Annihiler et servir [Halm]
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Post n°2
Auteur : Ramius LemSeul le bleu vacillant du couloir de vitesse-lumière animait le visage de Ramius. Assis et immobile dans ce qui semblait être un compartiment de stockage secondaire, le jeune sensitif avait le regard absent. En l’espace de quelques jours seulement, sa vie avait en effet pris un tout autre tournant… Comme il semblait définitivement loin à présent le temps où il enchaînait les tâches diverses sur Nar Shaada pour vivre, de simple garçon de café, à manutentionnaire sur un vaisseau cargo, en passant par accompagnateur dans les dîners et aussi les nuits réservées aux « grandes fortunes ». Il possédait ce pouvoir en lui, ce pouvoir qui était toujours resté silencieux jusque là, ce pouvoir qu’il n’avait jamais réussi à identifier véritablement. Un pouvoir latent qui avait déjà bouleversé sa vie bien avant d’avoir l’âge de comprendre ce genre de chose et qui même s’il était mieux appréhender, l’inquiétait toujours cependant.
La solitude de Ramius fut interrompue lorsque le vaisseau quitta la vitesse-lumière dans un léger soubresaut et qu’il fut rejoint par l’acolyte Orknd. Le jeune l’homme écouta avec attention les détails et les raisons pour lesquels ils étaient tous embarqué sur ce vaisseau. Il acquiesça sans sourciller n’osant même pas demander des précisions là où les propos d’Orknd pouvait lui sembler flous… certainement l’effet tétanisant que provoquait le regard de la Sith sur lui.
Une fois que Orknd fut partie, Ramius se dirigea vers la soute où toute l’unité s’affairait. En l’espace d’une seconde il se revoyait dans sa jeunesse, lorsqu’il vivait au sein de cet ordre guerrier dans lequel ses parents l’avait abandonné volontairement. A ceci prêt que les soldats avec qui il allait collaborer semblaient encore moins sympathiques que ses anciens frères d’armes et qu’ils le regardaient tous avec un air d’indifférence totale ou de dédain.
Lorsque la rampe d’embarquement s’ouvrit, Ramius fut vite pris dans le rythme de la troupe. Cependant, il prit quelques secondes pour admirer l’environnement. Le changement était fulgurant entre le monde glace qu’il venait de quitter et celui-ci.
C’est alors que les autochtones arrivèrent. Ramius ne bougeait pas et attendait la suite des évènements tout en étant attentif. Les militaires autour de lui semblaient tous habités d’une sérénité et d’une tranquillité troublantes au regard de l’objectif de leur mission. Ramius lui était animé intérieurement par une tension certaine qui s’efforçait de ne pas montrer. Cette tension gagna soudaine un cran lorsque Orknd saisi vivement Ramius par le bras, sans aucune raison, comme lorsqu’on veut rappeler à l’ordre un enfant. Son regard s’assombrit l’espace d’un instant.
Patience, mon ami. Son heure viendra bien assez tôt.
Une nouvelle fois cette voix se manifestait dans son esprit. C’était là une des nombreuses choses mystérieuses qui c’était passé sur Ilum. A présent qu’il était un peu plus au fait des choses de la Force et du Côté obscur, Ramius avait pensé que cette voix n’était qu’une chimère issue des arcanes de la Force obscur destiné à tester son mental, une chimère propre à Ilum. Mais il n’en était rien, de toue évidence.
Mais à la différence d’Iulm, cette fois la voix s’accompagnait d’une présence, une présence physique. Aussi, Ramius tourna la tête sur la gauche derrière lui, comme si quelqu’un venait de lui murmurer à l’oreille et frôler son épaule. Constatant qu’il n’y avait personne, le jeune homme se reconcentra et se dirigea vers le guide avec qui il devait faire le chemin. Grimpant maladroitement sur l’eopie et s’installant sur le siège de fortune, Ramius se mit à vouloir échanger avec le guide.
« Bogan, c’est ça ? Moi, c’est Ramius »
Le guide acquiesça simplement de la tête sans plus et d’un sifflement assuré et puissant, il donna le départ. -
Post n°3
Auteur : Super PNJ
Acolyte Hilde Orknd
Lentement, au gré des pas souples des eopies, la troupe s’éloigna du vaisseau. Le vent portait un ebrise apaisée. Mais, à l’orée de la nuit tombante, les habitants du désert savaient que cela présageait une nuit des plus glaciales. Contrairement à la promesse faite à la Mirialan, le guide était resté bien calme, profitant du silence de son passager. Peu à peu, l’horizon de dunes avait laissé place aux falaises abruptes des montagnes, dans lesquelles l’autochtone avait pris soin de guider les commandos. Finalement, il mit pied devant une caverne : son logis -et, accessoirement, celui de la petite troupe pour la nuit. Le guide aida Ramius à descendre, lui tenant fermement la main pour l’empêcher de tomber. Puis il invita les envoyés de Ravage à prendre place à l’intérieur, alors qu’il allumait un feu. Au-dessus, une créature était déjà embrochée et passablement cuite.
Ne perdant rien de leur bonnes méthodes, deux commandos avaient rapidement scruté la caverne, tandis qu’un des soldats préférait rester près de l’entrée, bien que la nuit tombée ne pouvait lui permettre de réellement voir l’extérieur.
- Vous êtes les bienvenues.
L’hôte venait de s’exprimer, faisant tournoyer la broche pour s’assurer que la viande serait bien cuite :
- Je me nomme Jelas, à ces mots, il avait lancé un regard appuyé à Ramius, et vous vous trouvez ici dans mon humble demeure. Je vous invite à partager ma maigre pitance et mon foyer le temps d’accomplir ce pour quoi vous êtes venus.
Tout en poursuivant son discours, Jelas s’empara d’une machette et entrepris de découper la viande. Puis il se tourna vers la Mirialan ave qui il avait échangé plus tôt.
- La nuit est tombée, mais demain, peu avant l’aube, vous pourrez agir à votre guise.
Ce n’était passez pour la Mirialan qui, visiblement, avait besoin d’en savoir plus :
- Et vous pourrez nous conduire jusqu’au camp des Gardiens de la Colère ?
- Il s’agit d’un temple, sacré à leurs yeux. Effectivement, je pourrai vous y conduire.
- En échange de quoi ? Demanda Hilde, curieuse de connaître les négociations entre Jelas et la Mirialan.
Elle, qui habituellement était plus subtile, s’était permise de mettre les pieds dans le plat.
- Contrairement à vous, ils ne sont pas les bienvenues ici. Ils ont souillé nos terres et sont désormais maudits. Seule leur éradication pourra racheter notre salut !
Hilde continuait de froncer les sourcils, visiblement peu convaincues par le discours de leur hôte. Une tension malsaine était en train d’émerger, immédiatement rompue par un commando. Un Zabrak venait de se lever pour filer un coup de main à Jelas et distribuer le repas. Même si son geste avait de quoi raviver le bon esprit des convives, personne n’oubliait les raisons de leur venue. En mangeant un morceau, Hilde se tourna vers Ramius et murmura :
- Que savais-tu de la situation en arrivant dans cette grotte ? Rien. Et tu trouves ça normal ?
Son regard en disant long sur sa mauvaise humeur. Toutefois, l’acolyte se sentit obligée d’expliquer :
- Tu vois, Ramius, retiens bien une chose : l’information, c’est le pouvoir. Tu ne sais rien de ce vieillard, dit-elle en lançant un regard furtif à Jelas, ni de la mission et encore moins des gens que l’on va affronter demain.
« Affronter » était clairement un euphémisme pour dire « exterminer ».
- Ta survie m’importe peu, reprit Hilde, même si tu as l’air d’être un gars sympathique. Mais j’ai besoin que tu sois au maximum de tes capacités demain. On est huit : donc si tu flanches, tout le monde flanche.
L’acolyte reposa sur le sol les os de la bête qu’elle venait de dévorer. Elle s’essuya les mains en les frottants l’une à l’autre puis s’installa dans une position plus confortable.
- Observe bien, fit-elle à l’attention de Ramius, avant de s’adresser à Jelas : À quelle distance se trouve le campement ?
- Le temple est à un peu moins d’une journée de marche. Pour un eopie. Nous devrions partir au milieu de la nuit. Donc profitez du moment pour reprendre des forces : votre nuit va être courte.
- Et à combien de personnes devons-nous nous attendre ?
- Oh. Un sourire malsain s’afficha sur le visage de Jelas. Vous ne devriez en faire qu’une bouchée !
- Combien ? Insista Hilde.
Le vieil homme réfléchit un instant, avant de répondre :
- Une dizaine, tout au plus.
- Des équipements ? Quelque chose dont on devrait se méfier ?
- Dorénavant, ils n’ont plus que leur foi pour leur venir en aide.
Hilde ne paraissait pas pleinement convaincue de l’échange, mais au moins était-elle parvenue à glaner quelques informations. Ça aurait normalement dû être aux commandos de récolter tous ces éléments. Quelque part, elle avait l’impression de s’embarquer dans une opération mal ficelée. Mais la jeune femme avait suffisamment foi en ses compétences pour faire face à n’importe quelle épreuve... Pourvu que la Force soit avec elle.Spoiler : HRP
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Post n°4
Auteur : Ramius LemLe trajet jusqu’au campement se passa le plus simplement du monde. Si pour certains membres de l’équipe le silence du désert était pesant, pour Ramius c’était au contraire une source d’intérêt. Il n’avait jamais mis les pieds dans ce genre d’environnement. Lui qui était habitué aux grands centres urbanisés et familier des mondes forestiers, se trouver dans un désert de chaleur avait quelque chose de fascinant. La prévenance du guide qui conduisait la caravane était telle qu’une gourde artisanale, en peau d’une bête locale, était à sa disposition pour s’hydrater.
Ramius n’arrivait pas à se fixer sur un point précis. La curiosité et l’excitation l’emportait presque sur la gravité qui s’était installé au sein de la troupe depuis que le vaisseau avait atterris. Son regard allait et venait au moindre bruit, au moindre mouvement du sable s’agitant à la faveur du vent.
Le passage dans les montagnes fit cependant redescendre un peu cette nouveauté fascinante qui animait le jeune homme. Il avait passé toute sa jeunesse dans une région entourée par des montagnes. Les moines-soldats qui l’avaient élevés adoraient organiser des sortes de parcours de santé et de survie dans les reliefs inhospitaliers non loin de la capitale. En général, en plus d’être inhospitalier, ce genre d’endroit était également hostile. Un craquement, un rocher tombant à flanc de montagne, une respiration haletante dissimulée à la faveur du vent, presque tout ce qui pourrait passer pour anodin était potentiellement un danger mortel dans ce genre d’endroit. Ramius n’était d’ailleurs pas le seul à redoubler de vigilance, les autres membres du commando étaient aussi sur le qui-vive, contrairement au guide qui semblait le plus serein de l’univers…
Le guide… Intérieurement, Ramius se sentit ridicule lorsque ce dernier donna son véritable nom. Il venait seulement de comprendre que « Bogan » n’était pas son nom mais une simple salutation, dans la langue locale certainement. Il espérait que le guide n’avait pas compris son erreur et que cela passerait pour un salut maladroit et hésitant… Visiblement, si, vu le regard fixe qu’il avait porté sur lui en disant son nom…
Lorsque le repas fut servi et après une discrète comparaison avec les auges de ses collègues, Ramius remarqua qu’on lui avait servi la part la plus petite. Là encore, rien d’inédit pour lui… Il se fit la remarque que d’un monde à l’autre, d’une culture à l’autre, d’un groupe de combattants à un autre, l’attitude était toujours la même envers les « novices » pour employer un terme poli. Être sur un pied d’égalité, en ce qui concerne le manger, n’était pas un droit inné, il devait se gagner. Le jeune homme avait un avis bien à lui sur la question néanmoins il devait bien s’en accommoder dans sa situation.
Lorsque le dernier morceau qui lui restait passa de son auge à sa bouche puis à son estomac, Ramius soupira intérieurement d’avoir déjà terminé. Il n’avait pratiquement rien mangé depuis son départ d’Ilum et la ration de survie que le droïd-médical lui avait donné là-bas n’était pas de nature à combler l’estomac de qui que se soit. Il était affamé.
Alors qu’il venait de jeter son auge à terre d’un geste comme de lassitude, Hilde s’adressa à lui. D’abord surpris, il l’écouta avec attention la laissant exprimer son scepticisme à l’égard de Jelas. Il ne saurait dire si c’était un sentiment qu’il partageait, mais il y avait une étrange intuition à l’égard du guide. Il ne saurait pas non plus l’expliquer, mais quelque chose chez ce personnage lui rappelait presque Azadji. Elle ne cachait pas son indifférence concernant son sort, mais par la force des choses elle était obligé de composer avec lui. Faire ses preuves, là encore, rien d’inédit pour le jeune homme.
« Compris. »
Dit-il avant que l’acolyte n’aille s’enquérir de plus de renseignements. Les questions qu’elle posa ensuite à nouveau à l’autochtone étaient précises, mais les réponses de ce dernier ne l’étaient guère. Sa dernière phrase laissa visiblement autant perplexe Hilde que lui. S’il s’en tenait à cela, tout à l’heure ils allaient s’en prendre à de simples pénitents. Curieux…
Un peu plus tard, lorsque pratiquement tous les membres du commando était en train de dormir dans la grotte, Ramius s’approcha du feu qui continuait de crépiter grâce aux bons soins de leur hôte. A dire vrai, Ramius n’arrivait pas à trouver le sommeil. Son esprit venait à nouveau de se fixer sur cette sensation étrange qu’il avait ressenti juste avant de monter sur l’eopie. De plus, sa faim ne passait pas, d’ailleurs, le bruit de son estomac venait de la trahir. Alors qu’il posait machinalement sa main sur son ventre, Ramius se trouva à nouveau sous le regard de Jelas, plutôt amusé.
« On dirait que quelqu’un à encore faim… »
D’un geste de la main il désigna une jatte en pierre dans laquelle se trouvait une sorte de pain noir. Si l’aspect n’avait rien d’engageant, Ramius n’hésita pourtant pas longtemps. Il était évident que ce n’était pas le meilleur pain qu’il avait mangé de sa vie, mais son estomac saurait s’en satisfaire. Ramius le remercia et en profita pour le questionner.
« Tout à l’heure, vous avez parler de souillure… de terres que les étrangers du temple auraient profanées et de votre salut. J’aimerai en savoir plus. Ce temple représente quoi pour votre peuple et vous ? »
« Vous aimeriez… vous êtes curieux… c’est plutôt rare parmi les autres qui vous accompagnent. Vous êtes avec eux… mais vous n’êtes pas comme eux. Je me trompe ? »
Ramius observait le guide en train d’attiser le feu avec un bâton, remuant, soulevant et regroupant les braises. Serait-il en train d’utiliser cette technique que le jeune homme n’avait que trop observé lors des repas mondains, dans les clubs snobs de Nar Shaada. Cette technique consistant à répondre à une question en posant une autre question afin de se donner le temps de répondre à la dites question.
« Et vous ne ne correspondez pas totalement à l’image qu’on se faire d’un solitaire qui vit dans les montagnes. »
Le sourire qui se dessina sur le visage de Jelas ne laissait aucun doute sur se qu’il pensait. Il sorti alors une flasque de sous sa tunique. Il l’ouvrit et bu une gorgée puis la tendit à Ramius.
« Une production locale qui apaise l’esprit et redonne force et vigueur. »
Sans hésiter, le jeune homme prit la flasque et bu a son tour une gorgée. Jelas éclata de rire lorsque Ramius se mit à tousser comme jamais auparavant. Le jeune homme avait la gorge en feu tant l’alcool était fort. Il n’en n’avait jamais bu d’aussi fort même dans le rade le plus louche de Nal Hutta.
« Haha ! De l’eau pour les guerriers, n’est ce pas ?! »
Tout en continuant de tousser, Ramius lui redonna sa flasque. Le bruit que Ramius avait fait ne semblait avoir déranger personne. Jelas lui repris sans sourciller une bonne gorgée.
« Les « gardiens » ont revendiqués des terres ancestrales et sacrées. Nos morts y trouvent le repos depuis des cycles et des cycles. Enfin… y trouvaient serait plus juste. Depuis qu’il se sont installé, on raconte des choses. Ils s’y passeraient des choses sordides, des choses… pas naturelles au point même que la nature autour de ces terres a changé… Les rares qui ont réussi à s’approcher et à revenir racontaient qu’ils avaient vu des ombres marcher au milieu des gardiens vivants...»
Un frisson bien senti parcourut l’échine dorsale de Ramius. L’excitation était bien loin derrière lui cependant, l’appréhension et l’inquiétude s’y étant installés en lieu et place.
« Des… des ombres… vous dites ? Des fantômes vous voulez dire ? »
« Peu importe les noms… ce n’était pas des choses... vivantes... »
C’est alors que Jelas se mit a rire a gorge déployée, tout en prenant à nouveau une gorgée de sa flasque.
« Tu y a cru ? Hein ? Hahaha »
Le jeune homme resta perplexe. Jelas était-il en train d’insinuer que tout cela n’était qu’une blague ? Il espérait que non, car Ramius sentait déjà quelque chose monter en lui. Ce sentiment de colère qui attisait malgré lui le feu chimérique brûlant en son for intérieur.
« Pardonnes à un pauvre homme comme moi, qui ne voit que peu d’étrangers. LA tentation était trop grande et l’occasion trop belle d’exagérer un peu… haha. Rassures toi, mon garçon, ces « gardiens » sont justes une bande d’illuminés, rien de plus ! »
Le regard de Ramius s’était totalement fermé. Il ne rigolait pas lui. Il avait une nouvelle fois ce sentiment persistant qu’on ne le prenait pas au sérieux.
Vas-tu ne rien faire ? Il te prends pour un imbécile… Il ne faut pas laisser passer cela !
A nouveau cette voix se manifestait aux oreilles du sensitif tout comme cette présence physique comme si quelqu’un se trouvait à ses côtés. Mais il n’y avait toujours personne. Le trouble soudain de Ramius ne manqua pas d’interpeller Jelas.
« On dirait que tu ne tiens pas la boisson, mon gars… Ou bien une de ses ombres est parmi nous ? Haha ! »
Ramius se leva alors visiblement agacé.
« C’est bon… ça suffira pour ce soir... »
Alors qu’il marchait et s’était éloigné de quelques pas seulement du feu, Jales l’interpella.
« Hey, mon gars ! »
Lorsque Ramius se retourna, un panache de poussière lui arriva directement au visage. Une poussière que Jelas venait de lui souffler dessus de sa main tendu devant lui. Ramius voulu se saisir de lui comme pour se défendre mais déjà il se sentait mal. Quoi que puisse être cette poussière, son effet était fulgurant. En quelques secondes, il perdait l’équilibre. Sa vision était en train de se troubler rapidement, trop rapidement pour qu’il puisse se maîtriser et rester debout. Enfin, lorsque sa respiration se mit à s’emballer au point de chercher continuellement son souffle, Ramius s’effondra sur le sol rocailleux, inconscient.
« Hahaha… des guerriers qu’ils disaient…. Des guerriers... »
Jelas porta à nouveau sa flasque à sa bouche. Cette fois, il sembla la vider complètement avant de se rasseoir devant le feu, tranquillement, laissant Ramius allongé là où il était.
Quelque part ailleurs...
« Tu en auras mis du temps…. »
Ramius se sentait tout engourdi. La sensation était la même qu’après un abus de boisson, à ceci prêt que la sensation n’était pas seulement situé dans sa tête mais dans l’ensemble de son corps. Comme si chacun de ses membres s’étaient enivrés indépendamment les uns des autres. Une chose aussi surprenante que saugrenue… Mais lorsque le souvenir de Jelas en train de lui souffler cette poussière au visage lui revint, il reprit conscience aussitôt et se redressa.
D’un rapide coup d’œil, il remarqua de Jelas était toujours là, devant le feu de camps en train de flamboyer. Malgré son corps engourdi, Ramius se releva et se dirigea d’un pas décidé vers lui.
« Qu’est ce que vous m’avez fait ?! C’était quoi ?! »
Voulant le saisir par l’épaule, la silhouette qu’il pensait être celle de Jelas s’évapora au moment même où il posa la main dessus. Le feu s’éteignit et l’obscurité se fit maître tout autour de lui. Une douleur vive le prit alors soudainement sur le côté gauche de son crâne. On ne lui avait pas porté de coup, cela venait de l’intérieur. La douleur était si vive, qu’il ferma les yeux et se contrit sur lui même l’espace d’un instant.
L’instant d’après, la douleur avait disparut totalement et lorsque Ramius rouvrit les yeux, tout avait changé autour de lui. Il n’était plus sur ce monde désertique… à vrai dire… il ne savait pas du tout où il se trouvait.
« Ça recommence... »
Ce qu’il venait de dire n’était pas anodin. Il ressentait la même sensation étrange que lorsqu’il était sur Ilum et qu’il était en présence des spectres dans la caverne aux cristaux… des illusions. Mais là, cela semblait si… réel
Sous ses pieds se trouvait un sentier pavé de pierres, très ancien d’apparence, qui allait à travers une forêt dense. Ramius observait tout autour de lui, il n’y avait rien d’autre que des arbres, des arbres à perte de vue et se sentier, bien trop grand pour qu’il ne soit emprunté que par des personnes à pied. Non, en vérité le sentier était assez large pour qu’un véhicule l’utilise aussi. Il ne fallut d’ailleurs pas longtemps avant qu’un speeder n’apparaisse au loin, sur le sentier, en train de se diriger vers Ramius. Malgré les gestes de Ramius, l’engin passa devant lui à bonne allure sans s’arrêter.
« Qu’est ce que c’est que ça encore ! »
Devant autant de perplexité et d’interrogation, Ramius n’avait pas d’autre choix que de suivre le sentier dans la même direction que le speeder. Il commença donc à marcher. Il ne l’avait encore pas remarqué mais bien que dans une forêt, il y avait un silence total autour de lui. Aucun bruit d’animaux, aucun mouvement du vent sur les arbres… rien. Même le speeder n’avait fait aucun bruit en passant devant lui.
« NOONNN !! NOONNN ! »
Un cri résonna alors partout autour de lui, ce qui le fit sursauter. Le cri se répéta à nouveau. Mais cette fois, il venait d’une direction plus précise, plus loin devant le sentier. Il s’agissait d’un cri d’enfant. Sans réfléchir, il se mit alors à courir dans sa direction. Et alors qu’il n’avait fait que quelques mètres et qu’il ne faisait que suivre le sentier, Ramius se trouva en un instant devant un grand bâtiment, là où se finissait le sentier.
Ramius resta un instant immobile et comme stupéfait. Ce bâtiment, cet endroit autour de lui n’avait en vérité rien d’inédit. Il savait parfaitement où il se trouvait et ce qu’était ce bâtiment vieux, immense et austère.
« NOONNN !! NOONNN ! »
Le cœur de Ramius accéléra. Tournant la tête sur la gauche. Le speeder qu’il avait croisé se trouvait là. Il s’agissait d’un speeder-berline, de ceux réservé aux gens fortunés. Sa carrosserie était d’ailleurs marqué d’un blason particulier. On s’agitait autour de ce speeder, notamment à l’arrière où les portes étaient ouvertes en grand. Un homme vêtu d’une tunique grise à l’aspect martial attendait avec agacement tendis qu’un autre homme tentait visiblement de saisir quelque chose à l’intérieur.
« Mon garçon… Il suffit ! Viens ici immédiatement ! »
L’homme en question, qui lui était vêtu d’un costume élégant en tissu précieux, fini par sortir du speeder en tenant fermement par la taille un petit garçon qui se débattait de toute part.
« Ramius ! Arrêtes de suite ! Tu me fais honte ! »
Le jeune homme observait la scène, totalement immobile et impuissant. De quelle sorcellerie pouvait-il être question… qu’est ce que Jelas avait bien pu lui faire pour qu’il revive ainsi un de ses propres souvenirs. Un souvenir qu’il avait pourtant bien enfoui au plus profond de son esprit.
L’homme élégant fini par déposé le jeune garçon au pied du militaire qui se saisit de lui avec force, l’empêchant ainsi de s’enfuir. Il ne pouvait entendre le bref échange entre les deux hommes, mais il entendait parfaitement les cris du garçon lorsque celui qui était son père s’éloigna pour regagner le speeder.
« NOONNN !! NOONNN ! PAPA !! ... »
« … ne me laisse pas tout seul... »
Les suppliques du petit garçon sortir en même temps de la bouche du jeune homme. L’émotion s’était saisi de lui en regardant sa version de lui même être emmener de force à l’intérieur du bâtiment tandis que le speeder s’en allait. Mélange de tristesse et de colère face à sa détresse de l’époque.
« C’est ce jour là que tout à commencer... »
Il n’était pas surpris d’entendre à nouveau cette voix, à présent familière. Il n’était pas surpris non plus de ressentir à nouveau cette présence, elle aussi à présent familière, à ceci prêt qu’il ne s’agissait plus d’une simple impression. Il y avait bien quelqu’un à ses côtés. Tandis que quelques larmes continuait de couler le long de son visage, Ramius observa cette silhouette. La voix laissait présumer qu’il s’agissait d’un homme. Il faisait la même taille que lui et portait un manteau surmonté d’une capuche ample, sur sa tête, qui dissimulait son visage. Le claquement du grand portail résonna partout dans la forêt.
« Qu’est ce que tout cela signifie ? Pourquoi me tourmenter à ce point ? Qui êtes vous?
L’homme encapuchonné laissa échapper un soupir.
« Est-ce vraiment nécessaire, Ramius ? Pourquoi poser une question… lorsque la réponse est déjà connue ? »
C’est alors que la silhouette se tourna de manière se trouver en face de lui. En cet instant, Ramius était véritablement troublé. Son instinct était troublé… Cette voix d’abord étrangère était devenue soudainement, si soudainement, familière. Avec une audace rare pour lui, Ramius fit un pas vers l’homme en noir et d’un geste prudent, il fit glisser la capuche vers l’arrière. Aussitôt, le jeune homme fit un pas en arrière, comme apeuré. L’homme qui se dévoilait ainsi devant lui avait la peau clair, légèrement grisâtre et marquée par quelques rides ici et là. Ses cheveux noirs commençait à s’éclaircir franchement sur les tempes. Il y avait ensuite ses yeux… des yeux jaunes et oranges qui semblaient percer à travers la chair. Mais le plus frappant sans aucun doute… était le fait que ses traits étaient identiques en tout point à ceux de Ramius.
« Tu n’imagines pas depuis combien de temps j’attends ce moment. »
« Impossible... »
« Vraiment ? Pourquoi serait-ce impossible ? »
« Vous… Je… Tu... »
« Tu maîtrise toujours aussi bien la langue… Mais pourquoi es-tu si troublé ? Je conçois que se retrouver face à soi-même peut être déroutant de prime abord, certes, mais quand même ! »
« Tu ne peux pas être moi... »
En une fraction de seconde les deux hommes se retrouvèrent au milieu dans camp d’entraînement. Il y avait là des équipements, des armes pour s’entraîner et un groupe de jeunes gens d’âges divers. Un adulte était en train d’administrer une correction, avec un bâton, à l’un d’eux devant les regards parfois complices, parfois blêmes, des autres jeunes.
« Te souviens tu de ce que tu as pensé ce jour-là et ressenti ? Lorsque ce tortionnaire de Maître Cem nous a infligé ça... »
Ramius venait de froncer les sourcils devant ce nouveau souvenir qui prenait vie devant lui. La question n’avait rien d’anodin, car au-delà des images, Ramius n’avait effectivement rien oublié de ce moment.
« Artus m’avait surpris alors que je m’amusais à faire flotter mon morceau de pain… Ce cafard m’a alors dénoncé à Cem. J’étais en colère, tellement en colère… mais je ne pouvait rien faire… Je me suis dit qu’un jour je deviendrais assez fort pour... »
« Pour ? »
« Pour lui faire comprendre qu’il avait fait une erreur et ne plus me laisser faire… Pour… me venger. »
Revoir ce souvenir douloureux remplissait Ramius d’une franche colère. Une colère qui semblait agir directement sur son double qui en éprouvait intérieurement comme de la satisfaction.
« Exactement ! Et ce sont ses sentiments, ses ressentis, ses émotions qui m’ont permis de survivre jusqu’à ce jour… et de te parler aujourd’hui. »
Plusieurs autres souvenirs se matérialisèrent et s’enchaînèrent successivement. A chaque fois, le double de Ramius le faisait raisonner et cela dans un seul but… Un nouveau souvenir se matérialisa. Ramius était adolescent, seul et dans l’obscurité de la nuit, en train de lire un livre particulière.
« Je me souviens de cette nuit… C’est le jour où j’ai récupéré le livre de grand-père... »
Le double de Ramius semblait tout autant captivé que l’intéressé.
« … tu es un être exceptionnel, un être supérieur, Ramius… ton destin est de régner, de dominer ceux qui n’ont pas Le Lien, afin de les guider pour leur propre bénéfice, c’est là le privilège de ceux qui t’ont précédés … c’est là ton héritage... »
« … tu es un être exceptionnel, un être supérieur, Ramius… ton destin est de régner, de dominer ceux qui n’ont pas Le Lien, afin de les guider pour leur propre bénéfice, c’est là le privilège de ceux qui t’ont précédés … c’est là ton héritage... »
Les deux Ramius venaient de prononcer les mêmes mots, au même instant, exactement de la même manière. Comme s’ils parlaient d’une seule voix.
« C’est depuis cette nuit là que je suis devenu véritablement celui que tu vois devant toi. Je suis littéralement né de ces mots et de ce qu’ils ont provoqués en toi… en nous. Depuis cette nuit là, j’attends patiemment le jour où tu prendra conscience de la réalité de ses mots. Le jour où nous ne feront plus qu’un à nouveau... »
Ramius était pensif et son air grave.
« Je savais que tu étais là… Mais je ne voulais pas le voir… je ne voulais pas… »
« Tu n’étais pas prêt… tu étais effrayé... »
« Je le suis toujours… »
Le souvenir du moment où Ramius en train de se faire agresser par un marginal se matérialisa. Aussi bien lui que son double ressentir l’effroi qui s’était saisi de lui lorsque par instinct, la Force c’était canalisé en lui pour ensuite enflammer spontanément le corps tout entier de son agresseur. Pour la première fois, Ramius pouvait voir l’expression d’horreur sur son propre visage.
« Tu sembles avoir oublié la suite cependant... »
L’expression d’effroi sur le visage de Ramius disparut en effet pour laisser place à une expression grave et puissante. Le léger sourire qui se dessinait sur ses lèvres laisseraient même pensé à une expression de satisfaction. Ramius prenait conscience, reprenait conscience plutôt, de l’entière réalité de ce qu’il avait ressenti ce jour là.
« Tout comme toi, je ne sais pas dans quoi nous nous sommes aventurés avec les Sith. Mais ce que je sais, tout comme toi, c’est que ce qu’il appelle le Côté obscur est le meilleur moyen pour nous de nous retrouver et de réclamer notre héritage….
Mais c’est à toi, à toi seul, qu’il revient de prendre cette décision. »
Ramius écouta avec attention mais il n’eut le temps de rien dire. Son double s’évapora en un instant à peine sa phrase eut été terminé. Tout le décor autour de lui disparut pour laisser placer à une lumière aveuglante et … de l’eau ?
Au campement, sur la planète
« Tu vas te bouger ! Oui ! C’est plus le temps de dormir, gamin ! »
La douce voix si aimable du Zabrak motiva Ramius à sortir de son sommeil pesant ainsi que le seau d’eau qu’il venait de recevoir en pleine figure. Jelas l’observait d’un regard amusé, tout comme d’autres membres du commando. Hilde, elle, le regardait sévèrement.
« Quand on ne tient pas l’alcool, on s’abstient. C’est la dernière fois que je te préviens... la prochaine tu fera connaissance avec lui. »
Hilde posa sa main sur le sabre-laser accroché à sa taille. La mise en garde était sérieuse. Tellement sérieuse que Ramius venait de reprendre totalement ses esprits. De l’extérieur, il ressemblait à quelqu’un qui venait de prendre une gueule de bois marquée mais lui savait bien qu’il ne s’agissait pas de cela… Le moment était venu de partir cependant. Hilde venait de donner des ordres et les membres du commando étaient tous équipés. Ramius lui même portait comme une sorte de veste multi-usages renforcées. Pas de quoi l’empêcher d’être blessé, mais au moins il faisait plus… soldat… en la portant. Avant de monter sur l’eopie, il si la cartouche de gaz de son blaster était bien en place et armée. Cette fois, c’est Hilde qui monta avec le guide laissant Ramius monter avec le Zabrak.
Durant les trois heures du trajet, le Zabrak et Ramius ne s’adressèrent pas la parole. L’un par ignorance et l’autre par son esprit était occupé. Il repensait à ce moment surréaliste qu’il venait de vivre, à ce parler avec lui même. Un autre lui, un lui plus sombre et plus… Il n’arrivait pas à trouver le terme exact. Mais cette fois, il n’avait cependant pas l’impression étrange d’avoir rêver. Non. Ce qu’il avait vécu était réel.
Hilde et la miralian échangèrent alors un regard, cette dernière leva alors le bras signe que le trajet s’arrêtait ici. Ils étaient arrivés au pied d’un petit relief à la pente escarpée mais sur lequel serpentait un sentier grossièrement tracé jusqu’au sommet. La miralian s’équipa alors de ses binoculaires et observa dans la direction que Jelas venait d’indiquer, c’est à dire vers le sommet.
« Le campement est là haut. Il y a quelques lueurs et de la fumée qui s’échappe des deux tentes que je peux voir d’ici. Aucune activité extérieure. »
La lune n’était pas encore à son zénith et n’était visible que de moitié. Il y avait donc peu de chance qu’ils aient été repéré en venant jusqu’ici. C’est ce que se dirent la milarian et l’acolyte Sith.
« Le sentier est le seul accès au sommet ? »
Jelas était directement visé par la question. Il avait repris cette attitude normal du guide accompagnant des étrangers. Ramius n’avait pas cessé de l’observer durant le voyage et même si Jelas n’en avait rien laissé paraître, Ramius était convaincu qu’il s’en était rendu compte.
« C’est l’accès principal, mais il y a un autre chemin caché, un peu plus escarpé sur le versant Est. Il faut un bon quart d’heure à partir d’ici pour y aller. »
« On va former deux groupes... »
Hilde donna la composition des groupes, égaux de moitié. Elle conduirait le premier groupe qui emprunterai le sentier principal tandis que le second groupe, dans lequel serait Ramius, conduit par le Zabrak se dirigerait vers l’autre sentier, à l’Est. L’objectif étant de frapper le campement de manière coordonnée et simultanément.
Ramius faisait presque peine à voir au milieu de ces commandos équipés et bien armés. Il en était conscient mais faisait en sorte d’y faire abstraction car à mesure qu’il progressait le long du sentir caché, il sentait l’adrénaline monter et son esprit se fixait uniquement sur la mission. Il sentait aussi la Force de plus en plus présente autour de lui, à mesure que l’adrénaline montait en lui, si bien qu’il pouvait sentir le moindre mouvement dans les environs et entendre le moindre craquement de branche, le moindre mouvement d’air… Il n’y avait rien de suspect a priori.
Lorsque le groupe arriva à proximité du campement, Ramius se baissa et se déplaça à croupi comme les autres commandos. Tous se placèrent de part et d’autre d’une sorte de monticule de rochers agglutinés les uns sur les autres pour former comme une arche peinte ici et là par des symboles étranges et surmontée de piques en bois et de peaux d’animaux. Deux hommes encapuchonnés allaient et venaient paisiblement et chacun de son côté à l’intérieur du campement. Quelques torches disposées ici et là permettaient de s’y déplacer en pleine nuit.
La tension était à son comble chez Ramius. Il sentait que l’assaut était à présent imminent. Les membres du commando étaient tous prêts. Aussi, lorsque le signal lumineux se mit à clignoter sur le brassard du Zabrak, tous comprirent. A l’attaque! -
Post n°5
Auteur : Dark MosLe combat fut lancé et les deux groupes fraîchement formés se lancèrent à l’assaut, tels des loups sur leur proie. Les deux guetteurs furent pris de court, à peine eurent-ils le temps de comprendre qu’ils étaient attaqués, que l’un d’eux fut transpercé net par Hilde tandis que le second lâcha un cri de surprise avant de s’emparer de sa vibrolame. Les membres du culte, alertés par le cri, commencèrent à se réveiller un peu partout et il fallait donc ne pas perdre de temps pour les assaillants afin d’en éliminer un maximum pendant qu’ils étaient encore à terre. Le deuxième membre qui avait monté la garde ne tarda pas à s’effondrer, violemment décapiter à nouveau par la commandante de mission qui semblait vouloir en finir vite. A l’écart du combat et caché derrière une colonne de pierre, Jelas avait un sourire en coin devant ce spectacle de sons et lumières où ceux qui avaient tenté de s’emparer de son territoire, tombaient comme des mouches.
Cependant, le combat était loin d’être terminé, 6 membres avaient été tués sur le coup mais il en restait encore 7 autres sur pieds et avaient déjà sortis leurs armes de façon à leur montrer qu’ils n’allaient pas être réduits à néant de la sorte. Le bruit caractéristique d’un sabre laser se fit entendre à 6 reprises et rendit le lieu plus rougeoyant et plus menaçant qu’il ne l’avait été.
- Bande de lâches ! Votre pathétique assaut s’arrête maintenant ! En avant mes gardiens, faites couler leur sang.
Celui qui était le plus en retrait et qui avait prononcé ces paroles, était leur leader. C’était un un personnage très fin et élancé, il portait une longue cape noire qui l’enveloppait complètement et donnait l’apparence de l’incarnation même de la faucheuse. Son visage pâle était mangé par le côté obscur tout comme ses yeux d’un rouge éclatant qui tranchait avec la couleur sombre de ses pupilles. Ses acolytes ou plutôt devrait-on dire ses adeptes formèrent également deux groupes pour affronter la tactique de leurs adversaires. Tandis que le chef attendait en arrière, donnant ses instructions et analysant le comportement ennemi, ses fidèles allèrent à la rencontre de leurs ennemis, bien décidés à en découdre.
Celui qui secondait Hilde et à la tête du deuxième groupe engagea le combat contre l'un des forcenés qui arriva à sa hauteur. La plupart des membres du culte n'étaient de toute évidence que de simples initiés, suffisant toutefois à opposer une résistance farouche, ils n’étaient plus de simples recrues mais des initiés ayant reçu une formation.
L'initié face au zabrak reculait cependant sous les coups francs et puissants du second d’Hilde, si bien qu'il réussit à emmener le zabrak loin de son groupe. Tandis que les combats s'étendaient un peu partout, les membres du culte tentaient de séparer les uns et les autres afin de pouvoir multiplier leurs chances de succès. Leur leader n'hésita d'ailleurs pas à user de sa force pour briser les monticules de pierre qui façonnaient le terrain pour le rendre moins praticable et amplifier l’effet de séparation.
Tous devaient désormais faire face à un adversaire en combat singulier. Gozat de son côté, prenait le dessus assez aisément sur son adversaire et le repoussa violemment après avoir enchaîné des mouvements rapides de son sabre et en terminant par une poussée de force qui fit à nouveau reculer l'initié de plusieurs mètres jusqu'à se retrouver contre le mur d'une falaise. Malmené et manquant de réponses face à Gozat, le cultiste se risqua à une tentative désespérée.
- Vous avez commis une grave erreur en vous opposant à nous.
Le zabrak laissa échapper un rire satisfait, il savait qu'il allait bientôt mettre un terme à sa misérable existence mais décida de prolonger le plaisir et de se délecter de ce moment de supériorité.
- Quelle erreur, vermine ? Votre petit groupe n'a aucune valeur, l’Ordre sait tout, voit tout et a décidé d’exterminer tous vos semblables.
S'étant rapproché suffisamment, il repartit en assénant des coups puissants à répétition, de haut en bas et inversement, pour le dominer outrageusement. L’issue du combat ne faisait plus de doute et alors qu’il allait en finir, l’initié lui répondit avec la force du dernier espoir.
- L’Ordre… Vous parl… parlez comme si… nous n’en fai… sions pas partie… Le seigneur Mal… raas vous punira...
Sur ces derniers mots, le zabrak sentit la haine monter en lui et trancha violemment le buste de sa victime. Les yeux bien ouverts et les sourcils froncés, Gozat se refusait d'avoir bien compris ce qu'il venait de dire avant de mourir, comment osait-il prononcer le nom de Darth Malraas, eux qui avaient justement trahi son nom en se désolidarisant de l'Ordre ?
Avaient-ils reçu de fausses informations ? Non c'était impossible, Hilde était certaine de la mission qu’on leur avait confié, ce devait être une simple tentative désespérée. Ces quelques longues secondes de malaise permit à un nouvel adversaire de se montrer face à lui et n'était autre que le leader lui-même et qui, sans la moindre émotion sur son visage, activa ses deux lames dans une synchronisation parfaite.
Beaucoup plus loin les deux autres membres du groupe de Gozat affrontaient leur propre opposant et Ramius allait devoir démontrer à son adversaire qu'il avait définitivement le statut d'apprenti de l'Ordre sith.
Tapis dans l'ombre, Jelas observait continuellement le groupe du zabrak. Il ne souriait plus, il semblait tendu, nerveux, le combat ne se déroulait pas exactement comme il l'avait prévu...Spoiler : Spoiler
Spoiler : HRP
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Post n°6
Auteur : Ramius LemLe première tir de blaster fit mouche. Le bras tendu et le geste assuré de Ramius n’avaient pas laissé de chance à sa victime, complètement saisie par l’effet de surprise. L’adepte était en train de sortir, agar, de sa tente lorsque la décharge d’énergie le frappa en pleine poitrine. Le jeune homme ne fit même pas attention à s’assurer que sa victime était définitivement hors d’état de nuire. Il était trop concentré. En quelques instants, son groupe et lui anéantir les quelques adeptes présents ou qui se présentaient au hasard.
Lorsque Ramius ouvrit le feu pour achever une adepte, dont le tir d’un des commandos n’avait pas suffit pour lui ôter la vie, le jeune homme resta l’espace d’un instant immobile à regarder sa victime. Le geste qu’il venait de faire n’était pas anodin en vérité. Car bien qu’encore en vie, cette adoratrice du culte tétanisée au sol n’était déjà plus en mesure de poser le moindre problème. Pourtant, Ramius s’était approché d’elle, avait pointer son arme et ouvert le feu sans autre forme de procès. Incrédule devant la violence de son geste, l’apprenti qu’il était n’était pas tant perturbé car la violence qu’il venait de produire que par la sensation que cela produisait en lui. S’il éprouvait peut être encore un doute ou un forme de remord, ce sentiment était en concurrence direct avec… de la satisfaction. Une satisfaction consolidée et amplifiée par un pouvoir sombre qui s’infiltrait en lui. Oui, lorsqu’il porta le coup de grâce gratuit et injustifié sur sa victime, Ramius sentit la Force inonder son corps, comme un coup de chaleur soudain et agréable, comme une flamme qui viendrait raviver un feu trop timide. Il aimait ça.
Une seconde plus tard, Ramius regardait au loin les lames de Hilde tailler en pièce ses adversaires, il se souvenait de la sensation qu’il avait éprouvé sur Ilum en tenant le sabre-laser d’Azadji entre ses mains… la puissance… la force… Serrant trop fortement son blaster entre sa main, Ramius se trouvait à envier sa supérieure alors que lui devait se contenter d’une arme si primitive.
* Nous devons être patient… le moment venu nous en posséderont un nous aussi… et ce jour là, nouu…. Attention sur ta droite !
Instinctivement Ramius porta son attention dans la direction que l’Autre venait de lui indiquée. Un adepte s’approchait d’un pas ferme dans sa direction. Le tir de blaster que le blaster venait de décharger percuta d’abord le flanc de se vibro-lame avant de noircir une colonne en pierre non loin de là. Poursuivant dans sa lancé, l’adepte fut rejoint par un autre de ses coreligionnaires qui lui n’avait rien d’autre que ses mains comme armes et une carrure solide.
L’effet de surprise était perdu.
Ramius se retrouvait seul avec un compagnon commando, Garlik, avait qui il n’avait jamais vraiment parlé et cela n’avait plus aucune importance à ce moment là. Garlik leva son fusil blaster et ouvrit le feu sur l’adepte désarmé. Ce dernier esquiva le tir avec un réflexe redoutable et entama aussitôt une charge que Garlik ne put éviter. Ce dernier fut projeté violemment en arrière et son fusil vola par la même quelque part aux alentours. Un violent combat à main nu s’engagea alors entre eux.
L’adepte à la vibro-lame était de plus en plus proche de Ramius. Dans une persévérance naïve et ridicule, il continuait d’ouvrir le feu sur lui dans l’espoir de toucher juste mais son adversaire déviait les tirs avec une facilité déconcertante. Lorsque Ramius se dit qu’il était temps de changer de tactique, il était trop tard, l’adepte fondait déjà sur lui pour abattre sa lame. D’un mouvement rapide et qu’il ne se connaissait pas encore, Ramius évita l’estocade en tombant à la renverse, mais son dos ne toucha jamais le sol. Par réflexe, il avait porté ses bras et ses mains en arrière comme d’aucun le ferait pour amortir le choc, mais même elles ne touchèrent pas le sol comme retenues par une barrière invisible.
L’élan du coup manqué de l’adepte le contraint faire une avancé sur la droite, Ramius effectua alors une roulade dans le sens opposé pour se redresser et lui envoyer un coup de pied dans le genou pour le faire fléchir. Le coup porté eut l’effet escompté l’espace d’une seconde mais l’adversaire se reprit très vite et gagna encore plus en férocité. La vibro-lame fendait présent l’air avec vigueur et Ramius se démenait pour esquiver comme il pouvait.
« C’est donc tout ce que tu sais faire, fuir et te dérober tel un animal apeuré ?! Voilà donc ce qu’on envoi contre nous, les véritables serviteurs de la Colère de Darth Malraas, un jeune bantha qui s’est égaré de son troupeau… Pitoyable ! »
Ramius poursuivait ses esquives sans vraiment savoir comment prendre l’avantage. Un œil rapide sur Garlik lui indiqua que le commando était en situation délicate lui aussi mais il gardait toujours sa combativité.
La vibro-lame manqua Ramius de peu cette fois, le jeune homme esquiva le coup mais son adversaire anticipa suffisamment pour faire un pas en sa direction et lui porter un coup au visage avec sa main comme on donnerai une gifle à un enfant… geste ultime de mépris.
Vas-tu le laisser nous humilier sans rien faire ?!
Les assauts de son adversaires étaient de plus en plus rapprochés et Ramius était réellement à court d’options. Il tenta à nouveau de faire feu avec son blaster mais cette fois l’adepte ne le laissa pas faire et découpa le canon de l’arme avec sa vibro-lame avant de porter une nouvelle gifle puissante au visage de Ramius.
Si tu ne fait rien de plus, nous allons mourir stupidement ici et maintenant ! *
« Silence... »
L’Autre en lui y allait de ses remontrances, ce qui attisait la colère de Ramius. Son impuissance à renverser le cours du combat suscitait en lui une frustration certaine. Il tenta une figure de combat qu’il avait appris du temps de ses classes sur son monde natale. Mais l’adepte l’anticipa encore une fois et para son coup. Il se saisi alors de lui par la gorge en la serrant avec force à tel point qu’il le souleva par dessus le sol. Étourdi par le coup de tête que l’adepte venait de lui infliger, Ramius ne put éviter son coup de pied au ventre qui le plaqua contre une colonne en pierre. Ramius avait le souffle coupé.
* As-tu donc oublié tout ce que nous avons appris en tant que guerrier ?!
« Silence… je t’ai dit de te taire... »
* Non ! Ce corps est aussi le miens ! Si tu meurs, je meurs aussi et ce n’est pas une option envisageable ! Je ne vais sûrement pas laisser ta faiblesse avoir raison de nos vies !
L’adepte observait Ramius qui venait de dire « silence » à haute voix et à la manière d’un ordre. D’abord surpris, cela ne fit que renforcer le mépris qu’il éprouvait pour lui et lui coupa l’envie de « s’amuser » avec sa proie. Affaibli et le souffle toujours court, Ramius avait la bonne position pour une décapitation propre et nette.
Dans le même temps, Ramius semblait batailler à la fois pour rester concentré sur le moment présent tout en contrant les propos intérieurs de l’Autre. La colère, la frustration et la douleur physique qu’il ressentait ne faisait que renforcer le feu ardent qui brûlait en son for intérieur et par la même appeler à lui toujours plus fortement le Côté obscur de la Force. La tension dans l’esprit de Ramius était telle qu’il ne pourrait plus tenir longtemps.
* Décevant….
Ramius se laissa aller en hurlant « Assez ! » ce qui ne perturba pas plus son adversaire. La vibro-lame en position et prête à trancher la chaire du jeune homme, l’adepte esquissa un sourire narquois.
« Ridicule... »
A ses mots, le feu intérieur de Ramius se libéra alors. Sur de son coup, l’adepte eu la mauvaise surprise de voir des morceaux de pierre tomber au sol au lieu d’une tête. Ramius avait disparut. En vérité, le jeune homme s’était rapidement retourné de l’autre côté de la colonne pour esquiver le coup fatal. L’adepte était vraiment déstabilisé d’autant plus que sa vibro-lame était à présent bloquée dans la pierre. Alors qu’il tentait de la dégager, il sentit une vive douleur au niveau de son coude. Ramius, comme sorti de nul part, venait de lui porter un coup puissant. Ne pouvant faire autrement que de laisser son arme, l’adepte fit un pas en arrière. Bien que puissant et douloureux le coup qu’il venait de recevoir au bras était loin de l’empêcher de combattre.
Ramius était face à lui et adoptait une posture de combat basique qui lui était familière. Piqué par se soudain regain de combativité, l’adepte était plus déterminé que jamais à en finir avec Ramius le plus rapidement et le plus violemment possible.
« Il ne peut y avoir de pitié. »
Commença alors des échanges de coups et d’esquives entre les deux adversaires. Ramius s’était ressaisi, c’était indéniable, mais se regain de vigueur ne faisait pas de lui soudainement un combat à toute épreuve. Son adversaire conservait l’avantage de la force physique. Aussi, chaque coup qu’il n’arrivait pas à esquiver blessait sa chaire durement. L’adepte en était conscient et commençait à comprendre où frapper et quand frapper pour limiter au maximum les esquives et cela fonctionna. Il était en train de reprendre le dessus sur Ramius. Mais il y avait quelque chose de différent cependant. Plus il arrivait à le toucher et plus il percevait l’obscurité grandir autour d’eux et plus particulièrement autour du jeune homme. Il tenta de reprendre son arme bloquée au moyen de la Force mais il fut interrompu par un coup de Ramius.
La souffrance physique de Ramius était réelle et chaque coup reçu était bien ressenti. Mais la douleur était aussitôt compensée par une chaleur intense presque brûlante. Sa connexion avec la Force n’avait jamais été aussi forte que maintenant. Le brasier ardent qui irradiait dans tout son corps ne se nourrissait plus que d’une seule chose, l’obscurité.
Oui…. Oui…. C’est ça… *
Ses réflexes sen trouvaient être plus rapides et plus précis, ce qui n’échappa guère à l’adepte qui peinait de plus en plus à le frapper. Il y parvint cependant une ultime fois en lui assenant un coup de poing au visage en y mettant toute sa force. Ramius ne fit même pas un pas en arrière. D’un coup de poing mue par ses réflexes exacerbés, il dégagea le bras qui venait de la frapper, amorça un mouvement de crochet avec son bras gauche qui frappa la mâchoire adverse. Il engagea ensuite son bras droit de sorte à porter un uppercut décisif mais il fut contrer et reçu un coup au genou qui le fit trébuché et l’obligea à poser un genou terre pour ne pas tomber. Porté par l’ivresse du combat, Ramius leva alors ses mains derrière sa tête. Aussitôt la vibro-lame se dégagea de son piège et vola de la colonne directement dans les mains de Ramius qui frappa le crâne de son assaillant. Juste avant que le coup fatal ne lui soit porté, l’adepte put observer les yeux de Ramius se teindre de rouge et d’or, à la manière de deux joyaux luminescents entourés par les ombres. L’adepte s’effondra et malgré la cautérisation quasi instantané produite par la vibro-lame Ramius reçu un flot de sang sur une partie de son visage et de ses vêtements.
* Bien… Très très bien… mon cher. *
Se relevant en même temps que le corps de son adversaire s’effondrait, Ramius était en souffrance à bien des égard et bien des endroits de son corps. Cependant, il ne ressentait que l’ivresse de la puissance, la chaleur brûlante qui irradiait dans la moindre cellule de son corps et surtout… la Force et l’obscurité si agréable, si bonne, si réconfortante et si grisante.
De son côté, Garlik était enfin en train de venir à bout de son adversaire. Bien que plus grand et plus fort que lui, il avait réussi à montrer sur le dos de son adversaire afin de l’étrangler avec son bras. Cela fonctionna jusqu’à ce que la montagne de muscle qu’était l’adepte se saisisse de sa jambe, le tire et jette à terre. Alors qu’il s’apprêtait à lui écraser le visage avec un coup de pied redoutable, l’adepte s’arrêta net lorsque la vibro-lame de Ramius parcourut son buste de part en part au niveau de la taille.
Face à autant de violence, Ramius restait cependant de marbre. Il s’approcha pour aider Garlik à se relever mais lorsque leur mains se touchèrent Garlik ressenti une certaine gêne, pour ne pas dire comme une douleur.
« Qu’est ce qui t’arrives ?! T’as main est brûlante ! »
Ramius ne fit pas attention à la remarque. Garlik ne s’y attarda pas plus de son côté et alla tant bien que mal récupérer son fusil blaster après un combat féroce. Mais ce n’était pas encore fini, le camps n’était pas encore « pacifié ». Aussi, tous deux se dirigèrent rapidement vers là où des lames s’entrechoquaient. -
Post n°7
Auteur : Dark MosTandis que Ramius prenait lentement la mesure de son adversaire, Gozat quant à lui, se retrouvait en tête à tête avec sans doute le plus fort des cultistes, leur chef. Gozat préféra mettre de côté ses réflexions, ce n’était de toute façon pas son genre de réfléchir bien longtemps et se rua sans crier gare sur sa proie. Hurlant sa rage pour le galvaniser dans son assaut, il se heurta à la défense implacable du sith qui para sans trop de difficultés tous les coups assénés à son encontre grâce à des mouvements brefs et précis. Il n’avait pas seulement l’avantage d’avoir un sabre dans chaque main, il semblait être également un utilisateur suffisamment expérimenté pour les maîtriser, ce qui le plaçait dans une catégorie bien au-dessus du statut de simple sith confirmé. Gozat, pour autant, ne semblait pas décontenancer et continuait de faire pleuvoir ses attaques, il essayait de trouver l’angle parfait, tentant de faire bouger son adversaire de manière délicate mais la réponse était souvent immédiate et on sentait que le cultiste arrivait à sa limite de générosité.
Parant un coup frontal d’un mouvement rotatif précis de sa main gauche, il libéra une attaque puissante de sa droite, pénétrant la chair du zabrak sur son flanc qui se dégagea de justesse en reculant de plusieurs mètres. Un timide sourire se dessina sur le visage fantomatique du leader cultiste mais il reprit rapidement sa concentration, le moment n’était pas venu de se réjouir d’un duel mais d’en terminer le plus rapidement possible.
De son côté, Hilde avait son propre combat à mener et la résistance du camp était étonnamment forte malgré la qualité de leur groupe. Deux des cultistes s’en prirent aux deux membres de son groupe quand les deux derniers lui firent face, sûrs de leur réussite. Tenant fermement son sabre, la dirigeante des opérations adopta une position plutôt défensive, mais prête à contre-attaquer à la moindre ouverture en se tenant légèrement de biais par rapport à eux, la lame en avant et à l’horizontale. Prenant chacun une direction devant elle, ils l’encerclèrent à plusieurs mètres autour d’elle pour pouvoir la prendre en tenaille et faire en sorte qu’elle ne puisse pas répliquer aux deux attaques simultanées.
Un rapide signe de tête et les deux se lancèrent vers elle à toute vitesse, plus le temps de bégayer, il fallait trouver une solution et vite ! Un vif coup d’œil lui permit d’anticiper celui qui arriverait le premier sur elle et en profita pour balancer une vague de force sur le deuxième pour le ralentir encore plus et pouvoir encaisser le choc frontal avec le premier. Elle recula d’un bon mètre sous la violence du choc et exécuta ensuite un enchaînement de parade dont elle avait le secret. Un nouveau regard furtif sur le côté et le deuxième combattant, remis de la poussée de force, fonça vers eux pour prêter main forte à son compère. La situation allait devenir critique pour Hilde et elle prit rapidement ses distances en projetant la force vers le sol, ce qui la projeta à plusieurs mètres derrière, non loin des pierres brisées de tout à l’heure. Ses deux autres soldats étaient également en difficultés et il fallait trouver un moyen de leur venir en aide en se débarrassant de ces deux-là...
Encore à l’écart des combats et aux yeux de tous, Jelas continua d’observer le combat du leader contre Gozat, les dents serrés. Il fallait lui venir en aide d’une manière ou d’une autre, ou ce groupe serait vite anéanti sous les coups de son rival. Gozat soufflait bruyamment, la douleur était lancinante mais il fallait tenir bon pour la réussite de la mission. Son ennemi vint à sa rencontre et l’attaqua à nouveau avec une élégance déconcertante et une rapidité d’exécution difficile à suivre. Un coup au niveau des jambes, suivit d’un deuxième à hauteur d’épaule et le duel virait au cauchemar pour le zabrak qui n’arrivait pas à bloquer toutes les attaques, il lui fallait de l’aide qui ne venait pas à lui. Il fut à nouveau entaillé à trois autres endroits sur les jambes et le bras droit, son instinct de survie le força à tenter de fuir mais le leader anticipa cette action et rangeant l’un de ses sabres, lui projeta des éclairs. Gozat reçut l’impact de plein fouet et s’en alla voler contre un des derniers piliers restants. Le corps inerte du zabrak ne laissait rien présager de bon quant à sa capacité à se relever avant la prochaine salve d’éclairs, certainement fatale. Se préparant à envoyer sa victime dans les abysses du néant, le leader cultiste tourna brusquement la tête sur le côté pour voir un rocher en train de s’abattre violemment sur lui. Il eut juste le temps de créer un bouclier suffisant pour réduire le coup mais il fut tout de même contraint à chuter lourdement au sol. Sa vision fut légèrement trouble pendant quelques secondes mais il aperçut une silhouette en train de s’agiter et un nouveau rocher fut lancé à son encontre. Cette fois, même au sol, il était préparé à l’attaque, la dévia d’un geste de la main et le projectile atterrit juste à côté de l’homme qu’il reconnut désormais, Jelas ! Ce dernier, voyant qu’il n’avait pas réussi à l’achever s’enfuit à nouveau dans les ombres de la falaise qui dominait le camp. Aveuglé par la vision de Jelas, le leader se releva rapidement et se lança à sa poursuite en quittant la zone. Gorzat eut la vie sauve à ce moment, même s’il n’avait pas compris ni comment ni pourquoi celui qu’ils aidaient, était également un utilisateur de la force. Regardant tout autour de lui, il remarqua dans le tumulte de la bataille des individus non loin de lui, il reconnut l’un d’entre eux et lui hurla ses ordres du mieux qu’il le pouvait.
- Le nouveau ! Dépêche-toi !! Le but de notre mission est poursuivi par notre ennemi !! Rattrape-les !!Spoiler : HRP
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Post n°8
Auteur : Ramius LemLa réaction de Ramius fut immédiate. Alors que son intention était d’aller prêter assistance à Gorzat, il se ravisa aussitôt et prit la même direction que sa cible. Même s’ils étaient dans sa ligne de vue, l’apprenti était bien en retrait et devait redoubler d’efforts pour les rattraper. Il courait le plus vite possible et malgré le feu ardent qui brûlait en lui, la Force qui était toujours en lui, le sprint qu’il était en train de faire était en train d’épuiser ses capacités physiques actuelles. Son souffle devenait court, sa poitrine commençait à devenir lourde et à tirer sur ses muscles. Il était rouillé de ce point de vue ou bien les deux sensitifs qu’ils poursuivaient faisaient montre de talents hors du commun pour se déplacer si rapidement.
Ramius fut un instant ralenti par une légère déviation du sentier qui contournait un gros rocher et un dénivelé. Réduisant l’allure par nécessité, cela lui permis de reprendre un peu son souffle et de voir Jelas et le leader des Gardiens face à face. Il était trop loin pour distinguer parfaitement ce qu’ils étaient en train de se dire.
Le leader se tenait droit devant son adversaire, sa lame rougeoyante pointé droit devant lui. Son regard était à la fois dur et satisfait.
« Misérable vermine… C’était donc cela ton plan ? Faire faire le sale boulot à ta place par ces gens là ? Qu’est ce que tu as bien pu dire et faire pour les convaincre? »
« Quelle importance… puisque j’ai su les convaincre… et que je suis presque arrivé à mes fins. »
Alors que le leader allait répondre, une pierre percuta violemment son épaule droite. Se positionnant pour voir d’où cela venait tout en gardant un œil sur Jelas, il vit alors Ramius à quelques mètres de là, sa vibro-lame dans une main et l’autre pointé vers un rocher de petite taille qu’il propulsa dans sa direction avec la Force. L’homme au sabre-laser agita très légèrement son arme pour intercepté le rocher qui s’évapora dans un petit panache de poussière au contact de la lame.
« Sérieusement ? »
Le leader adressa alors un regard désabusé à Jelas, qu’il tenait toujours en joug. Soudain, Ramius sentit une étreinte le saisir au niveau de la gorge. D’abord légère, elle devint de plus en plus forte au point de l’empêcher de respirer de moins en moins. Il n’avait jamais subit une telle chose et il pouvait rien y faire. Il venait de lâcher sa vibro-lame, signe qu’il était en train de s’affaiblir. Dans un réflexe de défense, il tenta à nouveau de soulever un rocher mais sans succès, il n’arrivait plus à se concentrer suffisamment. Obligé de poser un genou à terre tant il devenait difficile de rester debout, Ramius porta son attention sur Jelas qui restait passif. Il le regardait avec une certaine indifférence… jusqu’à ce son regard s’assombrisse et se porte sur son rival. -
Post n°9
Auteur : Dark MosTandis que le leader maintenait son étranglement, Jelas réfléchissait rapidement aux conséquences de sa prochaine action, mais de toute évidence s’il voulait évincer son ancien allié, il devait porter assistance au jeune apprenti. Apparaissant soudainement dans sa main, il activa son propre et sabre et l’envoya droit sur le leader à l’aide de la force pour essayer de le prendre de vitesse. Ce dernier relâcha l’emprise qu’il avait sur Ramius et activa à nouveau sa deuxième lame pour parer le sabre de justesse. Durant ce petit laps de temps, Jelas fut déjà à hauteur du leader et engagea rapidement le combat tout en se tournant vers celui qu’il venait de sauver et l’harangua avec vigueur.
- Ramène-toi, je ne pourrais le faire seul !
En effet, le combat ne durait que depuis quelques secondes mais rapidement le leader prit l’avantage, ses qualités étaient sans conteste supérieures en combat singulier, leur atout résidait dans le surnombre et il fallait s’en servir. Paradant avec élégance avec son sabre de la main gauche et attaquant farouchement avec sa main droite, le leader du culte réussissait sans trop de difficultés à mettre à mal celui qui l’eut trahi quelques mois auparavant et il allait lui faire payer sa trahison au centuple. Gardant du coin de l’œil la position de celui qui les avait rejoins pour ne pas se faire attaquer par surprise, cela l’empêcha néanmoins, d’abréger rapidement le combat avec Jelas…-----------------------------------
Bien plus loin, dans le campement, Hilde et ses deux combattants ne parvenaient pas à prendre l’avantage sur les 4 guerriers cultistes qui se défendaient vigoureusement et valeureusement, à tel point que Toruk membre du groupe d’Hilde succomba, transpercé par la lame de son adversaire. Nul enterrement digne ne lui sera donné, le souvenir de son vécu sera vite oublié et jusqu’à la fin, il sera resté dans l’ombre des plus illustres siths de l’Ordre. Son adversaire avait déjà rejoins son camarade pour éliminer le deuxième combattant sous le commandement d’Hilde et l’espoir de sortir indemne de cette mission s’amenuisait. Hilde, quant à elle, se battait comme une diablesse, utilisant ce que son maître lui avait appris pour résister aux assauts des deux cultistes et les contrer à son tour avec férocité. Alors que les combats s’intensifiaient, Hilde jeta un œil en arrière, le dernier de ses compagnons venait de se faire empaler par les deux autres cultistes et elle allait bientôt se retrouver seule contre 4 adversaires, ses chances de s’en sortir étaient proches du néant. Se laissant envahir par les émotions, elle abandonna la raison pour laisser agir sa colère et sa haine à leur guise, refusant de perdre sans avoir tenté l’essence même du côté obscur. Concentrée sur un seul membre du culte, elle déversa un flot continue d’attaques puissantes et rapides ignorant complètement le deuxième sith qui réussit à l’écorcher à deux reprises mais cela n’arrêta pas la folie meurtrière de la cheffe du commando. Virevoltante et éclatante, Hilde surpassa la défense du premier cultiste, lui trancha la main d’un mouvement bref de son poignet et enchaînant par un nouveau coup de poignet, lui trancha la tête sans aucune émotion visible sur le visage. Ne laissant pas le temps à son deuxième adversaire de lui porter un nouveau coup dans le dos, elle écarta soudainement son bras gauche dans sa direction, puis le regardant droit dans les yeux, elle ferma sa main et le propulsa vers elle en l’empalant violemment sur sa lame.
L’horreur se lisait sur le dernier regard du sith qui ne verrait pas le futur des gardiens de la Colère. Quelques secondes plus tard, Hilde posa un genou à terre, la respiration haletante et le cœur battant à tout rompre, sa folie venait de prendre fin et les douleurs qu’elle avait reçu durant ce laps de temps l’avaient rattrapé. Les deux profondes entailles dans son dos la lacéraient si fortement qu’elle commençait à perdre l’équilibre, elle semblait chercher du regard une chose qui pourrait la sortir de cette sensation de vide qui s’imprégnait en elle petit à petit. Sa vision se troubla peu à peu, elle posa sa main droite au sol, comme essayant en vain de se raccrocher à la vie et aussi soudainement qu’elle avait laissé sa colère agir, ses yeux se fermèrent et son corps tomba lourdement sur le corps de celui qu’elle venait d’éteindre. Les deux cultistes encore en vie arrivèrent enfin à leur tour, voyant tous les corps au sol, ils comprirent qu’ils s’étaient entre-tués sans prendre le soin de vérifier s’il restait encore un pouls à l’un d’entre eux ou plutôt à l’une…
De leur côté, la lutte était âpre entre le leader et ses deux adversaires Jelas et Ramius qui formaient étrangement un duo convenable et ils réussissaient à le mettre à mal si bien qu’il finit par en perdre l’un de ses sabres laser par une belle exécution coordonnée. Mais même avec un seul sabre, la technique du cultiste n’était pas à sous-estimer bien au contraire et il lui restait encore des forces pour son dernier baroude d’honneur…
- C’est terminé Alcor, ta traîtrise envers l’Ordre se termine ici.
Le leader se contenta de répondre sans la moindre émotion sur le visage.
- Ma traîtrise ? Malheureusement pour toi, Jelas, tes talents de manipulateur ne sont rien face à ma puissance. Et ce n’est pas l’écervelé à tes côtés qui y fera quoique ce soit.
Jelas ricana se tournant vers l’apprenti.
- Finissons-en avec lui, toi et moi et accomplissons notre destinée pour le seigneur Darth Malraas.Spoiler : HRP
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Post n°10
Auteur : Ramius LemPour Ramius, le combat contre le maître des Gardiens ne ressemblait à aucun autre. On était loin de la bagarre et du caïd des rues. Se faire étrangler d’une main ferme était une chose, mais sentir sa gorge comprimer toute seul alors que personne ne pose la main sur vous était assez déstabilisant pour lui. Mais d’une certaine manière, la chose ne l’effrayait pas et prenait ça comme une démonstration du pouvoir du Côté obscur.
Jelas frappait avec son sabre-laser, Ramius paraît avec la vibro-lame. Le temps des explications viendrait plus tard, car si la veille Jelas était ce simple guide peu bavard et veule d’apparence il faisait montre aujourd’hui d’un talent confirmé pour se battre. D’un coup rapide de sabre, le leader du culte parât le coup de Ramius et le propulsa à une dizaine de mètres au loin d’un coup de Force. Cette fois, il réussi à garder son équilibre malgré la violence du coup et se mis à courir pour reprendre le combat.
Le maître des Gardiens le propulsa alors à nouveau avec plus de puissance cette fois, ce qui fait tomber Ramius sur le sol poussiéreux. Un nouveau mouvement de parade effectué et Jelas tendit sa main vers son adversaire. Des éclairs d’un bleu incandescent en jaillir alors. Alcor croisa ses deux sabres afin de se protéger mais l’attaque était de toute évidence redoutable même pour lui.
Ramius s’était relevé et courait à nouveau pour venir en aide à son allié. Les lames rouges s’entrechoquaient à nouveau. Une nouvelle fois, Ramius usa de la Force pour envoyer un débri sur Alcor. Voyant le projectile, Jelas fit en sorte de distraite Alcor pour qu’il ne puisse pas éviter le projectile qui le frappa dans le dos. La manœuvre fonctionna et l’un des sabres d’Alcor s’échappa de sa main.
Avant de se remettre en position de combat, Ramius décida de lâcher sa vibro-lame et vit venir le sabre-laser abandonné jusqu’à lui et l’activa. La légèreté de l’arme était impressionnante et déroutante même, c’était si la lame ne pesait rien… Ils étaient tous les trois à égalité. Trois adversaires. Trois sabre-lasers. Tenir cette arme dans sa main insufflait comme un sentiment de puissance à Ramius. Cela en était grisant. Aussi lorsque Jelas l’interpella pour en finir enfin avec Alcor, il lui répondit d’un signe de la tête.
« Avec plaisir... »
Ce n’était pas une parole en l’air. Avec la colère et la frustration du combat, Ramius découvrait le plaisir de la tâche. Jelas fut le premier à attaquer, Ramius enchaîna malgré sa maladresse à manier sa nouvelle arme.
* Oui… Cette arme est à nous… à nous… sert-en pour l’anéantir maintenant… pour les anéantir tous les deux !
D’un coup de pied bien placé, Alcor frappa Jelas à la poitrine ce qui le déstabilisa, le fit chuter et frapper sa tête contre un rocher. D’un coup de parade maîtrisé, il désarma Ramius et le saisi directement à la gorge avec sa main.
« Que pensais-tu vraiment réussir à faire ?! Je suis un Sith et toi… pauvre larbin docile et stupide… tu n’es rien… absolument rien… et… je ne te laisserai pas l’opportunité de devenir quelque chose... »
Au plus profond de lui, la flamme qui brûlait en Ramius se changea à nouveau en un brasier ardent après le petit laïus prononcer par Alcor. Le Côté obscur venait l’attiser. Il se retrouvait dans la même situation que sur Nar Shaddaa. Comme pour se dégager de l’étreinte d’Alcor, le jeune homme posa ses mains sur son bras. Le Sith commença alors à sentir comme une chaleur sur sa peau, une chaleur qui devint de plus en plus vive et qui l’obligea en l’espace d’un instant à lâcher prise.
« Qu’est ce que cela ?! »
La sensation de chaleur venait de se muer en sensation de brûlure et Alcor voyait même sa peau devenir de plus en plus rouge. C’était la première fois que Ramius premier vraiment conscience de ce feu intérieur qui l’animait. Dans son esprit il était devenu comme palpable maintenant qu’il était initié au Côté Obscur. Alcor s’était écarter de lui de quelques pas en arrière tant il était troubler par sa peau qui devenait de plus en plus cramoisie et douloureuse. La brûlure commençait à se répandre petit à petit sur son avant-bras. Ramius pouvait sentir la chaleur se répandre, la peau s’échauffer la sensation était fascinante. Tendant sa main vers son adversaire, le jeune apprenti imagina dans son esprit que la brûle se propager sur tout le corps du Sith.
Jelas s’était relevé et après avoir repris ses esprits recommença à attaquer. Malgré la douleur, Alcor para encore son attaque mais avec moins de superbe que précédemment. Ramius ne bougeait pas et continuait de se concentrer sur la brûlure. Aussi, lorsque les attaques de Jelas se firent plus fortes, Ramius réussi à intensifier la sensation de brûlure jusque dans la main du cultiste. La douleur fut telle qu’Alcor lâcha soudainement son sabre-laser. Dans la seconde qui suivi, Jelas lui porta le coup fatal en pleine poitrine. Le corps du maître des Gardiens tomba au sol sous le regard satisfait et éprouvé de Jelas.
« Qui est le plus puissant maintenant ?… Voilà une bonne chose de faite. Bien joué, petit. Petit ? »
Jelas regardait Ramius avec interrogation. Il avait les yeux fixés sur le corps d’Alcor, grand ouverts et ne bougeaient pas. Sa main était toujours tendu vers lui.
Tu sens sa chaleur se dérober ? Son corps se refroidir ? Et pourtant nous ne pouvons être sur qu’il est mort… Fait ce qui doit être fait !
« Non... »
Ils nous a insulté ! Ils nous a rabaissé! Même mort, il continue de nous narguer ! Fait-le !
Tiraillé entre l’envie et la retenue, Ramius se vit soudainement submergé par un flot de sentiments contradictoires impossible à gérer sur le moment. Les doigts de sa main tendu bougèrent alors, il y eu une étincelle et le corps du maître des Gardiens s’enflamma aussitôt en dégageant une gerbe de flamme dans les airs.
Jelas se recula mue par une certaine crainte. Observant le corps en train de brûler, il regarda à nouveau Ramius qui avait rabaisser sa main avec stupeur. Dans le flot d’émotions qui s’était saisi de lui, une seule se distinguait clairement… la satisfaction.
Bien… très bien… * -
Post n°11
Auteur : Dark MosPosant les yeux sur le corps brûlant d’Alcor, Jelas était satisfait de ce qu’il venait de voir, non seulement il se débarrassait de son rival mais il voyait en Ramius un puissant apprenti qui pourrait se révéler être un atout majeur dans ses futurs plans. Hurlant dans la douleur et la chaleur des flammes, Alcor rampait encore pour tenter de survivre en vain. Le visage bientôt calciné, il s’exprima de ces quelques derniers mots avant de mourir.
- Traît… JE… LAS.
Un léger sourire apparut sur le visage de Jelas qui contempla les derniers instants du leader du culte des gardiens de la colère avec un certain plaisir non dissimulé. Celui qui l’empêchait de grimper les échelons avait fini par perdre la vie et l’étendue des possibilités s’ouvrait désormais à lui. Il se tourna lentement vers Ramius encore sous l’effet de l’adrénaline et du flux d’énergie du côté obscur qui affluait de plus en plus en lui.
- Formidable maîtrise du côté obscur, Ramius. Je savais que j’avais bien fait de mettre mes espoirs en toi.
Il donna un coup de pied pour retourner le corps encore fumant d’Alcor et voir son visage à moitié consumé entièrement par les flammes.
- Pas de victoire ni de répit pour les traîtres en son genre. Le seigneur Malraas récompensera généreusement ceux qui ont anéanti la rébellion sur Halm. Retournons au camp Ramius, les nôtres sont peut-être encore vivants.
Les mots n’avaient pas été choisi au hasard, s’englobant volontairement dans le groupe de Ramius il montrait là qu’il était de son côté et que la méfiance à son égard n’était pas nécessaire malgré l’ignorance sur sa nature de sith. Avant de partir Jelas fit venir à lui le second sabre d’Alcor qu’il contempla avant de le mettre à sa ceinture puis jeta un œil à celui qu’il considérait déjà comme son futur apprenti.
- Garde ce sabre précieusement, Ramius. Il est à la base de ta nouvelle vie, un avenir où nos noms résonneront dans la galaxie et hanteront les esprits.---------------
Quelques minutes plus tard, à leur retour au camp, ils furent interpellés par Gorzat, titubant et haletant par l’épuisement et la souffrance visible sur son visage. Les cicatrices sur son corps étaient devenus légion et il pourrait très certainement être à l’article de la mort incessamment sous peu, ce qui ne donna aucun état d’âme à Jelas qui semblait regarder ailleurs, comme cherchant un autre individu. Tombant à genoux devant eux, Gorzat essaya de parler du mieux possible.
- Vous… vous êtes… vivants…
- Bien sûr, Ramius a vaincu presque à lui seul le leader. Où est Hilde ?
- Elle… est… de l’autre… côté…
- Repose-toi Gorzat, je vais t’aider. Ramius, va chercher Hilde, je ne pense pas qu’il reste des sbires d’Alcor, ils auront sans doute perçu sa mort, mais reste prudent. Dès que Gorzat sera en état, nous vous rejoindrons.
Gorzat essayait de reprendre son calme et serrait les dents comme pour défier la douleur qu’il ressentait. Jelas s’assit à ses côtés, regardant Ramius le regard serein pour lui montrer que Gorzat était entre de bonnes mains. -
Post n°12
Auteur : Ramius LemLa crosse du sabre-laser brillait à la lueur du soleil qui était en train de se lever. Les yeux de Ramius étaient encore teintés par le Côte obscur.
* Oui… il nous appartient… Plus personne n’osera s’opposer à nous…
Cette voix intérieure, celle de Ramius en vérité, ne semblait pas vouloir le quitter. Elle persistait même à mesure que son affinité avec le Côté obscur progressait. Il n’y faisait pas toujours attention et ne prenait pas la peine de répondre, comme en cet instant.
Le retour au camp fut rapide. Jelas semblait totalement différent, il émanait même de lui une aura particulière. Ramius se porta rapidement vers Gorzat lorsqu’il le vit mal en point. Il ne fit même pas attention à la flatterie de Jelas à son endroit. Dire qu’il avait vaincu le leader des Gardiens à lui seul était légèrement exagéré…
« Je… Je… Reste calme et tout ira bien. »
Malgré ses douleurs et sa détresse, Gorzat lança un regard noir à Ramius.
« Tu me prends pour qui le nouveau ? J’ai vu pire ! Aller ! Bouge ta viande et va retrouver les autres. »
Sans répliquer, Ramius se releva et prit le chemin le plus proche. Les cadavres des gardiens étaient en nombre à joncher le sol de ce qui était encore il y a quelques instants leur campement. Tirs de blaster ou bien entailles cautérisées marquaient chacun d’eux. Ramius marchait rapidement sans y faire volontairement trop attention et sans trop réfléchir pour ne pas se rappeler de ce qu’il avait vécu sur son monde natal à l’époque. Il n’y avait pas que les gardiens à jalonner le sol de leur corps froids, les corps sans vie de plusieurs membres du commando participaient aussi de ce spectacle macabre.
Il n’y avait plus aucune résistance, ni même la moindre trace de vie sur le sentir que suivait Ramius. Son instinct même, mue par la Force, ne l’inquiétait pas.
Un bien sombre jour pour les nôtres … Tant de nos semblables mort de manière si futile…*
« C’est le sort que reçoivent les traîtres en général. »
* Les traîtres ? Sommes nous seulement sûr qu’ils étaient des traîtres ? Des traîtres envers qui ? Souviens de ce qu’à dit leur chef… souviens toi de sa surprise face à Jelas...
« Darth Malraas… Ils ont trahis Darth Malraas… c’est que Jelas et Hilde ont dit, non ? »
C’est ce qu’on nous a dit oui… mais ce n’est pas clair. Les premiers gardiens que l’on a combattu étaient aussi surpris que leur chef...
C’est alors que Ramius aperçu Hilde au loin. Elle était à demi-couchée et en train de ramper afin de s’adosser à une colonne. Sa jambe était en sang et son épaule cramoisie par un tir de blaster. Lorsque l’apprenti s’approche d’elle, leur regards se croisèrent.
« T’es encore en vie on dirait, le nouveau. Je pensais pas que tu tiendrais une minute mais bon… je me suis trompée on dirait. Tu es blessé ? »
« Pas autant que vous on dirait. Qu’est ce qu’on est venu faire ici exactement ? Ils semblaient tous surpris. »
Malgré la douleur, Hilde fronça les sourcils et jeta un regard noir à Ramius.
« C’est le principe de l’attaque surprise, non ? »
Limace… Elle se joue de nous et elle se moque ! Comment ose-t-elle ?
Ramius ne lui donnait pas tord. La colère et l’ironie affichées par Hilde cachait quelque chose.
« Je ne parlais pas de l’attaque… mais de la raison pour laquelle on attaquait. J’ai l’impression que pour eux, nous étions les traites. »
Hilde saisit alors le vêtement de Ramius de sa main ferme. Elle n’avait pas l’air de plaisanter en témoigne son regard qui fixait Ramius avec persistance.
« Un conseil gamin, ne penses pas trop. Ce n’est pas dans ton intérêt, absolument pas dans ton intérêt. Et occupes toi de ce qui regarde ! »
C’est alors que la Sith remarqua le sabre-laser qui dépassait de la poche de Ramius. D’un geste elle le saisi et commença à l’observer.
« D’où est-ce que ça sort ? Il n’y avait qu’une seule personne dans le campement qui portait des sabre-lasers. Comment est-ce que tu l’as eu ? »
« Je l’ai pris à leur chef… après l’avoir tué. Je l’ai considéré comme une récompense. »
Oh et tu l’as tué tout seul ?
« Tu as dû avoir de la chance. On n’est pas tué facilement lorsqu’on porte cette arme. Je vais le garder pour prouver ta valeur à Darth Malraas. Comme une preuve, si tu préfères.
Comment ose-t-elle ?
« Non ! J’ai gagné le droit d’avoir ce sabre. J’ai remporté le combat c’est donc à moi de me présenter à Darth Malraas. »
« Toi ?! Hahaha, parce que tu penses que tu as des droits ? Tu n’es rien… tu as de l’ambition à ce que je vois mais tu n’es rien. C’est à moi que notre maître a confié cette mission et c’est à moi que revient l’honneur de présenter ce trophée à Darth Malraas… alors je le garde et tu vas m’aider à me relever maintenant. »
Le coeur de Ramius commença à battre fort et la colère à monter. Le Côté obscur ne l’avait toujours pas quitté et venait amplifier son ressenti.
Je le savais ! Elle veut nous le prendre et s’attribuer tout le mérite ! Vas-tu la laissé faire ? »
« Non... »
Ramius venait de prononcer ce mot à haute voix. Répondait-il à Hilde ou bien à sa propre réflexion ? Peut être qu’il s’adressait aux deux en vérité. Il observait Hilde et lui trouvait presque un air pathétique à donner des ordres alors qu’elle était mal en point. Le Côté obscur était en train de gagner en intensité et ses yeux retrouvaient à nouveau cette teinte orange/or.
* Il ne faut pas la laisser s’en tirer. Elle nous a manqué trop souvent de respect. Elle est blessée et faible ! Tue là ! *
« Tu refuses d’obéir aux ordres ? Tu vas le regr…. »
D’un geste rapide Ramius venait de reprendre son sabre-laser et l’activer a bout portant contre la poitrine de la Sith qui mourut sur l’instant. Cette fois encore, Ramius ne trembla pas. La voix intérieure de Ramius n’avait pas apporté de commentaires, mais il ressentait comme une sorte de satisfaction. En son for intérieur, il percevait même un sourire. Laissant Hilde à son sort funeste, Ramius s’en retourna vers la position de Jelas. -
Post n°13
Auteur : Dark MosTandis que l'apprenti sith s'aventurait plus profondément dans ce monde où il était rare voir impossible de faire demi tour, l'air semblait avoir avoir changé. Plus pesant, plus étrange, il changeait sans cesse de direction comme une boussole affolée, incontrôlable et qui venait giffler le visage des deux protagonistes. Jelas contempla le corps des différents siths, il se demanda s'ils avaient chacun compris pourquoi ils s'étaient battus et si on leur avait dit qu'au final ils avaient presque les mêmes idéaux, se seraient-ils tout de même affrontés ? Un sourire de satisfaction parcourut rapidement son visage froid et impassible, il avait encore une fois prouvé qu'il avait été le plus malin d'entre eux et il ne cessait de prendre de l'importance dans cet Ordre.
Manipulation, corruption, tout était bon pour lui afin de gravir les échelons et d'éliminer ceux qui pourraient entraver ou ralentir sa progression. Nul ne méritait plus que lui de devenir un membre éminent de l'ordre et nul ne viendrait lui faire barrage à son accession au sommet, aux côtes de Darth Malraas. De plus, il sentait avoir trouvé quelqu'un qui lui permettrait de se rapprocher encore plus rapidement de son but, une rencontre fortuite pour l'un comme pour l'autre. Faire de ce Ramius un guerrier redoutable était dans ses plans pour peut-être même un jour, devenir plus que le simple bras droit du seigneur noir. Le chemin serait évidemment ardu et de toute façon pas encore une priorité mais l'échiquier se mettait en place petit à petit et il fallait d'hors et déjà avoir un coup d'avance pour avoir de bonnes chances de l'emporter.
Il l'avait ressenti, il n'avait pas eu besoin de revoir à nouveau le jeune Ramius pour savoir qu'il avait mis de la distance avec son lui du passé, celui-là même qui était arrivé sur cette planète avec de toutes autres intentions. Il commençait à prendre conscience de ses capacités, de ce qu'il était et de ce qu'il pourrait devenir s'il était bien conseillé. Un diamant brut comme on aimait appeler ces éléments talentueux mais encore fragiles qui ne demandaient bien souvent qu'une seule chose, une route toute tracée à emprunter et Jelas incarnerait ce guide pour lui. D'ailleurs, il se rappela ses plans déjà établis, bien avant l'arrivée de Hilde et de son groupe, une opération de surveillance pour prendre encore plus d'ampleur dans les pensées de Darth Malraas. Il ne pensait pas ces rumeurs fondés, comment se pourrait-il que Dark Mos, ancien seigneur noir des siths aurait refait surface, lui qui avait du avoir à ses trousses des dizaines de chasseurs de prime et peut-être même d'autres ennemis plus redoutables encore pour mettre fin à ses jours. Cependant, il fallait vérifier ces dires et si par un incroyable hasard les informations étaient exactes, alors ce serait tout simplement intolérable.
Pour Jelas il n'existait aucun monde où le retour d'un autre seigneur noir était une bonne nouvelle, car un affrontement entre deux Ordres distincts pourrait être catastrophique et les affaiblir grandement, mais tout comme pourrait être une alliance, car il ne pourrait plus jamais avoir une importance dans les yeux de Malraas. Non, si Mos était bel et bien vivant, il fallait en être informé et le supprimer avant qu'il n'atteigne une force suffisante pour incarner lui-même une menace suffisante pour détruire ce qu'ils avaient commencé à bâtir. Rejoignant l'apprenti sith, il ne prêta guère attention au corps inerte de celle qui avait dirigé leur groupe et s'adressa à lui avec une voix calme et posée.
- Je sens que tu as franchi une étape depuis ton arrivée, tu pourrais devenir un être craint et un élément puissant de l'ordre si tu ne te detournes pas de ta destiné. Laisse-moi t'aider à la suivre et à t'y amener à son paroxysme.
Il laissa le temps à Ramius de digérer ses paroles, pour ne pas le brusquer et à lui prouver qu'il était de son côté, puis il reprit.
- Tu sauras aussi que les ennemis sont nombreux, même à l'intérieur de nos rangs où chacun souhaite s'approprier les éloges du seigneur Malraas. Te méfier de moi et des autres est donc capital, mais tu verras bien vite que je serais ton plus grand allié. Notre chemin nous mènera à ses côtés et si l'occasion se présente un jour, nous pourrions même devenir les nouveaux seigneurs.
Il serra le poing en direction de Ramius, essayant d'attiser en lui cette soif de puissance et de l'arrangeur pour rejoindre son mouvement.
- Mais pour l'heure, nous devons accomplir la volonté de Malraas et cela passe par la réalisation d'une mission simple mais qui pourrait s'avérer être cruciale pour nous tous. Un ancien seigneur sith qu'on croyait mort serait en réalité encore bien vivant et pourrait sérieusement tenter de nous renverser. Dark Mos est son nom et j'ai eu vent d'une rumeur l'envoyant tout droit sur Malachor, une destination empreinte d'une certaine volonté de renaître...
Malachor était et restait à l'heure actuelle un symbole important pour l'Ordre Sith, ayant autrefois créait de puissants guerriers sith de grande valeur et revenir en ce lieu pour renaître n'était pas un choix anodin. Cette rumeur colportée par quelques ravageurs restait néanmoins à confirmer, la pensée même que Dark Mos était encore vivant paraissait loufoque. Pourtant il fallait en avoir le coeur net et la vérifier par leurs soins sur le champs.
Toisant à nouveau le regard de son nouvel allié, il prit une dernière fois la parole.
- Viens avec moi sur Malachor, car même si nous n'y trouvons aucune trace de ce fantôme des temps passés, tu y verras une planète forte intéressante pour un initié du côté obscur. Et lorsque ta soif de connaissance sera assouvie, nous irons ramener au seigneur Malraas ce qui s'est passé ici-même et les informations acquises sur Malachor. Notre dévouement nous rapprochera un peu plus de notre but ultime.
Attendant quelques secondes avec une attitude toujours aussi calme et sereine, Jelas partit le premier à faible allure, comme s'il savait au fond de lui que Ramius le suivrait, ayant de toute façon perdu le seul point de repère qu'il avait à son arrivée, ou plutôt devrait-on dire... Assassiner. -
Post n°14
Auteur : Ramius LemLes quelques fumées s’échappant du corps d’Hilde s’insinuaient déjà dans les narines sensibles de Ramius. Les odeurs de vêtements brûlés et de chaires calcinées s’assemblaient pour en former une nouvelle totalement inédite, aussi désagréable que nauséabonde. Mais Ramius ne bougeait pas. Les essences morbides s’attaquaient à ses muqueuses avec curieuse violence comme pour le marquer, tel un fer rouge, pour qu’il n’oublie pas, qu’il n’oublie jamais cet instant…
La voix à l’intérieur de lui ne disait plus rien et son écho, cette impression de présence, que Ramius pouvait percevoir jusque là, avait aussi disparut.
De retour auprès de Jelas, Ramius avait l’air changé. Il était d’un certain point de vue épuisé mais il dégageait de lui une aura tout à fait nouvelle, en vérité, c’était la première fois qu’une aura quelconque l’entourait. La Force obscure l’enveloppait, courait le long de sa peau, de son corps, le caressait délicatement et s’agitait autour de lui, décrivant comme une sorte de danse subtile toute heureuse qu’elle était d’avoir trouvé un nouveau fidèle, un nouveau réceptacle qu’elle pourrait utiliser à loisir pour se déchaîner. Bien que calme, Ramius était loin d’être serein, ses yeux étaient d’ailleurs toujours empreint de la marque du Côté obscur.
« Si Darth Malraas est l’origine de tout ce qui a été fait ici, aujourd’hui… alors il me tarde de le rencontrer ! »
D’abord sur Ilum et maintenant sur cette planète… Ramius avait dû faire face à une rare violence comme il ne s’en était jamais présenté à lui. Même la pire de crapules dans la plus rude des bagarres de rues qu’il avait affronté n’était rien en comparaison de ce qu’il venait de vivre et de faire en si peu de temps. Mais aux mots prononcés par Jelas, Ramius répondit d’abord par un sourire.
« C’est curieux… vous avez tous le même discours… « Soit mon allié »… « Je peux t’aider à devenir ceci et encore plus cela »… « Nous régnerons sur machin et sur truc » … »
Il fit un geste en direction de Hilde, sans vie.
« Et cela finit toujours de la même manière... Le dernier qui m’a fait cette proposition pourri maintenant dans une caverne gelée sur Ilum... »
Sa présence au sein de l’Ordre n’était que récente et pourtant Ramius commençait à appréhender certains aspects de son fonctionnement et de ses mœurs. Mais à la différence d’Azadjii, Jelas ne lui proposait pas explicitement un lien de maître et d’apprenti néanmoins Ramius savait à quel point il fallait se méfier des mots.
« Je pensais pas un seul instant être capable de faire tout ce que j’ai fait depuis ce jour où j’ai trouvé Hilde dans cette cantina où j’avais l’habitude d’aller boire un verre et de m’amuser.
Je ne connais rien vraiment à la Force, mais d’après ce qu’on m’en a dit, rien de tout cela n’arrive par hasard… Si nous sommes ici, toi et moi, c’est qu’il doit en être ainsi. Je suis allé bien trop loin et … »
Il leva légèrement sa main droite comme s’il caressait le vent, alors qu’il n’y avait aucun courant d’air autour d’eux.
«… j’ai ressenti bien des choses… fascinantes… pour revenir en arrière et abandonner. Malachor sera donc la prochaine destination.
Mais saches une chose… lorsque le moment de me trahir arrivera… ne rate pas ton coup… »
Notre vengeance serait alors… implacable.
Jelas ne pouvait l’entendre mais la voix intérieure de Ramius venait de revenir. En cet instant, si elle devait prendre une quelconque apparence, elle ressemblerait trait pour trait à Ramius, avec un aspect plus sombre, plus aguerri et plus redoutable.
Ramius et Jelas échangèrent donc un regard lourd de sens. Jelas parti le premier, Ramius lui emboîta le pas quelques instants après. -
Post n°15
Auteur : Dark MosMission terminée !
Ton personnage peut récupérer un sabre laser sur le champs de bataille et Jelas te fait cadeau de 2.000 CR, correspondant à la réussite de la mission non sans te laisser un regard amusé et particulièrement insistant dans le style "Tu vois, je suis sympa non ?".
Voici le lien vers tes prochaines aventures.
