Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Star Wars RPG

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    Le ChroniqueurL Hors-ligne
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    #1

    Post n°1
    Auteur : Wyrim Oshindara



    📍 Dossier d'identification – Lieu sécurisé
    Nom : Maison d’honneur de Ronion’kar
    Statut : Actif – Zone diplomatique temporaire
    Référence tactique : RON-191-KS
    📌 Localisation
    Planète : Mandalore
    Zone : Plateau de Khesaraa – Périphérie est de Keldabe
    Classification : Semi-démilitarisée – Surveillance passive
    Située à la lisière du plateau de Khesaraa, la Maison d’honneur repose sur une zone rocheuse légèrement surélevée, loin de l’agitation de Keldabe. Elle domine les crêtes orientales sans pour autant être exposée. L’environnement alentour est minéral, silencieux, parcouru par des vents secs.
    Les anciennes installations minières, aujourd’hui désaffectées, ponctuent l’horizon.
    L’accès se fait uniquement par transpondeur ou escorte autorisée.

    🏛️ Structure & Architecture
    • Architecture : Tradition mandalorienne austère – basalte noir et acier non poli
    • Disposition : bâtiment en demi-cercle, un seul niveau, avec cour intérieure centrale
    • Toiture : plaques d’alliage noir mat, anti-détection thermique
    • Entrée : double porte sécurisée, sans ornement
    • Insigne visible : un cercle vide flanqué de deux lignes obliques – symbole ancien du silence et du devoir accompli
    • Aucune bannière, aucune ostentation – neutralité assumée
    L’ensemble inspire le respect, la retenue, et la gravité. C’est un lieu qui impose par sa sobriété.

    🛰️ Sécurité & Dispositifs
    • Capteurs enterrés à détection thermique et sismique
    • Réseau de brouillage doux intégré aux fondations
    • Aucun soldat en uniforme – personnel de sécurité camouflé, distant, intégré au terrain
    • Communications cryptées internes uniquement – aucune onde active extérieure
    Le lieu est protégé, mais de manière invisible. Rien n’est laissé au hasard, sans jamais devenir une démonstration de force.

    🌫️ Ambiance des alentours
    Le silence règne sur le plateau. Seuls les vents glissent entre les roches, parfois rejoints par l’écho lointain d’un moteur de patrouille.
    Rien ne dérange l’équilibre de Khesaraa. Loin du bruit de la ville, du vacarme des forges, la zone semble suspendue dans le temps.
    Un lieu neutre, mais chargé d’intention. Ceux qui s’y rendent savent que l’on ne vient pas ici par hasard.
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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le Chroniqueur
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      #2

      Post n°2
      Auteur : Hivernus

      Le transport personnel de Frilla Hawan quitte le ventre de l’Aube Argentée, frégate modifiée de la classe Nébulon-B, pour rejoindre la surface de la planète. Après un bref contrôle des codes d'authentification par les autorités locales, la navette de la classe Lambda reçoit l’autorisation de poursuivre son voyage sur les terres de la légendaire Mandalore.

      L’ancienne capitale de Mada’yaim, Keldabe, vient peu à peu emplir la verrière du cockpit. La vieille ville fortifiée, formée de bâtiments éclectiques aux matériaux divers et variés, est entourée de part et d’autres par d’épaisses forêts et par un méandre de la rivière Kelita. Installée derrière les pilotes, la jeune femme s’émerveille devant une telle vision. Elle essaie de se souvenir de ses lectures, de ce qu’elle a appris sur l’histoire de Mandalore. Elle se rappelle que la ville tient son nom du Mando’a Keldab, qui signifie “citadelle” ou “forteresse”, et constate en effet qu’elle porte bien son nom.

      Installée au sommet d’une colline, ceinturée par une imposante muraille, Keldabe a effectivement tout d’une cité Mandalorienne fortifiée. Et alors que la navette survole doucement la ville, la fille adoptive du Chiss a un aperçu singulier de ce qu’elle représente aux yeux des Mandaloriens. Keldabe est une ville densément peuplée, aux rues étroites et dont les bâtiments sont collés les uns aux autres. Frilla retrouve en cette métropole un peu de Base Vergesso… Mais l’architecture y est assurément différente. Ici, les édifices sont faits de bois, de pierre, de duracier ou de permabéton. Certains quartiers apparaissent vieux, si vieux qu’ils semblent tirés d’une autre époque. Leurs bâtiments millénaires y côtoient alors d’imposantes tours construites dans un style beaucoup plus récent. 

      La jeune femme croit comprendre l’importance cette ville dans la culture Mandalorienne… Elle représente à la fois le passé, le présent et l’avenir. Et à cette simple pensée, la belle ne peut s’empêcher de sourire. Elle espère pouvoir y faire un tour, contempler ses vieilles pierres, s’émerveiller de son histoire ancienne et s’étonner de ses nouvelles traditions.

      La navette de la classe Lambda poursuit son vol, s’éloignant rapidement de l’antique capitale de Manda’yaim. L’environnement change peu à peu de forme. Les vastes étendues boisées laissent place à de grands plateaux rocheux. De temps à autre, quelques installations minières désaffectées ponctuent le paysage. Il est probable qu’en d’autres temps, elles furent à l’origine de la grandeur et de la gloire de la mythique Keldabe. Leurs vieilles structures témoignent de ce passé, rappellent que Mandalore est avant tout une puissance industrielle qui a fait de l’exploitation de ses minéraux sa principale force. 

      Et là, au milieu de la roche et de la terre, nichée entre deux crêtes, se dévoile finalement la maison d’honneur de Ronion’Kar. Le transport décrit un cercle autour de l’édifice, amorce sa manœuvre d’atterrissage. Frilla en profite pour détailler le bâtiment, comprendre son architecture. Les façades sont austères mais fonctionnelles. Il s’en dégage un côté martial qui n’est pas sans rappeler la culture guerrière des Mandaloriens. Avec ses allures de petite forteresse, la maison d’honneur de Ronion’Kar a tout d’un repaire pour guerriers. La jeune femme imagine déjà des assemblées de Mandaloriens venus festoyer à sa grande table, pressés d’échanger leurs exploits, tenus d’honorer leurs ancêtres et leurs clans.

      Le transport personnel de la jeune souveraine se pose doucement sur le sol minéral, ses ailes immaculées se repliant sur le dos. La fille adoptive du Chiss quitte le cockpit pour rejoindre la soute, où ses plus fidèles protecteurs l’attendent déjà. Elle pose son regard sur la silhouette imposante du Trandoshan qui commande son escouade.

      - Prêt à accomplir votre devoir, sergent Marossk ?

      - Pour vous, Excellence, toujours.

      Le T’doshok vérifie l’état de son blaster, enfile son casque sur sa tête et donne ses instructions à ses subordonnés. La rampe d’accès s’abaisse doucement. Six personnes descendent de la navette. Quatre soldats de choc, leurs armures blanches striées de bleue luisant au soleil, se déploient autour du transport pour monter la garde. Frilla, accompagnée du loyal Marossk, s’avance tranquillement vers la silhouette massive de la maison d’honneur de Ronion’Kar. Arrivant à hauteur de la double porte renforcée, la jeune femme et son garde du corps patientent en silence…

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      • Le ChroniqueurL Hors-ligne
        Le ChroniqueurL Hors-ligne
        Le Chroniqueur
        a écrit sur dernière édition par
        #3

        Post n°3
        Auteur : Wyrim Oshindara

        Depuis l’alcôve d’observation en hauteur, intégrée aux fondations de la Maison Ronion’kar, je scrute l’horizon à travers les fentes étroites d’un jalna en beskar. Mon casque ne me quitte pas — il ne me quitte jamais. Il est le témoin de mes serments. Mon armure est sobre, sans éclat, gravée d’un bha’lir accroupi sur la plaque thoracique. C’est là le symbole de ce que je suis : chasseur patient, gardien du silence, porteur d’un honneur que rien ne doit distraire.

        Le plateau de Khesaraa s’étale devant moi dans son silence minéral. Le vent y trace des arabesques de poussière sur la roche sèche. Et voilà qu’une vibration subtile me parvient : un transport approche. J’identifie sans mal les lignes d’une navette impériale modifiée, accompagnée d’un signal transpondeur encrypté – le bon. Mes systèmes de sécurité internes confirment ce que mes sens pressentaient déjà.

        Je reste là, les bras croisés. Je n’ai pas à me montrer, ni à faire de geste. Sur Mandalore, ce sont les invités qui foulent la terre les premiers. Et c’est dans cette marche que l’on lit l’âme d’un négociateur. Ce qu’il ne dira pas, son pas le dira.


        D’en haut, j’observe la Maison d’honneur. Ce bastion n’est pas mon œuvre, mais je l’ai relevé pierre après pierre, selon ma volonté. Basalte noir, acier calciné, angles sobres. Pas de bannière, pas de trône. Ici, chaque mur protège, chaque porte interroge, chaque silence enseigne. Ce lieu ne parle pas pour moi. Il me prolonge.

        En contrebas, trois gardes prennent position selon mes ordres. Leurs armures sont variées mais marquées d’un ruban noir à l’épaule gauche : neutralité. Ils ne sont pas là pour montrer la force mandalorienne, mais pour incarner son respect.

        La navette atterrit. J’entends le souffle des rétropropulseurs, le frottement des vérins sur le sol rugueux. Les protocoles s’enclenchent aussitôt. La sonde oculaire analyse les silhouettes descendues, les empreintes sont validées. Tout est conforme. L’un des gardes avance alors et prononce les mots convenus, d’un ton ferme mais respectueux :


        – En ces murs, Excellence, vous êtes une invitée. Vous serez traitée comme telle. Soyez la bienvenue.

        – Selon les termes de neutralité établis, un seul garde est autorisé à pénétrer dans le cercle intérieur. Le reste de votre escorte restera en retrait, en vigilance passive.

        La grande porte de duracier s’ouvre dans un glissement lourd, révélant l’ombre de la galerie intérieure. L’air y est plus frais, plus dense aussi, chargé de poussière d’obsidienne et d’huile d’armure.
        Je me détourne de l’observatoire, quitte mon poste par un étroit escalier hélicoïdal qui s’enfonce dans la roche. Les marches sont usées par le passage répété, taillées à même la pierre sombre. Mes bottes frappent chaque marche avec régularité, rythme discret d’un rituel que je répète à chaque fois. Sur les murs du puits, des symboles anciens sont gravés — noms oubliés, serments effacés par le temps, mais jamais par la mémoire.


        Le corridor principal s’ouvre à moi. Le sol est dallé d’onyx mat, froid sous mes pas. Des lampes encastrées, à lumière ambrée, guident le chemin en silence. Je passe devant la salle d’armes, dont la porte blindée porte les marques de mon clan. J’y entre brièvement, vérifie l’alignement des beskar'gam en réserve. Chaque armure raconte une histoire. Certaines n’ont plus de porteur. Mais aucune n’a été oubliée.


        Je reprends mon chemin. Une pièce circulaire sert de sas avant l’entrée du hall principal. Son plafond est orné d’un disque métallique suspendu représentant un mythosaure stylisé, ses crocs tournés vers le bas — signe d’écoute et non de menace. J’y marque une pause. Un silence. Une respiration. La mémoire de ceux qui m’ont précédé habite ces murs. Je ne les trahirai pas.


        Je franchis enfin la porte intérieure, celle que mes invités franchiront peu après. Elle s’ouvre sans bruit. Je progresse de quelques pas, jusqu’au seuil du hall d’entrée, vaste pièce aux murs sobres, éclairée par une lumière filtrée tombant d’un oculus en hauteur. C’est là que je m’arrête. Droit, figé, casque incliné d’un degré, j’attends. Quelques instants plus tard, les bruits du dehors s’atténuent. Le battement des bottes sur la pierre, les pas feutrés des visiteurs. La silhouette de l’invitée se découpe dans l’encadrement, accompagnée de son garde attitré. 

        Son pas est assuré, mesuré. Elle prend le temps d’observer, de respirer l’air ancien du lieu. Je ne dis rien. Mon regard se pose brièvement sur elle, puis sur le Trandoshan qui l’accompagne. Je hoche lentement la tête.

        Le silence s’installe. Il n’est pas vide, il est plein. Chargé d’observations, d’évaluations, de respect aussi. Chacun comprend son rôle sans qu’aucun mot ne soit encore échangé. Le garde de Frilla baisse légèrement les armes de son regard. Elle, droite, attend. Dans mon casque, je note son maintien. Sa retenue. Sa lecture du lieu.

        Alors, d’une voix calme et grave, sans théâtralité, je brise le silence par une simple phrase :


        – Ceux qui foulent ce sol sans arrogance entendent mieux ce qu’il garde sous pierre.

        Je me décale d’un pas, bras levé en invitation. Le passage vers la salle intérieure s’ouvre devant elle. Sans geste brusque. Sans menace. Le protocole est respecté. L’honneur aussi.

        Nous avançons lentement dans le couloir central, nos pas résonnant faiblement sur les dalles d’onyx. À chaque côté, les murs dévoilent leur austérité gravée : proverbes en mando’a, lignes sobres, visages stylisés d’ancêtres sculptés dans la roche. Des niches renferment de vieilles armes cérémonielles, chacune liée à un nom, une époque, un serment. Je sens que son regard parcourt chaque détail. Elle ne fait pas semblant.

        Un croisement nous mène à une voûte de pierre. Là, un cercle de lumière au sol éclaire une dalle ornée du symbole d’un ancien clan disparu : un souvenir volontairement conservé. J’y marque une pause, tournant brièvement la tête vers elle :


        – Ici, nous n’effaçons rien. Même les cendres parlent.

        Puis je poursuis. Une porte de duracier gravé s’ouvre sans bruit devant nous. Deux gardes en armure légère, visière baissée, nous laissent passer sans un mot. Ils savent. Le cœur de Ronion’kar se tient derrière ces murs : la salle de réunion. Je me tiens un instant devant le seuil. Le brasero allumé diffuse son odeur familière. L’air est plus dense.

        J’entre en premier, et me décale légèrement sur le côté, offrant à l’invitée la vision complète de la pièce.


        La salle de réunion principale, au cœur du bâtiment, est circulaire. Une grande table octogonale en bois de ronay y trône, entourée de sièges bas au dossier rigide. Au mur, une fresque discrète illustre la résilience de Mandalore à travers les âges : guerres, exils, reconstructions, serments. Pas de portrait, pas de nom. Juste la mémoire en mouvement.

        Une dalle de pierre gravée au sol marque le centre exact de la pièce :
         

        Te Haar’anor cuyir at gar kar’rta

        "L’honneur se tient dans ton cœur"


        À l’arrière de la salle, un brasero discret diffuse une chaleur constante, alimenté par un mélange d’herbes locales et d’encens martial. L’odeur qui en émane évoque les feux de camp d’antan, les rites nocturnes, les chants murmurés avant la bataille. C’est un rappel pour les anciens. Une promesse pour les jeunes.

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          Le ChroniqueurL Hors-ligne
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          a écrit sur dernière édition par
          #4

          Post n°4
          Auteur : Hivernus


          - Dame Frilla Hawan -
          Héritière du trône de Bajic



          Frilla Hawan se laisse bercer par le doux murmure du vent. La brise vient jouer avec une mèche de ses longs cheveux argentés. Elle ferme les yeux, lentement, apprécie la caresse de ce souffle d’air sec. A ses côtés, l’imposant Marossk remplit son rôle de protecteur à la perfection. Il tourne son casque vers la navette, s’assure que ses hommes sont bien en poste, puis scrute les alentours à la recherche d’une potentielle menace. La double porte renforcée finit par s’ouvrir dans un grincement solennel. On invite la jeune femme et son garde du corps Trandoshan à pénétrer à l’intérieur de ce sanctuaire.

          La fille adoptive du seigneur de la guerre ne dit rien. Elle se laisse guider. Elle respire l’air ancien de l’endroit, se laisse séduire par l’odeur des vieilles pierres. Des pierres qui ont une histoire à raconter. Elle pose son regard sur les trophées, sur les armes, sur les inscriptions. Elle note le style architectural, observe les variations dans les lignes et les courbes, le changement subtil dans l’écriture des symboles et des lettres. La maison d’honneur de Ronion’Kar a tout du repaire pour guerriers comme elle pouvait se l’imaginer. Mais Frilla découvre que cette forteresse est bien plus que cela… 

          Car Ronion’Kar est en effet bien plus qu’un vieux bastion, bien plus qu’une ancienne demeure de guerriers Mandaloriens. La maison d’honneur est un témoin. Un témoin du temps qui passe. Un témoin qui a vu de nombreuses générations de grands guerriers traverser ses couloirs poussiéreux et ses salles obscures. Un témoin qui a su préserver les faits d’armes de ses héros, les récits des clans qui ont laissé leur empreinte sur ses vieilles pierres. L’air est lourd, chargé d’une histoire riche et complexe. Et la jeune femme sent à présent sur ses épaules tout le poids de cette grande histoire. 

          Elle comprend mieux les paroles très cérémonielles des Mandaloriens qui l’ont accueilli. Elle comprend l’honneur rare qui lui est fait. Tout lui apparaît désormais criant de vérité.

          L’hôte les conduit finalement dans une grande salle de réunion. Le regard de la belle se pose immédiatement sur la fresque. Elle semble apprécier les détails qui y sont gravés, devine sans mal l’histoire qu’elle raconte dans ses grandes lignes. La fille adoptive du Chiss s’intéresse ensuite à l’unique dalle gravée du sol, placée au centre même de la pièce. Il lui faut un peu de temps pour traduire le contenu de sa phrase, son Mando’a n’étant pas encore au point. Elle esquisse l’ombre d’un sourire. Un sourire discret mais sincère, qui exprime non sans mal la considération respectueuse que la jeune femme accorde à cet endroit d’exception, à ses résidents.

          Attirée par les odeurs qui s’en dégagent, Frilla se dirige lentement vers le brasero. Son pas est assuré, élégant. Elle respire l’encens et les herbes, ferme doucement les yeux. Ses mains se lèvent instinctivement au-dessus des flammes dansantes. Elle ressent la chaleur qui émane du foyer, toute la fureur guerrière qui s’y trouve et la puissance des traditions millénaires qui brûlent en son sein. Ses lèvres s’animent, se mettent à réciter ses passages préférés de la poésie militaire des fils et filles de Mandalore dans un Mando’a à l’accent chantant.


          Taung sa rang broka Mando'ade ka'rta.
          Dha Werda Verda a'den tratu,
          Manda'yaim kandosii adu.
          Duum motir ca'tra nau tracinya.
          Gra'tua cuun hett su dralshy'a.

          Kote, darasuum kote.
          Te racin ka'ra juaan kote.

          Sa voix s’éteint doucement. Elle se tourne vers son hôte, vers ce Mandalorien qui n’a pas encore daigné se présenter. Elle incline doucement la tête, respectueusement, lui adressant ces paroles :

          - Je suis fière de me tenir ici, en ce lieu, en cet instant même. Vous m’honorez. Et j’espère un jour pouvoir vous rendre la pareille… Parlons. Parlons comme le reste de ces grands guerriers qui habitent ces pierres.

          Le sergent Marossk reste en retrait, silencieux. Il comprend l'importance de ce moment. Et son honneur personnel lui dicte de se tenir là, immobile, à écouter. A apprendre.
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            #5

            Post n°5
            Auteur : Wyrim Oshindara

            La salle est silencieuse. Le brasero grésille doucement, jetant des ombres mouvantes sur les visages et les murs. La fresque sur le mur — mémoire figée de siècles de guerres et de serments — s’impose sans écraser. J’attends qu’elle s’installe, la fixant sans insistance, observant sa posture, ses gestes, sa façon de respirer cette atmosphère dense.

            Lorsqu’elle s’assoit, avec la grâce de celles qui n’ont plus besoin de démontrer leur rang, je m’assieds lentement à mon tour. Le cuir de mon siège craque à peine sous le poids de l’armure. La table, entre nous, reflète la lumière du feu et le silence qui suit. Une odeur de métal chaud, mêlée aux herbes anciennes qui brûlent dans le brasero, enveloppe la pièce d’une gravité rituelle. Puis ma voix s’élève — calme, affirmée, forgée dans le fer et l’ombre.


            – Vous avez répondu à mon appel, Dame Frilla Hawan. Et pour cela, je vous adresse mon profond respect. Vous représentez aujourd’hui non seulement votre nom, mais la volonté d’un homme dont l’influence dépasse les frontières. Le seigneur de Bajic ne se déplace pas, mais sa voix voyage à travers vous. Que vous l’incarniez ici, sur Mandalore, est une marque d’honneur que nous reconnaissons.

            Je me redresse légèrement, les coudes posés avec maîtrise sur la table. Mon regard, dissimulé derrière le T-visière, reste fixé sur elle, mais sans la juger. J’écoute ce que son silence dit, ce que son calme inspire. Puis je poursuis, les mots précis, respectueux, sans courber l’échine.

            – Je suis Wyrim Oshindara. Mandalorien par honneur, exilé par choix, revenu par devoir. Ce nom ne dit peut-être rien à vos conseillers, mais il résonne ici, dans ces murs et dans les mémoires des clans. Je ne me réclame d’aucune lignée légitime, mais chaque pas que je fais est pesé pour relever ce qui a été brisé. Je vous ai fait venir non par vanité, mais parce que vous êtes en mesure d’entendre ce que d’autres ne comprendraient pas. Vous êtes la fille d’un seigneur de guerre, mais aussi l’ambassadrice d’un pouvoir réfléchi. C’est à ce titre que je vous parle.

            Je laisse les mots s’installer, comme on poserait une lame sur une table de négociation. Non pour menacer, mais pour rappeler que chaque mot a du poids. Les flammes projettent des éclats mouvants sur le beskar de mes avant-bras, alors que mes mains, gantées, croisent leurs doigts avec lenteur. J’incline brièvement la tête, sans soumission, mais avec le respect dû à l’institution qu’elle représente. Puis la voix reprend.

            – Vous avez récemment acquis trois croiseurs de classe Keldabe. Des navires puissants, taillés pour l’endurance et la dissuasion, forgés dans la tradition même de Mandalore. Ce n’est pas une simple transaction que vous avez conclue, mais l’achat d’une mémoire vivante. Ces vaisseaux portent en eux la capacité de faire taire des planètes, ou de protéger des héritages. Je viens vous proposer un accord. Non pour les prendre. Non pour les détourner de leur usage. Mais pour les faire parler… d’une seule voix. Celle d’un projet plus vaste, plus solide que nos intérêts individuels.

            Je marque une pause, posant un regard lent sur la fresque. Là, un clan oublié. Ici, un héros perdu. Chaque trait est une leçon. Mon ton se fait plus grave, mais jamais accusateur.

            – Je ne parle ni de conquête ni de commerce. Ce que je vous propose, c’est de faire partie d’une articulation plus grande. Ces croiseurs peuvent devenir les premiers éclats d’une architecture défensive commune. Une volonté mandalorienne réaffirmée, pas par les mots, mais par les actes. Leur silhouette dans les cieux d’une opération juste pourrait rallier des regards que nous croyions éteints. Unifier ce qui ne se parle plus. Réveiller ce qui n’ose plus croire.

            Je parle de convergence. Pas de soumission. D’alignement, pas d’annexion. D’un dessein plus grand que nous. Peut-être, en chemin, les clans se remettront à regarder dans la même direction. Peut-être même sous une bannière. Peut-être… un Mand’alor. Je ne l’impose pas. Je l’imagine.


            Je me tais. L’ombre du brasero ondule sur les murs. Mon regard reste fixe derrière le casque, mais le silence lui-même dit tout. Je n’attends pas une réponse immédiate. Seulement un écho. Une vibration. La reconnaissance de ce qui, peut-être, commence ici.

            Face à moi, Dame Frilla ne répond pas tout de suite. Elle ne cherche pas ses mots. Elle les pèse. Elle les aiguise.

            Son visage est immobile, presque sculptural. Mais ses yeux, eux, vivent. Ils suivent la fresque du regard, glissent sur les gravures, s’arrêtent sur les détails de la pièce. Ils ne fuient pas. Ils écoutent, pleinement. Elle croise les mains sur la table, posément, sans tension. Elle ne joue pas un rôle, elle assume une fonction. Sa respiration est maîtrisée, silencieuse. Elle s’autorise une lente inclinaison du menton, imperceptible pour un œil non averti, mais suffisante pour un Mandalorien. Un signe de reconnaissance. D’égalité silencieuse.

            Puis ses yeux reviennent vers moi. Et dans ce regard, je lis autre chose que l’analyse ou le calcul : je lis la conscience du moment. La conscience qu’ici, sous les pierres anciennes de Ronion’kar, entre les braseros allumés pour l’honneur, quelque chose s’esquisse. Non pas un marché… mais peut-être un serment, encore informulé.

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              Post n°6
              Auteur : Hivernus

              Le Mandalorien semble avoir beaucoup de choses à dire, ce qui est en règle générale plutôt bon signe… Surtout venant de la part du représentant d’un peuple qui s’exprime d’abord par la violence de ses armes. Le mystérieux guerrier remercie d’abord la belle d’avoir fait le déplacement pour le rencontrer. Il lui indique son nom. Wyrim Oshindara. Un nom qui ne lui évoque rien, pas même une affiliation à un quelconque clan. Frilla n’a de toute manière pas encore eu le temps de s’intéresser aux archives relatant les faits d’armes de chaque famille Mandalorienne et ne connaît que quelques grands noms. Fett, Vizsla, Ordo. Elle croit également se souvenir d’un clan atypique, le clan Sornell, qui l’a marqué parce que presque entièrement constitué de Mandaloriens Devaroniens. Mais ses connaissances actuelles en matière de familles ou tribus Mandaloriennes se limitent pour l’heure à ça. Pas grand chose donc.

              La jeune femme retient cependant de l’énigmatique Wyrim qu’il a fait des choix spécifiques, qu’il ne se réclame d’aucune grande lignée. Le choix des mots est intéressant. Le Mandalorien ne les choisit pas au hasard. Tout a un sens, une signification cachée. La fille adoptive du Chiss écoute donc en silence, cherche à déchiffrer les paroles, à les comprendre dans leur ensemble car elle n’est pas sûre de pouvoir saisir la portée de chaque message. Elle demeure impassible, attentive. Elle ne laisse rien transparaître. Frilla a le port altier d’une grande dame et semble faire preuve d’une maturité que les jeunes femmes de son âge n’ont pas encore. 

              Elle comprend en partie ce que le guerrier lui raconte, ce qu’il lui demande. Et elle prend le temps de la réflexion. Seule une réponse mesurée pourra satisfaire ses propres attentes et il lui faut donc choisir ses mots avec soin. Son regard se perd un instant sur les détails de la fresque murale, puis finit par se poser sur ce visage casqué. L’armure permet au Mandalorien de dissimuler ses émotions, de cacher ce qu’il pense. Mais il fait preuve de respect.


              - Je ne pensais pas mon père si apprécié par les fils de la grande Manda’yaim. Il sera content d’apprendre qu’il a le respect des Mandaloriens. Déclare doucement la jeune femme. Le seigneur Hivernus vous porte également en haute estime. Il reconnaît la valeur des guerriers de Mandalore et le peu que je sais de votre culture, de votre histoire, de votre langue, me vient de lui.

              Elle marque un léger temps de pause, venant délicatement replacer une mèche de cheveux rebelles derrière son oreille.

              - Je crois comprendre que vous voulez utiliser nos Keldabe pour unir les clans Mandaloriens sous une seule et même bannière, celle d’un futur Mand’alor. C’est une noble cause… Manda’yaim a trop longtemps souffert des conflits, des luttes de pouvoir. La division de ses clans et de ses guerriers l’affaiblit considérablement. Vous voulez offrir aux Mandaloriens une raison de mettre leurs rancunes de côté. Vous voulez leur donner l’opportunité de se fédérer et d’unir leurs voix, leur désigner un ennemi qu’ils pourront combattre ensemble, leur fournir les moyens de bâtir un avenir commun… Faire émerger Mandalore des cendres de la guerre et des ruines de ses querelles intestines.

              Nouveau silence. La belle inspire lentement, laisse l’encens et les herbes lui monter à la tête. Elle y trouve un certain confort, une nouvelle ardeur.

              - Mandalore a encore un grand rôle à jouer, à n’en pas douter. Vous aurez ces Keldabe, Wyrim Oshindara. Vous aurez le soutien du Seigneurat de Bajic. Poursuit Frilla, calmement. Mais mon père livre actuellement une guerre et ces croiseurs auraient eu leur rôle à jouer dans les batailles à venir. Ce sacrifice que nous consentons à faire a un coût. Nous donnerons notre sang et notre acier pour la cause Mandalorienne si les fils et les filles de Manda’yaim s’estiment prêts à en faire de même pour le Seigneurat de Bajic, pour le seigneur Hivernus.

              Droite et mesurée dans son siège, la jeune femme jauge l’énigmatique guerrier. Elle jette un subtil coup d'œil à son garde du corps Trandoshan, toujours posté devant la porte. Il reste silencieux et immobile, attentif à ce qu’il se dit et se fait entre ces murs. Elle sait qu’il gardera pour lui tout ce qu’il peut entendre et voir. Après tout, Marossk est un soldat tenu  par l’honneur et la loyauté de respecter son “vœu” de silence. La fille adoptive du seigneur de la guerre apprécie sa fidélité et sa discrétion.

              - Je dois cependant vous prévenir qu’un tel projet sera complexe à réaliser. J’ai entendu dire que les Nouveaux Mandaloriens ont demandé la protection de l’Impérium, que les impériaux ont établi une ambassade sur Mandalore et qu’ils surveillent de près ce qu’il s’y passe. Mon père a quelques relations au sein du régime impérial. Je peux donc essayer d’intercéder en votre faveur, convenir d’un rendez-vous avec leur ambassadeur. Peut-être pourrons nous le convaincre de la nécessité de soutenir cette cause… 

              Elle laisse la fin de sa phrase en suspens, volontairement. Une ouverture qui laisse place à de multiples possibilités.

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                #7

                Post n°7
                Auteur : Wyrim Oshindara

                Je garde le silence quelques secondes après ses derniers mots. Mon regard ne bouge pas, figé derrière le T-visière. Je ne hoche pas la tête. Pas encore. Car ce qu’elle vient de proposer n’est pas un simple rendez-vous : c’est une ouverture vers un terrain miné.

                – L’Impérium…

                Je laisse le nom suspendu. Comme un sabre posé à la verticale, prêt à trancher dans un sens comme dans l’autre. Un souffle passe dans la salle. L'encens remue, la flamme vacille. Ce mot, dans cette salle, semble étrangement déplacé. Mais ce n’est pas une faiblesse. C’est une réalité.

                – J’accepte cette rencontre, mais comme une extension de ce que nous avons entamé ici. Les Mandaloriens savent faire la guerre. Mais un vrai chef choisit aussi les instants où il ne la mène pas. Chaque guerre évitée forge plus d’avenir qu’une victoire bien criée.

                Je me redresse à peine. Juste ce qu’il faut pour que l’ombre de mon casque se projette plus loin sur la table. Plus qu’une posture : une déclaration. Ma voix se raffermit légèrement, ancrée dans une volonté de ne pas laisser d’ambiguïté.

                – Si l’Impérium souhaite entendre les raisons d’une réunification mandalorienne… alors je parlerai. Mais je ne mendierai rien. Qu’il nous voie pour ce que nous sommes : un peuple debout, meurtri peut-être, mais encore capable de choix dignes. S’ils cherchent des garanties, ils entendront notre projet. Mais qu’ils ne se trompent pas sur nos chaînes : nous n’en portons plus.

                Je baisse les yeux une fraction de seconde, effleurant de nouveau ce symbole gravé dans le bois. Mes gantelets s’y attardent plus longuement, cette fois. Le clan qu’il évoque a disparu. Mais leur histoire, je la porte. Pas par sang. Par devoir. Et je n’oublie pas. Je n’oublierai jamais.
                Puis je relève la tête, et mon ton devient plus posé, mais plus profond encore. Frilla m’écoute. Elle comprend. Elle pèse chaque mot avec l’attention d’une stratège, mais aussi avec la noblesse d’une héritière d’envergure. Je poursuis :


                – Vous avez offert le soutien du Seigneurat de Bajic. Je l’entends, et je le respecte. Mais je ne le prendrai pas à sens unique. Que votre père, le seigneur de Bajic, s’engage envers mon peuple… et il en sera de même dans l’autre sens. S’il accepte de se tenir aux côtés des enfants de Manda’yaim lorsque le jour viendra, alors je jure ici que les miens se tiendront aux siens si Bajic est menacé. L’acier pour l’acier. Le sang pour le sang. L’honneur partagé.

                Ma main gauche se ferme lentement en un poing, posée sur la table. L’autre reste ouverte, paume vers le ciel, entre l’encens et la flamme. Une offrande, ou peut-être une invitation. Ma voix se fait presque grave, rauque. Mais elle ne tremble pas.

                – Que cette rencontre soit la première pierre. Pas d’une soumission. Mais d’une alliance forgée dans le feu et tenue par la parole. C’est ainsi que renaissent les clans. C’est ainsi que se prépare le futur.

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                  Post n°8
                  Auteur : Hivernus

                  L’accord est scellé. Par les mots. Par une promesse que rien ne peut défaire. L’honneur est en jeu et l’histoire est en marche. Une nouvelle page s’écrit, se tourne. Par l’intermédiaire de la belle Frilla, le jeune Seigneurat de Bajic accepte de partager le destin de la mythique Mandalore. Leurs guerriers combattront ensemble, quel qu’en soit le prix. La fille adoptive du seigneur de la guerre adresse un regard entendu au Mandalorien, incline doucement la tête.

                  - Qu’il en soit ainsi. Beskar bal tal bah burc'ya. Kote par Manda'yaim bal Bajic, par val verda.

                  (De l’acier et du sang pour un ami. La gloire pour Mandalore et Bajic, pour leurs soldats/guerriers.)


                  Elle adresse ces mots avec respect et autorité. Ils sonnent comme une vérité, comme un serment gravé dans la pierre. La jeune femme tiendra parole. Par devoir envers son peuple, par engagement auprès d’un allié, par amour pour son père. Elle se redresse doucement, avec grâce, sans précipitation. Son regard demeure figé sur le casque du Mandalorien qui lui fait face.

                  - Donnez moi une semaine pour organiser cette rencontre avec l’ambassadeur de l’Impérium et vous aurez la satisfaction de pouvoir poser une nouvelle pierre dans votre réseau de contacts et d’alliances, de forger une nouvelle arme, une nouvelle armure, pour votre arsenal. Je vous en fais la promesse solennelle.

                  Frilla pose une dernière fois son regard sur les éléments de décor de cette somptueuse salle, comme pour les enregistrer dans une partie de sa mémoire, puis se dirige vers la sortie. Elle y rejoint son garde du corps Trandoshan, se tourne vers le Mandalorien pour lui adresser ses adieux.

                  - Ret'urcye mhi, Wyrim Oshindara. Et merci encore pour cet accueil. Je saurai m’en rappeler. 

                  La belle disparaît dans le couloir avec la grâce délicate d’un félin revenant d’une chasse fructueuse. Sur le chemin du retour, elle se permet d’admirer avec un plaisir renouvelé les merveilles de la maison d’honneur de Ronion’Kar, se promet d’en parler à son père adoptif… De lui décrire en détail toutes ces belles choses qui viennent orner les murs de cette forteresse. Elle connaît la nature curieuse de son paternel, sait qu’il voudra contempler par lui-même ces artéfacts. A cette pensée, la jeune femme se met à sourire.

                  Peut-être devrait elle songer à acheter une résidence sur Mandalore avec tous ces aller-retours… 

                  L’imposant sergent Marossk, à ses côtés, s’interroge silencieusement sur l’origine de ce sourire angélique. Avec Frilla Hawan, le moindre rictus peut être synonyme de bonne ou mauvaise nouvelle. Il se demande bien ce qu’elle a en tête. Sa jeune maîtresse tourne la tête dans sa direction et lui sourit doucement, comme si elle pouvait lire dans ses pensées. Le Trandoshan frémit. La belle éclate de rire alors qu’il se met à grogner, probablement vexé de savoir qu’elle le connaît si bien au point d’anticiper ses réactions. Ces deux là forment assurément un duo attachant.

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