A posteriori
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Post n°10
Auteur : Slicetout de suite frappé par la force qui se dégageait de l’endroit … Comment avait-il put ne pas sentir une telle puissance lors de leur premier passage ?! … Il y avait quelque chose au fond de ce puits, et c’était quelque chose de très puissant … Une faible lueur s’en dégageait.
« - C’est quoi cette lumière ? »
« - Aucune idée … »
Slice était perplexe … Un homme lui tendit des macro-jumelles équipées d’un senseur à énergie. On avait trouvé cette paire de jumelle dans les placards de la station archéologique, ça permettait de détecter des sources d’énergies potentielles mais là on ne détectait rien du tout. Ce genre d’équipement était peu commun dans le civil. Il fallait dire que c’était un vestige de la Grande Guerre et qu’il utilisait une technologie révolue. Les Républicain puis les Impériaux avaient utilisés en petite quantité ce genre d’appareil pour détecter les droïdes de reconnaissance Séparatistes sur les fronts en bordure extérieure. Il n’était pas surprenant de voir les Jedis équipés avec de pareilles antiquités.
« - Qu’est-ce que c’est que cette merd* encore ? Vous êtes sûr que le senseur de ces jumelles n’est pas cassé ? »
Les hommes hochèrent la tête mais un des membres du groupe s’énerva violement à l’encontre de Slice. Le Sith les prenait vraiment pour des amateurs !
« - Et ta mère elle est cassée connard ?! Tu nous prends pour des amateurs mon gars ?! Les deux hommes se fusillèrent du regard. Le bonhomme était de forte carrure et ce n’était pas un mariole en robe qui allait lui rabaisser son claquet ! Il n’était en aucun cas impressionné par Slice et les rumeurs qui filtraient à son sujet. Ceux qui l’avaient accompagné dans le Temple disaient qu’il avait été capable de mettre à terre un homme sans bouger mais pour ce survivant ce n’était là que des conneries ! Pour lui Slice n’était qu’un gringalet qui se la pétait ! Sensitif ou non, un bon coup dans les parties et il était à terre comme tout le monde ! Ce n’est pas sans énervement qu’il continua son exposé. Tout à l’heure on a même rebooté le générateur de la station pour voir si cette lumière était alimentée par le matériel de l’équipe archéologique ! Résultat : non ! … Quoi que ce puisse être, ce qui brille en dessous était soit en bas depuis tout ce temps ou alors c’est tombé avec nos hommes. »
« - Et vos hommes vous êtes sûr qu’ils sont en bas ? »
L’homme haussa les yeux au ciel. Qu’avait-il fait pour mériter ça ?! Le Paria lui posait vraiment des questions stupides … Mais non ! Bien sûr que non ! Ils étaient vingt autour d’un trou à dire que deux des leurs étaient tombés mais c’était juste pour rigoler ! Le bonhomme se força de ne pas envoyer braire Slice, et utilisant tout son sang-froid, il tenta de lui faire état de la situation.
« - On ne voit rien avec toute cette poussière en stagnation dans l’air … Ils étaient trois, un faisait le guet pendant que les deux autres étaient en train de mettre en place un nouveau pont de fortune. Ils voulaient franchir le trou et arriver dans le hall plein de joyaux. Quand celui qui faisait la vigie s’est retourné vers ses collègues il a entraperçu une vive lueur puis un des hommes a poussé son camarade dans le vide avant de se balancer à son tour dans le trou. L’homme désigna un individu accolé contre un mur qui semblait paniqué. Depuis le témoin est sous le choc, il ne dit plus qu’une chose : il ne faut pas descendre ...»
Slice tourna la tête vers le malheureux. Il semblait réellement être dans un état second. L’homme suait à grosse goute et répétait sans cesse qu’il ne fallait pas descendre dans le puits. Il avait dut en voir plus que ce qu’il disait pour être dans cet état mais le Sith ne parvint pas à sonder son esprit. Ses pensées étaient beaucoup trop confuses. Korra semblait elle aussi surprise par ces révélations. C’est qu’il s’en était passé des choses pendant qu’elle jouait à trap-trap avec Silce !
« - Un suicide vous pensez ?! Putain sans déconner … Vous avez envoyé quelqu’un en bas ? »
« - Personne ne veut descendre. L’homme se retourna vers Slice. C’est vous le Sith. On est dans un temple Sith non ?! Ce genre de truc ce n’est vraiment pas dans notre domaine vous savez … »
Un autre homme épaula son camarade. Ils n’aimaient pas cet endroit et à vrai dire Slice non plus.
« - On est sur une planète hostile, dans le temple en ruine d’un seigneur noir maléfique à la con et il y a un truc qui brille au fond d’un trou qui a englouti deux de nos gars. Alors sérieusement est-ce que vous croyez qu’on va aller voir ce que c’est ?! Si ça brille sans source d’énergie c’est sans doute radioactif ou alors c’est une merd* dans le genre ! On a déjà donné. L’homme désigna Slice du doigt. C’est toi le Sith, c’est toi l’expert ! C’est quoi cette merd* ?! »
Les deux gus n’avaient pas tort. Mais malheureusement pour eux le Paria ignorait bien ce à quoi ils avaient à faire. Slice n’était pas confiant. Tout ça ne lui plaisait guère. Il avait beau être « le Prince Noir », le réprouvé connaissait la peur et sans savoir pourquoi il était littéralement terrifié face à ce puits … C’était comme si quelque chose d’ancien se trouvait en bas. Quelque chose qui l’appelait … Mais quelque chose de terrifiant … Descendre dans les profondeurs du temple était hors de question tant qu’il ne savait pas à quoi ils avaient à faire.
« - Je ne sais pas. Les chambres secrètes sont courantes dans les tombeaux où on inhume les Seigneurs Noirs mais c’est tout autre chose dans les temples. Ce sont traditionnellement des lieux de vie et d’études. Les quelques cachettes sont généralement accessibles par des passages secrets … Ici on dirait que ce qui se trouve en dessous de nous a été scellé. Slice se souvenait du tombeau ou avait été inhumé Dark Heran. On avait trouvé son legs mentionné dans la légende, alors qu’est-ce qui se trouvait ici ? ... Le paria attrapa un caillou et le jeta au fond. Les secondes s’écoulèrent lentement avant qu’enfin on n’entende le tintement au fond … Le puits était très profond, plusieurs dizaines de mètres à dire vrai. Slice se retourna vers ses camarades. Trouvez-moi des cordages et ramenez-moi un des droïde trouvé ce matin ! »
On avait remis en état quelques robots mais la plupart était encore hors état de fonctionnement. Des hommes revinrent rapidement avec ce qui était demandé. On ficela un droïde astromécanicien à une corde sans qu’il ne comprenne vraiment ce à quoi on le prédisposait. Une fois la chose faite ils le firent alors descendre en contrebas avec une infinie précaution. Le petit droïde était autant perdu qu’apeuré. Au bout de quelques minutes le robot avait touché le sol. Slice inspira profondément avant de crier dans le puits.
« - Qu’est-ce que tu vois ? »
« - Bip Bip Bip Bip Bip Bip Bip ! »
« - Bordel … Est-ce que quelqu’un s’y connait en binaire ? »
Tout le monde haussa les épaules … Slice n’avait pas pensé à ce point qui était pourtant central dans sa stratégie. Pire, on n’avait trouvé aucun droïde protocolaire encore en état de marche dans la station archéologique … À bout de nerf, il s’énerva tout seul.
« - Putain mais à quoi ça sert de descendre un droïde en bas si on ne comprend pas ce qu’il nous dit ? »
Tout le monde était surpris ! C’est qu’on s’était attendu à ce que Slice eu réellement un plan. L’homme s’était contenté de faire descendre un robot en bas avant de se rendre compte qu’on ne pouvait même pas communiquer avec lui … Plusieurs hommes tinrent à rappeler à Slice qu’il assumait pleinement la paternité de cette idée plus que foireuse.
« - Je veux pas faire le chiant mais c’était votre plan de faire descendre le R1 … »
« - Ouai c’était complètement con. Je croyais que vous aviez un plan … »
« - Non sans déconner ? C’était ça votre plan ?! »
« - Non mais je vous emmerde ! Moi au moins j’essaye d’avoir des idées ! »
« - Ben des idées comme ça on pourrait s’en passer ! On croirait voir la famille Tinor en politique ! »
Ce n’était pas le temps pour s’engueuler et encore moins pour reconnaitre une erreur. La vie des hommes en bas était peut-être encore en jeux. Slice usa de la télékinésie pour répondre à son dernier interlocuteur : ainsi un caillou voleta innocemment vers ce dernier et le frappa violement. Il fût facile de savoir qui avait usé de la télékinésie pour lapider le malheureux et Slice se fît huer par ses camarades ! C’est dans cette ambiance enfantine ne dépassant pas les insultes de la cour de récré qu’on manqua d’en venir aux mains. Tout le monde était à cran et Korra fût obligée de prendre les devants pour calmer les esprits ! Elle envoya plusieurs torgnoles et rappela que des vies étaient en jeu !
« - Bon on est d’accord que c’était un plan de merd* mais on ne va pas en débattre pendant des heures … On remonte le droïde et on va trouver autre chose … »
On attrapa les cordes et on remonta alors le petit droïde. Tout le monde était à contribution, c’est qu’il était lourd le petit robot !
« - HO - HISSE - HO - HISSE- HO - HISSE- HO – HISSE ! »
« - HO - HISSE - HO - HISSE- HO - HISSE- HO – HISSE ! »
« - HO - HISSE - HO - HISSE- HO - HISSE- HO – HISSE ! »
On remonta ainsi le robot. Tout au long de la remontée la machine était restée étrangement silencieuse. On eut rapidement connaissance de la raison de son silence : lorsqu’enfin on l’extirpa du trou dans lequel on l’avait fait descendre, on constata que l’appareil était éteint. Immobile, il n’y avait plus aucune lueur, plus la moindre lumière ne sortait du droïde … C’était très perturbant surtout quand on sait à quel point les constructeurs de robots adoraient mettre des dizaines de petites diodes inutiles sur les unités R1 et R2 ! Le robot semblait totalement éteint. On tenta de le redémarrer mais ça échoua à chaque fois. Il n’y avait rien à faire. Un homme ouvrit le compartiment du cerveau robotique et identifia facilement la panne : il était complètement grillé … Il se retourna vers ses camarades.
« - Quoi que ce soit ce n’est pas bon du tout … »
« - Du coup qu’est-ce qu’on fait ? »
Tous se retournèrent vers le trou. Il y avait quelque chose de malsain et la fumée qui s’en dégageait n’arrangeait rien … Il fallait quelqu’un de courageux et suffisamment téméraire pour affronter la peur. Autrement dit : une personne tout autre que Slice. Le pauvre Seigneur Noir se chiait carrément dessus à l’idée de descendre en contre bas. Déjà qu’il était claustrophobe, mais en plus ils ne savaient même pas ce qui se trouvait en bas. Etait-ce une puissante magie à l’œuvre ? Un fantôme ? Le Prince Noir était terrorisé. Avoir peur des esprits pour un esprit Sith c’était quand même un comble ... La chevalière entreprit de motiver le Sith, après tout n’était-ce pas lui qui les avait mené jusqu’à ce temple ?!
« - Vous êtes le plus expérimenté de nous tous. Le Sith regarda ses camarades. Il y avait une vingtaine de paires d’yeux qui le fixaient avec un regard de chien battu … Personne ne voulait y descendre … Korra sût trouver les mots pour le convaincre. Nous avons confiance en vous mon ami ! »
Mon ami … Après tout ce qui s’était passé ce soir Korra venait de l’appeler « son ami ». Bien qu’elle tentait de le pousser à descendre dans un trou de plusieurs millénaire d’où se dégageait un étrange pouvoir maléfique, Slice n’en resta pas moins touché. L’homme respira profondément. Il savait qu’il avait un coup à jouer. S’il descendait dans le puits pour aller chercher ces hommes il s’assurerait la sympathie du groupe de survivant. Après ça il était certain que les plus sceptiques verraient en lui le chef qu’il se pensait être. S’en était assez ! Il attrapa la corde et sauta d’un coup sec dans le trou …
« - Geronimo ! »
Le Paria glissa le long de la corde et toucha rapidement le sol. Korra était en haut du puits et elle voulait savoir ce qu’il voyait.
« - Qu’est-ce que vous voyez ? »
« - Pas grand-chose à dire vrai … Ya une forte lumière ici et ça me nique les yeux … Slice bougea un peu et marcha sur quelque chose de volumineux. Il baissa la tête et compris que c’était là deux corps : c’était les deux gars qui étaient tombés dans le puits … J’ai retrouvé nos gars. Il regarda leurs pouls, un était mort, le second avait un pouls faible. J’ai un mort ici, l’autre est blessé ! »
Il y avait des tâches noirâtres sur le visage du macchabé. C’était comme si ses vaisseaux sanguins avaient explosés sous la peau. Pour couronner le tout, il n’y avait plus qu’une grosse flaque de sang à la place de chacun de ses deux yeux, sa bouche et ses oreilles. Le blessé avait les mêmes stigmates bien que ce fût par chance moins prononcé. Slice attacha le blessé à sa corde et il tira dessus. Ses compagnons, tranquillement planté en haut du puits, remontèrent ce dernier. Pendant tout ce temps Slice était seul en bas et bas et à dire vrai il avait la trouille …
En attendant qu’on remonte le malheureux et qu’on lui redescende la corde, le Paria s’intéressa à la source de lumière. Slice remarqua qu’il y avait un troisième cadavre dans ce puits : la vive lumière semblait sortir d’un squelette qui était totalement replié sur lui-même. Arborant les restes d’une bure Sith, il devait être là depuis l’époque de la création du temple … Entre ses mains il y avait un cube brillant de milles feu … Slice s’approcha. C’était une lueur bleu claire. Le cube, bien que lumineux, dégageait une froideur à glacer le sang. Le Prince Noir connaissait bien cette sensation … C’était une température peu commune qui accompagnait par moment le côté obscur. Le Sith s’avança, ses mains étaient à quelques centimètres de l’objet. Ses membres s’engourdissait, il était congelé. Pris de spasmes. Il recouvrit l’artefact de sa bure et enfin il se saisit de l’objet. Slice savait qu’il fallait éviter le contact direct. C’était une précaution qu’Hurza avait coutume de prendre quand il manipulait les objets Siths. L’artefact s’éteignit l’instant d’après et la froideur disparue aussitôt. Les gens en haut furent surpris lorsque la vive lueur s’éclipsa. Korra fût la première à réagir !
« - Slice ? Vous êtes toujours là ?! »
« - Oui ! Je vais bien … La lumière c’est éteinte … »
Slice se releva mais en bougeant le squelette lui tomba dessus. Il en bondit de peur et cria à gorge déployée !
« - MAMAN !! »
« - Qu’est-ce qui se passe bon dieu ? Ça va ?! »
Slice réalisa la frayeur qu’il avait eue. Il avait honte.
« - Non rien … J’ai glissé ce n’est rien … Il attacha à la corde le cadavre du deuxième homme à être tombé puis on le remonta. Tous avaient droit à une sépulture, tel avait été une des règles de la communauté du Rubbicon. Une fois que la chose fût faite se fût enfin à Slice de quitter cet endroit néfaste. Remontez-moi ! »
Il attendit un petit moment avant que la corde ne redescende. Slice s’y agrippa fermement, l’artefact toujours dans sa poche. Il avait eu peur un instant qu’on l’abandonne comme une merd* mais il avait prouvé une fois de plus son utilité pour le groupe en aidant à la sauvegarde de ses membres. Ils étaient devenus un groupe soudés !
« - HO - HISSE - HO - HISSE- HO - HISSE- HO – HISSE ! »
« - HO - HISSE - HO - HISSE- HO - HISSE- HO – HISSE ! »
« - HO - HISSE - HO - HISSE- HO - HISSE- HO – HISSE ! »
A peine fût-il sortit du trou que Slice se rua sur le blessé et lui regarda ses yeux. Ses pupilles étaient totalement dilatées, d’énormes tâches noires étaient apparues autours des orbites. Ses veines étaient gonflées et avaient pris une teinte noire. On dénombra de multiples fracture, un faible pouls et une infime respiration. Il était peu probable qu’il s’en sorte mais si on reconnaissait les stigmates de la chute, il y avait d’autres marques sur son corps qu’on ne pouvait assimiler à aucune maladie connue. A califourchon sur l’individu, la chevalière lui faisait un massage cardiaque. Peu à peu il reprenait des couleurs … Slice lui étreignit le bras. L’homme se tourna vers lui. Le Paria le regardait droit dans les yeux.
« - Qu’as-tu vu ?! »
« - Cernunnos…»
Ses yeux se révulsèrent et l’homme sombra dans le coma. Slice était sous le choc. On ne pouvait plus rien tirer de lui. Le Sith fût prit de colère et sortit le cube de sa poche pour l’examiner. Etait-il l’objet de tous ses maux ? L’artefact était toujours éteint. Tous demandèrent au Paria ce que c’était mais même lui l’ignorait … Il le posa à côté de lui et enleva l’étoffe de tissu qui le recouvrait. Il ne brillait plus … C’était là un cube gravé aux parois creusées en forme de pyramide inversée. Korra ne pouvait rien plus faire pour le malheureux. Elle se retourna vers le Sith.Spoiler : L'objet inconnu
« - Il est cassé ? »
« - Non je ne pense pas … Slice contemplait l’objet avec une certaine fascination. Était-ce un Erezu comme la Bague de Dark Heran qu’Hurza avait trouvé sur Korriban ?! Si c’était un objet maudit comme il le suspectait il fallait agir avec la plus grande prudence. Je ne sais pas ce qui s’est passé mais je suis d’avis de mettre ça en lieu sûr. »
N’en disant pas plus le Sith rangea l’objet dans sa poche (après l’avoir soigneusement enveloppé de plusieurs pants de tissus). Une fois à l’extérieur on scella l’artefact dans une caisse de métal et on le tenu sous bonne garde. Même les animaux semblaient éviter la caisse et les chiens de Slice y restaient à l’écart. Malgré toute l’aide de Korra, faute de soin suffisant le rescapé du puits mourut dans la soirée. Le témoin de la scène ne parlait toujours pas, il était ailleurs comme si on avait bousillé une partie de son cerveau ...
Le lendemain on raconta au groupe toutes les péripéties de la nuit et ce fût à l’unanimité qu’on désigna Slice comme le chef. Ils passèrent les jours suivant à tenir la position dans le campement. Slice et Korra explorèrent le temple à la recherche d'informations au sujet de l'artefact mais ils ne trouvèrent rien de concrêt. Puis à l’aube d’un matin, on aperçut quatre appareils en approches. Il y avait un Infiltrateur Sith et deux chasseurs. A côté de ces appareils on identifia rapidement un vaisseau bien plus gros qui ressemblait à s’y méprendre à un gigantesque fer à repasser. Slice ressentit des auras qu’il connaissait bien … Une en particulier attira son attention : c’était celle de son apprenti !
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Post n°11
Auteur : Slice
Sven

Desmus
La mécanicienne
Slice, Korra et quelques membres de l’équipe s’étaient levés de très bonne heure ce matin-là. Alors que la majeure partie des survivants du Rubbicon s’adonnait à une grasse matinée bien méritée, ces derniers avaient levé le camp à l’aurore. S’armant de courage, ils étaient ainsi descendus dans les soubassements mêmes du temple. Certes, c’était une attitude risquée tant les lieux étaient dangereux, mais on ne pouvait décemment pas rester passif lorsqu’on avait vent des secrets qui se terraient au fond de cet édifice.
Car l’attente était longue sur Yavin. Et là où on avait passé plus de deux mois à risquer sa peau pour atteindre le campement Jedi, on passait maintenant plusieurs jours à se faire méchamment chier dans un confort à toute épreuve ... Le retour à une vie matérielle était quelque chose de difficile pour des gens qui n’avaient connu que la survie dans la jungle et une vie tout autant spartiate. La nouvelle vie qui commençait dans ce campement se faisait sous l’égide immobile, mais présente du bâtiment millénaire. Dès les premiers rayons de soleil de la journée, le sanctuaire de Dark Heran plongeait son ombre menaçante sur le site archéologique. Funeste présence d’un lieu tout aussi inquiétant, il rappelait aux hommes que l’Eden qu’ils avaient trouvé restait indubitablement à la frontière du danger et des terres inconnues de Yavin. Ce havre de paix pouvait à tout moment replonger dans le chaos. Pour d’autres, cette présence n’était non pas le signe d’une menace, mais au bien au contraire le symbole de l’insatiable curiosité qui animait le vivant.
D’inavouables secrets cachés depuis des siècles et des siècles se trouvaient sous la roche. Les mystères du temple attiraient tout autant qu’ils effrayaient les mortels et faute d’activités plus intéressantes, le Sith s’était mis en tête de continuer les travaux d’Hurza. Le Prince Noir et ses camarades aspiraient à exhumer d’antiques reliques des anciens temps, et que-sais-je ? Peut-être trouveraient-ils une réponse à l’étranger artefact découvert au fond du puits ?
C’était le Conseil Jedi qui, vers la fin de la Grande Guerre, avait donné à Hurza les moyens techniques et financiers pour aménager un site archéologique sur la planète. À cette époque les sages craignaient que leurs frères ennemis ne fussent à la recherche de sombres savoirs et d’artefacts tout autant maléfiques. Il était ainsi primordial de mettre hors de portée les héritages des Seigneurs Noirs des temps jadis. Hurza était un des hommes les plus compétents dans le domaine et l’Ordre Jedi n’avait pas lésiné sur les moyens lorsqu’on avait décidé d’exhumer les savoirs interdits et de les soustraire à l’ennemi. Le premier choix se porta sur le temple de Dark Heran situé sur Yavin. Les rapports d’agents infiltrés chez les Siths laissaient en effet penser que plusieurs d’entre eux aspiraient à s’approprier son héritage. C’est ainsi, que bien que ce fût là une mission secrète, l’équipe archéologique avait été dotée d’un équipement à faire pâlir bon nombre de paléontologues. Mais alors que les travaux donnaient des résultats très satisfaisants, on avait craint une attaque massive sur Kamino. Les jedis avaient alors rappelé en urgence tous leurs hommes valides ne participant pas militairement aux combats. Le campement avait été abandonné à la hâte et tout le matériel était resté sur place.
Maintenant que Cypher y avait établi son campement, les choses reprenaient lentement leur cours. Le site archéologique regorgeait de matériel et il n’avait pas été difficile de remettre en état de marche des droïdes. On y dénombrait quelques unités de démolition LIN. Ces derniers s’avaient très utile pour les nouveaux venus, car ils avaient permis d’accéder à plusieurs chambres secrètes de l’édifice. Il était clair que les détonations des charges de démolition n’étaient pas accueilli avec enclin par ceux qui essayaient encore de dormir ce matin-là, mais comme l’avait dit Malcolm X, l’avenir appartenait à ceux qui se lèvent tôt. Malheureusement pour ces archéologues en herbe, la plupart des trésors exhumés avaient été détruits par les aléas du temps ou bien encore par les explosions elles-mêmes ... En tout et pour tout, cette matinée était un nouvel échec. On avait certes trouvé quelques objets de riche valeur, mais il n’avait été découvert aucune indication au sujet de « Cernunnos ». L’énigmatique mot dit par le survivant restait donc sans réponse. Aucun écrit ne mentionnait non plus l’artefact trouvé dans les tréfonds du temple. Et, comble de malheur, après la mort du blessé quelque temps plus tôt, c’était l’unique témoin de l’évènement qui s’était finalement pendu ...
Parmi les survivants on commençait à parler d’une malédiction. La paranoïa était d’autant plus importante que Slice avait fait sceller l’artefact dans une caisse et qu’il le faisait garder nuit et jour par des hommes de confiance. La vérité était bien plus nuancée : le Seigneur Noir ignorait tout bonnement de quoi il s’agissait et il préférait ne prendre aucun risque. L’inconnu était quelque chose de préjudiciable à celui qui se disait omniscient, aussi le Prince Noir préférait laisser courir les plus folles rumeurs au sujet de l’objet, mieux valait les tenir dans l’ignorance de sa propre ignorance. Car si les ouailles commençaient à se questionner sur le berger qui les menait, elles risquaient de ne plus regarder la route qu’il leur indiquait.
Alors que le Sith et ses comparses étaient en train de déblayer des décombres après la détonation de la charge d’un LIN, un homme vint les chercher. À bout de souffle, le sourire jusqu’aux oreilles, il leur annonça que les secours étaient enfin arrivés ! Le Paria n’eut pas le temps de dire quoi que ce soit que déjà ses compagnons s’en allaient vers l’extérieur au pas de course. Il se détourna d’eux et tenta de dégager une colonne qui obstruait la nouvelle chambre qu’ils avaient découverte. Alors qu’il peinait à la déplacer une main alla se placer sur son épaule, c’était Korra.
« - Il suffit Slice. Ça fait cinq jours qu’on creuse cette aile de long en large et on y a rien trouvé d’important. La jeune femme le tira par la manche. Il est temps de partir d’ici. »
Slice acquiesça et relâcha la colonne qu’il essayait vainement de bouger. Après un dernier regard vers la pièce inexplorée il détourna sa tête et suivit la Jedi. Ensemble ils remontèrent vers la sortie du temple de Dark Heran où les attendaient le reste de leurs compagnons. Pendant un instant Slice avait cru voir un bas-relief dans la dernière chambre secrète qu’il abandonné à contrecœur. Il avait cru y voir trois singes, se tenant respectivement : les oreilles, la bouche et les yeux. Au-dessus d’eux se tenait la tête d’un bouc … C’était vraiment le temps de partir …
L’homme arriva à l’extérieur. Il était devant l’entrée principale du temple. Ce qu’il avait vu le rendait perplexe et il conclut rapidement qu’il devait encore divaguer. Il respira profondément et but la moitié de sa gourde. Sans doute s’était-il encore déshydraté … Alors qu’il reprenait ses esprits et chassait ses biens étranges pensés, le Paria ressentit soudain une aura qu’il avait pensé ne plus jamais retrouver ! Son apprenti était dans les parages ?! Ainsi le jeune éphèbe était encore vivant !
À la fois surpris et heureux de la nouvelle, le Sith marcha d’un pas rapide jusqu’au lieu d’atterrissage. On distinguait maintenant Raiden et son groupe. Armés, ils tenaient en respect les survivants qui s’étaient approchés. Bien que d’un physique diamétralement différent de ce qu’il avait été à leur séparation, Slice reconnu immédiatement l’aura de son élève dans le corps monstrueux qui se tenait au centre des pirates. Bon Dieu qu’il avait changé ! Visiblement l’enfant avait bien souffert sur la Forge Stellaire ... Korra se retourna vers lui en lui désignant son apprenti.
« - C’est qui le robocop en face ? Le Sith haussa les épaules. Celui avec les cheveux délavés à la Florent Pagny et une coupe type Justin Biber ?! »
« - Ah lui … C’est … Hé bien comment dire … Slice inspira profondément, c’était comme s’il devait assumer la paternité d’un adolescent tectonique. C’est mon apprenti… »
Korra esquissa une grimace (et il y avait de quoi). Raiden et sa bande ne les avaient visiblement pas encore aperçus. C’était le moment ou jamais ! Slice, immuable amoureux de la mise en scène, monta alors sur un rocher qui surplombait la zone. Les mains de part et d’autre de ses hanches, la cape flottant dans le vent, il prit solennellement la pause et regarda son jeune apprenti. La scène aurait pu être fort émouvante si le reste des gens sur place y avaient fait attention. À dire vrai peu de monde l’avait remarqué et l’arrivée pour le moi charismatique du Seigneur Noir n’eut pas l’effet escompté. Déçu, Slice se racla nerveusement la gorge pour attirer l’attention de ses interlocuteurs. Une fois chose faite il put enfin faire sa fabuleuse entrée.
« - Eh bien, vous en avez mis du temps mon jeune apprenti ! »
Quelques hommes firent « ho » et « ah » avant de comprendre que le Paria s’adressait au bioman qui était parmi les arrivants. Conscient d’être spectateur d’un évènement rare : les retrouvailles d’un maître et de son élève, ils se turent et contemplèrent la scène. Nombreux se maudirent alors de n’avoir pas eu de popcorn ! N’en disant pas plus, Slice bondit en l’air et s’en alla atterrir à côté de son élève. Il était clair qu’avec le temps Raiden s’était habitué aux nombreuses mises en scène que Slice préparait pour ses arrivées. Il allait sans dire que le Seigneur Noir avait planifié cette apparition au cours des jours précédant l’arrivée des secours.
Quoi qu’il en soit l’accolade fût chaleureuse. On raconte même que le maître eu versé une larme sous son masque (bien qu’en réalité ce ne fût pas du tout le cas et qu’il se gratta l’entre jambes). Une fois la chose faite, les deux hommes se firent face en silence. Ils avaient tous deux morflé. Et si Raiden était devenu une sorte de cyborg, Slice n’avait pas été épargné par la Forge Stellaire. Le Seigneur Noir conservait une large brûlure au torse et au bras; souvenir brûlant de son combat avec Dark Kovarn. De nature négligée, Slice avait maintenant ses vêtements tachés et en lambeau au point qu’il ressemblait plus à un clodo galactique qu’au Seigneur Noir qu’il était vraiment. Le Sith contempla un instant ce qu’était devenu son élève avant de reprendre. Il était peiné de le voir ainsi, mais ce fût une tout autre réponse qu’il annonçât.
« -Visiblement, à vous voir ainsi vêtu vous avez dû faire un détour par la Gay Pride de Narshadaa avant de penser à venir chercher votre Maître vénéré … »
Il n’aurait pas été étonnant qu’en pareille situation Raiden ne se demande pas s’il aurait dû laisser Bloodrush sur Yavin au lieu de se casser le cul à venir l’extirper de la jungle. D’un autre côté, à le voir ainsi habillé on pouvait sérieusement se demander s’il ne revenait pas d’un défilé d’individus favorable au mariage gay. Un des hommes de l’escouade ne put se contenter de son rôle de simple spectateur et après avoir entendu la remarque de Slice, il s’adressa à lui.
« - Visiblement vous avez l’air de bien connaître ce festival patron ! »
En toute réponse un caillou voleta délicatement dans les airs avant de s’en aller heurter le malheureux en plein visage. Slice c’était longuement entrainé à cette technique et il était devenu assez bon pour ce qui était de lapider un homme par télékinésie ! L’application concrète d’une telle pratique n’était pourtant pas démontrée, et telle sa légendaire technique des éclairs de force par les pieds, le Sith peinait à la voir se généraliser chez le public sensitif. Ayant mis fin à l’intervention inopinée de son camarade, le Prince Noir se détourna de son élève pour faire un rapide tour des têtes chez les nouveaux venus. Il reconnut rapidement Desmus et toute sa clique de pirates et identifia un certain nombre de mercenaires. Sans doute venaient-ils du vaisseau fer à repasser qui s’était posé non loin de celui de Raiden. Finalement Slice fut surpris de voir Elerina. Elle était restée discrète durant tout ce temps !
« - Sans déconner ? Cookie ! Et bien ça c’est une surprise ! Slice lui fît coucou. La jeune femme esquissa un petit signe gêné en guise de réponse, mais le Prince Noir l’avait déjà zappé. Il était déjà en train de faire un signe à Desmus. L’homme s’approcha et lui parla dans le creux de l’oreille. Une minute après le Sith hocha la tête et invita les nouveaux arrivants à le suivre. Venez dans la tente, on sera plus à l’aise pour discuter. »
Le temps était venu de faire un point sur la suite des évènements et c’est ainsi que tout ce petit monde s’en alla dans la tente de commandement afin de parler affaires. La réunion se fit à collectif réduit : il y avait là le chef des mercenaire du vaisseau fer à repassé, Desmus, Slice, Raiden, Elerina et Korra. La discussion qui avait lieu autour de la table était assez houleuse. Et pour dire, il était question du paiement des mercenaires pour leurs services. Ces derniers n’étaient pas des contrebandiers et encore moins des taxis galactiques. Ils ne faisaient traditionnellement pas dans le transport de passagers et si Lucien avait réussi à les engager, il fallait à présent parler oseille ...
Heureusement les richesses ne manquaient pas sur place. Slice et ses compagnons avaient sciemment pillé le temple de Dark Heran et on concéda une partie des pierres précieuses arrachées au sol du grand hall en gage de paiement. Une somme subséquente y fût ensuite rajoutée pour acheter du matériel. En tout et pour tout Slice dépensa une grande partie des richesses exhumée sur place à l’équipement et au transport. Bien sûr il aurait pu ne pas avoir recours aux mercenaires et s’en aller comme un connard à bord du vaisseau de Raiden en abandonnant sur Yavin ses anciens camarades d’infortune. Mais au fond de lui le Seigneur Sith savait que sa vie était liée à celle de ces gens ... Ils incarnaient des gens de confiance qui lui étaient redevables pour les avoir guidés au travers de ces mois difficiles. Slice le savait. Il aurait besoin d’eux pour ce qu’il prévoyait !
Après avoir trouvé un accord financier avec les mercenaires l’homme congédia tout le monde à l’exception de Desmus, Raiden et d’Elerina. Slice donna au flibustier une partie des richesses qui lui restait afin d’honorer l’accord qu’il avait passé avec ce dernier sur la Forge Stellaire. Le chef des pirates était visiblement satisfait de la transaction et après avoir conclu le marché, il entreprit d’annoncer à Bloorush les récentes nouvelles dans la Galaxie. Alors que le Prince Noir survivait dans les profondeurs de Yavin, l’Empire avait été défait, Omega lâché par le Sénat et Kovarn, régnant sur un pays aussi puissant que la région du Sahel, s’annonçait comme le nouvel Empereur de la galaxie. Si cette nouvelle avait de quoi raviver les cœurs, elle s’avéra difficile à accepter pour le Paria. Ainsi Kovarn avait survécu et il était parvenu à quitter cette planète bien plus tôt que lui …
Le Seigneur Noir resta quelques minutes sur sa chaise, abasourdi par toutes ses révélations. S’ils avaient réduit en cendre le temple de Kashyyyk et massacré la nouvelle génération Sith, ils n’avaient pas étés en mesure de supprimer les deux seigneurs ennemis. L’échec du Rubicon peinait Slice au plus haut point et il espérait que les graines semées sur la planète wookie pousseraient son Sénateur à s’attaquer à la demeure même de son adversaire. Pour sûr, le Cathar ne perdait rien pour attendre … La colère était grande en son cœur et les trois individus dans la pièce ressentaient tous l’aura méphitique qui s’en dégageait ! Il ne faisait aucun doute qu’il aurait pu aisément les balayer tous les trois d’un seul geste de colère ! Slice était vénère et ça se ressentait !
Au prix de longs efforts, il parvint à se calmer. Après tout les nouvelles restaient positives et il avait retrouvé les siens. Le Sith inspira profondément avant de se retourner vers Elerina.
« - Elerina, vous avez sauvé mon apprenti et me l’avez ramené saint et sauf. Ce n’est pas dans mes habitudes, mais je vous suis redevable d’une dette. Je vous laisse libre de formuler un souhait, et si j’en ai la capacité et que s’est en mon bon vouloir, alors nous ferons en sorte de le réaliser. »
La jeune femme fût surprise de la nouvelle. Elle était prise aux dépourvues. S’il fallait savoir prendre pour pouvoir donner, il était tout aussi important de payer ses dettes.
« - Un souhait ? ... Encore sous le coup, Elerina était en pleine réflexion. Après une longue hésitation, elle finit par formuler sa demande. J'aimerai si possible que vous m'appreniez une partie de vos secrets du côté obscur ... Elle s’arrêta un instant avant de reprendre de manière plus timide … mais j'ai entendu dire aussi que vous avez ... enfin c'est peu probable, mais que vous avez ressuscité ... Elerina regarda le Seigneur Noir à la recherche d’un signe d’approbation, il ne réagissait pas et la laissait libre de continuer. Elle respira profondément avant de conclure. J'aimerai savoir comment vous avez fait ... vous savez je n'ai qu'une connaissance limité sur la force ... et puis se battre n'est pas ce que je sais faire de mieux, si je meurs, je ne voudrai pas mourir dans l'ignorance. »
Slice la regarda un moment sans réagir. Il la trouvait bien faible pour avoir été l’apprentie de son pire ennemi. On lui demandait ce qu’elle voulait et à l’entendre on aurait cru qu’elle jouait sa vie et qu’elle craignait de donner une mauvaise réponse … Le désir était pourtant la chose la plus simple puisqu’il était la source de motivation des individus. Ne pas savoir ce qu’on voulait et ne pas être à même de l’exiger entérinait l’existence elle-même … Elerina n’assumait pas ses prises de position. Elle restait dans l’attente d’approbation … Être Sith s’était s’affranchir des règles et ne pas rester dans un monde où tout est codifié. Ce qui faisait l’autorité chez les Siths c’était la compétence, la force de caractère et la force physique. Lorsque le Maître faiblissait, l’élève prenait sa place ! La jeune fille avait beaucoup de chemin à faire pour agir de la sorte … De ce point de vue ça demande était alors méritée. Il était clair qu’il lui faudrait un réel coup de pied au cul pour qu’elle devienne une vraie Sith.
Elerina était à ses débuts. Elle avait fait ses premiers choix en trahissant successivement les Jedis puis l’Omega. Restait maintenant à lui expliquer la philosophie Sith dans son ensemble et l’aider à progresser dans les firmaments de la force … Slice finit par acquiescer.
« - L’ignorance reste une force … Ne grillez donc pas les étapes, car le chemin est long avant de parvenir à tromper la mort. Avant toute chose vous devrez progresser. L’homme marqua un temps. À vrai dire vous devrez beaucoup progresser ! Vous devrez désapprendre et vous fier à moi, à votre cœur et oublier définitivement les mensonges des Siths et des Jedis … Slice la fixa du regard, son index braqué dans sa direction. Mais surtout, vous devrez trouver la raison … La raison qui vous pousse à suivre cette voie ! La raison qui vous a amené à épouser le côté obscur ! La raison qui vous a poussé à mes côtés ! Elerina devrait trouver son but. Elle devrait trouver ce qu’elle désirait en son for intérieur. Sans ça, il était probable qu’elle demeure à jamais perdue. Passant de camp en camp, trahissant camarade sur camarade et cherchant indéfiniment une raison à sa propre existence. Car de tout ce qu’elle avait dit depuis la Forge Stellaire, elle n’avait formulé que sa volonté de se doter de moyens sans jamais clairement définir quels étaient ses véritables fins. Tout individu voulait quelque chose, mais généralement on oubliait purement et simplement la raison de ces désirs ... Slice inspira profondément avant de reprendre. Nous verrons bien jusqu’où vous irez, après tout vous êtes de la famille maintenant. »
Elerina avait rejoint Cypher. Elle était maintenant un autre Paria, partageant leur cause pour le meilleur et pour le pire. Mais si Slice l’avait accepté dans la famille, il ne lui avait toujours pas fait prononcer les vœux. C’était la preuve qu’il restait méfiant à son encontre et qu’il ne l’accepterait réellement comme telle qu’une fois qu’elle lui aurait prouvé sa valeur. Les cartes étaient maintenant dans les mains de la jeune femme … Tout en la regardant, Slice désigna Raiden. Le jeune homme avait prononcé ses vœux sur Cato Neimoidia et c’était là un serment dont on ne pouvait s’extirper. Il liait le maître à l’apprenti. Il liait les deux hommes dans un pacte qui ne prendrait fin qu’à la mort de l’un des deux …
« - Il a beau être con et tête en l’air, ce garçon à bon fond. Le Prince Noir se retourna un instant vers Raiden. Son visage était marqué et le petit rouquin n’était plus que l’ombre de ce qu’il avait été jadis. Un jour, si vous en avez les réelles capacités vous prendrez ma place, Raiden … Mais ce temps est encore très loin … Vous aussi vous allez devoir progresser ... Beaucoup progresser … Slice dévisagea son élève avec consternation ; comme s’il faisait le bilan d’un échec personnel. J’ai commis une erreur sur la Forge Stellaire : vous étiez faible. Trop faible pour la mission que je vous avais confiée. Slice l’invita à ne pas répondre. Il se releva et regarda tour à tour son élève et l’ancienne apprentie de l’Omega. Aujourd’hui commence une nouvelle leçon et elle est de loin une des plus importantes puisqu’elle creuse le fossé qui sépare les gens de Cypher des maisons Siths voisines. Tout en parlant, Slice sortit une lourde pièce d’argent et la laissa doucement glisser entre ses doigts. Ce qui fait notre force réside dans notre humilité. Apprenez à toujours surestimer votre adversaire et à ne jamais le sous-estimer. Omega, Kovarn, et les Impériaux en général, ils ont toujours commis cette erreur. Ils se sont toujours pensés plus grands qu’ils ne l’étaient vraiment, plus forts qu’ils ne le sont vraiment et plus intelligents qu’ils ne le seront jamais ... Où sont-ils à présent ? On vient d’apprendre que l’Omega c’est fait lâcher par l’Empire et que Kovarn se la joue Empereur sur sa planète du tiers monde ! Pourquoi ? Parce qu’ils ont perdu le sens des réalités … La véritable force réside dans l’humilité ! Slice envoya la pièce à Elerina. Elle s’en saisit du premier coup. Mais ne vous y méprenez pas, l'humilité n'est qu'une feinte soumission, dont on se sert pour soumettre les autres. Laissez leur penser qu’ils vous dominent, c’est en les laissant croire qu’ils sont les plus forts qu’ils abaisseront leur garde et que vous pourrez les frapper. »
L’instant d’après Slice congédia Elerina. Le Prince Noir avait à parler en privé avec son élève. Ainsi avait été la première leçon de leurs retrouvailles. Cet enseignement restait fort simple, mais les deux jeunes gens puaient un orgueil qu’il fallait à tout prix calmer. Car s’ils ne réagissaient pas très vite on risquait de se retrouver en présence de deux Siths avec des comportements à risque très proche de ceux qui servaient chez l’Omega et Kovarn. Slice avait bien trop de considération pour Raiden pour le laisser ainsi se pervertir dans de pareilles absurdités ! Quant à Elerina, il avait entrepris de lui inculquer la véritable philosophie Sith.
Mais les meilleures leçons restaient celles qu’on appliquait à soi-même. Le Prince Noir croyait en ce qu’il disait. L’humilité n’était pas une tare et le Paria restait un homme modeste. Il assumait lui aussi ses échecs. Pressé d’en découdre avec ses ennemis il avait envoyé Raiden sur la forge sans qu’il soit réellement préparé. Le novice en avait payé le prix cher … Si Raiden avait été défait sur la Forge Stellaire et si Slice n’était pas parvenu à mettre à bat son ennemi, c’était, car ils avaient tous deux étés séparés … Cette leçon devait avoir un écho dans leurs agissements sans quoi l’échec n’aurait servi à rien. Slice s’adressa à Raiden par la pensée, il voulait que personne n’interfère dans sa discussion avec son apprenti.
* - Rien n’a changé ! C’est ensemble que nous devrons les combattre et c’est ensemble que nous devrons les défaire ! *
Slice lui avait déjà dit cette phrase dans les montagnes de Cato Neidmoidia ! Elle avait marqué le début de leur vengeance commune … S’ils avaient appliqué cette idée dans les tréfonds de la Forge Stellaire, alors ils auraient probablement coupé la tête de ce hideux Cathar et ils n’auraient pas été séparés ainsi durant tous ces mois … Mais cet échec les avait changés tous deux. Slice avait maintenant la trempe d’un Seigneur, tout droit ressortit des mondes sauvages. Quant à Raiden ? Il émanait de l’enfant un pouvoir qui ne demandait qu’à se manifester. Il semblait évident que la bête avait définitivement pris le dessus …
Il allait falloir humilier leurs ennemis pour oublier le cuisant échec de la Forge Stellaire. Il allait falloir montrer aux Siths qui pouvait réellement se targuer d’un tel titre ! Avec la mort de la nouvelle génération dans le temple et l’éclatement de l’Empire, l’ordre était à la dérive. Il ne restait presque plus d’adeptes encore en vie, et c’était donc le moment d’éradiquer définitivement ces pathétiques engeances qui n’avaient parodié que trop longtemps la culture Sith. L’heure était venue pour que s’élève l’arbre blanc !
Slice et Raiden se serrent la -
Post n°11
Auteur : Slicemain avec poigne. Le couple Maître-Apprenti le plus balèze de la galaxie était de retour sur scène et pour sûr on allait botter des culs !
Le Maître et l’élève conversèrent longuement. Slice lui fît part des grandes lignes quant à ce qui était arrivé après leur séparation. Il raconta ainsi l’étrange rencontre avec Revan, Chloé, Rylen, le caporal Dia et le funeste combat qui l’avait opposé à Kovarn. Les deux Siths s’étaient combattus jusqu’à l’épuisement. C’était un combat qui avait commencé à bord du transport du Cathar et qui s’était terminé dans les décombres enflammé du Rubbicon. La Jedi Korra l’avait sauvé alors qu’il agonisait sur place. L’impact du blaster avait laissé une brulure béante sur le torse et le bras du prince Noir, stigmate qu’il garderait à vie ...
Mais au lieu de l’avoir affaibli, Yavin avait affiné les sens du Seigneur Noir. L’homme rayonnait d’un pouvoir nouveau qui ne lui donnait que plus de prestance.
Il était bon de revoir Raiden … Pour finir, égal à lui-même, après avoir été sympathique, Slice devint un sacré connard et adressa à son apprenti quelques remontrances au sujet de son attitude à l’égard de Desmus. On ne savait comment il était au courant, mais Slice fût on ne peut plus clair : Desmus n’était pas un subordonné. Raiden devrait gagner son autorité par des actes. Jusque-là l’homme ne lui devait aucune obéissance. Lui et Slice étaient tenus par un curieux engagement. En d’autres termes, le chef des pirates devait être traité en égal. Telle était la première leçon : l’humilité …[...]Quelque temps plus tard, le maître et l’apprenti sortirent de la tente de commandement. Avant de s’occuper de l’évacuation des survivants, on eut comme priorité de s’occuper de la logistique. Cypher ne roulait pas sur l’or et tout ce qu’on pouvait embarquer était bon à prendre. On chargea ainsi les trésors et le matériel réquisitionné dans les vaisseaux et lorsqu’enfin tout fût enfin terminé, Slice invita ses compagnons d’infortune à se rassembler autour de lui. Il avait à leur parler…
Comme on aurait pu s’en douter, les mercenaires n’avaient pas gardé leur langue dans leur poche et déjà tout le monde discutait au sujet de l’abdication de l’Empire en faveur d’une République. La Guerre Civile avait définitivement pris fin. Rebelles et Impériaux allaient se retrouver et fusionner … D’une certaine manière les survivants du Rubbicon avaient été des avant-gardistes ! S’il était resté des doutes, ils n’avaient maintenant plus aucune raison de combattre. La paix, si longtemps espérée, était arrivée !
« - Tout le monde, approchez s’il vous plait … »
Juché sur le rocher d’où il avait accueillît Raiden, Slice attendit que ses compagnons de Yavin fussent tous autour de lui. Il y avait là une centaine de têtes, toutes scrutées dans sa direction. Le Seigneur Noir regardait chacun de ces visages avec condescendance. Ils avaient beau avoir été siths, jedis, Rebelles et Impériaux, tous avaient survécu ensemble dans l’enfer de Yavin IV … Ils avaient formé une famille qui avait veillé sur chacun des siens et empêché la traitrise de Kaled et du Maître Jedi … Le Paria ne voulait pas que cette maisonnée prenne fin aujourd’hui ! Il voulait continuer sa route avec eux !
« - Les gars, ça fait plus de deux mois, et il n’y a pas un homme parmi nous qui n’a pas donné tout ce qu’il avait. Certains ont donné plus encore. On a perdu beaucoup de nos camarades sur cette planète. Nous ne les oublierons pas et nous portons leur sacrifice en nos cœurs. La douleur et le chagrin font malheureusement partie de notre pénitence. Mais celle-ci prend fin aujourd’hui avec notre salut : nous partons ! D’ici quelques minutes vous pourrez embarquer dans le vaisseau des mercenaires et abandonner cet endroit maudit ! La nouvelle fut immédiatement accueillie par une série d’applaudissements. Slice attendit que le calme se fasse pour continuer. Pourtant nous ne partirons pas comme nous sommes venus. Nous avons tous changé ici-bas ! Nous étions ennemis à notre arrivée et nous sommes devenus des frères. Yavin IV a marqué pour nous une renaissance.
Vous l’avez entendu : il en a été de même dans la galaxie. La paix est arrivée ! Le conflit qui vous opposait est futile. Nos causes sont futiles. Notre haine est futile … Nous avons tous fait des erreurs et on se demande tous ce qui nous a amenés ici. Nous sommes épuisés par le coût de la guerre et de la haine. C’est spécialement le cas en face de la défaite ! Car nous avons tous été manipulés !
Souvenez-vous de ceux qui vous ont divisés à l’origine. Souvenez-vous de ceux qui ont semé la discorde et le chaos lorsque vous auriez pu vivre en paix ! C’était là les Siths de l’ordre de l’Omega et de Kovarn ! Et alors qu’enfin les peuples se réunissent, le chien de l’ex-empereur manifeste déjà sa volonté de vous nuire ! Cette vermine est un mal de la pire engeance ! Mais il n'y a que vous qui puissiez vous aider. Moi, je ne fais que vous montrer le chemin.
N’oubliez pas ! Ne pardonnez pas ! Moi je ne battrais pas en retraite ! Ils ne m’ont que trop fait souffrir ! Dans son infinie miséricorde, le seigneur peut tout pardonner, mais je ne suis que prophète. Rien ne m’y oblige ! Je ne compte pas rentrer dans mon foyer et oublier ! Je reste ici et maintenant. Slice pointa un doigt en direction des étoiles. Je vais marcher droit sur mes ennemis et réclamer le talion ! Le Sith frappa son torse du poing. C’était là le signe du clan d’Atha’Ualpa qui, force des choses, était devenu le symbole gestuel de Cypher. Je sais que certains d’entre vous ne me font pas confiance, certains d’entre vous vous sont enclins à la superstition ou aspirent à rentrer chez eux et à tout oublier. Ça prend fin ici et maintenant ! Vous avez trouvé votre vraie famille ! Et elle a soif de vengeance !
Nous y sommes aujourd’hui : frères, pères, saints et pécheurs. Ce n’est pas un signe de bonne santé mentale que d’être bien adapté à une société malade ! Restons unis ! Slice alluma son épée laser et la pointa vers les étoiles. Courez ! Courez à la ruine et à la fin du monde ! »
Les hommes abaissèrent la tête. Le Sith n’avait pas les talents d’orateur de Mufus et bien d’autres, mais il avait toutefois sût toucher les cœurs. Ses paroles étaient justes, mais enclin d’une haine tenace à l’égard des Siths. Car comme il l’avait énoncé, le pardon n’était pas dans les mœurs de Cypher : son Seigneur y prêchait le talion sans la moindre vergogne. L’homme avait sût entourer sa personne d’un voile de mysticisme qu’il s’efforçait d’entretenir. Pour ces gens le Prince Noir était devenu plus qu’un guide, il était devenu un prêcheur ... En cette période de changement, là où les pensées collectives s’étaient effondrées, une nouvelle pouvait émerger. Une pensée religieuse guidée par cet énigmatique Prince Noir. Et que mieux qu’un long pèlerinage pour le voir arriver autour de tous ses hommes. Slice avait mené ses brebis dans l’enfer de Yavin et à présent il comptait bien conserver son troupeau. Comme il l’avait dit à Lucien dans le passé : on était rien, on était un tout.
Il aurait toutefois été stupide de penser que le Sith eut conquis tous les cœurs par un simple discours. Bien qu’il restait encore des réfractaires à sa proposition, le Paria avait sût convaincre une bonne majorité. Il fallait dire que Slice avait usé de la force tout au long de son discours pour affaiblir les esprits faibles et les rendre plus malléables à ses propos. Telle était l’humilité qu’il avait enseignée à Raiden et Elerina : se montrer humble devant les gens pour mieux pouvoir les enculer. Pour ces gens oubliés de tous, qui avaient combattu pour leurs idéaux au point de finir par se crasher sur Yavin, c’était là des mots bien difficiles à accepter. Pourtant c’était bien les Siths qui les avaient divisés … Pardonner ou se venger ? Pour Slice le choix était tout fait.
Inconsciemment, Slice se rappelait de la question qu’il avait posée à Caitlyn sur la Forge Stellaire : « qu’est-ce qui fait un bon soldat ? Sa tête ou son cœur ? ». Visiblement personne n’avait la réponse ...
Son discours terminé, le Sith fît demi-tour et descendit de son rocher. La plèbe se dispersa à son tour et les hommes commencèrent à embarquer dans le vaisseau des mercenaires. Se dirigeant vers l’Intercepteur, il fût heureux de retrouver ses compagnons qui l’attendaient en bas de l’estrade. Il y avait là Kora, Desmus, Elerina et Raiden. La chevalière Jedi fût la première à venir à son encontre et elle lui tapa dans la main en guise de félicitation. Il fallait dire que s’il était fort pour les sermons, Slice n’avait jamais été à l’aise avec les longs discours. Alors qu’ils faisaient tous route vers le « vaisseau VIP », sa meute de chiens vint le rejoindre. Le Maître caressa ses bêtes avec bienveillance avant de leur intimer l’ordre de le suivre. Il était clair qu’après avoir recueilli ces créatures, Bloodrush n’avait pas le cœur à s’en débarrasser, d’autant plus qu’il avait perdu Loki lors de son duel contre Kovarn. L’homme ne comptait plus les fois où cet animal lui avait sauvé la vie et la perte de son familier restait un sujet délicat … Les chiens tournaient autour de leur maître avec ardeur, même eux avaient compris qu’ils faisaient route quelque part.
Une série d’aboiements alerta toutefois son attention. Consciente d’un voyage, la meute était en train de chasser un nouveau-né qui était considéré comme trop faible. La sélection naturelle n’avait pas de pitié ici-bas et ce qui ralentissait la horde était soit tué, soit banni. Le Sith regarda l’animal incriminé et le jugea avec calme. C’était un clébard en bas âge. Il était tout petit et paraissait très chétif. Sans doute était-ce un prématuré ... À dire vrai on ne lui laissait que quelques jours à survivre seul sur Yavin IV. Car dans la jungle seuls les forts survivaient. La bête était un Paria au sein de sa propre meute … Le Prince Noir attrapa l’animal par la nuque et le regarda dans les yeux. Ses pupilles avaient une couleur différente l’une de l’autre, ce qui n’avait pas pour surprendre. Bien que minuscule et faible, la créature montrait les dents et tentait vainement de le morde. Slice sourit et il l’envoya vers Raiden. Le jeune homme l’attrapa à la volée. Au moins son apprenti avait encore de bons réflexes. Le Sith lui fit part de ses projets pour cet animal.
« - Trouve-lui un nom et occupe-t-en. Je veux qu’une fois grand il soit comme ses frères. »
À voir ce petit animal, tout gentil et fragile, à côté de la horde de chiens hyperactifs que formait la meute de Slice, il était clair que Raiden allait avoir beaucoup de boulot pour le transformer en machine à tuer. La demande de Slice impliquait un travail sur le long terme. Le Maître attendait de son élève qu’il soit en mesure de dresser la créature jusqu’à sa vie d’adulte.
Pourtant rien n’était simple avec le Paria. Car si la tâche s’avérait à la base ardue, il était clair que le Prince Noir attendait autre chose de Raiden. Face à cette demande, un simple d’esprit se serait efforcé d’éduquer la bête à la manière d’un dresseur, mais ce n’était pas ce qui se cachait derrière cet exercice. Comme toujours, les propos de Slice avaient deux significations. Le Maître comptait bien faire de ce chien le sujet des exercices de Raiden sur l’art de la Force.
S’il y avait un don qui faisait l’apanage du Prince Noir et dont il ne parlait pas, c’était bien celui de charmer les animaux. Aussi bête fût ce concept, il pouvait se traduire par divers avantages lorsqu’on savait l’user à bien. Son apprenti devait à son tour maîtriser ces notions et il lui fallait un familier sur lequel s’entrainer. Dresser un animal était dur, mais en faire un familier était un art bien plus difficile dont Elerina était déjà parvenue à en comprendre les bases en s’exerçant sur un Rancor. Raiden serait-il capable de faire mieux avec son petit animal ? Seul l’avenir nous le dira !
Illustration : chien.
Illustration : le nouveau-né.[...]Plan : Infiltrateur Sith
La chose faite, tout ce beau monde embarqua enfin dans les vaisseaux. Raiden, Korra, Slice, Sven, Desmus, la mécanicienne, Starik, la petite créature, l’enfant aux yeux orange, Barry et les chiens montèrent dans l’Infiltrateur. L’appareil était en surpoids, mais il pouvait encore décoller. Elerina et un autre pirate embarquèrent chacun dans un des chasseurs Siths qui escortait le vaisseau VIP. Et enfin, le reste de la troupe, c’est-à-dire les mercenaires et les survivants du Rubicon, prirent place dans le vaisseau fer à repasser.
Les moteurs vrombirent et quelques temps après ils sortaient tous de la gravité de Yavin. L’intercepteur était en tête, les deux chasseurs Siths sur ses flancs. Le vaisseau des mercenaires restait derrière.
Bien qu’atypique, l’Infiltrateur restait un bon vaisseau. Il s’agissait d’une gamme de coursier stellaire armé et modifiés. C’était un prototype peu répandu qui avait eu longtemps la côte auprès des sensitifs du côté obscur. Son cockpit sphérique lui permettait d’avoir une vue à 180°. Le pont supérieur offrait 6 sièges passagers, rassemblés autour d’une console tandis que le pilote était le seul au niveau du cockpit. On avait aussi aménagé le deuxième pont avec des sièges bien qu’il servait d’espace de logistique à l’origine. L’appareil volé aux Siths lors de la bataille de la Forge Stellaire portait de nombreuses stigmates de la bataille et de son crash sur Dathomir même s’il avait subi de sérieuses réparations par les mineurs de Nova Prospekt. Bien que Slice s’étonnait encore de la bonté de ces ouvriers, il ignorait qu’on avait collé un mouchard sur ce vaisseau. Le Prince Noir avait quitté la lune de Yavin et il allait enfin pouvoir passer à autre chose. Bien que Kovarn n’était pas mort, l’écroulement de l’Empire de l’Omega marquait un nouveau tournant.
Debout, se tenant à côté de Sven qui était aux commandes de l’appareil. Le Sith fixait l’immensité galactique qui se présentait devant lui. Tranquille, sereine, ennuyeuse …
« - Bien. Slice se retourna vers ses compagnons. Tout l’équipage était fixé à ses lèvres. Les retrouvailles de Yavin marquaient le début d’une nouvelle aventure. Le Prince Noir avait fait comprendre à ces compagnons que Cypher était bien résolu à profiter de cette période de trouble pour gagner en importance. Les Siths étaient acculés, on avait massacré leurs novices et il était temps de les évincer définitivement de la carte. Le Seigneur Noir jongla un instant avec une de ses nombreuses pièces en argent avant d’annoncer le début de cette formidable épopée ! Messieurs, il est temps pour nous de nous mettre en route ! »
Le pilote se tourna en direction de Slice. S’ils voulaient abandonner l’espace de Yavin, ils devaient encore rentrer les coordonnées de leur prochaine destination dans l’ordinateur de bord.
« - Alors où est-ce qu’on va patron ? »
« - Hé bien ... heu … Slice pointa une étoile du doigt. Par là. »
Sa réponse laissa ses camarades dubitatifs, mais personne n’osa répondre de peur de manger un objet volant en plein visage. Le pilote haussa les épaules et prit la route désignée. À dire vrai le Sith avait besoin de temps pour déterminer avec précision quelle destination choisir parmi les quelques idées qu’il avait en tête. Le trajet en direction de l’étoile à vitesse normale lui laissait amplement le temps pour y réfléchir. D’un côté il se disait qu’il lui fallait rejoindre en priorité Kashyyyk, mais Lucien ne lui avait pas donné de signe de vie … De ce qu’il avait compris, le Celegien avait entreprit de négocier en personne avec le Sénateur de la planète ...
Le risque était trop grand. Mieux valait avoir des informations plus précises avant de retrouver Nidler. Perdu dans ses pensées, Slice étudiait alors les différentes possibilités qui lui restaient tandis que Sven continuait d’aller tout droit en direction de l’étoile. Pour beaucoup, en particulier les survivants du Rubicon, c’était la force qui lui dictait le chemin à prendre. Le Prince Noir était vu comme le « berger du troupeau ». Il c’était forgé une image qui était bien loin de ce qu’il était vraiment ...
Soudain une alarme retentit dans tout le vaisseau. Le pilote tourna son siège vers les passagers.
« - Ya du nouveau ici. J’enregistre un message de détresse ! »
« - Qu’est-ce qu’il dit ?! »
« - Ce n’est qu’une balise. Elle émet un signal binaire toutes les cent vingt secondes. L’homme indiqua un écran sur lequel on pouvait clairement observer la signature radio qui s’actualisait à chaque nouvelle émission de la balise. C’est une boucle, le code est assez atypique, mais ça m’a l’air d’être tout ce qui a de plus crédible. Sven tapota quelques instants sur son tableau de commande. L’instant d’après le moniteur central affichait une holoprojection de la zone. Outre des étoiles et quelques corps célestes sans intérêt, la carte représentait un point en surbrillance. La triangulation donne une distance de 0.062731 unité astronomique. L’informaticien replongea sur son ordinateur avant de conclure : En prenant en compte les trois appareils qui nous accompagnent, on peut tous y être en 7 minutes environ. »
Desmus se retourna vers Slice. Bien que pirate, il restait avant tout un Capitaine et son code lui dictait d’aller porter assistance à des naufragés. Dans le pire des cas, ils pouvaient toujours revendre les malheureux au marché noir … Le flibustier fît rapidement part de ses intentions à son camarade.
« - Ce n’est pas très loin de notre position actuelle. L’homme montra à Slice le point clignotant sur la carte au cas où il n’eut pas compris. Ça ne nous coute rien d’y jeter un œil. »
« - Vraiment ? Slice regarda la carte avec scepticisme. Il hésitait ... Ce pouvait très bien être un piège … Un signal de détresse, une mission de sauvetage, de mystérieux périls dans les profondeurs de l’espace ?! »
Sven avait déjà entamé un changement de trajectoire.
« - On ne met pas le cap vers la source du signal ? »
« - Non. Je décline ! Absolument rien à foutre, continuez sur nos coordonnées. Tout le monde fit la gueule. Sven haussa une nouvelle fois les épaules et retourna sur sa trajectoire d’origine. Le Prince Noir remarqua que ses compagnons n’étaient pas très réceptifs face à sa décision et il utilisa toute sa diplomatie pour leur faire clairement comprendre qu’ils n’iraient pas risquer leur peau en s’en allant vers ce bien étrange signal. Non, mais je vous emmerde. Vous irez sauver qui vous voudrez quand vous serez chef ! »
Et ainsi, Slice et ses camarades ignorèrent l’étrange appel de détresse et continuèrent leur route vers nulle part ... Mais après quelques minutes d’un ennui à mourir, Korra se leva soudainement de son siège.
« - Je sens une perturbation dans la force ! »
Slice allait rétorquer quelque chose lorsqu’il fût lui aussi frappé par cette étrange sensation. Il sentait clairement une puissance beaucoup plus brute et diffuse que ce qu’il avait ressenti en présence de l’artefact du temple de Dark Heran. Il y avait quelque chose de puissant dans les environs. Quelque chose de très obscur …
« - Hey, mais vous avez raison ça put carrément le côté obscur ! »
Le Seigneur Noir s’en alla jusqu’à la vitre du cockpit et regarda les étoiles. Cette puissance était là, quelque part dans l’espace. Korra l’avait rejoint. Ils désignèrent au même moment une direction. Sven n’osa rien dire et le pirate se contenta d’ajuster leur direction. Pendant qu’il manœuvrait, il regarda sa carte, ils se dirigeaient dans la même direction que la balise de détresse.
« - Je ne sais pas ce que vous ressentez les gars, mais ça à l’air de venir de la même direction que la balise de détresse … »
Le Prince Noir regarda une nouvelle fois la carte. Maintenant qu’il le disait, Slice remarquait qu’ils avançaient en effet en direction du point d’origine de cet étrange signal. Le Sith ne regagna pas sa place et resta debout à scruter l’horizon à la recherche d’un quelconque appareil ou capsule de sauvetage.
Alors qu’ils progressaient en direction de la source de ce bien étrange signal, la moitié des moniteurs du vaisseau s’éteignit soudainement. Sven ne semblait pas paniqué. Il frappa violemment dessus en beuglant à gorge déployée.
« - Putain de matos de merd' ! Depuis notre crash sur Dathomir on a la moitié du vaisseau qui marche quand ça lui plait ! Le pilote frappa contentieusement sur le tableau du bord de son cockpit. D’autres écrans se coupèrent à leur tour. Non, mais sérieusement regardez-moi cette camelote ! On vient de perdre notre radar et maintenant c’est nos senseurs qui partent en couille ! »
« - Concrètement, qu’est-ce que ça veut dire ? S’inquiéta Korra. »
« - Ça veut dire qu’on vole en aveugle ma petite dame ! Nos instruments de vol sont nazes ! Il va falloir que je reboot tout ça et qu’on prie pour ne pas se manger de météorite dans la gueule.»
La mécanicienne vint lui donner un coup de main. Elle était en train de chuinter plusieurs câbles tandis que le pilote volait en aveugle. Ils arrivèrent en fin de compte jusqu’à l’endroit indiqué précédemment sur leur carte, mais ce fût pour découvrir qu’il n’y avait rien ! Slice regarda les environs avec agacement, on ne distinguait pas le moindre appareil ni capsule de sauvetage. Il se retourna de dépit et s’apprêta à rejoindre son siège quand Korra le reteint par la main.
« - Heu … Vous devriez regarder ... »
La dernière -
Post n°11
Auteur : Slicefois qu’on lui avait dit ça, Slice avait dû descendre dans un puits pour y secourir deux clampins et y découvrir un étrange artefact. Le Sith haussa les épaules et se retourna vers la baie vitrée. Au début il ne distingua rien, puis soudain il comprit : il ne distinguait absolument rien ! Ni même les étoiles ... Sven et le reste de ses compagnons étaient tous autant abasourdi.
« -Il n’y a plus d’étoiles … Korra, Sven et Desmus acquiescèrent en silence. Mais enfin qu’est-ce que c’est que cette merd* encore ?! »
« - Où sommes-nous arrivés ? »
« - Peut-être un trou noir ? »
« - Non on serait déjà mort … »
« - En tout cas c’est aussi sombre que le trou du cul d’un Bantha ! »
« - Ils disent quoi les senseurs ? »
« - Les instruments de bord sont toujours morts … J’ai bientôt fini ! Dit la mécanicienne. »
Korra laissa échapper un juron. Elle venait de comprendre ce qu’il se passait !
« - Putain … Non attendez … en fait je crois qu’on est sous quelque chose ! »
« - Pardon ? »
Tous levèrent la tête. En progressant vers l’origine du signal, ils étaient arrivés très bas en comparaison de la position de celui-ci et sans s’en rendre compte, ils se trouvaient en réalité sous un appareil. Celui-ci était gigantesque, bien plus grand que la plupart des vaisseaux de ligne contemporains. Tout le monde restait bouche bée. On ne distinguait pas très bien sa forme tant il était grand. C’était comme s’il était entièrement éteint. Les trois vaisseaux qui accompagnaient l’Infiltrateur confirmaient eux aussi la présence d’un vaisseau de ligne au-dessus de leur position.
C’était pour ça qu’ils ne voyaient pas les étoiles : ce mastodonte leur masquait purement et simplement la vue !
« - Ce truc est gigantesque … »
« - C’est bon j’ai réparé ! »
La mécanicienne était parvenue à rebooter le système. Toutes les alarmes du vaisseau se mirent à tinter l’instant suivant. Le pirate se rua sur ses moniteurs pour voir s’ils avaient été pris pour cible. Stupeur ! L’appareil semblait les ignorer. C’était comme s’il était vidé de toute vie. Ses moteurs éteints, il continua doucement sa route, dérivant dans le vide sidéral. Sven actualisa la route du vaisseau. Il eut la confirmation de ce qu’il doutait. L’appareil s’approchait dangereusement de l’espace de Yavin.
« - Il se déplace … Visiblement il fait cap droit sur Yavin. »
Slice regardait l’engin qui les dépassa avec calme. Maintenant qu’il était prêt du vaisseau, il sentait nettement l’aura du côté obscur qui s’en dégageait. Elle était si diffuse qu’elle l’empêchait de pleinement percevoir la Force. S’il en avait été autrement Slice aurait sans doute ressenti la puissante aura du Seigneur Noir qui était déjà monté à bord. Serein, le destroyer voyait en direction de Yavin. Sven ne s’était pas trompé, si l’appareil continuait dans sa trajectoire actuelle il heurterait le corps céleste dans les heures à venir.
L’infiltrateur et le reste de son escorte entreprirent de suivre le gigantesque appareil. On remonta et on monta au-dessus de lui. Il n’y avait pas à dire : c’était un vaisseau de ligne. Les quatre vaisseaux de Cypher orbitaient autour de lui à une distance raisonnable. Maintenant que leur matériel embarqué remarchait, Sven était en train de faire le plus de scans possible. L’ordinateur de bord de l’Infiltrateur ne tarda pas à donner une réponse formelle : c’était un appareil non identifié ! C’était rare d’avoir ce genre de rapport lorsqu’on naviguait avec des bases de données récentes. Slice restait silencieux, il contemplait avec admiration le colosse endormit. Pour lui c’était un don des dieux …
« - On a aucune entrée dans l’ordinateur. Ce vaisseau est inconnu au bataillon. »
« - Il a subits d’importants dégâts, mais ça forme en elle-même me rappelle celle des centurions … Il est vraiment très endommagé. Je me demande si ça ne pourrait pas être un des vaisseaux qu’on a aperçu lors de la bataille de la forge stellaire ? »
Sven regarda ses écrans et lança une comparaison avec les croiseurs de bataille de classe centurion. L’ordinateur réfuta immédiatement cette hypothèse.
« - Il ne correspond pas aux données enregistrées. C’est bien trop grand. Nos scanneurs restent bredouilles. Vu la taille du bousin je peux vous dire que s’il était alimenté en énergie en ce moment même on le capterait sur nos appareils. »
Quoique fût ce vaisseau, il était en perdition … L’infiltrateur Sith et son escorte survolèrent doucement l’immense appareil. Ils avaient allumé leurs phares et leurs senseurs scrutaient la coque du vaisseau à la recherche d’infimes variations. Slice avait pris sa décision. Ce vaisseau était un présent et il allait s’en saisir ! L’homme se retourna vers ses compagnons et annonça son plan.
« - Je ne vous paye pas pour rien branler, on a un vaisseau à explorer ! »
Il n’en fallait pas plus pour réjouir le groupe d’anciens pirates ! Le message fût immédiatement transmis à toute la « flottille » ! L’instant d’après, les vaisseaux de Cypher se divisèrent en deux groupes et entamèrent leur abordage. Le vaisseau « fer à repasser » s’en alla s’arrimer à un anneau d’arrimage extérieur qui se trouvait sur la coque du destroyer tandis que Slice et ses compagnons posèrent leurs appareils dans un hangar annexe situé sur le même flanc. Paranoïaque à souhait, le Sith préférait éviter de rentrer dans le croiseur par l’unique hangar ouvert de peur d’avoir affaire à un comité d’accueil.
Pour les trois appareils, la manœuvre d’approche était relativement difficile. Car non content de devoir rentrer dans un le hangar d’un vaisseau en mouvement, l’accès à la zone était ardu à cause des débris et des dégâts sur cette partie du vaisseau. Au prix d’un long suspens, ils parvinrent toutefois à s’y poser sans casse.Mais s’ils avaient réussi à atterrir, ils n’avaient pas pour autant réglé leur problème le plus important … Le hangar par lequel ils étaient arrivés était ouvert et il n’y avait pas le moindre champ énergétique pour le couper du vide sidéral. En d’autres mots : leurs vaisseaux ne disposant pas d’anneaux d’arrimages ils ne pouvaient pas sortir de leurs appareils … A bord de l’Infiltrateur, tous ceux qui se trouvaient au pont inférieur remontèrent au niveau du pont supérieur. Silencieux, Slice regardait le hangar depuis le cockpit du coursier stellaire.
D’où ils étaient, ils pouvaient voir les portes d’urgence du hangar, mais ils ne pouvaient pas les atteindre. Si on parvenait à les fermer, la pièce serait isolée de l’espace. Le problème était que sans énergie la porte ne pouvait être activée à distance. Il fallait que quelqu’un descende sur place et enclenche manuellement la fermeture du sas de sécurité. Sven se porta volontaire.
* On ne va pas y passer 10 ans … *
L’homme était en train de s’équiper d’une lourde tenue pressurisée pour sortir. Pendant qu’il s’habillait, Slice usa de la télékinésie. Le Seigneur Noir se concentra alors sur la porte et il parvint aisément à la fermer à distance.CLang.
Le pilote qui était encore en train de batailler à enfiler sa combinaison se retourna stupéfait. La porte du hangar était maintenant fermée ...
« - Heu ? J’ai raté un épisode ? Slice haussa les épaules. Comment vous avez fait pour fermer la porte ? »
« Télékinésie… »
« - Ah merd' ! Je ne pensais pas que c’était aussi balèze … Slice hocha la tête et fît rouler les mécaniques. Ils oubliaient facilement qu’il était Seigneur Sith ! L’homme était pensif, il venait de penser à quelque chose. Vous pouvez faire d’autre truc avec ça ? »
« - Je peux déplacer des objets et aussi foutre des baffes à distance … Certains l’utilisent pour étrangler leurs ennemis aussi … »
« - Et il y a d’autres possibilités ? »
« - C’est-à-dire ? »
« - Et bien … Heu … Genre le sexe à distance … »
« - Je n’y avais jamais pensé … Le Sith se gratta le menton. Était-ce techniquement faisable ? En pleine réflexion sur le sujet, il aboutit à la conclusion qu’aucun fait connu ne pouvait empêcher une telle utilisation de la télékinésie. Écoutez, je n’ai jamais testé, mais ça doit être possible. »
« - Vous vous rendez compte que si c’est vrai vous avez sans doute trouvé la solution au problème de la vie de couple à distance ? »
« - Merd', je n’avais jamais remarqué ! Maintenant que vous le dites, ce n’est pas con … Il faudrait faire des études sérieuses sur le sujet ! »
« - Mais carrément ! »
« - En plus c’est l’assurance de ne pas avoir de maladies ! Renchérit Desmus. »
« - Ni d’enfants ! »
« - Les gosses c’est un peu une maladie ! Fît remarquer la mécanicienne. »
Une partie de l’équipage rigola, l’autre fût scandalisée.
« - Cypher doit rester à la pointe dans la recherche sur la force. Nous avons déjà démontré qu’il est possible de faire des éclairs avec les pieds, nous devrons progresser et étudier sérieusement une telle possibilité ! Slice se retourna vers Raiden et Elerina. Raiden, Elerina, je vous donne une semaine pour étudier le sujet et me rendre un rapport complet sur les possibilités offertes par la télékinésie sur les pratiques sexuelles ! »
O joie ! Il était clair que Slice voulait un rapport sérieux autour d’expérience réelle et non de la théorie ! C’était un travail à temps plein qui attendait les deux jeunes apprentis. Majeurs, vaccinés, les membres de Cypher ne se contentaient pas de philosopher ! On cherchait à faire avancer le concept même de la force et ses utilisations ! Peut-être venait-on de trouver un moyen de sauver les couples souffrant d’éloignement ! L’avenir d’une telle pratique dépendait à présent du travail de Raiden et d’Elerina et de la conclusion qu’ils en ferraient à leur Seigneur …
Après un rapide débat sur le sujet tout le monde consentit à attendre le rapport des deux jeunes gens et on se remit au travail avec enclin ! Pendant tout le temps qu’ils avaient passé à parler, l’ordinateur de bord avait enregistré la présence croissante d’oxygène dans le hangar. Lorsqu’on s’en rendit compte, ce fut l’euphorie ! La salle se remplissait d’air ! Cela voulait dire qu’on allait pouvoir sortir ! Lorsque les taux d’oxygène furent acceptables, les explorateurs en herbes quittèrent leurs vaisseaux, bien contents de pouvoir se dégourdir les jambes.
Le groupe du vaisseau fer à repasser les informa par radio qu’ils avaient pénétré dans le vaisseau. (Pour simplifier, nous les appellerons dès à présent l’équipe B). Le Seigneur Noir et son équipe déchargèrent une partie de l’équipement embarqué dans l’infiltrateur. L’équipe B en fît de même.
À l’aide d’une série de câble et de relais électriques, Slice et ses camarades parvinrent finalement à brancher l’Infiltrateur Sith à une armoire électrique qui se trouvait dans le hangar. Le coursier stellaire était un petit vaisseau et son générateur, trop faible pour la super structure du croiseur, permit toutefois d’alimenter suffisamment la zone en énergie pour pouvoir déverrouiller les sas donnant accès à l’intérieur du vaisseau. Le pilote du chasseur de Slice et l’enfant restèrent avec les vaisseaux pour les surveiller pendant que le reste de la troupe, à savoir Raiden, Korra, Slice, Sven, Desmus, la mécanicienne, Starik, la créature, Barry et Elerina, les chiens et les droïdes allaient à leur tour rentrer dans les profondeurs du colosse de métal.
Ne sachant pas combien de temps ils pourraient alimenter le hangar avant d’avoir vidé la batterie de leur appareil, ils entrèrent tous dans le sas de décompression. Le confort était spartiate et tout le monde se trouvait collé les uns contre les autres. Dès qu’ils furent rentrés, Slice appuya sur le bouton. La lente décompression commença. Soudain il se retourna vers ses compagnons. L’homme venait de penser à quelque chose.
« - Quelqu’un a pensé à vérifier si l’air du vaisseau est respirable derrière cette porte ? »
La mécanicienne se retourna, son visage était décomposé.
« - Je me disais bien qu’on avait oublié quelque chose … Un voyant lumineux commença à clignoter. C’était le signe que la porte n’allait pas tarder à s’ouvrir. La jeune femme regarda ses collègues avec angoisse. La question de Slice venait de lui donner le doute. Arrêtez tout !!!! »
Slice appuya frénétiquement sur le bouton d’arrêt, mais il ne se passa rien ! Le voyant clignotait toujours.
« - C’est trop tard ! On ne peut plus annuler ! »Pshhhh.
La porte était en train de se déverrouiller. Tout le monde dans le sas était en train de paniquer. Dans un ultime geste, Slice attrapa le droïde R1.
« - Fait quelque chose putain ! »
« - Bup Bip Buup. »
N’en disant pas plus le robot activa son extincteur ! Ce n’eut pour seul effet que de gazer partiellement les occupants de la pièce ... En plus de la panique, ils eurent bien du mal à respirer. La porte s’ouvrit finalement et tous sortirent dans la précipitation ! À leur grande surprise (et à leur grande joie), l’air était tout à fait respirable ! Fou de rage le Prince Noir fracassa le droïde à coup de pied jusqu’à ce que Sven ne l’arrête. C’était le seul astromécano qu’ils avaient, mieux valait le conserver … S’il n’était pas convaincu que les droïdes étaient incapables de penser, Slice aurait bien cru que l’astromécano avait essayé de les tuer.
Après avoir « vérifié » que cette partie du vaisseau soit respirable, on envoya les droïdes pour qu’ils explorent les environs. Les Iris sombres, droïdes souris et les droïdes de démolition super tortue s’en allèrent alors dans les couloirs du vaisseau. Pour économiser l’électricité, on décida de couper l’alimentation de l’Infiltrateur. Mieux valait ne pas drainer inutilement l’électricité du coursier.
Après avoir passé le terrible obstacle du sas, l’équipe A inspecta les environs. Ils étaient dans un large couloir qui fusait loin dans les entrailles de l’appareil. Au détour d’un couloir ils identifièrent rapidement ce qui semblait être une trappe d’accès pour les ingénieurs. Slice la découpa vite fait bien fait avec son sabre laser. Sven s’y engouffra l’instant suivant et se débrouilla pour brancher son datapad sur l’amoncellement de câbles qui s’y trouvait. Une minute après son ordinateur de poche affichait déjà des résultats.
« - Visiblement le jus est coupé dans tout le vaisseau. Il y a un courant résiduel très faible, ça doit être un poste de secours qui est resté activé. Vu que nous sommes encore vivants, j’en déduis que l’alimentation électrique doit être redirigée vers les systèmes de survie. Sven actualisa son datapad, il était en train de vérifier la nature des circuits alimentés. C'était des données brutes, mais qui étaient facilement compréhensible pour un ingénieur de son niveau. Visiblement on a l’alimentation en air et en eau qui est activée, sans compter le générateur de gravité artificielle. L’homme tira une profonde grimace sous son masque à gaz. Le système de support de vie est toujours coupé. Ça c’est un problème par contre … Ça veut dire que tout est HS au niveau de la pression, la température, l’humidité, les déchets, l’alimentation et tout le bousin. »
Les deux équipes à avoir abordé le vaisseau se trouvaient sur son côté tribord. Sachant que les réacteurs se trouvaient à la poupe, Sven conclut rapidement qu’ils allaient devoir tourner à la première intersection à gauche. Lorsqu’ils s’étaient approchés du vaisseau ils avaient aperçu sous la coque le dôme caractéristique qui se trouvait au-dessous des générateurs des vaisseaux lignes. C’était donc la bonne direction.
« - Si on veut dévier ce vaisseau de sa trajectoire actuelle, ça ne sera pas suffisant de monter sur le pont et de changer de cap. Pour commencer, il va nous falloir relancer tout le système et ça implique de s’attaquer à l’alimentation principale ! Même si ce tas de ferraille semble assez ancien son générateur doit correspondre aux normes standards. Je pense qu’en cas d’urgence il doit fonctionner sur une amorce manuelle. L’homme tapota sur son datapad. Après rien ne dit que l’alimentation soit réparable. » -
Post n°12
Auteur : Jinn FearL'arrivée surprise du groupe de Slice passa totalement inaperçu. C'est ainsi que même Jinn, qui avait pourtant un des sens les plus aiguisé de la galaxie, fut incapable de les sentir. La trace laissée dans la force par la source obscure surpassait de loin toutes les autres au point de les submerger. L'aura du seigneur Fear ou celle de Slice n’échappèrent pas à la règle. D'ordinaires écrasantes, elles ne pouvaient pas rivaliser aujourd'hui avec celle qui émanait du vaisseau. Elles furent noyés comme toutes les autres. Jinn était conscient de cela et il n'aimait d'ailleurs pas l'idée d'être mis dans le même sac, comme si il n'était finalement qu'un mouton parmi d'autre. C'est avec la tête rempli de question que le seigneur sith vagabondait seul dans les coursives du vaisseau, d'un pas peu assuré, son sabre inactivé en main pour faire rapidement face à tout danger, utilisant quasiment toutes ses forces pour se guider dans l'obscurité.
- …Pam..................................................................................................Pam..................................................................................................Pam...
Il s’arrêta immédiatement. Presque inaudible, un bruit régulier semblait raisonner dans tout le vaisseau. C'est du moins ce qu'il pensa au départ mais comme aucun autre soldat ou droïde présents dans le destroyer ne semblaient percevoir le bruit, Jinn se demanda tout simplement si ça ne venait pas de sa tête. Ce n'était pas son rythme cardiaque, il en était sûr. ça rassemblait plus à … Un tambour. Oui un tambour. Le sith sonda du mieux qu'il pu son environnement mais il ne perçu rien d'autre que la source obscure, qui ne devait plus être très loin maintenant. Jinn décida de ne pas faire attention au bruit et de reprendre son chemin.
- …Pam.....................................................Pam.....................................................Pam.....................................................Pam.....................................................Pam...
Il s’arrêta une nouvelle fois vingt mètres plus tard, ne pouvant plus ignorer l'instrument. Le rythme du tambour s'était accéléré. Le bruit semblait gagner en force et en intensité à chaque fois qu'il se rapprochait de la source de l'énergie obscure. Qu est ce que c'était? Sans doute un moyen de l'attirer, mais l'attirer vers quoi? Un piège? Par qui! Le vaisseau était vieux, était vide à leur arrivée, l'air n'aurait même pas été respirable sans l'intervention du groupe Delta et l'électricité ne passe même pas dans cette zone du vaisseau!... Pourtant le bruit était bien là, le seigneur sith refusa de croire à un mirage auditif de sa part. Il reprit de nouveau son chemin, plus attentif que jamais, prêt à toute éventualité. Tout n'était pas aussi simple il le savait. Il manquait toujours des traces de l'équipage et il y avait cette atmosphère obscure. Quelque chose de pas net s'était produit dans ce vaisseau et continuait de se produire en ce moment même.---------------------------------------------------------------------------------------------------Equipe Charlie---------------------------------------------------------------------------------------------------
Le commandant du groupe d'exploration venait d'atteindre la passerelle du vaisseau avec le reste du groupe Charlie. Comme les volets de protection des vitres étaient relevés, la pièce était relativement bien éclairé par la lumière qui était reflété de Yavin et sa lune. Le groupe et le droïde iris sombre purent éteindre leur lampe sans perdre en visibilité, il était préférable d'économiser les batteries dés que l'occasion se présentait.
Le droïde cria, il venait de trouver quelque chose. Assis là, sur le siège du commandant de bord, se trouvait un soldat en uniforme. Le groupe s'approcha doucement, l'inconnu était mort et depuis très longtemps. A en juger par ses galons, c'était quelqu'un de très haut gradé. Le cadavre semblait momifié, on pouvait encore desceller les traces d'un sourire glaciale figé sur son visage et un datapad était coincé sous ses deux bras croisés. Un expert aurait pu sans aucun doute dater cet officier grâce à son état de décomposition ou peut être même grâce à son uniforme, mais tous les membres du groupe du seigneur sith , lui compris, aurait bien été incapable de mettre une date sur ce vaisseau ou sur ce cadavre. Peut être vieux de plusieurs dizaines d'années, voir des centaines. Le commandant tenta de tirer le datapad vers lui, il du s'y reprendre à plusieurs fois avant d'arracher l'outil des mains de la momie. Ça y est!! Il l'alluma sans attendre, la batterie était faible, il fallait faire vite.
Il lut rapidement en diagonal pour essayé de se mettre dans le contexte. ça semblait être le journal de bord du commandant du vaisseau. D’après ce qu'il comprenait, deux vaisseaux de classe centurion, celui là et un autre, avaient eu une mission un peu plus accès dans l'exploration et les études scientifique que pour le combat. Il furent envoyé très loin dans l'espace inconnu pour étudier un groupe d’astéroïde suspect repéré par l'ordre jedi. Comme le datapad se mettait déjà à sonner pour prévenir les utilisateurs d'un arrêt imminent à cause d'une batterie insuffisante, le commandant se concentra sur les derniers groupes de messages, ceux qui éveillaient un peu plus son attention.
[J+86-10h28] - L'exploration et la fouille des structures civilisées découvertes sur l'astéroïde XP-618 arrivent à leur fin. Le bilan humain est de un mort, le maître jedi Dookas, et de deux blessés graves, les caporal et caporal chef , Igor Dresmeko et Julian Delcourt. aujourd'hui toujours inconscients dans l'infirmerie. Les trois cas sont lié à l'explosion accidentelle d'une mine destiné au forage de l'astéroïde. Accident qui a eu pour conséquence de sceller tous les explosifs jusqu'à la fin de la mission. Hormis le nombre impressionnant d'images et de vidéos enregistrés sur place. Le groupe de jedi chargé de la mission d'exploration n'ont ramené qu'un petit objet carré. Il est métallique et ses cotés lisses ne comportent aucune inscription. Les jedi n'ont de toute façon pas été capable de traduire les hiéroglyphe qui se trouvaient sur les parois de la structure dans l’astéroïde. On devra attendre notre retour sur Coruscant pour pouvoir analyser correctement toutes les données récoltées. L’intérêt porté sur cette objet ne nous à pas été explicitement clarifié par les membres de l'ordre Jedi. Les enregistrements secrets demandés par le général de la république durant la mission nous en a dit plus sur le sujet. Les jedi parle ici d'une étrange atmosphère dans l'astéroïde qui aurait été vraisemblablement créé par cet objet. Une flore de couloir noire se serait développée autour de lui alors que l'ensemble du temple se trouvait dans le vide, sans possibilité de vie. Étrange n'est ce pas... Beaucoup de question, dont une qui m'intrigue personnellement, Pourquoi les jedi n'ont ils pas ramené un échantillon de cette flore... ils ont sûrement leur raison.
[J+86-14h05] - L'objet a été enfermé dans un aquarium.Les jedi ont des gros doutes sur sa nature et on voulu tester son influence sur des matières organiques. Comme le laboratoire présent sur notre vaisseau dispose d'une plus grande diversité de plante, l'objet a été transféré du «Ceasar» jusqu'à notre centurion Par contre les gardiens de la paix bloquent l'accès du laboratoire au scientifique et à tout personnel militaire quelque soit son grade. De plus, ils refusent de partager tout résultat. La seule réponse qu'ils nous ont donné était que l'objet pouvait présenter un danger. Je crois plutôt qu'ils veulent être les seuls à bénéficier de la découverte. Le général a eu raison de se méfier d'eux depuis le départ. Je vais le contacter le plus vite possible. Il fera suffisamment pression sur l'ordre jedi pour nous permettre de participer aux recherches.
[J+88-09h38] - Les jedi ont fini par céder. L’influence du général nous a permis de reprendre le contrôle sur la totalité du vaisseau , le laboratoire compris. L'histoire ne s’arrêtera sans doute pas là, l'ordre nous a promis de passer par la plus haute institution pour nous écarter des recherches. Il faut comprendre par là qu'ils vont passer par le chancelier. Pour quel motif? Nous n'avons d’après eux pas les connaissance requise pour étudier ce «type» d'objet, notre implication pourrait sensiblement compliquer les chose... Je ne comprend pas cette volonté de nous mettre de coté, ça ne leur ressemble pas. En tout cas le laboratoire est à nous pour l'instant. Ils sont censé partager tous leurs résultats mais je suis sur qu'ils nous cachent encore des choses.
[J+92-17h18] - La croissance des plantes du laboratoire a été anormalement élevé ces derniers jours, les premiers test biologiques montre une grosse activité et un décuplement incroyable de leur effet. C'est sans doute bonne découverte. Son apport dans les domaines médicaux, environnementaux et militaire pourraient être assez important. On a encore beaucoup de question à son sujet. Notamment de savoir si ces effets sont durables, si il faut rester constamment à coté où si une courte exposition suffit et surtout comment il fonctionne. Les scientifiques l'ont passé au scanner pour en savoir plus, mais les ordinateurs du labo ont soudainement cessé de fonctionner. Le capitaine Reaper est persuadé que les jedi sont responsable de ce dysfonctionnement. Il va sans doute trop loin dans son raisonnement, mais c'est vrai que l'ordre cherche à nous écarter des recherches depuis le début. L'idée de démonter l'objet nous a traverser l'esprit mais les scientifique n'ont pas voulu l'autopsier, de peur de lui infliger des dégâts irréversibles. Ce n'est de toute façon plus qu'une question de temps, que le scanner soit réparable ou pas, on sera bientôt arrivée sur Coruscant et plus rien ne pourra arrêter l'analyse de cet objet.
[J+93-09h00] - Les deux blessés graves on était conduit dans le laboratoire. Les scientifiques pense que l'objet devrait accélérer la guérison et décupler les effets des médicaments, comme il le fait déjà sur les plantes et les petits animaux. On a pu constater de net progrès des les premières heures d'exposition. C'est une très bonne nouvelle, pour nos blessés et pour notre découverte.
[J+94-13h30] - Le cercle des officiers a organisé un repas à coté du laboratoire. L'équipage a pu fêter dignement leur découverte, bon nombre d'entre eux se sont déjà pris en photo avec l'objet. Les gens présents sur le vaisseaux ne cessent de faire des allez retour pour l'observer, le toucher. Il faut en profiter, on y aura sans doute plus accès une fois sur Coruscant.. Les jedi voient d'un mauvais œil toute cette activité. Je sais de source sur qu'ils tentent de faire plier le chancelier sur ce point là. Étant très proche du général, il y a peu de chance qu'il s'oppose à lui mais les jedi ont l'air déterminé et ils pourraient utiliser d'autres «argument» pour PERSUADER le chancelier de pencher en leur faveur. A quel point veulent-ils cet objet? Que nous cachent ils son sujet?
[J+95-06h00] - ça y est. Le chancelier nous retirent le contrôle du labo. Ce n'est pas vraiment une surprise, on sait tous a quel point les jedi peuvent être … persuasif. Ce changement d'avis ne me parait pas tout à fait naturel. Le chancelier est passé d'un soutient indéfectible au général et à l'armée à une position ferme en faveur des jedi, c'est le jour et la nuit. Décidément je les aimes de moins en moins ces sorciers. Deux jedi sont maintenant enfermé à l'intérieur du labo et veuille à ce que personne d'autre ne puisse rentrer à l'intérieur. Les deux blessés sont retirés du laboratoire et réinstallés dans l'infirmerie. Cette dernière mesure est tout à fait incompréhensible.
[J+98-21h42] - L'état des deux prisonnier s'est dégradé durant les derniers jours, ils sont mort dans la mâtiné. Une cérémonie sera organisé dans les jours à venir. Autant vous dire que les jedi ne sont pas invités.
[J+100-24h00] - L'ambiance est devenu trop malsaine, je suis obligé de le notifier. La tension monte chaque jours. L'équipage parle de le main mise des jedis sur le chancelier, le sénat, l'armée et leur responsabilité dans la mort de nos deux camarades. Des regards et des phrases assassines s’échangent régulièrement entre l'armée et les jedi à l'intérieur du vaisseau, ça ne leur ressemblent pas mais je crois qu'ils sont en train de devenir complètement fou ces dégénérés à capuche. La porte a était scellé pendant plus d'une semaine et nous n'avons plus de nouvelle des jedi qui étaient à l'intérieur du labo. Ce matin elle était grande ouverte et le laboratoire était vide, enfin vide … plus de jedi et plus d'objet. Qu'est ce qu'ils sont en train de nous préparer? Ils ne peuvent pas être bien loin, personne n'a pu quitter le vaisseau. J'ai questionné le maître et il était pas foutu de me répondre. Il se fiche de moi cet enfoiré.
[J+102-03h22] - /!\Incident Mortelle/!. Les deux jedis sont réapparu arme à la main et ont commencé à massacrer les scientifiques du vaisseau. C'est tout à fait incompréhensible!! Aucun d'eux n'a tenté de rentrer dans le laboratoire et même si ça avait été le cas, rien ne justifiait un telle rage. On a réussi à les tuer mais beaucoup d'entre nous y ont laissé la vie. 25 Morts et 33 blessés. On a isoler le reste des jedi de notre centurion dans leurs quartiers, en leur disant qu'il y avait une enquête. Ils ont sans aucun doute senti la morts de leur deux congénères, mais aussi qu'ils avaient sombré. Ce qui sera un bon point pour nous dans l'enquête général une fois qu'on sera arrivé. Le maître nous a aussi demandé si on avait retrouvé l'objet, il l'a même appelé «Holocron». Je n'ai pas voulu lui répondre, en réalité il est introuvable. Ils semblaient sincèrement dépités mais je ne peux plus leur faire confiance. On a pu voir leur vrai visage depuis tout le début de cette histoire. Ils sont sûrement en train de nous montrer une nouvelle comédie. Ils n'ont rien de héro et je dirais même qu'ils représentent un danger immédiat à la survie de mon équipage.
[J+103-01h52] - Les jedi ont été exterminé. Sans trop de difficulté cette fois ci. Ils se sont de nouveau rebellé, leur présence a bord n'était plus acceptable. L'«Holocron» a été retrouvé sur leur maître. Il s'est bien payé ma tête. Nous avons quitté l'hyperespace et le «Ceasar» nous a emboîté le pas. Ils nous envois sans cesse des messages pour nous demander des explications. Les jedi présent à son bord doivent savoir que les leurs sont mort dans notre vaisseau. Pour l'instant nous ne leur répondons pas. On sait déjà quel sera leur réaction face au événement et on sait de quel coté penchera la justice, le chancelier et tous les politiques. Nous n'avons plus envie de retourner sur Coruscant. Ils ne peuvent pas enquêter et nous juger objectivement sur les incidents, ils n'étaient pas là, ils ne savent pas a quel point tout ça était pesant. Je n'ai pas envie d'affronter des gens qui ne peuvent pas comprendre.
[J+104-21h39] - Destruction du «Ceasar». Devant notre silence ils ont essayé de nous accoster. C'était tout à fait inimaginable dans l'état actuel des choses. Nous avons tiré les premiers et vu la vitesse à laquelle ils ont riposté, nous détruire était visiblement une éventualité qu'ils avaient envisagé. Inutile de vous demander qui tirait les ficelles dans l'autre vaisseau. C'est sans doute mieux ainsi. Nous pouvons maintenant disparaître sans laisser d explication. Je ne sais pas quels messages a envoyé le «Ceasar» sur Coruscant, mais ils ne connaissaient pas suffisamment la situation, ils n'ont pas pu dire grand chose. On a subit des dégâts assez important durant la confrontation, mais rien de vital n'a été touché. Heureusement qu'on a tiré les premiers. On peut continuer de voyager pendant encore un moment. Le temps de trouver une solution a notre situation.
[J+106-02h35] - L'objet est vraiment fascinant. J'aime passer mon temps à l'observer. Une exposition assez courte semble calmer notre faim ce qui est bénéfique à l'équipage, ça nous permet de ne pas trop taper dans les rations alimentaires qui deviennent assez rare aujourd'hui. Non seulement il permet de réguler notre appétit mais des marques sont apparu sur ses contours.
[J+ 352-00h02] - biue byq gy gyrgbyg bpdibziqg gyro ....
Le reste était incompréhensible. Puis quelque instant plus trad le datapad se coupa, faute de batterie. Le commandant soupira et contacta le croiseur consulaire par radio.
-Transmettez tout ce qu'on vient de trouver au seigneur Fear.
- On a déjà essayé, pas moyen de le contacter.
- C'est pas vrai ... Équipe Delta, partez immédiatement à sa recherche.---------------------------------------------------------------------------------------------------Jinn Fear---------------------------------------------------------------------------------------------------
- …Pam..............Pam..............Pam..............Pam..............Pam..............Pam..............Pam......PAM!!
Le tambour cessa subitement. Jinn venait d'arriver devant une immense porte métallique. Son objectif était derrière, il pouvait le sentir. Un brin excité, il tendit la main pour ouvrir la porte avec la force. Une épaisse fumée s'échappa de la pièce et s'engouffra dans le couloir où était présent le seigneur sith. Elle se dissipa lentement, et descendit jusqu'au niveau des genoux. Jinn entra à l'intérieur, toujours sur ses gardes. Les murs de la pièce semblait être recouverts par des plantes montante noires et le sol était totalement irrégulier, d'ailleurs chacun de ses pas finissaient par un craquement morbide. Intrigué, le sith inspecta soigneusement la surface de la pièce...C'était sur des cadavres qu'il était en train de marcher.
En partie dissimulé dans la fumée, Jinn venait de retrouver l'équipage. Ils étaient disposés de manière géométrique autour de quelque chose. Placer dans un cercle concentrique, les cadavres étaiebt tous disposés dans le même sens, la tête vers le centre de la forme et une main tendu comme si il souhaitait attraper quelque chose devant eux. Au milieu se tenait un pupitre sur lequel devait se trouver un aquarium qui a éclaté, de gros morceaux de verres étaient d'ailleurs encore visible sur ses bords. Au milieu se trouvait un petit objet carré, l'objectif du seigneur sith, la source de cette atmosphère obscure, un holocron. D’ordinaire ce sont les holocron jedi qui sont en cube, et les sith pyramidale. Malgré sa forme, celui là était sans aucun doute malfaisant, sûrement un leurre pour tromper les gardiens de la paix.
Une des six faces de l’objet était un peu plus mis avant que les autres, dessus se trouvait des inscription rouge fonçé, limite brillante et en langue basique. le sith se rapprocha suffisamment pour les lire à haute voix."Vos frère sont à jamais vengés.
Les gardiens ne conservent la paix que pour assurer leur pérennité,
Le contrôle qu'ils ont sur la société.
Votre confiance ils ne l'ont pas mérité.
M'amener sur Coruscant et me livrer au jedi, jamais vous ne devrez!
N'ayez crainte, près de moi, de rien vous ne manquerez
L'eau, la nourriture et le repos ne vous sont d'aucune utilité.
Il n'y pas de besoin dans l’immortalité
Vos faiblesse, vous devez les oublier.
Seul la haine peut vous aider
Il n'y a aucune limite dans la mort de la lumière"
Jinn tendit la main pour l'attraper. ses doigts n'étais plus qu'a quelque centimètre de l'holocron quand les inscription s'effacèrent. Surprit, le président Corellien éloigna immédiatement son bras. Les marques furent remplacé par un seul mot, en sith cette fois:"Bienvenu" -
Post n°13
Auteur : RaidenLa tension commençait doucement à monter entre les pirates et ce qui devait ressembler à des naufragés. D'un côté se tenaient les survivants de la bataille de la Forge, perdus dans cette jungle depuis plusieurs de nombreuses semaines. Les vêtements, ou plutôt ce qu'il en restait, leur posture, meur visage, tout leur Être était l'incarnation même de la fatigue et du désespoir. Mais à la vue des appareilsqui venaient de se poser, leurs yeux s'étaient soudain illuminés à l'idée de peut-être pouvoir quitter cette lune. Mais de l'autre côté se tenaient les propriétaires de ces vaisseaux, des pirates armés à la mine patibulaire venus dans le seul but de retrouver un Seigneur Sith. Transporter autant de rescapés jusqu'à une quelconque destination ne faisait pas partie du programme, d'autant plus qu'ils n'avaient surement aucun crédit sur eux.
La pointe de ma lame improvisée braquée sur le naufragé le plus proche, à l'image des pirates qui tenaient le reste de la bande en joue, je leur ordonnai de reculer. Cette menace ne leur fit d'ailleurs pas plus d'effet que ça, l'envie de partir d'ici l'emportant sur la peur de se faire descendre. L'air était devenu électrique et la tension palpable, à tel point que je ne fis pas attention à une certaine perturbation dans la Force. Une aura assez familière pointa le bout de son nez sans que j'y prête attention.
Ce n'est qu'en entendant un raclement de gorge que je consentis à tourner la tête pour découvrir Slice, vêtu tel le prince d'une bande de clochards, perché sur son cailloux avec une cape s'enroulant sur elle-même à cause du vent. A ce moment précis de ma vie, je savais que plus jamais je ne connaîtrai pareil moment de solitude. Je reculai discrètement en direction de mon Infiltrateur tandis que la foule semblait comme hypontisée par cette vision. Peut-être valait-il mieux laisser Slice sur sa lune. Je me doutais depuis longtemps que ses idées à la fois géniales et complètement tordues dissimulaient des germes de folie. Allez savoir pourquoi mais, tandis qu'il prenait la pose sur son rocher, j'eus comme une envie de le laisser mûrir sur la lune quelques semaines de plus. J'étais presque arrivé à mon vaisseau que sa voix résonna jusqu'à mes oreilles. Quelques secondes plus tard, il se tenait à côté de moi après avoir sauté de son perchoir et ne tarda pas à me lancer sa première vanne depuis longtemps à propos d'un certain défilé sur une certaine lune.
-Faut croire que vos enseignements commencent à porter leurs fruits.
Je suivis ensute mon Maître et toute la clique jusqu'à la plus grande tente pour faire le point sur la situation actuelle. Le premier point abordé concernait le paiement des pirates qui avaient fait le voyage pour me récupérer et venir ensuite chercher Slice. Le prix grimpa en flèche quand Bloodrush annonça qu'il comptait également emmener les rescapés. Le groupe de fortune et d'infortune réunissait des gens venant d'horizons différents. Heureusement, Slice semblait avoir profiter de son temps pour mettre quelques babioles de côté, qu'il céda quasiment en totalité pour honorer la facture. Puis sur ce, il congédia tout le monde sauf le capitaine des pirates, Elerina et moi-même.
Son plan pour prendre sa revanche était loin d'avoir aboutit. Seule la destruction du Temple Sith de Kashyyyk s'était déroulée comme prévu. Certes l'Empire s'était effondré mais Kovarn avait survécu et l'Oméga restait impuni. Je pus à ce moment sentir l'aura de mon Maître s'étendre et s'obscurcir. Sa colère était surtout dirigée contre lui-même mais je ne pus empêcher un frisson de me parcourir l'échine. En fait, je ne l'avais jamais vu à 100% de ses capacités et ses réels pouvoirs m'étaient encore aujourd'hui cachés.
Slice et Elerina s'entretinrent ensuite concernant son avenir parmi l'ordre de Cypher. L'Oméga maintenant destitué et disparu, plus rien ne la retenait à l'ancien Empire et elle était libre de nous rejoindre si elle le désirait.
Vint ensuite la leçon suivante. Nous avions échoué et Slice le mis en partie sur le compte de ma faiblesse. Sur le moment, l'idée de lui envoyer la table basse dans la tronche me traversa l'esprit. Mais il n'avait pas foncièrement tort. Avant la bataille de la Forge, mon esprit avait été scindé en deux, m'empêchant de lacher tout mon potentiel. Mais c'était terminé aujourd'hui. J'avais renouer avec ma part d'obscurité, acceptant de ce fait ce que j'étais. Je sentais ce pouvoir bouillonner en moi. Mon démon s'était déjà manifesté à plusieurs occasions, submergeant toutes les défenses que j'avais érigé. Et à chaque fois, j'étais revenu à moi au milieu de mes ennemis terrassés par ma lame. J'avais lutté contre mes pulsions bien trop longtemps, m'affaiblissant sans même m'en rendre compte. Maintenant, je ne faisais plus qu'un avec elles. Sur Dantooine était née une bête et je l'avais accepté. Il ne me restait plus qu'à la dompter. Je ne le savais pas encore mais l'enseignement de Slice était le premier pas vers un tout nouveau pouvoir.
Je restai un long moment avec le Prince Noir, nous deux seuls dans la tente. Connaissant mon vicieux de Maître, j'eus d'abord peur qu'il ne me fasse subir quelques sévices en guise d'entrainement. Mais il fut autrement. Je le sentis pénétrer mon esprit, ce qui était mieux que mon corps, et sa voix résonna dans ma tête.
*J'honorerai mon serment, Maître.*
Puis s'en suivit une longue discussion autour des événements de ces derniers mois. Slice me raconta ce qu'il accomplit ainsi que son duel avec Kovarn. Au moins, je n'étais pas le seul à avoir échouer et cette perspective me remonta le moral. Moral qui fut d'ailleurs jeté aux chiens quand il commença à me remonter les bretelles concernant mon comportement avec Desmus. Encore une, l'envie de lui envoyer n'importe quelle pièce du mobilier à la gueule se fit sentir. Slice avait le don de vous faire sentir valoriser avant de vous rabattre plus bas que terre en moins de 3 minutes. Je commençais à le connaître mais malgré ça, je ne m'étais toujours pas fait à son attitude de connard. Il était différent sur beaucoup de points aux Jedi que j'avais rencontré. Mon ancien Maître sur Hoth s'était montré compatissant et dévoué, croyant dur comme fer que je pourrais faire un bon Jedi. Slice, lui, semblait prendre un malin plaisir à malmener ses élèves comme s'il était frustré ? C'est le mot, oui. Comme s'il n'avait jamais pu concrétiser un quelconque désir. Peut-être avait-il été amoureux de son ancien Maître avant que celui-ci ne l'abandonne sur un astéroïde. Enfin, nous étions à l'heure actuelle réunis pour aller pisser sur ce qu'il restait de l'Ordre Sith.
Le reste de notre séjour sur Yavin fut ponctué du discours de Slice. Perché sur son rocher d'où il m'avait accueilli, il avait entrepris de rallier toutes les personnes présentes à notre cause. Bien au-delà du classique duo Maître-Apprenti, le Paria semblait avoir comme idée de créer une armée au service de Cypher. Le Prince Noir, par un discours pronant la haine et la vengeance face à un Empire au bord de l'anéantissement, parvint à rallier tous les réfugiés à sa cause. Ces derniers prirent la direction du cargo des pirates en direction d'un avenir tracé dans la sang et la colère. Ainsi était-ce son plan depuis le début. Voila pourquoi Slice avait dilapidé toute sa fortune récupérée sur la lune. Heureusement, en tant qu'apparenti dévoué, j'eus le droit à mon ticket d'or et à ma place à bord de l'Infiltrateur Sith.
Mais avant de monter à bord, Slice fut rejoint par une meute de... En fait,ça ressemblait à un chien en beaucoup plus féroce. Aucun doute que cette meute agissait selon le bon vouloir de mon Maître. Les chiens, peu importe le véritable nom de cette race, étaient vraisemblablement heureux de retrouver leur chef de meute. Mais quelque chose en plus semblait les agiter. Plusieurs d'entre eux s'attardaient à repouser quelque chose vers la forêt. Ce n'est que lorsque Bloodrush la ramassa que je vis qu'il ne s'agissait que d'un chiot, beaucoup plus frêle que ceux de son âge qui cavalaient entre les adultes. Le Paria le souleva par la peau du cou et le dévisagea longuement avant de me le jeter d'un air négligent. Je devais m'en occuper et en faire un animal loyal et meurtrier, voilà tout ce qu'il me donna en guise d'explication.
Bref, une fois tous à bord de l'Infiltrateur avec Sven aux commande, ce qui ne me plaisait pas le moins du monde, Slice commença à nous exposer la suite des opérations. Et il était autant paumé que nous tous. Voir même encore plus en tant que chef. Heureusement pour lui, un signal de détresse lui donna un prétexte pour mettre le cap sur une quelconque destination. Et même si le Prince Noir était au départ contre cette idée, il se ravisa quand la seule Jedi présente à bord lui signala une perturbation. En vérité, il s'agissait du Côté Obscur. La, en direction du signal, se trouvait une énorme masse imbhibé de Force obscure, et l'espace en étai imprégné. Il s'agissait ni plus, ni moins d'un vaisseau. Un immense bâtiment inconnu et délabré, mais surement le plus gros qu'il m'ait été donné de voir. Au final, la décision fut prise de l'explorer.
L'ensemble de la flottille de Cyper aborda l'immense carcasse. Seul le cargo se retrouva séparé et dû accoster à un endroit du croiseur. Slice usa de la Force pour verrouiller les portes du hangar devant le regard abasourdi de Sven. Ce dernier lui demanda d'ailleurs plus d'explications sur ce qu'offrait la maîtrise de la Force. Il faudra d'ailleurs que je me rappelle de lui en coller une. Le pirate n'eut d'autres idées que de demander au Seigneur Bloodrush si la télékinésie pouvait s'appliquer à la sexualité. A ce moment, je savais que sa question n'allait rien amener de bon. Et j'avais eu raison. Slice, dans sa grande sagesse et allant chercher ses idées dans les recoins de son esprit malade, ne trouva rien de mieux que de nous charger, Elerina et moi, de lui rendre un rapport sur cette pratique. En fait, je serai surement l'un des premiers apprentis à mettre une droite à son Maître. Je sentis mes oreilles chauffés tandis que tous les regards se tournèrent vers Elerina et moi. Je n'osai même pas lui jeter un regard, persuadé qu'elle se trouvait dans la même situation que moi. Les autres membres d'équipage se mirent à débattre sur le sujet. L'envie me pris de tous les envoyer chier mais aucun ne sorti de ma bouche. Et je savais pertinement que m'énerver ne ferait que servir les desseins de mon tordu de Maître.
L'exploration se poursuivit et nous arrivâmes jusqu'à un sas où tout le monde entra. Ce n'est que lorsque la séquence de dépressurisation commença que tout le monde percuta sur la même idée. Personne n'avait vérifié qu'il y avait de l'air de l'autre côté du sas. La panique s'ensuivit et lorsque les portes s'ouvrirent, tous se sentirent à la fois soulagés et idiots. Il restait maintenant à rétablir le courant dans l'immense vaisseau.
-Je m'occupe d'aller jusqu'à la salle des machines et relancer le système. Je désignai la mécanicienne d'un signe de tête. On s'occupera de retaper le générateur si y a besoin.
Je me tournai vers Sven qui me donna le chemin le plus rapide jusqu'au générateur.
-On se retrouve sur la passerelle dès que le courant sera revenu.
En fait, j'avais juste envie de m'éloigner le plus possible de Slice pour le moment. Nous étions réunis depuis quelques heures et il avait déjà recommencé à me pourrir. Dire que j'étais revenu d'un coma de plusieurs semaines et avais traversé la moitié de la galaxie pour me voir humilié par celui qui avait juré de me former.
Accompagné de la mécanicienne, je m'enfonçai dans les sombres dédalles du croiseur. Les couloirs aux parois métalliques étaient plongés dans le noir faute de courant mais cette obscurité n'était pas naturelle. Depuis que j'avais posé le pied dans le hangar, je sentais un courant d'air permanent me caresser la nuque. Quelque chose avait élu domicile dans le vaisseau. Cette même chose qui semblait avoir provoqué sa chute. La mécanicienne par contre ne semblait pas plus perturbé que ça. La jeune fille, une torche à la main, marchait devant moi, éclairant le sol en fer froid devant nous. Elle avait mieux mémorisé les plans que moi et je lui faisais confiance pour nous mener jusqu'au générateur.
Soudain, je m'arrêtai net. Quelque chose venait de passer derrière moi. J'attrapai le manche de mon sabre laser, qu'Elerina avait gardé en lieu sûr le temps de mon coma. Je me retournai lentement pour découvrir ce même couloir froid que nous venions de traverser. L'atmosphère était écrasante. Je sentais le Mal à l'état pur dans les mur. Le vaisseau lui-même semblait vouloir nous assimiler. La mécanicienne s'arrêta à son tour et se tourna vers moi.
-Quelque chose ne va pas ?-J'ai cru que... C'était qu'une impression, de vieux souvenirs sont gravés dans ces couloirs.
Il était inutile de lui foutre la trouille alors que j'étais même pas sûr de ce que je percevais.
-C'est rien. Continuons.
La main sur mon sabre, je repris la route derrière la fille. Elle paraissait sûre d'elle quant à la direction à prendre malgré le nombre d'escaliers et de virages à prendre.
-Je voudrai vous poser une question, si vous le permettez.-Dites toujours.-C'est comment d'avoir un Maître comme le Seigneur Bloodrush ? Je veux dire, il est cool pour un Sith. Enfin, un ancien Sith de ce que j'ai compris.-C'est surtout le roi des cons.-Pourtant c'est votre Maître, vous êtes pas censé le respecter ?-Disons qu'on forme un duo assez atypique. C'est pas que je le respecte pas. Sa manière d'entrainement est complètement foireuse mais ses enseignement sont loins de ce que les Jedi et les Sith prônent. Sa vision de la Force est surement la plus réaliste que j'ai pu voir. Disons qu'il serait le même idéal s'il se montrait un peu moins con par moment.
Plus nous nous enfoncions dans les entrailles du monstre, plus la présence se faisait oppressante.
*Toi aussi, tu l'as sens.**Ca faisait longtemps que je t'avais pas entendu.**Je suis toujours là.**Je sens la haine filtrer à travers ces murs.**Ce vaisseau est empli du Côté Obscur. Quelque chose s'est passé ici. Il n'a pas été juste abandonné par son équipage. Une Force est à l'oeuvre ici et quoi qu'elle puisse être, elle a causé la perte de ce vaisseau.*
-On est arrivé.
La voix de la mécanicienne me tira de mon monologue intérieur. Nous venions d'arriver dans la salle du générateur. L'endroit était si grand que le plafond disparaissait dans les tenèbres. De nombreuses machines faisaient le tour de la salle, se fondait dans la structure même. L'endroit aurait normalement dû être animé par le ronronnement des réacteurs. Mais c'était un silence mort qui régnait.
Je rejoignis la jeune femme au pied d'une immense tour qui tronait au centre de la salle. Elle semblait occupée à un faire le tour, scrutant chaque centimètre carré de la paroi à la lueur de sa torche. Je n'avais aucune idée de ce qu'elle cherchait jusqu'à ce qu'elle pousse un petit cri de victoire. Je la rejoignis pour la voir ouvrir une trappe dans la colonne. Elle commença à manipuler des fils à l'intérieur, débranchant certains prises pour en rebrancher d'autres. Elle passa plusieurs minutes à jouer avec les branchements.
-Allez de l'autre côté et actionnez le levier en même temps que moi.
Je m'exécutai et trouvai sans peine la manette dont elle parlait. J'attendis son ordre et tirai dessus en même temps qu'elle. Le générateur commença à vrombir tandis queles lumières commencèrent à clignoter avant de se stabiliser. Le courant étét revenu. -
Post n°14
Auteur : Elerina BraikeL'air pesait lourd dans le vaisseau fantôme , après cette démonstration de la force de la part de Slice. Sven eut l'intelligence de faire une question qui assemblait le pouvoir de la force et la sexualité .
Etant la seule femme sensible à la force et connaissant un minimum Slice , celui-ci allait sans aucun doute me mêler à cette conversation d'une manière et d'une autre .
Et cela n'avait pas loupé , mais il avait fait pire que ce que je pensais car il avait annoncé sans discrétion que Raiden ainsi que moi même allions étudier d'un peu plus "près" le sujet... Jamais la gène ne m'avait autant déranger .
Je sentais bien qu'il bouillonnait de colère , mais il voulait aussi éviter mon regard. D'un côté , j'étais en colère mais pas vraiment pour les même raisons que l'apprenti de Slice je pense . Mais en faites , une partie de moi était vraiment de mauvais poil et ne demandais qu'à sauter au coup de Slice pour lui arracher ce qu'il avait entre les jambes .Mais une autre partie de moi était plus timide et hésitante . Malgré mon regard de dépit , je savais bien que je rougissais et il valait mieux que personne ne l'aperçoive .
L'exploration se poursuivit et nous arrivâmes jusqu'à un sas où tout le monde entra. Quand la séquence de dépressurisation commença , les membres du groupes commença à paniquer pour une raison que j'ignore . Rapidement je m'étais aperçu que personne n'avait vérifié qu'il y avait de l'air de l'autre côté du sas. Mon cœur tambourinai de plus en plus vite lorsque les portes s'ouvrirent, finalement ... il n'y eu aucune victime à déplorer il y'avait vraiment de quoi se sentir à la fois soulagé et idiot.
-Je m'occupe d'aller jusqu'à la salle des machines et relancer le système. Je désignai la mécanicienne d'un signe de tête. On s'occupera de retaper le générateur si y a besoin.
Raiden partait avec la mécanicienne devant ... l'idée qu'il parte avec elle me plut que très moyennement . Mais il ne fallait pas que je tombe de jalousie il fallait que moi aussi je me montre utile mais pour l'instant patience . Le petit groupe continua sa route dans le vaisseau fantôme . Mise à part le bruit de pas que nos bottes firent , le silence était maître du vaisseau , mais ce silence cachait beaucoup de choses d'inquiétant .
Les lumières du couloirs s'allumèrent les unes après les autres révélant ainsi un couloir fait de mur noir métallique avec une légère fumer au niveau du sol . Pour moi ce fut le signal que je devais agir maintenant tout de suite et faire une reconnaissance des lieux même si l'on avait déjà envoyé des droïdes . Je pris rapidement la tête du groupe et regardai en direction de Sven .
- Sven avec moi . On part en reconnaissance devant pour le groupe , les droïdes ne nous ont toujours rien transmis c'est assez inquiétant .
Je me mis rapidement à courir avec une main sur la poignée de mon sabre-laser , et jetai un œil derrière moi en espérant que Sven me suivait ce qui était bel et bien le cas , ouf au moins il n'y aurait aucun problème au niveau des ordres.
Slice ne nous avait pas retenue , pour moi c'était une permission , de plus cela me permettrai de lui montrer de quoi je suis capable si jamais il y'avait un pépin lors de l'opération .
Plus notre duo s'enfonçait et plus l'air devenait pesante , quelque chose n'allait pas . Le côté obscure était anormalement présent dans ce vaisseau et pas qu'un peu.
Je ressentis la peur la souffrance , la haine et la colère ... quoi que ça soit , je sus rapidement que ce qui me fit ressentir ces sentiments était quelque choses qui me dépassait très largement .
Sven et moi continuâmes à courir à vive allure dans les couloirs en direction de la passerelle ( enfin ... je crois ) . Dans notre course vers la passerelle Nous nous sommes arrêtés devant les turbos élévateurs qui furent en parfait état de marche .
Nous entrâmes dedans en direction de la passerelle .Sven me lança un regard qui voulait tout dire ...
- On est pas les seules à être vivant dans ce tas de ferrailles ... quelqu'un avait déjà tout réparer ... je n'aime pas ça ... en plus de l'air qui est respirable alors que ce vaisseau à l'air abandonner ... j'ai un mauvais pressentiment ...
- Arrête de t'en faire tu veux , dans le pire des cas , j'aurai qu'à sortir mon sabre-laser et couper quelques tête !
A ce moment précis , au moment même où le mot "tête" avait été prononcer , les portes du turbo-élévateur s'ouvrirent laissant apparaître un groupe armé qui occupait toute la passerelle du vaisseau, nous étions nez à nez en train de nous dévisager . je leur fis les gros yeux avant de me tourner vers Sven.
- Je t'avais prévenu... t'es vraiment incorrigible toi ...
- ah merd* ... mais tu ne m'avais pas dit qu'il y'aurait autant de tête à couper ! Mais bon Attend restons calme , on va peut-être pouvoir parler avec eux ... sans décapitation ni blaster entre les deux yeux ... avec un peu de chance... même si j'en ai jamais eu ... -
Post n°15
Auteur : Jinn Fear- Heu les gars...? Les cameras des droïdes nous indiquent que le courant est de retour. Vous y êtes pour quelque chose ou c'est une opération du saint Jawa? Les deux équipes d'exploration déclinèrent par radio toute responsabilité dans cet événement, seul la réponse de Jinn manquait à l'appel. Ignorant totalement la possibilité de l'intervention d'un groupe extérieur au leur, tous leurs soupçons se portèrent sur le seigneur sith. A mon avis c'est Fear qui fait joujou avec la lumière.
- Vous croyez?
Ce n'était pas la première fois que l'équipage suspectait Jinn de s'amuser avec les interrupteurs. Il avait passé le plus clair de son temps à atteindre et allumer les lumière de son vaisseau pendant toute la journée d'Halloween. Ces tentatives répétés déstinées à faire peur à ses hommes en jouant sur l'ombre et la lumière furent un échec cuisant. D'ailleurs seul le pilote fut capable de les effrayer ce jour là en menaçant d'écraser le croiseur contre l’astéroïde le plus proche. Ce n'est qu'au denier moment et dans un grand éclat de rire qu'il détourna la trajectoire du vaisseau pour éviter l’obstacle. Une fois la blague digéré, ces camarades l'enfermèrent dans son casier pour le reste de la journée...
- En y repensant c'est assez probable et je crois même qu'on peut s'attendre à quelques coupures «rigolotes» dans les prochaines minutes, et quand je dis «rigolotes» je veux dire que ça ne me fait pas du tout rire. Équipe Delta, vous avez repris la trace du seigneur sith ?
- Non... On... continue... les... recherches...
Les communications avec l'équipe delta était de moins en moins nette, c'était peut être un début d'explication sur la disparition du seigneur sith. La zone ou il était ne permettait tout simplement pas au d’émettre ou de recevoir quelque chose et si l'équipe Delta se rapprochait encore de lui, le reste de la communauté finirait par perdre leur trace. La disparition du seigneur sith ne les inquiétaient pas plus que ça, il était parfaitement capable de se débrouiller tout seul et dans la plupart des situations. Sa recherche n'était qu'une mesure de précaution, le commandant n'aimait pas perdre la trace de ses camarades, quelque soit leur supposé puissance.
- Puisque que le courant est de retour, il y a peut être des cameras de surveillances qui nous permettront d’accélérer les recherches.
Les deux seuls militaires et le droïdes iris sombre présent sur la passerelle de commandement du destroyer se mirent à rechercher des moniteurs de camera de sécurité quand tout à coup, la porte principale de la pièce se déverrouilla et s'ouvrit. Croyant machinalement que c'était Jinn, le commandant du groupe d'exploration releva à peine la tête, mais quand il vit que c'était des personnes totalement inconnu, il ramassa son fusil blaster préalablement posé sur un immense clavier et mit en joue les nouveaux arrivants.
- Plus un geste!! Cria-t-il te toute ses forces. L'autre soldat qui l'accompagnait releva à son tour la tête et imita son supérieur en visant le groupe d'inconnu avec son arme de service. L'iris sombre n'étant pas armée, il se contenta de filmer la scène.
- De quoi? Qu'est ce que vous racontez? Que se passe-t-il? Le responsable du groupe de surveillance, qui était lui toujours présent dans le croiseur consulaire à l'intérieur du hangar du ravageur ne comprenait pas ce qu'il y avait, mais la situation semblait s'envenimer. Comment était ce possible? C'était si calme jusqu'à présent. N'ayant pas encore l'image, il n'avait que la radio pour se faire une idée de la situation, autant dire que c'était difficile d'avoir une vue d'ensemble.
- Levez les mains au dessus de la tête !!
- Mais putain dites moi ce qu'il se passe!! Il perdait clairement son sang froid. Il pressait tout le monde dans le cockpit du croiseur consulaire pour quelqu'un trouve les images filmés par le droïde présent sur la passerelle et les retransmette sur son écran.
- On est pas les seuls sur ce vaisseau. Bordel vous êtes qui ? Lança-t-il ensuite aux inconnus d'une voix agressive.
- Comment ça, Qui d'autre?
Personne ne lui répondit, les deux soldats sur place regardaient à présent les écrans installés un peu partout sur la passerelle de commandement tout en gardant un œil sur les nouveaux arrivants, tous affiché un compte à rebours, un compte à rebours qui allait prendre fin dans moins de dix seconde. C'était au moins autant intriguant que la présence des inconnus . Personne ne semblait savoir ce que c'était, ils n'avaient plus qu'a prier pour que ça ne soit pas le système d’autodestruction qui s'était déclenché...3..2..1..0 Le destroyer passa en hyperespace. -
Post n°16
Auteur : Elerina Braike- On est pas les seuls sur ce vaisseau. Bordel vous êtes qui ?
Avant même que celui-ci n'ait une réponse , j'avais déjà activé mon sabre-laser de couleur sang en me ruant dans leur direction .
Parlé n'était pas la meilleur solution finalement , il valait mieux les tué avant que ce ne soit eux qui le fassent .
Les militaires armés n'avaient pas attendu à ce que mon sabre soit à porter de leur têtes pour ouvrir le feu . La passerelle s'illuminait aux tir de blasters et à mon sabre laser .
Sven , mon acolyte , voyant que je m'étais jeter tête la première dans la pièce sans même avoir répondu au militaire , il était resté en retrait , pour la première fois il me voyait prendre part au combat et par la même occasion la lumière de mon sabre . Il valait mieux lui montré que je n'étais pas qu'une femme faible incapable de se défendre.
La bure sombre volant dans les airs , la capuche rabattue , le sabre-laser activer , J'avait tout pour me montrer menaçante. J'étais presque persuadé de mon avantage, mais il fallait absolument que mon sabre puisse les atteindre .
Le seul moyen était d'effectuer un saut pour réduire la distance entre les tireurs et moi.
Mais le bip d'une console m'interpella et en un instant le vaisseau quitta le monde réel pour la dimension parallèle de l'hyperespace .
Projetée en arrière à cause de mon bond , j'avais percuter une console violemment de la tête . Finalement les deux militaires se mirent à couvert en attendant qu'on se décident à bouger .
Le vaisseau ayant retrouver une certaine stabilité me permit de me relever et de retourner à la charge contre les deux tireurs .La passerelle brilla de nouveau avec hardeur dans le monde parallèle dans laquelle on voyageait .
Derrière moi , je regardais Sven du coin de l’œil , je le voyais regarder autour de lui comme ci il cherchait à me donner un avantage quelconque .
Mais je n'allais pas tenir plus longtemps , il fallait que la situation bouge , mais ce n'était pas à moi de faire ça , il valait mieux que je reste sur ma position et que je défende du mieux que je peux Sven et moi contre tout projectiles qui pourrait se montrer mortel pour nous.
Le côté obscur était belle et bien présent dans le vaisseau , je ressentais son écho , son appel , son murmure , de quoi rendre fou une personne faible d'esprit et qui n'est pas sensible à la force . D'une profonde inspiration j'allais charger une fois encore sur nos deux adversaires qui ne semblait pas vouloir se calmer .
Là ! Ils rechargèrent leur armes ! C'était le moment d'attaquer ! Avec un bref regard du côté de Sven , il comprit rapidement la situation et jeta une grenade IEM pour désactiver leur armes et les étourdir pendant un court laps de temps . Et ce laps de temps était arrivé , d'un geste simple et rapide , mon sabre-laser réussis à découper grossièrement le bout du canon de leur armes les rendant ainsi inefficaces .
Tout en gardant la pointe de ma lame dans la direction des deux soldats , j'avais pu apercevoir le pirate qui consultait les tableaux de bords , sans nul doute pour voir quelle était notre destination . Mais son regard me permit de déduire qu'il n'y avait là rien de concluant et que finalement nous allions devoir tiré nos informations auprès de nos deux adversaires vaincus et pour cela il va falloir avoir recourt à la bonne vieille méthode de l'interrogatoire . D'un pas lent et sure , la bure sur les talons ,je m'étais doucement approcher d'eux .
- Bon ... Contrairement à vous , je n'ai pas l'intention de vous tuez ... enfin pour le moment , on va faire simple répondez à toute ses questions à la fois et je verrais si je vous laisse en vie , si vos réponses s'éloignes trop de la réponse que j'attend , je pense que l'un de vous deux va devoir apprendre à marcher avec une jambe ... bon alors : Qui êtes vous ? Pour qui travaillez vous et aussi où va ce vaisseau ? Messieurs ... la parole est votre !
Personne ne me répondit , les deux soldats qui furent assis contre le mur , me dévisagèrent d'une manière particulièrement plaisante , de la peur ? de la haine ? de l'impuissance ? Tout ces sentiments pouvaient se voir sur leur visages mais il manquait quelque chose à tout cela ... ils n'avaient pas l'air de me prendre au sérieux ... Bon j'avais assez attendu .
Dans un pas lent , j'avais pris la direction des deux soldats qui gardaient le silence ... Quelques secondes passèrent avant que ma lame traversa rapidement mais violemment la jambe de l'un des deux pions de l"ennemie" . un cri de douleur mélanger à des pleurs se firent entendre dans toute la passerelle , la jambe qui fut séparée de son corps était enfin libre de "gambader" à ses envies et tout cela grâce à moi .
- Alors ... je repose ma question ...Qui êtes vous ? Pour qui travaillez vous et aussi où va ce vaisseau Messieurs ? -
Post n°17
Auteur : SliceCe post est en trois parties.
Version Audio :
Engagée dans une large coursive, l’équipée de Cypher joua une fois de plus de malchance. De mémoire d’homme tout s’était enchainé très vite ; trop vite même … Il y avait eu un appel d’air, une dépressurisation, puis une forte détonation. L’instant d’après une avalanche de décombres s’était effondré sur les malheureux.
On ne peut dire avec précision combien de temps Slice resta inconscient. Le fait est qu‘il demeura longtemps immobile. Par un curieux hasard, sa posture rappelait en bien des points les gisants des Seigneur Sith des temps jadis. Pourtant la comparaison s’arrêtait là, car il n’y avait que peu de rapports entre l’ancienne et la nouvelle génération Sith … Les temps avaient changé et le plus puissant des Seigneurs contemporains n’arrivait même pas à la cheville de ses ancêtres … L’immuable aliénation du temps sur les cultures avait fait son œuvre, et au fur et à mesure que les années s’écoulaient, l’érudition et la puissance des sensitifs dépérissait. C’était là une cruelle réalité qui se vérifiait une fois de plus : happé par l’explosion, le Seigneur de Cypher avait été ramené à sa position de simple mortel. Tout puissant qu’il fût, ses pouvoirs et sa prestance n’avaient pas pu empêcher ce cruel jeu du hasard. Il n’avait suffi que d’un claquement de doigts pour que Slice se retrouve en pareille situation : « on s’endormait dieu, on se réveillait homme ».
Les secondes s’écoulèrent ainsi jusqu’à ce qu’une douleur au crâne ne le tire brusquement de ses rêveries. Gisant à même le sol, couvert de cendres et de poussières, le Prince Noir eut un réveil bien difficile. Complètement hagard, il retrouvait là un lieu bien différent de celui qu’il avait quitté. Le couloir avait laissé place à un chaos tout autant imperceptible que déroutant. L’obscurité ambiante était totale et le Sith fustigea un instant sur sa malchance habituelle. Combien d’explosions, de crashs, d’accidents, de dépressurisations et bien d’autres catastrophes allaient encore ponctuer ses mésaventures ? À moins que celle-ci ne soit sa dernière ?!
* - Non ! *
Son cœur se noua à cette perspective. Non, cela ne pouvait finir ainsi ! Le Paria n’était pas passé par la mort et les enfers pour terminer ses jours dans ce vaisseau fantôme ! Ses poings se serrèrent de colère.
* - Non, pensa-t-il encore.Non, ça ne se terminera pas comme ça ! *
C’est qu’il commençait à s’habituer à de pareilles situations ! Grinçant des dents, Slice maudit les dieux qui l’avaient abandonné. Il jura ainsi sur tout le panthéon galactique, et pour être sûr qu’ils l’entendent il les insulta copieusement dans tous les dialectes de la création ! Pas une seule langue de Babel ne fût omise lorsqu’il harangua les cieux !
Et lorsqu’enfin il fût calmé, lorsqu’enfin il eu réglé ses comptes avec ceux qui tissaient son destin, Bloodrush entreprit de se tourner vers le futur. Paniquer ne lui servirait à rien. Il devait garder toute sa lucidité s’il voulait s’en sortir. Après tout, si ce genre de mésaventures devait devenir les bagages de sa vengeance, il l’accepterait de bon cœur et jouerait d’elles pour n’apporter que davantage de crédit a ses exploits. Car là où un simple mortel serait déjà tombé, il était toujours vivant et s’agrippait à la vie avec entrain. Là où on l’avait tué, il n’avait gagné que davantage de pouvoir ! Et là où on l’avait jadis humilié, il avait tiré sa plus grande vengeance ! Car après tout le Temple de Kashyyyk avait brûlé, les novices de l’Omega avaient étés massacrés, et là où les Siths avaient jadis une maison, il pouvait se laisser penser à y construire durablement la sienne. L’Arbre Blanc avait repris racine et il lui restait à attendre le printemps. Mais déjà les premiers bourgeons commençaient à apparaître.
Le Sith s’en fit le serment : pour tous ses compagnons tombés pour Cypher, lui et les siens monteraient plus haut qu’aucun autre n’était jamais monté. Ils s’élèveraient jusqu’à atteindre ces dieux qui les tourmentent ! Et lorsqu’enfin ils auraient atteint les affres de la puissance, lorsqu’enfin ils possèderaient la connaissance et la pratique qui était l’apanage des Anciens Seigneurs, alors seulement Slice et les siens pisseraient sur le commun des mortels depuis toute leur hauteur ! Ceux qui les méprisaient jadis disparaitraient pour ne laisser place qu’à des gens comme eux ; ils construiraient alors une terre promise pour les parias ... Mais ce rêve était encore loin … Pour l’heure, ceux qui l’accompagnaient étaient peu nombreux, mais ils formaient un groupe de ruffians qui était profondément soudé autour de sa personne. Des réfugiés, des parias, des laissés pour compte …, tous ne tiraient de plaisir que dans le talion et ils avaient trouvé là un prince pour les guider : le Prince des Parias ... Sa devise était simple : « œil pour œil, dent pour dent ». Tel était le principal enseignement du culte.
S’accrochant à son idylle, à ce jour lointain où les réprouvés s’élèveraient en un seul corps contre le reste du monde, le Sith s’extirpait du mauvais pas dans lequel il se trouvait. Ne disant mot, Slice rampa sur le sol jusqu’à trouver suffisamment de force pour se relever. Il prit appui sur un pan de mur, et, s’armant de courage, il se releva péniblement. Ses muscles étaient encore endoloris et la douleur qu’il éprouvait au crâne était certes fugace, mais récurrente. Soufflant à gorge déployée, il ne fît qu’un pas avant de perdre une nouvelle fois l’équilibre. L’homme retomba alors à quatre pâtes et il peina une nouvelle fois pour se rehausser. Lorsqu’enfin il se teint de nouveau sur son séant, le Sith s’adossa contre le mur pour reprendre ses esprits. Il était encore sonné et ses oreilles bourdonnaient avec autant d’entrain que les ailes d’une nuée de Géonosien prêt pour la guerre. Reposant son corps meurtri, il profita de l’instant pour essayer de comprendre ce qui lui était arrivé.
Des souvenirs lui revenaient doucement en tête : une brusque accélération et une forte explosion. L’esprit aiguisé du Seigneur Noir ne mît pas longtemps à en comprendre l’origine, et d’un rapide coup d’œil aux hublots, Slice eut la confirmation de ce qu’il redoutait. Le vaisseau était passé en vitesse lumière … Bien qu’il n’était ni ingénieur ni mécanicien, l’homme se doutait bien que la brusque alimentation des moteurs hyper-spatiaux avait dû provoquer une surcharge dans le système. Cette surcharge avait probablement endommagé des composants vétustes, qui, en cédant, avaient fait exploser une partie du plafond de la coursive. L’explosion les avait alors ensevelis partiellement sous les gravats ... Il restait à espérer que cet incident fût localisé et que les autres installations du vaisseau n’avaient pas connu des dysfonctionnements semblables. Dans le cas contraire, la situation à bord de l’appareil s’annoncerait bien plus critique que prévu. Certes, cet incident localisé était tragique, mais un blackout à grande échelle pouvait s’avérer encore plus dramatique.
L’idée d’investir le navire ne lui semblait plus aussi géniale qu’à l’origine. L’entrain qu’il avait témoigné au début de leur exploration avait fait place à une certaine rancœur. Le Sith se laissait penser qu’il n’aurait pas dût monter à bord. Cette décision lui paraissait avoir été une cruelle erreur. Il avait eu sa dose d’aventure et il aspirait à autre chose qu’un énième casse-pipe ... Réfléchissant dans l’obscurité, il décida de mettre de côté toute cette rengaine et de se concentrer davantage sur l’immédiat. Une fois tiré d’affaire il aurait tout loisir pour râler et s’en prendre au destin. En effet, le bon en vitesse lumière amenait des questions sous-jacentes à son esprit. Par exemple, le Seigneur Noir était interpellé par le fait qu’à leur abordage le vaisseau dérivait en direction de Yavin. Pourtant ils étaient encore vivants en cet instant … Pourquoi diantre ne s’étaient-ils pas abimés sur la planète gazeuse lors de leur passage en vitesse lumière ?! En toute logique l’appareil n’avait pas pu changer de cap. Il aurait dût être détruit lors de leur collision avec l’astre céleste … La première supposition qui lui était venue à l’esprit était que, par miracle, les moteurs fussent endommagés. À l’image d’un navire avec un gouvernail touché, le bond hyper-spatial avait alors pu être décalé sur un côté. Dans ce cas de figure, cela ne signifiait rien de bon. Car s’ils étaient encore en vie, il était probable que le vaisseau ne soit lancé en vitesse lumière sur aucune voie connue. Autrement dit : il était toujours possible de terminer leur course en percutant une planète, une étoile ou tout autre corps céleste que ce soit. Quoi qu’il en soit, la seule manière d’en savoir plus et de régler cette situation était encore de rejoindre la passerelle. De là haut il serait alors possible d’en évaluer la situation avec circonspection et d’en tirer les actions à pourvoir.
Quittant momentanément ses pensées, Slice revint vers des préoccupations encore plus pressantes. Le silence avait été propice aux réflexions et c’était là le problème. Le Sith venait de remarquer que quelque chose clochait … Un détail dans cette pénombre, mais qui prenait toute son importance : personne d’autre ne parlait. Il était seul, plongé dans l’obscurité. Nul bruit ne filtrait, mis à part le crépitement de quelques flammes et le vrombissement lointain de la carlingue du vaisseau. Où étaient donc ses camarades ? Étaient-ils morts ? Blessés ? Où s’étaient-ils enfuis comme des couards ?!
« - Ohé ?! Il y a quelqu’un ? »
Aucune réponse ... Après quelques maugréements, le Sith écarquilla les yeux et chercha vainement à percevoir quelque chose dans la purée de pois qui s’étendait devant lui. Le chaos régnait en maître en ce lieu et malgré tous ses efforts, le Paria n’y voyait bougrement rien. Cette partie de la coursive était remplie de poussière en suspension et faute de dispositifs lumineux encore en état de marche, la part belle était faite à l’obscurité. Tel un aveugle dans une partouze, Slice en était réduit à tâtonner son environnement des pieds et des mains pour pouvoir y progresser. La progression du Sith était pénible et chacun de ses pas se faisait avec une lenteur digne des déplacements du RAID dans l’appartement du tueur au scooter de Toulouse. Par chance Slice était un tant soit peu plus rapide que ces individus, mais je me garderais bien de vous narrer en détail cette partie de son épopée. Pour résumer, il convient de rappeler que la tâche fût ardue et qu’en 5 minutes le Seigneur Noir était parvenu à tomber 3 fois au sol et il ne parcourut qu’une distance de 7 mètres, (60 centimètres et 42 millimètres exactement).
Passé cet exploit, l’homme fit une courte pause qu’il mit à profit pour étudier une nouvelle fois la situation. Il était clair qu’il ne pourrait perdre plus de temps à pareille ânerie, mais de l’autre côté l’obscurité était si profonde qu’il risquait à coup sûr de se casser la gueule s’il s’aventurait tête baissée dans la pénombre. Ci et là, quelques flammèches éclairaient les lieux. Mais ce n’était en rien suffisant pour que ses yeux fussent en mesure de discerner promptement le capharnaüm qui se terrait sous ses pieds. Heureusement, avant d’être un homme d’action Slice restait un homme d’esprit. Et après avoir compris qu’il ne pouvait encore se ridiculiser de la sorte, il s’en remit à son instinct. Système-D oblige, le Seigneur Noir dégainât ainsi son sabre et il l’activa dans la foulée. La lumière blanche de son arme envahit alors cette partie de la coursive, dévoilant ses alentours immédiats. Ce semblant de lumière providentiel réchauffa son cœur et son honneur et il put enfin estimer les lieux.
Ses doutes initiaux étaient fondés : un éboulis s’était formé derrière lui et voilà qu’il lui était impossible de faire demi-tour. Il ne se faisait que peu de doute sur le fait que ses camarades se trouvaient soit derrière ces décombres, soit dessous. Alors qu’il s’essayait en vain de dégager le passage à l’aide de son sabre, le Sith perçut soudain un faible râle sur son côté. Il abandonna immédiatement ses efforts et chercha à identifier l’origine de la plainte. Slice était doté d’une bonne ouïe, et, à l’aide de sa torche improvisée, il ne mit pas longtemps à en retrouver l’auteur. Il s’agissait là d’une femme, visiblement coincée sous une armoire électrique. Le placard lui était tombé dessus lors de l’effondrement du plafond. Le Sith s’approcha de la malheureuse et, lorsqu’il fût à son niveau, vint prendre de ses nouvelles.
« - Korra ?! C’est vous ? »
« - À votre avis ?... Qui voulez-vous que ça soit d’autre ? L’Empereur Omega ?! … »
L’Empereur Omega ? Ici ?! Et avec une voix féminine ?! Si Korra présentait la chose de manière vexante, elle ignorait dans son malheur qu’une telle situation aurait pût être possible. En effet, il était bon de se souvenir de la toute-puissance du feu Seigneur Sith Omega, dont les légendes narraient qu’il pouvait changer de forme à sa guise. Un collège scientifique énuméra un temps la possibilité que l’Empereur fût un changeant, probablement un Clawdite ou une créature abjecte du genre tels que les épouventard et autre monstre qui pullulaient dans la galaxie. Malheureusement on ne fût jamais en mesure de connaître la nature du dît Empereur puisque ce dernier fût finalement défait par les républicains et jeté dans une prison. Lui qui jadis avait resplendi dans l’univers telle l’étoile d’un nouvel Empire, pourrissait à présent dans les geôles miséreuses de Coruscant. Quoi qu’il en soit la remarque de Korra était la preuve à elle seule du légendaire humour Jedi : des répliques pas drôles et qui ne parlaient pas de saucisse. Pire que leur humour, c’était bien leur susceptibilité qui les rendait de mauvaise compagnie. En effet, on se souvient facilement de l’humoriste Bantha, Mr YeuxDonné, qui s’était vu interdire un spectacle à Coruscant sous prétexte que ses élucubrations portaient atteinte à la communauté Jedis et qu’il s’agissait ainsi d’un appel à la haine. Mais outre ces cruels manques à la liberté d’expression, retournons à la situation immédiate à bord du vaisseau fantôme. Alerté par la délicatesse de sa camarade, Slice eut la confirmation qu’il s’agissait bien de Korra. Il vint alors à son secours tel le prince de lu à l’heure du gouter.
« - Rien de cassé ? »
« - Ça pourrait aller mieux … Korra essaya de se dégager tandis que Slice entreprit de déplacer l’armoire. Après quelques mouvements l’objet roula sur le côté, libérant la malheureuse de sa funeste étreinte. Mais alors qu’elle pensait son calvaire terminé, la Jedi s’immobilisa une nouvelle fois. Les traits tendus, son visage trahissait sa douleur.Ahhhh … Lâchez tout ! Je suis complètement coincé ! »
Slice avait réussi à décaler suffisamment l’armoire pour que Korra puisse se mouvoir, mais visiblement quelque chose d’autre clochait. Il se recula en silence et la laissa faire. La jeune femme tenta alors de se dégager pour la deuxième fois consécutive. Rien à faire … En fin de compte elle se résigna à accepter le fait qu’elle était encore bloquée. À l’aide de sa torche faite maison, le Paria éclaira la malheureuse et il trouva rapidement le problème : un bloc de métal retenait toujours une de ses jambes. Après une courte pause, la femme s’essaya encore de se dégager. Mais malgré toutes sa bonne volonté, ses efforts étaient vains ... Slice esquissa un geste pour venir l’assister, mais elle lui intima l’ordre de rester où il se trouvait.
« - Restez où vous êtes ! Je vais me débrouiller ! »
Les dents serrées, elle étouffait ses gémissements avec un orgueil bien digne de son clan. La chevalière n’était pas du genre à montrer sa faiblesse à autrui. En bon Jedi qu’elle avait été, elle taisait sa douleur au maximum et s’efforçait le plus calmement possible de s’extirper de son piège. Tentatives après tentatives, elles ne perdaient rien de son entrain. Malheureusement la tâche était bien difficile et la pauvre femme se lacérait un peu plus la jambe à chacun de ses mouvements. Après deux minutes (qui durent être un véritable calvaire pour elle), le Sith apposa sa main sur son épaule et l’invita à se calmer.
« - Du calme papillon ! Laisse-moi te dégager. »
Comme d’ordinaire le Sith passait du vouvoiement au tutoiement sans s’en rendre compte. Mais ses propos étaient animés d’une réelle franchise. Il devenait urgent de libérer sa camarade et de continuer sa route. Elle eut beau protester, son choix avait été fait. Sa main serra davantage l’épaule de son amie. Et après quelques minutes elle abaissa la tête en signe d’acceptation. Mieux valait que Korra demeure le plus calme possible en cet instant, car le Seigneur Noir usait de son épée avec méticulosité à quelques centimètres de son corps. Un coup mal placé aurait suffi à lui couper le membre. Alors que Slice s’affairait à libérer la jambe de sa camarade, cette dernière lui demanda des nouvelles de leurs compagnons.
Le Sith haussa les épaules. La question était censée, mais pour toute réponse il n’en savait trop rien. Il supposait que ses comparses fussent sains et saufs de l’autre côté de l’éboulis, mais rien ne permettait de corroborer ses suppositions. Ses sens étaient altérés par le côté obscur qui sévissait dans l’air ambiant. L’homme se sentait tellement bridé qu’il avait la désagréable impression de revenir à l’époque où il n’avait été qu’un simple novice. Il était clair que ce vaisseau renfermait un lourd secret, mais Slice était bien plus préoccupé par l’état de sa collègue que par l’idée de s’en aller explorer les recoins de ce navire maudit.
Après quelques coups d’épée laser bien placés, le bloc de métal avait fini par céder. La Jedi pût enfin s’extirper de sa prison de fer et quelques secondes plus tard elle était déjà sur pied. Par chance elle ne souffrait que de quelques ecchymoses et d’une cheville foulée. Si c’était douloureux, ce n’était en rien comparable avec ce qu’ils avaient enduré sur Yavin IV. Aussi, serrant les dents elle se contenta de remercier son ami. Elle utilisa un tuyau trouvé par terre comme s’il avait s’agit d’une canne et après avoir respiré une longue bouffée de cet air méphitique et renfermée, elle se dît prête à le suivre.
Bloodrush hocha la tête. Korra alluma son épée à son tour, et, équipés de ces deux torches improvisées, ils tentèrent de discerner un quelconque passage dans l’obscurité. La Jedi se teint les côtes avant de questionner Slice au sujet de l’explosion.
« - Je me souviens d’une explosion et puis plus rien. Que s’est-il passé ?» demanda-t-elle avec inquiétude.
« - On est passé en vitesse lumière. Visiblement ce bouiboui a mal supporté l’accélération … »
« - Vu la gueule du vaisseau, on ne peut pas dire que c’est une surprise ! La question c’est plutôt : quel est l’abruti qui en est à l’origine ? Vous pensez que c’était un programme automatique ? »
« - Les responsabilités qui incombent à ce foutoir ne sont absolument pas ma priorité. Ce qui m’inquiète c’est surtout l’état du vaisseau, j’espère qu’il ne va pas nous péter entre les mains … »
« - Voyons voir !Korra s’approcha en clopinant vers un hublot afin d’y observer la coque extérieure du navire.La structure en elle-même a l’air de tenir…Elle s’arrêta soudain de parler avant de lancer avec stupeur :Le vaisseau des mercenaires … il … il … »
L’estomac noué, Slice s’approcha du hublot. Inconsciemment il savait déjà ce qu’il allait y trouver. Et bien qu’il s’y attendait, ses yeux furent pris d’une vision d’horreur : le vaisseau « fer à repasser » avait disparu, arraché lors de l’hyper-propulsion. Il était fort à parier que ses occupants et ses riches denrées fussent perdus. Par chance on avait eu le temps de débarquer une bonne partie des survivants du Rubicon, mais la perte de l’appareil des mercenaires signifiait la perte d’une bonne partie des richesses amassées sur Yavin IV ... Le Prince Noir frappa contre le mur. C’était un coup dur ! Ce vaisseau transportait son or et ses fidèles … Le coup du sort venait une fois de plus de le priver du maigre avantage dont il s’était doté. Fou de rage il laissa éclater sa colère et beugla à gorge déployée.
« - S’il y a bien un dieu conscient en ce monde, que ce soit un être de chair ou bien la force elle-même, hé bien je peux confirmer sans l’ombre d’un doute que c’est là un enfant de putain !! Sans déconner !!Slice martela le hublot du poing.Jusqu’à quand le destin a-t-il décidé de me chier dessus ?! »
En tant que narrateur je dois bien vous avouer que j’éprouve un plaisir sadique à le voir dans de telles péripéties. Et bien que cela puisse vous courroucer, je peux vous assurer que Bloodrush ne sera jamais le protagoniste d’un RP idyllique ! Heureusement ce personnage de fiction ignore l’étendue de la trame dont il est le héros et il ne pourra jamais se prémunir des coups-de-pùtes que je place sur sa route.
Quoi qu’il en soit, l’homme était littéralement fou de rage. Son sang bouillonnait et toute la haine qu’il avait éprouvée à l’encontre de ses faux frères était en l’instant reporté sur ce cruel hasard qui semblait prendre plaisir à ruiner tous ses efforts (ahah). Korra regardait Slice en silence. La jeune femme semblait mitigée. Était-il bien un Seigneur Noir ?! Mais qu’est-ce qu’il paraissait faible … À le voir ainsi fustiger pour la perte de quelques biens et, au vu du nombre de fois qu’il avait manqué de mourir depuis qu’elle le connaissait, la question du véritable statut du Sith commençait réellement à se poser à son esprit. Il n’était peut-être qu’un simple Guerrier Sith, se targuant dans sa vanité d’être un des plus puissants sensitifs de ce monde ? La scène qu’il lui peignait en cet instant représentait un homme bien faible et miséreux. Slice ne paraissait pas aussi sûr de lui qu’il s'essayait à le laisser paraître. Et puis, il y avait sa façon d’agir, bien différente de tout ce qu’on lui avait enseigné au sujet de ses ennemis. Bloodrush ne semblait pas réellement avoir mauvais fond, il avait plus l’air d’un novice tiraillé par ses sentiments qu’un véritable maître dans l’art de la force … Dans un signe de moue, elle leva les yeux au ciel et assainit une lourde claque à son compère. Depuis le crash du Rubicon ils étaient devenus des compagnons et des amis. Et bien qu’il viendrait indubitablement le temps où leurs épées se croiseraient de nouveau, pour l’heure elle se devait de l’aider. Après tout il avait risqué plusieurs fois sa peau pour lui venir en aide et il aurait été vraiment malvenu de le trahir comme l’avaient fait son maître et le chef des républicains lors de leurs péripéties sur Yavin IV.
« - Bon Dieu, mais reprenez-vous Slice … »
La jeune femme s’était ruiné la main en le giflant. En effet, dans l’action elle avait omis le fait qu’il portait un casque. Sa main était rougie par le coup, mais il en était de même pour le visage du Seigneur Sith. La rouste qu’il s’était prise lui piquait la joue sous son heaume. Bloodrush avait été pris de court et s’il avait été une fois de plus ridiculisé, il savait qu’elle avait bien fait. Peu de ses camarades se seraient attenté à le gifler, car nombreux étaient ceux qui le craignaient. Ce geste, sous le coup de la colère, témoignait de l’amitié véridique qui liait les deux compères. À moins que ce fût là la preuve qu’il ne représentait aucun danger à l’esprit de Korra. Quoi qu’il en soit, Slice tituba sous le coup. Il reprit enfin ses esprits et se sentit honteux. Il la remercia vainement et il fût impossible de savoir s’il était en colère contre lui-même pour s’être emporté, ou bien s’il en voulait à sa comparse pour l’avoir ainsi ridiculisé … Slice avait de la chance que ses hommes ne fussent pas en sa compagnie, car s’il en avait été le cas l’image qu’il s’efforçait de se donner en aurait pâti pour longtemps ! Aucun des deux sensitifs n’osa parler sur l’instant et un silence pesant s’établit entre eux.
Soudain, la radio accrochée à la ceinture de Korra laissa échapper un mugissement. Elle l’attrapa énergiquement et la porta immédiatement à son oreille. Slice s’en alla la rejoindre. Leur tête collée contre l’écouteur de l’appareil, ils étaient avides de nouvelles. La transmission qu’ils percevaient était certes d’une qualité médiocre, mais c’était là les premiers signes de vie de leurs camarades depuis l’explosion. C’était Desmus au bout du fil !
« -hzzzzkzzzzzKorrakzzzzz est-ce que vous m’entendez ?! hzzzzkzzzzz»
« - Desmus ?! Je suis avec Slice. On est sain et sauf, mais c’est la merd* ici … Il y a un éboulis dans le couloir, on ne peut pas faire demi-tour. »
« - hzzzzkzzzz Loué soit le dieu cornu, vous êtes en vie !hzzzzkzzzzIl y a eu une explosionhzzzzkzzzz Je suis avec Starik et le reste de la bandehzzzzkzzzz On va bienhzzzzkzzzzOn ne peut ne pas vous rejoindrehzzzzkzzzz Le couloir est effondré devant noushzzzzkzzzzQu’est-ce qu’il s’est passé putain ?! »
« - Le vaisseau est passé en vitesse lumière. La question c’est combien de temps allons-nous tenir avant de rentrer dans une étoile ou que cette épave n’explose ? »
« - On est en hyperespace ?!hzzzzkzzzzAh putain c’est la merd* !hzzzzkzzzz Il ne faut surtout pas couper l’alimentationhzzzzkzzzzz Le système de survie doit avoir -
Post n°17
Auteur : Slicedérivé sur les circuits classiques pour se rechargerhzzzzkzzzz autrement dit hzzzzkzzzzz si on coupe le courant du vaisseau on risque de se retrouver sans système de vie hzzzzkzzzzz plus d’oxygènehzzzzkzzzzdépressurisation et compagniehzzzzkzzzz »
Desmus en savait quelque chose, il était un capitaine de renom. L’électronique standard des appareils spatiaux était traditionnellement programmée pour recharger les batteries des systèmes de survie sur l’alimentation standard lorsque l’engin avait été en mode sommeil de manière trop prolongée. En d’autres termes : il y avait un risque important pour que l’appareillage de survie ne fonctionne pas s’ils coupaient le courant. On ne pouvait pas non plus abandonner le vaisseau puisque ce dernier était en pleine vitesse lumière. La seule option envisageable pour l’instant aurait été d’envoyer un de leurs droïdes couper le courant pendant qu’ils retournaient à bord de l’Infiltrateur et des chasseurs Siths. Malheureusement le vaisseau des mercenaires avait été détruit et tout l’équipage qui y avait débarqué se retrouvait littéralement pris au piège dans le navire-fantôme. Tous savaient ce que cela voulait dire : ils devaient trouver un moyen pour se rendre maître de l’appareil et de couper son hyper-propulsion. Le reste viendrait en son temps.
Malheureusement, les adeptes de Cypher avaient omis un facteur non négligeable dans leur plan : la présence des gens de Jinn Fear. Eux aussi étaient dans l’appareil et ils pouvaient à coup sûr générer de cruelles rencontres ! Car en l’instant la plupart des hommes du Prince Noir ignoraient qu’ils n’étaient pas les seuls à bord de cette épave volante. En fait, seuls Elerina et Sven avaient découvert la vérité et on n’avait pas eu la moindre nouvelles de leur part ! Il était clair que s’ils avaient été mis au courant de l’existence des autres passagers, leurs actions en auraient été toutes différentes. Mais n’étant point omniscients, Korra et Desmus n’étaient pas au fait de la situation et leur discussion en pâtissait. Pour l’heure ils se trouvaient divisés en plusieurs groupes : la Jedi et Slice d’un côté ; Desmus, Starik, le pilote et la compagnie d’un autre ; Raiden et la Mécanicienne au réacteur ; Elerina et Sven vers le pont ; et tous les autres passagers du vaisseau « fer à repasser », plus d’une bonne centaine à dire vrai ! Pour sûr ça faisait du monde à coordonner et les communications radio empiraient …
« - Et merd* ! Des nouvelles de Raiden ? La mécano ? Sven ? Elerina ? Les passagers du vaisseau des mercenaires ? »
« -hzzzzkzzzzLe vaisseau des mercenaires est porté manquanthzzzzkzzzzOn a eu des nouvelles des passagers par radio hzzzzkzzzzla plupart d’entre eux ont eu le temps de débarquerhzzzzkzzzzUne partie va essayer de rejoindre les hangars principauxhzzzzkzzzzils vont voir si il y reste des vaisseaux utilisableshzzzzkzzzzle reste nous rejoinshzzzzkzzzznous allons tenter de monter vers la passerelle de commandementhzzzzkzzzz»
Ils ignoraient là aussi que la seconde partie de ces gens faisait route vers le hangar où se trouvait le croiseur consulaire du Président Corellien. Plus les secondes s’écoulaient plus on approchait du point de non-retour. Il suffisait d’une rencontre fortuite, d’un excès de zèle d’une des parties, pour que tout parte en cacahuète. Mais pour l’heure on était bien inconscient de ce qui se tramait en sous-main. Slice indiqua à Korra qu’ils allaient essayer de retrouver Desmus dans les parties supérieures du navire. Elle l’écouta en silence et énonça leur décision à la radio.
« - Parfait ! On va essayer de trouver un autre chemin et vous rejoindre ! »
« - hzzzzkzzzz Je vous reçois très mal hzzzzkzzzzKorra ?!hzzzzkzzzz hzzzzkzzzz»
« - Desmus ?! Vous m’entendez ! Desmus ! »
« -hzzzzkzzzz hzzzzkzzzz hzzzzkzzzz hzzzzkzzzz hzzzzkzzzz»
Plus rien… Les perturbations électromagnétiques étaient trop nombreuses. On tenta en vain de recontacter Desmus. Puis, voyant que ça ne marchait pas, on s’essaya à avoir une communication avec Elerina, puis Raiden … Mais à chaque fois personne ne répondait. Les communications étaient visiblement hors services et se fût le cœur lourd que les deux sensitifs comprirent qu’ils n’auraient pas d’avantages de nouvelles ... Slice se retourna vers la Jedi et tous deux acquiescèrent. En l’état actuel des choses il ne servait à rien de rester à cet endroit. Couper l’alimentation des réacteurs était un travail bien trop difficile pour deux personnes n’y connaissant rien en ingénierie (surtout au niveau d’un croiseur de cette taille). Qui plus est il y avait ce risque de bousiller les systèmes de vie du vaisseau … Non c’était bien trop risqué ! Mieux valait bouger et essayer de rejoindre le pont du navire. C’était encore la meilleure solution pour comprendre ce qui arrivait et tenter de reprendre les brides du vaisseau. Il fût ainsi décidé de se hâter et de rejoindre le pont. Les deux jeunes gens reprirent alors leur route, leur sabre en guise de torche.
Après quelques enchevêtrements de couloirs, ils arrivèrent enfin à une zone du vaisseau où l’éclairage était encore en état de marche. Ils coupèrent ainsi leur sabre et continuèrent leur chemin, bien content d’y voir de nouveau. L’état de la carlingue était inégal. En des endroits, le navire-fantôme témoignait de lourds dommages et certains plafonds étaient même effondrés. En d’autres, au contraire, tout était fonctionnel au point que l’on eut dit que le vaisseau eut été abandonné la veille. Mais dans tous ces lieux, il persistait une sinistre odeur méphitique. C’était le premier indice d’un air non renouvelé depuis de trop nombreuses années ... Bien que respirable, l’air était lourd et sentait le renfermé. Sans savoir pourquoi, Slice et Korra trouvaient que celui-ci ramenait inconsciemment leur pensée à l’obscur et à la mort. C’était comme si tout le vaisseau avait été enveloppé d’un linceul dont ils venaient à l’instant de relever le drap.
Les deux sensitifs progressaient farouchement au cœur du vaste dédale qui s’étendait devant eux. Il leur était difficile de s’orienter, et par plusieurs fois on se demanda si on ne s’était pas trompé de route. Pourtant, une surprenante célérité animait leurs esprits et tous deux aspiraient à retrouver le plus vite possible leurs comparses qui faisaient route en direction de la passerelle de commandement. Leurs pensées étaient braquées sur cette partie du vaisseau et leur itinéraire se fiait bien plus à leur instinct qu’à toutes autres signalisations. Inconsciemment ils savaient qu’ils s’approchaient de leur but … Le cœur haletant, tous deux espéraient qu’il n’était pas arrivé malheur. Elerina avait été là-bas avec Sven. Sans nouvelles de leur part, on commençait sérieusement à s’inquiéter. Peut-être était-il arrivé un accident ? Peut-être avaient-ils volontairement enclenché la vitesse lumière ? Une trahison ? Après tout « cookie » pouvait avoir dupé la vigilance du Prince Noir. Slice s’en allait penser à toutes sortes de délires paranoïaques, attribuant par moment la situation dans laquelle ils se trouvaient à son apprenti manchot ou à la jeune femme qu’il avait recueillie sous son aile … Il était bien loin de se douter que les gens de son équipée n’étaient pas les seuls passagers de l’ancien croiseur. Quoi qu’il en soit, pour l’heure il leur fallait continuer leur route. La seule manière d’obtenir des réponses quant à leur mésaventure était encore d’aller sur place ...
Et alors qu’ils marchaient à vive allure, Slice et Korra remarquèrent un élément incongru. La chose aurait pu leur échapper tant ils allaient bon train, mais l’œil acéré des rescapés du Rubiccon s’était vite attaché à des détails récurrents dans la carlingue, tout aussi anodins qu’ils fussent. En effet, sur certains murs du vaisseau il y avait par moment des traces de peinture. Ces marques étaient anciennes et remontaient visiblement à l’époque où le navire avait été habité. Ce n’était pas des signalisations standard comme on avait l’habitude d’en voir dans les navires de guerre. Au contraire, c’était là des représentations grotesques qui rappelaient par certains points les anciennes frises des sociétés primitives de la Galaxie.
Toutes sortes de pigments avaient été utilisés pour la peinture. Bleu, blanc, noir, jaune, rouge … C’était comme si on avait inscrit ces choses sur les murs par tous les moyens. Il arrivait même que les marques soient faites à partir de graisse ou bien encore qu’elles ne fussent que de vulgaires gravures. Ces traces représentaient de bien étranges symboles : c’était là des pentagrammes, des schémas, et des glyphes ... Certaines de ces inscriptions ramenaient Slice à d’anciens documents qu’il avait consultés. Tout en marchant, il puisait ainsi dans sa mémoire et essayait tant bien que mal de se rappeler où il avait bien pu voir ces sinistres symboles.
Toutefois, ses souvenirs n’étaient pas les seules pensées dans lesquelles il pouvait puiser son savoir. En cet instant le Prince Noir savait que bien des réponses pouvaient être trouvées dans les recoins des souvenirs érudits du chevalier dont il possédait le corps. Car s’il avait été un Maître maladroit, Hurza possédait une culture sur la force à en faire pâlir bien des Grands Maîtres. C’est que le pauvre homme avait jadis consulté des ouvrages interdits, pensant à juste titre que s’il fallait défaire l’ennemi, il fallait encore en connaitre tous ses secrets. Mais à toucher à l’obscur, à infiltrer les propres lignes des Siths, Hurza avait fini par se brûler. Son cœur était pur et s’il n’avait pas succombé à la tentation du côté sombre de la force, il avait par contre connu l’amour interdit. Il avait aimé une Sith et cette faiblesse avait été la faute qui l’eut perdu au regard de ses frères Guetteurs (la société secrète qui œuvrait au cœur des jedis). N’en demeurait pas moins qu’il possédait une connaissance interdite, bien plus vaste que les Siths lambda des temps modernes. Des deux types de souvenirs dont il puisait son savoir, Slice eut une surprenante révélation : ces glyphes étaient Sith … Où du moins, elles ramenaient à la culture Sith … Toutes ces choses ne plaisaient pas à l’actuel propriétaire de ce corps. Il y avait eu cette aura obscure et maintenant ça … Tout cela amenait bien des questions et le poids de l’inconnu ne pesait que davantage sur ce bien étrange vaisseau. Le Paria frissonna en se demandant intérieurement dans quel merdier il avait encore été aller se fourrer.
Par chance, Korra n’avait pas saisi les questions sous-jacentes à ces symboles. Elle n’avait que peu de culture et ce qu’elle vit l’harassa certes d’interrogations, mais elle n’avait pas compris la nature même des inscriptions. S’il en avait été autrement, il aurait été fort à parier qu’elle fût la première à vouloir abandonner le navire. L’artefact Sith retrouvé dans le temple sur Yavin avait été une épreuve bien assez difficile pour la Jedi et Slice douta qu’elle fût prête à explorer plus en détail un lieu souillé par ses vils ancêtres. L’héraut de l’arbre blanc se garda bien de lui avouer ce qu’il savait. Mieux valait garder ses conclusions pour lui. Il aurait alors tout loisir pour les faire passer comme preuve de son omniscience lorsqu’ils découvriraient la funeste histoire de ce navire maudit.
Au détour d’un virage en épingle, Slice perçut soudain un bruit. Lui et Korra stoppèrent net leur avancée. Ils s’étaient engouffrés dans un couloir qui ne donnait plus que sur une seule pièce dont la porte était ouverte. Toujours dans la coursive, le Sith et sa comparse entendirent clairement un deuxième son en provenance de l’embrasure de la porte. Ils se regardèrent l’un l’autre et hochèrent silencieusement la tête. Le Prince des parias serra son épée de sa main droite, prêt à l’activer si cela s’avérait nécessaire. Puis, sans crier gare, il bondit dans l’ouverture de la porte, bien décidé à défaire quelconque assaillant se trouvant dans la pièce.
À l’instant même où il avait mis pied au sol, une forme fugace s’était jetée sur lui. Le Sith se retourna d’un bond et d’un geste mal assuré il envoya à la va-vite une vague de force sur son agresseur. Alors qu’il se remettait en garde, prêt à repousser un hypothétique second assaut, Slice entendit son assaillant tomber au sol dans un grand fracas mêlé de glapissements ! L’homme écarquilla les yeux et comprit sur l’instant sa méprise ! Il venait de tomber sur un de ses chiens ! La bête se releva, elle était hagarde. L’animal le regarda avec agressivité avant de prendre conscience à son tour de son erreur. Le chien reconnut son maître et il abaissa les oreilles en guise de soumission. Tout heureux qu’il fût de retrouver Slice en pareil endroit, il vint tourner autour de lui en glapissant et remuant la queue. Le Prince Noir souffla de soulagement et le caressa sous la gorge.
« - Tu m’as fait peur … »
Les yeux du canidé roulèrent sous ses paupières dans un signe d’extase. L’homme joua un instant avec le chien avant de se relever pour regarder là où ils se trouvaient. Korra venait d’apparaître dans l’embouchure de la porte. Elle était blême. Durant un court instant, elle avait cru son compagnon perdu lorsque la forme s’était ruée sur lui. À présent elle devinait la scène qui venait de se jouer, et bien qu’elle tentait de ne rien laisser paraitre, la jeune femme en était soulagée.
Le chien se détourna à son tour de son maître et s’en alla flairer la pièce. Il reniflait bruyamment et son attitude laissait entendre qu’il y détectait une odeur qu’il n’aimait pas. Mais Slice n’apportait que peu de crédit au flair de son animal. Pour l’heure toute son attention était portée sur l’endroit en lui même. Tout dans cette pièce, de l’équipement aux ustensiles, témoignait de la culture de plantes. Le Sith pensa qu’il devait sans doute s’agir des vestiges d’un laboratoire hydroponique. Abandonné par l’homme et laissé à leur seul devenir, d’étranges végétaux témoignaient d’une formidable adaptation. Bien qu’il était difficile pour l’entendement de voir pareilles plantes dans un lieu qui techniquement n’aurait pas dût être alimenté en oxygène durant tout ce temps, il fallait reconnaître que les plantes étaient bien là. De couleur noire ou proche du pourpre, des lianes grimpantes s’entrelaçaient et montaient jusqu’au plafond. Bloodrush ne s’arrêta pas longtemps pour contempler pareil spectacle. Il jugea un instant ces parents du lierre et reporta son attention sur un corps accolé contre l’unique porte de sortie de la pièce (après celle qu’il venait d’emprunter).
Dans cette pseudo serre résidait en effet ce qui avait été jadis un homme. Le corps du défunt était momifié et sa tenue en tissus était depuis longtemps tombée en lambeaux. La momie semblait figée, comme si elle avait été pétrifiée dans son trépas. Ses mains se tenaient sur ses oreilles, ses yeux étaient grand ouverts et sa bouche pliée dans un bien étrange rictus de douleur. La position dans laquelle on avait retrouvé son corps ne faisait que redouter ce qu’avaient dû être les derniers instants du malheureux. Pourtant, aucune blessure apparente n’était visible sur le cadavre. Le Sith l’étudia un instant avant de hocher les épaules. Il le déplaça avec ménagement, sans la moindre considération de l’homme dont il avait s’agit. Le Paria fût fort surpris lorsque le mort lui résistât. C’était comme si il était collé à même le sol ; comme si son corps tout entier était soudé au plancher par on ne sait qu’elle sorcellerie. Et pour dire vrai, c’était le cas : des plantes grimpantes étaient enroulées autour du cadavre en bien des endroits au point qu’il était ardu de le détacher de cette funeste étreinte végétale … Un poil énervé, Slice assainit au cadavre de nombreux coups de pied à l’aide de ses botes métalliques. La momie finit par céder sous les coups répétés et ses restes décharnés s’éparpillèrent dans le laboratoire. Le Sith essuya calmement ses bottes sur un des lierres et ouvrit la porte qui se trouvait à présent devant lui. Il pénétra par la suite dans le lieu qu’avait gardé ce gardien silencieux durant de bien nombreuses années.
Korra adressa un signe de désapprobation à l’égard du Prince Noir. Elle n’aimait pas ce genre d’attitude et il lui était bien difficile de tolérer pareils outrages à un cadavre. Le bonhomme qu’elle avait rencontré sur Yavin pouvait faire preuve d’autant de sympathie que de connerie. Homme étrange que ce Bloodrush, dont elle en appréciait la compagnie tout autant qu’il l’éprouvait ... La Jedi se pinça les lèvres, et respirant profondément, elle s’en alla rejoindre son compagnon d’infortune.
La porte qu’il avait ouverte donnait sur un autre couloir … Encore un pensa-t-elle … Mais avant même qu’elle pût adresser un avis et proposer de chercher un autre chemin, Slice s’y était déjà engouffré. Dépitée, elle consentit à suivre le Sith dans le labyrinthe. Depuis leur passage dans le laboratoire Bloodrush était resté silencieux. Il était pensif et semblait ailleurs. Ses sens étaient toujours inhibés, comme si un voile lui cachait la vue. Le Prince Noir le savait, la source de cette perturbation était puissante et l’aura qui se dégageait du navire était obscure. Plus il avançait et plus il avait l’impression de s’en aller vers l’origine même de ce pouvoir …
Ils ne marchèrent guère plus de dix mètres avant de tomber sur un spectacle pour le moins morbide … Au début, Slice ne vit qu’un corps adossé contre le mur de la coursive. Il s’avança vers le défunt et examina le cadavre. Le macchabée était lui aussi momifié et il portait une lourde armure de plastracier. Son épaulière était frappée du sceau républicain. Slice se releva et il regarda avec attention tout autour de lui. C’est à ce moment-là qu’il vit les six autres cadavres dispersés dans le couloir. Ils étaient eux aussi revêtus du même accoutrement et le Paria ne mit pas longtemps à comprendre qu’il tenait là des membres d’équipages. Le voile se levait un peu sur ce bien étrange navire. Le regard du Prince Noir croisa celui de la Jedi qui acquiesça à son tour. Kora avait elle aussi compris ce dont il était question.
« - Des républicains … »
La jeune femme s’approcha des autres cadavres tandis que Slice ramena son attention sur l’homme adossé à ses côtés. Les galons accrochés sur la poitrine laissaient supposer qu’il s’agissait d’un officier. Son uniforme était ancien, mais bien moins que ce que l’on avait pensé à l’origine. L’état du navire était donc assez trompeur ! Quoi qu’il en soit, les siècles avaient fait leur temps et cet homme ainsi que la tenue qu’il portait, étaient la preuve physique qui témoignait que toute vie consciente avait quitté depuis bien longtemps la carcasse de cet ancien croiseur ... L’officier était posé contre un mur, un blaster dans sa main gauche. Un large trou dans son crâne laissait penser qu’il s’était tiré un laser dans la tête. Dans sa main droite siégeait un datapad. Un large rictus morbide était collé sur son visage. Si ce reste d’homme n’avait rien de déroutant, ce ne fut pas la même chose pour Korra. Les six autres macchabées n’étaient pas beaux à voir … Éventrés, éviscérés, démembrés, ils avaient subits un sort peu enviable. Bloodrush n’en fit pas état, il se saisit du datapad et l’activa. La Jedi vint le rejoindre et, regardant l’écran, elle lova inconsciemment sa tête dans le creux de son épaule. La batterie était faible et l’appareil endommagé, mais il parvint toutefois à en afficher le contenu. Ce qu’ils découvrirent les laissèrent pantois.
// - Carnet de bord du Sous-Lieutenant Jean Guillaume. - //
[HZ#34Z#3XX#HZ23Z#] P?gfe_rd=cr&ei=R8ZwU6_nCY#2C8#gOEqYD#YAw
[J+40-11h47] C’est une honte ! Dire que les services de logistique Conruscantis ont merdés serait un euphémisme ! Ce n’est pas moins de la moitié de nos provisions qui est périmée !! Ces branleurs à l’astroport n’ont même pas été foutus de lire les étiquettes avant d’approvisionner notre vaisseau ! De notre côté nous nous en sommes rendu compte trop tard et une bonne partie de nos gars est tombée malade. La chtouille se répand à tout l’équipage ; même les Jedis ne sont pas épargnés … Les chiottes du pont 6 sont bouchées et je ne raconte pas l’horreur que vivent les préposés aux latrines ... Avec la perte de la moitié de notre bouffe, le capitaine a ordonné un rationnement … Un rationnement … 40 jours après notre départ, ça promet ! Le Caesar va nous transférer une partie de ses réserves. [ERREUR#4D4#GHipOn#BaC]
[ERREUR#//fichiersource.endommagé/mémoirecache/data76561197976474379/erreur/
[J+70-09h13] Notre route a été actualisée en direction de l’astéroïde XP-618. Résultats négatifs pour les sondes envoyées sur XP-615, XP-616, XP-617, XP-619, XP-620 et XP-621.
[ERREUR#//fichiersource.endommagé/mémoirecache/data&ie=utf-8&oe=utf-8&aq=ts=OFF/erreur/
[ERREUR#//fichiersource.endommagé/mémoirecache=ON/fichiers-J+70<corrompus<J+104- /récupération-mémoirecache-fichiers-post-J+104=68%/transfert-données-sauvegardées-mémoirecache=ON/fichiers-récupérés-<J+104=68%/lecture=ON
[J+104-20h14] L’échange de tir avec le Caesar a été tout aussi soudain que violent. Bien que nous en sortons vainqueurs, nos anciens camarades nous ont infligé de lourds dommages. Les dernières déflagrations ont littéralement pulvérisé les trois quarts des installations du pont 7. Par miracle, les centres vitaux de notre navire sont encore en état de marche. Certains y voient le signe de la providence; quant à moi … je reste plus réservé.
[J+104-20h27] Notre joie s’amenuise tant nos pertes sont nombreuses ! Nous déplorons un bon nombre de victimes des suites de la canonnade … L’officier Baudoin fait partie des disparus. D’après les témoins oculaires, il était sur le pont 7 lors de la dernière bordée. Je suppose qu’il a été happé à l’extérieur du vaisseau par le souffle d’une des explosions. Baudoin était un brave gars. Avant notre affectation sur ce croiseur nous avions servi ensemble sur les provinces de Sharani, de Takistan et de Chenarus, (toutes trois dans la bordure extérieure). Quoi qu’il en soit, j’ai été désigné pour le remplacer en tant que nouveau responsable de la sécurité du vaisseau. Sa mort est un mal pour un bien en quelque sorte !
[J+105-11h36] Cérémonie funéraire en l’hommage de nos camarades tombés lors de l’affrontement contre le Caesar. Le Capitaine a profité de la commémoration pour annoncer officiellement à l’ensemble de l’équipage que nous ne pouvons plus retourner sur Coruscant. C’est un coup dur.
[J+105-13h36] C’est la consternation dans le mess des officiers. Je peux lire l’amertume et le désespoir sur le visage de mes camarades. La capitale, le sénat, le chancelier, … ils sont tous sous l’emprise des Jedis ! Ces prétendus gardiens de la paix manipulent les hautes instances de la République et notre cause ne saurait être traitée objectivement devant un tribunal ! Nous ignorons la nature des messages que leur a envoyés le Caesar, mais il est fort à parier que nous sommes accusés de trahison … Cruelle ironie ! Ce sont les Jedis qui nous ont trahis, menti et manipulés ! Nous les avons percés à jour et voilà que notre propre foyer nous tourne à présent le dos …
[J+105-18h42] Nous sommes tous à cran. La question est sur toutes les lèvres : si on ne peut revenir sur Coruscant où doit-on aller ? La panique touche les cœurs, mais heureusement nous avons l’artefact ! Il nous apaise et nous guide. En sa présence nous nous trouvons tous rassurés, comme si sous son égide protectrice rien ne pouvait nous arriver ...
[J+105-19h16] Puisqu’il a été le sujet originel de la discorde avec les Jedis et les félons du Caesar, je pense qu’il est bon de mettre par écrit mes ressentis. L’artefact trouvé sur XP-618 n’est pas un objet anodin. Il ouvre la voie d’une nouvelle ère … C’est une théorie, mais je pense que les Jedis connaissent bien ces objets et qu’ils les cachent depuis longtemps de la vue du peuple. En gardant secrète l’existence de ces reliques, ils restent la seule toute-puissance vers laquelle les mortels de la république peuvent se retourner ! C’est pour ça qu’ils voulaient nous le cacher ! Ils savent que si ces saints objets étaient apportés au peuple, ce serait alors la fin de la mainmise de leur ordre millénaire sur la république ! Si nous apportons l’artefact à Coruscant les Jedis s’en accapareront encore, il faut le mettre hors de leur portée à tout jamais !
[J+107-11h37] J’ai eu vent d’une série de heurts entre le personnel scientifique et les militaires au niveau de la zone du laboratoire, pont 5. Je ne sais pas comment c’est arrivé, mais le Dr Rush exige que l’accès au laboratoire soit dorénavant restreint au seul personnel habilité. Sa demande est irrecevable en l’état, je le suspecte de vouloir s’accaparer l’artefact pour lui tout seul … L’affaire ne semble pas préoccuper le capitaine. Après les Jedis, ce sont les civils qui vont nous poser problème ...
[J+110-12h37] Le capitaine agit de manière très étrange ces temps-ci… Il est resté toute la matinée à la cantine pour essayer de savoir laquelle des clémentines et des oranges est la plus acide ... Lorsqu’on lui a demandé ce qu’il faisait, il nous a rétorqué que les oranges sont nettement plus acides que les clémentines ...
[J+110-10h05] J’ai fait un rêve étrange la nuit dernière. Je me retrouvais dans un lieu bizarre à l’architecture cyclopéenne. D’étranges plantes grimpantes de couleur noire et pourpre s’élançaient sur des murs qui montaient si haut que je ne parvenais pas à en voir le plafond. Au centre de l’endroit se trouvait un hôtel sur lequel on devinait des traces de sang, comme s’il avait s’agit d’un lieu de sacrifice pour les rituels païens ... Ce n’est qu’un rêve, anodin qui plus est, pourtant je ne sais pas pourquoi, mais ça m’a terriblement marqué …
[J+110-14h37] Rush est revenu à la charge. Ce gars-là commence à me broyer les couilles ... MONSIEUR avance qu’il est le seul à comprendre toute la complexité de la relique et qu’elle doit être détenue par une autorité civile … Malgré ses objections j’ai été clair : l’objet ne lui revient pas, il appartient à la totalité de l’équipage.
[J+116-8h56] Plusieurs capsules de sauvetages ont été sabotées dans la nuit. Je suspecte le Dr Rush d’être derrière tout ça. S’il ne fait pas l’unanimité parmi la communauté civile du vaisseau, une bonne partie d’entre eux lui vouent quand même un véritable culte de la personnalité … Lui et ses « apôtres » se sont publiquement opposés à la mainmise du personnel militaire dans la gestion du navire. Nous avons entamé une enquête pour les capsules, mais il devient vital de calmer les ardeurs de la partie civile.
[21FFE#3XX#R3FFEA#] XA#KH4mO1x5?Z6+BCE#Py?30pG1G#+dV9DzX#Wb50H
[J+117-09h27] J’ai fait le même rêve que précédemment. Je me retrouvais dans la même pièce cyclopéenne. D’étranges marques étaient peintes sur le sol. Il y avait aussi des glyphes bizarres et de grotesques pentagrammes. Je percevais une clameur étrange en ce lieu, comme si des fidèles, pris dans une quelconque hystérie religieuse, récitaient des psaumes dans une langue inconnue. Ce rêve me semblait si réel … Ce n’est qu’un rêve et pourtant il ne me laisse pas indifférent … Je ne sais -
Post n°17
Auteur : Slicemême pas pourquoi je marque ça dans mon journal, c’est sans intérêt …
[J+117-10h12] L’état du capitaine m’inquiète. Hier il m’a raconté avoir discuté avec sa femme … C’est techniquement impossible. Elle est sur Coruscant et nos moyens de communication ont été sévèrement endommagés suite à notre combat contre le Caesar … Sans doute du surmenage … L’affaire des capsules ne semble pas l’alarmer plus que ça. Malgré mes demandes répétées pour faire surveiller Rush il continue de sous-estimer l’équipe des civils.
[J+117-15h53] Les réparations du pont 7 vont bon train. Les ingénieurs de bord m’assurent que nous pourrons repressuriser ces installations dans une semaine.
[J+118-12h00] Je commence à me demander si le capitaine est encore apte à commander le navire … Cela fait maintenant deux jours qu’il est sur la passerelle à compter les étoiles … Nous allons nous réunir au mess tout à l’heure avec les autres officiers pour décider de ce que nous allons faire.
[J+118-14h00] Au cours de la réunion j’ai appris que le capitaine a fait torpillé le Lieutenant Huberk pour insubordination … Torpillé … Huberk était un bon élément … En l’état actuel des choses nous avons convenu que la meilleure chose à faire pour l’équipage est de le mettre aux arrêts. Son second prendra les commandes.
[J+118-14h40] Une bonne chose de faite ! Le capitaine s’est laissé faire et nous l’avons enfermé au bloc de détention C. C’est un problème de moins à régler. Dès demain je vais m’entretenir avec le nouveau commandant pour faire surveiller Rush !
[J+118-15h38] Enfer et damnation ! Rush a été plus rapide que prévu ! Les civils ont profité du remue-ménage au cours de la mise à pied du capitaine pour nous doubler ! Le groupe du Dr Rush a infiltré le laboratoire pour y dérober l’ «holocron». Nous les avons mis en déroute, mais ils se sont réfugiés au pont 4 avec l’artefact.
[J+118-16h22] Nous avons sécurisé les accès au pont 4, ils ne pourront plus en sortir ! Ils sont pris au piège !
[J+118-17h07] Les enfoirés ! Rush et ses partisans font officiellement sécession au pont 4. Ils ont piraté les commandes et contrôlent à présent cette zone. Les mutins nous ordonnent de déposer les armes et de nous soumettre à l’autorité civile … C’est le monde à l’envers !
[J+118-19h11] Impossible de ramener le Dr Rush à la raison. À l’entendre, nous sommes dépassés par les évènements et il est le seul à pouvoir diriger le vaisseau. Il devient évident qu’il souhaite conserver l’artefact pour lui tout seul. Nous en avons parlé avec les autres officiers et nous avons convenu que nous ne pouvons pas risquer de voir la mutinerie se transmettre au reste de l’équipage. Je lui ai adressé un ultimatum. L’artefact doit nous être restitué !
[J+118-23h11] Fin de l’ultimatum. Rush était bien trop fier pour accepter de se rendre. Le sergent Matouston a enclenché la procédure d’urgence à 23H pile. Nous avons repris le contrôle numérique des accès du pont 4. Les caméras de surveillance sont hors service nous ne pouvons nous référer qu’aux capteurs de biomasse. Sur mon ordre nous conservons les portes scellées. Nous avons coupé l'alimentation en oxygène du pont 4. Qu’ils crèvent …
[J+120-12h23] Toujours le même rêve. Encore et encore. Chaque nuit je m’avance plus profondément dans la masure aux murs cyclopéens ...
[J+120-12h23] On vient de m’informer que le commandant s’est arraché la langue dans sa cellule … Il est pris de spasmes et de surprenantes convulsions. Les médecins confirment qu’il souffre d’une forme de psychose appelée "Syndrome Dysfonctionnel Orbital". Le « SDO » est causé par l'espace profond et est déclenché par un stress émotionnel. Il conduit à une grave paranoïa, des délires, spasmes et saignement de nez ...
[J+120-14h17] Le commandant est décédé d‘une crise cardiaque. Il a écrit des choses incompréhensibles sur les murs en y étalant ses excréments … Un problème de moins à régler.
[J+121-16h53] Trois jours sont passés. Les capteurs de biomasse sont catégoriques : mis à part quelques variations probablement induites à des radiations solaires, il n’y a plus le moindre signe de vie dans le pont 4. Les mutins sont une histoire ancienne !
[J+121-17h24] Il y a vingt minutes nous avons envoyé une équipe au pont 4 pour y récupérer l'artefact. Les communications radio ne fonctionnent pas dans cette partie du vaisseau. Un premier groupe est revenu nous faire un rapport, le second est toujours sur place. Les informations du premier groupe sont stupéfiantes : ils n’ont pas trouvé le moindre cadavre de mutins. C’est comme s’ils s’étaient tous volatilisés ... Les autres officiers me demandent des comptes. Pour l’heure je n’ai pas d’explication à pourvoir : nous avions verrouillé l’intégralité des accès à ce secteur du vaisseau ; et malgré tout cela ce pont est vide !
[J+121-17h24] La deuxième équipe est revenue avec l’artefact. Ils confirment les allégations de la première équipe : le pont n°4 était vide de quasiment toute présence humaine. Je dis quasiment, car chose la plus incroyable concerne le Dr Rush : cet enfoiré a été retrouvé vivant ! Vivant ?!! Il a passé trois jours sans oxygènes bon Dieu … Soit il se passe des trucs vachement louches ou alors on commence tous à partir en vrille ?! Au début j’ai cru à un canular de la part de ces hommes, mais je l’ai vu de mes propres yeux! Il était bien là cet enfoiré, bien vivant ! Il m’a fallu beaucoup de sang-froid pour ne pas lui loger une cartouche dans le crâne et régler définitivement ce problème ... La deuxième équipe l’a retrouvé dans un état végétatif, il était recroquevillé au sol et maculé d’excréments. L’artefact était fermement serré contre sa poitrine … Visiblement la relique l’a sauvé. En tout cas on n’a aucune information sur ce qui s’est passé. Avec nos caméras hors service, nous étions aveugles et nous le sommes toujours d’ailleurs ... Notre « nouveau » capitaine a donné des ordres, il veut des réponses. Nous avons amené Rush à l'infirmerie pour interrogatoire. L’artefact a été transféré au pont 5.
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Post n°18
Auteur : Slice
[J+121-20h00] J’ai discuté avec mes camarades officiers et nous avons convenu de ne pas informer l’équipage sur la mystérieuse disparition des mutins. Officiellement ils sont tous morts asphyxiés et nous avons jeté leurs corps par-dessus bord. Quant à Rush, la thèse officielle dont nous avons convenu atteste qu’il a survécu en utilisant les bobonnes d’oxygène des combinaisons spatiales. Je n’aime pas mentir à l’équipage, mais nous sommes tous d’accord sur le fait que nous devons éviter tout mouvement de panique. J’ai bien réfléchi et je pense que l’explication la plus probable quant à la disparition des mutins est la tentative d’une sortie sur la coque pour joindre un autre pont. Leur expédition a dû mal tourner.
[J+122-08h22] Suicide du sergent Matouston. Ce pauvre garçon était bien trop émotif pour être soldat. Ces derniers jours il nous avait signifié qu’il éprouvait des remords pour le sort que nous avons réservé aux mutins.
[J+123-08h00] Rush a repris conscience. Il est méconnaissable, il semble perdu dans ses pensées et la moitié de son vocabulaire est dans une langue inconnue. Je pense que l’artefact l’a tenu en vie, mais que ça a bousillé son cerveau … Il est dément. Les médecins l’occultent depuis plusieurs jours et ils doutent que son état puisse s’améliorer. Je préfère éviter qu’il ne représente un danger pour l’équipage et je vais aller porter ma requête à notre nouveau commandant.
[J+123-09h00] Rush est délirant et il est impossible d’apporter le moindre crédit à ses élucubrations. Certains hommes commencent à avoir peur. Pour eux sa survie relève de la sorcellerie. Les médecins estiment que les propriétés de l’artefact sont bien supérieures à nos premières estimations. J’ai préféré ne pas prendre de risque supplémentaire avec Rush : le nouveau commandant m’a autorisé à user de la force létale. Au moins celui-ci est réactif !
[J+123-09h17] Je soussigné, Sous-Lieutenant Jean Guillaume, responsable de la sécurité du navire, reconnaît en ce jour avoir fait fusillé avec l’accord de mon commandant, le Docteur E. Rush pour actes de mutinerie.
[J+123-10h26] J’ai honte de le reconnaître, mais j’ai éprouvé un certain malaise à voir partir le corps de Rush quand nous l’avons confié au vide sidéral. Je ne voudrais pas terminer comme ça, oublié de tous, disparu sans la moindre sépulture …
[J+123-15h34] Nous n’avons pas encore réinvesti le pont 4. Pour l’heure les accès sont verrouillés. Il y a trop de mystère là bas et on ignore ce que Rush y a manigancé.
[J+128-11h52] Suicide des officiers en second : Jusiean, Lomiku, Hertinku et Limon… Leur lettre d’adieu est rédigée dans une langue inconnue...
[J+129-07h21] Hier soir j’ai cru apercevoir Dresmeko dans les couloirs du secteur C … Je commence à fatiguer …
[J+144-09h01] Je ne sais pas ce que Rush préparait dans son laboratoire improvisé au pont 4, mais on nous rapporte des rumeurs étranges au niveau de ces installations. Les gardes qui surveillent les accès à la zone parlent de bruits étranges. J’ai envoyé deux mécaniciens et des droïdes pour y réparer les caméras de surveillance.
[J+144-20h00] L’équipe n’est pas revenue … Nous avons reverrouillé l’accès au pont 4.
[J+145-17h26] Nous avons envoyé une seconde équipe ce matin, un mécanicien et deux soldats, elle n’est pas revenue non plus. Les communications radio ne fonctionnent pas dans cette partie du vaisseau et l’équipage ne veut plus inspecter les lieux. Je voudrais bien y envoyer d’autres hommes de confiance et des droïdes de combat, mais j’ai besoin que tout le personnel militaire soit à son poste pour endiguer de nouvelles tentatives de mutinerie. La situation est très tendue sur place. Notre nouveau capitaine redoute qu’une partie de l’équipage ne conteste sa légitimité. De plus, le sort que nous avons réservé aux mutins a divisé une partie des matelots. Enfin, le peu de la communauté scientifique qui n’était pas allié à Rush nous regarde à présent avec méfiance …
[J+145-18h03] Pour ce qui est du pont 4 et de la disparition de nos deux équipes : c’est l’incompréhension totale ! Les capteurs de biomasses ne détectent rien et les relevés antérieurs sont vides ! Je sors à peine d’une réunion avec mes camarades officiers et je peux dire qu’elle a été pour le moins tumultueuse ! Ces derniers sont uniquement préoccupés par leur sécurité personnelle et celle de l’artefact. Ils n’apportent aucun crédit à ce qu’ils considèrent comme un évènement mineur ... Ils se refusent catégoriquement à dépêcher une grosse équipe sur place ! Notre nouveau commandant est un couard. Il refuse d’aller dans le sens opposé à ces derniers de peur qu’ils ne le destituent à son tour … Faute d’individus motivés pour investir les lieux en solitaire, nous avons mis l’endroit en quarantaine et coupé l’alimentation en oxygène. Ce soir nous ferons une cérémonie pour rendre hommage au sacrifice des deux escouades. Un sacrifice … Mais quel sacrifice au final ? Je n’arrive pas à comprendre ce qui s’est passé.
[J+129-07h24] Plus les jours s’écoulent et plus mes camarades officiers perdent le sens des réalités et la confiance de l’équipage … Nous allons droit dans un mur !
[J+151-12h36] En mangeant j’ai parlé de mes rêves à l’officier de pont Reily. Ce que nous avons découvert dépasse l’entendement … Il m’a confié qu’il faisait les mêmes songes que moi la nuit. Ceux-ci ont débuté au même moment que moi !
[J+152-14h19] Je crois que nous perdons la tête … Après mon entrevue avec Reily j’ai discuté avec d’autres matelots. C’est comme si tout le monde faisait le même rêve chaque nuit. Si nous n’en avions pas parlé à midi j’ignore si nous l’aurions remarqué un jour ! Il y a quelque chose de bizarre là-dessous.
[J+153-11h13] J’en suis sûr maintenant, on complote contre moi ! Les autres officiers et une partie de l’équipage manigancent quelque chose !
[J+153-15h31] J’ai fait fusiller le colonel Hamerfell, le sergent Hukiol, les mousses Gubart, Kobolt, Kuldur, Frazir et Kirtail. Ils planifiaient de détourner le vaisseau sur une étoile.
[J+154-13h26] Je crois que le coup d’hier n’était pas un acte isolé. On dirait qu’une partie de l’équipage veut saborder le vaisseau …
[J+154-16h44] Un nouveau complot mis à jour ! Denvis, Relkis, Nujinian, Hertak, Marvin et Furod, tous des vieux loups de mer ! Ils prévoyaient de faire sauter le générateur ; rien que ça ! Ces enfoirés ne se doutaient pas que j’avais vu clair dans leur jeu !!
[J+154-19h15] Le commandant commence à se montrer pressant : il veut savoir ce qui pousse ces mutins à attenter au vaisseau. J’ai soumis l’équipe capturée à la question : ils ont couiné, pleurés, mais tout ce qu’ils me répondent est un charabia incompréhensible. Ils parlaient des Jedis, de Rushs, qu’on fait fausse route avec l’artefact … Je crois que l’ «holocron» leur monte à la tête. Comment pourrait-on faire fausse route alors qu’on ne sait rien à son sujet ?! On l’a placé au laboratoire du pont 5, voilà tout ! Je pense qu’ils sont traumatisés par les évènements récents. Une série de « SDO » sans doute ... On les a fait fusiller pour plus de sécurité.
[J+155-03h10] J’ai peur … Des complots … Des complots partout …
[J+155-09h32] Ces rêves ! Toujours ces rêves !
[J+156-13h53] Des suicides … Encore des suicides !
[J+160-23h31] Les gardes m’ont réveillé en pleine nuit. Quelque chose grattait derrière la porte « DK28 ». C’est une des portes scellées qui mène au pont 4. Certains pensent que ce sont des survivants de l’équipe de réparation ... C’est absurde, ils seraient mort depuis longtemps et les capteurs de biomasses sont toujours négatifs !
[J+161-20h16] Vu l’inquiétude de mes camarades, j’ai décidé de rester avec les hommes qui gardent la porte DK28 ce soir. Il est temps de faire cesser ces rumeurs ridicules !
[J+161-22h16] Il y a quelque chose derrière la porte ! Je l’ai entendu aussi ! J’ai ordonné de ne l’ouvrir sous aucun prétexte. […] biue byq gy gyrgbyg bpdibziqg gyro …
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Slice tourna la tête et regarda Korra. Les deux sensitifs se fixèrent un instant. C’est à ce moment-là, où le visage de la Jedi était lové dans le creux de l’épaule du Sith, qu’ils se rendirent compte de leur proximité. Bafouillant quelques mots, les deux sensitifs s’en trouvèrent très gêné et la chevalière se recula d’un bond. Alors que Slice allait dire quelque chose, un voyant sur le datapad se mit à clignoter. Le Sith regarda l’objet avec circonspection. Était-ce le témoin de batterie ? Soudain son estomac se noua : de nouvelles lignes s’écrivaient toutes seules sur l’écran.
[ERREUR#//fichier.endommagé/enregistrement/data#bonjour#S-I#T#H-S.=ts=OFF/erreur/
[J+#-00h00] Je prie le jour, je prie la nuit;
[J+#-00h01] Et la danse des siècles désenchantés,
[J+#-00h02] Que la nuit répande la haine dans les esprits ;
[J+#-00h03] Et puisse à jamais seuls les Siths exister,
[J+#-##h##] Biue byq gy gyrgbyg bpdibziqg gyro …
nBT#2(8#2&1423#g#default.aspx?id=64855
// - FATAL ERROR - //
« - Mais enfin … Qu’est-ce que c’était que cette merd* encore ?! Vous l’avez vu n’est-ce pas ? »
Korra hocha négativement la tête. Vu qu’elle s’était hâtivement reculée, elle n’avait absolument rien vu. Et là où Slice eut tant besoin de son approbation, il se retrouva esseulé et en grande peine ! Le Sith était seul et isolé, ne devant se fier qu’à son propre avis. Tout cela le ramenait à son doute initial et ses pensées s’embrasèrent de plus belle. La Jedi eut beau demander à son comparse ce dont il était question, il se refusa à tout commentaire ; taisant à tout jamais la chose dont il avait été témoin. En toute réponse il se retourna de colère et inspecta le couloir. La coursive se terminait sur une large porte de couleur rouge sur laquelle il était annoté « DK28 ». Le Sith était profondément bouleversé par cet évènement paranormal et faute d’explication logique à pourvoir, il se convint lui-même que le mieux à faire était encore de ne pas en parler ; (au risque de tomber dans une paranoïa croissante) ! Mais tout cela n’avait que peu d’importance dans l’immédiat ! Au final il n’était question que de quelques phrases rédigées sur un datapad. En philosopher des heures ne servirait tout bonnement à rien. Pour l’heure le journal du Sous-Lieutenant contenait des choses bien plus importantes que ces quelques vers mal conçus ! Il avait permis à Slice et Korra d’entrouvrir une page du passé.
Car en cet instant les deux sensitifs avaient levé une partie du mystère du vaisseau abandonné … Certes, les propos du dénommé Jean Guillaume étaient assez étranges, mais ils avaient permis de lever le voile sur bon nombre de questions liées à ce le navire. La chronologie des évènements prenait forme doucement, mais surement. De ce que l’on pouvait en dire, ce vaisseau Républicain avait été mandaté pour une mission spéciale. L’équipage avait trouvé un holocron et cet objet avait été le sujet d’une certaine discorde. Il était fait mention de Jedis, de trahisons, d’un échange de tir avec un de leurs navires et puis d’une mutinerie qui avait été sévèrement matée … Quant au reste, il était probable que ces hommes eurent perdu la boule. Sans doute le « DSO » avait fait des ravages parmi les marins … Mais plus que des informations sur le passé de l’appareil, ces écrits permettaient d’étudier la chose d’un œil nouveau. En effet, le journal de l’officier les avait renseignés sur leur position actuelle.
Grâce aux informations sur la porte DK28, ils savaient maintenant que l’écoutille qu’ils avaient devant eux menait au pont 4. Quelque temps plus tôt, ils étaient passés devant un panneau indiquant qu’ils se trouvaient au pont 3. À défaut d’avoir trouvé des turboassenceurs, ils pouvaient donc monter vers le poste de commandement en passant par les différents ponts. La route s’annonçait encore longue, mais au moins ils n’étaient pas bloqués et continuaient à progresser. Une chose dérangeait pourtant Korra : s’ils voulaient continuer dans ce sens il allait leur falloir passer par la porte DK28. Le sas de couleur rouge était toujours fermé et sa vive couleur contrastait tant avec l’environnement immédiat qu’il en avait quelque chose de dérangeant.
Les annotations de Jean Guillaume résonnaient dans son esprit et elle éprouvait un certain malaise à l’idée de pénétrer dans ce pont scellé. C’est comme si cette porte emprisonnait une chose qui ne devait à jamais sortir du pont 4. N’allaient-ils pas ouvrir une boite de pandore ? Mais Slice n’avait plus de temps à allouer aux tergiversations et autres peurs surnaturelles. Il voulait se hâter et rejoindre ses fidèles ! Quoique fût le mal qui s’y trouvait jadis, (et s’il eut existé), il était fort à parier qu’il fût disparu depuis longtemps !
« - Au point où nous en sommes, ce serait stupide de faire demi-tour. Pourtant, le Prince des Parias resta immobile. Une forte odeur avait soudainement attaqué ses narines et il tentait d’en identifier la nature. Slice huma l’air avec suspicion, mais étrangement il ne sentait déjà plus rien. La pestilence qui s’en était venue chatouiller son odorat était déjà partie. Peut-être son nez lui jouait-il un tour ? Ou bien le chien avait peut-être déféqué non loin de lui ? Où alors la momie pouvait puer tout simplement ? … Haussant les épaules il se retourna vers Korra et se contenta de dire : Bizarre, j’ai cru sentir une odeur, mais on dirait que je me suis trompé … Continuons par là. »
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Post n°19
Auteur : SliceLe ton était autoritaire et la Jedi sût qu’elle ne pourrait pas le faire changer d’avis. Amenant le geste à ses paroles, l’homme posa sa main sur la poignée de l’écoutille. Mais alors qu’il allait ouvrir la porte, il tituba sans réelle raison. Le sol était propre, l’éclairage convenable, aussi Korra se douta qu’il se passait quelque chose. Elle le rejoignit et remarqua immédiatement qu’un filet du sang coulait le long de son casque. Sans doute en avait-il rien dit par fierté, mais le fait est qu’il semblait blessé.
« - Mais c’est que vous perdez du sang ! Faites une pause et laissez-moi examiner cette plaie. »
Slice fît non de la tête avant de la repousser. Il était tout aussi orgueilleux qu’elle l’avait été avant.
« - Ne faites pas l’enfant ! »
N’en déplaise à tous les codes des gentilshommes, Slice ne lui adressa en guise de réponse qu’un imminent doigt d’honneur. S’en était trop ! L’heure n’était pas à de pareils enfantillages ! Korra poussa l’homme de colère. Déséquilibré, il valdingua contre un mur et s’agrippa promptement à la cloison pour ne pas tomber à même le sol. Il paraissait si faible qu’il aurait pu être balayé sur l’instant par un coup de vent (comme le pauvre Fred durant le match : Brésil – Croatie). À dire vrai ce n’était pas la blessure au crâne qui le mettait dans de tels états, mais autre chose. L’esprit du Sith était embrumé par un mal bien plus volatile. Il était la proie d’un poison aussi indétectable que sournois … Pendant qu’il réfléchissait sur l’étrange message qu’il avait vu sur le datapad, Slice avait senti une odeur étrange. Elle lui avait rappelé un savant mélange entre l’œuf pourri et le soufre. Mais avant qu’il ne s’en inquiète, l’odeur avait disparu comme elle était venue. Cette odeur fuguasse était pourtant la clef de son malheur ; et il l’ignorait lui-même. Un Seigneur Sith connaissait bien des choses sur le monde, mais il n’était pas surprenant qu’il ignorât l’existence d’un gaz comme le sulfure d’hydrogène. Ainsi Slice ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Il se sentait irrémédiablement faiblir au fur et à mesure que les secondes défilaient …
« - Slice ? Qu’est-ce qui vous arrive ? »
L’homme ne dit mot. Ses yeux se révulsèrent sous son heaume. Avant même qu’il n’engage le moindre geste, son corps était déjà en train de tomber par terre. Dans un bond Korra se jeta vers lui. Malheureusement elle ne parvint pas à le rattraper. La rencontre de la tête du Sith avec l’asphalte fût violente, mais le fait que Slice portait un casque fut une aubaine. La main gantée du Prince Noir s’éleva un instant dans les airs, comme s’il s’agissait d’une complainte adressée à ce cruel jeu de sort qui s’évertuait à ruiner ses actions. Son bras s’effondra au sol la seconde suivante, aussi mou et inerte qu’il l’était lui même. La voix de Korra devenait lointaine à son esprit et le vaisseau lui-même paraissait s’éloigner de lui. Ses pensées se perdirent dans les limbes.
La conscience de Bloodrush s’en était déjà allée ailleurs. Il s’était aventuré sans le vouloir en une terre où l’on disait que Morphée y régnait en maître. Slice était inconscient, son esprit perdu dans un miasme d’apophtegmes. Pourtant ce n’était pas un endroit de repos. À l’instant même où il pénétra dans le monde des songes, l’esprit du Sith était harassé par des milliers de pensées. Parmi ces dernières apparurent celles d’Hurza. Le chevalier était resté silencieux durant bien trop de temps et il s’essayait à profiter de la situation pour reprendre l’ascendant sur son corps. Mais tout s’arrêta dans un grand fracas ! Un vrombissement sans pareil déchira l’âme du Seigneur Noir. Puis, il eut des brides d’images qui se succédèrent. Visions incomplètes, grossières, elles montraient à Slice des pierres cyclopéennes, une salle centrale … Tout cela ramenait aux rêves récurrents dont il était fait mention dans le datapad. Peut-être que l’inconscient de Bloodrush s’adonnait à reproduire ce qu’il avait lu ? Ou bien était-ce réellement une vision qui se faisait à son esprit ? Nul ne pouvait le dire, et encore moins le protagoniste !
Pourtant à la différence des propos de Jean Guillaume, il n’y avait pas d’hôtel au centre de la pièce. Ce dressait là un sarcophage, gravé de glyphes Siths. Autour de la tombe le Prince Noir sentait l’égide immobile de 5 statues, toutes de grandes tailles. Elles avaient été éprouvées par le temps, mais conservaient leur prestance d’antan. Dans son subconscient Slice avait un nom sur le bout des lèvres sans qu’il ne puisse pourtant le comprendre : « l’innomé ». Puis tout devint plus étrange, plus brouillon, plus farfelu ! Il se sentait étouffer et les visions se firent plus nombreuses ! Un œil tourné sur le passé, l’autre sur le devenir, son esprit s’arrachait à sa propre conscience. Certes il ne possédait pas le legs de Dark Heran, (un artefact ancien qui donnait don de prescience), mais ce fût bien le futur qui se dévoila sous ses paupières. Il arrivait que les gens eussent des visions, mais se fût les premières qui se firent au Paria. Slice ne savait pas comment les interpréter. Il voyait le monde changer, et il se voyait lui, il voyait son futur et son passé … Il voyait les siens, il était témoin de la mort, mais aussi de la vie … Il voyait tout, voire trop ! … Le Seigneur avait l’impression que son corps flottait dans un vide absolu, il n’avait plus conscience de rien mis à part de tout ce qui avait été et de tout ce qui serait à venir. C’était comme si on s’essayait de lui bourrer le craner avec des milliers d’images, des milliers de sons, des milliers de senteurs … Il saturait, il se noyait ! Slice voulait que ça cesse ! Puis soudain le haut sommeil fut rompu dans sa tête par un éclat de foudre … Tout disparus sous lui, les souvenirs et visions s’embrasèrent un instant pour ne laisser place qu’à un néant absolu et sans nom. Slice se sentit vaciller et défaillir. La vie le quittait …
Si l’esprit de Slice s’en était allé dans le monde des songes, son enveloppe charnelle n’en demeurait pas moins évanouie. En l’instant, le visage de Korra n’avait plus son teint hâlé habituel. Ses traits étaient tous aussi pâles et blêmes que la plus claire des peaux de Rattataki ! La chevalière s’inquiétait et il y avait de quoi. Les baffes qu’elle administrait au Paria n’avaient pas l’air de le réveiller et plus les secondes s’écoulaient, plus son âme était entrain à la panique.
Certes, elle se devait d’agir, mais elle ignorait bien ce qu’il convenait de faire … Les mains tremblantes, elle lui enleva son heaume. Ce fut la mine renfrognée qu’elle constata que le Sith avait une large plaie à l’arcade. Il était clair que cette blessure était bénigne. Ce ne pouvait pas être ce coup à l’arcade qui avait mis Slice dans un tel état catatonique. La chevalière savait le Paria fatigué. Il n’avait que peu dormi ces derniers jours et la fatigue de son corps semblait s’être découverte sur l’instant. La Jedi apposa la paume de sa main sur le front du malheureux : il était brulant. Serrant les dents, elle arracha un pan de sa bure et l’utilisa comme buvard. Elle n’avait pas d’eau à sa disposition et le morceau de tissu faisait une bien grossière éponge, mais elle épongea tant bien que mal le sang qui lui coulait du front. Tout en s’affairant ainsi, elle lui intimait l’ordre de se réveiller. Malheureusement, l’homme restait inerte et toutes ses bonnes volontés n’amenaient aucune réponse.
Le visage de Slice était marqué par les derniers mois sur Yavin IV. Ses joues étaient creuses et ses yeux d’un blanc nacré avaient repris une très faible couleur bleutée, preuve que son emprise sur Hurza avait en partie déteinte … Le bouc du chevalier s’était transformé en une barbe rustre et ses cheveux jadis si soignés ressemblaient davantage aux poils drus d’une brosse à chiotte qu’a une implantation capillaire. Korra regardait ce visage. Tout comme Senara, elle savait qu’il appartenait à un autre. Elle avait connu ces traits sur le véritable propriétaire de ce corps. Ce visage c’était celui d’Hurza, un Jedi qu’elle n’avait vu que de loin et qu’elle avait toujours méprisé. Pourtant, sous l’enveloppe charnelle de ce malheureux se cachait un autre homme. Du moins le corps de ce Jedi abritait ce qui avait été jadis un homme ... Et si elle était prise de compassion pour celui qui était privé de son propre corps, le tourmenteur qui en avait pris possession ne la laissait pas non plus indifférente. Car l’esprit qui hantait ce corps était un être à la fois vil et bon. C’était un Sith dont elle ne parvenait toujours pas à expliquer les actes et comprendre les pensées. Il était en dehors de tout carcan, en dehors de tous ses schémas de référence. La dualité de ce Jedi et de ce Sith qui partageaient tous deux un seul et même corps la ramenait à un poème Alderannien : « - Malheureuse est la chair qui dépend de l’âme ! Malheureuse est l’âme qui dépend de la chair ! ».
« - Vous n’allez pas m’abandonner ici espèce d’enfoiré ! Pas après ces derniers mois !! »
La jeune femme apposa son oreille sur ses lèvres et elle ne put réprimer un hoquet de surprise : Slice ne respirait plus … Elle allait lui faire un massage cardiaque lorsque soudainement elle comprit la nature du mal qui le terrassait! Du moins, au début elle ne fît que le sentir ! Car Korra venait à son tour de renifler l’étrange odeur de soufre et d’œuf pourrit ! Elle se releva, l’esprit alerte, et commença à scruter les environs. Son attention se porta sur le chien qui reniflait l’air avec panique. Puis elle vit ce qu’elle redoutait : une conduite accrochée à un plafond était ébréchée : c’était une conduite de gaz !
La jeune femme se releva et commença à tirer Slice par la manche. Elle devait le sortir de ce couloir au plus vite ! Puis soudain l’odeur disparue comme elle était venue. Korra s’immobilisa, elle était transie de peur. Contrairement à Slice la Jedi avait une certaine culture générale sur les substances chimiques qu’on pouvait trouver dans les vaisseaux. Elle savait très bien ce que cette disparition d’odeur voulait signifier ! Car si le sulfure d’hydrogène est un gaz volatile considéré par beaucoup comme un terrible poison, il est un autre fait méconnu qui lui est tout aussi particulier. Certes il empoisonne rapidement les organes des victimes, mais ce qu’il faut savoir sur ce gaz c’est que l'inhalation prolongée peut causer la dégénérescence du nerf olfactif. Toute l’horreur résidait ainsi dans cet élément : l’odorat coupé par l’inhalation du sulfure d’hydrogène, on n’est plus à même de détecter le gaz ! Autrement dit : quand on ne sent plus le gaz, ce n’est pas qu’il est parti, c’est juste qu’il a réussi son méfait !
Lorsqu’on ne détecte plus le sulfure d’hydrogène dans l’air, c’est que sa teneur est telle qu’elle a neutralisé les nerfs olfactifs de la victime. Généralement ça signifie qu’on est condamné alors que parallèlement l’absence d’odeur atténue la méfiance du malheureux ! Bien entendue, tout dépend des personnes exposées, mais généralement la mort survient juste après quelques mouvements respiratoires. L'inhalation du gaz, même en quantité relativement faible, peut entraîner une perte de connaissance. Pour sûr, ce gaz était une belle saloperie ! Korra passa une étoffe sur son visage et elle coupa sa respiration !
« - Du nerf ! Du nerf ! »
Ces propos ne s’adressaient plus à Slice, mais à elle-même ! Les deux mains sur la poignée de l’écoutille, Korra parvint à ouvrir la porte DK28 ! Elle y jeta Slice comme un sac à patates et se rua à l’intérieur avec tout autant de précipitation. Le chien sauta derrière elle et la seconde d’après elle verrouillait déjà le sas. Respirant à gorge déployée, elle pria alors la force pour que le gaz n’ait pas passé cette écoutille hermétique !
Korra se retourna vers Slice. Elle n’avait que peu de temps devant elle. Si elle voulait encore le sauver, elle devait agir immédiatement ! La Jedi usa de la force et des enseignements de son ordre pour s’essayer à soigner le blessé. Elle sentait que la vie se dérobait toujours sous ses mains. C’est comme si le Prince Noir perdait ses ancrages avec le monde et qu’il se laissait partir. À moins qu’on l’en eût tiré ?! La jeune femme ferma les poings et serra les dents. En cet instant elle éprouvait de la colère ! Elle éprouvait de la haine envers elle, envers lui, envers ce monde qui n’avait cessé que de l’éprouver depuis plusieurs mois ! Cette haine la consuma en douceur. Et sournoisement, cette peine lui donna la force nécessaire pour agir. Ne se laissant pas aller davantage à la panique, elle monta à califourchon sur le Sith et entreprit un massage cardiaque. Sans le savoir, Korra s’était laissé aller à la passion. Elle avait flirté avec l’obscur sur Yavin IV, mais à présent elle avait mis inconsciemment un pied dans le monde des ombres. La force qu’elle tirait pour soigner son ami était vile et malsaine. Elle avait ouvert son cœur au côté obscur.
« - Vous ne pouvez pas mourir aujourd’hui ! Elle martelait la cage thoracique du mourant avec ténacité. La force transitait par elle et emplissait le corps du malheureux. Elle lui insufflait la vie ! Si vous devez mourir, ça sera par ma main Slice ! Par ma main ! »
Slice se réveillât en sursaut. Il avait repris ses sens comme un homme qu’on réveille de force. Korra laissa échapper un grand ouf de soulagement et fit retomber la pression. L’homme était tiré d’affaire et elle pouvait escompter un repos dûment mérité. Elle regarda le Sith avec douceur et s’octroya une courte pause en fermant les yeux. Quant à lui, Slice était complètement hagard et il ne comprenait absolument pas ce qui s’était passé. Il s’était vu tomber, puis son esprit s’en était allé à d’étranges délires dans les méandres de sa conscience. Et voilà qu’à son réveil il avait quitté le couloir et se trouvait avec la Jedi à califourchon sur lui. De sombres pensées vinrent à lui, il se demanda si elle n’avait pas ainsi profité de sa faiblesse à des fins peu catholiques … Mais Bloodrush n’osa en parler. Il était en âge, et sans savoir pourquoi il devinait qu’il en était une toute autre chose. En son for intérieur le Sith avait la désagréable impression d’avoir échappé au trépas. Après quelques longues minutes où il resta ainsi immobile, la Jedi juché sur lui avec ses yeux clos, le Prince Noir n’articula qu’un mot :
« - Je … »
La jeune femme apposa immédiatement un doigt sur sa bouche, lui intimant de ne pas en dire davantage. Slice était insupportable lorsqu’il se lançait dans d’interminables monologues, aussi elle préférait l’arrêter net … Qu’il se taise par tous les dieux pensait-elle !! Qu’il se taise, et que jamais plus elle n’ait à jongler ainsi avec la vie des siens ! L’homme, fort surpris par sa démarche, n’en dit davantage. Mais il interpella fort mal ce message et il prit l’attitude de Korra pour une invitation. Le Sith passa alors ses mains le long de ses hanches et il remonta ainsi jusqu’à son buste. Les corps s’enlacèrent un instant avant que la Jedi ne lui envoie une lourde claque (qu’il avait bien cherché).
Le Sith comprit en l’instant sa méprise et il parut assez con. Embarrassé, il regarda ailleurs comme pour éviter le regard accusateur de Korra. Ce n’était pas la première fois que Slice essayait d’embrasser des Jedis, mais c’était bien là première fois qu’il ratait ainsi son coup ! La sensitive se releva, ne voulant pas être accusée d’être aguicheuse. Mal à l’aise, elle épousseta sa bure et se retourna. Slice remit son casque sur sa tête et fît mine d’être occupé à entretenir sa ceinture. La claque avait laissé une trace rouge sur sa joue, mais ce n’était rien en comparaison de la honte qu’il éprouvait envers lui même. D’une part il s’en voulait pour son erreur, d’autre par il s’en voulait de ne pas avoir réussi à charmer la Jedi. Quoi qu’il en soit, la chevalière entreprit de couper court à cette situation et elle essaya avec calme de lui expliquer ce qui lui était arrivé :
« - Il y avait une fuite de gaz à côté de la porte DK28. C’était sans doute du Sulfure d’Hydrogène ou un autre composant gazeux du genre … C'est un gaz inflammable et très toxique. »
Slice paraissait interloqué. Il faut dire qu’il y avait de quoi ! S’il connaissait les coups de grisous dans la nature, il n’avait jamais pensé à ce que le gaz puisse représenter un risque dans un vaisseau. Il ne savait que deux choses sur ces substances volatiles : la première était que généralement les gaz explosaient, la seconde était qu’ils pouvaient intoxiquer ceux qui le respiraient. Korra ne lui apprenait rien de nouveau à dire vrai, mais bien qu’il se commémorait l’odeur révélatrice du poison, il savait aussi qu’elle n’avait pas duré … Certes il avait senti ce gaz, mais seulement un très court instant ! Korra comprit son interrogation. Elle leva les yeux en l’air avant de lui donner plus de détails sur ce genre de produits toxiques. Elle agissait comme si elle devait l’expliquer à un enfant :
« - Pour faire simple, cette saloperie est incolore et elle vous coupe rapidement l’odorat. Ce sont les nerfs olfactifs qui sont touchés en premier. Slice désigna son nez, il était en train de comprendre. Elle acquiesça. Sans rentrer dans les détails : quand on ne sent plus l’odeur méphitique de ce genre de gaz, il est généralement trop tard ... Le Sith se gratta machinalement le menton, il ne prenait que maintenant conscience du réel danger auquel il avait échappé. Il avait l’air courroucé d’avoir été ainsi mis à mal par un autre coup du sort. La jeune femme se voulut plus chaleureuse : Vous ne pouviez pas savoir. Moi je suis au courant grâce à Rylen Korr. Voyez-vous un jour on a eu une fuite dans un hangar sur Hoth, plusieurs camarades sont morts avant que nous ne comprenions ce qui se passait ... Après ce désastre Maître Korr a tenu à ce que nous suivions tous une formation à ce sujet. »
Korra leva les yeux au ciel, se commémorant la cérémonie funéraire. Elle avait perdu un ami ce jour-là … Dans une certaine mesure Slice devait la vie au grand Maître de l’ordre Jedi. Car s’il n’avait pas ainsi fait former les siens, jamais Korra n’aurait été en mesure de détecter le gaz. Elle serait morte peu de temps après lui et l’histoire aurait retenu une fin bien pathétique pour le Prince Noir ! Ah quel brave homme ce Maître Korr ! Un saint ! Il avait fait bien des choses pour son ordre et en tout et pour tout il avait été remercié pour ses valeureux services par quelques larmes et un petit discours. Puis après quelques belles paroles, le conseil était vite passé à autre chose !
Car bien qu’il eu été animé de toutes les bonnes volontés du monde pour que les siens puissent vivre en paix, ce grand Maître de l’Ordre Jedi avait été rapidement oublié par ses disciples. Considéré par beaucoup comme mort durant la bataille de la Forge Stellaire, il terminait en réalité sa vie en tant que simple esclave sur Rattatak ... À finir ainsi après avoir été un si bel exemple de vertu, ça poussait bien des gens à se poser des questions sur le karma. Au lieu de se la jouer apôtre du bien on pouvait très bien être le plus vil exemple d’individualisme, être hédoniste à outrance et profiter de toutes les bonnes choses de la vie. À emmerder les autres et vivre comme un roi au moins on ne regrettait pas son existence lorsqu’on arrivait devant Saint Pierrot, le Saint Jawa tenant les portes du paradis Bothan ! Restait donc à savoir si le Seigneur Korr allait décider de renier ce qu’il avait toujours été et devenir un connard de plus dans la galaxie, où s’il allait finir ses jours dans son schéma de référence en se la jouant l’ami de tous.
« - Bref … Il s’en est fallu de peu pour que vous y passiez vous aussi ... Le ton de sa phrase se voulait plein de reproches. Visiblement Korra en voulait beaucoup à Slice pour l’attitude qu’il avait eu. Le Sith la regardait avec une attitude niaise, comme s’il ne saisissait pas tout ce qu’elle avait risqué pour lui venir en aide. Par tous les dieux … mais reprenez-vous bon sang ! Elle haussa les yeux au ciel et fit un signe coléreux à l’adresse de Slice. Elle lui fit un court sermon : Si vous ne vous montrez pas plus prudent je ne donne pas cher de votre peau ! Nous ne serons pas toujours derrière vous pour vous torcher le cul Slice ! Il y a bien un moment où vous devrez agir en tant que Seigneur et non pas comme le plus gros connard de l’univers ! »
Elle ne développa pas d’avantage et le Sith eut alors la confirmation qu’il lui devait la vie. Il se contenta de lui adresser un « merci » et ne dit rien de plus de peur de la contrarier davantage. Korra acquiesça en silence. Ils en avaient oublié le péril dans lequel ils se trouvaient et un vaste bruit dans la carlingue leur rappela soudain que le vaisseau était toujours élancé en vitesse lumière sans qu’on eu la confirmation qu’une personne tenait la barre ! Toutes ces minutes qui se succédaient commençaient à faire beaucoup et il devenait important qu’ils rejoignent leurs compagnons … C’était là une décision qui devrait probablement être bien accueillie par les lecteurs assidus que vous êtes. Non parce que c’est la 27ème page Word rédigée et ils ne sont toujours pas arrivé à leur destination … Si ça peut vous énerver, songez au narrateur qui se demande toutes les deux minutes s’il y aura encore un lecteur à la conclusion son histoire ! Si une personne lit encore ces lignes, je tiens à vous rassurer, nous touchons au but ! Prêt ? Nous y retournons !
La porte DK28 donnait sur un escalier. Ils le montèrent doucement et arrivèrent dans une sorte de hall. Ils étaient à présent sur le pont n°4. Un écriteau sur leur droite indiquait un passage vers le pont n°5. Ils devraient encore monter, et encore et encore … jusqu’à arriver enfin vers le poste de commandement du navire. Si Korra boitait depuis leur mésaventure avec le plafond effondré, Slice ne semblait pas garder de lourdes séquelles de son empoisonnement. En quelques minutes il avait repris des couleurs et sa traditionnelle vigueur !
Mais à dire vrai l’homme avait triché : il s’était dopé ! Pour se remettre rapidement sur pied et être requinqué comme jamais, il avait bu quelques lampées de la mixture qu’il eût faites jadis sur Kashyyyk. La boisson qu’il avait confectionnée pour les guerriers du clan Kharn était un bien étrange breuvage. Elle avait été activement distribuée aux combattants de la tribu durant l’insurrection fomentée par Sith et le chef Wookie Atha’Ualpa. Durant la bataille de la forge, le Seigneur Noir en avait même donné à Elerina afin de lui faire recouvrir sa célérité. Pourtant cette boisson était tout autant une source de bienfait que de problèmes, car son ingestion obscurcissait souvent le jugement de ses utilisateurs. L’alchimie était un art étrange et le Sith s’était essayé à bien des breuvages et potions avant de tomber sur une combinaison qui donnait des résultats satisfaisants. Là où les scientifiques créaient des médicaments, les alchimistes créaient des concoctions qui étaient à long terme tout aussi mauvaises pour le corps que pour l’esprit. Ces drogues brutes avaient l’avantage de rendre ses consommateurs plus performants sur l’instant, mais ceci se faisait au prix de ravages dans le futur.
La boisson le requinqua sur place, et là où c’était écroulé un homme faible et épuisé, se releva un Sith plein d’entrain ! Mais Korra avait raison : il lui fallait rester prudent ! Cette forme n’était que temporaire et lorsque la drogue ne ferait plus effet le Sith ferait face à une retombée bien plus violente, voire même un bad trip ! Toutes les potions du monde ne pourraient jamais égaler les bienfaits d’un sommeil réparateur ! Slice et Korra progressèrent ainsi en direction du pont 5. Ils arrivèrent très vite à un nouvel escalier qui menait vers l’étage supérieur. En haut se trouvait le 5ème pont, et bien qu’ils l’aient oublié, c’était là que Jean Guillaume avait fait amener l’artefact.
À peine furent-ils arrivés sur place que Slice se pétrifia. L’éclairage fonctionnait moins bien dans cette partie du bâtiment et l’aura obscure était plus présente que nulle part ailleurs. Ses sens étaient aux aguets et sans savoir pourquoi il savait en sont for intérieur que l’origine de cette aura méphitique se trouvait dans les environs. Outre les bruits de la carlingue et autres vrombissements du vaisseau, l’ouïe aiguisée du Seigneur Noir perçut un son qui se propageait dans les tréfonds de l’obscurité ambiante. Il entendait de faibles murmures, c’était comme si des centaines de voix murmuraient dans le silence. Le son était si net que le Sith se demanda s’il s’agissait vraiment d’un écho où si ce n’était pas quelque chose d’ordre télépathique …
« - Vous entendez ? »
Il se retourna vers Korra et constata qu’elle ne semblait pas entendre les complaintes qui s’échappaient du pont n°5. Ces paroles étaient prononcées à demi-mot et dites dans une langue ancienne. Le Prince Noir reconnaissait aisément une forme pure d’un des anciens dialectes utilisés dans la culture Siths. Il en devinait le sens : c’était une invitation. On l’invitait à venir, on l’invitait à les rejoindre, on l’invitait à ne faire qu’un ! Korra n’avait définitivement rien entendu et elle ne comprenait pas pourquoi Slice et son chien restaient tous deux immobiles. La Jedi trouvait qu’ils agissaient bizarrement et elle commençait à s’en inquiéter …
Elle ne pouvait pas cerner la force qui était à l’œuvre sous ses yeux et ses oreilles. Slice était témoin d’une manifestation du côté obscur : tout comme elle l’avait fait avec Jinn Fear par des roulements de tambour, l’origine de la force obscure attirait à présent Slice vers elle, l’appelant d’une manière semblable, mais différente : les tambours avaient laissé place à des murmures.
Ses chuchotements étaient comparables aux complaintes des sirènes dont parlaient les anciens mythes du temps des premiers navigateurs hyper-spatiaux. Ces murmures transcendaient la chair et ils touchaient au plus profond de l’âme du Prince Noir. Il éprouvait une sensation étrange et se sentait appelé ! Le cœur du Paria était étrangement léger, comme animé d’un quelconque maléfice. Cette sensation parcourait tout son corps. Il n’avait pas peur, il se sentait comme au sein d’une matrice : il épousait l’obscurité, il revenait à ses propres racines. C’était comme si Slice renouait avec les plus anciennes histoires de son ordre … Le Paria renouait avec les siens.
Et alors qu’une échelle sur leur droite menait apparemment vers des niveaux supérieurs, Bloodrush fit un pas droit devant lui. Il s’immobilisa une seconde et fît signe à Korra de ne pas le suivre. La jeune femme n’eut pas le temps de réaliser ce qu’il se passait que déjà le Sith s’enfonçait dans l’embrasure d’une des portes, comme happé par le chant de ces sirènes de l’espace ! D’un geste sec, Korra le reteint par la main. Il y avait de l’angoisse chez la Jedi.
Slice détacha sa main sans le moindre ménagement et il s’engouffra dans l’obscurité. La Jedi le regarda s’éloigner dubitative. L’instant d’après il avait déjà disparu de sa vue, ne faisant plus qu’un avec la pénombre. Korra fixa le chien avec nonchalance et ce fût comme si l’animal lui-même avait haussé les épaules. Et comme pour se donner du courage, la bête poussa un glapissement et s’en alla à la poursuite de son -
Post n°19
Auteur : Slicemaître. La Jedi maudit Slice de tout son cœur, visiblement il n’avait rien écouté de son précédent sermon ! Elle s’engouffra à contrecœur dans le bien étrange endroit, avec la ferme détermination de le ramener vers le pont principal, quitte à le tirer par la peau du cul si nécessaire. Quand allait-il agir en adulte et non pas en enfant ?! Allait-elle encore devoir le sauver ?!
Une faible fumée noirâtre planait dans ces lieux, elle rappelait les brumes de dagobha, là où l’obscur régnait en maître… Le prince noir avait vite fait de distancer la Jedi et son chien. Il progressait avec aisance, son pas était résolu et sa détermination sans faille. Plus il avançait, plus les murmures qu’il entendait devenaient nets et pressants. Plus les minutes s’écoulaient et plus l’écart entre les Sith et la Jedi se creusait. Korra était bien loin, par on ne sait quel artifice il lui était très difficile d’avancer dans un tel lieu. C’était comme si l’endroit lui-même ne voulait pas d’elle. Slice, quant à lui, se commémorait la litanie de la peur. Son esprit entier était tourné vers cette force qui l’appelait, il en avait oublié Korra, qui clopinait tant bien que mal derrière lui, un tuyau en guise de béquille.
* - Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l'esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale. J'affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu'elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin. Et là où elle sera passée, il n'y aura plus rien. Rien que moi. *
Slice progressait ainsi, il était comme hypnotisé ! Lancé au pas de course dans cet enchevêtrement de couloirs sans fin, l’homme se déplaçait avec une cruelle aisance. À le voir se mouvoir de la sorte on pouvait se demander s’il eut connu ce vaisseau dans une vie antérieure ! Il passait par-ci, par-là ; il traversait des couloirs, des chambres, des cantines, des laboratoires … s’approchant toujours davantage de l’origine de la force obscure. Toute l’épopée hasardeuse qu’il avait entreprise jusqu’au pont n°5 n’était plus qu’un lointain souvenir. En cet instant il aurait été bien difficile de penser que l’homme qui s’affairait ainsi à identifier la source du côté obscur avait quelque chose à voir avec le pauvre bougre perdu et esseulé qui cherchait son chemin après l’explosion de la coursive.
Puis au détour d’un couloir, il sut qu’il était arrivé. Les voix dans sa tête se turent comme elles étaient venues. Son allure devint plus lente et il pénétra dans une pièce d’où s’échappait une épaisse brume. La course l’avait éprouvé et il entendait nettement les battements de son cœur résonner dans ses tympans. Étrangement Slice se sentait cruellement vivant. Il était excité et il savait au fond de lui que la fin de sa route se trouvait ici : dans ce lieu !
Le Paria ne fit qu’un pas dans la pièce avant qu’un craquement ne brise le silence. Penchant la tête au sol, il remarqua qu’il venait de marcher sur des cadavres. Soudain le Sith prit conscience qu’il y en avait une multitude tout autour de lui. Le sol était littéralement jonché de corps momifiés ! C’était à croire que tout l’équipage du navire s’était regroupé ici pour y mourir … Et alors que toute son attention était portée sur l’étude de la pièce, le Prince Noir aperçut subitement la silhouette d’un homme encapuchonné au centre de l’endroit.
L’inconnu était bien vivant. Alerté par le craquement des momies que Slice avait foulé, il venait lui aussi de se retourner. Les regards se croisèrent et l’instant qui s’en suivit l’étrange voile obscur qui avait bridé leurs sens s’éclipsa. Mais au lieu d’apaiser l’atmosphère, la disparition de ce voile du côté obscur venait de laisser place à deux puissances phénoménales. Ce fut un choc, au même titre que de prendre un train en pleine figure ! En une seconde toute la puissance de deux Seigneurs Noirs, débridée au maximum pour percer dans le voile, venaient de se retrouver libre ! Les forces de ses deux grands hommes se déchainèrent dans leurs formes les plus pures … Tout ce qui se trouvait dans la pièce, à l’exception des deux hommes et de l’holocron, s’envola dans les airs et fut projeté sur plusieurs mètres ! Les momies et tous les objets projetés retombèrent au sol dans un fracas assourdissant ! La puissance des deux hommes écrasait littéralement les lieux et tous les sensitifs présents à bord du navire étaient maintenant en mesure de discerner la force des deux protagonistes. Dans cette ambiance électrique s’étaient relevés deux grands Seigneur Siths.
L’homme qui se trouvait face à Slice n’avait rien à envier au jeune Seigneur. Le Sith se posait bien des questions sur son identité et la pénombre qui régnait dans la pièce ne lui permettait pas de discerner le visage de son interlocuteur. Qui était donc cet individu ?! Était-ce un esprit Sith hantant ce navire ou n’était-ce là un passager impromptu, comme lui-même et ses compagnons ? Le Prince Noir étudiait son aura avec attention. Elle lui paraissait étrangement familière ... Trop familière même … Était-ce un ancien compagnon ?! Bloodrush avait beau puiser dans ses souvenirs, ces derniers revenaient confus. Il n’avait connu aucun Guerriers Siths avec autant de prestance à l’époque où il avait été dans l’ordre.
Les yeux perçants du sensitif se désintéressèrent momentanément de l’individu pour scruter et le bien étrange objet qui se trouvait dans la pièce. Il ressemblait à un holocron Jedi et les écrits du feu Jean Guillaume l’éclairaient promptement sur ce qu’il avait été. Pourtant, Slice ne savait pas encore s’il devait attribuer à l’objet ou à l’inconnu la paternité de l’aura méphitique qui avait régné dans le vaisseau. Était-ce l’homme encapuchonné ou bien l’holocron qui l’avait appelé ?! Dans tous les cas une chose était sûre : les murmures et le voile obscur avait disparu à l’instant de la confrontation de leurs auras respectives.
Les deux hommes se fixèrent ainsi en silence. Slice ne savait pas vraiment comme réagir. Il n’avait pas eu le temps de se mettre en garde et craignait qu’en agissant maintenant de la sorte il ne courrouce son interlocuteur. Il n’avait aucune raison d’être hostile, mais rien ne disait non plus qu’il en était de même pour l’homme encapuchonné … Le silence devenait pesant et s’il était clair qu’il lui fallait agir, il ignorait bien la façon avec laquelle il devait le faire …
Le Prince Noir cambra finalement le dos et se releva sur toute sa hauteur. Hurza était un grand gaillard et c’était là un avantage lorsqu’on voulait jouer de prestance. Dominant physiquement l’inconnu, Slice s’évertua de prendre une pause qui se voulait empreint de prestige. La chose contrastait avec sa tenue qui témoignait autant du style vestimentaire d’un clodo galactique (bure en lambeaux, cape déchirée), que d’un certain raffinement (heaume, bottes, gants et épaulières de métaux et légèrement décorées). Tout dans ces ornements d’apparat rappelait l’art Sith passé.
La main droite de Slice s’apposa sur le pommeau de son épée tandis qu’il tendit la gauche à l’encontre de l’individu. Sa paume était ouverte et bien que l’attitude se veuille être un signe d’ouverture, la main droite fermement posée sur la garde de son arme en atténuait la portée. Prenant une longue inspiration, il finit par saluer cet inconnu en feignant une révérence. Sa voix se voulait aussi calme et posée que son honneur lui commandait, mais le timbre de celle-ci trahissait pourtant qu’il en était mal assuré.
« - Je crois que vous avez quelque chose qui m’appartient. » dit-il en désignant d’un geste l’artefact.
L’attitude pouvait se valoir provocante et à dire vrai elle l’était. Slice n’avait aucun droit sur l’objet, mais son instinct lui dictait d’en agir comme s’il en avait été autrement. Il éprouvait une certaine excitation face à l’inconnu. En cet instant il en était certain : son interlocuteur était un grand Seigneur. C’était le premier qu’il rencontrait depuis l’Omega et … Kovarn … L’aura qu’il percevait n’était en rien égale à la sienne, elle témoignait de l’expérience. Sans savoir pourquoi Slice se trouvait inférieur à ce personnage. Après tout il n’était qu’un maître Sith jouvenceau qui s’en était devenu Seigneur aux suites de la bataille de la forge. … Non … L’homme en face de lui avait quelque chose de noble dans son aura. Une chose étrange en son cœur lui disait encore que cette personne lui était familière.
Et alors qu’il s’attendait à ce que son interlocuteur répondre, son chien pénétra dans la pièce en aboyant ! Slice lui adressa un regard qui se voulait tout dire. Le molosse s’arrêta net et regarda tour à tour son maître et l’étranger en couinant. Korra arrivait elle aussi au pas de la porte, fatiguée elle avait suivi l’animal dans tout le dédale de couloir. La Jedi avait ressenti la force colossale des deux aura se rencontrer et lorsqu’enfin elle fût dans l’embrasure de la porte elle se raidit de peur : il y avait effectivement quelqu’un en compagnie de Slice !
« - Slice, qu’est-ce qu’il se passe ici ?! … »
Bloodrush ne la regarda même pas. Il n’eut pas un regard, pas une phrase à son encontre. Sans décrocher son attention de l’inconnu, Slice usa de la force pour fermer la porte qui se trouvait derrière lui, laissant Korra de l’autre côté. La jeune femme était habillée en Jedi et on connaissait bien des Siths pour qui ce simple accoutrement suffisait à ce qu’ils se montrent hostiles. Si Slice comprenait l’animosité entre les Siths et les Jedis, il n’avait jamais compris le besoin irascible de certains de ses camarades qui n’avaient de cesse que de se foutre sur la gueule avec les premiers moines en bure qu’ils croisaient. Les Siths contemporains étaient devenus des stéréotypes vivant des plus mauvais clichés de leur ordre. Bêtes, méchant, n’œuvrant que pour « le mal », ces gens-là étaient méprisés par le Prince noir. Rien ne lui garantissait que celui qui se trouvait face à lui fut-ce différent. Ignorant comment l’inconnu réagirait face à Korra, il avait préféré verrouiller la pièce afin de la protéger.
Il ne s’était pas passé plus de deux minutes depuis la rencontre entre les deux hommes. Cela avait laissé seulement le temps aux deux protagonistes de se juger avant que Slice ne prenne la parole et que Korra et le chien fassent bruyamment irruption. À présent ils se retrouvaient seuls, le chien à l’arrière de la pièce. Bloodrush avait fait le premier pas et il restait à voir ce qui allait maintenant se passer. Un faible sourire se devina sous le casque du Seigneur Sith …
Au même moment, le groupe des passagers du vaisseau fer à repasser qui s’en était été en direction des hangars principaux approchait de sa destination. Sans le savoir, ces gens-là approchaient aussi des positions des hommes de Fear ... Parallèlement un droïde de démolition qui avait été envoyé en reconnaissance dans un circuit de ventilation venait d’arriver dans le hangar qui était fermé de l’intérieur. Un croiseur s’y trouvait. Le robot commença à s’approcher d’un des patins de l’appareil. Soudain ses senseurs enregistrèrent des formes organiques dans la zone. Il paniqua, envoya l’information par radio avant de se faire exploser avec sa charge de démolition. Les droïdes LIN étaient connus pour leur instabilité et on venait d’en faire une fois de plus la cruelle expérience … Le pire scénario venait de débuter : tout commençait à partir en couille …
Car au même moment, comme pour prouver la loi de Murphy, une alarme résonna soudain dans tout le vaisseau. Les lumières virèrent au rouge et une voix synthétique beugla dans les enceintes :
« – ALERTE COLLISION – TEMPS ESTIME AVANT IMPACT 40 MINUTES – ALERTE COLLISION – TEMPS ESTIME AVANT IMPACT 40 MINUTES – ALERTE COLLISION – TEMPS ESTIME AVANT IMPACT 40 MINUTES – ALERTE COLLISION – TEMPS ESTIME AVANT IMPACT 39 MINUTES – ALERTE COLLISION – TEMPS ESTIME AVANT IMPACT 39 MINUTES – … »
Un bien sinistre décompte venait de débuter. La raison était toute simple : le vaisseau lancé en hyper-propulsion fonçait tout droit dans un anneau planétaire d’un astre stellaire. Il s’agissait de champs d’astéroïde orbitant autour des planètes comme les anneaux de saturne. Il était clair qu’un passage en vitesse lumière dans un tel endroit endommagerait sérieusement l’appareil. L’explosion du droïde LIN avait malheureusement eu des conséquences inattendues : si je ne prononçais pas sur les potentiels dégâts qu’il avait infligés à l’appareil du Seigneur Fear, son explosion avait été enregistrée par les capteurs de fumées du vaisseau abandonnées. Croyant à un incendie, l’ordinateur de bord avait verrouillé une bonne partie des portes coupe-feu de l’appareil, empêchant les gens de se mouvoir aisément d’une partie à l’autre du vaisseau !
Si le temps jouait déjà contre eux, maintenant c’était le vaisseau lui-même qui s’y mettait ! Avec la fermeture des portes coupe-feu, Desmus, Starik et ses compagnons se retrouvaient eux aussi coincés dans le Ravageur sans moyen de se dégager de leur position. Ils avaient retrouvé une partie des survivants du vaisseau fer à repasser et le coup du sort venait d’arriver alors qu’ils étaient presque arrivés en vue de la passerelle de commandement ! Le seul endroit où on pouvait encore contrôler quelque chose était la passerelle de contrôle et les différents postes de contrôle et de survie disséminés dans l’appareil. À cet instant, du côté de Cypher on ne pouvait plus compter que sur 4 personnes : le couple Elerina et Sven, et le couple Raiden et la mécanicienne … S’ils ne parvenaient pas tous les 4 à sauver leur camarade et à changer le cap du vaisseau, on allait tout droit vers la catastrophe. Desmus attrapa sa radio à deux mains et appela à l’aide la dernière personne à qui il n’aurait jamais pensé !
« - Elerina ! Je ne sais pas si vous ne recevez, mais nous sommes coincés sur le pont inférieur à la passerelle de commandement ! Les portes coupe-feu sont verrouillées ! Entre les alarmes, l’hyper-propulsion, le calcul de la collision par l’ordinateur de bord, la sécurité anti incendie qui s’activait dans tous les compartiments du vaisseau et j’en passe, le système électrique du Ravageur était en train de rendre l’âme. Des surtensions provoquèrent plusieurs explosions mineures qui déclenchèrent d’autres départs incendies … Un foyer venait de prendre place dans la zone où se retrouvaient coincés Desmus et son équipe. Il n’avait pas eu de réponse d’Elerina et priait son Dieu qu’elle l’eut entendu. Il tenta un dernier message sur tous les canaux de sa radio : On est bloqué au pont inférieur de la passerelle de commandement ! Il y a le feu, on va tous cramer si ça continue ! Faites quelque chose putain !!! »
Le vaisseau abandonné risquait bien de se transformer en un gigantesque tombeau. En cet instant tous les espoirs reposaient sur Elerina, Sven, Raiden, la mécanicienne pour ce qui est des gens de Cypher, et les hommes de Jinn Fear pour ce qui est des autres passagers du navire.
