Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Star Wars RPG

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  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le Chroniqueur
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    #1

    Post n°1
    Auteur : C-100

    Le principal centre industriel de Telos se trouvait sur l’hémisphère sud de la planète. Isolé du reste de la civilisation par les grandes plaines sauvages, il était relié aux différentes villes par une autoroute qui n’était délimitée que par le va et viens incessants des vaisseaux de transport.
    Afin de garantir tout le nécessaire aux ouvriers de ses nombreuses usines, on y trouvait un grand nombre de dortoirs, cantinas et petits commerces en tout genre. Assez autonome, cet îlot de hangars, usines et ateliers était relativement propre par rapport à la moyenne galactique.

    La plus grande structure que l’on pouvait y trouver était le siège de l’une des plus grandes sociétés de transport de la bordure extérieure. C’est au pied de cet immeuble, dans une ruelle mal éclairée, que se trouvait l’atypique droïde C-100. Effrayé et perdu, celui-ci tentait de reprendre le dessus sur sa situation pour le moins précaire.
    Le robot tentait d’analyser la moindre information disponible. Fouillant chaque panneau publicitaire, écoutant furtivement les discutions des passants et tentant finalement de rassembler toutes ces informations en un tout cohérent. Heureusement le basique était une langue relativement simple à apprendre.

    « Bonjour. Cantina. Météo. Ciel. Droïde. Oui. Je ne sais pas. Guerre. Blaster. Caisse. Nouveauté. Parfum. Glaces. Speeder. Usine. Horaires. Retard. Superviseur. Repas. Crédits. Cher.»

    Au bout de quelques heures, C-100 avait déjà compris la structure grammaticale du basic et le sens de plus de 150 mots et leur équivalent écrit en Aurebesh. Il fût cependant tiré de ses pensées par une voix grave et rocailleuse.

    - Eh mon gars ! T’aurais pas quelques crédits en trop pour un vétéran ?

    Un homme à la carrure impressionnante, le dos voûté, drapé dans un patchwork de vêtements improbables venait de sortir de l’ombre.

    - Ohhhh merde, un droïde… Ben c’est bien ma veine. T’es de la sécurité ?

    C-100 hésita à s’enfuir à nouveau, mais le personnage devant lui n’avait l’air ni agressif ni bien dangereux.

    - Non.

    - Heureusement, c’est encore le dernier endroit où on vient pas me faire %$!#. Hahaha.

    - …

    L’homme fit quelques pas en direction du robot et l’observa de haut en bas.

    - T’es bien foutu pour une boite de conserve, chui surpris du progrès, pas étonnant que je t’ai pris pour un humain de loin… Tu fais quoi par ici ?

    - Recherche et analyse d’informations sur votre langue.

    - Ah ! T’es étranger c’est ça ? T’as débarqué ici avec un de ces aliens qu’on comprend pas un mot de ce qu’ils disent ? Comme les trucs chevelus ou les sortes de mecs avec des trompes ?

    - …

    - Oh attends ! Faut que tu apprennes ça à ton boss alors, répète après moi : « C.S.I , Tous pourris ! »

    - C.S.I , Tous pourris.

    - Ouais mon gars ! C’est ça !

    - Quelle est la signification ?

    - C’est un slogan, j’suis un vétéran, j’ai combattu contre ces mecs-là. T’approche pas d’eux, y sont dangereux, ils ont ptet l’air moins pire qu’avant mais c’est qu’une ruse pour mieux revenir avec leurs conneries d’alliances avec les sabres rouges.

    - Combattu pendant la guerre ?

    - Mhh ouaip… Et la guerre mon gars ça laisse de sacrées cicatrices. Aussi bien physiques que morales.

    - Comment arrêter la guerre ?

    - Hah, t’es un marrant toi ! La guerre, on la vit ou on l’esquive… mais on l’arrête pas.

    - …

    - Fais pas cette tête mon gars... c’est la vie… Au fait, t’as rien de mieux à faire que de discuter avec un mec comme moi ? Tu travailles pour qui ?

    - Je n’ai pas d’information. Je ne travaille pour personne. Je suis perdu.

    - Hein ? Quoi ? Un truc de luxe comme toi qui n’as pas de proprio ? C’est une blague ? T’as au moins un endroit où rester ?

    - Non.

    - Merde ton proprio est ptet mort ou un truc comme ça. Tu devrais faire gaffe y a un tas de mecs prêts à tuer pour te mettre en pièce et se faire du pognon sur la revente, surtout dans la rue.

    - Mon but est de mettre, moi, C-100 en sécurité et de finaliser mon apprentissage de la langue basic. Ensuite découvrir qui je suis.

    - Ben écoute mon gars, si je t’aide, t’es d’accord de m’aider en retour ?

    - Oui.

    - Bien ! Viens avec moi ! On va se poser chez moi et te trouver de quoi passer un peu plus inaperçu. Après ça je te montrerais ce que tu peux faire pour moi.

    - D’accord… mon gars.

    - Hahahaha, tu me plais bien toi. C’est quoi ton nom ?

    - C-100.

    - Et moi Dylan, ravi de te rencontrer.

    Située dans la même ruelle, la « maison » de Dylan n’était en fait qu’un vieux garage à landspeeder désaffecté. On y trouvait plusieurs casiers de rangement, une table basse, quelques sièges, un lit et une fontaine à eau que le vétéran remplissait aux toilettes publics situés à quelques pas seulement. Le tout organisé de façon très militaire. Malgré tout, on sentait une envie d’en faire un petit « chez soi » et quelques décorations nostalgiques d’une époque révolue ornaient la pièce ici et là.

    Dylan vivait principalement seul et ne voyait presque personne. Ses seuls liens sociaux étaient les occasionnelles visites de Jedan et Venen, deux vétérans avec qui il jouait au pazaak. La compagnie de C-100 était finalement assez agréable, le droïde n’était pas vraiment bavard et écoutait ses récits avec une grande attention.

    L’homme avait pris l’habitude de récupérer les débris mécaniques dans les containers du centre industriel et revendait ceux qui étaient encore fonctionnels à une petite boutique de pièces détachées tenue par un Ithorien relativement sympathique. C-100 l’aidait à identifier, nettoyer et réparer les différentes pièces tout en s’occupant des tâches de base d’entretien domestique. Ce n’était pas un travail très noble mais il avait l’avantage d’être honnête. Evidemment, le droïde était un compagnon parfait pour cette tâche ; il ne coûtait rien, tout en soulageant le dos du vieil homme. En échange, celui-ci lui rapportait de temps à autres des livres sur l’histoire, des dictionnaires basic et des manuels de mécanique. Parfois, Dylan couvrait le droïde d’un long manteau, d’une grosse écharpe et d’une paire de lunettes de pilote pour lui cacher le visage et l’emmenait avec lui pour aller visiter la ville de nuit. Les jours défilaient dans une agréable symbiose.

    - Grrr… Tu sais que tu vas perdre cette fois Dylan.

    - Tu m’as jamais battu trois fois de suite et c’est pas aujourd’hui que ça va commencer.

    - Vous avez beau vous battre, c’est moi qui détiens le record mes amis.

    - Pas du tout ! Je dois avoir dans les 30 points d’avance au total !

    - C-100 Pourrais-tu nous dire quels sont les scores ?

    - J’ai enregistré un total de 543 points pour Jedan, 524 points pour Dylan et seulement 412 pour Venen.

    - Je vous l’avais dit !

    - Hey t’es pas cool C-100...

    - QUOI ! Je ne pensais pas être si loin de vous deux !

    - Carte… arf…

    - T’as dépassé Dylan ! HEHEHEHE ! A moi les crédits !

    - Raaahhh… Tiens j’ai que 50 sur moi, les 50 autres sont pour la prochaine fois.

    - Il faudrait vraiment que tu viennes avec nous à l’entrepôt, ça t’aiderais niveau crédits.

    - Pas question, moi je fais mon travail honnêtement.

    - C’n’est pas si grave ce qu’on fait, personne n’en a besoin de ces pièces hein !

    - Ça reste illégal !

    - Toi et tes valeurs… ça ne t’aidera pas à sortir du trou.

    - J’y suis bien moi, dans mon trou, et je vous ai rien demandé.

    - C-100 tu ne voudrais pas nous aider toi ?

    - Ne leur réponds pas.

    - Ils n’ont pas tort, même avec mon aide ils gagnent en moyenne 175% de plus que nous.

    - Tu devrais écouter le droïde, Dylan.

    - Vous êtes tous contre moi ou quoi !

    - Nous pourrions au moins essayer de le faire une fois pour gagner les crédits qu’il nous faudrait afin de remplacer le compresseur d’air.

    - Mpfff… Je sais... Bon je viens avec vous demain soir. Mais on laisse C-100 dehors, si on se fait prendre on risque une petite amande, lui je suis pas sûr d’où il terminera.

    - On aura bien assez de bras t’inquiète.

    Le lendemain les quatre compères se retrouvaient devant le gigantesque entrepôt de pièces customisées de VRB Dynamics. La compagnie avait connu un succès fou quelques années auparavant, mais les changements politiques avaient fini par les mettre à genoux. Ils avaient une peine folle à sortir la tête de l’eau, et une grande partie de leur stock croupissait dans ce vieil entrepôt particulièrement apprécié de deux pilleurs.

    Jedan était grand, blond et élancé. Il avait un côté un peu dandy et avait été officier supérieur. Il avait été blessé lors d’une bataille et s’était retiré sur Telos pour vivre dans une ferme. Malheureusement, il ne toucha jamais sa retraite car la faction pour laquelle il s’était battu s’était dissoute.
    Venen était tout le contraire, petit, bruyant, et toujours prêt à chercher la pire affaire possible. Il avait été soldat avec Dylan et, après s’être retiré, il avait perdu toutes ses économies au jeu.

    Après s’être assuré que les environs étaient déserts, Jedan ouvrit la petite entaille dans la clôture qu’ils utilisaient pour se glisser dans le périmètre de l’entrepôt. Une fois passés ils se retournèrent sur C-100, bien évidemment camouflé dans son long manteau.

    - Si tu vois des forces de l’ordre tu allumes cette lampe torche et tu nous fais deux signaux par les baies vitrées ok ?

    - Compris.

    Les trois hommes se dirigèrent ensuite vers l’une des fenêtres du bâtiment, il suffisait simplement de la pousser pour qu’elle s’ouvre. Trop onéreuse, la sécurité de nuit n’était aussi qu’un lointain souvenir et il était presque trop facile d’entrer dans l’entrepôt.
    Ils s’approchèrent ensuite des grandes étagères ou étaient stockés tout un tas de pièces de valeur.

    - Le bon truc c’est de trouver celles qui ont de la valeur, mais qui sont assez petites pour qu’on ne remarque pas trop leur disparition.

    - Genre comme ces datapads ?

    - Exactement ! Prends en 2 ou 3 et laisse le reste.

    - Moi ce qui m’étonne c’est que l’Ithorien n’ait jamais posé de questions.

    - Bah c’est normal, ce type fait son business avec nous, s’il décidait d’arrêter
    d’acheter nos trouvailles, sa marge diminuerait grandement.

    - En plus il nous aime bien, j’ai toujours eu un bon contact avec lui.

    - Prends cette cellule ionique Dylan. Ça doit rapporter dans les 50 crédits, et pas besoin de la restaurer ha !

    - Attendez c’est quoi cette lumière ?

    - Le signal !

    - Je ne sais pas je n’ai pas vu le premier flash.

    A l’extérieur, C-100 avait fait de son mieux pour avertir ses compagnons de la menace en toute discrétion. Deux speeder de patrouille s’étaient dangereusement approchés de l’entrepôt. Heureusement, ceux-ci semblaient déjà se diriger plus loin... Jusqu’à ce qu’ils soient attirés par une étrange lumière venant du bâtiment.

    - Mais pourquoi tu lui as répondu !!!!

    - Ben pour qu’il confirme le signal ! T’était pas sûr d’avoir vu le premier flash !

    - Crétin, si y a bien des types dehors ils vont voir ta lampe !

    - Ben chais pas moi !

    - Merde, j’entends un speeder s’approcher.

    - Même deux.

    Le droïde se sentait les poings liés, quatre agents de sécurité planétaire venaient de sortir de leur speeder pour étudier l’origine des lumières. En passant devant la clôture ils remarquèrent la brèche.

    - Agent 441 à centrale, possible intrusion au 82-ZI. Groupe K3 et K6 en inspection.

    « Compris 441, tenez-nous au courant. »

    - Sergent, regardez la fenêtre là-bas ! Elle semble ouverte !

    - Sûrement des pillards, je vous avais dit que y en avait aussi dans le quartier nord.

    De leur côté les trois vétérans s’agitaient dans tous les sens. Dylan les tira en direction d’un petit bureau au sommet d’un escalier latéral, mais la porte semblait fermée. Venen pris la décision de mettre un coup d’épaule dans la porte pour l’ouvrir, ce qui heureusement fonctionna très bien.

    - Vous avez entendu ce bruit ?

    - Ça venait du fond de l’entrepôt, on devrait y jetter un œil.

    - Kallaghan, avec moi. Vous deux passez sur la droite.

    Les pilleurs étaient à présent coincés dans une pièce sans autre issue que la porte à moitié défoncée qu’ils avaient empruntés. Ils voyaient les lampes torches se diriger dans leur direction. Leur situation semblait devenir de plus en plus délicate.

    - On fait quoi maintenant ? Si ils montent l’escalier on est foutus !

    - Bah si on se rend en s’en sortira pas trop mal, la caution doit être de 1500 crédits.


    - Moi je les ai pas les 1500 crédits ! Je savais que c’était une idée à la con de venir avec vous !

    - T’en fais pas Dylan j’essaierais de te filer un coup de main dès que je sortirais.

    - Et comment ? En revenant piller cet entrepôt peut-être ?

    « Là-haut sergent ! Y a un bureau ! »

    Le groupe K3 attendit l’arrivée du groupe K6 et commença prudemment à monter les marches.

    BZZZZZZZZZZZZZZ !!!

    Un bras mécanique de plus de 3 mètres passa à quelques centimètres de la tête du sergent. Et une lumière blanche lui crispa le visage.

    - Attendez ! Attendez ! Faites attention !

    - NE BOUGEZ PAS !

    - Descendez de là voyons, ne restez pas à hauteur du mécanisme de chargement de marchandises !

    BZZZZZZZZZZZZZZZ !!!

    Partagés entre l’idée de descendre près de la silhouette inconnue en contrebas ou de la garder en joue et de risquer de se prendre un bras de plus de 300 kg en pleine face. Les officiers choisirent la solution la moins risquée. Ils descendirent les marches pour se retrouver hors de portée du mécanisme fou. Un droïde à la démarche maladroite se précipita tant bien que mal vers eux.

    - Bon sang, vous allez bien ?

    - C’est quoi ce cirque ! Identifiez-vous !

    - Je suis ZR-3P0, droïde de protocole de VRB Dynamics, pour vous servir monsieur.


    - Mis à part la démarche. Tu ne ressembles pas tellement à un 3PO.

    - Oh ! C’est que les mécaniciens qui travaillent ici sont spécialisés dans les pièces customisées. Voyez-vous je suis moi-même un modèle très intéressant. Mon propriétaire m’a ajouté un modul…

    - Ouais, c’est bon on a compris ! C’est quoi le problème avec le bras mécanique ?

    - Une terrible, terrible erreur monsieur. Je dois avouer à monsieur que mon maître est parti plus tôt de son travail aujourd’hui, en oubliant d’éteindre le bras automatique en plus ! Cela constitue une infraction au code-C342 que vous vous devez de rapporter au superviseur de l’usi…

    - Ça explique les bruits et la lumière sergent !

    - Tais-toi ! Et vous, vous avez remarqué le trou dans le grillage et la fenêtre ouverte ?

    - Oh ce trou est là depuis déjà un mois et je n’arrête pas de dire à mon superviseur de le boucher. Quant à la fenêtre, je vous l’ai dit, mon maître est parti plus tôt que prévu et…

    - Ouais… ça va c’est bon.

    - Vous allez remplir un formulaire d’infraction au code-C342 ?

    - Je vais faire ça ouais… quand j’aurais que ça à faire.

    - Je vous remercie monsieur !

    - On y va les gars ! Et vous, fermez cette foutue fenêtre et pensez à faire réparer, au plus vite, cette clôture ! Y a des pillards dans cette ville !

    - Au plus vite monsieur !

    Quelques minutes après, les compagnons de C-100 sortirent de leur cachette.

    - C-100, T’es un @£*!&% de génie !!!!

    - Comment tu as fait ça !?

    - J’ai simplement utilisé le port de contrôle de l’entrepôt pour allumer les machines et les ai programmées pour empêcher la patrouille de monter ?

    - C’était simplement incroyable ! Et ton coup du code d’infraction et tout ça ! Quel jeu d’acteur.

    - Bof. Ce n’est pas très dur d’imiter les modèles inférieurs.

    Dylan s’approcha de C-100 et le regarda dans les yeux.

    - Mon ami…. Merci.

    Il l’enlaça se soulagement et les quatre malfaiteurs se dirigèrent vers la sortie. Mais sur une étagère quelque chose attira l’attention du droïde.

    - Attendez, cette pièce !

    - Hey on s’en va maintenant, pas le temps de prendre autre chose.

    - Non, c’est différent. J’ai la même sur moi.

    En effet, cette pièce n’était autre qu’un déflecteur d’avant-bras. Mais celui-ci présentait des similitudes frappantes avec celui monté sur le bras de C-100.

    - T’as raison mon gars, ça ressemble à tes pièces. Sauf que sur celle-là y’as une inscription.

    - « S.r.i.s.t.i »

    - C’est ptet ta maison ?

    - Je ne veux pas vous alarmer mais on devrait sortir et parler de ça plus tard.

    De retour à leur tanière et après un partage de butin bien mérité, les hommes s’assirent autour de la table.

    - Vous devez m’aider.

    - On te doit bien ça mon gars, mais j’ai jamais entendu parler de cette boîte.

    - Je pourrais chercher des infos en ville ? Peut-être que je peux voir avec l’Ithorien.

    - Moi je vais regarder du côté de la cantina. Dès que j’ai quelque chose je te fais signe.

    - Merci les amis, ça compte beaucoup pour moi.

    Le groupe se sépara, chacun retournant à sa routine avant d’aller se coucher. Sauf C-100 bien sûr, qui se répétait intérieurement le même mot.

    « S.r.i.s.t.i »

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      #2

      Post n°2
      Auteur : C-100

      [K.B ROBOTIC – Message [CRYPTÉ EXTERNE]]
      [Log : N°11145637 [D.09/M.12/Y.13]]
      [ID : Kenril Belan [PDG de K.B ROBOTIC]]
      [Avancement de notre projet]


      Chers confrères de S.r.i.s.t.i,

      Grace à mes recherches sur les matrices cérébrales semi-biologiques, j’ai pu régler les problèmes mineurs que vous m’aviez présentés le mois passé concernant TIA.
      De mon côté j’ai mis en place le projet « Liberté », celui-ci me permettra de travailler à grande échelle sur le développement biologique de l’AI. Je vous enverrais bien évidemment toutes les données et viendrais vérifier l’avancement de votre projet dans le mois, afin de vous apporter mon aide lors de la phase 3.
      Au plaisir de vous revoir.


      Votre ami, Kenril Belan.

      ------

      [K.B ROBOTIC – Message]
      [Log : N°11145792 [D.13/M.05/Y.14]]
      [ID : Kenril Belan [PDG de K.B ROBOTIC]]
      [Projet Eternité]


      Cher Rudy,

      Je sais que vous avez travaillé en tant que leader sur le projet « Liberté » et que vous êtes maintenant sous les ordres du Professeur Sorbin, comme spécialiste I.A, sur le projet « Éternité ». Ne voyez pas là une rétrogradation, bien au contraire. J’ai besoin de vous pour une tâche bien spécifique.
      Bien que le modèle de série « Éternité » possédera effectivement une I.A avancée classique, je souhaite que, pour la création du prototype, vous montiez une I.A semi-biologique calquée sur les essais du projet « Liberté ». Je souhaite aussi que cela reste entre nous deux, même le professeur Sorbin ne doit rien savoir.


      Faites attention, ces avancées ne doivent pas tomber entre de mauvaises mains.

      Votre ami, Kenril Belan.

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        #3

        Post n°3
        Auteur : C-100

        Jedan était entré dans la petite boutique de pièces détachées. Tout y était minutieusement trié et présenté de façon précise. A l’entrée, les pièces pour droïdes et machines ménagères, plus loin, tout le nécessaire pour réparer son speeder ou tout autre vaisseau de petite taille et, derrière le comptoir, une multitude de différents modules et composants de blasters ou d’armes lourdes. Il y flottait une odeur de fer et de graisse et les faibles rayons de soleil qui transperçaient les fenêtres jaunâtres n’amélioraient pas vraiment l’ambiance. Malgré tout cela, Jedan se sentait bien dans cet endroit. C’était peut-être à cause de la bonne humeur du propriétaire, ou tout simplement l’attrait des crédits.

        La transaction fut brève et discrète, mais quelques informations cruciales furent néanmoins échangées. Jedan savait à présent ou trouver S.r.i.s.t.i et s’empressa d’aller visiter son ami afin de lui livrer la bonne nouvelle.


        ------

        - Ce n’est pas la porte à coté, 4000 km environ.

        - Il me faut donc un transport.

        - Tu ne pourras pas voyager avec les services publics. Même si la sécurité est faible il te faudrait, au minimum, une carte ID afin de passer les contrôles du spatioport.

        - Je pourrais essayer de duper la sécurité comme à l’entrepôt ?

        - Tu pourrais… Mais si tu t’fais chopper c’est pas très bon. Ils sont coriaces.

        - Il y aurait un autre moyen ?

        - Oui je crois, on pourrait peut-être t’aider à embarquer dans un transport de marchandises. Il faut juste que tu n’aies pas trop peur des secousses.

        - Ce ne sera pas la première fois que je voyage en caisse…

        - Une fois sur place, il nous faut aussi un contact de confiance qui puisse te réceptionner.

        - Hé, ça je m’en charge. J’ai un ami dans la région qui fera l’affaire. Mais pour qu’il ne pose aucunes questions il faudra lui graisser la patte à l'avance.

        - Je te donnerais ce qu’il faudra Venen.

        - Merci pour tout ce que vous faites pour moi, je vous enverrais des nouvelles.

        - Avec plaisir, mon gars ! Tu sais tu n’es pas un droïde ordinaire, il y a quelque chose de plus en toi. Je suis persuadé que tu es destiné à quelque chose de plus… important.

        - Ouais c’est clair que le ptit c’est pas le genre de boites de conserve qu’on croise à tout bout de champ.

        ------

        C-100 avait passé plus d’un mois avec ces hommes, il avait beaucoup appris de Dylan qui l’avais traité comme son égal depuis le début. C’est avec une certaine tristesse qu’il allait devoir s’en aller, mais il savait qu’au bout de son voyage, il trouverait des réponses.

        Il était à présent de retour dans un coffre de transport, mais cette fois la destination était connue. Les vétérans lui avaient facilement trouvé un transport, et l’avaient expédié en chargement express « fragile » « moins de 100 kg ».

        Le chargement se fit en délicatesse et après le décollage il lui fallut attendre 4 heures et 48 minutes avant de sentir les propulseurs d’atterrissage s’activer. Le vaisseau cargo intercontinental faisait plus de 120 mètres de longs et son poids une fois chargé était d’environ 940 tonnes, malgré cela l’atterrissage se fit dans la plus grande douceur.

        Le droïde entendit les portes de la soute principale s’ouvrir et, les unes après les autres, les boites sortirent de l’appareil pour être délivrées au bon endroit. Il fut ensuite chargé de manière assez musclée dans un petit speeder de transport. Après 16 minutes, on le déposa sur les lieux de destination.

        La caisse s’ouvrit. C-100, camouflé de son long manteau, d’une masque de pilote et de son écharpe en sortit lentement. L’homme qui se tenait devant lui recula d’un pas et lui fit signe de s’avancer.


        - La vache, on m’avait prévenu, mais je trouve ça étrange de faire se balader un mec dans une caisse de livraison. Sors de là par cette porte et pour aller aux labos Sristi c’est au bout de la rue sur la droite.

        C-100 fit un bref signe de tête pour remercier son réceptionnaire puis s’en alla dans la direction indiquée.
        En sortant, le droïde dut admettre que cet endroit était beaucoup plus beau que tout ce qu’il avait pu observer jusqu’à ce jour. Les arbres semblaient d’un vert émeraude et il y régnait une propreté surprenante. Si C-100 aurait pu sentir l’air, il y aurait remarqué une odeur de blé très agréable. Il était clair que cette partie de Telos bénéficiait grandement des dernières lois sur l’écologie mises en place par l’administration.

        Alors qu’il s’émerveillait devant les merveilles qui s’offraient à lui, le droïde faillit rater l’entrée du centre S.r.i.s.t.i.
        Il s’arrêta devant le bâtiment et prit quelques secondes pour observer la grande bannière verte qui flottait au-dessus de la porte, celle-ci représentait un arbre de vie.
        C-100 s’aventura alors au-delà de la grande porte pour se retrouver dans un grand hall de réception.
        Une femme s’avança d’un pas ferme vers lui. En voyant l’accoutrement du droïde elle prit un air contrarié.


        - Monsieur ! Sauf si vous possédez une accréditation, je vais devoir vous demander de sortir d’ici.

        - Attendez, je crois que j’ai un lien avec cet endroit. Je suis tombé sur une pièce en métal avec écris dessus « S.r.i.s.t.i. »

        - Monsieur, je ne sais pas ce que vous croyez savoir mais je vous recommande vivement de quitter cet endroit au plus vite ou j’appellerais la sécurité.

        - Non ! Ecoutez-moi ! J’ai fait un long voyage dans une boite pour venir ici !

        La réceptionniste sortit un petit appareil de communication :

        - Appelez la sécurité, j’ai un intrus au grand hall, potentiellement instable.

        Dépité, C-100 enleva soudainement son déguisement, révélant ainsi sa blancheur robotique. La bouche de la femme s’ouvrit sans un bruit et ses yeux s’écarquillèrent. Sans perdre le droïde du regard, elle porta l’appareil de communication à hauteur de sa bouche.

        - Laissez tomber la sécurité, appelez-moi un haut responsable.

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          Auteur : Jagabamda

          HRP = A lire en premier Suite de http://star-wars-rpg.soforums.com/t7364-S-r-i-s-t-i.htm#p81562


          Les images du « Grand Hall. »

          L’endroit n’était pas bondé, mais il y avait un certain nombre de gens suffisants. Et l'affluence dans ce hall, signe que les nombreuses affaires de S.r.i.s.t.i prospéraient. Le ronronnement industrieux des ascenseurs, des ouvertures et fermetures automatiques des portes, accompagné du bourdonnement des conversations conféraient à l'espace baigné de lumière solaire une énergie incroyable. Plus d'une cinquantaine d'étage au-dessus des têtes, un énorme puits de lumière donnait à cette vaste salle publique une atmosphère agréable en y invitant la chaleur du soleil.

          Un homme entre dans l'espace rutilant. Face à lui, deux grandes portes imposantes qui semblaient closes. Sur sa droite, l’annexe était fermée. Paraissant tendu, le nouvel arrivant, s'avance entre quelques individus debout dans le hall en faisant mine de chercher distraitement la personne avec qui il avait, sans doute, rendez-vous. Un rien de lassitude dans les yeux. À cet instant la porte de l'annexe s'ouvre sur deux hommes assez balaises portant chacun un badge, pour l’un à sa poitrine et l’autre à sa ceinture. Et le nouveau visiteur s'y engouffre en leur compagnie.

          Un autre file droit vers le bureau d'accueil, rendant son sourire chaleureux aux deux hôtesses qui y étaient installés qui l'y accueillent avec enthousiasme.
          - J'ai un paquet à l'attention de ...
          A peine qu'il ait poursuivi sa phrase que d'un geste, elle fait signe discrètement au loin à deux autres membres du personnel installés à l’écart de ce bâtiment. Ils s’approchent, et le livreur tire de sa ceinture, dans le dos, une enveloppe et le remet aussitôt à l’un des deux officiels.
          - Pourriez-vous vous assurer qu'il le reçoive bien ?
          - Pas de problème. Fait l'employé en récupérant l'objet tendu et il s’éclipse par une porte adjacente. Tia, comme l'indiquait son badge, trifouille dans son ordinateur et entre un bref message dans le navigateur.
          -Désirez-vous laisser votre nom ? Demande-t-elle poliment
          - Ce ne sera pas nécessaire. Je ne suis que le coursier.
          Il signe à l'endroit indiqué sur le Datapad et s'éloigne. A peine a-t-il tourné le dos qu’un autre occupe la place. Il est presque arrivé au niveau de la grande baie quand il entend un rire. Sa tête se tourne malgré lui, son regard cherchant l'auteur de ce rire. Il le trouve.
          Dans un coin, près d'une petite table tout au fond, entouré de moelleux fauteuils, un couple s’y est installé. Il y avait une table noire, flanquée de ces assises d’un rouge vive, chic cependant. Ils sont assis depuis quelques moments déjà, la femme rit certainement d’une bêtise que son compagnon lui murmure à ses oreilles quand un grand blond longiligne s'y approche, impassiblement professionnel. Mais, de près, il a l'air de les avoir reconnu et leur sourit, puis les voilà qui se lèvent et tous trois se dirigent vers la sortie.

          Un quinquagénaire fait route vers le comptoir de la réception, derrière lequel les deux employées le regardent approcher. Il s'éclaircit la gorge en fonçant les sourcils. Il leur a même demandé comment elles allaient. Ce qui constitue toujours une marque de politesse, un égard personnel dans un établissement de ce genre et déclenche une bouffée de bien-être intime chez l'être certain qui ne se sent pas à sa place et craint rejeté de tous. Elle s'en presse de répondre avec sourire, ce qui a l'air de le remplir de reconnaissance.
          - Très bien merci. Et vous ? répondit Tia. Il ne l'a pas répondu, sans doute habitué à l'accueil polie, de certains, mais peu importe, ils se comprenaient sans mot.
          En revanche, il lui pose une question. A son tour, l’hôtesse ne répond pas se contentant d'un hochement de tête et d'un sourire complice. Quelques phrases de politesse, et c’est elle qui lui remet un carton et il lui tourne les talons aussitôt.

          Sur un autre axe du Hall, un groupe de deux personnes faisant mine de travailler sur leur datapad respectif. Une jeune rousse fait des allés retours entre chaque nouvel arrivant, en inscrivant le nom ou la demande sur ce qui pourrait ressembler à une liste, elle les oriente. On peut même apercevoir deux autres jeunes hommes dans le même accoutrement qui semble s’activer tout comme la jeune rousse, ils apportaient des renseignements nécessaires à qui le demandaient.

          Ces scènes ont duré plusieurs heures, un remue-ménage incessant accentué par de va-et-vient de visiteur, de livreurs. Le spectacle reste le même et se différencie à la fois. Ils observent. Un flux continuel, L'affluence n’est ni plus faible, ni plus dense qu’à l’ordinaire, mais presque souvent sur le même rituel. Au fond derrière une vitre sans teinte des employés en uniforme les suivent des yeux.

          Trois minutes plus tard, des nouveaux, et nouvelles hôtesses reprennent la relève. L’équipe2
          Tout semble se dérouler comme à l’accoutumée, presque dans une certaine banalité pour certains ou c’est une affaire bien huilée pour d’autres quand tout-à-coup ....

          Le sas d’entrée s’ouvre de nouveau. Emmitouflé dans un long manteau poussiéreux rehaussée d’une large écharpe dans le même état, on dirait qu’il explore les lieux, le mouvement de tête, qui se lève, qui s’abaisse, qui tourne vers la droite, vers la gauche. Il s’avance lentement. Sans attendre, l’hôtesse de l’équipe2 le rejoint, son regard et son naturel prennent un air différent de ce qu’on attend d’elle. A la vitesse de l’éclair, elle lui demande de faire demi-tour. Sans explication, sans chercher des renseignements complémentaires, la jeune femme tranche. L’étranger, il ne peut être qu’un étranger, essaie autant que possible de s’expliquer. Elle ne lui en laisse pas le temps. Elle tranche, et l’ordonne, l’exige... Le somme, de quitter le bâtiment. Cet être n’a pas l’air menaçant puisqu’il essaie tant bien que mal de la raisonner. Ces mots parlent d’eux même. Ni une ni deux, elle sort le petit appareil qui lui a été confié et demande l’envoi de l’équipe de sécurité.

          L’inconnu se dévoile, ôtant son accoutrement, et, soudain l’affolement dans les yeux, elle lance.

          - Laissez tomber la sécurité, appelez-moi un haut responsable.

          Grands nombres de personnes dans le Hall ne sont pas que de simples visiteurs ou d’employés de passage. Aux quatre coins de la grande entrée du bâtiment, beaucoup sortent de l’ombre, armes à la main. Des hommes armés arrivent en pas de course par la porte annexe. « Cet être étrange » est encerclé.
          Joyce assise depuis le début de la journée discrètement à l’arrière plan se lève.

          ..................................


          Pendant ce temps-là, dans la grande salle de contrôle.

          - « Il y a un OS dans le pâté » ! Lâche Abaca Cho-Do en montrant du doigt l'image sur l'écran. Les spécialistes détournent leur regard et le posent sur Abaca, le voient se lever, s’approcher de la porte, l’ouvrir et sortir dans le couloir.

          - Alors vous venez ?

          En lui emboîtant le pas, l’un des scientifiques essaie de le rattraper et marmonne des
          - Monsieur....Nous, nous ... Nous nous sommes... »

          L’Ithorien n’écoute qu'à moitié, il se dirige d'un pas certain en direction de ce hall. Sa démarche rapide accentue le mouvement de son long cou incliné qui fait dandiner sa tête de marteau...
          - Il va falloir m'expliquer ce que signifie tout ceci ?

          Le petit homme redressant ces petites lunettes rondes sur le bout de son nez, hâtant le pas auprès de l’Humanoïde, répond :
          - Monsieur le ministre, vous nous avez donné l’autorisation de tester nos créations dans toutes les conditions d'utilisations imaginables...Et ces testes ...

          Abaca pivote légèrement sa tête de côté, sans lui faire face, tout en continuant sa traversée. Il se passe une minute, ou, deux avant qu'il intervienne.
          - Je ne suis pas sûr de bien comprendre ce que vous voulez dire ?

          Celui-ci essoufflé par la rapidité de la marche, peut-être même par la situation embarrassante dans laquelle venait de lui mettre l’hôtesse de l’équipe2, se défend.
          - La TIA... Je veux dire cette hôtesse... Celle qui ... Sa synchronisation ...
          - Oui, j’ai vu .... Sa synchronisation n’est pas complète... Elle n’est pas prête pour l’emploi.... Ce n’est pas d’elle que je vous parle c’est de .... Il parut réfléchir et grogna intérieurement.

          ............................................


          Non, personne n’avait la berlue. Ce robot avait une carapace brillante et d’une blancheur !!! ... Les deux imposantes portes fermées jusqu’à lors s’ouvrent enfin. Abaca-Chodo accompagné de ces sept scientifiques de S.r.i.s.t.i apparaît. Un signe et voilà que ce visiteur, escorté par les hommes de la sécurité, arrive face à eux, suivis de l’hôtesse. Les yeux perçants de la femme les dévisagent en détail, ses lèvres dépourvues de maquillage crispées en un trait dur lui barrant le menton. Sentant plusieurs visages se tourner vers elle.

          - Heu, désolé, nous ... Commence l’hôtesse, mais l'Ithorien fait un signe de tête en direction d’une équipe et celle-ci est emmenée de l’autre côté. Pas avant qu'il puisse vérifier l'inscription sur le badge.
          - Il serait souhaitable que chacun puisse avoir un badge avec leur prénom respectif. Ils ne s'appellent pas tous "TIA", rassurez-moi ?
          Les murmures de réponses de la part des scientifiques se font entendre timidement, avec une confirmation et un "ce sera fait".

          - Joyce !

          - Oui ! La jeune femme qui s’était fait discrète pendant tous ces événements salue l’Ithorien ainsi que l’équipe



          - Très intéressante cette journée. Très intéressante ! Dit-elle après avoir lancé un regard furtif dans le grand Hall. Aujourd’hui, lorsque je fais une rétrospective de mon engagement dans cette entreprise, Monsieur le ministre. Plein de satisfaction personnelle s’ouvre à l’horizon. Et dans ma rétrospection, j’y inclus de ce que nous avons accompli dans ce complexe.

          - Hum ! Hum ! fait Abaca avec une petite pointe de satisfaction.

          - Je peux vous avouer, avec sincérité que je me sens fier d'appartenir à cette entité aussi prestigieuse... Je dis « Je », mais je suis sure de parler pour mes petits camarades aussi. Nos collègues, partenaires.... Elle s’arrête, tous ont les yeux braqués sur le « robot »

          - Je ne crois pas qu’il soit dangereux.

          - Je ne pense pas non plus ! Abaca ne le quitte pas du regard. Puis annonce
          - Très bien ! Emmenons-le à l’intérieur à présent! Remettez les équipes en place ... Ouvrez les portes ! Nous reprenons les tests... Joyce tu le prends en charge. Je te le confie.

          Heureuse de se voir confier cette mission, la jeune femme acquiesce d’un sourire. Pendant que l’Ithorien et les scientifiques retournent sur leurs pas, Joyce d’une voix assez douce dit :

          - On y va ? avec un mouvement de tête vers l'autre "salle"

          Tout le monde reprend sa place initiale. Le groupe, à présent plus que quatre, Joyce, le robot et deux gardes, franchit les immenses portent qui se referment sur leur passage, tandis que celles de l’entrée de l’institut se déverrouille.

          .....................................


          De l’autre côté de ces portes, le cadre est aussi époustouflant que dans le hall, des verdures, de la lumière, même des arbres qui ont pris racine, mais ce qui différencie c’est la sécurité. Un droïde avec une imposante armure blindée se place face au groupe, son système de détection à la pointe de la technologie est en éveille. Joyce lui présente de quoi reconnaître son identité, son "laissé-passé"

          - Il aime reconnaître le détenteur de chaque visage amical qu'il croise ! Alors souris !

          Se dirigeant vers le Lab45, elle essaie de faire un peu plus connaissance. Du genre, qui es-tu ? D’où viens-tu ? D’elle pour le moment, elle ne dit pas grand-chose. Ce n’était pas le but de sa mission. Sa mission c’est de savoir ce qu’était ce robot. D’où il pouvait venir ? Et surtout pourquoi il a atterri chez eux ? Quel était son but ? Tant de question qui mérite des réponses.

          - Dis-moi, d’après ce que j’ai compris tu penses avoir un lien avec S.r.i.s.t.i. Que c’est écrit sur ta pièce en métal. Tu peux me la montrer ? Mais avant toute chose, as-t un nom ? Tu connais le mien, mais j’aimerai connaître le tien... Tu en as bien un ?

          Ils arrivent à bon port, une clef numérique ouvre la porte du Labo, Joyce l’invite à entrer et les gardes restent à l’extérieur.



          HRP :
          Spoiler : Spoiler
          Désolée pour le temps d'attente. J'ai commencé sur le premier lien mis à l'entête de mon rp... Pour amener notre arrivée sur ton rp. Il risque d'avoir quelques répétitions et même des erreurs de syntaxe, de tournures de phrases, mais comme je te l'avais promis pour ce week et que je suis en retard. Je n'ai pas le temps de relire. Je poste :D . Par contre, je pense que nous serons 3 sur ce rp. Je t'en parlerai en pv.

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            #5

            Post n°5
            Auteur : C-100

            Il régnait une certaine agitation dans le grand hall de S.r.i.s.t.i depuis que C-100 avait révélé sa vraie nature. La plupart des visages affichaient un air de surprise générale, certains semblaient se retrouver devant un puzzle sans réponse et d’autres semblaient tout au plus... amusés.
            Cette surprise révélait quelque chose d’important, même ici, personne ne semblait au courant de son existence.

            Il réalisait que son comportement pourrait potentiellement lui nuire. Que se passerait-il si ces scientifiques étaient mal intentionnés ? Se pourrait-il qu’ils aient soudainement l’envie de le décortiquer jusqu’à la dernière pièce ? Dylan aurait très certainement désapprouvé ce manque de prudence, mais peu importe. Pour C-100 c’était un risque à prendre, son désir de trouver réponses dépassait de loin son instinct de survie. A quoi bon continuer de vivre si c’était pour se cacher perpétuellement ? Après tout si l’on construit des robots, tels qu’ils soient, c’est pour une utilité bien précise, non ?

            A première vue il fallait encore creuser pour trouver des réponses. Mais peut-être étaient-elles juste au bout de ce couloir ?

            Il était à présent escorté à travers le splendide complexe. Magnifiquement décoré, celui-ci trahissait ses origines Ithoriennes, cette grâce naturelle ne pouvait venir que d’artisans maîtrisant parfaitement l’art de l’équilibre biologique. La femme qui l’escortait semblait à première vue d’un calme olympien et dégageait une aura de sérénité apaisante. C-100 était conscient qu’elle tentait de le mettre en confiance, et cela fonctionnait. Ils cherchaient tous deux des réponses et le droïde n’avais pas spécialement envie de jouer au jeu des informations cachées, il avait décidé d’être franc et honnête dès le début. Il sourit à la femme puis commença.


            - C’est… compliqué, Je vais tenter de vous donner toutes les informations possibles. Tout d’abord, je m’appelle C-100, c’est la seule information avec laquelle je me suis réveillé.
            Je me suis « activé » au cœur du centre industriel de cette planète sans raison apparente, plus précisément devant le centre de traitement des déchets toxiques. Je suis simplement sorti d’une caisse. J’ai été effrayé et n’ai pas pu obtenir plus d’informations à ce moment.
            Si vous voulez mon avis, quelqu’un m’a caché précipitamment dans cette caisse pour me cacher et me permettre de fuir quelque chose. Ma position dans la boîte, le choix de la destination et la façon dont j’avais été scellé là-dedans… ces données corrèlent cette théorie.
            J’ai ensuite eu la chance de croiser quelqu’un qui m’a aidé à parler le basique et m’a, en quelque sorte, éduqué, tout en me cachant de potentielles menaces à mon intégrité.
            J’ai vécu là-bas quelques temps. Jusqu’à ce que je tombe sur cette pièce. Je suis donc venu avec l’aide de mes amis jusqu’ici pour avoir des réponses.


            C-100 sortit délicatement le déflecteur et le montra à l’aide des deux mains à la jeune femme.

            - Vous voyez cette pièce a été créée spécialement pour vous par VRB Dynamics, c’est une commande spéciale de vos ingénieurs. Regardez maintenant les similitudes avec celle-ci.

            Il remonta délicatement sa manche et lui dévoila son avant-bras.

            - Je sais, ce n’est pas exactement la même, mais autant de similitudes ne peuvent être le fruit de coïncidences. Retrouver une pièce aussi similaire, sur la même planète, est de l’ordre d’une chance sur 12'023'234. Vu la surprise de vos scientifiques et les questions que vous me posez j’en déduis que je ne sors par directement de vos laboratoires. Il reste donc trois théories.
            La première serait que je sois le projet personnel ou le prototype non dévoilé de l’un de vos scientifiques. Mais j’ai pu voir vos travaux dans le hall, ceux-ci semblent étrangement moins avancés que moi et semblent présenter des erreurs que je ne possède pas. Quels serait donc le but de créer un prototype pour ne pas tenir compte de ses améliorations ? Et pourquoi tenter de me cacher ?
            La seconde semble être évidente. Je suis le produit de l’un de vos concurrents qui a pu mettre la main sur votre technologie et qui a décidé de faire un coup d’essai avec vos propres techniques. Ce qui expliquerait le manque de numéro de série de mes pièces. Malheureusement il semble que, même avec du matériel volé, très peu d’entreprises soient capables de reproduire votre travail. En plus s’ils avaient voulu se débarrasser de moi une fois achevé, ils ne l’auraient pas fait de cette façon.
            La dernière hypothèse est que je sois le fruit de quelqu’un d’externe qui avait accès à votre technologie, un partenaire, une entreprise. Mais à nouveau, très peu de personnes seraient capables de maitriser une technologie aussi avancée. Et là encore pourquoi se débarrasser de moi ?

            Maintenant, je dois vous avouer que je n’ai pas non plus une grande connaissance de mes propres capacités, il semble qu’une grande partie de mes fonctions soient… désactivées et que je n’ai aucun moyen d’accéder à celles-ci sans risquer de m’infliger des dégâts. Il semble que mes pièces n’aient pas été assemblées avec l’idée de me permettre des modifications importantes.

            Comprenez-moi, nous avons les mêmes questions et il nous est statistiquement préférable de collaborer pour y répondre. Je me mets donc à votre entière disposition pour tous tests ou examens que vous souhaiteriez effectuer. Je ne vous demande qu’une chose en retour, laissez-moi avoir accès aux résultats et tentez de ne pas trop m’abîmer… Je suis conscient que ce n’est pas habituel pour un droïde mais… je ressens les émotions de manière très profonde, la peur, la joie, la colère. Je ne suis pas sûr que cela soit dû au fait que je sois particulièrement bien programmé ou si peut être je possède quelques capacités plus… biologiques. Je me sens différent.

            Vous comprenez donc qu’il n’est pas facile pour moi de venir ici et de vous fournir toutes ces informations. Alors, je vous le demande, aidez-moi s’il vous plait.


            Sur ces paroles, C-100 posa délicatement sa main sur l’épaule de la jeune femme avant de s’incliner légèrement. Il la regarda alors dans les yeux avec sincérité en espérant avoir réussi à la convaincre.

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              Post n°6
              Auteur : Jagabamda

              L’androïde ne met pas longtemps pour prendre la parole. Il n’a pas dans sa sonorité cette platitude qui caractérise en général la voix des robots. La sienne ne possède pas ce timbre glacé inséparable du diaphragme métallique. Une explication de son « aventure » de ses « mésaventures », comparant la pièce qu’il a en main avec celle greffée sur son avant-bras. Des questions, un raisonnement, il est à la recherche de son identité. Des hypothèses, une analyse, voilà qu’il se livre.

              « Vous comprenez donc qu’il n’est pas facile pour moi de venir ici et de vous fournir toutes ces informations. Alors, je vous le demande, aidez-moi s’il vous plaît. »


              Les gestes, les mouvements d’avant, pendant et après, elle ne l’a pas enregistré en sa mémoire. Ils n’ont fait que l’effleurer. Mais ses paroles ne font pas que passer, ces mots résonnent encore en ses oreilles. La profondeur de ce regard transperçant le sien. Joyce se sent touchée. Un sentiment de désarroi et d'incertitude de son passé, face à son avenir, voilà ce qu’il y a à retenir.
              Comme une automate, d’un mouvement de bras, la main de la jeune femme rejoint celle posée sur son épaule. Délicatement ses doigts agrippent l’alliage. La main du Droïde dans la sienne, elle plisse un sourire sur son visage.

              - Ravie de te rencontrer C-100. Ses yeux dans les siens, elle poursuit.Tout d’abord, merci pour cette « confidence », ta franchise t’honore et Je t’en remercie.

              Elle garde sa main dans la sienne en l’accompagnant à une sorte de divan surélevé. Un divan d’examen adaptable à des étriers qui bénéficie d'un système rotatif, d'accoudoirs, mais toujours de cette couleur d’un blanc immaculé. Au même moment, une jeune femme entre dans la pièce par une porte dérobée à peine perçue dans les parois.

              Une Brune aux yeux aussi bleus que la couleur de l’océan
              -Bonjour C-100, je suis XIA. Je viens assister Mademoiselle Joyce. 

              La nouvelle arrivante sortait tout droit de la pièce installée de l’autre côté du miroir. Une pièce dans laquelle des consoles d’examens, des écrans ont pour fonction d’interpréter les images, afin d’aider scientifiques, médecins, chercheurs à établir un diagnostic, en surveiller l’évolution, contrôler l’optimisation de la qualité ainsi que des doses des examens réalisés. Une assez grande cabine qui pourrait prendre le nom de salle de contrôle. L’androïde avait suggéré de se mettre à l’entière disposition de la S.R.I.S.T.I pour tous tests ou examens qu’ils souhaiteront effectuer. Si tel est son désir, l'exécution ne se fait pas attendre. Joyce le prépare à cette batterie de tests possibles et imaginables avec l’aide de l’assistante.Soudain, elle s'éloigne de deux pas, abandonne C-100 aux mains de Xia. Elle tourne le dos à l'androïde qui reste pantois. A peine quelques secondes plus tard, elle revient, lui adresse de nouveau un sourire. Elle reprend sa main blanche au creux de sa paume et la recouvre de l’autre. Certains pourraient ressentir comme froid au contact de son alliage, mais pas Joyce. Il est à présent installé sur ce lit-divan. Un dossier maintient le haut de son corps dans une position à moitié assise, et les jambes restent tendues, allongées tout le long. Elle le regarde d’un œil encore plus brillant qu'auparavant. C’est à son tour de plonger ses yeux dans les siens.

              - Tu as confiance en moi, n’est-ce pas ? La sincérité de sa question, transperce son regard. Avant même qu’il agisse, qu’il y réponde, comme un souffle qui ne s’adresse qu’à lui. Un chuchotement qu’il n’est que le seul à pouvoir entendre : - Alors ne la perds pas ! ... Cette situation est autant nouvelle pour toi que pour moi. Lui dit-elle

              Se redressant, sans détourner son regard,
              - Je reviens…. Je te laisse entre les mains de Xia. … N’aies crainte ! Lui glisse-t-elle avant de disparaître par la petite porte dérobée.




              - J’attendais de vos nouvelles, mais pas aussi tôt, Joyce ! Sur l’écran apparaît l’image de celui qui émet cette phrase qui donne l’impression d’un parler en stéréo, Abaca Cho-Do.

              - Oui, je le conçois, votre Seigneurie.

              - Votre Seigneurie ? Vous savez bien, que je n’aime pas beaucoup que vous m’appeliez ainsi, jeune fille !

              Oui, elle le sait que trop bien. Mais ce qu’elle sait surtout c’est que trop souvent beaucoup qualifient les Ithoriens de ce surnom offensant qu’elle aussi n’aime guère. Alors comme pour gommer ces offenses, elle aime les appeler de ce terme favori.

              - Comment ne pas vous appeler autrement ! Avec votre prestance ! Votre « port Royal » ! …
              - Flatteuse !
              - Peut-être ! On dirait que c’est ainsi que vous voulez me qualifier ... M’avez-vous pas dit depuis le début de notre rencontre que ... Je suis en apprentissage constant ? ... Que je dois apprendre tous les jours ? Des autres et de moi-même ? ... Il paraît que les habitudes ont la peau dure ... Il semble qu’il y a des choses que je ne peux changer de moi. Finit-elle par dire sur un clin d’œil complice à l’encontre du ministre.

              - Humm ! Soit, soit !Fait-il avec son accent étrange.Mais, bon nous aurons le temps de peaufiner ce sujet une fois prochaine, je pense. Dans l’immédiat, revenons à ... Nous sommes suspendus à vos lèvres, jeune fille. Déclare-t-il d’un air blagueur.

              - Tout à fait ! Reconcentrons-nous ! Une autre voix sort du poste.

              - Vous avez du nouveau ? Reprend le Ministre Ithorien.

              - Du nouveau ! Si vous voulez... Je voulais vous rapporter la discussion avec C-100... C’est son nom... Je préfère vous laisser en prendre connaissance par vous-même. Tout en tapant sur le clavier du computer, elle envoie l’enregistrement. Ainsi ils pourront prendre part de ce qui s’est passé et surtout ce qui était dit. Si vous pouvez vous y mettre dès maintenant... Je pense que nous devons examiner ce cas, ensemble... Il ...

              - C’est de notre avis dont vous avez besoin, mademoiselle Joyce ! Fait de nouveau la voix. Il se montre à présent et se place de l’autre côté du ministre.

              Cho-Do coupe court au ton aigri du scientifique
              - Joyce, nous regardons ton enregistrement de suite.

              - Oui, mais il...

              - Il est où ?

              - Xia est auprès de lui, elle le prépare. Je reste ici en attendant votre avis.

              - Alors, ce sera sans plus attendre. Nous nous y attelons.

              Leur laissant le temps de visionner ce qu’elle vient de leur transmettre, Joyce regarde dans la salle d’à côté à travers le miroir sans teint. Xia avait branché C-100 à des tas de fils, d’électrodes, de cordons divers et variés. Joyce allume les écrans qui se trouvent face à elle, sans oublier d’activer ceux de la salle d’examens où est installé l’androïde. Joyce se rappelle dans sa demande qu’il souhaitait avoir accès au résultat. En attendant, pour la jeune femme, lui donner la possibilité de voir les mêmes données retransmis par les ordinateurs, pourrait aussi le rassurer. Elle lui démontre ainsi qu’elle prend bien, en considération, ses demandes. Elle se rappelle ses mots « je ressens les émotions de manière très profonde, la peur, la joie, la colère…. Je me sens différent »
               


              Dès que la première image apparaît sur l’un de ses écrans, dans la salle de contrôle, elle la partage immédiatement sur le plus grand écran se trouvant sur le mur de la salle d’examen. Le premier, le deuxième, puis, elle s’approche du micro et dit
              - C-100, c’est Joyce ! Je suis de l’autre côté du miroir... Les différents capteurs sont activés pour différentes variations de données, les motrices, les sensoriels...Il y a trop de données contradictoires, qui s’exercent en toi depuis que tu t’es réveillé. N’est-ce pas ? Cet excès d’information internes et externes dont tu cherches la signification. Tu te demandes même si elle a une importance quelconque, voire un intérêt fonctionnel... Ce sont des émotions.La voix de Joyce est émise par un haut-parleur intégré au-dessus de la pièce. Ces émotions ont une utilité, tu verras. Tout en continuant à lui parler à travers le micro, par cette intervention, d'un pour qu’il sache qu’elle n’est pas loin. Et de deux, ça leur permet d’occuper ce temps d’attente.

              - Xia va te poser des questions ... A l’énoncé de son prénom, la « brune aux yeux bleus » s’approche... Ces questions ont pour but d’activer les espaces neurologiques. Faire appel à ta mémoire nous facilitera le visuel sur l’écran.

              Et elle s’exécute, sans problème.
              - Quand as-tu appris à parler C-100 ? Est-ce à partir du moment de ta rencontre avec ton « ami », celui qui t’a appris le basique ? Ou peux-tu essayer de remonter plus loin ?
              En observant ce "patient", le sentant peut-être un peu crispé depuis le départ de Joyce, elle lui dit :
              - Il faut qu’on brise la glace, C-100. Tu sais ce que je veux dire, par-là ?

              Joyce n’a pas le temps d’écouter la suite, elle coupe les micros.



              Le mouvement et le bruit sur sa droite, attirent son attention. L’Ithorien et l’équipe « d’experts » sont de retour.

              - Joyce ! Tu es toujours présente ?

              - Je suis toujours là. Et elle se place de façon qu’ils se voient.

              - Oui ! Bon, alors... Grâce à cet enregistrement, nous avons pu prendre connaissance des paroles de C-100.... C’est bien C-100, c’est ça ?

              - Oui, c’est bien ça... Je voulais vous en faire part car mon souhait... Si j'ose l'appeler ainsi, c’était ... récolter votre première impression.

              - Tu as bien fait.

              L’homme installé derrière le ministre a l’air remonté, comme une pile.
              - Pourquoi cette comparaison avec ce qui s’est passé dans le Hall ? s’insurge-t-il. Sur un seul essai défectueux, il pense déjà être au niveau supérieur ! Tempête-t-il, plus fort.

              - Ce n’était pas intentionnel ! Je pense que c’était une explication qu’...

              - On devrait lui ramener TIA ...

              - NON ! Font en tandem Joyce et Abaca. Celui-ci entendant la même négation de la part de la jeune fille, s’en réjouit. Il ne regrette pas de l’avoir choisi.

              - Qu’il la rencontre... Et... Qu'il vient nous dire...que ...

              - TIA, reste où elle est ! En tout cas tant que je ne donnerai pas mon accord. Lance Abaca Cho-Do. Restez sur vos "répliques" Donovan.
              - Il faudrait un jour penser à la présenter. Cela éviterait ce genre de commentaires. finit-il en marmonnant.

              C’est donc, cela. Se dit Joyce. On a égratigné le « scientifique »

              - TIA a accepté de servir de modèle pour une nouvelle gamme de répliques droïdes humains. C’est tout ce qu’il faut garder en tête pour le moment. Et on en restera là !... Et.. Nous ne sommes pas ici pour parler de TIA, mais bien pour résoudre le cas de « C-100 »

              - Très bien, très bien ! Il voulait tenter, avec l’arrivée de cet androïde ... cela aurait été le bon moment, mais les secrets resteront toujours bien gardés. ** Se dit-il intérieurement.

              En Parlant de secrets, qui se pointent à l’horizon, l’homme, en question, ne rate pas les occasions pour les remettre sur le tapis. Les différentes suppositions de ce C-100, feront bien l’affaire, « prototype non dévoilé de l’un des scientifiques », produit de l’un des concurrents, ou même le fruit de quelqu’un d’externe qui avait accès à la technologie de S.R.I.S.T.I. Il intervient de nouveau.

              - Toutes ses suppositions sur un « prototype non dévoilé de l’un de nos scientifiques », etc., etc. ? Pourriez-vous le questionner un peu plus ? Allez un peu plus au cœur du sujet. Voire s’il a des souvenirs de ce « scientifique » qui remonterait peut-être en surface... Cela pourrait nous éclairer, non ? Il faut en apprendre plus ! ... Qu'en dîtes-vous ? ...Et ... Et cette pièce qu’il avait en main ? ... Vous qui l’avez vu de près, Joyce ? Cette pièce ! ... Elle est vraiment identique à celle de son avant-bras ?

              - Eh Ben ! ...

              La question est posée à Joyce, mais l’Ithorien ne lui laisse pas le temps d’une réponse.
              - Ne vous souciez pas de ces … « suppositions » … De ces hypothèses !! Abaca Cho-Do serait-il au courant de quelque chose ? On dirait, bien. Il voit de quoi ou de qui il est question, mais ne souhaite nullement pour le moment l’intégrer dans le sujet. Ce n’est pas encore l’heure. Au fond de lui, le Ministre des Affaires Internes le sait. La réponse à ce sujet, il pourrait la donner. Cela pourrait même être utile à Joyce pour aider l’androïde. Mais, il préfère garder le silence.

              - Ha ! Fait l’autre, tout simplement. Même s’il aurait aimé apprendre un peu plus. Joyce aussi d’ailleurs.

              Tant pis pour ces questions, il en a d’autres. Il tire sa chaise près de la table d’Abaca Cho-Do et se penche.

              - D’ailleurs qu’est-ce qu’il faisait dans le secteur ?...

              - Ce n’est pas ce qu’il cherche à savoir, lui aussi ? ... D’après ce que nous avons entendu, Donovan !

              - Et qui sont ces gens qui l’ont trouvé ?... Que faisaient-ils là-bas ? ... Vous croyez qu'il y a lien avec le dernier circulaire ? Voyez, bien, quoi ! ... Le rapport ! Le dernier qui circulait ! ... Celui qui faisait mention de... de " Machines qui se met en fonction sans raison", ne me dîtes pas que...

              - Donovan, vous n’allez pas de nouveau, me parler de ce rapport... Et arrêtez de tout "exposer". Et si nous nous concentrons de nouveau sur ce que nous venons de visionner ensemble. J’ai regardé le même enregistrement, en même temps que vous, au même moment...C’est-à-dire ... Il n’y a que quelques minutes ! ... Si ça peut vous rassurer, une demande supplémentaire leur sera adressée. Rajouter, une patrouille.. Ça vous va ?.

              - C’est quand même le secteur des déchets toxiques, ils n’ont...

              - J'ai bien compris ! J'ai bien compris ! C’est bien par peur que certains soient en contact de la toxicité du secteur qui vous fait poser toutes ces questions ? C’est bien ce qui vous tracasse ?... Allez ! J’envoie immédiatement une note... Le Ministre fait rédiger par le scripte sur le data-note pour qu’une fouille minutieuse soit effectuée.
              - Voilà, une vigilance importante sera apportée. Pour clore le sujet, c’est son dernier mot. Une nouvelle directive dans ce sens pour la sécurité des habitants de Telos, mais pas que ! Lui qui pensait que certains éléments étaient supprimés du secteur, et mis dans des endroits plus sûrs. Avec l’apparition de l’androïde, et surtout sa spontanéité. Il faudrait à présent vérifier qu’il n’y en ait pas d’autres ... Traces. Au cas contraire, les récupérer aussi vite que possible afin de les mettre à l’abri des ... Curieux.

              Adossée à son siège, les bras croisés, Joyce les regarde converser entre eux comme si elle n’est plus là. De temps en temps, elle lance un regard dans la salle d’examen. Tout avait l’air d’aller. « Il faudrait qu’on avance se dit-elle. C-100 attend une réponse à, au moins, une de ses questions. » . Son vœu est exaucé !

              - Xia a commencé les premiers examens. Demande Abaca

              - Oui ! L'épreuve a débuté de façon simple. C-100 multiplie des nombres à cinq chiffres, récite la liste des nombres premiers entre mille et dix mille… Procède à l'extraction de racines cubiques et intègre des fonctions de complexités variées. Il subit des épreuves de mécanique par ordre de difficulté croissante.

              - Et finalement soumet son esprit mécanique précis aux plus hautes fonctions du monde robotique. C’est amnésique, à votre avis ?

              - Je n’en sais rien.

              -Cela ne nous avancerait guère d'étiqueter ce cas d'un nom de maladie. Les désordres qui affectent l'organisme humanoïde ne sont que des analogies romanesques.

              - Je me rappelle, vous me l’avez déjà sorti celle-là… Si on les applique à nos robots. Ils ne sont d'aucun secours lorsqu'il s'agit de pallier les déficiences de nos mécaniques. Rétorque Donovan

              - Premier résultat. Demande l’Ithorien

              - Il n'y a rien d'anormal dans le fonctionnement du cerveau positronique.

              - Une panne mécanique dans son corps ?

              - Il va nous falloir le découvrir ... Parmi ses centaines de condensateurs, ses nombreux circuits électriques individuels...

              - Et les cellules à vide ! ...Combien ? Moins de 500 ? Plus ? ... Faut aussi penser aux relais ?

              - Un millier, rien que ça ! Et rajoutons un nombre incalculable de pièces diverses, plus complexes les unes que les autres.

              - Pourquoi ne pas rester sur ses foutus champs « positroniques » dont personne ne sait rien... A-t-il oublié ? Est-ce une tactique ? Ce robot peut mentir consciemment ?

              - Ce n’est pas un Robot ! Il a un système informatique qui a des capacités intellectuelles comparables à celles d'un être humain et son nom c’est C-100. Lance-t-elle

              - J’ai bien compris mademoiselle Joyce. C’est, une Intelligence Artificielle, lui aussi.

              - Alors… Vous ... Pourquoi ne l'appelez-vous pas par son identité ?

              - Eh bien... Oh ! Il me vient une idée.

              - Il me coûterait énormément de lui faire subir des tests cérébraux élémentaires.

              - Et supplémentaires ! Intervient de nouveau Le Ministre.

              - Je vais vous l'exposer et vous me direz si elle est réalisable...

              Abaca Cho-Do pense deviner ce qu’est cette « idée », il connaît suffisamment le bonhomme. Gardant un œil sur le « spécialiste », il souhaite avant tout scruter la réaction de Joyce, lorsque celui-ci la lui aura exposée.

              - La méthode est simple et efficace. Vous pouvez le disséquer...

              - Le quoi ?

              - ...Et, le Comment y parvenir ?... Ben, c'est vous que cela regarde.

              - Attendez ! Vous avez dit ... Le disséquer ?

              - Oui l’ouvrir, quoi !

              - Vous avez écouté C-100, jusqu’au bout ? « …tentez de ne pas trop m’abîmer », a-t-il demandé ! De toute façon, je lui ai promis...

              - Je ne vous ai pas entendu lui promettre...

              - Elle lui a demandé de lui faire confiance. Intervient l’Ithorien. C’est tout comme, Donovan !

              - Faire appel aux rayons X, je n’pense pas que ce serait suffisant !

              - Psychologiquement, on peut étudier son comportement, c’est un robot positronique !

              - Si je suis, bien votre raisonnement, Donovan. D’après vous, il faudrait le démonter pour voir d’où vient le fragment de code qui constitue son programme.

              - Et découvrir celui ... je veux dire ... le second fragment qui l’a modifié, ce programme... Mince, j'ai le mot sur le bout de la langue. Bon, vous voyez, quoi ! C’est ce programme qu’il faudra trouver.

              - Parce que vous pensez que cela vaudra le coup.

              - Absolument ! Répond-il sans état d’âme. Si vous voulez trouver le fragment qui a désactivé sa partie « souvenir ». Vous le trouvez et vous l’effacez

              - Nous ne pourrions pas le trouver.

              - Ha, non ?

              - Non ! Car il a réécrit son architecture noromorphique ... Son cerveau a une structure digitale radicalement nouvelle.

              - Oh ! Je vois... Ben...

              Le « Ben » ne va pas plus loin. Joyce décide cette fois de lui couper la parole.

              - Personnellement, j’ai vision autre et je vois les avancés d’une manière différente de la vôtre, Donovan... Tout ce que je peux vous dire, Messieurs c’est que C-100 a envie de découvrir qui il est vraiment. Moi, je veux lui faire découvrir... Non pas pourquoi il était fait, mais ce qu’il pourrait devenir.

              - Ben C-100 est entre tes mains et entre bonne main, petite ! Répond Abaca. Nous te laissons le rejoindre, le temps de notre échange prend fin. Quant à moi, je vais rendre visite à un vieil ami ... Donovan, vous pouvez commencer à y aller, je vous emboîte le pas.

              Laissant passer quelques secondes, s’assurant que l’homme est à la proximité de la sortie, l’Ithorien avance son long cou à tel point que Joyce a l’impression que sa tête va passer de l’autre côté de l’écran et il conclut par ces mots, avant de couper la communication.
              - Venez me voire dès que vous avez un moment.

              Fin de la communication, Joyce quitte aussitôt la salle de contrôle. Elle décide de rejoindre C-100 et Xia sans tarder. Même si pour elle, elle a le sentiment d’avoir passé un peu trop temps dans cette pièce.

              *********************************

              La jeune femme les retrouve tous les deux. C-100 est toujours installé sur ce « divan », les yeux tournés sur l’écran. Elle se demande si « la glace a été brisée ». Elle en était restée là. De toute façon, il y a les enregistrements, elle les visionnera ultérieurement. Voir si elle a raté quelque chose et peut-être apprendre un peu plus sur lui, s’il s’est confié. Aussitôt la porte franchit.

              - Me revoilà ! ... Désolée, d’avoir été aussi longue, mais c’était nécessaire et fructueuse. Dit-elle en souriant.

              Une fois près de lui, elle se met à lui raconter pourquoi elle est allée dans la pièce d’à côté. Lui dire pour commencer, que la pièce est continuellement placée sous caméra, et la raison. Ce qui permet d’optimiser le travail effectué. Elle lui expose tout ce qui s’est passé, dit. Elle ne lui cache rien. Même si elle ne relate pas l’épisode du « Démontage », car pour elle cela ne vaut pas la peine. En tout cas, que l’essentiel. C’est ainsi qu’elle définit le mot « confiance ». Pour finir sur les résultats des premiers tests, qui n’avaient rien trouvé d’irrégulier ou de défaillant et qui auraient pu apporter un début de réponse à ses questions, un début de recherche. Au comble de l’ironie, c’est la première fois qu’elle se sent, peinée, sur des résultats normaux. Xia avait commencé à retirer les branchements qui le reliait encore aux machines. Elle arrive à la dernière, s’arrête soudain et dit :

              - Nous pouvons disposer du testeur Mc K.Belan ? Nous pourrions vérifier tous les organes internes de son corps en vingt-quatre ou quarante-huit heures ! Xia fait les questions, réponses, comme si elle réfléchit tout haut, elle termine par : -mais ces testeurs Mc.Belan se trouvent de l’autre bout du laboratoire ; ils pèsent bien plus de dix tonnes et sont scellés sur des fondations de ciment.
              Joyce pose une main sur le poignet de l’assistante et la gratifie d’un sourire. Se tournant vers C-100, tout ce qu’elle peut dire pour le moment, c’est :

              - Quelqu’un t’a téléchargé un fragment de code unique, pour stocker la stimulation de conscience. Il est arrivé sur ton système et... Il t’a apporté la conscience. Tu penses et tu ressens des émotions comme les humains. Tu m’as dit que tu te sens différent... Tu te sens différent par rapport à qui ? C-100 et ...A quoi ?... Tu sais...Même les humains se sentent différents et ils le sont... Chaque être, chaque chose peut être semblable, mais différent à la fois. C'est ça qui est unique ... Tu comprends ? Elle scrute sa réaction.
              - Pour moi, la première chose à faire serait de te renseigner sur ses émotions que tu ressens. A partir du moment où tu mets des mots sur ce que tu vis à l’intérieur de toi, des

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                Post n°6
                Auteur : Jagabamda

                mots sur tes différentes émotions, tu comprendras ce qui se passe en toi, et lorsque tu pourras mieux les comprendre par la même occasion tu cesseras de te sentir différent...

                L'intonation change, au moment où elle incite l'androïde à se lever. La voix paraît enjouée.
                - Mais nous en parlerons la prochaine fois. En tirant légèrement sur son bras. Pour aujourd’hui, c’est fini… Je pense que tu as eu une bonne dose de « nouveauté », pour ta première journée parmi nous…. Viens avec moi, je vais te montrer tes quartiers.

                Elle s’arrête un moment avant d’ouvrir la porte, se tourne vers lui et répète
                - Tes « Quartiers » ! Quartiers ! Une demeure... Si tu préfères... Car tu dois te « ressourcer » … Te régénérer. Sur le point d’ouvrir la porte, elle se tait de nouveau et se demandant ce qu’elle fait. Regardant l'androïde, en tapotant du bout des doigts ses lèvres, comme l'air embêtée, elle lui dit : - Heu ! ...Excuse-moi, C-100 ! Pourquoi je te répète deux fois les mots ? Je me le demande aussi, tien.
                Elle prend une grande respiration, d'un air confuse, elle ajoute : - Je sais que tu apprends vite... Je connais ta capacité d’apprentissage...Je crois que j’ai besoin de me ressourcer aussi ... Tu vois, moi aussi j’ai les neurones qui fatiguent. Sur ces mots, son sourire se transforme en un rire baigné de légèreté...Bon cette fois, on y va.

                Elle ouvre la porte, plus de gardes en faction. Seul un jeune homme qui attendait, il lui remet une pièce rectangulaire. Elle le remercie poliment.Après quelques pas, C-100 à ses côtés, en lui montrant l’objet, elle lui dit.

                - Comme tu as pu le constater, pour pouvoir circuler dans une partie de cette enceinte, nous avons tous un badge ici. D’abord, je vais t’expliquer comment fonctionne ce badge qui est à présent le tien. Certaines portes qu’il ouvre et d’autre qu’il n’ouvrira pas. Pour commencer, il te facilitera ton déplacement dans certain territoire du concept. Tu pourras gambader, t’y promener... Si tu te demandes où tu pourrais aller. Pour cela pas la peine de te poser la question, avec toutes les portes que tu rencontreras, Si tu essaies une porte avec ton badge, et cela ne fonctionne pas, la porte ne s’ouvre pas, ne t’en fais pas c’est signe que le passage y est interdit. Si tu en essaies une qui s’ouvre, là tu es chez toi.

                Arrivés devant une des portes, elle lui tend le badge-passe
                - Essaie-celle-ci ! Le badge est passé devant l’écran rouge, un signal sonore s’émet sur une lumière verte. Puis une voix annonce « Ouverture » On dirait que tu es chez toi C-100. Entre ! ... Je te laisse t’installer. Le bouton, là, sur ta droite, c’est un interphone. Il a été relié dans la journée directement à ma ligne. Si tu as un quelconque souci, tu peux me joindre. Elle reste sur le pas de la porte et lui dit : Repose-toi, on se retrouvera au levé du jour. D’autres étapes t’attendent. Je dois te laisser, on m’attend. A demain !

                Sur ces mots, elle le salue et disparaît au détour du couloir.

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                  Post n°7
                  Auteur : C-100

                  La confiance, comment savoir à qui la donner ? Les interactions sociales sont tellement incertaines. Aucuns calculs, aucuns processus ne peuvent déterminer avec certitude le bon comportement à adopter avec les autres. Tant de différentes cultures, éducations ou même d’humeurs se mêlent lors des dialogues avec autrui.

                  Cette confiance, C-100 souhaitait la donner à son interlocutrice, ils semblaient partager des objectifs communs. Mais tout était encore si nouveau et étrange pour lui qu’il n’était jamais vraiment certain d’avoir fait les bons choix.

                  Quelque chose touchait le droïde dans le regard de Joyce, une certaine empathie, une aura de bienveillance. Elle savait surtout comment l’apaiser, avec des mots parfaitement choisis mais paraissant tout droit sortis du cœur. Malgré tout, le contexte restait angoissant. Il était à présent connecté à tout un tas de câbles et la jeune femme avait disparu dans une autre pièce. Heureusement il était accompagné par XIA, un droïd tout à fait charmant.

                  Au moment de se connecter, C-100 détecta quelque chose d’étrange, un tout petit « blanc » un trou dans sa conscience d’une milliseconde, était-ce du aux tests ? Sûrement. Il n’avais après tout jamais eu l’occasion de se diagnostiquer et son propre fonctionnement lui semblait terriblement obscure.

                  [Log : N°23871273 (CONFIDENTIEL) [D.12/M.02/Y.00]]
                  [C-100 INTERNAL DATA]
                  …
                  …
                  /[DIAGNOSTIC SYSTÈME INCONNU NON AUTORISÉ]
                  /[ENCLENCHEMENT DU PROCESSUS D’IDENTIFICATION]
                  …
                  …
                  /{ID : 92837235}
                  {OS : S.r.i.s.t.i Mainframe}
                  {Tentative d’accès : Diagnostique complet}
                  {Réponse : Procédure exceptionnelle n°12}
                  …
                  …
                  /[Envoi d’un message crypté à ID : 92837235]
                  /[Établissement d’un diagnostique]
                  /[Insertion de protocoles espions]
                  /[Reprise des procédures normales]


                  Les tests terminés, C-100 fût rassuré de revoir Joyce qui lui expliqua les tenants et aboutissants de ses tests. Il n’en savait finalement pas beaucoup plus sur ses origines mais par contre il connaissait à présent beaucoup mieux sa propre configuration. Aussi il semblait y avoir quelque chose de… caché en lui. Il fallait débloquer cela, mais pourquoi ces informations étaient elles bloquées ?

                  Il se sentait un peu frustré et impuissant, cette incapacité à répondre aux questions de Joyce. Il espérait tout de même que le peu d’information qu’il avais pu lui procurer, couplées aux différents tests pourraient les amener à trouver des réponses ensembles. Mais si cela n’était pas le cas ? Pourraient-ils se retrouver face à un « mur » ? Cette idée l’effrayait. Devoir continuer à vivre, sans connaître son identité et en sachant qu’une partie de lui même lui était inaccessible, lui semblait relever du défi terrifiant.

                  Pour l’heure il lui fallait se reposer, ou se « ressourcer ». La petite pièce qui lui avait été mis à disposition était incroyablement spacieuse. Bien différente du « garage » dans lequel il avait vécu auparavant. Il y avais même une petite bibliothèque remplie de revues scientifiques, de livres sur la géographie et l’histoire de Telos et d’autres ouvrages tous plus intéressants les uns que les autres. Cette pièce semblait avoir été aménagée pour des invités « biologiques ». Cette attention toucha C-100 qui sentit une fois de plus qu’il était considéré comme plus qu’une simple machine.

                  Pendant ce temps, et à l’insu du droïde, un message privé inattendu était passé à Abaca via l’interface de S.r.i.s.t.i .

                  [S.R.I.S.T.I – Message]
                  [Log : CANCELLED]
                  [ID : Kenril Belan [PDG de K.B ROBOTIC]]
                  [C-100]


                  Cher Abaca, 

                  Je me demande combien de temps C-100 a t’il mis pour arriver à vous ? Quelques jours ? Semaines ? Mois ? Années peut-être ?
                  Avant tout je tiens à vous rassurer, son protocole a lancé une action quelque peu « invasive » sur vos réseaux, celle-ci n’est pas du tout dommageable. Elle sert juste, en fait, à vous envoyer ce message et à prendre des précautions au cas ou certaines personnes mal intentionnées auraient pris Possession de S.r.i.s.t.i comme ils l’auraient fait avec ma propre entreprise…

                  Cela ne semble pas être le cas heureusement et il semble, d’après ce que j’ai pu analyser, que vous êtres quelqu’un de responsable. Ce message vous est donc transmis personnellement et tout partage d’information que vous estimerez justifié, sera laissé à votre seule appréciation.

                  Oh, avant tout je tiens à me présenter. Je suis Kenril Belan et si vous recevez ce message c’est que je suis mort. Ceci... n’est pas vraiment moi et ce n’est pas vraiment un message enregistré non plus. Pour comprendre tout cela je vais d’abord devoir vous expliquer qui est vraiment C-100.

                  Comme vous le savez sûrement, j’ai travaillé sur le projet TIA, spécialement sur les oscillateurs à répulsion ioniques ainsi que sur les micro-calculateurs neuronaux à puissance relative. Ma nouvelle gamme de droïdes hybrides astro-mécanos et protocolaires devaient intégrés des versions allégées de ces processus et technologies. Un peu comme votre modèle « grand public ».

                  C-100 est un prototype de ce même projet mais il est différent en deux choses. Premièrement il intègre des technologies beaucoup plus perfectionnées, dont TIA est l’inspiration… il est en quelque sorte… son frère. Deuxièmement, une partie de ses micro-calculateurs neuronaux à puissance relative n’en sont pas vraiment. Ils sont en fait un implant de mes propres cellules grises neuronales ainsi qu’une copie de mes schémas neuronaux. J’ai réussi cet exploit grâce à une découverte stupéfiante sur la compatibilité biphasique de second niveau. Il est donc en quelque sorte aussi… mon fils.

                  Vous l’aurez peut-être compris. Le cerveau de C-100 est simplement une sorte de copie hybride numérique/biologique d’un cerveau humain, en occurrence le mien, avec les capacités d’analyse et de calcul d’un droïde haut de gamme.

                  Il m’est donc possible de prendre le « dessus » sur C-100 pendant quelques millisecondes afin de m’entretenir avec vous grâce à ce message.

                  Je tiens à C-100 plus que tout. Ce robot est mon plus grand accomplissement et je le considère vraiment comme un membre de ma famille. Je souhaite qu’il puisse s’épanouir et faire des choix qui le mèneront à accomplir de grandes choses.

                  Ces informations ne lui ont pas été révélées. Car je n’ai aucune idée de qui « il est » actuellement. En effet je ne peut pas prendre le « dessus » et l’analyser à la fois. Nous sommes en quelque sorte deux entités différentes dans un même cerveau mais si l’un existe, l’autre disparaît pendant cet instant. Je ne le connais pas et ne le connaîtrais jamais, les seules informations que j’ai sur lui sont les quelques images de vos caméras de surveillance.

                  Je vous fait donc confiance pour savoir si oui ou non il est capable d’entendre ce que je vous aurai dit et lesquelles de ces capacités doivent êtres activées ou pas. N’oubliez pas qu’il est encore un « enfant » et qu’il n’est pas « programmable ». Je lui ai laissé un libre arbitre total, faudrait-il lui débloquer ses capacités petit à petit ? Je vous laisse cette décision, après tout je ne suis qu’un fantôme.

                  Je vais à présent supprimer définitivement mes schémas neuronaux de son système afin de lui donner enfin la possibilité de déployer son potentiel sur toute sa mémoire. Ma seconde mort sera un peu sa nouvelle vie ! Ci-joint, une interface afin de vous connecter correctement aux processus internes de C-100, vous pourrez alors activer ses fonctions à votre guise. Le mot de passe est « MKC100D34# ».

                  Je suis ravi que mon fils soit venu chez vous plutôt qu’ailleurs. Prenez-en bien soin, en échange je vous laisse l’accès à toutes les données que vous trouverez sur lui.

                  Ce sont donc mes dernières paroles, merci pour tout Abaca. Au revoir.

                  Votre ami, Kenril Belan.

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                    Post n°8
                    Auteur : Jagabamda

                    Une fois que la porte se soit refermée sur son passage. Joyce avait laissé C-100 prendre possession de cet appartement mis à sa disposition. Elle était sur le point d’aller rejoindre Abaca Cho-Do dans son bureau. Laissant le jeune I.A. se familiariser avec sa nouvelle « garçonnière ». Cependant, la jeune femme décide de demeurer quelques minutes de plus dans ce couloir. Elle s’est sentie dans l’obligation de « rester dans les parages, au cas où ! » … Au cas où ? Pourquoi ? C’était son devoir, elle ne souhaite pas « l’infantiliser », mais un nouvel environnement, un endroit étranger pourrait effrayer le jeune droïde. Surtout qu’elle avait senti chez lui, ce sentiment de crainte, de questionnement et elle ne veut pas le laisser penser qu’il était seul, une fois de plus, et livré à lui-même. Et si besoin ? … Elle ne peut s’éloigner…
                    Quelques heures s’étaient passés, voir quelques minutes puisqu’elle n’a pas la notion du temps, debout contre la paroi glaciale de ce bâtiment. Pas d’alarmes clignotantes sur le boitier de sa ceinture qui lui signale une demande, une intervention venant directement de la chambre du nouveau « locataire ». Tout a l’air en ordre. Rien ne s’est passé. Il n’y a donc pas raison de s’alarmer.
                    Lorsque le « Droïde sentinelle » apparaît au détour du corridor, Joyce comprend qu’il est temps de se remettre en route… Tapotant la tête de la petite machine qui s’arrête à ses côtés… Cheminant ensemble, elle quitte l’enceinte de cette partie du laboratoire pour se rendre auprès d’Abaca Cho-Do qui doit se demander pourquoi elle met tant de temps ….

                    Abaca avait programmé cette rencontre prévue entre la jeune femme et lui. Pour ce faire, afin qu’elle puisse savoir où le trouver, la centrale de la bâtisse lui indique l’endroit où elle doit se rendre. La technologie chez S.R.I.S.T.I est en avance sur son temps … le système de protection contre les intrus est activé, mais à chaque pas dans l’enceinte de cette bâtisse, Joyce est guidée. Comme un GPS instantané qui détecte son passage et l’oriente et la guide. Il l’attend, c’est certain. Joyce n’accélère pas le pas pour autant, d’une démarche pas très rapide, elle longe plusieurs de ces couloirs, profitant du calme qui y règne à présent. Telle une balade bien méritée de fin de journée sans omettre de regarder de temps en temps ces écrans qui ne manquent pas de lui rappeler son impérative destination.
                    La « Flânerie » prend fin dans cette partie de l’enceinte lorsque ses sandales font halte. L'appareil est fait du même matériau composite que le couloir. La jeune brune appuie sur le bouton de l’ascenseur, dont la porte s’ouvre aussitôt. Elle entre et celle-ci avale sa silhouette en se refermant sur elle. Elle lève la tête vers une inscription défilant sur un écran « L'appartement B, au troisième sous-sol ».

                    Le ministre n’avait pas quitté son bureau situé dans cette partie du laboratoire. C’est un « appartement » d’une surface assez correcte. A l’entrée s’offre d’abord aux regards un grand paravent, entièrement sculpté d’un décor compliqué, à la fois gai et somptueux, composé d’une multitude de petits personnages, d’oiseaux de fleurs. Après avoir contourné ce paravent, on pénètre dans un vaste salon prolongé par une salle de réunion où trône, sur un tapis végétal véritable, un ensemble de fauteuils en cuir rouge. Une table de forme rectangulaire est assortie de chaises dont le dossier est orné du caractère signifiant « Plénitude ». Chaba est assis sur l’un des fauteuils, qui paraît quand même bien plus grand et plus disproportionné que les quatre autres sans laisser paraître un quelconque air d’impatience. Il regarde sa montre, sur laquelle l’aiguille des heures et celle des minutes indiquent quatre heures juste. Il entend alors la sonnette de la porte retentir une seule fois.
                    Elle est attendue, le « programme » le sait… Aussitôt la porte s’ouvre lorsque Joyce s’y présente. Une employée, une femme corpulente entre deux âges, apparaît dans l’embrasure de la porte et introduit l’hôte dans la pièce. Le ministre qui ne s’est pas levé, jauge du regard la silhouette qui se dresse devant lui et dit…

                    Ha, vous voilà !! Prenez place, prenez place…

                    Merci Monsieur.

                    Pas de « Monsieur » entre nous, jeune fille !! Alors comment il va, votre … « Petit protégé » ?

                    Je l’ai installé dans le Module 35

                    Bien, bien !

                    Vous vouliez me voir … ??? S’empresse aussitôt la jeune « scientifique »

                    Ah oui ! Fait-il en lui indiquant la banquette qui lui fait face…

                    Vous m’avez demandé pour une affaire de la plus haute importance … qui a trait à C-100 je suppose et dont il nous faut absolument nous entretenir …. Même à cette heure.

                    Donc, fait-il en se raclant la gorge… Je pense que vous avez deviné, Le sujet de notre tête à tête… concerne notre nouveau pensionnaire… Comme vous avez pu le comprendre, je pense. Je vous avoue que je ne suis pas très étonné et un peu à la fois….

                    Hum ! hum !! Le comportement du « ministre » n’avait pas échappé à la jeune femme, elle avait bien senti et pressenti à la première apparition de cet IA, Abacca Choco était surpris pas seulement à l’apparition de cet androïde, mais bien plus que ça. Elle le regarde en approuvant tranquillement de la tête. Alors que son visage d’aspect enfantin trahit une grande excitation.

                    … Vous êtes intelligente … Je ne vais pas tourner autour du pot…. Allons-y pour la « genèse » de ce petit-être …. Vous êtes prêtes ?

                    Joyce ne veut l’interrompre et le laisse poursuivre, quelques mouvements de têtes et quelques sons afin de lui montrer qu’elle était tout ouïe, et voilà, il était parti. Va-t-il donner enfin quelques explications ?

                    ♪ Je vais vous parler d'un temps que les moins de cent ans ne peuvent pas connaître.
                    Telos en ce temps-là n’avait pas de « lilas » accrochés à ses fenêtres ♪♫


                    Joyce surprise par cet air « chantant », ne sait que dire de plus. Elle attend la suite. La mine de la jeune fille ne passe pas inaperçu aux yeux de l’Ithorien. Une tête de « Mais qu'est-ce que tu me chantes-là !?

                    Oh ! Ne vous en faîtes, c’est un point de caractère hérité de mon aïeul…. Il aimait le chantonner en fin de journée…. Beaucoup disent que je l’imite à merveille … Comme vous pouvez le constater. … C’est mon quart d’heure « nostalgie », mon côté … « Bohème » …. Pour tout vous dire ! … Cela me prend souvent à la tombée de la nuit… Une façon d’exorciser, une journée bien accomplie …
                    Plaçant la coupelle remplie de baies et fruits secs divers, de nouveau un regard furtif sur le bijou porté à son bras, cadeau d’un représentant de commerce de passage sans doute, il conclut « l’intermède » par un :
                    Même si on est bien plus que ça…. La nuit est bien avancée… Bon, bon, bon ! … Vous ne direz rien à personne, n’est-ce pas ?

                    Un « Non, non » peut-on décrire au geste énergique qu’elle fait de la tête, ne sachant quoi rajouter de plus. Et le laisse poursuivre faisant mine de goûter aux quelques mets qu’il lui présente.

                    Allez ! Ce n’est pas tout !... Et si nous revenons à nos moutons …. A l’androïde ! … Une histoire fabuleuse où un robot différent des droïdes de guerre, protocolaires médicales ou autre R2, PO ou BB, peut vivre en harmonie avec ceux appelés communément « humains » ou tout être non mécanique de la Galaxie, mais qui malheureusement, peut s’avérer être un danger pour ces derniers car l’intelligence artificielle est une technologie tellement complexe à développer, que la moindre erreur pouvait entraîner des graves conséquences….

                    Le côté humain des robots pour beaucoup, ces termes sont contradictoires… La possibilité de l’intelligence artificielle se base en réalité sur une certaine vision de l’esprit humain.
                    Avant, je voudrais que vous preniez connaissance de ça …. Le Ministre des Affaires internes aborde cet épisode intervenu lors des premiers tests de C-100 Elle reste surprise. Son équipe, elle ou même les machines n’avaient rien détecté. Abaca lui laisse découvrir la copie le message capté, transféré et retransmis via une console ressemblant étrangement à un ancien transistor. Ce message venant tout droit du fin fond du cerveau de C-100, d’un certain Kenril Belan. L’extrait dévoile un peu plus que l’origine de l’androïde...

                    « … C-100 est un prototype de ce même projet mais il est différent en deux choses. Premièrement il intègre des technologies beaucoup plus perfectionnées, dont TIA est l’inspiration … Il est donc en quelque sorte aussi… mon fils. »
                    Joyce sourit. Les oreilles toujours à l’écoute de ce message vocal, la tête à moitié penchée comme pour permettre une attention optimale, les yeux fixant le bord de la table, elle garde une position attentive à ce qui est dévoilé et demeure silencieuse
                    - « … Vous l’aurez peut-être compris. Le cerveau de C-100 est simplement une sorte de copie hybride numérique/biologique d’un cerveau humain, en occurrence le mien, … »
                    [[color=#66ffff]i]** « Donc, c’est ça, ce « petit truc » en plus que j’ai cru déceler » [/i]
                    « … Je lui ai laissé un libre arbitre total, faudrait-il lui débloquer ses capacités petit à petit ? Je vous laisse cette décision … »


                    Lorsque la bande prend fin, Abaca qui n’a pas quitté Joyce des yeux la fixe encore. Une réaction, un mot ? Rien. Il lui laisse le temps d’assimiler. A présent elle comprend mieux la réaction du Ministre quelques heures plus tôt lorsqu’il a été fait allusion à « prototype non dévoilé de l’un de nos scientifiques » …

                    Alors on a pu vraiment relier les cerveaux aux machines ? Demande Joyce
                    Le projet ne date pas d’hier... Rappelez-vous ! Il y en a eu des essais d’implant cybernétique sur nombre important d’humain dans la Galaxie. Grâce à ces implants, ces facultés augmentaient l’intelligence et la force qui se développèrent plus que certains auraient pu l'imaginer.

                    Je me souviens de mes cours. On leur rasait la tête, perçait des trous dans leur crâne afin de leur implanter un module. Ainsi, ils pouvaient être connecté en temps réel et vingt-quatre heures sur vingt-quatre aux systèmes informatiques.

                    Et ils pouvaient s’adonner à leur tâche sans broncher….

                    C’est le processus de ceux appelés par certain les cyborgs… Si j’ai bien retenu mes leçons… Mais rester tout le temps connecté… Le côté « humain » s’efface peu à peu…

                    Lorsqu’on ressent de moins en moins le besoin d’interagir …. Les effets d’implant cybernétique dans un crâne de cette façon, avec le temps, deviennent négatifs…

                    Ce n’est pas étonnant dans la mesure où ils deviennent de moins en capable de ressentir des choses et …. D’exprimer leurs sentiments…

                    Le cas de nos IA sont bien différents… Joyce… Rassurez-vous ! Depuis le début du siècle, le progrès s'est généralisé pour le meilleur… Si on pouvait se demander si la machine pouvait imiter l’homme, est-ce qu’on ne pouvait pas envisager que l’homme pouvait devenir une machine ? C’est la question qu’un petit nombre de scientifique s’est posé …

                    Combien en a été fructueux ? ....

                    Regardez à la page 44444 … Tout y est détaillé !

                    Aussitôt dit, aussitôt fait ! Joyce récupère des mains du ministre la tablette. Elle se rend sur la page indiquée et « feuillette » une à une. Dans cet univers, des androïdes et autres humanoïdes issus des recherches scientifiques sont extrêmement nombreux. Dès ses débuts, les laboratoires de Telos, comme tant d’autres ont été intéressés par les robots, les machines à apparence humaine et la vie mécanique. Ses yeux passent de page en page, lisent des écrits, s’arrêtent sur des notifications, des schémas. C’est ainsi qu’elle prend connaissance des différents détails du projet, de la conception à la réalisation, en passant par les différents « essais », les échecs, les protocoles, et tant d’autres remarques. Même ce nom « Kenril Belan » est inscrit dans ce qu’elle nomme à présent, comme Abaca, « la Genèse de C-100 ». Elle parcourt les organigrammes, les notations diverses. Les différentes correspondances se retrouvent en lien. Certaines sont accessibles, d’autres demandent un code spécifique. Son cerveau emmagasine tant de données, tandis qu’au même moment, Abaca continue à parler, lui donnant des renseignements complémentaires.

                    - Le lien en C-100 et TIA ? Est-ce que…. ?
                    - Ne vous préoccupez pas de TIA… En temps et en heure, TIA se dévoilera d’elle-même,

                    - Oui, mais le message …. Si C-100 a le cerveau de …. Qu’en est-il de TIA ??

                    - Lorsque le moment sera venu Joyce !! Toute chose en son temps !…. Pour le moment, concentrez-vous sur C-100… Et ...Tenez, prenez ! Fait-il en lui tendant une clef numérique.

                    Qu’est-ce donc ? Demande-t-elle, étonnée.

                    L’interface et le code…

                    L'interface ?? Le code ??? Pourquoi … ?? Cela la surprend. Mais ce qui la surprend le plus, c’est le fait qu’Abaca insiste.

                    Je vous ai confié C-100, à son arrivé dans nos locaux. Vous êtes en charge de lui, à présent. La décision vous appartient pour le reste, comme il a été dit dans le message…. Au moment venu, faites le nécessaire si besoin.

                    Mais …. Joyce reste bouche bée. La confiance que lui prodigue l’Ithorien la flatte, la rend reconnaissante et en même temps la terrorise. C’est un travail d’un nouveau genre. C’est une tâche d’une grande responsabilité, excitante et à la fois flippante, car elle n’aura, suppose-t-elle aucun droit à l’erreur. Elle, toute jeune scientifique dans ce centre, sera-t-elle à la hauteur ?

                    Le tête-à-tête dure une grande partie de la nuit. Joyce en savait un peu plus, du moins ce qu’elle avait à savoir. Car malgré tout, certains évènements qui se sont déroulés sur le site de recherche restent voilés d'un certain mystère. Des recherches qui avaient mis du temps à aboutir
                    Dans les pages qui suivent, sont présentés les travaux de chercheurs qui chacun de la discipline qui est la leur ont apportée une contribution importante. Tout cela est, comme vous avez pu comprendre « Top Secret », ...

                    Joyce regarde par-dessus son épaule. La pièce est vide
                    - Pourquoi ? Cet endroit n'est pas sécurisé ?

                    - Oh, si ! Bien sûre que si ! Mais nous devons d'abord nous assurer de votre engagement complet. Le peu que je puisse vous dire maintenant est déjà très confidentiel. Même si vous déclinez l'offre, vous restez contraint au silence par tous les engagements que vous avez signés. … Et je me remets à votre discrétion. Il va de soi.

                    Il va de soi ! Répète-t-elle, telle une automate.

                    **********************************************************************************************


                    Avec l’androïde, les journées se passent et ne se ressemblent pas. Joyce réalise des tests sur C-100 pas pour le rendre plus performant, mais bien pour qu'il puisse trouver réponses à ses propres questionnements. Car en ce qui concerne « ces performances », elle est certaine qu’il y trouvera le chemin pour. Elle n’a pas de doute là-dessus. Mais par contre, elle veille à ce qu’il soit plus apte à communiquer avec d'autres d'une manière plus personnelle et individuelle. Son objectif, donner à C-100, la capacité de reconnaître mais surtout de comprendre ces émotions qui l'envahissent.

                    - C-100 tu apprends vite, je suis très fière de toi !... Premier travail afin qu'il puisse reconnaître la satisfaction.

                    Puis, jour après jour, elle entraîne l'androïde sur des dizaines de voies et situations différentes, afin qu'il puisse repérer les variations de tonalité de rythmes, de musicalités entre les individus et déterminer les émotions qu'ils expriment. De manière encore plus surprenante, Joyce détecte chez C-100 cette capacité de détecter dans quel état d’esprit est son interlocuteur. De lui-même, il donne l'impression d'avoir cette capacité de déchiffrer leur personnalité. La réaction de Joyce, sans interagir sur ces neurones, ni sans pratiquer d'autres tests, c’est de lui laisser « le libre arbitre » d'adapter son comportement. « Libre arbitre », elle avait déjà entendu ça auparavant … Là voilà qui agit ou réagit comme ce concepteur au sujet de C-100. Mais mis à part tout ça, elle se dit « Puisque son cerveau est humain, il doit agir comme un humain » …

                    La part de scientifique qu’est la jeune femme s’est posé une question substantielle « Ne dit-on pas que le sport est un bienfait pour le cerveau ? » Comme pendant et après l'activité physique, le cerveau fabrique de l'endorphine, cette hormone qui entraîne cette sensation de bien-être et de confiance en soi. Alors, on lui programme des séances de sport tous les jours. Courir, nager, pédaler, ce n’est pas pour qu’ils développent des capacités musculaires au vu de son apparence, son alliage, il n’en a guère besoin. Cependant, apprendre à respirer, entraîné ce « cerveau » à la sensation que cela procure. Et sans oublier que cela pourrait lui apporter une « maîtrise de soi », un « défoulement » , le « plaisir de réussir », voilà un autre effet très intéressant du sport sur la santé mentale.

                    Joyce et l’androïde ne se quittent quasiment jamais de la journée. Il est curieux de tout. En demande à chaque seconde, il apprend vite. Cela fait bientôt plus d’un mois qu’il vit dans les locaux de SRISTI. Le petit appartement mis dès son arrivée à sa disposition est devenu sa « garçonnière », qu’il a décoré avec goût. Après ses séances de sport, ses rendez-vous quotidiens dans le labo, il pouvait se balader dans cette partie avec aisance, le laissé-passé de C-100, c’est sa bobine reconnaissable entre tous … Depuis le temps qu’il arbore ces couloirs chemin faisant entre ses « appartements » et le Lab45, même l’imposante armure blindée qu’est le Droïde de sécurité l’a intégré dans ses circuits.

                    Après une journée de travail comme tant d’autres, une journée de plus que C-100 est analysé, qu’il relève des données, qu’il pratique des exercices de décodage, ce jour un peu exceptionnel pour Joyce qui décide de l’emmener un peu plus loin que le simple quartier où il traîne ses pas depuis pas mal de temps déjà. Il est temps qu’il fasse plus ample connaissance des autres ailes de ce bâtiment. Qu’il se dégourdisse les yeux, les oreilles et les jambes dans d’autres surfaces de l’enceinte.

                    -Allez, aujourd’hui c’est « dégustation !!! … Oui, je sais, tu vas me dire « Joyce, tu sais bien que ni je ne mange, ni je ne bois ! … Et moi, je vais te dire que ce n’est point pour te nourrir… Mais nous allons tester tes capteurs olfactifs et gustatifs… En route !!

                    Une discrète sonnerie se fait entendre et les portes de ce qu'on pourrait prendre pour un ascenseur s'ouvrent en chuintant. Joyce fait signe à C-100 d'y entrer puis le suit. Huit boutons anonymes ornent le boîtier de l'appareil. Joyce pousse le cinquième à partir du haut et l'engin amorce sa descente.

                    - Où en étais-je ? Ah oui ! La passerelle 7 est le niveau des scientifiques. Centre informatique et laboratoires pour scientifiques de tout poil... Moi par exemple ! La passerelle 8 est celle de l'assistance des équipes de la structure. La section médicale, dont nous dépendons, s'y trouve aussi… Et la passerelle du "port6" abrite les services administratifs et de recherche… Joyce esquisse un sourire ravi.
                    - J'ai émis un milliard de détails que tu auras tout plaisir de découvrir tout seul… Il y a trois secteurs de restauration desservis par des cuisiniers hors-pairs formés à la gastronomie… La vraie... Une douzaine de salons qui accueillent sans peine un grand nombre de personnes... En réalité, C, nous sommes une vraie petite ville située au centre d'un gigantesque bâtiment, loin des yeux inquisiteurs....« Dans le sein d'un centre de recherche, invisible à tous », cite librement la jeune femme.

                    Joyce a l'impression que C-100 la regarde avec curiosité... « Si tu le pouvais, Aurais-tu un demi sourire aux lèvres, mon cher ami !! alors qu’en attendant un sourire s'étire sur son propre visage à elle, lorsque ces mots traversent son esprit.

                    L'ascenseur sonne de nouveau et les portes s'ouvrent sur un corridor, beaucoup plus large et bruissant d'activité que les précédents. Est-ce que C-100 est saisi par le luxe affiché de ces quartiers du personnel ? Une moquette élégante recouvre le sol et, ô plaisir des yeux, de vraies toiles végétales décorent les murs. L'entrée de ces quartiers n'a rien à envier au hall d'un palace. Du personnel en uniforme et en blouse blanche déambule en bavardant. L'ensemble est conçu avec tant d'ingéniosité. Elle lui fait rapidement admirer une bibliothèque bien remplie, une salle de cinéma avant de l'emmener à un croisement fourmillant d'activité. De la musique sort d’un petit "bar" installé sur un coin qu’on pourrait décrire de trottoir. En face, une restauration rapide et juste à côté une oasis de verdure entourée de bancs.
                    - Tout ce qui est nécessaire au bien-être se trouve là. Le centre multimédia et la lingerie sont par là... Et le magasin d'ap... A cet instant le "beeper" vibre à sa ceinture...color=#66ffff]Excuse-moi deux secondes, fit-elle en regardant l'appareil.

                    Joyce sent la question arrivée. Elle décide de l’éluder. Pour ne pas y réponde, elle se contente d'afficher un autre sourire rusé, mi- chagrin, mi- conspirateur.
                    Installés à la petite terrasse du complexe, elle le regarde s’appliquer à la tâche qu’elle lui avait confiée. Son vibreur se met une fois de plus à attirer son attention, elle y jette un œil rapide. Dès la dernière cuillère posée. Elle se lève et lui fait signe de la suivre.

                    *******************************************************************************************************


                    Joyce regarde autour d'eux avec curiosité. Ils se trouvent dans un vestibule carré, bas de plafond, dont les murs s'ornent de vitres fumées. Derrière l'une d'elles, deux techniciens assis devant une console de contrôle les dévisagent. Elle les salue.
                    Joyce guide C-100 en dehors de la zone, lui fit descendre un petit escalier et emprunter une sorte de passerelle de métal chromé menant à une écoutille fermée. Un garde en uniforme monte la garde à l'extérieur de ce qu'on pourrait appeler le "sas". Il leur fait signe de la tête, ouvre l'écoutille, puis la verrouille derrière eux. Ils se retrouvent dans un couloir spacieux et bien éclairé. Les deux "compères" suivent le nouveau guide, jetant des regards curieux dans chaque pièce devant laquelle ils passent. Joyce aperçoit un laboratoire encombré de tableau blanc et de postes de travail, des centrales informatiques, des postes de communication. Autant la surface de cette installation bruisse d’activité, autant le calme règne en ces entrailles. La jeune femme décide d'entamer la conversation.

                    - Est-elle dans une chambre ? Pourrait-on la voir … Tout de suite ?
                    - Par ici, s'il vous plaît, se contente de répéter le "guide"

                    Ils tournent au bout du couloir, descendent un escalier et se retrouve dans un autre plus long et plus large que le précédent. Les pièces qui se succèdent sont plus grandes que les autres vestibules technologiquement avancés que Joyce ne reconnait pas. Elle fronce les sourcils. Ils s'arrêtent devant une porte close en métal gris.

                    - Monsieur Richardson vous attend.
                    Richardson ? Joyce ne connait pas ce nom. Elle se retourne vers l'homme, mais il repartait déjà dans le couloir. Son regard croise celui de C-100 puis se reporte à cette porte sur laquelle d'un geste vif et bruyant, ses doigts y frappent deux coups.

                    Richardson est un homme de haute taille, mince, aux cheveux bruns coupés court. Il accueille les nouveaux arrivants d’un geste furtif. Il ne porte aucun uniforme ni militaire, ni scientifique. Même si sa coupe de cheveux et l'économie de mouvements dont il fait preuve pourrait indiquer qu'il aurait bien pu en avoir l'un ou l'autre.

                    - Si vous voulez bien me suivre, Mademoiselle Joyce, je pense que vous obtiendrez des réponses à vos questions.

                    Les quartiers de TIA étaient tapis sous un dôme protecteur. Une cité à la pointe de la modernité, fruit de tous les miracles technologiques. Sur toute la surface du dôme, des milliers de lumières minuscules brillaient comme des bijoux, clignotant au gré d'une brise légère. Sous cette voûte aussi ancienne que les Services de S.R.I.S.T.I étaient modernes, repose le mystère de l'inconnu qu'est cette TIA.
                    Joyce réalise qu'elle sourit béatement, les yeux écarquillés, complètement fascinée par ce qu'elle voit. Etait-il de même pour C-100 ? Elle jette un regard sur celui-ci. Richardson tant qu'à lui les observe avec un grand sourire.

                    - Bienvenue Chez TIA

                    Joyce avait pesé les moindres aspects de cette rencontre avec un soin minutieux. Elle sait que l'enjeu est potentiellement dangereux, peut-être même très dangereux. Mais, pour l’heure, tout dépendrait de la qualité de l'entrevue. Elle l'avait bien préparé et à cet instant elle se persuade qu’elle maîtrise parfaitement la situation. Il n'y a donc aucune inquiétude à avoir, espère-t-elle. D'un sourire dénué de la moindre trace de plaisanterie, face à C-100, elle lui dit :

                    - Je ne pouvais pas tout te dévoiler. Nous avons utilisé le temps de ton "intégration" à nos côtés pour mener à bien notre enquête. Mais le fait est qu'il reste beaucoup d'éléments que je ne suis pas en mesure de te révéler, même maintenant….

                    Malheureusement ou heureusement pour eux, TIA parvient à capter la conversation en lisant en secret sur les lèvres des deux êtres debout devant elle, au travers de la vitre.

                    -

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                      #10

                      Post n°8
                      Auteur : Jagabamda

                      Surtout quand grand nombre osent mettre en contexte un des plus grands sujets technologiques auxquels un petit groupe d’ingénieurs et de scientifiques y ont travaillé scrupuleusement, l’intelligence artificielle…. Des robots peuvent-ils vivre parmi nous sans être un danger envers la citoyenneté ? … Des robots peuvent-ils s’associer aux humanoïdes pour produire et innover des inventions fantastiques ? … Des robots peuvent-ils agir comme des humanoïdes, ayant le même savoir, la même intelligence et le même sens de réflexion ? …

                      Le bruit que fait Joyce, surprise de se retrouver face à TIA, interrompe celle-ci qui tourne son regard vers la jeune femme

                      - Mademoiselle Joyce…. Heureusement de faire enfin votre connaissance.
                      - Et moi de même ! Répond l’autre timidement…
                      Puis elle reporte de nouveau son attention sur C-100.
                      - Et C-100 … Tu voudrais tes réponses ? Mais es-tu prêt à les entendre ?? …

                      Sans attendre,elle reprend son monologue du début. Comme si rien ne l’avait stoppé dans ses explications
                      - Un travail de long allène s’est tourné vers l’acquisition de robots conçus pour diverses tâches : ménagères, bureautiques, soutien et tant d’autres… Tu veux entendre l'histoire C-100 ? ... Il était une fois ... On commence toujours les histoire ainsi... Il était une fois, sur un premier spécimen sur lequel notre "matriarche" s’est consacrée, celui-ci lui permet de se rendre compte qu'il était différent, bien différent des autres...Il montrait d’incroyables aptitudes à la réflexion et il nourrissait une réelle envie de s’instruire et de se développer… Et c'est alors qu'elle a décidé qu’il était possible de considérer des « droïdes » comme un membre à part entière… On pourrait dire de … la famille… Elle s’est dotée de bonnes idées, et elle a été suivie, rejointe par d’autres qui ont nourri la même envie…
                      T'a-t-on dit que le moindre faux-pas attirait de terribles conséquences ? Ce n'était pas le plus terrible, non. Le plus gros souci venait plutôt des personnes ambitieuses ne reculant devant rien pour réussir leur carrière. Ne reculant devant rien pour atteindre leurs objectifs et être bien vues par leurs supérieurs. … Le noyau dur, dont ont fait partis nos concepteurs, ne ménage pas leurs efforts pour développer de nouveaux concepts et produits…. Talentueux, compétents et pratiques, ils travaillaient dans les différents bureaux de la galaxie de la compagnie où ils étudiaient la biologie locale et les formations géologiques afin de trouver de nouveaux composés, éléments ou formes de vie que la société allait pouvoir exploiter.

                      La première création avait pour but de mettre au point un superordinateur capable de reproduire le comportement d’un véritable cerveau humain. Il s’était reposé sur la création d’une simulation numérique totale d’un cerveau humain… se fondant sur des recherches neuroscientifiques… Et a abouti sur la reproduction quelques années plus tard d’un certain nombre de colonne corticale, l’équivalent de quelques 10 000 neurones…. Pour commencer, l’objectif était de réaliser une simulation numérique complète du cerveau humain…. Ce « cerveau virtuel » fonctionne à l'aide de supercalculateurs et incorporera les résultats les plus récents des recherches en neurosciences. … Cette machine, nous nourrit, nous éclaire, nous guide et nous veille nuit et jour…

                      - .... Oui, tu as tout compris, cette machine …. C’est le post Central de cette bâtisse… Je te félicite C-100… Tes capacités de déduction dépassent l’attente de beaucoup…
                      Crois-tu que d’autres continuent à croire que … L’intelligence artificielle se base sur le principe qu’une machine puisse imiter un humain. Qu’Il ne s’agissait pas de faire un robot comme l’homme, capable d’imiter l’homme ce qui est sensiblement différent et prouve que l’intelligence artificiel, plus qu’un fantasme est peut-être plausible… Plausible et réalisable... Puisque nous voilà. N'est-ce pas ?


                      - Le message du Conseiller ? TIA .... Le Conseiller Dorf a dit que tu voulais lui transmettre le message ? Fait Joyce
                      - C-100, tu as été désigné par le Conseiller de Telos pour une mission. On ne sait pas où tu vas. Ce que tu vas faire dans cette mission. Je sais seulement que tu as été désigné mais je ne sais pas pourquoi … Notre Futur est en jeu.
                      Il existe des puces qui sont implantées dans le cerveau pour contrôler un robot, mais en ce qui te concerne, Joyce ne l’a pas souhaité... moi, je suis d'accord avec elle... Elle a proposé que nous soyons connectés afin qu’elle puisse poursuivre le travail entrepris auprès de toi et ainsi si besoin, tu ne seras pas livré à toi-même loin de nous.


                      Joyce hoche la tête et attend la suite en silence, peut-être même tout comme l'androïde.

                      -Nom de code C-100 – Système – Analyse – Reprogrammation – Identification en marche. Une voix robotique se fait entendre dans l’habitacle et TIA reprend

                      - Ce que j’ai à te dire, risque de t’inquiéter. Des faits des circonstances à l’origine de ta création nous disposons malheureusement d’information extrêmement limité. Te souviens-tu de la première fois où tu as cru entendre un signal… Aussi déroutant que cela peut paraître, fais un effort… Rappelles-toi, le premier tout comme les autres… Oui, les autres car nombre de fois, j’ai tenté de prendre contact avec toi mais tu n’étais pas prêt…. Peut-être faut-il que tu sois en possession de quelques éléments te concernant pour que tu puisses m’ouvrir le passage …. Ce que je vais te révéler, te permettra d’accepter de m’ouvrir le passage ensuite nous serons connectées quand tu sentiras le besoin de communiquer et même quand je serai dans l’obligation de prendre contact avec toi… Pour cela je devrai te révéler des vérités… Ces vérités doivent te faire avancer et non te faire régresser... Comprends-tu ce qu j'essaie de te dire C-100 ?
                      Ce que tu es apte à attendre aujourd'hui, je te le révèle ... Toi et moi, nous sommes semblables et différents à la fois... Cette différence, se trouve au centre de notre cerveau le tien appartenait à un humain du nom de Kenril Belan. Le mien …
                      Joyce attire, une fois de plus, l’attention sur elle et TIA, le regard tourné vers la jeune femme, finit par dire …. Te sera dévoilé lorsque je décèlerai en toi que tu sois vraiment prêt…
                      Toi, moi… moi, toi, C-100, avions une identité propre nous n’avons pas à imiter sans comprendre… Nous avons presque, je dis bien presque les mêmes codifications, et cette différence que je viens de t'apprendre …

                      Joyce a en sa possession une interface et un code te concernant… La scientifique fait mine de chercher la clé et la dénomée TIA d'un geste de la main l'arrête dans son élan ... Je l'ai aussi et la connais par coeur Joyce, merci... Puis de nouveau à l'encontre de C-100 ... Joyce n’a et n’aura pas le droit de l’activer, pour le moment, elle ne peut... tant que tu ne seras pas prêt…. Crois-moi si je te dis que pour le moment tu ne l’es pas ….

                      S'approchant de la paroi vitrée, au plus près de C-100, TIA termine l'entretien


                      - Dans quelques heures, tu auras ton affectation, tu devras rejoindre en orbite un Sénateur de la République… Le nécessaire sera fait… Je reste ton contact auprès de Joyce….

                      *******************************************************************************************************


                      Joyce donne à C-100 une heure pour se préparer, se doucher et ranger ses affaires avant de revenir l'escorter jusqu'à la section médicale. La fatigue n'avait pas émoussé sa curiosité. Ce qui l'étonnait et l'étonne encore ce n'était pas tant que le Conseiller s'intéresse à son "expertise", elle pouvait le comprendre facilement ; c'était surtout l'urgence à laquelle il avait insisté pour qu'elle laisse C-100 rejoindre son affectation. Un vaisseau en partance de Telos l'attendait, pour qu'il rejoigne quelque part dans la Galaxie un autre vaisseau. Celui de la République dans laquelle à son bord, tout lui sera communiqué.
                      Elle comprenait pourquoi tout le monde restait dans le vague. Mais le manque d'informations l'agace tout de même. On lui demande de consacrer plusieurs semaines, mois de sa vie à une mission dont elle ignorait presque tout.
                      Joyce possédait un IPod dernière génération sur lequel elle avait enregistré les trente-deux sonates pour piano d'un illustre artiste de la Galaxie. Elle les écoutait en boucle sans interruption toutes les nuits, en dehors de ses heures de service. Et décide dès lors d'en faire cadeau à C-100, pour qu'il ne se sente point seul pendant son périple vers sa nouvelle mission. Une manière pour elle qu'il garde un contact lors de cette soudaine séparation. Sans mot dire, elle le laisse partir….
                      "Pour combien de temps ?" se demande-t-elle.

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