Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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    #11

    Post n°11
    Auteur : Darth Malraas

    Dans une des chambres de communication de la Citadelle Colddar V, les communicateurs sur les canaux généraux sont surveillés avec la plus grande intention, bien qu'aux moyens de certains Slivers ils fréquentes les communications privés des leurs. Les Muuns inquiets pour la sécurité de leurs affaires se noient dans une phobie maladive envers tous, les conduisant à agir de la sorte. Quoi qu'il en soit, un agent de communication intercepte sur un canal une phrase intéressante et à la fois effrayante, selon les critères Muuns.

    Ici le chevalier jedi Umbra, je suis séquestré dans un immeuble de mygeeto, Mes jours sont en danger, je suis avec le gang du Joker…

    Sentant l'adrénaline lui parcourir l'échine, il frisonne et frappe de sa longue et fine main, une tablette personnelle avant de parler prestement.

    ]

    -Nous avons un Jedi sur Mygeeto !

    Une voix d'un calme plat lui répond après un temps plus ou moins long.

    -Vous en êtes sûr ?

    Comme s'il avait son interlocuteur en face de lui, l'humanoïde hoche nerveusement la tête et grimace.
    Il caresse son visage, se concentrant pour rafraichir sa mémoire et presse un bouton sur la tablette à ses côtés.
    Le message repasse une seconde fois.


    -Umbra ? Umbra ...

    Deux minutes s'écoulent péniblement, rendant l'agent encore plus tendu.
    Finalement au bout du compte, l'interlocuteur reprend.


    -Triangulez la position du communicateur employé pour cet appel.

    Pianotant sur un clavier en face d'un écran holo, le Muun se connecte à des appareils technologiques capables de retrouver un communicateur n'importe où sur Mygeeto. Du moins n'importe quel comlink ayant envoyé un appel relayé jusqu'à Colddar V, dans une zone sans turbulences et en dehors des cavernes sur ou sous la terre. Après quelques secondes il bondit de joie sur sa chaise à répulseur en manquant de tomber à la renverse.

    ]

    -Je l'ai ! J'envoie les coordonnées au service de...

    Dans un fracas violent, les portes derrière le Muun s'ouvrent et s'écrasent contre les murs aux angles.
    Largement ouverte, l'entrée révèle la présence d'un étrange droïde encore inconnu tenant entre ses mains un sabre laser de couleur rouge.
    Une jeune femme s'insère dans la pièce, les sourcils foncés. Derrière elle un autre Muun la suit.


    -Commandant Delia c'est peut-être un erreur ! Le Muun l'agripperait presque pour freiner sa route, il arrive parf...

    Le sabre laser rouge de la machine droïde s'arrête sur la trachée de la créature, hoquetant de surprise.
    La rage dans les yeux, le Commandant de la Légion Amber, la femme Tahiri Delia s'exprime avec autorité.


    ~Commandant Delia~

    -Des Jedi sur Mygeeto est une chose courante mon cher ami ? Vous voulez dire qu'il traîne ici des adeptes de la Force, des Jedi, au sein de l'Empire de la Confédération ? Voulez-vous que le Général Gelmir soit tenu au courant IMMEDIATEMENT de cette situation déplorable ? De l'incapacité de vos forces de sécurités !? De la totale coopération du Clan Bancaire dans une entreprise illégale visant à repêcher les pauvres âmes errantes Jedi ?

    -Deuh heu, enfin heum..Le Muun balbutie avant de se reprendre, non bien sûr que non. Je voulais simplement dire qu'il ne faudrait pas trop prendre au sérieux cet appel.



    -Je me fiche de vos conseils si peu avisés, directeur. Elder laisse le tranquille.

    La machine relâche son emprise sur le directeur de Colddar V et finit par éteindre son sabre laser pour l'aspirer via un mécanisme étrange, à l'intérieur de sa main, de son bras. N'ayant rien manqué du dialogue entre son interlocuteur et la militaire, l'agent des communications joint ses mains l'une contre l'autre et tousse pour tenter de parler.


    -Enregistrez la communication sur holodisque et retournez celui-ci aux quartiers militaires séparatistes. Coupe le Commandant en tendant la main vers l'écran, les coordonnées ?

    L'humanoïde pivote et affiche une ligne de caractères différents.
    Invitant le droïde à lire l'écran, la militaire s'écarte pour laisser place à la traduction.
    Une seconde plus tard le droïde relève sa tête mécanique vers sa maîtresse.


    -Zone aux immeubles désaffectés.


    -Envoyez un Peloton sur place, Elder et moi allons là bas !

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      #12

      Post n°12
      Auteur : Vlad Todd

      - Bien, désormais, la fête est terminée.


      Le ton employé par Ellidi ne différait pas de l'ensemble de celui utilisé pour ses discours depuis le début de la soirée, et accessoirement, celui de sa vie. Enthousiaste, profondément narquois, et indéniablement sensuel. Il se marriait à la perfection avec son apparence blonde, ses yeux presque vides et tous les préjugés qui allaient avec. On aurait dit une poupée gonflable de haut réalisme ou un robot parfait, sans âme mais bien servi. Personne ne lui répondit, tout le monde s'exécuta. Cette sentence semblait être le déclencheur d'un plan de gestion de crise ou d'une extradition rapide des yeux car à peine eut elle fini sa phrase que le bâtiment désaffecté de la planète devint l'antre d'un véritable branle-bas de combat. Le Corellien aux formes imposantes, dont l'étrange masque semblait - et était - composé de la peau d'un être corellien prélevée par chirurgie, fut le premier à quitter la pièce, en trombe, poussant au passage un Noghri qui n'avait rien demandé. En tout, une quinzaine d'autres anciens habitants d'Honoghr, enrôlés par le Cerberus puis le Blood Circus, venaient d'être appelés par Ellidi pour faire face au danger. L'un des autres membres du Blood Circus, le trop propre et trop mince agent humain, monta sur la table pour rejoindre l'autre partie de la pièce et décrocha de sa cheville blanchâtre, comme impregnée de tact, un ridicule petit calibre avec lequel il visa par la fenêtre, comme s'il était en possession d'un fusil de précision ou d'un DC-15x. L'agent apparemment atteint de nanisme, plus calme encore qu'Ellidi, se lissa la barbe en regardant la porte coulissante régie par un système automatique. Il semblait perplexe, quoi que relativement serein mais ses traits effacés ne portaient aucune marque de peur, d'autant que son regard n'était chargé que de folie, à l'image de celui d'Ellidi. Cette dernière, toujours assise dos à l'activité, la tête légèrement penchée de côté, fixait quelques souvenirs sanglants et la fameuse abîme où résident nos monstres. Cette abîme devait dèja être vide, car loin de simplement la regarder du haut de sa conscience, les monstres d'Ellidi avait pris possession d'elle depuis longtemps. Récemment, elle s'en était débarassée, les avaient "consommés" pour devenir bien plus horrible qu'eux. A l'image des démons que chaque personne avait et passait sa vie à courir vers la vertue pour leur échapper, elle était un démon grandeur nature, pas seulement appliqué à une seule personne mais le démon de l'humanité, la forme humaine des aspects les plus vils et des instincts les plus bas d'une population d'êtres intelligent pullulant par milliards dans une seule Galaxie. Plus qu'incarner la mort et la perversion, Vlad et Ellidi, sa fidèle recrue "apprentie" la vivait chaque jour, pour l'insuffler partout où ils passaient. Avec l'enlèvement de Lesmli Umbra, ses conditions et sa place qui lui vaudrait l'attention des hautes sphères galactiques, ce n'était pas l'avènement de leur sanglante destinée qui se déroulait, mais cette même destinée qui commencait. Oui, ce n'était que le commencement. Et quoi de mieux pour commencer ce genre qu'une explosion ? Une explosion à la hauteur de leur réputation bien sûr.



      Depuis l'écriture du plan, et la prévision de l'échapée du chevalier impérial, Ellidi avait mis en place tout un tas de plans à tiroirs et de prévisions destinés à assurer prolifiquement la suite de son règne criminel, ou plutôt le début de son ascenscion, aux côtés de Vlad, dèja loin devant elle sur "la voie sans sens." Dans le plus parfait des cas, Lesmli était averti de l'attaque de Coruscant et Naboo, ressortait traumatisé et tentait de quitter la planète en éradiquant la menace qui poussait discrètement dessus. Dans ce cas là, ainsi que dans le cas où il n'appelait personne et même le cas où il mourrait après avoir communiqué ses informations, la suite de la scène était un feu d'artifice et la fuite du Blood Circus. Pour cela, des explosifs volés au Cerberus lors de la scission du Blood Circus et des liquides et matières combustiles récupérées un peu partout avaient été disseminées dans l'ensemble de l'ancienne structure bancaire, reliées entre elle puis rassemblées sous la guillotine d'un seul bouton, l'ordre d'une seule voix. Cette commande à distance, c'était Ellidi qui la détenait. Elle était encore très mauvaise en gestion d'explosifs, déminages et son inverse, mais au Cerberus, on l'avait bien conseillée sur la marche à suivre. Comme prévu, les noghris arrivèrent aussitôt Lesmli disparu du champ de vision entourant le bâtiment, silencieux mais ordonnés. Ellidi venait d'ordonner la fin de la fête, il était donc temps de commencer la dernière phase.  Pour quitter le bâtiment, ils auraient besoin d'encore moins de temps que le mi-Cathar grâce aux ascenseurs. Quant à leur défense, s'ils venaient à être repérés dans leur escapade, la petite troupe des Noghris était chargée de servir de gardes du corps, assassins et chairs à canon le temps que les agents du Cerberus arrivent à leur véhicule personnel, dissimulé juste derrière le bâtiment. D'ici là, ils pourraient s'éloigner légerement de ce dernier, pour surveiller l'arriver éventuelle de forces de nettoyage ou des forces de l'ordre de Mygeeto et faire sauter le tout dès qu'ils commenceraient leur intrusion.


      C'était le plan et ce fut fait. Une fois sortis du bâtiment, les agents du Blood Circus parvinrent à leur vaisseau, prirent de l'altitude et s'éloignèrent, en prenant soin de ne pas rester à découvert au cas où des unités volantes rejoindraient la zone, puis attendirent l'arrivée de la "police" ou de son équivalent appelé. La dernière difficulté serait de quitter le système séparatiste, et ils comptaient le faire rapidement, avant qu'une véritable alerte ne déclenche une fermeture trop hermétique.

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        #13

        Post n°13
        Auteur : Lemsli Umbra

                    La cuisine était désormais déserte.  Le grésillement du communicateur qu’avait dérobé le chevalier impérial avait finalement cessé. Ce dernier en profita pour aller boire au robinet puis, avec son couteau, avala un morceau de bacon non sans l’avoir auparavant reniflé détectant d’éventuelles traces de poison. Il ne savait pas quelle pouvait être l’odeur d’une tranche de bacon empoisonnée, mais cela ne l’empêchait pas de la renifler quand meme. Ca avait un petit coté « pro » ou « dure a cuire ». Son maigre repas englouti, une question se posait. Son communicateur restait obstinément muet, soit les jedis n’étaient pas les bienvenus sur ce monde, soit il parlait dans le vide. Dans tous les cas, inutile de s’acharner. En attendant, que pouvait’il bien faire pour le moment. S’enfuir ou remonter traquer les terroristes… Un choix relativement simple pour toute personne normalement constitué et élevé. Sauf que le cathar était le neveu d’une sithe qui lui avait apprit bien des choses, et qu’aujourd’hui il représentait la caste d’élite des chevaliers impériaux. Il se devait donc de ne pas réagir comme la moyenne. D’un autre coté, jouer les héros pour jouer les héros n’était pas non plus une preuve d’intelligence, et les castes d’élite privilégiaient plutôt les gens qui en avaient un minimum dans le citron.
         
                    Le chevalier mit son blaster contre son épaule, et mit en joue son environnement. Puis, il glissa prudemment vers la fenetre pour jauger la hauteur de l’édifice ou il était. Lemsli fut légèrement surpris. Il n’était pas très haut, si toute chute serait mortelle, une désescalade se révélait possible. L’impérial allât chercher une lance a incendie qu’il avait vu devant la porte de la cuisine. Saisissant cette dernière, il la déroulât et l’amena devant une vitre. De trois coups, il fit exploser le verre et jeta le long et lourd tuyau dans le vide. Puis, inspirant un grand coup, il saisit sa corde de fortune, et entama une lente désescalade. Son épaule le martyrisait, et ses jambes étaient flageolantes, néanmoins le fuyard parvint a descendre quelques étages en toute discrétion. Au dessus de lui, il entendait beaucoup de mouvements, les hommes de main d’Ellidi et des autres barjots devaient certainement le rechercher activement. Alors qu’il continuait son évasion, son instinct lui indiquât un danger. Risquant un coup d’œil en bas, il vit qu’il était presque au bout de sa corde de fortune.
         
                    Il vit également le vide sous ses cuisses. Se sachant sujet au vertige, il avait prit un soin tout particulier a éviter de regarder en bas, de peur que son moral ne soit ainsi zappé. Et ses craintes se révélèrent fondées. Pour un observateur en bas, le chevalier n’était qu’à quelques mètres du sol, mais pour lui, c’était un véritable abime qui était au dessous de lui. Si seulement ses jambes étaient flageolantes, c’était désormais l’intégralité de son corps qui tremblait comme une feuille. Lemsli était comme hypnotisé par ce vide, et ne pouvait pas détacher ses yeux du sol. Il était à la fois terrorisé et fasciné par cette promesse de mort. Il eut a peine conscience du groupe de gens qui sortait du bâtiment. Il reconnut néanmoins la femme parmi eux, et si une violente envie de les abattre depuis son mur le prit, sa peur du vide le domina et il les vit s’éloigner tranquillement vers un véhicule. Le véhicule parti lentement, et dans un soudain accès de colère, il dégaina son blaster à une main.  Sa rage ne durât néanmoins qu’une poignée de seconde, et très vite la peur reprit le dessus violemment. Trop violemment. Le chevalier ne se rendit même pas compte sur le coup qu’il chutait dans le vide. Son cerveau, embrumé par la terreur, parvint a la conclusion qu’il devait arriver sur les jambes pour amortir le choc. Puis ce fut un grand silence dans les pensées du métis.
         
                    Seule comptait la volonté de survivre. Le chevalier se refusait de mourir dans cet endroit gelé perdu de tout. Un sentiment de puissance l’envahit. L’action avait eu beau duré une poignée de secondes, cela parut une éternité pour le serviteur de l’ordre. Une éternité ou il prit la décision de ne pas mourir, que la puissance qui l’envahissait le sauverait de cette mort brutale. Il ne mourrait pas le corps brisé dans la neige de ce monde inhospitalier. Il s’en fit le serment.
         
                    Puis ce fut le choc…
         
                    Si Lemsli ne s’était pas fait repéré par d’éventuelles personnes externes, c’était parce que, outre sa tenue blanche qui faisait office de camouflage et sa discrétion féline, il avait désescaladé  l’immeuble sur la face arrière. La ou personne ne regardait vraiment et ou on entreposait les poubelles. Ce fut précisément là où le cathar atterrît. Les sacs amortirent bien sa chute, et lui permirent ainsi de ne rien se casser. Il fut en revanche sonné pour une poignée de secondes. Usant de son instinct, le chevalier qui avait prit un énorme coup de fatigue avec cette chute, se releva, constata que sa blessure a l’épaule et quelques unes des autres marque laissés par le joker, et en boitant et en discrétion, il se dirigeât vers une borne électrique encadré par trois murs, il se mit derrière a l’abris des regards, et s’évanouît. Il était véritablement écrasé de fatigue et ses blessures le refaisaient souffrir a nouveau. Sa dernière pensée fut une prière a une divinité quelle qu’elle puisse être pour que les terroristes ne le débusquent pas…

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          #14

          Post n°14
          Auteur : Darth Malraas

          Peut-être est-elle arrivée trop tard ?
          Le temps de structurer un peloton et d’organiser une stratégie fiable, le Jedi et le gang du Joker pourraient s’être fait la mal. Des tas d’immeubles désaffectés jonchent les coordonnées de destination, une vaste zone autrefois habitée aujourd’hui désertée à cause de la guerre. Ne l’oublions pas la guerre contre la République a fait des ravages et pas seulement dans les mondes républicains. La Confédération a aussi son lot de systèmes ruinés et bons à la reconstruction. Mais aujourd’hui les cités forteresses, les Colddars imprenables et magnifiquement bien taillées, à même la roche pourraient supporter le poids de bombardement à partir de la terre ferme. Bien sûr tout ceci afin d’éviter les drames de la grande guerre.

          Mais une fois aux coordonnées tout est quasi impossible.
          Les Muuns ne sont pas très regardant sur leur système écologique et la biodiversitée ? Une bêtise certaine. Pourquoi se soucier de déblayer des méga tonnes de gravats quand on peut construire ailleurs ? Le Clan Bancaire a un goût certain pour les affaires les moins couteuses.

          Tahiri Delia en tête du peloton avec à ses côtés Elder, le droïde EG anti-forceux, se dirigent directement vers les coordonnées triangulées par l’agent des communications de Colddar V.
          Une fois en place, la Confédération entame l’encerclement de plusieurs bâtiments, via une manœuvre simple. Bien sûr une fois la chose achevée, les premiers droïdes s’avancent bien plus en avant de la zone de feu, que la stratégie l’exige. Le tout afin de savoir si une force armée est présente.

          Croisant les bras, la demoiselle attend une dizaine de minutes.
          Ne voyant rien à l’horizon elle décide de prendre une escouade de droïdes et de pénétrer un bâtiment. Sans doute tombera-t-elle sur quelque chose…

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            Auteur : Lemsli Umbra

                  
                        Le chevalier eut froid. Il était assaillit par des centaines de poignards de tous les cotés. Et pourtant il ne se vidait pas de son sang. La douleur était néanmoins tellement intolérable, et le métis qui sentait que la réalité était en train de le rattraper très rapidement, émit un léger gémissement. A la suite de quoi, il ouvrit les yeux.
             
                        Sur le coup, l’impérial ne reconnut pas son environnement. Face a un mur, allongé dans la neige, dans une tenue blanche peu adapté a son environnement. Il était grelottant, et avait la sensation d’un danger qui arrivait. Son  instinct lui donna raison, très vite, la démarche lourde d’un noghri, qui avait dut entendre sa chute, se fit entendre. Dégainant son E-11, il inspira fortement afin d’évacuer sa fatigue et sa douleur, et escalada la borne électrique. Le truand n’était qu’a quelques mètres de lui, pourtant, la tenue blanche habituelle du chevalier faisait office d’un bon camouflage pour ce milieu, et le noghri ne s’attendait pas regarder sur le toit du petit bâtiment. Le fuyard mis calmement son poursuivant dans la ligne de mire de son arme, il ne lui laisserait aucune chance. Ils étaient nuisibles à la galaxie, et Lemsli ne se voyait pas en lâche assassin, mais en vengeur. Tel le glaive de la justice qui tomberait, s’abattant impitoyablement vers celui qui avait fait une faute. Le soldat plaça lentement le viseur au niveau de la tête de la cible, et, d’un geste sure il pressa la détente de son arme, expédiant l’alien en enfer.
                        Enfin… c’était ce qu’il espérait. Alors que le serviteur de l’empereur pressait la gâchette de son arme, celle ci s’obstinait à rester muette. La chute avait dut mettre l’arme hors service. Poussant un discret soupir, le jeune Umbra se laissa glisser au sol, et, en toute discrétion, il s’approcha de l’homme de main d’Ellidi, couteau sortie, prêt à l’égorger. Néanmoins, le noghri se retourna alors que le chevalier n’était plus qu’a 2-3 mètres de lui. Reconnaissant immédiatement sa cible, le hors la loi leva le canon de son blaster vers l’impérial, et… il fut projeté a terre un mètre plus loin. Lemsli ressentait de plus en plus le pouvoir qui le parcourait, comme s’il n’était qu’un fleuve traversé par une énergie aussi ancienne que la galaxie, et aussi dangereuse qu’un soleil. Le chevalier était persuadé qu’il tenait la la clé pour utiliser ce que sa tante appelait « la Force », et qu’il était en train d’ouvrir les portes pour être aussi puissant qu’elle ne l’était. Voyant sa cible se retourner, vers lui, et le menacer de son arme, il avait levé le bras vers lui, et sans qu’il ne puisse se l’expliquer, il était parvenu a envoyer ce fleuve de puissance percuter son ennemi. Il n’avait pas réfléchit, il s’était imprégné de la certitude de son pouvoir, et savait qu’il allait arriver a utiliser son don.
             
                        Il y’était arrivé.
                       
                        Sans s’attarder sur la réussite de son entreprise, il jeta son couteau sur le noghri, allongé sur le sol, et l’atteignit en plein œil. Le coup tua sa victime instantanément. Le soldat, grelottant de froid, eut l’idée de déshabiller en vitesse sa victime. Il aurait ainsi une tenue plus adaptée a son environnement, et serait parfaitement incognito. Il pourrait ainsi  rallier l’astroport le plus proche et aller droit vers Coruscante. Le cauchemar se terminait enfin. Appliquant ainsi son idée, il se vêtit de la tenue du noghri, et habilla son cadavre avec ses propres vêtements. Il prit également son blaster, et en profita pour tirer trois coups dans son corps. Ainsi, si les autorités trouvaient le cadavre du natif d’Honogr, elles penseraient immédiatement avoir trouvé le cadavre du chevalier jedi « umbra » qui n’avait finalement pas survécut à sa fuite.
             
                        Jetant au loin son blaster, et abandonnant son couteau, l’impérial rajusta sa tenue, et se fiant à son instinct, il s’éloignât de l’immeuble. Le noghri pouvait ne pas être seul, et avoir d’autres copains qui seraient ravis de trouer la peau du chevalier. Lemsli avançât de quelques mètres, donnant ainsi l’impression a tout observateur que ce n’était pas un soldat blessé qui s’enfuyait, mais un jeune qui se baladerait dans une banlieue abandonnée ou dortoir, quand soudain, l’immeuble qui dont il venait de s’évader explosa littéralement. Le souffle de l’explosion projeta le métis a quelques mètres de la ou il se tenait. L’explosion allait surement rameuter tous les services de sécurité du coin, mais également les habitants des quelques immeubles encore habité par les plus pauvres qui  ne pouvaient que vivre dans ce champs de ruine. A moitié sonné, Umbra se relevât et se plaça prés d’un immeuble d’ou les premiers habitants sortaient déjà afin de voir de plus prés l’explosion. La guerre terminée, la curiosité du morbide, propre a bien des peuples reprenait le dessus, et très vite une foule de badaud se rassemblât, caquetant et commentant l’attentat. Repérant une bande de jeune du même âge que lui, et portant des tenues très diverse, Lemsli se joignit a eux en toute discrétion. Les jeunes, tellement surpris par ce qui venait de se passer ne lui accordèrent aucune attention. Déjà, il se murmurait que l’armée enquêtaient dans un quartier au nord, a 2 minutes d’ici…

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              Post n°16
              Auteur : Lemsli Umbra


                          Un jeune homme somnolait sur une chaise, dans un hangar. Il attendait patiemment que son nouveau vaisseau soit prêt à décoller. On lui avait assuré qu’il serait prêt d’ici une dizaine de minutes, le temps que les gravures qui allaient orner son transporteur soient terminés. Lemsli avait ainsi l’occasion de prendre un bref repos et de se remémorer ce qui venait de se passer. Il était parvenu a quitter le groupe de jeune qui l’avait, inintentionnellement, couvert et protégé de toutes question. Néanmoins, le serviteur de l’empereur avait conscience que plus il resterait dans les parages, plus il aurait de chances de se faire intercepter par des patrouilles de police, par l’armée, ou même, de se faire dénoncer car un habitant bavard se serait aperçu de la présence d’un habitant inhabituel. Aussi, ce dernier décida de quitter la zone, et d’aller se réfugier ailleurs, dans un quartier ou on lui ficherai la paix. Parallèlement, son épaule, qui s’était rouverte un peu plus tôt lui faisait beaucoup moins mal,  et après une courte pause, dans un endroit a l’abri des regards, l’impérial put constater que sa blessure qu’il croyait vraiment rouverte, avait déjà bien cicatrisée. Le travail des clowns s’était finalement révélé fiable. Et, le soldat avait reprit calmement sa route pendant une petite heure en se dirigeant à l’est. Au bout de sa route, il avait vu un concessionnaire de vaisseau, et Lemsli  put enfin s’y abriter, le temps de faire une superbe acquisition et de préparer ainsi son départ. Le fugitif était très fatigué, néanmoins, il parvint a se maintenir éveillé, le temps que sont infiltrateur soit prêt. Et enfin arriva le moment fatidique où un mécano vint le voir en lui annonçant que son appareil était désormais a lui.
               
                          C’est avec une certaine émotion que l’impérial prit place sur le siège, flambant neuf, du vaisseau. Il écouta d’une oreille attentive les directives du mécano, au sujet des commandes et des moteurs de l’engin. L’appareil était a la fois très simple a piloter, mais beaucoup de commandes peu orthodoxe venait compliquer la chose, telles que les commandes et les systèmes de camouflage optique et radar sacro saint aux yeux du métis. Les moteurs ioniques étaient également assez complexes et leurs entretiens n’allaient pas se faire en claquant des doigts. L’ensemble de ces formalités prit une grosse heure, peut être même une heure et demie. Néanmoins, quand le mécanicien lui sera la main pour lui souhaiter un bon vol, et lui recommanda de prendre le plus grand soin de ce vaisseau, Lemsli exultait. Il tenait son premier vaisseau et allait en prendre un grand soin. La « Surprise » deviendrait son arme. Alors que l’impérial rêvassait encore, assis sur son poste de pilotage, le mécano avec qui il avait parlé avait prit les commandes d’un genre de remorquer et menait la machine dehors, afin qu’elle puisse prendre son envol. Au même moment, Umbra vit pas très loin une patrouille de droides de combat. Sans s’en occuper, le chevalier démarra immédiatement, et un doux et harmonieux cliquetis se fit entendre. Un léger ronronnement suivit. Lemsli ferma les yeux et profita de ce son si mélodieux quelques secondes. Puis, il entama la manœuvre de décollage. La « surprise » réagit avec une fluidité  et une précision qui surprit son pilote, même pour un vaisseau de cette classe. La machine semblait avoir adopté son possesseur. Avec un léger sourire aux lèvres, son premier depuis bien longtemps, l’impérial s’éleva très haut dans les airs, et atteint très vite l’orbite de cette planète qu’était Mygeeto. Son odyssée prenait enfin fin.
               
                          Une fois dans l’espace, Umbra enclencha tous ses dissimulateurs. Il ne voulait pas avoir d’ennuis, et ne voulait pas être déranger par quelques événements externes. Il réglât le pilotage automatique, et enclenchât la vitesse lumière droit sur Coruscante, Il réglât également une larme qui le préviendrait dés qu’il entrerait en orbite de la planète capitale. Une fois la route engagée, Le jeune homme se leva et d’un pas las, se dirigea vers une couchette. Il se coucha, et sombra aussitôt dans un profond sommeil. Il s’en était finalement tiré…

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                #17

                Post n°17
                Auteur : Super PNJ

                Lockart avait beau épousseter de temps à autre son long manteau gris pour en faire tomber la neige qui s’y accumulait, il ne parvenait pas à le garder impeccable bien longtemps. C’était là un comble pour ce Capitaine Zabrack ! Ce dernier était un véritable maniaque pour tout ce qui s’approchait à l’ordre et à la propreté. Il était parvenu à quitter la poussière Géonosienne a grand coup de demande de mutation  mais il n’avait pas prévu que tout ce remue-ménage ne le fasse arriver ici … Mygeeto … C’était là bien sa veine : le voilà dépêché en mission sur une planète de glace. Au final Lockart avait échangé un enfer orange contre un enfer blanc et pour la première fois de sa vie la capitale Séparatiste lui manquait.

                Mais tout cela ne devait pas lui faire oublier la raison de sa venue. Le sigle du DSP fièrement accroché sur son uniforme le lui rappelait à chaque minute. Il était ici pour assurer la stabilité du régime et empêcher l’ennemi de nuire à la grande nation Séparatiste. Sa mission avait tout ce qu’on voulait de plus officiel et cela lui plaisait : il était en position de force face à ses interlocuteurs. Pendant qu’il réfléchissait à tout cela, d’autres été véritablement en train de travailler malgré les rudes conditions climatiques de la planète. C’était par exemple le cas des autres membres de son équipe qui s’activaient depuis plusieurs heures déjà sur les décombres de l’ancienne zone désaffecté. Lockart, quant à lui, était en train de fumer une cigarette tout en supervisant ses hommes. Pour lui c’était une répartition équitable du travail : s’il avait monté en grade ce n’était pas pour faire le sale boulot ! Un de ses subordonnés le chambra à ce sujet lorsque le vrombissement significatif d’un moteur se fît entendre derrière lui. C’était un speeder Deverlti GP accompagné de quatre S.T.A.P. L’agent du DSP leva les yeux au ciel avant de jeter son mégot au sol. Il l’écrasa avec énergie sans se donner la peine de se retourner vers les nouveaux arrivants. Voyant tout ce remue-ménage, le soldat qui l’avait interpelé retourna au charbon. Mieux valait ne pas être dans le coin en cas de querelle entre des officiers de services différents : car lorsqu’un officier avait le dessus sur l’autre, celui qui était humilié passait généralement son humeur sur ses subordonnés. Ce n’était pas le genre du Capitaine mais comme disait le proverbe Neimoidien : « il y a un début à tout ». Une femme en uniforme venait d’ouvrir la porte du Speeder. C’était un haut gradé. Elle se tenait fièrement sur le marchepied du véhicule et s’adressa avec force à son intention.


                ~Commandant Delia~  
                   


                    
                « - Capitaine Lockart ? Le zabrack se retourna dans la direction du speeder. Il examina son interlocutrice avec calme avant de lui adresser un bref signe de tête. La militaire esquissa un léger rictus avant de sauter au sol. Elle portait un uniforme cintré aux tons gris clairs avec un blaster couleur ivoire ostensiblement accroché à sa ceinture. Tout en avançant elle s’adressa à l’agent du DSP. Bienvenue sur Mygeeto Capitaine. Je dois avouer que je pensais vous retrouver à Colddar I. Les nuits sont rudes sur la planète vous ne devriez pas traîner. »

                L’homme constata que la nuit était effectivement en train de tomber. Il hocha une nouvelle fois la tête. La poignée de main fut chaleureuse. Les deux militaires ne s’étaient pas salués selon le pompeux protocole. Lockart adressa un léger sourire à son interlocutrice. Il l’avait reconnu : il s’agissait de la Commandant Tahiri Delia.

                « - Nous sommes arrivé plus tôt que prévu. J’ai préféré faire un détour avec mon équipe pour contempler cet endroit de mes propres yeux … Lockart enleva ses lunettes anti UV et les essuya avec un mouchoir avant de les ranger dans son manteau. Quand je vois ce qui reste de ce complexe je me dis que vous avez beaucoup de chance d’en être sortie vivante Commandant Delia … D’un signe de main le zabrack désigna le bras de la jeune femme. La militaire lui adressa un bref signe de tête. Pour sûr qu’elle avait eu de la chance ! Son audace lui avait valu de rentrer avec un groupe de droïdes dans le bâtiment qui avait abrité des individus représentés comme des membres du gang du Joker. Malheureusement l’ennemie avait quitté les lieux non sans l’avoir miné. Elle avait perdu son bras gauche et plusieurs organes avaient étés touchés lors de l’explosion. Par miracle les médecins avaient réussi à la sauver mais les séquelles étaient permanentes : elle portait à présent une prothèse de remplacement pour le membre qu’elle avait perdu. Lockart n’avait pas voulu la mettre mal à l’aise, il apposa sa main droite sur son épaule avant de reprendre. J’entends bien aider à l’arrestation de ceux qui vous ont fait ça. »

                Ces derniers mots avaient été prononcés sur un ton confidentiel. L’homme semblait réellement compatir à ce qu’avait enduré sa comparse. Il retira sa main et fit mime de regarder les nuages. La militaire tira sur son ceinturon avant de reprendre la discussion sur tout ce qu’il y avait de plus officiel. Ce zabrack et ses manières peu conventionnelles l’avaient surpris. Elle le fixait de toute la puissance que lui donnait son rang. Son regard était fixe et déterminé. Lorsque Lockart baissa les yeux et tomba sur son regard son sang se glaça. C’était comme si le blizzard ambiant n’avait aucun effet sur cette femme de glace.

                « - Cet endroit n’est plus qu’un tas de ruine Capitaine … Vous n’y trouverez rien ! Le froid a tué toutes les preuves organiques et ceci depuis bien longtemps. Delia regarda les agents à la solde du Zabrack. Ils étaient en train de faire des prélèvements mais elle doutait de l’utilité de leur enquête. Elle se retourna vers son interlocuteur. Vous auriez dû nous contacter pour vous rendre sur les lieux. Nous vous aurions dépêché une escorte, par ses temps on ne sait jamais ce qui peut arriver. »

                L’homme fît signe à ces hommes de tout remballé. Ils s’exécutèrent immédiatement rangeant le matériel dans la navette qui les avait amenés sur place. Pendant qu’ils bossaient, Lockart restait avec la commandante. Il n’avait pas l’habitude de s’abaisser à travailler avec ces subordonnés. L’homme n’avait pas lâché Delia du regard. Un léger bras de fer s’était instauré entre les deux officiers et à vrai dire chacun d’eux se complaisait dans cette situation.

                « - Nous sommes sur une planète civilisé ! Ces quelques groupes anarchistes ne doivent pas nous obliger à vivre dans la peur. La .C.SI ne jouera jamais le jeu de ces terroristes. Mes supérieurs attendent des résultats et je ne veux pas perdre de temps. Nous nous sommes mis à l’action dès que possible et nous reprendrons demain avec ou sans escorte. Nos experts travaillent depuis plusieurs heures déjà mais à vrai dire vous avez raison … Il ne reste plus grand-chose sur les lieux. Le temps a fait ses preuves … »

                Le zabrack venait de corroborer ce que Delia pensait. Du moins c’était là la version officielle. Elle invita l’agent du DSP à rentrer avec elle dans son speeder pendant que ses hommes rentraient en navette. Il accepta volontiers et il suivit la militaire à bord de l’appareil. La capote avait été relevée et les chauffages étaient à fond. Bon dieu qu’il faisait bon dans ce véhicule ! La commandante fit signe à son chauffeur de démarrer. L’engin décolla rapidement accompagné par sa légère escorte et de la navette du DSP. L’intérieur du speeder de fonction était à l’image du Clan Banquaire : luxueux. Deux banquettes se faisaient face dans l’espace réservé aux passagers. Les deux officiers étaient l’un en face de l’autre. Bien qu’il ne fût que Capitaine et que Delia fût Commandant, Lockart savait que la nature de sa venue et le mandat du DSP lui assurait d’être traité  en égal. Il se plaisait de cette position privilégiée. Il s’adressa à la responsable de la sécurité de Mygeeto avec un large sourire.

                « - Sans vouloir vous offenser j’aurais espéré une affectation sur une planète un peu plus chaude ! Je me demande si je n’ai pas contrarié quelques-uns de mes supérieurs pour me retrouver ici … »

                Delia rit à ça remarque. Un léger sourire s’était esquissé sur ses lèvres. Elle regarda le Zabrack avec amusement avant de lui répondre.

                « - Je me suis posé la même question à mes débuts sur Mygeeto. Mais à présent je dois reconnaître que je me suis plutôt bien habitué à cette planète. »

                « - J’aimerais partager votre point de vue mais j’espère bien pouvoir me passer le plus rapidement  possible de votre hospitalité Commandant. L’homme avait répondu en toute franchise. Il regarda par la fenêtre : on ne voyait qu’un décor gelé à perte de vue. C’était vrai que pour lui, qui aimait l’ordre, Mygeeto n’avait pas que des désavantages. Lockart désigna le conducteur du speeder à Delia. C’était un droïde. Il signifia par signe à cette dernière sa demande formelle d’effacer la mémoire du robot dès leur arrivé à Colddar I. Elle acquiesça à sa demande. Cela voulait dire que cette enquête du DSP était plus importante que prévue. L’homme sortit un dossier papier qu’il tendit au Commandant. Ce ne sont là que nos premières constatations : les terroristes ont utilisés des détonateurs au Baradium. Le tout état commandé à distance : c’est du travail d’amateur mais les matières premières sont de qualité. Les charges étaient bien disposés, nous avons notés la présence de matériaux inflammables et des secondaires : l’objectif était à la fois de tuer et d’effacer toutes les traces. L’homme sortit une nouvelle cigarette de son étui, la Commandant sortie un briquet et la lui alluma. Il savait qu’il avait toute son attention. Merci, nous devons faire des tests mais il se pourrait que l’explosif utilisé sorte d’un ancien stock Séparatiste. Je doute que nous puissions remonter cette piste mais nous avons déjà ça. Nous avons trouvés des cadavres de Noghris. Cette affaire nous inquiètes : un Jedi, des terroristes et de quoi faire sauter cette installation en entier. La question Mlle Delia c’est pourquoi ? Pourquoi faire péter toute cette friche industrielle ?! Visiblement ils voulaient faire disparaître des preuves et ils ont bien manqués vous tuer. Le Zabrack respira un grand coup avant de se lancer. Je crains que l’ennemi ne prépare quelque chose de grande envergure sur votre planète. »

                Deila ferma les yeux avant de remettre la pochette à l’officier du DSP. Lockart récupéra le dossier et le posa dans le cendrier. Il le brûla avec sa cigarette et jeta les cendres par la fenêtre. Visiblement la Confédération craignait pour ses installations. C’était passé sans se remarquer mais il avait appelé son supérieur « mademoiselle » et non pas par son rang. Visiblement Lockart jouait de familiarité. Cette affaire ne plaisait pas à la Commandant, le DSP était une chose, une attaque Cerberus en était une autre.


                « - La Confédération prévoit-elle de m’envoyer enfin des renforts ? »


                « - La Légion Amber est un projet confidentiel et de haute sécurité. Nous devons assurer sa protection autant que faire ce peu. La présence de membres du Cerberus avec ce genre d’explosifs ne pourrait être tolérée. Deux cents soldats des troupes de choc de recherche et d’intervention ont été déployés à Colddar V il y a moins de 48 heures. Nos supérieurs souhaitent que l’Etat-major autorise l’envoie de la 14ème Division pour sécuriser les lieux jusqu’au déploiement de vos bébés. »

                Ses bébés ?! Delia esquissa un signe de surprise.

                « - Pardon ? Vous voulez parler du déploiement de la Légion Amber ?! »


                Le capitaine Lockart esquissa un sourire entre deux taffes sur sa cigarette.

                « - Je regrette mais je ne suis pas habilité à vous divulguer cette information. Code 22-896 … »


                « - … Point 3. Je connais le protocole »

                Le taxi venait d’arriver à la cité-forteresse de Colddar I. Tandis que la navette et les S.T.A.P continuèrent jusqu’aux logements de fonction, l’appareil du commandant vint rejoindre un garage privée. Lockart accompagnait toujours son hôte dans cette forteresse dont il ignorait tout. Mygeeto était une de ces planètes dont peut pouvait se vanter d’avoir un jour foulé son sol. S’il aimait l’ordre et la propreté, il était aussi un amoureux du luxe et ce qu’il vit en cette soirée manqua de lui faire tourner la tête. Le hall d’honneur était si imposant qu’on se brisait la nuque pour contempler son plafond. C’était là une salle immense dont la finesse contrastait avec sa démesure. Un lieu arborant la richesse de la culture Séparatiste, un lieu si divin qu’on craignait de polluer de par sa seule condition de mortel. Les yeux de Lockart brillaient d’avarice : oh oui, il pourrait bien réussir à s’accommoder à cette planète de glace. Delia le regarda avec amusement, elle savait exactement ce à quoi il pensait.

                Ils continuèrent leur marche dans ce lieu incroyablement vide. Passant ci et là devant de larges cristaux, des colonnes de pierres incrustés de miroirs, des tables blanches remplies de vins et milles mets délicats, le zabrack se demanda s’il pourrait seulement avoir la volonté de quitter pareil domaine ?! L’abondance était de mise, une abondance à outrance ... Le clou de toute cette accumulation de richesse était bien entendu une estrade dressée dans un des coins de la salle de réception. Se dressaient là deux cristaux gigantesques, les plus grands jamais découverts sous la surface de la planète. Pour le Capitaine du DSP le commandant Delia s’apparentait à présent à une princesse : la femme vivait dans un monde différent, un lieu opulent de luxe et de richesse mais qui manquait cruellement de chaleur humaine. Il commençait à son tour à cerner sa personnalité, chacun d’eux trouvaient un reflet chez l’autre : un reflet de ce qu’ils n’aimaient pas et qui les attirait pourtant …

                A la fin de la visite ils débouchent dans un luxueux salon. C’était là les appartements de la jeune femme. Un droïde « EG-Elder », se tenait fièrement dans la pièce. C’était premier droïde de la série EG, toujours prêt à protéger sa maîtresse. Il était rentré avec elle dans le bâtiment lors de l’explosion et bien qu’il fut réparé, sa carcasse avait été laissée tel quelle : abimée et avec de nombreuses éraflures. Delia vint jusqu’au bar et en sortit deux coupes ainsi qu’un vin exotique de cépages de la planète ScreugneuGneuBeugulEugejgeGleuBeugGeu. C’était une planète qui gagnait à être connu mais les étrangers ne faisaient aucun effort pour prononcer son nom. Pendant que son hôte s’afférait à ouvrir la bouteille, Lockart de débarrassa de son manteau. Il le jeta sur le Droïde qui servit à l’occasion de porte-manteau. Le robot ne cilla pas d’un millimètre. Alors que ses subordonnés allaient se cailler les miches dans les baraquements, le Capitaine était dans un lieu où le terme de palace était considéré une insulte.  Il s’approche de la militaire qui lui tendit un verre. Les coupes s’entrechoquent et ils trinquent. La soirée s’annonçait chaleureuse.
                   

                Spoiler : Spoiler
                :Jawa:     
                Mufus    

                    

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                  #18

                  Post n°18
                  Auteur : Super PNJ

                  L’adage selon lequel l’avenir appartenait à ceux qui se levaient tôt était tant ancré dans les mœurs Séparatiste qu’il avait été à l’origine des premières grandes armadas de droïdes de combat. Protégée et servie par ces êtres qui ne dormaient jamais, la grande et rayonnante Confédération avait été bien souvent en avance sur ses adversaires. Cela avait été le cas lors des grandes crises de ce dernier cycle où les grands de ce temps se battaient encore à la régulière. Mais malheureusement les temps changeaient et les menaces de l’ennemi évoluaient. A présent l’adversaire frappait depuis l’intérieur même des colosses, érodant patiemment leurs talons pour mieux les voir chuter. Face à l’augmentation exponentielle de ces attaques surnommées dans le métier « coup de femme exerçant un métier ancien et honnête », il convenait d’adopter des contres mesures aussi performantes que cruelles.   

                  C’est dans cette logique que maints dignitaires de haut rang avaient fait le déplacement jusqu’à Colddar I. Défendus par une armée d’acier, le gratin de la région s’était rassemblée derrière les larges murs du complexe défensif de la citadelle mère afin de faire le point sur les évènements de Mygetto. Bien que la Confédération affirmait toujours qu’elle œuvrait dans l’intérêt du peuple, elle restait avant tout un rassemblent de riches industries. Cette planète incarnait cette dualité à la perfection puisqu’il était fait en ces lieux un si vaste déballage de richesse que le tout en était indécent. On racontait qu’il aurait fallu vendre maintes planètes pour ne serait-ce que s’offrir le pesant d’or que valait la décoration intérieure de la citadelle de Colddar I. A dire vrai la vérité n’était pas loin de ça.  Comment pouvait-on prétendre défendre la cause des prolétaires lorsqu’on vivait dans un univers qui était autant déconnecté du monde réel ? Aucune réponse n’avait encore été apportée à cette question mis à part une seule, appliquée dès l’origine de la Confédération : se débarrasser des détenteurs du pouvoir à un moment où à un autre pour les remplacer par d’autres. Ainsi s’étaient succédéés les purges au sein du parti et ainsi continuerait l’infernal cycle de la Confédération.

                  La salle de réunion était une large pièce recouverte du sol au plafond de marbre blanc. On avait érigé en son centre une longue table en bronzium autour de laquelle se trouvaient les grands pontes Séparatiste. L’ambiance qui y régnait était de marbre (tout comme les lieux ahah). Le commandant Lockart, bien à ses aises au sein de tant de richesse, buvait calmement son café tout en fumant une cigarette roulée. Comme le voulait la tradition il s’adonnait là aux traditionnels « 3C » qui dictaient la matinée de millions d’individu. Il en était au café et à la clope, il ne lui resterait plus que le caca pour parfaire la journée ! Bien que l’envie de siéger sur un trône fût présente, surtout en un lieu reflétant autant de richesse, le fier Capitaine n’en laissant rien paraître. Et, serrant son sphincter, il examinait de manière imperturbable les bas-reliefs dorés à l’or fin qui ornait chaque mur. Il était fait là la représentation d’antiques batailles menées par les ancêtres des dirigeants de Mygetto. D’autres gravures, plus récentes, représentaient hommes, femmes, enfants et même droïdes élevant haut et fier les couleurs du Séparatisme. Ce bas-relief rappelait que la C.S.I avait connu bien des évolutions, et pourtant elle était restée tout ce temps un acteur clef du pouvoir. Face à un silence extrêmement pesant un des collaborateurs du Président Sin Hall décida d’entamer la discussion.


                  « - Loin de moi l’envie de troubler votre sieste messieurs mais le temps c’est de l’argent ! Chaque seconde que nous passons loin de nos activités respectives et un gaspillage de temps et donc de crédits … Il a semblé important pour plusieurs d’entre vous que nous fassions le point sur la suite des évènements à mener sur Mygetto. Je ne partage pas cet avis mais soit … Le Muun se retourna vers les militaires tout fraichement débarqués sur la planète. Il y avait là Lockart mais aussi d’autres officiers venants de nombreux coins reculés de la Confédération. Bien des services étaient présents à cette réunion et cela ne lui plaisait guère. S’il faut parler et bien parlons … Je serais franc : depuis le changement de régence je trouve qu’il y a un peu trop de soldats étranger sur notre planète … »

                  Soldats étranger ? Ce genre de propos était suffisant pour passer devant un pelletons d’exécution. Un des agents du DSP qui était présent à la réunion ne resta pas longtemps sans réagir. N’écoutant que son patriotisme, l’humain attaqua violement le Muun à partie. A demi levé au-dessus de la table, il beuglait ses quatre vérités sans aucune retenue.


                  :Macewindu: « - Pardonnez-moi mais considérez-vous vos propres hommes comme une armée d’invasion ?!! Dois-je vous rappeler que nous appartenons tous à la même et unique faction ? Nous, soldats Séparatistes, servons le Clan Bancaire au même titre que toutes les autres fédérations. Si nous sommes ici c’est afin d’assurer votre protection ! »
                   

                  Lockart, qui était resté silencieux jusqu’à présent, posa fermement sa tasse de café sur la table. L’effet escompté fût  au rendez-vous. Il n’y avait eu aucun autre bruit en cet instant-là et son geste avait focalisé l’attention de l’auditoire sur sa propre personne. Le zabrack savait le pouvoir duquel il était investi et tous en cette pièce en avait conscience. Cet homme pouvait aisément en faire fusiller un bon nombre pour trahison …

                  « - Certes, dans le passé il y avait moins de soldats sur Mygetto. Mais n’avez-vous jamais envisagé que cette situation se présente comme une évolution positive ? Comme une prise de conscience de l’Unité Séparatiste ?! De nos jours la Confédération ne s’attache plus à la seule défense de sa capitale : elle veille sur chacune de ses administrations! L’État-major Séparatiste a dépêché bien plus de soldats sur Mygetto que durant le mandat du Général Gelmir. Pourtant les incidents sont survenus sous sa gouvernance. Il a fallu qu’il renonce à ses fonctions pour que nous puissions vous venir en aide correctement. Nouvelle régence, nouvelle politique : nous n’abandonnons plus les provinces. » 

                  Ces derniers temps  les critiques à l’adresse de Gelmir se faisaient de moins en moins voilées. On racontait que le DSP avait fait disparaître un bon nombre de fidèles à l’ancien général mais il ne s’agissait là que de rumeurs. La véracité de ces propos était une toute autre affaire mais il était vrai que certains « accidents » étaient arrivés à d’anciens camarades de l’ex Général. On pouvait en outre se rappeler de la tragique noyade du Capitaine de Division Bulugugu en plein désert Géonosien. Toujours désigné mais jamais inquiété, le DSP ne pouvait qu’enquêter sur ces évènements sans jamais trouver de coupable. En interne la rumeur grandissait selon laquelle le Capitaine Vasil Bayharn, un commandant du Directoire, avait pris en personne la lourde tâche d’épurer les rangs de la grande armée. Quoi qu’il en fût-ce, les mœurs et les coutumes évoluaient au sein de la Confédération bien que dans les faits, le tout restait toujours le même : une balle derrière la nuque. Le Président Sin Hall s’impatienta, il congédia son collaborateur trop bavard et s’adressa à l’assemblée.

                  « - Messieurs je vous en prie ! Ne nous égarons pas dans ce genre de tergiversation. Nous savons tous que les propos de mon collaborateur ne reflètent en rien la politique du Clan Bancaire ! Le Muun regarda son assistance en silence avant de reprendre. Evitons que ce genre de propos ne s’ébruitent jusqu’à la capitale voulez-vous … Derrière ses simples mots se cachaient la froideur du système Séparatiste : le président venait de confirmer la mise à mort de son collaborateur. Sans doute était-il en train d’être garroter de l’autre côté de la porte ?  Le dossier clos, Sin Hall retourna son intérêt sur la raison originelle de cette réunion. Quand est-il de la situation sur ma planète ? Avez-vous réglé le problème du Cerberus ? »

                  « - Pour le moment l’enquête sur l’attentat suit son cours. Nous supposons que la friche industrielle servait d’arrière base à une cellule terroriste affiliée au « Joker ». Leur implantation en plein secteur stratégique Séparatiste laisse penser qu’ils planifiaient une opération contre nos installations. Une position terroriste en pleine zone de haute sécurité ? L’affaire était extrêmement gênante. Comment le DCRS avait-il pu passer à côté de ça ?!  Après la découverte des rapports entre Loyd et le Cerberus puis le vol des armes chimiques, c’était la crédibilité même des services des deux nouveaux membres de l’Etat-major qui en prenait un coup. Comme tout bon membre du directoire de la police politique Lockart ne portait pas le DCRS en son cœur. Il existait une certaine rivalité entre les services et c’était pour cette raison que leurs supérieurs avaient convenus d’un rapprochement. Mais si sur le papier le DSP et le DCRS devaient se serrer les coudes, chacun restait malheureusement avec ses préjugés sur le terrain. Le jeune Capitaine considérait les derniers évènements comme le résultat du laxisme qui s’était développé au sein des renseignements généraux. Quoi qu’il en soit l’officier n’avait rien à rajouter à ce sujet. Le tout n’était que convictions personnelles, le militaire de profession savait en faire abstraction. La critique à l’égard de ces camarades était pourtant induite dans les faits : le DCRS avait failli par deux fois. Inébranlable, le zabrack continua son exposé sur la situation. Visiblement un de leur prisonnier a perturbé leur opération. Ce dernier, un chevalier Jedi du nom d’Umbra, est parvenu à envoyer un message de détresse. Sachant leur position compromise ils ont détruits la friche dans son ensemble avant l’arrivée des secours. Notre laboratoire a confirmé l’utilisation de charges au Baradium. Les terroristes ont utilisés plusieurs charges principales mais aussi des secondaires : ils visaient à détruire toutes les preuves et faire un maximum de morts parmi les sections de recherche. Vu les moyens mis en œuvre pour se débarrasser des preuves, nous supposons qu’ils visent à s’attaquer à nos infrastructures dans la région. Peut-être ont-ils eu vent de certains programmes  en cours sur la planète ?! Plusieurs membres de la tablée se levèrent d’un bon et furent catégoriques : vu les mesures de confidentialité mises en œuvres par la Confédération il était impossible que les projets en développement fussent découverts. Lockart ne partageait par leur avis ! Rien n’était sûr dans une galaxie qui grouillait d’espions. Mettant de côté une énième fois ses convictions personnelles, le zabrack fît abstraction de ces derniers mots. Pourtant, intérieurement le capitaine savait que ses camarades refuseraient d’admettre une erreur, fusse-t-elle mises devant leurs yeux. Quoi qu’il en soit nous avons pris les mesures appropriées : les citadelles « Colddar » ont été placées en état d’alerte. Nous avons renforcé le protocole de protection sur toute la planète. Les mouvements de population sont dorénavant restreints et nous commençons à filtrer les entrées et sorties. L’objectif de cette manœuvre est bien de les piéger sur place. Une escouade du CIRS a été déployée à cet effet en plus de la 12ème Division. »

                  Un homme de la Direction Centrale du Renseignement Séparatiste, fraichement déployé sur place lui aussi, s’adressa à son tour au Président.
                   
                  « - C’est dans cette optique que mon service a terminé l’installation d’un nouveau dispositif d’écoute sur la station de surveillance des communications de Colddar V. Ce matériel dernier cri nous assure une couverture d’observation optimale en termes d’onde radio. Les chambres de communications sont d’ores et déjà opérationnelles. Le piège est tendu et opérationnel. Il ne manquait plus qu’une petite pique à l’adresse du DSP pour clôturer son intervention. Choisissant ses mots avec soin l’officier ne se fit pas attendre longtemps. Toutefois, vu les moyens déployés récemment nous craignons à juste titre que ce remue-ménage n’attire l’attention des espions Impériaux. »

                  « - Exact ! Et à ce titre nous avons entamé la mutation vers « des planètes plus chaudes » d’un certain nombre d’individus proches de la cause Impériale. Les avaient-ils seulement mutés vers des planètes tropicales ou bien catapultés sur une étoile ? Ça c’était une autre histoire. Parallèlement le CIRS a démantelé une cellule dormante présumée sur la planète. La politique Séparatiste n’a pas bougé d’un iota pour ce qui concerne la racaille Impériale mais notre priorité repose avant tout sur le Cerberus. Nous devons réduire à néant cette organisation avant qu’il ne soit trop tard. Ce ne sont pas leurs actions que nous craignons à proprement parler mais les répercutions qui pourraient en résulter. Ces terroristes cherchent avant tout la médiatisation. C’est un problème lorsque l’on sait que Mygetto abrite des programmes militaires encore inconnus de l’Empire ! Si nous voulons remonter jusqu’à ces terroristes nous devrions suivre la piste la plus probante que nous avons : celle du Jedi du nom de Umbra. »

                  Un Mon Calamarien que l’on connaissait pour être très terre à terre semblait visiblement très mitigé quant à la « piste » dont parlait Lockart. A ces yeux la C.S.I n’avait rien de concret pour retrouver ce dénommé Umbra, eut-il un jour existé.

                  « - Un nom. Voilà tout ce que vous avez Lockart ! On ne sait même pas si c’est un vrai nom et si ce personnage à réellement existé ! Capitaine soyez raisonnable : reconnaissez que vous êtes dans une impasse au lieu de déblatérer de pareilles conneries ! Vu la taille de la galaxie je préfère encore essayer de trouver une aiguille dans une botte de foin, là j’aurais encore une chance ! Nous ne savons même pas de quelle race il est et à quoi il ressemble ... »

                  Le Zabrack fusilla l’intervenant du regard. Ses mains tremblaient de rage et il lui fallut toute sa diplomatie pour calmer les quelques du DSP qui se trouvaient autour de la table. Les propos du Calamarien pouvaient paraître sensés mais pourtant il se trompait sur bien des points. Un certain chahut commençait à s’élever de la  tablée. Lockart ferma les yeux et pris une lente inspiration.  


                  « - Un métis : mi-homme, mi-cathar. Les bavardages s’arrêtèrent net. Toute l’attention était de nouveau recentrée sur le zabrack. Un rictus se dessina sur ses lèvres avant qu’il ne reprenne. Umbra est un métis. De grands yeux s’écarquillèrent. Il existe quelque chose de plus probant qu’une photo ou tout autre support visuel pour identifier un individu. L’ADN est unique, indissociable de tous les individus. Même les changeants ne peuvent pas modifier leur ADN. Il était vrai qu’aucun artifice ne pouvait tromper la dure loi de la génétique. Le DSP avait dans ses mains une véritable carte d’identité de celui qu’il cherchait à arrêter. A la vue de l’état des prélèvements à analyser dans cette affaire nous avons fait appel aux services d’un privé. Vous souvenez vous de l’ex Capitaine de Division UCEH : Gabar ? Gabar … La moitié de l’assemblée en eu le sang glacée. Oui … On se souvenait bien de ce sinistre personnage. Il avait été un des lieutenants de Mufus. Celui que l’on surnommait « l’homme au chapeau haut de forme » ou encore « le croquemort » avait géré la section de recherche médicale offensive de la Confédération durant la Grande Guerre. Toute une Division spécialisée dans la guerre génétique … Gabar avait été l’instigateur de toute la politique autour des armes chimiques et bactériologique de la CSI. On lui devait en outre le funeste TriHexalophine 1138. Mr Gabar travaille à présent au sein de la SMP du Général Mufus. Il a été consulté en tant qu’intervenant extérieur pour l’analyse des résidus trouvés sur place. Son rapport est formel : parmi tous les échantillons découverts sur place un seul fragment de sang contient des midichloriens. En d’autres termes un seul échantillon d’ADN correspond à celui un sensitif. Umbra s’est présenté en tant que Jedi à la radio et nous n’avons pas de raison de penser qu’il cherchait alors à nous duper. Nous avons donc plus qu’un simple nom : nous avons surtout son profil génétique. Malheureusement l’échantillon à notre disposition a été altéré par les conditions climatiques avant que nous ne puissions opérer son prélèvement : en quelques mots cet échantillon est incomplet et c’est la raison qui nous a poussé à faire appel à un prestataire privé. De plus nous avons aussi son enregistrement audio et nos laboratoires affirment qu’une comparaison vocale est elle aussi possible pour confondre d’éventuel suspects. Alors non ! Nous n’avons pas seulement un simple nom ! A ce titre nous préconisons la diffusion d’un mandat d’arrêt intergalactique à l’intention du dénommé Umbra.»

                  La piste était maigre : un nom, une affiliation, un échantillon d’ADN (malheureusement partiel) et un enregistrement audio … Autant chercher un Jawa dans une décharge ! L’officier du DCRS appuya toutefois la remarque du Capitaine du DSP.

                  « - Le Capitaine Lockart dit vrai. Nous devrions rentrer en contact avec les chasseurs de primes. Ce sont des professionnels. Ils ont déjà retrouvés des personnes avec encore moins d’informations ! L’indentification vocale et ce que nous avons de l’ADN nous permettra de ne pas être dupé sur la marchandise.»

                  Le président acquiesça. Il était vrai que les hommes de DOnOs avaient la réputation de faire du bon boulot. La C.S.I avait encore l’habitude de recourir au privé pour ce genre d’affaires. On convenu de mettre la tête de ce Umbra à prix mais uniquement pour une capture. Il fallait qu’il parle pour faire avancer l’enquête. La réunion se clôtura ainsi, chacun retournant à ses activités.

                  Spoiler : Spoiler
                  :Jawa:     
                  Mufus     

                   

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                  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                    Le ChroniqueurL Hors-ligne
                    Le Chroniqueur
                    a écrit sur dernière édition par
                    #19

                    Post n°19
                    Auteur : Super PNJ

                    Il en avait fallût des morts pour maintenir dans le secret un projet aussi couteux que la « Légion Amber ». Chapoté par Gelmir en personne ce programme militaire avait connu un développement des plus confidentiels puisqu’au fin mot de l’histoire on dénombrait moins d’une 20aine de personne ayant connaissance du projet. C’était pour cette raison que le sujet avait été volontairement écarté de la réunion qui s’était tenu dans la matinée à Colddar I. En ce début d’après-midi il ne restait là que trois personnes conviées dans le secret pour faire le point sur la légion. La salle de réunion avait alors été abandonnée au profit des appartements privés du Commandant Delia.

                    C’était dans le salon de la militaire que Lockart et le responsable du DCRS (qui avait pris la parole durant la matinée) attendaient patiemment. La baie vitrée en transpacier des lieux donnait sur l’enfer blanc de Mygetto. On voyait là maints droïdes au dehors peiner dans la neige en faisant leur patrouille en contrebas. Le commandant était là elle aussi, arborant comme à son habitude son uniforme cintré aux couleurs claires. Ah qu’il était bon d’être au chaud et en charmante compagnie tandis que d’autres galéraient au dehors ! Une coupe de champagne à la main, le jeune capitaine du DSP commençait à prendre goût du luxe Séparatiste. Lui, qui avait une sévère aversion de la poussière, voyait dans cette planète de glace un Eden. Cette mutation se présentait de plus en plus comme une promotion !

                    Soudain la porte du salon s’ouvrit d’un coup sec. La surprise tira violemment le zabrack de ses rêveries. La personne qui était rentrée dans la pièce marquait l’esprit de par son physique atypique ! Peau rouge, tentacules, grande taille, le Colonel Brouzouf était un Krevaaki. C’était là une race aussi ancienne que brutale dont il était impossible pour un étranger de déchiffrer les expressions du visage. Brouzouf … Cet alien était une légende dans le métier, un leader Confédéré comme on en faisait plus ! Une Miraluka, elle aussi en uniforme, se tenait derrière lui avec une certaine retenue. Elle était accompagnée d’un Gand, qui, comme tous ceux de sa race, ne ressemblait à rien (et blam dans ta gueule papé, a noël on t’offrira un sac pour y cacher ton visage). Face à ce supérieur hiérarchique les trois hommes se mirent immédiatement au garde à vous. Ce dernier s’adressa alors à eux à l’aide d’un vodocodeur.


                    « - Repos soldats. Le Krevaaki jugea d’un air sévère les trois soldats qui se tenaient devant lui. Il voyait là de jeunes et fringants officiers plus habitués aux réceptions mondaines que concernés par la réalité de la guerre. Ils le dégoutaient ... La chose était toutefois réciproque bien que de leur côté la raison en était que purement physique. La créature resta debout et bien que l’autorisation de se rasseoir leur avait été donnée les trois militaires restèrent immobiles comme des piquets. Mieux valait ne pas le contrarier. L’Etat-major m’a transmis la suite du programme. Nous allons procéder à une série d’essais grandeur nature sur le terrain. Vu la haute confidentialité du programme cette opération se déroulera sur sol Séparatiste. Nous voulons éviter tout problème avec les Impériaux. Notre but est de tester la Légion Amber au cours d’un exercice à balles réelles. L’objectif sera donc de localiser et d’éliminer des sensitifs sur un terrain hostile. Nous les débusquerons et nous les tuerons. Ni plus, ni moins. La raison de la présence de la Miraluka devenait évidente. Cette race aveugle avait une telle affinité avec la force qu’elle voyait par elle. Elle et le Gand, espèce réputé pour ses talents de traqueurs, étaient deux individus prédisposés à la recherche de sensitifs. Cette opération a pour nom de code : «Shyrack».  Ce sera le baptême du feu pour la Légion Amber. »

                    Shyrack … C’était là le nom d’une créature des plus immondes. Il s’agissait d’une sorte de chauve souri, vivant dans les caves des tombeaux Siths, partiellement aveugle et avec des membres aussi acérés que des rasoirs.  On ne pouvait pas trouver mieux comme nom pour cet exercice ! L’agent du DCRS voulait en savoir plus sur cette opération.

                    « - Sur qu’elle planète allez-vous déployer la Légion mon Colonel ? »

                    « - Cette information est hors de vos prérogatives. Vous n’êtes pas habilité à la recevoir. Code 22-896.3. Le Krevaaki savoura l’expression désabusée de son subordonné avant de reprendre. Comme vous le savez la 14ème Division a été déployée sur Mygetto pour veiller à la sécurisation des lieux jusqu’à déploiement de la Légion Amber. Nous sommes maintenant au Jour-J et une frégate du Clan Bancaire est en train d’embarquer en ce moment même la Légion pour l’amener sur son théâtre d’opération. Dans cette optique  les ordres de la 14ème ont étés actualisés : elle aura la charge d’escorter sur le terrain la Légion et d’assurer sa protection face à des menaces extérieures. Un Destroyer Providence sera aussi de la partie. Le CIRS-6 restera quant à lui sur Mygetto tant que la menace terroriste ne sera pas levée. Pour ce qui est de cette planète, des transports de troupes sont en train de faire route jusqu’ici pour y déployer  des renforts permanents. »

                    Ainsi les choses évoluaient bien plus qu’elles ne le paraissaient. Des droïdes de combats allaient être dépêchés en plus de ceux déjà sur place sur la planète. La Légion Amber et la 14ème allaient partir vers une destination tenue secrète pour de casser du sensitif et Lockart et ses potes allaient continuer à siroter du champagne ...


                    Spoiler : Spoiler
                    :Jawa:     
                    Mufus         

                         

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