Changement de direction
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Post n°9
Auteur : Lemsli UmbraUne breve latence. Si le cathar avait parlé de lui à la troisiéme personne, il se doutait que personne n'était dupe. Il avait tombé de le masque. Le lieutenant qui lui faisait face ne s'y trompait pas... La rupture soudaine avec la Force aprés son départ était clair. Les hommes qui lui faisaient face n'avaient aucune confiance en lui... A juste titre d'ailleurs, meme si le cathar ne leur voulait pas de mal. Umbra commencait à devenir vraiment nerveux, s'il pouvait cacher son trouble en incarnant cet insupportable jedi qu'il avait créé en 15 secondes, c'était de moins en moins vrai. L'absence de son ravisseur avait laissé le temps au cathar de changer sa strategie, et de prendre un petit repos mental. Jouer ce role ne lui servirait à rien tres rapidement, et ca lui faisait perdre ses moyens, il devait dépenser de l'énergie à la fois pour jouer un role, et également se concentrer sur ce qu'il se passait. En outre, on venait de lui couper son lien avec la Force. Il était chevalier impérial, il tirait sa force de sa discipline, et de son sens du devoir. Le visage du cathar se ferma et il se mit à fixer dans le vide. Il avait avoué sans le dire qu'il était bien le chevalier Umbra, autant tenir son rang.
Le lieutenant revint dans la salle, où ils étaient desormais 4. Le numero du "jedi" avait du passablement irriter les impériaux. Les soldats supplémentaires devaient etre la pour intimider le prisonnier, voir le passer à tabac. Lemsli ne put s'empecher de penser que depuis qu'il s'était engagé, il avait rarement autant été menacé, passé à tabac et emprisonné... Meme si pour une fois, c'était par les siens.
"Votre petit numéro de Jedi égaré ne tient pas la route Commandant. Vous faites un bien mauvais menteur, vraiment. Et je vais me faire un plaisir de vous expliquer pourquoi. Vous prétendez être un Jedi. Vous prétendez représenter la loi sur Tatooine, au nom de la République. Je vois là deux mensonges grossiers. Reprend l’impérial à la peau noire en venant s’installer en face du prisonnier. D’une part, être Jedi sur une planète grouillant de chasseurs de primes et de tueurs à gages prêts à vous capturer ou vous faire la peau me semble être d’une stupidité sans nom… Surtout quand on sait le prix que vaut un Jedi depuis qu’ils se font rares… D’autre part, déclarer représenter les forces républicaines locales en ayant parfaitement conscience que vous travaillez pour un pseudo-shérif qui fait parti du crime organisé est une énorme erreur. La mort de quelques voyous censés représenter la loi est une bonne chose, pas une mauvaise. La République nous remerciera probablement de faire le ménage pour elle ! "
Umbra n'eut pas la moindre réaction. Il savait depuis un moment qu'il avait commit une enorme erreur quand il avait dégainé son sabre contre les truands de tatooine. Il l'avait su au moment où il avait allumé sa lame, et depuis, il ne pouvait s'empecher de se maudire. Ca avait été grossier, ca lui coutait désormais horriblement cher. Il aurait du suivre des formations auprés du BSI pour mieux réussir sa mission, il n'était qu'un soldat apres tout.
"- Soyons sérieux deux minutes voulez-vous ? Laissez-moi résumer... Continue l’officier des services de renseignements. Un Jedi qui prétend représenter l’autorité républicaine sur un monde ravagé par la corruption et connu pour être dirigé dans l’ombre par la Pègre Hutt, ayant pour supérieur un parrain du crime organisé et ayant connaissance de ce fait… Ce n’est pas là le portrait rêvé pour un Jedi n’est-ce pas ? J’y vois là le profil d’un mercenaire… Ou d’une raclure ayant été banni de l’Ordre, mais sûrement pas le portrait d’un véritable Jedi. Ajoutons à ces éléments douteux votre prétendu relation avec Lemsli Umbra et nous avons là un parfait discours baratineur. Quelle est la probabilité, dans notre vaste galaxie, que deux Cathars sensitifs se retrouvent au même endroit dans le même laps de temps, le tout sur une planète paumée où ils peuvent être la cible de primes diverses et variées ? Cette probabilité est quasi nulle. De même, nous savons que Lemsli Umbra s’est déjà fait passer pour un Jedi par le passé... Et puis ces menaces de guerre parce que l’on vous a enlevé… "
Quelle est la probabilité pour que deux cathars sensitifs se retrouvent au meme endroit... Les probabilités... On perd des guerres en estimant que tel événement est improbable, le BSI sous l'Omega avait bien estimé qu'il était improbable de voir un déchainement de forces semblable à ce qu'il s'était passé sur la Forge... Bienvenu dans les 5% de marge d'erreur ... D'autant que les jedis niaient le hasard... Mais bon, on s'approchait plus des superstitions, et ca ne fairait pas avancer le débat... Meme si Umbra eut un tres bref et tres léger froncement de sourcils désapprobateur. En revanche Lemsli fut surpris de l'anecdote du lieutenant. Le chevalier ne se souvenait pas avoir parlé ce détail aux autorités... Meme si sa mémoire pouvait le tromper. La CSI avait communiqué son dossier aux autorités impériales ? Ou alors le lieutenant avait sacrément potassé ses fiches pour évoquer un évenement comme celui-la.
[b[color=#666666]]"Vous semblez nous prendre pour des amateurs. Mais croyez-vous réellement que nous sommes du genre à laisser des traces derrière nous ? Pensez-vous que nous puissions laisser des témoins et des preuves évidentes de notre présence ? Demande l’officier impérial sur un ton moqueur. Je doute déjà que le gouvernement local ait un quelconque intérêt pour le taudis dans lequel vous vous êtes caché, mais je doute d’autant plus de l’intégrité de ses représentants. Tatooine n’est pas l’endroit le plus sûr, et sûrement pas l’endroit le plus vertueux. Avec quelques pots de vin, on se fait de nombreux amis… A l’aide de chantage, on s’assure de la coopération de quelques réfractaires… Et en usant de la force, on réduit au silence les plus bavards. Croyez-moi, personne ne viendra vous chercher ici. Et il n’y aura aucune guerre entre la République et l’Impérium. Quelle dommage n’est-ce pas ? Je comprends votre… Déception." [/b]
Son bluff n'avait pas marché... Mais la encore ca semblait hasardeux. Mais il était vrai que la corruption faisait son oeuvre, et Lemsli était forcé d'en convenir, ces incapables ne feraient probablement rien pour enqueter... Comme ils n'avaient rien fais quand Oreille Ana avait fait liquider son rival qui était également des forces de l'ordre. Ce n'est pas comme s'il avait grand espoir de toutes facons.
"- Vous prétendez ne pas être Lemsli Umbra. Peut-être que vous avez raison… Peut-être pas. Personnellement, j’ai tendance à croire que vous êtes ce fameux déserteur. Nous aurons bientôt la réponse de toute manière... Lâche mystérieusement le lieutenant avant de reprendre plus froidement. Nous avons prélevé un peu de sang lors de votre… “Sommeil”. Et il se trouve que cet échantillon est parti pour analyse… Nous pourrons donc bientôt savoir si votre ADN correspond à celui du commandant Umbra. Je vous conseille donc de passer aux aveux directement… Ne perdons pas un temps qui peut s’avérer précieux voulez-vous ?"
Et on y était. Sa "couverture" de jedi était donc définitivement grillée. Soit c'était pour maintenant, soit il faisait le zouave et il pouvait toujours esperer s'évader par la suite. Sa mission n'était manifestement plus d'actualité, néanmoins, elle restait top secrete... Et sauf ordre contraire elle restait d'actualité... Néanmoins il fallait parfois faire preuve d'initiative.
Umbra poussa un léger soupir, baissa la téte et clot ses yeux murmurant une malediction contre sa propre incompétence. Il prit une longue respiration puis planta son regard bleu acier dans les yeux du lieutenant.
"Je suis un chevalier de l'Empire, j'ai prété serment de servir l'Empire et l'Empereur. Si l'un n'est plus, l'autre demeure, et je respecterai mes voeux, peu importe ce qu'il m'en coute. "
Umbra marqua un pause afin de jauger son interlocuteur. Il lui semblait vaguement que son oeil brillait, peut etre savourait il le fait qu'enfin le cathar passait à table et cessait afin de les prendre pour des anes. Ou alors, l'officier était fatigué et luttait pour ne pas roupiller.
"Je suis bien le commandant de l'armée impériale, Lemsli Umbra. Vous etes libre de penser ce que vous voulez de moi, peu m'importe. Sachez juste que nous sommes dans le meme camps, et que je ne peux vous fournir de réponse que vous jugerez satisfaisante, sans mettre en péril mon serment et autre chose. Je peux peut etre vous apporter quelques éléments de réponse mais uniquement en privé, à la personne la plus gradée de la zone et à l'abri des cameras, magnetophones ou autre, il en va de la sécurité de l'Imperium. Si vous ne souhaitez pas accéder à mes requetes, soit. Je comprends le manque de confiance. Néanmoins, sachez que je n'ai jamais levé la main sur un imperial. Je suis complétement désarmé, je ne peux rien vous faire."
Umbra se tut un instant. Il était tenté de demander à ce que si ses demandes étaient refusées et qu'il devait passer entre les mains d'un bourreau, ou d'un tortionnaire, qu'ils veillent à ne pas l'amputer pour pouvoir reprendre le service actif. Il ne le fit pas, il était chevalier et restait fier et debout en toute circonstance.
"Si vous choisissez de m'éxecuter...J'aimerais formuler le voeux d'étre éxécuté comme un soldat... C'est tout ce que j'ai à ajouter je pense"
Sa derniere phrase n'avait pas eut autant de fermeté qu'il l'aurait désiré. Mais la perspective de se faire éxécuter avant ses trente ans n'étaient pas réjouissante... -
Post n°10
Auteur : Super PNJLe premier acte se termine… Les masques tombent ! L'individu appréhendé avoue être le chevalier Lemsli Umbra. Le lieutenant n’a même pas eu besoin de recourir à la torture pour faire parler ce sale petit déserteur… Une chose qui semble le décevoir dans un premier temps, puis le satisfaire par la suite. Tout le temps qu’il peut économiser et passer hors de Tatooine est bon à prendre. Ce maudit tas de poussière n'a rien d'intéressant. L’agent du Département Investigation et Interrogation esquisse l’ombre d’un sourire. Il est grand temps de passer à l’acte deux… Celui des grandes révélations ! L'Ysalamir a peut-être eu son petit effet finalement... Même si l'on peut encore douter de son utilité.
- Vous exécuter ? Voyons Commandant… Le Bureau de la Sécurité Impériale est bien plus fourbe que cela. Nous nous assurons d’abord d’obtenir des aveux complets avant d’envisager la moindre exécution... Répond sur une pointe d’ironie l’officier impérial.
L’homme à la peau noire se vautre dans sa chaise en poussant un soupir d’aise.
- Agent Stan, avez-vous quelques cigarettes à partager avec nous ? Demande alors le lieutenant.
L’autre ne répond rien et se contente de sortir de son imperméable un paquet de cigarettes ainsi qu’un briquet. L’individu appartenant au Département Investigation et Interrogation coince une cigarette entre ses lèvres, puis interroge le Cathar d’un simple regard. Souhaite t-il fumer pour se détendre et faire évacuer un stress qui doit s’empirer de minute en minute ? Bien qu’adoptant une attitude plus “chaleureuse”, l’officier impérial garde en vue son principal objectif. Et son blaster ne quitte pas le dessous de la table. L’agent Stan vient allumer la cigarette de son supérieur, puis se retire dans l’ombre de la pièce.
- Écoutez Commandant… Puisque vous vous montrez désormais coopératif… Je pense pouvoir vous faire une fleur. Indique l’étrange type entre deux bouffées. Vous voulez parler en comité restreint… Je comprends. Mais je ne peux malheureusement pas me permettre de risquer ma vie et compromettre ma mission en restant seul avec vous. L’Agent Stan restera donc pour nous tenir compagnie. Mais soyez assuré, si vous acceptez ces termes, que tout ce que vous pourrez dire restera entre ces quatre murs.
Dans son dos, l’agent vêtu d’un imperméable n’émet aucune objection. Son visage n’exprime rien. Mais il y a fort à parier, silencieusement, qu’il pense que cette idée est tout sauf bonne. Quoi qu’il en soit, le lieutenant congédie les deux soldats de l’Agence de Contre-Terrorisme Universel d’un simple geste de la main. Les commandos de la Task Force 333 quittent la pièce sans un mot. L’on pourrait croire que l’air de la salle aurait pu se réchauffer suite à ce départ… Mais d’un certain point de vue, rendre ce petit entretien plus “confidentiel” ajoute un côté bien plus glauque. Peut-être que les deux hommes appartenant au Bureau de la Sécurité Impériale seront plus enclins à se livrer à quelques pratiques douteuses et cruelles sans la présence de soldats pour les observer...
- Vous me parlez de respect des voeux… De serment. Mais la question que nous sommes en droit de nous poser est la suivante : Pourquoi un chevalier impérial et officier de surcroît, qui se dit loyal à l’idéologie impériale, se retrouve à déserter et à mentir ? En vient à s’interroger le lieutenant. Je ne vois, pour l’heure, que deux possibilités. Soit vous essayez de sauver votre peau d’une manière bien ridicule… Soit quelqu’un vous a donné une mission secrète...
Dans les deux cas, Lemsli Umbra va devoir fournir des explications convaincantes s’il désire s’en sortir en un seul morceau. Comme le dit si bien le présumé traître, il en va de la sécurité de l’Impérium. De ce fait, les agents n’hésiteront pas à employer tous les moyens nécessaires pour faire parler le chevalier impérial déchu. Surtout s'il faut en passer par la violence...Spoiler : Spoiler
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Post n°11
Auteur : Lemsli UmbraUmbra fermat un instant les yeux et prit une grande respiration. Ils essayaient bien de l'effrayer, il n'y avait pas à avoir peur de mourir pendu comme un traitre. Apres avoir décliné poliment la cigarette qu'on lui proposait, Il observait dans le plus grand des calmes l'officier, attendant la fin du discours de l'officer, quand un mot le surprit et le retourna. "Mission secrète"... Quelque chose clochait... Pourquoi finalement abordé cette solution. Le chevalier impérial fronca les sourcils et se mit à reflechir à toute vitesse. Soit son geolier avait des informations que Lemsli ne connaissait pas, soit il lui tendait un piege. Il devait prendre impérativement une décision... Soit il continuait sur sa lancée et pouvait esperer d'avoir la pseudo confiance des impériaux, soit il bottait en touche, et retour à la case départ. Il devait gagner du temps et réflechir un peu...
" Vous me faites douter soudainement, amorca doucement le cathar, j'ai l'étrange impression que vous me tendez un piege là... Comme une séduisante échappatoire qui va se refermer sur moi en me broyant au passage... Permettez que je fasse le point un instant... Vous m'expliquez depuis tout à l'heure que je suis un traitre à ma patrie, ce que je peux entendre notez le bien, vous me menacez de mort et vous faites pression pour que j'avoue quelque chose... Vous ne dites pas mission secrete car vous avez des renseignements... Je ne pense pas que vous soyez quelqu'un qui aime perdre son temps. Je vous crois plutot efficace et pragmatique du peu que je peux en juger. Vous avez particuliérement bien étudié mon dossier, meme pour un membre du BSI. Soit vous m'avez idéalisé et vous ne comprenez véritablement pas pourquoi j'ai pu faire ce que j'ai fais, aussi vous tentez de trouver une explication qui parait peu plausible, mais qui expliquerait pourquoi le maitre de la chevalerie cherche à passer à l'ennemi. Je vous avouerai que je doute que vous soyez ce genre de personne. D'autant qu'au vu de mon age, et de mon CV, il n'y a aucune raison de m'idéaliser ou de me croire plus noble qu'un autre. L'autre solution... C'est qu'effectivement, vous me laisser l'opportunité de choisir l'option la plus simple qui expliquerait tout... Et serait bien entendu difficilement prouvable. Ce serait tres commode pour moi de prétendre à une mission secrete... Cela dit... Le BSI vous aurait surement prévenu, et vous auriez probablement eu des instructions particulieres."
Umbra reflechissait clairement à haute voix. Si c'était clair dans sa tete, son discours devait paraitre particuliérement confus et pleins de raccourcis. Pourtant, cela lui avait laissé le temps de réflechir. Il était inutile d'inventer un autre mensonge. Ils voulaient la vérité apres tout.
" Je vais etre honnete, depuis que je suis sur ce caillou, j'ai un peu perdu la notion du temps, c'est si différent de Cathar... Aussi, je vous prie de m'excuser pour les éventuels flous temporels. Il y'a des mois de ca, quand je commandais la chevalerie impériale, j'ai recu une visite particuliére dans le plus grand secret. La chevalerie était à ce moment là en pleine restructuration, et une nouvelle promotion allait etre prochainement opérationnelle. C'est également dans le meme temps que le général Valiant s'était fait capturer par la République. Un soir, alors que je travaillais sur les dossiers de la commanderie, un cathar s'est présenté à mon bureau en demandant à me parler. Sa présence n'était pas particuliérement suspecte, je recevait nombre de gens à l'époque. Celui-ci avait de hauts niveaux d'accréditations, et son ID, sans dévoiler son identité était formel. Il ne s'agissait pas d'un espion. Il tenait à me voir urgement, aussi je l'ai rencontré le soir meme. Sans jamais me dévoiler son identité, il m'a expliqué qu'il était un ancien membre de l'intelligence cathare, et qu'il était un ami proche d'un ami haut placé de ma famille. Il m'a expliqué que nous étions dans une situation de crise sur le plan international, ce que je savais deja, mais pas seulement. Cathar venait de perdre encore une fois son leader, et le gouvernement s'inquietait de l'image donnée. Perdre aussi vite ses dirigeants risquait de devenir une tres mauvaise habitude, et risquait de fragiliser la position de a planete au sein meme de l'Imperium. Celui-ci avait également perdu son leader, et il n'y avait pas encore de remplacant clair. J'insiste sur la situation car il est important que vous compreniez le contexte. L'Imperium semblait une fois de plus tres affaiblie, et Cathar était de nouveau décapitée. Le cathar en question m'a alors parlé de plusieurs projets qui avaient été mis en place sous l'ére Kovarn. L'un d'eux consistait notamment à envoyer un chevalier, dont la loyauté n'était pas claire pour tous, dans les rangs de la garde républicaine. Ce plan avait été établit peu apres la destitution de l'Omega, et comptait énormément sur les troubles et les changements d'allégeances qui étaient monnaie courante."
Umbra s'interrompit un instant. Il avait la gorge un peu seche, et il voulait laisser un peu de temps à ses paroles, afin qu'elle fassent leur effet.
" L'agent avait donc une faveur à me demander de la part de ce fameux ami, il avait besoin de trouver un chevalier confirmé qui pourrait aisément passer pour un transfuge. Mon nom est naturellement sorti. Je pouvais facilement demander à passer à l'ennemi car on avait usurpé mon titre de nouveau roi de Cathar, que la CSI m'avait vendu à l'empire et que j'avais enfin une opportunité... Bref... Beaucoup d'options de ce genre pouvait éventuellement convaincre la république de me recruter. Néanmoins, il s'agissait juste d'une option, et on me demandait mon accord de principe."
Le chevalier se tut un instant. Cela lui faisait tout drole de dévoiler ces évenements qui lui paraissaient si lointain. Sa gorge commencait à le bruler un brin.
"Si ce n'est pas trop demander, je ne dirai pas non à un peu d'eau je vous prie"
puis apres ce petit instant génant, il reprit: "
Je vous ai dis que j'étais fidele à l'Empire, par ailleurs, ma génération de chevaliers était sur le point d'éclore et allait pouvoir me remplacer pour les éventuelles missions à venir. Aussi, partir secourir le leader de l'Empire et de Cathar me semblait parfaitement parfaitement logique et légitime, aussi, j'ai donné mon accord. Il m'a expliqué également que le gouvernement cathar avait eu la garantie que quoi qu'il arrive, jamais certaines unités ne seraient utilisées contre notre peuple pour une répression, sauf dans de rares cas. Il s'agirait d'une trop grande punition contre le peuple qui a sauvé l'Empire. Aussi, si jamais on me contactait pour intervenir contre mon peuple, ce serait vraisemblablement un signal pour activer ce plan d'infiltration. Peu de temps apres, on m'a demandé d'intervenir contre une petite contestation naissante. J'ai donc quitté l'Imperium, et ma vie afin de sauver l'homme qui m'a sorti de l'enfer géonosien. Néanmoins, le plan ne s'est pas déroulé comme prévu. Mon appareil était defectueux, on a émit l'idée d'un sabotage, et j'ai atterri par chance sur Tatooine. Le village dans lequel je suis tombé était au coeurd'une guerre des gangs. J'ai été forcé de m'en méler pour pouvoir esperer sortir de ce trou. J'ai appris que l'un d'entre eux était trafiquant d'armes, Oreille Ana. J'ai négocié avec lui, et j'ai accepté de lui preter main forte que s'il daignait faire passer une bombe IEM sur Coruscant. L'interet était de s'en servir contre la prison où était détenu Valiant au moment opportun. Au moment où vous m'avez intercepté, j'ai appris que la bombe était pleinement opérationnelle depuis peu de temps. J'ai parfaitement conscience que cette histoire peut paraitre abracadabrantesque mais c'est à peu pres tout. Je reste envers et contre tout fidele à l'Empire. Oui, j'étais bien en mission secrete,et ... je doute que ca m'arrange."
Lemsli se tut enfin. C'était invraisemblable, mais pourtant, il n'avait jamais cessé d'etre impérial. -
Post n°12
Auteur : Super PNJLe Cathar semble perturbé, déstabilisé. Il se livre à des aveux complets, mais confus. Soit le déserteur est sincère et réellement secoué, ce dont le lieutenant doute, soit il essaie une fois de plus d’embrouiller ses tortionnaires. Une option bien plus probable… Oui. Lemsli Umbra cherche à gagner du temps, à n’en pas douter. Et surtout, il veut mener les agents du Bureau de la Sécurité Impériale sur une mauvaise piste. Après tout, il a déjà tenté de mentir. Malin… Mais risqué. Surtout quand on a en face de soi un terrible représentant du Département Investigation et Interrogation. L’officier a la peau noire ne va pas se contenter d’obtenir des informations. Il va aussi les confirmer afin de s’assurer de ne pas s’être fait avoir comme un bleu. En règle général, on torture à mort, ou presque, le supplicié afin qu’il confirme ses dires. Etrangement, nombreux sont ceux qui changent de version lorsque les outils viennent labourer la chair et arracher des pans entiers de peau.
Cependant, si cette histoire de Cathars complotistes est réelle… Tout risque de changer. Absolument tout. Si le chevalier déchu dit la vérité, alors la stabilité du régime impérial peut être fortement remise en question. Il ne s’agit donc plus simplement d’interroger un individu s’étant rendu coupable de trahison et de désertion… Il s’agit désormais de préserver la sécurité de l’Impérium en tirant les choses au clair. Si des Cathars complotent dans le dos de la Grande Moff Ashe, alors la police politique aura à faire le ménage. L’existence de Lemsli Umbra tient sur un fil, qui peut se rompre à tout moment. D’un côté, ses aveux pourraient nuire aux intérêts des conjurés. De l’autre, ces mêmes aveux pourraient nuire au régime impérial. Et si tout cette histoire n’est qu’une supercherie… Le lieutenant laisse volontairement en suspens la fin de sa pensée. Le Cathar est dans de beaux draps. La mort plane au dessus de sa tête. Littéralement.
Finalement, cette journée n’est pas si mauvaise… L’interrogatoire s’avère riche en rebondissements ! L’agent du D2I plonge son regard noir dans les yeux du captif, comme pour le sonder.
- Vous êtes si naïf Commandant… Vos amis Cathars vous ont trompé. Votre départ a considérablement affecté la Chevalerie Impériale. Voyez-vous, avec votre disparition, des mesures ont été prises pour s’assurer que la sécurité du régime n’était pas compromise. Les chevaliers impériaux que vous avez personnellement formé ont été interrogés et… “Rééduqués”. Il ne reste plus rien de leur personnalité. Indique froidement l’officier impérial. Un évènement tragique et regrettable, à n’en pas douter. Mais comprenez bien que le Bureau de la Sécurité Impériale ne pouvait pas se permettre la moindre erreur. Tout ceci aurait pu être évité. Retenez bien une chose… Les petites manigances n’apportent jamais rien de bon. Le secret blesse, torture… Tue. Voyez vous-même les conséquences aujourd’hui.
Le lieutenant marque un temps de pause, tire quelques bouffées sur sa cigarette et hoche simplement de la tête dans la direction de l’agent Stan. L’individu en imperméable cogne doucement à la porte. Cette dernière s’ouvre légèrement, laissant apparaître le casque d’un commando de la Task Force 333. Les deux hommes échangent quelques mots au coin de la porte, puis se séparent. Un simple regard adressé au membre de la police politique suffit à faire passer le message.
- Vous êtes dans de sales draps Commandant. Vraiment. Ceux qui vous ont contacté n’auraient jamais du vous choisir pour une telle mission. Les chevaliers impériaux ne sont pas formés pour survivre dans le royaume des intrigues et des jeux de duperie. Continue l’officier à peau noire entre deux bouffées de cigarette. De même qu’ils n’auraient jamais du s’obstiner à vouloir délivrer Valiant. C’est là une motivation bien égoïste et surtout, stupide. La libération, ou plutôt, l’évasion du Général Valiant vaut-elle le sacrifice de milliers, voire de millions de citoyens impériaux ? Car je doute réellement que la République aurait permis que l’on se moque d’elle de la sorte.
L’agent du Département Investigation et Interrogation lâche un rire sinistre.
- Vous avez raison de dire que je n’ai aucune raison de vous idéaliser. Vous êtes bien trop jeune et surtout, vous êtes bien trop naïf. Un inconnu vous donne une mission, vous vous exécutez sans broncher et voilà où nous en sommes... Soupire le lieutenant. Des chevaliers impériaux en ont payé le prix, à votre place. Et vous n’avez même pas pu aller au bout de votre objectif. Si vous aviez été réellement loyal à l’Empire, vous n’auriez pas agi comme vous l’avez fait. Je peux donc me permettre de remettre en question votre prétendue loyauté.
L’étrange individu tire une dernière bouffée sur sa cigarette puis l’écrase sans ménagement sur la table.
- Mais qu'importe. Parlez-moi de ceux qui vous ont contacté. Je veux des détails. N’ayant jamais entendu parler de cette “Intelligence Cathar”, je dois avouer que je suis intrigué. Reprend l’officier en prenant bien soin de garder son blaster braqué sur son interlocuteur. Et puisque vous semblez beaucoup insister sur cet Oreille-Ana, donnez-moi toutes les informations que vous avez à son sujet… Et au sujet de la bombe. Si je juge vos réponses satisfaisantes, peut-être aurez-vous le droit à un verre d’eau.
Un sourire mauvais filtre entre les lèvres de l’agent à la peau aussi noire que les ténèbres.Spoiler : Spoiler
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Post n°13
Auteur : Lemsli Umbra" Vous avez décimé une promotion entière, murmura Lemsli"
Un éclaire de haine brute passa dans les yeux du chevalier. Qu'est-ce que c'était que cette histoire. Qu'était devenu l'Empire pour lequel il s'était battu ? Massacrer et torturer les innocents était devenu le nouveau mot d'ordre du gouvernement ? A quel moment pouvait on considérer que torturer de braves gars était necessaire ? Leur formation n'avaient meme pas été complété, et il ne fait aucun doute qu'une enquete approfondie et intelligement menée aurait prouvé qu'ils n'avaient aucun liens avec cette affaire, et l'Imperium aurait pu compter sur six éléments prometteurs supplémentaires. Pour la toute première fois Lemsli senti sa loyauté vaciller. S'il n'attendait rien des gouvernements séparatistes et républicains, qui se permettaient d'abandonner leurs hommes ou de massacrer des prisonniers, l'Imperium venait de le decevoir énormément. S'il était pret à décimer ceux qui acceptaient de dédier leur vie à l'idéal impérial, que pouvaient esperer les civiles et les peuples ayant choisi de rester fideles. Comment serait traité le moindre mouvement contestataire, par un génocide ? Umbra jeta un coup d'oeil rapide à sa main. Celle-ci tremblait légérement. Ses geoliers ne pouvaient le voir, mais il en était sur.
" Je pense que nous n'avons absolument pas la meme définition de ce que sont la loyauté et la fidélité, dit trés doucement le chevalier cathar, manifestement, nous n'avons également pas du tout les memes appréciations de ce qui est bien ou non pour l'Imperium. Il me semble également que nos logiques et nos mentalités différent un peu trop pour que vous puissiez me comprendre. Néanmoins, avant ma trentaine, je me suis retrouvé à la tete d'un corps d'élite sur Cathar, la capitale de l'Imperium. Ah, et avant que vous ne fassiez la remarque, probablement tres juste, que je dois ca à ma parenté avec mon prétendu cousin, sachez juste que je m'étais deja fais remarquer par mes supérieurs quand je n'étais qu'un écuyer inconnu au bataillon. Notez bien que je n'essaie pas de jouer à qui a la plus longue, ca ne menerait à rien, j'essaie simplement de vous expliquer que ca peut vous paraitre irréfléchi et idiot, mais que de mon point de vu, rester en cherchant desespérement un ou des successeurs à une personnalité qui a été choisie par le peuple pour le guider... Ce n'est peut etre pas une attitude que je qualifierai de "loyale". Meme si je veux bien reconnaitre que c'est necessaire..."
Umbra marqua une pause. Il devait faire attention à ne pas s'emballer. Il mourrait d'envie de recadrer le type qui lui faisait face. Mais ca ne ferait pas avancer le débat. Deja, il se prendrait vraissemblablement quelques claques, ca allait etre frustrant de s'en prendre plein la tronche sans pouvoir avoir deversé tout ce qu'il avait sur le coeur, mais tant pis.
" Si j'avais vraiment tout abandonné, que j'étais vraiment passé à l'ennemi, je n'aurais eu aucun mal à balayer l'escouade que vous avait envoyé sur Tatooine, seul ou avec les autres mafieux. Ils auraient fini enterrés quelque part dans le desert et je serai en train de siroter un verre à Mos Esley. Pourquoi se soucier d'une poignée d'impériaux ? Sauf si on est justement avec eux."
Lemsli laissa un silence pour que les deux impériaux saisissent enfin qu'il était de leur coté. Ils avaient l'air de le prendre juste pour un abruti, et Lemsli pouvait difficilement leur donner tort. Il avait fait des erreurs, et l'opération était bien un desastre absolu.
" L'intelligence cathare ? il s'agit juste des forces d'espionnage et contre espionnage de Cathar. Enfin, quand elle était indépendante, je crois qu'elle a disparu quand Cathar a accepté d'heberger les Vestiges. Je présume que le BSI gére tout ca désormais. N'en ayant jamais fais parti, il va etre compliqué pour moi d'en parler. Néanmoins, les ordinateurs et les scanners de la commanderie était formel. Le code, quoiqu'ancien était valide. Pour Oreille Ana, il s'agit d'un parrain de la pegre a priori plutot coté. Il est le fils d'un autre parrain, et a hérité du réseau. Il s'est battu contre le bras droit de son pére, un certain O'Bryen, qui avait des prétentions sur cet empire. Il était également sherif du bled dans lequel je me trouvais. Cette mafia a fait fortune notamment dans le trafic d'armes. Si a priori, ce conflit interne a affaibli l'organisation, elle reste assez redoutable pour se procurer les fameuses IEM. Moyennant une arme de ce genre, j'ai accepté de régler ce conflit. Oreille Ana a fait appel à un de ses hommes, un certain "Renard" qui avait pour objectif de s'occuper de cette histoire. La stratégie était assez simple, une arme de ce calibre est tres compliquée à faire passer, meme avec un peu de corruption. Aussi, ce "renard" devait transporter la bombe en plusieurs parties afin de déjouer la douane de Coruscant. Il aurait été impossible pour un douanier de distinguer des composantes electroniques dédiés à ce genre d'appareil, d'autres composantes dédiées à divers sociétés écrans. Peu avant les événements de Bastion, certains gangs ont accepté d'obeir à l'empire suite à l'opération "KnightFall". En principe, certains de ces gangs ont eut à garder les parties de cette arme IEM. Cette arme devait servir à désactiver les premiéres defenses de la prison où se trouvait Valiant, dans le meme temps, il était prévu de préparer une évasion massive, de faire sortir certaines personnalités haut placées et de leur faire quitter la planete. La chasse républicaine les aurait chassé et vraissemblablement annihilé. Valiant lui aurait été caché dans les bas fonds, le temps que cela se tasse, quitte à le faire déménager régulierement. Si ma trahison avait été éventé, je n'aurai eu qu'a me revendiquer sith, j'en ai assez dans ma famille pour que cela soit crédible je pense. Ma tante, mon cousin, mon instructrice.... Prétendre à vouloir venger l'Omega de la trahison de Valiant était un motif crédible. Par ailleurs, l'Imperium me traquant pour de bon également, cela donnait du poid à cette hypothese... Mais nous nous égarons. La bombe IEM serait donc surveillé par plusieurs gangs qui travailleraient à son assemblage, et attendraient mes ordres."
Umbra se tut. Il s'attendait à une vague de condescendance, de mépris, voir d'insultes. Il n'y avait pas de raisons pour que cela change. Quitte à faire de l'humour à deux ronds et du mépris, autant y aller de sa petite pique.
"J'imagine que quand vous allez appeler vos gorilles, le fameux verre d'eau va étrangement se casser sur ma tete n'est-ce pas ?"
Umbra ne souriait absolument pas. -
Post n°14
Auteur : Super PNJLe lieutenant calme silencieusement la colère qui s’empare de son être. Il refoule les obscures pensées qui viennent défiler dans sa tête. Le sourire mauvais qu’il affichait sur ses lèvres quelques instants auparavant a disparu. L’officier impérial n’a plus envie de rire. Il n’a plus envie de s’amuser avec ce foutu Cathar. Lemsli Umbra ose protester. Il ose contester la logique implacable de l’Impérium. Ce maudit félin ne mérite pas la mort la plus douce… Celle que l’on réserve aux soldats. Il ne mérite qu’une mort lente et douloureuse… Une mort d’animal, ce qu’il est réellement. L’agent du Département Investigation et Interrogation serre la mâchoire, comme pour freiner l’envie d’insulter ou de beugler quelques horreurs. Son collègue, qui sent que la pression monte, se met instinctivement derrière le captif. Peut-être qu’une petite correction s’impose… Mais l’individu qui lui fait face a plus de valeur vivant et entier. Il va donc falloir se contenter de le bousculer, ou plutôt, de le “rééduquer”.
- Commandant, vous êtes affligeant… Vraiment. Mais je vais mettre ceci sur le compte de votre étroitesse d’esprit. Votre vision des choses est bien trop simpliste. Débute d’une voix chargée d’animosité le lieutenant. Vous préférez sauver la vie d’un seul homme, ou plutôt d’un clone, à celles de milliers de concitoyens. Vous préférez sauver la vie d’un général qui renonce à ses voeux aussi rapidement qu’un séducteur qui change de maîtresse, et pour quoi ? Pour une question d’honneur. Une vilaine petite question d’honneur…
L’homme à la peau noire marque un bref instant de pause. Il ne cache pas le mépris qu’il a pour le général Valiant. De son point de vue, le clone n’est qu’un sale petit arriviste qui change d’allégeance pour sauver sa peau dès que le vent tourne. L’officier impérial se demande silencieusement comment on peut admirer un tel homme.
- Certes, je conçois parfaitement la notion d’honneur qui anime vos semblables. Je respecte cela… Du moins, en principe. Vous vous prétendez fidèle aux idéaux impériaux, à l’Empire… Mais en réalité, vous n’êtes fidèle qu’à Valiant. Et cette loyauté est mal placée. Continue l’agent sur sa lancée. Vous ne devez rien à cet homme. Il vous a certes libéré de l’enfer géonosien, pour reprendre vos mots, mais n’est-il pas l’individu qui vous a envoyé sur Korriban avant de vous abandonner à votre sort ? N’est-il pas le général qui a sacrifié quelques poignées des meilleurs soldats et chevaliers impériaux pour couvrir sa fuite ? De mon point de vue, vous sauver était un simple acte de gratitude pour cette odieuse fuite. Vous ne devriez pas le remercier pour si peu.
La porte se dérobe. Un commando de la Task Force 333 débarque dans la pièce avec deux verres d’eau, les pose sur la table puis repart. Le membre de la terrible police politique s’empare d’un des deux verres et commence à boire. L’autre est laissé en évidence. Visiblement, aucun piège n’attend Lemsli Umbra. Contrairement à ce qu’il semble croire, personne ne va lui casser un verre sur la tête. Lorsque l’officier impérial s’est désaltéré, la discussion reprend.
- Vous avez raison sur un point Commandant. Nous avons des visions diamétralement opposées. Votre représentation du monde est faussée. Vous croyez pouvoir vivre dans un joli petit monde tout rose et tout beau où les êtres vivants sont de gentilles petites personnes qui ne font pas d’histoire. Rétorque l’homme à la peau noire. Avez-vous oublié que les groupes terroristes et rebelles se moquent bien de ce fait là ? Avez-vous oublié que la guerre ne touche pas uniquement les soldats ? Il est facile, pour vous, de parler d’honneur. Vous êtes un brave petit soldat que l’on envoie sur un champ de bataille et qui revient couvert de gloire pour quelques prétendus faits héroïques. D’autres n’ont pas cette chance. Il faut parfois faire des choix, des choses horribles, pour s’assurer de la survie du plus grand nombre. Mais vous ne pouvez pas le savoir, ça. On vous envoie combattre des soldats et vous recevez une médaille pour ça. Les gens de mon “espèce” doivent combattre tous les jours des civils transformés en rebelles, des enfants convertis kamikazes, des individus vendant des armes et des drogues au plus offrant, et le tout sans rien recevoir en retour… Tuer, interroger, fracasser… Nous n’avons pas le goût de ces choses là, ou peut-être en partie. Mais nous le faisons avant tout parce qu’il est de notre devoir de protéger les citoyens impériaux. Mais vous ne pouvez pas comprendre ceci, tout beau, tout innocent et tout propre que vous êtes.
Le lieutenant avale une nouvelle gorgée d’eau puis pose son verre sur la table. Son poing se serre instinctivement, comme pour réprimer une quelconque violence.
- Nous avons peut-être décimé une promotion entière de chevaliers impériaux, en effet. Comme je l’ai dit, il s’agit d’un évènement tragique et regrettable. Mais j’ai également souligné le fait que la chose aurait pu être évité… Ajoute l’agent du D2I de son habituelle froideur. Tout naïf que vous êtes, vous avez cru bon de partir sauver un type qui ne le mérite pas forcément, sans prendre en compte les conséquences de cet acte. L’interrogation et la rééducation des chevaliers impériaux que vous avez formé est le dommage collatéral de votre choix stupide. C’est votre responsabilité. Pas la notre. Sans votre départ précipité, ils auraient pu être… “Sauvés”.
L’officier impérial pousse un long soupir... Convaincre un ignare est une chose qu’il aurait préféré éviter. Mais parfois, taper avec le bâton ne suffit pas à faire entendre raison. Et dans le cas du déserteur, il est préférable d’user de la méthode douce afin de retourner l’opinion du captif en faveur de l’idéologie impériale… Celle qu’il n’aurait jamais du abandonner contre un vulgaire clone.
- Par le passé, des groupes tels que Death of Empire, le Cerberus ou encore des mouvements pro-républicains ont prouvé qu’ils étaient capables d’infiltrer et de persuader tout type d’institution militaire ou politique. Des soldats, des officiers et même des sénateurs se sont rebellés contre l’Empire et ont cautionné des actes atroces contre le peuple impérial et ses défenseurs, participant parfois à ces horreurs. Reprend le lieutenant. Qu’aurions-nous donc du faire en constatant la désertion du commandant de la Chevalerie Impériale ? Croyez-vous réellement, ayant connaissance des faits passés, que vos élèves auraient pu être épargnés, alors qu’ils représentaient potentiellement un danger pour l’Impérium ? Après tout, vous auriez très bien pu en faire des agents dormants, des partisans d’une quelconque cause… Pensez-y bien Commandant. Chaque acte a ses conséquences. Votre naïveté ne touche pas uniquement votre petite personne, mais les gens que vous approchez. En réalité… Vous êtes un véritable danger.
Les mots sont durs, mais adressés avec justesse. En confiant à Lemsli Umbra des responsabilités, les impériaux avaient fait une terrible erreur… Fort heureusement, les choses semblent rentrer dans l’ordre. Des gens réellement compétents remplacent peu à peu les traîtres et les imbéciles. Le régime impérial se porte mieux et se renforce un peu plus chaque jour qui passe. Et le tout grâce à l’implacable et terrifiante police politique, qui fait le ménage dans ce merdier infâme…
Au sein du Bureau de la Sécurité Impériale, et tout particulièrement dans le Département Investigation et Interrogation, nombre d’agents ont été choisi en raison de leur profonde haine à l’encontre d’idéologies opposées à leur vision de la galaxie. Trahison, corruption, désertion… Autant de termes qu’ils méprisent et cherchent à éliminer par tous les moyens. La machine de guerre impériale sait particulièrement bien sélectionner les outils destinés à assurer la sécurité et la stabilité du régime… Parmi les membres du D2I, beaucoup ont un passé douloureux avec les groupes terroristes et rebelles. Un parent assassiné, un enfant passé à l’ennemi, un être aimé perdu… Autant de raisons qui font de ces agents de véritables et fidèles instruments de la volonté impériale.
L’homme à la peau noire ne fait pas exception à la règle. Son frère avait fait parti des unités de milice de Coruscant, les “Veritas”. Il avait été lâchement tué par un partisan du groupe terroriste “Death of Empire” lors d’une patrouille dans les rues de la ville-capitale. Le pire dans cette histoire, c’est que l’on avait appris par la suite que les unités “Veritas” avaient été infiltrés par ces salopards et qu’en outre, des miliciens avaient été radicalisés et retournés contre leurs semblables par leur faute. Le fait que des idiots, à l’instar de Lemsli Umbra, doutent encore du bien-fondé des missions du Bureau de la Sécurité Impériale est réellement affligeant. La justice expéditive et les actes brutaux des agents impériaux ont permis de sauver la vie à des milliers de citoyens, mais ça, on se retient bien de le dire… Parce que la vérité, aussi triste et dérangeante soit-elle, ne convient pas à des oreilles jugées trop “précieuses”.
Le lieutenant se retient bien de cracher tout ceci à la figure du déserteur. Après tout, l’histoire personnelle de l’officier impérial ne le concerne pas... Et la chose seule que le Cathar mérite vraiment est une paire de claques.
- Quoi qu’il en soit, Commandant, je vous remercie pour votre… Coopération. Termine l’homme à la peau noire. Vous allez rester ici quelques heures, le temps que nous fassions notre rapport et que nous décidions de votre cas.
D’un signe de tête, l’agent indique à son comparse de détacher le détenu. Stan s’exécute sans broncher, bien que méfiant. Mais le blaster pointé sur Lemsli sous la table est un gage de sûreté… Le représentant du SMERSH quitte la pièce. Le lieutenant, pour sa part,finit d’abord son verre d’eau. Après avoir glissé son blaster dans le holster de jambe, l’officier impérial se détourne du captif et quitte la salle à son tour. Le déserteur est désormais seul avec ses pensées… Et avec deux verres qui ne seront sûrement pas très bavards.
De l’autre côté, les agents du Bureau de la Sécurité Impériale échangent quelques commentaires à voix basse :
- Lemsli Umbra représente une menace pour les intérêts de l’Impérium. Il n’est pas digne de confiance et sa loyauté est mal placée. Commente Stan, qui ne cache pas son mépris pour les sensitifs. Nous devrions le faire exécuter pour désertion et trahison.
- Certes… Certes. Je prends votre avis en considération, Agent Stan. Mais je n’ai aucun pouvoir de décision. Seuls nos supérieurs peuvent appliquer la sentence. Vous le savez tout aussi bien que moi. Répond l’officier impérial à sa suite.
- A propos de cet Oreille-Ana et de la bombe IEM, que comptez-vous faire ? Demande ensuite l’agent en imperméable.
- Rien du tout. Qu’ils gardent donc leur foutue bombe si cela leur chante ! Et qu’ils la fassent exploser sur Coruscant pendant qu’ils y sont ! Poursuit le lieutenant. De cette manière, ils prouveront que la République est faible, qu’elle n’a pas sa place dans l’échiquier galactique.
Et bien évidemment, par les temps qui courent, l’effet d’une telle bombe pourrait avoir des conséquences désastreuses pour un monde aussi peuplé… Surtout quand on sait que l’ensemble de la République Fédérale est touché par des attentats aussi curieux que violents. D’une certaine façon, c’est un juste retour des choses. Ceux qui ont jadis usé de ces méthodes contre l’Empire se retrouvent désormais visés par les mêmes attaques. L’arroseur est arrosé comme on dit. Qu’ils s’entretuent donc entre eux ! L’Impérium se tiendra à l’écart de tout ce raffut et profitera du spectacle...
- Pour ce qui est du parrain de la pègre, j’imagine que le SMERSH pourra toujours en faire bon usage… Il pourrait s’avérer utile en tant qu’indicateur ou en tant que pion. Ajoute l’homme à la peau noire. Dans le cas contraire, vous pourrez toujours laisser pourrir son cadavre au soleil. Ce n’est pas la place qui manque par ici.
- Bien compris.
- Ah et au fait, si Lemsli Umbra tente de quitter cette pièce sans mon autorisation, tuez-le. On ne peut pas se permettre le moindre échec, la moindre évasion.
- Reçu.
Un signe de l’agent Stan suffit à faire comprendre aux commandos de la Task Force 333 de surveiller l’unique porte de la salle d’interrogation improvisée. Le lieutenant du Bureau de la Sécurité Impériale a besoin de temps pour transmettre les informations qu’il a récolté, et surtout, il a besoin de calme. Un seul évènement imprévu pourrait bien le faire sortir de ses gongs.Spoiler : Spoiler
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Post n°15
Auteur : Lemsli UmbraAinsi on en était à ce point. Umbra n’en revenait pas. Son geolier puait la rage et la jalousie, il en était à mépriser les corps militaires qui risquaient leur vie quotidiennement. Le cathar avait manqué de s’énerver quand l’homme à la peau noire avait commencée à lui parler comme à un fanatique de Valiant victime de propagande ou d’un amour mal placé… Il n’avait pas hésité à le réprimander comme un gamin, et en l’accusant de naiveté… Avant de faire montre à son tour d’une incroyable arrogance, et d’une naiveté encore plus grande. Lemsli ne devait soi-disant rien à Valiant car celui-ci l’avait envoyé sur Korriban avant de l’abandonner à son sort ? Et il avait sacrifié ses hommes pour s’en sortir ? Et ca choquait le membre de ce que Lemsli présumait etre le BSI ? C’était vraiment l’hopital qui se foutait de la charité. Le BSI était connu comme étant particulièrement peu scrupuleux, et roi des opérations clandestines. Si Umbra avait preuve d’une grande naiveté, et que sa stratégie s’était révélée incroyablement désastreuse, l’homme à la peau noire semblait complétement possédé à ce stade. Critiquer l’armée pour ses opérations sous couvertures, et le sacrifice d’unités de combat… C’était ce que faisait toute force armée depuis que le monde est monde… Etre chevalier impérial ne se limitait pas qu’à parader ou à se montrer avec un bel uniforme… Il fallait parfois faire des opérations discrete, et l’une des prérogatives de la chevalerie de l’époque était l’éradication de tout culte non autorisé… Si celui-ci déclarait en plus la guerre à l’Empire, il était du devoir de la chevalerie d’organiser une riposte… Qui s’était finalement révélée mal gérée, mais Lemsli avait d’énorme doute concernant la responsabilité de Valiant dans cette affaire. L’administration aurait du prendre des mesures… En fait, le seul reproche véritable que pouvait faire Lemsli était la présence du général sur ce genre d’opérations. Il aurait du faire confiance à ses subalternes, et rester à l’écart de tout ca. La question de l’abandon de Valiant était un non sens. Il n’aurait pas du s’y trouver, et de toutes manières, comme l’avait si bien dit l’individu en face de lui, pour la survie du plus grand nombre, heureusement que Valiant s’en était tiré, sans quoi l’armée impériale aurait pu être décapitée…
Au lieu de ca, c’était l’Empire qui avait été mis à mort… Umbra ne portait pas particuliérement le général clone dans son cœur, sa trahison lui restait en travers de la gorge. Pour le cathar, Valiant était le véritable bourreau de l’Empire et de l’Omega, et il lui était tres difficile de le respecter pleinement. S’il avait bien une dette envers lui, il était un traitre… Les sentiments du chevaliers étaient pour le moins confus, et infiniment plus complexe que ce que suggéraient les deux agents.
Umbra se leva lentement, attrapa un verre d’eau, et fit les cents pas de la salle.
Au fond, peu lui importait ce qu’on pouvait penser de lui et de Valiant. Le BSI avait trahi en allant pas porter secours à son chef. Si d’un coté il était logique qu’on cherche un remplacant ou un régent, il fallait quand meme aller chercher le souverain légitime de l’Imperum. Quelle était l’image d’un pays où on pouvait enfermer son chef sans represailles… Umbra était peut etre complétement à coté de la plaque, mais le BSI était également veritablement largué, preuve en était avec l’individu à peau noire. Un ramassis d’abrutis tous plus incompétents les uns que les autres. Les analystes étaient complétement à la ramasse, et ils faisaient un travail tel qu’ils semblaient etre plus une gêne qu’autre chose. Ils étaient responsables de la défaite de la Forge, ils s’étaient montré complétement incompétents dans leur traque du joker, le Cerberus ou la Rebellion les avaient mystifiés, ils n’avaient pas été capable de voir le double jeu des sénateurs, et maintenant, ils semblaient jalouser les forces régulières. Pourtant, si l’Empire pouvait avoir honte du BSI, l’inverse n’était absolument pas vrai vu l’impunité totale de cette arme. L’agent en avait fait la démonstration, il ne comprenait et ne connaissait absolument rien aux réalités de l’armée. Il accusait le chevalier d’avoir une vision biaisée, et lui alors ? Il avait peut etre une vision parfaitement neutre et juste ? Passer son temps à tabasser des suspects donne une vision du monde comme il est vraiment ? Et le pire dans tout ca, c’est que ces salopard s’imaginaient etre dans leur bon droit !
Umbra ne pu s’empecher de jeter violement par terre son verre, qui se brisa morceaux particulièrement acérés, assez pour trancher une veine ou une artère nue. Ces fumiers avaient osé décimer une promotion entiere de chevaliers impériaux, et ils osaient lui faire porter le chapeau. Les arguments défendant leur action étaient incroyablement scandaleux… « Comment savoir si ce ne sont pas des agents dormants… » En faisant une enquete peut etre ? En faisant leur foutu boulot pour une fois, en songeant à travailler en faisant preuve de finesse plutôt que betement sortir une tenaille et à amputer ce qui nous tombe sous la main. Ils avaient privé l’Imperium d’une force d’élite car ils n’étaient clairement pas assez compétents pour faire leur travail, et ils osaient accuser le chevalier cathar ! Umbra en devenait malade, il y’avait pourtant des facons d’enqueter ou d’évaluer la psyché d’une personne… « Des agents dormants » … « Qu’aurions-nous du faire ? » … Votre travail bande d’assassins, et bien pour une fois, ca aurait enfin aidé l’Etat… La sécurité impériale avait une nouvelle fois failli. Plus grave, au vu de l’attitude et des actions commises, il y’avait un véritable probleme de compétence, mais surtout de communication. Le BSI semblait croire qu’eux seuls faisaient des opérations secretes, ils découvraient qu’ils n’étaient pas les seules forces spéciales, et qu’occasionnellement, l’armée pouvait monter ses propres opérations… Il était finalement alarmant de voir que la sécurité découvrait le role de certaines unités de combat. Personne ne connaissait le role de son voisin… Et aujourd’hui, tout le monde en payait le prix…
Lemsli était profondément en colére. Contre l’homme à la peau noire, contre le BSI, contre l’Imperium, mais au fond, surtout contre lui-meme. Oui, cette opération avait été monté finalement n’importe comment, et ses élèves en avaient payé le prix. Si le sacrifice était une notion parfaitement compréhensible pour le cathar, apres tout, il avait prouvé sur korriban que sacrifier sa propre vie pour un idéal ne le dérangeait pas, il ne fallait pas que ce soit vain. Ici, sa promotion avait été balayée sans aucune raison, et cela n’avait rien apporté à part des ennuis et des complications. Des mois de travail et d’entrainement intensif purement et simplement annihilés. Cette opération avait été très mal préparée, et oui, Umbra s’en voulait. Cette culpabilité le rongeait. Il aurait du pouvoir anticiper l’incompétence et la violence du BSI, il aurait du se douter du danger qui guettait. Lemsli avait joué à un jeu qu’il ne maitrisait pas. Tout le monde en avait payé le prix cher. Néanmoins, et c’était insidieux, l’impérial ne se tenait pas pour seul responsable de cette trégédie. La morgue de l’Imperium dans cette histoire le dégoutait au plus haut point, chose qui ne serait jamais arrivé auparavant. Le cathar nourrissait de sérieux doutes quand au bien fondé de l’Imperium et de ses methodes. Umbra avait peur de ces doutes et de ce genre de sentiments. S’il commencait à douter, était il réellement loyal envers sa nation ? Et si au fond il était bien un traitre en devenir ? Il était apres tout parfaitement humain de ressentir parfois une certaine colère, et de ne pas tout approuver … La critique n’était pas trahison non ? D’un autre coté, il ne s’agissait pas non plus d’une petite histoire d’un fonctionnaire qui fraude, il s’agissait des pratiques d’un organisme d’Etat… L’impérial était pourtant fidèle, mais il avait peur de voir sa fidélité ébranlée… Et il s’en voulait également pour ca. Un chevalier ne devait pas être faible, mais rester inflexible et loyal. Oui, mais voilà, quand il est clair qu’on détourne son idéal, que les valeurs qu’on défend sont dévoyés, et que l’Imperium se menace lui-même, que faire ?
Complétement perturbé par cette situation, le chevalier se mit dans un coin sombre assis directement sur le sol. Il avait attrapé un débris de verre, et jouait machinalement avec. Il avait besoin de se calmer et de retrouver ses esprits. Son cœur se serra soudain. Tout au long de l’entretien, l’homme à la peau noire avait été plus ou moins rassurant, notamment sur le fait de le laisser en vie. Mais si jamais il lui avait "menti" et avait joué au gentil policier juste pour avoir des informations... Pour Umbra sa propre fidélité ne faisait aucun doute, mais l'autre pouvait en douter. Pire, il pouvait etre vu comme un traitre au vu du mal qui avait découlé de ses actions, et subir une peine capitale comme sanction... Toutes ces histoires de dilemme morale, de colére ou de responsabilités risquaient de devenir drolement moins importante si le cathar se retrouver à se balancer au bout d’une corde de chanvre. Le cœur d’Umbra se serra un brin. Il ne voulait pas l’admettre, meme à lui-même, mais au fond, il avait peur de mourir. Il ne sentait meme plus la Force, et se sentait assez seul. Il essaya de penser à autre chose en jouant à des jeux peu intelligents et plutôt dangereux, comme faire glisser doucement contre sa main une pointe de verre acérée, ou alors à parier avec lui-même sur sa survie future et sur le sort qui l'attendait... Expulsion, prison, peloton, pendaison ? Lobotomie comme ses anciens apprentis peut etre ? -
Post n°16
Auteur : Super PNJL’officier pénètre dans une petite salle où un commando de la Task Force 333 effectue les derniers réglages sur un poste de communication sommaire. L’endroit avait du être, il y a longtemps, un bureau. Aujourd’hui, il ne reste plus rien du mobilier. Quelques caisses vides traînent ici et là, uniques vestiges d’une quelconque présence antérieure. L’opérateur-radio chargé de l’établissement d’une liaison sécurisée avec le commandement se sert par ailleurs des caisses comme support. Le matériel high-tech est posé sur ces tables improvisées.
- Mon Lieutenant, tout est en place. Indique le soldat lorsqu’il a effectué les derniers ajustements.
- Parfait, vous pouvez disposer. Lâche simplement l’autre.
Le commando fait claquer ses talons et quitte la pièce, selon les ordres. Une fois seul dans la salle, le lieutenant s’empare d’un datapad branché et active une fonction spécifique. Deux silhouettes translucides apparaissent au dessus d’un holo-projecteur. L’homme à la peau noire reconnaît son supérieur hiérarchique, mais pas celui qui l’accompagne. Cependant, comme le veut le protocole, l’agent du D2I exécute un salut militaire.
- Capitaine Vestrit.
- Lieutenant Talion. Je vous présente le Capitaine Jaboth, du Département Infiltration et Manipulation. Ne vous inquiétez pas, il est “habilité”. Répond alors le cyborg. Faites votre rapport.
- Oui Capitaine. Murmure presque le lieutenant avant de reprendre avec plus de conviction. Les hommes de la Task Force 333, sous le commandement de l’Agent Stan, ont réussi à mettre la main sur le déserteur Lemsli Umbra. Nous n’avons pas mis longtemps à le faire parler...
- Êtes-vous sûr qu’il s’agisse bien de lui Lieutenant ? Vient l'interroger son supérieur.
- Oui Capitaine, sans aucun doute. Nous avons intercepté l’individu alors qu’il était en possession d’un sabre-laser et plusieurs hommes peuvent témoigner qu’il a fait usage de la Force. Annonce l’autre, impassible. De toute manière, nous avons fait parvenir un échantillon de son ADN, il devrait affirmer ceci.
- Qu’est-ce que l’interrogatoire a donné ? Demande avec un empressement suspect le dénommé Jaboth.
- Lesmli Umbra est… Particulier. C’est un idéaliste, comme il en existe beaucoup au sein de l’Impérium, mais sa loyauté semble aller à Valiant, plutôt qu’au régime impérial. Et je pense qu’il n’est pas fiable à cent pourcent. Soupire l’homme à la peau noire. Il prétend avoir été envoyé en mission secrète par… Les renseignements Cathars. Il a, selon lui, été chargé d’une mission consistant à libérer le Général Valiant.
- Les renseignements Cathars ont été démantelés. Ses quelques agents ont été intégrés aux divers départements du Bureau de la Sécurité Impériale. Avance Victarion Vestrit, avant d’être interrompu par une violente quinte de toux. Ceci ne laisse que peu d’options. Soit notre Cathar ment, soit quelqu’un a effectivement pris une initiative qui pourrait compromettre la sûreté du régime.
- Le Gouverneur Chiman peut-être ? Il a sûrement assez d’influence et de contacts pour ce genre de choses. Lui ou un de ses proches du moins. Suggère le dénommé Talion, perplexe.
- C’est une possibilité en effet… Ou peut-être que nous faisons fausse route. Répond évasivement le colosse, avant d’être à nouveau pris à parti par son état de santé déplorable.
L’officier cyborg semble sur le point de cracher ses poumons. Il sort un mouchoir de poche et tamponne ses lèvres avec délicatesse, comme si de rien n’était. L’autre guette du coin de l’oeil une nouvelle quinte de toux, les sourcils arqués. Finalement, c’est Jaboth qui continue la discussion.
- Le Gouverneur Chiman fait déjà l’objet d’une surveillance… Quelques uns de mes gars ont rapporté qu’ils sont sûrs et certains d’avoir surpris des agents de la Grande Moff en pleine filature. Rapporte le deuxième capitaine.
- Et bien… Voilà qui peut confirmer nos soupçons. Mais sans preuve de sa “culpabilité” dans cette affaire, Lemsli sera le seul à en payer les conséquences. Reprend Victarion Vestrit en glissant, l’air de rien, son mouchoir dans son uniforme. J’ai pu m’entretenir avec le Commandeur Famine et nous avons convenu de plusieurs choses ensemble. Notre ami déserteur est plus utile vivant que mort. La Chevalerie Impériale manque cruellement d’hommes et de ce fait, il se peut que Lemsli Umbra ait une quelconque utilité dans l’entraînement de futures recrues.
Le lieutenant fronce légèrement les sourcils, mais garde le silence. Il n’a pas son mot à dire. Il n’est qu’un simple exécutant dans cette affaire, comme il l’a bien fait comprendre à l’agent Stan quelques minutes plus tôt.
- Toutefois, car il y a bien une contrepartie, Lemsli Umbra sera rétrogradé. Il n’est plus digne de représenter les institutions militaires impériales. De ce fait, il n’aura plus aucun rôle lié de près ou de loin au commandement de troupes sur le terrain. Ajoute le colosse, froidement. Et il lui faudra faire ses preuves pour retrouver ses galons. Je pense qu’un petit détour sur Dathomir devrait être l’occasion pour lui de nous prouver qu’il est utile à l’armée impériale...
- Dathomir Capitaine ? Est-ce là un choix raisonnable ? Ajoute pour toute réponse l’homme à la peau noire.
- Tout à fait Lieutenant. Assure le cyborg en inclinant doucement la tête. Nos troupes rencontrent quelques difficultés sur place. Les Soeurs de la Nuit ne sont pas réellement accueillantes et nous n’avons toujours pas pu nous informer sur la présence, ou non, de Sith sur la planète. Le Commandant Barristan aura besoin de toute l’aide que nous pourrons lui apporter pour accomplir la mission qu’on lui a confié. Et je suis sûr que Lemsli Umbra sera entre de bonnes mains, entourés de quelques uns de ses camarades d’armes.
Si toutefois le Cathar partage le point de vue des chevaliers impériaux actuels... Cela reste encore à prouver. De toute manière, le supérieur de l’agent Talion a raison sur une chose : Envoyer Lemsli sur Dathomir sera une occasion de vérifier ses dires. S’il tente de s’enfuir, s’il se montre peu coopératif ou s’il cherche à se retourner contre les siens, alors le Bureau de la Sécurité Impériale se chargera de traiter son cas rapidement. Enfin… Si la Chevalerie Impériale ne s’occupe pas du déserteur avant.
- Par ailleurs… Il se trouve que vous allez également sur Dathomir Lieutenant. Continue Victarion Vestrit, l’air sévère. Vos talents pourraient bien être utiles sur le terrain. Et puis le Bureau de la Sécurité Impériale a bien besoin d’avoir une paire d’yeux et d’oreilles sur place.
- Il en sera fait selon vos ordres, Capitaine.
La dernière phrase de l’officier impérial veut tout dire. On l’envoie avant tout pour surveiller Lemsli et le reste de l’armée déployée sur Dathomir. Une chose est sûre, il ne va pas s’ennuyer. Peut-être qu’il aurait l’occasion de faire plus ample connaissance avec les indigènes… Il a toujours rêvé d’interroger une sale petite ordure du Côté Obscur.
- Puisqu’une “bonne” nouvelle ne vient jamais seule, en voici une autre. L’Agent Stan et les commandos de la Task Force 333 qui l’accompagnent seront eux aussi de la partie. Reprend presque avec amusement le colosse. Nous aurons probablement d’hommes de leur trempe pour quelques missions spécifiques.
Il est sûr qu’avoir quelques types surentraînés va aider… Surtout si l’on doit mater des Soeurs de la Nuit survoltées et potentiellement un chevalier impérial enclin à la désertion.
- Reçu Capitaine. Nous partons dans les plus brefs délais. Répond le lieutenant.
- Avant que vous ne partiez Lieutenant… J’ai quelques questions à poser à l’Agent Stan. Faites-le venir ici. Indique le capitaine Jaboth.
- A vos ordres, Capitaine.
L’agent du D2I fait claquer ses talons, puis pivote avant de quitter la petite salle. Dans le hangar, un simple échange de regards suffit à faire comprendre au type en imperméable qu’il est attendu. L’autre disparaît dans la pièce qu’il vient tout juste d’occuper. Les soldats de la Task Force 333, pour leur part, se contentent de rester immobiles, blasters braqués sur la porte menant à la cellule improvisée.
- Quatre hommes avec moi. Armes réglées sur tir paralysant. Intime froidement l’homme à la peau noire.
Quatre types se détachent du périmètre de sécurité, prêts à suivre l’officier impérial. Mais ce dernier semble avoir quelques autres consignes à donner pour le reste du groupe.
- Si l’on ne ressort pas, ou du moins, si vous entendez des bruits de combat, soyez prêts à intervenir. Usage d'armes non létales uniquement, sauf en cas de dernier recours. Ajoute t-il.
Les commandos prennent réception des indications. Le terrible membre de la police politique pénètre dans la salle d’interrogatoire, suivi de près par les quatre volontaires en armure de phrik. Le Cathar qu’ils retiennent captif semble avoir passé ses nerfs sur un verre d’eau, dont les morceaux viennent joncher le sol. Les soldats mettent en joue le détenu, sur leurs gardes. Nul ne souhaite s’approcher du forcené. Après tout, il a peut-être dissimulé un éclat de verre dans son dos, prêt à égorger le premier venu… Le lieutenant garde également ses distances, la main sur le blaster glissé dans le holster de jambe.
- Commandant Lemsli Umbra, une décision a été rendue. Débute d’une voix particulièrement froide l’homme à la peau noire. Vous êtes… Sauvé. Pour l’instant.
Un signe de tête dans la direction des commandos suffit à donner l’ordre. Un type en armure tire sur le déserteur, qui s’écroule inconscient sur le sol. C’est la deuxième fois que le Cathar se fait avoir de la sorte, impuissant. Mais qu’aurait-il pu faire ? Désarmé et privé de la Force, tout combat aurait été inutile.
- Traînez-le jusqu’à la navette. Ordonne simplement l’agent du D2I.
Deux hommes s’emparent du corps inanimé du commandant déchu et l’emmènent à l’extérieur, escortés par les deux autres soldats. Talion reste seul dans la salle d’interrogatoire, pensif. Il observe en silence les débris de verre, puis se tourne et quitte à son tour la pièce. Le reste des commandos de la Task Force 333 attend la suite des instructions.
- Messieurs, nous partons tous pour Dathomir. Le commandement impérial nous donnera des ordres précis lorsque nous serons en orbite de la planète. Annonce l’officier impérial. Embarquez le matériel et ne laissez aucune trace de notre passage ici.
Les soldats s’exécutent sans broncher. L’agent Stan les rejoint discrètement, mains croisées dans le dos. Il supervise le bon déroulement de l’opération de nettoyage. Il ne semble pas vouloir parler au lieutenant. Ce qu’il a dit à son supérieur et au capitaine Vestrit ne concernent qu’eux visiblement. L’homme à la peau noire ne s’en offusque pas. Au sein du Bureau de la Sécurité de l’Impérium, tout le monde a ses secrets. C’est une nécessité.
En moins de trente minutes, toute trace d’occupation du hangar a disparu. Seul le mobilier d’origine reste abandonné sur place. La navette de classe Lambda embarque son flot de passagers puis s’élève dans les airs en décollant un nuage de poussière. Destination... Dathomir.Spoiler : Spoiler