Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Star Wars RPG

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    #1

    Post n°1
    Auteur : Mulder


    Spoiler : Identités




    Spoiler : Tenues :

    Lieutenant Mulder : Keffieh bleu foncé, tenue de voyageur marron (veste courte et ample et pantalon type "randonnée"), sac à dos beige.
    Major Scully : Keffieh rouge sombre, tenue de voyageur noire.




    L'air était sec, bien plus sec que dans les steppes de Cathar, là où florissait les hautes herbes de la savane et les arbres géants. De l'espace, le ton jaune de la planète m'avais fait immédiatement pensés aux tons orangers de la terre impériale mais je déchantai vite en comprenant que cette planète était tout simplement hostile à la vie. Une planète déserte ou la chaleur et le sable empêchait de cultiver quoi que ce soit.
    Sans une mauvaise herbe à l'horizon, ma première idée qui me vînt après avoir posé le pied à terre sur Tatooine fût de penser à l'instant ou je quitterais ce monde inhospitalier. Sur le trajet nous menant au point de rendez-vous, je pût "admirer" l'étendue de la misère de ce monde loin de tout, les dômes de pierres poussiéreux sans le moindre pot de fleur à la fenêtre.


    Le tatoo's drink... et dire que c'est la moins miteuse cantina de Mos City...
    Je n'ai pas envie de visiter les autres...


    Un repère de vermine et de dépravé, un véritable terreau pour la délinquance de la planète. Tatooine avait eu ses heures de gloire, ses heures de rébellion mais ici, le sable emportait l'histoire telle du pollen sur le dos d'une abeille. Les quelques années passées avaient rendu à la planète son visage initial : celle d'un désert aride et sans espoir.

    Une sonorisation grésillante diffusait une musique dépassée qui tentait vainement de couvrir les grognements et autre piaffement de la salle. La cantina était si peu éclairée qu'une pâquerette n'y pousserai pas et de toute manière, la taulière du Tatoo's Drink, une Askajiene toute en chaire, n'avais pas l'air d'avoir la main verte. Dans un coin sombre, donc (puisqu'il n'y avait que ça), accompagné du major nous nous sommes assis à une table libre sous le regard inquisiteur de la patronne et de la moitié de la pièce.


    Sûr que les étrangers, ici, on les flaire à 100 mètres


    Notre identité de couverture, fort heureusement, était également celle de lointains étrangers. Donc la seule inquiétude que nous pouvions avoir était de nous faire détrousser en bon voyageurs galactiques que nous étions sensé être.

    Je plains celui qui tentera de s'en prendre à la Major !


    Sous nos airs d'inspecteurs de culture d'humidité, nous n'étions pas venus les mains vides, loin de là. Nous devions mettre sur place un réseau aux racines ancrées dans les mondes républicains, pour l'instant, planté sur la mauvaise graine et bientôt sur les plus belles terres Fédérales. Le Secteur Corporatif étant la couverture parfaite pour distiller l'idéologie novatrice de l'Imperium : une puissance indépendante et ignorée de tous, assez avide de crédits pour susciter le mépris, mais en possédant assez pour ne pas être inquiété, que cela soit par les autorités Républicaines que par les malfrats locaux.

      :personnage4: - Avez-vous pris soin de mes roses ?

    Surpris par la soudaine apparition de l'individu qui venait de s'appuyer à notre table, la major et moi portâmes par réflexes nos mains à nos holsters. Mais entendant le mot de passe attendu, nous nous détendîmes quelque peu.

      - Je les abreuve tous les matins.

      :personnage4: - Bonjours agents, je vous ai trouvé les locaux que vous recherchiez, c'est un ancien atelier de pièces détachées, d'armes, vaisseaux ou véhicules. Je vous ai recruté une secrétaire qui vous attend sur les lieux, prête à travailler pour "le secteur corporatif".

      - Parfait ! Notre but premier sera d'en faire une affaire qui tourne, une affaire légale. Ensuite on fera en sorte de prendre contact avec les patrons de la pègre locale et on leur proposera de mettre leurs fond à l'abri du "secteur corporatif".

      - Mais il nous faudra recruter de la main d'œuvre, il serait plus simple de ne garder l'entreprise comme simple façade pour masquer des transactions de crédits ou les actions physiques.

      - Ce n'est pas qu'une simple planque, notre but est de labourer la planète, de déployer nos racines aux plus profond de la société républicaine pour que nous puissions faire croître nos branches en symbiose avec cette société.

    Au regard que me portait Massif et Scully, j'en déduisis que ma métaphore arboricole n'avait pas fait mouche.

      - Enfin bref, recrutons deux ou trois gros bras pour assurer la sécurité des locaux et la manutention des pièces. Un mécanicien et un ingénieur débauchés d'une autre entreprise et l'affaire est l'affaire est dans le sac.

      :personnage4: - Bien, voici l'adresse de l'ancien propriétaire du garage, un certain Gyver, allez le voir et convainquez-le de reprendre du service. D'accord ? ...

      - Hum ? Tiens tiens...

    A cet instant un énième homme fort alcoolisé entra dans le Tatoo's Drink. La seule différence avec les autres, qu'avait ce Tarro avait attiré l’œil de l'agent Massif. L'individu, visiblement éméché, titubant en grommelant d’incompréhensible parole.

      - Quitté ! Je les ai... lâché ces bouffons... la cause....pfff, qu'est-ce qu'ils y connaissent à la cause !... hé... beauté... sert moi un verre...

    Nous regardâmes le représentant local du BSI pour lui demander ce qu'il en était.

      - Un bon client pour vous...
      C'est Fallen, un ancien du Cerberus, un vrai génie de l'informatique, abandonné sur cette planète depuis la dissolution du groupe. Mais en bons soldats, l'équipe en place et resté en poste, attendant désespérément de nouveaux ordres.
      Mais récemment ils se sont tournés vers le grand banditisme en laissant de côté leur "cause". Comme il dit.


      - Un Cerberus ? Il reste donc des unités actives ?

    Le Major Scully me regarda. J'acquiesçai : nous pensions à la même chose.

    Rallier à nous les résidus du Cerberus... voilà qui est bien plus prometteur que la simple création d'entreprises bidons


    Comment faire en sorte que ces semeurs de troubles du temps de l'Empire, viennent à rejoindre la juste cause de l'Imperium ? Ces terroristes avaient été recrutés pour nuire aux Empires et à leurs exactions de Terreur et même si certain avait intégré le groupe pour des raisons pécuniaires, d'autres, et ça semblait être le cas du Tarro, s'était engagés pour une véritable idéologie anarchiste et anti-Impériale.

    Comment faire...


    A cet instant, une autre personne entra dans la cantina, aussi discrète qu'une panthère, aussi frêle et légère qu'une fleur de cerisier glissant sur le sol. Malgré sa grande taille, sa corpulence légère habillée de vêtements sombre la rendait presque invisible dans cette cantina. Et c'est justement sa démarche discrète qui m'interpella. Au milieu des pires rustres de la galaxie, une démarche aussi calculée que celle-ci me sautait aux yeux. D'autant plus qu'à travers son voile sombre, je pouvais voir sur qui son regard vert pomme était fixé... un certain Tarro bien plus arrosé qu'un Lotus un jour de mousson. Un certain Tarro loin d'imaginer la menace qui pesait sur lui.

    Les intentions du nouvel arrivant étaient claires et il fallait agir au plus vite si le SMERSH ne voulait pas passer à côté d'une occasion en or.


      - Scully avec moi. Ordonne-ai-je en chuchotant.

    J'avais totalement mis de côté notre couverture mais l'heure était à l'action, il était hors de question que l'on me coupe l'herbe sous le pied alors que je reprenais gout aux opérations de terrains. La situation était déjà critique et nécessitait une réponse franche et ferme, une réponse taillée pour des agents de l'Imperium.

    Je me levai et marcha sans détours vers la future victime, me frayant un chemin à coup d'épaule. Ne prêtant aucune attention aux désagréments que je pouvais causer.


    Pour une fois que ma carrure de clone me sert à quelque chose


    Quand j'arrivai à côté de l'agent de Cerberus, je le vis tétanisé par la peur et derrière lui, l'individu masqué lui chuchotant son extrême onction.

      - ... pas quitter le groupe... tu étais un soldat... tu l'étais...et bientôt … tu vas mourir en traître … ton cadavre pourrira dans le compost…...


    Je vis la lame dans la main gantée de l'assassin, prête à plonger dans la chair. Mais j'interceptai in extremis le geste fatal, empoignant le bras décharné de ma main droite. Je resserrais mes doigts sur son avant-bras du plus fort que je pusse, espérant ainsi faire lâcher prise l'individu. Peine perdue, je ne pus qu'empêcher ladite main de se retourner contre moi.
    Son regard de tueur braqué sur moi, je pus entrevoir son visage squelettique à travers son linceul sombre. Une jeune Yevetha, voilà qui elle était, une espèce alien rare mais connue pour sa brutalité et ses désirs meurtriers permanents. Elle siffla quelques mots en redoublant d'effort pour glisser son couteau dans mon torse.


      - Tu n'aurais pas dû te mêler de ça !


    De notre lutte, on ne devinait rien. L'arme cachée par nos vêtements, nous partagions le but commun de régler cette affaire discrètement, préférant ne pas alerter la populace présente dans le Tatoo's Drink puisque il semblait que le port d'arme était autorisé voir conseillé dans ce gourbis.

      - Voyons... il existe... des moyens plus... civilisés pour régler ses comptes... d'ailleurs... je crois que cela prend fin maintenant.

    Je souris et désigna de mon regard un keffieh rouge qui, de sa main, avait appuyé le canon de son Relby-k23 entre les omoplates de la femme squelette. Celle-ci, piégée me fusilla du regard et lâcha son couteau qui vint se planter dans le ruclon à l'origine douteuse qui servait de sol à la cantina.
    Sentant le vent tourner en sa faveur, Fallen, le Tarro, tenta de se faufiler pour échapper à cette impromptue réunion. Il tenta, car son état de déchéance physique me laissa largement le temps de sortir mon bâton assommant de l’intérieur de ma veste et de lâcher sur le Cerberien une décharge qui le fit s’écrouler dans mes bras.

      - Ourf...


    Son "Ourf" lâché involontairement stoppa immédiatement toutes les conversations en cours dans la pièce et tous les regards se braquèrent sur nous.

    Une seconde de silence... que je comblai aussitôt.


      - Il ne tient vraiment pas l'alcool, hein ? Annonçais-je à la patronne Askajiene, en lui lançant bien plus que de quoi payer la consommation de l'infortuné Fallen.

    Scully, collée à la Yevetha l'accompagna à la sortie tandis que je tentais de porter mon nouvel ami. Du coin de l’œil, je pût voir, ou plutôt ne pas remarquer l'absence de l'agent Massif.

    Un vrai fantôme ce type... j’espère que tous nos agents sont comme lui


    Une fois à l’extérieur, j'en vînt à préférer l'odeur de sueur infect de la cantina que l'odeur de brûle permanente qui empestait dans les rues de Mos City.

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      #2

      Post n°2
      Auteur : Mulder


      Spoiler : Identités




      Spoiler : Tenues :

      Mulder : Keffieh bleu, tenue de voyageur marron, sac à dos beige.
      Scully : Keffieh Rouge, tenue de voyageur noire.


        
       


      A la sortie de la Cantina, nous et nos "invités" nous sommes éclipsés discrètement dans les ruelles étroites et mal famées de la ville.
      La chaleur étouffante d'une fin de journée exceptionnellement chaude me gênait pour respirer. Le ciel prenait des tons orangers tandis que les deux soleils jumeaux s'en allaient mourir derrière l'horizon vacillant de la planète.
      Je suivais aveuglement le major Scully à travers des ruelles de plus en plus étroites, je me doutait que ma partenaire ne cherchait qu'à trouver un coin tranquille et désert pour s'expliquer avec nos "invités".

      Cela faisait bien 10 minutes que nous marchions et le poids de l'agent de Cerberus sur mon épaule se faisait sentir.


        - Hmmmrph ?

      *Déjà réveillé ? Il a du coffre le terroriste*


      Fallen reprenant connaissance, Scully fût distraite moins d'une seconde et la Yevetha en profita pour décocher un violent coup de coude à ma collègue. Loin d'être pliée en deux, elle encaissa sans soucis l'impact et y répondit par un violent coup de crosse sur le crâne de sa prisonnière. Cette dernière, sonnée, se retrouva le nez dans le sable.

        - Fais là parler, Sins, c'est ta spécialité, non ? Pendant que met notre agent au courant des dernières nouvelles de l'organisation...

      En une simple phrase, j'avais normalement distillé assez d'information à la Major pour qu'elle sache quoi faire tout en la mettant au courant de la teneur de la conversation que j'allais tenir avec l'agent Fallen. Elle attrapa l'agent squelettique par le col et l’entraîna, manu militari, en la glissant sur le sable brûlant dans une petite alcôve sombre qui serait parfaite pour étouffer les bruits suspects et les cris probable de supplication...

      *Je ne préfère même pas savoir comment elle compte s'y prendre pour soutirer des informations...
      Qu'elle que soit les informations a obtenir d'ailleurs.*


      Je déposai le Tarro qui se remettait de ses émotions sur le couvercle d'une poubelle malodorante, seule et unique fauteuil disponible à cet endroit. Je pris les devants sur la panique prévisible de l'agent qui était en train de se sortir du brouillard alcoolisé dans lequel il s'était plongé :

        - Agent Fallen ? Agent Fallen ! Réveillez-vous mon vieux.

        - Que-quoi ? Que me voulez-vous ! Qui êtes vous !

        - Hola ! On se calme !

      Je lui décocha un sourire comme j'en avais le secret, je ne mentait pas souvent, mais cette fois ci serait une "exception". Je devais sortir le bobard le plus convaincant de ma vie, aussi convainquant que possible puisqu'il impliquait de changer l'avenir de ce Tarro quarantenaire déboussolé pour que ses talents et ses connaissance du Cerberus serve les plans du BSI.

        - Agent ! Ressaisissez-vous ! Nous avons enfin remis la main sur vous, c'est pas pour vous voir fuir à cause d'une crise de panique !

        - Hein ? Qui ça nous ?

        - Ne faites pas l'idiot ! "Nous" c'est la cause qui à fait de vous ce que vous étiez avant de vous retrouver a faire le tour des comptoirs !
        La mécanique dont vous étiez l'un des nombreux engrenages loyaux jusqu'au jour on nous avons été mis à genoux...

      *Un air sombre et meurtri, voilà qui devrait appuyer mon petit speech*


        -Vous êtes ...

        -Du nouveau Cerberus, oui. Nous avons enfin pût renaître de nos cendres

      *Tel un phénix...*


        -Ecoutez-moi Fallen, nous vous avons enfin retrouvé. Et je sais que votre dévouement, quoique quelques peu distillé dans l'alcool reste invariable. Ai-je tord ?

        - Je... non... mais c'est que... toutes ces années... sans aucuns ordres...

        - L'organisation à été mis a mal je vous l'accorde, et le Joker y es pour quelque chose... La CSI et les Sith de l'Empire n'ont eut cas simplement briser nos fondations déjà chancelantes.
        Et même si on a cru un instant que la chute de l'Empire Sith signifiait la fin de la lutte, les actes de la République Fédérales, des Séparatistes et les sursauts des sith ... Ils ont convaincu certains d'entre nous de revenir.


        - Revenir ?

      *Un vrai perroquet... L'alcool quel fléau*


        - Oui, on a trouvé des soutiens, je degluti, comme pour simuler une pilule difficilement avalable.
        Des ... mécènes susceptible de nous financer. Ils croient nous manipuler, mais c'est nous qui nous servons d'eux pour arriver à nos fins.


        -Comment ça des mécènes ?

      Je sorti des plis de mes habits ma vraie fausse carte d'identification de la vraie fausse société bidon du secteur corporatif fabriquée de toute pièce par l'Agent Lewis, faussaire et falsificateur du SMERSH.

        -En effet Fallen, on utilise désormais le SC comme couverture, oui on a du faire des concessions pour en arriver là mais notre objectif reste le même qu'avant. Enfin ce n'est pas trop le lieu pour parler de ça... Nous avons... les ... heu ... les Hutts qui nous pistent. Ne nous attardons pas.

        -Je vous doit la vie, ça vous donne le bénéfice du doute.

        -La méfiance, c'est que nous maintiens tous en vie, non ?



        -NON !

      Comme pour appuyer mon invitation, un cri précédé de peu par un violent tir de blaster résonna dans la ruelle. Je fis irruption, mon DT-12 fermement serré dans la main, dans l'impasse "d'interrogatoire" du Major. A vrai dire, je savais déjà ce qu'il s'était passé, mais je me devais de vérifier par moi même.

      Je vis le major Scully, debout, droite dans ses bottes et son blaster fumant en main, en train de regarder froidement le corps encore chaud de la tueuse qui gisait au milieu d'un nuage de poussière encore en suspension dans l'air. Une brûlure noire et ensanglanté était visible dans la nuque de la jeune Yevetha, ses mains étendues le long de son corps et sa face posée contre le sable tatooinien.
      De cette position, j'en déduisis donc que la "malheureuse" victime devait être à genoux lors du tir...


      *Il n'y a, en effet, pas cent cinquante mille choses a en déduire...*


        - Ne restons pas là.

      Scully m’emboîta le pas, j'imaginai qu'à cet instant elle s'interrogée sur mon manque de réaction mais à quoi bon... Je ne pouvais pas dire que j'étais surpris.
      Dans la rue, Fallen s'était remis de ces émotions et, puisque il était toujours là, souhaitait apparemment rejoindre la nouvel "cause" que je lui avais miroité.


        -Monsieur Fredericsen..., dit t'il en me tendant la carte ID que je lui avais donné quelques secondes plus tôt.
        Enfin si c'est ainsi votre vrai nom...

        -Agent Fallen... la politique du confidentialité du Nouveau Cerberus n'a pas changé à ce sujet.

      Je m'en sortait assez bien, sans me vanter. Je m'étais servi de ce que j'avais assimilé quand j'étais en poste sur Cathar, c'est à dire des grandes lignes de ce que le Bureau savait sur le Cerberus. Pourtant si a l'avenir je souhaitais rester crédible aux yeux de Fallen, de ses ex-camarades et même de mes supérieurs, je devraient potasser un peu plus les dossiers à notre disposition...

      Ce n'étais pas rien, sur une opportunité, j'avais pris l'initiative de recruter des ex-agents de Cerberus en leur faisant croire qu'un nouveau cerberus venait de voir le jour. J'avais éluder les but de cette organisation factice, mais c'était le genre de vide que je savais qu'il faudrait rapidement combler.


      *Déjà : activer une cellule Cerberus sur Tatooine. Ensuite nous verrons pour le reste des terroristes rescapés*


      Nous nous éclipsions du quartier tandis que la nuit tombais sur Mos City, et, a mon grand étonnement. Personne ne fût attiré par le coup de feu. C’était à croire que cela était monnaie courante dans la bordure extérieure...

        - Et pour la suite ? La fille qui était venue me tuée était une recrue de mon "unité" sur cette maudite planète. D'autres me rechercherons.

        -Nous avons rendez vous avec un certain Gyver, ça vous dit quelque chose ?

        -Evidemment ! C’était le plus mécano le plus connu du Secteur, mais j'ignore ou il peut crécher. Par contre, je sais ou il sera d'ici deux heures.

        -Vraiment ? Et bien agent Fallen, vous voilà de nouveau incorporé depuis quelques minutes et vous vous montrez déjà indispensable !

      Mon trait d'humour, aussi gras soit il, fût reçu par un sourire forcé du Major et par le Tarro avec un rire un peu trop enjolivé par l'alcool.

        - C'est devenu un joueur invétéré de Pazaak, il rejoins la table du Tatoo's Drink tout les soirs après le tombé des soleils. On raconte que c'est en partie pour ça qu'il à dû céder son business de Garage Galactique.

        -Agent, merci bien
        Vous avez avez une planque pour passer la nuit en sécurité ? Vous n'aurez qu'a nous retrouver a cette adresse demain matin à la première heure, on vous détaillera les détails de nos objectifs


        -Bien monsieur, c'est - c'est un honneur d'être de nouveau au service de la Cause.


      Pour moi, le Cerberus était un groupe terroriste anarchiste qui ne jurait que par la violence et le meurtre. Mais l'agent Fallen parlait là de loyauté, d'honneur. C'était des notions que je partageais et que j'appliquais tout les jours au service de l'Imperium.
      Comment des terroristes de la pire espèce que ceux du Cerberus pouvaient avoir une once d'honneur alors qu'ils œuvraient pour un but sauvage de Terreur universelle ? Surtout que la Yevetha qui gisaient au fond de la ruelle semblait correspondre aux aprioris que j'avais sur ces gens. C'était... dérangeant...




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        Post n°3
        Auteur : Mulder

        Spoiler : Musique de la salle de jeu du Tatoo's Inc
        [Flash unavailable]


        [Règles du Pazaak pour néophyte]



        Voilà bientôt deux heures que nous attendions notre "client". Et je pouvais voir le regard exaspéré de "Sins Jecquill", l'agent de recrutement envoyé sur Tatooine à mes côtés pour permettre au "Secteur Corporatif" de "s'implanter" sur ce monde Républicain inhospitalier. Je lisais dans ses yeux des doutes infondés : elle craignait s'être fait trahir par le Cerberien fraîchement recruté, elle craignait tomber dans un piège comme le montrait ses incessants coups d’œil aux malandrins tous autant patibulaires les uns que les autres.

        Mais je voyais mal Fallen nous envoyer dans un guet-apens, tout d'abord parce qu'il avait une plus grande chance de survie à nos côtés qu'avec ses anciens camarades prêts à l'assassiner sans sommation mais surtout parce qu'aussi étrange que cela puisse être pour l'agent du BSI que j'étais : j'avais confiance en lui.


        C'est étrange de se sentir confiant envers une personne ne partageant, mais alors pas du tout ses idéaux


        En attendant le fameux Gyver, je passais le temps comme je pouvais, c'est à dire a l'une des tables de Pazaak du Tatoo's Ink. Il n'y avait pas foule ce soir : des joueurs invétérés et habitués pariait sans fin sur la table d'à côté tandis que je perdais, crédits après crédits face à un vieil homme qui m'avais, une heure auparavant, vendu à un prix exorbitant un jeu de Pazaak. Donc non seulement l'ancêtre m'avait allégé le portefeuille mais il persistait à me ponctionner, au fur et à mesure de nos parties "d'entrainement", le reste de mes crédits.

        Certes ce n'étais pas là mon solde d'officier que je dépensais, mais tout de même : ça restait inconscient de ma part de dilapider les crédits de mon employeur, même si comptait bien appâter notre client en jouant quelques instants avec lui.

        Ce n'étais pas sans exaspérer le major du D2I que je chaperonnais et qui, d'une certaine manière et bien que cela ne soit pas dit, me chaperonnais en retour en sa qualité d'agent des "affaires internes" des services Imperiaux. J'étais persuadé qu'elle hurlait intérieurement devant mon apparente infantilité et la désinvolture que je semblais porter à notre mission. Bien entendu, ce n'étais pas le cas et pour le coup, je m'en fichais un peu de connaitre l'opinion de ma subalterne.


        Sans doute à cause des galons qui me font la grosse tête


        L'attente ne dura pas, dans les bruissements et autre beuglement qui faisaient office de fond sonore dans la cantina, on put voir apparaître le fameux Gyver, un homme lambda en habit crasseux qui n'aurait en aucun cas attiré notre œil si mon "mentor" de Pazaak ne l’avais pas interpellé l'individu.

        Spoiler : Gyver, le mécano du "Garage Galactique"




          - Hey ! Mac ! Viens par-là !

          - M'appelle pas comme ça vieux schnock !

          - T'es de bonne humeur ce soir dit donc, ricane le vieux en se levant.
          Il y ce blanc-bec qui veut causer mécanique et Pazaak avec toi, je l'ai rincé mais c'est à toi qu'il veut refiler le fond de sa bourse
          , glissa le vieux joueur à son comparse mécano alors qu'il lui cédait sa place à ma table de jeu.

          - Vous savez, je ne suis pas aussi sourd que vous êtes sénile vieil homme !

        Cela vexa le vieux joueur de carte mais provoqua l'hilarité de Gyver, ce qui était une relative bonne chose, compte tenu de l'offre que je souhaitais lui faire et dont dépendait la reprise d'activité du Garage Galactique et implicitement la création d'une planque grand format pour le BSI.

          - Qu'est-ce que je peux faire pour toi, gringo ?

          - Déjà, que diriez-vous de faire une petite partie ? Je parle mieux affaires quand j'ai l’adrénaline du jeu, pas vous ?

          - Ah ça, mes plus beaux contrats se sont signés autour d'une table de jeu ! Vous me payez un verre ?

          - Volontiers monsieur Gyver, commandez ce que vous voulez.

          - Chérie ! Un Circuit Cider steuplait, sur la note de mon "ami". Vous ne buvez rien ?

          - Autant je joue gros en affaire, autant je ne bois rien... Pour l'instant, en tout cas.

        Le mécano ricana en lorgnant sur la poitrine de la patronne et sur la boisson, mélange d'alcool et d'huile de vidange.

        Pouah, mécanicien jusqu'au bout des ongles


        Sans pour autant montrer mon dégoût pour le liquide je mélangeai le paquet de cartes vertes servant de pioche.

          - Vous savez qu'on vous vante partout comme le meilleur garagiste du Secteur ? Enfin le "hic" c'est seulement partout en la 5ème rue et le gourbi qu'on appelle résidence du Sénateur. Du coup je me suis mis à douter de la renommée de votre parking galactique.

        Gyver recracha son breuvage sur sol sauvant par la même occasion sa gorge qui aurait purement et simplement pris une retraite anticipée si le liquide visqueux avait réussi à entrer en contact avec elle.

          - Je démontais les carburateur d'antigrav' quand tu étais encore au berceau, gringo, j'ai pas de leçon à recevoir d'un étranger qui a des mains aussi blanches que le cul d'un bébé bantha.


        - Bien bien bien..., on pouvait largement voir que je souriais sous le tissu qui me recouvrait le visage. Je pris l’initiative de tirer une carte pour moi, c’était un 10. Un départ bien rapide dans la recherche du 20 de victoire.

        - Je passe.

        - Tu passes ? Evidemment que tu passes blanc-bec. Qu'est-ce que tu me veux en fait ? A part me mettre en rogne. Il sourit en voyant le minuscule 1 qu'il tira de la pioche. Ça et la br**lée que je vais te mettre ici et maintenant.

        - Je cherche à mieux vous connaitre mon cher Gyver. Je tire moi aussi un 1, et le pose fièrement sur la table.

        - Humph, donc t'es qui gringo ? Un stalker amateur de Pazaak ? J'ai déjà assez de soucis pour ne pas t'avoir sur mon dos gamin. Rah ! , Un 10 pour lui, nous voilà donc au même stade : à 11 partout.

        - Amateur de Pazaak, je le deviens. Mais stalker ? Je l'ignorais. Appelez-moi comme ça si ça vous chante. Mais j'espérais que vous verriez en moi plutôt un... mécène...

        Et paf ! 3 pour moi. Je vais prendre l'avantage avec ça


          - Voyez-vous, en plus d'être un "gringo" arrogant. Mais je suis surtout l'homme qui en connait plus sur vous que vous ne semblez le penser... Et d'ailleurs je suis peut être ici pour régler vos "problèmes"

          - Qu'est-ce que tu baves étranger ? On est sur Tatooine ici, le troufignon de la galaxie. J'ai eu mes heures de gloires ici gamin, et je compte bien en avoir de nouvelles ! Tiens. Je reste !

        Il déposa un 8 pour lui et resta donc à un total de 19. Dur de gagner une partie contre un 19 alors qu'une somme supérieure à 20 pouvait me faire perdre cette manche...

          - Disons que l'entreprise que je représente cherche à investir sur ce ... troufignon... et votre Garage Galactique était de loin l'entreprise la plus lucrative de ce tas de sable.

          - J'te l'fais pas dire...

        Il semblait à la fois amusé par l’hameçon que je lui tendais, mais aussi contrarié par quelques souvenirs douloureux.

        A mon tour, voilà que je tire un 5 qui me met à égalité avec lui, mais c'est sans compter ma carte +1 qui je plaça sur la table, et qui me fit obtenir in extremis la victoire de cette première manche.


          - Hé hé, lançant libre court à une arrogance que je me découvrais. Ecoutez, ce n'est pas dans ce boui-boui immonde que vous allez retomber sur vos pattes mon cher Gyver. Bon sang, soyez un homme, et redevenez le mécano le plus en vogue du Secteur !

        Il soupira de mépris, il ramassa les cartes sur la table et se mit à les mélanger, pour prendre sa revanche au plus vite dans la seconde manche ou peut-être pour tenter d'ignorer mes paroles... Je semblais avoir visé juste pour son cas.

          - C'n'est pas vos ambitions qui vont dicter ma conduite, j'ai toujours été mon propre patron et c'est hors de questions que cela change...

          - Ne vous emportez pas voyons, je pris un ton mielleux, nous sommes entre humains civilisés et puis je ne vous proposais pas de devenir votre patron.
          Non ! Je vous aurez proposé plutôt ... une association, vous fournissez le talent et le travail tandis que je met les moyens nécessaires pour relancer le "Garage Galactique".

        Il s'interrompit dans son battage de carte et pris un air goguenard.

          - Dit donc blanc-bec, tu sembles bien sûr de toi, mais t'as oubliés que...

          - Je ne vous avais pas dit que vos anciens locaux avaient trouvé un nouveau propriétaire ?

        Il lâcha le paquet des mains et se redressa, poing serré sur la table.

          - Vous ?

        Je ne savais pas comment prendre son regard à cet instant, était-ce de l'espoir ? Du mépris ? J'aurais dit que tout cela traversait ses yeux pour m'arracher mes secrets. D'un sourire gêné j'effaçai tous les indices que j'aurais pût involontairement révéler sur ma mission ici. Pourtant, il n'insista pas. Il jeta un coup d’œil par-dessus mon épaule et se rassit, comme si il se décidait à battre en retraite face à mes alléchantes propositions.

        Je ne dois pas le laisser filer ! C'est la clé de voute de nos espoirs pour bâtir une planque solide !


          - Réfléchissez-y, Gyver ! C'est une chance que vous et moi ne pouvons pas ...

          - Allons, allons, ce n'est pas un lieu pour réfléchir ! C'est une salle de jeux, les seules choses qui ont leur place ici ce sont le destin et l'argent !


        La voix grave dans mon dos m'enserra l'épaule avec une force colossale. Ce n'était pas une geste d'agression mais plutôt... un geste rempli menace. A vrai dire, d'une piètre menace en comparaison avec les méthodes de l'officier sectoriel de l'Ubiqtorate, mais faible ou pas, une menace contre un agent restait un obstacle au destin de l'Imperium.

          - Et vous êtes ?


        Spoiler : Monsieur Shanning Tatoo, gérant de grande classe

        Spoiler : Chips et Barney, Weequays sans limites


          - Shanning Tatoo, propriétaire du Tatoo's Drink. Un ami de monsieur Gyver, n'est-ce pas monsieur Gyver ?

          - En effet monsieur Tatoo ...

        Le regard baissé prouve que ce n'est pas vraiment le cas...


        Un homme baraqué comme une armoire à glace me broyait gentiment l'épaule et était accompagné par deux Weequay à la carrure encore plus impressionnante mais à l'air éminemment niais qui semblaient plus occupés à se donner des coups de poings dans l'épaule qu'à remplir leur rôle d'intimidation. Ce que leur fit remarquer le fameux "monsieur Tatoo".

          - Chips ! Barney ! Arrêtez vos gamineries !
          Voyez-vous monsieur... ?


          - Monsieur Fr...

          - Peu importe en fait, voyez-vous, monsieur Gyver est ici l'un de nos plus fidèle client et la maison ne peut pas laisser les étrangers comme vous importuner notre clientèle.

          - Ca veut dire quoi "germinary" boss ?

          - "Gaminerie !" Triple andouille ! Et ce n'est pas compliqué, la seule chose que je vous demande c'est d'avoir l'air menaçant et de frapper tous les importuns !

          - Hum... Voilà, ces deux-là sont pas fut' fut' mais quand il s'agit de briser des os, ce sont des pros.


        Il venait de me souffler ces quelques mots dans le creux de mon keffieh, comme si l'utilité de ces gros bras avait besoin d'être précisée. Gyver ne donnait même pas les cartes et se contenter de les battre en regardant ses chaussures trouées.

          - Combien vous lui devez Gyver ?

        Pas de réponse.

          - Monsieur Gyver à quelques menues dettes chez nous, mais c'est un homme honnête qui a toujours su régler dans les temps.

          - Gyver, il vous prend pour un bantha à traire, vous le savez ? Vous allez finir esclave, vous et vos talents de mécanos hors pair.

          - Tait toi ! Si mes gars t'ont pas déjà fais sortir d'ici les pieds devant c'est parce que j'ai un minimum d'hospitalité et ... hé ?!


        La pression de sa main qui commençait à s'accentuer sur mon épaule se relâcha soudainement.
        Il se redressa petit à petit sur la pointe des pieds, comme pour fuir le canon du Relby-k23 qui remontait entre ses jambes.


          - C'est un importun ça, boss ?

          - C'est une fille, c'est pas un portun, idiot !

          - Comment ça idiot ?

          - Qu'est-ce qu'on fait boss, on la frappe boss ?

        L'élégant gérant, qui ne l'était plus tant, ne pouvait plus se grandir et le blaster, lui, faisait pression… ce qui le poussa à répondre.

          - Non ! Nonononon ! Ça c'est ... une amie ! Héhé !

        Le blaster disgracieux en profita pour lui souffler de faire sortir les gorilles.

          - Heu... On peut discut... ok ! OKAY ! Heu... Chips ? Barney ? Allez m'attendre à l'entrée s'il vous plait...

          - Mais, boss ? Et les Emportins ?

          - Laisse les emportins ou ils sont et file !

          - Okay okay boss.

        Ils s'éloignèrent tout penaud en reprenant leur jeux de tapage d'épaule.

          - Elles sont bizarres les amies du boss quand même non ?

          - C'est plutôt le boss qui a des goûts bizarre ?

        Des esclaffements étouffés de pré-adolescent accompagnèrent les deux hurluberlus à l'extérieur de la miteuse cantina. Scully pût donc relâcher la pression sur monsieur Tatoo mais elle laissa glisser son canon le long du gérant pour finalement le loger contre ses côtes.

          - Vous êtes combien comme ça ?

          - Assez mon cher Gyver, assez pour vous garantir un futur travail loin des ennuis causés par des escrocs en costards. Et assez pour essuyer vos dette dans ce "luxueux" bar miteux. N'est-ce pas monsieur ... ? Oh et puis… peu importe les noms... Alors ?

        Le type me dominait d'une tête mais malgré le sang qui bouillonnait sur ses pommettes, il n'avait plus le contrôle de la situation, si seulement il l'avait eu un seul instant.

          - Vous vous prenez pour qui ? Les étrangers qui débarquent, ils en ont des grosses mais il ne faut pas longtemps pour que le foutu sable de cette planète vous les réduisent en miettes !

          - Je prends ça pour un accord ! Parfait ! Monsieur Gyver ? Je crois que vous n'êtes plus le bienvenu ici, venez, on vous raccompagne et on finira cette trépidante partie de Pazaak à votre atelier.

        Je glissais, en partant, un dernier mot au gérant qui fulminait contre notre intervention :

          - Prend garde Shanning, tu ferais mieux faire attention à l'état des tiennes plutôt que de t’inquiéter pour celles des étrangers.

        Sa main se porta inconsciemment sur son entrejambe, comme pour se protéger d'une catastrophe irréparable. Je me retins pour ne pas éclater de rire, ce qui ne fût pas le cas de Gyver qui avait entendu mes quelques mots biens placés.

        Je prends un peu trop de plaisir dans cette mission, et je dois avouer que malmener ainsi des gens ignobles comme ce type... c'est jouissif !


        A la sortie, mes associés et moi croisèrent les deux larbins sans cervelles et je réalisa que jamais; de ma courte existence, je n'avais rencontré d'êtres aussi ... dénué d’intelligence. Ce n'était pas péjoratif, je mettais un point d'honneur à mettre toutes les personnes que je croisais sur un pied d'égalité. Mais ces deux-là ... brillait par l'absence complète de logique et de lucidité dans leurs actes et leurs pensées. Et si la nature leur avait oublié un cerveau, elle avait compensé le manque par une musculature et une force peu commune. Des gros bras qui méritaient parfaitement leur titre. Des gros bras qui serait facile à embaucher.[color]

        Manipuler c'est même pas un terme valable pour ces deux gus, c'est presque leur rendre service de penser à leur place


        Certes pas pour aider Gyver dans sa mécanique mais plutôt pour éloigner les gêneurs éventuels de notre affaire. Car avec un pseudo-Cerberus en éveil, une cellule de l'Imperium et un atelier de réparation d'envergure planétaire à remettre sur pied... les gêneurs n'allaient pas manquer.
        Et Tatooine n'était pas le lieu idéal pour faire débarquer la Grande Armée Impériale en renfort... non, Sur Tatooine, il fallait jouer le jeu local et donc, il fallait mieux jouer avec des pions locaux.

        Les deux géants Weequay se chamaillait comme des enfants à la maternelle, celui avec un paquet de crotte de Bantha séchés et salées découpées en lamelles défendait les qualités gustative de son met préféré tandis que l'autre racontait le plaisir qu'il avait à regarder une série holographique pour enfant qui avait pour personnage principale un saurien ami des enfants.


          - Bonjour messieurs, vous, vous êtes Chips et vous, c'est Barney, c'est bien ça ?

          - Hé comment vous avez deviné ?

          - Ca c'est un secret !

          - Dites monsieur, vous êtes un importuns ? Parce qu'il faudrait qu'on tabasse tous les importuns que l'on croise.

          - Ah non ! Je ne suis pas un importun ! Mais je suis plutôt un ami qui peut vous rendre riche !

          - Riche ? Comment vous feriez ça ?

          - Facile ! Je vous offre le double de ce que monsieur Tatoo vous payait, et laissez-moi devinez … il ne vous payez pas ?

          - Ah oui, vous avez encore raison ! Ça fait combien, du coup le double ?

          - Heu... j'sais pas...


          - Le double, ça fait ... Beaucoup ! ^^' Je les entraîne avec moi, en souriant.

          - Imaginez un peu ! Le double de Chips ! Le double d'épisode d'aventures de Barney le Dinosaure ! Avec le Double d'argent vous pouvez... je ne sais pas... acheter le triple de tout ça !

          - Et c'est beaucoup ça ? Le triple ?


        Je souris de plus belle et accompagna nos futurs nouveaux videurs vers le Garage Galactique, tout en leur vendant du rêve. C'était plaisant de voir des étoiles dans les yeux d'enfants de 5 ans, même si ils pesaient 150 kilos de muscles.

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