Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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    Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le Chroniqueur
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    #4

    Post n°4
    Auteur : Wyrim Oshindara

    Dans les jours suivants, Mandal Motors devient une véritable forteresse. Mes hommes du bataillon de LOm DOnOs installent des barrages, des systèmes de surveillance avancés et des défenses automatisées. Si cette réunion dégénère en bataille, nous devons être prêts.

    Dans mon bureau, je repasse mentalement les différents arguments que je vais présenter. Ohlig Arch voudra voir des garanties économiques et sociales. Les Vrais Mandaloriens voudront savoir que je peux incarner les valeurs de leur code ancestral. Quant à la Death Watch, si leurs chefs viennent… ils chercheront une démonstration de force.

    Je pose mes mains sur mon bureau, fixant le casque mandalorien qui trône devant moi. Ce symbole de guerre et d’honneur me rappelle pourquoi je me bats.

    "Il est temps," murmuré-je.

    L’avenir de Mandalore va se jouer dans cette rencontre… et je compte bien en sortir vainqueur.

    La décision de convoquer les chefs de clans à Mandal Motors avait été nécessaire... mais dangereuse. En les regroupant tous en un seul endroit, je m’exposais à de multiples risques : tentatives d’assassinat, sabotages, voire un massacre si les tensions explosaient. Je devais penser à chaque détail, chaque menace potentielle.

    Je savais que l’un des points faibles de cette réunion serait la sécurité. Mandal Motors est vaste et difficile à défendre en totalité. Les immenses hangars, les couloirs industriels et les vastes zones de stockage sont des terrains parfaits pour une infiltration discrète.
    Je convoque Massod, Kenroger, et Lemreel pour discuter des mesures à prendre.

    Massod prend la parole en premier, posant devant moi une série de plans détaillant les installations de Mandal Motors.

    "On a renforcé les points d’accès principaux avec des équipes du bataillon de LOm DOnOs," explique-t-il. "Ils contrôlent les entrées et les sorties des secteurs sensibles. On a aussi installé des capteurs thermiques autour du périmètre extérieur. Si quelqu’un essaie de passer, on le saura avant même qu’il n’approche les hangars."

    Je hoche la tête, satisfait, mais je sais que ce ne sera pas suffisant.

    "Je veux qu’on sécurise également les conduits d’aération et les systèmes d’alimentation," dis-je. "La Death Watch n’a pas besoin de traverser les portes pour nous frapper. Ils sont capables d'utiliser des méthodes bien plus subtiles."

    Kenroger intervient, son ton grave et direct.

    "On a renforcé les postes de garde avec des équipes mobiles," ajoute-t-il. "Si quelque chose éclate, on pourra réagir rapidement. Mais si la Death Watch décide de se montrer violente, il faudra bien plus que des barricades pour les contenir."

    Je m’appuie contre la table, observant les cartes. Les attaques récentes contre Mandal Motors m’ont montré que la Death Watch n’hésite pas à agir de manière imprévisible. La faction est divisée : certains semblent prêts à discuter, d’autres ne veulent rien entendre et préfèrent frapper dans l’ombre.

    "Et si l’un des chefs décide de faire un coup d’éclat en pleine réunion ?" demandé-je.

    Lemreel intervient alors, l’air soucieux.

    "C’est pour ça que j’ai mis en place des dispositifs de brouillage dans les salles de réunion," explique-t-il. "Aucune transmission sortante sans notre autorisation. Si quelqu’un tente d’appeler des renforts ou de donner des ordres secrets, on le saura immédiatement."

    Je hoche lentement la tête. Cette précaution pourrait nous sauver la vie.

    Je savais que la sécurité physique n’était qu’une partie du problème. L’autre danger, bien plus complexe, résidait dans les chefs eux-mêmes.

    Ohlig Arch, des Néo Mandaloriens, est connu pour son tempérament rigide et sa paranoïa. Il acceptera difficilement d’être entouré par des rivaux sans un minimum de garanties. Je devrai le rassurer sur la sécurité de ses partisans et sur ma capacité à garantir un environnement contrôlé.

    Les Vrais Mandaloriens, quant à eux, sont plus mystérieux. Discrets et loyaux à leur code d’honneur, ils méprisent les intrigues politiques. Pour les convaincre, je devrais faire appel à leur sens du devoir et de la tradition. Ils ne répondront qu’à des preuves concrètes et des actions fortes.

    Enfin, la Death Watch est le plus imprévisible des acteurs. Leur chef reste distant et prudent, mais je sais qu’il ne viendra pas seul. Ses guerriers seront sur place en force, prêts à riposter au moindre signe de faiblesse. Je dois m’attendre à des provocations, voire des tentatives de sabotage.

    Je passe une grande partie de la nuit à étudier les profils de chaque chef de clan, anticipant leurs réactions.


    • Ohlig Arch est un homme de principes, mais il craint pour ses troupes. Je devrai jouer sur cette peur et lui montrer que sa survie dépend d’une alliance.
    • Les Vrais Mandaloriens respectent ceux qui suivent les valeurs mandaloriennes ancestrales. Je devrai insister sur la tradition et la nécessité de restaurer l’honneur du peuple.
    • Quant à la Death Watch, je ne devrai pas seulement leur parler… je devrai leur prouver que je suis digne de leur respect. Ils n’obéissent qu’à ceux qu’ils craignent ou admirent. Je vais devoir être prêt à répondre à la moindre provocation.

    Je sais que cette réunion ne se gagnera pas uniquement avec des mots. Il me faudra montrer de la fermeté, faire preuve de stratégie... et peut-être même répondre par les armes si la situation dégénère.

    En prévision du pire, je mets en place un plan strict :


    • Trois équipes de sécurité postées discrètement autour de la salle principale, équipées de brouilleurs personnels pour éviter toute transmission dissimulée.
    • Kenroger et Trighun seront en position stratégique, prêts à intervenir si la réunion tourne mal.
    • Massod contrôlera les flux d’informations en temps réel pour détecter toute tentative de sabotage.
    • Je m’assurerai personnellement d’avoir une arme discrètement dissimulée sur moi… une précaution indispensable si la Death Watch décide d’imposer sa loi par la force.

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      #5

      Post n°5
      Auteur : Wyrim Oshindara

      Je sais que chaque faction aura ses propres attentes lors de cette rencontre. Je prépare donc plusieurs approches possibles :


      • Si les Néo Mandaloriens refusent de coopérer, je proposerai une alliance économique pour assurer leur survie sans compromettre leur fierté.
      • Si les Vrais Mandaloriens doutent de mes intentions, je mettrai en avant la capture d’Alexeï et la menace des adeptes de la Lune Noire pour leur prouver que je prends les véritables dangers au sérieux.
      • Si la Death Watch provoque un affrontement, je suis prêt à riposter rapidement et à montrer que je ne suis pas un faible. Ils respectent la force et les actes plus que les mots.


      La tension est à son comble. Tout est prêt, mais je sais que cette rencontre ne se jouera pas uniquement sur la force ou la diplomatie ; elle se jouera aussi sur les regards échangés, les sous-entendus, et les choix que je ferai en pleine tempête.

      Je jette un dernier regard vers mon casque mandalorien, posé sur mon bureau. Ce symbole d’honneur et de combat représente davantage que moi… il incarne la mémoire d’un peuple prêt à se relever.

      Le destin de Mandalore est suspendu à cette réunion.

      Je respire profondément. Il est temps de rassembler les clans… et de prouver que je suis l’homme capable de restaurer l’honneur perdu de notre peuple.

      Le Jour de la Réunion — L'Épreuve du Feu

      L’aube se lève sur les plaines désertiques de Mandalore. La lumière blafarde s’écrase sur les murs métalliques de Mandal Motors, rendant les installations encore plus austères qu’à l’accoutumée. Je me tiens sur une passerelle surélevée, observant les derniers préparatifs.

      Les membres du bataillon de la Guilde sont en place. Leurs silhouettes en armure sombre patrouillent avec une précision militaire. Les capteurs thermiques sont activés, les équipes mobiles prêtes à intervenir. Chaque point d’entrée est contrôlé. En apparence, tout semble sous contrôle… mais je sais que cette réunion est une bombe à retardement.

      Massod rejoint la passerelle, les yeux rivés sur son datapad.

      "Les premiers délégués des Néo Mandaloriens viennent d’arriver," annonce-t-il. "Ils ont demandé à ce que les troupes de sécurité assurent leur protection pendant la réunion. Ils refusent de venir armés mais exigent d’avoir des hommes en poste près de leurs quartiers."

      Je hoche la tête. Cela ne me surprend pas. Les Néo Mandaloriens ont toujours favorisé la diplomatie et la non-violence... mais leur méfiance reste légitime. Ils savent que cette réunion peut dégénérer.

      "Accorde-leur cette protection," dis-je. "Assigne quelques hommes pour qu'ils s’assurent de leur sécurité... discrètement. Je ne veux pas que les autres factions voient ça comme un signe de faiblesse."

      Massod acquiesce et s’éloigne. Je continue à observer les lieux, jusqu’à ce que Kenroger vienne me rejoindre.

      "Les éclaireurs des Vrais Mandaloriens sont postés à l’extérieur du complexe," informe-t-il. "Ils refusent d’entrer tant que tu ne les accueilles pas en personne. Une question d’honneur, je suppose."

      Je souris légèrement. Ces guerriers vivent encore selon les codes ancestraux, et il serait insensé de les traiter autrement.

      "Je m’en occupe," dis-je en ajustant mon casque.

      L'Accueil des Vrais Mandaloriens

      Je sors du complexe et me dirige vers le groupe posté en demi-cercle près de l’entrée principale. Ils sont peu nombreux, mais chaque silhouette dégage une puissance contenue. Armures sobres, pas de fioritures... ils sont l’image même des anciens guerriers mandaloriens.

      Leur chef, un homme massif dont l’armure semble avoir vu plus de batailles que je ne pourrais en compter, s’avance vers moi.
      "Bienvenue à Sundari," dis-je en inclinant légèrement la tête — pas trop, juste assez pour montrer du respect sans paraître soumis.
      Le chef me dévisage un instant, puis incline la tête à son tour.

      "Nous sommes venus entendre ce que tu as à dire, Oshindara," dit-il d’une voix grave. "Mais sache que nous n’avons pas oublié les erreurs passées. Nos frères sont morts pour cette planète... nous ne soutiendrons pas un opportuniste qui cherche à en profiter."

      "Je n’attends rien d’autre que votre franchise," répliqué-je. "Je vous montrerai que je suis prêt à défendre Mandalore… non à la vendre."

      Il ne répond pas, mais son regard laisse entendre qu’il évalue mes paroles.

      L’Arrivée de la Death Watch — Le Silence avant la Tempête

      L'air était devenu lourd à Mandal Motors. Une tension presque palpable planait dans les couloirs. Chaque bruit métallique résonnait comme un coup de tonnerre dans l'attente pesante. Les ombres s'allongeaient au fur et à mesure que le soleil déclinait, projetant des silhouettes fantomatiques sur les murs d'acier froid.

      Dans la salle de réunion, les représentants des Néo Mandaloriens discutaient à voix basse, leurs échanges calmes masquant mal leur nervosité. Du côté des Vrais Mandaloriens, le silence était total. Ils étaient figés, austères, comme s'ils scrutaient chaque coin de la pièce à la recherche d’un danger imminent. Ils savaient, tout comme moi, que le plus imprévisible des invités n'était pas encore arrivé.

      Puis vint le signal.

      Kenroger apparut à l’entrée, son expression plus grave qu’à l’accoutumée.

      "Ils arrivent."

      Je me dirigeai immédiatement vers les grandes portes d’entrée. Dehors, le vent s’était levé, balayant la poussière des plaines désertiques de Mandalore. La lumière tamisée du crépuscule enveloppait le paysage d’une teinte rouge sang. Et c’est là que je les vis.

      Une ligne sombre avançait lentement vers le bâtiment. Une dizaine de silhouettes en armure, en formation serrée, comme une meute de prédateurs approchant leur proie. Ils ne marchaient pas : ils avançaient avec la démarche calculée de guerriers qui savent que personne n’osera les arrêter.

      Leurs armures portaient les marques du combat : des éclats de plasma carbonisés sur les plaques de beskar, des griffures profondes sur les épaulières, et pour certains, des morceaux d’armure aux couleurs effacées, souvenirs silencieux de ceux tombés au combat. Des vétérans. Des tueurs.

      En tête de cette marche funèbre se tenait leur chef — celui que j’avais rencontré sur Concord Dawn. Sa silhouette massive et sa posture rigide faisaient de lui une figure imposante. Je ne voyais pas ses yeux derrière la visière teintée de son casque, mais je savais qu’il m’observait. Et il savait que je l’observais en retour.

      À sa ceinture, une vibro-hache pendait en évidence, bien trop mise en avant pour être une simple décoration. Il voulait envoyer un message clair : il ne venait pas en tant que diplomate... il venait en guerrier.

      Les soldats qui l’accompagnaient portaient également leur arsenal sans la moindre retenue : blasters, vibro-lames, et même des explosifs dissimulés à la hâte sous des capes élimées. Ils n’étaient pas là pour écouter passivement... ils étaient venus prêts à frapper.

      Kenroger s’approcha discrètement, sa main posée sur la poignée de son fusil.

      "Ils ne viennent pas juste pour discuter... Je peux intervenir."

      Je levai la main pour l’arrêter.

      "Non," dis-je d’une voix calme mais ferme. "S'ils voulaient nous attaquer, ils l’auraient déjà fait."

      Et pourtant, chaque fibre de mon corps me hurlait que le moindre faux pas allait transformer cette rencontre en bain de sang.

      La Death Watch franchit finalement les portes de Mandal Motors, et l’air sembla se figer. Les conversations cessèrent, les regards se braquèrent sur eux. Les Néo Mandaloriens, bien que pacifistes, se redressèrent instinctivement, tendus comme des cordes d’arbalète prêtes à céder. Les Vrais Mandaloriens fixaient la scène avec cette froideur glaciale propre aux guerriers qui s’attendent à devoir se battre dans l’instant.

      Les hommes de la Death Watch avancèrent sans un mot, leurs bottes résonnant sourdement sur le métal du sol. Certains se détachèrent de leur groupe et se dispersèrent le long des couloirs et près des sorties. Je n’avais aucun doute sur ce qu’ils faisaient : ils mémorisaient les lieux, repéraient les points faibles, les issues de secours... et peut-être même les endroits stratégiques à piéger.

      Je fis un pas en avant pour accueillir leur chef. Il s’arrêta net, face à moi, les bras croisés sur son plastron cabossé. Il était plus grand que moi, mais je ne cédai pas d’un pouce.

      Il brisa le silence d’une voix froide et métallique.

      "Tu parles de réunir Mandalore... mais je vois surtout que tu te caches derrière des murs et des soldats. Ce n’est pas la voie des Mandaloriens."

      Je soutins son regard invisible.

      "Je n’ai pas besoin de me cacher," répliqué-je. "Je suis ici, devant toi. Seul."

      Il haussa les épaules, ses doigts glissant lentement vers la poignée de sa vibro-hache. Il voulait tester mes nerfs.

      "On verra si tu es aussi sûr de toi quand tu nous expliqueras pourquoi nous devrions te suivre."

      Je laissai un silence pesant s’installer, avant de répondre d’une voix basse et tranchante.

      "Je ne suis pas ici pour que vous me suiviez… mais pour que vous compreniez que, seul, vous finirez dans l’ombre de Mandalore pendant que les autres s’imposent."

      Son poing se crispa brièvement sur sa hache. J’avais touché juste. Il savait que la Death Watch n’avait pas les ressources pour tenir tête seule face aux autres factions. Mais il n’était pas prêt à l’admettre.

      "On verra," murmura-t-il finalement. "Mais sois sûr d’une chose... Si je sens que tu cherches à nous manipuler, je te saignerai comme les autres."

      Sans attendre ma réponse, il tourna les talons et fit signe à ses hommes de se placer. Je les observai prendre position dans les coins stratégiques de la salle, chacun adoptant une posture délibérément provocante.

      Je pris une profonde inspiration. Ils n’étaient pas là pour parlementer... ils étaient là pour rappeler à tous que la Death Watch ne pliait devant personne.

      La réunion n’avait même pas encore commencé... et la tempête grondait déjà.

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        #6

        Post n°6
        Auteur : Wyrim Oshindara

        Je me lève, lentement, en silence. Autour de moi, les chefs de clans sont figés, tendus, certains prêts à exploser, d’autres à fuir. Mais tous, sans exception, me regardent.
        Je pose les deux mains sur la table circulaire, entre les symboles effacés d’un Mandalore oublié. Et je parle. Ma voix est calme, posée, chaque mot porté comme une lame affûtée.

        "Mandalore est en ruines. Ce n’est pas un constat. C’est un fait. Nos cités sont des tombeaux, nos chants de guerre sont devenus des souvenirs. Et pourtant… nous sommes encore là."

        Je laisse le silence respirer, puis j’avance d’un pas.

        "Nous avons survécu à l’occupation, à la guerre, à la désunion. Nous avons vu nos cités s'effondrer, nos traditions piétinées, nos enfants partir sans clan ni cause. Mais malgré tout, notre nom n’est pas mort. Notre sang n’est pas tari. Notre peuple n’a jamais cessé d’exister. Il a simplement cessé d’espérer."
        "Regardez autour de vous. Nous avons toutes les raisons de nous haïr. Des générations de guerres civiles, de trahisons, de sang versé entre clans. Mais c’est justement ce sang... notre sang... qui fait de nous un peuple unique."

        Je fais quelques pas lents autour de la table.

        "J’ai été brisé, capturé, réduit au silence. Mais je me suis relevé. Pas pour moi. Pour montrer que lorsqu’un Mandalorien tombe… il se relève plus dur que le beskar. Même devant la Force, même face à un Sith, un Mandalorien ne plie pas. Et il ne pliera jamais."

        Je m’arrête, et mes mots se chargent de gravité.

        "Nous sommes les braises d’un peuple. Et ce soir… je rallume la forge."

        Je reviens lentement à ma place, droit et assuré.

        "Mais le feu seul ne suffit pas. Il faut du métal, du savoir… et des mains pour tenir le marteau."

        Je fais face à chacun, tour à tour.

        "La Death Watch brandit la guerre comme un étendard. Les Néo Mandaloriens cherchent la paix dans les cendres. Les Vrais Mandaloriens se retirent dans l’ombre, à la recherche d’un honneur oublié. Et moi ? Je ne choisis pas entre eux. Je veux les réunir."

        Je claque la paume contre la table.

        "Chaque clan ici est une pièce de beskar brut. Dure. Indomptable. Mais seule, inutile. Ensemble, nous pouvons forger une armure à l’épreuve de la galaxie."

        Je marque une pause. Les regards sont accrochés.

        "Choisissez. Rester dans vos bastions, murés dans la peur et l’orgueil... ou marcher avec moi. Pas derrière moi. Avec moi. Pour reconstruire un Mandalore que nos enfants pourront appeler foyer."

        Je me tourne vers les Néo Mandaloriens :

        "À vous, qui avez rêvé de paix : je vous propose de la bâtir. Non dans l’oubli du combat, mais dans l’unité retrouvée. Je vous promets les fondations."

        Vers les Vrais Mandaloriens :

        "À vous, gardiens de l’honneur ancien : je dis ceci. Ce combat n’est pas un affront à votre code. Il en est la preuve vivante. Rejoignez-le."

        Et enfin vers la Death Watch :

        "À vous, qui ne respectez que la force : sachez que la force n’a de sens que si elle protège. Sous mon commandement, elle ne sera ni soumise, ni gaspillée. Elle sera un bouclier, non un couteau dans le dos de notre propre sang."

        Je lève le poing. Lentement. Solennellement.

        "Je ne vous demande pas votre soumission. Je vous tends une main. Une main d’acier. Saisissez-la. Frappez à mes côtés. Et faisons renaître Mandalore dans le feu de notre unité."
        "Car l’aube de Mandalore se lève à nouveau. Et que nul n’en doute : ce jour commence ici. Avec nous."

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          #7

          Post n°7
          Auteur : Wyrim Oshindara

          Un silence lourd suit mes derniers mots. Il ne dure qu’un instant... mais cet instant semble suspendre le temps. Tous retiennent leur souffle, chacun jauge l’autre, guettant qui brisera l’équilibre le premier.

          C’est Ohlig Arch, ambassadeur des Néo Mandaloriens, qui se lève le premier.

          "Tu veux rallumer la forge, Oshindara ? Très bien. Mais la forge d’un peuple, ce n’est pas un champ de bataille. Ce sont des écoles, des hôpitaux, des places publiques où l’on peut vivre sans regarder constamment derrière soi."

          Il marque une pause, puis son regard s’assombrit.

            "Nous n’avons pas fui le combat. Nous avons tenté de reconstruire pendant que d’autres s’entre-déchiraient. Donne-nous un Mandalore sûr, stable, et tu auras notre voix. Mais ne nous demande pas de devenir soldats."

          Il se rassoit lentement. Son camp hoche la tête, silencieux. C’est une ouverture. Une prudente acceptation… sous conditions.
          Puis, l’ombre massive du chef des Vrais Mandaloriens se lève.

          "Tu parles d’honneur, et tu parles de forge... mais l’honneur n’est pas un mot qu’on manie à la tribune. Il se prouve, dans la boue, sous le feu, loin des projecteurs."
          "Et pourtant... j’ai vu ce que tu as enduré. Ce que tu as reconstruit. Ce que tu proposes..."
          "Offre-nous un combat digne, et une cause qui préserve ce que nous sommes. Pas pour imposer, mais pour transmettre, pour survivre sans renier notre honneur. Alors nous marcherons à tes côtés."

          Les murmures s’élèvent dans son camp. Silencieux jusqu’ici, plusieurs hochent la tête en signe d’approbation.
          Mais la tension monte soudain, tranchée par le raclement sec d’une vibro-hache contre le sol.
          Le chef de la Death Watch se redresse. Sa voix claque comme un sabre dégainé.

          "Tu veux notre respect ? Ce n’est pas ton discours qui l’aura. Nous avons vu des tribuns, des rois, des prédicateurs. Tous ont promis de refonder Mandalore. Tous ont échoué."

          Il s’avance lentement autour de la table, un cercle de menace silencieuse.

          "Mais tu n’as pas fui. Tu as capturé un Sith. Tu es revenu là où beaucoup auraient disparu. Tu as reconstruit. Pas avec des chants, mais avec des armes."

          Il s’arrête à un souffle de moi, son casque toujours abaissé.

          "Nous ne te suivrons pas, Oshindara." Une pause. "Mais si tu frappes juste, si ton feu forge plus que des discours… alors peut-être que certains jugeront bon de tendre l’oreille."

          Il recule, et lève la main vers ses hommes. Aucun mot n’est échangé. Tous reculent comme une vague se retirant lentement, mais leurs visières restent braquées sur moi.

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            #8

            Post n°8
            Auteur : Wyrim Oshindara

            Je laisse le silence durer. Il ne faut pas le rompre trop tôt. Puis je me redresse, calmement, et je reprends la parole. Cette fois, ce ne sont plus des mots de feu. Ce sont des mots d’acier.

            "Je ne suis pas ici pour déclamer des serments. Je suis ici pour vous parler d’avenir. Concret. Possible. Et surtout... nécessaire."

            Je regarde Ohlig Arch.

            "Aux Néo Mandaloriens, je ne promets pas une guerre éternelle. Je vous propose un projet. Des chantiers. Des infrastructures. Une économie réelle. Mandal Motors est déjà prête à relancer l’industrie. Si nous rassemblons nos ressources, Sundari pourra redevenir vivante avant la prochaine rotation solaire. Et je vous le garantis : vos enfants ne seront plus forcés de choisir entre silence et exil."

            Je tourne vers les Vrais Mandaloriens.

            "À ceux qui ont choisi le silence, je ne demande pas d’abandonner leur code. Je vous propose d’en faire la colonne vertébrale de ce que nous allons reconstruire. Sans vous, Mandalore sera une coquille vide. Je ne veux pas un peuple sans mémoire, ni des guerriers sans but. Je veux des fondations solides. Des repères. Des Mandaloriens qui savent encore ce que signifie tenir sa parole, en paix comme en guerre."

            Je m’avance d’un pas, lentement.

            "Et à la Death Watch... je vous vois. Je vous entends. Vous attendez de voir si je vacille. Mais croyez-moi : je ne viens pas pour ramollir notre peuple. Je viens pour le rendre tranchant. Vos tactiques, vos méthodes, vos survivants... ils auront leur place. Pas dans l’ombre. Mais dans la lame que nous tendrons au reste de la galaxie."

            Je laisse passer un court silence, puis j’ajoute, le ton calme mais ferme :

            "Je sais que vous avez tenté d’éprouver ma détermination. Les assauts contre Mandal Motors n’ont pas brisé ses murs, ni ceux qui la défendent. Pas par miracle. Par préparation. Par volonté."
            "Je ne viens pas vous accuser. Ni vous défier. Je viens poser un fait : nous sommes encore là. Et nous sommes prêts."

            Je marque une dernière pause. Et je pose mes mots comme un verdict.

            "Je ne vous demande plus de choisir entre vos traditions. Je vous propose de les faire coexister, à la forge d’un Mandalore nouveau. Nous avons les ressources. Les alliés. Les outils. Ce qu’il nous manque... c’est l’accord. Alors parlez. Pas pour vous défendre. Pas pour attaquer. Parlez pour bâtir."

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              #9

              Post n°9
              Auteur : Wyrim Oshindara

              Un silence plus long que le précédent plane sur la salle. Ce n’est plus un silence de défiance. C’est un silence de réflexion.
              Puis, un mouvement. Ce n’est pas Ohlig Arch qui parle cette fois, mais une femme aux tempes grises, assise à ses côtés. Elle n’était pas intervenue jusque-là.

              "Si tu bâtis comme tu parles, Oshindara… alors tu auras plus que notre voix. Tu auras notre concours." Elle regarde autour d’elle. "Mais les fondations que tu promets… nous les construirons avec toi, pas pour toi."

              Ohlig Arch approuve d’un lent hochement de tête.
              Les Néo Mandaloriens ne réclament pas le pouvoir. Ils veulent être impliqués. Et pour la première fois depuis longtemps, ils semblent prêts à s’engager autrement qu’en observateurs.

              Du côté des Vrais Mandaloriens, le silence demeure plus épais, plus grave. Leur chef reste debout, les bras croisés, comme une statue de beskar. Puis il parle. Lentement. D’une voix basse mais lourde de sens.

              "Tu n’as pas oublié qui nous sommes. Ni pourquoi nous nous étions tus."
              "Ce que tu proposes… ce n’est pas un retour en arrière. C’est une reprise en main. Et si ton bras ne tremble pas à la forge… nous serons les premiers à te remettre le marteau."

              Un murmure d’approbation le suit. Cette fois, plus franc. Plus audible. Les Vrais Mandaloriens ne jurent pas fidélité. Mais ils tendent la main, à leur manière.
              Puis viennent les pas lourds du chef de la Death Watch, qui avance de nouveau d’un pas lent. Il n’enlève pas son casque. Il ne s’incline pas. Mais il parle, et c’est déjà beaucoup.

              "Tu dis que tu ne viens pas nous défier. C’est bien."
              "Car si tu l’avais fait, nous aurions tranché là, sans un mot de plus."

              Il tourne légèrement la tête vers ses hommes.

              "Mais tu tiens tes murs. Et tes hommes ne fuient pas l’affrontement. Alors peut-être... tu n’es pas que du vent."

              Puis il fixe Wyrim à nouveau.

              "Nous avons toujours méprisé les mots. Mais les tiens ont réveillé quelque chose. Ce n’est pas de la paix. Ce n’est pas de l’ordre. C’est de l’instinct."

              Une courte pause. Une hésitation infime. Presque imperceptible.

              "Prouve que cet instinct n’est pas une illusion. Et certains, chez nous, écouteront."

              Il amorce un pas de retrait. Mais ma voix le rattrape. Calme. Contrôlée. Tranchante.

              "Tu dis que mes murs ont tenu. C’est vrai. Mais ce ne sont pas les murs que je bâtis qui comptent, c’est ceux que je veux abattre."

              Il s’immobilise. Il ne répond pas. Mais je sens qu’il écoute.

              "Les murs qui nous séparent. Qui divisent les clans. Qui ont fait de notre nom un écho lointain au lieu d’un cri de guerre."

              Un silence, tendu comme une corde d’arc. Je n’ai pas fini.

              "Tu ne me suis pas. Et je ne te le demande pas. Mais sache ceci : quand je frapperai le métal, ce ne sera pas pour qu’il sonne creux. Ce sera pour forger une lame que même toi, tu ne pourras plus ignorer."

              Il reste là un instant, figé. Puis reprend sa marche, plus lente. Pas de provocation. Pas d’hostilité. Mais une tension nouvelle dans ses épaules.

              "On verra si ton marteau frappe juste… ou s’il se brise dans la forge."

              Tous les regards reviennent vers moi. Pas avec la méfiance d’avant. Pas encore avec la loyauté non plus.
              Mais avec l’attention et le doute bienveillant de ceux qui envisagent de croire.
              Le feu est allumé.

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                Post n°10
                Auteur : Wyrim Oshindara

                Je reste debout, au centre de la salle. Les mots des chefs résonnent encore dans l’acier, mais ce n’est pas le moment de savourer. C’est le moment de frapper.
                Pas par la force. Par la clarté.

                Je lève lentement la main. Le silence se fait à nouveau.
                Je prends une inspiration. Pas pour me donner de l’assurance. Pour leur faire entendre ce que le silence peut porter de plus fort que le vacarme des armes.

                "Il y a bien longtemps..."

                Je marque une première pause.

                "Mandalore avait un lieu."

                Je laisse leurs souvenirs se réveiller.

                "Un lieu où les clans se réunissaient. Pas pour plaire. Pour décider."

                Je les regarde. Tous. Sans hâte.

                "Ce lieu s’appelait Keldabe."

                Un souffle de silence.

                "Et l’assemblée qui s’y tenait... portait son nom."

                Je fais un pas vers la table circulaire dressée au centre de la pièce. Ce n’est pas du beskar. Ce n’est pas sacré. Mais ça suffira. Pour aujourd’hui.

                "Aujourd’hui, cette salle n’a ni les murs anciens ni les rites de nos ancêtres. Elle n’a pas l’odeur de la poussière ni la voix des vieux maîtres."
                "Mais elle a ce qui importe."

                Je les désigne d’un geste lent.

                "Elle a vous. Vos voix. Vos doutes. Vos silences."

                Je reste un instant les mains croisées dans le dos.

                "C’est ici que renaîtra l’Assemblée de Keldabe."
                "Non comme un fantôme du passé."
                "Mais comme une lame nouvelle, forgée sur l’enclume de ce que nous sommes encore capables d’être."

                Je pose la main sur la table, doucement.

                "Chaque clan y aura un siège."
                "Chaque voix y sera entendue."
                "Et chaque décision aura du poids."

                Je me redresse, les yeux fixés sur les chefs.

                "Ce conseil ne sera pas une cour."
                "Ni une mise en scène."
                "Ce sera un champ de bataille."
                "Un champ où les armes sont des idées. Les armures, vos convictions. Et l’avenir… notre but commun."

                Je les laisse respirer. Juste un instant.

                "Je vous invite. Pas à vous soumettre."
                "À forger. Ensemble."
                "Ce que demain ne pourra plus ignorer."

                Le silence qui suit n’est plus le même.
                Ce n’est plus le silence du doute.
                C’est celui de la retenue.
                De ceux qui attendent de voir si l’histoire est en train de se faire.

                Je me tais.
                Pas par stratégie. Pas par mise en scène.
                Mais parce que ce moment… n’appartient plus à ma voix.
                Le silence s’installe. Pas un silence vide. Un silence épais, tendu, vibrant.
                Un silence de fin de bataille. Ou de commencement.
                On n’entend plus que les froissements d’armures. Le bourdonnement lointain des générateurs. Le cliquetis d’un doigt ganté sur la poignée d’un blaster.
                Je garde les yeux sur la table circulaire. Le métal lisse, encore froid, semble attendre.
                Attendre qu’on le touche. Qu’on le revendique. Qu’on lui donne un sens.
                Un mouvement.

                Ohlig Arch se lève. Lentement.
                Ses épaules sont droites, mais son regard pèse chaque pas.
                Il ne parle pas. Il ne regarde personne. Il avance.
                Ses bottes frappent le sol avec un écho trop net dans ce silence tendu.
                Chaque pas est une déclaration.
                Il arrive à la table. Pose sa paume sur le siège devant lui.
                Un geste simple.
                Mais ce bruit, ce froissement de cuir sur métal... c’est comme un tonnerre dans le calme.
                Il ne s’assoit pas. Il reconnaît la place. Et, par ce simple geste, il lui donne vie.
                La femme aux tempes grises le suit. Même calme. Même détermination silencieuse.
                Deux silhouettes. Deux présences. Deux serments muets.

                Je sens les regards bouger dans la salle. Il n’y a toujours pas un mot… mais les battements de cœur s’accélèrent.
                Même les soldats de la Death Watch se figent.

                Puis vient le chef des Vrais Mandaloriens.
                Il ne bouge pas tout de suite. On dirait une montagne qui pèse la tempête.
                Puis il avance. Un pas. Puis un autre. Chaque mouvement semble calculé, presque rituel.
                Arrivé à son siège, il reste debout.
                Il ne touche rien. Ne baisse pas la tête.
                Mais il est là. Présent. Irréversible.

                Du côté de la Death Watch, les visières restent braquées sur la scène.
                Aucune main ne quitte les armes.
                Le chef, lui… incline la tête d’un millimètre. Presque imperceptible.
                Son regard se pose sur la table. Sur moi. Puis sur le siège qui l’attend.
                Il ne bouge pas.
                Mais il ne quitte pas la pièce.

                Et pour un membre de la Death Watch… c’est une réponse.

                Je garde mes mains jointes. Mon souffle est maîtrisé, mais à l’intérieur, une tension brûle.
                Un pas de plus, un mot de trop, et cette salle devient un champ de bataille.
                Mais pour l’instant… elle est un creuset.

                Je lève lentement les yeux vers le cercle.

                Tous les sièges ne sont pas encore occupés.
                Mais le cercle existe.
                Et ce simple fait… suffit à faire trembler ce monde.
                Je ne bouge pas.
                Le silence, lui, tient bon. Il ne pèse plus. Il veille.
                Je n’ai pas besoin de parler.
                Ni de scruter les visages.
                Je sens. L’air est différent. Plus dense. Plus chargé.

                Pas comme après une victoire.
                Mais comme quand le métal, enfin, commence à rougir sous le feu.
                Rien ne s’est relâché.
                Mais rien ne s’est rompu.
                Je respire lentement. Pas pour me calmer. Pour sentir le poids de ce que nous venons de poser.
                Je lève lentement la main. Le dernier mot n’est pas un cri. C’est une clé.

                "Ce cercle ne se ferme pas ce soir."
                "Il commence."

                Je fais un pas vers la sortie, sans tourner le dos.

                "Dans les jours qui viennent, vous recevrez tous les premières propositions d’organisation. Sécurité. Ressources. Représentation. Mais ce que vous avez vu ce soir… ce n’est pas un projet. C’est un socle."

                Je les regarde. Une dernière fois.

                "Si vous le piétinez, il s’effondrera. Si vous le frappez… il pourra peut-être tenir. À nous de voir."

                Je baisse enfin les yeux sur la table.

                "L’Assemblée de Keldabe ne sera pas parfaite."
                "Mais elle existe."
                "Et ce soir, c’est plus que ce que nous avions ce matin."

                Je tourne les talons.

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                  Post n°11
                  Auteur : Wyrim Oshindara

                  La salle est derrière moi.
                  J’ai franchi le seuil sans me retourner. Pas par fierté.
                  Par nécessité.
                  Il y a des silences qu’on ne doit pas briser. Et celui-là… devait vivre sans moi pour peser.

                  Je marche à travers les couloirs déserts de MandalMotors, chaque pas résonnant comme un souvenir dans les parois d’acier. Les lumières de service s’éteignent une à une derrière moi, comme si elles m’accordaient enfin un répit.
                  À mesure que j’avance, le bruit des machines se fait plus lointain. Mais il est là.
                  Sous les plaques métalliques, MandalMotors travaille.
                  Un cœur mécanique bat encore dans ce monde ruiné.
                  Je monte à l’étage supérieur, jusqu’à une passerelle technique qui surplombe Sundari.
                  La porte s’ouvre dans un souffle. L’air m’accueille d’un vent sec et chargé de poussière.

                  La ville s’étend devant moi.
                  Mutilée. Fendue. Presque morte.
                  Les dômes éventrés de l’ancienne capitale reflètent une lumière rougeâtre, moribonde. Les bâtiments gisent comme des carcasses crevées. Les artères de la ville sont figées.
                  Et pourtant…
                  Juste en contrebas, un contraste.
                  Là où s’élève MandalMotors, les lumières sont encore vives.
                  Des grues s’activent. Des véhicules blindés sont alignés. Des silhouettes s’affairent.
                  Le métal y est jeune. Froid. Prometteur.
                  Une forge au cœur d’un champ de ruines.

                  Je m’assois lentement sur la bordure d’un ancien conduit, face au vide.
                  Je retire mon casque. Le métal encore tiède me glisse entre les doigts. Il repose contre ma cuisse comme une relique fatiguée.

                  Je lève les yeux.
                  Le ciel est noir, cuivré, lourd de cendre.
                  Pas une étoile. Rien que ce voile constant de poussière et de guerre ancienne.

                  Mais là aussi… une respiration.
                  Je ferme les yeux.
                  La tension quitte lentement mes épaules, comme un fardeau qu’on pose, sans être sûr qu’il ne reviendra pas.
                  Je repense à leurs visages.
                  Leurs silences. Leurs doutes. Leurs regards.
                  Je n’ai rien gagné ce soir.

                  Mais j’espère avoir empêché l’effondrement.
                  Et parfois, cela suffit à rallumer quelque chose.

                  Je baisse les yeux vers MandalMotors.
                  Là, les torches à plasma crépitent encore. Les ingénieurs installent des antennes. Les hangars reprennent vie.
                  Ce n’est pas grand-chose.
                  Mais c’est un début.
                  Et ce début… porte mon nom.

                  Je parle à voix basse.

                  "Sundari est une tombe. Mais cette flamme... cette flamme n’est pas morte."

                  Je regarde le casque dans mes mains. Rayé. Terne. Mais toujours debout.

                  "Je n’ai pas restauré un trône. J’ai posé une enclume au milieu des cendres."

                  Une bourrasque passe. Elle fouette le rebord, emportant une fine couche de poussière. Elle ne brûle pas. Elle réveille.
                  Je me lève.
                  En contrebas, les lumières de MandalMotors brillent encore.

                  Un cœur.
                  Pas encore une armée. Pas encore une capitale.
                  Mais un cœur.

                  Et tant qu’il bat… je resterai debout.

                  « L’acier forge le corps. L’honneur forge le clan. On ne le commande pas, on le mérite. »
                  Tu es sans nouvelles de moi depuis deux semaines (ni MP, ni RP ni post ou quoi que ce soit) ? Je t'autorise à sauter mon tour !

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