Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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    Le ChroniqueurL Hors-ligne
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    #1

    Post n°1
    Auteur : Jagabamda

    "Connexion établie entre Coruscant et Telos" : http://star-wars-rpg.soforums.com/t6576-Ajitabh-Conqu-rant-du-Ciel.htm#p682…

    À quel moment, était prise cette photo ? Cela remonte à, si longtemps !
    Jagabamda n'eut pas le temps de se remémorer ce souvenir, qu'une voix, aussitôt, se fit entendre.

    - Jagabamda, c'est toi. Enfin te voilà, pourquoi tu ne réponds pas à mes appels ? La voix de l'autre côté débitait les paroles à une vitesse folle, ne laissant pas le temps à la jeune fille d'en placer une.
    Dans ce ton de reproche, on pouvait aussi ressentir de l'affolement. Et lorsqu'on s'approchait un peu plus près de l'écran, on pouvait découvrir la dame du portrait,  ressemblant trait pour trait à l'Ambassadrice avec quelques années de plus. On aurait dit qu'elle était restée assise face à son écran depuis le début du jour et qu'elle ne s'était jamais absentée, attendant ou essayant de joindre la jeune Telosienne qui venait enfin apparaître sous ses yeux.

    - Ma Chère Enfant, où étais- tu ?.. Que faisais-tu ?.. Tu ne donnes pas assez de tes nouvelles ?.. Nous nous inquiétons te sachant seule si loin. .... Comment vas-tu ? .. Te nourris-tu correctement ?
    Les questions s'enchaînaient telles des tirs de blasters.

    Jagabamda se sentait lasse, fatiguée. Elle essayait de placer une réponse entre chaque question, mais sa mère ne lui laissait pas beaucoup d'occasions.
    - Mes journées sont bien remplies, Mère, je ne suis pas dans ma chambre toute la journée. Comme je te l'ai dit si vous voulez me parler, il vaut mieux attendre mon appel... Ça va, Mère, ça va... Oui... Oui ... Il ne faut pas vous inquiéter tout se passe pour le mieux...

    À peine qu'elle ait répondu à une question que la dame en enchaîna d'autres. La jeune femme la laissa continuer. De temps en temps, elle répondait à une deux questions, lorsque celle-ci lui "accordait" enfin un peu de temps pour.
    Elle raconta un peu de ses journées de ce qu'elle y faisait sans rentrer dans les détails. De toute façon, elle n'avait jamais eu l'habitude de parler de son travail avec ses parents.
    Soudain, elle entendit d'autres voix venant de la pièce où s'était installée sa mère, et elle en profita pour les saluer.

    Après un : - " Et, vous, comment vous portez-vous ? Quelles sont les nouvelles ?"

    La jeune ambassadrice accoudée sur le bord de la table, la tête en appui dans sa main regardait cette femme lui raconter leurs journées, les rencontres, ceux qu'ils ont faits, ceux qu'ils ont vus. La Fille en écoutant sa mère se dit que cela n'était peut-être pas évident pour elle cet éloignement. Elle vit quelques marques du temps passé sur le doux visage de sa matriarche souligné par un reflet sur une mèche de ses cheveux, Jagabamda ne put s'empêcher de penser que le temps passait...

    Oui, le temps passait et il se faisait tard, elle se redressa et coupant la parole à Madame Dorf qui était au milieu d'un récit, intéressant, soit, mais elle lui dit :

    - Mère, j'étais contente d'avoir pu vous parler, mais il se fait tard. Je dois me reposer demain, j'ai tant à faire.


    "Vous parler", c'était bien une expression, vu qu'elle ne disait mot, puis reprit :

    - J'ai vu que mon cher Oncle était présent, pourrais-tu lui dire que je souhaiterais qu'il m'accorde quelques secondes ..

    - Oui... Mais... Heu... Disait la mère confuse.

    Le Conseiller Dorf apparût à l'écran, derrière sa belle-sœur, attendant que celle-ci puisse se retirer.

    - Ce serait plutôt avec le Conseiller que doit avoir lieu cet entretien. Alors Mère, Père, si vous ne voyez pas d'inconvénient veuillez-nous laisser seule. Se reprit-elle

    Le père prit sa femme par les épaules afin que celle-ci l'accompagne hors de la pièce et l'Ambassadrice conclut sa communication avec ses parents par ces mots :

    - Merci pour cet entretien. Au revoir... Et... Prenez soin de vous !

    Une fois qu'ils étaient hors de la pièce, dès lors que la porte se referma sur eux, l'Ambassadrice de Telos salua le frère de son père.
    - Bonsoir, mon Oncle... Mais comme je l'ai dit, c'est avec le Conseiller que je souhaitais m'entretenir.
    - Bien, bien ! Lui répondit-il. À ce que j'ai pu entendre, à ce que j'ai compris, et à je vois que tu vas bien ! il attendit une réponse, mais rien ne venait, alors, il reprit...Bon allons-y, je vous écoute Ambassadrice Dorf. Sa voix marquait une petite déception, car l'oncle aurait aimé discuter avec la jeune femme comme au temps jadis. Il n'a plus cette occasion de converser avec sa nièce. Mais depuis qu'elle est à la tête de Telos, elle demandait toujours à parler au "Conseiller", avec fierté et respect par sa fonction, l'homme attendit que l'Ambassadrice prenne la parole.

    - Je pense que tu as dû recevoir sur le programme sécurisé mes différents messages et directives. Je me suis gardé un exemplaire afin que je fasse de même de mon côté. Dès que vous avez terminé, faîtes-moi signe, et je prendrai un moment afin de comparer avec le vôtre mon étude. Ensuite, nous discuterons de la marche à suivre.

    Il écouta en émettant quelques petits " Bien... Très bien... Ce sera fait …A votre convenance... " Et elle poursuivit avec d'autres conseils, quelques éléments à voir pour Telos. Il en profita pour lui annoncer quelques améliorations, quelques décisions. Bref, différentes tâches accomplies par lui et les collaborateurs depuis son départ.

    - Ah, oui avant de nous quitter, j'ai une tâche à te demander, et surtout avant que j'oublie. Lui dit-elle. Il faudrait se mettre en contact avec Tatooine et Péragus concernant  du second  message que je t'ai transmis, il y a quelques jours. Je te laisse t'occuper de ce dossier pour le moment. Et dès que tu as des nouvelles, fais-le-moi savoir. Je prendrai mes dispositions.
    Elle fit une pause, attendant une réaction, une question de la part du Conseiller et conclut.

    - Cette fois-ci, je crois que c'est tout pour le moment. Je vais te laisser, il se fait tard et j’ai encore quelques dossiers à traiter. La communication est terminée... Merci pour le moment que tu m'as consacré, au revoir... Elle marqua un instant de silence, puis... Au revoir Mon Oncle.

    Elle eut juste le temps d'entendre la voix du conseiller Dorf qui lui souhaitait une bonne nuit et appuya sur le bouton qui mit fin à la transmission



    HRP : La suite ici  http://star-wars-rpg.soforums.com/t6576-Ajitabh-Conqu-rant-du-Ciel.htm#p682…  : Retour aux appartements de Jagabamda
            
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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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      #2

      Post n°2
      Auteur : Jagabamda

      Elle est enfin chez elle, pour une courte durée. La jeune femme a pu s'octroyer un petit weekend de repos afin de se retrouver auprès des siens.
      Installée sur la terrasse, accoudée à la bordure, elle contemple ce ciel étoilé. Elle apprécie de se retrouver dans "Sa bulle", cette bulle à double tranchant. Jagabamda reste comme hypnotisée par le spectacle qui se joue sous ses yeux, n'arrivant pas à détacher son regard de cette voûte stellaire. De temps en temps, on pouvait apercevoir une respiration assez prononcée qu'on pourrait qualifier de "soupir".
      Elle a conscience que la discussion qui venait d'avoir lieu, il y a à peine quelques minutes de ça, lors du souper, a soulevé des questionnements de la part de bien grand nombre de ses proches et qu'elle n'allait pas tarder à recevoir de la visite au sein de son antre afin de poursuivre ce sujet amené par une simple phrase, malgré elle.
      La Telosienne le sait bien pourtant. Il y a des moments, on doit se taire pour ne pas se trouver à se justifier. Depuis sa tendre enfance, elle a appris à agir ainsi. Combien de fois, elle a dû se mordre la langue avant de parler ? Faire ce qu'il y a à faire, au moment opportun, cela évite souvent des questionnements inutiles, des "pourquoi" et des "comment". Pourquoi en cette soirée, elle s'est laissé aller à ce genre de confidence ?
      La demoiselle hésite à se faire monter un café, afin de pouvoir appréhender le "dialogue" qui va bientôt avoir lieu dans ses appartements. Les explications ne sont pas terminées. Elle le sait, elle le sent...
      Un petit bruit de frottement annonce une présence à l'intérieur de la pièce. Sans bouger d'où elle se tient et sans se retourner, elle lance d'une voix calme et un tantinet élevé un simple : "- Je suis là, si tu me cherches. Et... Tu peux me rejoindre... Si le cœur t'en dit."

      "- Je vois !"
      Une voix masculine se fait entendre, juste ces deux mots comme réponse.


        
       Conseiller Dorf
        
      L'homme d'un âge avancé fait quelques pas afin de se retrouver auprès de Jagabamda. De sa main droite, il lui tend une tasse fumante et odorante. Ce fameux « Chaï », thé aux épices, lui chatouille les narines.
      D'un geste léger, la tête de la jeune femme se tourne vers son visiteur. Le regard plongé dans le sien, elle hésite un moment avant d'accepter ce présent. Elle le fixe longuement sans un mot. Puis, tendant sa main et saisissant le récipient, elle dit :

      "- Est-ce l'Ambassadrice ou la nièce, que tu es venu voir, Taya ?
      Ce simple mot "Taya" lui met du baume au cœur à cet homme.

      "- Cela fait un moment que tu ne m'as pas appelé "oncle", mais j'aurai préféré que tu m'appelles "Taou"
      "- Avant de te surnommer, de nouveau, "oncle le plus sage", faut-il encore que tu me le prouves". Répond-elle sur un ton de malice comme jadis dans sa plus tendre enfance.

      - Alors, je vais y remédier de suite. Lance-t-il sans tarder. Pour commencer, en répondant à ta question... Oui, à cette heure et en ce lieu, je suis venu discuter avec ma nièce. Car elle a prononcé des paroles lors du repas qui me laisse perplexe.

      Un petit silence s'ensuit puis il reprend.
      "- Pourquoi as-tu annoncé que tu songes prendre ta retraite ? N'es-tu pas trop jeune pour ça ?"

      Il la regarde, scrutant ses gestes, sans attendre une réponse, il poursuit.
      "- Tu as travaillé dure, Jaga, pour arriver où tu es aujourd'hui. Alors, dis-moi ! À peine que tu touches du bout des doigts une infime, juste un début de tes rêves, tes espérances, tes objectifs, tu souhaites tout laisser, tomber, tout planter et t'évincer de la scène ! Je pense...

      La jeune femme de sa main libre fait un geste comme pour lui dire "stop" et prend la parole.
      "- Il est vrai que j'ai mené mon existence en ces années afin de mettre ma carrière en priorité. L'annonce de la Nouvelle République Fédérale m'a donné des ailes. Mais depuis que je suis au cœur de ces évènements...Taya, je déchante.

      "- Tu déchantes ? Mais que veux-tu dire par-là ?"

      "- Lorsque la Galaxie était sous l'emprise de l'Oméga, lorsque le mal sous l'apparence des Sith dominait tous les peuples. La Nouvelle République était un élan de liberté et d'égalité pour tous. Mais, depuis que j'exerce sur Coruscant, je me rends compte que le mal est en beaucoup d'hommes. Des politiciens corrompus, avides de richesse et de notoriétés pour leur petite personne. Leurs mots sonnent comme des venins, leur parole mensongère que j'ai pu détecter me prouve que ce qui importe le plus à leurs yeux, ce n'est pas leur peuple, leur planète, mais leur réussite personnelle. Que notre Système soit Républicain ou non, ils resteront les mêmes. Sans parler, ceux qui croient que le fait qu’on soit bien née, nous ne pouvons voire ou comprendre les besoins du peuple de la Galaxie.

      " - Ce n'est pas nouveau, et cela ne changera pas de si tôt.  Que veux-tu ? Ainsi, va, le monde, ma petite. Ne sois pas dupe, il en existe et il en existera toujours des personnes de ce genre que ce soit dans notre siècle ou dans les siècles à venir...


      "- Je sais bien. Et heureusement, pas tous, je l'admets volontiers..."

      "- Donc, comme tu l'admets pas tous... Et pour moi, il n'est pas là une raison de tout lâcher !"

      "- Oh, je sais. Ce n'est pas la véritable raison, crois-moi."

      La Telosienne marque une petite pause, serrant sa main sur le récipient qui par la chaleur sur les bouts de ses doigts lui fait prendre conscience qu'elle l'a un peu oublié, elle y trempe les lèvres pour savourer le breuvage lorsque le Telosien reprend.

      "- La Nouvelle République est jeune. Et pour arranger le tout, comme tu me l'as annoncé, le Chancelier Suprême n'est pas au mieux de sa forme. Et vu de ta nouvelle fonction, tu ne peux laisser tout en plan.

      "- Parlons-en, tien. Depuis l'annonce de ma fonction en tant que Chancelière par intérim, je pense que ma place n'est pas là. Je me demande si j'ai bien fait de l'accepter.

      "- Comment ça ? Qui t'as mis ces idées en tête ?

      Un long soupir qui en dit long venant de chaque côté de cette balustrade. Du côté du Conseiller Dorf, il est là un soupir qui se voulait comme une réaction d'incompréhension et d'inquiétude, genre " Mais qu'arrive-t-il à cette jeune fille qu'il connaissait tant. Où est passé cet acharnement pour le travail bien fait. Où est passé son esprit combatif pour mener à bien ce qu'elle entreprenait. Où est passée cette passion ?"
      Du côté de l'Ambassadrice de Telos, c'est un soupir de lassitude. Elle n'arrive pas à exprimer ce sentiment auprès de son oncle. Devrait-elle demander l'avis du conseiller ? Comment lui expliquer que le travail acharné ne porte pas ses fruits que personne ne prend en compte ni en considération ses paroles ou ses interventions. Quel que soit le ton qu'elle peut employer. Elle reprend ses confidences, comme pour exorciser ses pensées.

      "- Tu sais "Taya", lorsque tu veux faire passer tes idées, ton ressenti, la direction d'un gouvernement, les mots dits qu'importe la façon dont tu les prononces... Avec douceur ou froideur... Tu pourras faire tout ce que tu voudras, tout ce que tu diras sera souvent mal interprété. Lorsque certains ont décidé de mettre de la mauvaise volonté, ils n'en démordront pas, car  à leurs yeux, le seul résultat escompté, c'est de pouvoir se pavaner et se montrer. Il n'est là le seul enjeu de leur présence. Ce n'est pas la République qui importe, pour eux, c'est leur réussite. C'est pour cela que je me demande si je m'investis au bon endroit."


      Montrant l'assise à quelques pas d'eux, son Conseiller d'oncle l'invite à prendre place afin de s'installer confortablement pour poursuivre cette conversation.

      "- Jaga ! Il faut rien attendre des autres. C'était le conseil que tu t'es fait. A présent, c'est le conseil que je te donne et ce sera celui que tu continueras à adopter. Tu l'as dit toi-même pour le moment, tu officies à cette fonction en tant qu'intérimaire. À toi de garder ton objectif en tête et de mener à bien ta mission.

      Déposant délicatement sa tasse sur la petite table près de lui, une légère inspiration se fait entendre avant la poursuite de son dialogue

      "- De toute façon, lorsque le Chancelier Nocturna reviendra, tu laisseras la fonction et tu reprendras la place qui était tienne avant. D'ailleurs, avez-vous de ses nouvelles ? Comment va-t-il ? Que c'est-il passé ?"

      L'Ambassadrice lève les yeux et fixe une étoile plus brillante que les autres qui s'offrent à son regard avant de répondre.

      "- On ne sait rien de plus que la dernière fois ! Comme on dit, pas de nouvelle, bonne nouvelle ! Mais, là, rien, aucun message émanant même de son proche collaborateur et ami... Mon poste actuel, je ne sais pas pour combien de temps encore, je vais l'occuper..... Et s'il ne revient pas, je pense qu'une décision sera prise et ce ne sera peut-être pas moi qui prendrais ce siège. Ce n'est pas le pouvoir que je vise, mais la bonne démarche à suivre pour la galaxie entière, notre droit et notre devoir pour les peuples Républicains. Qu'ils puissent trouver sécurité pour eux et les membres de leur famille.  Même si on me traite « d’utopiste » "

      Le vieil homme d'un léger mouvement déplace son siège, l'approche de celle de sa nièce, puis, de sa main droite, prend, délicatement, le menton de celle-ci  afin qu’elle lui apporte tout son attention et pose son regard dans le sien.

      "- C'est bien ce que je disais, Mademoiselle Dorf ! L'ambassadrice de Telos, « Présidente du Conseil Gardien de la Constitution », Chancelière par intérim, vous n'allez pas prendre cette décision de suite. Mettez en ordre ce que vous avez déjà commencé. Faites, ce qu'il y a à faire, il est de votre devoir. Vous avez encore du travail sur Coruscant et sur Telos. Après, vous pourrez faire vos adieux au moment venu. Pour l'heure...

      Laissant en suspens ces deux mots, un sourire se dessine à travers sa barbe blanche puis il reprend sa phrase.
      "- Pour l'heure, tu vas te remettre au travail, et dès que tout est prêt, tu pourras leur offrir le pot d'adieu."

      Ils restent, un moment, ainsi, les yeux dans les yeux. Combien de temps ? Il y a peut-être ces étoiles au-dessus d'eux, seules témoins de leur tête-à-tête, qui pourront y répondre.

      La Telosienne est la première à détacher son regard de celui de son oncle, et le pose sur cette tasse qu'elle tient encore. C’est à cet instant, elle s'aperçoit qu'il est vide, " heureusement, que j'ai pu apprécier ce "Chaï", à temps avant qu'il refroidisse." Se dit-elle. Tout en posant l'objet sur la table, Jagabamda ne dit mot, pas de soupir, pas de geste ou de bruit alerte pour une quelconque réponse, approbation, désapprobation à ce que venait de lui dire son "Taya". Elle reste silencieuse.

      Celui-ci prend les mains de sa parente entre les siennes, tout en les serrant chaleureusement avec tendresse. Il doit parler une dernière fois, une phrase capitale à lui rappeler en mémoire avant de conclure. Alors brisant le silence, il se jette à l'eau.

      "- N'oublie pas la signification de ton nom Jaga. Ta mère ne t'a pas appelée Jahanara qui signifie dans votre monde "Reine du Monde", ni Jagaddevi : "Déesse Universelle" ou "Déesse du Monde", mais bien Jagabamda qui signifie bien, "Mère de l'Univers". Cet Univers d'où il est question, il n'est pas seulement l'Univers dans lequel nous vivons, cet "Ensemble de tout ce qui existe", la Galaxie, le peuple. Cet Univers, c'est le tien, là où tu ne te sens pas tirailler, là où tu t'épanouiras et d'autres s'épanouiront avec toi. Il est là, l'enjeu, la motivation qui te mène à la passion." Rien de grand dans le monde ne s'est accompli sans "Passion", car c'est la passion avec laquelle tu vis ta vie qui détermine l'ampleur de tes réalisations."

      Sur ces mots, Jagabamda se jette au coup du Conseiller Dorf tout en resserrant ses bras dans une étreinte, un geste presque enfantin, elle lui murmure au creux de l'oreille.

      "- Tu es le meilleur "Taou" du monde"

      Le sujet est clos. La jeune femme se blottit dans les bras de son "Taou" comme à la belle époque. Tous deux s'installent pour contempler la voûte stellaire en se racontant des anecdotes passées et présentes. La fin de soirée s'égraine lentement pointée par quelques éclats de rire par-ci par-là.

      Il ne lui reste plus que quelques heures pour profiter du sommeil. Elle se laisse glisser sous ses draps, avec une idée en tête " - Ces quelques jours éloignés de tout ça, m'ont permis de me poser et de faire mûrir ma décision de tout quitter. Je vais suivre les conseils donnés ce soir et après à voir. S'éloigner de la Politique, s'éloigner de la République, Partir et tracer ma route. Pourquoi pas ? Le temps nous le dira." Sur cette dernière pensée, la voilà au pays de ses songes, laissant derrière elle, les tracasseries quotidiennes
        
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        #3

        Post n°3
        Auteur : Jagabamda

        - « On y va ! On coupe tous les poils du défunt : cheveux, barbe, etc., ainsi que ses ongles ... On le baigne, on le pare... » Annonce la voix féminine. Un corps étendu est préparé comme une offrande aux dieux.
        La voix se déplace dans autre pièce puis ordonne avec la même sonorité et tranquillité ses exigences :
        - « Qu’on me prépare de l'herbe sacrificielle, du lait caillé et du beurre fondu en quantités suffisantes. »
        - « Peut-on transporter... à présent... les trois feux sacrificiels et les ustensiles rituels du décédé, vers le champ crématoire ? » Fait une jeune fille à la plus âgée
        - « Oui ! Il est l’heure » Répond celle-ci
        Le mort, baigné, nettoyé et habillé de vêtements frais, suit, porté en cortège par le plus grand nombre possible d'adultes, hommes et femmes en groupes séparés. Au pied gauche du cadavre ainsi porté, est attaché un animal, un Choreamnos. La peau de cet animal femelle servira à couvrir le cadavre pendant la crémation. Les gens de la famille suivent : ils portent leur cordon sacrificiel noué autour de la taille, ont les cheveux défaits. Les plus âgés sont en avant, les plus jeunes en arrière.


        Lorsque le cortège arrive au « champ » crématoire, la prêtresse en charge des rites funéraires tourne par trois fois autour de l'emplacement choisi, de la droite vers la gauche, puis elle asperge ce dernier d'une eau sacrée au moyen d'une branche d'un arbre sacré en récitant un couplet :
        - " Écartez-vous ! Partez ! Allez-vous-en d'ici ! Les Mânes ont préparé cet endroit pour lui, Yama lui donnera un séjour de repos paré de jours, d'eaux et de nuits ! "

        Tant de rites préliminaires sont effectués par la grande "Prêtresse", ils sont souvent en nombre de trois. Lorsque quelqu'un vient de mourir, on doit choisir l’emplacement. Celui-ci doit être incliné vers le sud. Au coin sud-est de cette place, sur le tertre, on place le foyer Offertoire, au nord-ouest le « Dominical », au sud-ouest le « Méridional ». Ensuite, l'officiante prépare entre les feux le bûcher funéraire. Sur le bûcher on place l'herbe sacrificielle et la peau d'une bête noire, la fourrure vers l'extérieur. A présent, ils peuvent installer le corps du défunt transporté jusqu’ici en respectant scrupuleusement, le Nord « Dominical ». Couché sur le dos de façon à avoir la tête au sud, le visage tourné vers l'Offertoire, c’est ainsi qu’il est déposé. A droite du bûcher, le Choreamnos y est attaché. Puis l'on invite la femme du défunt à se coucher près de lui. Immédiatement, le Conseiller Dorf invite l'épouse à se relever en récitant dans le dialecte funéraire :
        -" Lève-toi, femme ! Viens au monde des vivants ! Viens là ! Ne reste point étendue près de lui ! Te voici comme une épouse à qui son mari saisit la main, voulant la prendre auprès de lui ! "

        Comme le défunt était un "kshatriya" (un noble, un guerrier), on place alors son arc, son blaster et ses diverses armes sur le bûcher auprès de lui et, de la même façon, on les en retire immédiatement tandis que la prêtresse récite la stance suivante :
        "- Je prends les armes de la main du mort, pour la victoire, et le prestige, et la vaillance ! Là où tu es, et nous ici, triomphons de toute attaque, de toute embûche !
        L'arc et les armes sont alors brisés et les morceaux sont répandus sur le bûcher. Puis La prêtresse se retourne, fait quelques pas en direction de Jagabamda lui remettant un pistolet blaster ainsi qu'un vibroépée. La jeune fille, tout de blanc vêtue couleur traditionnelle du deuil accepte l'offrande. Tout comme elle acceptera les deux pierres de meule et ceux des ustensiles rituels faits de cuivre, de fer et de terre cuite. Habituellement, c'est le fils du défunt qui doit conserver pour lui ces éléments, mais Jagabamda a été destinée depuis sa naissance à ce rôle de relève qui lui revient de droit dans sa dynastie.
        Des ustensiles rituels sont placés à des endroits stratégiques sur le corps du défunt, des paroles prononcées dans le dialecte funéraire par la prêtresse sont dites pour faciliter le passage : dans la main droite la cuillère principale, dans la gauche une subsidiaire, à son côté droit le glaive de bois, à son côté gauche la louche de « l'agnihotra » (oblation au feu des brahmanes), sur sa poitrine on place une autre louche, sur sa tête les récipients, sur ses dents les cinq pierres à presser le « Soma » (une liqueur, substance alcoolisée pour le rituel) et de chaque côté de son nez on y dépose deux petites cuillères ; puis sur ses deux oreilles on y pose deux plats à gâteau. Arrive la partie du ventre sur laquelle une coupe d'argile y est posée. Sur ses organes génitaux, la prêtresse place la cheville de bois tout en faisant signe à ses assistants de déposer sur les cuisses les deux morceaux de bois qui serviront à allumer les feux du sacrifice. Un troisième assistant dépose enfin sur les jambes du mort un mortier et un pilon, et sur ses pieds deux « vans » (sorte de panier plat tressé). Tous ces instruments déposés sur le cadavre qui présentent une cavité sont remplis de beurre moucheté préparé en amont, obtenu par le beurre fondu et le lait caillé mêlés.
        Puis vient le sacrifice du Choreamnos, les différentes parties de la bête tuée, sont placées sur des points importants du mort, par la prêtresse qui récite une novelle stance dans le dialecte funéraire. La fine membrane qui tapisse la cavité abdominale de l’animal est retirée puis déposée sur le visage du mort.
        - " Revêts-toi de ceci comme d'une cuirasse ; contre Agnim couvre-toi des graisses du Choreamnos ! De peur qu'agressif, dévorant, il ne te prenne, Agni, le Dieu ardent, qui désire brûler ! "
        A présent, c’est le tour des deux reins qui sont placés dans les deux mains du cadavre, le rein droit dans la main droite, le rein gauche dans la main gauche.
        - " Evite les deux chiens, les fils de Saramâ, corps bigarrés, quatre yeux ! Va par le droit chemin ! Va jusque chez ceux-là qui t'attendent là-bas, les Mânes qui festoient au palais de Yama ! "
        Sur le cœur du défunt père de Jagabamda, on place également le cœur de l'animal sacrifié. Enfin l'on dépèce l’animal « victime » et on le démembre. Chacune des portions ainsi obtenue est placée sur la portion correspondante du corps de cet homme que l'on recouvre ensuite de la peau de l'animal. Au moment où la prêtresse récite : - " Ne la renverse pas, Agni, cette coupe qu'aiment les Dieux, les hommes, buveurs de Soma ! Les Dieux boivent dans cette coupe ; les immortels y puisent leur ivresse !" ... Les eaux rituelles sont amenées par deux jeunes brunes drapées de blanc.

        Après un léger silence, l'officiante plie son genou gauche : -" Pour Agni, Svâhâ ! Pour Kâma, Svâhâ ! Pour le Monde, Svâhâ ! Pour Bonne-Grâce, Svâhâ ! " Fait-elle en offrant quatre oblations dans le foyer Offertoire. Puis, une cinquième est versée sur la poitrine du défunt : - " En vérité, tu naquis de ceci ! De ceci maintenant tu renaîtras ! Raichand ! Dans le Monde de la Lumière ! Svâhâ ! "



        Ceci fait, la prêtresse donne l'ordre de raviver les trois feux en même temps. Il est dit que si la flamme de l'Offertoire atteint la première le corps du défunt, celui-ci atteindra le Monde de la Lumière et y prospérera, tout comme sa descendance prospérera ici-bas. Si les flammes des trois feux atteignent ensemble le corps du défunt cela signifie pour lui le plus grand bonheur possible. Pendant que le corps se consume sur le bûcher, la prêtresse continue à officier :
        - " Va ! Va par les chemins anciens que suivirent nos premiers pères ! Les rois Yama et Varuna qui s'enivrent ici, tu les verras ! "
        On y dit que lors de la crémation du corps, l'âme entre dans la flamme, puis dans le jour, puis le soleil.


        Pendant que ce corps se consume, la maîtresse de cérémonie récite un autre verset :
        - « Ces vivants que voici se séparent des morts ! L’offrande aux Dieux nous fut aujourd’hui bénéfique. Nous allons au-devant de la danse et des rires, étendant devant nous notre durée de vie. »
        Ceux présents à la crémation tournent ensuite autour du champ, de la droite vers la gauche, puis s'éloignent sans se retourner.

        Arrivés à un étang, Jagabamda tout comme les autres s’y plonge une seule fois puis en sort. Elle prend de l’eau dans ses mains. Tout comme ceux qui assistaient à la cérémonie, elle laisse couler cette eau en disant : « Raichand, de Telos et du clan des Dorf, cette eau est pour toi ! ». Les membres de la famille du défunt doivent effectuer à présent des pratiques de purification pendant ce laps de temps après cette crémation car la mort pollue. Assise au bord du lac, Jagabamda regarde sa mère ainsi que les autres membres de la famille. Ses gestes se mélangent aux leurs. Alors d’un mouvement, tels des automates, ils changent de vêtements en rejetant au loin vers le nord les anciens, puis tous restent assis ainsi sans bruit au bord de l’eau jusqu’à la nuit tombée et l’apparition des étoiles. La jeune ambassadrice ne peut s’empêcher de se remémorer cette cérémonie vécue quelques moments avant ce retour sur Telos. Onderon et sa « Journée de mémoire », elle lève la tête vers les cieux essayant de s’imaginer quelques lampions illuminés de mille feux au dessus de cette voûte étoilée. Ecarquillant les yeux, qu’est-ce qu’elle aurait aimé voir apparaître ces lampions dans ce ciel. Ce souvenir ne la quitte pas. Rien n’y fait ce ne sont que les étoiles. Ces scintillements au dessus de Telos avaient aussi leur charme mais n’égalent pas le spectacle auquel elle a pu assister dans le ciel d’Iziz...

        « -Il est à présent temps de rentrer à la maison » Dit le Conseiller en se levant

        Tout en poursuivant un processus bien précis, les voilà sur le chemin du retour, en cortège, les jeunes en avant, les plus vieux en arrière. Les uns après les autres, ils doivent toucher une pierre, de la bouse, des grains d’orge frits, du sésame, le foyer, et de l’eau.


        La jeune femme aurait aimé consoler sa mère, mais on ne lui laisse pas le temps et celle-ci est entraînée par les femmes à l’étage. La Telosienne reste dans son mutisme, laissant oncles, tantes et employés de maison s’occuper de la pauvre veuve. Le monde s’est écroulé autour de la jeune femme, elle garde ses sentiments et sa peine au plus profond de son esprit et de son être. Elle ne doit en aucun cas les montrer. Cette nuit-là, point de cuisine de faite dans cette demeure, il est là une fois encore des coutumes à préserver après ce genre d’évènements. Ils se nourriront de mets préparés à l'avance. De même durant trois jours elle s'abstiendra de sel. De toute façon, Jagabamda n'a pas d'appétit, loin de ses pensées l’idée de se nourrir ou de grignoter. Le Conseiller peut essayer de la sermonner tant qu'il peut, mais c'est peine perdue. L'Ambassadrice ne cède pas...

        Profitant de l’intervention de l’Ithorien Abaca Cho-Do qui souhaitait s’entretenir un petit moment auprès de son oncle, Jagabamda s’éclipse afin de profiter de l’air frais du jardin. Ce soir, elle n’est ni Chancelière par intérim, ni Ambassadrice de Telos. Elle est juste Orpheline de père.** « Quand nos proches sont vivants, nous avons toujours l’impression que nous avons du temps pour leur parler, pour en profiter, mais ce temps nous rattrape et nous laisse seule face à nous-mêmes avec nos regrets. Quand un parent part, une moitié de nous part avec lui. »** . Elle se laisse guider par ses pas qui la mènent face à une souche. Il n’y a pas si longtemps de ça, un arbre trônait au cœur de ce jardin, un arbre d’une essence rare ensemencé lors de l’enfance de son père. Le même, plus jeune, planté lors de la naissance de la jeune fille portait ses branches avec fierté. Jagabamda le fixe un moment puis elle se dit qu’il sera coupé, lui aussi, et utilisé à sa mort pour le rite funéraire comme l’a été celui de son père il y a quelques heures, il alimentera le bûcher. Une envie de se tenir hors de la propriété la parcoure.... Marcher, marcher, encore et encore, seule avec ses pensés, seule avec sa peine... Elle sait bien que des cérémonies spéciales se tiendront après les quatrièmes, dixièmes et quatorzièmes jours du décès de son père, que cette période de deuil se terminera par le « Shubasvikaram », qui symbolise la complète acceptation de la mort du défunt et le retour à la vie normale, mais pour l’heure, elle n’en est pas là... Soudain le ciel se remplit, une goutte, deux gouttes.... Le ciel pleure avec elle...

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