Le Dernier des Derviches
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Post n°46
Auteur : Lemsli UmbraCeux qui disent que le calme précédent le combat est pire que le combat en lui même sont des idiots, au moins avant le combat on ressent quelque chose, et c'est toujours préférable au néant. Du moins c'est ce que pensait Lemsli, alors qu'un éclair rouge s’échappait une fois de plus des canons des chars séparatistes. Ils avaient donc décidé de les abattre jusqu'au dernier. Le chevalier impérial ne put s’empêcher de sourire. Les séparatistes avaient besoin d'une telle puissance de feu pour les anéantir ? Ils devaient péter dans leurs caleçons a l'idée de se frotter a la furia impériale. Parce que les chevaliers avaient conservé leurs sabres, alors le commandant séparatistes locale les condamnait a mort. Eh bien soit, que pouvait il y avoir a ajouter...
Le premier tir explosa a quelques mètres d'un soldat, ne causant de mal a personne. Dans un furieux bourdonnement, le second tir se logeât lui en plein dans la tête d'un garde d'élite, le désintégrant instantanément, lui, et les deux hommes qui se trouvaient a ses cotes. L'apathie dans laquelle semblait avoir sombré les lambeaux de l'expédition impériale disparut brutalement, et chacun se mit de nouveau a paniquer. Une nouvelle pluie de mort s'abattait sur le petit groupe, fauchant une a une les vies impériales. Néanmoins, les pilonnés n'étaient pas des bleus, et très vites, leurs réflexes, forceux ou du a des années d’entraînement dans les pires situations, prirent le dessus sur leurs instincts.
Il est un vieil adage de vétérans qui dit « un obus ne tombe jamais deux fois dans le même trou ». Ce fut l'occasion pour chacun de vérifier la véracité de ce proverbe. La grosse poignée de soldats qui restait se disloqua en plusieurs hommes se réfugiant dans les cratères fumant, et priant afin de ne pas etre frappé par cette foudre. Le bombardement fut un peu plus long, mais paradoxalement fit peu de victimes. Les soldats étant éparpillés, et recroquevillés, nombre d'entre eux avaient pu échapper au feu séparatiste. Lemsli était de cela. A moitié enterré, le chevalier usait de tout ses pouvoirs afin de dévier les tirs. Sans grands succés, mais ils frappaient naturellement autours du chevalier, l'envoyant au mieux valser, tel une poupée de chiffon, a 1 ou 2 metre de son cratère, ne lui causant que quelques ecchymoses et hématomes, avant que celui ci n'y retourne comme un lapin dans son terrier. L'enfer CSIen s’achevât bientôt sur un ultime coup de canon, qui atterrit pile dans un cratère, carbonisant un ultime chevalier impérial. Le calme revint sur le plateau,et un silence pesant, que seul le vrombissement d'une navette troublait, s'abattit. Les survivants se regardèrent les uns les autres. Tous avaient devinés pourquoi ils en étaient la. Ils avaient voulu conservé un peu de dignité en conservant leur sabre, chose qui leur avait été refusé. Leurs chefs avaient été abattus ou les avaient laissé sur place, ne laissant qu'un jeune lieutenant sans compétence diplomatique ou stratégique. Le seul talent d'Umbra était de manier un sabre. Pas plus.
Une division de mandaloriens portant les écussons séparatistes se posa a quelques metres du petit groupe impérial, et les mirent en joue de suite. Lemsli, qui tenait encore son émetteur pour les signaux de détresse observa avec un calme olympien cette démonstration de force. Les mandaloriens étaient trop nombreux pour les impériaux. La reddition avait sonné. Un commandant, vêtu d'une armure d'or s'approcha néanmoins du métis, et mit le chevalier en joue avec son fusil, intimant l'ordre de poser son arme immédiatement.
Lemsli scruta un instant l'homme qui le menacait, et une colère noire lui tordit les entrailles. Il retira ses gants, les jeta violemment au sol, et jeta, avec plus de précautions, son sabre sur les gants. Puis, s'agenouillant, il s'adressa au mando :
« Bravo commandant. Toutes mes félicitations. Vous êtes parvenus a massacrer une petite compagnie avec une belle division de blindés, de belles escadrilles de bombardiers, et avec un courage inégalé, vous êtes parvenus non seulement a tirer sur des hommes qui se rendaient, mais en prime vous vous êtes bien débrouillé pour éviter tout affrontements. Continuez a vous battre pour de l'argent, et continuez a renier votre fameux code d'honneur si précieux a vous autres mandaloriens, car je doute que vos ancêtres seraient fier de vous aujourd'hui.Vous voulez nous humilier ? Vous voulez qu'on se couche et qu'on se retrouve face dans la boue ? Très bien nous le ferons. Regardez moi commandant, même en ce jour ou je suis ventre a terre, je vous regarde toujours de haut »
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Post n°47
Auteur : Blad DemeciLe chevalier qui semblait à la tête de ses camarades s'était lancé dans un monologue coléreux. Blad éclata de rire lorsqu'il eut terminé, cette larve minable était donc bel et bien dépourvue de cervelle. Le mandalorien avait compris bien des choses depuis ses débuts et était parti d'un camps de guerriers maraudeurs pour en arriver là. Ce jeune sot, lui, avait encore ses preuves à faire. Le fameux Commandant Unforgiven toisa l'impérial derrière son armure dorée et s'approcha pour lui confisquer son sabre laser, déposé précédemment au sol.
"Je ne sais pas qui tu es mais laisses-moi te dire une chose, l'ami : tes compagnons vont tous mourir par ta faute."
Blad fit signe à ses frères d'abattre tous les prisonniers qui s'étaient rendus jusque là. Certains tentèrent de se relever et de courir vers les montagnes, ils se firent décimer par les chars qui pilonnaient les alentours à la moindre petite fourmi présente. L'officier séparatiste contempla ce massacre magnifique à ses yeux et se replaça face à celui qui avait osé lui manquer de respect :
"Nous ne jouons pas dans la même cour, minus. Quand tu auras compris ça, tu seras un homme de valeur. Pour le moment, tu n'es rien qu'un perdant."
Sur ces mots, un guerrier du clan Demeci vint mettre les fers à Lemsli puis l'embarqua dans une navette pour le ramener au vaisseau mère de la flotte. Son sort était entre les mains des grandes pontes à présent. Blad rejoignit ses frères également et retourna sur son destroyer pour attendre la fin de l'opération. Danan, un de ses frères de sang, vint à ses côtés pour lui parler alors qu'il regardait le paysage enflammé depuis le pont du bâtiment.
"C'était vraiment nécessaire de tous les tuer?
- Quand un prisonnier réagit comme ceci, on sait qu'aucun ne pourra nous être utile.
- Oui, mais alors pourquoi n'en épargner qu'un seul?
- J'ai senti en cet homme le potentiel des grands combattants : de la bravoure, du coeur et un certain sens naturel de la survie, sa confiance en lui doit être brisée pour qu'il devienne plus fort ensuite. Crois-moi mon frère, si ce gars est bien pris en main par la CSI, on peut en faire un grand soldat."
Le silence se réinstalla, peut-être que Blad avait raison. Il envoya un rapport concis de la situation à ses supérieurs, expliquant que les prisonniers avaient tenté de s'échapper et de porter attente à la vie de ses soldats, justifiant ainsi la séance sanglante quelques minutes plus tôt. Le Commandant retourna dans ses quartiers sans broncher, il avait besoin d'une douche bien chaude et de réfléchir à certains de ses projets. La route vers la gloire était longue bien qu'entamée pour le mandalorien, il fallait désormais faire des choix capitaux pour l'avenir...