Vague de Beskar
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Post n°2
Auteur : Wyrim Oshindara⫷ Débarquement Mandalorien sur Vinsoth ⫸
Le sol de Vinsoth tremble avant même que nos bottes ne l’aient foulé.
Dans le ciel tourmenté par les traînées ioniques des vaisseaux de guerre, les silhouettes massives des Q-Meteor s’étirent comme des harpons de beskar tombant du firmament. Le vrombissement synchronisé de leurs moteurs perce les nuages et fend l’atmosphère. C’est le son de notre avancée. Un appel à la guerre.
Depuis la soute du Q-Meteor Orak’tal, j’observe, silencieux. À mes côtés, mes frères et sœurs du Clan Oshindara vérifient une dernière fois leurs armes, dans un silence plein de tension. L’air vibre au rythme du blindage, chaque micro-secousse nous rapprochant de notre cible : Minas, cœur enfoui de la résistance Sith sur ce continent.
Les transmissions se relaient dans nos casques.
— Ici Kar’ta Beskar. Déclenchement des phases d’atterrissage. Ligne de front : axe sud-ouest, visée tunnels côtiers. Convergence des flancs en dix minutes. Tous les bataillons, positions synchronisées.
Les Q-Meteor se déploient en un éventail tactique. Vingt transports lourds, bardés de blindage, glissent au-dessus des lignes ennemies. Derrière, les chars WLO-5 et Canderous sont libérés comme des bêtes de siège. Leurs moteurs grondent, prêts à broyer les obstacles. Les troupes sautent par grappes organisées, propulsées par les réacteurs dorsaux. Les bataillons anti-Sith tombent comme des faucons de mort.
Cinq bataillons spécialisés.
Cinq meutes sans pitié.
Les Kyr’vhetin, silencieux, sans cri, sans gloire.
Les Jatnese Kyr’am, méthodiques, calmes, précis.
Les Tal’verda, éclaireurs tactiques, frappeurs avant l’impact.
Les Solus Haat, briseurs de lignes, équipés pour l’assaut brutal.
Les Balar’vhett, les juges — pour qui la mort est verdict, pas processus.
Les transmissions s’entrelacent.
— Escouade Ekar, contact sur ligne nord, élimination silencieuse d’un trio sabres rouges.
— Jatnese Six à commandement, foyer de résistance dans le ravin Est. Demande couverture artillerie Canderous.
— Accès tunnel 4 sécurisé. Extraction de datapads en cours.
Et au-dessus de tout cela, mes droïdes entrent en scène.
Le DRK-1 fend l’air bien avant que nous ne touchions terre. Camouflé, ses photorécepteurs activés, il glisse entre les rafales d’énergie. Il intercepte les communications Sith, les retransmet en direct sur mes canaux sécurisés.
— Analyse en cours. Déploiement adverse : ligne de choc, 6 acolytes, 22 fusiliers, deux tireurs de soutien. Coordonnées synchronisées.
D’un flash de son scanner thermique, il m’indique l’endroit où frapper.
À ma droite, les jumeaux DZ-70 Alpha & Beta bondissent au sol avec souplesse. Bras à pinces déployés, capteurs activés, ils quadrillent les flancs à la recherche de proies. L’un désactive un détonateur piégé dans un renfoncement de ruine. L’autre neutralise un fuyard Sith d’un tir paralysant à la gorge, l’envoyant au sol sans un mot.
Ils traquent. Ils immobilisent. Ils jugent.
Puis vient le colosse.
Le Mark XII, silhouette métallique imposante, escorte l’unité centrale. Ses doubles blasters crépitent à chaque salve. Mais c’est sa charge la plus précieuse qui fait la différence : un Ysalamir, logé dans un conteneur dorsal, générant une bulle anti-Force.
Les acolytes le sentent avant même de le voir. Une coupure. Un vide. Un gouffre dans leur lien.
Si ills hésitent.
Ils sont déjà morts.
La première ligne ennemie est percée.
— Vencuyir.
Le mot passe dans chaque canal. L’ordre est clair. C’est l’ouverture.
Je saute.
Le choc thermique, les hurlements, les tirs. Tout me frappe en même temps. Le sol de Vinsoth est un labyrinthe d’os et de terre rouge. Les Sith forment une ligne maladroite, leurs sabres déjà levés, leurs visages jeunes. Certains tremblent.
J’avance. Hache à la main. Fusil en bandoulière.
L’un bondit. Mon DE-10 parle en premier.
Un autre charge. Ma hache le renvoie en morceaux.
Le sol s’enflamme. Les Mandaloriens n’avancent pas : ils progressent.
Chaque bataillon est une lame bien affûtée.
Chaque droïde une extension de notre regard.
Chaque char une sentence.
Et moi… Je suis la main qui les guident⫷ Avancée vers les tunnels de Minas ⫸
Les flammes se dissipent derrière nous, mais l’odeur de brûlé colle à l’intérieur des casques.
Autour de moi, les lignes mandaloriennes avancent comme un bloc, fluide et déterminé. Chaque escouade sait où aller, chaque blindé couvre l’angle prévu. Le ciel est sillonné d’éclats — tirs aériens, tirs d’artillerie, explosions de mines, mais rien ne freine notre marche. Pas cette fois.
— Char WLO-5 Besh, passage sur le flanc droit. Tunnel secondaire repéré à 700 mètres. Soutien Jatnese engagé.
Les chars avancent avec une lenteur menaçante, leur poids écrasant les gravats et les barricades improvisées. Une salve de leur double canon pulvérise une plateforme de tir sith à flanc de falaise, la transformant en avalanche de métal fondu.
Les DZ-70 sont déjà loin. Alpha a plongé dans une crevasse latérale, ses senseurs repérant des signaux de chaleur sous un pan de roche effondré. Beta le suit, éliminant un tireur embusqué d’un coup net. Ils ouvrent la voie pour la section Kyr’vhetin, qui glisse comme une ombre entre les pierres, silencieuse. Les couteaux sont déjà sortis.
— Écho 4, progression sur colonne Est. Conflit modéré. Présence Sith éparse. Extraction d’un artefact repérée sur fréquence locale.
Des cris d’alerte éclatent depuis l’autre flanc — un groupe d’acolytes a tenté une contre-offensive, bondissant depuis un repli d’enceinte. Mais ils n’avaient pas compté sur les Mark XII. Leur simple arrivée fait fléchir l’élan ennemi. Le vide oppressant généré par l’Ysalamir engloutit la zone, et les sabres s’éteignent dans l’air avec un souffle désespéré.
Je lève la main.
— Ligne Solus Haat, en avant. Frappez dans la brèche.
Leur cri guttural couvre le fracas, et dans un vacarme de bottes et de blasters lourds, le bataillon spécialisé en assaut brise la ligne ennemie dans une explosion de rage mécanique. Des corps tombent. D’autres reculent. Mais les Mandaloriens n’avancent pas pour tuer — ils avancent pour gagner.
Nos chars pivotent sur leur propre axe, leurs tourelles ajustant la ligne de tir. Le terrain se rétrécit. Devant, les falaises noircies laissent entrevoir des ouvertures sombres, béantes.
Les tunnels de Minas.
Le cœur souterrain du bastion Sith.
— Iris Sombre. Reconnaissance avancée, trajectoires multiples. Active tous tes capteurs, on veut la cartographie la plus précise possible.
Le petit DRK-1 s’élance, sa coque noire se fondant dans la roche. Il glisse au-dessus des débris, activant ses senseurs thermiques et ses antennes furtives. Il disparaît dans l’obscurité, et quelques instants plus tard, ses premières données s’affichent sur nos visières : galeries étroites, niveaux compartimentés, plusieurs points de verrouillage automatisés. Le tout alimenté par une source d’énergie interne. Une souricière.
Parfait.
— Entrée Est verrouillée. Position d’assaut. Toutes les unités, formation d’encerclement. Nous descendons ensemble.
Les portes exploseront bientôt. Les Mandaloriens pénétreront les galeries comme le sang s’infiltre dans une plaie. Et cette fois, même les ténèbres de Minas ne suffiront pas à les arrêter.
À ma ceinture, ma hache vibre doucement.
Je m’avance. La première pierre noire du tunnel s’écrase sous mes bottes. -
Post n°3
Auteur : Zaden KryosLes corps des acolytes tombés jonchaient déjà le sol de Minas, leurs vibro-lames brisées témoignant de la férocité mandalarienne. Mais Dark Silius n'avait pas bronché. Ses yeux perçants observaient froidement l'avancée ennemie, analysant chaque mouvement, chaque formation. Son sabre écarlate vibrait dans sa main, affamé.
— Pathétique.
Le mot siffla entre ses lèvres tandis qu'il levait lentement sa main libre vers le ciel. L'air autour de lui commença à vibrer d'une énergie malveillante. Le coté obscur de la Force répondirent à son appel.
Deux des chars WLO-5 qui avançaient inexorablement vers les lignes sith s'immobilisèrent soudain. Leurs moteurs grondèrent, luttant contre une force invisible qui les soulevait progressivement du sol. Dark Silius ferma le poing.
CRAAAASH !
Le premier blindé retomba lourdement, sa structure se tordant sous l'impact. Le second bascula sur le côté, ses chenilles tournant dans le vide avant de s'enflammer. Les cris de rage des Mandaloriens emprisonnés à l'intérieur se mêlèrent au crépitement des flammes.
D'un geste ample, le Seigneur Sith projeta une onde de Force destructrice qui balaya le champ de bataille. Les Mandaloriens les plus proches furent projetés en arrière, leurs armures de beskar cliquetant contre la roche. Certains se relevèrent immédiatement, mais d'autres restèrent au sol, sonnés.
Soren Pandore, témoin de cette démonstration de puissance, sentit un frisson d'excitation mêlée de terreur parcourir son échine. Instinctivement, il resserra sa prise sur sa vibro-épée et ajusta sa position dans la ligne de front réformée. Les autres acolytes, galvanisés par la démonstration de leur maître, poussèrent un cri de guerre guttural. Ensembles ils affrontèrent des guerriers Mando dans des duels à mort, là l’on pouvait déjà observait que le côté obscur alimentait le jeune Pandore qui parvenait à mieux s’en sortir que ces compères. La peur faisait ressortir sa colère et ainsi il était capable de se batter à plein potential malgrès son faible entraînement.
Voyant au loin se battre le Seigneur noir, Sorren tentait de recopier ses mouvements, offrant une prestation de la septième forme Juyo médiocre.
Les tunnels de Minas n'étaient pas le seul atout des Sith. Dark Silius leva son sabre vers les falaises environnantes. Des silhouettes encapuchonnées émergèrent soudain des anfractuosités rocheuses , des tireurs embusqués cachés, positionnés en hauteur depuis le début de la bataille. Leurs tirs de blaster crépitèrent depuis les surplombs, créant un déluge de plasma rouge qui s'abattit sur les formations mandalariennes.
Le Seigneur Sith bondit, défiant la gravité dans un saut alimenté par la Force. Sa lame flottant dans l'air avant de s'abattre sur un groupe de soldats mandaloriens. Le beskar étincela sous l'impact, résistant, mais la force brute derrière le coup projeta les guerriers dans toutes les directions.
Pandore, observant son maître danser la mort au cœur de la mêlée, comprit que sa survie dépendait de sa capacité à apprendre. Il esquiva un tir de blaster, pivota, et porta un coup précis de sa vibro-épée dans le joint d'armure d'un Mandalorien isolé. L'acier vibrant trouva sa cible. Premier sang pour l'acolyte.
Les droïdes DZ-70 tentèrent de flanquer les positions sith, mais ils n'avaient pas anticipé les mines à fragmentation enterrées autour du périmètre. Les explosions successives illuminèrent le champ de bataille d'éclats orange, semant la confusion dans les rangs mandaloriens.
Dark Silius se redressa au centre du chaos, son armure maculée de poussière et de sang, mais ses yeux brillaient d'une satisfaction cruelle. La Force et la puissance du côté obscur ne faisait qu’un avec lui.
— Vos technologies impressionnantes, vos tactiques éprouvées... Tout cela n'est que vanité face au pouvoir du côté Obscur, lança-t-il à travers le vacarme.
L'air se chargea d'électricité. Des éclairs de Force jaillirent de ses doigts, s'abattant sur des Mando et transformant leurs coques de beskar en brasiers. Le véritable affrontement ne faisait que commencer.
Les Mandaloriens avaient frappé les premiers et les Sith répliquaient.Spoiler
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Post n°4
Auteur : Wyrim Oshindara⫷ Minas — Face au Sith ⫸
Le sol vibre sous mes bottes.
Non plus à cause des frappes ennemies, mais parce que nous avançons. Parce que mes bataillons se relèvent, réajustent leurs armes, et resserrent la ligne. Parce que nos escouades spécialisées ont cerné les tireurs. Parce que l’ordre revient dans le chaos.
Parce que je suis là.
J’observe le champ de bataille à travers le filtre bleuté de mon viseur. Les Sith crient. Ils brûlent. Certains fuient. D’autres luttent, désespérément. Mais cette fois, ils ne dansent plus. Ils piétinent. Ils freinent.
Je distingue le Mark XII au loin, avançant d’un pas lourd, régulier, stable. Un géant de beskar, noir comme le vide, portant dans son dos une bulle de silence. Là où il passe, la Force ne répond plus. Les acolytes suffoquent sans comprendre. Leurs regards se vident. Leurs attaques perdent leur puissance.
C’est dans ce vide que je m’engage.
Je laisse mon jetpack s’éteindre à une dizaine de mètres du sol, pour ne pas alerter. J’atterris dans un roulé souple entre deux blocs de pierre éventrés par un tir de char. Mon DE-10 est déjà dans la main. À ma droite, un Mandalorien me couvre. Je le laisse faire. Il sait que je ne suis pas là pour donner des ordres.
Je suis là pour donner l’exemple.
Je range mon blaster. Ma paume effleure le manche de ma hache ultrasonique.
Elle vibre au contact de mes doigts, impatiente.
Je redresse la tête.
Et je le vois.
Au sommet d’un promontoire noirci, drapé de fumée, Dark Silius me domine du regard. Il est plus massif que je l’imaginais. Mais je n’ai pas peur. Pas ici. Pas maintenant.
J’avance.
Chaque pas est un rappel.
Un rappel cruel. Que je suis Mandalorien. Que j’ai été brisé, traîné dans la boue, enchaîné, humilié jusqu’à l’âme. Forgé dans la honte. Trempé dans le feu.
Et pourtant… je suis revenu.
Et devant moi se tient celui qui croit que la peur est un pouvoir.
Je laisse le canal tactique ouvert. Pas pour commander. Mais pour que tout le clan m’entende.
— Tu fais couler le sang. Tu crois que cela t’élève. Tu prends racine dans la peur. Tu crois que cela te rend plus fort. Mais moi… je suis né dans la honte. J’ai été brisé. Je me suis reconstruit. Et aujourd’hui, je suis ici. Pour toi.
Il bouge enfin. Un geste brusque. Une tentative de projection de Force.
Rien.
Ses pupilles se contractent. Son bras hésite. Un frisson trahit sa posture. Ce qu’il appelle pouvoir… lui échappe.
Je suis dans le champ du Mark XII.
Et il est seul.
Je commence à courir.
Sa lame s’illumine, écarlate.
Ma hache répond, chantant son cri grave d’acier vibrant.
C’est maintenant.
Minas ne tombera pas dans les ténèbres.
Pas tant que je respire.
Le monde s’efface.
Il ne reste que lui.
Dark Silius. Seigneur Sith. Bourreau. Cœur de cette gangrène.
Et moi.
Mes bottes frappent la terre meuble, semée de cendres et d’éclats d’obsidienne. Mon armure absorbe les impacts des tirs errants, mais je ne m’arrête pas. Mon cœur bat au rythme de ma hache. Une pulsation d’ultrasons, un grondement que seul un guerrier peut comprendre.
Il est puissant. Mais la peur danse déjà dans ses gestes.
Il lève son sabre. Une posture classique. Makashi. Un style d’apparat. D’orgueil.
Je réponds avec un cri de hache et une feinte.
Le choc.
Ma lame frappe la sienne dans une gerbe d’étincelles. Le métal vibrant résonne jusque dans mes gants. Il tente de glisser le long de mon manche pour me désarmer. J’ouvre mon poing, laisse filer, pivote sur mon pied arrière, et le percute à l’épaule avec ma matraque Z6-1. Un arc électrique crépite, ses muscles se tendent, mais il tient bon.
Il recule d’un pas.
Il n’est pas habitué à ce genre d’adversaire.
— Tu t’attendais à quoi ? Que je tombe à genoux ? Tu n’as jamais affronté un Mandalorien !
Il rugit.
Un geste de la main. Une tentative de projection.
Encore rien.
La bulle du Mark XII l’étouffe.
Il n’a plus d’arme, que la peur.
Et moi, je n’ai plus rien à perdre.
Je fonce.
Mon S-5 s’élève dans l’autre main. Je tire une salve de plasma, qu’il pare d’un mouvement vif. Mais il recule. Une demi-seconde. Je suis déjà sur lui.
Ma hache fend l’air en diagonale. Il esquive à moitié. La lame accroche sa cape, entaille sa cuirasse. Une odeur de chair brûlée. Il grogne.
Je frappe encore.
Droite. Gauche. Croisé.
Il pare. Il encaisse.
Mais il ne domine plus.
Il subit.
Tout autour de nous, les combats continuent. Je sens mes bataillons refermer la mâchoire. Je vois les éclairs des tirs, les silhouettes tomber, les cris s’éteindre.
Mais ici, dans ce cercle de roche et de feu… c’est entre lui et moi.
Il tente une contre-attaque. Un coup de taille. Je le bloque du manche, riposte à l’épaule. Mon DE-10 s’élève, une balle file, racle sa joue.
Sang.
Il halète.
Je n’ai pas besoin de mots.
Je n’ai pas besoin de Force.
Je suis le poids du clan,
Le tranchant de l’honneur,
La lame qui revient quand on croit l’avoir perdue.
Et je suis là pour le briser.
Mais il tient bon.
Nos lames s’entrechoquent une fois de plus dans un éclair furieux. Je sens la vibration dans mon épaule, un impact brutal qui me fait reculer d’un pas. Il contre avec violence, son sabre décrit une courbe descendante, forçant ma garde. Il pivote, rapide — trop rapide pour un homme blessé.
Je roule de côté, évite de justesse. Mon épaule cogne la roche. Des éclats volent.
Dark Silius a retrouvé son souffle.
Son regard s’est transformé. Non plus celui d’un seigneur surplombant ses ennemis, mais d’un prédateur acculé… et donc dangereux.
— Tu n’es qu’un insecte obstiné, gronde-t-il. Tu ne comprends rien au pouvoir.
Il bondit. Sa lame frappe à l’horizontale. Je pare, mais le choc me fait glisser. Il appuie, sabre contre hache, ses yeux brillants à quelques centimètres des miens. Le grondement du champ de bataille s’efface, il ne reste plus que ce souffle, rauque et furieux.
Je grogne entre mes dents.
— Je comprends… que tu transpires la peur.
Il hurle, tente de me faire plier par la seule force physique. Mais derrière moi, le sol vibre.
Mark XII.
Sa silhouette d’acier fend la poussière, d’un pas lourd, inexorable. Le Sith tente de réagir, lève la main, mais… rien. Toujours la bulle. Toujours cette barrière invisible qui rend ses pouvoirs impuissants.
Le duel est devenu équitable.
Il se tourne vers le droïde, un instant d’hésitation dans ses gestes. J’en profite. Mon genou percute son flanc, mon coude son visage. Il vacille.
Mais je suis lent aussi. Fatigué. Une blessure à la cuisse, que je n’avais pas sentie sous l’adrénaline, me rappelle sa présence d’un éclair de douleur. Mon souffle devient plus lourd. Mon bras, plus lent à lever la hache.
Un pas en avant. Un pas en arrière.
Le cercle se reforme.
Le combat… atteint son point d’équilibre.
Et tout autour, la bataille continue de rugir.
Les anti-Sith encerclent les tunnels. Les tanks avancent, un à un. Les DZ-70 sécurisent les blessés. Alpha transmet des codes, Beta intercepte des fuyards. Iris Sombre plane à basse altitude, relayant les signaux thermiques.
Mais la vraie bataille, la fracture, se joue ici.
Lui. Moi. Et ce silence suspendu… juste avant la tempête. -
Post n°5
Auteur : Zaden KryosLe Mark XII avance, implacable. Ses servo-moteurs grondent dans le silence artificiel qu'il impose autour de lui. Cette prison invisible qui étouffe Dark Silius, qui transforme chaque geste en effort surhumain. Mais le Seigneur Sith n'est pas n'importe qui. Et la Force... n'est pas sa seule arme.
Son regard se pose sur l'acolyte Pandore, qui se débat encore contre deux Mandaloriens à quelques mètres. Le jeune homme montre des signes prometteurs, sa colère nourrit ses coups, sa survie aiguise ses réflexes. Mais il est temps qu'il apprenne une vérité fondamentale, parfois, disparaître est la plus grande des victoires.
D'un sifflement aigu entre ses dents, Silius active un signal d'urgence. Un code que seuls ses acolytes connaissent. Les yeux de Pandore se tournent vers lui un instant, comprennent. Sans un mot, l'acolyte frappe une dernière fois son adversaire d'un coup de vibro-épée dans l'articulation du genou, puis se glisse vers une faille dans la roche que les Sith connaissent bien.
— Les tunnels... murmure Pandore avant de disparaître dans l'ombre.
Sage décision. Qu'il vive pour se battre un autre jour.
Le Mandalorien Wyrim resserre son étreinte sur sa hache, ses yeux brillent derrière son casque. Il croit avoir l'avantage. Il croit que sa technologie peut étouffer des millénaires de tradition Sith.
Dark Silius recule d'un pas, puis d'un autre. Non par peur, mais par stratégie. Son sabre éteint, il porte la main à sa ceinture et en tire quelque chose que peu de Sith osent utiliser, un vibro-couteau d'assassin, sa lame crantée luisant d'un éclat sinistre.
Il bondit, non pas avec la grâce surnaturelle que lui offrait la Force, mais avec la rage pure d'un guerrier qui n'a jamais eu besoin d'autre chose que de sa haine pour survivre. Son couteau frappe en diagonal, visant l'interstice entre le plastron et l'épaulière du Mandalorien.
Wyrim pare avec le manche de sa hache, riposte d'un coup de crosse. Silius encaisse sur l'épaule, roule avec l'impact, et ressort par le flanc avec son sabre rallumé.
Le plasma rencontre le beskar. Des étincelles jaillissent, mais l'armure tient. Wyrim contre d'un coup de hache latéral que le Sith évite en se baissant. L'arme mandalarienne siffle au-dessus de sa tête. Ils se séparent, haletants.
— Impressionnant, mandalorien.
Dark Silius fait tournoyer son vibro-couteau entre ses doigts, un sourire cruel étirant ses lèvres. D'un geste fluide, il lance l'arme vers Wyrim qui l'évite de justesse. Le couteau se plante dans la roche derrière lui avec un claquement métallique.
Une feinte.
Car déjà, le Seigneur Sith bondit de nouveau, son sabre traçant un arc ascendant vers le ventre du Mandalorien. Wyrim pivote, mais la lame effleure son armure, laissant une traînée de métal en fusion. L'odeur âcre emplit l'air entre eux.
— J’ai appris à tuer bien avant de toucher la Force, crie le Sith
Wyrim recule, sa hache décrivant un mouvement défensif. Le Mark XII continue son avancée imperturbable, mais quelque chose dans les gestes du Sith a changé. Une fluidité nouvelle, plus primitive, plus dangereuse.
Le Mandalorien contre-attaque, sa hache fendant l'air vers l'épaule du Seigneur Sith. Silius esquive, mais pas assez rapidement. La lame mord dans sa chair, traçant une plaie profonde qui le fait reculer en titubant.
Du sang coule le long de son bras, gouttant sur la roche calcinée.
Mais alors que Dark Silius chancelle, quelque chose d'imprévu se produit. Le sol sous ses pieds se met à vibrer, puis à craquer. Les explosions des mines mandaloriennes, plus tôt dans le combat, ont fragilisé la structure géologique de Minas. Les tunnels millénaires, rongés par les siècles, ne supportent plus le poids des combats.
Un grondement sourd monte des profondeurs.
Dark Silius lève les yeux, comprenant trop tard. Une section entière de la falaise se détache au-dessus de lui, des tonnes de roche et de métal tordu qui s'abattent comme un poing de pierre.
Il tente un dernier bond désespéré, mais affaibli par sa blessure, privé de la Force, il n'est plus qu'un homme mortel face aux lois impitoyables de la gravité.
L'avalanche l'engloutit dans un fracas assourdissant.
Wyrim s'écarte de justesse, les derniers blocs s'écrasant à quelques mètres de lui. Quand la poussière retombe, il ne reste du Seigneur Sith qu'une main ensanglantée qui dépasse du cairn de pierre, le reste de son corps ne faisant sans doute plus qu’un avec la pierre de Minas.
Minas a réclamé son dû. Et Dark Silius n'est plus, les reste des forces impériales désormais en déroute, les Mandaloriens n’avait plus qu’a finir leur travail…pacifier Minas de la présence Sith à jamais. -
Post n°6
Auteur : Wyrim OshindaraLe silence, d’abord.
Un silence lourd, granuleux, qui n’a rien de paisible. Il suinte la poussière et la mort. La roche effondrée fume encore, couverte de lambeaux de cape noire, de métal fondu, de sang sombre. Une main dépasse. Elle ne bouge pas. Le sabre écarlate, quant à lui, gît plus loin, éteint, brisé net à la garde. Le symbole d’un pouvoir fauché, enterré sous la montagne.
Dark Silius n’est plus.
Je reste immobile, le souffle court, ma hache vibrante toujours en main. Mon armure est cabossée, noircie, striée d’impacts. Mon épaule saigne. Ma cuisse me brûle. Mais je suis debout.
Je recule d’un pas. Pas pour fuir. Pour contempler.
Minas, l’ancienne cité souterraine, fendue par la guerre, baigne dans la lueur rouge des tirs encore épars. Mais déjà, les lignes changent. Les Sith fuient. Leurs canaux de communication, interceptés par Massod, sont saturés d’ordres incohérents, de cris, de requêtes de renforts qui ne viendront jamais. Leurs points d’extraction sont compromis. Leurs officiers morts ou en retraite désorganisée.
Je lève les yeux vers le ciel grisâtre, strié par les traînées de nos Q-Meteor qui redescendent en boucle pour déposer du matériel et extraire les blessés.
Un pas me rejoint.
Kenroger, fidèle, casque en main, les joues sales, le regard calme.
— On a sécurisé le promontoire sud. Ils fuient vers les tunnels. Les anti-Sith les pourchassent. C’est fini, chef.
Je hoche la tête. Mais je sais que ce n’est jamais vraiment fini.
Nous entamons la descente vers le cœur de Minas.
Les DZ-70 progressent en formation. Les restes des bataillons Beskar Solus et Shuk’la Verda les accompagnent, fusils levés, visières luisantes. Trighun, le Wookie pilote, survole les gorges avec une Iris Sombre en mode thermique. Il nous transmet les positions restantes ennemies en temps réel.
À chaque croisement, chaque couloir, une embuscade potentielle.
Mais il n’y a plus d’audace chez l’ennemi. Il ne reste que la peur. Des jeunes acolytes Sith, à peine entraînés, jettent leurs armes. D’autres tentent de se camoufler parmi les cadavres. L’un d’eux déclenche un piège de Force en désespoir. La barrière anti-Force du Mark XII l’annule. Le jeune homme tombe à genoux, sa volonté brisée, les yeux vides.
Les tunnels sont vastes, labyrinthiques.
Minas n’était pas seulement une forteresse. C’était un sanctuaire. Des inscriptions antiques, des cristaux sombres, des cellules ouvertes, des laboratoires. Des chaînes rouillées pendent encore aux murs. J’en frôle une du gant. L’acier gémit.
— Voici ce qu’ils faisaient ici…
Kenroger s’approche.
— Torture, conversions, expérimentations. Ils voulaient faire de ce lieu un temple obscur. Une forge pour leurs dogmes. C’est devenu leur tombe.
Je serre les dents. Un goût de cendres dans la gorge.
Massod arrive en courant, tablette à la main.
— Chef, j’ai piraté leur réseau interne. Y a des fichiers à extraire avant qu’ils les effacent. Plans, affectations,... noms.
— Sauve tout. Priorité maximale. Et trouve-moi une cartographie complète des tunnels. Je veux être certain que rien ne reste… vivant.
Il faudra deux heures pour pacifier chaque embranchement.
Les escouades de Volk et Arak se partagent les niveaux inférieurs. Les échos des combats résonnent encore. Quelques grenades. Quelques cris. Un silence progressif.
Volk remonte, le casque cabossé, couvert de suie.
— RAS. On a nettoyé jusqu’aux bassins. Pas un seul Sith. Que des cadavres… ou des gémissements.
Kenroger soupire.
— Et le Sith vu précédement ?
Je ne réponds pas.
Je l’ai vu fuir. Par un conduit secondaire. Une décision tactique… ou un acte de peur. Il n’était pas prêt. Il ne méritait pas de mourir ici. Pas encore.
Peut-être qu’un jour, il comprendra ce qu’il a fui.
La salle du trône, autrefois centre de commandement de Minas, est réduite à une demi-ruine.
Des écrans fument. Le trône est renversé. Une stèle de pierre sombre, couverte de runes, trône au milieu d’un cercle gravé dans le sol. L’énergie y est faible… mais présente.
Je fais signe à Jonga.
Il pose une charge thermique.
Le cercle brûle. La stèle s’effondre.
Une fin sans cérémonie.
À l’extérieur, la lumière faiblit.
Le soleil rasant perce enfin les brumes toxiques accumulées par les combats. Il éclaire la vallée de Minas, noircie de cendres, jonchée de carcasses en tout genre, de membres éparpillés, de bannières brisées.
Et pourtant… au milieu de tout cela…
Une ligne mandalorienne, debout.
Épuisée, mais intacte.
Des silhouettes cabossées, ensanglantées, soutenues parfois par des camarades. Des tanks redémarrés, réparés à la hâte. Des Q-Meteor qui reviennent une dernière fois pour déposer des antennes relais.
Et au centre… moi.
Je monte sur un pan de roche, là où le vent souffle le plus fort. Le casque calé sur la hanche, le regard tendu vers le vide.
— Minas est nôtre.
Un silence.
Puis, une voix.
— Par les cieux… On a gagné.
Puis une autre.
— Il est mort, c’est sûr ?
Kenroger, calmement :
— Personne ne sort vivant de ça. Même un Sith.
J’inspire. Lentement.
— Allumez les balises. Préparez les soins. Enterrez nos morts. Que l’acier retourne à la terre et que le sang appelle le silence. Ce n’est pas une victoire. C’est une libération.
Plus tard, au campement temporaire dressé à l’entrée de Minas, Sali Nokatera m’apporte une liaison sécurisée. Le lien est rétabli. Je dois faire mon rapport. Leur soutien doit maintenant se transformer en consolidation.
Derrière moi, les croiseurs mandaloriens se repositionnent en orbite basse. Le Kar’ta Beskar transmet les relevés. La frégate Oribuir capte encore des signaux faibles plus au nord. Des cellules Sith survivantes. Des commandos fanatiques. Des maîtres en fuite.
La guerre continue.
Mais ici…
Minas est nôtre et libre.
Et cette fois… elle le restera. -
Post n°7
Auteur : ValiantLe général Rathac avait triomphé à Volantis, la capitale était tombée, le gouvernement Chev avait été massacré et les fantassins Sith avaient été faits prisonniers par milliers. Les rapports annonçaient les victoires sur les différents champs de bataille. Le chantier de El Vins la lune minière avait été réduits en cendre, Sinusia la prison avait également été bombardée , le fort de l'Echine était tombé sous les coups des troupes mécanique, la tour Sombre avait implosée et Minas était dorénavant au mains des Mandaloriens.
La seule ombre au tableau était qu'un vaisseau d'évacuation inconnu avait réussi à forcer le blocus et embarquer un milliers de fidèles, une goutte dans l'océan songea Valiant, les adeptes du coté obscur avaient perdu leur planète, leur académie et nombres de fidèles et d'équipement.
C'en était fini le temps des destructions, il était temps de reconstruire les différentes infrastructures de la planètes.
Et Rathac comptait bien rencontrer le leader Mandalorien pour mettre les choses à plat.
Le clone avait une escorte hétéroclite, Dayi-0 le droid superviseur et porteur de bannière précédait le général et sa garde de cyborgs de l OCP, le poing de Valiant ,Perfect Storm et son apprenti Deran fermaient la marche.
Le Moff observa les vaisseaux Mandaloriens en basse altitude chassant les derniers fugitifs afin de réduire à néant les dernières poches de résistance, le visage dissimulé sous son casque rouge, il s'approcha d'Oshindara posant sa main sur son épaule.-Une rude bataille Vod! les Mandaloriens ont encore une fois amplement mérité leur réputation de guerriers.
Les cyborgs se déployèrent afin d'établir un périmètre de sécurité tout autour des deux leaders mais la menace était passée.-Le seigneur Noir et ses fidèles ont préféré fuir plutôt que de nous combattre!Les Chevins vont reprendre possession de leur planète, tout ça grâce à nos efforts et nos sacrifices...Qu'est ce que Mandalore propose pour la reconstruction maintenant?
Sur Devaron avant l'offensive, Wyrim avait proposé l'appui de la planète pour aider les Chevins a retrouver leur vie d'avant et une civilisation, allait il tenir parole? -
Post n°8
Auteur : Wyrim OshindaraLe vent chaud de Minas soufflait dans les creux du sol ravagé, soulevant encore les cendres de la bataille. La main de Rathac, lourde et gantée, se posa sur mon épaule. Un geste qui, dans un autre contexte, aurait éveillé mes vieux réflexes de méfiance. Mais ici… ici, c’était une accolade entre survivants. Entre vainqueurs.
Je me retourne lentement vers lui. Mon casque affiche encore les impacts, la suie, les traces d’un duel qui m’a vidé… et éveillé. Le général clone est là, debout dans son armure écarlate, entouré de ses cyborgs et de ce drôle de porte-bannière droïde. L’escorte de la République n’a pas failli. Nous non plus.
Je réponds sans hausser la voix.
— C’était une rude bataille, oui. Une de celles qu’on ne raconte pas en une seule phrase. Une de celles qui nous changent.
Je me tourne vers l’horizon. Là où la poussière s’estompe, on voit déjà les vaisseaux mandaloriens survoler les collines. Non plus pour détruire… mais pour sécuriser. Ils traquent les derniers fuyards, verrouillent les tunnels, protègent les civils qui sortent, hagards, des cachettes où ils ont survécu à l’ombre des Sith.
Des Chevins. Des enfants. Des anciens. Des visages que je ne connais pas, mais qui me regardent comme si j’étais la fin d’un cauchemar.
Je respire lentement, et je reprends.
— Vous avez raison. Les Sith ont fui. Et le seigneur noir a été enseveli sous la pierre, par sa propre arrogance. La victoire est nôtre. Mais ce n’est pas là que se joue notre grandeur.
Je désigne du doigt les premiers convois qui se mettent en mouvement, sur la route déblayée par nos chars.
— J’ai promis que Mandalore ne viendrait pas uniquement en conquérant. Je l’ai dit avant l’assaut. Et je le redis aujourd’hui : nous sommes venus libérer. Et nous resterons pour reconstruire.
Je fais un pas, pour bien me placer face à lui. J’ai besoin qu’il entende. Qu’il comprenne que je ne parle pas que pour moi. Mais pour tout mon peuple.
— Nos transports sont prêts. Q-Meteor, Davaab, cargos logistiques. À leur bord, des modules de soin, des générateurs, des rations, des pièces détachées pour remettre les systèmes vitaux en état. Et surtout… des hommes pour la reconstruction. Entrainés pour un programmes optimisés pour le nettoyage de zones sinistrées, le tri des débris, la détection de dangers enfouis. Ils sont prêts à être déployés dès ce soir dans les secteurs sud de Minas.
Je le fixe, les bras croisés.
— Nos ingénieurs savent construire des chars. Mais aussi des toits. Des fondations. Des écoles. Je suis prêt à détacher des unités de MandalMotors ici, à Vinsoth, pour restaurer les infrastructures essentielles. Ce n’est pas de la charité. C’est un partenariat. Un acte de guerre… contre l’oubli.
Je fais un geste lent en direction des civils Chevins qui s’organisent en contrebas, encadrés par quelques soldats du clan Oshindara. Ils ne fuient plus. Ils observent.
— Ces gens ne sont pas nos ennemis. Et ils ne doivent pas devenir nos serviteurs. Ce sont eux qui doivent rebâtir leur monde. Nous serons leurs outils, leur bras, leur bouclier… mais jamais leur maître. Mandalore ne veut pas remplacer un joug par un autre. Il veut offrir une chance.
Je m’interromps un instant. Puis, plus doucement :
— Je ne dis pas que ce sera facile. Le sang a coulé. Les morts ont des visages. Mais si nous n’offrons rien d’autre que nos armes, alors nous ne valons pas mieux que ceux qu’on a chassés.
J’incline légèrement la tête.
— Pour commencer, je propose que Minas devienne le point central de cette reconstruction. Un bastion pacifié, un centre logistique. J’ai les ressources pour l’équiper en centre médical, en centrale d’énergie, et même en relais de communication. Que la République, la Maison Chevin, et Mandalore y travaillent ensemble. Pour aujourd’hui. Et pour demain.
Je regarde Rathac bien en face.
— Et s’il faut aller plus loin… alors que cela soit clair : je suis prêt à faire ériger une ambassade mandalorienne sur Vinsoth. Non pour surveiller. Mais pour rester en contact. Offrir une main tendue. Une main en beskar, oui… mais ouverte.
Je sens que mes mots ont de l’effet. Le clone est un soldat, mais aussi un stratège. Il comprend que la guerre se gagne autant dans les cœurs que sur les cartes tactiques.
Je conclus, voix grave.
— Nous avons abattu la Tour Sombre. Brisé les chaînes. Détruit les camps. Ce n’est plus le temps des flammes. C’est le temps des fondations. Et Mandalore sera là pour en poser la première pierre.
Je tends la main vers lui.
— Parlez-moi des besoins des Chevins. Et je vous parlerai des réponses que nous avons. La guerre est finie. Bâtissons la suite. -
Post n°9
Auteur : ValiantLe clone écoutait Wyrim parler de bataille et de paix, de libération et de reconstruction, il proposait déja l'installation d'hôpitaux de campagne, de module de soins , de nourriture et de réparer les systèmes vitaux durement touché pendant l'offensive.
Il proposait surtout une expertise Mandalorienne , les ingénieurs de Mandalmotors étaient prêts à se lancer dans la reconstruction. Mais surtout Oshindara proposait l'indépendance, si Vinsoth avait certes été libérés grâce à l'appui militaire des Mandaloriens et des mercenaires de Rathac, c'était aux natifs de la planète de prendre en main leur destin.
Il proposait de faire de Minas , le point de départ de la reconstruction pour les Chevins.
Et c'est bien pour ça que Rathac grimaça quand le guerrier en chef parla de République, ou était donc la République quand les Sith avaient envahi Vinsoth? ou étaient ces grands donneurs de leçons fédéraux quand Oblivious avait renversé l'ordre établi? ou étaient ces idéalistes quand le seigneur Noir avaient réduit les Chevins en esclavage?-Vinsoth est une planète neutre et doit le reste, la République n'a pas à intervenir dans ses affaires, d'ailleurs ou étaient les Républicains quand les Sith ont pris le pouvoir? Certainement au sénat à discuter tranquillement...
Et Valiant savait bien de quoi il parlait, il avait fréquenté assez de sénateurs corrompus quand il était à la tête de la Grande Armée Républicaine, mais cela il ne pouvait le dévoiler à son homologue, il devait rester le général Rathac, un leader mercenaire.-Mes hommes sont des soldats et non des bâtisseurs, cependant je m'engage à fournir sur mes fonds propres des droids médicaux, et utilitaires pour aider à la reconstruction.Mes hommes vont rester quelques temps sur la planète afin de surveiller les prisonniers, ceux ci doivent expier leur faute et aider à déblayer les débris et enterrer les morts, ensuite comme ils ont juré sur l'honneur de ne plus revenir sur Vinsoth lors de leur reddition, nous les bannirons jusqu'au dernier. Il s'agit pour la plupart que de simples soldats et quelques sous officiers, les adeptes obscurs ou les fanatiques de l'ordre Noir sont morts ou se sont enfuis.
Les mercenaires de la Shadow Compagny allaient veiller dans un premier temps sur les prisonniers. Valiant accepta volontiers la main tendue et les deux guerriers en armure se serrèrent la main.-Mais ce n'est pas à moi de parler pour les Chevins, ils ont leur propre meneur dorénavant, Merrik. Meneur que je vous invite à rencontrer dans les plus brefs délais pour planifier la reconstruction.Mais dans l'immédiat je sais déja qu'il est urgent de créer des soins de santé primaire et relancer l'industrie sur la lune minière et les infrastructures énergétiques, les Sith se sont contentés de piller les ressources de Vinsoth!
C'était un vaste projet que de redresser cette planète après que l'ordre Noir ait agit comme un vampire d'Energie , ces humanoïdes aux origines inconnues qui drainaient l'Energie vitale de leur victime pour en faire des morts vivants. -
Post n°10
Auteur : Wyrim OshindaraLe vent souffle encore sur les ruines de Minas, emportant avec lui les cendres de la défaite et les échos des sabres brisés.
Je sens la main du général Rathac sur mon épaule — un geste sobre, respectueux. Je prends une inspiration profonde, laisse l’atmosphère lourde de cendres et de renouveau m’infiltrer. Puis je me tourne vers lui, le fixant dans ses yeux masqués par un casque rouge.
— Général Rathac, merci pour vos paroles. Vous avez été un allié déterminant dans cette guerre. Ce que j’ai pris comme main posée sur mon armure ne m’est pas étranger — il parle moins de conquête que de reconnaissance mutuelle.
Les ruines s’étalent devant nous : les tours effondrées, les faisceaux d’énergie fantômes, les blocs de roche dérivant encore sur les pentes. Mais ce n’est pas un champ de mort : c’est un champ de possible. Un terrain que le peuple Chevin doit reprendre, avec dignité.
Je poursuis, lentement :
— Vous dites que Vinsoth est désormais neutre, et vous avez raison. Personne ne doit imposer son joug ici. Je ne vais pas évoquer des entités lointaines. Ce monde était ravagé par les Sith. Ce monde méritait d’abord d’être libéré. Maintenant, ce monde doit être reconstruit par ceux qui y vivent.
Je marque une pause, laissant la gravité du silence me porter.
— Nous ne sommes que des aides. Des bâtisseurs. Nous apportons le beskar, les modules, les droïdes utilitaires, les ingénieurs. Mais la vision, la gouvernance, devront venir des Chevins. C’est leur planète. Pas la nôtre. Nous ne voulons pas gouverner. Nous voulons servir.
Mon regard balaie les civils Chevins qui se massent à l’entrée de Minas, abrités sous nos gazebos provisoires, encadrés par quelques bataillons mandaloriens. Leurs visages portent encore les stigmates de la famine, du froid, de la peur. Certains soutiennent des enfants épuisés. D’autres examinent les carcasses de bâtiments démolis. Ils observent ce spectacle d’espoir avec prudence.
Je sens leur regard sur moi, comme quelqu’un qui a versé du sang pour leur liberté.
Je continue, la voix ferme :
— Je propose ceci : que Minas devienne le point de départ de votre reconquête. Que les Chevins rétablissent les institutions. Que les chefs civils émergent de leurs rangs. Et que nous, Mandaloriens, soyons à vos côtés, en soutien technique, en gardiens du plancher, en stabilisateurs. Tant que vous le souhaiterez.
Je prends une profonde inspiration :
— Je vous invite, général, à me permettre d’aller à la rencontre de Merrik. Le nouveau meneur Chevin. Il doit déjà sentir le poids des attentes sur ses épaules. Je veux le rencontrer sans escorte ostentatoire, avec deux ou trois de mes conseillers seulement. Lui exposer les ressources que nous pouvons mettre à son service immédiatement : hôpitaux de campagne, stations d’énergie, unités de purification, droïdes utilitaires — mais toujours à ses ordres.
Je pose la main sur mon plastron, là où ma hache repose.
— Le peuple Chevin ne doit plus craindre d’avoir des maîtres. Il doit retrouver le goût du choix. Je ne demande pas qu’il m’adopte — je demande qu’il m’accepte comme un artisan de sa volonté. Le pouvoir ne doit plus être imposé. Il doit être partagé.</color]
Un battement de silence.
Puis je reprends :
— Vous avez parlé de prisonniers. Je suis d’accord pour qu’ils participent au nettoyage, à l’enterrement, à la remise en ordre. Ils ont juré ne pas revenir. Je propose que ceux qui acceptent la pénitence soient libérés progressivement, selon leur service — mais jamais avec de droits sur ce monde. Les fervents fanatiques, les adeptes de l’Ordre Noir, ceux dont la haine est intacte… qu’ils disparaissent, où qu’ils se taisent. Nous n’avons pas besoin d’ombres qui murmurent la vengeance dans nos veines.
Je lève une main vers la falaise arrière, où l’effondrement a enseveli Dark Silius.
— Le Seigneur Noir repose sous la pierre. Le signal est lancé : plus aucun sabre rouge ne jaillira de cette ville. Mais les crises humaines commencent maintenant — la faim, la peur, la maladie, la reconstruction. Il nous faut des équipes de soins primaires près des zones de peuplement, rétablir l’alimentation en bacta, l’eau, l’énergie. La lune minière doit respirer à nouveau ; ses infrastructures énergétiques doivent être remises en marche. Les Sith ont vidé vos réserves. Il faut les reconstituer.
Je me tourne vers les modules qui arrivant par cargo :
— Nos ingénieurs MandalMotors sont prêts à déployer les premiers réseaux de distribution. Nous pouvons relancer les systèmes critiques dès ce soir. Les droïdes utilitaires que vous avez généreusement promis, combinés à nos techniciens, suffiront à stabiliser les secteurs prioritaires : quartiers civils, hôpitaux, stations d’eau. Ensuite, nous avancerons zone par zone.
Je pose la main sur mon casque.
— Général, je ne veux pas de remerciements. Je veux des résultats. Pour les Chevins. Pour Vinsoth. Qu’ils se souviennent qu’ils sont libres maintenant parce que quelqu’un leur a prêté une épée. Mais qu’ils ont retrouvé leurs mains pour rebâtir.
Je hoche la tête, prêt à tourner les pages.
— Si vous me l’accordez, je partirai maintenant vers le camp Chevin, accompagné de mes conseillers techniques. Nous rencontrerons Merrik. Je lui exposerai les solutions possibles. Et s’il accepte… alors la vérité sera écrite ici, dans cette poussière. Mais c’est son monde. Pas le nôtre.
Je tends à nouveau la main vers Rathac.
— Général Rathac, je vous remercie. Que la reconstruction commence — sous le signe du choix, de la dignité, et du renouveau.
— Pour Vinsoth. Pour les Chevins. Pour leur liberté. -
Post n°11
Auteur : ValiantAlors que Wyrim était parti rencontrer Merrik, le leader Chevin, Valiant mains sur les hanches observait Vinsoth se reconstruire.
Des droids avaient été déposés par les navettes de l'Omni Cartel Product. Une cinquantaine de droids médicaux 2-B pour les centres de santé primaire qui seraient installés sur les sept continents tous gérés par un droid superviseur Ev.
Des centaines de droids utilitaires , comme des ouvriers BLX, des 8D8, des Wed , des TCP ou même des ASP_7 allaient œuvrer pour la reconstruction en débarrassant les débris et construisant les habitations dans les différentes cités.
Oblivious avait transformé la société de Vinsoth, les Chevins qui jadis étaient des nomades vivant dans des villages mobiles avaient décidé d'adopter un mode de vie sédentaire en s'accaparant les cités, Minas devenant leur nouvelle capitale planétaire suivant les conseils du Mandalorien sous le signe du choix, de la dignité et du renouveau.
En attendant les milliers de prisonniers commençaient déjà à ramasser les cadavres , monter des buchers funéraires géants pour les Chevs et les adeptes Sith. Les corps des Chevins eux étaient rassemblés dans les cimetières tribaux ou on prierait pour que leur âme rejoignent l'étoile Bleue, objet de culte dans leur croyance primitive.
Une fois que cette tache ingrate serait accomplie les prisonniers seraient bannis définitivement de Vinsoth, mais Cathar proposerait un choix à ceux qui n'avaient de sang sur les mains, on leur proposerait d'intégrer la Brigade Volontaire, les troupes supplétives de la Garde d'Acier, la milice planétaire. Ils formeraient les troupes spéciales du Levant.
Dayi-0, le droid porte bannière se porta à la hauteur de son maitre.
-Général: Nous recevons un message de l'espace.
Une flotte de vaisseaux inconnus vient d'apparaitre, ils gardent une formation défensive/
Valiant fronça les sourcils sous son casque, il pensait que la bataille était terminée, et voila que d'autres ennemis se présentaient en orbite, les Sith disposaient ils d'alliés dans le système? Tentaient ils une contre-attaque pour reprendre Vinsoth? Que de questions et pour le moment le clone n'avait pas de réponse, mais en attendant d'en savoir plus, il fallait réagir. Il donna donc ses ordres à son aide de camp métallique.-Que les vaisseaux de l 'Hégémonie Synthétique prennent position pour établir un blocus, qu'ils se placent sous les ordres de l'amiral Mandalorien.
Les instructions allaient être relayées à Vasc-0 , l'amiral d'acier qui commandait la flottille Cathar, le droid stratège avait gardé en réserve ses escadrons de chasseurs TIE et ses torpilleurs d'assaut, ce serait peut être le moment de les lancer dans la bataille spatiale.
Valiant , lui suivrait cela à distance, il faisait toute confiance au contre amiral et au Mandalorien pour venir à bout de cette nouvelle flotte, il avait encore des choses à superviser en surface... -
Post n°12
Auteur : Wyrim OshindaraLe sol de Minas respirait encore.
Sous mes bottes, la terre vibrait d’une chaleur sourde, comme si les flammes refusaient d’admettre la fin de la bataille. Le vent charriant la poussière mêlait cendres et sel, et sur les hauteurs, la lumière crue du matin filtrait à travers les colonnes de fumée. Là-bas, les ruines s’étendaient jusqu’à la mer — une cité éventrée, un squelette de pierre et d’acier que la guerre avait réduit au silence.
Et pourtant, ce matin-là, un autre son avait remplacé celui des armes :
Le ronron des générateurs.
Le cliquetis des droïdes d’excavation.
Le souffle rythmique des scaphandres médicaux.
Minas vivait encore.
J’observais le déploiement depuis les restes d’un balcon effondré, le vent s’engouffrant dans les interstices de ma cuirasse. Autour de moi, des modules de soins mandaloriens s’étaient installés sur les anciennes places civiques. Les structures portaient encore les impacts des tirs, mais sous les bâches et les dômes énergétiques, la vie revenait.
Les ingénieurs mandalorien dressaient des pylônes de soutien, replaçaient les conduites hydrauliques et traçaient au laser les zones sécurisées. Des colonnes de droïdes médicaux, offerts par le général Rathac, se déplaçaient entre les blessés Chevins, leurs bras articulés manipulant avec une précision presque bienveillante des outils de réhabilitation.
Plus bas, les bataillons mandaloriens — ces mêmes guerriers qui, la veille, brisaient les lignes Sith — portaient désormais des caisses d’alimentation, assemblaient des purificateurs d’air, stabilisaient des dômes de secours. Leur discipline militaire devenait méthode humanitaire. Chaque geste précis, chaque ligne de transport, chaque structure montée au cordeau — tout respirait la rigueur du clan.
Un soldat passa près de moi, son armure couverte de poussière rouge. Il me salua d’un signe bref avant de retourner au travail. Je lui répondis d’un mouvement de tête. La guerre n’était pas terminée tant que les vivants n’étaient pas debout.
À travers la visière de mon casque, je balayai l’horizon. Les plaines de l’Echine, noircies par les incendies, fumaient encore. Plus loin, des droïdes utilitaires tiraient des carcasses de véhicules hors des cratères. La lumière du soleil frappait les coques fondues, comme pour rappeler que tout métal, même brisé, pouvait être reforgé.
Mon communicateur cliqueta doucement.
— Zone Sud en phase trois. Les convertisseurs d’eau fonctionnent à 78 %. L’équipe médicale de Zhamsi demande un renfort sur le centre 02.
— Autorisez les renforts. Les Chevins blessés passent en priorité. Les nôtres savent attendre.
J’entendis un “Bien reçu” avant que le canal ne se ferme. Le souffle du vent reprit sa place.
Les Chevins.
Un peuple que je ne connaissais que par les rapports. Des marchands, des artisans, des bâtisseurs… réduits à l’état d’esclaves par des seigneurs Sith. Leurs silhouettes trapues se déplaçaient entre les tentes et les pylônes. Beaucoup portaient encore les chaînes sectionnées, ou les marques de colliers électroniques sur leurs cous. Certains nous regardaient avec méfiance, d’autres avec une gratitude muette. Peu parlaient.
Et pourtant, j’avais vu dans leurs yeux autre chose que la peur : la colère. Celle qui précède le relèvement.
À ma droite, une équipe de Mandaloriens soulevait les restes d’une arche en duracier. Un jeune Chevin, à peine adulte, observait, puis s’approcha pour aider, calant son épaule contre la poutre. Le soldat le laissa faire. Deux mondes qui, quelques jours plus tôt, s’ignoraient totalement, partageaient désormais un même effort.
Ce genre d’image vaut toutes les médailles.
Un message apparut sur l’écran de mon brassard : “Merrik en approche du secteur central. Entrevue confirmée.”
Je restai un instant immobile. Merrik. Le leader Chevin, survivant des marchés d’Orvax IV, libéré par les Poings de Valiant. Un homme qui, selon Rathac, incarnait l’espoir de tout un peuple.
Je descendis des hauteurs en silence, traversant les couloirs éventrés et les cours où les flammes s’éteignaient peu à peu. À chaque pas, je croisais des visages marqués par la fatigue et la suie, mais déterminés. Aucun cri, aucune plainte. Seulement le bruit des outils, des respirations, et cette obstination tranquille qu’ont les peuples qui refusent de mourir.
Lorsque j’arrivai sur la place du centre administratif — désormais base humanitaire principale — le vent se leva à nouveau, emportant avec lui des fragments de bannières Sith brûlées. Les symboles noircis s’effritaient en cendres dans l’air.
J’y vis un signe.
Là, au milieu des tentes et des modules, une silhouette imposante approchait. Haute, large, la peau grise tannée par le soleil, les yeux sombres comme la roche. Merrik marchait en tête d’une délégation réduite, entouré de sept Chevins. Chacun portait une ceinture de cuir et un outil symbolique : une clé, un data-pad, une faux, une lampe… les emblèmes de leurs domaines. J’avais sous les yeux le premier Conseil de reconstruction de Vinsoth.
Je m’avançai à leur rencontre, mes pas lourds résonnant sur la pierre craquelée.
Les regards se levèrent. Certains observaient mon armure, d’autres ma visière opaque. Aucun ne détourna le regard.
Merrik s’arrêta à quelques mètres. Le silence tomba.— Vous êtes Wyrim Oshindara.
Sa voix était grave, rocailleuse, pleine de vécu.
— Je suis Mandalorien. C’est déjà beaucoup à dire.
Un mince sourire fendit son visage buriné.— Alors je vous dois la liberté de mon peuple. Et peut-être la mienne.
Je ne répondis pas tout de suite. Les mots de gratitude ne me mettaient jamais à l’aise.
Autour de nous, des droïdes transportaient des débris, des ingénieurs ajustaient les conduites d’énergie, des enfants Chevins couraient entre les tentes, un sourire timide aux lèvres. Le chaos du matin avait laissé place à un ordre fragile, presque apaisant.
Merrik leva les yeux vers le ciel.— Vinsoth n’a pas connu le silence depuis des années. Ce que j’entends aujourd’hui… c’est la paix. Et cela, je ne pensais plus l’entendre.
— La paix est un état instable. Elle demande autant de discipline que la guerre.
Il hocha lentement la tête.
— Alors apprenez nous cette discipline. Pas celle des armes… celle qui construit.
Je restai silencieux quelques secondes. Le vent frappa mon armure, et j’observai le camp à nouveau. Les Mandaloriens et les Chevins travaillaient ensemble sans hiérarchie apparente. Le début d’un équilibre.
— Nous n’imposons rien. Ce monde est à vous. Nous ne faisons que maintenir debout ce qui peut l’être jusqu’à ce que vous puissiez reprendre la charge.
Merrik planta son regard dans le mien, ou du moins dans la visière réfléchissante de mon casque.— Et quand ce moment viendra ?
— Alors les Mandaloriens partiront. Et les Chevins décideront seuls.
Je vis ses épaules se détendre légèrement. Le doute venait de laisser place à une première étincelle de confiance.
C’est à cet instant que je compris que cette rencontre ne serait pas politique.
Elle serait humaine.
Le vent tourna, apportant une odeur de pluie et de métal. Derrière mon casque, je sentis l’humidité se coller à la jointure du cou — la météo de Vinsoth avait toujours ce goût de poussière tiède mêlée à la salinité des falaises. La place où nous nous tenions vibrait d’une activité ordonnée : crics hydrauliques, chariots gravitationnels, voix calmes des équipes mixtes. Chaque bruit racontait un fragment de survie.
Merrik m’invita d’un signe à marcher. Nous contournâmes un ancien portique administratif, dont l’ossature de duracier servait désormais de support à un ponton d’énergie. Sous nos pas, la terre était marbrée de suie et de reflets d’eau grise — les premières caniveaux temporaires évacuaient les eaux de ruissellement vers un bassin de décantation que nos ingénieurs avaient improvisé à partir d’un réservoir Sith retourné. Deux Chevins guidèrent un module de filtration, et je vis le liquide gagner en transparence au fil des vannes.— Regardez, dit doucement Merrik. Ceux-là étaient mineurs de l’Echine. On les a forcés à creuser des galeries instables pour extraire le minerai que d’autres emportaient. Aujourd’hui, ils tracent un réseau d’eau pour les nôtres. C’est la première fois que leurs mains servent leurs familles et non un maître absent.
Je hochai la tête sans répondre. Un boyau de conduites flexibles montait, scotché de rubans fluorescents, jusqu’à un dôme médical flambant neuf. La paroi translucide laissait deviner des silhouettes : un droïde réglait une perfusion, un assistant Chevin vérifiait un moniteur, un enfant dormait.
Plus loin, au-delà d’un muret écroulé, des équipes plaçaient des capteurs sismiques orange le long d’une fissure. Un topoïd mandalorien — un drone en forme de galet — bourdonna près du sol, puis projeta une cartographie holographique : l’ancienne artère souterraine passait là, fracturée en plusieurs segments, mais récupérable. J’ouvris un canal court.
— Équipe S-Var, concentrez vos sondes sous la ligne 2-Delta. Ne stabilisez pas les cavités trop vite : on en aura besoin comme conduits de service. Noyez-les dans un treillis composite, pas du béton plein.
— Reçu.
Merrik suivait le ballet des techniciens. À le voir, on aurait juré qu’il avait passé sa vie à organiser des chantiers, mais de sa propre bouche, je ne connaissais que la fuite, les marchés d’êtres vivants, l’attente derrière des grilles. Pourtant, dans sa posture, il y avait quelque chose des bâtisseurs : ce regard qui ne s’arrête pas à ce qui est, mais qui fouille ce qui pourrait être.— Les Sith nous ont appris à respirer par de petits trous dans la pierre. Vous nous apprendrez à respirer à ciel ouvert, mais… à respirer seuls.
— Nous vous montrerons des outils. Vous choisirez ce qu’en faire.
Il sourit à peine, de ces sourires qui ne s’attardent pas, car l’heure est au travail. Nous arrivâmes devant une table composite dressée au centre de ce qui avait été une rotonde. Les Chevins y avaient étalé une carte topographique. Nos équipes avaient ajouté des couches de données : relevés hydriques, densité des ruines, champs magnétiques parasites. Sept marqueurs luminescents clignotaient — les domaines des conseillers.
Le premier, une femme au front barré d’une cicatrice, porta à sa poitrine l’emblème de la clef. Elle posa son doigt sur la zone nord :
— Sous-sol porteur ici. Trois arches encore debout. Nous pouvons consolider et loger des familles dans les quinze jours si on récupère ces panneaux d’isolation-là.
Un jeune Chevin aux doigts tachés d’huile, tenant un compas, enchaîna :
— S’il y a du courant. J’ai vu vos pylônes modulaires — si on en obtient six de plus, on peut refermer le bouclier thermique nocturne. Les nuits de Minas sont pires que leurs jours.
Je balançai mon regard vers nos intendants. Une voix passa sur le canal tactique :
— Possible en 72 heures en détournant l’unité 4-Besh. On bascule le chantier de l’esplanade vers le secteur nord.
Merrik m’adressa un signe presque invisible. L’échange avait été fluide — pas d’ordres plaqués sur des besoins, pas de besoins ignorés au profit d’ordres. C’était ainsi que naissent les villes : par greffes patientes, pas par proclamations.
Un conseiller plus âgé, portant l’emblème de la plume, tapota l’angle d’une zone bleutée :
— Les écoles. Les enfants ont peur des salles fermées ; trop de souvenirs. On préfère des pavillons ouverts, avec treillis. On peut commencer par des abris-classes, près des cuisines collectives. Les repas rassurent plus vite que les mots.
— Nous avons des modules de cantonnement polyvalents. Étanchez-les au vent, pas au bruit. La rumeur d’un camp qui travaille vaut un chant.
Merrik s’absorba dans la carte. Je percevais sa respiration, régulière, presque méditative. Lorsqu’il parla, sa voix portait cette lenteur des chefs qui déposent chaque pierre avec intention.
— Il y a la faim, la maladie, l’abri. Mais il y a aussi l’honneur. Quand on vous réduit à n’être qu’une main qui porte, vous oubliez que votre tête pense, que votre cœur décide. Nous aurons besoin d’un lieu… pas grand. Un cercle de parole. Un endroit où les familles viennent raconter et apprendre. Nos anciens n’ont plus d’outils — ils ont des histoires. Je veux les entendre, moi aussi.
J’inclinai légèrement la tête. J’aurais pu répondre avec des termes de logistique — plan de cohésion, cellule de mémoire — mais les mots qu’il avait choisis étaient plus justes. Un cercle. Pas un tribunal, pas une salle, pas une tribune. Un cercle.
— Nous pouvons monter un anneau de dalles et le couvrir d’une peau d’énergie basse. Pas de murs, seulement une ligne lumineuse au sol, pour délimiter. Les cercles tiennent par le consentement, pas par la pierre.
Il posa sa paume large sur la carte, comme pour sceller un pacte sans énoncer les clauses. Autour de nous, les sept conseillers échangèrent des regards et de brefs signes. Les décisions prenaient.
Un grondement profond s’éleva — un WLO-5 manœuvrait pour dégager une structure. Sur sa coque, les glyphes du clan ranimaient la peinture. Les chenilles mordirent la boue, le blindé souleva l’arc d’une ancienne porte que deux équipes calèrent aussitôt sur des piges. Des applaudissements éclatèrent, sobres mais nets. Les mains sales se frappèrent, s’agrippèrent, et se séparèrent. La vie, encore.
Nous reprîmes la marche. Deux enfants nous suivirent, à distance, fascinés par mon jetpack et les prises magnétiques de ma hache. L’un portait une bandelette à l’avant-bras, l’autre mâchonnait un brin sec. Je les entendis chuchoter :
— C’est lui ?
— Je crois. Il garde son casque.
— Alors il nous gardera aussi.
Leurs pas s’éloignèrent, happés par l’odeur d’une soupe. Les cuisines collectives fumaient près d’un ancien pylône renversé, où nous avions accroché des réservoirs. La file avançait sans bousculade. Un mandalorien surveillait la distribution avec un Chevin porteur d’une écharpe blanche. Ils semblaient s’être mis d’accord sans parler la même langue. Il faut croire que la faim traduit tout.— Vous avez un peuple discipliné, dit Merrik. La guerre le prouve. Mais votre discipline ne m’a pas étouffé. Elle m’a laissé respirer. Je n’ai pas senti la chaîne. J’ai senti la structure. C’est… nouveau.
— Nous avons nos chaînes — elles s’appellent serments. Mais elles ne lient que ceux qui les prononcent. Les autres, nous les escortons, pas nous ne les attelons pas.
Il me jeta un regard de côté ; je ne vis que mon propre reflet dans sa pupille noire. Il comprit pourtant ce que je n’avais pas dit : nous serions là par choix, et nous partirions par devoir.
Nous atteignîmes la bordure sud du site, où des plots balisaient un futur couloir. Trois drapeaux Chevins — récupérés, lavés, rapiécés — gisaient sur une table. Une jeune femme les reprenait point par point, remplaçant les franges brûlées. Sa langue dépassait légèrement de sa bouche, concentrée sur l’aiguille. Merrik s’arrêta ; ses traits se radoucirent.— Elle s’appelle Khera. Elle cousait des couvertures à Volak. On lui a imposé des uniformes pour d’autres. Aujourd’hui, elle recoud la nôtre pour les nôtres.
Je fis un signe presque imperceptible. Elle leva les yeux, me sembla hésiter, puis replongea dans son fil. Je me surpris à respirer plus profond.
Nous revenions vers la place quand un murmure parcourut les équipes : on montait le premier mat d’antenne. Un tronc d’alliage s’éleva, serré par les mains de dix
Chevins et trois mandaloriens. La base cliqueta, une diode verte clignota. Le premier souffle de communication civile grimpa vers le ciel. Un grésillement, puis une voix timide sortit d’un haut-parleur improvisé :
— Test… test… Ici Minas. Ici Minas libre. Nous… nous cherchons nos familles. Nous cherchons nos vivants. Nous avons… nous avons besoin de nouvelles de Volak. Si vous m’entendez… parlez.
Un silence. Comme si tout l’air de la place s’était arrêté pour écouter. Puis un craquement, et une voix rauque, lointaine :
— Ici Volak. Nous vous entendons.Je ne sais pas combien de poitrines se sont déliées à cet instant. Pas d’ovation. Une marée d’exhalations longues, des mains qui se lâchent pour se poser sur des épaules. Merrik pencha la tête ; j’entendis un frottement à ses paupières. Il ne pleurait pas. Il recalait juste une pierre dans sa poitrine.— Vous créez des couloirs où la parole passe. C’est plus difficile que de faire passer des troupes.
— C’est plus résistant aussi. Aucun blocus n’arrête une rumeur d’espérance.
Nous regagnâmes la rotonde. Les conseillers s’étaient rassemblés, cette fois avec des brouillons. On y lisait des mots simples : “eau”, “fours”, “poussières”, “rations”, “veilleuses nocturnes”, “cercle des anciens”, “patrouilles mixtes”. Pas d’idéologie. De la matière.Merrik se tourna vers moi. Il posa ses deux mains à plat sur la table.— Je vous dirai la vérité, Oshindara. Une part de mon peuple vous craint. Vous êtes des guerriers. Votre nom est fait d’acier et de flammes. Ils ont eu assez de feu. Ils veulent de l’ombre fraîche et des murs qui ne bougent pas.
— Alors ne leur demandez pas de nous aimer. Demandez-leur seulement ce dont ils ont besoin, et dites-nous où poser les caisses. Qu’ils regardent ensuite. Un jour, ils verront que nos mains ne prennent pas — elles tendent. Et le jour d’après, nous ne serons déjà plus là.Il me fixa longtemps, ensilence. Quand il parla, ce fut comme on pose un outil dont on sait la forme et la fonction.— Nous accepterons vos mains. Mais pas comme des béquilles. Comme des gabarits. Nous tracerons dessus. Et puis un jour, nous retirerons le gabarit et le mur tiendra quand même.
— Voilà le seul hommage que je recevrai avec fierté.
Le conseiller à la plume leva un index :
— Deux choses. La justice et la mémoire. Les collabos ont été jugés sur place. La colère de nos gens a été rapide. Peut-être trop. Il nous faut éviter les règlements de comptes. Et nous devons nommer nos morts, les inscrire, pour que leurs noms tiennent.— Nous pouvons graver des plaques de polymère céramisé. Faites-nous parvenir les listes. Nous les scellerons sous verre trempé, en double : une au cercle, une dans chaque école. Vos morts seront plus visibles que nos armes.— Et pour les vivants, ajouta Merrik, on ne fait pas d’armée tout de suite. Mais il nous faut une veille. Une milice civile. Pas pour lever le poing : pour ouvrir l’œil.
— Des patrouilles mixtes. Un Chevin, un Chev, un mandalorien au début, puis deux Chevins et plus de mandalorien quand vos cycles seront fiables. On gardera les carrefours, les réservoirs, les antennes. L’ennemi met toujours ses mains là en premier.
Les sept conseillers approuvèrent, certains avec prudence, d’autres avec soulagement. Je perçus sous la table le froissement d’une feuille qu’on plia, puis déplia. Le monde bascule parfois sur de si petites choses.Merrik m’entraîna vers l’extérieur. Le jour déclinait ; la lumière était plus basse, plus rouge, plus dense. La poussière s’y accrochait comme à une lanterne de fête. Nous nous arrêtâmes devant une carcasse de transporteur basculé sur le flanc. Nos équipes en avaient fait une rampe. Des caisses descendaient doucement, glissant sur une peau d’anti-friction. J’en soulevai l’une, par réflexe ; elle pesait son poids. La marque “MM-SUST-12” brillait à peine.— Qu’est-ce qu’il y a là-dedans ?
— Pas des armes. Des graines. Des cultures qui boivent peu, qui tiennent au vent. Et des filtres pour les semences — vos sols ont avalé trop de cendres. Il faudra les rincer sans les laver de ce qu’ils sont.
Il passa sa main sur le bois composite, comme on caresse une bête avant de l’atteler. Le geste m’étonna : il y avait un rituel dans ce toucher. Je sus que j’avais choisi juste — la preuve ne serait pas un rapport, mais un champ, et des enfants qui courent dedans.
Nous longeâmes les panneaux photovoltaïques déployés sur la crête. Les cellules s’ajustaient à la lumière, un cliquetis sec résonnait à chaque déclinaison. Deux Chevins fixaient les haubans avec un soin religieux ; un mandalorien tenait le mât sans parler. Cette image — ces mains différentes sur la même pièce — valait une charte.
Merrik s’arrêta. Il regarda le ciel, comme s’il y cherchait un visage. Sa voix, lorsqu’elle revint, était plus basse.
— Je vous ai parlé de ma famille. On m’a épargné à condition d’accepter l’esclavage. On m’a menti. Les miens ont été vendus. J’en ai retrouvé une part — assez pour croire qu’il y a encore une route. Mais je ne veux plus jamais qu’un Chevin, qu’un Chev, qu’un enfant d’ici se retrouve à plier la nuque pour un autre ciel que le nôtre.
Je restai immobile. Dans ma nuque, la sangle de mon casque serra un peu, comme si le métal lui-même avait décidé d’écouter. Je ne répondis pas par une promesse — les promesses sonnent creux sous les ruines. Je répondis par une direction.
— Alors on commencera par les toits.
Il cligna des yeux, surpris. J’indiquai du doigt les structures que nous avions déjà redressées.
— Des toits durs. Des toits qui ne s’envolent pas au premier vent venu. Des toits où on peut monter, poser une chaise, regarder l’horizon et se dire : “c’est chez moi”. Les portes viendront ensuite. Les portes, on peut toujours les barricader. Mais si le toit vacille, tout vacille.
Il souffla par le nez — un rire en forme d’accord. Nous restâmes ainsi un moment, à regarder les silhouettes s’agiter, décroître, se fondre dans la nuit naissante. Des filets de lumière traçaient déjà les premiers chemins. Les carts gravit’ passaient, les patrouilles tournaient, un chien errant nous observa puis trotta vers une odeur de soupe.
La radio civile crépita encore, scandant des noms et des lieux. “Ici Kelor.” “Ici Tarm.” “Ici Volak.” “On vous entend.” On s’entend. On se retrouve. Le monde recommençait à s’écrire, lettre après lettre, voix après voix.
Merrik reprit la marche vers la rotonde ; je sentis sous mon talon un caillou rond. Je le repoussai d’un coup sec — un geste idiot qui me rappela, pour une fraction, l’enfance qu’on m’avait arrachée. Je n’y cédai pas : le présent exigeait plus.
Au centre, les conseillers avaient dressé un cercle de pierres plates — six seulement ; la septième manquait. Le vieil homme à la plume la posa en dernier, avec lenteur. Des bancs, rudimentaires, entouraient l’anneau. Les premières familles s’assirent. Les doigts se liaient, les regards se penchaient. Il n’y eut pas de discours ; il y eut un murmure. L’histoire reprenait par ses débuts : “Nous étions là. Nous sommes là.”— Vous restez combien de temps ? demanda Merrik.
— Assez pour que vos murs tiennent sans nous. Pas assez pour que vous oubliiez comment on fait.— Bien. Il hocha la tête. Je n’ai pas peur du départ des alliés. J’ai peur de ceux qui ne partent jamais.
— Alors nous serons votre peur préférée.
Il rit, cette fois franchement — bref, grave, mais réel. Il fit signe à ses conseillers ; on étala d’autres schémas : la première halle, le tracé de trois rues, l’emplacement d’un marché, d’un puits, d’un four. L’esquisse d’une cité, pas un plan d’occupation.
J’apposai nos contre-propositions : renforts, joints d’expansion, zones de refuge, voies d’évacuation. Ils gardèrent tout ce qui parlait de vie, questionnèrent tout ce qui parlait de mort. Ce fut une bonne balance.Quelqu’un apporta un plateau : du thé, trop clair, trop fumé, délicieux parce que partagé. Merrik prit une gorgée, fit une moue.— Le goût du présent. Pas celui d’avant. Pas encore celui d’après. Mais on va y revenir.
— On apprend à aimer les choses qu’on fabrique.— Et les choses qui nous sauvent.
Je laissai la vapeur frôler la visière — un geste ridicule dont je tirai pourtant un apaisement. Les voix au cercle montaient un peu ; on parlait d’un pêcheur, d’une barque, d’une chanson. Je n’entendis pas les mots. J’entendis la paix se frayer un passage entre eux.
Il restait tant à faire : tracer, clouer, sceller, planter, patrouiller, écouter. Mais l’essentiel était là — ce socle invisible qu’on appelle parfois “consentement”, parfois “dignité”. Je préférais “courage ordinaire”.
Il était temps d’ouvrir la dernière carte, celle qui montrait non plus Minas, mais Volak et l’Echine. Demain, il faudrait emmener des équipes vers les plaines, réparer une écluse antique, amorcer des pompes, lire la terre au lieu de la forcer. Demain, il faudrait aussi faire comprendre à nos jeunes guerriers que leur bravoure prendrait désormais la forme d’une pelle, d’un poteau, d’un sac de semences. Ils râleraient. Puis ils riraient. Puis ils comprendraient. Et ils transmettraient ce savoir au prochain monde brisé qui nous appellerait.
Merrik s’éclaircit la gorge :— Une dernière chose. Je veux nommer la cité qui renaîtra ici. Pas Minas. Minas a été réduit en esclavage. Minas était un mot de pierre. Il nous faut un mot de chair. Chez nous, on dit “Averi” pour parler d’un lever de soleil qu’on n’attendait plus.
— Averi, alors.— Averi.
Il répéta le mot, pas pour moi, mais pour ses gens. Les conseillers l’entendirent, l’anneau aussi. Je sus que le futur venait de trouver son premier nom.
La nuit s’épaissit. Les feux sortirent de terre, arrondissant les visages. Les équipes relevèrent les gardes, mais d’un pas moins martial. On sécurisa sans assiéger. On protégea sans étouffer. J’envoyai deux patrouilles mixtes vers le nord et l’ouest ; elles partirent en silence, leurs silhouettes décroissant parmi les pièges de terrain que nos drones balisaient.
Je me dis alors que, malgré l’armure, malgré le casque, malgré la hache, je n’avais jamais été aussi peu guerrier — et jamais aussi mandalorien. Protéger pour qu’un autre parle, bâtir pour qu’un autre habite, se tenir prêt sans se mettre devant : la ligne était claire.
Merrik s’assit enfin, pour la première fois depuis notre marche. Il posa -
Post n°12
Auteur : Wyrim Oshindarases mains sur ses genoux. Il semblait plus grand assis que debout — effet des chefs qui se reposent dans leur fonction et non malgré elle.
— Merci, dit-il, si bas que l’air sembla le retenir.
Je ne répondis pas. Le merci ne s’adresse pas aux personnes dans ces cas-là. Il s’adresse aux conditions. Il s’adresse au temps qui accepte de nous laisser faire.
Quand je relevai la tête, le ciel avait gagné ces bleus sombres qui précèdent les signaux des vaisseaux. L’étoile de Vinsoth s’était couchée derrière des nuées compactes, et l’horizon marquait une ligne presque nette.
Je sus que la suite nous attendait là-haut, comme toujours. Mais pour la première fois depuis longtemps, je n’avais pas le goût amer de l’arrachement. Si je devais remonter au pont, Averi ne cesserait pas d’exister. Elle avait son nom. Elle aurait ses toits. Elle aurait ses cercles. Elle avait ses gens.
Je me levai. Merrik aussi. Nous n’échangeâmes pas de promesses ; nous avions déjà échangé nos tâches. Il me fit un signe vers la rotonde, comme pour me rappeler que ce cercle-là ne m’appartenait pas — et qu’il m’y accueillait quand même. Je l’acceptai en silence.
Et c’est à cet instant — à la jointure exacte entre notre marche et notre halte — que le monde nous rappela qu’il tient rarement longtemps sur une seule jambe. Une impulsion discrète vibra contre ma hanche : le canal prioritaire.
Je sus, avant même d’ouvrir, que la paix exigeait déjà son garde.
Le bip régulier du communicateur brisa l’atmosphère suspendue du cercle.
Je le sentis vibrer contre ma hanche, un son grave, clair, sans urgence apparente, mais porteur d’un poids qu’aucun soldat n’ignore.
Un canal prioritaire. Le Oribuir.
Je fis un signe discret à Merrik, qui comprit sans poser de questions.
Lui et ses conseillers restèrent près du feu, leurs silhouettes se découpant dans la lumière vacillante. Leurs visages, adoucis par la flamme, semblaient peints à même la poussière d’un monde renaissant.
J’activai le canal.
Un léger grésillement, puis la voix de l’officier tactique retentit dans mon casque, mêlée au fond sonore des senseurs orbitaux.
— Ici le Oribuir. Communication prioritaire de la frégate de commandement. Lecture des flux spatiaux anormaux. Nous avons dix signatures nouvellement apparues à la périphérie du système. Vectorisation en orbite externe de Vinsoth. Pas de signal d’identification.
Je levai les yeux vers le ciel.
Rien à l’œil nu, seulement les traînées des Q-Meteor qui remontaient en orbite, petites lucioles métalliques sur fond de nuit. Pourtant, je savais que, derrière le voile atmosphérique, l’espace bougeait.
— Nature des signatures ?
— Proportion mixte. Trois Neutron Star, cinq frégates Alderaaniennes, un Keldabe lourd et un vaisseau de classe indéterminée. Aucun transpondeur civil ou militaire reconnu. Formation défensive, pas de mouvement agressif détecté à cette heure.
Marak.
J’imaginai son visage, figé dans cette concentration calme qui le caractérisait, ses doigts sur les holocommandes, les yeux scrutant les signatures. Il avait appris à respirer entre les pulsations des scanners, à comprendre une flotte comme d’autres lisent un texte.
— Message reçu. Maintenez le verrouillage des communications civiles. Aucune transmission non codée. Je remonte à bord dès que possible. Continuez la surveillance passive. Pas de mouvement hostile sans validation directe. Compris ?
— Oui, commandant.
Je coupai le canal.
Autour de moi, la vie continuait.
Les Chevins ne savaient rien des lignes de feu qui pouvaient, à tout instant, rouvrir le ciel. Ils portaient des seaux d’eau, dégageaient des pierres, tendaient des couvertures. Merrik me regardait à distance, ses yeux suivant le mouvement imperceptible de ma main sur mon brassard. Il n’avait pas besoin d’explications. Il comprenait la nature des hommes qui vivent entre deux horizons — celui du sol et celui des étoiles.
Je me rapprochai.— Un problème ?
— Rien de certain encore. Seulement des visiteurs qui préfèrent observer avant de parler.
Il croisa les bras, son regard se perdant vers les hauteurs sombres.— Vous pensez que ce sont des Sith ?— Non. Les Sith ne reviennent jamais sous une forme qu’on peut reconnaître. Ceux-là ont des signatures… différentes. Organisées. Mais prudentes. Des gens qui savent ce qu’ils font.— Et s’ils ne sont pas venus pour nous ?
— Alors ils sont venus pour autre chose. Ce qui revient souvent au même.
Un bref silence. Le vent siffla entre les pylônes. Les flammes dansaient sur les casques posés près des bancs. Merrik hocha lentement la tête.— Vous devez remonter, je suppose ?
— Oui. Mais je reviendrai avant le lever du jour.— Je n’en doute pas. Les étoiles vous appellent autant qu’elles vous menacent.
Je lui tendis le poing, paume fermée. Il hésita, puis posa sa large main calleuse contre mon gantelet. Pas une poignée de main diplomatique. Une marque de respect. Deux combattants, deux chefs, deux mondes.— Vous avez dit tout à l’heure que la paix demandait autant de discipline que la guerre. Alors allez la défendre, là-haut. Nous, nous la maintiendrons ici.
Je répondis d’un bref hochement. Puis je me tournai vers la pente où attendait ma navette. Les moteurs vibraient faiblement, camouflés par les bruits du camp.
Le ciel, quant à lui, me regardait.
La montée vers la haute atmosphère eut quelque chose d’irréel.
Sous moi, la surface de Vinsoth s’étendait comme une cicatrice encore rougeoyante. Les zones calcinées alternaient avec des éclats de lumière où nos générateurs déployaient leurs dômes. On distinguait même, à l’œil nu, les lignes argentées des conduites d’eau que nous venions de poser — des veines dans une peau qui cicatrisait.
Puis, peu à peu, le bleu disparut. Le silence prit le relais. L’horizon devint noir.
Le Vhett’tal se dressait devant moi, immense, patient. Sa coque absorbait la lumière des étoiles, son bouclier miroitait comme une fine brume bleutée. À sa proue, on distinguait les motifs runiques du clan, à peine visibles dans le vide.
— Ici Vhett’tal, approche autorisée. Dock 3 dégagé, sas pressurisé. Bienvenue à bord, Alor.
Marak. Toujours cette voix basse, posée, où la guerre sonnait comme une équation bien résolue.
J’amarrai la navette, puis passai le sas.
Le couloir principal vibra légèrement sous mes pas. Les bruits familiers m’accueillirent : le souffle constant des échangeurs d’air, les cliquetis métalliques des panneaux ajustés, les bourdonnements des générateurs auxiliaires.
Plus tard ... -
Post n°13
Auteur : ValiantDans l'espace de Vinsoth la situation avait changée, la flotte inconnue était passé à l'action , des navettes d'abordage s'étaient posées dans les hangars des vaisseaux Sith et une bataille se déroulait à l'intérieur.
Visiblement les inconnus cherchaient à reprendre le contrôle des deux principaux vaisseaux, un destroyer Leviathan et une frégate Mon Calamari, mais selon le rapport du contre amiral Vasc-0 les vaisseaux étaient défendus becs et ongles par les Mandaloriens.
Après avoir lu les rapports qui arrivaient de l'espace Valiant s'adressa à son droid porte bannière.-Que Vasc-0 prépare également ses propres barges d'abordage pour épauler Mandalore!
Le droid superviseur EV accusa réception des dernières instructions et le communiqua immédiatement à la flotte Cathar en orbite.
Tout le personnel à bord de la flotte de l'hégémonie Synthétique était constitué uniquement de droids, les hommes d'équipage avaient été avantageusement remplacé par des droids souris MSE, des droids GONK et PLUNK et concernant les troupes militaires, chaque destroyer disposait de 1000 droids GK1000, des unités produites sur Géonosis. D'une taille de deux mètres, ils disposent d'un système de combat avancé ainsi que de deux batteries, faisant de lui des droides hybrides. Ces droids conçus par le sénateur Loyd Toskrew avaient été livrés par la CSI en échange de la participation impériale dans la lutte contre les adeptes obscurs dans le cadre d'un accord négocié par le moff en personne. Chaque colonne d'assaut est dirigée par un membre du projet MK, des soldats améliorés artificiellement.
Et en parlant de personnel, le général allait se pencher sur le cas des prisonniers qui avaient maintenant terminé de nettoyer les stigmates du champs de bataille, cette tache ingrate allait maintenant être confiée aux droids utilitaires récemment acquis.
On avait séparé les prisonniers en deux catégories, ceux qui acceptaient d'être recrutés pour la Brigade Volontaire et ceux qui préféraient être déposés sur des planètes voisines après avoir juré de ne jamais revenir sur Vinsoth.
Une dernière catégorie s'était spontanément crée, ceux qui voulaient rester sur place pour expier leur faute et travailler à la reconstruction.
Valiant observa les trois groupes dépareillées, il y avait des collaborateurs Chev, des fantassins, des gardes pénitencier de Sinusia, des mineurs de El Vins ou des serviteurs de la tour sombre.
Un beau ramassis de crapules!
Pourtant le clone leur avait promis une deuxième chance au moment de leur reddition et il était un homme de parole, il s'adressa particulièrement à ceux qui avaient choisi de rejoindre la brigade volontaire tandis que les deux autres groupes étaient conduits ailleurs.-Vous avez choisi de rejoindre la Brigade Volontaire pour donner un nouveau sens à votre vie. Nous allons vous exfiltrer de Vinsoth ou vous serez formés dans vos nouvelles unités.Un nouveau destin vous attends, soyez digne de ce nouveau départ!
Les Chevs seraient affectés à la compagnie de pionniers du bataillon Alpha 1, ils seraient équipés de haches et de tablier en cuir de Bantha, chargé de monter à l'assaut en premier et détruire les éventuels obstacles dressés par l'ennemi. Les ex mineurs formeraient la compagnie de gueules noires Beta 3 tandis que les serviteurs de la tour seraient affectés comme ouvreur d'itinéraire ou guideur avancé.
Les fantassins et gardes pénitentiaires formeraient les rangs des bataillons gamma et delta du 20eme régiment de troupes spéciales du levant.
Des navettes de transport les attendaient déja, ils iraient sur Helska IV, la planète glacée, pour être reformatés par le capitaine Jouk, du 17eme régiment de cavalerie blanche.
Ceux la n'avaient pas choisi la voie de la facilité...
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Post n°14
Auteur : ValiantLes rapports revenaient de l'espace auprès de Valiant, selon le contre amiral Vasc_0 , la flotte mystérieuse avait finalement battu en retraite après l'échec de l'abordage de deux vaisseaux Sith, ceux ci étant vaillamment défendus par les Mandaloriens.
C'en était donc terminé de la libération de Vinsoth , Chevs, humanoides et Chevins allaient devoir vivre ensemble de nouveau , mais cette fois d'égal à égal.
C'en était terminé de la servitude ou de l'esclavage, Merrik y ayant amèrement gouté sur le marché aux esclaves d' Orvax IV , il voulait dorénavant donner un nouvel élan à la population locale.
Et en cela, Cathar, via sa filiale installé sur Poln Major, l'Omni Cartel Product , allait l'assister. Bien évidemment pour tous, le clone resterait le fameux général Rathac le farouche guerrier à l'armure rouge mais le Moff Valiant continuerait d'assister dans l'ombre au renouveau de Vinsoth.
C'est donc soulagé, qu'il se rendit au module de commandement ou Merrik donnait ses directives, on installait des infirmeries de fortune pour soigner les blessés et les refugiés toutes les bonnes volontés étaient rassemblées pour nettoyer la planète des stigmate de la bataille.
Le Chevin définissait sur une carte, les priorités quant Rathac entra dans la pièce.-Ah général... je suis content de vous voir, au nom du peuple de Vinsoth, je me dois de vous remercier, votre nom sera toujours synonyme de libérateur dans notre culture.-C'est un grand honneur. Je vous informe que la bataille spatiale est terminée, Vinsoth est enfin en paix.
Le mastodonte soupira , les Chevins avaient fait tant de sacrifice pour en arriver la. Cependant quelque chose l'inquiètait.-Mais pour combien de temps ? Les Sith ne voudront ils pas prendre leur revanche et nous faire payer notre insurrection?-J'en doute... ils doivent d'abord lécher leur plaie, nous les avons frappé fort, il leur faudra du temps pour retrouver leur force; Du temps pour vous , pour renforcer vos défenses.Vos congénères ont été entrainés, ils ont fait leur preuve sur le champs de bataille.-C'est vrai, mais nous ne disposons pas d'armée régulière, ni de défense planétaire.
Le moff réfléchit et trouva immédiatement une solution qui pourrait satisfaire tout le monde.-Certes, mais j'ai des contacts, des contacts qui pourront vous assister.Je ne parle pas de troupes mais de moyens de défense automatisés pour protéger Vinsoth de tout assaut, et également des conseillers militaires pour former une milice.-Ce serait vraiment formidable!
Merrik était enthousiaste, il ne voulait pas d'une force militaire extérieure sur son sol et justement l OCP proposait des satellites d'alerte ou d'écoute pour protéger l'atmosphère d'une planète. Ne resterait qu'à Merrik d'acquérir une flotte de défense, mais chaque chose en son temps. Entre temps, des mercenaires allaient former des académies militaires sur Vinsoth pour former Chev et Chevins au maniement des armes.-Je vais leur demander de vous contacter, pour ma part régent Merrik, je vais quitter votre sol avec mes hommes ma tache étant accomplie.-Encore une fois, le peuple vous doit une fière chandelle, tous mes remercîments mon général.
Merrik serra chaleureusement la main de Rathac, que de chemin parcouru pour cet humanoïde, trouvé mourant sur Orvax par un de ses Poings, soigné, puis entrainé dans l 'amas d'Hapès, il était devenu le leader de son espèce pour renverser l'ordre Sith. Mais il lui restait tant de choses à faire pour reconstruire sa planète.
Valiant, lui de son coté allait contacter le directeur de l 'OCP et l'instructeur Guilty pour qu'il trouve des mercenaires pour former la milice locale puis il retournerait sur Cathar. -
**Omni Cartel Product**
En provenance de Poln Major, le secrétaire général Weller, mandataire de l 'OCP voyageait léger. L'ancien sous officier du Security Concept devait rencontrer les nouveaux dirigeants de Vinsoth afin de présenter les satellites de défense, car la planète avait un réel de protection.
Coté protection, le secrétaire n'avait qu'un seul garde du corps, l'officier Noonan, dont le corps était renforcé par différentes prothèses en duracier.
La navette se posa dans le principal astroport planétaire, le seul qui avait été réparé en urgence , tout était à reconstruire sur Vinsoth, les Sith ayant pratiqué la stratégie de la terre brulée avant de fuir.
Un comité d'accueil avait été rassemblé, des membres de la nouvelle milice, pour la plupart Chevins issus des régiments d'Oliphants , quelques Chevs , des humanoïdes un drôle de mélange songea le secrétaire, mais Vinsoth méritait un nouveau départ.
On conduisit les membres de l OCP dans un hangar ou une salle de réception avait été aménagée.
Weller fit donc la connaissance de Bumdo, le nouveau ministre de la défense qui avait participé activement à la libération de la planète.-Soyez le bienvenue sur Vinsoth sieur Weller. Comme vous pouvez le constater notre planète est en pleine reconstruction.
Weller enleva sa casquette et salua les officiels reunis dans la salle.
-Merci de votre acceuil.
Comme vous le savez , je représente l 'OCP, notre ami commun nous a fait part de vos besoin de protéger votre espace.L'ami commun était connu ici sous le nom de général Rathac, peu de personnes connaissaient la vraie identité dissimulée sous le casque rouge.
-En effet, en effet. Alors que peut nous proposer l'OCP?
Noonan déploya un écran qu'il fixa au mur, et les holos images commençaient à apparaitre, la même démonstration faite pour le régent Chiman. Un vaisseau apparaissait en orbite d'une planète inconnue, et celui ci fut frappé rapidement par plusieurs traits de laser semblant venir de nulle part.
-Il s'agit de Satellites d'Alerte Précoce , ils sont automatisés et indépendants , ils peuvent être dirigés depuis une installation militaire au sol.
Nous vous proposons également des Satellites d'écoutes électroniques pour recueillir les Traffics radio dans votre espace ou en surface.
Avec ce genre de système de défense votre espace sera bien protégé.La démonstration avait fait de l'effet, certains conseillers se mirent à chuchoter entre eux. Bumbo reprit la parole.
-Je pense que c'est exactement ce qu'il faut, Vinsoth n'a pas les moyens ni financiers ni en équipage d'avoir une flotte de défense actuellement.
-C'est en effet un bon compromis en attendant.
Un Chev posa alors une question.
-Et quel serait le cout d'un tel système de protection?
-C'est une bonne question, nous vous l'offrons, et en contrepartie nous aimerions reconstruire et exploiter El Vins, la lune minière.
Nous fournirons en échange également des moyens supplémentaires pour rétablir votre planète.L'es installations d'exploitation avaient été complètement détruites pendant la bataille, on avait immédiatement accusé les Sith, car personne ne savait que c'était l'œuvre d'un agent spécial de l'équipe Sabre de Cathar.
Pour le moment les principales infrastructures de Vinsoth étaient en pleine reconstruction et la lune minière n'était clairement pas la priorité.
Le ministre observa tout ses conseillers, ils semblaient tous d'accord.-Nous acceptons les termes de ce traité secrétaire.
Je vous propose de fêter cela autour d'un verre de vin local.Weller sourit, il avait accompli sa mission, il accepta de bon gré le verre de l'amitié offert par les dignitaires Chevins.
C'était un nouveau départ pour Vinsoth avec l'appui de l Omni Cartel Product...By Valiant