Préparatifs ultimes [Devaron]
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Post n°4
Auteur : Wyrim OshindaraLabroo m’attendait déjà à quelques pas du quai. Il m’observe sans agressivité, mais avec cette posture tendue propre aux soldats qui savent ce que peut faire une armure mandalorienne lancée à pleine vitesse. Il ne me répète pas ses consignes. Il se contente de hocher la tête et se retourne, me laissant comprendre que je dois suivre.
Je m’exécute sans un mot, mais pas sans observer.
Le chemin est silencieux. Long. Taillé dans la roche, renforcé par une architecture plus récente. Sur les murs, plusieurs statues de Jedi. De vrais artefacts, pas de simples copies. Je ne reconnais pas les visages, mais les postures. Probablement des maîtres tombés, récupérés, figés. Cela en dit plus sur l’hôte que n’importe quel discours.
Des vestiges anciens, exposés sans contexte. Des figures figées dans le silence, dont on ne sait si elles sont honorées, oubliées… ou simplement récupérées.
Les gardes postés à chaque embranchement me jaugent. Je sens leur hésitation. Ils ne savent pas s’ils doivent me craindre ou me tolérer. C’est bien. Je préfère qu’on hésite.
Nous arrivons devant deux lourdes portes. Labroo les ouvre sans se retourner.
Le grand salon est spacieux, froid, orné. Du bois de Kashyyyk, du cuir, un miroir doré couvrant le mur derrière le fauteuil de la maîtresse des lieux. Elle ne se lève pas. Elle flotte.
À son invitation, je prends place dans un des fauteuils en face de la Célégienne. Je ne retire pas mon casque. Ce n’est pas un manque de respect. C’est une habitude. Et un rappel.
Je l’écoute avec attention. Elle parle d’un monde ravagé par les Sith. D’un front d’émancipation. D’agents infiltrés, de compagnies mercenaires, de troupes droïdes. De sept bastions, d’un Léviathan, de cargos, de défenses réparties. De guerre ouverte.
Elle évoque un passé que je connais. Une coïncidence ? Peut-être. Mais elle en dit assez pour me faire penser qu’elle a fait ses recherches.
Je laisse le silence s’installer quelques secondes après sa question.
Puis je réponds, sans détour.
— Un peuple opprimé. Une planète oubliée. Des chaînes et des flammes.
Ma voix est calme, maîtrisée.
— Ce genre d’histoire, je l’ai déjà croisée. Des mondes brisés, des familles réduites au silence, des oppresseurs couverts d’or et de cendres.
J’ai vu ce que les Sith laissent derrière eux. Et ce qu’il faut pour les faire reculer.
Je croise les bras.
— Ce que vous proposez n’est pas un simple contrat. C’est un front. Une cause. Si vous êtes prête à l’assumer, je suis prêt à l’entendre.
Je me penche légèrement, ton plus direct.
— Une opération comme celle-ci peut servir bien plus qu’une cause isolée.
Mandalore ne cherche pas à montrer les dents, mais à choisir ses combats avec justesse.
Vous parlez d’un peuple qui se soulève, d’un monde à libérer… Si nous intervenons, ce sera avec efficacité, mais aussi avec une exigence : que nos actes servent nos clans.
Cette mission pourrait ouvrir des voies : alliances, accès à des ressources, influence dans des zones où notre voix n’est plus entendue.
Elle peut offrir à certains de mes frères une cause claire, et à Mandalore un levier discret mais réel dans la réorganisation à venir.
Je marque un silence plus court.
— Je veux un objectif clair. Une cible à neutraliser. Un cadre précis pour l’intervention.
Ce que vous attendez de moi et des miens, sans zones grises.
Je n’agis pas à l’aveugle. Donnez-moi une mission. Pas une promesse.
Puis, plus bas :
— Et si un Sith se dresse sur ma route… je ne passerai pas à côté. -
Post n°5
Auteur : ValiantDans le salon, Wyrim écouta les explications de la Planificatrice en silence, c'est qu'une fois le déroulement du plan établi qu'il prit la parole après une courte pause. Il connaissait ce genre de bataille, il connaissait également les Sith.
Le guerrier revendiquait pour Mandalore parlant de juste cause, mais aussi d'intérêts communs et de futurs accords puis il fixa ses conditions, il voulait tout connaitre de sa cible.
The brain agita ses appendices, ce chasseur de prime était redoutable et ambitieux avait elle fait le bon choix en le recrutant? il ne se contenterait pas d'un contrat, il voulait plus, bien plus.
Derrière le miroir quelqu'un observait le dialogue noué entre la Célégienne et le Mandalorien, IL avait sourit en écoutant les propos froids et directs de Wyrim reconnaissant en lui la fierté Mandalorienne, après tout il avait été entrainé par Guilty, un Cuy' Val'dar, sur Kamino, il en connaissait les codes.
Et avant que The Brain ne réponde au mercenaire, Valiant entra à son tour dans la pièce, il portait une combinaison échanie de la black Mesa de couleur rouge et un casque intégral dissimulait son visage,, un scalp de jawa était accroché sur son épaule gauche et un mini lance flamme de marque Czerka était fixé à son bras droit tandis qu'une vibrolame était fixé dans son dos et qu'un blaster DC pendait à sa ceinture.
Pour l'occasion le clone ne portait pas son armure Katarn si reconnaissable, après tout personne ne devait savoir que Cathar était derrière cette invasion. A ses cotés se tenait Daymi_0, un droid superviseur de type Ev, il lui servirait de garde du corps pour cette opération.-Vous voulez une cible, Wyrim Oshindara? alors j e vais vous donner cela, je suis le général Rathac, chef des opérations à propos.Minas. Une cité construit en profondeur , des milliers de galeries reliées toutes ensemble, défendue par des bunkers ;C'est la deuxième place forte de Vinsoth après Volantis, la capitale.La ville est reliée à l'océan par un large tunnel , c'est par la que vous entrerez grâce à vos jet pack après avoir été largué par une canonnière.Sous terre vous affronterez des mercenaires, des soeurs de la nuit et certainement des T'surr, des guerriers sanguinaires. Vous sentez vous à la hauteur?Sur de lui , Valiant avait donc dévoilé quelle planète était ciblée et il provoquait volontairement le Mandalorien, cette culture respectait la force, et il le savait que trop bien c'est bien pour cela qu'il leur avait affecté Minas . Lui et ses hommes se chargerait de la capitale, qui était défendue par des anciens gladiateurs , des Tuskens et des Jedi noirs, tout un programme.
La Shadow Company se chargerait du continent nommé l'Echine et de son fort adossé à une paroi rocheuse, les troupes d'acier attaquerait Aeziel le cinquième continent.
Sur El Vins, la lune minière, Ouillé, l'agent du Sabre squad avait recruté des grévistes pour attaquer les infrastructures et semer le désordre.
Pour Sinusia, une émeute allait être organisée dans la prison par les agents spéciaux Cathar dissimulés parmi les détenus et ensemble ils attaqueraient le camp Arkadia a proximité.
Enfin les sections d'Oliphants, constituée de Chevins appuieraient toutes les troupes mercenaires pour donner une légitimité à cette invasion. (Cyrius, Darius Pôros, Antigone, Perdiccas, Ptolémée, Seleucos, Pyrrhus, Antiochos, Yazdgard, Abrahra)
Enfin sans doute le point le plus compliqué à abattre: La tour sombre, l'académie Sith serait laissée entre les mains expertes de Dark Sihudas, un seigneur noir qui voulait se venger de Dark Oblivious, mais ce détail resterait secret pour le moment.
S'il voulait convaincre Wyrim, on ne devait pas dévoiler que des adeptes du coté obscur combattaient sous la bannière orné de chaines et de feu.Spoiler
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Post n°6
Auteur : Wyrim OshindaraLe clone a parlé. Voix tranchante, vocabulaire militaire. Il provoque. C’est volontaire.Une façon de jauger les crocs avant d’ouvrir la cage.
Je redresse légèrement le buste dans le fauteuil. Mon regard traverse la pièce, de la Célégienne flottante au clone silencieux. Lui, il reste figé, droit comme un pic. Il ne joue pas l’arrogance, il attend. L’homme a l’habitude des ordres donnés et des engagements tenus. Mais il scrute, mesure. Il me teste.
— Une cité enterrée, un accès immergé, des adversaires qui chassent dans l’ombre. Voilà une mission digne d’intérêt… ou d’un piège bien ficelé.
Je laisse planer un silence, calculé. Le bois de la table, noble, ne reflète rien. Même la lumière semble s’atténuer entre ces murs épais. L’air sent le contrôle. L’anticipation. Et le poids des décisions déjà prises.
— Mais l’intérêt ne suffit pas à gagner une guerre. J’irai à Minas.
Je mènerai mes hommes par mes propres moyens, avec mes propres ressources.
Aucune chaîne ne relie Mandalore à cette opération. C’est notre choix d’y participer — et notre façon d’y participer.
Je croise les bras. L’armure claque doucement contre mes avant-bras. Le clone ne cille pas, mais je capte un mouvement dans son coude, une micro-tension. Il écoute. Il évalue chaque mot.
— Si vous attendez de nous précision et efficacité, alors il me faut davantage que des noms.
Un relevé topographique de l’entrée submergée. La disposition des galeries. La profondeur des bunkers.
Les mouvements ennemis, les couloirs de repli, les anomalies observées par vos agents.
Je veux ce que vous avez — pas ce que vous jugez suffisant.
Je tourne lentement le casque vers la Célégienne, puis vers le général. Je cherche la réaction. Rien. Contrôle parfait. Mais l’immobilité est une réponse en soi.
— Nous ne sommes pas là pour garnir vos rangs.
Nous sommes là pour frapper juste, puis disparaître.
Donnez-nous les données, et vous aurez les résultats.
Un silence volontaire, plus lourd, accompagne mes derniers mots. Dans la pénombre, chaque regard devient un pari. Un jeu d’ombres entre celles qui dirigent et ceux qui obéissent — ou refusent de le faire.
Je m’attarde. La voix se fait plus lente. Le ton, plus bas.
— Mais il reste une chose.
Je laisse le silence s’installer. Long. Inconfortable.
— Une question que personne ici ne pose...
Un battement, presque inaudible, de ma respiration dans le casque. Puis, plus grave :
— … et que tout chef doit poser avant d’envoyer les siens dans la gueule noire d’un monde souterrain :
Je me penche à peine, voix contenue, mais acérée :
— Qu’y gagne Mandalore ?
Je laisse la question flotter. Comme un poids suspendu au-dessus de la table.
— L’honneur est une bannière noble... mais il ne forge pas d’alliances. Il ne remplit pas nos hangars. Il ne console pas les veuves.
Je relève le menton d’un cran.
— Alors dites-moi ce que vous offrez — et pas en promesses.Je suis venu en éclaireur.
Mais maintenant, Mandalore regarde avec moi. -
Post n°7
Auteur : ValiantSous son casque Valiant souriait , le Mandalorien était tel qu'il l'imaginait et comme il l'avait escompté celui ci acceptait l'objectif qui lui avait été attribué précisant toutefois qu'il irait avec ses propres moyens, qu'a cela ne tienne.
Puis il demanda des précisions, en bon stratège qu'il était bien évidemment, ce Mando la n'était pas une brute sans cervelle, loin s'en faut.
Enfin, il termina par un dernier point , une question essentielle: qu'avait à y gagner Mandalore?
The Brain s'agita avant de répondre.-Des crédits bien évidemment mercenaire, qu'attendez vous donc de...
Valiant leva le poing, intimant ainsi le silence à sa subalterne à tentacules.-Nous vous communiquerons tous les renseignements que nous avons recueilli, mais vous devez vous douter que si nous avons fait appel à vos services en particulier c'est que nous n'avons pas toutes les données, il reste des angles morts dans notre stratégie.Ce point la étant éclairci, le clone passa donc à la suite.-Je ne peux faire de promesses à la place du leader Chevin, mais une fois les choses rétablie sur Vinsoth, il y aura toute une planète à reconstruire et sans doute des contrats à négocier pour Mandalore avec le pouvoir en place.Mais pour cela , il faut tout d'abord débarrasser la planète de l'engeance Sith.J'imagine que quand la galaxie apprendra que Wyrim Oshindara a encore triomphé d'un autre seigneur noir, le poste de Mandalore ultime vous sera grand ouvert.
Mandalore ultime était le nom du chef des guerriers Mandaloriens, et cela faisait des décennies qu'aucun guerrier n'avait pu mériter ce titre. Est ce que el Duro aurait les épaules pour cela?
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Post n°8
Auteur : Wyrim OshindaraCertains s’enflammeraient pour moins. Moi, je garde la braise sous la cendre.
— Vos mots sont bien choisis, général…
Un temps. Une seconde de trop.
— Trop bien, peut-être.
Je me lève lentement. Le cuir du fauteuil grince sous le mouvement. Ma silhouette se découpe dans la lumière tamisée, et le gant glisse sur la surface veinée de la table, comme on appuie un serment sur une dalle funéraire.
— Je n’ai pas besoin d’un trône pour commander.Je n’ai besoin que de résultats.
Un souffle traverse la pièce. Personne ne parle.
— Si Mandalore doit se lever à nouveau……ce ne sera pas sur des flatteries……mais sur des victoires claires……et des dettes tenues.Le poids des engagements. Voilà ce qui compte. Pas les promesses. Les fondations qu’on pose.
Je fais lentement le tour de la table, mes pas amortis par le tapis wookiee, le regard ancré dans les visages qui ne cillent pas. Puis je m’arrête.
— Nous irons à Minas.Nous frapperons vite. Fort. Et sans bruit.
Un battement. Mon poing se referme.
— Mais Mandalore ne donne pas son sang pour des promesses.Vous voulez bâtir quelque chose ? Alors donnez les fondations.Je suis venu en éclaireur. Mais ils m’ont vu. Et maintenant, je suis dans leurs plans.
Je me penche légèrement. Juste assez pour troubler l’équilibre de la pièce.
— Je vous ramènerai une cité libérée.
Je laisse le silence tomber comme une lame froide.
— Faites en sorte qu’elle serve à plus… qu’à nourrir votre récit.
Je recule d’un pas. Mon casque reste tourné vers le général. Les lueurs de la salle glissent sur les arêtes du beskar, sans révéler ce qu’il y a derrière.
— Et il y aura besoin de ressources.Un soutien logistique discret pour la phase post-opératoire.Ravitaillement en bacta. Munitions à énergie dispersée. Balises de désignation renforcées.
Je laisse un battement. Lent. Sourd.
— Vous parlez de reconstruction ?Alors commencez par rendre les outils à ceux qui vont briser vos chaînes.
— Et si vos ambitions pour cette planète incluent une légitimité durable, commencez aussi par prévoir l’aide à ceux qui devront tenir les ruines après la chute.Les Chevins auront besoin d’un soutien visible. Organisé.Du matériel, des voies d’approvisionnement, une logistique stable.Nous savons faire la guerre, mais nous savons aussi fortifier ce que nous libérons.Je suis venu en éclaireur.Mais maintenant, Mandalore regarde avec moi. -
Post n°9
Auteur : ValiantLes mots de Wyrim résonnent dans l'esprit de Valiant, il parle juste, avec des propos fermes et forts, il parle d'avenir, de reconstruction mais avant toute chose il faut vaincre l'ennemi et remettre en place l'ordre établi.
Le Mandalorien pose ses demandes tactiques, bacta et munitions, il s'attend au pire, et il a sans doute raison, les fidèles Sith ne se rendront pas, ils sont absolus, préférant la mort à toute autre option, mais le clone ne leur en proposera aucune de toute façon, ce qu'il veut , c'est éloigner cette sombre menace de sa planète et s'il doit commettre un massacre dans les rangs des adeptes obscurs et leurs alliés, il n'hésitera pas une seule seconde, le général a toujours été impitoyable sur les champs de bataille.-Je sais mener une guerre, Mandalorien et je tiens toujours ma parole, vos demandes logistiques seront toutes exaucées.Nous allons mener cette bataille en compagnie des Chevins en rangs serrés, nous ne sommes pas de simples mercenaires mais des libérateurs.J'ai fait mieux que de donner des outils aux Chevins, je les ai armé et entrainé!Une fois débarrassé des Sith nous retravaillerons également à la reconstruction, et je ne doute pas que ne nombreux mondes soient sensibles au sort peu enviable que Dark Oblivious a accordé à sa population.Vous savez aussi bien que moi comment fonctionnent les adeptes du coté obscur et que seul leur propre pouvoir leurs importe.Et c'est donc ensemble que nous allons mettre un terme à tout ça!
Le moff espérait avoir apaisé les craintes de Wyrim, ensemble ils allaient combattre un ennemi impitoyable, il fallait qu'ils se fassent confiance s'ils voulaient triompher, il aurait été plus simple pour lui de dévoiler sa vraie identité, peut être le ferait il après la bataille? mais en attendant, Oshindara devait faire confiance au mystérieux général Rathac. -
Post n°10
Auteur : Wyrim OshindaraLeurs promesses sont faites. Les cartes sont posées. Mais ce n’est jamais le plan qui fait la victoire. Seulement ceux qui le portent… et ceux qui le payent.
Je reste un instant figé, silencieux. L’air est lourd, saturé de mots qui n’ont pas été dits. Derrière le casque, mes yeux scrutent chaque geste du général. Sa posture. Sa voix. Sa retenue calculée. Pas un homme qui improvise. Pas un homme qui délègue sans avoir prévu la suite.
Je m’incline très légèrement. Ce n’est pas un salut. C’est un avertissement.
— Alors c’est entendu.
La voix est calme, presque posée. Mais la pièce semble se contracter autour d’elle.
— Je mènerai mes hommes jusqu’à Minas.
Et j’ouvrirai la voie.
Je m’approche du projecteur holotactique éteint. Mon gant le frôle, sans l’activer. Un geste sans conséquence apparente, mais qui interroge.
— Ce que nous y trouverons…
…et ce qu’il en restera…
…dépendra de bien plus que mes armes.
Un silence. Plus long cette fois. Le genre de battement qui fait basculer les décisions, ou les réveille en pleine nuit.
Le général reste impassible. Mais je le sens. L’analyse continue. Les capteurs enregistrent. Les stratégies se mettent à jour.
Je fais un pas en arrière. L’écho métallique est absorbé par le tapis, mais le mouvement a du poids. Du sens.
— Ne promettez pas plus que vous ne pouvez offrir.
Et ne croyez pas que nous mourrons pour un récit.
Je me détourne, enfin. Le cuir de ma cape frotte le tissu rugueux du fauteuil. Mon pas est lent. Contrôlé. Mon regard glisse une dernière fois vers Rathac, sans qu’il puisse voir ce qu’il y a derrière le T.
— Prévenez vos hommes.
Le feu arrive. Et cette fois… il marche debout.Une guerre peut tout détruire.
Mais entre de bonnes mains…
Elle peut aussi forger.
Le couloir est silencieux à mon retour.
La Célégienne ne dit rien. Elle sait que tout a été dit. Je sens derrière moi le poids des regards qui persistent, des yeux qui ne clignent pas, des pensées qui ne lâchent pas prise. Tant mieux. Qu’ils s’habituent à ce silence. Il viendra avec nous sur Vinsoth.
Les gardes s’écartent à mon passage. Leurs mains restent sur les armes, mais sans conviction. Mon armure claque doucement à chaque pas. Je ne me presse pas.
Les statues sont toujours là. Figées. Elles ne jugent pas. Elles rappellent.
Je franchis la dernière porte sans me retourner.
L’air extérieur est plus froid que tout à l’heure. Ou peut-être est-ce moi.
Le vent sec soulève un peu la poussière sur le quai. Là-bas, le Shukalar’kad m’attend. Sombre, silencieux, ses turbines ronronnent à peine, comme un prédateur trop bien dressé.
Je grimpe à bord sans un mot. La rampe se referme dans mon dos avec un grondement étouffé.
Dans le cockpit, les lumières du tableau de bord s’illuminent. Jonga a tout laissé prêt. Même lui sait quand il ne faut pas poser de questions.
Je m’installe. L’habitacle reconnaît mon poids, ma fréquence. Le verrouillage s’effectue dans un soupir métallique.
L’appareil décolle en silence, fendant l’air noir de la caverne comme une lame oubliée qui se remet à respirer.Ils ont vu le casque.
Mais ils ne savent pas encore ce qu’il contient.
Minas nous attend.
Et Mandalore forge ses dettes dans la braise. -
Post n°11
Auteur : ValiantWyrim s'offrit une belle sortie après avoir confirmé l'engagement des mercenaires Mandaloriens, Valiant l'observa quitter la pièce sans même un dernier regard. Il s'approcha d'une des verrières pour voir son vaisseau décoller et quitter l'atmosphère de Devaron. D'un geste lent, il décrocha son casque rouge qu'il posa sur la table en bois noble. The Brain lui demanda alors;
-Alors général que pensez vous de cet Oshindara?
Le clone n'avait pas encore cerné tout à fait le personnage, beaucoup de mystère planait autour de lui.-Quelqu'un de fiable sur qui on peut compter, et aussi quelqu'un qu'il ne faut pas trahir.-C'est sans doute une façon de voir les choses. Avez vous jeté un oeil à mon plan de bataille?
Effectivement le moff avait étudié la stratégie proposée par la Célégienne, sur le papier tout semblait en ordre , cependant en accord avec Soon III, son poing de duracier , il avait noté quelques failles , failles qu'il allait résoudre avant de lancer l'assaut.-En effet miss Brain, mais je ne partage pas votre optimisme sur la bataille spatiale, vous partez du postulat que les capitaines fidèles à Oblivious prendront la fuite en voyant les vaisseaux Nihil apparaitre en orbite de Vinsoth.Je préfère qu'une deuxième flotte soit prête à appuyer les corsaires, j'ai chargé un de mes poings de cette partie.
The Brain agita ses appendices , signe qu'elle était troublée, elle croyait avoir pensé à tout , mais elle oubliait à qui elle avait affaire, Valiant était le clone le plus puissant de la galaxie, il avait survécu à nombre de batailles et su mener ses troupes un peu partout dans la galaxie.-Le deuxième point qui m'inquiète est l'académie obscure.-J'ai sélectionné un adepte du coté obscur pour s'en occuper.
Et c'est bien ça qui déplaisait au Moff, on ne pouvait jamais se fier aux Sith, il le savait par expérience.-Je sais...Dark Suhidas et ses apprentis. Justement c'est ce qui me déplait. Rien ne nous garantit qu'il ne se retournera pas contre nous.-C'est une éventualité, du coup Oshindara aura éventuellement une autre utilité.
The Brain surestimait sans doute le Mandalorien, par le passé, il avait sans doute triomphé d'un adepte du coté obscur sur Dxun mais cette fois on parlait d'un seigneur Noir. Peut être qu'il pourrait se servir de Perfect Storm vu que son agent spécial l'avait retrouvé sur Telos. Il allait demander conseil à Famine sur ce point.-Mettez les troupes sur le pied de guerre, nous allons bientôt lancer l'assaut!
