Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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    #4

    Post n°4
    Auteur : Lemsli Umbra

               Ainsi, il était sur Mygeeto… ce nom ne lui disait rien. En même temps, il ne connaissait pas beaucoup les mondes sous influence séparatiste. Depuis que Lemsli avait quitté Panama, il n’avait que très peu été dans ces mondes privilégiant d’autres voies à la solution impériale. Quoi qu’il en soit, le chevalier n’avait pas d’espoir de mission de sauvetage en entretenir. Ses supérieurs ne se dérangeraient certainement pas dans un monde séparatiste pour aider un simple apprenti chevalier impérial. Les pensées de ce dernier se tournèrent brièvement vers son maitre, Crystal.  Elle aurait certainement pu le sauver, mais si les liens maitre élève était fort chez les jedis, le cathar doutait fort qu’une sithe ayant pour charge de former un jeune templier pour qui elle n’avait que peu d’affinité se risque a aller le chercher quand elle pouvait le remplacer par n’importe quel gus. Perdu dans ses pensées, le templier écoutait d’une oreille distraite Ellidi. Il cherchait a détruire tous ses espoirs, de façon a ce qu’il soit sure de ne compter que sur lui même et de se persuader qu’il n’avait plus rien a perdre. Ainsi il se donnerait a fond quand il tenterait de s’évader.
     
                Lemsli eut néanmoins un regain d’intérêt pour son interlocutrice. Surtout  quand cette dernière lui remit un mot de passe. Apocalypse. Cette information aurait son utilité en temps voulu, il ne l’oublierait pas… En attendant, il était prisonnier d’une bande de psychopathe tous plus givré les uns que les autres. En plus, ils comptaient s’amuser avec lui… Il sortait d’un combat avec le joker qui semblait être leur maitre. Ils feraient certainement du zèle dans leurs jeux… Le templier était fatigué d’avance a ce qu’il allait subir.  En temps normal il aurait eu peur, mais aujourd’hui il réfléchissait au ralenti et ne percevait pas le monde de la même façon. Curieusement une pensée lui vint à l’esprit. Le fait que ce travelo le remette a ses hommes était un peu comme une insulte. Il était considéré comme un simple jouet ou une sucrerie qu’on donnerait a un enfant. Il était verni tient…
     
                Le guerrier brisé fit jouer ses abdos afin de parvenir a s’asseoir, non sans tirer une grimace de douleur, sur sa couche. Ses mains étaient entravées dans son dos par des menottes qui lui meurtrissaient la chaire. La position assise dans laquelle il était eut le mérite de le réveiller un peu plus et de calmer un mal de crane naissant.
     
     

    •      A moi de poser des questions. D'abord une facile pour vérifier le QI des impériaux : Lesmli est en plein désert depuis des mois et n'est toujours pas mort. Pourtant, il est seul, il n'a pas plu une seule fois, il n'a pas rencontré d'oasis sur sa route et il n'a ni bouteilles, ni gourdes,.Comment ne meurt il pas déshydraté ?Lorsque tu auras répondu à cette question, j'aimerais commencer un interview.. Et je commençerais pas la plus usée des questions.. Quel est le rôle des chevaliers impérials, quel est leur puissance et comment vivent ils ? 
     
      
     
    Le jeune releva les yeux, surprit. Il réfléchit un instant, puis avec un léger sourire il répondit : »
    Tous mes espoirs de survie sont tombés a l’eau, j’en ai donc assez pour boire jusqu'à plus soif.  Maintenant qu’est-ce que c’est être chevalier impérial ? Comment vivons nous et d’ou tirons nous notre force ? Bonne question…  de la même source que les jets d’ails… comment vivons nous ? Je ne peux vous répondre, je ne m’attendais même pas à être en vie ici alors… » Lemsli se leva et s’approcha un instant de la fenêtre. Il ne comptait pas sauter et mettre ainsi fin a ses jours. Pas encore. Il avait encore quelques taches a remplir.
     
    « Vous savez, commença le jeune homme lentement comme s’il cherchait ses mots, nous avons beau être sur un monde séparatiste, et j’ai beau être un impérial, vous n’échapperez pas aux autorités très longtemps. Votre patron, votre joker, il est quand même recherché dans un tas de système. Et les gens ne sont pas aussi idiots que vous pouvez le pensez. Je dirais même que c’est vous qui vous plantez. Il ne suffit que vous bougiez qu’une oreille, que vous vous fassiez un peu remarquer et boum. C’est fini. Je veux bien croire que votre type soit très intelligent, je suis habitué depuis longtemps a fréquenter des gens très intelligent, assez pour savoir que ce n’est pas ca pas d’importance. En revanche, ce que je sais, c’est que quand on vous mettra le grappin dessus, vous allez souffrir. Vous pouvez me tuer, je devrai déjà être mort, mais ca ne changera rien. Aujourd’hui je fais le malin, vous devez penser que c’est arrogant de ma part. Mais vous savez quoi, je m’en fiche éperdument. D’ici peu, ce sera un collègue ou moi même qui sera a votre place. Et la je peux vous garantir que vous aurez une bonne raison d’être folle.  De douleur, car ne pensez pas que mes collègues feront montre de ma sympathie, et sont assez vengeur, mais également de solitude. Car vous serez toute seul dans votre cellule, vous aurez vu vos hommes tomber les uns après les autres. Et puis vous prierez pour que votre boss vienne vous chercher. Sans qu’il vienne d’ailleurs, puisque sérieusement, vous n’êtes jamais qu’un pion dans son jeu. Un outil,  ni plus, ni moins. Vous serez oubliée dans votre misérable cellule. Oubliée de vos amis, si toutefois vous en avez, de votre boss. Franchement je vous plains presque enfin de compte… » 

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      #5

      Post n°5
      Auteur : Vlad Todd

      Jouer c'est vivre - Michel Duchaussoy  
      Vivre, c'est jouer - Vlad Todd  

        

        
      Ellidi n'avait pas quitté Lesmli de ses yeux clairs, antres de la folie. L'effort qu'elle avait fait pour se taire pendant tout le discours du chevalier avait sûrement été surhumain, mais elle n'en avait pas l'air blessée et de toute façon, la question de son humanité se posait sérieusement. Lorsque Lesmli, qui avait du probablement lui même faire des efforts pour ordonner à ses machoires, sa langue et ses dents d'enchaîner tout un discours, se tut, le silence régna momentanèment. La meurtrière dansa sur un pied, les prunelles troublées par le voile de la réflexion. Sans vraiment s'en rendre compte elle même, elle posa deux doigts en dessous du poignet du chevalier pour mesurer son pouls, en tira inconsciemment tout un tas d'hypothèses sur ses pensées et son état puis recula pour s'asseoir une nouvelle fois sur le brancard.  

        
      De flou, le silence devint vite insoutenable et le noghri se mit à grogner, les yeux rivés sur Ellidi comme s'il craignait quelque chose. Les épaules dressées, les mains ouvertes tremblantes, il avait l'air d'un de ces animaux qui ressentent les catastrophes avant qu'elles ne se produisent, comme à l'écoute de murmures envoyés par Mère Nature. Proche de leur planète, les Noghris avaient longtemps dépéris avec elle et ne ressemblaient plus à grand chose, même si la plupart de leurs capacités physiques ridiculisaient celles des humains et que leurs capacités cognitives surprenaient parfois les plus méprisants d'entre eux. Toujours rêveuse, à moitié dans un autre monde, Ellidi releva son arme lentement, par quelques accoups plein de célérités rendus possibles par le peu d'air qui circulait dans la pièce et étouffait ses occupants mais accompagnait leurs mouvements. Il faisait froid, pensa elle. Une autre partie de son cerveau malade pensa même qu'il était temps de monter le chauffage maintenant que Lesmli était mouillé, mais les actes qu'elle fit alors n'avaient rien à voir avec ce geste quotidien.  

        
      Il n'y eut qu'une seule détonation mais elle fut aussi sèche que puissante. Sans pouvoir éviter quoi que ce soit, le Noghri sans nom fit un pas en arrière, un pas chancelant, plein de vitalité et d'espoir, un pas... qui se termina lorsque, les jambes soudain flasque, il s'écroula à terre et que son crâne ouvert ne percute bruyamment le sol. Quelques spasmes plus tard, l'étrange serviteur était mort, vide d'âme et d'esprit comme le coeur d'Ellidi était vide de sentiments. Sans un regard pour son compagnon, sans remarquer qu'il avait eu la décence de mourir en silence, elle jeta négligemment son arme sur le brancard et ancra son regard fixe sur Lesmli, une barre de perplexité au millieu du front. Peu à peu, la femme de glace, son plus rare déguisement, fondit, dévoilant une Ellidi souriante, toujours aussi effrayante de joie et tellement sûre d'elle que son aura imposant et féminin clouait la langue de son interlocuteur, la laissant déblatérer tout son discours égoiste et intolérable.  

        
      - Preux chevalier allons ! Que de méchants propos envers une jeune femme aussi peu innocente soit elle ! Rembrunissez vous et gardez votre énergie pour plus tard, vous en aurez besoin. Si votre langue salit encore mes oreilles, je me verrais obligée de les couper. Quel dommage..  

        
      Soucieuse d'illustrer ses propos, elle fit apparaitre comme par magie dans sa main un coutelas large d'un pouce et grand comme sa main, épuré mais à la lâme tranchante. Après avoir calmé Lesmli attaché d'un coup de cuisse dans un endroit dèja visé des jours plus tôt, elle s'approcha, toujours souriante de lui et enfonça l'arme dans ses lêvres qu'il tentait de clôre. Quoi qu'il essaye de faire, elle était assez habile et assez forte pour le contrer et quel que soient les risques, elle était bien trop folle pour s'en occuper. Lorsque, mouillée de sang et d'eau, l'arme ressortit, elle était tâchée de l'impérial fluide de Lesmli et ce dernier devait avoir largement senti un fin intrus lui caresser le dos de l'organe de parole. La douleur et le goût du sang allait l'accompagner quelques temps, s'accentuant lorsqu'il parlait.  


        
      - Vous me décevez, Lesmli Umbra. Vous êtes si.. étroit d'esprit.. Ce doit être tellement décontractant d'avoir un champ de pensée aussi restreint ! Toute cette agitation pour nous neutraliser, la haine qui nous poursuit, et l'argent qui coule dans les caisses, toujours plus d'argent pour nous attraper.. C'est grisant ! C'est ce que nous recherchons. Nous sommes des monstres, chevalier, nous sommes la lie de l'humanité, la représentation la plus douloureuse de leurs pulsions les plus basses. Nous sommes la folie.   

       
       
      Rien ne peut nous arrêter, et la peur est notre amie. Depuis longtemps, brisés en nous, ce genre de sentiments ne nous atteint plus, ou au contraire nous atteint trop pour nous affecter réellement. Vous ne me suivez pas ?  

        
      Elle se pencha en avant, poussant discrètement une de ses mèches blondes derrière sa propre oreille pour murmurer à l'oreille de Lesmli.  

        
      - Envoyez tous vos hommes, envoyez vos hommes les plus résistants, vos personnalités les plus tenaces. Envoyez les simplement, je ne vous demande pas de papier cadeau, je ne sais pas si l'Empire à l'argent pour. Nous allons les tuer, les torturer, les humilier. Et nous prendrons notre pied. Car votre logique ne s'applique pas à nous. Vos armes ne marcheront pas contre nous. Nous sommes des terroristes, c'est un boulot qui demande de la crédibilité. Le monde va hurler, hurler et hurler encore. Il aura beau appeler au secours, personne ne viendra le sauver de nous. Surtout pas vos minables collègues.  

        
      Toujours joyeuse, elle se retira en sautillant d'un pas à l'autre, et reprit l'arme avec laquelle elle avait tué le noghri, qu'elle accrocha à sa ceinture. Comme une gouvernante partie préparer le thé pour un invité de marque, elle se retira sans surveiller Lesmli, chantonnant Hush, little baby, sans faire l'effort d'éviter pour ses doux pieds blancs la flaque de sang noirâtre autour du corps à terre.  

        
       
      - Surtout le Joker. Savez vous ce que c'est que ça ?  
       

        
      Elle était revenue, un livre aux contours sobres entre les mains. Son propre coeur battait la chamade rien qu'à son toucher mais elle sentait sous ses doigts une sorte de pulsation, comme si le livre vivait. Comme si le diable, caché à l'intérieur, attendait d'être lu pour s'échapper. Elliidi allongea son sourire. Cette pensée n'était pas fausse. Elle avait même croisé le diable dont elle parlait. Il avait les cheveux verts et les lêvres terminées par des plaies.  

        
      - Il faut que je vous dise quelque chose, jeune homme. Vous êtes attentifs ? Vos supérieurs ne seront pas ravis si vous ne vous souvenez pas de ce que je vais énoncer. Lorsque le Joker sera revenu, nous allons inaugurer la reformation du Blood Circus. Pour cela, nous allons brûler les deux prunelles les plus évidentes de ce monde si doux. Un orphelinat sur Dantooine, et un hôpital sur Coruscant. Frappez les faibles touchent les forts, mais ils n'ont pas la jugeeote de supprimer ces derniers pour se protéger eux-mêmes. Le Mal ne fait que corriger quelques erreurs du bien, parfois..  

        
      Voulez vous être libres ? Mes petits lapins vont arriver, je me doute que vous voudriez serrer quelques mains, non ?  

        

        
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      • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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        #6

        Post n°6
        Auteur : Lemsli Umbra

        Sa tirade achevé, Lemsli se senti vide. Vide et assez bête… Il venait de s’énerver après sa geôlière, alors que celle-ci lui ouvrait une belle issue de secoure, et semblait presque être de son coté. En plus, il avait manqué de classe à menacer ces givrés de la sorte. Il attendit avec une certaine appréhension la réaction de la jeune femme. Il sursauta légèrement quand elle abattit de sang froid le type qui l’accompagnait.  Il eut une brève réflexion, ca faisait maintenant plusieurs jours qu’il était soumis a la cruauté et l’injustice du monde. Ainsi ce noghri, aussi antipathique qu’il paraissait être, venait de se faire anéantir parce que le chevalier avait menacé sa maitresse… en soi, ca l’arrangeait plutôt, mais cela le scandalisait un peu.
         
                    Perdu dans ses pensées, il ne prêta aucune attention a l’aura qui se rapprochait de lui, et se prit un coup de genou magistral qui lui broyat littéralement l’entrejambe. Il ressenti un goût métallique dans la bouche, en entendant quelques mots. Un couteau venait de lui être fourré de force dans la bouche. Et la terroriste lui susurrait quelques mots pour le « calmer ». Le templier ressenti une légère brulure sur sa langue. Un gout de sang se mêla alors à l’acier,  Ellidi venait de punir son jouet, comme on donne une fessée a un gamin. Elle retira son arme de la bouche de son prisonnier, permettant ainsi a ce dernier de frotter vainement sa langue contre son palais dans l’espoir que cela cicatrise. Il était jeune et censé être endurant, pourtant cette douleur l’enflammait. Néanmoins, les paroles d’Ellidi tintèrent aux oreilles d’Umbra. Ses supérieurs seraient en effet très alarmés, ou en tout cas il l’espérait, de savoir que deux attentats se préparaient. Un orphelinat sur Dantooine, et un hôpital sur le monde capital… Lemsli ne put s’empêcher de remarquer qu’il y’avait la un moyen de ridiculiser les bandes criminelles, voire la rébellion si les autorités se décidaient a leur mettre ces attentats sur le dos, et de faire l’apologie de l’Empire. Le chevalier tout en se relevant et en maugréant des malédictions. Il jeta un rapide coup d’œil au cahier noir. Il devait probablement y’avoir tout un programme d’attentat.
         
                    L’autre détaille qui interpella le jeune cathar était l’arrivé d’un état major criminel. Une commission de barjot allait statuer sur son sort… Il devait faire quelque chose. Sans répondre à la jeune femme, il se dirigea d’un pas abattu vers la fenêtre… Le suicide paraissait être la solution la plus honorable…Après tout, il avait perdu son combat il se devait donc de mettre fin lui même a ses jours… Dans un immeuble en face, Lemsli pouvait voir un enfant qui jouait avec une figurine de ce qui semblait être un cathar qui semblait frapper une poupée a l’effigie d’un jedi. Il ne pouvait pas se suicider sous le regard d’un enfant… Il n’avait pas le droit de le traumatiser…
         
        Le chevalier se retourna : »  Je suis navré, je me suis montré grossier alors que pour l’instant vous ne m’avez pas vraiment fait mal. Vous m’avez soigné et je ne vous ai même pas remercié. Que diriez vous de jouer a un petit jeu ? » Le serviteur de l’empereur retint son souffle. L’idée qu’il avait pouvait lui sauver la mise… tout comme il pouvait précipiter sa chute… « Vous prônez le chaos ? Eh bien il serait normal qu’il régisse également votre groupe non ? Eh bien, le fait que vos amis, qui n’hésiteront certainement pas a se débarrassez de vous sous prétexte que vous êtes une femme ou pour un avancement, viennent  vous rendre visite correspond a un plan non ? Or, vous devez vous opposez au plan et quelle meilleurs manière que d’en…éliminer un ou deux a leur arrivés ?? Ce que je vous propose, c’est que je me fasse passer pour votre larbin, et je les élimine. Vous me laissez 30 minutes, après quoi vous me donnez la chasse…Etes vous intéressé ? » 

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        • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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          #7

          Post n°7
          Auteur : Vlad Todd

          On gouverne mieux les hommes par leurs vices que par leurs vertus – Napoléon Bonaparte
           


          Ellidi Desa leva la main, très féméninement, et la posa devant sa bouche, puis eut un rire lui aussi très féminin. En fait, elle avait l'air d'être précisément l'exact contraire d'une créature capable d'assassiner froidement un de ses alliés, sans qu'il n'ait fait la moindre chose pour cela. Et pourtant, elle l'avait fait. Elle l'avait fait et il était peu difficile de comprendre qu'elle avait fait beaucoup d'autres choses et qu'elle était capable de faire encore plus. Si elle avait eu son mot à dire, elle aurait tenu à faire savoir qu'elle était aussi capable de faire la position du lotus.


          Ellidi regarda Lesmli, les yeux toujours pétillant de folie démente meurtrière particulièrement mignonne, puis traversa les iris de Lesmli, pour cet échange de sensations dont sont parfois chargés les regards. Celui qu'elle tendait au chevalier était chargé d'une touche de mépris, mais essentiellement d'une certaine douceur, comme si elle le considérait comme un être innocent, mignon tant il était inconscient des choses qui se passaient réellement. La blonde fit glisser son couteau dans les mains de son otage et murmura à son oreille qu'il devrait se débrouiller avec ça et que ce qu'il disait était tellement drôle qu'elle regrettait de ne pas l'avoir engagé. Mais à vrai dire, elle avait dèja une large équipe bien remplie qui ne tarderait pas à faire son entrée. La vie était une scène. Après s'être désintéréssée du chevalier, la blonde alla répondre à un appel lointain, les yeux négligemment rivés sur le sang du noghri qui coulait au compte goute du haut d'un des carreaux et s'insinuait entre les rainures de son sol ciré.


          On put l'entendre crier, plusieurs dizaines de mètres à la ronde, qu'il n'y avait pas de Monsieur Todd sur Mygeeto et qu'on commençait l'embêter avec ça, car elle avait du ménage à faire. Sa voix imitait parfaitement celle d'une quadragénaire extravertie mais sa réponse n'était qu'essentiellement une comédie. Elle ne connaissait vraiment pas le nom du Joker et ne pouvait savoir que cet appel n'avait rien d'une erreur. En fait, il pouvait décider d'une partie de la fierté du plus organisme galactique et de la vie de plusieurs personnes. Que voulez vous, on ne peut être folle et omnisciente.


          Par contre, on pouvait être folle, folle d'une manière démentielle, et être plus que versatile dans tout ses talents. Si elle se débrouillait parfaitement dans la méprise du marteau, la comédie et s'y connaissait bien en armes à feu, Ellidi avait un tour de main certain pour le ménage, surtout corporel, une qualité sûrement permise par l'habitude. En quelques minutes, sous les yeux de Lesmli , les restes du noghri sans nom disparurent et furent remplacés par deux chaises attachés au sol avec des barres et dotées d'un dossier, d'anciens modèles. Presque tout de suite après – la vie est une scène – la seule porte de la salle trembla. Une première, puis une seconde fois. La troisième fois, elle commença à s'ouvrir en coulissant puis se referma. Enfin, le bruit caractéristique d'un crâne zabrak, devanorien ou humain, bien rempli fit trembler le sol et l'ouverture devint franche. Le casque défoncé, un homme fut jeté dans la pièce, suivi de son « lanceur ». Si la victime arborait une armure classique de clone bien qu'il soit de plus petite taille que les soldats impériaux standards et possèdent quelquques tatouages visiblement caractéristiques d'un gang, l'homme qui avait confondu sa tête avec un bélier était très singulier. Corellien de haute stature, le chef enrobé dans un masque primitif de couleur ocre, il regardait maintenant Lesmli du haut de sa musculature impressionante.


          Un sifflement chatouilla sa main et le regard d'Ellidi pétilla à la vue de la barre de transparacier qu'il tenait dans sa main droite. La marque de cette arme saillait sur le flanc et derrière le crâne de l'homme à terre. L'ombre de ce monstre humain donna naissance à deux silhouettes qui apparurent de part et d'autre. L'un, filliforme et peu charnu, dansait d'un pied sur l'autre et marchait avec de grands pas énervants. Les dents indécemment blanche, il portait un monocle de visée incongru autour de son oeil droit et un gant de manutention géonosien dans sa main opposé, ce qui donnait à son apparence un air totalement surréaliste, ajouté à sa race devanorienne. De l'autre côté, un humain, de taille naine et au nez proéminent, riait glacialement sous son chapeau miraluka et son costume aux couleurs diversifiées d'arlequin. A sa suite, trois autres personnes plus ou moins du même acabit firent leur irruption, chacun maintenant une partie du corps d'une deuxième victime en habit de clone et dotées de tatouage. A demi consciente, une partie du casque déchirée, cette dernière fut agenouillée aux côtés de son compagnon, dans la même position, aux devants d'Ellidi aux anges.


          - Ellidi ! Quelle joie de te revoir. Figure toi que ces deux piafs sont les dernières pièces d'un régiment entier de moineaux ambitieux qui souhaitaient détroner le Cerberus sur Taris. * Toussotement* Il fait froid dehors, mais je pense qu'on peut toujours réchauffeur leurs petits crânes sensibles et s'amuser un peu.




          L'homme qui avait parlé, le nain, s'empara lui aussi d'une barre de transparacier et frappa violemment le visage de la victime la plus proche, dont le casque termina de s'ouvrir. Le nez cassé tacha de sang le sol amoureusement nettoyé par Ellidi. Après avoir cligné précipitamment des yeux plusieurs fois, l'homme essaya d'utiliser son sens olfactif, constata qu'il n'y arriverait plus jamais et se retourna, toujours agenouillé. Son regard croisa celui de Lesmli, et il soupira avant de recevoir un second coup qui le rendit inconscient. Rires gras. Deux des autres clowns récemment arrivés rejoignirent la fête. Sans un mot, l'homme filliforme, le musclé et le nain au chapeau détournèrent leur attention pour aller s'asseoir sur une longue table dressée par Ellidie. Si l'un d'entre eux se mit à jouer avec son couteau, les deux autres profitèrent du macabre spectacle sans émotion puis se raclèrent la gorge lorsque la blonde s'assit en bout de table. Tous les regards se tournèrent alors vers le chevalier impérial.

          - Bienvenue sur Mygeeto. Bien, mes agneaux, comme vous pouvez le constater, aujourd'hui nous avons un invité ! Il est venu vérifier si on fait bien notre boulot, il a même déjà inspecté la fraîcheur de notre eau et le fil de nos couteaux ! Alors on est bien sages devant lui et on l'acceuille comme il se doit. Passons tout de suite aux choses..eumh.. sérieuses.


          Et, sans crainte des oreilles de Lesmli, les différents membres de l'état major du Blood Circus détaillèrent leurs rapports, sur les dernières actions du groupe et la guerre éternelle des gangs sur Taris et Nar Shadaa, déposant de ci de là des informations sur l'identité et les repaires de groupuscules ennemis du Cerberus ou gênant le Circus. Une fois leurs terribles actions décrites et les projets d'extermination lancés, ils abordèrent rapidement le sujet des prochaines attaques précédemment citées par Ellidi à la victime du Joker. Sans donner le lieu, ni l'opération précise, ils débattirent du résultat et avancèrent quelques moyens pour rendre le spectacle plus chatoyant. A deux reprises, tout en réfléchissant sur ce que son entourage avançait, la femme au marteau pourpre posa son regard mutin sur Lesmli. Sa vie ou sa mort, et la libération qu'il tentait d'opérer en marchandand, ne lui importait peu, bien qu'elle soit curieuse de l'issue. S'il réussissait à quitter les lieux, ce qui semblait peu probable vu la consititution de la pièce, la volonté de ses occupants, l'étage, et le fait qu'il n'avait aucune aide extérieure venu le supporter, sauf si l'Empire s'était décidé à le chercher, il raconterait ce qu'il aurait vu et entendu, créer un très agréable coup de panique sur les planètes menacées et sûrement un esthétique massacre sur Taris. S'il restait, elle aurait le plaisir de voir un homme – un chevalier impérial ! - se briser jusqu'au bout de ses forces. Tout le monde dans l'assemblée partageait par ailleurs peu ou prou son avis.


          Une petite dizaine de minutes standardisées après l'arrivée des hommes de mains du Joker, leurs gardes et propres éxécutants, eux aussi tout droit venu d'Honoghr, s'invitèrent à la réunion. Six noghris entourèrent alors Lesmli, vérifient son pouls, sa réactivité et repartirent dans les étages à la recherche d'un banal objet, ou soucieux de défendre les portes inférieurs.
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            Auteur : Lemsli Umbra

            Il y’a des jours ou il vaudrait mieux rester dans son lit, massacrer le réveil qui sonne d’un coup de poing, et se renfoncer dans sa couverture. Le chevalier le savait, et quand il s’était levé sur la planète capitale, quelques heures avant d’entre dans l’antre des chevaliers impériaux et des siths, il avait senti que sa journée allait très mal se dérouler. Et force était de reconnaître qu’il ne s’était pas trompé. Depuis ce réveil la, Lemsli avait subit : le caractère irascible d’un vendeur de crêpe qui lui avait refusé de lui rendre sa monnaie, un chocolat de très mauvaise qualité sur sa crêpe, deux tentative de vol a la tire,  une menace de la part d’un sith, un duel a mort avec un droid assassin de type HK, des escadrilles et un super croiseur qui avaient tenté de le faire littéralement exploser, la mauvaise haleine d’un chef d’escadrille, un choc a grande vitesse contre un mur en acier, un autre duel a mort avec cette fois un fichu clown psychopathe, quelques blessures particulièrement douloureuses qu’il lui faudrait faire examiner,  une douche froide, un autre coup dans l’entrejambe et une blessure a la langue. Non, vraiment certains jours, mieux valait tirer sa couverture et se rendormir…
                       
                        Le templier sentait également une curieuse sensation depuis le coma qui l’avait également emporté. Elle n’avait rien a voir avec le corps, véritablement très attirant de la jeune femme qui lui faisait face, la tendresse qu’elle semblait avoir pour son prisonnier, ou encore la faim qui lui tenaillait le ventre. Cela provenait plutôt d’un changement de perception. Depuis son émergence, il ressentait un profond bouleversement, il se sentait plus puissant de seconde en seconde, son instinct lui semblait plus présent, et plus sure, il ressentait la vie et les êtres qui l’entouraient, il avait l’impression qu’un fleuve invisible émanait de tous son être. Un fleuve où tout lui était permit il n’avait qu’à s’avancer un peu, chercher un peu, et mort, destruction, mais aussi amour, guérison et paix étaient à sa portée. Un tel flot de puissance qui apparaissait soudainement dans toute sa splendeur le laissait pantois. Il dut avoir un regard complètement abruti, et il le fut réellement l’espace de quelques temps. Il se retrouva un couteau dans la main avec la jeune femme lui chuchotant quelques mots.
             
                        Tout en réfléchissant a ce qu’il pourrait faire avec son arme de destruction massive, il écouta distraitement les hurlement suraigües de la terroriste. Il releva un nom, Todd. Ainsi le numéro de ce monsieur Todd ressemblait a celui de la damoiselle qui le tenait en otage. Ca pourrait être a creuser pour les enquêteurs, si toutefois le métis s’en sortait … Et on ne le dirait jamais assez, mais la partie s’annonçait comme étant très serrée.
             
                        Soudain, un grand coup ébranla la porte. Lemsli ne se retourna et ne sursauta même pas. Son intuition lui indiquait la présence d’une vie très concentrée derrière la porte. La porte s’ouvrit brutalement. La première chose que vit le chevalier fut le crane d’un clone en sale état. Un grand vide se fit dans son esprit. Personne n’était a l’abri avec ces givrés. Il fallait que le chevalier mettent un terme a tout ca, ou au moins mette sérieusement la main a la patte. Cela serait peut être le seul but de sa vie, mais il décimerait chacun des sympathisants. Il les égorgerait tous, et prendrai un soin tout particulier avec le joker. Emergeant de ses pensées, il jeta d’un regard sombre tout un panel de personne qui emmenait un second prisonnier. Ce dernier jeta un regard a Lemsli, il ne pensait pas l’avoir vu, et ne put s’empêcher de ressentir une pitié vis a vis de cet infortuné.  Il s’en voulait de ne pouvoir rien faire pour le sauver, il s’en voulait d’être bloqué. Il s’en voulu de ne pouvoir rien faire quand ce pauvre type se fit passer a tabac.
             
                        Il avait beau être écœuré et torturé mentalement, le templier resta impassible et ne laissa jamais voir ses émotions. Il jeta un regard plein de mépris envers le géant qui l’avait fixé auparavant. Il les tuerait tous…
             
                        Voyant les membres de ce gang se réunir autours de cette table, et au vu des paroles d’Ellidi, il semblait bel et bien que ces malades le prenaient pour un des leurs. Voyant les noghris partir, le chevalier tenta son va tout.
             
                  « hé hé hé hé hé,rigola le chevalier, quelles petites frappes vous faites… hi hi hi, je comprend que « le fou » m’envoi voir vos occupations… Il serait très déçu… Allons, un ORPHELINAT ?? Vous avez eu cette idée tout seul ?? on dirait pas que vous faites parties de la bande du joker … Qu’est-ce que vous pensez que ca peut faire aux gens que des mômes abandonnés se fasse… réchauffer. Vous savez quoi ? On va faire un petit jeu. Ellidi, ton eau est aussi fraiche que je puisse souhaiter. Je vais descendre boire un verre d’eau, et je vais remonter. Si vous n’avez pas trouvé, je vais ouvrir l’esprit de l’un d’entre vous… Ne vous en faites pas mes mignons, je vous laisse une chance, « Au Klondike ils ont trouvé un D. Moi je les ai trouvé »  Cherchez bien, mes amis cherchez bien »
             
                        Lemsli s’éloignât vers la porte d’entrée en sautillant et en dansant. Il s’arrêta brusquement, dévisageât et détaillât chacune des personnes dans la salle, puis éclata de rire et referma la porte derrière lui. Une fois derrière, il poussa un léger soupir. Il avait du prendre énormément sur lui pour faire ce numéro, qu’il n’avait d’ailleurs pas jugé convainquant, de givré sanguinaire. En attendant Il avait deux minutes pour liquider un maximum de noghri. Alors qu’il marchait dans le couloir, il ressenti une présence. Dégainant sa lame, le templier fermât les yeux. Le sang allait couler…

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              Auteur : Vlad Todd

              Une mauvaise journée peut suffire à aliéner le plus sain des hommes. Une mauvaise journée, voilà le décalage entre moi et le monde. Une seule mauvaise journée – Le Joker 
               
               
               

               
               
               
               
              L'épouvantail à la peau décharnée qui se faisait passer pour un homme ouvrit sa large bouche, remplie de dents trop blanches, pour crier un mot trop prévisible. Comme les trois autres lieutenants du Blood Circus, dont un seul était Cerberien, il dégaina aussitôt son arme et se précipita vers la porte dans le but d'assassiner l'impertinent qui sortait du cirque avant la fin du spectacle. Mais une main levée les en empêcha. Troublés, ils s'arrêtèrent dans leurs mouvements, les yeux lourds. Tout comme les dents du tueur, la main d'Ellidi Desa était blanche, trop blanche. Pendant un instant de cruelle lucidité, ils eurent tous la même hallucination et virent à quel point Ellidi était loin d'être blanche. Pendant un instant, les mains furent rouges sang, sans teintes, rouge du sang des gens qu'elle avait tué, rouges du sang des gens que sa volonté avait mené à la mort, rouge du sang des hommes qu'elle allait bientôt tuer et qui serait ses premières véritables victimes. Aucun d'entre eux ne pensa plus à la drole d'idée qu'ils avaient eus de poursuivre Umbra et se rassirent. La montagne de muscles oscilla un moment entre le regard noir, l'oeillade apeurée et le regard revolver mais il finit par se rasseoir aussi avec un grognement fort peu humain. Dans le couloir, un bêlement ridicule leur annonça que les noghris avaient pris en charge la menace. Comme une secrétaire qui tente de faire croire à son patron que tout va bien, Ellidi sourit, mettant en avant les plus jeunes facettes de son minois, la tête légèrement penchée, une technique féminine qui transformait le regard de l'autre en bougeant simplement la coiffure et les traits du visage. Des cliquetis et des chocs violents suivirent le bêlement accompagnés de gémissements et libérations sonores de combats. Elle avait sorti sa propre arme, mais avait changé d'avis avant d'abattre le chevalier. Le blaster fut donc posé doucement sur la table froide, son canon pointé vers les lieutenants.
              Desa posa sa main sur ses lêvres, un tic de longue date et écouta le rapport des hommes. L'incident Umbra prenait une bonne partie de son attention mais les chefs de gangs ont toujours un certain talent pour la versatilité. Le Blood Circus a subi quelques secousses sur Nar Shadaa, mais le nom et sa rumeur ont réussi à s'exporter jusqu'à Coruscant et les rescapés de Taris, reconaissant l'oeuvre du démoniaque Joker, ainsi que les victimes de Dantooine ou Kamino, sont de bons atouts pour la construction de la légende. Au total, 21 membres du Blood Circus agissent dans la galaxie, dont 16 sont membres du Cerberus. C'est peu. C'est incroyablement beau. Alors que le nain coloré lui conte l'annexion d'un gang d'immigrés rylothiens sur Taris, Ellidi jouit de la très bonne organisation de son groupe et de la discrétion de ses membres, d'un nombre faible, mais tellement dévôts. Les seize soldats de Cerberus affectés au Joker pour le nettoyage de la Sombre Planète, plus cinq autres trouvailles brisées par la vie, rendus fous ou dissident d'un autre groupe. Très vite, les rapports se terminent, l'évocation du passé et du présent se font sans saveur, et tous passent au réel sujet de la réunion, un sujet qui les excitent tous au plus haut point. Cependant, avant de décider du futur de la Galaxie, les terroristes furent alertés par le frottement d'un corps qui se rétracte, puis le tapage d'un bipède qui court. L'imposant correlien frappa du poing sur la table et rugit. Son coté sauvage, que la bestialité de son dernier acte démontrait particulièrement bien, n'entravait pas une certaine intelligence, gardée malgré tous les coups que lui avait donné la vie, au contraire de son humanité. Son cas était une preuve précieuse pour Ellidi de la légitimité de son combat. Elle n'avait pas besoin de raison pour répondre la mort et la folie mais elle aimait à parler de lui à des philosophes coincés, surtout nus et le crâne enfoncés dans la vitrine de leurs diplômes. Le souvenir qu'elle commençait à exhaler s’effaça pour laisser place aux mots du lieutenant.


                - Pourquoi Ellidi ? Pourquoi ne pas avoir tué cet homme et pourquoi avoir empêché son éxécution ? Si les noghris ne l'arrêtent pas, c'est les forces de l'Ordre de Mygeeto qui vont NOUS arrêter
                Ce ne fut pas la reine du crime qui répondit mais le presque nain, qui avait retiré son chapeau, laissant voir sur son crâne des mèches rousses trop propres pour être vraies autour d'un champ brillant de peau ferme. Il avait dans ses yeux une lueur des plus effrayantes et dans sa voix la même température que dans le cœur du maître de ces lieux. C'était des trois le moins capable, et il tenait toujours son arme serrée dans son poing au cas où le chevalier reviendrait mais il était loin d'être le moins intelligent. Un petit rire goguenard coupa la parole à la blonde, et il intima d'un regard le silence à la brute épaisse qui lui servait d'interlocuteur sans la moindre appréhension.



              Allons, Nigeb, réfléchis un peu. Que sait il de nous ? La même chose que tous, c'est à dire que nous sommes un groupuscule terroriste affilié au Cerberus et dirigé par le nouveau public enemies, plus romancé que Hell, plus violent que les Jedis, plus horrible que les Siths. Nous sommes donc une bande de tarés, pour l'instant considéré comme probablement dangereux. Ellidi n'est pas idiote, nous aurons changé de repère avant que cet homme ne revienne chez lui. Tu ne comprends pas ? Il va accéder aux hautes sphères, il va alerter les plus influents personnages de l'Empire, et lorque la nouvelle de nos projets atteindra les oreilles du grand public, que pense tu qu'il se passera ?


              Un large sourire fendit les paumettes séches du terroriste et se refléta dans l'esprit malade d'Ellidi. La panique. Telle était la raison de la venue du chevalier sur Mygeeto, le secret de sa vie et de sa présence dans les étages inférieurs, en train de fuir les esclaves maudits de la Funeste Honoghr. Elle l'avait torturé, lui avait fait touché du doigt certaines vérités et mis en face de sa propre cécité. Elle l'avait brisé, plus rapidement que prévu et son départ sur les chapeaux de roues avait été sa plus grande réussite depuis des années. La théorie de la « seule mauvaise journée » venait de s'armer d'une preuve en béton. En quelques jours chez les membres du Blood Circus, le forceux venait de lâcher prise à sa folie, dans le but évident de contrer ses ennemis avec leur propre arme. Elle ne put s'empêcher de transformer son sourire en exaltation de bonheur. Tous les humains avaient cette bête au fond d'eux mais il na regardait pas. Ils l'entravaient, la niaient et s'abreuvaient de mensonges pour tenter de vivre sans, comme s'ils avaient tous décidés d'un commun et tacite accord «  ne la montrons pas, ne nous en occupons pas, et brûlons tous ceux qu'elle aura rongés ». Don't look at the beast. Mais Lesmli lui l'avait sentie l'espace d'un moment et il l'avait utilisée. Elle se demanda comment il se sentait, quelle réaction offrait son corps sensitif à la libération du plus sombre secret de son esprit ? Peut-être était il soulagé, vidé, conscient d'avoir ouvert la porte au monstre qui se cachait en chacun de ses semblables mais que seul les plus lucides consentaient à dévérouiller ? C'était probable, il s'agirait donc là d'un catharsis et d'un joli jeu de mot connaissant la race de l'impérial. La folie adorait les jeux de mots. Tout comme le Joker. Décidément, cet homme était bien son Roi, encore à ce jour non contesté et de toute façon non contestable.


              Tandis que son assemblée virile débattait sur l'utilité du plan d'Ellidi, elle même ferma les yeux et suivit mentalement les rouages d'un avenir dèja tracé. Une fois sorti de Mygeeto, s'il en ressortait vivant, le chevalier allait se précipiter vers Coruscant, en employant tous les moyens possibles pour sortir de l'espace séparatiste. Il était faible, sûrement pas assez puissant pour combattre tous ses soldats mais elle savait qu'il allait s'en sortir avec un peu de chance. Il était faible, sûrement une recrue car le Joker n'avait que très peu de connaissances du combat au corps à corps et un mauvais instinct de combattant. Il était faible car Ellidi n'avait pas vu de distinctions dans ses affaires, le peu d'affaires qu'il avait sur lui, ni d'armes dignes d'avoir été achetée par ses propres moyens. Il était une recrue mais avec la folie à ses cotés, sa vengeance pouvait être terrible. Saurait il alors que c'était grâce à Ellidi qu'il était devenu fort. Elle, elle le savait. Elle savait aussi qu'il allait parvenir sur la capitale, qu'il allait se débrouiller pour mettre la main sur un haut gradé, voir même un proche du Général Valiant et pourquoi pas, de l'Empereur. Elle savait. Il allait être convié par urgence dans les locaux de la meilleure et plus officielle agence de renseignements, on allait lui montrer un dossier Blood Circus mince et flou, basé sur des rumeurs et des banalités. On allait lui parler du Joker, qui avait un dossier beaucoup plus gros et lui allait donner un nom. Elle savait. On allait chercher dans la base de données du système, en extraire un fichier avec la photo d'une jeune femme blonde aux allures inhumaines et il allait la reconnaître formellement. Elle savait. Là, l'Empire allait s'informer sur elle, rassembler ses connaissances. Elle espérait que la partie «  Délits » du fichier était classée selon la gravité ou bien la chronologie des actes. Ce n'était qu'un détail mais la chose serait bien plus drôle s'ils commençaient par la prostitution, puis examinaient ses détournements de fonds, entraient dans les années de ses braquages mineurs et tombaient sur la tardive reconaissance de son premier meurtre. Le nom de la victime ne lui revint pas mais eux le verrait affiché sur leur écran, et en lisant le rapport du crime, ils verraient la scène dans leurs chastes esprits. Il verrait la petite fille à la famille massacrée, violée par la vie, le sang de tous ses proches encore visibles sur ses moufles d'adolescentes, qui récupérerait sa toute première arme, la ferrait jouer sur ses doigts malgré le tissu qui les recouvrait et la détonation, puis le pillage de l'homme qui lui avait vendu sa première arme. Ils retraceraient alors facilement son parcours jusqu'à l'accession aux rangs du Cerberus.


              Elle soupira, rêveuse mais consciente que malgré tout, aucun d'entre eux, sauf peut être Umbra ne comprendrait sa vie. Lorsque l'on dit que les hommes et les femmes brisées deviennent fous, c'est d'autant plus vrai que ce ne sont pas seulement eux qui sont brisés lorsqu'un incident les foudroie, mais c'est les verres déformants avec lequels ils regardent la vie, le verre que Dame Nature à offert à tous ses enfants pour qu'ils ne voient pas l'horreur de leur monde. Mais un homme brisé voit son verre tomber aussi, et alors il voit. Il comprend. Et c'est pourquoi il passe à l'action. C'est cela la vérité qui les réunit tous ici. Enfin, le dialogue entre ses hommes sembla terminé et Ellidi releva le tête.




              - La panique. L'Empire va probablement être au taquet, renforcer la sécurité autour de tous les hopitaux et les orphelinats dont il trouvera l'acte de propriété dans ses archives. Même s'il ne dit pas pourquoi, les gens se poseront des questions et ils comprendront avant que l'on ne frappe. Ce sera la panique, et c'est cela que nous recherchons. Ce n'est pas la mort de gosses et d'handicapés comme le suggérait notre mort-vivant d'ami mais la panique que tout cela va engranger. Tout cela fait parti du plan.


              Passons aux choses sérieuses. Il faut mettre au point l'attaque de Dantooine et Coruscant, mais je refuse de parler de Taris avant que le Joker ne nous rejoigne, ce sera lui le moyeu principal de cette action. Lorsque nous aurons fini, je vous invite à vous retrousser les manches pour sortir jeter les cadavres de nos hommes, et peut être, sûrement de Lesmli Umbra, le preux chevalier qui a attiré l'attention d'El Loco..





              … 
               
               
               

               
               
               
               
              Ils étaient six derrière lui et trois autres attendaient, disséminés dans les étages qui le séparait du sol. Lui avait un couteau avec son ADN et celui d'Ellidi, eux avaient des blasters avec des chargeurs et des gadgets douloureusement modernes. Lui avait la Force, eux ne le savaient pas. Ellidi avait omis de dire à Lesmli, bien que celui ci s'en doutait, qu'une balise résistante à l'eau, sous forme de micropuce, avait été tissée avec son épiderme lors de l'intervention chirurgicale qui avait remis son épaule et une partie de son corps sur pied. Elle pouvait le suivre partout dans la galaxie, et connaître le débit de son sang ainsi que la chaleur de son corps. Lorsqu'il mourrait, elle le saurait aussitôt, car la balise était connectée à son serre-tête et elle ne le quittait jamais.
              Dans le long couloir qui séparait Lesmli de la vie, deux noghris se rassemblèrent derrière lui, tandis qu'un autre, à l'autre bout du corridor se cachait derrière un virage et attendait d'avoir une assez bonne portée pour ouvrir le feu. Les deux autres se rendirent rapidement compte qu'il n'avait pas d'arme à feu pour riposter et firent sauter la sécurité de leurs armes, puis nourrirent l'air autour du chevalier de rafales nourries...
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                Auteur : Lemsli Umbra

                            Le chevalier était a genoux et essuyait d’un air distrait, la lame sanguinolente du couteau que mademoiselle Desa lui avait remit. Il venait de tomber nez a nez avec un noghri, mais celui ci, a l’inverse de l’impérial avait été prit par surprise. Le chevalier avait ainsi tenté de l’égorger, mais il avait mal évalué sa distance, et avait lacéré le torse de sa cible, lui causant une vive douleur  mais ne le tuant pas. Le xeno  avait eu le temps de hurler et d’alerter ainsi ses collègues avant que la lame du chevalier ne finisse dans son œil droit, le tuant instantanément. Le meurtre de l’humanoïde ne gênait pas l’impérial, c’était une mort nécessaire et juste. Ce qui gênait le plus Lemsli, c’était l’alerte qui avait été donné. La partie devenait ainsi encore plus compliquée qu’auparavant. Les gardes du corps et les petites frappes des pontes de ce gang  sérient désormais sur leurs gardes et prêtent a ouvrir le feu sur tout ce qui bougeaient. Le templier délesta le cadavre de son blaster E-11 et de son holocommunicateur. Le chevalier ne perdit pas de temps et parlant d’une voie calme, il dit : 


                » Ici le chevalier jedi Umbra, je suis séquestré dans un immeuble de mygeeto,  Mes jours sont en danger, je suis avec le gang du Joker… »
                 
                Mettant son holocommunicateur, toujours allumé, a sa ceinture, Le chevalier se dressa. Il prit également son  couteau et commença a arpenter les couloirs. Il devait liquider un maximum de noghri avant de remonter voir  ses « amis ». Le carnet noir que tenait Ellidi devait être prit à tout prix. D’un autre coté, Umbra pouvait également tenter de s’enfuir. Ses chances de fuite étaient raisonnables après tout, mais si les autorités locales parvenaient a recevoir l’appel de Lemsli et triangulaient l’appel, les terroristes subiraient de lourde perte et le chevalier prendrait a la fois sa revanche contre sa désormais Némésis, mais en plus, il aurait l’occasion de ridiculiser ce monde séparatiste.
                 
                Le templier s’arrêta soudain. Les sensations qu’ils éprouvaient, et surtout son instinct lui indiquaient un piège. L’apprenti de Crystal s’agenouilla, blaster au point et couteau en main et fermât les yeux. Le couloir où il était ruisselait la menace, et dans son dos, il sentait un groupe qui allait arriver d’ici peu. A l’autre bout du corridor, il sentait une menace fixe. Peut être une mine ou une sentinelle. Le chevalier entendit soudain un bruit, et sans se lever, il se retourna et lança le couteau dans le vide. Deux porte flingue sortaient et commençait a décocher des rafales dans le couloir. Lemsli, qui avait eu la bonne idée de se mettre a genou n’eu qu’à se baisser un peu pour que les rafales lui passent par dessus. Le couteau que ce dernier avait lancé par contre trouva bel et bien la gorge de l’un des tireur qui s’effondra en suffoquant lentement. Son coéquipier, complètement prit dans une folie meurtrière, tirait bêtement dans le vide, comme si sa victime s’était réfugié derrière une paroi. Rien n’existait pour lui, juste le doux ronronnement de son blaster qui tirait, il ne voyait pas le reste, ni son collègue qui tentait désespérément au sol d’inspirer une bouffée d’air, ni le fugitif qui a était a moins d’1 mètre de lui et qui levait lentement son arme en visant son front. Il ne sut même pas qu’il mourrait, hypnotisé qu’il était par ses rafales.
                 
                Lemsli se leva calmement. La Force était avec lui, et c’était grâce a cela qu’il avait été « invisible » pour les mitrailleurs. Maintenant, il le savait et avec une telle alliée, il reviendrait vivant sur Coruscante. Il apprendrait a manier la Force et deviendrait l’égale de sa tante. Utilisant son couteau pour scier la tête d’un des noghri, il renouvela ses appels de détresse. Une fois son ouvrage terminé, il prit la tête de sa victime, et s’approcha prés de l’angle que formait le corridor. Le serviteur de l’Empereur était persuadé qu’un piège l’attendait. Aussi, tenant son fusil blaster dans une main et la tête dans l’autre, il fléchit ses genoux et se tint prés.
                 
                Le soldat jeta la tête du noghri en l’air, très haut et a la vue d’un éventuel tireur, puis une seconde après il se jeta a découvert en faisant une roulade. Son instinct ne l’avait pas trompé, un natif d’Honogr se tenait en embuscade et venait d’ouvrir le feu contre la le crane volant de son camarade. Ses reflexes, proprement fabuleux le perdirent car l’espace de quelques seconde, il se mit a découvert et plaça trois tirs, remarquable de précision dans l’objet volant. L’impérial de son coté expédiât une rafale dans le corps de sa cible, et l’expédiât en enfer.
                 
                Le sensitif resta néanmoins au sol, sa roulade lui avait fait très mal, et il craignait que ses blessures ne se soient rouvertes. Attendant une seconde, il se rendit compte dans un mélange d’agacement et de douleur que certaines de ses plaies étaient a nouveau sanguinolentes et constituaient de vraies handicaps. Il prit néanmoins sur lui et faisant face a la vague de fatigue qui s’abattait sur lui, il se releva, et se mit a nouveau en marche le plus silencieusement possible.
                 
                            Au bout de quelques minutes de marche,et de deux nouveau appel a l’aide, l’impérial eut un sourire. Sans vraiment trop savoir ce qu’il avait fait, il était parvenu a un angle qui donnait sur la  cuisine. Cette dernière n’était gardée en apparence que par un seul garde qui semblait être tenté par un plat de viande. Le chevalier ne pouvait voir de quoi il s’agissait, et ne cherchât pas à le savoir. Son instinct lui indiquait un danger, mais il ne savait pas de quelle nature il pouvait être. Après tout, peut être se trompait’ il et que seul ce « trouffion » était présent. Un rayon laser lui perforât le poumon gauche de ce dernier,et mit également fin a ses jours.  Alors que l’impérial se levait pour aller se rafraichir et éventuellement assouvir la faim qui le tenaillait, il entendit grésiller son holocommunicateur, comme si quelqu’un tentait de le joindre…

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                  #11

                  Post n°11
                  Auteur : Darth Malraas

                  Dans une des chambres de communication de la Citadelle Colddar V, les communicateurs sur les canaux généraux sont surveillés avec la plus grande intention, bien qu'aux moyens de certains Slivers ils fréquentes les communications privés des leurs. Les Muuns inquiets pour la sécurité de leurs affaires se noient dans une phobie maladive envers tous, les conduisant à agir de la sorte. Quoi qu'il en soit, un agent de communication intercepte sur un canal une phrase intéressante et à la fois effrayante, selon les critères Muuns.

                  Ici le chevalier jedi Umbra, je suis séquestré dans un immeuble de mygeeto, Mes jours sont en danger, je suis avec le gang du Joker…

                  Sentant l'adrénaline lui parcourir l'échine, il frisonne et frappe de sa longue et fine main, une tablette personnelle avant de parler prestement.

                  ]

                  -Nous avons un Jedi sur Mygeeto !

                  Une voix d'un calme plat lui répond après un temps plus ou moins long.

                  -Vous en êtes sûr ?

                  Comme s'il avait son interlocuteur en face de lui, l'humanoïde hoche nerveusement la tête et grimace.
                  Il caresse son visage, se concentrant pour rafraichir sa mémoire et presse un bouton sur la tablette à ses côtés.
                  Le message repasse une seconde fois.


                  -Umbra ? Umbra ...

                  Deux minutes s'écoulent péniblement, rendant l'agent encore plus tendu.
                  Finalement au bout du compte, l'interlocuteur reprend.


                  -Triangulez la position du communicateur employé pour cet appel.

                  Pianotant sur un clavier en face d'un écran holo, le Muun se connecte à des appareils technologiques capables de retrouver un communicateur n'importe où sur Mygeeto. Du moins n'importe quel comlink ayant envoyé un appel relayé jusqu'à Colddar V, dans une zone sans turbulences et en dehors des cavernes sur ou sous la terre. Après quelques secondes il bondit de joie sur sa chaise à répulseur en manquant de tomber à la renverse.

                  ]

                  -Je l'ai ! J'envoie les coordonnées au service de...

                  Dans un fracas violent, les portes derrière le Muun s'ouvrent et s'écrasent contre les murs aux angles.
                  Largement ouverte, l'entrée révèle la présence d'un étrange droïde encore inconnu tenant entre ses mains un sabre laser de couleur rouge.
                  Une jeune femme s'insère dans la pièce, les sourcils foncés. Derrière elle un autre Muun la suit.


                  -Commandant Delia c'est peut-être un erreur ! Le Muun l'agripperait presque pour freiner sa route, il arrive parf...

                  Le sabre laser rouge de la machine droïde s'arrête sur la trachée de la créature, hoquetant de surprise.
                  La rage dans les yeux, le Commandant de la Légion Amber, la femme Tahiri Delia s'exprime avec autorité.


                  ~Commandant Delia~

                  -Des Jedi sur Mygeeto est une chose courante mon cher ami ? Vous voulez dire qu'il traîne ici des adeptes de la Force, des Jedi, au sein de l'Empire de la Confédération ? Voulez-vous que le Général Gelmir soit tenu au courant IMMEDIATEMENT de cette situation déplorable ? De l'incapacité de vos forces de sécurités !? De la totale coopération du Clan Bancaire dans une entreprise illégale visant à repêcher les pauvres âmes errantes Jedi ?

                  -Deuh heu, enfin heum..Le Muun balbutie avant de se reprendre, non bien sûr que non. Je voulais simplement dire qu'il ne faudrait pas trop prendre au sérieux cet appel.



                  -Je me fiche de vos conseils si peu avisés, directeur. Elder laisse le tranquille.

                  La machine relâche son emprise sur le directeur de Colddar V et finit par éteindre son sabre laser pour l'aspirer via un mécanisme étrange, à l'intérieur de sa main, de son bras. N'ayant rien manqué du dialogue entre son interlocuteur et la militaire, l'agent des communications joint ses mains l'une contre l'autre et tousse pour tenter de parler.


                  -Enregistrez la communication sur holodisque et retournez celui-ci aux quartiers militaires séparatistes. Coupe le Commandant en tendant la main vers l'écran, les coordonnées ?

                  L'humanoïde pivote et affiche une ligne de caractères différents.
                  Invitant le droïde à lire l'écran, la militaire s'écarte pour laisser place à la traduction.
                  Une seconde plus tard le droïde relève sa tête mécanique vers sa maîtresse.


                  -Zone aux immeubles désaffectés.


                  -Envoyez un Peloton sur place, Elder et moi allons là bas !

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                    #12

                    Post n°12
                    Auteur : Vlad Todd

                    - Bien, désormais, la fête est terminée.


                    Le ton employé par Ellidi ne différait pas de l'ensemble de celui utilisé pour ses discours depuis le début de la soirée, et accessoirement, celui de sa vie. Enthousiaste, profondément narquois, et indéniablement sensuel. Il se marriait à la perfection avec son apparence blonde, ses yeux presque vides et tous les préjugés qui allaient avec. On aurait dit une poupée gonflable de haut réalisme ou un robot parfait, sans âme mais bien servi. Personne ne lui répondit, tout le monde s'exécuta. Cette sentence semblait être le déclencheur d'un plan de gestion de crise ou d'une extradition rapide des yeux car à peine eut elle fini sa phrase que le bâtiment désaffecté de la planète devint l'antre d'un véritable branle-bas de combat. Le Corellien aux formes imposantes, dont l'étrange masque semblait - et était - composé de la peau d'un être corellien prélevée par chirurgie, fut le premier à quitter la pièce, en trombe, poussant au passage un Noghri qui n'avait rien demandé. En tout, une quinzaine d'autres anciens habitants d'Honoghr, enrôlés par le Cerberus puis le Blood Circus, venaient d'être appelés par Ellidi pour faire face au danger. L'un des autres membres du Blood Circus, le trop propre et trop mince agent humain, monta sur la table pour rejoindre l'autre partie de la pièce et décrocha de sa cheville blanchâtre, comme impregnée de tact, un ridicule petit calibre avec lequel il visa par la fenêtre, comme s'il était en possession d'un fusil de précision ou d'un DC-15x. L'agent apparemment atteint de nanisme, plus calme encore qu'Ellidi, se lissa la barbe en regardant la porte coulissante régie par un système automatique. Il semblait perplexe, quoi que relativement serein mais ses traits effacés ne portaient aucune marque de peur, d'autant que son regard n'était chargé que de folie, à l'image de celui d'Ellidi. Cette dernière, toujours assise dos à l'activité, la tête légèrement penchée de côté, fixait quelques souvenirs sanglants et la fameuse abîme où résident nos monstres. Cette abîme devait dèja être vide, car loin de simplement la regarder du haut de sa conscience, les monstres d'Ellidi avait pris possession d'elle depuis longtemps. Récemment, elle s'en était débarassée, les avaient "consommés" pour devenir bien plus horrible qu'eux. A l'image des démons que chaque personne avait et passait sa vie à courir vers la vertue pour leur échapper, elle était un démon grandeur nature, pas seulement appliqué à une seule personne mais le démon de l'humanité, la forme humaine des aspects les plus vils et des instincts les plus bas d'une population d'êtres intelligent pullulant par milliards dans une seule Galaxie. Plus qu'incarner la mort et la perversion, Vlad et Ellidi, sa fidèle recrue "apprentie" la vivait chaque jour, pour l'insuffler partout où ils passaient. Avec l'enlèvement de Lesmli Umbra, ses conditions et sa place qui lui vaudrait l'attention des hautes sphères galactiques, ce n'était pas l'avènement de leur sanglante destinée qui se déroulait, mais cette même destinée qui commencait. Oui, ce n'était que le commencement. Et quoi de mieux pour commencer ce genre qu'une explosion ? Une explosion à la hauteur de leur réputation bien sûr.



                    Depuis l'écriture du plan, et la prévision de l'échapée du chevalier impérial, Ellidi avait mis en place tout un tas de plans à tiroirs et de prévisions destinés à assurer prolifiquement la suite de son règne criminel, ou plutôt le début de son ascenscion, aux côtés de Vlad, dèja loin devant elle sur "la voie sans sens." Dans le plus parfait des cas, Lesmli était averti de l'attaque de Coruscant et Naboo, ressortait traumatisé et tentait de quitter la planète en éradiquant la menace qui poussait discrètement dessus. Dans ce cas là, ainsi que dans le cas où il n'appelait personne et même le cas où il mourrait après avoir communiqué ses informations, la suite de la scène était un feu d'artifice et la fuite du Blood Circus. Pour cela, des explosifs volés au Cerberus lors de la scission du Blood Circus et des liquides et matières combustiles récupérées un peu partout avaient été disseminées dans l'ensemble de l'ancienne structure bancaire, reliées entre elle puis rassemblées sous la guillotine d'un seul bouton, l'ordre d'une seule voix. Cette commande à distance, c'était Ellidi qui la détenait. Elle était encore très mauvaise en gestion d'explosifs, déminages et son inverse, mais au Cerberus, on l'avait bien conseillée sur la marche à suivre. Comme prévu, les noghris arrivèrent aussitôt Lesmli disparu du champ de vision entourant le bâtiment, silencieux mais ordonnés. Ellidi venait d'ordonner la fin de la fête, il était donc temps de commencer la dernière phase.  Pour quitter le bâtiment, ils auraient besoin d'encore moins de temps que le mi-Cathar grâce aux ascenseurs. Quant à leur défense, s'ils venaient à être repérés dans leur escapade, la petite troupe des Noghris était chargée de servir de gardes du corps, assassins et chairs à canon le temps que les agents du Cerberus arrivent à leur véhicule personnel, dissimulé juste derrière le bâtiment. D'ici là, ils pourraient s'éloigner légerement de ce dernier, pour surveiller l'arriver éventuelle de forces de nettoyage ou des forces de l'ordre de Mygeeto et faire sauter le tout dès qu'ils commenceraient leur intrusion.


                    C'était le plan et ce fut fait. Une fois sortis du bâtiment, les agents du Blood Circus parvinrent à leur vaisseau, prirent de l'altitude et s'éloignèrent, en prenant soin de ne pas rester à découvert au cas où des unités volantes rejoindraient la zone, puis attendirent l'arrivée de la "police" ou de son équivalent appelé. La dernière difficulté serait de quitter le système séparatiste, et ils comptaient le faire rapidement, avant qu'une véritable alerte ne déclenche une fermeture trop hermétique.

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                      #13

                      Post n°13
                      Auteur : Lemsli Umbra

                                  La cuisine était désormais déserte.  Le grésillement du communicateur qu’avait dérobé le chevalier impérial avait finalement cessé. Ce dernier en profita pour aller boire au robinet puis, avec son couteau, avala un morceau de bacon non sans l’avoir auparavant reniflé détectant d’éventuelles traces de poison. Il ne savait pas quelle pouvait être l’odeur d’une tranche de bacon empoisonnée, mais cela ne l’empêchait pas de la renifler quand meme. Ca avait un petit coté « pro » ou « dure a cuire ». Son maigre repas englouti, une question se posait. Son communicateur restait obstinément muet, soit les jedis n’étaient pas les bienvenus sur ce monde, soit il parlait dans le vide. Dans tous les cas, inutile de s’acharner. En attendant, que pouvait’il bien faire pour le moment. S’enfuir ou remonter traquer les terroristes… Un choix relativement simple pour toute personne normalement constitué et élevé. Sauf que le cathar était le neveu d’une sithe qui lui avait apprit bien des choses, et qu’aujourd’hui il représentait la caste d’élite des chevaliers impériaux. Il se devait donc de ne pas réagir comme la moyenne. D’un autre coté, jouer les héros pour jouer les héros n’était pas non plus une preuve d’intelligence, et les castes d’élite privilégiaient plutôt les gens qui en avaient un minimum dans le citron.
                       
                                  Le chevalier mit son blaster contre son épaule, et mit en joue son environnement. Puis, il glissa prudemment vers la fenetre pour jauger la hauteur de l’édifice ou il était. Lemsli fut légèrement surpris. Il n’était pas très haut, si toute chute serait mortelle, une désescalade se révélait possible. L’impérial allât chercher une lance a incendie qu’il avait vu devant la porte de la cuisine. Saisissant cette dernière, il la déroulât et l’amena devant une vitre. De trois coups, il fit exploser le verre et jeta le long et lourd tuyau dans le vide. Puis, inspirant un grand coup, il saisit sa corde de fortune, et entama une lente désescalade. Son épaule le martyrisait, et ses jambes étaient flageolantes, néanmoins le fuyard parvint a descendre quelques étages en toute discrétion. Au dessus de lui, il entendait beaucoup de mouvements, les hommes de main d’Ellidi et des autres barjots devaient certainement le rechercher activement. Alors qu’il continuait son évasion, son instinct lui indiquât un danger. Risquant un coup d’œil en bas, il vit qu’il était presque au bout de sa corde de fortune.
                       
                                  Il vit également le vide sous ses cuisses. Se sachant sujet au vertige, il avait prit un soin tout particulier a éviter de regarder en bas, de peur que son moral ne soit ainsi zappé. Et ses craintes se révélèrent fondées. Pour un observateur en bas, le chevalier n’était qu’à quelques mètres du sol, mais pour lui, c’était un véritable abime qui était au dessous de lui. Si seulement ses jambes étaient flageolantes, c’était désormais l’intégralité de son corps qui tremblait comme une feuille. Lemsli était comme hypnotisé par ce vide, et ne pouvait pas détacher ses yeux du sol. Il était à la fois terrorisé et fasciné par cette promesse de mort. Il eut a peine conscience du groupe de gens qui sortait du bâtiment. Il reconnut néanmoins la femme parmi eux, et si une violente envie de les abattre depuis son mur le prit, sa peur du vide le domina et il les vit s’éloigner tranquillement vers un véhicule. Le véhicule parti lentement, et dans un soudain accès de colère, il dégaina son blaster à une main.  Sa rage ne durât néanmoins qu’une poignée de seconde, et très vite la peur reprit le dessus violemment. Trop violemment. Le chevalier ne se rendit même pas compte sur le coup qu’il chutait dans le vide. Son cerveau, embrumé par la terreur, parvint a la conclusion qu’il devait arriver sur les jambes pour amortir le choc. Puis ce fut un grand silence dans les pensées du métis.
                       
                                  Seule comptait la volonté de survivre. Le chevalier se refusait de mourir dans cet endroit gelé perdu de tout. Un sentiment de puissance l’envahit. L’action avait eu beau duré une poignée de secondes, cela parut une éternité pour le serviteur de l’ordre. Une éternité ou il prit la décision de ne pas mourir, que la puissance qui l’envahissait le sauverait de cette mort brutale. Il ne mourrait pas le corps brisé dans la neige de ce monde inhospitalier. Il s’en fit le serment.
                       
                                  Puis ce fut le choc…
                       
                                  Si Lemsli ne s’était pas fait repéré par d’éventuelles personnes externes, c’était parce que, outre sa tenue blanche qui faisait office de camouflage et sa discrétion féline, il avait désescaladé  l’immeuble sur la face arrière. La ou personne ne regardait vraiment et ou on entreposait les poubelles. Ce fut précisément là où le cathar atterrît. Les sacs amortirent bien sa chute, et lui permirent ainsi de ne rien se casser. Il fut en revanche sonné pour une poignée de secondes. Usant de son instinct, le chevalier qui avait prit un énorme coup de fatigue avec cette chute, se releva, constata que sa blessure a l’épaule et quelques unes des autres marque laissés par le joker, et en boitant et en discrétion, il se dirigeât vers une borne électrique encadré par trois murs, il se mit derrière a l’abris des regards, et s’évanouît. Il était véritablement écrasé de fatigue et ses blessures le refaisaient souffrir a nouveau. Sa dernière pensée fut une prière a une divinité quelle qu’elle puisse être pour que les terroristes ne le débusquent pas…

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                        Auteur : Darth Malraas

                        Peut-être est-elle arrivée trop tard ?
                        Le temps de structurer un peloton et d’organiser une stratégie fiable, le Jedi et le gang du Joker pourraient s’être fait la mal. Des tas d’immeubles désaffectés jonchent les coordonnées de destination, une vaste zone autrefois habitée aujourd’hui désertée à cause de la guerre. Ne l’oublions pas la guerre contre la République a fait des ravages et pas seulement dans les mondes républicains. La Confédération a aussi son lot de systèmes ruinés et bons à la reconstruction. Mais aujourd’hui les cités forteresses, les Colddars imprenables et magnifiquement bien taillées, à même la roche pourraient supporter le poids de bombardement à partir de la terre ferme. Bien sûr tout ceci afin d’éviter les drames de la grande guerre.

                        Mais une fois aux coordonnées tout est quasi impossible.
                        Les Muuns ne sont pas très regardant sur leur système écologique et la biodiversitée ? Une bêtise certaine. Pourquoi se soucier de déblayer des méga tonnes de gravats quand on peut construire ailleurs ? Le Clan Bancaire a un goût certain pour les affaires les moins couteuses.

                        Tahiri Delia en tête du peloton avec à ses côtés Elder, le droïde EG anti-forceux, se dirigent directement vers les coordonnées triangulées par l’agent des communications de Colddar V.
                        Une fois en place, la Confédération entame l’encerclement de plusieurs bâtiments, via une manœuvre simple. Bien sûr une fois la chose achevée, les premiers droïdes s’avancent bien plus en avant de la zone de feu, que la stratégie l’exige. Le tout afin de savoir si une force armée est présente.

                        Croisant les bras, la demoiselle attend une dizaine de minutes.
                        Ne voyant rien à l’horizon elle décide de prendre une escouade de droïdes et de pénétrer un bâtiment. Sans doute tombera-t-elle sur quelque chose…

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                          Post n°15
                          Auteur : Lemsli Umbra

                                
                                      Le chevalier eut froid. Il était assaillit par des centaines de poignards de tous les cotés. Et pourtant il ne se vidait pas de son sang. La douleur était néanmoins tellement intolérable, et le métis qui sentait que la réalité était en train de le rattraper très rapidement, émit un léger gémissement. A la suite de quoi, il ouvrit les yeux.
                           
                                      Sur le coup, l’impérial ne reconnut pas son environnement. Face a un mur, allongé dans la neige, dans une tenue blanche peu adapté a son environnement. Il était grelottant, et avait la sensation d’un danger qui arrivait. Son  instinct lui donna raison, très vite, la démarche lourde d’un noghri, qui avait dut entendre sa chute, se fit entendre. Dégainant son E-11, il inspira fortement afin d’évacuer sa fatigue et sa douleur, et escalada la borne électrique. Le truand n’était qu’a quelques mètres de lui, pourtant, la tenue blanche habituelle du chevalier faisait office d’un bon camouflage pour ce milieu, et le noghri ne s’attendait pas regarder sur le toit du petit bâtiment. Le fuyard mis calmement son poursuivant dans la ligne de mire de son arme, il ne lui laisserait aucune chance. Ils étaient nuisibles à la galaxie, et Lemsli ne se voyait pas en lâche assassin, mais en vengeur. Tel le glaive de la justice qui tomberait, s’abattant impitoyablement vers celui qui avait fait une faute. Le soldat plaça lentement le viseur au niveau de la tête de la cible, et, d’un geste sure il pressa la détente de son arme, expédiant l’alien en enfer.
                                      Enfin… c’était ce qu’il espérait. Alors que le serviteur de l’empereur pressait la gâchette de son arme, celle ci s’obstinait à rester muette. La chute avait dut mettre l’arme hors service. Poussant un discret soupir, le jeune Umbra se laissa glisser au sol, et, en toute discrétion, il s’approcha de l’homme de main d’Ellidi, couteau sortie, prêt à l’égorger. Néanmoins, le noghri se retourna alors que le chevalier n’était plus qu’a 2-3 mètres de lui. Reconnaissant immédiatement sa cible, le hors la loi leva le canon de son blaster vers l’impérial, et… il fut projeté a terre un mètre plus loin. Lemsli ressentait de plus en plus le pouvoir qui le parcourait, comme s’il n’était qu’un fleuve traversé par une énergie aussi ancienne que la galaxie, et aussi dangereuse qu’un soleil. Le chevalier était persuadé qu’il tenait la la clé pour utiliser ce que sa tante appelait « la Force », et qu’il était en train d’ouvrir les portes pour être aussi puissant qu’elle ne l’était. Voyant sa cible se retourner, vers lui, et le menacer de son arme, il avait levé le bras vers lui, et sans qu’il ne puisse se l’expliquer, il était parvenu a envoyer ce fleuve de puissance percuter son ennemi. Il n’avait pas réfléchit, il s’était imprégné de la certitude de son pouvoir, et savait qu’il allait arriver a utiliser son don.
                           
                                      Il y’était arrivé.
                                     
                                      Sans s’attarder sur la réussite de son entreprise, il jeta son couteau sur le noghri, allongé sur le sol, et l’atteignit en plein œil. Le coup tua sa victime instantanément. Le soldat, grelottant de froid, eut l’idée de déshabiller en vitesse sa victime. Il aurait ainsi une tenue plus adaptée a son environnement, et serait parfaitement incognito. Il pourrait ainsi  rallier l’astroport le plus proche et aller droit vers Coruscante. Le cauchemar se terminait enfin. Appliquant ainsi son idée, il se vêtit de la tenue du noghri, et habilla son cadavre avec ses propres vêtements. Il prit également son blaster, et en profita pour tirer trois coups dans son corps. Ainsi, si les autorités trouvaient le cadavre du natif d’Honogr, elles penseraient immédiatement avoir trouvé le cadavre du chevalier jedi « umbra » qui n’avait finalement pas survécut à sa fuite.
                           
                                      Jetant au loin son blaster, et abandonnant son couteau, l’impérial rajusta sa tenue, et se fiant à son instinct, il s’éloignât de l’immeuble. Le noghri pouvait ne pas être seul, et avoir d’autres copains qui seraient ravis de trouer la peau du chevalier. Lemsli avançât de quelques mètres, donnant ainsi l’impression a tout observateur que ce n’était pas un soldat blessé qui s’enfuyait, mais un jeune qui se baladerait dans une banlieue abandonnée ou dortoir, quand soudain, l’immeuble qui dont il venait de s’évader explosa littéralement. Le souffle de l’explosion projeta le métis a quelques mètres de la ou il se tenait. L’explosion allait surement rameuter tous les services de sécurité du coin, mais également les habitants des quelques immeubles encore habité par les plus pauvres qui  ne pouvaient que vivre dans ce champs de ruine. A moitié sonné, Umbra se relevât et se plaça prés d’un immeuble d’ou les premiers habitants sortaient déjà afin de voir de plus prés l’explosion. La guerre terminée, la curiosité du morbide, propre a bien des peuples reprenait le dessus, et très vite une foule de badaud se rassemblât, caquetant et commentant l’attentat. Repérant une bande de jeune du même âge que lui, et portant des tenues très diverse, Lemsli se joignit a eux en toute discrétion. Les jeunes, tellement surpris par ce qui venait de se passer ne lui accordèrent aucune attention. Déjà, il se murmurait que l’armée enquêtaient dans un quartier au nord, a 2 minutes d’ici…

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                            Auteur : Lemsli Umbra


                                        Un jeune homme somnolait sur une chaise, dans un hangar. Il attendait patiemment que son nouveau vaisseau soit prêt à décoller. On lui avait assuré qu’il serait prêt d’ici une dizaine de minutes, le temps que les gravures qui allaient orner son transporteur soient terminés. Lemsli avait ainsi l’occasion de prendre un bref repos et de se remémorer ce qui venait de se passer. Il était parvenu a quitter le groupe de jeune qui l’avait, inintentionnellement, couvert et protégé de toutes question. Néanmoins, le serviteur de l’empereur avait conscience que plus il resterait dans les parages, plus il aurait de chances de se faire intercepter par des patrouilles de police, par l’armée, ou même, de se faire dénoncer car un habitant bavard se serait aperçu de la présence d’un habitant inhabituel. Aussi, ce dernier décida de quitter la zone, et d’aller se réfugier ailleurs, dans un quartier ou on lui ficherai la paix. Parallèlement, son épaule, qui s’était rouverte un peu plus tôt lui faisait beaucoup moins mal,  et après une courte pause, dans un endroit a l’abri des regards, l’impérial put constater que sa blessure qu’il croyait vraiment rouverte, avait déjà bien cicatrisée. Le travail des clowns s’était finalement révélé fiable. Et, le soldat avait reprit calmement sa route pendant une petite heure en se dirigeant à l’est. Au bout de sa route, il avait vu un concessionnaire de vaisseau, et Lemsli  put enfin s’y abriter, le temps de faire une superbe acquisition et de préparer ainsi son départ. Le fugitif était très fatigué, néanmoins, il parvint a se maintenir éveillé, le temps que sont infiltrateur soit prêt. Et enfin arriva le moment fatidique où un mécano vint le voir en lui annonçant que son appareil était désormais a lui.
                             
                                        C’est avec une certaine émotion que l’impérial prit place sur le siège, flambant neuf, du vaisseau. Il écouta d’une oreille attentive les directives du mécano, au sujet des commandes et des moteurs de l’engin. L’appareil était a la fois très simple a piloter, mais beaucoup de commandes peu orthodoxe venait compliquer la chose, telles que les commandes et les systèmes de camouflage optique et radar sacro saint aux yeux du métis. Les moteurs ioniques étaient également assez complexes et leurs entretiens n’allaient pas se faire en claquant des doigts. L’ensemble de ces formalités prit une grosse heure, peut être même une heure et demie. Néanmoins, quand le mécanicien lui sera la main pour lui souhaiter un bon vol, et lui recommanda de prendre le plus grand soin de ce vaisseau, Lemsli exultait. Il tenait son premier vaisseau et allait en prendre un grand soin. La « Surprise » deviendrait son arme. Alors que l’impérial rêvassait encore, assis sur son poste de pilotage, le mécano avec qui il avait parlé avait prit les commandes d’un genre de remorquer et menait la machine dehors, afin qu’elle puisse prendre son envol. Au même moment, Umbra vit pas très loin une patrouille de droides de combat. Sans s’en occuper, le chevalier démarra immédiatement, et un doux et harmonieux cliquetis se fit entendre. Un léger ronronnement suivit. Lemsli ferma les yeux et profita de ce son si mélodieux quelques secondes. Puis, il entama la manœuvre de décollage. La « surprise » réagit avec une fluidité  et une précision qui surprit son pilote, même pour un vaisseau de cette classe. La machine semblait avoir adopté son possesseur. Avec un léger sourire aux lèvres, son premier depuis bien longtemps, l’impérial s’éleva très haut dans les airs, et atteint très vite l’orbite de cette planète qu’était Mygeeto. Son odyssée prenait enfin fin.
                             
                                        Une fois dans l’espace, Umbra enclencha tous ses dissimulateurs. Il ne voulait pas avoir d’ennuis, et ne voulait pas être déranger par quelques événements externes. Il réglât le pilotage automatique, et enclenchât la vitesse lumière droit sur Coruscante, Il réglât également une larme qui le préviendrait dés qu’il entrerait en orbite de la planète capitale. Une fois la route engagée, Le jeune homme se leva et d’un pas las, se dirigea vers une couchette. Il se coucha, et sombra aussitôt dans un profond sommeil. Il s’en était finalement tiré…

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                              Post n°17
                              Auteur : Super PNJ

                              Lockart avait beau épousseter de temps à autre son long manteau gris pour en faire tomber la neige qui s’y accumulait, il ne parvenait pas à le garder impeccable bien longtemps. C’était là un comble pour ce Capitaine Zabrack ! Ce dernier était un véritable maniaque pour tout ce qui s’approchait à l’ordre et à la propreté. Il était parvenu à quitter la poussière Géonosienne a grand coup de demande de mutation  mais il n’avait pas prévu que tout ce remue-ménage ne le fasse arriver ici … Mygeeto … C’était là bien sa veine : le voilà dépêché en mission sur une planète de glace. Au final Lockart avait échangé un enfer orange contre un enfer blanc et pour la première fois de sa vie la capitale Séparatiste lui manquait.

                              Mais tout cela ne devait pas lui faire oublier la raison de sa venue. Le sigle du DSP fièrement accroché sur son uniforme le lui rappelait à chaque minute. Il était ici pour assurer la stabilité du régime et empêcher l’ennemi de nuire à la grande nation Séparatiste. Sa mission avait tout ce qu’on voulait de plus officiel et cela lui plaisait : il était en position de force face à ses interlocuteurs. Pendant qu’il réfléchissait à tout cela, d’autres été véritablement en train de travailler malgré les rudes conditions climatiques de la planète. C’était par exemple le cas des autres membres de son équipe qui s’activaient depuis plusieurs heures déjà sur les décombres de l’ancienne zone désaffecté. Lockart, quant à lui, était en train de fumer une cigarette tout en supervisant ses hommes. Pour lui c’était une répartition équitable du travail : s’il avait monté en grade ce n’était pas pour faire le sale boulot ! Un de ses subordonnés le chambra à ce sujet lorsque le vrombissement significatif d’un moteur se fît entendre derrière lui. C’était un speeder Deverlti GP accompagné de quatre S.T.A.P. L’agent du DSP leva les yeux au ciel avant de jeter son mégot au sol. Il l’écrasa avec énergie sans se donner la peine de se retourner vers les nouveaux arrivants. Voyant tout ce remue-ménage, le soldat qui l’avait interpelé retourna au charbon. Mieux valait ne pas être dans le coin en cas de querelle entre des officiers de services différents : car lorsqu’un officier avait le dessus sur l’autre, celui qui était humilié passait généralement son humeur sur ses subordonnés. Ce n’était pas le genre du Capitaine mais comme disait le proverbe Neimoidien : « il y a un début à tout ». Une femme en uniforme venait d’ouvrir la porte du Speeder. C’était un haut gradé. Elle se tenait fièrement sur le marchepied du véhicule et s’adressa avec force à son intention.


                              ~Commandant Delia~  
                                 


                                  
                              « - Capitaine Lockart ? Le zabrack se retourna dans la direction du speeder. Il examina son interlocutrice avec calme avant de lui adresser un bref signe de tête. La militaire esquissa un léger rictus avant de sauter au sol. Elle portait un uniforme cintré aux tons gris clairs avec un blaster couleur ivoire ostensiblement accroché à sa ceinture. Tout en avançant elle s’adressa à l’agent du DSP. Bienvenue sur Mygeeto Capitaine. Je dois avouer que je pensais vous retrouver à Colddar I. Les nuits sont rudes sur la planète vous ne devriez pas traîner. »

                              L’homme constata que la nuit était effectivement en train de tomber. Il hocha une nouvelle fois la tête. La poignée de main fut chaleureuse. Les deux militaires ne s’étaient pas salués selon le pompeux protocole. Lockart adressa un léger sourire à son interlocutrice. Il l’avait reconnu : il s’agissait de la Commandant Tahiri Delia.

                              « - Nous sommes arrivé plus tôt que prévu. J’ai préféré faire un détour avec mon équipe pour contempler cet endroit de mes propres yeux … Lockart enleva ses lunettes anti UV et les essuya avec un mouchoir avant de les ranger dans son manteau. Quand je vois ce qui reste de ce complexe je me dis que vous avez beaucoup de chance d’en être sortie vivante Commandant Delia … D’un signe de main le zabrack désigna le bras de la jeune femme. La militaire lui adressa un bref signe de tête. Pour sûr qu’elle avait eu de la chance ! Son audace lui avait valu de rentrer avec un groupe de droïdes dans le bâtiment qui avait abrité des individus représentés comme des membres du gang du Joker. Malheureusement l’ennemie avait quitté les lieux non sans l’avoir miné. Elle avait perdu son bras gauche et plusieurs organes avaient étés touchés lors de l’explosion. Par miracle les médecins avaient réussi à la sauver mais les séquelles étaient permanentes : elle portait à présent une prothèse de remplacement pour le membre qu’elle avait perdu. Lockart n’avait pas voulu la mettre mal à l’aise, il apposa sa main droite sur son épaule avant de reprendre. J’entends bien aider à l’arrestation de ceux qui vous ont fait ça. »

                              Ces derniers mots avaient été prononcés sur un ton confidentiel. L’homme semblait réellement compatir à ce qu’avait enduré sa comparse. Il retira sa main et fit mime de regarder les nuages. La militaire tira sur son ceinturon avant de reprendre la discussion sur tout ce qu’il y avait de plus officiel. Ce zabrack et ses manières peu conventionnelles l’avaient surpris. Elle le fixait de toute la puissance que lui donnait son rang. Son regard était fixe et déterminé. Lorsque Lockart baissa les yeux et tomba sur son regard son sang se glaça. C’était comme si le blizzard ambiant n’avait aucun effet sur cette femme de glace.

                              « - Cet endroit n’est plus qu’un tas de ruine Capitaine … Vous n’y trouverez rien ! Le froid a tué toutes les preuves organiques et ceci depuis bien longtemps. Delia regarda les agents à la solde du Zabrack. Ils étaient en train de faire des prélèvements mais elle doutait de l’utilité de leur enquête. Elle se retourna vers son interlocuteur. Vous auriez dû nous contacter pour vous rendre sur les lieux. Nous vous aurions dépêché une escorte, par ses temps on ne sait jamais ce qui peut arriver. »

                              L’homme fît signe à ces hommes de tout remballé. Ils s’exécutèrent immédiatement rangeant le matériel dans la navette qui les avait amenés sur place. Pendant qu’ils bossaient, Lockart restait avec la commandante. Il n’avait pas l’habitude de s’abaisser à travailler avec ces subordonnés. L’homme n’avait pas lâché Delia du regard. Un léger bras de fer s’était instauré entre les deux officiers et à vrai dire chacun d’eux se complaisait dans cette situation.

                              « - Nous sommes sur une planète civilisé ! Ces quelques groupes anarchistes ne doivent pas nous obliger à vivre dans la peur. La .C.SI ne jouera jamais le jeu de ces terroristes. Mes supérieurs attendent des résultats et je ne veux pas perdre de temps. Nous nous sommes mis à l’action dès que possible et nous reprendrons demain avec ou sans escorte. Nos experts travaillent depuis plusieurs heures déjà mais à vrai dire vous avez raison … Il ne reste plus grand-chose sur les lieux. Le temps a fait ses preuves … »

                              Le zabrack venait de corroborer ce que Delia pensait. Du moins c’était là la version officielle. Elle invita l’agent du DSP à rentrer avec elle dans son speeder pendant que ses hommes rentraient en navette. Il accepta volontiers et il suivit la militaire à bord de l’appareil. La capote avait été relevée et les chauffages étaient à fond. Bon dieu qu’il faisait bon dans ce véhicule ! La commandante fit signe à son chauffeur de démarrer. L’engin décolla rapidement accompagné par sa légère escorte et de la navette du DSP. L’intérieur du speeder de fonction était à l’image du Clan Banquaire : luxueux. Deux banquettes se faisaient face dans l’espace réservé aux passagers. Les deux officiers étaient l’un en face de l’autre. Bien qu’il ne fût que Capitaine et que Delia fût Commandant, Lockart savait que la nature de sa venue et le mandat du DSP lui assurait d’être traité  en égal. Il se plaisait de cette position privilégiée. Il s’adressa à la responsable de la sécurité de Mygeeto avec un large sourire.

                              « - Sans vouloir vous offenser j’aurais espéré une affectation sur une planète un peu plus chaude ! Je me demande si je n’ai pas contrarié quelques-uns de mes supérieurs pour me retrouver ici … »

                              Delia rit à ça remarque. Un léger sourire s’était esquissé sur ses lèvres. Elle regarda le Zabrack avec amusement avant de lui répondre.

                              « - Je me suis posé la même question à mes débuts sur Mygeeto. Mais à présent je dois reconnaître que je me suis plutôt bien habitué à cette planète. »

                              « - J’aimerais partager votre point de vue mais j’espère bien pouvoir me passer le plus rapidement  possible de votre hospitalité Commandant. L’homme avait répondu en toute franchise. Il regarda par la fenêtre : on ne voyait qu’un décor gelé à perte de vue. C’était vrai que pour lui, qui aimait l’ordre, Mygeeto n’avait pas que des désavantages. Lockart désigna le conducteur du speeder à Delia. C’était un droïde. Il signifia par signe à cette dernière sa demande formelle d’effacer la mémoire du robot dès leur arrivé à Colddar I. Elle acquiesça à sa demande. Cela voulait dire que cette enquête du DSP était plus importante que prévue. L’homme sortit un dossier papier qu’il tendit au Commandant. Ce ne sont là que nos premières constatations : les terroristes ont utilisés des détonateurs au Baradium. Le tout état commandé à distance : c’est du travail d’amateur mais les matières premières sont de qualité. Les charges étaient bien disposés, nous avons notés la présence de matériaux inflammables et des secondaires : l’objectif était à la fois de tuer et d’effacer toutes les traces. L’homme sortit une nouvelle cigarette de son étui, la Commandant sortie un briquet et la lui alluma. Il savait qu’il avait toute son attention. Merci, nous devons faire des tests mais il se pourrait que l’explosif utilisé sorte d’un ancien stock Séparatiste. Je doute que nous puissions remonter cette piste mais nous avons déjà ça. Nous avons trouvés des cadavres de Noghris. Cette affaire nous inquiètes : un Jedi, des terroristes et de quoi faire sauter cette installation en entier. La question Mlle Delia c’est pourquoi ? Pourquoi faire péter toute cette friche industrielle ?! Visiblement ils voulaient faire disparaître des preuves et ils ont bien manqués vous tuer. Le Zabrack respira un grand coup avant de se lancer. Je crains que l’ennemi ne prépare quelque chose de grande envergure sur votre planète. »

                              Deila ferma les yeux avant de remettre la pochette à l’officier du DSP. Lockart récupéra le dossier et le posa dans le cendrier. Il le brûla avec sa cigarette et jeta les cendres par la fenêtre. Visiblement la Confédération craignait pour ses installations. C’était passé sans se remarquer mais il avait appelé son supérieur « mademoiselle » et non pas par son rang. Visiblement Lockart jouait de familiarité. Cette affaire ne plaisait pas à la Commandant, le DSP était une chose, une attaque Cerberus en était une autre.


                              « - La Confédération prévoit-elle de m’envoyer enfin des renforts ? »


                              « - La Légion Amber est un projet confidentiel et de haute sécurité. Nous devons assurer sa protection autant que faire ce peu. La présence de membres du Cerberus avec ce genre d’explosifs ne pourrait être tolérée. Deux cents soldats des troupes de choc de recherche et d’intervention ont été déployés à Colddar V il y a moins de 48 heures. Nos supérieurs souhaitent que l’Etat-major autorise l’envoie de la 14ème Division pour sécuriser les lieux jusqu’au déploiement de vos bébés. »

                              Ses bébés ?! Delia esquissa un signe de surprise.

                              « - Pardon ? Vous voulez parler du déploiement de la Légion Amber ?! »


                              Le capitaine Lockart esquissa un sourire entre deux taffes sur sa cigarette.

                              « - Je regrette mais je ne suis pas habilité à vous divulguer cette information. Code 22-896 … »


                              « - … Point 3. Je connais le protocole »

                              Le taxi venait d’arriver à la cité-forteresse de Colddar I. Tandis que la navette et les S.T.A.P continuèrent jusqu’aux logements de fonction, l’appareil du commandant vint rejoindre un garage privée. Lockart accompagnait toujours son hôte dans cette forteresse dont il ignorait tout. Mygeeto était une de ces planètes dont peut pouvait se vanter d’avoir un jour foulé son sol. S’il aimait l’ordre et la propreté, il était aussi un amoureux du luxe et ce qu’il vit en cette soirée manqua de lui faire tourner la tête. Le hall d’honneur était si imposant qu’on se brisait la nuque pour contempler son plafond. C’était là une salle immense dont la finesse contrastait avec sa démesure. Un lieu arborant la richesse de la culture Séparatiste, un lieu si divin qu’on craignait de polluer de par sa seule condition de mortel. Les yeux de Lockart brillaient d’avarice : oh oui, il pourrait bien réussir à s’accommoder à cette planète de glace. Delia le regarda avec amusement, elle savait exactement ce à quoi il pensait.

                              Ils continuèrent leur marche dans ce lieu incroyablement vide. Passant ci et là devant de larges cristaux, des colonnes de pierres incrustés de miroirs, des tables blanches remplies de vins et milles mets délicats, le zabrack se demanda s’il pourrait seulement avoir la volonté de quitter pareil domaine ?! L’abondance était de mise, une abondance à outrance ... Le clou de toute cette accumulation de richesse était bien entendu une estrade dressée dans un des coins de la salle de réception. Se dressaient là deux cristaux gigantesques, les plus grands jamais découverts sous la surface de la planète. Pour le Capitaine du DSP le commandant Delia s’apparentait à présent à une princesse : la femme vivait dans un monde différent, un lieu opulent de luxe et de richesse mais qui manquait cruellement de chaleur humaine. Il commençait à son tour à cerner sa personnalité, chacun d’eux trouvaient un reflet chez l’autre : un reflet de ce qu’ils n’aimaient pas et qui les attirait pourtant …

                              A la fin de la visite ils débouchent dans un luxueux salon. C’était là les appartements de la jeune femme. Un droïde « EG-Elder », se tenait fièrement dans la pièce. C’était premier droïde de la série EG, toujours prêt à protéger sa maîtresse. Il était rentré avec elle dans le bâtiment lors de l’explosion et bien qu’il fut réparé, sa carcasse avait été laissée tel quelle : abimée et avec de nombreuses éraflures. Delia vint jusqu’au bar et en sortit deux coupes ainsi qu’un vin exotique de cépages de la planète ScreugneuGneuBeugulEugejgeGleuBeugGeu. C’était une planète qui gagnait à être connu mais les étrangers ne faisaient aucun effort pour prononcer son nom. Pendant que son hôte s’afférait à ouvrir la bouteille, Lockart de débarrassa de son manteau. Il le jeta sur le Droïde qui servit à l’occasion de porte-manteau. Le robot ne cilla pas d’un millimètre. Alors que ses subordonnés allaient se cailler les miches dans les baraquements, le Capitaine était dans un lieu où le terme de palace était considéré une insulte.  Il s’approche de la militaire qui lui tendit un verre. Les coupes s’entrechoquent et ils trinquent. La soirée s’annonçait chaleureuse.
                                 

                              Spoiler : Spoiler
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                              Mufus    

                                  

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                                Auteur : Super PNJ

                                L’adage selon lequel l’avenir appartenait à ceux qui se levaient tôt était tant ancré dans les mœurs Séparatiste qu’il avait été à l’origine des premières grandes armadas de droïdes de combat. Protégée et servie par ces êtres qui ne dormaient jamais, la grande et rayonnante Confédération avait été bien souvent en avance sur ses adversaires. Cela avait été le cas lors des grandes crises de ce dernier cycle où les grands de ce temps se battaient encore à la régulière. Mais malheureusement les temps changeaient et les menaces de l’ennemi évoluaient. A présent l’adversaire frappait depuis l’intérieur même des colosses, érodant patiemment leurs talons pour mieux les voir chuter. Face à l’augmentation exponentielle de ces attaques surnommées dans le métier « coup de femme exerçant un métier ancien et honnête », il convenait d’adopter des contres mesures aussi performantes que cruelles.   

                                C’est dans cette logique que maints dignitaires de haut rang avaient fait le déplacement jusqu’à Colddar I. Défendus par une armée d’acier, le gratin de la région s’était rassemblée derrière les larges murs du complexe défensif de la citadelle mère afin de faire le point sur les évènements de Mygetto. Bien que la Confédération affirmait toujours qu’elle œuvrait dans l’intérêt du peuple, elle restait avant tout un rassemblent de riches industries. Cette planète incarnait cette dualité à la perfection puisqu’il était fait en ces lieux un si vaste déballage de richesse que le tout en était indécent. On racontait qu’il aurait fallu vendre maintes planètes pour ne serait-ce que s’offrir le pesant d’or que valait la décoration intérieure de la citadelle de Colddar I. A dire vrai la vérité n’était pas loin de ça.  Comment pouvait-on prétendre défendre la cause des prolétaires lorsqu’on vivait dans un univers qui était autant déconnecté du monde réel ? Aucune réponse n’avait encore été apportée à cette question mis à part une seule, appliquée dès l’origine de la Confédération : se débarrasser des détenteurs du pouvoir à un moment où à un autre pour les remplacer par d’autres. Ainsi s’étaient succédéés les purges au sein du parti et ainsi continuerait l’infernal cycle de la Confédération.

                                La salle de réunion était une large pièce recouverte du sol au plafond de marbre blanc. On avait érigé en son centre une longue table en bronzium autour de laquelle se trouvaient les grands pontes Séparatiste. L’ambiance qui y régnait était de marbre (tout comme les lieux ahah). Le commandant Lockart, bien à ses aises au sein de tant de richesse, buvait calmement son café tout en fumant une cigarette roulée. Comme le voulait la tradition il s’adonnait là aux traditionnels « 3C » qui dictaient la matinée de millions d’individu. Il en était au café et à la clope, il ne lui resterait plus que le caca pour parfaire la journée ! Bien que l’envie de siéger sur un trône fût présente, surtout en un lieu reflétant autant de richesse, le fier Capitaine n’en laissant rien paraître. Et, serrant son sphincter, il examinait de manière imperturbable les bas-reliefs dorés à l’or fin qui ornait chaque mur. Il était fait là la représentation d’antiques batailles menées par les ancêtres des dirigeants de Mygetto. D’autres gravures, plus récentes, représentaient hommes, femmes, enfants et même droïdes élevant haut et fier les couleurs du Séparatisme. Ce bas-relief rappelait que la C.S.I avait connu bien des évolutions, et pourtant elle était restée tout ce temps un acteur clef du pouvoir. Face à un silence extrêmement pesant un des collaborateurs du Président Sin Hall décida d’entamer la discussion.


                                « - Loin de moi l’envie de troubler votre sieste messieurs mais le temps c’est de l’argent ! Chaque seconde que nous passons loin de nos activités respectives et un gaspillage de temps et donc de crédits … Il a semblé important pour plusieurs d’entre vous que nous fassions le point sur la suite des évènements à mener sur Mygetto. Je ne partage pas cet avis mais soit … Le Muun se retourna vers les militaires tout fraichement débarqués sur la planète. Il y avait là Lockart mais aussi d’autres officiers venants de nombreux coins reculés de la Confédération. Bien des services étaient présents à cette réunion et cela ne lui plaisait guère. S’il faut parler et bien parlons … Je serais franc : depuis le changement de régence je trouve qu’il y a un peu trop de soldats étranger sur notre planète … »

                                Soldats étranger ? Ce genre de propos était suffisant pour passer devant un pelletons d’exécution. Un des agents du DSP qui était présent à la réunion ne resta pas longtemps sans réagir. N’écoutant que son patriotisme, l’humain attaqua violement le Muun à partie. A demi levé au-dessus de la table, il beuglait ses quatre vérités sans aucune retenue.


                                :Macewindu: « - Pardonnez-moi mais considérez-vous vos propres hommes comme une armée d’invasion ?!! Dois-je vous rappeler que nous appartenons tous à la même et unique faction ? Nous, soldats Séparatistes, servons le Clan Bancaire au même titre que toutes les autres fédérations. Si nous sommes ici c’est afin d’assurer votre protection ! »
                                 

                                Lockart, qui était resté silencieux jusqu’à présent, posa fermement sa tasse de café sur la table. L’effet escompté fût  au rendez-vous. Il n’y avait eu aucun autre bruit en cet instant-là et son geste avait focalisé l’attention de l’auditoire sur sa propre personne. Le zabrack savait le pouvoir duquel il était investi et tous en cette pièce en avait conscience. Cet homme pouvait aisément en faire fusiller un bon nombre pour trahison …

                                « - Certes, dans le passé il y avait moins de soldats sur Mygetto. Mais n’avez-vous jamais envisagé que cette situation se présente comme une évolution positive ? Comme une prise de conscience de l’Unité Séparatiste ?! De nos jours la Confédération ne s’attache plus à la seule défense de sa capitale : elle veille sur chacune de ses administrations! L’État-major Séparatiste a dépêché bien plus de soldats sur Mygetto que durant le mandat du Général Gelmir. Pourtant les incidents sont survenus sous sa gouvernance. Il a fallu qu’il renonce à ses fonctions pour que nous puissions vous venir en aide correctement. Nouvelle régence, nouvelle politique : nous n’abandonnons plus les provinces. » 

                                Ces derniers temps  les critiques à l’adresse de Gelmir se faisaient de moins en moins voilées. On racontait que le DSP avait fait disparaître un bon nombre de fidèles à l’ancien général mais il ne s’agissait là que de rumeurs. La véracité de ces propos était une toute autre affaire mais il était vrai que certains « accidents » étaient arrivés à d’anciens camarades de l’ex Général. On pouvait en outre se rappeler de la tragique noyade du Capitaine de Division Bulugugu en plein désert Géonosien. Toujours désigné mais jamais inquiété, le DSP ne pouvait qu’enquêter sur ces évènements sans jamais trouver de coupable. En interne la rumeur grandissait selon laquelle le Capitaine Vasil Bayharn, un commandant du Directoire, avait pris en personne la lourde tâche d’épurer les rangs de la grande armée. Quoi qu’il en fût-ce, les mœurs et les coutumes évoluaient au sein de la Confédération bien que dans les faits, le tout restait toujours le même : une balle derrière la nuque. Le Président Sin Hall s’impatienta, il congédia son collaborateur trop bavard et s’adressa à l’assemblée.

                                « - Messieurs je vous en prie ! Ne nous égarons pas dans ce genre de tergiversation. Nous savons tous que les propos de mon collaborateur ne reflètent en rien la politique du Clan Bancaire ! Le Muun regarda son assistance en silence avant de reprendre. Evitons que ce genre de propos ne s’ébruitent jusqu’à la capitale voulez-vous … Derrière ses simples mots se cachaient la froideur du système Séparatiste : le président venait de confirmer la mise à mort de son collaborateur. Sans doute était-il en train d’être garroter de l’autre côté de la porte ?  Le dossier clos, Sin Hall retourna son intérêt sur la raison originelle de cette réunion. Quand est-il de la situation sur ma planète ? Avez-vous réglé le problème du Cerberus ? »

                                « - Pour le moment l’enquête sur l’attentat suit son cours. Nous supposons que la friche industrielle servait d’arrière base à une cellule terroriste affiliée au « Joker ». Leur implantation en plein secteur stratégique Séparatiste laisse penser qu’ils planifiaient une opération contre nos installations. Une position terroriste en pleine zone de haute sécurité ? L’affaire était extrêmement gênante. Comment le DCRS avait-il pu passer à côté de ça ?!  Après la découverte des rapports entre Loyd et le Cerberus puis le vol des armes chimiques, c’était la crédibilité même des services des deux nouveaux membres de l’Etat-major qui en prenait un coup. Comme tout bon membre du directoire de la police politique Lockart ne portait pas le DCRS en son cœur. Il existait une certaine rivalité entre les services et c’était pour cette raison que leurs supérieurs avaient convenus d’un rapprochement. Mais si sur le papier le DSP et le DCRS devaient se serrer les coudes, chacun restait malheureusement avec ses préjugés sur le terrain. Le jeune Capitaine considérait les derniers évènements comme le résultat du laxisme qui s’était développé au sein des renseignements généraux. Quoi qu’il en soit l’officier n’avait rien à rajouter à ce sujet. Le tout n’était que convictions personnelles, le militaire de profession savait en faire abstraction. La critique à l’égard de ces camarades était pourtant induite dans les faits : le DCRS avait failli par deux fois. Inébranlable, le zabrack continua son exposé sur la situation. Visiblement un de leur prisonnier a perturbé leur opération. Ce dernier, un chevalier Jedi du nom d’Umbra, est parvenu à envoyer un message de détresse. Sachant leur position compromise ils ont détruits la friche dans son ensemble avant l’arrivée des secours. Notre laboratoire a confirmé l’utilisation de charges au Baradium. Les terroristes ont utilisés plusieurs charges principales mais aussi des secondaires : ils visaient à détruire toutes les preuves et faire un maximum de morts parmi les sections de recherche. Vu les moyens mis en œuvre pour se débarrasser des preuves, nous supposons qu’ils visent à s’attaquer à nos infrastructures dans la région. Peut-être ont-ils eu vent de certains programmes  en cours sur la planète ?! Plusieurs membres de la tablée se levèrent d’un bon et furent catégoriques : vu les mesures de confidentialité mises en œuvres par la Confédération il était impossible que les projets en développement fussent découverts. Lockart ne partageait par leur avis ! Rien n’était sûr dans une galaxie qui grouillait d’espions. Mettant de côté une énième fois ses convictions personnelles, le zabrack fît abstraction de ces derniers mots. Pourtant, intérieurement le capitaine savait que ses camarades refuseraient d’admettre une erreur, fusse-t-elle mises devant leurs yeux. Quoi qu’il en soit nous avons pris les mesures appropriées : les citadelles « Colddar » ont été placées en état d’alerte. Nous avons renforcé le protocole de protection sur toute la planète. Les mouvements de population sont dorénavant restreints et nous commençons à filtrer les entrées et sorties. L’objectif de cette manœuvre est bien de les piéger sur place. Une escouade du CIRS a été déployée à cet effet en plus de la 12ème Division. »

                                Un homme de la Direction Centrale du Renseignement Séparatiste, fraichement déployé sur place lui aussi, s’adressa à son tour au Président.
                                 
                                « - C’est dans cette optique que mon service a terminé l’installation d’un nouveau dispositif d’écoute sur la station de surveillance des communications de Colddar V. Ce matériel dernier cri nous assure une couverture d’observation optimale en termes d’onde radio. Les chambres de communications sont d’ores et déjà opérationnelles. Le piège est tendu et opérationnel. Il ne manquait plus qu’une petite pique à l’adresse du DSP pour clôturer son intervention. Choisissant ses mots avec soin l’officier ne se fit pas attendre longtemps. Toutefois, vu les moyens déployés récemment nous craignons à juste titre que ce remue-ménage n’attire l’attention des espions Impériaux. »

                                « - Exact ! Et à ce titre nous avons entamé la mutation vers « des planètes plus chaudes » d’un certain nombre d’individus proches de la cause Impériale. Les avaient-ils seulement mutés vers des planètes tropicales ou bien catapultés sur une étoile ? Ça c’était une autre histoire. Parallèlement le CIRS a démantelé une cellule dormante présumée sur la planète. La politique Séparatiste n’a pas bougé d’un iota pour ce qui concerne la racaille Impériale mais notre priorité repose avant tout sur le Cerberus. Nous devons réduire à néant cette organisation avant qu’il ne soit trop tard. Ce ne sont pas leurs actions que nous craignons à proprement parler mais les répercutions qui pourraient en résulter. Ces terroristes cherchent avant tout la médiatisation. C’est un problème lorsque l’on sait que Mygetto abrite des programmes militaires encore inconnus de l’Empire ! Si nous voulons remonter jusqu’à ces terroristes nous devrions suivre la piste la plus probante que nous avons : celle du Jedi du nom de Umbra. »

                                Un Mon Calamarien que l’on connaissait pour être très terre à terre semblait visiblement très mitigé quant à la « piste » dont parlait Lockart. A ces yeux la C.S.I n’avait rien de concret pour retrouver ce dénommé Umbra, eut-il un jour existé.

                                « - Un nom. Voilà tout ce que vous avez Lockart ! On ne sait même pas si c’est un vrai nom et si ce personnage à réellement existé ! Capitaine soyez raisonnable : reconnaissez que vous êtes dans une impasse au lieu de déblatérer de pareilles conneries ! Vu la taille de la galaxie je préfère encore essayer de trouver une aiguille dans une botte de foin, là j’aurais encore une chance ! Nous ne savons même pas de quelle race il est et à quoi il ressemble ... »

                                Le Zabrack fusilla l’intervenant du regard. Ses mains tremblaient de rage et il lui fallut toute sa diplomatie pour calmer les quelques du DSP qui se trouvaient autour de la table. Les propos du Calamarien pouvaient paraître sensés mais pourtant il se trompait sur bien des points. Un certain chahut commençait à s’élever de la  tablée. Lockart ferma les yeux et pris une lente inspiration.  


                                « - Un métis : mi-homme, mi-cathar. Les bavardages s’arrêtèrent net. Toute l’attention était de nouveau recentrée sur le zabrack. Un rictus se dessina sur ses lèvres avant qu’il ne reprenne. Umbra est un métis. De grands yeux s’écarquillèrent. Il existe quelque chose de plus probant qu’une photo ou tout autre support visuel pour identifier un individu. L’ADN est unique, indissociable de tous les individus. Même les changeants ne peuvent pas modifier leur ADN. Il était vrai qu’aucun artifice ne pouvait tromper la dure loi de la génétique. Le DSP avait dans ses mains une véritable carte d’identité de celui qu’il cherchait à arrêter. A la vue de l’état des prélèvements à analyser dans cette affaire nous avons fait appel aux services d’un privé. Vous souvenez vous de l’ex Capitaine de Division UCEH : Gabar ? Gabar … La moitié de l’assemblée en eu le sang glacée. Oui … On se souvenait bien de ce sinistre personnage. Il avait été un des lieutenants de Mufus. Celui que l’on surnommait « l’homme au chapeau haut de forme » ou encore « le croquemort » avait géré la section de recherche médicale offensive de la Confédération durant la Grande Guerre. Toute une Division spécialisée dans la guerre génétique … Gabar avait été l’instigateur de toute la politique autour des armes chimiques et bactériologique de la CSI. On lui devait en outre le funeste TriHexalophine 1138. Mr Gabar travaille à présent au sein de la SMP du Général Mufus. Il a été consulté en tant qu’intervenant extérieur pour l’analyse des résidus trouvés sur place. Son rapport est formel : parmi tous les échantillons découverts sur place un seul fragment de sang contient des midichloriens. En d’autres termes un seul échantillon d’ADN correspond à celui un sensitif. Umbra s’est présenté en tant que Jedi à la radio et nous n’avons pas de raison de penser qu’il cherchait alors à nous duper. Nous avons donc plus qu’un simple nom : nous avons surtout son profil génétique. Malheureusement l’échantillon à notre disposition a été altéré par les conditions climatiques avant que nous ne puissions opérer son prélèvement : en quelques mots cet échantillon est incomplet et c’est la raison qui nous a poussé à faire appel à un prestataire privé. De plus nous avons aussi son enregistrement audio et nos laboratoires affirment qu’une comparaison vocale est elle aussi possible pour confondre d’éventuel suspects. Alors non ! Nous n’avons pas seulement un simple nom ! A ce titre nous préconisons la diffusion d’un mandat d’arrêt intergalactique à l’intention du dénommé Umbra.»

                                La piste était maigre : un nom, une affiliation, un échantillon d’ADN (malheureusement partiel) et un enregistrement audio … Autant chercher un Jawa dans une décharge ! L’officier du DCRS appuya toutefois la remarque du Capitaine du DSP.

                                « - Le Capitaine Lockart dit vrai. Nous devrions rentrer en contact avec les chasseurs de primes. Ce sont des professionnels. Ils ont déjà retrouvés des personnes avec encore moins d’informations ! L’indentification vocale et ce que nous avons de l’ADN nous permettra de ne pas être dupé sur la marchandise.»

                                Le président acquiesça. Il était vrai que les hommes de DOnOs avaient la réputation de faire du bon boulot. La C.S.I avait encore l’habitude de recourir au privé pour ce genre d’affaires. On convenu de mettre la tête de ce Umbra à prix mais uniquement pour une capture. Il fallait qu’il parle pour faire avancer l’enquête. La réunion se clôtura ainsi, chacun retournant à ses activités.

                                Spoiler : Spoiler
                                :Jawa:     
                                Mufus     

                                 

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