouveau unie, sera prête à affronter le plus dangereux ennemi qu'elle aura connu.
                                Et le flambeau pourra dès lors s'éteindre, transmettre son droit au peuple et disparaître dans la Force, le devoir accompli..."

                                Je suis un fidèle partisan de l'instant présent. Tu le sais et le Conseil le sait. Or je viens de te parler d'une prophétie, logiquement basée sur des visions de l'avenir. C'est contradictoire, non? J'ai promis à mon ancien Maître de la transmettre à mon futur apprenti avant sa mort, et j'ai tenu ma promesse. Tu comprends mieux pourquoi, maintenant. Mais ce n'est pas la seule raison...»

                                Pourquoi maintenant? Pourquoi entendait-il la voix de son ancien Maître à ce moment précis? Il y avait une raison particulière, il le savait. Lorsque cela lui arrivait, il était généralement dans une très mauvaise situation. La dernière fois, c'était lors de son combat sur Dantooine, avec l'Oméga... Lorsque Bens était mort. Et lorsqu'il fut sur le point de fermer les yeux, pendant que la caverne s'écroulait au-dessus de lui.
                                Spoiler : Musique
                                [Flash unavailable]

                                Le Maître Jedi ouvrit les yeux. Il était allongé par terre, mais il n'était pas mort. Pas encore. Il était même dans un très bon état, s'il comparait son état actuel à celui dans lequel il était quelques minutes précédemment. Le soldat clone semblait inquiet, pensait très certainement que son camarade succombait de ses blessures. A vrai dire, pendant quelques secondes, le cœur de Rylen s'était arrêté. Mais à travers la Force il y avait un ancien Jedi qui veillait sur lui: son ancien Maître. Il l'avait vu, il avait presque réussi à le toucher. Mais il avait rapidement disparu avant que le Grand Maître de l'Ordre ne se réveille dans ce lieu sinistre, la Forge Stellaire. La première pensée qu'il eut en ouvrant les yeux fut en rapport avec cette mystérieuse prophétie: pourquoi l'entendre à nouveau à ce moment précis de la bataille? Il y avait un sens, un but à découvrir. Ce n'était pas le hasard. Ce n'était jamais le hasard.
                                Alors que le clone lui demandait comment il se sentait, Rylen Korr tourna subitement la tête vers un couloir très sombre avant de se lever d'un bond. Il était visiblement en pleine forme. Et on l'appelait. L'un des siens avait des ennuis. Il devait le secourir.

                                Laissant le clone sur place, sans lui expliquer la raison de cette très étrange réaction, Rylen se mit à courir à grandes enjambées. Il traversa tout un niveau, tel un marathonien bataillant pour la première place d'une course sportive. Il rencontra plusieurs soldats Impériaux sur sa route mais il ne les combattit pas. Pour lui, il s'agissait d'éléments du décor sans importance. Arrivé à un turbo-élévateur en panne, Korr respira profondément et regarda derrière lui: une unité de Stormtroopers l'avait pris en chasse et s'apprêtait à le descendre. Il n'avait pas le choix: il prit ses appuis et effectua un saut de plusieurs mètres pour atteindre le niveau supérieur sans prendre l'ascenseur.
                                Sa main gauche s'agrippa à un câble. La porte d'accès était à quelques centimètres au-dessus de sa tête. Mais en dessous, c'était le vide béant. Le Maître Jedi attrapa le câble avec sa main droite et sauta une nouvelle fois en espérant attraper le bon appui. Il réussit. Il avait atteint l'étage souhaité et faisait face à ce qu'il avait ressenti. Un Seigneur Sith allait attaquer l'un des siens. Rylen attrapa calmement son sabre laser et l'alluma, s'approchant sereinement de son adversaire qui se retourna lorsqu'il ressentit le gardien du Côté Lumineux. L'affrontement était inévitable. Le Jedi se rua sur le Sith et lui porta un premier coup fatal à la tête que le fanatique au sabre laser rouge para difficilement.
                                *Assurer la vertu.*

                                Le Sith riait. Son statut de fanatique lui était définitivement acquis. La Forge Stellaire l'avait complètement perverti, il n'était qu'une représentation physique des plus dangereuses forces mystiques qu'il pouvait exister dans la Galaxie. Mais il avait face à lui la flamme dont le but était de combattre cette obscurité périlleuse. La lame bleue était représentative de ce flambeau envoyé pour préserver des valeurs dans des lieux qui n'en possédaient pas. Et pour le moment, cette arme dominait son adversaire. Les coups étaient portés avec une extrême précision et une puissance fatale. Le Sith se laissait habiter par le Côté Obscur et c'était uniquement grâce à ce choix facile qu'il était encore envie. Mais il allait le mener à sa perte.
                                *Affronter l'ennemi avec des valeurs, combattre le mal avec l'Espérance.*

                                L'obscurité se dissipait. La lumière s'imposait. La lame bleue porta un coup fatal à la lame rouge et l'un de ses membres tomba au sol, répandant du sang sur le sol. La lame bleue subit alors une attaque lâche du Côté Obscur et l'affronta difficilement. Le Sith usait de ses dernières secondes de vie pour apporter le malheur et le doute sur le Maître Jedi qui résista... facilement. Il avait découvert en lui une force qu'il n'avait jamais connu auparavant. Une force qui lui avait permis de se défaire de ce sbire de l'Oméga sans mettre en péril sa vie.

                                « Ne tourne jamais le dos à ton ennemi, Bean. Ce Seigneur Sith l'a fait, et c'est la dernière erreur qu'il a pu commettre. » dit-il sereinement au Chevalier Jedi qu'il avait identifié bien avant d'arriver face à lui.

                                La lame rouge frappa le sol et s'éteignit. Dans la pénombre de ce couloir de la Forge Stellaire, on ne pouvait distinguer qu'une seule lumière: celle dégagée par le sabre laser du Maître Jedi. L'arme s'abaissa et frôla le crâne dégarni de cheveux du fanatique qui ria et qui prononça ses derniers mots dans une très ancienne langue, certainement liée à la culture Rakata dont faisait partie la structure dans laquelle ils se trouvaient. Rylen baissa alors ses paupières et écouta son instinct, lui demandant certainement quelle était la meilleure réponse à donner au Seigneur Sith. Mais il fut interrompit dans sa réflexion par le fanatique qui tenta un dernier coup de grâce, souhaitant emporter le Grand Maître de l'Ordre avec lui. Ce dernier réagit immédiatement et lui coupa la tête.

                                « J'ai reçu le privilège de faire le choix. Et tu viens de subir ma décision. » déclara-t-il, mettant fin au combat.
                                La tête rebondit sur le sol et la lame bleue s'éclipsa.

                                [A suivre, dans le Coeur de la Forge...]
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