Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Star Wars RPG

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  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le Chroniqueur
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    #17

    Post n°13
    Auteur : Raiden

    La tension commençait doucement à monter entre les pirates et ce qui devait ressembler à des naufragés. D'un côté se tenaient les survivants de la bataille de la Forge, perdus dans cette jungle depuis plusieurs de nombreuses semaines. Les vêtements, ou plutôt ce qu'il en restait, leur posture, meur visage, tout leur Être était l'incarnation même de la fatigue et du désespoir. Mais à la vue des appareilsqui venaient de se poser, leurs yeux s'étaient soudain illuminés à l'idée de peut-être pouvoir quitter cette lune. Mais de l'autre côté se tenaient les propriétaires de ces vaisseaux, des pirates armés à la mine patibulaire venus dans le seul but de retrouver un Seigneur Sith. Transporter autant de rescapés jusqu'à une quelconque destination ne faisait pas partie du programme, d'autant plus qu'ils n'avaient surement aucun crédit sur eux. 
     

     
     
    La pointe de ma lame improvisée braquée sur le naufragé le plus proche, à l'image des pirates qui tenaient le reste de la bande en joue, je leur ordonnai de reculer. Cette menace ne leur fit d'ailleurs pas plus d'effet que ça, l'envie de partir d'ici l'emportant sur la peur de se faire descendre. L'air était devenu électrique et la tension palpable, à tel point que je ne fis pas attention à une certaine perturbation dans la Force. Une aura assez familière pointa le bout de son nez sans que j'y prête attention. 
     

     
     
    Ce n'est qu'en entendant un raclement de gorge que je consentis à tourner la tête pour découvrir Slice, vêtu tel le prince d'une bande de clochards, perché sur son cailloux avec une cape s'enroulant sur elle-même à cause du vent. A ce moment précis de ma vie, je savais que plus jamais je ne connaîtrai pareil moment de solitude. Je reculai discrètement en direction de mon Infiltrateur tandis que la foule semblait comme hypontisée par cette vision. Peut-être valait-il mieux laisser Slice sur sa lune. Je me doutais depuis longtemps que ses idées à la fois géniales et complètement tordues dissimulaient des germes de folie. Allez savoir pourquoi mais, tandis qu'il prenait la pose sur son rocher, j'eus comme une envie de le laisser mûrir sur la lune quelques semaines de plus. J'étais presque arrivé à mon vaisseau que sa voix résonna jusqu'à mes oreilles. Quelques secondes plus tard, il se tenait à côté de moi après avoir sauté de son perchoir et ne tarda pas à me lancer sa première vanne depuis longtemps à propos d'un certain défilé sur une certaine lune. 

     

     
     
    -Faut croire que vos enseignements commencent à porter leurs fruits. 

     

     
    Je suivis ensute mon Maître et toute la clique jusqu'à la plus grande tente pour faire le point sur la situation actuelle. Le premier point abordé concernait le paiement des pirates qui avaient fait le voyage pour me récupérer et venir ensuite chercher Slice. Le prix grimpa en flèche quand Bloodrush annonça qu'il comptait également emmener les rescapés. Le groupe de fortune et d'infortune réunissait des gens venant d'horizons différents. Heureusement, Slice semblait avoir profiter de son temps pour mettre quelques babioles de côté, qu'il céda quasiment en totalité pour honorer la facture. Puis sur ce, il congédia tout le monde sauf le capitaine des pirates, Elerina et moi-même. 
     

     
     
    Son plan pour prendre sa revanche était loin d'avoir aboutit. Seule la destruction du Temple Sith de Kashyyyk s'était déroulée comme prévu. Certes l'Empire s'était effondré mais Kovarn avait survécu et l'Oméga restait impuni. Je pus à ce moment sentir l'aura de mon Maître s'étendre et s'obscurcir. Sa colère était surtout dirigée contre lui-même mais je ne pus empêcher un frisson de me parcourir l'échine. En fait, je ne l'avais jamais vu à 100% de ses capacités et ses réels pouvoirs m'étaient encore aujourd'hui cachés. 
     

     
     
    Slice et Elerina s'entretinrent ensuite concernant son avenir parmi l'ordre de Cypher. L'Oméga maintenant destitué et disparu, plus rien ne la retenait à l'ancien Empire et elle était libre de nous rejoindre si elle le désirait. 
     

     
     
    Vint ensuite la leçon suivante. Nous avions échoué et Slice le mis en partie sur le compte de ma faiblesse. Sur le moment, l'idée de lui envoyer la table basse dans la tronche me traversa l'esprit. Mais il n'avait pas foncièrement tort. Avant la bataille de la Forge, mon esprit avait été scindé en deux, m'empêchant de lacher tout mon potentiel. Mais c'était terminé aujourd'hui. J'avais renouer avec ma part d'obscurité, acceptant de ce fait ce que j'étais. Je sentais ce pouvoir bouillonner en moi. Mon démon s'était déjà manifesté à plusieurs occasions, submergeant toutes les défenses que j'avais érigé. Et à chaque fois, j'étais revenu à moi au milieu de mes ennemis terrassés par ma lame. J'avais lutté contre mes pulsions bien trop longtemps, m'affaiblissant sans même m'en rendre compte. Maintenant, je ne faisais plus qu'un avec elles. Sur Dantooine était née une bête et je l'avais accepté. Il ne me restait plus qu'à la dompter. Je ne le savais pas encore mais l'enseignement de Slice était le premier pas vers un tout nouveau pouvoir. 
     

     
     
    Je restai un long moment avec le Prince Noir, nous deux seuls dans la tente. Connaissant mon vicieux de Maître, j'eus d'abord peur qu'il ne me fasse subir quelques sévices en guise d'entrainement. Mais il fut autrement. Je le sentis pénétrer mon esprit, ce qui était mieux que mon corps, et sa voix résonna dans ma tête. 

     

     
     
    *J'honorerai mon serment, Maître.* 

     

     
    Puis s'en suivit une longue discussion autour des événements de ces derniers mois. Slice me raconta ce qu'il accomplit ainsi que son duel avec Kovarn. Au moins, je n'étais pas le seul à avoir échouer et cette perspective me remonta le moral. Moral qui fut d'ailleurs jeté aux chiens quand il commença à me remonter les bretelles concernant mon comportement avec Desmus. Encore une, l'envie de lui envoyer n'importe quelle pièce du mobilier à la gueule se fit sentir. Slice avait le don de vous faire sentir valoriser avant de vous rabattre plus bas que terre en moins de 3 minutes. Je commençais à le connaître mais malgré ça, je ne m'étais toujours pas fait à son attitude de connard. Il était différent sur beaucoup de points aux Jedi que j'avais rencontré. Mon ancien Maître sur Hoth s'était montré compatissant et dévoué, croyant dur comme fer que je pourrais faire un bon Jedi. Slice, lui, semblait prendre un malin plaisir à malmener ses élèves comme s'il était frustré ? C'est le mot, oui. Comme s'il n'avait jamais pu concrétiser un quelconque désir. Peut-être avait-il été amoureux de son ancien Maître avant que celui-ci ne l'abandonne sur un astéroïde. Enfin, nous étions à l'heure actuelle réunis pour aller pisser sur ce qu'il restait de l'Ordre Sith. 
     

     
     
    Le reste de notre séjour sur Yavin fut ponctué du discours de Slice. Perché sur son rocher d'où il m'avait accueilli, il avait entrepris de rallier toutes les personnes présentes à notre cause. Bien au-delà du classique duo Maître-Apprenti, le Paria semblait avoir comme idée de créer une armée au service de Cypher. Le Prince Noir, par un discours pronant la haine et la vengeance face à un Empire au bord de l'anéantissement, parvint à rallier tous les réfugiés à sa cause. Ces derniers prirent la direction du cargo des pirates en direction d'un avenir tracé dans la sang et la colère. Ainsi était-ce son plan depuis le début. Voila pourquoi Slice avait dilapidé toute sa fortune récupérée sur la lune. Heureusement, en tant qu'apparenti dévoué, j'eus le droit à mon ticket d'or et à ma place à bord de l'Infiltrateur Sith. 
     

     
     
    Mais avant de monter à bord, Slice fut rejoint par une meute de... En fait,ça ressemblait à un chien en beaucoup plus féroce. Aucun doute que cette meute agissait selon le bon vouloir de mon Maître. Les chiens, peu importe le véritable nom de cette race, étaient vraisemblablement heureux de retrouver leur chef de meute. Mais quelque chose en plus semblait les agiter. Plusieurs d'entre eux s'attardaient à repouser quelque chose vers la forêt. Ce n'est que lorsque Bloodrush la ramassa que je vis qu'il ne s'agissait que d'un chiot, beaucoup plus frêle que ceux de son âge qui cavalaient entre les adultes. Le Paria le souleva par la peau du cou et le dévisagea longuement avant de me le jeter d'un air négligent. Je devais m'en occuper et en faire un animal loyal et meurtrier, voilà tout ce qu'il me donna en guise d'explication. 
     

     
     
    Bref, une fois tous à bord de l'Infiltrateur avec Sven aux commande, ce qui ne me plaisait pas le moins du monde, Slice commença à nous exposer la suite des opérations. Et il était autant paumé que nous tous. Voir même encore plus en tant que chef. Heureusement pour lui, un signal de détresse lui donna un prétexte pour mettre le cap sur une quelconque destination. Et même si le Prince Noir était au départ contre cette idée, il se ravisa quand la seule Jedi présente à bord lui signala une perturbation. En vérité, il s'agissait du Côté Obscur. La, en direction du signal, se trouvait une énorme masse imbhibé de Force obscure, et l'espace en étai imprégné. Il s'agissait ni plus, ni moins d'un vaisseau. Un immense bâtiment inconnu et délabré, mais surement le plus gros qu'il m'ait été donné de voir. Au final, la décision fut prise de l'explorer. 
     

     
     
    L'ensemble de la flottille de Cyper aborda l'immense carcasse. Seul le cargo se retrouva séparé et dû accoster à un endroit du croiseur. Slice usa de la Force pour verrouiller les portes du hangar devant le regard abasourdi de Sven. Ce dernier lui demanda d'ailleurs plus d'explications sur ce qu'offrait la maîtrise de la Force. Il faudra d'ailleurs que je me rappelle de lui en coller une. Le pirate n'eut d'autres idées que de demander au Seigneur Bloodrush si la télékinésie pouvait s'appliquer à la sexualité. A ce moment, je savais que sa question n'allait rien amener de bon. Et j'avais eu raison. Slice, dans sa grande sagesse et allant chercher ses idées dans les recoins de son esprit malade, ne trouva rien de mieux que de nous charger, Elerina et moi, de lui rendre un rapport sur cette pratique. En fait, je serai surement l'un des premiers apprentis à mettre une droite à son Maître. Je sentis mes oreilles chauffés tandis que tous les regards se tournèrent vers Elerina et moi. Je n'osai même pas lui jeter un regard, persuadé qu'elle se trouvait dans la même situation que moi. Les autres membres d'équipage se mirent à débattre sur le sujet. L'envie me pris de tous les envoyer chier mais aucun ne sorti de ma bouche. Et je savais pertinement que m'énerver ne ferait que servir les desseins de mon tordu de Maître. 
     

     
     
    L'exploration se poursuivit et nous arrivâmes jusqu'à un sas où tout le monde entra. Ce n'est que lorsque la séquence de dépressurisation commença que tout le monde percuta sur la même idée. Personne n'avait vérifié qu'il y avait de l'air de l'autre côté du sas. La panique s'ensuivit et lorsque les portes s'ouvrirent, tous se sentirent à la fois soulagés et idiots. Il restait maintenant à rétablir le courant dans l'immense vaisseau. 

     

     
     
    -Je m'occupe d'aller jusqu'à la salle des machines et relancer le système. Je désignai la mécanicienne d'un signe de tête. On s'occupera de retaper le générateur si y a besoin. 

     

     
    Je me tournai vers Sven qui me donna le chemin le plus rapide jusqu'au générateur. 

     

     
     
    -On se retrouve sur la passerelle dès que le courant sera revenu. 

     

     
    En fait, j'avais juste envie de m'éloigner le plus possible de Slice pour le moment. Nous étions réunis depuis quelques heures et il avait déjà recommencé à me pourrir. Dire que j'étais revenu d'un coma de plusieurs semaines et avais traversé la moitié de la galaxie pour me voir humilié par celui qui avait juré de me former. 
     

     
     
    Accompagné de la mécanicienne, je m'enfonçai dans les sombres dédalles du croiseur. Les couloirs aux parois métalliques étaient plongés dans le noir faute de courant mais cette obscurité n'était pas naturelle. Depuis que j'avais posé le pied dans le hangar, je sentais un courant d'air permanent me caresser la nuque. Quelque chose avait élu domicile dans le vaisseau. Cette même chose qui semblait avoir provoqué sa chute. La mécanicienne par contre ne semblait pas plus perturbé que ça. La jeune fille, une torche à la main, marchait devant moi, éclairant le sol en fer froid devant nous. Elle avait mieux mémorisé les plans que moi et je lui faisais confiance pour nous mener jusqu'au générateur. 
     

     
     
    Soudain, je m'arrêtai net. Quelque chose venait de passer derrière moi. J'attrapai le manche de mon sabre laser, qu'Elerina avait gardé en lieu sûr le temps de mon coma. Je me retournai lentement pour découvrir ce même couloir froid que nous venions de traverser. L'atmosphère était écrasante. Je sentais le Mal à l'état pur dans les mur. Le vaisseau lui-même semblait vouloir nous assimiler. La mécanicienne s'arrêta à son tour et se tourna vers moi. 

     

     
    -Quelque chose ne va pas ? 
     
    -J'ai cru que... C'était qu'une impression, de vieux souvenirs sont gravés dans ces couloirs. 

     

     
     
    Il était inutile de lui foutre la trouille alors que j'étais même pas sûr de ce que je percevais. 

     

     
    -C'est rien. Continuons. 

     

     
    La main sur mon sabre, je repris la route derrière la fille. Elle paraissait sûre d'elle quant à la direction à prendre malgré le nombre d'escaliers et de virages à prendre. 

     
    -Je voudrai vous poser une question, si vous le permettez. 
     
    -Dites toujours. 
     
    -C'est comment d'avoir un Maître comme le Seigneur Bloodrush ? Je veux dire, il est cool pour un Sith. Enfin, un ancien Sith de ce que j'ai compris. 
     
    -C'est surtout le roi des cons. 
     
    -Pourtant c'est votre Maître, vous êtes pas censé le respecter ? 
     
    -Disons qu'on forme un duo assez atypique. C'est pas que je le respecte pas. Sa manière d'entrainement est complètement foireuse mais ses enseignement sont loins de ce que les Jedi et les Sith prônent. Sa vision de la Force est surement la plus réaliste que j'ai pu voir. Disons qu'il serait le même idéal s'il se montrait un peu moins con par moment. 

     

     
     
    Plus nous nous enfoncions dans les entrailles du monstre, plus la présence se faisait oppressante. 

     

     
     
    *Toi aussi, tu l'as sens.* 
     
    *Ca faisait longtemps que je t'avais pas entendu.* 
     
    *Je suis toujours là.* 
     
    *Je sens la haine filtrer à travers ces murs.* 
     
    *Ce vaisseau est empli du Côté Obscur. Quelque chose s'est passé ici. Il n'a pas été juste abandonné par son équipage. Une Force est à l'oeuvre ici et quoi qu'elle puisse être, elle a causé la perte de ce vaisseau.* 

     

     
    -On est arrivé. 

     

     
    La voix de la mécanicienne me tira de mon monologue intérieur. Nous venions d'arriver dans la salle du générateur. L'endroit était si grand que le plafond disparaissait dans les tenèbres. De nombreuses machines faisaient le tour de la salle, se fondait dans la structure même. L'endroit aurait normalement dû être animé par le ronronnement des réacteurs. Mais c'était un silence mort qui régnait. 
     

     
     
    Je rejoignis la jeune femme au pied d'une immense tour qui tronait au centre de la salle. Elle semblait occupée à un faire le tour, scrutant chaque centimètre carré de la paroi à la lueur de sa torche. Je n'avais aucune idée de ce qu'elle cherchait jusqu'à ce qu'elle pousse un petit cri de victoire. Je la rejoignis pour la voir ouvrir une trappe dans la colonne. Elle commença à manipuler des fils à l'intérieur, débranchant certains prises pour en rebrancher d'autres. Elle passa plusieurs minutes à jouer avec les branchements. 

     

     
     
    -Allez de l'autre côté et actionnez le levier en même temps que moi. 

     

     
    Je m'exécutai et trouvai sans peine la manette dont elle parlait. J'attendis son ordre et tirai dessus en même temps qu'elle. Le générateur commença à vrombir tandis queles lumières commencèrent à clignoter avant de se stabiliser. Le courant étét revenu. 
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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le Chroniqueur
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      #18

      Post n°14
      Auteur : Elerina Braike

      L'air pesait lourd dans le vaisseau fantôme , après cette démonstration de la force de la part de Slice. Sven eut l'intelligence de faire une question qui assemblait le pouvoir de la force et la sexualité .
      Etant la seule femme sensible à la force et connaissant un minimum Slice , celui-ci allait sans aucun doute me mêler à cette conversation d'une manière et d'une autre . 
      Et cela n'avait pas loupé , mais il avait fait pire que ce que je pensais car il   avait annoncé sans discrétion que Raiden ainsi que moi même allions étudier d'un peu plus "près" le sujet... Jamais la gène ne m'avait autant déranger .
      Je sentais bien qu'il bouillonnait de colère , mais il voulait aussi éviter mon regard. D'un côté , j'étais en colère mais pas vraiment pour les même raisons que l'apprenti de Slice je pense . Mais en faites , une partie de moi était vraiment de mauvais poil et ne demandais qu'à sauter au coup de Slice pour lui arracher ce qu'il avait entre les jambes .Mais une autre partie de moi était plus timide et hésitante . Malgré mon regard de dépit , je savais bien que je rougissais et il valait mieux que personne ne l'aperçoive .


      L'exploration se poursuivit et nous arrivâmes jusqu'à un sas où tout le monde entra. Quand la séquence de dépressurisation commença , les membres du groupes commença à paniquer pour une raison que j'ignore  . Rapidement je m'étais aperçu que personne n'avait vérifié qu'il y avait de l'air de l'autre côté du sas. Mon cœur tambourinai de plus en plus vite lorsque les portes s'ouvrirent, finalement ... il n'y eu aucune victime à déplorer  il y'avait vraiment de quoi se sentir à la fois soulagé et idiot.


      -Je m'occupe d'aller jusqu'à la salle des machines et relancer le système. Je désignai la mécanicienne d'un signe de tête. On s'occupera de retaper le générateur si y a besoin. 


      Raiden partait avec la mécanicienne devant ... l'idée qu'il parte avec elle me plut que très moyennement  . Mais il ne fallait pas que je tombe de jalousie il fallait que moi aussi je me montre utile mais pour l'instant patience . Le petit groupe continua sa route dans le vaisseau fantôme . Mise à part le bruit de pas que nos bottes firent , le silence était maître du vaisseau , mais ce silence cachait beaucoup de choses d'inquiétant . 
      Les lumières du couloirs s'allumèrent les unes après les autres révélant ainsi un couloir fait de mur noir métallique avec une légère fumer au niveau du sol . Pour moi ce fut le signal que je devais agir maintenant tout de suite et faire une reconnaissance des lieux même si l'on  avait déjà envoyé des droïdes . Je pris rapidement la tête du groupe  et regardai en direction de Sven .


      - Sven avec moi . On part en reconnaissance devant pour le groupe , les droïdes ne nous ont toujours rien transmis c'est assez inquiétant .


      Je me mis rapidement à courir  avec une main sur la poignée de mon sabre-laser , et jetai un œil derrière moi en espérant que Sven me suivait ce qui était bel et bien le cas , ouf au moins il n'y aurait aucun problème au niveau des ordres. 
      Slice ne nous avait pas retenue , pour moi c'était une permission , de plus cela me permettrai de lui montrer de quoi je suis capable si jamais il y'avait un pépin  lors de l'opération . 
      Plus notre duo s'enfonçait et plus l'air devenait pesante , quelque chose n'allait pas . Le côté obscure était anormalement présent dans ce vaisseau et pas qu'un peu. 
      Je ressentis  la peur  la souffrance ,  la haine et  la colère ...  quoi que ça soit , je sus rapidement que ce qui me fit  ressentir ces sentiments était quelque choses qui me dépassait très largement . 
      Sven et moi  continuâmes à courir à vive allure dans les couloirs en direction de la passerelle ( enfin ... je crois ) . Dans notre course  vers la passerelle  Nous nous sommes arrêtés devant les turbos élévateurs qui furent en parfait état de marche .
       Nous entrâmes dedans en direction de la passerelle .Sven me lança un regard qui voulait tout dire ...


      - On est pas les seules à être vivant dans ce tas de ferrailles ... quelqu'un avait déjà tout réparer ... je n'aime pas ça ... en plus de l'air qui est respirable alors que ce vaisseau à l'air abandonner ... j'ai un mauvais pressentiment ...


      - Arrête de t'en faire tu veux , dans le pire des cas , j'aurai qu'à sortir mon sabre-laser et couper quelques tête !


      A ce moment précis , au moment même où le mot "tête" avait été prononcer , les portes du turbo-élévateur s'ouvrirent laissant apparaître un groupe armé qui occupait toute la passerelle du vaisseau, nous étions nez à nez en train de nous dévisager . je leur fis les gros yeux avant de me tourner vers Sven.


      - Je t'avais prévenu... t'es vraiment incorrigible toi ...


      - ah merd* ... mais tu ne m'avais pas dit qu'il y'aurait autant de tête à couper ! Mais bon  Attend restons calme , on va peut-être pouvoir parler avec eux ... sans décapitation ni blaster entre les deux yeux ... avec un peu de chance... même si j'en ai jamais eu ...

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      • Le ChroniqueurL Hors-ligne
        Le ChroniqueurL Hors-ligne
        Le Chroniqueur
        a écrit sur dernière édition par
        #19

        Post n°15
        Auteur : Jinn Fear

        - Heu les gars...? Les cameras des droïdes nous indiquent que le courant est de retour. Vous y êtes pour quelque chose ou c'est une opération du saint Jawa? Les deux équipes d'exploration déclinèrent par radio toute responsabilité dans cet événement, seul la réponse de Jinn manquait à l'appel. Ignorant totalement la possibilité de l'intervention d'un groupe extérieur au leur, tous leurs soupçons se portèrent sur le seigneur sith. A mon avis c'est Fear qui fait joujou avec la lumière.

        - Vous croyez?

        Ce n'était pas la première fois que l'équipage suspectait Jinn de s'amuser avec les interrupteurs. Il avait passé le plus clair de son temps à atteindre et allumer les lumière de son vaisseau pendant toute la journée d'Halloween. Ces tentatives répétés déstinées à faire peur à ses hommes en jouant sur l'ombre et la lumière furent un échec cuisant. D'ailleurs seul le pilote fut capable de les effrayer ce jour là en menaçant d'écraser le croiseur contre l’astéroïde le plus proche. Ce n'est qu'au denier moment et dans un grand éclat de rire qu'il détourna la trajectoire du vaisseau pour éviter l’obstacle. Une fois la blague digéré, ces camarades l'enfermèrent dans son casier pour le reste de la journée...

        - En y repensant c'est assez probable et je crois même qu'on peut s'attendre à quelques coupures «rigolotes» dans les prochaines minutes, et quand je dis «rigolotes» je veux dire que ça ne me fait pas du tout rire. Équipe Delta, vous avez repris la trace du seigneur sith ?

        - Non... On... continue... les... recherches...

        Les communications avec l'équipe delta était de moins en moins nette, c'était peut être un début d'explication sur la disparition du seigneur sith. La zone ou il était ne permettait tout simplement pas au d’émettre ou de recevoir quelque chose et si l'équipe Delta se rapprochait encore de lui, le reste de la communauté finirait par perdre leur trace. La disparition du seigneur sith ne les inquiétaient pas plus que ça, il était parfaitement capable de se débrouiller tout seul et dans la plupart des situations. Sa recherche n'était qu'une mesure de précaution, le commandant n'aimait pas perdre la trace de ses camarades, quelque soit leur supposé puissance.

        - Puisque que le courant est de retour, il y a peut être des cameras de surveillances qui nous permettront d’accélérer les recherches.

        Les deux seuls militaires et le droïdes iris sombre présent sur la passerelle de commandement du destroyer se mirent à rechercher des moniteurs de camera de sécurité quand tout à coup, la porte principale de la pièce se déverrouilla et s'ouvrit. Croyant machinalement que c'était Jinn, le commandant du groupe d'exploration releva à peine la tête, mais quand il vit que c'était des personnes totalement inconnu, il ramassa son fusil blaster préalablement posé sur un immense clavier et mit en joue les nouveaux arrivants.

        - Plus un geste!! Cria-t-il te toute ses forces. L'autre soldat qui l'accompagnait releva à son tour la tête et imita son supérieur en visant le groupe d'inconnu avec son arme de service. L'iris sombre n'étant pas armée, il se contenta de filmer la scène.

        - De quoi? Qu'est ce que vous racontez? Que se passe-t-il? Le responsable du groupe de surveillance, qui était lui toujours présent dans le croiseur consulaire à l'intérieur du hangar du ravageur ne comprenait pas ce qu'il y avait, mais la situation semblait s'envenimer. Comment était ce possible? C'était si calme jusqu'à présent. N'ayant pas encore l'image, il n'avait que la radio pour se faire une idée de la situation, autant dire que c'était difficile d'avoir une vue d'ensemble.

        - Levez les mains au dessus de la tête !!

        - Mais putain dites moi ce qu'il se passe!! Il perdait clairement son sang froid. Il pressait tout le monde dans le cockpit du croiseur consulaire pour quelqu'un trouve les images filmés par le droïde présent sur la passerelle et les retransmette sur son écran.

        - On est pas les seuls sur ce vaisseau. Bordel vous êtes qui ? Lança-t-il ensuite aux inconnus d'une voix agressive.

        - Comment ça, Qui d'autre?

        Personne ne lui répondit, les deux soldats sur place regardaient à présent les écrans installés un peu partout sur la passerelle de commandement tout en gardant un œil sur les nouveaux arrivants, tous affiché un compte à rebours, un compte à rebours qui allait prendre fin dans moins de dix seconde. C'était au moins autant intriguant que la présence des inconnus . Personne ne semblait savoir ce que c'était, ils n'avaient plus qu'a prier pour que ça ne soit pas le système d’autodestruction qui s'était déclenché...3..2..1..0 Le destroyer passa en hyperespace.

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          Post n°16
          Auteur : Elerina Braike

          - On est pas les seuls sur ce vaisseau. Bordel vous êtes qui ?




          Avant même que celui-ci n'ait une réponse , j'avais déjà activé mon sabre-laser de couleur sang en me ruant dans leur direction .
           Parlé n'était pas la meilleur solution finalement , il valait mieux les tué avant que ce ne soit eux qui le fassent .
           Les militaires armés n'avaient pas attendu à ce que mon sabre soit à porter de leur têtes pour ouvrir le feu . La passerelle s'illuminait aux tir de blasters et à mon sabre laser  . 
          Sven , mon acolyte  , voyant que je m'étais jeter tête la première dans la pièce sans même avoir répondu au militaire , il était resté en retrait , pour la première fois il me  voyait  prendre part au combat et par la même occasion la lumière de mon sabre . Il valait mieux lui montré que je n'étais pas qu'une femme faible incapable de se défendre.
          La bure sombre volant dans les airs , la capuche rabattue , le sabre-laser activer , J'avait tout pour me montrer menaçante. J'étais presque persuadé de mon avantage, mais il fallait absolument que mon sabre puisse les atteindre . 
          Le seul moyen était d'effectuer un saut pour réduire la distance entre les tireurs et moi.
           Mais le bip d'une console m'interpella et en un instant le vaisseau quitta le monde réel pour  la dimension parallèle de l'hyperespace .
           Projetée en arrière à cause de mon bond , j'avais percuter une console violemment de la tête . Finalement les deux militaires se mirent à couvert en attendant qu'on se décident à bouger .
          Le vaisseau ayant retrouver une certaine stabilité me permit de me relever et de retourner à la charge contre les deux tireurs .La passerelle brilla de nouveau avec hardeur dans le monde parallèle dans laquelle on voyageait . 
          Derrière moi , je regardais Sven du coin de l’œil , je le voyais regarder autour de lui comme ci il cherchait à me donner un avantage quelconque .
           Mais je n'allais pas tenir plus longtemps , il fallait que la situation bouge , mais ce n'était pas à moi de faire ça , il valait mieux que je reste sur ma position et que je défende du mieux que je peux Sven et moi contre tout projectiles qui pourrait se montrer mortel pour nous. 
          Le côté obscur était  belle et bien présent dans le vaisseau , je ressentais son écho , son appel , son murmure , de quoi rendre fou une personne faible d'esprit et qui n'est pas sensible à la force . D'une profonde inspiration j'allais charger une fois encore sur nos deux adversaires qui ne semblait pas vouloir se calmer .


          Là ! Ils rechargèrent leur armes ! C'était le moment d'attaquer ! Avec un bref regard du côté de Sven , il comprit rapidement la situation et jeta une grenade IEM pour désactiver leur armes et les étourdir pendant un court laps de temps . Et ce laps de temps était arrivé , d'un geste simple et rapide , mon sabre-laser réussis à découper grossièrement le bout du canon de leur armes les rendant ainsi inefficaces .


          Tout en gardant la pointe de ma lame dans la direction des deux soldats , j'avais pu apercevoir le pirate qui consultait les tableaux de bords , sans nul doute pour voir quelle était notre destination . Mais son regard me permit de déduire qu'il n'y avait là rien de concluant et que finalement nous allions devoir tiré nos informations auprès de nos deux adversaires vaincus et pour cela  il va falloir avoir recourt à la bonne vieille méthode de l'interrogatoire . D'un pas lent et sure , la bure sur les talons ,je m'étais doucement approcher d'eux .




          -  Bon ... Contrairement à vous , je n'ai pas l'intention de vous tuez ... enfin pour le moment ,  on va faire simple répondez à toute ses questions à la fois et je verrais si je vous laisse en vie , si vos réponses s'éloignes trop de la réponse que j'attend , je pense que l'un de vous deux va devoir apprendre à marcher avec une jambe ... bon alors : Qui êtes vous ? Pour qui travaillez vous et aussi où va ce vaisseau ? Messieurs ... la parole est votre !




          Personne ne me répondit , les deux soldats qui furent assis contre le mur , me dévisagèrent d'une manière particulièrement plaisante , de la peur ? de la haine ? de l'impuissance ? Tout ces sentiments pouvaient se voir sur leur visages mais il manquait quelque chose à tout cela ... ils n'avaient pas l'air de me prendre au sérieux ... Bon j'avais assez attendu .
          Dans un pas lent  , j'avais pris la direction des deux soldats qui gardaient le silence ... Quelques secondes passèrent avant que ma lame traversa rapidement mais violemment la jambe de l'un des deux pions de l"ennemie" . un cri de douleur mélanger à des pleurs  se firent entendre dans toute la passerelle , la jambe qui fut séparée de son corps était enfin libre de "gambader" à ses envies et tout cela grâce à moi .




          - Alors ... je repose ma question ...Qui êtes vous ? Pour qui travaillez vous et aussi où va ce vaisseau  Messieurs ?

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            Post n°17
            Auteur : Slice

            Ce post est en trois parties.
            Version Audio :

             

             
            Engagée dans une large coursive, l’équipée de Cypher joua une fois de plus de malchance. De mémoire d’homme tout s’était enchainé très vite ; trop vite même … Il y avait eu un appel d’air, une dépressurisation, puis une forte détonation. L’instant d’après une avalanche de décombres s’était effondré sur les malheureux.

            On ne peut dire avec précision combien de temps Slice resta inconscient. Le fait est qu‘il demeura longtemps immobile. Par un curieux hasard, sa posture rappelait en bien des points les gisants des Seigneur Sith des temps jadis. Pourtant la comparaison s’arrêtait là, car il n’y avait que peu de rapports entre l’ancienne et la nouvelle génération Sith … Les temps avaient changé et le plus puissant des Seigneurs contemporains n’arrivait même pas à la cheville de ses ancêtres … L’immuable aliénation du temps sur les cultures avait fait son œuvre, et au fur et à mesure que les années s’écoulaient, l’érudition et la puissance des sensitifs dépérissait. C’était là une cruelle réalité qui se vérifiait une fois de plus : happé par l’explosion, le Seigneur de Cypher avait été ramené à sa position de simple mortel. Tout puissant qu’il fût, ses pouvoirs et sa prestance n’avaient pas pu empêcher ce cruel jeu du hasard. Il n’avait suffi que d’un claquement de doigts pour que Slice se retrouve en pareille situation : « on s’endormait dieu, on se réveillait homme ».

            Les secondes s’écoulèrent ainsi jusqu’à ce qu’une douleur au crâne ne le tire brusquement de ses rêveries. Gisant à même le sol, couvert de cendres et de poussières, le Prince Noir eut un réveil bien difficile. Complètement hagard, il retrouvait là un lieu bien différent de celui qu’il avait quitté. Le couloir avait laissé place à un chaos tout autant imperceptible que déroutant. L’obscurité ambiante était totale et le Sith fustigea un instant sur sa malchance habituelle. Combien d’explosions, de crashs, d’accidents, de dépressurisations et bien d’autres catastrophes allaient encore ponctuer ses mésaventures ? À moins que celle-ci ne soit sa dernière ?!

            Slice Sith * - Non ! *

            Son cœur se noua à cette perspective. Non, cela ne pouvait finir ainsi ! Le Paria n’était pas passé par la mort et les enfers pour terminer ses jours dans ce vaisseau fantôme ! Ses poings se serrèrent de colère.

            Slice Sith * - Non, pensa-t-il encore.Non, ça ne se terminera pas comme ça ! *

            C’est qu’il commençait à s’habituer à de pareilles situations ! Grinçant des dents, Slice maudit les dieux qui l’avaient abandonné. Il jura ainsi sur tout le panthéon galactique, et pour être sûr qu’ils l’entendent il les insulta copieusement dans tous les dialectes de la création ! Pas une seule langue de Babel ne fût omise lorsqu’il harangua les cieux !

            Et lorsqu’enfin il fût calmé, lorsqu’enfin il eu réglé ses comptes avec ceux qui tissaient son destin, Bloodrush entreprit de se tourner vers le futur. Paniquer ne lui servirait à rien. Il devait garder toute sa lucidité s’il voulait s’en sortir. Après tout, si ce genre de mésaventures devait devenir les bagages de sa vengeance, il l’accepterait de bon cœur et jouerait d’elles pour n’apporter que davantage de crédit a ses exploits. Car là où un simple mortel serait déjà tombé, il était toujours vivant et s’agrippait à la vie avec entrain. Là où on l’avait tué, il n’avait gagné que davantage de pouvoir ! Et là où on l’avait jadis humilié, il avait tiré sa plus grande vengeance ! Car après tout le Temple de Kashyyyk avait brûlé, les novices de l’Omega avaient étés massacrés, et là où les Siths avaient jadis une maison, il pouvait se laisser penser à y construire durablement la sienne. L’Arbre Blanc avait repris racine et il lui restait à attendre le printemps. Mais déjà les premiers bourgeons commençaient à apparaître.

            Le Sith s’en fit le serment : pour tous ses compagnons tombés pour Cypher, lui et les siens monteraient plus haut qu’aucun autre n’était jamais monté. Ils s’élèveraient jusqu’à atteindre ces dieux qui les tourmentent ! Et lorsqu’enfin ils auraient atteint les affres de la puissance, lorsqu’enfin ils possèderaient la connaissance et la pratique qui était l’apanage des Anciens Seigneurs, alors seulement Slice et les siens pisseraient sur le commun des mortels depuis toute leur hauteur ! Ceux qui les méprisaient jadis disparaitraient pour ne laisser place qu’à des gens comme eux ; ils construiraient alors une terre promise pour les parias ... Mais ce rêve était encore loin … Pour l’heure, ceux qui l’accompagnaient étaient peu nombreux, mais ils formaient un groupe de ruffians qui était profondément soudé autour de sa personne. Des réfugiés, des parias, des laissés pour compte …, tous ne tiraient de plaisir que dans le talion et ils avaient trouvé là un prince pour les guider : le Prince des Parias ... Sa devise était simple : « œil pour œil, dent pour dent ». Tel était le principal enseignement du culte.

            S’accrochant à son idylle, à ce jour lointain où les réprouvés s’élèveraient en un seul corps contre le reste du monde, le Sith s’extirpait du mauvais pas dans lequel il se trouvait. Ne disant mot, Slice rampa sur le sol jusqu’à trouver suffisamment de force pour se relever. Il prit appui sur un pan de mur, et, s’armant de courage, il se releva péniblement. Ses muscles étaient encore endoloris et la douleur qu’il éprouvait au crâne était certes fugace, mais récurrente. Soufflant à gorge déployée, il ne fît qu’un pas avant de perdre une nouvelle fois l’équilibre. L’homme retomba alors à quatre pâtes et il peina une nouvelle fois pour se rehausser. Lorsqu’enfin il se teint de nouveau sur son séant, le Sith s’adossa contre le mur pour reprendre ses esprits. Il était encore sonné et ses oreilles bourdonnaient avec autant d’entrain que les ailes d’une nuée de Géonosien prêt pour la guerre. Reposant son corps meurtri, il profita de l’instant pour essayer de comprendre ce qui lui était arrivé.

            Des souvenirs lui revenaient doucement en tête : une brusque accélération et une forte explosion. L’esprit aiguisé du Seigneur Noir ne mît pas longtemps à en comprendre l’origine, et d’un rapide coup d’œil aux hublots, Slice eut la confirmation de ce qu’il redoutait. Le vaisseau était passé en vitesse lumière … Bien qu’il n’était ni ingénieur ni mécanicien, l’homme se doutait bien que la brusque alimentation des moteurs hyper-spatiaux avait dû provoquer une surcharge dans le système. Cette surcharge avait probablement endommagé des composants vétustes, qui, en cédant, avaient fait exploser une partie du plafond de la coursive. L’explosion les avait alors ensevelis partiellement sous les gravats ... Il restait à espérer que cet incident fût localisé et que les autres installations du vaisseau n’avaient pas connu des dysfonctionnements semblables. Dans le cas contraire, la situation à bord de l’appareil s’annoncerait bien plus critique que prévu. Certes, cet incident localisé était tragique, mais un blackout à grande échelle pouvait s’avérer encore plus dramatique.

            L’idée d’investir le navire ne lui semblait plus aussi géniale qu’à l’origine. L’entrain qu’il avait témoigné au début de leur exploration avait fait place à une certaine rancœur. Le Sith se laissait penser qu’il n’aurait pas dût monter à bord. Cette décision lui paraissait avoir été une cruelle erreur. Il avait eu sa dose d’aventure et il aspirait à autre chose qu’un énième casse-pipe ... Réfléchissant dans l’obscurité, il décida de mettre de côté toute cette rengaine et de se concentrer davantage sur l’immédiat. Une fois tiré d’affaire il aurait tout loisir pour râler et s’en prendre au destin. En effet, le bon en vitesse lumière amenait des questions sous-jacentes à son esprit. Par exemple, le Seigneur Noir était interpellé par le fait qu’à leur abordage le vaisseau dérivait en direction de Yavin. Pourtant ils étaient encore vivants en cet instant … Pourquoi diantre ne s’étaient-ils pas abimés sur la planète gazeuse lors de leur passage en vitesse lumière ?! En toute logique l’appareil n’avait pas pu changer de cap. Il aurait dût être détruit lors de leur collision avec l’astre céleste … La première supposition qui lui était venue à l’esprit était que, par miracle, les moteurs fussent endommagés. À l’image d’un navire avec un gouvernail touché, le bond hyper-spatial avait alors pu être décalé sur un côté. Dans ce cas de figure, cela ne signifiait rien de bon. Car s’ils étaient encore en vie, il était probable que le vaisseau ne soit lancé en vitesse lumière sur aucune voie connue. Autrement dit : il était toujours possible de terminer leur course en percutant une planète, une étoile ou tout autre corps céleste que ce soit. Quoi qu’il en soit, la seule manière d’en savoir plus et de régler cette situation était encore de rejoindre la passerelle. De là haut il serait alors possible d’en évaluer la situation avec circonspection et d’en tirer les actions à pourvoir.

            Quittant momentanément ses pensées, Slice revint vers des préoccupations encore plus pressantes. Le silence avait été propice aux réflexions et c’était là le problème. Le Sith venait de remarquer que quelque chose clochait … Un détail dans cette pénombre, mais qui prenait toute son importance : personne d’autre ne parlait. Il était seul, plongé dans l’obscurité. Nul bruit ne filtrait, mis à part le crépitement de quelques flammes et le vrombissement lointain de la carlingue du vaisseau. Où étaient donc ses camarades ? Étaient-ils morts ? Blessés ? Où s’étaient-ils enfuis comme des couards ?!

            Slice Sith « - Ohé ?! Il y a quelqu’un ? »

            Aucune réponse ... Après quelques maugréements, le Sith écarquilla les yeux et chercha vainement à percevoir quelque chose dans la purée de pois qui s’étendait devant lui. Le chaos régnait en maître en ce lieu et malgré tous ses efforts, le Paria n’y voyait bougrement rien. Cette partie de la coursive était remplie de poussière en suspension et faute de dispositifs lumineux encore en état de marche, la part belle était faite à l’obscurité. Tel un aveugle dans une partouze, Slice en était réduit à tâtonner son environnement des pieds et des mains pour pouvoir y progresser. La progression du Sith était pénible et chacun de ses pas se faisait avec une lenteur digne des déplacements du RAID dans l’appartement du tueur au scooter de Toulouse. Par chance Slice était un tant soit peu plus rapide que ces individus, mais je me garderais bien de vous narrer en détail cette partie de son épopée. Pour résumer, il convient de rappeler que la tâche fût ardue et qu’en 5 minutes le Seigneur Noir était parvenu à tomber 3 fois au sol et il ne parcourut qu’une distance de 7 mètres, (60 centimètres et 42 millimètres exactement).

            Passé cet exploit, l’homme fit une courte pause qu’il mit à profit pour étudier une nouvelle fois la situation. Il était clair qu’il ne pourrait perdre plus de temps à pareille ânerie, mais de l’autre côté l’obscurité était si profonde qu’il risquait à coup sûr de se casser la gueule s’il s’aventurait tête baissée dans la pénombre. Ci et là, quelques flammèches éclairaient les lieux. Mais ce n’était en rien suffisant pour que ses yeux fussent en mesure de discerner promptement le capharnaüm qui se terrait sous ses pieds. Heureusement, avant d’être un homme d’action Slice restait un homme d’esprit. Et après avoir compris qu’il ne pouvait encore se ridiculiser de la sorte, il s’en remit à son instinct. Système-D oblige, le Seigneur Noir dégainât ainsi son sabre et il l’activa dans la foulée. La lumière blanche de son arme envahit alors cette partie de la coursive, dévoilant ses alentours immédiats. Ce semblant de lumière providentiel réchauffa son cœur et son honneur et il put enfin estimer les lieux.

            Ses doutes initiaux étaient fondés : un éboulis s’était formé derrière lui et voilà qu’il lui était impossible de faire demi-tour. Il ne se faisait que peu de doute sur le fait que ses camarades se trouvaient soit derrière ces décombres, soit dessous. Alors qu’il s’essayait en vain de dégager le passage à l’aide de son sabre, le Sith perçut soudain un faible râle sur son côté. Il abandonna immédiatement ses efforts et chercha à identifier l’origine de la plainte. Slice était doté d’une bonne ouïe, et, à l’aide de sa torche improvisée, il ne mit pas longtemps à en retrouver l’auteur. Il s’agissait là d’une femme, visiblement coincée sous une armoire électrique. Le placard lui était tombé dessus lors de l’effondrement du plafond. Le Sith s’approcha de la malheureuse et, lorsqu’il fût à son niveau, vint prendre de ses nouvelles.

            Slice Sith « - Korra ?! C’est vous ? »

            « - À votre avis ?... Qui voulez-vous que ça soit d’autre ? L’Empereur Omega ?! … »

            L’Empereur Omega ? Ici ?! Et avec une voix féminine ?! Si Korra présentait la chose de manière vexante, elle ignorait dans son malheur qu’une telle situation aurait pût être possible. En effet, il était bon de se souvenir de la toute-puissance du feu Seigneur Sith Omega, dont les légendes narraient qu’il pouvait changer de forme à sa guise. Un collège scientifique énuméra un temps la possibilité que l’Empereur fût un changeant, probablement un Clawdite ou une créature abjecte du genre tels que les épouventard et autre monstre qui pullulaient dans la galaxie. Malheureusement on ne fût jamais en mesure de connaître la nature du dît Empereur puisque ce dernier fût finalement défait par les républicains et jeté dans une prison. Lui qui jadis avait resplendi dans l’univers telle l’étoile d’un nouvel Empire, pourrissait à présent dans les geôles miséreuses de Coruscant. Quoi qu’il en soit la remarque de Korra était la preuve à elle seule du légendaire humour Jedi : des répliques pas drôles et qui ne parlaient pas de saucisse. Pire que leur humour, c’était bien leur susceptibilité qui les rendait de mauvaise compagnie. En effet, on se souvient facilement de l’humoriste Bantha, Mr YeuxDonné, qui s’était vu interdire un spectacle à Coruscant sous prétexte que ses élucubrations portaient atteinte à la communauté Jedis et qu’il s’agissait ainsi d’un appel à la haine. Mais outre ces cruels manques à la liberté d’expression, retournons à la situation immédiate à bord du vaisseau fantôme. Alerté par la délicatesse de sa camarade, Slice eut la confirmation qu’il s’agissait bien de Korra. Il vint alors à son secours tel le prince de lu à l’heure du gouter.

            Slice Sith « - Rien de cassé ? »

            « - Ça pourrait aller mieux … Korra essaya de se dégager tandis que Slice entreprit de déplacer l’armoire. Après quelques mouvements l’objet roula sur le côté, libérant la malheureuse de sa funeste étreinte. Mais alors qu’elle pensait son calvaire terminé, la Jedi s’immobilisa une nouvelle fois. Les traits tendus, son visage trahissait sa douleur.Ahhhh … Lâchez tout ! Je suis complètement coincé ! »

            Slice avait réussi à décaler suffisamment l’armoire pour que Korra puisse se mouvoir, mais visiblement quelque chose d’autre clochait. Il se recula en silence et la laissa faire. La jeune femme tenta alors de se dégager pour la deuxième fois consécutive. Rien à faire … En fin de compte elle se résigna à accepter le fait qu’elle était encore bloquée. À l’aide de sa torche faite maison, le Paria éclaira la malheureuse et il trouva rapidement le problème : un bloc de métal retenait toujours une de ses jambes. Après une courte pause, la femme s’essaya encore de se dégager. Mais malgré toutes sa bonne volonté, ses efforts étaient vains ... Slice esquissa un geste pour venir l’assister, mais elle lui intima l’ordre de rester où il se trouvait.

            « - Restez où vous êtes ! Je vais me débrouiller ! »

            Les dents serrées, elle étouffait ses gémissements avec un orgueil bien digne de son clan. La chevalière n’était pas du genre à montrer sa faiblesse à autrui. En bon Jedi qu’elle avait été, elle taisait sa douleur au maximum et s’efforçait le plus calmement possible de s’extirper de son piège. Tentatives après tentatives, elles ne perdaient rien de son entrain. Malheureusement la tâche était bien difficile et la pauvre femme se lacérait un peu plus la jambe à chacun de ses mouvements. Après deux minutes (qui durent être un véritable calvaire pour elle), le Sith apposa sa main sur son épaule et l’invita à se calmer.

            Slice Sith « - Du calme papillon ! Laisse-moi te dégager. »

            Comme d’ordinaire le Sith passait du vouvoiement au tutoiement sans s’en rendre compte. Mais ses propos étaient animés d’une réelle franchise. Il devenait urgent de libérer sa camarade et de continuer sa route. Elle eut beau protester, son choix avait été fait. Sa main serra davantage l’épaule de son amie. Et après quelques minutes elle abaissa la tête en signe d’acceptation. Mieux valait que Korra demeure le plus calme possible en cet instant, car le Seigneur Noir usait de son épée avec méticulosité à quelques centimètres de son corps. Un coup mal placé aurait suffi à lui couper le membre. Alors que Slice s’affairait à libérer la jambe de sa camarade, cette dernière lui demanda des nouvelles de leurs compagnons.

            Le Sith haussa les épaules. La question était censée, mais pour toute réponse il n’en savait trop rien. Il supposait que ses comparses fussent sains et saufs de l’autre côté de l’éboulis, mais rien ne permettait de corroborer ses suppositions. Ses sens étaient altérés par le côté obscur qui sévissait dans l’air ambiant. L’homme se sentait tellement bridé qu’il avait la désagréable impression de revenir à l’époque où il n’avait été qu’un simple novice. Il était clair que ce vaisseau renfermait un lourd secret, mais Slice était bien plus préoccupé par l’état de sa collègue que par l’idée de s’en aller explorer les recoins de ce navire maudit.

            Après quelques coups d’épée laser bien placés, le bloc de métal avait fini par céder. La Jedi pût enfin s’extirper de sa prison de fer et quelques secondes plus tard elle était déjà sur pied. Par chance elle ne souffrait que de quelques ecchymoses et d’une cheville foulée. Si c’était douloureux, ce n’était en rien comparable avec ce qu’ils avaient enduré sur Yavin IV. Aussi, serrant les dents elle se contenta de remercier son ami. Elle utilisa un tuyau trouvé par terre comme s’il avait s’agit d’une canne et après avoir respiré une longue bouffée de cet air méphitique et renfermée, elle se dît prête à le suivre.

            Bloodrush hocha la tête. Korra alluma son épée à son tour, et, équipés de ces deux torches improvisées, ils tentèrent de discerner un quelconque passage dans l’obscurité. La Jedi se teint les côtes avant de questionner Slice au sujet de l’explosion.

            « - Je me souviens d’une explosion et puis plus rien. Que s’est-il passé ?» demanda-t-elle avec inquiétude.

            Slice Sith « - On est passé en vitesse lumière. Visiblement ce bouiboui a mal supporté l’accélération … »

            « - Vu la gueule du vaisseau, on ne peut pas dire que c’est une surprise ! La question c’est plutôt : quel est l’abruti qui en est à l’origine ? Vous pensez que c’était un programme automatique ? »

            Slice Sith « - Les responsabilités qui incombent à ce foutoir ne sont absolument pas ma priorité. Ce qui m’inquiète c’est surtout l’état du vaisseau, j’espère qu’il ne va pas nous péter entre les mains … »

            « - Voyons voir !Korra s’approcha en clopinant vers un hublot afin d’y observer la coque extérieure du navire.La structure en elle-même a l’air de tenir…Elle s’arrêta soudain de parler avant de lancer avec stupeur :Le vaisseau des mercenaires … il … il … »

            L’estomac noué, Slice s’approcha du hublot. Inconsciemment il savait déjà ce qu’il allait y trouver. Et bien qu’il s’y attendait, ses yeux furent pris d’une vision d’horreur : le vaisseau « fer à repasser » avait disparu, arraché lors de l’hyper-propulsion. Il était fort à parier que ses occupants et ses riches denrées fussent perdus. Par chance on avait eu le temps de débarquer une bonne partie des survivants du Rubicon, mais la perte de l’appareil des mercenaires signifiait la perte d’une bonne partie des richesses amassées sur Yavin IV ... Le Prince Noir frappa contre le mur. C’était un coup dur ! Ce vaisseau transportait son or et ses fidèles … Le coup du sort venait une fois de plus de le priver du maigre avantage dont il s’était doté. Fou de rage il laissa éclater sa colère et beugla à gorge déployée.

            Slice Sith « - S’il y a bien un dieu conscient en ce monde, que ce soit un être de chair ou bien la force elle-même, hé bien je peux confirmer sans l’ombre d’un doute que c’est là un enfant de putain !! Sans déconner !!Slice martela le hublot du poing.Jusqu’à quand le destin a-t-il décidé de me chier dessus ?! »

            En tant que narrateur je dois bien vous avouer que j’éprouve un plaisir sadique à le voir dans de telles péripéties. Et bien que cela puisse vous courroucer, je peux vous assurer que Bloodrush ne sera jamais le protagoniste d’un RP idyllique ! Heureusement ce personnage de fiction ignore l’étendue de la trame dont il est le héros et il ne pourra jamais se prémunir des coups-de-pùtes que je place sur sa route.

            Quoi qu’il en soit, l’homme était littéralement fou de rage. Son sang bouillonnait et toute la haine qu’il avait éprouvée à l’encontre de ses faux frères était en l’instant reporté sur ce cruel hasard qui semblait prendre plaisir à ruiner tous ses efforts (ahah). Korra regardait Slice en silence. La jeune femme semblait mitigée. Était-il bien un Seigneur Noir ?! Mais qu’est-ce qu’il paraissait faible … À le voir ainsi fustiger pour la perte de quelques biens et, au vu du nombre de fois qu’il avait manqué de mourir depuis qu’elle le connaissait, la question du véritable statut du Sith commençait réellement à se poser à son esprit. Il n’était peut-être qu’un simple Guerrier Sith, se targuant dans sa vanité d’être un des plus puissants sensitifs de ce monde ? La scène qu’il lui peignait en cet instant représentait un homme bien faible et miséreux. Slice ne paraissait pas aussi sûr de lui qu’il s'essayait à le laisser paraître. Et puis, il y avait sa façon d’agir, bien différente de tout ce qu’on lui avait enseigné au sujet de ses ennemis. Bloodrush ne semblait pas réellement avoir mauvais fond, il avait plus l’air d’un novice tiraillé par ses sentiments qu’un véritable maître dans l’art de la force … Dans un signe de moue, elle leva les yeux au ciel et assainit une lourde claque à son compère. Depuis le crash du Rubicon ils étaient devenus des compagnons et des amis. Et bien qu’il viendrait indubitablement le temps où leurs épées se croiseraient de nouveau, pour l’heure elle se devait de l’aider. Après tout il avait risqué plusieurs fois sa peau pour lui venir en aide et il aurait été vraiment malvenu de le trahir comme l’avaient fait son maître et le chef des républicains lors de leurs péripéties sur Yavin IV.

            « - Bon Dieu, mais reprenez-vous Slice … »

            La jeune femme s’était ruiné la main en le giflant. En effet, dans l’action elle avait omis le fait qu’il portait un casque. Sa main était rougie par le coup, mais il en était de même pour le visage du Seigneur Sith. La rouste qu’il s’était prise lui piquait la joue sous son heaume. Bloodrush avait été pris de court et s’il avait été une fois de plus ridiculisé, il savait qu’elle avait bien fait. Peu de ses camarades se seraient attenté à le gifler, car nombreux étaient ceux qui le craignaient. Ce geste, sous le coup de la colère, témoignait de l’amitié véridique qui liait les deux compères. À moins que ce fût là la preuve qu’il ne représentait aucun danger à l’esprit de Korra. Quoi qu’il en soit, Slice tituba sous le coup. Il reprit enfin ses esprits et se sentit honteux. Il la remercia vainement et il fût impossible de savoir s’il était en colère contre lui-même pour s’être emporté, ou bien s’il en voulait à sa comparse pour l’avoir ainsi ridiculisé … Slice avait de la chance que ses hommes ne fussent pas en sa compagnie, car s’il en avait été le cas l’image qu’il s’efforçait de se donner en aurait pâti pour longtemps ! Aucun des deux sensitifs n’osa parler sur l’instant et un silence pesant s’établit entre eux.

            Soudain, la radio accrochée à la ceinture de Korra laissa échapper un mugissement. Elle l’attrapa énergiquement et la porta immédiatement à son oreille. Slice s’en alla la rejoindre. Leur tête collée contre l’écouteur de l’appareil, ils étaient avides de nouvelles. La transmission qu’ils percevaient était certes d’une qualité médiocre, mais c’était là les premiers signes de vie de leurs camarades depuis l’explosion. C’était Desmus au bout du fil !

            « -hzzzzkzzzzzKorrakzzzzz est-ce que vous m’entendez ?! hzzzzkzzzzz»

            « - Desmus ?! Je suis avec Slice. On est sain et sauf, mais c’est la merd* ici … Il y a un éboulis dans le couloir, on ne peut pas faire demi-tour. »

            « - hzzzzkzzzz Loué soit le dieu cornu, vous êtes en vie !hzzzzkzzzzIl y a eu une explosionhzzzzkzzzz Je suis avec Starik et le reste de la bandehzzzzkzzzz On va bienhzzzzkzzzzOn ne peut ne pas vous rejoindrehzzzzkzzzz Le couloir est effondré devant noushzzzzkzzzzQu’est-ce qu’il s’est passé putain ?! »

            « - Le vaisseau est passé en vitesse lumière. La question c’est combien de temps allons-nous tenir avant de rentrer dans une étoile ou que cette épave n’explose ? »

            « - On est en hyperespace ?!hzzzzkzzzzAh putain c’est la merd* !hzzzzkzzzz Il ne faut surtout pas couper l’alimentationhzzzzkzzzzz Le système de survie doit avoir
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              Post n°17
              Auteur : Slice

              dérivé sur les circuits classiques pour se rechargerhzzzzkzzzz autrement dit hzzzzkzzzzz si on coupe le courant du vaisseau on risque de se retrouver sans système de vie hzzzzkzzzzz plus d’oxygènehzzzzkzzzzdépressurisation et compagniehzzzzkzzzz »

              Desmus en savait quelque chose, il était un capitaine de renom. L’électronique standard des appareils spatiaux était traditionnellement programmée pour recharger les batteries des systèmes de survie sur l’alimentation standard lorsque l’engin avait été en mode sommeil de manière trop prolongée. En d’autres termes : il y avait un risque important pour que l’appareillage de survie ne fonctionne pas s’ils coupaient le courant. On ne pouvait pas non plus abandonner le vaisseau puisque ce dernier était en pleine vitesse lumière. La seule option envisageable pour l’instant aurait été d’envoyer un de leurs droïdes couper le courant pendant qu’ils retournaient à bord de l’Infiltrateur et des chasseurs Siths. Malheureusement le vaisseau des mercenaires avait été détruit et tout l’équipage qui y avait débarqué se retrouvait littéralement pris au piège dans le navire-fantôme. Tous savaient ce que cela voulait dire : ils devaient trouver un moyen pour se rendre maître de l’appareil et de couper son hyper-propulsion. Le reste viendrait en son temps.

              Malheureusement, les adeptes de Cypher avaient omis un facteur non négligeable dans leur plan : la présence des gens de Jinn Fear. Eux aussi étaient dans l’appareil et ils pouvaient à coup sûr générer de cruelles rencontres ! Car en l’instant la plupart des hommes du Prince Noir ignoraient qu’ils n’étaient pas les seuls à bord de cette épave volante. En fait, seuls Elerina et Sven avaient découvert la vérité et on n’avait pas eu la moindre nouvelles de leur part ! Il était clair que s’ils avaient été mis au courant de l’existence des autres passagers, leurs actions en auraient été toutes différentes. Mais n’étant point omniscients, Korra et Desmus n’étaient pas au fait de la situation et leur discussion en pâtissait. Pour l’heure ils se trouvaient divisés en plusieurs groupes : la Jedi et Slice d’un côté ; Desmus, Starik, le pilote et la compagnie d’un autre ; Raiden et la Mécanicienne au réacteur ; Elerina et Sven vers le pont ; et tous les autres passagers du vaisseau « fer à repasser », plus d’une bonne centaine à dire vrai ! Pour sûr ça faisait du monde à coordonner et les communications radio empiraient …

              « - Et merd* ! Des nouvelles de Raiden ? La mécano ? Sven ? Elerina ? Les passagers du vaisseau des mercenaires ? »

              « -hzzzzkzzzzLe vaisseau des mercenaires est porté manquanthzzzzkzzzzOn a eu des nouvelles des passagers par radio hzzzzkzzzzla plupart d’entre eux ont eu le temps de débarquerhzzzzkzzzzUne partie va essayer de rejoindre les hangars principauxhzzzzkzzzzils vont voir si il y reste des vaisseaux utilisableshzzzzkzzzzle reste nous rejoinshzzzzkzzzznous allons tenter de monter vers la passerelle de commandementhzzzzkzzzz»

              Ils ignoraient là aussi que la seconde partie de ces gens faisait route vers le hangar où se trouvait le croiseur consulaire du Président Corellien. Plus les secondes s’écoulaient plus on approchait du point de non-retour. Il suffisait d’une rencontre fortuite, d’un excès de zèle d’une des parties, pour que tout parte en cacahuète. Mais pour l’heure on était bien inconscient de ce qui se tramait en sous-main. Slice indiqua à Korra qu’ils allaient essayer de retrouver Desmus dans les parties supérieures du navire. Elle l’écouta en silence et énonça leur décision à la radio.

              « - Parfait ! On va essayer de trouver un autre chemin et vous rejoindre ! »

              « - hzzzzkzzzz Je vous reçois très mal hzzzzkzzzzKorra ?!hzzzzkzzzz hzzzzkzzzz»

              « - Desmus ?! Vous m’entendez ! Desmus ! »

              « -hzzzzkzzzz hzzzzkzzzz hzzzzkzzzz hzzzzkzzzz hzzzzkzzzz»

              Plus rien… Les perturbations électromagnétiques étaient trop nombreuses. On tenta en vain de recontacter Desmus. Puis, voyant que ça ne marchait pas, on s’essaya à avoir une communication avec Elerina, puis Raiden … Mais à chaque fois personne ne répondait. Les communications étaient visiblement hors services et se fût le cœur lourd que les deux sensitifs comprirent qu’ils n’auraient pas d’avantages de nouvelles ... Slice se retourna vers la Jedi et tous deux acquiescèrent. En l’état actuel des choses il ne servait à rien de rester à cet endroit. Couper l’alimentation des réacteurs était un travail bien trop difficile pour deux personnes n’y connaissant rien en ingénierie (surtout au niveau d’un croiseur de cette taille). Qui plus est il y avait ce risque de bousiller les systèmes de vie du vaisseau … Non c’était bien trop risqué ! Mieux valait bouger et essayer de rejoindre le pont du navire. C’était encore la meilleure solution pour comprendre ce qui arrivait et tenter de reprendre les brides du vaisseau. Il fût ainsi décidé de se hâter et de rejoindre le pont. Les deux jeunes gens reprirent alors leur route, leur sabre en guise de torche.

              Après quelques enchevêtrements de couloirs, ils arrivèrent enfin à une zone du vaisseau où l’éclairage était encore en état de marche. Ils coupèrent ainsi leur sabre et continuèrent leur chemin, bien content d’y voir de nouveau. L’état de la carlingue était inégal. En des endroits, le navire-fantôme témoignait de lourds dommages et certains plafonds étaient même effondrés. En d’autres, au contraire, tout était fonctionnel au point que l’on eut dit que le vaisseau eut été abandonné la veille. Mais dans tous ces lieux, il persistait une sinistre odeur méphitique. C’était le premier indice d’un air non renouvelé depuis de trop nombreuses années ... Bien que respirable, l’air était lourd et sentait le renfermé. Sans savoir pourquoi, Slice et Korra trouvaient que celui-ci ramenait inconsciemment leur pensée à l’obscur et à la mort. C’était comme si tout le vaisseau avait été enveloppé d’un linceul dont ils venaient à l’instant de relever le drap.

              Les deux sensitifs progressaient farouchement au cœur du vaste dédale qui s’étendait devant eux. Il leur était difficile de s’orienter, et par plusieurs fois on se demanda si on ne s’était pas trompé de route. Pourtant, une surprenante célérité animait leurs esprits et tous deux aspiraient à retrouver le plus vite possible leurs comparses qui faisaient route en direction de la passerelle de commandement. Leurs pensées étaient braquées sur cette partie du vaisseau et leur itinéraire se fiait bien plus à leur instinct qu’à toutes autres signalisations. Inconsciemment ils savaient qu’ils s’approchaient de leur but … Le cœur haletant, tous deux espéraient qu’il n’était pas arrivé malheur. Elerina avait été là-bas avec Sven. Sans nouvelles de leur part, on commençait sérieusement à s’inquiéter. Peut-être était-il arrivé un accident ? Peut-être avaient-ils volontairement enclenché la vitesse lumière ? Une trahison ? Après tout « cookie » pouvait avoir dupé la vigilance du Prince Noir. Slice s’en allait penser à toutes sortes de délires paranoïaques, attribuant par moment la situation dans laquelle ils se trouvaient à son apprenti manchot ou à la jeune femme qu’il avait recueillie sous son aile … Il était bien loin de se douter que les gens de son équipée n’étaient pas les seuls passagers de l’ancien croiseur. Quoi qu’il en soit, pour l’heure il leur fallait continuer leur route. La seule manière d’obtenir des réponses quant à leur mésaventure était encore d’aller sur place ...

              Et alors qu’ils marchaient à vive allure, Slice et Korra remarquèrent un élément incongru. La chose aurait pu leur échapper tant ils allaient bon train, mais l’œil acéré des rescapés du Rubiccon s’était vite attaché à des détails récurrents dans la carlingue, tout aussi anodins qu’ils fussent. En effet, sur certains murs du vaisseau il y avait par moment des traces de peinture. Ces marques étaient anciennes et remontaient visiblement à l’époque où le navire avait été habité. Ce n’était pas des signalisations standard comme on avait l’habitude d’en voir dans les navires de guerre. Au contraire, c’était là des représentations grotesques qui rappelaient par certains points les anciennes frises des sociétés primitives de la Galaxie.

              Toutes sortes de pigments avaient été utilisés pour la peinture. Bleu, blanc, noir, jaune, rouge … C’était comme si on avait inscrit ces choses sur les murs par tous les moyens. Il arrivait même que les marques soient faites à partir de graisse ou bien encore qu’elles ne fussent que de vulgaires gravures. Ces traces représentaient de bien étranges symboles : c’était là des pentagrammes, des schémas, et des glyphes ... Certaines de ces inscriptions ramenaient Slice à d’anciens documents qu’il avait consultés. Tout en marchant, il puisait ainsi dans sa mémoire et essayait tant bien que mal de se rappeler où il avait bien pu voir ces sinistres symboles.

              Toutefois, ses souvenirs n’étaient pas les seules pensées dans lesquelles il pouvait puiser son savoir. En cet instant le Prince Noir savait que bien des réponses pouvaient être trouvées dans les recoins des souvenirs érudits du chevalier dont il possédait le corps. Car s’il avait été un Maître maladroit, Hurza possédait une culture sur la force à en faire pâlir bien des Grands Maîtres. C’est que le pauvre homme avait jadis consulté des ouvrages interdits, pensant à juste titre que s’il fallait défaire l’ennemi, il fallait encore en connaitre tous ses secrets. Mais à toucher à l’obscur, à infiltrer les propres lignes des Siths, Hurza avait fini par se brûler. Son cœur était pur et s’il n’avait pas succombé à la tentation du côté sombre de la force, il avait par contre connu l’amour interdit. Il avait aimé une Sith et cette faiblesse avait été la faute qui l’eut perdu au regard de ses frères Guetteurs (la société secrète qui œuvrait au cœur des jedis). N’en demeurait pas moins qu’il possédait une connaissance interdite, bien plus vaste que les Siths lambda des temps modernes. Des deux types de souvenirs dont il puisait son savoir, Slice eut une surprenante révélation : ces glyphes étaient Sith … Où du moins, elles ramenaient à la culture Sith … Toutes ces choses ne plaisaient pas à l’actuel propriétaire de ce corps. Il y avait eu cette aura obscure et maintenant ça … Tout cela amenait bien des questions et le poids de l’inconnu ne pesait que davantage sur ce bien étrange vaisseau. Le Paria frissonna en se demandant intérieurement dans quel merdier il avait encore été aller se fourrer.

              Par chance, Korra n’avait pas saisi les questions sous-jacentes à ces symboles. Elle n’avait que peu de culture et ce qu’elle vit l’harassa certes d’interrogations, mais elle n’avait pas compris la nature même des inscriptions. S’il en avait été autrement, il aurait été fort à parier qu’elle fût la première à vouloir abandonner le navire. L’artefact Sith retrouvé dans le temple sur Yavin avait été une épreuve bien assez difficile pour la Jedi et Slice douta qu’elle fût prête à explorer plus en détail un lieu souillé par ses vils ancêtres. L’héraut de l’arbre blanc se garda bien de lui avouer ce qu’il savait. Mieux valait garder ses conclusions pour lui. Il aurait alors tout loisir pour les faire passer comme preuve de son omniscience lorsqu’ils découvriraient la funeste histoire de ce navire maudit.
              Au détour d’un virage en épingle, Slice perçut soudain un bruit. Lui et Korra stoppèrent net leur avancée. Ils s’étaient engouffrés dans un couloir qui ne donnait plus que sur une seule pièce dont la porte était ouverte. Toujours dans la coursive, le Sith et sa comparse entendirent clairement un deuxième son en provenance de l’embrasure de la porte. Ils se regardèrent l’un l’autre et hochèrent silencieusement la tête. Le Prince des parias serra son épée de sa main droite, prêt à l’activer si cela s’avérait nécessaire. Puis, sans crier gare, il bondit dans l’ouverture de la porte, bien décidé à défaire quelconque assaillant se trouvant dans la pièce.

              À l’instant même où il avait mis pied au sol, une forme fugace s’était jetée sur lui. Le Sith se retourna d’un bond et d’un geste mal assuré il envoya à la va-vite une vague de force sur son agresseur. Alors qu’il se remettait en garde, prêt à repousser un hypothétique second assaut, Slice entendit son assaillant tomber au sol dans un grand fracas mêlé de glapissements ! L’homme écarquilla les yeux et comprit sur l’instant sa méprise ! Il venait de tomber sur un de ses chiens ! La bête se releva, elle était hagarde. L’animal le regarda avec agressivité avant de prendre conscience à son tour de son erreur. Le chien reconnut son maître et il abaissa les oreilles en guise de soumission. Tout heureux qu’il fût de retrouver Slice en pareil endroit, il vint tourner autour de lui en glapissant et remuant la queue. Le Prince Noir souffla de soulagement et le caressa sous la gorge.

              Slice Sith « - Tu m’as fait peur … »

              Les yeux du canidé roulèrent sous ses paupières dans un signe d’extase. L’homme joua un instant avec le chien avant de se relever pour regarder là où ils se trouvaient. Korra venait d’apparaître dans l’embouchure de la porte. Elle était blême. Durant un court instant, elle avait cru son compagnon perdu lorsque la forme s’était ruée sur lui. À présent elle devinait la scène qui venait de se jouer, et bien qu’elle tentait de ne rien laisser paraitre, la jeune femme en était soulagée.

              Le chien se détourna à son tour de son maître et s’en alla flairer la pièce. Il reniflait bruyamment et son attitude laissait entendre qu’il y détectait une odeur qu’il n’aimait pas. Mais Slice n’apportait que peu de crédit au flair de son animal. Pour l’heure toute son attention était portée sur l’endroit en lui même. Tout dans cette pièce, de l’équipement aux ustensiles, témoignait de la culture de plantes. Le Sith pensa qu’il devait sans doute s’agir des vestiges d’un laboratoire hydroponique. Abandonné par l’homme et laissé à leur seul devenir, d’étranges végétaux témoignaient d’une formidable adaptation. Bien qu’il était difficile pour l’entendement de voir pareilles plantes dans un lieu qui techniquement n’aurait pas dût être alimenté en oxygène durant tout ce temps, il fallait reconnaître que les plantes étaient bien là. De couleur noire ou proche du pourpre, des lianes grimpantes s’entrelaçaient et montaient jusqu’au plafond. Bloodrush ne s’arrêta pas longtemps pour contempler pareil spectacle. Il jugea un instant ces parents du lierre et reporta son attention sur un corps accolé contre l’unique porte de sortie de la pièce (après celle qu’il venait d’emprunter).

              Dans cette pseudo serre résidait en effet ce qui avait été jadis un homme. Le corps du défunt était momifié et sa tenue en tissus était depuis longtemps tombée en lambeaux. La momie semblait figée, comme si elle avait été pétrifiée dans son trépas. Ses mains se tenaient sur ses oreilles, ses yeux étaient grand ouverts et sa bouche pliée dans un bien étrange rictus de douleur. La position dans laquelle on avait retrouvé son corps ne faisait que redouter ce qu’avaient dû être les derniers instants du malheureux. Pourtant, aucune blessure apparente n’était visible sur le cadavre. Le Sith l’étudia un instant avant de hocher les épaules. Il le déplaça avec ménagement, sans la moindre considération de l’homme dont il avait s’agit. Le Paria fût fort surpris lorsque le mort lui résistât. C’était comme si il était collé à même le sol ; comme si son corps tout entier était soudé au plancher par on ne sait qu’elle sorcellerie. Et pour dire vrai, c’était le cas : des plantes grimpantes étaient enroulées autour du cadavre en bien des endroits au point qu’il était ardu de le détacher de cette funeste étreinte végétale … Un poil énervé, Slice assainit au cadavre de nombreux coups de pied à l’aide de ses botes métalliques. La momie finit par céder sous les coups répétés et ses restes décharnés s’éparpillèrent dans le laboratoire. Le Sith essuya calmement ses bottes sur un des lierres et ouvrit la porte qui se trouvait à présent devant lui. Il pénétra par la suite dans le lieu qu’avait gardé ce gardien silencieux durant de bien nombreuses années.

              Korra adressa un signe de désapprobation à l’égard du Prince Noir. Elle n’aimait pas ce genre d’attitude et il lui était bien difficile de tolérer pareils outrages à un cadavre. Le bonhomme qu’elle avait rencontré sur Yavin pouvait faire preuve d’autant de sympathie que de connerie. Homme étrange que ce Bloodrush, dont elle en appréciait la compagnie tout autant qu’il l’éprouvait ... La Jedi se pinça les lèvres, et respirant profondément, elle s’en alla rejoindre son compagnon d’infortune.

              La porte qu’il avait ouverte donnait sur un autre couloir … Encore un pensa-t-elle … Mais avant même qu’elle pût adresser un avis et proposer de chercher un autre chemin, Slice s’y était déjà engouffré. Dépitée, elle consentit à suivre le Sith dans le labyrinthe. Depuis leur passage dans le laboratoire Bloodrush était resté silencieux. Il était pensif et semblait ailleurs. Ses sens étaient toujours inhibés, comme si un voile lui cachait la vue. Le Prince Noir le savait, la source de cette perturbation était puissante et l’aura qui se dégageait du navire était obscure. Plus il avançait et plus il avait l’impression de s’en aller vers l’origine même de ce pouvoir …

              Ils ne marchèrent guère plus de dix mètres avant de tomber sur un spectacle pour le moins morbide … Au début, Slice ne vit qu’un corps adossé contre le mur de la coursive. Il s’avança vers le défunt et examina le cadavre. Le macchabée était lui aussi momifié et il portait une lourde armure de plastracier. Son épaulière était frappée du sceau républicain. Slice se releva et il regarda avec attention tout autour de lui. C’est à ce moment-là qu’il vit les six autres cadavres dispersés dans le couloir. Ils étaient eux aussi revêtus du même accoutrement et le Paria ne mit pas longtemps à comprendre qu’il tenait là des membres d’équipages. Le voile se levait un peu sur ce bien étrange navire. Le regard du Prince Noir croisa celui de la Jedi qui acquiesça à son tour. Kora avait elle aussi compris ce dont il était question.

              Slice Sith « - Des républicains … »

              La jeune femme s’approcha des autres cadavres tandis que Slice ramena son attention sur l’homme adossé à ses côtés. Les galons accrochés sur la poitrine laissaient supposer qu’il s’agissait d’un officier. Son uniforme était ancien, mais bien moins que ce que l’on avait pensé à l’origine. L’état du navire était donc assez trompeur ! Quoi qu’il en soit, les siècles avaient fait leur temps et cet homme ainsi que la tenue qu’il portait, étaient la preuve physique qui témoignait que toute vie consciente avait quitté depuis bien longtemps la carcasse de cet ancien croiseur ... L’officier était posé contre un mur, un blaster dans sa main gauche. Un large trou dans son crâne laissait penser qu’il s’était tiré un laser dans la tête. Dans sa main droite siégeait un datapad. Un large rictus morbide était collé sur son visage. Si ce reste d’homme n’avait rien de déroutant, ce ne fut pas la même chose pour Korra. Les six autres macchabées n’étaient pas beaux à voir … Éventrés, éviscérés, démembrés, ils avaient subits un sort peu enviable. Bloodrush n’en fit pas état, il se saisit du datapad et l’activa. La Jedi vint le rejoindre et, regardant l’écran, elle lova inconsciemment sa tête dans le creux de son épaule. La batterie était faible et l’appareil endommagé, mais il parvint toutefois à en afficher le contenu. Ce qu’ils découvrirent les laissèrent pantois.



              // - Carnet de bord du Sous-Lieutenant Jean Guillaume. - //

              [HZ#34Z#3XX#HZ23Z#] P?gfe_rd=cr&ei=R8ZwU6_nCY#2C8#gOEqYD#YAw

              [J+40-11h47] C’est une honte ! Dire que les services de logistique Conruscantis ont merdés serait un euphémisme ! Ce n’est pas moins de la moitié de nos provisions qui est périmée !! Ces branleurs à l’astroport n’ont même pas été foutus de lire les étiquettes avant d’approvisionner notre vaisseau ! De notre côté nous nous en sommes rendu compte trop tard et une bonne partie de nos gars est tombée malade. La chtouille se répand à tout l’équipage ; même les Jedis ne sont pas épargnés … Les chiottes du pont 6 sont bouchées et je ne raconte pas l’horreur que vivent les préposés aux latrines ... Avec la perte de la moitié de notre bouffe, le capitaine a ordonné un rationnement … Un rationnement … 40 jours après notre départ, ça promet ! Le Caesar va nous transférer une partie de ses réserves. [ERREUR#4D4#GHipOn#BaC]

              [ERREUR#//fichiersource.endommagé/mémoirecache/data76561197976474379/erreur/

              [J+70-09h13] Notre route a été actualisée en direction de l’astéroïde XP-618. Résultats négatifs pour les sondes envoyées sur XP-615, XP-616, XP-617, XP-619, XP-620 et XP-621.

              [ERREUR#//fichiersource.endommagé/mémoirecache/data&ie=utf-8&oe=utf-8&aq=ts=OFF/erreur/

              [ERREUR#//fichiersource.endommagé/mémoirecache=ON/fichiers-J+70<corrompus<J+104- /récupération-mémoirecache-fichiers-post-J+104=68%/transfert-données-sauvegardées-mémoirecache=ON/fichiers-récupérés-<J+104=68%/lecture=ON

              [J+104-20h14] L’échange de tir avec le Caesar a été tout aussi soudain que violent. Bien que nous en sortons vainqueurs, nos anciens camarades nous ont infligé de lourds dommages. Les dernières déflagrations ont littéralement pulvérisé les trois quarts des installations du pont 7. Par miracle, les centres vitaux de notre navire sont encore en état de marche. Certains y voient le signe de la providence; quant à moi … je reste plus réservé.

              [J+104-20h27] Notre joie s’amenuise tant nos pertes sont nombreuses ! Nous déplorons un bon nombre de victimes des suites de la canonnade … L’officier Baudoin fait partie des disparus. D’après les témoins oculaires, il était sur le pont 7 lors de la dernière bordée. Je suppose qu’il a été happé à l’extérieur du vaisseau par le souffle d’une des explosions. Baudoin était un brave gars. Avant notre affectation sur ce croiseur nous avions servi ensemble sur les provinces de Sharani, de Takistan et de Chenarus, (toutes trois dans la bordure extérieure). Quoi qu’il en soit, j’ai été désigné pour le remplacer en tant que nouveau responsable de la sécurité du vaisseau. Sa mort est un mal pour un bien en quelque sorte !

              [J+105-11h36] Cérémonie funéraire en l’hommage de nos camarades tombés lors de l’affrontement contre le Caesar. Le Capitaine a profité de la commémoration pour annoncer officiellement à l’ensemble de l’équipage que nous ne pouvons plus retourner sur Coruscant. C’est un coup dur.

              [J+105-13h36] C’est la consternation dans le mess des officiers. Je peux lire l’amertume et le désespoir sur le visage de mes camarades. La capitale, le sénat, le chancelier, … ils sont tous sous l’emprise des Jedis ! Ces prétendus gardiens de la paix manipulent les hautes instances de la République et notre cause ne saurait être traitée objectivement devant un tribunal ! Nous ignorons la nature des messages que leur a envoyés le Caesar, mais il est fort à parier que nous sommes accusés de trahison … Cruelle ironie ! Ce sont les Jedis qui nous ont trahis, menti et manipulés ! Nous les avons percés à jour et voilà que notre propre foyer nous tourne à présent le dos …

              [J+105-18h42] Nous sommes tous à cran. La question est sur toutes les lèvres : si on ne peut revenir sur Coruscant où doit-on aller ? La panique touche les cœurs, mais heureusement nous avons l’artefact ! Il nous apaise et nous guide. En sa présence nous nous trouvons tous rassurés, comme si sous son égide protectrice rien ne pouvait nous arriver ...

              [J+105-19h16] Puisqu’il a été le sujet originel de la discorde avec les Jedis et les félons du Caesar, je pense qu’il est bon de mettre par écrit mes ressentis. L’artefact trouvé sur XP-618 n’est pas un objet anodin. Il ouvre la voie d’une nouvelle ère … C’est une théorie, mais je pense que les Jedis connaissent bien ces objets et qu’ils les cachent depuis longtemps de la vue du peuple. En gardant secrète l’existence de ces reliques, ils restent la seule toute-puissance vers laquelle les mortels de la république peuvent se retourner ! C’est pour ça qu’ils voulaient nous le cacher ! Ils savent que si ces saints objets étaient apportés au peuple, ce serait alors la fin de la mainmise de leur ordre millénaire sur la république ! Si nous apportons l’artefact à Coruscant les Jedis s’en accapareront encore, il faut le mettre hors de leur portée à tout jamais !

              [J+107-11h37] J’ai eu vent d’une série de heurts entre le personnel scientifique et les militaires au niveau de la zone du laboratoire, pont 5. Je ne sais pas comment c’est arrivé, mais le Dr Rush exige que l’accès au laboratoire soit dorénavant restreint au seul personnel habilité. Sa demande est irrecevable en l’état, je le suspecte de vouloir s’accaparer l’artefact pour lui tout seul … L’affaire ne semble pas préoccuper le capitaine. Après les Jedis, ce sont les civils qui vont nous poser problème ...

              [J+110-12h37] Le capitaine agit de manière très étrange ces temps-ci… Il est resté toute la matinée à la cantine pour essayer de savoir laquelle des clémentines et des oranges est la plus acide ... Lorsqu’on lui a demandé ce qu’il faisait, il nous a rétorqué que les oranges sont nettement plus acides que les clémentines ...

              [J+110-10h05] J’ai fait un rêve étrange la nuit dernière. Je me retrouvais dans un lieu bizarre à l’architecture cyclopéenne. D’étranges plantes grimpantes de couleur noire et pourpre s’élançaient sur des murs qui montaient si haut que je ne parvenais pas à en voir le plafond. Au centre de l’endroit se trouvait un hôtel sur lequel on devinait des traces de sang, comme s’il avait s’agit d’un lieu de sacrifice pour les rituels païens ... Ce n’est qu’un rêve, anodin qui plus est, pourtant je ne sais pas pourquoi, mais ça m’a terriblement marqué …

              [J+110-14h37] Rush est revenu à la charge. Ce gars-là commence à me broyer les couilles ... MONSIEUR avance qu’il est le seul à comprendre toute la complexité de la relique et qu’elle doit être détenue par une autorité civile … Malgré ses objections j’ai été clair : l’objet ne lui revient pas, il appartient à la totalité de l’équipage.

              [J+116-8h56] Plusieurs capsules de sauvetages ont été sabotées dans la nuit. Je suspecte le Dr Rush d’être derrière tout ça. S’il ne fait pas l’unanimité parmi la communauté civile du vaisseau, une bonne partie d’entre eux lui vouent quand même un véritable culte de la personnalité … Lui et ses « apôtres » se sont publiquement opposés à la mainmise du personnel militaire dans la gestion du navire. Nous avons entamé une enquête pour les capsules, mais il devient vital de calmer les ardeurs de la partie civile.

              [21FFE#3XX#R3FFEA#] XA#KH4mO1x5?Z6+BCE#Py?30pG1G#+dV9DzX#Wb50H

              [J+117-09h27] J’ai fait le même rêve que précédemment. Je me retrouvais dans la même pièce cyclopéenne. D’étranges marques étaient peintes sur le sol. Il y avait aussi des glyphes bizarres et de grotesques pentagrammes. Je percevais une clameur étrange en ce lieu, comme si des fidèles, pris dans une quelconque hystérie religieuse, récitaient des psaumes dans une langue inconnue. Ce rêve me semblait si réel … Ce n’est qu’un rêve et pourtant il ne me laisse pas indifférent … Je ne sais

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                Auteur : Slice

                même pas pourquoi je marque ça dans mon journal, c’est sans intérêt …

                [J+117-10h12] L’état du capitaine m’inquiète. Hier il m’a raconté avoir discuté avec sa femme … C’est techniquement impossible. Elle est sur Coruscant et nos moyens de communication ont été sévèrement endommagés suite à notre combat contre le Caesar … Sans doute du surmenage … L’affaire des capsules ne semble pas l’alarmer plus que ça. Malgré mes demandes répétées pour faire surveiller Rush il continue de sous-estimer l’équipe des civils.

                [J+117-15h53] Les réparations du pont 7 vont bon train. Les ingénieurs de bord m’assurent que nous pourrons repressuriser ces installations dans une semaine.

                [J+118-12h00] Je commence à me demander si le capitaine est encore apte à commander le navire … Cela fait maintenant deux jours qu’il est sur la passerelle à compter les étoiles … Nous allons nous réunir au mess tout à l’heure avec les autres officiers pour décider de ce que nous allons faire.

                [J+118-14h00] Au cours de la réunion j’ai appris que le capitaine a fait torpillé le Lieutenant Huberk pour insubordination … Torpillé … Huberk était un bon élément … En l’état actuel des choses nous avons convenu que la meilleure chose à faire pour l’équipage est de le mettre aux arrêts. Son second prendra les commandes.

                [J+118-14h40] Une bonne chose de faite ! Le capitaine s’est laissé faire et nous l’avons enfermé au bloc de détention C. C’est un problème de moins à régler. Dès demain je vais m’entretenir avec le nouveau commandant pour faire surveiller Rush !

                [J+118-15h38] Enfer et damnation ! Rush a été plus rapide que prévu ! Les civils ont profité du remue-ménage au cours de la mise à pied du capitaine pour nous doubler ! Le groupe du Dr Rush a infiltré le laboratoire pour y dérober l’ «holocron». Nous les avons mis en déroute, mais ils se sont réfugiés au pont 4 avec l’artefact.

                [J+118-16h22] Nous avons sécurisé les accès au pont 4, ils ne pourront plus en sortir ! Ils sont pris au piège !

                [J+118-17h07] Les enfoirés ! Rush et ses partisans font officiellement sécession au pont 4. Ils ont piraté les commandes et contrôlent à présent cette zone. Les mutins nous ordonnent de déposer les armes et de nous soumettre à l’autorité civile … C’est le monde à l’envers !

                [J+118-19h11] Impossible de ramener le Dr Rush à la raison. À l’entendre, nous sommes dépassés par les évènements et il est le seul à pouvoir diriger le vaisseau. Il devient évident qu’il souhaite conserver l’artefact pour lui tout seul. Nous en avons parlé avec les autres officiers et nous avons convenu que nous ne pouvons pas risquer de voir la mutinerie se transmettre au reste de l’équipage. Je lui ai adressé un ultimatum. L’artefact doit nous être restitué !

                [J+118-23h11] Fin de l’ultimatum. Rush était bien trop fier pour accepter de se rendre. Le sergent Matouston a enclenché la procédure d’urgence à 23H pile. Nous avons repris le contrôle numérique des accès du pont 4. Les caméras de surveillance sont hors service nous ne pouvons nous référer qu’aux capteurs de biomasse. Sur mon ordre nous conservons les portes scellées. Nous avons coupé l'alimentation en oxygène du pont 4. Qu’ils crèvent …

                [J+120-12h23] Toujours le même rêve. Encore et encore. Chaque nuit je m’avance plus profondément dans la masure aux murs cyclopéens ...

                [J+120-12h23] On vient de m’informer que le commandant s’est arraché la langue dans sa cellule … Il est pris de spasmes et de surprenantes convulsions. Les médecins confirment qu’il souffre d’une forme de psychose appelée "Syndrome Dysfonctionnel Orbital". Le « SDO » est causé par l'espace profond et est déclenché par un stress émotionnel. Il conduit à une grave paranoïa, des délires, spasmes et saignement de nez ...

                [J+120-14h17] Le commandant est décédé d‘une crise cardiaque. Il a écrit des choses incompréhensibles sur les murs en y étalant ses excréments … Un problème de moins à régler.

                [J+121-16h53] Trois jours sont passés. Les capteurs de biomasse sont catégoriques : mis à part quelques variations probablement induites à des radiations solaires, il n’y a plus le moindre signe de vie dans le pont 4. Les mutins sont une histoire ancienne !

                [J+121-17h24] Il y a vingt minutes nous avons envoyé une équipe au pont 4 pour y récupérer l'artefact. Les communications radio ne fonctionnent pas dans cette partie du vaisseau. Un premier groupe est revenu nous faire un rapport, le second est toujours sur place. Les informations du premier groupe sont stupéfiantes : ils n’ont pas trouvé le moindre cadavre de mutins. C’est comme s’ils s’étaient tous volatilisés ... Les autres officiers me demandent des comptes. Pour l’heure je n’ai pas d’explication à pourvoir : nous avions verrouillé l’intégralité des accès à ce secteur du vaisseau ; et malgré tout cela ce pont est vide !

                [J+121-17h24] La deuxième équipe est revenue avec l’artefact. Ils confirment les allégations de la première équipe : le pont n°4 était vide de quasiment toute présence humaine. Je dis quasiment, car chose la plus incroyable concerne le Dr Rush : cet enfoiré a été retrouvé vivant ! Vivant ?!! Il a passé trois jours sans oxygènes bon Dieu … Soit il se passe des trucs vachement louches ou alors on commence tous à partir en vrille ?! Au début j’ai cru à un canular de la part de ces hommes, mais je l’ai vu de mes propres yeux! Il était bien là cet enfoiré, bien vivant ! Il m’a fallu beaucoup de sang-froid pour ne pas lui loger une cartouche dans le crâne et régler définitivement ce problème ... La deuxième équipe l’a retrouvé dans un état végétatif, il était recroquevillé au sol et maculé d’excréments. L’artefact était fermement serré contre sa poitrine … Visiblement la relique l’a sauvé. En tout cas on n’a aucune information sur ce qui s’est passé. Avec nos caméras hors service, nous étions aveugles et nous le sommes toujours d’ailleurs ... Notre « nouveau » capitaine a donné des ordres, il veut des réponses. Nous avons amené Rush à l'infirmerie pour interrogatoire. L’artefact a été transféré au pont 5.

                [ERREUR#//fichier-effacé=J+121-19H13- #//[fichier-manquant] #-erreur2//chargement-suite//

                 

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                  Auteur : Slice

                   


                  [J+121-20h00]  J’ai discuté avec mes camarades officiers et nous avons convenu de ne  pas informer l’équipage sur la mystérieuse disparition des mutins.  Officiellement ils sont tous morts asphyxiés et nous avons jeté leurs  corps par-dessus bord. Quant à Rush, la thèse officielle dont nous avons  convenu atteste qu’il a survécu en utilisant les bobonnes d’oxygène des  combinaisons spatiales. Je n’aime pas mentir à l’équipage, mais nous  sommes tous d’accord sur le fait que nous devons éviter tout mouvement  de panique. J’ai bien réfléchi et je pense que l’explication la plus  probable quant à la disparition des mutins est la tentative d’une sortie  sur la coque pour joindre un autre pont. Leur expédition a dû mal  tourner.

                  [J+122-08h22] Suicide du sergent Matouston. Ce pauvre  garçon était bien trop émotif pour être soldat. Ces derniers jours il  nous avait signifié qu’il éprouvait des remords pour le sort que nous  avons réservé aux mutins.

                  [J+123-08h00] Rush a repris conscience.  Il est méconnaissable, il semble perdu dans ses pensées et la moitié de  son vocabulaire est dans une langue inconnue. Je pense que l’artefact  l’a tenu en vie, mais que ça a bousillé son cerveau … Il est dément. Les  médecins l’occultent depuis plusieurs jours et ils doutent que son état  puisse s’améliorer. Je préfère éviter qu’il ne représente un danger  pour l’équipage et je vais aller porter ma requête à notre nouveau  commandant.

                  [J+123-09h00] Rush est délirant et il est impossible  d’apporter le moindre crédit à ses élucubrations. Certains hommes  commencent à avoir peur. Pour eux sa survie relève de la sorcellerie.  Les médecins estiment que les propriétés de l’artefact sont bien  supérieures à nos premières estimations. J’ai préféré ne pas prendre de  risque supplémentaire avec Rush : le nouveau commandant m’a autorisé à  user de la force létale. Au moins celui-ci est réactif !

                  [J+123-09h17]  Je soussigné, Sous-Lieutenant Jean Guillaume, responsable de la  sécurité du navire, reconnaît en ce jour avoir fait fusillé avec  l’accord de mon commandant, le Docteur E. Rush pour actes de mutinerie.

                  [J+123-10h26]  J’ai honte de le reconnaître, mais j’ai éprouvé un certain malaise à  voir partir le corps de Rush quand nous l’avons confié au vide sidéral.  Je ne voudrais pas terminer comme ça, oublié de tous, disparu sans la  moindre sépulture …  

                  [J+123-15h34] Nous n’avons pas encore  réinvesti le pont 4. Pour l’heure les accès sont verrouillés. Il y a  trop de mystère là bas et on ignore ce que Rush y a manigancé.  

                  [J+128-11h52]  Suicide des officiers en second : Jusiean, Lomiku, Hertinku et Limon…  Leur lettre d’adieu est rédigée dans une langue inconnue...

                  [J+129-07h21] Hier soir j’ai cru apercevoir Dresmeko dans les couloirs du secteur C … Je commence à fatiguer …

                  [J+144-09h01]  Je ne sais pas ce que Rush préparait dans son laboratoire improvisé au  pont 4, mais on nous rapporte des rumeurs étranges au niveau de ces  installations. Les gardes qui surveillent les accès à la zone parlent de  bruits étranges. J’ai envoyé deux mécaniciens et des droïdes pour y  réparer les caméras de surveillance.

                  [J+144-20h00] L’équipe n’est pas revenue … Nous avons reverrouillé l’accès au pont 4.

                  [J+145-17h26]  Nous avons envoyé une seconde équipe ce matin, un mécanicien et deux  soldats, elle n’est pas revenue non plus. Les communications radio ne  fonctionnent pas dans cette partie du vaisseau et l’équipage ne veut  plus inspecter les lieux. Je voudrais bien y envoyer d’autres hommes de  confiance et des droïdes de combat, mais j’ai besoin que tout le  personnel militaire soit à son poste pour endiguer de nouvelles  tentatives de mutinerie. La situation est très tendue sur place. Notre  nouveau capitaine redoute qu’une partie de l’équipage ne conteste sa  légitimité. De plus, le sort que nous avons réservé aux mutins a divisé  une partie des matelots. Enfin, le peu de la communauté scientifique qui  n’était pas allié à Rush nous regarde à présent avec méfiance …

                  [J+145-18h03]  Pour ce qui est du pont 4 et de la disparition de nos deux équipes :  c’est l’incompréhension totale ! Les capteurs de biomasses ne détectent  rien et les relevés antérieurs sont vides ! Je sors à peine d’une  réunion avec mes camarades officiers et je peux dire qu’elle a été pour  le moins tumultueuse ! Ces derniers sont uniquement préoccupés par leur  sécurité personnelle et celle de l’artefact. Ils n’apportent aucun  crédit à ce qu’ils considèrent comme un évènement mineur ... Ils se  refusent catégoriquement à dépêcher une grosse équipe sur place ! Notre  nouveau commandant est un couard. Il refuse d’aller dans le sens opposé à  ces derniers de peur qu’ils ne le destituent à son tour … Faute  d’individus motivés pour investir les lieux en solitaire, nous avons mis  l’endroit en quarantaine et coupé l’alimentation en oxygène. Ce soir  nous ferons une cérémonie pour rendre hommage au sacrifice des deux  escouades. Un sacrifice … Mais quel sacrifice au final ? Je n’arrive pas  à comprendre ce qui s’est passé.

                  [J+129-07h24] Plus les jours  s’écoulent et plus mes camarades officiers perdent le sens des réalités  et la confiance de l’équipage … Nous allons droit dans un mur !

                  [J+151-12h36]  En mangeant j’ai parlé de mes rêves à l’officier de pont Reily. Ce que  nous avons découvert dépasse l’entendement … Il m’a confié qu’il faisait  les mêmes songes que moi la nuit. Ceux-ci ont débuté au même moment que  moi !

                  [J+152-14h19] Je crois que nous perdons la tête … Après  mon entrevue avec Reily j’ai discuté avec d’autres matelots. C’est comme  si tout le monde faisait le même rêve chaque nuit. Si nous n’en avions  pas parlé à midi j’ignore si nous l’aurions remarqué un jour ! Il y a  quelque chose de bizarre là-dessous.

                  [J+153-11h13] J’en suis sûr  maintenant, on complote contre moi ! Les autres officiers et une partie  de l’équipage manigancent quelque chose !  

                  [J+153-15h31] J’ai  fait fusiller le colonel Hamerfell, le sergent Hukiol, les mousses  Gubart, Kobolt, Kuldur, Frazir et Kirtail. Ils planifiaient de détourner  le vaisseau sur une étoile.

                  [J+154-13h26] Je crois que le coup  d’hier n’était pas un acte isolé. On dirait qu’une partie de l’équipage  veut saborder le vaisseau …

                  [J+154-16h44] Un nouveau complot mis à  jour ! Denvis, Relkis, Nujinian, Hertak, Marvin et Furod, tous des  vieux loups de mer ! Ils prévoyaient de faire sauter le générateur ;  rien que ça ! Ces enfoirés ne se doutaient pas que j’avais vu clair dans  leur jeu !!

                  [J+154-19h15] Le commandant commence à se montrer  pressant : il veut savoir ce qui pousse ces mutins à attenter au  vaisseau. J’ai soumis l’équipe capturée à la question : ils ont couiné,  pleurés, mais tout ce qu’ils me répondent est un charabia  incompréhensible. Ils parlaient des Jedis, de Rushs, qu’on fait fausse  route avec l’artefact … Je crois que l’ «holocron» leur monte à la tête.  Comment pourrait-on faire fausse route alors qu’on ne sait rien à son  sujet ?! On l’a placé au laboratoire du pont 5, voilà tout ! Je pense  qu’ils sont traumatisés par les évènements récents. Une série de « SDO »  sans doute ... On les a fait fusiller pour plus de sécurité.

                  [J+155-03h10] J’ai peur … Des complots … Des complots partout …

                  [J+155-09h32] Ces rêves ! Toujours ces rêves !

                  [J+156-13h53] Des suicides … Encore des suicides !

                  [J+160-23h31]  Les gardes m’ont réveillé en pleine nuit. Quelque chose grattait  derrière la porte « DK28 ». C’est une des portes scellées qui mène au  pont 4. Certains pensent que ce sont des survivants de l’équipe de  réparation ... C’est absurde, ils seraient mort depuis longtemps et les  capteurs de biomasses sont toujours négatifs !

                  [J+161-20h16] Vu  l’inquiétude de mes camarades, j’ai décidé de rester avec les hommes qui  gardent la porte DK28 ce soir. Il est temps de faire cesser ces rumeurs  ridicules !

                  [J+161-22h16] Il y a quelque chose derrière la porte  ! Je l’ai entendu aussi ! J’ai ordonné de ne l’ouvrir sous aucun  prétexte. […]  biue byq gy gyrgbyg bpdibziqg gyro …

                  [HZ#34Z#3XX#HZ23Z#] P?gfe_rd=cr&ei=R8ZwU6_nCY#2C8#gOEqYD#YAw



                  Slice  tourna la tête et regarda Korra. Les deux sensitifs se fixèrent un  instant. C’est à ce moment-là, où le visage de la Jedi était lové dans  le creux de l’épaule du Sith, qu’ils se rendirent compte de leur  proximité. Bafouillant quelques mots, les deux sensitifs s’en trouvèrent  très gêné et la chevalière se recula d’un bond. Alors que Slice allait  dire quelque chose, un voyant sur le datapad se mit à clignoter. Le Sith  regarda l’objet avec circonspection. Était-ce le témoin de batterie ?  Soudain son estomac se noua : de nouvelles lignes s’écrivaient toutes  seules sur l’écran.

                   



                  [ERREUR#//fichier.endommagé/enregistrement/data#bonjour#S-I#T#H-S.=ts=OFF/erreur/

                  [J+#-00h00] Je prie le jour, je prie la nuit;

                  [J+#-00h01] Et la danse des siècles désenchantés,

                  [J+#-00h02] Que la nuit répande la haine dans les esprits ;

                  [J+#-00h03] Et puisse à jamais seuls les Siths exister,

                   [J+#-##h##] Biue byq gy gyrgbyg bpdibziqg gyro …

                  nBT#2(8#2&1423#g#default.aspx?id=64855

                  // - FATAL ERROR - //



                  Slice Sith « - Mais enfin … Qu’est-ce que c’était que cette merd* encore ?! Vous l’avez vu n’est-ce pas ? »

                  Korra  hocha négativement la tête. Vu qu’elle s’était hâtivement reculée, elle  n’avait absolument rien vu. Et là où Slice eut tant besoin de son  approbation, il se retrouva esseulé et en grande peine ! Le Sith était  seul et isolé, ne devant se fier qu’à son propre avis. Tout cela le  ramenait à son doute initial et ses pensées s’embrasèrent de plus belle.  La Jedi eut beau demander à son comparse ce dont il était question, il  se refusa à tout commentaire ; taisant à tout jamais la chose dont il  avait été témoin. En toute réponse il se retourna de colère et inspecta  le couloir. La coursive se terminait sur une large porte de couleur  rouge sur laquelle il était annoté  « DK28 ». Le Sith était profondément  bouleversé par cet évènement paranormal et faute d’explication logique à  pourvoir, il se convint lui-même que le mieux à faire était encore de  ne pas en parler ; (au risque de tomber dans une paranoïa croissante) !  Mais tout cela n’avait que peu d’importance dans l’immédiat ! Au final  il n’était question que de quelques phrases rédigées sur un datapad. En  philosopher des heures ne servirait tout bonnement à rien. Pour l’heure  le journal du Sous-Lieutenant contenait des choses bien plus importantes  que ces quelques vers mal conçus ! Il avait permis à Slice et Korra  d’entrouvrir une page du passé.

                  Car en cet instant les deux  sensitifs avaient levé une partie du mystère du vaisseau abandonné …  Certes, les propos du dénommé Jean Guillaume étaient assez étranges,  mais ils avaient permis de lever le voile sur bon nombre de questions  liées à ce le navire. La chronologie des évènements prenait forme  doucement, mais surement. De ce que l’on pouvait en dire, ce vaisseau  Républicain avait été mandaté pour une mission spéciale. L’équipage  avait trouvé un holocron et cet objet avait été le sujet d’une certaine  discorde. Il était fait mention de Jedis, de trahisons, d’un échange de  tir avec un de leurs navires et puis d’une mutinerie qui avait été  sévèrement matée … Quant au reste, il était probable que ces hommes  eurent perdu la boule. Sans doute le « DSO » avait fait des ravages  parmi les marins … Mais plus que des informations sur le passé de  l’appareil, ces écrits permettaient d’étudier la chose d’un œil nouveau.  En effet, le journal de l’officier les avait renseignés sur leur  position actuelle.

                  Grâce aux informations sur la porte DK28, ils  savaient maintenant que l’écoutille qu’ils avaient devant eux menait au  pont 4. Quelque temps plus tôt, ils étaient passés devant un panneau  indiquant qu’ils se trouvaient au pont 3. À défaut d’avoir trouvé des  turboassenceurs, ils pouvaient donc monter vers le poste de commandement  en passant par les différents ponts. La route s’annonçait encore  longue, mais au moins ils n’étaient pas bloqués et continuaient à  progresser. Une chose dérangeait pourtant Korra : s’ils voulaient  continuer dans ce sens il allait leur falloir passer par la porte DK28.  Le sas de couleur rouge était toujours fermé et sa vive couleur  contrastait tant avec l’environnement immédiat qu’il en avait quelque  chose de dérangeant.

                  Les annotations de Jean Guillaume  résonnaient dans son esprit et elle éprouvait un certain malaise à  l’idée de pénétrer dans ce pont scellé. C’est comme si cette porte  emprisonnait une chose qui ne devait à jamais sortir du pont 4.  N’allaient-ils pas ouvrir une boite de pandore ? Mais Slice n’avait plus  de temps à allouer aux tergiversations et autres peurs surnaturelles.  Il voulait se hâter et rejoindre ses fidèles ! Quoique fût le mal qui  s’y trouvait jadis, (et s’il eut existé),  il était fort à parier qu’il  fût disparu depuis longtemps !

                    Slice Sith « - Au point où nous en sommes, ce serait stupide de faire demi-tour. Pourtant,  le Prince des Parias resta immobile. Une forte odeur avait soudainement  attaqué ses narines et il tentait d’en identifier la nature. Slice huma  l’air avec suspicion, mais étrangement il ne sentait déjà plus rien. La  pestilence qui s’en était venue chatouiller son odorat était déjà  partie. Peut-être son nez lui jouait-il un tour ? Ou bien le chien avait  peut-être déféqué non loin de lui ? Où alors la momie pouvait puer tout  simplement ? … Haussant les épaules il se retourna vers Korra et se  contenta de dire : Bizarre, j’ai cru sentir une odeur, mais on dirait que je me suis trompé … Continuons par là. »
                    
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                    Auteur : Slice

                    Le  ton était autoritaire et la Jedi sût qu’elle ne pourrait pas le faire  changer d’avis. Amenant le geste à ses paroles, l’homme posa sa main sur  la poignée de l’écoutille. Mais alors qu’il allait ouvrir la porte, il  tituba sans réelle raison. Le sol était propre, l’éclairage convenable,  aussi Korra se douta qu’il se passait quelque chose. Elle le rejoignit  et remarqua immédiatement qu’un filet du sang coulait le long de son  casque. Sans doute en avait-il rien dit par fierté, mais le fait est  qu’il semblait blessé.

                    « - Mais c’est que vous perdez du sang ! Faites une pause et laissez-moi examiner cette plaie. »

                    Slice fît non de la tête avant de la repousser. Il était tout aussi orgueilleux qu’elle l’avait été avant.

                    « - Ne faites pas l’enfant ! »

                    N’en  déplaise à tous les codes des gentilshommes, Slice ne lui adressa en  guise de réponse qu’un imminent doigt d’honneur. S’en était trop !  L’heure n’était pas à de pareils enfantillages ! Korra poussa l’homme de  colère. Déséquilibré, il valdingua contre un mur et s’agrippa  promptement à la cloison pour ne pas tomber à même le sol. Il paraissait  si faible qu’il aurait pu être balayé sur l’instant par un coup de vent  (comme le pauvre Fred durant le match : Brésil – Croatie). À dire vrai  ce n’était pas la blessure au crâne qui le mettait dans de tels états,  mais autre chose. L’esprit du Sith était embrumé par un mal bien plus  volatile. Il était la proie d’un poison aussi indétectable que sournois …  Pendant qu’il réfléchissait sur l’étrange message qu’il avait vu sur le  datapad, Slice avait senti une odeur étrange. Elle lui avait rappelé un  savant mélange entre l’œuf pourri et le soufre. Mais avant qu’il ne  s’en inquiète, l’odeur avait disparu comme elle était venue. Cette odeur  fuguasse était pourtant la clef de son malheur ; et il l’ignorait  lui-même. Un Seigneur Sith connaissait bien des choses sur le monde,  mais il n’était pas surprenant qu’il ignorât l’existence d’un gaz comme  le sulfure d’hydrogène. Ainsi Slice ne comprenait pas ce qui lui  arrivait. Il se sentait irrémédiablement faiblir au fur et à mesure que  les secondes défilaient …

                    « - Slice ? Qu’est-ce qui vous arrive ? »

                    L’homme  ne dit mot. Ses yeux se révulsèrent sous son heaume. Avant même qu’il  n’engage le moindre geste, son corps était déjà en train de tomber par  terre. Dans un bond Korra se jeta vers lui. Malheureusement elle ne  parvint pas à le rattraper. La rencontre de la tête du Sith avec  l’asphalte fût violente, mais le fait que Slice portait un casque fut  une aubaine. La main gantée du Prince Noir s’éleva un instant dans les  airs, comme s’il s’agissait d’une complainte adressée à ce cruel jeu de  sort qui s’évertuait à ruiner ses actions. Son bras s’effondra au sol la  seconde suivante, aussi mou et inerte qu’il l’était lui même. La voix  de Korra devenait lointaine à son esprit et le vaisseau lui-même  paraissait s’éloigner de lui. Ses pensées se perdirent dans les limbes.

                    La  conscience de Bloodrush s’en était déjà allée ailleurs. Il s’était  aventuré sans le vouloir en une terre où l’on disait que Morphée y  régnait en maître. Slice était inconscient, son esprit perdu dans un  miasme d’apophtegmes. Pourtant ce n’était pas un endroit de repos. À  l’instant même où il pénétra dans le monde des songes, l’esprit du Sith  était harassé par des milliers de pensées. Parmi ces dernières  apparurent celles d’Hurza. Le chevalier était resté silencieux durant  bien trop de temps et il s’essayait à profiter de la situation pour  reprendre l’ascendant sur son corps. Mais tout s’arrêta dans un grand  fracas ! Un vrombissement sans pareil déchira l’âme du Seigneur Noir.  Puis, il eut des brides d’images qui se succédèrent. Visions  incomplètes, grossières, elles montraient à Slice des pierres  cyclopéennes, une salle centrale … Tout cela ramenait aux rêves  récurrents dont il était fait mention dans le datapad. Peut-être que  l’inconscient de Bloodrush s’adonnait à reproduire ce qu’il avait lu ?  Ou bien était-ce réellement une vision qui se faisait à son esprit ? Nul  ne pouvait le dire, et encore moins le protagoniste !

                    Pourtant à  la différence des propos de Jean Guillaume, il n’y avait pas d’hôtel au  centre de la pièce. Ce dressait là un sarcophage, gravé de glyphes  Siths. Autour de la tombe le Prince Noir sentait l’égide immobile de 5  statues, toutes de grandes tailles. Elles avaient été éprouvées par le  temps, mais conservaient leur prestance d’antan. Dans son subconscient  Slice avait un nom sur le bout des lèvres sans qu’il ne puisse pourtant  le comprendre : « l’innomé ». Puis tout devint plus étrange, plus  brouillon, plus farfelu ! Il se sentait étouffer et les visions se  firent plus nombreuses ! Un œil tourné sur le passé, l’autre sur le  devenir, son esprit s’arrachait à sa propre conscience. Certes il ne  possédait pas le legs de Dark Heran, (un artefact ancien qui donnait don  de prescience), mais ce fût bien le futur qui se dévoila sous ses  paupières. Il arrivait que les gens eussent des visions, mais se fût les  premières qui se firent au Paria. Slice ne savait pas comment les  interpréter. Il voyait le monde changer, et il se voyait lui, il voyait  son futur et son passé … Il voyait les siens, il était témoin de la  mort, mais aussi de la vie … Il voyait tout, voire trop ! … Le Seigneur  avait l’impression que son corps flottait dans un vide absolu, il  n’avait plus conscience de rien mis à part de tout ce qui avait été et  de tout ce qui serait à venir. C’était comme si on s’essayait de lui  bourrer le craner avec des milliers d’images, des milliers de sons, des  milliers de senteurs … Il saturait, il se noyait ! Slice voulait que ça  cesse ! Puis soudain le haut sommeil fut rompu dans sa tête par un éclat  de foudre … Tout disparus sous lui, les souvenirs et visions  s’embrasèrent un instant pour ne laisser place qu’à un néant absolu et  sans nom. Slice se sentit vaciller et défaillir. La vie le quittait …

                    Si  l’esprit de Slice s’en était allé dans le monde des songes, son  enveloppe charnelle n’en demeurait pas moins évanouie. En l’instant, le  visage de Korra n’avait plus son teint hâlé habituel. Ses traits étaient  tous aussi pâles et blêmes que la plus claire des peaux de Rattataki !  La chevalière s’inquiétait et il y avait de quoi. Les baffes qu’elle  administrait au Paria n’avaient pas l’air de le réveiller et plus les  secondes s’écoulaient, plus son âme était entrain à la panique.

                    Certes,  elle se devait d’agir, mais elle ignorait bien ce qu’il convenait de  faire … Les mains tremblantes, elle lui enleva son heaume. Ce fut la  mine renfrognée qu’elle constata que le Sith avait une large plaie à  l’arcade. Il était clair que cette blessure était bénigne. Ce ne pouvait  pas être ce coup à l’arcade qui avait mis Slice dans un tel état  catatonique. La chevalière savait le Paria fatigué. Il n’avait que peu  dormi ces derniers jours et la fatigue de son corps semblait s’être  découverte sur l’instant. La Jedi apposa la paume de sa main sur le  front du malheureux : il était brulant. Serrant les dents, elle arracha  un pan de sa bure et l’utilisa comme buvard. Elle n’avait pas d’eau à sa  disposition et le morceau de tissu faisait une bien grossière éponge,  mais elle épongea tant bien que mal le sang qui lui coulait du front.  Tout en s’affairant ainsi, elle lui intimait l’ordre de se réveiller.  Malheureusement, l’homme restait inerte et toutes ses bonnes volontés  n’amenaient aucune réponse.

                    Le visage de Slice était marqué par  les derniers mois sur Yavin IV. Ses joues étaient creuses et ses yeux  d’un blanc nacré avaient repris une très faible couleur bleutée, preuve  que son emprise sur Hurza avait en partie déteinte … Le bouc du  chevalier s’était transformé en une barbe rustre et ses cheveux jadis si  soignés ressemblaient davantage aux poils drus d’une brosse à chiotte  qu’a une implantation capillaire. Korra regardait ce visage. Tout comme  Senara, elle savait qu’il appartenait à un autre. Elle avait connu ces  traits sur le véritable propriétaire de ce corps. Ce visage c’était  celui d’Hurza, un Jedi qu’elle n’avait vu que de loin et qu’elle avait  toujours méprisé. Pourtant, sous l’enveloppe charnelle de ce malheureux  se cachait un autre homme. Du moins le corps de ce Jedi abritait ce qui  avait été jadis un homme ... Et si elle était prise de compassion pour  celui qui était privé de son propre corps, le tourmenteur qui en avait  pris possession ne la laissait pas non plus indifférente. Car l’esprit  qui hantait ce corps était un être à la fois vil et bon. C’était un Sith  dont elle ne parvenait toujours pas à expliquer les actes et comprendre  les pensées. Il était en dehors de tout carcan, en dehors de tous ses  schémas de référence. La dualité de ce Jedi et de ce Sith qui  partageaient tous deux un seul et même corps la ramenait à un poème  Alderannien : « - Malheureuse est la chair qui dépend de l’âme !  Malheureuse est l’âme qui dépend de la chair ! ».

                    « - Vous n’allez pas m’abandonner ici espèce d’enfoiré ! Pas après ces derniers mois !! »

                    La  jeune femme apposa son oreille sur ses lèvres et elle ne put réprimer  un hoquet de surprise : Slice ne respirait plus … Elle allait lui faire  un massage cardiaque lorsque soudainement elle comprit la nature du mal  qui le terrassait! Du moins, au début elle ne fît que le sentir ! Car  Korra venait à son tour de renifler l’étrange odeur de soufre et d’œuf  pourrit ! Elle se releva, l’esprit alerte, et commença à scruter les  environs. Son attention se porta sur le chien qui reniflait l’air avec  panique. Puis elle vit ce qu’elle redoutait : une conduite accrochée à  un plafond était ébréchée : c’était une conduite de gaz !

                    La  jeune femme se releva et commença à tirer Slice par la manche. Elle  devait le sortir de ce couloir au plus vite ! Puis soudain l’odeur  disparue comme elle était venue. Korra s’immobilisa, elle était transie  de peur. Contrairement à Slice la Jedi avait une certaine culture  générale sur les substances chimiques qu’on pouvait trouver dans les  vaisseaux. Elle savait très bien ce que cette disparition d’odeur  voulait signifier ! Car si le sulfure d’hydrogène est un gaz volatile  considéré par beaucoup comme un terrible poison, il est un autre fait  méconnu qui lui est tout aussi particulier. Certes il empoisonne  rapidement les organes des victimes, mais ce qu’il faut savoir sur ce  gaz c’est que l'inhalation prolongée peut causer la dégénérescence du  nerf olfactif. Toute l’horreur résidait ainsi dans cet élément :  l’odorat coupé par l’inhalation du sulfure d’hydrogène, on n’est plus à  même de détecter le gaz ! Autrement dit : quand on ne sent plus le gaz,  ce n’est pas qu’il est parti, c’est juste qu’il a réussi son méfait !

                    Lorsqu’on  ne détecte plus le sulfure d’hydrogène dans l’air, c’est que sa teneur  est telle qu’elle a neutralisé les nerfs olfactifs de la victime.  Généralement ça signifie qu’on est condamné alors que parallèlement  l’absence d’odeur atténue la méfiance du malheureux ! Bien entendue,  tout dépend des personnes exposées, mais généralement la mort survient  juste après quelques mouvements respiratoires. L'inhalation du gaz, même  en quantité relativement faible, peut entraîner une perte de  connaissance. Pour sûr, ce gaz était une belle saloperie ! Korra passa  une étoffe sur son visage et elle coupa sa respiration ! 

                    « - Du nerf ! Du nerf ! »

                    Ces  propos ne s’adressaient plus à Slice, mais à elle-même ! Les deux mains  sur la poignée de l’écoutille, Korra parvint à ouvrir la porte DK28 !  Elle y jeta Slice comme un sac à patates et se rua à l’intérieur avec  tout autant de précipitation. Le chien sauta derrière elle et la seconde  d’après elle verrouillait déjà le sas. Respirant à gorge déployée, elle  pria alors la force pour que le gaz n’ait pas passé cette écoutille  hermétique !

                    Korra se retourna vers Slice. Elle n’avait que peu  de temps devant elle. Si elle voulait encore le sauver, elle devait agir  immédiatement ! La Jedi usa de la force et des enseignements de son  ordre pour s’essayer à soigner le blessé. Elle sentait que la vie se  dérobait toujours sous ses mains. C’est comme si le Prince Noir perdait  ses ancrages avec le monde et qu’il se laissait partir. À moins qu’on  l’en eût tiré ?!  La jeune femme ferma les poings et serra les dents. En  cet instant elle éprouvait de la colère ! Elle éprouvait de la haine  envers elle, envers lui, envers ce monde qui n’avait cessé que de  l’éprouver depuis plusieurs mois ! Cette haine la consuma en douceur. Et  sournoisement, cette peine lui donna la force nécessaire pour agir. Ne  se laissant pas aller davantage à la panique, elle monta à califourchon  sur le Sith et entreprit un massage cardiaque. Sans le savoir, Korra  s’était laissé aller à la passion. Elle avait flirté avec l’obscur sur  Yavin IV, mais à présent elle avait mis inconsciemment un pied dans le  monde des ombres. La force qu’elle tirait pour soigner son ami était  vile et malsaine. Elle avait ouvert son cœur au côté obscur.

                    « - Vous ne pouvez pas mourir aujourd’hui ! Elle  martelait la cage thoracique du mourant avec ténacité. La force  transitait par elle et emplissait le corps du malheureux. Elle lui  insufflait la vie ! Si vous devez mourir, ça sera par ma main Slice ! Par ma main ! »

                    Slice  se réveillât en sursaut. Il avait repris ses sens comme un homme qu’on  réveille de force. Korra laissa échapper un grand ouf de soulagement et  fit retomber la pression. L’homme était tiré d’affaire et elle pouvait  escompter un repos dûment mérité. Elle regarda le Sith avec douceur et  s’octroya une courte pause en fermant les yeux. Quant à lui, Slice était  complètement hagard et il ne comprenait absolument pas ce qui s’était  passé. Il s’était vu tomber, puis son esprit s’en était allé à  d’étranges délires dans les méandres de sa conscience. Et voilà qu’à son  réveil il avait quitté le couloir et se trouvait avec la Jedi à  califourchon sur lui. De sombres pensées vinrent à lui, il se demanda si  elle n’avait pas ainsi profité de sa faiblesse à des fins peu  catholiques … Mais Bloodrush n’osa en parler. Il était en âge, et sans  savoir pourquoi il devinait qu’il en était une toute autre chose. En son  for intérieur le Sith avait la désagréable impression d’avoir échappé  au trépas. Après quelques longues minutes où il resta ainsi immobile, la  Jedi juché sur lui avec ses yeux clos, le Prince Noir n’articula qu’un  mot :

                    Slice Sith « - Je … »

                    La  jeune femme apposa immédiatement un doigt sur sa bouche, lui intimant  de ne pas en dire davantage. Slice était insupportable lorsqu’il se  lançait dans d’interminables monologues, aussi elle préférait l’arrêter  net … Qu’il se taise par tous les dieux pensait-elle !! Qu’il se taise,  et que jamais plus elle n’ait à jongler ainsi avec la vie des siens !  L’homme, fort surpris par sa démarche, n’en dit davantage. Mais il  interpella fort mal ce message et il prit l’attitude de Korra pour une  invitation. Le Sith passa alors ses mains le long de ses hanches et il  remonta ainsi jusqu’à son buste. Les corps s’enlacèrent un instant avant  que la Jedi ne lui envoie une lourde claque (qu’il avait bien cherché). 

                    Le Sith comprit en l’instant sa méprise et il parut assez con.  Embarrassé, il regarda ailleurs comme pour éviter le regard accusateur  de Korra. Ce n’était pas la première fois que Slice essayait d’embrasser  des Jedis, mais c’était bien là première fois qu’il ratait ainsi son  coup ! La sensitive se releva, ne voulant pas être accusée d’être  aguicheuse. Mal à l’aise, elle épousseta sa bure et se retourna. Slice  remit son casque sur sa tête et fît mine d’être occupé à entretenir sa  ceinture. La claque avait laissé une trace rouge sur sa joue, mais ce  n’était rien en comparaison de la honte qu’il éprouvait envers lui même.  D’une part il s’en voulait pour son erreur, d’autre par il s’en voulait  de ne pas avoir réussi à charmer la Jedi. Quoi qu’il en soit, la  chevalière entreprit de couper court à cette situation et elle essaya  avec calme de lui expliquer ce qui lui était arrivé :

                    «  - Il y avait une fuite de gaz à côté de la porte DK28. C’était sans  doute du Sulfure d’Hydrogène ou un autre composant gazeux du genre …  C'est un gaz inflammable et très toxique. »

                    Slice  paraissait interloqué. Il faut dire qu’il y avait de quoi ! S’il  connaissait les coups de grisous dans la nature, il n’avait jamais pensé  à ce que le gaz puisse représenter un risque dans un vaisseau. Il ne  savait que deux choses sur ces substances volatiles : la première était  que généralement les gaz explosaient, la seconde était qu’ils pouvaient  intoxiquer ceux qui le respiraient. Korra ne lui apprenait rien de  nouveau à dire vrai, mais bien qu’il se commémorait l’odeur révélatrice  du poison, il savait aussi qu’elle n’avait pas duré … Certes il avait  senti ce gaz, mais seulement un très court instant ! Korra comprit son  interrogation. Elle leva les yeux en l’air avant de lui donner plus de  détails sur ce genre de produits toxiques. Elle agissait comme si elle  devait l’expliquer à un enfant :

                    « -  Pour faire simple, cette saloperie est incolore et elle vous coupe  rapidement l’odorat. Ce sont les nerfs olfactifs qui sont touchés en  premier. Slice désigna son nez, il était en train de comprendre. Elle acquiesça. Sans rentrer dans les détails : quand on ne sent plus l’odeur méphitique de ce genre de gaz, il est généralement trop tard ... Le  Sith se gratta machinalement le menton, il ne prenait que maintenant  conscience du réel danger auquel il avait échappé. Il avait l’air  courroucé d’avoir été ainsi mis à mal par un autre coup du sort. La  jeune femme se voulut plus chaleureuse :  Vous ne pouviez pas savoir. Moi je suis au courant grâce à Rylen Korr.  Voyez-vous un jour on a eu une fuite dans un hangar sur Hoth, plusieurs  camarades sont morts avant que nous ne comprenions ce qui se passait ...  Après ce désastre Maître Korr a tenu à ce que nous suivions tous une  formation à ce sujet. »

                    Korra leva les yeux au  ciel, se commémorant la cérémonie funéraire. Elle avait perdu un ami ce  jour-là … Dans une certaine mesure Slice devait la vie au grand Maître  de l’ordre Jedi. Car s’il n’avait pas ainsi fait former les siens,  jamais Korra n’aurait été en mesure de détecter le gaz. Elle serait  morte peu de temps après lui et l’histoire aurait retenu une fin bien  pathétique pour le Prince Noir ! Ah quel brave homme ce Maître Korr ! Un  saint ! Il avait fait bien des choses pour son ordre et en tout et pour  tout il avait été remercié pour ses valeureux services par quelques  larmes et un petit discours. Puis après quelques belles paroles, le  conseil était vite passé à autre chose !

                    Car bien qu’il eu été  animé de toutes les bonnes volontés du monde pour que les siens puissent  vivre en paix, ce grand Maître de l’Ordre Jedi avait été rapidement  oublié par ses disciples. Considéré par beaucoup comme mort durant la  bataille de la Forge Stellaire, il terminait en réalité sa vie en tant  que simple esclave sur Rattatak ... À finir ainsi après avoir été un si  bel exemple de vertu, ça poussait bien des gens à se poser des questions  sur le karma. Au lieu de se la jouer apôtre du bien on pouvait très  bien être le plus vil exemple d’individualisme, être hédoniste à  outrance et  profiter de toutes les bonnes choses de la vie. À emmerder  les autres et vivre comme un roi au moins on ne regrettait pas son  existence lorsqu’on arrivait devant Saint Pierrot, le Saint Jawa tenant  les portes du paradis Bothan ! Restait donc à savoir si le Seigneur Korr  allait décider de renier ce qu’il avait toujours été et devenir un  connard de plus dans la galaxie, où s’il allait finir ses jours dans son  schéma de référence en se la jouant l’ami de tous.

                    « - Bref … Il s’en est fallu de peu pour que vous y passiez vous aussi ... Le  ton de sa phrase se voulait plein de reproches. Visiblement Korra en  voulait beaucoup à Slice pour l’attitude qu’il avait eu. Le Sith la  regardait avec une attitude niaise, comme s’il ne saisissait pas tout ce  qu’elle avait risqué pour lui venir en aide. Par tous les dieux … mais reprenez-vous bon sang ! Elle haussa les yeux au ciel et fit un signe coléreux à l’adresse de Slice. Elle lui fit un court sermon : Si  vous ne vous montrez pas plus prudent je ne donne pas cher de votre  peau ! Nous ne serons pas toujours derrière vous pour vous torcher le  cul Slice ! Il y a bien un moment où vous devrez agir en tant que  Seigneur et non pas comme le plus gros connard de l’univers ! »

                    Elle  ne développa pas d’avantage et le Sith eut alors la confirmation qu’il  lui devait la vie. Il se contenta de lui adresser un « merci » et ne dit  rien de plus de peur de la contrarier davantage. Korra acquiesça en  silence. Ils en avaient oublié le péril dans lequel ils se trouvaient et  un vaste bruit dans la carlingue leur rappela soudain que le vaisseau  était toujours élancé en vitesse lumière sans qu’on eu la confirmation  qu’une personne tenait la barre ! Toutes ces minutes qui se succédaient  commençaient à faire beaucoup et il devenait important qu’ils rejoignent  leurs compagnons … C’était là une décision qui devrait probablement  être bien accueillie par les lecteurs assidus que vous êtes. Non parce  que c’est la 27ème page Word rédigée et ils ne sont toujours pas arrivé à  leur destination … Si ça peut vous énerver, songez au narrateur qui se  demande toutes les deux minutes s’il y aura encore un lecteur à la  conclusion son histoire ! Si une personne lit encore ces lignes, je  tiens à vous rassurer, nous touchons au but ! Prêt ? Nous y retournons !

                    La  porte DK28 donnait sur un escalier. Ils le montèrent doucement et  arrivèrent dans une sorte de hall. Ils étaient à présent sur le pont  n°4. Un écriteau sur leur droite indiquait un passage vers le pont n°5.  Ils devraient encore monter, et encore et encore … jusqu’à arriver enfin  vers le poste de commandement du navire. Si Korra boitait depuis leur  mésaventure avec le plafond effondré, Slice ne semblait pas garder de  lourdes séquelles de son empoisonnement. En quelques minutes il avait  repris des couleurs et sa traditionnelle vigueur !

                    Mais à dire  vrai l’homme avait triché : il s’était dopé ! Pour se remettre  rapidement sur pied et être requinqué comme jamais, il avait bu quelques  lampées de la mixture qu’il eût faites jadis sur Kashyyyk. La boisson  qu’il avait confectionnée pour les guerriers du clan Kharn était un bien  étrange breuvage. Elle avait été activement distribuée aux combattants  de la tribu durant l’insurrection fomentée par Sith et le chef Wookie  Atha’Ualpa. Durant la bataille de la forge, le Seigneur Noir en avait  même donné à Elerina afin de lui faire recouvrir sa célérité. Pourtant  cette boisson était tout autant une source de bienfait que de problèmes,  car son ingestion obscurcissait souvent le jugement de ses  utilisateurs. L’alchimie était un art étrange et le Sith s’était essayé à  bien des breuvages et potions avant de tomber sur une combinaison qui  donnait des résultats satisfaisants. Là où les scientifiques créaient  des médicaments, les alchimistes créaient des concoctions qui étaient à  long terme tout aussi mauvaises pour le corps que pour l’esprit. Ces  drogues brutes avaient l’avantage de rendre ses consommateurs plus  performants sur l’instant, mais ceci se faisait au prix de ravages dans  le futur.

                    La boisson le requinqua sur place, et là où c’était  écroulé un homme faible et épuisé, se releva un Sith plein d’entrain !  Mais Korra avait raison : il lui fallait rester prudent ! Cette forme  n’était que temporaire et lorsque la drogue ne ferait plus effet le Sith  ferait face à une retombée bien plus violente, voire même un bad trip !  Toutes les potions du monde ne pourraient jamais égaler les bienfaits  d’un sommeil réparateur ! Slice et Korra progressèrent ainsi en  direction du pont 5. Ils arrivèrent très vite à un nouvel escalier qui  menait vers l’étage supérieur. En haut se trouvait le 5ème pont, et bien  qu’ils l’aient oublié, c’était là que Jean Guillaume avait fait amener  l’artefact.

                    À peine furent-ils arrivés sur place que Slice se  pétrifia. L’éclairage fonctionnait moins bien dans cette partie du  bâtiment et l’aura obscure était plus présente que nulle part ailleurs.  Ses sens étaient aux aguets et sans savoir pourquoi il savait en sont  for intérieur que l’origine de cette aura méphitique se trouvait dans  les environs. Outre les bruits de la carlingue et autres vrombissements  du vaisseau, l’ouïe aiguisée du Seigneur Noir perçut un son qui se  propageait dans les tréfonds de l’obscurité ambiante. Il entendait de  faibles murmures, c’était comme si des centaines de voix murmuraient  dans le silence. Le son était si net que le Sith se demanda s’il  s’agissait vraiment d’un écho où si ce n’était pas quelque chose d’ordre  télépathique …

                    Slice Sith « - Vous entendez ? »

                    Il  se retourna vers Korra et constata qu’elle ne semblait pas entendre les  complaintes qui s’échappaient du pont n°5. Ces paroles étaient  prononcées à demi-mot et dites dans une langue ancienne. Le Prince Noir  reconnaissait aisément une forme pure d’un des anciens dialectes  utilisés dans la culture Siths. Il en devinait le sens : c’était une  invitation. On l’invitait à venir, on l’invitait à les rejoindre, on  l’invitait à ne faire qu’un ! Korra n’avait définitivement rien entendu  et elle ne comprenait pas pourquoi Slice et son chien restaient tous  deux immobiles. La Jedi trouvait qu’ils agissaient bizarrement et elle  commençait à s’en inquiéter …

                    Elle ne pouvait pas cerner la  force qui était à l’œuvre sous ses yeux et ses oreilles. Slice était  témoin d’une manifestation du côté obscur : tout comme elle l’avait fait  avec Jinn Fear par des roulements de tambour, l’origine de la force  obscure attirait à présent Slice vers elle, l’appelant d’une manière  semblable, mais différente : les tambours avaient laissé place à des  murmures.

                    Ses chuchotements étaient comparables aux complaintes  des sirènes dont parlaient les anciens mythes du temps des premiers  navigateurs hyper-spatiaux. Ces murmures transcendaient la chair et ils  touchaient au plus profond de l’âme du Prince Noir. Il éprouvait une  sensation étrange et se sentait appelé ! Le cœur du Paria était  étrangement léger, comme animé d’un quelconque maléfice. Cette sensation  parcourait tout son corps. Il n’avait pas peur, il se sentait comme au  sein d’une matrice : il épousait l’obscurité, il revenait à ses propres  racines. C’était comme si Slice renouait avec les plus anciennes  histoires de son ordre … Le Paria renouait avec les siens.

                    Et  alors qu’une échelle sur leur droite menait apparemment vers des niveaux  supérieurs, Bloodrush fit un pas droit devant lui. Il s’immobilisa une  seconde et fît signe à Korra de ne pas le suivre. La jeune femme n’eut  pas le temps de réaliser ce qu’il se passait que déjà le Sith  s’enfonçait dans l’embrasure d’une des portes, comme happé par le chant  de ces sirènes de l’espace ! D’un geste sec, Korra le reteint par la  main. Il y avait de l’angoisse chez la Jedi.

                    Slice détacha sa  main sans le moindre ménagement et il s’engouffra dans l’obscurité. La  Jedi le regarda s’éloigner dubitative. L’instant d’après il avait déjà  disparu de sa vue, ne faisant plus qu’un avec la pénombre. Korra fixa le  chien avec nonchalance et ce fût comme si l’animal lui-même avait  haussé les épaules. Et comme pour se donner du courage, la bête poussa  un glapissement et s’en alla à la poursuite de son
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                      #26

                      Post n°19
                      Auteur : Slice

                      maître. La Jedi  maudit Slice de tout son cœur, visiblement il n’avait rien écouté de son  précédent sermon ! Elle s’engouffra à contrecœur dans le bien étrange  endroit, avec la ferme détermination de le ramener vers le pont  principal, quitte à le tirer par la peau du cul si nécessaire. Quand  allait-il agir en adulte et non pas en enfant ?! Allait-elle encore  devoir le sauver ?!

                      Une faible fumée noirâtre planait dans ces  lieux, elle rappelait les brumes de dagobha, là où l’obscur régnait en  maître… Le prince noir avait vite fait de distancer la Jedi et son  chien. Il progressait avec aisance, son pas était résolu et sa  détermination sans faille. Plus il avançait, plus les murmures qu’il  entendait devenaient nets et pressants. Plus les minutes s’écoulaient et  plus l’écart entre les Sith et la Jedi se creusait. Korra était bien  loin, par on ne sait quel artifice il lui était très difficile d’avancer  dans un tel lieu. C’était comme si l’endroit lui-même ne voulait pas  d’elle. Slice, quant à lui, se commémorait la litanie de la peur. Son  esprit entier était tourné vers cette force qui l’appelait, il en avait  oublié Korra, qui clopinait tant bien que mal derrière lui, un tuyau en  guise de béquille.

                      Slice Sith *  - Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l'esprit. La peur est  la petite mort qui conduit à l'oblitération totale. J'affronterai ma  peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et  lorsqu'elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin.  Et là où elle sera passée, il n'y aura plus rien. Rien que moi. *

                      Slice  progressait ainsi, il était comme hypnotisé ! Lancé au pas de course  dans cet enchevêtrement de couloirs sans fin, l’homme se déplaçait avec  une cruelle aisance. À le voir se mouvoir de la sorte on pouvait se  demander s’il eut connu ce vaisseau dans une vie antérieure ! Il passait  par-ci, par-là ; il traversait des couloirs, des chambres, des  cantines, des laboratoires … s’approchant toujours davantage de  l’origine de la force obscure. Toute l’épopée hasardeuse qu’il avait  entreprise jusqu’au pont n°5 n’était plus qu’un lointain souvenir. En  cet instant il aurait été bien difficile de penser que l’homme qui  s’affairait ainsi à identifier la source du côté obscur avait quelque  chose à voir avec le pauvre bougre perdu et esseulé qui cherchait son  chemin après l’explosion de la coursive.

                      Puis au détour d’un  couloir, il sut qu’il était arrivé. Les voix dans sa tête se turent  comme elles étaient venues. Son allure devint plus lente et il pénétra  dans une pièce d’où s’échappait une épaisse brume. La course l’avait  éprouvé et il entendait nettement les battements de son cœur résonner  dans ses tympans. Étrangement Slice se sentait cruellement vivant. Il  était excité et il savait au fond de lui que la fin de sa route se  trouvait ici : dans ce lieu !

                      Le Paria ne fit qu’un pas dans la  pièce avant qu’un craquement ne brise le silence. Penchant la tête au  sol, il remarqua qu’il venait de marcher sur des cadavres. Soudain le  Sith prit conscience qu’il y en avait une multitude tout autour de lui.  Le sol était littéralement jonché de corps momifiés ! C’était à croire  que tout l’équipage du navire s’était regroupé ici pour y mourir … Et  alors que toute son attention était portée sur l’étude de la pièce, le  Prince Noir aperçut subitement la silhouette d’un homme encapuchonné au  centre de l’endroit.

                      L’inconnu était bien vivant. Alerté par le  craquement des momies que Slice avait foulé, il venait lui aussi de se  retourner. Les regards se croisèrent et l’instant qui s’en suivit  l’étrange voile obscur qui avait bridé leurs sens s’éclipsa. Mais au  lieu d’apaiser l’atmosphère, la disparition de ce voile du côté obscur  venait de laisser place à deux puissances phénoménales. Ce fut un choc,  au même titre que de prendre un train en pleine figure ! En une seconde  toute la puissance de deux Seigneurs Noirs, débridée au maximum pour  percer dans le voile, venaient de se retrouver libre ! Les forces de ses  deux grands hommes se déchainèrent dans leurs formes les plus pures …  Tout ce qui se trouvait dans la pièce, à l’exception des deux hommes et  de l’holocron, s’envola dans les airs et fut projeté sur plusieurs  mètres ! Les momies et tous les objets projetés retombèrent au sol dans  un fracas assourdissant ! La puissance des deux hommes écrasait  littéralement les lieux et tous les sensitifs présents à bord du navire  étaient maintenant en mesure de discerner la force des deux  protagonistes. Dans cette ambiance électrique s’étaient relevés deux  grands Seigneur Siths.

                      L’homme qui se trouvait face à Slice  n’avait rien à envier au jeune Seigneur. Le Sith se posait bien des  questions sur son identité et la pénombre qui régnait dans la pièce ne  lui permettait pas de discerner le visage de son interlocuteur. Qui  était donc cet individu ?! Était-ce un esprit Sith hantant ce navire ou  n’était-ce là un passager impromptu, comme lui-même et ses compagnons ?  Le Prince Noir étudiait son aura avec attention. Elle lui paraissait  étrangement familière ... Trop familière même … Était-ce un ancien  compagnon ?! Bloodrush avait beau puiser dans ses souvenirs, ces  derniers revenaient confus. Il n’avait connu aucun Guerriers Siths avec  autant de prestance à l’époque où il avait été dans l’ordre.

                      Les  yeux perçants du sensitif se désintéressèrent momentanément de  l’individu pour scruter et le bien étrange objet qui se trouvait dans la  pièce. Il ressemblait à un holocron Jedi et les écrits du feu Jean  Guillaume l’éclairaient promptement sur ce qu’il avait été. Pourtant,  Slice ne savait pas encore s’il devait attribuer à l’objet ou à  l’inconnu la paternité de l’aura méphitique qui avait régné dans le  vaisseau. Était-ce l’homme encapuchonné ou bien l’holocron qui l’avait  appelé ?! Dans tous les cas une chose était sûre : les murmures et le  voile obscur avait disparu à l’instant de la confrontation de leurs  auras respectives.

                      Les deux hommes se fixèrent ainsi en silence.  Slice ne savait pas vraiment comme réagir. Il n’avait pas eu le temps de  se mettre en garde et craignait qu’en agissant maintenant de la sorte  il ne courrouce son interlocuteur. Il n’avait aucune raison d’être  hostile, mais rien ne disait non plus qu’il en était de même pour  l’homme encapuchonné … Le silence devenait pesant et s’il était clair  qu’il lui fallait agir, il ignorait bien la façon avec laquelle il  devait le faire …

                      Le Prince Noir cambra finalement le dos et se  releva sur toute sa hauteur. Hurza était un grand gaillard et c’était là  un avantage lorsqu’on voulait jouer de prestance. Dominant physiquement  l’inconnu, Slice s’évertua de prendre une pause qui se voulait empreint  de prestige. La chose contrastait avec sa tenue qui témoignait autant  du style vestimentaire d’un clodo galactique (bure en lambeaux, cape  déchirée), que d’un certain raffinement (heaume, bottes, gants et  épaulières de métaux et légèrement décorées). Tout dans ces ornements  d’apparat rappelait l’art Sith passé.

                      La main droite de Slice  s’apposa sur le pommeau de son épée tandis qu’il tendit la gauche à  l’encontre de l’individu. Sa paume était ouverte et bien que l’attitude  se veuille être un signe d’ouverture, la main droite fermement posée sur  la garde de son arme en atténuait la portée. Prenant une longue  inspiration, il finit par saluer cet inconnu en feignant une révérence.  Sa voix se voulait aussi calme et posée que son honneur lui commandait,  mais le timbre de celle-ci trahissait pourtant qu’il en était mal  assuré.

                        Slice Sith « - Je crois que vous avez quelque chose qui m’appartient. » dit-il en désignant d’un geste l’artefact.

                      L’attitude  pouvait se valoir provocante et à dire vrai elle l’était. Slice n’avait  aucun droit sur l’objet, mais son instinct lui dictait d’en agir comme  s’il en avait été autrement. Il éprouvait une certaine excitation face à  l’inconnu. En cet instant il en était certain : son interlocuteur était  un grand Seigneur. C’était le premier qu’il rencontrait depuis l’Omega  et … Kovarn … L’aura qu’il percevait n’était en rien égale à la sienne,  elle témoignait de l’expérience. Sans savoir pourquoi Slice se trouvait  inférieur à ce personnage. Après tout il n’était qu’un maître Sith  jouvenceau qui s’en était devenu Seigneur aux suites de la bataille de  la forge. … Non … L’homme en face de lui avait quelque chose de noble  dans son aura. Une chose étrange en son cœur lui disait encore que cette  personne lui était familière.

                      Et alors qu’il s’attendait à ce  que son interlocuteur répondre, son chien pénétra dans la pièce en  aboyant ! Slice lui adressa un regard qui se voulait tout dire. Le  molosse s’arrêta net et regarda tour à tour son maître et l’étranger en  couinant. Korra arrivait elle aussi au pas de la porte, fatiguée elle  avait suivi l’animal dans tout le dédale de couloir. La Jedi avait  ressenti la force colossale des deux aura se rencontrer et lorsqu’enfin  elle fût dans l’embrasure de la porte elle se raidit de peur : il y  avait effectivement quelqu’un en compagnie de Slice !

                      « - Slice, qu’est-ce qu’il se passe ici ?! … »

                      Bloodrush  ne la regarda même pas. Il n’eut pas un regard, pas une phrase à son  encontre. Sans décrocher son attention de l’inconnu, Slice usa de la  force pour fermer la porte qui se trouvait derrière lui, laissant Korra  de l’autre côté. La jeune femme était habillée en Jedi et on connaissait  bien des Siths pour qui ce simple accoutrement suffisait à ce qu’ils se  montrent hostiles. Si Slice comprenait l’animosité entre les Siths et  les Jedis, il n’avait jamais compris le besoin irascible de certains de  ses camarades qui n’avaient de cesse que de se foutre sur la gueule avec  les premiers moines en bure qu’ils croisaient. Les Siths contemporains  étaient devenus des stéréotypes vivant des plus mauvais clichés de leur  ordre. Bêtes, méchant, n’œuvrant que pour « le mal », ces gens-là  étaient méprisés par le Prince noir. Rien ne lui garantissait que celui  qui se trouvait face à lui fut-ce différent. Ignorant comment l’inconnu  réagirait face à Korra, il avait préféré verrouiller la pièce afin de la  protéger.

                      Il ne s’était pas passé plus de deux minutes depuis  la rencontre entre les deux hommes. Cela avait laissé seulement le temps  aux deux protagonistes de se juger avant que Slice ne prenne la parole  et que Korra et le chien fassent bruyamment irruption. À présent ils se  retrouvaient seuls, le chien à l’arrière de la pièce. Bloodrush avait  fait le premier pas et il restait à voir ce qui allait maintenant se  passer. Un faible sourire se devina sous le casque du Seigneur Sith … 

                      Au  même moment, le groupe des passagers du vaisseau fer à repasser qui  s’en était été en direction des hangars principaux approchait de sa  destination. Sans le savoir, ces gens-là approchaient aussi des  positions des hommes de Fear ... Parallèlement un droïde de démolition  qui avait été envoyé en reconnaissance dans un circuit de ventilation  venait d’arriver dans le hangar qui était fermé de l’intérieur. Un  croiseur s’y trouvait. Le robot commença à s’approcher d’un des patins  de l’appareil. Soudain ses senseurs enregistrèrent des formes organiques  dans la zone. Il paniqua, envoya l’information par radio avant de se  faire exploser avec sa charge de démolition. Les droïdes LIN étaient  connus pour leur instabilité et on venait d’en faire une fois de plus la  cruelle expérience … Le pire scénario venait de débuter : tout  commençait à partir en couille …

                      Car au même moment, comme pour  prouver la loi de Murphy, une alarme résonna soudain dans tout le  vaisseau. Les lumières virèrent au rouge et une voix synthétique beugla  dans les enceintes :

                      « – ALERTE COLLISION – TEMPS ESTIME  AVANT IMPACT 40 MINUTES – ALERTE COLLISION – TEMPS ESTIME AVANT IMPACT  40 MINUTES – ALERTE COLLISION – TEMPS ESTIME AVANT IMPACT 40 MINUTES –  ALERTE COLLISION – TEMPS ESTIME AVANT IMPACT 39 MINUTES – ALERTE  COLLISION – TEMPS ESTIME AVANT IMPACT 39 MINUTES – … »

                      Un  bien sinistre décompte venait de débuter. La raison était toute simple :  le vaisseau lancé en hyper-propulsion fonçait tout droit dans un anneau  planétaire d’un astre stellaire. Il s’agissait de champs d’astéroïde  orbitant autour des planètes comme les anneaux de saturne. Il était  clair qu’un passage en vitesse lumière dans un tel endroit endommagerait  sérieusement l’appareil. L’explosion du droïde LIN avait  malheureusement eu des conséquences inattendues : si je ne prononçais  pas sur les potentiels dégâts qu’il avait infligés à l’appareil du  Seigneur Fear, son explosion avait été enregistrée par les capteurs de  fumées du vaisseau abandonnées. Croyant à un incendie, l’ordinateur de  bord avait verrouillé une bonne partie des portes coupe-feu de  l’appareil, empêchant les gens de se mouvoir  aisément d’une partie à  l’autre du vaisseau !

                      Si le temps jouait déjà contre eux,  maintenant c’était le vaisseau lui-même qui s’y mettait ! Avec la  fermeture des portes coupe-feu, Desmus, Starik et ses compagnons se  retrouvaient eux aussi coincés dans le Ravageur sans moyen de se dégager  de leur position. Ils avaient retrouvé une partie des survivants du  vaisseau fer à repasser et le coup du sort venait d’arriver alors qu’ils  étaient presque arrivés en vue de la passerelle de commandement ! Le  seul endroit où on pouvait encore contrôler quelque chose était la  passerelle de contrôle et les différents postes de contrôle et de survie  disséminés dans l’appareil. À cet instant, du côté de Cypher on ne  pouvait plus compter que sur 4 personnes : le couple Elerina et Sven, et  le couple Raiden et la mécanicienne … S’ils ne parvenaient pas tous les  4 à sauver leur camarade et à changer le cap du vaisseau, on allait  tout droit vers la catastrophe. Desmus attrapa sa radio à deux mains et  appela à l’aide la dernière personne à qui il n’aurait jamais pensé !

                      «  - Elerina ! Je ne sais pas si vous ne recevez, mais nous sommes coincés  sur le pont inférieur à la passerelle de commandement ! Les portes  coupe-feu sont verrouillées ! Entre les alarmes,  l’hyper-propulsion, le calcul de la collision par l’ordinateur de bord,  la sécurité anti incendie qui s’activait dans tous les compartiments du  vaisseau et j’en passe, le système électrique du Ravageur était en train  de rendre l’âme. Des surtensions provoquèrent plusieurs explosions  mineures qui déclenchèrent d’autres départs incendies … Un foyer venait  de prendre place dans la zone où se retrouvaient coincés Desmus et son  équipe. Il n’avait pas eu de réponse d’Elerina et priait son Dieu  qu’elle l’eut entendu. Il tenta un dernier message sur tous les canaux  de sa radio : On est bloqué au pont  inférieur de la passerelle de commandement ! Il y a le feu, on va tous  cramer si ça continue ! Faites quelque chose putain !!! »

                      Le  vaisseau abandonné risquait bien de se transformer en un gigantesque  tombeau. En cet instant tous les espoirs reposaient sur Elerina, Sven,  Raiden, la mécanicienne pour ce qui est des gens de Cypher, et les  hommes de Jinn Fear pour ce qui est des autres passagers du navire. 

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                        Post n°20
                        Auteur : Elerina Braike

                        « – ALERTE COLLISION – TEMPS ESTIME  AVANT IMPACT 40 MINUTES – ALERTE COLLISION – TEMPS ESTIME AVANT IMPACT  40 MINUTES – ALERTE COLLISION – TEMPS ESTIME AVANT IMPACT 40 MINUTES –  ALERTE COLLISION – TEMPS ESTIME AVANT IMPACT 39 MINUTES – ALERTE  COLLISION – TEMPS ESTIME AVANT IMPACT 39 MINUTES – … »


                        Cette annonce n'annonçait rien de bon que ça soit pour la sith ou pour tout ceux qui était à bord du vaisseaux . Sven et Elerina  s'étaient tout deux  précipités sur les commandes du vaisseau fantôme dans le seul but de stopper la mise en fonction du système d'hyper propulsion , car il sait que si par malheur ils échouaient ... Ils , en parlant de tout le monde à bord , finiraient tous en particules inexistant ou dans le pire des cas carbonisé dans la dimension de l'hyper-espace. Il était claire que les résultats de la collision n'était pas plaisante pour tout ceux qui étaient à bord du vaisseaux.
                        Alors que Sven cherchait désespérément comment stopper le destroyer sur le tableau de bord  , Elerina quant à elle , s'était mise à lire une section qui était dans la base de donné du vaisseau : " L'hyper propulsion pour les nuls ." .
                         Sven voyant Braike en train de lire tranquillement , marcha d'un pas ferme vers  elle et la poussa d'un simple coup de hanche pour prendre sa place devant les bases de données du vaisseau . Le temps était comptée pour eux et L'assassin s'avait qu'il n'avait pas le temps de faire la morale à une gamine qui était censée être l'apprentie Sith de l'ex-Empereur .
                        Elerina se releva péniblement et ne prêta pas attention au geste du pirate et s'en alla vers une autre console qui donnait vers les bases de donnée . Voyant que la sith était toujours aussi têtue qu'un bantha Sven ne retint pas sa colère envers la sith cette fois .


                        - Non mais t'es sérieuse de lire ça à un moment pareil Braike ?! Si d'ici 35 minutes on ne trouve pas de solution , ON EST TOUS MORT !


                        Elerina détourna ses yeux de sa lecture et regarda Sven d'un air amusé.
                        -35 minutes ? Ça me laisse le temps de connaître la fin ma petite histoire alors.


                        L'assassin n'en pouvait plus , il savait qu'il allait craquer mentalement avec cette femme. Mais qu'avait-il fait pour mériter ça ? C'était le moment pour lui de se poser la question : qu'elle est la dernière chose vous feriez avant de mourir  ? Mais lui il avait déjà la réponse à sa question : Dans sa plus grande joie il allait étrangler cette gamine qui lui avait rendue la vie impossible et qui s'était montrée insupportable avec son sourire moqueur qui la rendait encore plus bête qu'elle ne l'était déjà .
                        Alors que Sven allait se jeter sur elle , le comlink de Sven bipa . 
                        Il prit son appareil de communication et l'activa : Le message était presque incompréhensible , c'était  Slice aucun doute là dessus mais que voulait-il ? Il avait l'air vraiment paniqué... peut-être que le message d'alerte d'hyper propulsion d'urgence était parvenue dans tout le vaisseau ... Si c'était le cas , il ne pouvait pas faire grand chose car lui et l'autre pimbêche se penchait déjà sur la question , enfin IL se penchait déjà sur la question . Mais il parlait de portes ...


                        - Ahalaalaalala il veut que tu ouvres les portes coupes feux ... C'est pas compliqué à comprendre ! 


                        Sven regarda de nouveau la sith d'un air furieux. Comment pouvait-elle comprendre quoi que ce soit du message , alors qu'elle  avait du mal à se comprendre elle-même ? Mais l'assassin remarqua qu'elle pouvait ne pas avoir tord , car il y'avait dans la salle une carte qui représentait la structure entière du vaisseau , ses fonctionnalités et ainsi que toute ses portes de sorties .
                         De ces informations , Toutes les portes du vaisseau sans exception étaient colorés en rouge : Montrant donc que les issues sont condamnées . Finalement la petite sith n'avait pas tord sur toute la ligne , mais encore fallait-il qu'elle sache comment ouvrir ses fichues portes .


                        -  Pourquoi tu me regardes comme ça ? Me dis pas que tu ne sais pas comment ouvrir ces portes en cas d'incendie quand même ?! Silence dans la pièce , Faut vraiment tout faire soit même hein ...


                        Braike se leva et s’installa sur les commandes principales du vaisseau . Sven intrigué par ce qu'allait faire la sith ne se tenait pas loin d'elle . Le son du clavier parcouru par le doigté d'Elerina était le seule bruit que l'on pouvait entendre dans la pièce mise à part bien sur l’alarme de l'hyper propulsion . 
                        Sven était abasourdie par ce qu'était en train de réaliser Braike ,comment pouvait-elle savoir comment marchait ce vaisseau alors que celui-ci faisait partie d'une classe qui était presque inconnue . Non , ce n'était pas possible , une incapable reste une incapable et il le savait . 
                        Tout ce que faisait Elerina s'était du bluff. Pour lui , elle pianotait au hasard sur la console principale pour l'impressionner , mais sa ne marcherait pas avec lui . Sven devait faire cesser cette comédie au plus vite , le temps était compté et chaque secondes étaient une seconde de moins pour sauver tout le monde à bord du vaisseau fantôme . Finalement le pirate s'approcha de la Sith et posa sa main sur l'épaule dans le but de la consolée .


                        - Ecoute  c'est bon, arrête ton...


                        " Système de sécurité des portes du vaisseau désactiver ."


                        - Pardon ? Tu disais quoi ? répondit Elerina  avec son sourire stupide et son ton insolent.


                        Sven recula d'un pas avant de pointée Braike d'un doigt accusateur.
                        - Comment t'as fais ?! C'est la première fois que tu montes dans un vaisseau de ce genre , et il est impossible que tu saches comment marche  le systeme de sécurité de ce foutu vaisseau fantôme !


                        Elerina lui répondit en montrant du doigt la place où elle se tenait pour lire les bases de données et plus particulièrement son petit texte au titre complètement débile .
                        - Bah ... ça vient de là en faites ...


                        - Arrête de te foutre de moi le nom c'était : " L'hyper propulsion pour les nuls " Et non pas " En cas d'incendie " !


                        - Ah non ! Dans la section " L"hyper propulsion pour les nuls " il y'avait dedans la rubrique " En cas d'incendie " ! C'est comme ça que j'ai sue comment ouvrire ces portes ! Mais NON ! Elerina c'est la plus débile de toutes les femmes de la galaxie , et gnagnagni et gnagna gna ! Mais en attendant , c'est la petite Elerina qui vient de sauver la vie à Slice et au autres ! Ah , ça te la coupe hein ! Bon maintenant fou moi la paix je dois finir de lire avant que les 30 minutes qu'il reste ne se soit écouler .


                         Jamais personne n'avait parler à Sven de cette façon et encore moins par une gamine complètement cinglée qu'était Elerina Braike , mais elle n'avait pas du tout tord : Elle avait sauvée,  enfin en supposant qu'ils étaient vraiment en danger , Slice et les autres d'une mort qui aurait pu être affreuse . Mais bon tout ça pour qu'au final ils reviennent à la situation de départ : Arrêter le système d'auto-propulsion .
                        Vingt bonnes minutes passèrent , et Sven était sur la passerelle en train de faire les cent pas dans la pièce à regarder Elerina qui lisait et  qui même des fois rigolait en lisant des passages du manuel ce qui était étonnant pour Sven car il n'y a rien de marrant à lire un manuel . L'assassin ne se préoccupa plus de la sith et se mit devant la baie d'observation où il pouvait voir le champ d'astéroïdes se rapprocher petit à petit et il savait que dans exactement 10 minutes , si Elerina ne trouvait pas de solution , le vaisseaux allait traverser le champ d’astéroïde avec une vitesse de plusieurs année lumière .
                        Sven se tourna de nouveau pour voir si la sith était encore dans sa lecture , mais il l'a surprit en train de rigoler comme une folle sur la console . Mais qu'est ce qu'il y'avait de si drôle à lire ce manuel . Furieux et curieux à la fois , Sven consulta à son tour  le manuel. Il n'avait rien d'anormal , il était écrit normalement , bon en langue hutt  mais il était bien structuré quand même , il ne voyait pas en quoi c'était à MOURIR de rire au point de se rouler par terre comme le faisait Elerina .


                        - Bon t'as finis avec tes conneries ? Tu veux pas te remettre à lire ça ?!
                        - Ouah ! Laisse moi reprendre mon souffle ahahaha , Me remettre à lire ça ? Okay pas de soucis ahahaha , mais y'a un petite problème ...
                        -Quoi encore ?!
                        -  Je ne sais pas lire le hutt ! hurla Elerina de rire


                        Sven allait exploser , Il consulta rapidement tout le manuel : Horreur , Tout était écrit en hutt ! L'assassin se tourna lentement vers la sith qui était prise d'un fou rire ... il avait atteint le sommet de sa patience et Braike avait fait ce qui ne faut surtout pas faire : Se foutre de la gueule du pirate , alors qu'il allait donner la correction de sa vie à la jeune Braike , plusieurs questions lui vinrent à l'esprit.


                        - Mais ... Pour les portes alors ?! Comment tu savais ?! Si tu ne sais vraiment pas lire le hutt et pourquoi tu m'as fait poiroté pour rien !  Me dis pas que t'as tappé tout ça par hasard !
                        - Mais naaaaaaan ! y'avait vraiment une section en cas d'incendie , mais elle était pas dans le texte en hutt , ça c'était juste une raison pour que tu me laisses faire semblant de lire ça . Et si je t'ai fais poiroté , c'était juste parce que c'était vraiment drôle de te voir aussi stresser que ça !
                        - Je vais te cogner , tu le sais ça Elerina ?
                        - Holà doucement ! Si j'avais fait ça c'est parce que j'avais déjà la solution en main , triple hutt ! Bon ce qu'on va faire c'est que tu vas aller désactiver le générateur de secours du vaisseau d'accord ? Moi je vais désactiver l'alimentation principale ça devrait tout arrêter , et on devrait faire dériver le vaisseaux dans l'espace ok ?
                        - ça devrait ? parce qu'en plus t'es pas sûre ?!!
                        - Euh... si ... enfin ... merd* quoi ! Quand y'a plus de courant y'a plus de courant !
                        - Bon ok , il nous reste 7 minutes , il est où ce foutu générateur de secours ?!


                        Elerina recula d'un pas , une main sur le front .
                        - Ah merd* ... je me disait bien que j'avais oublié de chercher quelque chose !
                        - Je vais vraiment te cogner Braike ...


                        Sven commença à taper sur la console tout ce qui pouvait donner des informations sur l'emplacement du générateurs de secours . Il se donnait à fond , comme jamais ! Il mettait un temps impressionnant à craquer les codes du vaisseaux , à pirater les systèmes de sécurité intérieur du vaisseau , et tout ça pour trouver ce fichu générateur ... Selon lui le plan de la sith était bon , mais pour ça il fallait trouver Tout les emplacements .
                        Bon il avait réussi à désactiver l'alimentation principale  grâce à ses différentes manipulations , il ne manquait plus que l'alimentation de secours . Mais pour une raison inconnue Sven ne parvenait pas à trouver la moindre info sur le générateur dont Elerina avait mentionné , il était en sueur , il avait un mal de crânes mais il tremblait aussi , jamais l'assassin n'avait été aussi proche de la mort .
                         Le pirate regarda ce que faisait Elerina : Elle foutait rien comme d'habitude enfin tapait sur tout les boutons au hasard .  Sven savait que s'il allait mourir c'était ENTIÈREMENT de la faute de cette sith qui était complètement débile ! Mais une fois mort  , il s'était promis que dans l'au de là , il la tuerai des dizaines , des centaines , des milliers de fois ! 


                         - Mais qu'est ce que tu fous bordel de ...


                        Braike appuya sur un bouton ,  une porte s'ouvrit révélant dedans ,grâce à lumière rouge, une turbine qui marchait plein pot avec  plusieurs types de boutons qui clignotaient de différentes couleurs . Au dessus de la turbine on pouvait lire en gros: Système d'alimentation de secours .


                        - Je croie que c'est là ...


                        Le cœur de Sven allait lâcher , non c'était pas possible , il avait mis tellement d'effort dans ses recherches , tellement de volonté , tellement de force dans le but de savoir où se trouvait ce fichu générateur et être le héro de tout le monde , que tout le monde allait l'acclamer en sauveur ... mais non c'était Elerina qui avait trouver la pièce mais ce n'était pas ça le pire ... le pire c'était que la pièce qui devait lui donner gloire et respect était en faites juste à 10 mètres en face de lui ... et c'était cette satanée la sith qui l'avait trouvé ...


                        " SAUT EN HYPER ESPACE DANS 1 MINUTES "


                        Sven et Elerina se précipitèrent dans la pièce à la recherche du moindre interrupteur qui serait à régler au plus vite sur " désactiver " , les secondes défilèrent très vite . Non c'était beaucoup trop bête de mourir comme ça alors qu'ils avaient tout les deux  trouver un moyen d'empêcher le vaisseau de s'exploser contre le champ d’astéroïdes .


                        " SAUT EN HYPER ESPACE DANS 30 SECONDES "


                        - Je te jure Braike , si je meurs , je te tuerai quand on sera dans l'au de là !
                        - T'inquiète ! Je vais te sauver les fesses Sven ! Exactement comme avec le rancor , tu te souviens ?!


                         L'assassin se souvenait parfaitement de ce moment là , mais il préférait le passé sous silence pour continué à rechercher ce fusible qui permettrait à tout le monde de survire à l’intérieur du vaisseau . Par miracle Sven aperçu enfin l'interrupteur qui se situait  bien caché sur l'une des consoles de la pièce , il courut le plus rapidement possible vers la console  en question , finalement , c'était lui qui allait réellement sauver tout le monde , en atteignant l'interrupteur , il allait épargner à tout ces personnes qui étaient  présentes dans le vaisseaux une mort certaine et douloureuse .
                        Mais les moteurs s'activèrent violemment , faisant subir à l'intérieur du vaisseau une énorme secousse . Sven perdit l'équilibre et tomba juste à coter du panneaux de commande du générateur . Il n'avait plus qu'à tendre le bras et tout était finit ... il tendit le bras en direction du fusible , mais le derrière d'Elerina était plus rapide . La jeune femme avait elle aussi perdu l'équilibre lors de la secousse et elle était tombée à la renverse SUR le panneau de commande , finalement ce sont les fesses d'Elerina qui sauvèrent toutes les personnes qui furent à bord . Sven regarda Elerina d'un air complètement dégoutter ... Jamais il n'aurait pensé que la malchance était aussi bien ancrée en lui ...


                        - Ouah ! j'ai mal aux fesses !
                        - Je veux pas savoir ça regarde que toi ... Remet le jus quand tout sera prêt ... Je veux dire ... remet l'alimentation ...on devrait être en mesure de recontacter tout le monde à bord ...
                        - J'avais compris , idiot ...


                        Sven mis une tape derrière la tête d'Elerina avant de retourner sur la passerelle  accompagné de la sith . Maintenant il n'était plus question de savoir comment rester en vie , mais de savoir qui était à bord de ce vaisseau .
                        Elerina rentra de nouveau sur la passerelle où elle put apercevoir ses deux prisonniers qui avaient l'air assez sonner avec les événements récents dans le vaisseau, mais leurs calvaires n'étaient pas terminer. En effet , l'interrogatoire allait reprendre de nouveau.


                        - Bon ... on est en vie pour le plus grand bonheur de tous... On va reprendre depuis le début : Alors pour qui travaillez-vous et pourquoi vous êtes sur ce fichu vaisseau ? Elerina activa son sabre-laser , vous savez que je vais vous couper membres après membres si vous me répondez pas ... je ne vous ai pas encore trancher la langue , alors répondez à ma question ...

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