Changement de direction
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Post n°3
Auteur : Lemsli Umbra"Sith" ? L'homme qui lui faisait face l'avait appelé sith ? Il voit un type qui ne cherche pas à le tuer et qui pote un sabre blanc, et sa premiére réaction est de le prendre pour un serviteur du coté obscur de la Force ? Pour sa défense, il est vrai que les appances pouvaient etre trompeuses, mais quand meme... Il n'y avait pas que ces encapuchonnés dans la vie ! Interieurement, Umbra poussa malgré tout un ouf de soulagement. Il avait trop psychoté, il ne s'agissait manifestement pas d'agents de l'empire, mais surement des agents gouvernementaux républicains. La prohibition du culte jedi avait été levé dans l'espace républicain, et en tant qu'adjoint du sherif local, il serait aisé de se faire passer pour un ancien jedi qui avait decidé de défendre la veuve et l'orphelin sur un monde reculé. Umbra n'avait pas refléchi et avait agit trop precipitement. Il s'était directement rendu suspect et avait attaqué des représentants de la loi. Néanmoins, il ne fallait pas baisser sa garde pour autant. Les agents avaient entammé une manoeuvre d'encerclement assez classique, tout en baissant leurs armes, à l'exception de celui qui semblait etre leur chef. Lemsli en guise de réponse glissa lentement mais surement sur le coté, tout en adoptant une posture défensive issu de son propre style, le praetoria ishu.
Un ange passa, le cathar sentait que la tension montait d'une part comme de l'autre. Le chevalier voulait, avant de répondre , identifier les objectifs et l'état d'esprit de son adversaire. ll se mit à fixer intensémment le regard du chef. Dans la Force par contre, il rodait autours de la présence du fonctionnaire. Il cherchait une faille éventuelle à exploiter pour visiter son esprit. Le cathar n'était hélas pas tres coutumier de ce genre d'exercice, et si l'état d'esprit de l'officier laissait des ouvertures, il était trop risqué de s'y engouffrer. Le militaire pouvait se braquer et fermer son esprit, mais également se fermer à toute négociation. Meme en y allant par fines touches, le cathar ne pouvait pas en tirer grand chose. Juste qu'il était manifestement officier et qu'il semblait appartenir à quelque chose de différent... ll ne paraissait pas etre un simple agent des forces de l'ordre. Il cachait quelque chose... Umbra avait lentement glissé dos à un mur. Si la situation l'echappait, il pourrait toujours sauter sur un toit et s'echapper aisément. Par la Force il se rapprocha d'Oreille Ana, afin qu'il puisse voler en renfortn cas de probleme.
"Merci pour le compliment euh.... Officier je crois? Désolé, mais je n'ai pas fais l'armée, je ne connais pas les grades en cours. Mais vous faites une méprise. Je ne suis pas un Sith mais j'appartiens à un culte qui est, si ma mémoire est bonne, toujours légal dans l'espace républicain..."
L'impérial laissa planer sa phrase un instant, afin de voir l'effet que ca allait causer. Voyant que la petite bande avait l'air sceptique, il poursuivit avec un ton qui se voulait décontracté.
" Je suis jedi pour ceux qui dorment dans le fond, vous savez ? les défenseurs originels de la République... enfin, c'était avant... Je crois que l'Ordre ne joue plus de role politique si ? Si ? Désolé, je me suis retiré de cet ordre il y'a deja pas mal de temps... Méditer dans son coin en faisant leviter des cailloux, c'est pas ma vision de comment faire pour aider son prochain, j'aime autant servir vraiment... D'ailleurs je suis adjoint au sherif. Vous pouvez lui demander, il vous confirmera... Il est la-bas"
Un vent soudain se leva et rabaissa la capuche du cathar, exposant son visage à la vue de tous. Umbra se crispa un peu. Son visage n'était pas tres connu dans l'espace républicain en principe, aussi, il n'avait pas de soucis à se faire, mais s'i y'avait des vétérants de la Forge ou de l'opératio museliére, ils ne manqueraient pas de le reconnaitre. Par la Force il exorta Oreille Ana à sortir armé avec ses hommes. Voyant la surprise s'affichant sur le visage de ces interlocuteurs, il sentait que la situation avait l'air tres explosive.
"Bon, puisque mon collégue, qui est représentant de la loi sur ce monde, est la, je vous laisse vous expliquer, moi, j'ai une perm' qui vient juste de commencer"
Umbra ne se reconnaissait pas du tout dans ses paroles,il s'était forcé à passer pour un péquenot un peu simplet. Mais son bluff ne prendrait surement pas, et sa posture de praetoria ishu, venait de devenir une garde de praetoria vonil... -
Post n°4
Auteur : MulderOh bon sang c'est encore pire que ce que je pensais.
Je devais à tout prix garder la tête froide si je souhaitais sortir victorieux de cet échange, enfin... vivant serait déjà un bon début. J'avais croisé le regard de l'encapuchonné une seule seconde et ça m'avait filé la migraine, peut être étais-ce un tour de passe-passe de forceux ? Peut être ressentais-je enfin la conclusion du cocktail particulier de mon ADN ? Toujours était-il que je connaissais désormais l'identité de ce "sheriff". Je le connaissais parce qu'il avait été le bras droit du Général Valiant lors de la réhabilitation des Vestiges en l'actuel Imperium, ensuite parce que ce dernier avait récemment été déclaré hors-la-loi et déserteur auprès des Forces Armées Impériales. Enfin, nous n'avions pas reçu plus d'informations à ce sujet au SMERSH et le Bureau, pourtant si friand de ce genre d'affaire, n'avait pas levé le moindre sourcil. Autant dire que j'avais trouvé ça pour le moins suspicieux mais j'avais assez eu à faire avec le Nouveau Garage Galactique pour ne pas m'y être intéressé davantage.
Erreur grossière, puisque me voilà devant le principal intéressé de l'affaire qui, sur Cathar, avait presque causé presque autant de remous que l'arrestation de Valiant. Une erreur grossière qui m'imposerait de longues nuits blanche a survoler les centaines de dossiers "secondaires" qui m'attendaient à l'Ubiqtorate."Ce n'est pas le moment de divaguer soldat !"
Ce moment de doute avait dû se remarquer mais qu'importe, le temps n'était plus à la réflexion."Merci pour le compliment euh.... Officier je crois? Désolé, mais je n'ai pas fais l'armée, je ne connais pas les grades en cours. Mais vous faites une méprise. Je ne suis pas un Sith mais j'appartiens à un culte qui est, si ma mémoire est bonne, toujours légal dans l'espace républicain..."Pour un déserteur, je le trouve légèrement imbu de lui même...
Enfin pas tant que ça quand on faisait les compte : il avait déjà mis au tapis les poids lourd de notre petit groupe de franc tireur et tant bien même nous l'avions encerclé, cela ne semblait vraiment pas l'inquieter et quand on connaissait le CV du bonhomme, ça paraissait compréhensible. Mon DT-12 toujours pointé sur le Cathar, je tentais d'analyser le maximum d'informations et d'options qui venaient de s'ouvrir à moi...- Bon, puisque mon collègue, qui est représentant de la loi sur ce monde, est la, je vous laisse vous expliquer, moi, j'ai une perm' qui vient juste de commencer.
Un homme s'avança assez craintivement, répondant ainsi à l'appel du chevalier. Je répondis à son appel au calme en rengainant lentement mon DT-12. Je fis signe au Yagai de se placer en protection du Quartier Maitre et du massif Cathar qui geignaient un peu plus loin dans la rue, baignant dans la poussière. A mon sniper Rodien, je lui intima de faire le guet pour identifier d'éventuels individus hostiles. Bondissant habilement sur une terrasse en bois qui surplombait la Grand Rue, il s'y installa en silence en faisant le guet et mit en joue la navette dont la silhouette se trouvait maintenant en plein cœur d'un soleil glissant paresseusement derrière l'horizon.
Tandis que le Cathar renégat s'éclipsai lentement en direction de la navette. Le Sheriff s'approcha de moi, prenant de l'assurance devant ce retour au calme. Il pavanait son étoile brillante dans le ridicule espoir de m'impressionner et asseoir sa ridicule autorité mais avec mon arme rengainée dans son holster nous pouvions enfin en finir avec toute cette hostilité.
La tension retomba légèrement, les visages semblèrent se décrisper et la crise retomber.- - Vous n'avez rien d'un Sith, je vous l'accorde !
Je tendis la main au sheriff tout en ignorant jusqu'à ses moindres paroles, mon regard et mon esprit entièrement tourné vers le Cathar décapuchonné qui rompait le combat. Il se figea, sentant imperceptiblement le drame arriver.- - Mais je n'ai rien d'un Soldat de la République... Mon Commandant...
Empoignant violemment la main que je serrais j'attirai le pseudo représentant de la loi vers moi pour lui assenner un violent coup de bâton électrique de ma main gauche. Et tandis que l'homme s'écroulait, les yeux écarquillés de surprise, le Cathar avait rebroussé chemin et bondis vers moi. Il me tenait en respect, son sabre à quelques centimètre de ma gorge.- - Je ne suis pas en mesure de vous l'imposer mais je vous conseille de venir avec nous, Commandant Umbra. Nous ne sommes que de simples agents et je n'ai pas d'ordres particuliers à votre sujet mais vous serez plus à votre place à nos côtés qu'en tant que sous-fifre des ces ... voyous...
J'étais sincère en disant cela ... car j'avais pris le pari de le convaincre de revenir dans le droit chemin. Le chevalier, bien que menteur (et surement lâche), ne semblait pas avoir de réelles intentions hostiles. Il était peu brutal, certes, mais il maniait son sabre blanc avec confiance et ne se serait pas laisser "dominé" par si peu d'hommes aussi rapidement si cela n'avais pas été volontaire de sa part. Je préférais le mettre face a un dilemme en m'attaquant aux mafieux désormais maître de la ville. Je devais le forcer à choisir un camp, soit celui de l'Imperium, nation qu'il avait aidé à bâtir de ses mains, soit celui de hommes de mains miteux qui avaient pris illégalement le contrôle d'un territoire reculé pour en extorquer les maigres richesses.
Quelques hommes armés sortir de divers bâtiments, plus bandits qu'adjoints de sécurité. Le sheriff glissait mollement contre moi et je fixais toujours intensivement le chevalier errant. Une chose était sûre, j'allais affronter une bande de gendarmes véreux, restait à savoir si Umbra trahiraient ses nouveaux "amis", si il continuerait de fuir comme il semblait l'avoir fait jusqu'à présent ou bien... si il s'affirmerait dans sa bassesse et nous mettait hors d'état de nuire...
Cette dernière hypothèse ne plaisait guère... -
Post n°5
Auteur : Lemsli UmbraTout partait pourtant bien, et l'officier "républicain" avait prononcé les mots qu'il ne fallait pas. Le Cathar, qui était deja en train de partir vers la navette, profitant d'une issue inespérée, avait lentement ralenti jusqu'à se figer complétement.
"Commandant"... Le mot à ne surtout pas dire. Celui qui mettait le chevalier dans une tres mauvaise posture, et qui compliquait violemment sa mission. Que devait'il faire ? massacrer les impériaux pour préserver son identité ? Les soudoyer ? Une autre solution aurait été de les neutralise et de les vendre comme esclaves. Ca aurait renforcé la tresorerie du cathar, et tous le monde aurait été plus ou moins content... En plus, maquillé en bleu et avec une ou deux protheses, l'agent impérial pourrait aisémment passer pour une jolie danseuse twi lek... ou presque...
Un crépitement mit un terme aux pensés d'Umbra. Sans se retourner, il savait que ce pigeon d'Oreille Ana s'était fait électrisé comme la derniére des bleusailles. Il fallait intervenir maintenant et définitivement. Lemsli renversa bascula ses épaules vers la gauche, menacant ainsi de tomber, et dans le meme temps, prit une puissante impulsion afin de se retrouver immédiatement face à son adversaire. Géné par le corps d'Oreille Ana, celui-ci ne put pas faire grand chose pour se défendre et se retrouva l'instant d'aprés avec le sabre du chevalier, pret à le transpercer littéralement. Le cathar hésitait, il se refusait à abattre cet homme. Mais le laisser en vie était aussi un grand risque pour trop de gens. Histoire de simplifier la situation, les hommes de main d'Oreille Ana sortaient des baraquements du sheriff... et naturellement, la vue de leur chef neutralisé par des inconnus n'étaient pas pour les calmer. Seul la vue de leur collégue menacant les nouveaux venus les empechait de faire feu.
- Je ne suis pas en mesure de vous l'imposer mais je vous conseille de venir avec nous, Commandant Umbra. Nous ne sommes que de simples agents et je n'ai pas d'ordres particuliers à votre sujet mais vous serez plus à votre place à nos côtés qu'en tant que sous-fifre des ces ... voyous...
Umbra ne répondit rien, et fixa son interlocuteur d'un oeil percant, et teinté de reproches. Il ne pouvait s'empecher d'éprouver une certaine admiration pour le calme et la résolution de l'officer impérial, meme si ca le mettait dans l'embarras. Ce dernier avait clamé son nom haut et fort, et Lemsli sentait que ca perturbait les petites frappes locales. Il sentait que ... voila... c'était fait ....
"Eh mais attendez, si c'est Lemsli Umbra, sa tete est mise à prix pour un beau pactole, y'a la CSI et meme l'Empirioume qui le traquent ! J'en suis sur, mon cousin bosse pour Donos et le traque justement !"
Bon... sa couverture était donc grillée, il avait donc désormais ce ramassis de voleur de bantas et un escouade impériale contre lui. La situation était critique, et la voie des armes allait etre la seule solution... ou alors, il y'avait peut etre un coup subtil à jouer...
"Oh les gars, qu'est-ce que vous comprenez pas dans "je suis jedi" ? Les chevaliers impériaux ont des sabres rouges, le mien est blanc, y'a rien qui fait tilt ? Et sans blague, vous voyez un cathar, et directement vous pensez à Lemsli Umbra ? Y'a d'autres cathar dans la galaxie à part Lem et Koko l'asticot !
- C'est qui encore Koko l'asticot ?
-Par les talons aiguilles de l'Omega, faites un effort, le seigneur Kovarn quoi
- Tu lui ressembles quand meme vachement, quand on regarde les ima ...
- Bravo, en plus d'etre idiots, vous etes racistes ! Dites que tous les cathars se ressemblent surtout, y'a aucun probleme ! Je suis surpris qu'on ne me paie pas en croquette ou en pelottes de laine ! j'ai honte d'etre avec des tocards aussi fermés que vous !
- Bon, ca devient trop débile là. Butez les tous sauf le cathar"
Médusé par l'echange surréaliste qu'ils venaient d'oberver, les truands ouvrirent le feu timidement sur l'humain qui tenait Oreille Ana. Lemsli se jeta vers l'imperial,sabre en avant, afin de bloquer le premier tir. Le second rata miraculesement sa cible est parti se perdre dans un mur.
"Peloton, derriére moi" cria le cathar aux impériaux, qui, bien plus entrainé, répondaient deja avec une precision mortelle. Les truands n'étaient que cinq, et se firent vite exterminer par l'escouade militaire. Umbra en avant formant un bouclier impénétrable pour protéger ses alliés de circonstance, et les soldats impériaux qui démentait clairement la rumeur voulant qu'un impérial avec un blaster, c'est aussi précis qu'un aveugle qui joue à chamboule tout.
"Il reste quelques mafieux dans les baraquement du sheriff, terminez tout ca au détonateur. Le gros de la bande fait un raid dans un village à quelques kilometres, Ils n'ariveront que dans 3h au mieux. Nettoyez les baraquements et préparez une embuscade dans le centre ville. Ils sont équipé de swoop qui manoeuvreront plus difficilement . Tirez pour tuer. Execution." Lemsli venait de prendre naturellement le controle de l'escouade. Celle-ci, décontenancé par la tournure des évenements, s'enquit briévement de l'avis de leur chef direct, avant de passer à l'acte. Une fois éloigné, Lemsli rangeat son sabre puis se tourna vers l'officier impérial.
"Je pense que nous avons à discuter tous les deux. Je ne suis pas disposé à vous suivre humm... lieutenant ? capitaine ? commandant peut etre ? Bref... Je ne confirmerai pas vos allégations. Je ne suis qu'un cathar forceux qui vous a filé un coup de main contre une bande de truands, Vous n'en saurez pas plus, croyez moi c'est mieux pour tout le monde, vous compris. A ce sujet, celui que vous tenez est Oreille Ana, un parrain assez important. Je pense qu'il peut vous etre utile, c'est lui qui devait me mener là où je dois aller. Croyez moi, ca vous fait deja un beau butin. Concernant mon propre sort, je ne me battrai pas contre vous, quoi qu'il arrive. J'ai vu une navette se poser, j'en ai besoin pour quitter cette planete. Vous etes libres de m'arréter, mais croyez moi, le jeu n'en vaut pas la chandelle. Je souligne également que j'ai pris parti pour vos hommes, et que je vous ai sauvé d'un tir de blaster. Quoique vous choisissiez de faire, j'ose esperer que vous le ferez avec le respect du à... hum... bref. "
Umbra ouvrit la bouche pour continuer, mais se ravisa. Ses exigences étaient finalement simples, quitter calmement cette planete pour pouvoir enfin rejoindre Coruscant. -
Post n°6
Auteur : Super PNJ
XXX
Agent Stan
Section ACTU, Chevalerie Impériale et Force.
Lorsque la navette se pose au point de rendez-vous, la rampe d’accès ne tarde pas à s’abaisser. Presqu’aussitôt, le transport en vient à vomir son flot de passagers. Les douze soldats de la Task Force 333 se déploient et attendent les ordres de l’agent Stan, qui descend à son tour. Ce dernier plaint silencieusement les pauvres gars de l’Agence de Contre-Terrorisme Universel. Ils ont vécu l’enfer sur Mygeeto et reçoivent en guise de récompense le privilège de participer à une opération sur un tas de poussière. Passer du froid intense d’une planète glacée à la chaleur extrême d’un désert ambulant est tout sauf une récompense. Mais ces soldats là ne sont pas venus sur Tatooine pour passer d’agréables vacances au soleil. S’ils n’ont pas été mis au courant des tenants et aboutissants de leur mission, les militaires de la Task Force 333 se doutent bien qu’ils ne sont pas là pour une simple visite de courtoisie… Surtout quand ils se baladent en territoire républicain. L’écho de tirs est rapporté par le vent. Se peut-il que le lieutenant Mulder ait engagé la cible ? Dans le doute...
- Nous avons des agents sur place. Probablement engagés dans l’action. Indique Stan à l’attention des commandos de l’ACTU. Formez trois groupes de quatre hommes chacun. Un restera ici pour surveiller la navette. Les deux autres viennent avec moi.
Les membres des Opérations Spéciales Impériales et du Bureau de la Sécurité de l’Impérium ne sont pas de taille face à un sensitif. Les types de la Task Force 333, à l’inverse, ont été formés pour ce type de situation. Les évènements sur Mygeeto ont pris une tournure catastrophique et les forces déployées sur place en ont payé le prix. Mais aussi tragiques soient-ils, ces évènements ont permis à l’Agence de Contre-Terrorisme Universel d’apprendre de ses erreurs. L’équipement de pointe des soldats opérant dans ses rangs a été optimisé. Des séances d’entraînements et de formations ont été organisées avec l’aide des combattants d’élite de la Chevalerie Impériale. Aujourd’hui, Mygeeto n’est plus qu’un lointain souvenir que les rescapés de l’opération et leurs collègues tentent d’oublier. Terroristes, rebelles ou sensitifs, ils sont prêts à intercepter tout ce que l’Impérium leur désigne.
Quoi qu’il en soit, selon les directives de l’agent Stan, les commandos de la Task Force 333 se divisent en plusieurs groupes. Quatre hommes restent au niveau de la navette, pour sécuriser l’endroit. Les deux autres groupes suivent l’individu appartenant au Bureau de la Sécurité de l’Impérium et s’enfoncent dans le taudis que les bouseux de locaux osent appeler “village”...---------------------------------------
L’affrontement qui oppose les impériaux aux trous du cul qui prétendent être l’autorité est rapide. Face à l’efficacité des agents et de leur allié sensitif, les truands n’ont aucune chance. Ils sont fauchés comme les blés, d’un revers de la main qui se voudrait nonchalant. La gorge percée, le crâne troué ou la poitrine fumante, les voilà à terre en l’espace de quelques secondes. Un petit carnage qui ne semble pas réellement satisfaire l’appétit des esprits combatifs. Après tout, ces amateurs n’avaient aucune chance… Mais les impériaux ne risquent pas de relâcher leur vigilance. Si le type qui les a aidé est bien Lemsli Umbra, alors ils ont un sérieux problème. Naturellement, les agents forment un périmètre autour de leur supérieur et du prétendu déserteur. Une mesure qui doit à la fois permettre de sécuriser la zone et permettre de neutraliser le Cathar en cas de retournement brusque de situation. Le quartier-maître Simpson, qui constate que le lieutenant Mulder n’a pas encore retrouvé ses esprits, décide d’intervenir.
- Sauf votre respect, ne nous prenez pas pour des imbéciles. Votre petit numéro du Jedi égaré ne tient pas la route. Du moins… Pas en présence d’agents du Bureau de la Sécurité Impériale. Nous sommes des services de renseignements, pas de vulgaires péquenauds ignares. Des individus se baladant avec des sabres laser ne courent déjà pas les rues, mais des individus sachant s’en servir, c’est encore plus rare. Lance le chef de l’escouade. Si le Lieutenant a de bonnes raisons de croire que vous êtes quelqu’un que vous prétendez ne pas être… Cela me suffit à me ranger de son côté. D’autant plus quand on sait que vous avez cherché à fuir notre présence et que vous vous permettez de donner des ordres à des soldats impériaux. Seul un militaire peut agir de la sorte, surtout quand vous employez du jargon militaire dans votre vocabulaire. Vous n’avez rien du Jedi que vous prétendez être.
Le sous-officier marque un temps de pause et se permet d’esquisser l’ombre d’un sourire.
- Et puis, entre nous, vous ressemblez quand même vachement à Lemsli Umbra. Je suis sûr que mon camarade ici présent peut le confirmer ! Ajoute Simpson.
- Si ce n’est pas lui, c’est son cousin ! Ricane Burmese, le Cathar du groupe.
Oreille Ana, qui reprend tout juste connaissance, cherche à se traîner sur quelques mètres. Il tente de profiter du manque d’attention qu’on lui accorde pour prendre la poudre d’escampette. Mais sa misérable tentative de fuite échoue rapidement lorsqu’une botte vient se poser sur son dos. La silhouette d’un Rodien armé d’un fusil de précision apparaît dans le champ de vision du soi-disant shérif.
- Toi pas bouger si toi tenir à la vie. Intime l’agent Roolek.
- Voilà ce qu’on va faire… Reprend le quartier-maître à l’attention de celui qui prétend être Jedi. On embarque votre parrain de la pègre et vous avec. Ce n’est pas discutable.
- Alpha, je crois que nous avons un problème. Souffle l’agent Kr'lt dans la communication de groupe. Mouvement à treize heures.
Simpson grince des dents. Tout ce raffut a alerté les quelques bandits encore présents dans le coin. Du moins, c’est ce qu’il faut croire. Burmese, qui n’est jamais en manque de sensations fortes, est le premier à faire part de son enthousiasme.
- En formation de combat ! Râle le sous-officier dans un premier temps, puis venant donner une baffe à son supérieur. Bon sang, Lieutenant, ressaisissez-vous !
Le demi-clone ne semble pas réagir à cette agression soudaine. Il est visiblement plongé dans une sorte de torpeur. Peut-être a t-il tout simplement perdu les pédales… Peut-être est-il en état de choc. Dans tous les cas, l’absence “mentale” de l’officier ne profite pas aux agents placés sous ses ordres. Un combat est imminent et un trait laser pourrait bien venir se loger dans le poitrail du jeune homme. La mort d’un supérieur n’ayant plus ses capacités est une chose que Simpson préfère éviter. Les soldats impériaux prennent position, prêts à accueillir les truands. Mais finalement, une bonne nouvelle arrive aux oreilles du quartier-maître.
- Contact non hostile Alpha, ce sont des impériaux. Informe Burmese.
- Bien reçu Delta.
Huit silhouettes vêtues d’armures noires et une autre habillée plus sobrement s’avancent, en formation de combat. Ou plutôt, selon une manoeuvre d’encerclement bien conçue. Les francs-tireurs du Bureau de la Sécurité Impériale reconnaissent les armures en phrik portées par les membres de l’ACTU sur le terrain. Et inversement. Ces derniers, menés par l’agent Stan, reconnaissent les forcenés constituant l’équipe Hélo. Deux unités spéciales sur Tatooine… Un mauvais signe ! Les chances de fuite semblent diminuer au fur-et-à mesure de la progression des soldats de la Task Force 333. Puis, lorsque les deux groupes sont finalement en face à face, les interrogations silencieuses cessent.
- Que venez-vous faire ici Agent ? Demande alors Simpson à celui qui commande le groupe d’en face.
- Je suis là pour lui. Répond simplement Stan en désignant du menton le Cathar. Et vous, qu’est-ce que vous faites dans le coin ?
- Pareil. Plus ou moins. Sourit bêtement le sous-officier. On ferait mieux de ne pas rester dans le coin, selon notre “ami”, ça ne va pas tarder à grouiller de trous du cul en colère.
- Bien reçu. On récupère le coli et vous nettoyez la zone pour couvrir nos traces. Continue l’agent en guettant du coin de l’oeil une réaction de Mulder puis une réaction de Lemsli Umbra.
Le premier semble dans un état secondaire, comme drogué, ou plutôt, traumatisé. Un incident que le membre du Bureau de la Sécurité Impériale ne manquerait pas de rapporter à la hiérarchie. Le deuxième, déserteur de son état, est étrangement calme. Mais son regard indique qu’il reste sur ses gardes, comme prêt à massacrer tout ce petit monde pour s’enfuir et remplir ses sombres desseins. Les gars de l’ACTU, qui sont sur les nerfs à cause du traumatisme qu’est Mygeeto, semblent garder à l’oeil le prétendu traître. Les doigts au dessus de la gâchette et les armes braquées sur le principal suspect sont deux signes qui ne trompent pas.
- Veuillez m’excuser pour ceci Commandant. Déclare mystérieusement l’agent Stan.
Un hochement de tête suffit à faire passer le message. Une arme réglée sur tir paralysant touche sa cible. Le Cathar tombe lourdement au sol, incapable de bouger. Du travail bien fait, et proprement en plus. Voilà qui contente son esprit perfectionniste.
- Transportez-le jusqu’à la navette. Ordonne alors le type vêtu d’un imperméable.
Les soldats s'exécutent. Lemsli Umbra est ainsi traîné sur plusieurs dizaines de mètres, protégé par un dispositif particulièrement rigoureux. Alors que le superviseur de l’opération menée par la Task Force 333 s’apprête à partir, une voix vient retentir dans son dos.
- Qu’est-ce qu’on fait de lui ? Intervient le quartier-maître Simpson en désignant Oreille Ana.
- Qui est-ce ?
- Un gros bonnet de la pègre locale apparemment.
- Son cas n’est pas de mon ressort, voyez plutôt avec le Lieutenant Mulder. Il saura sûrement quoi en faire… S’il parvient toutefois à revenir à la raison.
Les deux hommes se séparent sur ces dernières paroles. L’équipe Hélo, encombrée d’un prisonnier et d’un officier rendu à moitié amorphe, décide toutefois de remplir les derniers objectifs. Et alors que les agents impériaux se chargent de couvrir leurs traces et celles du deuxième groupe d’intervention, une navette décolle et file à toute allure dans le désert… Pour une destination inconnue.---------------------------------------
Le réveil se fait tout seul. Installé sur une chaise poussiéreuse, le Cathar peut émerger doucement de l’étrange torpeur dans laquelle il a été plongé. En face de lui, deux individus. Un type arborant une plaque de lieutenant sur un uniforme gris qui contraste avec la couleur de sa peau, noire, lui aussi assis sur une chaise. Dans son dos, l’agent Stan, les mains croisés et le regard méfiant. Il semble prêt à intervenir au moindre signe suspect. L’endroit dans lequel se déroule cette curieuse scène est dans un état pitoyable. Les murs sont recouverts de moisissure, l’air est humide. On parvient à percevoir le bruit du vent, dont les fortes bourrasques viennent s’écraser contre l’architecture du bâtiment. Impossible de savoir, pour le “détenu”, où tout ceci se passe. Il y a fort à parier, d’ailleurs, que de l’autre côté du mur, dans une pièce adjacente, toute une escouade de soldats impériaux se tient prête à intervenir...
- Inutile de chercher votre sabre laser, Commandant. Nous avons pris la précaution de vous le retirer pendant votre “sommeil”... Une simple mesure de sécurité. Indique l’inconnu revêtant un uniforme gris. Mais passons plutôt aux choses sérieuses voulez-vous ? Vous avez tenté de vous faire passer pour un Jedi, à l’aide d’une méthode plus ou moins douteuse, en vous montrant dans un premier temps hostile… Puis vous avez décidé de venir en aide à nos agents sur place. Une initiative qui sera bien évidemment prise en compte lors du jugement… Quoi qu’il en soit, nous savons qui vous êtes réellement Commandant Umbra.
Le mystérieux type appartenant au Département Investigation et Interrogation marque un temps de pause. Il en vient à humecter ses lèvres desséchées.Un sourire suspect vient illuminer de ses dents blanches le visage de l’homme à la peau noire.
- Vous êtes accusé de désertion Commandant. Pire encore, vous avez déserté après avoir refusé d’exécuter des ordres. Ces faits sont passibles de la peine de mort… Mais je ne vous apprends visiblement rien, à en juger votre empressement à quitter notre compagnie… Ou plutôt, celle de mes collègues. Reprend alors l’agent sur un ton des plus curieux. Vous savez Commandant… De nombreuses questions se posent. Pourquoi avoir quitté votre position avantageuse au sein de la Chevalerie Impériale, et plus globalement, au sein du régime impérial ? Et pourquoi, en tant que prince de Cathar, avoir décidé d’abandonner votre peuple ? Ce sont là des questions que nombre de mes comparses et que nombre de concitoyens se sont posés et se posent toujours…
Et ce sont là des questions auxquelles Lemsli Umbra se doit de répondre s’il veut espérer vivre encore quelques instants… Ou tout du moins s’il souhaite vivre encore quelques instants sans subir les méthodes peu orthodoxes généralement utilisées par les interrogateurs du Bureau de la Sécurité Impériale.Spoiler : Spoiler
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Post n°7
Auteur : Lemsli UmbraUmbra sentait que l'officier qui lui faisait face était perturbé. Il s'agissait peut etre de sa premiére expérience du feu...Etonnant, il paraissait pourtant dégourdit. Lemsli lui mit une petite tape sur l'épaule afin de raviver l'attention de l'impérial, sans s'occuper des autres soldats qui recommencaient leur manoeuvre d'encerclement. Le second de la petite troupe interpella Lemsli
" Sauf votre respect, ne nous prenez pas pour des imbéciles. Votre petit numéro du Jedi égaré ne tient pas la route. Du moins… Pas en présence d’agents du Bureau de la Sécurité Impériale. Nous sommes des services de renseignements, pas de vulgaires péquenauds ignares. Des individus se baladant avec des sabres laser ne courent déjà pas les rues, mais des individus sachant s’en servir, c’est encore plus rare. Si le Lieutenant a de bonnes raisons de croire que vous êtes quelqu’un que vous prétendez ne pas être… Cela me suffit à me ranger de son côté. D’autant plus quand on sait que vous avez cherché à fuir notre présence et que vous vous permettez de donner des ordres à des soldats impériaux. Seul un militaire peut agir de la sorte, surtout quand vous employez du jargon militaire dans votre vocabulaire. Vous n’avez rien du Jedi que vous prétendez être."
Depuis qu'il était sur Tatooine, Lemsli avait perdu beaucoup de chose, mais avait gagné en patience. Pourtant, la situation commencait à lui chauffer les oreilles. Ces impériaux avaient une étrange maniére de penser, ils croisaient un forceux avec un sabre laser qui se revendiquait jedi, mais c'était apparement étrange de voir un jedi savoir se servir de son sabre, ou alors utiliser des termes militaires était manifestement incompatible avec le fait d'etre un jedi... Ce n'était pas comme si les jedis avaient déja servi dans les forces armées il n'y a pas si longtemps... Le cathar aurait été de meilleure humeur il aurait probablement lancé une blague comme "vous savez, la différence entre un grand baton et un sabre n'est pas si enorme, alors quand on sait botter des fesses avec l'un, on sait faire avec l'autre", ou alors " Des termes militaires ? Ah, désolé, l'habitude de jouer à Battlefront II ou Chiss of duty sur holonet, vous avez eu de la chance que je ne balance pas des insultes en jawa comme utini ou cyka blyat".
"Et puis, entre nous, vous ressemblez quand même vachement à Lemsli Umbra. Je suis sûr que mon camarade ici présent peut le confirmer ! "
De l'humour ou il était sérieux ? La derniere conversation de ce genre avait soulevé la question du racisme et de l'intolérance, et comme on pouvait s'y attendre, ces questions mal posées et mal traitées avaient laissé plusieurs personnes sur le carreau.
"Si ce n’est pas lui, c’est son cousin !"
Umbra perdit patience et ne put s'empécher de lancer au cathar qui venait de parler
"On vous a demandé le chemin de la plage vous ?"
L'évasion d'Oreille Ana tua dans l'oeuf une dispute naissante entre les deux cathars. Le nautolan voyant qu'on ne prétait lui prétait plus attention il rampait lamentablement, avant de se faire intercepter par un rodien
"Voilà ce qu’on va faire..On embarque votre parrain de la pègre et vous avec. Ce n’est pas discutable "
Le "jedi" poussa un léger soupir. Il avait bien dit qu'il était pret à se faire arréter et à suivre les impériaux, mais ayant sauvé la vie de l'escouade, et surtout du lieutenant, il ne s'attendait pas à ce qu'ils envisagent serieusement cette hypothese.
"Comme on dit, il y'a toujours deux solutions à un probleme... Soit je fais ca, soit vous vous rappelez que si vous étes encore en vie c'est grace à moi, et vous foutez la paix à un representant de la loi républicaine, sur le sol républicain..."
Le second semblait ailleurs et ignora superbement la pique du cathar, puis brailla un ordre visant à ce que tous se mettent en position de combat. Il se permit meme d'en retourner une à son supérieur... On battait des records... Umbra se plongeat dans la Force afin d'en savoir plus et de se préparer. Il ressentit une seconde avant ses camarades de circonstance qu'il s'agissait d'impériaux. Une escouade d'élite était présente... Lemsli était de nouveau dans une situation dangereuse. Il n'était plus question de négocier avec une troupe d'élite... La solution du combat et de s'en sortir par le sabre répugnait le shérif. Il ne souhaitait pas éliminer froidement ses camarades, et cette solution paraissait risquée. Il n'était pas en face des petites frappes d'Oreille Ana. Et ils étaient nombreux. .. La partie allait étre serrée... Les 9 nouveaux arrivants firent rapidement face au petit groupe. Le visage du cathar se ferma. Il Savait pertinement comment cette histoire allait se terminer, et ca ne lui plaisait absolument pas. Sa mission secrete était carrément compromise... Soit il devait rompre l'ordre de silence qu'on lui avait intimé avant de partir, soit il se laissait prendre et sa mission allait etre de facto un echec retentissant...Remarque, en tant que sherif républicain il pouvait ...
"Veuillez m’excuser pour ceci Commandant."
Il avait trop hésité. Le bras du cathar plongea à une vitesse hallucinante vers son sabre, mais c'était sans espoir, les impériaux étaient trop entrainés, et un rayon paralysant frappa le chevalier au moment où ses doigts se fermerent sur le manche. Il ressentit un puissant choc, et sentit le sol se dérober sous ses jambes. Il avait échoué se dit'il avant de sombrer dans les tenebres.
Le reveil se fit étonnamment plus doux que prévu. Assis sur une chaise qui semblait avoir fait son temps, Umbra émergeât lentement. Il se trouvait avec deux hommes, l'un était le chef de l'escouade d'élite, l'autre était un lieutenant. Il devait s'attendre à un interrogatoire dans le style gentil policier et méchant policier ? L'empire était resté dans les années 70 du calendrier standard manifestement... Par contre pour ce qui était de la salle où il se trouvait... Ca devait etre post-moderne tant ca ne ressemblait à rien. Une salle décrépie couverte de moisissure... Au moins ca avait le mérite d'avoir un petit effet sur les prisonniers. Cet endroit, aussi répugnant soit'il était le lieux ideal pour se débarrasser d'une personne en toute discretion... En tout cas, c'est l'effet que ca faisait.
"Inutile de chercher votre sabre laser, Commandant. Nous avons pris la précaution de vous le retirer pendant votre “sommeil”... Une simple mesure de sécurité. Mais passons plutôt aux choses sérieuses voulez-vous ? Vous avez tenté de vous faire passer pour un Jedi, à l’aide d’une méthode plus ou moins douteuse, en vous montrant dans un premier temps hostile… Puis vous avez décidé de venir en aide à nos agents sur place. Une initiative qui sera bien évidemment prise en compte lors du jugement… Quoi qu’il en soit, nous savons qui vous êtes réellement Commandant Umbra."
L'officier marqua une pause
"Vous êtes accusé de désertion Commandant. Pire encore, vous avez déserté après avoir refusé d’exécuter des ordres. Ces faits sont passibles de la peine de mort… Mais je ne vous apprends visiblement rien, à en juger votre empressement à quitter notre compagnie… Ou plutôt, celle de mes collègues. Vous savez Commandant… De nombreuses questions se posent. Pourquoi avoir quitté votre position avantageuse au sein de la Chevalerie Impériale, et plus globalement, au sein du régime impérial ? Et pourquoi, en tant que prince de Cathar, avoir décidé d’abandonner votre peuple ? Ce sont là des questions que nombre de mes comparses et que nombre de concitoyens se sont posés et se posent toujours…"
Lemsli avait baissé les yeux en entendant le lieutenant parler de desertion et d'abandon. C'était des points qui étaient douloureux moralement. Lemsli savait bien qu'il serait percu comme un traitre par la plebe. Bien peu connaissaient le fond de l'affaire. Manifestement ses geoliers n'en savaient pas plus également. Umbra ouvrit une premiére fois la bouche pour parler et tout expliquer, avant de se raviser. Lemsli venait de se souvenir les raisons de son trop long séjour sur Tatooine, son hyperdrive avait été saboté. Ce qui impliquait la présence de traitres dans l'Empire... Il ne pouvait pas parler librement. Il allait devoir trouver un moyen de s'évader. Il sentait que la Force était pleinement utilisable. Erreur cruciale, un vrai chevalier n'est jamais désarmé, avec ou sans sabre.
Lemsli se forca à rire pendant une bonne dizaine de secondes. Puis, voyant le regard interloqués des deux soldats :
" Désolé, mais je ne peux m'empecher de penser que la derniere fois que je me suis retrouver attaché comme ca, nous etions également trois, mais... Nous etions un peu moins habillé et en plus charmante compagnie si vous voyez ce que je veux dire, expliqua le chevalier avec un clin d'oeil qu'il voulait particuliérement lourd, mais... C'est pas plus mal ici que vous soyez habillés... Je doute que l'un d'entre nous souhaite découvrir ce genre d'activité dans ce contexte... Enfin... j'espere..."
Umbra se remit à rigoler un bref instant avant de reprendre :
"Vous etes quand meme admirables les gars. Vous vous faites expulser de Coruscant, vous vous faites démolir par la CSI, votre chef de l'etat la, le Valiant, il trouve moyen de se faire arreter et enfermer par la république apres avoir tenter de déstabiliser la république, et maintenant, vous envoyez une opération militaire sans autorisation sur le territoire républicain pour abattre les forces de l'ordre locales et enlever un sherif de la république, membre de l'ordre jedi. Et en plus, 3 jours avant une inspection gouvernementale... Avec les témoignages et la surveillance vidéo, vous pouvez etre certains que vous venez de déclencher une énième guerre entre la république et l'empire... Sans Valiant pour commander, vous pensez pouvoir tenir combien de temps ? Une heure ou deux heures ?"
Lemsli observait ses geoliers d'un air goguenard, il n'avait jamais été un tres bon acteur mais tant qu'il ne reconnaissait pas qu'il était le prince de cathar, il avait peut etre une chance de s'en sortir. Pourtant un détail attira l'attention du chevalier en exil. A l'annonce de Valiant enfermé, une ombre était passée dans le regard des ses geôliers. Comme s'ils venaient d'entendre une énormité. Se pouvait'il que ...
" Pourquoi vous tirez ces tetes, Valiant est libre désormais ?"
Le captif perdit instantanément son air moqueur. Une information cruciale avait été dévoilée implicitement. Valiant libre... Cela changeait considérablement la donne...
" Par les talons aiguilles Maar Shane, je ne suis pas le prince de Cathar, vous trouvez que j'ai un lien de parenté avec Darth Kovarn ? Je suis un jedi en exil qui défend la veuve et l'orphelin, vous allez déclencher une guerre avec votre foutu erreur et votre incapacité à distinguer un cathar d'un autre bon sang de bois !"
Le cathar avait hurlé la fin de sa phrase tout en fixant dans les yeux le lieutenant noir et en essayant de se lever de sa chaise. Dans le meme temps , Umbra projeta une image dans l'esprit de son interlocuteur. Il s'agissait d'un soldat impérial qui éteignait une camera qui tournait. L'officier parut perturbé un bref instant. Dans le meme temps Umbra se rassit et hocha discretement la tete. Le lieutenant eut un instant d'hesitation.
[size=12]Le sherif avait un doute. L'image mentale qu'il venait d'envoyer était pourtant explicite. Leur conversation n'était pas observée ? Ou au contraire elle l'était et le lieutenant n'avait cure des requetes de son prisonnier ? Est-ce que ce n'était pas un piege ? Le mieux était probablement de rester le plus évasif possible, tout en accordant le bénéfice du doute... tout révéler à un lieutenant paraissait inconcevable, surtout dans ces conditions...[/size]
" C'est une évidence qu'on ne quitte pas son peuple comme ca. Quant à ce qui est de la position avantageuse dont vous parlez, il faut savoir la sacrifier pour un ideal. Ne vous etes vous pas demander pourquoi est-ce qu'un vétéran de la Forge avait choisi de quitter l'Empire pour ces traitres de la République ? Le commandant Umbra a effectivement foulé le sol de Tatooine et m'a confié quelques informations qui sont classées secret défense... Vous comprendrez aisément que je ne peux les ébruiter. Par ailleurs, si vous l'avez trouvé sur Tatooine, c'est qu'il a été victime de sabotage, dixit le mécanicien de la charmante bourgade où vous m'avez repéché. Une personne a délibérément saboté l'hyperdrive de mo... son appareil, ce qui a causé l’échec de son... but.... Par ailleurs, le but qu'il poursuit n'est plus d'actualité. Il y'a fort à parier qu'il va demander des instructions venant d'en haut... Je suis navré de ne pouvoir en dire plus, mais ... vous comprendrez je pense que l'affaire est extrêmement sensible... "
Lemsli se tut un instant. Il savait que ce qu'il avait dit n'était pas suffisant mais c'était trop risqué d'en dire plus. Soudain une illumination lui vint.
"Au fait... Le parrain de la pègre que vous avez arrêté sur Tatooine... Il se nomme Oreille Ana... Il a fait fortune dans la vente d'arme et la contrebande d'arme. Et il a un accord avec notre commandant préféré... S'il a bien respecté sa parole, ce qu'il jure avoir fait, je vous informe qu'il y'a une bombe iem sur Coruscant assez puissante pour priver une grosse ville d’électricité." -
Post n°8
Auteur : Super PNJLe lieutenant du Département Investigation et Interrogation arque un sourcil. Est-ce que ce Cathar est sérieux ? Est-ce qu’il ose réellement rire au nez et à la barbe des agents du Bureau de la Sécurité Impériale ? Le simple fait de le voir se tordre de rire est insultant. Mais le pire reste à venir. L’air se charge d’électricité lorsqu’il en vient à remettre en question l’armée impériale et ses services de renseignement, tout en venant poser sur le dessus une menace de guerre. D’autres individus sont morts pour bien moins que ça. Ce n’est pas la première fois que des membres de la terrifiante police politique font face à des cas particuliers et étranges. Des forcenés qui refusent de parler malgré la torture ou des fanfarons qui n’ont rien à perdre, ils en ont déjà vu. Mais ils ne s’attendaient à tomber sur un dossier similaire en la personne de Lemsli Umbra. Du moins, s’il s’agit bien de lui. Quoi qu’il en soit, si ce péquenaud à poils est bien le prince déchu qu’il refuse d’être, on peut réellement se poser la question suivante : Comment ce trou du cul a t-il pu passer commandant avec un tel comportement ? Valiant n’a visiblement pas été très regardant au sujet de ses subordonnés… Une véritable honte qui fait le déshonneur des institutions militaires impériales !
L’agent à la peau noire pousse un soupir. Il préfère quand les prisonniers parlent tout de suite. Moins de travail, moins de tâches, moins de cris. Tant pis ! On entendra bientôt ce Cathar chouiner d’un bout à l’autre du désert. L’officier en uniforme gris réfléchit le temps de quelques battements de cils aux diverses méthodes qu’il pourrait utiliser sur l’insolent qui lui fait face. Cependant, son moment d’égarement prend rapidement fin. Un poing vient marteler à plusieurs reprises sur la paroi. Le lieutenant se redresse, rectifie machinalement les plis de son uniforme et quitte la pièce. Deux commandos de l’ACTU viennent rejoindre l’agent Stan, toujours debout et aux aguets. Il adresse un simple signe de tête aux hommes portant l’armure noire de phrik qui fait leur réputation en guise d’ordre.
Ces derniers se placent instinctivement derrière le détenu. Respectant une distance de sécurité, les armes braqués sur l’individu attaché à la chaise, ils semblent prêts à rendre la sentence. Les soldats d’élite de l’Agence de Contre Terrorisme Universel sont les gars de la situation. Avec leur armure en phrik, leur casque inhibiteur qui empêche la manipulation mentale et leurs divers gadgets permettant de lutter efficacement contre les sensitifs, ils sont l’outil idéal pour neutraliser ces derniers. Le prisonnier, qu’il soit Lemsli Umbra ou Jedi, aura du mal à les affronter s’il cherche à s’évader par un quelconque moyen.
Dans la salle adjacente, qui s’avère être un hangar de bonne taille, l’homme à la peau noire s’entretient avec l’opérateur-radio du groupe. Celui-ci a retiré son casque pour pouvoir discuter avec son supérieur.
- Du nouveau ? Demande simplement l’officier impérial.
- Affirmatif mon Lieutenant. Répond le soldat. Le commandement le veut vivant et entier, qu’il soit Lemsli Umbra ou non.
- Très bien… Et concernant l’échantillon d’ADN ? Ajoute le lieutenant avec une pointe de déception.
- Envoyé à l’antenne du BSI la plus proche pour analyse. Indique son interlocuteur, casque sous le bras. Nous n’aurons pas les résultats avant plusieurs jours. Ah… Et sinon, qu’est-ce qu’on fait de ça ?
Le commando désigne du menton l’étrange créature installée sur une branche nutritive dans une petite cage, à l’autre bout de la pièce. Pour la plupart des gens dans cette vaste et froide galaxie, le nom d’Ysalamir ne signifie rien. L’Impérium n’a découvert leur existence que récemment, lors d’une opération sanglante sur Mygeeto durant laquelle les chasseurs de primes ont utilisé un spécimen de cette espèce pour neutraliser les pouvoirs des Sith. Le régime impérial a donc fait quelques recherches sur le sujet, trouvé leur planète d’origine et a marchandé quelques Ysalamiri à des contrebandiers du coin. Pour l’heure, les effets de cette créature herbivore sont largement méconnus. Expérimenter ses prétendus pouvoirs sur le détenu sera un excellent moyen d’en apprendre plus à ce sujet. Et peut-être même que cela pourrait permettre d'éviter que le prisonnier pénètre une fois de plus dans l'esprit du superviseur de l'interrogatoire. Après tout, une image étrange, comme un ordre silencieux, est venue lui titiller le cerveau et étant donné les pouvoirs psychiques des sensitifs... Il vaut mieux prendre toutes les précautions.
- Déplacez la cage vers la paroi. On va bien voir si cette bestiole a des pouvoirs prodigieux ou si ce n’est qu’une grosse plaisanterie. Grommelle l’agent du Département Investigation et Interrogation.
- A vos ordres.
Plusieurs soldats s’emparent de la petite cellule abritant l’Ysalamir et la soulèvent sur quelques dizaines de mètres avant de la poser contre le mur de la pièce dans laquelle se fait cuisiner le Cathar. L’officier impérial s’accroupit et observe le temps de quelques battements de coeur la créature qui s’accroche fermement à la branche. Comment une aussi petite chose peut couper un individu sensible à la Force de cette dernière ? Non… Ceci n’est qu’une farce. Quoi qu’il en soit, la réponse viendra assez rapidement. Peut-être que ce crétin arrogant qui se fait passer pour un Jedi va réagir de manière différente, du fait de la proximité avec l’Ysalamir. Le lieutenant se relève et pénètre à nouveau dans la salle où se déroule un bien étrange interrogatoire.
- Votre petit numéro de Jedi égaré ne tient pas la route Commandant. Vous faites un bien mauvais menteur, vraiment. Et je vais me faire un plaisir de vous expliquer pourquoi. Vous prétendez être un Jedi. Vous prétendez représenter la loi sur Tatooine, au nom de la République. Je vois là deux mensonges grossiers. Reprend l’impérial à la peau noire en venant s’installer en face du prisonnier. D’une part, être Jedi sur une planète grouillant de chasseurs de primes et de tueurs à gages prêts à vous capturer ou vous faire la peau me semble être d’une stupidité sans nom… Surtout quand on sait le prix que vaut un Jedi depuis qu’ils se font rares… D’autre part, déclarer représenter les forces républicaines locales en ayant parfaitement conscience que vous travaillez pour un pseudo-shérif qui fait parti du crime organisé est une énorme erreur. La mort de quelques voyous censés représenter la loi est une bonne chose, pas une mauvaise. La République nous remerciera probablement de faire le ménage pour elle !
Les commandos de l’ACTU semblent amusés par cette réflexion. On peut entendre des rires étouffés sous les casques des deux gardes présents dans la pièce. L’agent Stan, pour sa part, affiche un léger sourire aux lèvres.
- Soyons sérieux deux minutes voulez-vous ? Laissez-moi résumer... Continue l’officier des services de renseignements. Un Jedi qui prétend représenter l’autorité républicaine sur un monde ravagé par la corruption et connu pour être dirigé dans l’ombre par la Pègre Hutt, ayant pour supérieur un parrain du crime organisé et ayant connaissance de ce fait… Ce n’est pas là le portrait rêvé pour un Jedi n’est-ce pas ? J’y vois là le profil d’un mercenaire… Ou d’une raclure ayant été banni de l’Ordre, mais sûrement pas le portrait d’un véritable Jedi. Ajoutons à ces éléments douteux votre prétendu relation avec Lemsli Umbra et nous avons là un parfait discours baratineur. Quelle est la probabilité, dans notre vaste galaxie, que deux Cathars sensitifs se retrouvent au même endroit dans le même laps de temps, le tout sur une planète paumée où ils peuvent être la cible de primes diverses et variées ? Cette probabilité est quasi nulle. De même, nous savons que Lemsli Umbra s’est déjà fait passer pour un Jedi par le passé... Et puis ces menaces de guerre parce que l’on vous a enlevé…
Le lieutenant marque un temps de pause et se permet d’esquisser l’ombre d’un sourire. Il réajuste le col de son uniforme, humecte ses lèvres desséchées puis reprend.
- Vous semblez nous prendre pour des amateurs. Mais croyez-vous réellement que nous sommes du genre à laisser des traces derrière nous ? Pensez-vous que nous puissions laisser des témoins et des preuves évidentes de notre présence ? Demande l’officier impérial sur un ton moqueur. Je doute déjà que le gouvernement local ait un quelconque intérêt pour le taudis dans lequel vous vous êtes caché, mais je doute d’autant plus de l’intégrité de ses représentants. Tatooine n’est pas l’endroit le plus sûr, et sûrement pas l’endroit le plus vertueux. Avec quelques pots de vin, on se fait de nombreux amis… A l’aide de chantage, on s’assure de la coopération de quelques réfractaires… Et en usant de la force, on réduit au silence les plus bavards. Croyez-moi, personne ne viendra vous chercher ici. Et il n’y aura aucune guerre entre la République et l’Impérium. Quelle dommage n’est-ce pas ? Je comprends votre… Déception.
Le membre de la terrifiante police politique se permet de bailler. D’une main nonchalante, il vient couvrir sa bouche grande ouverte. L’homme retire ensuite sa casquette militaire, puis passe sa main dans ses cheveux couverts de sueur pour faire respirer le tout. Derrière cette curieuse attitude se cache quelque chose… L’agent du Bureau de la Sécurité Impériale s’apprête à abattre sa dernière carte. La plus cruelle, la plus fourbe...
- Vous prétendez ne pas être Lemsli Umbra. Peut-être que vous avez raison… Peut-être pas. Personnellement, j’ai tendance à croire que vous êtes ce fameux déserteur. Nous aurons bientôt la réponse de toute manière... Lâche mystérieusement le lieutenant avant de reprendre plus froidement. Nous avons prélevé un peu de sang lors de votre… “Sommeil”. Et il se trouve que cet échantillon est parti pour analyse… Nous pourrons donc bientôt savoir si votre ADN correspond à celui du commandant Umbra. Je vous conseille donc de passer aux aveux directement… Ne perdons pas un temps qui peut s’avérer précieux voulez-vous ?
Les impériaux possèdent de nombreux secrets. Des secrets qui leur permettent de rester maîtres dans l’art des renseignements, du chantage et de la manipulation… L’homme à la peau aussi noire que les ténèbres guette le moindre changement brusque dans le comportement du Cathar qui lui fait face. Entre les révélations et l’Ysalamir, il se peut que le détenu se mette à changer de discours… Tout comme il se peut qu’il en vienne à devenir violent. L’officier impérial dégaine silencieusement le blaster qui pend dans le holster de jambe et le pointe sous la table en direction de son interlocuteur. Au moindre geste brusque, il allume l’abruti qui se tient sur la chaise d’en face.Spoiler : Spoiler
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Post n°9
Auteur : Lemsli UmbraUne breve latence. Si le cathar avait parlé de lui à la troisiéme personne, il se doutait que personne n'était dupe. Il avait tombé de le masque. Le lieutenant qui lui faisait face ne s'y trompait pas... La rupture soudaine avec la Force aprés son départ était clair. Les hommes qui lui faisaient face n'avaient aucune confiance en lui... A juste titre d'ailleurs, meme si le cathar ne leur voulait pas de mal. Umbra commencait à devenir vraiment nerveux, s'il pouvait cacher son trouble en incarnant cet insupportable jedi qu'il avait créé en 15 secondes, c'était de moins en moins vrai. L'absence de son ravisseur avait laissé le temps au cathar de changer sa strategie, et de prendre un petit repos mental. Jouer ce role ne lui servirait à rien tres rapidement, et ca lui faisait perdre ses moyens, il devait dépenser de l'énergie à la fois pour jouer un role, et également se concentrer sur ce qu'il se passait. En outre, on venait de lui couper son lien avec la Force. Il était chevalier impérial, il tirait sa force de sa discipline, et de son sens du devoir. Le visage du cathar se ferma et il se mit à fixer dans le vide. Il avait avoué sans le dire qu'il était bien le chevalier Umbra, autant tenir son rang.
Le lieutenant revint dans la salle, où ils étaient desormais 4. Le numero du "jedi" avait du passablement irriter les impériaux. Les soldats supplémentaires devaient etre la pour intimider le prisonnier, voir le passer à tabac. Lemsli ne put s'empecher de penser que depuis qu'il s'était engagé, il avait rarement autant été menacé, passé à tabac et emprisonné... Meme si pour une fois, c'était par les siens.
"Votre petit numéro de Jedi égaré ne tient pas la route Commandant. Vous faites un bien mauvais menteur, vraiment. Et je vais me faire un plaisir de vous expliquer pourquoi. Vous prétendez être un Jedi. Vous prétendez représenter la loi sur Tatooine, au nom de la République. Je vois là deux mensonges grossiers. Reprend l’impérial à la peau noire en venant s’installer en face du prisonnier. D’une part, être Jedi sur une planète grouillant de chasseurs de primes et de tueurs à gages prêts à vous capturer ou vous faire la peau me semble être d’une stupidité sans nom… Surtout quand on sait le prix que vaut un Jedi depuis qu’ils se font rares… D’autre part, déclarer représenter les forces républicaines locales en ayant parfaitement conscience que vous travaillez pour un pseudo-shérif qui fait parti du crime organisé est une énorme erreur. La mort de quelques voyous censés représenter la loi est une bonne chose, pas une mauvaise. La République nous remerciera probablement de faire le ménage pour elle ! "
Umbra n'eut pas la moindre réaction. Il savait depuis un moment qu'il avait commit une enorme erreur quand il avait dégainé son sabre contre les truands de tatooine. Il l'avait su au moment où il avait allumé sa lame, et depuis, il ne pouvait s'empecher de se maudire. Ca avait été grossier, ca lui coutait désormais horriblement cher. Il aurait du suivre des formations auprés du BSI pour mieux réussir sa mission, il n'était qu'un soldat apres tout.
"- Soyons sérieux deux minutes voulez-vous ? Laissez-moi résumer... Continue l’officier des services de renseignements. Un Jedi qui prétend représenter l’autorité républicaine sur un monde ravagé par la corruption et connu pour être dirigé dans l’ombre par la Pègre Hutt, ayant pour supérieur un parrain du crime organisé et ayant connaissance de ce fait… Ce n’est pas là le portrait rêvé pour un Jedi n’est-ce pas ? J’y vois là le profil d’un mercenaire… Ou d’une raclure ayant été banni de l’Ordre, mais sûrement pas le portrait d’un véritable Jedi. Ajoutons à ces éléments douteux votre prétendu relation avec Lemsli Umbra et nous avons là un parfait discours baratineur. Quelle est la probabilité, dans notre vaste galaxie, que deux Cathars sensitifs se retrouvent au même endroit dans le même laps de temps, le tout sur une planète paumée où ils peuvent être la cible de primes diverses et variées ? Cette probabilité est quasi nulle. De même, nous savons que Lemsli Umbra s’est déjà fait passer pour un Jedi par le passé... Et puis ces menaces de guerre parce que l’on vous a enlevé… "
Quelle est la probabilité pour que deux cathars sensitifs se retrouvent au meme endroit... Les probabilités... On perd des guerres en estimant que tel événement est improbable, le BSI sous l'Omega avait bien estimé qu'il était improbable de voir un déchainement de forces semblable à ce qu'il s'était passé sur la Forge... Bienvenu dans les 5% de marge d'erreur ... D'autant que les jedis niaient le hasard... Mais bon, on s'approchait plus des superstitions, et ca ne fairait pas avancer le débat... Meme si Umbra eut un tres bref et tres léger froncement de sourcils désapprobateur. En revanche Lemsli fut surpris de l'anecdote du lieutenant. Le chevalier ne se souvenait pas avoir parlé ce détail aux autorités... Meme si sa mémoire pouvait le tromper. La CSI avait communiqué son dossier aux autorités impériales ? Ou alors le lieutenant avait sacrément potassé ses fiches pour évoquer un évenement comme celui-la.
[b[color=#666666]]"Vous semblez nous prendre pour des amateurs. Mais croyez-vous réellement que nous sommes du genre à laisser des traces derrière nous ? Pensez-vous que nous puissions laisser des témoins et des preuves évidentes de notre présence ? Demande l’officier impérial sur un ton moqueur. Je doute déjà que le gouvernement local ait un quelconque intérêt pour le taudis dans lequel vous vous êtes caché, mais je doute d’autant plus de l’intégrité de ses représentants. Tatooine n’est pas l’endroit le plus sûr, et sûrement pas l’endroit le plus vertueux. Avec quelques pots de vin, on se fait de nombreux amis… A l’aide de chantage, on s’assure de la coopération de quelques réfractaires… Et en usant de la force, on réduit au silence les plus bavards. Croyez-moi, personne ne viendra vous chercher ici. Et il n’y aura aucune guerre entre la République et l’Impérium. Quelle dommage n’est-ce pas ? Je comprends votre… Déception." [/b]
Son bluff n'avait pas marché... Mais la encore ca semblait hasardeux. Mais il était vrai que la corruption faisait son oeuvre, et Lemsli était forcé d'en convenir, ces incapables ne feraient probablement rien pour enqueter... Comme ils n'avaient rien fais quand Oreille Ana avait fait liquider son rival qui était également des forces de l'ordre. Ce n'est pas comme s'il avait grand espoir de toutes facons.
"- Vous prétendez ne pas être Lemsli Umbra. Peut-être que vous avez raison… Peut-être pas. Personnellement, j’ai tendance à croire que vous êtes ce fameux déserteur. Nous aurons bientôt la réponse de toute manière... Lâche mystérieusement le lieutenant avant de reprendre plus froidement. Nous avons prélevé un peu de sang lors de votre… “Sommeil”. Et il se trouve que cet échantillon est parti pour analyse… Nous pourrons donc bientôt savoir si votre ADN correspond à celui du commandant Umbra. Je vous conseille donc de passer aux aveux directement… Ne perdons pas un temps qui peut s’avérer précieux voulez-vous ?"
Et on y était. Sa "couverture" de jedi était donc définitivement grillée. Soit c'était pour maintenant, soit il faisait le zouave et il pouvait toujours esperer s'évader par la suite. Sa mission n'était manifestement plus d'actualité, néanmoins, elle restait top secrete... Et sauf ordre contraire elle restait d'actualité... Néanmoins il fallait parfois faire preuve d'initiative.
Umbra poussa un léger soupir, baissa la téte et clot ses yeux murmurant une malediction contre sa propre incompétence. Il prit une longue respiration puis planta son regard bleu acier dans les yeux du lieutenant.
"Je suis un chevalier de l'Empire, j'ai prété serment de servir l'Empire et l'Empereur. Si l'un n'est plus, l'autre demeure, et je respecterai mes voeux, peu importe ce qu'il m'en coute. "
Umbra marqua un pause afin de jauger son interlocuteur. Il lui semblait vaguement que son oeil brillait, peut etre savourait il le fait qu'enfin le cathar passait à table et cessait afin de les prendre pour des anes. Ou alors, l'officier était fatigué et luttait pour ne pas roupiller.
"Je suis bien le commandant de l'armée impériale, Lemsli Umbra. Vous etes libre de penser ce que vous voulez de moi, peu m'importe. Sachez juste que nous sommes dans le meme camps, et que je ne peux vous fournir de réponse que vous jugerez satisfaisante, sans mettre en péril mon serment et autre chose. Je peux peut etre vous apporter quelques éléments de réponse mais uniquement en privé, à la personne la plus gradée de la zone et à l'abri des cameras, magnetophones ou autre, il en va de la sécurité de l'Imperium. Si vous ne souhaitez pas accéder à mes requetes, soit. Je comprends le manque de confiance. Néanmoins, sachez que je n'ai jamais levé la main sur un imperial. Je suis complétement désarmé, je ne peux rien vous faire."
Umbra se tut un instant. Il était tenté de demander à ce que si ses demandes étaient refusées et qu'il devait passer entre les mains d'un bourreau, ou d'un tortionnaire, qu'ils veillent à ne pas l'amputer pour pouvoir reprendre le service actif. Il ne le fit pas, il était chevalier et restait fier et debout en toute circonstance.
"Si vous choisissez de m'éxecuter...J'aimerais formuler le voeux d'étre éxécuté comme un soldat... C'est tout ce que j'ai à ajouter je pense"
Sa derniere phrase n'avait pas eut autant de fermeté qu'il l'aurait désiré. Mais la perspective de se faire éxécuter avant ses trente ans n'étaient pas réjouissante... -
Post n°10
Auteur : Super PNJLe premier acte se termine… Les masques tombent ! L'individu appréhendé avoue être le chevalier Lemsli Umbra. Le lieutenant n’a même pas eu besoin de recourir à la torture pour faire parler ce sale petit déserteur… Une chose qui semble le décevoir dans un premier temps, puis le satisfaire par la suite. Tout le temps qu’il peut économiser et passer hors de Tatooine est bon à prendre. Ce maudit tas de poussière n'a rien d'intéressant. L’agent du Département Investigation et Interrogation esquisse l’ombre d’un sourire. Il est grand temps de passer à l’acte deux… Celui des grandes révélations ! L'Ysalamir a peut-être eu son petit effet finalement... Même si l'on peut encore douter de son utilité.
- Vous exécuter ? Voyons Commandant… Le Bureau de la Sécurité Impériale est bien plus fourbe que cela. Nous nous assurons d’abord d’obtenir des aveux complets avant d’envisager la moindre exécution... Répond sur une pointe d’ironie l’officier impérial.
L’homme à la peau noire se vautre dans sa chaise en poussant un soupir d’aise.
- Agent Stan, avez-vous quelques cigarettes à partager avec nous ? Demande alors le lieutenant.
L’autre ne répond rien et se contente de sortir de son imperméable un paquet de cigarettes ainsi qu’un briquet. L’individu appartenant au Département Investigation et Interrogation coince une cigarette entre ses lèvres, puis interroge le Cathar d’un simple regard. Souhaite t-il fumer pour se détendre et faire évacuer un stress qui doit s’empirer de minute en minute ? Bien qu’adoptant une attitude plus “chaleureuse”, l’officier impérial garde en vue son principal objectif. Et son blaster ne quitte pas le dessous de la table. L’agent Stan vient allumer la cigarette de son supérieur, puis se retire dans l’ombre de la pièce.
- Écoutez Commandant… Puisque vous vous montrez désormais coopératif… Je pense pouvoir vous faire une fleur. Indique l’étrange type entre deux bouffées. Vous voulez parler en comité restreint… Je comprends. Mais je ne peux malheureusement pas me permettre de risquer ma vie et compromettre ma mission en restant seul avec vous. L’Agent Stan restera donc pour nous tenir compagnie. Mais soyez assuré, si vous acceptez ces termes, que tout ce que vous pourrez dire restera entre ces quatre murs.
Dans son dos, l’agent vêtu d’un imperméable n’émet aucune objection. Son visage n’exprime rien. Mais il y a fort à parier, silencieusement, qu’il pense que cette idée est tout sauf bonne. Quoi qu’il en soit, le lieutenant congédie les deux soldats de l’Agence de Contre-Terrorisme Universel d’un simple geste de la main. Les commandos de la Task Force 333 quittent la pièce sans un mot. L’on pourrait croire que l’air de la salle aurait pu se réchauffer suite à ce départ… Mais d’un certain point de vue, rendre ce petit entretien plus “confidentiel” ajoute un côté bien plus glauque. Peut-être que les deux hommes appartenant au Bureau de la Sécurité Impériale seront plus enclins à se livrer à quelques pratiques douteuses et cruelles sans la présence de soldats pour les observer...
- Vous me parlez de respect des voeux… De serment. Mais la question que nous sommes en droit de nous poser est la suivante : Pourquoi un chevalier impérial et officier de surcroît, qui se dit loyal à l’idéologie impériale, se retrouve à déserter et à mentir ? En vient à s’interroger le lieutenant. Je ne vois, pour l’heure, que deux possibilités. Soit vous essayez de sauver votre peau d’une manière bien ridicule… Soit quelqu’un vous a donné une mission secrète...
Dans les deux cas, Lemsli Umbra va devoir fournir des explications convaincantes s’il désire s’en sortir en un seul morceau. Comme le dit si bien le présumé traître, il en va de la sécurité de l’Impérium. De ce fait, les agents n’hésiteront pas à employer tous les moyens nécessaires pour faire parler le chevalier impérial déchu. Surtout s'il faut en passer par la violence...Spoiler : Spoiler
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Post n°11
Auteur : Lemsli UmbraUmbra fermat un instant les yeux et prit une grande respiration. Ils essayaient bien de l'effrayer, il n'y avait pas à avoir peur de mourir pendu comme un traitre. Apres avoir décliné poliment la cigarette qu'on lui proposait, Il observait dans le plus grand des calmes l'officier, attendant la fin du discours de l'officer, quand un mot le surprit et le retourna. "Mission secrète"... Quelque chose clochait... Pourquoi finalement abordé cette solution. Le chevalier impérial fronca les sourcils et se mit à reflechir à toute vitesse. Soit son geolier avait des informations que Lemsli ne connaissait pas, soit il lui tendait un piege. Il devait prendre impérativement une décision... Soit il continuait sur sa lancée et pouvait esperer d'avoir la pseudo confiance des impériaux, soit il bottait en touche, et retour à la case départ. Il devait gagner du temps et réflechir un peu...
" Vous me faites douter soudainement, amorca doucement le cathar, j'ai l'étrange impression que vous me tendez un piege là... Comme une séduisante échappatoire qui va se refermer sur moi en me broyant au passage... Permettez que je fasse le point un instant... Vous m'expliquez depuis tout à l'heure que je suis un traitre à ma patrie, ce que je peux entendre notez le bien, vous me menacez de mort et vous faites pression pour que j'avoue quelque chose... Vous ne dites pas mission secrete car vous avez des renseignements... Je ne pense pas que vous soyez quelqu'un qui aime perdre son temps. Je vous crois plutot efficace et pragmatique du peu que je peux en juger. Vous avez particuliérement bien étudié mon dossier, meme pour un membre du BSI. Soit vous m'avez idéalisé et vous ne comprenez véritablement pas pourquoi j'ai pu faire ce que j'ai fais, aussi vous tentez de trouver une explication qui parait peu plausible, mais qui expliquerait pourquoi le maitre de la chevalerie cherche à passer à l'ennemi. Je vous avouerai que je doute que vous soyez ce genre de personne. D'autant qu'au vu de mon age, et de mon CV, il n'y a aucune raison de m'idéaliser ou de me croire plus noble qu'un autre. L'autre solution... C'est qu'effectivement, vous me laisser l'opportunité de choisir l'option la plus simple qui expliquerait tout... Et serait bien entendu difficilement prouvable. Ce serait tres commode pour moi de prétendre à une mission secrete... Cela dit... Le BSI vous aurait surement prévenu, et vous auriez probablement eu des instructions particulieres."
Umbra reflechissait clairement à haute voix. Si c'était clair dans sa tete, son discours devait paraitre particuliérement confus et pleins de raccourcis. Pourtant, cela lui avait laissé le temps de réflechir. Il était inutile d'inventer un autre mensonge. Ils voulaient la vérité apres tout.
" Je vais etre honnete, depuis que je suis sur ce caillou, j'ai un peu perdu la notion du temps, c'est si différent de Cathar... Aussi, je vous prie de m'excuser pour les éventuels flous temporels. Il y'a des mois de ca, quand je commandais la chevalerie impériale, j'ai recu une visite particuliére dans le plus grand secret. La chevalerie était à ce moment là en pleine restructuration, et une nouvelle promotion allait etre prochainement opérationnelle. C'est également dans le meme temps que le général Valiant s'était fait capturer par la République. Un soir, alors que je travaillais sur les dossiers de la commanderie, un cathar s'est présenté à mon bureau en demandant à me parler. Sa présence n'était pas particuliérement suspecte, je recevait nombre de gens à l'époque. Celui-ci avait de hauts niveaux d'accréditations, et son ID, sans dévoiler son identité était formel. Il ne s'agissait pas d'un espion. Il tenait à me voir urgement, aussi je l'ai rencontré le soir meme. Sans jamais me dévoiler son identité, il m'a expliqué qu'il était un ancien membre de l'intelligence cathare, et qu'il était un ami proche d'un ami haut placé de ma famille. Il m'a expliqué que nous étions dans une situation de crise sur le plan international, ce que je savais deja, mais pas seulement. Cathar venait de perdre encore une fois son leader, et le gouvernement s'inquietait de l'image donnée. Perdre aussi vite ses dirigeants risquait de devenir une tres mauvaise habitude, et risquait de fragiliser la position de a planete au sein meme de l'Imperium. Celui-ci avait également perdu son leader, et il n'y avait pas encore de remplacant clair. J'insiste sur la situation car il est important que vous compreniez le contexte. L'Imperium semblait une fois de plus tres affaiblie, et Cathar était de nouveau décapitée. Le cathar en question m'a alors parlé de plusieurs projets qui avaient été mis en place sous l'ére Kovarn. L'un d'eux consistait notamment à envoyer un chevalier, dont la loyauté n'était pas claire pour tous, dans les rangs de la garde républicaine. Ce plan avait été établit peu apres la destitution de l'Omega, et comptait énormément sur les troubles et les changements d'allégeances qui étaient monnaie courante."
Umbra s'interrompit un instant. Il avait la gorge un peu seche, et il voulait laisser un peu de temps à ses paroles, afin qu'elle fassent leur effet.
" L'agent avait donc une faveur à me demander de la part de ce fameux ami, il avait besoin de trouver un chevalier confirmé qui pourrait aisément passer pour un transfuge. Mon nom est naturellement sorti. Je pouvais facilement demander à passer à l'ennemi car on avait usurpé mon titre de nouveau roi de Cathar, que la CSI m'avait vendu à l'empire et que j'avais enfin une opportunité... Bref... Beaucoup d'options de ce genre pouvait éventuellement convaincre la république de me recruter. Néanmoins, il s'agissait juste d'une option, et on me demandait mon accord de principe."
Le chevalier se tut un instant. Cela lui faisait tout drole de dévoiler ces évenements qui lui paraissaient si lointain. Sa gorge commencait à le bruler un brin.
"Si ce n'est pas trop demander, je ne dirai pas non à un peu d'eau je vous prie"
puis apres ce petit instant génant, il reprit: "
Je vous ai dis que j'étais fidele à l'Empire, par ailleurs, ma génération de chevaliers était sur le point d'éclore et allait pouvoir me remplacer pour les éventuelles missions à venir. Aussi, partir secourir le leader de l'Empire et de Cathar me semblait parfaitement parfaitement logique et légitime, aussi, j'ai donné mon accord. Il m'a expliqué également que le gouvernement cathar avait eu la garantie que quoi qu'il arrive, jamais certaines unités ne seraient utilisées contre notre peuple pour une répression, sauf dans de rares cas. Il s'agirait d'une trop grande punition contre le peuple qui a sauvé l'Empire. Aussi, si jamais on me contactait pour intervenir contre mon peuple, ce serait vraisemblablement un signal pour activer ce plan d'infiltration. Peu de temps apres, on m'a demandé d'intervenir contre une petite contestation naissante. J'ai donc quitté l'Imperium, et ma vie afin de sauver l'homme qui m'a sorti de l'enfer géonosien. Néanmoins, le plan ne s'est pas déroulé comme prévu. Mon appareil était defectueux, on a émit l'idée d'un sabotage, et j'ai atterri par chance sur Tatooine. Le village dans lequel je suis tombé était au coeurd'une guerre des gangs. J'ai été forcé de m'en méler pour pouvoir esperer sortir de ce trou. J'ai appris que l'un d'entre eux était trafiquant d'armes, Oreille Ana. J'ai négocié avec lui, et j'ai accepté de lui preter main forte que s'il daignait faire passer une bombe IEM sur Coruscant. L'interet était de s'en servir contre la prison où était détenu Valiant au moment opportun. Au moment où vous m'avez intercepté, j'ai appris que la bombe était pleinement opérationnelle depuis peu de temps. J'ai parfaitement conscience que cette histoire peut paraitre abracadabrantesque mais c'est à peu pres tout. Je reste envers et contre tout fidele à l'Empire. Oui, j'étais bien en mission secrete,et ... je doute que ca m'arrange."
Lemsli se tut enfin. C'était invraisemblable, mais pourtant, il n'avait jamais cessé d'etre impérial. -
Post n°12
Auteur : Super PNJLe Cathar semble perturbé, déstabilisé. Il se livre à des aveux complets, mais confus. Soit le déserteur est sincère et réellement secoué, ce dont le lieutenant doute, soit il essaie une fois de plus d’embrouiller ses tortionnaires. Une option bien plus probable… Oui. Lemsli Umbra cherche à gagner du temps, à n’en pas douter. Et surtout, il veut mener les agents du Bureau de la Sécurité Impériale sur une mauvaise piste. Après tout, il a déjà tenté de mentir. Malin… Mais risqué. Surtout quand on a en face de soi un terrible représentant du Département Investigation et Interrogation. L’officier a la peau noire ne va pas se contenter d’obtenir des informations. Il va aussi les confirmer afin de s’assurer de ne pas s’être fait avoir comme un bleu. En règle général, on torture à mort, ou presque, le supplicié afin qu’il confirme ses dires. Etrangement, nombreux sont ceux qui changent de version lorsque les outils viennent labourer la chair et arracher des pans entiers de peau.
Cependant, si cette histoire de Cathars complotistes est réelle… Tout risque de changer. Absolument tout. Si le chevalier déchu dit la vérité, alors la stabilité du régime impérial peut être fortement remise en question. Il ne s’agit donc plus simplement d’interroger un individu s’étant rendu coupable de trahison et de désertion… Il s’agit désormais de préserver la sécurité de l’Impérium en tirant les choses au clair. Si des Cathars complotent dans le dos de la Grande Moff Ashe, alors la police politique aura à faire le ménage. L’existence de Lemsli Umbra tient sur un fil, qui peut se rompre à tout moment. D’un côté, ses aveux pourraient nuire aux intérêts des conjurés. De l’autre, ces mêmes aveux pourraient nuire au régime impérial. Et si tout cette histoire n’est qu’une supercherie… Le lieutenant laisse volontairement en suspens la fin de sa pensée. Le Cathar est dans de beaux draps. La mort plane au dessus de sa tête. Littéralement.
Finalement, cette journée n’est pas si mauvaise… L’interrogatoire s’avère riche en rebondissements ! L’agent du D2I plonge son regard noir dans les yeux du captif, comme pour le sonder.
- Vous êtes si naïf Commandant… Vos amis Cathars vous ont trompé. Votre départ a considérablement affecté la Chevalerie Impériale. Voyez-vous, avec votre disparition, des mesures ont été prises pour s’assurer que la sécurité du régime n’était pas compromise. Les chevaliers impériaux que vous avez personnellement formé ont été interrogés et… “Rééduqués”. Il ne reste plus rien de leur personnalité. Indique froidement l’officier impérial. Un évènement tragique et regrettable, à n’en pas douter. Mais comprenez bien que le Bureau de la Sécurité Impériale ne pouvait pas se permettre la moindre erreur. Tout ceci aurait pu être évité. Retenez bien une chose… Les petites manigances n’apportent jamais rien de bon. Le secret blesse, torture… Tue. Voyez vous-même les conséquences aujourd’hui.
Le lieutenant marque un temps de pause, tire quelques bouffées sur sa cigarette et hoche simplement de la tête dans la direction de l’agent Stan. L’individu en imperméable cogne doucement à la porte. Cette dernière s’ouvre légèrement, laissant apparaître le casque d’un commando de la Task Force 333. Les deux hommes échangent quelques mots au coin de la porte, puis se séparent. Un simple regard adressé au membre de la police politique suffit à faire passer le message.
- Vous êtes dans de sales draps Commandant. Vraiment. Ceux qui vous ont contacté n’auraient jamais du vous choisir pour une telle mission. Les chevaliers impériaux ne sont pas formés pour survivre dans le royaume des intrigues et des jeux de duperie. Continue l’officier à peau noire entre deux bouffées de cigarette. De même qu’ils n’auraient jamais du s’obstiner à vouloir délivrer Valiant. C’est là une motivation bien égoïste et surtout, stupide. La libération, ou plutôt, l’évasion du Général Valiant vaut-elle le sacrifice de milliers, voire de millions de citoyens impériaux ? Car je doute réellement que la République aurait permis que l’on se moque d’elle de la sorte.
L’agent du Département Investigation et Interrogation lâche un rire sinistre.
- Vous avez raison de dire que je n’ai aucune raison de vous idéaliser. Vous êtes bien trop jeune et surtout, vous êtes bien trop naïf. Un inconnu vous donne une mission, vous vous exécutez sans broncher et voilà où nous en sommes... Soupire le lieutenant. Des chevaliers impériaux en ont payé le prix, à votre place. Et vous n’avez même pas pu aller au bout de votre objectif. Si vous aviez été réellement loyal à l’Empire, vous n’auriez pas agi comme vous l’avez fait. Je peux donc me permettre de remettre en question votre prétendue loyauté.
L’étrange individu tire une dernière bouffée sur sa cigarette puis l’écrase sans ménagement sur la table.
- Mais qu'importe. Parlez-moi de ceux qui vous ont contacté. Je veux des détails. N’ayant jamais entendu parler de cette “Intelligence Cathar”, je dois avouer que je suis intrigué. Reprend l’officier en prenant bien soin de garder son blaster braqué sur son interlocuteur. Et puisque vous semblez beaucoup insister sur cet Oreille-Ana, donnez-moi toutes les informations que vous avez à son sujet… Et au sujet de la bombe. Si je juge vos réponses satisfaisantes, peut-être aurez-vous le droit à un verre d’eau.
Un sourire mauvais filtre entre les lèvres de l’agent à la peau aussi noire que les ténèbres.Spoiler : Spoiler
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Post n°13
Auteur : Lemsli Umbra" Vous avez décimé une promotion entière, murmura Lemsli"
Un éclaire de haine brute passa dans les yeux du chevalier. Qu'est-ce que c'était que cette histoire. Qu'était devenu l'Empire pour lequel il s'était battu ? Massacrer et torturer les innocents était devenu le nouveau mot d'ordre du gouvernement ? A quel moment pouvait on considérer que torturer de braves gars était necessaire ? Leur formation n'avaient meme pas été complété, et il ne fait aucun doute qu'une enquete approfondie et intelligement menée aurait prouvé qu'ils n'avaient aucun liens avec cette affaire, et l'Imperium aurait pu compter sur six éléments prometteurs supplémentaires. Pour la toute première fois Lemsli senti sa loyauté vaciller. S'il n'attendait rien des gouvernements séparatistes et républicains, qui se permettaient d'abandonner leurs hommes ou de massacrer des prisonniers, l'Imperium venait de le decevoir énormément. S'il était pret à décimer ceux qui acceptaient de dédier leur vie à l'idéal impérial, que pouvaient esperer les civiles et les peuples ayant choisi de rester fideles. Comment serait traité le moindre mouvement contestataire, par un génocide ? Umbra jeta un coup d'oeil rapide à sa main. Celle-ci tremblait légérement. Ses geoliers ne pouvaient le voir, mais il en était sur.
" Je pense que nous n'avons absolument pas la meme définition de ce que sont la loyauté et la fidélité, dit trés doucement le chevalier cathar, manifestement, nous n'avons également pas du tout les memes appréciations de ce qui est bien ou non pour l'Imperium. Il me semble également que nos logiques et nos mentalités différent un peu trop pour que vous puissiez me comprendre. Néanmoins, avant ma trentaine, je me suis retrouvé à la tete d'un corps d'élite sur Cathar, la capitale de l'Imperium. Ah, et avant que vous ne fassiez la remarque, probablement tres juste, que je dois ca à ma parenté avec mon prétendu cousin, sachez juste que je m'étais deja fais remarquer par mes supérieurs quand je n'étais qu'un écuyer inconnu au bataillon. Notez bien que je n'essaie pas de jouer à qui a la plus longue, ca ne menerait à rien, j'essaie simplement de vous expliquer que ca peut vous paraitre irréfléchi et idiot, mais que de mon point de vu, rester en cherchant desespérement un ou des successeurs à une personnalité qui a été choisie par le peuple pour le guider... Ce n'est peut etre pas une attitude que je qualifierai de "loyale". Meme si je veux bien reconnaitre que c'est necessaire..."
Umbra marqua une pause. Il devait faire attention à ne pas s'emballer. Il mourrait d'envie de recadrer le type qui lui faisait face. Mais ca ne ferait pas avancer le débat. Deja, il se prendrait vraissemblablement quelques claques, ca allait etre frustrant de s'en prendre plein la tronche sans pouvoir avoir deversé tout ce qu'il avait sur le coeur, mais tant pis.
" Si j'avais vraiment tout abandonné, que j'étais vraiment passé à l'ennemi, je n'aurais eu aucun mal à balayer l'escouade que vous avait envoyé sur Tatooine, seul ou avec les autres mafieux. Ils auraient fini enterrés quelque part dans le desert et je serai en train de siroter un verre à Mos Esley. Pourquoi se soucier d'une poignée d'impériaux ? Sauf si on est justement avec eux."
Lemsli laissa un silence pour que les deux impériaux saisissent enfin qu'il était de leur coté. Ils avaient l'air de le prendre juste pour un abruti, et Lemsli pouvait difficilement leur donner tort. Il avait fait des erreurs, et l'opération était bien un desastre absolu.
" L'intelligence cathare ? il s'agit juste des forces d'espionnage et contre espionnage de Cathar. Enfin, quand elle était indépendante, je crois qu'elle a disparu quand Cathar a accepté d'heberger les Vestiges. Je présume que le BSI gére tout ca désormais. N'en ayant jamais fais parti, il va etre compliqué pour moi d'en parler. Néanmoins, les ordinateurs et les scanners de la commanderie était formel. Le code, quoiqu'ancien était valide. Pour Oreille Ana, il s'agit d'un parrain de la pegre a priori plutot coté. Il est le fils d'un autre parrain, et a hérité du réseau. Il s'est battu contre le bras droit de son pére, un certain O'Bryen, qui avait des prétentions sur cet empire. Il était également sherif du bled dans lequel je me trouvais. Cette mafia a fait fortune notamment dans le trafic d'armes. Si a priori, ce conflit interne a affaibli l'organisation, elle reste assez redoutable pour se procurer les fameuses IEM. Moyennant une arme de ce genre, j'ai accepté de régler ce conflit. Oreille Ana a fait appel à un de ses hommes, un certain "Renard" qui avait pour objectif de s'occuper de cette histoire. La stratégie était assez simple, une arme de ce calibre est tres compliquée à faire passer, meme avec un peu de corruption. Aussi, ce "renard" devait transporter la bombe en plusieurs parties afin de déjouer la douane de Coruscant. Il aurait été impossible pour un douanier de distinguer des composantes electroniques dédiés à ce genre d'appareil, d'autres composantes dédiées à divers sociétés écrans. Peu avant les événements de Bastion, certains gangs ont accepté d'obeir à l'empire suite à l'opération "KnightFall". En principe, certains de ces gangs ont eut à garder les parties de cette arme IEM. Cette arme devait servir à désactiver les premiéres defenses de la prison où se trouvait Valiant, dans le meme temps, il était prévu de préparer une évasion massive, de faire sortir certaines personnalités haut placées et de leur faire quitter la planete. La chasse républicaine les aurait chassé et vraissemblablement annihilé. Valiant lui aurait été caché dans les bas fonds, le temps que cela se tasse, quitte à le faire déménager régulierement. Si ma trahison avait été éventé, je n'aurai eu qu'a me revendiquer sith, j'en ai assez dans ma famille pour que cela soit crédible je pense. Ma tante, mon cousin, mon instructrice.... Prétendre à vouloir venger l'Omega de la trahison de Valiant était un motif crédible. Par ailleurs, l'Imperium me traquant pour de bon également, cela donnait du poid à cette hypothese... Mais nous nous égarons. La bombe IEM serait donc surveillé par plusieurs gangs qui travailleraient à son assemblage, et attendraient mes ordres."
Umbra se tut. Il s'attendait à une vague de condescendance, de mépris, voir d'insultes. Il n'y avait pas de raisons pour que cela change. Quitte à faire de l'humour à deux ronds et du mépris, autant y aller de sa petite pique.
"J'imagine que quand vous allez appeler vos gorilles, le fameux verre d'eau va étrangement se casser sur ma tete n'est-ce pas ?"
Umbra ne souriait absolument pas. -
Post n°14
Auteur : Super PNJLe lieutenant calme silencieusement la colère qui s’empare de son être. Il refoule les obscures pensées qui viennent défiler dans sa tête. Le sourire mauvais qu’il affichait sur ses lèvres quelques instants auparavant a disparu. L’officier impérial n’a plus envie de rire. Il n’a plus envie de s’amuser avec ce foutu Cathar. Lemsli Umbra ose protester. Il ose contester la logique implacable de l’Impérium. Ce maudit félin ne mérite pas la mort la plus douce… Celle que l’on réserve aux soldats. Il ne mérite qu’une mort lente et douloureuse… Une mort d’animal, ce qu’il est réellement. L’agent du Département Investigation et Interrogation serre la mâchoire, comme pour freiner l’envie d’insulter ou de beugler quelques horreurs. Son collègue, qui sent que la pression monte, se met instinctivement derrière le captif. Peut-être qu’une petite correction s’impose… Mais l’individu qui lui fait face a plus de valeur vivant et entier. Il va donc falloir se contenter de le bousculer, ou plutôt, de le “rééduquer”.
- Commandant, vous êtes affligeant… Vraiment. Mais je vais mettre ceci sur le compte de votre étroitesse d’esprit. Votre vision des choses est bien trop simpliste. Débute d’une voix chargée d’animosité le lieutenant. Vous préférez sauver la vie d’un seul homme, ou plutôt d’un clone, à celles de milliers de concitoyens. Vous préférez sauver la vie d’un général qui renonce à ses voeux aussi rapidement qu’un séducteur qui change de maîtresse, et pour quoi ? Pour une question d’honneur. Une vilaine petite question d’honneur…
L’homme à la peau noire marque un bref instant de pause. Il ne cache pas le mépris qu’il a pour le général Valiant. De son point de vue, le clone n’est qu’un sale petit arriviste qui change d’allégeance pour sauver sa peau dès que le vent tourne. L’officier impérial se demande silencieusement comment on peut admirer un tel homme.
- Certes, je conçois parfaitement la notion d’honneur qui anime vos semblables. Je respecte cela… Du moins, en principe. Vous vous prétendez fidèle aux idéaux impériaux, à l’Empire… Mais en réalité, vous n’êtes fidèle qu’à Valiant. Et cette loyauté est mal placée. Continue l’agent sur sa lancée. Vous ne devez rien à cet homme. Il vous a certes libéré de l’enfer géonosien, pour reprendre vos mots, mais n’est-il pas l’individu qui vous a envoyé sur Korriban avant de vous abandonner à votre sort ? N’est-il pas le général qui a sacrifié quelques poignées des meilleurs soldats et chevaliers impériaux pour couvrir sa fuite ? De mon point de vue, vous sauver était un simple acte de gratitude pour cette odieuse fuite. Vous ne devriez pas le remercier pour si peu.
La porte se dérobe. Un commando de la Task Force 333 débarque dans la pièce avec deux verres d’eau, les pose sur la table puis repart. Le membre de la terrible police politique s’empare d’un des deux verres et commence à boire. L’autre est laissé en évidence. Visiblement, aucun piège n’attend Lemsli Umbra. Contrairement à ce qu’il semble croire, personne ne va lui casser un verre sur la tête. Lorsque l’officier impérial s’est désaltéré, la discussion reprend.
- Vous avez raison sur un point Commandant. Nous avons des visions diamétralement opposées. Votre représentation du monde est faussée. Vous croyez pouvoir vivre dans un joli petit monde tout rose et tout beau où les êtres vivants sont de gentilles petites personnes qui ne font pas d’histoire. Rétorque l’homme à la peau noire. Avez-vous oublié que les groupes terroristes et rebelles se moquent bien de ce fait là ? Avez-vous oublié que la guerre ne touche pas uniquement les soldats ? Il est facile, pour vous, de parler d’honneur. Vous êtes un brave petit soldat que l’on envoie sur un champ de bataille et qui revient couvert de gloire pour quelques prétendus faits héroïques. D’autres n’ont pas cette chance. Il faut parfois faire des choix, des choses horribles, pour s’assurer de la survie du plus grand nombre. Mais vous ne pouvez pas le savoir, ça. On vous envoie combattre des soldats et vous recevez une médaille pour ça. Les gens de mon “espèce” doivent combattre tous les jours des civils transformés en rebelles, des enfants convertis kamikazes, des individus vendant des armes et des drogues au plus offrant, et le tout sans rien recevoir en retour… Tuer, interroger, fracasser… Nous n’avons pas le goût de ces choses là, ou peut-être en partie. Mais nous le faisons avant tout parce qu’il est de notre devoir de protéger les citoyens impériaux. Mais vous ne pouvez pas comprendre ceci, tout beau, tout innocent et tout propre que vous êtes.
Le lieutenant avale une nouvelle gorgée d’eau puis pose son verre sur la table. Son poing se serre instinctivement, comme pour réprimer une quelconque violence.
- Nous avons peut-être décimé une promotion entière de chevaliers impériaux, en effet. Comme je l’ai dit, il s’agit d’un évènement tragique et regrettable. Mais j’ai également souligné le fait que la chose aurait pu être évité… Ajoute l’agent du D2I de son habituelle froideur. Tout naïf que vous êtes, vous avez cru bon de partir sauver un type qui ne le mérite pas forcément, sans prendre en compte les conséquences de cet acte. L’interrogation et la rééducation des chevaliers impériaux que vous avez formé est le dommage collatéral de votre choix stupide. C’est votre responsabilité. Pas la notre. Sans votre départ précipité, ils auraient pu être… “Sauvés”.
L’officier impérial pousse un long soupir... Convaincre un ignare est une chose qu’il aurait préféré éviter. Mais parfois, taper avec le bâton ne suffit pas à faire entendre raison. Et dans le cas du déserteur, il est préférable d’user de la méthode douce afin de retourner l’opinion du captif en faveur de l’idéologie impériale… Celle qu’il n’aurait jamais du abandonner contre un vulgaire clone.
- Par le passé, des groupes tels que Death of Empire, le Cerberus ou encore des mouvements pro-républicains ont prouvé qu’ils étaient capables d’infiltrer et de persuader tout type d’institution militaire ou politique. Des soldats, des officiers et même des sénateurs se sont rebellés contre l’Empire et ont cautionné des actes atroces contre le peuple impérial et ses défenseurs, participant parfois à ces horreurs. Reprend le lieutenant. Qu’aurions-nous donc du faire en constatant la désertion du commandant de la Chevalerie Impériale ? Croyez-vous réellement, ayant connaissance des faits passés, que vos élèves auraient pu être épargnés, alors qu’ils représentaient potentiellement un danger pour l’Impérium ? Après tout, vous auriez très bien pu en faire des agents dormants, des partisans d’une quelconque cause… Pensez-y bien Commandant. Chaque acte a ses conséquences. Votre naïveté ne touche pas uniquement votre petite personne, mais les gens que vous approchez. En réalité… Vous êtes un véritable danger.
Les mots sont durs, mais adressés avec justesse. En confiant à Lemsli Umbra des responsabilités, les impériaux avaient fait une terrible erreur… Fort heureusement, les choses semblent rentrer dans l’ordre. Des gens réellement compétents remplacent peu à peu les traîtres et les imbéciles. Le régime impérial se porte mieux et se renforce un peu plus chaque jour qui passe. Et le tout grâce à l’implacable et terrifiante police politique, qui fait le ménage dans ce merdier infâme…
Au sein du Bureau de la Sécurité Impériale, et tout particulièrement dans le Département Investigation et Interrogation, nombre d’agents ont été choisi en raison de leur profonde haine à l’encontre d’idéologies opposées à leur vision de la galaxie. Trahison, corruption, désertion… Autant de termes qu’ils méprisent et cherchent à éliminer par tous les moyens. La machine de guerre impériale sait particulièrement bien sélectionner les outils destinés à assurer la sécurité et la stabilité du régime… Parmi les membres du D2I, beaucoup ont un passé douloureux avec les groupes terroristes et rebelles. Un parent assassiné, un enfant passé à l’ennemi, un être aimé perdu… Autant de raisons qui font de ces agents de véritables et fidèles instruments de la volonté impériale.
L’homme à la peau noire ne fait pas exception à la règle. Son frère avait fait parti des unités de milice de Coruscant, les “Veritas”. Il avait été lâchement tué par un partisan du groupe terroriste “Death of Empire” lors d’une patrouille dans les rues de la ville-capitale. Le pire dans cette histoire, c’est que l’on avait appris par la suite que les unités “Veritas” avaient été infiltrés par ces salopards et qu’en outre, des miliciens avaient été radicalisés et retournés contre leurs semblables par leur faute. Le fait que des idiots, à l’instar de Lemsli Umbra, doutent encore du bien-fondé des missions du Bureau de la Sécurité Impériale est réellement affligeant. La justice expéditive et les actes brutaux des agents impériaux ont permis de sauver la vie à des milliers de citoyens, mais ça, on se retient bien de le dire… Parce que la vérité, aussi triste et dérangeante soit-elle, ne convient pas à des oreilles jugées trop “précieuses”.
Le lieutenant se retient bien de cracher tout ceci à la figure du déserteur. Après tout, l’histoire personnelle de l’officier impérial ne le concerne pas... Et la chose seule que le Cathar mérite vraiment est une paire de claques.
- Quoi qu’il en soit, Commandant, je vous remercie pour votre… Coopération. Termine l’homme à la peau noire. Vous allez rester ici quelques heures, le temps que nous fassions notre rapport et que nous décidions de votre cas.
D’un signe de tête, l’agent indique à son comparse de détacher le détenu. Stan s’exécute sans broncher, bien que méfiant. Mais le blaster pointé sur Lemsli sous la table est un gage de sûreté… Le représentant du SMERSH quitte la pièce. Le lieutenant, pour sa part,finit d’abord son verre d’eau. Après avoir glissé son blaster dans le holster de jambe, l’officier impérial se détourne du captif et quitte la salle à son tour. Le déserteur est désormais seul avec ses pensées… Et avec deux verres qui ne seront sûrement pas très bavards.
De l’autre côté, les agents du Bureau de la Sécurité Impériale échangent quelques commentaires à voix basse :
- Lemsli Umbra représente une menace pour les intérêts de l’Impérium. Il n’est pas digne de confiance et sa loyauté est mal placée. Commente Stan, qui ne cache pas son mépris pour les sensitifs. Nous devrions le faire exécuter pour désertion et trahison.
- Certes… Certes. Je prends votre avis en considération, Agent Stan. Mais je n’ai aucun pouvoir de décision. Seuls nos supérieurs peuvent appliquer la sentence. Vous le savez tout aussi bien que moi. Répond l’officier impérial à sa suite.
- A propos de cet Oreille-Ana et de la bombe IEM, que comptez-vous faire ? Demande ensuite l’agent en imperméable.
- Rien du tout. Qu’ils gardent donc leur foutue bombe si cela leur chante ! Et qu’ils la fassent exploser sur Coruscant pendant qu’ils y sont ! Poursuit le lieutenant. De cette manière, ils prouveront que la République est faible, qu’elle n’a pas sa place dans l’échiquier galactique.
Et bien évidemment, par les temps qui courent, l’effet d’une telle bombe pourrait avoir des conséquences désastreuses pour un monde aussi peuplé… Surtout quand on sait que l’ensemble de la République Fédérale est touché par des attentats aussi curieux que violents. D’une certaine façon, c’est un juste retour des choses. Ceux qui ont jadis usé de ces méthodes contre l’Empire se retrouvent désormais visés par les mêmes attaques. L’arroseur est arrosé comme on dit. Qu’ils s’entretuent donc entre eux ! L’Impérium se tiendra à l’écart de tout ce raffut et profitera du spectacle...
- Pour ce qui est du parrain de la pègre, j’imagine que le SMERSH pourra toujours en faire bon usage… Il pourrait s’avérer utile en tant qu’indicateur ou en tant que pion. Ajoute l’homme à la peau noire. Dans le cas contraire, vous pourrez toujours laisser pourrir son cadavre au soleil. Ce n’est pas la place qui manque par ici.
- Bien compris.
- Ah et au fait, si Lemsli Umbra tente de quitter cette pièce sans mon autorisation, tuez-le. On ne peut pas se permettre le moindre échec, la moindre évasion.
- Reçu.
Un signe de l’agent Stan suffit à faire comprendre aux commandos de la Task Force 333 de surveiller l’unique porte de la salle d’interrogation improvisée. Le lieutenant du Bureau de la Sécurité Impériale a besoin de temps pour transmettre les informations qu’il a récolté, et surtout, il a besoin de calme. Un seul évènement imprévu pourrait bien le faire sortir de ses gongs.Spoiler : Spoiler
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Post n°15
Auteur : Lemsli UmbraAinsi on en était à ce point. Umbra n’en revenait pas. Son geolier puait la rage et la jalousie, il en était à mépriser les corps militaires qui risquaient leur vie quotidiennement. Le cathar avait manqué de s’énerver quand l’homme à la peau noire avait commencée à lui parler comme à un fanatique de Valiant victime de propagande ou d’un amour mal placé… Il n’avait pas hésité à le réprimander comme un gamin, et en l’accusant de naiveté… Avant de faire montre à son tour d’une incroyable arrogance, et d’une naiveté encore plus grande. Lemsli ne devait soi-disant rien à Valiant car celui-ci l’avait envoyé sur Korriban avant de l’abandonner à son sort ? Et il avait sacrifié ses hommes pour s’en sortir ? Et ca choquait le membre de ce que Lemsli présumait etre le BSI ? C’était vraiment l’hopital qui se foutait de la charité. Le BSI était connu comme étant particulièrement peu scrupuleux, et roi des opérations clandestines. Si Umbra avait preuve d’une grande naiveté, et que sa stratégie s’était révélée incroyablement désastreuse, l’homme à la peau noire semblait complétement possédé à ce stade. Critiquer l’armée pour ses opérations sous couvertures, et le sacrifice d’unités de combat… C’était ce que faisait toute force armée depuis que le monde est monde… Etre chevalier impérial ne se limitait pas qu’à parader ou à se montrer avec un bel uniforme… Il fallait parfois faire des opérations discrete, et l’une des prérogatives de la chevalerie de l’époque était l’éradication de tout culte non autorisé… Si celui-ci déclarait en plus la guerre à l’Empire, il était du devoir de la chevalerie d’organiser une riposte… Qui s’était finalement révélée mal gérée, mais Lemsli avait d’énorme doute concernant la responsabilité de Valiant dans cette affaire. L’administration aurait du prendre des mesures… En fait, le seul reproche véritable que pouvait faire Lemsli était la présence du général sur ce genre d’opérations. Il aurait du faire confiance à ses subalternes, et rester à l’écart de tout ca. La question de l’abandon de Valiant était un non sens. Il n’aurait pas du s’y trouver, et de toutes manières, comme l’avait si bien dit l’individu en face de lui, pour la survie du plus grand nombre, heureusement que Valiant s’en était tiré, sans quoi l’armée impériale aurait pu être décapitée…
Au lieu de ca, c’était l’Empire qui avait été mis à mort… Umbra ne portait pas particuliérement le général clone dans son cœur, sa trahison lui restait en travers de la gorge. Pour le cathar, Valiant était le véritable bourreau de l’Empire et de l’Omega, et il lui était tres difficile de le respecter pleinement. S’il avait bien une dette envers lui, il était un traitre… Les sentiments du chevaliers étaient pour le moins confus, et infiniment plus complexe que ce que suggéraient les deux agents.
Umbra se leva lentement, attrapa un verre d’eau, et fit les cents pas de la salle.
Au fond, peu lui importait ce qu’on pouvait penser de lui et de Valiant. Le BSI avait trahi en allant pas porter secours à son chef. Si d’un coté il était logique qu’on cherche un remplacant ou un régent, il fallait quand meme aller chercher le souverain légitime de l’Imperum. Quelle était l’image d’un pays où on pouvait enfermer son chef sans represailles… Umbra était peut etre complétement à coté de la plaque, mais le BSI était également veritablement largué, preuve en était avec l’individu à peau noire. Un ramassis d’abrutis tous plus incompétents les uns que les autres. Les analystes étaient complétement à la ramasse, et ils faisaient un travail tel qu’ils semblaient etre plus une gêne qu’autre chose. Ils étaient responsables de la défaite de la Forge, ils s’étaient montré complétement incompétents dans leur traque du joker, le Cerberus ou la Rebellion les avaient mystifiés, ils n’avaient pas été capable de voir le double jeu des sénateurs, et maintenant, ils semblaient jalouser les forces régulières. Pourtant, si l’Empire pouvait avoir honte du BSI, l’inverse n’était absolument pas vrai vu l’impunité totale de cette arme. L’agent en avait fait la démonstration, il ne comprenait et ne connaissait absolument rien aux réalités de l’armée. Il accusait le chevalier d’avoir une vision biaisée, et lui alors ? Il avait peut etre une vision parfaitement neutre et juste ? Passer son temps à tabasser des suspects donne une vision du monde comme il est vraiment ? Et le pire dans tout ca, c’est que ces salopard s’imaginaient etre dans leur bon droit !
Umbra ne pu s’empecher de jeter violement par terre son verre, qui se brisa morceaux particulièrement acérés, assez pour trancher une veine ou une artère nue. Ces fumiers avaient osé décimer une promotion entiere de chevaliers impériaux, et ils osaient lui faire porter le chapeau. Les arguments défendant leur action étaient incroyablement scandaleux… « Comment savoir si ce ne sont pas des agents dormants… » En faisant une enquete peut etre ? En faisant leur foutu boulot pour une fois, en songeant à travailler en faisant preuve de finesse plutôt que betement sortir une tenaille et à amputer ce qui nous tombe sous la main. Ils avaient privé l’Imperium d’une force d’élite car ils n’étaient clairement pas assez compétents pour faire leur travail, et ils osaient accuser le chevalier cathar ! Umbra en devenait malade, il y’avait pourtant des facons d’enqueter ou d’évaluer la psyché d’une personne… « Des agents dormants » … « Qu’aurions-nous du faire ? » … Votre travail bande d’assassins, et bien pour une fois, ca aurait enfin aidé l’Etat… La sécurité impériale avait une nouvelle fois failli. Plus grave, au vu de l’attitude et des actions commises, il y’avait un véritable probleme de compétence, mais surtout de communication. Le BSI semblait croire qu’eux seuls faisaient des opérations secretes, ils découvraient qu’ils n’étaient pas les seules forces spéciales, et qu’occasionnellement, l’armée pouvait monter ses propres opérations… Il était finalement alarmant de voir que la sécurité découvrait le role de certaines unités de combat. Personne ne connaissait le role de son voisin… Et aujourd’hui, tout le monde en payait le prix…
Lemsli était profondément en colére. Contre l’homme à la peau noire, contre le BSI, contre l’Imperium, mais au fond, surtout contre lui-meme. Oui, cette opération avait été monté finalement n’importe comment, et ses élèves en avaient payé le prix. Si le sacrifice était une notion parfaitement compréhensible pour le cathar, apres tout, il avait prouvé sur korriban que sacrifier sa propre vie pour un idéal ne le dérangeait pas, il ne fallait pas que ce soit vain. Ici, sa promotion avait été balayée sans aucune raison, et cela n’avait rien apporté à part des ennuis et des complications. Des mois de travail et d’entrainement intensif purement et simplement annihilés. Cette opération avait été très mal préparée, et oui, Umbra s’en voulait. Cette culpabilité le rongeait. Il aurait du pouvoir anticiper l’incompétence et la violence du BSI, il aurait du se douter du danger qui guettait. Lemsli avait joué à un jeu qu’il ne maitrisait pas. Tout le monde en avait payé le prix cher. Néanmoins, et c’était insidieux, l’impérial ne se tenait pas pour seul responsable de cette trégédie. La morgue de l’Imperium dans cette histoire le dégoutait au plus haut point, chose qui ne serait jamais arrivé auparavant. Le cathar nourrissait de sérieux doutes quand au bien fondé de l’Imperium et de ses methodes. Umbra avait peur de ces doutes et de ce genre de sentiments. S’il commencait à douter, était il réellement loyal envers sa nation ? Et si au fond il était bien un traitre en devenir ? Il était apres tout parfaitement humain de ressentir parfois une certaine colère, et de ne pas tout approuver … La critique n’était pas trahison non ? D’un autre coté, il ne s’agissait pas non plus d’une petite histoire d’un fonctionnaire qui fraude, il s’agissait des pratiques d’un organisme d’Etat… L’impérial était pourtant fidèle, mais il avait peur de voir sa fidélité ébranlée… Et il s’en voulait également pour ca. Un chevalier ne devait pas être faible, mais rester inflexible et loyal. Oui, mais voilà, quand il est clair qu’on détourne son idéal, que les valeurs qu’on défend sont dévoyés, et que l’Imperium se menace lui-même, que faire ?
Complétement perturbé par cette situation, le chevalier se mit dans un coin sombre assis directement sur le sol. Il avait attrapé un débris de verre, et jouait machinalement avec. Il avait besoin de se calmer et de retrouver ses esprits. Son cœur se serra soudain. Tout au long de l’entretien, l’homme à la peau noire avait été plus ou moins rassurant, notamment sur le fait de le laisser en vie. Mais si jamais il lui avait "menti" et avait joué au gentil policier juste pour avoir des informations... Pour Umbra sa propre fidélité ne faisait aucun doute, mais l'autre pouvait en douter. Pire, il pouvait etre vu comme un traitre au vu du mal qui avait découlé de ses actions, et subir une peine capitale comme sanction... Toutes ces histoires de dilemme morale, de colére ou de responsabilités risquaient de devenir drolement moins importante si le cathar se retrouver à se balancer au bout d’une corde de chanvre. Le cœur d’Umbra se serra un brin. Il ne voulait pas l’admettre, meme à lui-même, mais au fond, il avait peur de mourir. Il ne sentait meme plus la Force, et se sentait assez seul. Il essaya de penser à autre chose en jouant à des jeux peu intelligents et plutôt dangereux, comme faire glisser doucement contre sa main une pointe de verre acérée, ou alors à parier avec lui-même sur sa survie future et sur le sort qui l'attendait... Expulsion, prison, peloton, pendaison ? Lobotomie comme ses anciens apprentis peut etre ? -
Post n°16
Auteur : Super PNJL’officier pénètre dans une petite salle où un commando de la Task Force 333 effectue les derniers réglages sur un poste de communication sommaire. L’endroit avait du être, il y a longtemps, un bureau. Aujourd’hui, il ne reste plus rien du mobilier. Quelques caisses vides traînent ici et là, uniques vestiges d’une quelconque présence antérieure. L’opérateur-radio chargé de l’établissement d’une liaison sécurisée avec le commandement se sert par ailleurs des caisses comme support. Le matériel high-tech est posé sur ces tables improvisées.
- Mon Lieutenant, tout est en place. Indique le soldat lorsqu’il a effectué les derniers ajustements.
- Parfait, vous pouvez disposer. Lâche simplement l’autre.
Le commando fait claquer ses talons et quitte la pièce, selon les ordres. Une fois seul dans la salle, le lieutenant s’empare d’un datapad branché et active une fonction spécifique. Deux silhouettes translucides apparaissent au dessus d’un holo-projecteur. L’homme à la peau noire reconnaît son supérieur hiérarchique, mais pas celui qui l’accompagne. Cependant, comme le veut le protocole, l’agent du D2I exécute un salut militaire.
- Capitaine Vestrit.
- Lieutenant Talion. Je vous présente le Capitaine Jaboth, du Département Infiltration et Manipulation. Ne vous inquiétez pas, il est “habilité”. Répond alors le cyborg. Faites votre rapport.
- Oui Capitaine. Murmure presque le lieutenant avant de reprendre avec plus de conviction. Les hommes de la Task Force 333, sous le commandement de l’Agent Stan, ont réussi à mettre la main sur le déserteur Lemsli Umbra. Nous n’avons pas mis longtemps à le faire parler...
- Êtes-vous sûr qu’il s’agisse bien de lui Lieutenant ? Vient l'interroger son supérieur.
- Oui Capitaine, sans aucun doute. Nous avons intercepté l’individu alors qu’il était en possession d’un sabre-laser et plusieurs hommes peuvent témoigner qu’il a fait usage de la Force. Annonce l’autre, impassible. De toute manière, nous avons fait parvenir un échantillon de son ADN, il devrait affirmer ceci.
- Qu’est-ce que l’interrogatoire a donné ? Demande avec un empressement suspect le dénommé Jaboth.
- Lesmli Umbra est… Particulier. C’est un idéaliste, comme il en existe beaucoup au sein de l’Impérium, mais sa loyauté semble aller à Valiant, plutôt qu’au régime impérial. Et je pense qu’il n’est pas fiable à cent pourcent. Soupire l’homme à la peau noire. Il prétend avoir été envoyé en mission secrète par… Les renseignements Cathars. Il a, selon lui, été chargé d’une mission consistant à libérer le Général Valiant.
- Les renseignements Cathars ont été démantelés. Ses quelques agents ont été intégrés aux divers départements du Bureau de la Sécurité Impériale. Avance Victarion Vestrit, avant d’être interrompu par une violente quinte de toux. Ceci ne laisse que peu d’options. Soit notre Cathar ment, soit quelqu’un a effectivement pris une initiative qui pourrait compromettre la sûreté du régime.
- Le Gouverneur Chiman peut-être ? Il a sûrement assez d’influence et de contacts pour ce genre de choses. Lui ou un de ses proches du moins. Suggère le dénommé Talion, perplexe.
- C’est une possibilité en effet… Ou peut-être que nous faisons fausse route. Répond évasivement le colosse, avant d’être à nouveau pris à parti par son état de santé déplorable.
L’officier cyborg semble sur le point de cracher ses poumons. Il sort un mouchoir de poche et tamponne ses lèvres avec délicatesse, comme si de rien n’était. L’autre guette du coin de l’oeil une nouvelle quinte de toux, les sourcils arqués. Finalement, c’est Jaboth qui continue la discussion.
- Le Gouverneur Chiman fait déjà l’objet d’une surveillance… Quelques uns de mes gars ont rapporté qu’ils sont sûrs et certains d’avoir surpris des agents de la Grande Moff en pleine filature. Rapporte le deuxième capitaine.
- Et bien… Voilà qui peut confirmer nos soupçons. Mais sans preuve de sa “culpabilité” dans cette affaire, Lemsli sera le seul à en payer les conséquences. Reprend Victarion Vestrit en glissant, l’air de rien, son mouchoir dans son uniforme. J’ai pu m’entretenir avec le Commandeur Famine et nous avons convenu de plusieurs choses ensemble. Notre ami déserteur est plus utile vivant que mort. La Chevalerie Impériale manque cruellement d’hommes et de ce fait, il se peut que Lemsli Umbra ait une quelconque utilité dans l’entraînement de futures recrues.
Le lieutenant fronce légèrement les sourcils, mais garde le silence. Il n’a pas son mot à dire. Il n’est qu’un simple exécutant dans cette affaire, comme il l’a bien fait comprendre à l’agent Stan quelques minutes plus tôt.
- Toutefois, car il y a bien une contrepartie, Lemsli Umbra sera rétrogradé. Il n’est plus digne de représenter les institutions militaires impériales. De ce fait, il n’aura plus aucun rôle lié de près ou de loin au commandement de troupes sur le terrain. Ajoute le colosse, froidement. Et il lui faudra faire ses preuves pour retrouver ses galons. Je pense qu’un petit détour sur Dathomir devrait être l’occasion pour lui de nous prouver qu’il est utile à l’armée impériale...
- Dathomir Capitaine ? Est-ce là un choix raisonnable ? Ajoute pour toute réponse l’homme à la peau noire.
- Tout à fait Lieutenant. Assure le cyborg en inclinant doucement la tête. Nos troupes rencontrent quelques difficultés sur place. Les Soeurs de la Nuit ne sont pas réellement accueillantes et nous n’avons toujours pas pu nous informer sur la présence, ou non, de Sith sur la planète. Le Commandant Barristan aura besoin de toute l’aide que nous pourrons lui apporter pour accomplir la mission qu’on lui a confié. Et je suis sûr que Lemsli Umbra sera entre de bonnes mains, entourés de quelques uns de ses camarades d’armes.
Si toutefois le Cathar partage le point de vue des chevaliers impériaux actuels... Cela reste encore à prouver. De toute manière, le supérieur de l’agent Talion a raison sur une chose : Envoyer Lemsli sur Dathomir sera une occasion de vérifier ses dires. S’il tente de s’enfuir, s’il se montre peu coopératif ou s’il cherche à se retourner contre les siens, alors le Bureau de la Sécurité Impériale se chargera de traiter son cas rapidement. Enfin… Si la Chevalerie Impériale ne s’occupe pas du déserteur avant.
- Par ailleurs… Il se trouve que vous allez également sur Dathomir Lieutenant. Continue Victarion Vestrit, l’air sévère. Vos talents pourraient bien être utiles sur le terrain. Et puis le Bureau de la Sécurité Impériale a bien besoin d’avoir une paire d’yeux et d’oreilles sur place.
- Il en sera fait selon vos ordres, Capitaine.
La dernière phrase de l’officier impérial veut tout dire. On l’envoie avant tout pour surveiller Lemsli et le reste de l’armée déployée sur Dathomir. Une chose est sûre, il ne va pas s’ennuyer. Peut-être qu’il aurait l’occasion de faire plus ample connaissance avec les indigènes… Il a toujours rêvé d’interroger une sale petite ordure du Côté Obscur.
- Puisqu’une “bonne” nouvelle ne vient jamais seule, en voici une autre. L’Agent Stan et les commandos de la Task Force 333 qui l’accompagnent seront eux aussi de la partie. Reprend presque avec amusement le colosse. Nous aurons probablement d’hommes de leur trempe pour quelques missions spécifiques.
Il est sûr qu’avoir quelques types surentraînés va aider… Surtout si l’on doit mater des Soeurs de la Nuit survoltées et potentiellement un chevalier impérial enclin à la désertion.
- Reçu Capitaine. Nous partons dans les plus brefs délais. Répond le lieutenant.
- Avant que vous ne partiez Lieutenant… J’ai quelques questions à poser à l’Agent Stan. Faites-le venir ici. Indique le capitaine Jaboth.
- A vos ordres, Capitaine.
L’agent du D2I fait claquer ses talons, puis pivote avant de quitter la petite salle. Dans le hangar, un simple échange de regards suffit à faire comprendre au type en imperméable qu’il est attendu. L’autre disparaît dans la pièce qu’il vient tout juste d’occuper. Les soldats de la Task Force 333, pour leur part, se contentent de rester immobiles, blasters braqués sur la porte menant à la cellule improvisée.
- Quatre hommes avec moi. Armes réglées sur tir paralysant. Intime froidement l’homme à la peau noire.
Quatre types se détachent du périmètre de sécurité, prêts à suivre l’officier impérial. Mais ce dernier semble avoir quelques autres consignes à donner pour le reste du groupe.
- Si l’on ne ressort pas, ou du moins, si vous entendez des bruits de combat, soyez prêts à intervenir. Usage d'armes non létales uniquement, sauf en cas de dernier recours. Ajoute t-il.
Les commandos prennent réception des indications. Le terrible membre de la police politique pénètre dans la salle d’interrogatoire, suivi de près par les quatre volontaires en armure de phrik. Le Cathar qu’ils retiennent captif semble avoir passé ses nerfs sur un verre d’eau, dont les morceaux viennent joncher le sol. Les soldats mettent en joue le détenu, sur leurs gardes. Nul ne souhaite s’approcher du forcené. Après tout, il a peut-être dissimulé un éclat de verre dans son dos, prêt à égorger le premier venu… Le lieutenant garde également ses distances, la main sur le blaster glissé dans le holster de jambe.
- Commandant Lemsli Umbra, une décision a été rendue. Débute d’une voix particulièrement froide l’homme à la peau noire. Vous êtes… Sauvé. Pour l’instant.
Un signe de tête dans la direction des commandos suffit à donner l’ordre. Un type en armure tire sur le déserteur, qui s’écroule inconscient sur le sol. C’est la deuxième fois que le Cathar se fait avoir de la sorte, impuissant. Mais qu’aurait-il pu faire ? Désarmé et privé de la Force, tout combat aurait été inutile.
- Traînez-le jusqu’à la navette. Ordonne simplement l’agent du D2I.
Deux hommes s’emparent du corps inanimé du commandant déchu et l’emmènent à l’extérieur, escortés par les deux autres soldats. Talion reste seul dans la salle d’interrogatoire, pensif. Il observe en silence les débris de verre, puis se tourne et quitte à son tour la pièce. Le reste des commandos de la Task Force 333 attend la suite des instructions.
- Messieurs, nous partons tous pour Dathomir. Le commandement impérial nous donnera des ordres précis lorsque nous serons en orbite de la planète. Annonce l’officier impérial. Embarquez le matériel et ne laissez aucune trace de notre passage ici.
Les soldats s’exécutent sans broncher. L’agent Stan les rejoint discrètement, mains croisées dans le dos. Il supervise le bon déroulement de l’opération de nettoyage. Il ne semble pas vouloir parler au lieutenant. Ce qu’il a dit à son supérieur et au capitaine Vestrit ne concernent qu’eux visiblement. L’homme à la peau noire ne s’en offusque pas. Au sein du Bureau de la Sécurité de l’Impérium, tout le monde a ses secrets. C’est une nécessité.
En moins de trente minutes, toute trace d’occupation du hangar a disparu. Seul le mobilier d’origine reste abandonné sur place. La navette de classe Lambda embarque son flot de passagers puis s’élève dans les airs en décollant un nuage de poussière. Destination... Dathomir.Spoiler : Spoiler