En route vers l'inconnu
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Post n°3
Auteur : SenaraUne cacophonie, une véritable cacophonie. Voila ce qui se passait dans le crâne de Senara. Des voix, des chants, du bruit… et toujours cette impression, ce sentiment d’oppression. Elle était obligée de se concentrer pour ne pas perdre pied. Et même comme ça… La jeune padawan sentit soudain la main de son maître sur son épaule, et réalisa qu’elle marchait. Elle n’en avait pas eu conscience jusque là. Elle en fut choquée. Est-ce que c’était l’influence du côté obscur ? Est-ce qu’elle était vraiment incapable d’y résister ? Qu’est-ce qu’elle faisait là ? Sur cette planète, à cet endroit précis qui empestait le Mal. Elle essaya de se concentrer sur les mots prononcés par Hurza. Il lui avait parlé avant de la dépasser, elle en était certaine. Mais qu’est-ce qu’il avait dit ? Elle était incapable de s’en souvenir. Senara haussa les épaules, et partit à la suite du Jedi. Mais bien vite, elle fut distancée. Elle avait repris le contrôle de ses gestes. Ou plutôt, elle avait cessé de bouger contre son gré. Mais elle avait le plus grand mal maintenant à bouger volontairement. Chaque pas était une bataille, et une bataille contre un ennemi qu’elle ne pouvait pas voir, qu’elle ne savait pas comment affronter.
Arriver jusqu’aux ruines où Hurza attendait fut une véritable épreuve.
A première vue, le Jedi l’attendait, l’air agacé. Mais en approchant elle eu plus l’impression qu’il était… triste… encore… il s’en voulait encore de quelque chose ? Elle était encore à quelques mètres, quand il se pencha et examina quelque chose au sol. Senara fronça les sourcils. Et continua sa lente progression vers les bâtiments. Elle y arriva enfin, pour se voir attaquée par Hurza. Il bloqua son sabre à quelques centimètres à peine de la tête de la jeune fille. Senara n’avait eu le temps que de cligner des yeux. Le chevalier avait déjà fait disparaître le sabre, et s’excusait. Elle ne comprenait pas, il semblait très nerveux soudain. Senara se demanda un moment si le côté Obscur ne s’emparait pas de son maître. Mais elle rejeta rapidement cette idée. Il était tout à fait normal, enfin, aussi normal qu’il l’avait jamais été. Mais avant qu’elle ait pu lui poser des questions là-dessus, il lui confia son sabre, puis lui dit qu’il allait monter sur la tour. Senara voulut lui rendre le sabre-laser, mais il était déjà parti. Senara regarda l’arme un moment, puis regarda tout autour d’elle. Cet endroit, elle ne l’aimait vraiment pas. Il ne lui inspirait pas confiance. Si elle voulait vraiment être honnête avec elle-même, elle se devait de reconnaître qu’elle en avait presque peur. Et l’attitude d’Hurza n’était pas faite pour la rassurer. Elle chercha des yeux le Jedi qui avait fini son escalade. Il examina les environs. Puis il lui fit de grands signes. Elle eut l’impression qu’il essayait de lui dire quelque chose aussi, mais à cause de la distance et du vent, elle n’entendait rien.
Il n’avait pas l’air décidé à redescendre, et elle ne comprenait toujours pas ce qu’il voulait lui dire. Senara haussa les épaules et, avec un sens pratique indiscutable, décida de monter à son tour sur la tour. En même temps, elle n’avait jamais aimé l’escalade…
Elle soupira. Quand on l’avait avertie de la difficulté de la formation Jedi, Senara n’avait jamais imaginé les choses comme ça…
Elle s’apprêtait à commencer l’ascension quand ce qu’elle vit en relevant les yeux vers le sommet lui coupa le souffle. Hurza était menacé par une plante géante. D’où elle était la padawan ne pouvait pas tout à fait distinguer la scène, mais ça ne faisait aucun doute, tout comme le fait que le Jedi ne se rendait compte de rien.
Elle ouvrit la bouche pour crier, mais aucun son n’en sortit. De toute façon, c’était ridicule et inutile…
Un instant, Senara envisagea aussi de lancer son sare à Hurza, avec la Force ça devait être faisable. Mais premièrement, Hurza ne comprendrait surement pas ce geste, deuxièmement il y avait de grandes chances pour qu’il ne rattrape pas l’arme, et même s’il la rattrapait, ce n’était pas sur qu’il puisse se défendre d’un danger qu’il ne percevait pas… donc, elle ne lancerait pas le sabre…
Elle n’avait donc pas d’autre choix que de monter et d’agir elle-même. Ou alors elle pouvait toujours céder à la panique et s’enfuir en courant, en abandonnant Hurza à son sort… La jeune fille rejeta cette idée à peine formulée. Ce n’était pas son habitude.
Bizarrement, la situation de danger avait chassé tout parasite du Côté Obscur. Senara avait maintenant les idées claires. Elle saisit une prise en hauteur, et se hissa d’un mètre sur le mur. Avec l’aide de la Force, elle atteignit la moitié de la tour en un temps record.
Un nouveau regard vers le sommet pour vérifier ce que devenais Hurza, juste à temps pour le voir disparaître sous la plante. Le visage de la petite padawan marqua l’horreur que lui inspirait cette vision somme toute traumatisante. Elle reprit son escalade, le plus vite possible. Elle remarqua avec un curieux détachement, qu’elle n’avait pas peur, elle avançait, elle ne savait pas encore ce qu’elle ferait une fois là-haut, ni même s’il serait encore temps de faire quelque chose, mais elle avançait, et c’était tout. Elle avait conscience d’utiliser la Force, ou de laisser la Force agir à travers elle, elle n’était pas sure. Elle avait aussi conscience de ses bras et ses jambes qui commençaient à trembler. Mais rien de tout ça n’avait d’importance. Elle avançait. Et elle atteignit enfin le sommet de la tour.
Là, le spectacle était digne d’un cauchemar. Des racines noires, noueuses, certaines couvertes d’épines avaient envahi toute la terrasse. Et reliées à ces racines… trois grandes fleurs rouge sang se partageaient l’espace dégagé. Et la plus proche des trois… la plus proche des trois donnait l’impression d’avoir avalé quelque chose qui ne passait pas. Ce qui était précisément le cas. Et ce qui rassura immédiatement Senara.
Au moins, Hurza était encore vivant, à l’intérieur de la plante. A peine Senara avait-elle posé le pied sur la terrasse et fait ces constatations, que trois racines noueuses s’en prenaient à elle.
Le sabre-laser prêté par Hurza à la main, Senara ne se laissa pas intimider par cet adversaire végétal. Et les trois racines ne furent bientôt qu’un souvenir, des brindilles fumantes au sol. Mais d’autres racines menaçaient déjà, et Senara n’avait fait que quelques pas vers la plante. Ça n’allait pas, elle n’avait aucune idée du temps que pouvait passer Hurza dans cette plante avant de mourir, mais il valait mieux l’en sortir au plus vite…
Deux autres racines furent réduites en rondelles, et Senara avança de nouveau de quelques pas. Bientôt elle serait à portée de la plante carnivore. Pour l’instant, elle n’avait pas été blessée par les racines, ni menacée par la plante. Mais les végétaux se rapprochaient et se faisaient plus menaçants. Pourrait-elle tenir jusqu’au bout ? -
Post n°4
Auteur : Super PNJTout c’était passé à une vitesse stupéfiante, avant même qu’Hurza ne puisse comprendre ce qui lui arrivait il avait été agressé par une créature des plus improbables qui soit. La plante carnivore géante qui avait élue domicile depuis des années sur le parvis en hauteur à se nourrir d’oiseau et d’animaux fouineurs avait dès lors trouvé un met de choix et n’en avait fait qu’une bouchée. Bien que cette abomination botanique fût de forte taille, avaler un homme restait une opération complexe dont la difficulté égalait toutefois le festin. Ainsi elle se devait à présent attendre que celui-ci, coincé dans sa gueule cesse de se débattre et finisse par périr étouffé par manque d’air. Ce ne serais qu’alors qu’elle pourrait entamer une longue digestion à l’aide des sucs gastriques qu’elle produisait actuellement dans sa bouche béante.
La venue de la jeune padawan avait été plus que surprenante et venait de déranger la bête dans cette lente entreprise. Dans un premier temps elle tenta de faire fuir la frêle Senara qui ne semblait pas aussi appétissante que le grand bonhomme qu’elle venait de piéger. Balançant ses racines dans sa direction il fallait intimider le gêneur. Pourtant Senara semblait décidée à ne pas abandonner son maitre et animé par on ne savait quelle hardiesse elle découpa à l’aide du sabre qui lui avait été confié bon nombre des appendices du monstre. L’intimidation n’avait pas marché et la plante carnivore souffrait à chaque coups d’épée, les racines et ses 3 fleurs se tordaient de douleurs, mais en contre partie, sa haine et son attention se trouvaient à présent entièrement portée sur cette adversaire coriace qui semblait ne pas vouloir déguerpir. Si cela continuait ainsi la plante risquait fort bien de perde d’autres de ses précieuses racines voire de trépasser. Par instinct de survie il lui fallait tuer son adversaire au plus vite, et ceci par tout les moyens possibles. La possibilité de la rajouter au festin n’était plus d’actualité, les attaques changèrent, la plante tentait à présent de s’enrouler autour de sa cible, de la piquer, de la frapper, voir même de tenter de lui faire perdre l’équilibre afin qu’elle tombe.
Pendant ce temps Hurza commençait lentement à suffoquer à l’intérieur de la plus grandes des 3 fleurs, il entendait vaguement des bruits bien étrange au dehors mais été plus concentré sur sa propre survie que sur autre chose. Il martelait la paroi visqueuse de l’intérieur de la bouche de la plante avec acharnement. A chacun de ses coups ses mains lui faisaient étrangement mal, non pas comme s’il frappait quelque chose de dur, mais comme si on les lui piquait. C’est ainsi qu’il remarqua que suintait le long de la paroi intérieure de la fleur les sucs digestifs que produisait la créature. Ceux-ci très corrosif attaquait lentement sa peau sans pour autant être en assez grande quantité pour faire des dégâts ne serait-ce que visible. Mais la douleur était là, et l’air commençait au fur et à mesure de se tarir.
Au dehors Senara semblait en grande difficulté à présent, les racines se mouvaient avec plus de rapidité, elles se balançaient sur les côtés avant de venir frapper la petite jedi insolente en plein visage, la griffant et la piquant au passage. Certaines de ces attaques étaient des réussites, d’autres échouaient, découpées à l’épée. Mais au fur et à mesure, la violence des attaques croissaient et la jeune fille était de plus en plus amenée vers le bord du précipice. La plante réagissait d’instinct, ainsi elle se terrait au maximum vers l’intérieur du parvis, donnant du volume à l’espace qu’elle occupait en balançant ses racines, ceci avait manière à obliger Senara à lui faire face à bonne distance, distance idéale pour parvenir d’ici quelques temps à la faire suffisamment reculer pour la pousser dans le précipice derrière elle et que cette petite enquiquineuse face une chute des plus mortelles. Si le rire avait été le propre des plantes, il était certain que celle-ci aurait fait fonctionner ses zygomatiques à l’idée de son plan qui était tout bonnement génial pour les membres de son espèce (si on considère les plans ordinaires des plantes carnivores, alors oui, celui-ci était en effet tout bonnement génial).
S’en était trop, Hurza ne comptait en aucun cas finir bouffé par une saloperie de plante transgénique, modifiée par cet environnement des plus obscurs d’une planète tout aussi mauvaise et merdique ! Mais comment se libérer de ce piège mortel ? Et comment entreprendre un plan quand le temps nous est compté ? Heureusement pour lui, le chevalier jedi ne réfléchissait pas, ou du moins rarement, et ce jour ne faisait pas exception, il avait ainsi entamé de mordre les parois qui s’offraient à lui. Si elle voulait le bouffer, il en ferait de même ! Mais lui de l’intérieur ! Réaction stupide et puérile qui pouvait tout de même se trouver dans un raisonnement qui se tenait. Dans un cri Hurza planta ses dents sur une partie qu’il avait déjà regardé et la mordait à pleine dent tout en gesticulant encore et encore. Les sucs gastriques qui coulaient lui brulaient autant le visage que la langue, mais il continuait. L’homme arrachait ainsi des petits morceaux de l’intérieur de la paroi à la bouche et les recrachait. Ils tombaient alors au fonds de la fleur là ou se trouvaient ses pieds et les sucs gastriques qui s’emmagasinaient. Une sève grasse et huileuse commençait aussi à couler de l’endroit qu’attaquait le bonhomme. Au fur et à mesure, la plante se tordait de plus en plus de douleur. Après deux minutes, le chevalier venait enfin de faire un véritable trou dans la plante par le seul aide de ses dents et elle finit par le recracher avant qu’il ne puisse faire d’autre dégâts.
L’atterrissage sur le sol fut violent et brutal. Hurza semblait sortir d’un autre monde, couvert des pieds à la tête d’un liquide verdâtre et de sève, tandis qu’il avait encore un morceau de la fleur rouge qui avait tenté de le bouffer dans sa bouche. Ni une ni deux il se releva et sans même regarder ce qui se passait autour de lui se jeta à main nue, tête baissée contre son agresseur. En un grand bond il passa les quelques racines qui lui barraient la route pour se trouver directement devant la fleur en sal état, les autres étant occupées à tenir en respect Senara que l’homme n’avait bien entendu par remarqué comme à son habitude. Il arracha alors avec une facilité déconcertante une grosse épine qui se trouvait sur une des racines et l’utilisant comme un couteau trancha en plusieurs coups d’épine la tête de la plante. Celle-ci coupée fut séparée de sa longue tige et s’effondra au sol..., tout son corps, des deux autres fleurs rouges aux racines fut pris d’un violent spasme avant de tomber à même le parvis de pierre sans bouger. La grosse fleur à terre, Hurza se retourna, heureux.
C'est alors qu'il remarqua la jeune Senara qui se trouvait tant bien que mal debout sur le parvis, le sabre brillant à la main..., elle était tremblante... et les déchirures sur ses habits était nombreuses en raison des multiples coups qu'avait attenté de lui asséner son ennemie. Une petite coupure causée par une épine laissait couler un léger flot de sang le long de sa joue gauche. L'affrontement avait eut l'air d'être violent, voire trop pour une jeune padawan comme celle-ci. Hurza fut assez surpris de la voir devant lui alors qu'il l'avait abandonné en bas, il constata les nombreux morceaux de racines découpés qui jonchaient le sol, mais alors qu'il commençait à lui parler il la vit perdre l'équilibre et tomber en arrière. Il n'eut le temps que de commencer quelques mots avant le drame ...
« - Bon dieu mais qu'est ce qu'il c'est passé ici ? Et mais ... mais... comment es tu arrivée jusqu'en haut ma petite Senara ? Whouhou ! C'est quoi toutes ses racines par terre ? Mais qu'est ce qu'il c'est passé ici ... m'enfin ? Senara ? Hey mais attention ... »
Malheureusement les derniers mouvements des racines qui avaient lutés contre Senara avaient enfin eut raison de leur farouche adversaire. Un coup violent porté dans le ventre de la jeune femme lui avait enfin fait perdre le peut d'équilibre qui lui restait alors qu’elle était accolée contre le bord du parvis. Derrière elle se trouvait le sol à bien des mètres en contrebas. La chute pouvait s'avérer à de grande chance mortelle. Alors qu' Hurza lui parlait, totalement abasourdit par tant de nouvelles choses en si peut de temps, la douleur du dernier coup lié à la vitesse avec laquelle il lui avait été donné la faisait lentement chanceler et perdre l'équilibre... Elle tomba alors comme au ralentit en arrière pour chuter dans le vide. Le sabre lui échappa alors des mains dans une dernière tentative in-fortuite pour regagner sa stabilité. L'arme roula sur le petit balcon pour aller buter contre les pieds de son maitre. Pourtant l'attention du chevalier était portée sur sa padawan qu'il avait jugée d'un œil intrigué durant cette courte scène. Il n'avait pas trop compris ce qu'il c'était et ce passait mais l'homme sortit des ses rêveries quand il vit la jeune fille tomber à la renverse. De la hauteur du parvis il ne faisait aucun doute que la chute serait mortelle. Il se rua alors dans la direction de Senara et se jetant à plat ventre sur les pierres et les racines il parvint par miracle à rattraper par la main sa padawan in extrémis. Elle était suspendue dans les airs, sous ses pieds se trouvait le vide à une bonne distance, elle était seulement tenue par la main droite de son maitre maladroit. Le jedi agrippait le poignet de Senara de toute sa force. Quant à lui, le tapis d'épine et de roche sur lequel il c'était allongé lui faisait grand mal mais toute son attention était portée sur la malheureuse. Il la sentait trembler...
« - Accroche toi ma petite Senara ... »Spoiler : Spoiler
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Post n°5
Auteur : SenaraSenara avait lutté de toutes ses forces contre ces maudites racines, en vain. Indifférente à tout le reste, elle taillait et tranchait dans la plante, cherchant à progresser vers la fleur qui se tordait de plus en plus. La jeune padawan aurait juré que la fleur avait mal. Pourtant, et même si elle avait d’abord progressé un peu vers son objectif, Senara n’avançait pas, au contraire. Les attaques des racines s’étaient faites plus violentes, plus rapides, et forçait la jeune fille à se défendre, et à reculer. Lentement, pas à pas, une retraite inexorable, mais difficilement perceptible, qui la rapprochait de l’abîme d’où elle venait. Le principal problème était que Senara ne s’en rendait absolument pas compte. Tout ce qu’elle voyait, c’était la fleur qui s’éloignait. Toute son attention était fixée sur deux choses : rejoindre la fleur, et repousser la fatigue qui s’emparait d’elle, la crise qui menaçait, elle le sentait, elle le savait, à la façon dont sa vision se troublait par moment, dont ses jambes tremblaient, dont ses bras devenaient lourds.
Il fallait qu’elle atteigne la fleur le plus vite possible. D’abord elle ne savait pas combien de temps son maître pouvait survivre à l’intérieur de cette monstruosité. Ensuite, elle ne savait pas combien de temps elle pouvait tenir à ce rythme avant de sombrer dans l’inconscience.
Mais elle continuait à reculer, et c’est seulement au bout de quelques pas supplémentaires qu’elle se souvint que la terrasse avait un bord. Que sa hauteur suffirait à tuer à peu près n’importe qui. Et qu’elle s’en rapprochait dangereusement. Le changement, une fois encore, fut subtil. Senara ne se battait plus seulement pour sauver son maître, mais aussi pour sauver sa propre vie. Et elle cessa de reculer, au moins pour un temps.
C’est ce moment que choisit Hurza pour échapper à la fleur. Il en jaillit comme un diable de sa boîte, et comme un diable il se jeta sur la plante mutante qui avait eu le malheur de s’en prendre à lui. Il n’avait apparemment pas remarqué son apprentie. Senara par contre n’avait rien loupé de la scène… ce qui lui fit perdre quelque peu sa concentration. Chose à ne pas faire au milieu d’un combat, même contre de simples racines. Une leçon que la padawan n’était pas prête d’oublier… si elle survivait à ce séjour sur Korriban. Ce qui paraissait assez compromis, car la fatigue l’emportait peu à peu sur tout le reste. Les épines avaient déjà réussi à l’atteindre une ou deux fois, légèrement, mais leurs coups portaient de plus en plus. Mais surtout, le gouffre n’était plus loin du tout…
Hurza finit par se débarrasser de la fleur et par remarquer enfin sa padawan. Mais maintenant c’était Senara qui ne remarquait plus rien. Les racines étaient mortes avec la fleur, mais elles avaient eu le temps de faire leur travail. Elles et cette faiblesse qui pourrissait la vie de Senara.
Alors que Hurza enregistrait la présence de la jeune fille, qu’il revenait de sa surprise de la voir là, et entourée de cadavres de racines, elle vacillait au bord du vide.
Tout devenait flou. Elle avait l’étrange sensation que son corps pesait des tonnes, et que, dans le même temps, il allait s’envoler. Elle savait qu’Hurza lui parlait, mais elle était incapable d’entendre ses paroles. Elle savait qu’elle devait absolument rester debout, mais elle ne savait plus pourquoi. Et surtout, elle savait qu’elle en était incapable.
Hurza finit par se rendre compte que ça n’allait pas. Un tout petit peu trop tard. Senara avait fini de vaciller.
Elle vit la scène au ralenti. Avec l’impression que ça arrivait à une autre personne.
Le sabre qui tombait au sol et roulait aux pieds d’Hurza. Les bras qui se tendaient dans une absurde tentative pour se raccrocher à… à quoi d’ailleurs ?... Le corps qui basculait avec une lenteur effarante vers l’arrière, vers le vide. La sensation d’apesanteur, soudaine, étonnante, grisante…
* Je vole !
Elle ne se rendit même pas compte qu’Hurza l’avait rattrapée in extremis. Elle avait toujours l’impression de tomber, ou plutôt de voler. Sa vision était définitivement floue, tout son corps tremblait, et ça n’avait rien à voir avec la peur ou avec un choc rétrospectif dû au combat. Elle sombrait lentement dans l’inconscience.
Mais une part d’elle-même était encore assez éveillée pour s’étonner qu’elle ait résisté si longtemps. Pour se dire que la Force l’aidait vraiment. Pour réaliser qu’elle était sur le point de mourir. Uniquement retenue à la vie par la main d’un homme qui avait manqué de la tuer à plusieurs reprises.
Le sourire qui naquit sur son visage en réponse à l’ironie de cette situation était totalement incongru, déplacé, et pouvait être mal pris.
« Accroche-toi ma petite Senara. »
Une phrase. Quelques mots. Comme un appel.
Un appel pour qui ? Pour quoi ? De toute façon, ce sont des mots jetés dans le vide, un appel manqué…
Senara n’est déjà plus en état d’entendre ou de comprendre quoi que ce soit.
Mon corps est en plomb… et plus léger qu’une plume… ma tête tourne… ou alors c’est le monde autour qui tourne… j’entends le vent… il chante dans ma tête… il me dit de me laisser aller, de m’envoler. Comme j’aimerais voler. Je pourrais essayer. Il suffirait de… de… Aïe, mais il y a quelque chose qui me retient… et qui me fait mal… Il faut que ça me lâche ! Je veux voler ! Je veux…*
Et elle le va sa main libre pour se débarrasser de cette entrave.
Senara était en train de glisser. De glisser dans les limbes de l’inconscience, et de glisser tout simplement. Hurza avait beau serrer son poignet de toutes ses forces ce n’était pas suffisant pour lutter contre la gravité de Korriban.
La chute semblait désormais inévitable.
D’ailleurs tous les esprits sombres qui hantaient les lieux s’en réjouissaient d’avances. On pouvait entendre leurs rires dans le vent. Du moins, Senara du fond de sa nuit, les entendait.
Ce qui changea le cours des choses peut-être.
Alors que Senara s’apprêtait à se libérer de la seule chose qui la retenait précairement (à savoir la main de son maître), son mouvement se modifia, et elle s’agrippa de sa main libre au poignet d’Hurza.
Mais là encore, la situation n’était pas brillante. Elle n’était pas capable de rejoindre la terrasse. Et Hurza ne semblait pas pouvoir l’aider plus que ce qu’il faisait déjà. Et le pire de la crise était encore à venir.
Senara tremblait de plus en plus. Si ça continuait comme ça, elle allait finir par faire lâcher prise à Hurza.
Le vent rugissait de plus en plus fort.
Comme si les fantômes des seigneurs siths refusaient de voir cette proie leur échapper.
Et Senara glissa finalement. Sa main échappa à celle d’Hurza qui regarda impuissant sa padawan… s’élever dans les airs…
Elle s’éleva de deux ou trois mètres avant de s’immobiliser dans le vent qui tournait à la tempête. Elle se tenait debout dans les airs, ses cheveux volant en tous sens, totalement inconsciente. Et sur la terrasse en dessous d’elle, des pierres et des bouts de racines commençaient à s’envoler aussi.
L’un des Jedis qui l’avaient découverte l’avait dit il y a des années de ça : « La Force est puissante en elle. »
Peut-être un peu trop. Cela lui avait déjà joué des tours. Et voila qu’elle se mettait à utiliser la Force alors qu’elle était inconsciente. Comme un somnambule. Et comme un somnambule, tout s’arrêta brutalement.
Senara était au dessus de la terrasse heureusement, et à à peine plus d’un mètre maintenant.
Les pierres retombèrent d’abord, puis les racines, et enfin Senara elle-même. Elle tomba comme l’aurait fait une feuille morte, lentement, ballottée par le vent. Le vent qui était brusquement retombé pendant sa démonstration de Force. -
Post n°6
Auteur : Super PNJLa nuit commençait lentement à montrer le bout de son nez. « Ah que coucou les amis, il se fait tard ! » aurait elle dit, du moins, si la nuit avait été une personne ! Mais elle n’était pas vivante et encore moins doué de parole et donc, par ses motifs une telle situation ne fut pas au rendez vous ! Laissons donc les problèmes et hypothèses de ce genre au métier fantastique de philosophe pour nous recentrer sur ce qui se passait ici bas. Au fur et à mesure que les minutes passaient, le temps s’obscurcissait d’avantage, conférant à l’étendue nocturne toujours plus de territoire sur les lieux qui avaient étés baignés de lumière durant toute la journée. Pourtant aussi noire pouvait être la soirée qui se préparait, la fraicheur qui accompagnait d’ordinaire une nuit était sur cette planète toute relative. Hurza était resté bouche bée durant toute la scène qui c’était passée sous ses yeux impuissants. Encore une fois ce dernier n’avait put agir … et encore une fois Senara avait manquée de perdre la vie en conséquence de ses actions à lui seul. Il semblait cette fois-ci avoir saisit la gravité de l’action et restait figé à terre sur son tapis de ronces et de racines comme frappé par la découverte. La chose était toutefois à présent terminée, et Senara se trouvait dorénavant dans une situation moins incongrue et dangereuse. Elle était étendue à terre, le visage à même la pierre froide du parvis de cet édifice en ruine. Pourtant ses traits n’étaient pas tendues, une expression de sérénité était apparut sur son visage. Ses paupières étaient fermées, et pour sur, la jeune fille était inconsciente, son esprit parcourant sans doute à l’heure qu’il était le monde des songes.
Pour Hurza il ne faisait aucun doute que l’unique objectif pour sa personne était dorénavant d’aller aux côtés de sa padawan afin de s’assurer qu’elle allait bien, puis de décider quoi faire en temps voulut. Toutes les autres choses semblaient bien éloignées de cet objectif qu’il avait en tête. Il fallait impérativement agir, et ceci au plus vite ! Pour se faire, il entama de se relever. Mais la tache fut bien plus difficile qu’elle y paraissait, en effet les différentes épines composant le tapis de feuilles sur lequel il c’était allongé pour rattraper Senara étaient plantées à même son corps. S’en défaire fut une entreprise difficile et éprouvante. Mais se fut dans de grands mouvements brusques que l’homme parvint enfin à se libérer de cette emprise épineuse des plus douloureuse.
Il rejoint alors les quelques mètres qui le séparait de la jeune fille d’un pas chancelant, certaines épines étaient encore plantées à même sa chair à travers les quelques coupures perçant ses vêtements et le mal qui en résultait l’empêchait de marcher convenablement. Pourtant il n’en porta pas la moindre attention et se dirigea directement jusqu'à la jeune fille qui ne bougeait plus. Après avoir dans un premier lieu paniqué, il s’agenouilla à ses côtés et comprit enfin que celle-ci n’était qu’endormie. Il se reteint de tenter de la réveiller à l’aide de baffes se souvenant du résultat mitigé que ceci avait eut lieu sur Hoth … Mais alors que faire ? Il prit la lourde décision de ne rien tenter, la laisser se reposer en premier lieu, après tout, peut être se réveillerait-elle d’elle-même ? La démonstration de lévitation qu’elle venait sans le vouloir de faire semblait l’avoir vidée de ses dernières forces. C’était une chose regrettable, elle se trouvait inconsciente, sur une terre hostile, et si frêle … C’était se dernier point qui inquiétait au plus haut point le jedi.
L’homme contemplait le visage de Senara avec autant d’attendrissement que d’inquiétude que pouvait faire preuve un grand frère qui veillerait sur sa petite sœur. La tresse des plus pathétique, faite par la main du chevalier qui se tenait honteusement dans les cheveux roux de la padawan semblait avoir tenue le coup. En la regardant, l’homme avait remarqué à quel point celle-ci était mal faite et pour le moins vraiment pathétique… Il fallait reconnaitre qu’il n’était en aucun cas doué pour ceci, et plus précisément pour grand-chose … Pourtant Senara ne l’avait pas enlevée, au contraire, elle l’avait gardé dans ses cheveux sans y toucher … Cette vision fit l’effet d’un baume au cœur pour ce dernier. Mais Senara était inconsciente, il fallait en profiter pour essayer de la soigner après ce qui était arrivé lors de cet affrontement, ne serait-ce que nettoyer les quelques plaies pour éviter qu’elles ne s’infectent.
Dans un souffle il entama alors d’éponger le sang et les quelques coupures sur le visage de celle qui était sa padawan avec la plus grande délicatesse. Mais à vrai dire, la bure du jedi était bien sale, tachée de poussière, de restes de leur adversaire carnivore, et surtout de son propre sang lors de l’accident qui était survenu sur Hoth. Tandis qu’il s’appliquait tant bien que mal, la jeune fille semblait paisible, et la vue même de cette émotion sur son visage avait de quoi réchauffer le cœur du chevalier pour quelques temps. Malgré tout cela il était une nouvelle fois fort triste, ce considérant comme responsable des malheurs qui arrivaient à l’enfant. Cette impression grandissait dans son esprit et dans son cœur, jusqu'à le faire sentir grandement coupable, un certain malaise c’était lié à la honte régulière qu’il éprouvait à son encontre.
Une fois que la chose fut terminée la nuit était à présent bien avancée mais le résultat était acceptable, Senara ne saignait plus des quelques coupures sur son visage et sur ses membres supérieurs. Assez satisfait de son travail il traina ensuite sa padawan jusqu’ou se trouvait jadis la plante qui avait été terrassée. La ne restait plus que son cadavre jonchant la pierre fraiche, sur cette partie du parvis la plus reculée du précipice le mur extérieur des ruines faisait office d’une petite avancée au dessus d’eux. C’était sur cette avancée qu’avait été dans le passée fixée la maudite plante. L’endroit leur permettrait de se reposer et surtout d’éviter autant d’être vue que d’être balloté par le vent qui avait avec l’obscurité repris en souffle, comme mué par d’obscurs desseins. La force était toujours présente et forte autour de Senara, et bien que celle-ci restait inconsciente, les quelques moments ou elle semblait tendues, les quelques pierres autour d’elle se soulevait de quelques centimètres avant de se reposer avec douceur. La force était grande en elle, et bien plus présente qu’elle l’était avec son maitre, cela ne faisait aucun doute. Assit à ses côtés Hurza avait récupéré son sabre qu’il avait remit à sa ceinture et après avoir couverte Senara de sa bure pour qu’elle s’en serve d’un drap. Et bien que la chaleur du manteau n’était peut être pas utile, le jedi était content de son geste, au moins il était certain qu’elle n’attraperait pas froid, et que surtout, elle n’en serait que plus dissimulée durant la nuit. Une fois la chose faite et sachant que Senara disposait de tuot le confort qu’il avait put lui fournir, il s’adonner à enlever une à une les épines qui étaient plantées dans son corps, tout en se taisant au maximum pour ne pas réveiller Senara par ses geignements.
Alors qu’il continuait cette lente tache rébarbative le bonhomme remarqua à un moment qu’une chose semblait être coincée à l’intérieur d’une des deux fleurs rouges plus petites du cadavre de la plante. Il n’eut pas à se lever car la dépouille de leur cruel adversaire était à côté d’eux et il put attraper celle-ci avec les mains. Une fois avoir ouvert la gueule de l’horreur botanique ce fut une autre vision d’horreur qui s’offrit aux yeux du chevalier. Bien que rongé par les sucs digestifs ce qu’il voyait à l’intérieur de la plante ne faisait aucun doute, il ne connaissait que trop bien cette chose. Un casque de clone… Du quel restait encore une partie de la tête de son processeur, une vision pour le moins immonde qui manqua de le faire vomir… Mais ayant l’estomac bien accroché il porta un moment son attention sur la pièce qu’il tenait à présent avec dégout. Ce n’était pas n’importe quel casque, il s’agissait d’un casque d’armure phase 2 d’éclaireur… L’empire avait donc des troupes sur la planète ceci ne faisait aucun doute et concordait avec les traces de bottes qu’il avait vu en début de journée … Il ne fallait en aucun cas que la jeune Senara le remarque, mais après tout, pour qu’elle le remarque, il fallait qu’elle sorte de ses rêveries. Hurza cacha le casque sous les restes de la plantes avant de se nettoyer les mains contre la fleur et de prendre son sabre à la main en le plaçant contre son cœur.
La pensée des clones l’avait ramené loin en arrière dans ses souvenirs. L’homme pensait à la jeune Kautilya qu’il avait perdu, elle était en de bon nombre de points très ressemblante à Senara… et il commençait à craindre la perte de cette dernière par ses actes insensés … La perte de la première l’avait déjà affecté plus que de mesure, il était certain qu’il ne pourrait décidément pas accepter un second coup du sort… Et pourtant, actuellement il n’avait apporté que malheurs, danger et honte pour la jeune padawan, elle qui méritait beaucoup mieux… Une larme perla le long de son visage, souvenir de sa tendre élève, et craintes futures. Mais il existait un moyen de mettre un terme à tout cela, un moyen simple, net et sans bavure, il l’avait dans ses mains, il ne lui restait qu’a appuyer pour activer son sabre. Combien d’horreur verrait-il encore, combien de sangs et de larmes couleraient et seraient versées à même ses yeux ?... Dans l’obscurité de la nuit, Hurza pesait le pour et le contre d’un choix lourd de conséquent.Spoiler : Spoiler
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Post n°7
Auteur : SenaraLa crise était passée. Senara le savait. Pourtant, elle n’arrivait pas à ouvrir les yeux. Elle restait prise dans un monde noir et silencieux.
Pas si noir. Pas si silencieux. Il n’y avait aucune source de lumière visible. Pourtant l’ombre refluait lentement.
Senara était debout… debout ? Alors qu’elle était persuadée d’être étendue sans connaissance ?… au milieu d’une forêt… où était passée la terrasse ? Et Hurza ?... Elle regarda autour d’elle étonnée. D’autres choses n’allaient pas. D’abord, elle avait un sabre laser à la ceinture. Son propre sabre, elle en était sûre. Et dans le même temps, elle savait qu’elle n’avait pas de sabre, pas encore.
Il y avait encore autre chose… Senara éleva lentement ses deux mains à hauteur de ses yeux, et les contempla intensément. Cherchant à comprendre comment les mains d’une personne de cinquante ou soixante ans pouvaient se trouver sur le corps d’une gamine de seize ans. Un doute soudain prit forme dans son esprit. Devint certitude quand elle toucha son propre visage. Elle n’avait pas seize ans, elle n’avait plus seize ans depuis longtemps. Le sabre était le sien, reçu à la fin de son apprentissage bien des années auparavant. Elle n’avait pas eu de crises depuis bien douze ans… Korriban, la terrasse, ce n’étaient que de vieux souvenirs… Elle était aujourd’hui. Et maintenant. Dans cette forêt. Quelle forêt ? Où ? Mystère.
Un vent inexistant secoua les branches des arbres environnants. Un bruit sourd résonnait tout autour d’elle. Quelque chose approchait. Quelque chose de dangereux. Quelque chose qu’elle ne craignait pas. Quelque chose, ou plutôt quelqu’un qu’elle connaissait bien. Quelqu’un avec qui elle avait combattu avant. Quelqu’un pour qui elle avait eu de l’affection… avant. Sa main vola vers son sabre, tandis qu’une bouffée de haine la submergeait. Haine qu’elle réprima aussitôt. Ce n’était pas le moment.
Son attention retourna à la forêt. Aux grands arbres sombres, au silence étrange et pesant. Pas un chant d’oiseau, pas un bruit d’animal, pas un souffle de vent.
Pourtant les arbres continuaient à se balancer.
Un sourire dur étira ses lèvres. Et elle se retourna d’un bloc.
Le quelqu’un était là. Une simple silhouette emmitouflée dans une cape brune. On ne distinguait pas son visage. Mais Senara n’avait aucun doute sur son identité.
« Bonjour. Cela faisait bien longtemps. »
L’ironie dans sa voix était féroce, mordante.
« Oui, bien longtemps… mais à qui la faute ? »
« Que veux-tu ? Pourquoi es-tu là ? »
« Pour te parler bien sûr. Essayer de te convaincre. Le passé ne nous importe pas. Reviens vers nous. Rien de tout cela n’est écrit, les choses peuvent changer. »
« Tu te trompes ! Tout était écrit ! C’était inévitable. Depuis ce jour-là. Et tu te trompes aussi sur les raisons. Ça n’a rien à voir avec Little-Lorrd, ou avec l’accident. »
« Tout a à voir avec tout… ça a commencé après Korriban n’est-ce pas ? Que c’est-il passé là-bas ? »
« Ça ne te regarde pas ! »
« Bien sûr que si, ça me regarde… Tout ce qui te regarde me regarde… »
La silhouette rejeta sa capuche en arrière. Et Senara contempla son propre visage, mais âgé de trente-deux ans. Trente-deux ans… l’âge où sa vie a basculé. Elle ferma les yeux, brusquement fatiguée. Ce n’était pas la première fois que cette conversation avait lieu. Ce ne serait sûrement pas la dernière. Comme si une part d’elle-même refusait ce qu’elle était devenue. Une part d’elle-même qui se rebellait régulièrement, et toujours sans succès.
« Tu ne devrais pas t’obstiner ! Tu as déjà perdu ce combat… »
« Je ne veux pas me battre, mais si c’est le seul moyen… »
La Senara de trente-deux ans brandit alors son sabre. Un sabre à la lame verte.
Le sourire dur revint sur le visage de la plus âgée. Et elle fit jaillir la lame de son propre sabre. Une lame rouge comme le sang.
Sa vision se troubla. Lui présenta une autre scène. Une scène dans l’espace. Un antique vaisseau de transport, visiblement rafistolé de partout, avec un côté en flamme, dérivait dans l’orbite d’une planète. Ne dérivait pas, mais s’écrasait. Senara connaissait ce vaisseau, connaissait cette scène, l’avait déjà vue et revue des dizaines, des centaines de fois. Dans ses cauchemars. Avant que le cauchemar ne devienne réalité. Avant que Little-Lorrd ne s’écrase sur Malastare, emportant dans la mort tous ses occupants.
« Père ! Mère !... Maman ! »
Une nouvelle fois ce cri inutile lui échappa.
Avant que la scène vole en éclats. Elle était de nouveau dans la forêt. Elles étaient, toutes les deux, de nouveau dans la forêt. Mais cette fois, elle était la Senara âgée de trente-deux ans. Et elle regardait le sabre rouge de son double plus âgé avec une grande tristesse. Le choc dû à la vision se faisait sentir, et l’autre, en face arborait toujours son sourire dur.
« Toujours aussi sensible ? Cela te fait toujours autant souffrir ? Et pourtant, tu refuses d’admettre que j’ai raison, que j’ai fait le bon choix ! Cesse donc de t’apitoyer sur le sort des autres ! Pense un peu à toi. Arrête de penser aux autres. Arrête de penser à tes parents, à ton maître… ce vieux fou… »
Elle n’aurait peut-être pas dû dire ça. Les branches des arbres bougeaient de plus en plus, même s’il n’y avait toujours pas de vent.
La scène se modifia encore. Mais cette fois, la forêt persista. La nouvelle scène se superposa simplement à la première. Senara regardait son double. Et elle regardait aussi la terrasse sur Korriban.
* Bizarre…*
Cette scène ne lui disait absolument rien, alors qu’elle se souvenait de la plante, du combat contre les racines, et de sa chute, retenue par Hurza au dernier moment…
Oui, évidemment, après, elle avait été inconsciente…
Elle regarda ainsi Hurza s’approché d’elle avec difficulté. Il devait être blessé, pourtant il ne s’inquiétait que d’elle. Puis il entreprit de la soigner, avec maladresse, mais avec, malgré tout, une certaine efficacité.
Quand le Jedi maladroit couvrit sa padawan inconsciente, les deux Senara dans la forêt se mirent à trembler. Tout s’était figé sous les grands arbres, alors que ceux-ci étaient de plus en plus agités. Le vent invisible tournait à la tempête. Sur la terrasse, Hurza avait commencé à arracher les épines qui le blessaient, en prenant grand soin de ne pas réveiller Senara.
La forêt semblait s’effacer peu à peu. La tempête enflait. Les arbres craquaient. Et ce vent furieux ramena un souvenir dans l’esprit embrumé de Senara. Un autre vent, furieux aussi, qui essayait de lui parler, de la convaincre, de la corrompre, puis de la faire tomber une fois que tout le reste avait échouer. Le vent de Korriban. Le vent des Siths.
« NON ! »
La terrasse s’effaça. La forêt aussi. Senara était dans le noir. Mais le vent continuait à souffler autour d’elle. Et dans le vent, des voix.
« Non ! Je ne vous écouterai pas ! Je ne vous suivrai pas ! Jamais ! Tout ça n’était que des mensonges ! Tout ! »
L’obscurité vola en éclats. Sans pitié pour Hurza qui méditait dans un coin, Senara se redressa en criant. Un cri qui exprimait désespoir, crainte et colère. Et qui finit sur une longue plainte. La jeune padawan s’était assise, sur la terrasse. Et elle restait là, le corps secoué de sanglots, les larmes coulant sans fin sur son visage, dessinant des sillons à travers la poussière et le sang.
Elle tremblait, elle pleurait, et elle ne cessait de répéter :
« Non ! Je ne veux pas ! Je ne veux pas ! Jamais… »
De temps en temps, elle semblait reprendre ses esprits, et murmuraient que cette planète était dangereuse, et qu’elle voulait partir. Puis elle reprenait sa litanie. -
Post n°8
Auteur : Super PNJHurza sursauta, il avait été surpris et dans ce geste marqué par la stupeur il se cogna la tête en arrière contre la roche sur laquelle il était adossé durant toute sa méditation. Le hurlement que venait de pousser Senara l’avait tiré de ses bien macabres pensées amenant toute son attention sur sa padawan. En moins de temps qu’il n’avait fallut au son pour arriver à ses oreilles le bonhomme était revenu à la réalité, abandonnant pour quelques temps ses idées sombres, alerté que celle qui s’approchait en quelques sorte de sa protégée n’allait pas bien. Le coup à la tête l’avait partiellement pour ne pas dire totalement sonné, et se fut en étant dans les vapes qu’il s’en était fallut de peut pour que son doigt ripe sur l’interrupteur de son arme et ne l’active par mégarde.
Si tel avait été le cas, Hurza se serait alors tué avec sa propre arme, l’action si surprenante de la jeune fille aurait alors permit au bonhomme de faire par accident ce qu’il n’avait osé jusqu’à présent bien que la tentation fut grande. Enfin alors il aurait trouvé le repos qu’il espérait … L’homme regardait son sabre qu’il tenait fermement dans la main tout en pensant à cela, chaque secondes de chaque minute de chaque journée qui passait lui laissait dans la bouche un goût dégueulasse… Le temps qui s’écoulait entre ses doigts n’était qu’une épreuve supplémentaire, de souffrance intérieure, de la moquerie de ses confrères, de tristesse, et d’une profonde honte du spectacle qu’il offrait. Il avait beau vouloir bien faire, chacune de ses actions se montraient inefficaces ou inutiles… Encore là, ça avait été Senara qui s’était sauvée elle-même de la chute et ceci bien qu’inconsciente. Mais pour une fois sa maladresse n’avait pas été au rendez vous, il était vivant, et s’il n’était pas obnubilé par ce qui arrivait à Senara, sans doute l’aurait-il regretté. Tout en se levant avec difficulté le bonhomme attacha son épée à sa ceinture avant de commencer à avancer dans la direction de Senara en titubant.
Elle était assise sur le parvis de la terrasse en sanglot, répétant en boucle des propos bien étranges. En face d’elle, dans cette sinistre nuit se découpaient de l’obscurité les vielles et imposantes formes des ruines de la vallée. Hurza remarqua sa bure qui avait été jetée violement à terre lorsque Senara c’était réveillée dans ce triste état. En silence il la ramassa, ce fut à cet instant en penchant la tête vers le bas pour l’attraper qu’il remarqua à quel point il était blessé, les taches de sangs et les déchirures sur ses habits faites par les épines étaient importantes … Il préféra remettre sa bure par-dessus ses habits afin de masquer ces blessures et tenta maladroitement de la fermer manuellement à l’aide de ses bras…
Le bonhomme termina enfin les derniers mètres jusqu’à Senara qui toujours en sanglot répétait la même énumération depuis toute à l’heure… La jeune padawan tremblait des pieds à la tête, ses larmes ruisselant le long de son visage, marquant des fins sillons perlant le long de ses joue tachées de sang et de poussière bien qu’en partie nettoyés. Cette vue qui s’offrait à Hurza le marqua au plus haut point, lui faisant plus de mal plus qu’aurait put le faire une décharge de blaster à bout portant. Il se jetât aux côté de Senara. Là, assit à côté de ça padawan en pleur, il passa son bras par dessus son épaule avant de balancer son corps de gauche à droite à l’image d’une douce berceuse. Le visage de Hurza marquait la tristesse, la honte qu’il éprouvait pour lui même et une profonde fatigue, mais son sourire était une des rares choses réconfortante qui brillait de milles éclats en cette nuit bien obscure. Voir Senara dans cet état lui était impossible et tout en la berçant silencieusement il la serra contre lui. C’est dans cette étreinte tendre et protectrice qu’il porta enfin attention aux propos de cette dernière. L’homme se maudit une nouvelle fois de n’y rien comprendre, il finit par en déduire que ses propos s’adressaient à lui, ceci corroborait ses dires au sujet de quitter cet endroit. Ainsi pensait-il, elle avait finit comme les autres à le voir tel qu’il était considéré par bien de ses confrères, un raté… Elle ne l’écouterait pas, ses propos étaient des mensonges, et elle ne le suivrait aucunement là dans le danger et la voie qu’il lui avait montrée. Elle souhaitait retourner au plus vite sur Hoth traumatisé par ce qui était arrivé et par l’incompétence de son maitre…
Pourtant bien que pensant cela, Hurza dont les yeux étaient brillants tant les larmes qu’il lui était difficile de retenir étaient nombreuses, n’en gardait pas moins sont sourire. Chose qu’il espérait au moins réconfortante et trouvant un certain soulagement à penser qu’ au moins cette petite à qui il semblait s’attacher au fur et à mesure était en relativement bonne santé malgré le fait d’être en sa compagnie… Elle tremblait toujours, ses pleurs entrecoupés de hoquets nerveux. Tout en continuant de la serrer contre lui et de se balancer doucement de gauche à droite il finit après de bien longues minutes par prendre la parole, sa voie était hachée. Les mots qu’il prononçait aussi dur et réel les pensait-il, lui faisait grand mal. Il avait conscience d’avoir faillit à ce qu’il avait voulut pour Senara : soit lui faire partager une formation riche et de qualité ou elle se serait épanouie. Le résultat était piètre, les propos décrypter comme s’adressant à lui terminant de l’achever...
« - Je suis désolé … crois moi Senara … et bien que tu ne changeras pourtant pas de décision, choix que je comprends et que je respecte, … je te demande de bien me pardonner… J’aurais aimé pouvoir te montrer, t’apprendre, te faire découvrir certaines choses … Mais c’est à croire que tu as raison, … je ne suis qu’un bon à rien incapable … Mon enseignement n’est pas celui qu’aurait put t’apporter Sozen, je comprends que tu regrettes à présent ton choix … Je peux t’assurer que je n’ai pas tenté de t’inculquer quelques mensonges … Mais libre à toi de ne pas m’écouter, … tu ne souhaite pas me suivre,… jamais … Je… comprends, je suis désolé de ne pas être quelqu’un d’autre … Nous irons donc voir Sozen pour qu’il puisse prendre en charge ta formation si tel est ton désir… Et tu n’entendras plus jamais parler de moi. En ce qui me concerne, sache que j’ai été très heureux et honoré de t’avoir eut comme padawan … et rien ne m’aurait fait plus de joie que de continuer à t’accompagner… »
Hurza avait un pincement au cœur, ses yeux humides retenaient toujours ses larmes mais le tremblement de sa voix trahissant son état. Les propos qu’il avait lui-même sortit lui avait fait l’effet d’un second coup de poignard après ceux énoncés par sa Padawan. Pourtant il les pensait réalistes ce qui ne lui faisait que plus mal. A son sens le jedi considérait vrai les propos de Senara qu’il interprétait comme à sujet. Dans un souffle il termina des mots dont il avait la désagréable impression qu’ils le vidaient au fur et à mesure de ses forces.
« - Si telle est ta décision, tu peux donc enlever cette tresse, tu n’as pas à être honteuse de garder ceci dans tes cheveux, fais je ne te dirais rien Senara … je sais qu’elle est bien loin de ressembler à celles des autres padawans , Je n’ai pas à te faire partager mes échecs … »
L’étreinte d’Hurza se trouva plus forte qu’auparavant, une larme quitta finalement le barrage de son œil droit pour aller s’écouler lentement tout au long de son visage, glissant avec tristesse sur la joue du bonhomme pour enfin quitter cette dernière et aller s’évanouir sur la toge du chevalier. Senara avait cessée de pleurer à moitié bercée par le mouvement de balancier d’Hurza . Elle ouvrit la bouche comme pour dire un mot avant de s’assoupir. Etant encore dans ses bras il la posa délicatement à terre avec milles précautions. Le réveil en trombe qu’elle avait fait lié à son sanglot semblait l’avoir épuisé outre que de mesure, il lui fallait reprendre à présent des forces, c’était son corps qui le réclamait. Assit à ses côtés Hurza ne bougea pas, il restait silencieux, les larmes coulants à présent à son tour le long de son visage. Il veillait avec la même persévérance qu’avant sur Senara, en silence la nuit passa. L’homme regarda plusieurs fois d’affilé son arme songeur, commençant à se préparer à l’idée de se donner la mort une fois qu’il l’aurait remise la padawan à Sozen comme il pensait la volonté de Senara. Après tout plus rien ne le retiendrait alors. Il essuya les larmes encore humides des joues de la jeune fille avant de la recouvrir une nouvelle fois de sa bure.
La nuit passa, lorsque le petit matin montra enfin le bout de son nez il put constater que Senara dormait encore à poing fermés. C’était sans doute une aubaine pour quitter le parvis.
Après avoir remit une nouvelle fois sa bure, il alla récupérer sur le cadavre de leur coriace adversaire botanique un morceau de racines sur lequel il enleva avec attention les épines à l’aide de son sabre. Une fois qu’il obtint un semblant de corde le chevalier retourna jusqu’à sa padawan qui dormait encore. Les évènements des derniers temps semblaient l’avoir entièrement épuisée, pourtant il fallait à présent descendre, et se faire même si elle dormait… A l’aide de la corde faite maison le bonhomme attacha les mains de Senara ensemble, et une fois que ceci fut fait, il put passer celles-ci par-dessus son dos. Les bras de Senara lié servant de hanse qui s’accrochait à son coup il entama dès lors la descente de leur lieu en hauteur non sans peine. La manière avec laquelle il avait attachée Senara pour qu’elle tienne sur son dos l’étouffait par moment lorsque son corps partait en arrière et appuyait sur son larynx. Heureusement cette dernière était légère et il parvint toutefois à arriver jusqu’en bas sans grande embuche bien qu’en ayant le souffle coupé.
Arrivé en bas, sa padawan toujours dans son dos, le jedi regarda à terre, il y avait de nouvelles traces de pas, ce n’était pas bon signe du tout… Il entama de retourner au vaisseau à une allure rapide lorsqu’il remarqua à gauche un édifice en ruine qu’il connaissait bien pour l’avoir vu dans les archives, le symbole d’une balance gravé à l’entrée ne faisait aucun doute sur ce que c’était. S’arrêtant en face de la vaste entrée taillée à même la pierre l’homme resta un moment silencieux, devant lui se tenait ce qu’il avait cherché en vain : La tombe de Dark Heran. Il détacha les mains de Senara et la porta sur son épaule en s’enfonçant dans l’obscurité.
Senara semblait avoir reprise conscience, a son reveil elle se trouvait dans une vaste salle adossé contre un mur à l’intérieur même de l’édifice, de grandes ouvertures au plafond laissaient passer de véritables puits de lumières inondant la pièce d’une couleur ocre. Les murs pourtant en pierre de l’édifice étaient parcourut de centaines de petites fleurs d’un jaune très pale, mais bien que l’endroit était surprenant et non dénoué d’un certain charme, le côté obscur l’envahissait.
Au centre de la pièce se trouvait une longue passerelle en pierre d’une 20 aines de mètres qui séparait en deux un bassin de grande taille, au bout de la passerelle se trouvait un cercueil taillé à même la roche recouvert d’un lit de ses petites fleurs. L’endroit tout entier était bien silencieux, et même le vent qui s’engouffrait par les grands orifices dans le plafond ne faisait aucun bruit, comme étouffé par une présence imposante. Une de ses fleurs avait été mise par le chevalier maladroit dans ses cheveux au dessus de l’oreille.
Hurza se tenait debout sur la passerelle regardant non sans émerveillement cet endroit, tournant la tête en direction de Senara il remarqua qu’elle était réveillée, d’un signe de la main il lui fit signe d’avancer. Elle se leva et toucha ses cheveux, le bonhomme ne savait pas si elle enlever sa tresse comme il l’avait permise ou si elle faisait toute autre chose comme enlever cette fleur ou la remettre en place. De toute manière elle était trop loin de lui actuellement pour qu’il puisse savoir.
« - Viens… Nous ne tarderons pas, mais par pitié approche-toi Senara et contemple un des plus grands secrets de ce monde… La raison de notre venue sur Korriban n’est pas œuvre du hasard, j’ai quelque chose à faire pour le Conseil en ce lieu, et nous somme à présent là ou nous devions aller pour faire ce qui me fut expressément demander par nos supérieurs : veiller à ce qu’un bien de l’héritage Sith ne tombe pas dans les mains de nos adversaires…
Sais-tu qui était Dark Heran dit le Manichéen ? Bien sur que non … Il est de nature de notre ordre à ne jamais parler des autres cultes, pourtant omettre l’existence de tant de choses et parfois dangereux… Avant de partir je me dois de remplir ce qu’il me reste à faire, seulement ensuite nous pourrons rentrer…
Laisse-moi donc te compter l’histoire de Dark Heran. C’était un seigneur Sith des temps jadis, pour ne pas dire un des plus énigmatiques. Il fut en effet un des fondateurs d’une méditation oubliée depuis des temps immémoriaux. Vois-tu, cet homme supposa rapidement deux principes majeurs de sa philosophie. Le premier prévoit que l’esprit est divisé en deux parties : qu’il nomma distinctement l’Alpha et l’Omega. Deux opposés d’où résulte l’équilibre de notre esprit. Dark Heran étant un seigneur noir des siths connaissait la prédominance de ce qu’il nommait son Omega sur son esprit, mais il n’en ignorait tout de même pas l’existence d’une partie opposé à sa personnalité : son Alpha. Le premier exploit de Dark Heran fut d’être le premier à appliquer la pratique à la théorie qu’il avait supposé en réussissant après des années de méditation la rencontre entre sa personne et son Alpha. Par cette manière il parvint là ou personne était arrivé avant lui à à dissocié le corps et l’esprit. En agissant de cette manière il était alors possible de converser avec ce dernier, et parfois, de pouvoir vivre en harmonie avec celui-ci.
Mais là arrive la seconde et terrible découverte que fit Heran à cette époque, s’il est possible d’écouter cette partie de son esprit et de la rencontrer, il est aussi possible de l’occire, de manière à s’en débarrasser à jamais, et par se fait, que l’autre partie prédomine entièrement sur sa propre personne, mettre fin à se dualisme supposé de l’esprit. En agissant de la sorte, l’individu devient alors plus puissant qu’il ne l’a jamais été, et son esprit ne se détournera jamais de sa vision, ayant supprimé toutes les possibilités annexes.
Lorsque Heran annonça sa découverte à ses disciples, l’engouement qui s’en dégagea fut pourtant de courte durée, en effet, rapidement l’on comprit que parvenir à un tel résultat tenait du miracle, les échecs étaient nombreux, ne pas réussir à rencontrer son Alpha, ne pas parvenir à le vaincre … étaient pour la plupart des apprentis des obstacles insurmontables. Certains tombaient dans la folie, d’autre se tuaient purement et simplement. Rien n’était pire qu’un homme qui n’avait pas terminé son affaire, il tombait alors dans une aliénation et un chaos mental... Dark Heran pris de chagrin, tua tout ses disciples avant de se donner la mort. Il se fit enterrer avec un Holocron, dans lequel étaient annotés tous les résultats de ses expériences et de sa philosophie.
La légende veut que seul son héritier parviendra un jour à récupérer son héritage, car pour se faire il faut franchir cette passerelle que tu vois, elle traverse la dernière création du Manichéen avant sa mort : ce bassin … Dont nuls être ne peut parvenir à ne pas regarder à l’interieur le long de la 30 aine de mètre qu’il à a parvenir. En effet Heran donna une grande partie de son pouvoir à cette création toute particulière, elle permet à quiconque se contemplant à l’intérieur de voir ce qu’il à de plus cher à son cœur, ses secrets les plus inavouables, ses rêves, ses souvenirs et ses peines.
Un don mortel dont nul homme n’osa s’approcher car les premiers qui le fixèrent ne purent retirer leurs regards de ce bassin. Et finirent à leur tour par devenir fou et d’en mourir, de faim et de fatigue, refusant de détourner leur regard de se présage. Mais les temps passant, au fur des jours, des années et des siècles, même la force mise par Dark Heran dans le bassin est moins puissante qu’avant, les hommes arrivent dès lors à détourner leur regard après l’avoir contemplé. Mais pourtant la légende est devenue un mythe et nulle personne ne se souvient vraiment de l’histoire du Manichéen. Pourtant un récent message intercepté par nos confrères nous ont permit d’apprendre qu’un Sith avait entreprit en secret de récupérer l’héritage de ce seigneur. Il nous faut donc nous assurer que nulle personne ne puisse s’en accaparer …
Car ni les seigneurs siths de notre époque ni nous même souhaitons qu’une telle chose soit découverte, car n’en reste toutefois que les prémices d’un savoir oublié qui fut transmit par quelques initiés survivant du massacre de leur maitre, ce savoir passa de générations en générations d’années en années, de siècles en siècles, bien que peut d’individus parvinrent réellement à aboutir à cette situation. Le dernier homme qui parvint à notre époque à aboutir à une situation concluante du second stade fut l’Empereur Sith en personne.
Alors Senara marche le long de cette passerelle et contemple donc ce bassin si ne peux t’en empêcher, et allons récupérer ce bien avant qu’il ne soit trop tard. Une fois que cette chose sera faite, alors tu n’entendras plus parler de moi si tel son tes désirs … »
Hura baissa la tête, se rappelant à la fin de son monologue les propos qu’il avait entendu la veille de Senara… Alors que cette dernière s’avançait d’un pas trainant dans sa direction le bassin qu’il fixait avec tristesse semblait s’animer au fur et à mesure, plus les secondes défilaient plus commençaient à devenir distinct un reflet dans le bassin. En moins d’une minute l’eau avait arrêté de bouger, renvoyant une image nette des plus significatives. On y voyait Hurza souriant comme jamais Senara ne l’avait vu sourire, à ses côtés se trouvait une jeune fille aux cheveux châtains, son visage bien que timide laissait entrevoir un léger sourire et une profonde fierté d’être aux côté de son maitre. C’était la jeune Kautilya, dans le reflet Hura lui ébouriffait les cheveux et elle lui rendait une grimace complice avant de lui pincer les côtes.
Hura fixait le bassin sans bouger, il était comme tétanisé par ce qu’il regardait à présent … sa jeune padawan Kautilya lui manquait plus qu’il ne pourrait jamais l’avouer, une larme coula le long de sa joue avant de tomber dans le bassin.
A l’ instant où ceci se produisit ce fut toute l’image qui s’évanouit en une seconde, le bassin montrait à présent une scène que Hurza connaissait bien pour la faire souvent en cauchemar… C’était le jour ou il avait perdu à jamais cette dernière, le temple Jedi en feu, le chevalier tenait dans ses bras le corps inerte de Kautilya autour d’eux se trouvaient décombres, cadavres et poussières, couverts de sangs et de gravats il lui assurait les yeux brillant que tout irait bien, elle le regardait avec grande peur avant de lui décrocher un dernière sourire et de fermer les yeux. Le jedi, sa padawan dans ses bras levait alors la tête vers le ciel en hurlant, pleurant toutes les larmes de son corps et bien qu’aucun son ne pouvait passer à travers l’eau du bassin, la violence et la tristesse qui le parcourrait à cet instant était palpable…
Hura détourna les yeux du bassin, l’image cessa immédiatement.
« - Bassin de merd* ! »
Mais la tentation était grande et il re-regarda à l’intérieur poussé par une curiosité infantile, la macabre scène de la perte de sa padawan avait laissé place à un évènement tout aussi marquant de sa vie. On voyait une nouvelle fois Hurza qui faisait face à une femme vêtue d’une bure noire. Elle se tenait devant lui, dans les mains un sabre allumé duquel émanait une une couleur rouge éclairant son visage à l’abri d’une sombre capuche. A la vue du chevalier elle éteignait son arme et rabattait sa capuche, c’était une très belle femme aux beaux cheveux noir et frisés. Elle s’avançait jusqu’à l’Hurza du reflet et les deux individus s’embrassaient tendrement … Hurza tomba à genou devant le bassin, il revoyait une autre scène passé … Si cet homme avait autant de connaissance au sujet des siths se n’était pas pour n’importe quelle raison … Il avait été un des rares individus à avoir partagé l’expérience unique de l’amour entre deux gens de cercles diamétralement opposés, une femme sith qui avait aimé un homme Jedi. Cela laissait toutefois sous entendre qu’Hura n’avait jamais suivit à la lettre le code de son ordre…
L’image disparus une nouvelle fois malgré ses plaintes pour qu’elle ne reste encore que quelques instants … La magie de Dark Heran était encore forte malgré ce que l’on pouvait penser, assez pour pousser Hura à continuer de fixer le bassin.
L’image qui apparut cette fois-ci était Senara, elle était à l’image de Kautilya souriante et gaie, à ses côtés se tenait son maitre actuel Hurza, dont une certaine fierté semblait se former sur son visage. En quelques instant l’image avait encore changé, la padawa n’avait pas changé, mais à la place d’Hura se tenait Sozen qui renvoyait un regard rabaissant au chevalier qui les contemplait impuissant … S’en était trop, il détourna sa tête du bassin et se releva en titubant terminant les quelques mètres restant qui le séparait de la tombe… Il l’avait fait, il se trouvait de l’autre côté de la passerelle de pierre.Spoiler : Spoiler
Mufus
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Post n°9
Auteur : SenaraOù s’arrêtait le rêve ? Où reprenait la réalité ? Senara ne savait plus très bien. Elle était assise sur la terrasse, elle pleurait. Mais elle ne savait pas si c’était son rêve qui continuait ou si elle s’était réveillée. Elle marmonnait des paroles sans fin, repoussant ou essayant de repousser les discours et les images de son rêve. Essayant de reprendre pied. Ce n’était pas facile, pas facile du tout.
-Mais rien n’est jamais facile Senara ! C’est le principe de la vie. Il faut affronter les problèmes, avec le sourire et calmement. Et quand on les a résolus, on oublie toutes les difficultés. Tu verras. »
Une voix dans sa tête. Un souvenir. Un visage, rendu un peu flou par le temps passé. Sa mère.
Senara se repliait sur elle-même, pour se protéger de ces attaques. Elle refusait de regarder ou écouter autour d’elle, de reconnaître simplement qu’il y avait un monde autour d’elle.
Elle avait conscience pourtant d’une présence à ses côtés. Quelqu’un la tenait dans ses bras, et essayait de la rassurer, de la réconforter. Qui ? Elle était incapable de le dire. Incapable de comprendre ce qu’il lui disait. Mais peu à peu le ton calme et le mouvement berçant vinrent à bout de son angoisse. Ses larmes ralentirent, puis se tarirent. Et elle glissa de nouveau dans le sommeil. Sans avoir eu le temps de voir qui lui parlait, ou de comprendre ce qu’on lui disait. Cette fois, son sommeil fut calme, profond, et aucun rêve ne vint le perturber.
Un sommeil tellement profond qu’elle ne se réveilla même pas quand Hurza la transporta tant bien que mal en bas de la tour puis dans la tombe de Dark Heran.
Ce n’est qu’après avoir été installée par son maître à l’intérieur de la tombe qu’elle se réveilla enfin.
Senara s’assit lentement. Elle avait la tête qui tournait un peu. Un regard rapide autour d’elle. Suivi d’un autre plus attentif.
* On est où là ? C’est plutôt joli… mais c’est encore un truc de siths… *
La jeune padawan s’arrêta un moment pour remettre ses pensées en ordre. Premièrement, elle était dans un bâtiment inconnu, et n’avait aucune idée de comment elle y était arrivée.
Deuxièmement, l’endroit était imprégné du côté Obscur de la Force, comme le reste de la planète, mais ça ne la dérangeait presque plus, contrairement à ce qui s’était passé la veille. Elle y réfléchit quelques secondes : depuis son arrivée sur Korriban, elle avait senti des émanations du côté obscur qui tentaient d’entrer dans sa tête, et elle avait eu le plus grand mal à les repousser. Maintenant, si elle sentait toujours la présence du côté obscur, ce n’était rien de plus qu’un vague bourdonnement à ses oreilles. Comme si d’avoir affronté son cauchemar cette nuit l’avait rendue plus forte…
Troisièmement, Hurza, apparemment en plaine forme, se tenait au milieu de la pièce, sur une passerelle bizarre.
C’était sûrement lui qui l’avait amenée là. Pourquoi ? Mystère, mais il avait l’air de savoir ce qu’il faisait, pour une fois, et d’avoir un but précis. A le voir comme ça, debout sur la passerelle, dans cette pièce magnifique, il était impressionnant. Tout à fait différent du Jedi maladroit et si peu sûr de lui qu’elle connaissait. Senara eut un sourire attendri à cette pensée.
Comme alerté par un sixième sens, le Jedi se retourna au même moment, et lui fit signe d’approcher.
Senara se leva précautionneusement, elle craignait d’avoir des séquelles de son combat passé, de sa perte de connaissance et de sa nuit cauchemardesque. Mais non, tout avait l’air d’aller.
Il y avait bien quelque chose de bizarre pourtant… Elle porta la main à ses cheveux, se demandant avec une pointe d’inquiétude si sa tresse n’avait pas lâché. Mais ce n’était pas ça. Elle regarda la fleur qu’elle venait de tirer de ses cheveux. Puis la remit en place. Et elle alla retrouver son maître au milieu de la salle. Elle avançait lentement au début, avec la désagréable impression que ses muscles ne répondaient pas correctement. Mais après quelques mètres ça allait beaucoup mieux.
Hurza commença un discours plutôt passionné sur l’endroit où ils étaient. Quand il évoqua Dark Heran, elle se garda bien de dire qu’elle avait déjà croisé ce nom. D’abord, elle ne savait rien ou presque de lui, sinon qu’il avait vécu bien longtemps auparavant, et qu’il avait été un seigneur sith redoutable. Elle n’avait pas trouvé de documents plus complet sur lui. Mais le peu qu’elle savait était déjà beaucoup trop. Si on apprenait qu’elle avait lu ces archives, elle aurait sans doute des ennuis. Elle n’aurait jamais dû avoir accès à certains documents. Mais dans le chaos de la fuite sur Horh, puis dans la base presque déserte, elle avait pu consulter, au cours de journées bien désoeuvrées, des documents dits confidentiels. Elle connaissait donc ce seigneur sith de nom, mais n’en savait pas beaucoup plus, et elle écouta attentivement ce que Hurza avait à dire sur lui.
Elle avait toujours considéré le secret que les Jedis maintenaient autour des siths comme une bêtise. Les Jedis, et les Padawans, étaient appelés à combattre les Siths. Mais comment combattre un adversaire dont on ne sait rien ? Aussi avait-elle pris l’habitude de saisir chaque occasion de se renseigner sur eux. Et c’en était une sans aucun doute.
L’idée d’une dualité de chaque être ne la surprenait pas vraiment, un peu comme les pôles positifs et négatifs. Mais l’idée de faire se rencontrer les deux parties opposées d’une même personne lui paraissait… malsaine. Quand à celle de les faire combattre, pour en éliminer une, cela lui semblait tout simplement démentiel, insensé. Le fait même d’avoir ce que Dark Heran appelait un Alpha et un Oméga était ce qui permettait aux gens de progresser, de ne pas rester figés. Du moins, c’est ce qu’elle pensait. C’était à travers les conflits entre ces deux parties que l’on avançait, que l’on changeait d’avis, que l’on se construisait peu à peu…
Si on n’avait plus qu’une seule partie, il n’y avait plus de raison d’avancer, plus de raison de réfléchir, plus de risque de voir l’une ou l’autre prendre le dessus oui, mais celle qui reste n’aurait alors plus de raison de progresser, plus de risque, plus de menace, donc plus de raison de s’améliorer.
Senara savait qu’une part d’elle-même était sensible au côté obscur, une part faible sans doute, maintenue prisonnière au plus profond d’elle, mais qui restait tapie, susceptible de se révolter, voir de prendre le dessus et de faire d’elle une sith.
Le souvenir de son rêve était trop prégnant encore pour qu’elle ignore ça.
Mais c’était ce savoir, cette menace même, qui poussait sa part Jedi à rester vigilante et à progresser pour ne pas se laisser déborder par l’autre. C’est ce qui la faisait progresser. Hurza disait qu’en battant une de ses moitiés, on devenait plus puissant que jamais, mais elle se demandait si c’était vrai. Ça lui paraissait vraiment bizarre.
Mais une autre pensée vint perturber ce raisonnement un peu… fumeux… les deux parts s’appelaient l’Alpha et l’Oméga…
- L’Oméga… comme l’empereur ? Est-ce que …
Elle avait murmuré cette interrogation, elle s’apprêtait à la répéter plus fort, mais la suite du discours d’Hurza l’arrêta.
L’héritage de Dark Heran, encore ici… et qu’il fallait récupérer… oui ça ne faisait aucun doute, il ne fallait pas qu’un tel secret tombe entre les mains des siths… et pour ça il fallait traverser un bassin au pouvoir incroyable.
Elle ne comprenait pas très bien ce qu’il pouvait y avoir de terrible dans le fait de voir ses rêves les plus chers.
Elle arriva au niveau de la passerelle. Mais resta pétrifiée par la dernière phrase d’Hurza.
« Tu n’entendras plus parler de moi si tels sont tes désirs. »
Qu’est-ce qu’il voulait dire par là ??? Il ne voulait plus d’elle comme padawan ??? Senara resta comme sonnée sur place, à regarder d’un air stupide son maître avancer sur la passerelle.
Puis les images se formèrent dans le bassin. Senara en fut surprise. Quand Hurza avait dit que le bassin montrait les rêves les plus chers de quelqu’un, elle n’avait pas imaginé que tout le monde pourrait les voir.
La première image la mit mal à l’aise. Il lui fallut quelques secondes pour comprendre que la jeune fille était l’ancienne padawan d’Hurza, Kautilya, et elle se demanda avec un pincement au cœur s’il avait vraiment eu l’air aussi heureux avec elle, tellement différent de ce qu’il était maintenant. Est-ce qu’il avait changé ou est-ce qu’il rêvait d’être comme ça ? et s’il avait changé, pourquoi est-ce qu’il ne pouvait pas être aussi fier d’elle que de Kautilya ?
Mais l’image changeait déjà, et la nouvelle lui brisa le cœur. Voir comment était morte la jeune fille, et voir son maître revoir la scène… c’était terrible. Senara amorça un mouvement vers lui, elle allait se précipiter pour tenter de le réconforter. Mais il semblait s’être repris. Il se détourna du bassin avec un juron qui aurait fait bondir la mère de Senara… avant d’y revenir…
Et la scène qui apparut alors laissa Senara abasourdie. Difficile, en si peu de temps, de voir quelqu’un enfreindre autant de règles du code. Il avait aimé une femme, et cette femme était une sith.
Senara se dit fugitivement qu’elle aurait dû être scandalisée. Mais non. Senara avait toujours considéré l’interdiction pour les Jedis d’aimer. Pour elle, c’était un non sens. Les Jedis n’étaient pas seulement des chevaliers de paix mais aussi d’amour. Comment pouvaient-ils défendre l’amour s’ils n’avaient pas le droit de le connaître ? Que Hurza ait aimé une femme ne la dérangeait pas du tout. Que cette femme ait été une Sith la dérangeait à peine plus. Après tout, ça ne l’avait pas corrompu lui, et elle ne connaissait pas toute l’histoire en plus. Et apparemment, il y avait gagné une certaine connaissance des siths qui pouvait être très utile…
Avec tout ça, elle avait oublié la dernière phrase d’Hurza. La dernière image qui se dessina sur le bassin la lui rappela. Une image qui lui donna une des clés de ce mystère. Hurza pensait que Sozen aurait fait un meilleur maître pour elle. Elle ne comprenait juste pas pourquoi il pensait ça… et pourquoi cela le gênait tellement maintenant.
Il en avait fini avec le bassin, il avait traversé. Et le bassin était redevenu ce qu’il avait été. Un simple miroir d’eau calme.
Senara hésita. Elle n’était pas très sure d’avoir envie de voir ce que le bassin allait lui montrer. Ses désirs, ses rêves, elle les avait muselés depuis si longtemps. Elle avait parfois l’impression qu’elle les avait laissé sur Little-Lorrd. Non, elle ne voulait pas regarder dans le bassin.
Mais elle ne pouvait pas laisser son maître seul de l’autre côté. Elle devait lui faire comprendre qu’elle ne voulait pas le quitter. Alors elle avança, le regard fixé sur Hurza à l’autre bout de la passerelle.
Elle réussit à parcourir une certaine distance comme ça. Avant de baisser les yeux et de regarder finalement dans le bassin.
Le bassin reflétait une scène champêtre, qui respirait le bonheur. Des hommes, des femmes et des enfants dans un petit village, tous souriant et en bonne santé. Senara les reconnut avec une grande surprise, et un sourire béat se dessina sur son visage. Puis elle se mit à chercher dans l’image. A chercher quelqu’un, ou plutôt deux personnes. Après tout, si les gens de Little-Lorrd étaient là, dans un village bien à eux, ses parents devaient y être aussi… et enfin elle les trouva. Devant une petite maison comme dans les histoires qu’ils lui racontaient. Elle les regarda un court moment, tout en avançant, lentement. Avant de se figer de nouveau. Il y avait quelque chose… ou plutôt quelqu’un… Senara regarda le petit garçon qui courait derrière son père, sans comprendre. Qui c’était ? Qu’est-ce qu’il faisait là ? Quand elle trouva la réponse dans sa mémoire, elle eut l’impression d’avoir reçu un coup dans l’estomac.
-Shim !
C’était bien lui, mais c’était impossible. Son petit frère n’avait vécu que trois jours. Pas assez pour qu’elle ait eu le temps d’appréhender la réalité de son existence. Et voila qu’elle le voyait sous ses yeux, vivants, auprès de ses parents plus heureux qu’elle ne les avait jamais vus… elle secoua la tête, pour chasser cette image. Elle n’aurait pas pensé que voir ses parents lui ferait aussi mal. Et puis, ce n’était qu’une illusion. Rien n’était réel, peut-être même qu’ils étaient morts…
Elle avança encore, plus vite. Avant que l’image ne change à nouveau. Cette fois, elle se vit elle-même. Elle avait un sabre à la ceinture. Senara retint son souffle. La scène ressemblait à celle de son cauchemar. A cela près qu’elle n’avait pas plus de vingt ans. Est-ce que…
Non, ça n’avait rien à voir. D’abord, elle était dans le temple Jedi sur Coruscant. Un temple intact et majestueux. Le Conseil Jedi était réuni dans la salle, tout le monde la regardait. Hurza s’approchait lentement, attentif à ne pas se prendre les pieds dans le tapis ou autre. Et il lui remettait son sabre laser. Officialisant son passage au rang de chevalier.
Elle releva la tête, regardant vers le chevalier, se demandant s’il avait vu. Mais en faisant ça, la vision s’était effacée…
Et Senara arrivait au bout de la passerelle.
Elle rejoignit Hurza et regarda autour d’elle.
- Qu’est-ce qu’on fait maintenant, Maître ? »
Elle espérait chasser les idées noires du Jedi en lui donnant ce titre, lui faire comprendre qu’elle ne voulait pas changer de maître, et qu’il n’avait pas à avoir honte comme ça. Il n'avait aucune raison d'avoir honte. -
Post n°10
Auteur : Super PNJSenara l’avait appelé maitre, il ne savait pas vraiment si c’était par moquerie ou par simple flatterie de mauvais goût. En tout cas suite aux propos qu’il avait entendu dans la soirée, Hurza resta persuadé qu’il s’agissait d’une remarque rabaissante, comme pour le presser d’avoir été déjà bien trop lent… Il abaissa un instant la tête comme à son habitude, l’homme resta là un instant à contempler ses pieds. Lorsqu’elle fut enfin à son niveau le jedi releva toutefois la tête et regarda cette dernière avec attendrissement bien qu’il lui était difficile d’effacer la honte et le désespoir qui le transcendait depuis la nuit précédente.
A la vue de Senara, pourtant, le chevalier lui ébouriffa ses cheveux avec un sourire en coin, oubliant quelques instants les affaires de la nuit. Le bonhomme aimait beaucoup cette petite et commençait à éprouver une boule au ventre de devoir s’en séparer et de la confier à Sozen comme il le pensait. Il n’avait pas compris ce qu’avait représenté la première image du bassin mais ceci avait semblé troubler un moment son apprentie, il lui apposa sa main sur l’épaule en guise de réconfort, il tremblait. La deuxième apparition qui avait été donné de voir par la magie sith avait été pour lui surprenante, il c’était vu là ou il aurait pensé voir Sozen, pourtant de grands doutes s’accrochaient encore à son cœur, persuadé qu’il n’avait une fois de plus que mal interprété une chose qui aurait dut être vue autrement…. Afin de ne pas y penser il désigna avec de grands gestes l’ultime demeure de Dark Heran qui se trouvait devant eux. C’était un cercueil en pierre recouvert d’un tapis de fleurs.
« - A présent ? Et bien comment te dire ça ... nous allons devoir nous débrouiller pour … comment dire ça sans choquer... As-tu déjà pillé une tombe ? Car ça sera sans doute ta première fois… »
Bien que la chose soit hors de toute éthique et de nature malsaine Hurza n’était pas un étranger aux pratiques des pilleurs de tombes. La raison majeure venait de son enfance des rues ou il avait durant des années subsisté comme il le pouvait, n’hésitant pas si nécessaire à profaner des tombes pour y débusquer quelques richesses qu’il revenait une misère, mais lui permettant de subsister quelques jours. Si bon nombres d’enfants avaient vécus une vie confortable dans des foyers normaux la sienne avait été différente, bercée par la rue, les ordures et le vol. Mais ce passé qu’il n’voyait jamais trouvait parfois son utilité, il était de nos jours un expert en matière d’ouverture de ce genre de cercueil. La chose n’en était qu’encore plus aisée lorsqu’on possédait un sabre laser. Avant même que Senara ait put lancer la moindre objection le chevalier c’était agenouillé devant la tombe qu’il s’apprêtait à profaner et murmura quelques rites funéraires Sith. Car bien que s’apprêtant à accomplir un sacrilège il ne pouvait se permettre de le commettre sans un profond respect pour le dernier occupant, c’était une chose qu’il avait toujours tenté de faire.
Une fois la chose faite Hurza c’était relevé et avait empoigné son sabre. Il découpa soigneusement une partie du cercueil de manière à pouvoir le déplacer et parvint enfin à le faire pivoter. En poussant de toutes ses forces la pierre glissa et alla s’écraser avec fracas par terre. Enfin la chose était réglée et la dépouille de Darkn Heran faisait face à l’air libre depuis des siècles à attendre que l’on vienne récupérer son legs. Il ne restait plus qu’un squelette en piteux état d’un homme de grande taille ainsi que quelques effets personnels tel qu’un vieux sabre ouvragés et d’autres choses intéressantes mais n’étant pas la raison de leur venue. Le chevalier contemplait le cadavre avec intérêt ses yeux scrutant tout ce qui pouvait se rapprocher à un holocron ou un document relatif de contenir les connaissances du seigneur sith. Après un moment il trouva enfin ce qu’il cherchait. Il montra à Senara une chevalière grisâtre qui siégeait à un doigt squelettique du macchabé, sur son sommet était incrusté un petit cristal triangulaire noirâtre. Mais il ne fallait pas s’y méprendre c’était un holocron Sith, certes minuscule en taille mais renferment de vastes connaissances et s’alliant avec le plus pur style de la ferronnerie Sith.
« - Un bijou Sith, si j’avais imaginé que le legs de Dark heran prendrait cette forme… Une relique de l’ancien temps, époque d’un savoir-faire unique des joailliers Sith. Ils modelaient l’or blanc comme nul autre, rivalisant de prouesses et de chef d’œuvre de beauté. Mêlant à leur art leur alchimie et leur connaissance du côté obscur. Chaque joyaux Sith est autant magnifique qu’empreint de leur marque, jamais l’obscur qui à été incrusté dans un objet ne le quittera, et à jamais celui-ci demeurera un bien Sith, beau mais corrompu, puissant mais sournois… La pierre qui sertit cette bague n’en est pas une, c’est un holocron, regarde comme celle-ci est gravée et prend une forme pyramidale, il ne fait aucun doute, il est très petit, mais à cette époque le savoir faire résidait dans le beau et le discret et non pas dans l’opulence. »
Hurza avança sa main jusqu'à l’objet dans l’espoir de s’en saisir mais il se figea à quelques centimètres du bijou. Après tout on ne tait jamais trop prudent, revenant sur son action, il arracha un petit morceau de sa bure afin de recouvrir la bague. Ce ne fut que lorsque ceci fut terminé qu’il entreprit de s’en emparer. Mais elle ne semblait pas encline à quitter le doigt de son maitre. Le Jedi tirait de toutes ses forces, arrivées à une situation telle que dans un craquement ce fut l’avant bras qui partit avec Hurza pour atterrir par terre, l’héritage du seigneur sith, toujours accroché à un bras squelettique arraché se trouvant à présent sous les pieds de Senara. Peut être si elle avait pensée qu’être jedi obligeait parfois à piller des tombes et dépouiller des macchabés la jeune padawan aurait aspirée à d’autres choses, pourtant … ce n’était que le début…Une forme venait de se glisser avec silence dans l’encadrement de la porte de l’autre côté de la sale. Bien que partiellement tapie dans l’ombre elle avançait avec la cadence d’un pas lourd. Après quelques mètres dans l’obscurité du portique la longue masse silencieuse venait de quitter le domaine de l’obscurité pour se montrer à la lumière de la pièce. C’était un être de grande taille vêtue d’une longue robe à capuche dans les tons rouge s’accordant avec la plus pure tradition Pau’an. Car c’était une de ses races d’Utapau et était vêtu a l’image de certains de son peuple, sans savoir si c’était par vanité ou par tradition il arborait avec fierté cet habit souvent port par des gens de second plan qui escortaient les personnes de haut rang.Spoiler : Le sinistre personnage
Avec autant de silence qu’auparavant la longue silhouette pris la direction de la passerelle, sans soucier à présent de se faire repérer ou non. Le son de ses pas à un rythme lent et monotone parvint rapidement aux oreilles de Hurza qui se retourna avec la même stupeur qu’un lapin repérant un chasseur. Et pour dire vrai la comparaison n’était pas des moindres, se trouvait devant eux un Sith comme le laissait supposer le sabre laser accroché sur un de ses flancs. Sans porter attention aux jedis il continua avec le même entrain sa progression jusqu’à eux, tel un chasseur il les savait à présent piégés de l’autre côté du bassin, nulle personne sensée n’osant entrer en contact direct avec le sinistre bassin de Dark Heran.
Lors que ce dernier fut enfin sur la passerelle il jetât un regard en direction de la surface plane de l’épreuve d’Heran. Avec un soufflement d’ennui il contempla l’eau qui changeait à son tour, comme elle l’avait déjà faite pour Hurza et Senara, avec grâce elle représenta en de cours passages de rêves et de souhaits. On voyait cet individu toujours masqué par ses habits traditionnel sur un trône. Il surplombait un des plus hauts sommets d’Utapau. L’image ne se hasarda pas longtemps sur cette vision pour montrer ce qui se trouvait en bas de celui-ci. Dans les bas fonds, à des lieux du trône s’amoncelaient richesses en quantités faramineuses, remplissant vallées et court d’eaux. Puis la chose cessa laissant place à une eau stagnante des plus noirâtres. Pourtant l’homme n’avait pas quitté le bassin des yeux, ce qui avait semblé être la fin ne l’était pas, après quelques instants dans cette eau des plus sinistres s’affichaient deux silhouettes, elles prirent rapidement des contours très net, c’était deux corps, sans vie, qui gisait à côté du cercueil de Dark Heran. Il s’agissait ni plus ni moins de Senara et de Hurza.
Cette image sembla ramener l’étranger à la réalité, il quitta le bassin des yeux et de manière à être certain qu’il ne serait plus tenter de regarder la surface du bassin durant la fin du chemin sur la passerelle il apposa ses deux mains en directions du bassin scindé en deux par la traverse, après ce qui sembla être un souffle l’eau se replia d’elle-même vers les parois périphériques de la pièce, poussée par la force qu’il commandait. La nature de l’individu ne laissait à présent plus de place aux interrogations, il connaissait la force et son usage.
Ayant vu ce que réservait l’étranger à lui-même et à sa padawan Hurza s’avança d’un pas, se mettant devant Senara avec l’intention de la protéger. Son épée éteinte luisait dans sa main droite. Lui non plus n’avait dit un mot tant l’atmosphère était à présent pesante et chargée. Du lapin il était passé étrangement rapidement à la buse, qui avec patience et silence attendait l’instant pour fondre sur sa proie. Le sinistre individu arriva à son tour au bout de la passerelle, se trouvant face à face avec le chevalier Jedi. L’eau qui c’était poussée lors de ce passage des plus solennel revint rapidement jusqu’aux bords du bassin et s’immobilisa comme elle l’avait déjà été mainte fois. Les deux hommes se regardèrent un moment l’un l’autre, comme pour se juger puis le nouveau venu pencha la tête pour regarder en direction de Senara, on pouvait sentir un souffle étrange et glacial ressortir de ça capuche Pau’an ouvragée et dont l’obscurité des faibles orifices ne laissaient rien entrevoir de qui se trouvait dessous. Mais par sa taille, ses habits et sa façon de se déplacer il était possible de comprendre qu’il était un natif d’Utapau. Après avoir contemplé un instant Senara une once de méprise ou de ricanement sembla se mêler à son souffle, comme s’il trouvait les deux personnes devant lui à l’image d’insectes.
Sans avoir parlé ni même laissé présager ses gestes il montra sa main à Hurza qui la considérât avec étonnement. Mais il était déjà trop tard, le Sith avait rabattu ses doigts en une poigne et le chevalier jedi n’avait compris qu’après coup. Il commença à suffoquer. Le Pau’an l’étranglait avec une technique des plus villes de son ordre, la poigne, qui visait à étrangler une personne via la force, cela à une distance plus ou moins importante. Le maitre de Senara pris de panique commençait à étouffer et lâcha son épée qui alla rouler sur le sol. Sous sa coiffe rouge en tissue, un rire glacial s’éleva un instant au dessus du bonhomme avant de cesser net dans un crie de douleur.
La raison de ce changement brutal était un coup de pied bien placé d’Hurza dans ses parties. L’attaque eut l’effet escompté et l’agresseur lâcha prise immédiatement, libérant le jedi de l’emprise de ses mains. Le Pau’an gémissait tout en apportant ses mains à son flanc dans l’espoir de se saisir de son arme, mais ceci était sans compter les réactions surprenante du maitre de Senara. Alors que bon nombre de personne se serait ruée pour récupérer leur sabre à terre, ce jedi pas comme les autres envoya un violent crochet du droit en plein dans le visage masquée du sinistre personnage. S’il n’avait pas l’air adroit bien des fois avec un sabre, cet homme semblait posséder un don rare en ce qui était de la lutte au corps à corps. Hurza enchainait avec rapidité des coups de poings, de pieds et de genoux sur l’homme vêtue de rouge qui tentait tant bien que mal à se saisir de son arme, la lutte à main nue ne semblant pas être son fort.
Mais Hurza avait l’avantage, il continuait de lui assainir de violentes attaques, suffisantes pour qu’il ne puisse récupérer son arme. Après quelques instants les deux hommes se trouvaient tout deux à en venir aux mains au lieu d’un traditionnel duel au sabre. Hurza fut frappé plusieurs fois en plein visage mais tenait tant bien que mal. Enfin un croche patte fit trébucher l’adversaire du jedi, Hurza avait dès lors la supériorité totale, sur lui. Il envoyait une baigne à son ennemie chaque fois que ce dernier tentait de l’agresser. A voir le maitre de Senara ainsi il était facile de comprendre que cet homme avait vécu dans les rues tant sa manière de se battre était rapide et puissante. Pourtant Hurza ne prenait pas d’initiative et ne faisait que rendre les coups qui fusaient en grand nombre avant que le sith ne lui adresse enfin la parole entre un sifflement et un gémissement.
« - Par pitié … par pitié … Je me rends … »
Hurza stoppa net comme foudroyé par une révélation. Tout était allé si vite qu’il ne s’était vu perdre contrôle et emporté par on ne savait quelle hardiesse avait mis à mal son adversaire qui paraissait pourtant bien puissant. Regardant ce dernier puis ses mains marquées de sang et d’équimoses le Jedi murmura quelques phrases à lui-même comme pris dans un chagrin..
« -Qu’ai-je fait ? …. Bon dieu … Qu’ai-je fait ? … »
Il ne vit par la ruse du Pau’an tout de rouge vêtu qui fit une nouvelle fois usage de la force. Un souffle envoya Hurza valdinguer quelques mètres en arrière. Il atterrit sur le sol pierreux non loin de la tombe avec fracas. Le Sith se relevait avec lenteur en détachant son arme de la ceinture. Il activa cette dernière, dont la couleur était d’une affligeante banalité rouge, avant de marcher sur Senara avec son traditionnel pas lent. En quelques enjambées il fut devant elle. Son souffle glacial était si prêt du visage de Senara que la frêle fleur dans les cheveux de la padawan manqua de tomber paralysée par le froid. Le Pau’an laissa une dernière fois transparaitre un rire, qui à l’entendre était à faire courber l’échine, avant de brandir devant une Senara figée sa lame avec l’objectif de la pourfendre. Il abaissa sa main à l’instant où une lumière bleutée vint bloquer l’épée à quelques centimètres du visage de l’enfant.
« - Nooooooooon ! »
C’était Hurza qui frappé par la scène avait accourut jusqu'à son apprentie et c’était interposé une nouvelle fois entre le Sith et la Padawan. Il était essoufflé mais avait cette fois-ci son sabre à la main. Le regard du Jedi était clair, jamais il ne laisserait quiconque faire de mal à la petite tant qu’il serait en état de la protéger. L’homme était déterminé. Les deux lames s’entrechoquèrent plusieurs fois, Hurza se contentant actuellement que de défendre Senara et sa propre personne. Alors que le combat à l’épée commençait à prendre de l’entrain et les coups donnés et rendues devenaient de secondes en secondes plus puissants le Sith usa une nouvelle fois de traitrise. Il mima d’attaquer directement Senara, comme il s’y attendait Hurza plaça sa lame de manière à protéger la padawan à défaut de lui-même. D’un geste ample du poignet le Pau’an eut alors tout loisir de pouvoir toucher le maitre bien prévisible.
« - Senara vas t'en ! Fuis avec l'holocron ! Il ne doit pas..... ailleuuuu ! »
Hurza vit le coup arriver que trop tard et n’ayant pas le temps de l’éviter la lame vint lui taillader le bras gauche. De surprise il lâcha son sabre de la main droite tout en laissant transparaitre un cri de douleur. Heureusement la plaie n’était que superficielle et peut importante, mais elle avait suffit à faire perdre le peut de concentration et de confiance qui restait en Hurza. Pourtant il s’en était fallut de peut pour que ce coup lui soit fatal. Mais Hurza se trouvait dès lors désarmé face à son adversaire. Avant qu’il ait le temps de faire quoi que ce soit une pierre derrière lui vola pour aller heurter l’arrière du crane du chevalier. Le choc fut bruyant, tel qu’Hurza s’effondra sans avoir le temps de réagir ni même de comprendre ce qu’il c’était passé. Son adversaire avait utilisé la force pour lui envoyer une pierre par l’arrière pendant qu’il l’attaquait par devant, l’homme était rusé et puissant, ceci ne faisait plus aucun doute. Avec lenteur le Sith regarda tour à tour Senara puis son maitre qui était à présent vaincu. Le même ricanement qui avait été interrompu quelques instants plus tôt reprit de plus belle.
« - Hmm… C’est en ce lieu que veux la légende que Dark Heran tua ses disciples avant de se donner la mort après s’être placé lui-même dans son cercueil. Ce sera un comble pour deux Jedis, maitre et apprenti de périr en cette terre sainte Sith, lieu d’un massacre et de recueillement. Apprêtez vous à quitter ce monde dans une situation une once différente. Pourtant …
Je sens une grande frayeur en toi mon enfant … Tu as peur … Mais tu as aussi de la haine, tu as de la colère et pourtant tu ne t’en sers pas… Elle pourrait pourtant te sauver et sauver bon nombre de faibles. Tu pourrais en plus de ceci les guider si tu avais le pouvoir. Pourtant tu as épousée la voie des Jedis… Regarde donc cet être incapable et pathétique qui t’accompagne et juge par toi-même… Est-ce là un maitre ? Je ne vois là qu’un bon à rien, un faible. Il n’à rien de glorieux et n’est nullement fort. C’est un faible ! Qui à écouté son cœur au lieu d’agir et vois le résultat par toi-même. S’il avait écouté son instinct, laissé libre court à sa colère, il n’aurait pas eut une telle faiblesse … Mais peut être es tu différente de cet abrutis ? Laisse libre court à la violence de ta colère, elle accroit ta force et la puissance de ta volonté, c’est sans nul doute de l’unique manière de sauver sa vie, de me pourfendre… »
La phrase s’en suivit d’un nouveau rire, comme si le Sith était intimement persuadé que nul ne pouvait le vaincre. Pourtant sa victoire sur Hurza n’avait été due que par tricherie et ruse, chose qu’il semblait avoir rapidement oublié.
« Mais si tu n’en as pas les capacité libre à toi de le laisser mourir. Les faibles n’ont pas à recevoir la clémence est de deuxième chance. Je ne suis pas là pour écraser des fourmis, je suis ici afin de récupérer mon dut. Donne moi ce que je suis venu chercher et tu auras la vie sauve. Refuse et tu rejoindras ton maitre qui à dès lors celé son destin. Tu peux faire en sorte qu’il soit différent du tient. Agis jeune enfant, mais agie vite. Puisses-tu regarder une dernière fois le visage de cet incapable, car il s’en va rejoindre le trépas. »
Le sith passa des paroles aux actes, avec une attitude solennelle l’homme activa une nouvelle fois son sabre, la lame rouge qui brillait de mille feux. Elle était aux couleurs de sa robe et vint éclairer les faibles parties visibles de son visage, c’était une peau grisâtres et striées, il ne faisait aucun doute, c’était bel est bien un Paul’an. Il apposa le tranchant de son épée non loin de la gorge d’Hurza qui toujours inconscient murmurait dans son sommeil des injonctions à Senara.
« - Fuis … »
Aux pieds du Sith se trouvait son maitre toujours inconscient une épée Damoclès menaçant de s’abattre d’ici très bientôt. Les propos de leur adversaire avaient été clair, il n’épargnerait pas Hurza mais laissait une possibilité pour laisser en vie la Padawan. Il était certain que si le jedi avait été debout à cet instant il aurait donné la bague et sa propre vie s’il avait eut l’assurance que Senara aurait été sauvée. Mais venant de cette personne toute promesse était dure à croire, les images qui s’étaient reflétés plus tôt dans le bassin allant qui plus est avec la supposition qu’il ne laisserait derrière lui que des cadavres. Sur le côté droit de Senara se trouvait à terre l’arme d’Hurza qui semblait attendre qu’une main la réclame. A gauche reposait le legs de Dark Heran que réclamait le sinistre individu. Mais utiliser l’épée contre un tel adversaire sans haine et colère risquerait peut être d’être difficile, et comment pouvoir espérer remporter une victoire contre un guerrier Sith qui semblait manier le sabre et la force avec grand art ?... Restait à Senara de faire des choix lourds en conséquence.
Le bourdonnement qui n’avait eut de cesse de s’amplifier dans les oreilles de la padawan avait laissé place à des murmures. Ils semblaient venir de chacune des petites fleurs de la pièce, des centaines de vois distinctes et différentes qui à l’unissons appelaient à la colère, à la vengeance, à faire face à son adversaire mais dans l’unique but de le tuer. Vengeance, vengeance pour le temple, vengeance pour nos morts, nulle clémence, vengeances criaient elles dans sa tête.Spoiler : Spoiler
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Post n°11
Auteur : SenaraHurza lui ébouriffa, une nouvelle fois, les cheveux. Senara ferma les yeux et rentra légèrement la tête dans ses épaules. Décidément, elle n’aimait pas cette manie. Mais elle ne dit rien, son maître semblait avoir retrouvé le sourire. Bien sûr, sa connaissance du langage cynétique lui indiquait que le Jedi était encore triste.
Quand elle entendit ce qu’il comptait faire, elle eut un léger frisson. Il y avait des choses… des choses qui lui paraissaient inacceptable. Elle contempla le tombeau pendant qu’Hurza l’ouvrait, de manière un peu cavalière et sans gêne apparente… après avoir effectué un rituel qu’elle ne connaissait pas. Décidément, il était très surprenant. Forcer une tombe… une idée qui ne lui serait jamais venue, qu’elle n’aurait jamais envisagée.
Une tombe forcée.
Un holocron Sith.
Une menace pour toute la galaxie.
Il y avait des choses inacceptables. Laisser un héritage Sith tomber entre de mauvaises mains et devenir une arme redoutable en faisait partie.
Senara n’était pas certaine qu’elle aurait pu forcer une tombe, mais elle ne pouvait pas interférer dans l’action de son maître. Pas avec ce qu’elle savait. Une fois le cercueil ouvert, elle se força à regarder, malgré tout ce qu’elle pouvait en penser. Elle devait regarder. La voie des Jedis n’était pas facile, rien n’était jamais facile, et il fallait parfois faire des choses qui allaient contre son cœur.
A quoi pouvait bien ressembler un holocron Sith ? Est-ce qu’il serait visiblement obscur ? Ou est-ce que ce serait plus insidieux ? Elle ne doutait pas que le côté obscur imprégnerait l’objet, quel qu’il soit…
Puis Hurza montra la chevalière.
- Une bague ? C’est bizarre non ? Remarque pourquoi pas…
Elle avait parlé très bas. Comme si élever la voix ici était sacrilège. C’était peut-être le cas. Senara avait l’impression que des choses dormaient ici, des choses qu’il valait mieux ne pas réveiller.
Elle écoutait attentivement Hurza. Avide de connaissances sur un sujet qui était presque tabou au temple.
Mais quand il essaya de retirer la bague, et que le bras entier se détacha, la jeune padawan ne put s’empêcher de se détourner. Elle se perdit dans la contemplation des fleurs qui tapissaient les murs.
Elle se retourna au mouvement d’Hurza, pour découvrir à son tour le sinistre individu qui était entré dans la tombe. Une grande silhouette dans une tenue rouge. L’image se superposa dans son esprit à un article encyclopédique : un Pau’an d’Utapau. Il s’avança sur la passerelle, et regarda dans le bassin. Senara hésita. Elle se disait que ce n’était pas sûr de le quitter des yeux. Mais d’un autre côté, la magie du bassin était très forte. Elle finit par regarder l’image que l’eau renvoyait à l’inconnu. Elle n’eut qu’une vision fugitive du trône et des richesses avant que la vision ne change. Et elle écarquilla les yeux en reconnaissant les deux corps sans vie reflétés par le bassin. Elle reporta aussitôt son attention sur lui. Il était dangereux. Il voulait les voir morts. Et il maîtrisait la Force, elle en était sure.
Il en apporta la confirmation la seconde suivante en écartant les eaux du bassin.
Un Sith ! C’était un Sith. Cette certitude pulsait en elle, en même temps qu’un léger malaise. Le même genre de malaise qui l’avait envahie à son arrivée sur la planète, en plus diffus, mais plus agressif en même temps.
Elle resta pétrifiée. Un Sith ! Puissant et déterminé à les tuer tous les deux. Hurza n’était peut-être pas tout à fait remis de son combat contre la plante de la veille, et elle, elle n’était qu’une padawan, et désarmée en plus. Elle ne savait pas quoi faire. Et même si elle avait voulu bouger, quelque chose lui disait qu’elle n’aurait pas pu…
Hurza, lui n’hésita pas, et se plaça entre elle et la menace. Il était vraiment différent tout d’un coup. Le Jedi maladroit et gaffeur, pas sûr de lui avait disparu. Senara le regardait, impressionnée.
Puis le Pau’an atteignit le bout de la passerelle. Quand son regard se posa sur elle, Senara retint son souffle. Elle détestait cette impression. Et quand il se détourna avec un sourire méprisant, elle se laissa envahir par une nouvelle certitude. Le Sith ne sortirait pas de la tombe vivant.
Aussitôt, le Sith utilisa la Poigne de Force. Hurza ne pouvait plus respirer. Senara amorça un mouvement vers les deux adversaires, sans trop savoir ce qu’elle pourrait faire. Mais son maître s’était déjà repris. Son instinct de survie, qui avait déjà étonné la jeune fille, reprenant le dessus. Et si son coup de pied n’était pas très académique, il fut au moins efficace. Le Sith relâcha son emprise et fut vite submergé par les coups du Jedi. Au point de demander grâce.
Ce qui ramena Hurza à la réalité. Il arrêta aussitôt de frapper, abasourdi par ce qui venait de se passer, et apparemment par ce qu’il avait fait. Senara voulut l’avertir, n’en eut pas le temps. Le Sith avait projeté Hurza à quelques mètres. Senara était seule face au Pau’an maintenant. Et toujours incapable de bouger. Pas même quand il dégaina et activa son sabre. Elle n’avait pas même tressailli. Pas plus quand le sabre rouge s’abattit vers elle, et quand le sabre bleu d’Hurza s’interposa. La padawan était comme déconnectée de la réalité.
Elle ne réagit que lorsque son maître fut blessé. Elle fit un geste vers lui. Un geste bien ridicule, pathétique. Mais elle ne pouvait guère faire plus…
Même ça, elle ne put le faire. Hurza avait perdu son sabre, et fut assommé par une pierre manipulée par la Force. Senara recula devant le regard que lui lança le Pau’an.
Celui-ci prit la parole. Chaque mot calculé avec précision pour blessé la jeune padawan, pour la pousser à la faute. Elle l’écouta, d’abord frappée par ses paroles, et toujours pétrifiée, puis peu à peu, elle se libéra de cette emprise, retrouva ses esprits. Le discours du Sith eut l’effet inverse de celui recherché : il permit à la jeune fille de repousser sa peur, et de retrouver son calme.
Différentes émotions tourbillonnaient en elle. Peur, colère, inquiétude pour son maître, affection pour lui…
Mais quand le Sith eut fini son discours, elle était calme, elle avait maîtrisé ces émotions, même si celles-ci étaient toujours là.
Elle avait une perception très claire de ce qui l’entourait. Le Sith, son maître inconscient, le sabre bleu, l’holocron, les murs, les fleurs, le bassin…
Elle n’avait aucune idée de ce qu’elle allait faire, mais elle ne s’en inquiétait pas, elle ne s’en inquiétait plus. La Force était avec elle, et la guiderait.
Elle eut un petit sourire moqueur comme cette pensée lui venait. Elle avait toujours trouvé ça un peu ridicule.
Et elle répondit au sith :
- Tu te trompes, Sith. Mon maître n’est pas un faible. Il vaut mille fois mieux que toi. Et ni lui ni moi n’allons mourir ici… toi par contre…
Oui, j’ai peur, oui je suis en colère. Mais je n’éprouve aucune haine. Pour quoi, pour qui aurait-je de la haine ? Pour ces lieux ? Ils sont empreints du côté obscur de la Force, mais n’en sont pas responsables. Pour mon maître ? Il ne mérite que mon affection et ma gratitude. Pour toi ? je n’ai que pitié pour toi. Tu n’as aucune vraie raison de vivre ou de combattre. Et c’est pour ça que tu ne peux pas gagner.
Tu es venu chercher ton dû ? »
Elle fit un geste et le sabre d’Hurza s’envola dans sa main. Elle l’alluma aussitôt.
- Viens donc le chercher.
Avant que le Sith ait pu faire un geste contre Hurza, des centaines de fleurs furent projetées sur lui. Avec un ricanement méprisant, il les écarta de la main, ne se donnant même pas la peine d’utiliser son sabre. Il dut recommencer trois fois.
-maudite gamine ! Tu ne crois quand même pas me faire peur avec ces fleurs ridicules ! Tu vas arrêter oui !
Il ne comprit pas, ou trop tard. Lorsque pour la quatrième fois Senara envoya sur lui les fleurs, ils ne vit pas les pierres qui se dissimulaient au milieu des pétales.
Il n’eut que quelques égratignures, mais cela l’énerva au plus haut point.
Sabre levé, il se précipita vers Senara. Celle-ci recula, esquiva, évitant au maximum le contact. Elle savait qu’elle n’avait aucune chance dans un duel au sabre. Elle n’en avait touché que deux fois dans sa vie.
Peu à peu, elle le conduisait où elle voulait. Ils arrivèrent au bord du bassin. Senara se rejeta en arrière en même temps qu’elle utilisait la force pour soulever l’eau du bassin et la projeter sur le Pau’an.
Pas un instant elle n’avait douté. Mais maintenant, alors que l’eau retombait, elle se demandait si ça avait marché. Et elle s’inquiétait pour Hurza. -
Post n°12
Auteur : Super PNJLe silence s’était fait. Le Sith du haut de son arrogance venait de comprendre bien tardivement qu’il s’était laissé berner par un simple enfant. A travers l’ombre de sa capuche ses sinistres yeux laissaient paraitre la surprise, la colère et l’incompréhension. Il n’avait de cesse de se demander comment ? Comment avait-il put être si stupide ?! Il était évident que s’il avait eut un instant plus tôt une once d’humanité à entrevoir la possibilité d’épargner la padawan, cette dernière idée était à présent entièrement occultée de son esprit. Le Pau’an la ferait payer pour son arrogance ! Mais pour se faire il lui fallait à présent à faire face à la dernière action de l’enfant.
L’eau s’était trouvée projetée en l’air, et ses goutent perlaient les unes à côtés des autres, semblant prendre dans leur retombée la même légèreté et lenteur qu’une plume tombant au sol. Cette infinité de petites bulles laissaient chacune d’elles entrevoir les désirs du Pau’an qui les jugeait avec surprise et colère. Elles étaient toutes ressemblantes à des petites facettes de milliers de miroirs qui montraient tout et leurs contraires. Désirs, craintes, tout y passait en quelques instants … Et aussi petites fussent-elle chaque images envoyées s’inscrivaient dans l’esprit de celui qui n’y jetait même qu’un œil, comme s’étant gravées à jamais dans sa mémoire alors qu’il ne l’eut même pas remarqué. Une telle vision et tel apport d’image fut comme un choc dans l’esprit du Pau’an qui cessa de bouger comme terrassé par autant d’arrivées subites à son esprit.
Mais alors que tout laissé penser que cette trombe d’eau allait s’abattre sur l’être qui saisit de stupeur n’avait osé bouger, il n’en fut rien. Sans que le Sith en fut pour quelque chose l’eau s’écarta d’elle-même de lui dans sa retombée, tombant à même le sol et éclaboussant pierre et fleurs sans pour autant qu’aucune goute n’eut touché le bonhomme ou le maitre de Senara. Ce curieux liquide était bien étrange et semblait mut par on ne savait qu’elle force pour n’être jamais en contact physiques avec les vivants.
Les quelques fleurs aspergées bougeaient lentement une à une leurs pétales, comme ayant été réveillés d’un sommeil lointain et léthargique. Mais tout ceci était hors des pensées de l’adversaire de la Padawan qui n’en avait vraiment rien à faire. Contempler des fleurs aurait bien été la dernière de ses occupations, surtout face à cette enfant. Après avoir repris difficilement ses esprits il chercha un instant dans la direction ou il avait vu la dernière fois Senara. Pourtant elle n’était plus là. Le pau’an c’était fait piéger maintes fois d’affilés par cette jeune enfant et à présent il était sur ses gardes, prêt à frapper et pourfendre celle qui avait eut l’audace de lui répondre et de lui faire face. Mais pour se faire encore fallait-il la trouver… Les nuages au dehors s’étaient amoncelés de telle manière à obstruer certains rayons du soleil qui filtraient à travers les larges puits de lumière du plafond. A présent la salle était plus obscure qu’à l’origine, et mettre la main sur l’enfant s’avérerait chose difficile.
« - Ou es tu ? Montre-toi petite impertinente ! Ne te caches pas comme une lâche ! Je t’ai laissé une chance ! Une seule, et tu n’as pas sut la saisir. A présent il est temps pour toi d’affronter ton destin, comme ton maitre affronte le sien ! N’as-tu pas compris le fossé qui sépare nos deux personnes ? En face du pouvoir que me confère le côté obscur tu es pathétique, semblable à un insecte ! Je peux lire en toi comme dans un livre … Inutile de résister nous économiserons tout deux un temps précieux! »
Les propos du sinistre personnage avaient tirés Hurza de son sommeil. A demi conscient il avait agrippé le pan de la robe de son adversaire. Il ne fallait pas enterrer le jedi maladroit avant qu’il soit mort, et bien que blessé et partiellement sonné il lui restait encore assez de force pour tenter tant bien que mal d’entraver les lugubres projets du Sith. Mais ce dernier lui envoya un violent coup de botte en pleine tête. Le visage du chevalier retomba à terre en heurtant la pierre. Le Sith tout en riant repris la parole il n’avait pas mentit et bien qu’il ne parvenait pas à voir l’enfant il sentait clairement sa présence et ses pensées.
« Pathétique …. Est-ce donc là les jedis ? Je ne puis m’y résoudre ! Est-ce ceci que l’on m’eut décrit comme nos farouches adversaires des temps jadis ? Je ne vois qu’un faible incapable et un enfant qui se terre dans l’ombre de peur de venir m’affronter ! Ou est donc passée toute ton hardiesse jeune fille ?! Tu as beau te cacher je sens ta présence et tes sentiments, je ressens doutes et peurs !
Hmm … Tes pensées te trahissent mon enfant. Comme c’est intéressant … Tu es faible et tu as peur…. Ceci ne fait aucun doute. Peur qu’un jour tu finisses par devenir l’un des nôtres. Tu tentes de te masquer cette vision de ton esprit, de l’occulter et l’oublier dans un coin de ta mémoire. Pourtant ta la ressent ! Tu la sens grandir, comme grandit en parallèle le besoin d’apprendre plus, de posséder plus. Plus de connaissances et plus de pouvoirs. Tu n’es pas différente de nous… si seulement tu faisais l’acquisition de nos connaissances… De la vérité ! Et non pas du mensonge que l’on vous inculque ! Pourquoi ne pas écouter cette voix qui est tienne et pourtant que tu repousses ? Libère cette partie de toi même, et alors tu n’en auras plus peur, tu parviendras à la découvrir et la comprendre, tu finiras par ne faire plus qu’un avec elle ! Car tant que tu la repousseras, chaque jours qui passent tu crains un peut plus de sombrer à la tentation, et sans le vouloir tu tombes un peut plus dans la peur et le doute… »
Toujours rien … Le Sith commençait à perdre patience, scrutant la pièce d’un coin à l’autre à la recherche dans l’obscurité de la jeune fille, pourtant il ne parvenait pas à la trouver bien qu’il la sentait ! Ou diantre se trouvait-elle ?! Il n’en avait aucune idée, ne sachant ou elle était il tentait de la provoquer et si ceci ne marchait pas de la déstabiliser, quitte à la faire rejoindre les ombres. Pourtant ses propos n’étaient pas corrompus et s’affichaient dans le vrai, puisant dans le cœur de la padawan qu’il sondait avec une facilité déconcertante…. Tuer son maitre pouvait aussi bien la faire sortir de son trou que la pousser à rester à l’intérieur …
« Le doute … Et pour faire face à ce doute tu ne peux compter sur personne ! Tu es seules, terriblement seule … Abandonnée par les tiens alors que tu n’étais encore qu’une jeune enfant ! Tu t’es trouvée seule au temple, parmi tout ses gens, ses étrangers, si loin de ton foyer, de tes parents …. Ils te manquent n’est ce pas ? Ah tant de tristesse, de désespoir ! Tes parents n’ont aucune pensée pour ta personne, que tu meures ou que tu vives leur vie n’en sera aucunement différente ! Ils sont loin … si loin …. Ils t’ont déjà oublié ils n’ont pensés à toi qu’en perdant … ton frère … ? Hmmm n’est-ce pas amusant ? L’on ne porte que plus d’attention aux morts comparés aux vivants ? Il existe un moyen d’inverser la tendance ! Il existe des moyens pour les retrouver, pour arrêter d’être le mouton et rejoindre les loups ! Arrêter de se soumettre et de mener son propre chemin ! Mais aucunement pour un Jedi … A épouser l’obscurité l’on n’en devient que plus fort ! Pourquoi la refuser ? A toujours opposer le blanc au noir, vous les jedis en avez même oubliés que le jour et la nuit sont pourtant complémentaires ! Mais trop de paroles sont déjà passé, si tu ne viens pas à moi, alors je viendrais te chercher… »
Bien que particulièrement maigre, le pau’an en raison de sa grande taille possédait une force insoupçonnée. Avec une facilité déconcertante il attrapa en un mouvement de bras ample le maitre de Senara par la gorge. Tout en faisant apparaitre un large sourire il envoya un instant plus tard le bonhomme contre la tombe de Dark Heran. Le choc du corps contre la pierre fit grand bruit pourtant le cri de douleur d’Hurza en fut que plus grands… Le sinistre individu restait une une personne sadique, préférant tuer le chevalier à petit feu, y prenant un plaisir malsain et certain de marquer la padawan… Alors que sa longue silhouette s’approchait du jedi le Sith se retourna en un instant, les pensées de Senara l’avait trahies outre que de mesures et il avait enfin trouvé ou elle se trouvait dans la pièce. C’était à croire qu’il avait suffit d’attaquer physiquement son maitre pour la pousser à se trahir. Le sith jubilait et il lui faisait à présent face. Les deux n’étaient pas réellements loin de l’autre, le pau’an s’en voulut de ne pas être parvenu à repérer plus tôt la jeune enfant. Allumant son sabre le la funeste créature fit un signe en direction de Senara. Il savait à présent ou elle se trouvait et allait de se pas s’occuper de son cas.
« - Tes pensées t’ont trahies fillette ! A présent, si tu te refuses t’épouser la voie que je me suis évertuée à te montrer dans mon amabilité... alors j’en suis navré, mais il te faudra périr, tout comme ton maitre. Tu …. Tu … »
Il c’était arrêté en un instant penchant sa tête pour regarder sa poitrine. Une lueur vive de couleur rougeâtre émergea tel un enchantement des côtes du sinistre Pau’an. On aurait dit une luciole de forte taille qui cherchait à fuir. Pourtant la féerie fut de courte durée lorsque ce dernier lança un cri de douleur si perçant qu’il aurait put égaler celui de la langouste mère mue par le désir de protéger ses pitits n’enfants langouste des vils pêcheurs s’apprêtant à lui arracher sa précieuse progéniture. (Malheureusement le cri de la langouste est une chose peut connue en raison du mystère qui entoure ce si bel arthropode). Le Sith hurlait de douleur ! La chose tourna rapidement à l’horreur lorsque cette si puissante lumière perçât son corps afin de sortir à l’air libre, trouant le bas de ses côtes. Un instant plus tard la lumière avait disparut, l’homme s’écroulant à genou, ses deux mains sur la blessure de grande taille qu’il avait à présent en pleine poitrine. Il gémissait, se tordant de douleur et de haine, mais incapable de faire la moindre chose, gravement blessé. Sa blessure était cautérisée mais nombreuses étaient les côtes cassées et les organes touchés. Il ne faisait aucun doute sur la nature de ce qui avait été à l’œuvre pour terrasser ce dernier, une épée laser.
Tenant debout par la force de sa volonté, haletant, titubant et couvert d’équimoses et de sang, se tenait là Hurza a moitié caché par l’obscurité croissante de la pièce. Bien que blessé et laissé pour compte par son adversaire l’homme se tenait à présent debout ne parvenant toutefois plus à rester droit sans éprouver de grandes difficultés. Les derniers coups qu’il avait reçut l’avaient mit K.O et il luttait à présent avec lui-même pour rester éveiller. Le jedi tenait fermement dans sa main droite le sabre de Dark Heran qui quelques temps encore était dans la tombe de se dernier. Si l’arme ordinaire d’Hurza était étrangement pour son possesseur une œuvre de belle fabrication, unique forgée en Phrik, l’épée qu’il avait actuellement dans les mains étaient un véritable joyau, fait d’or blanc et d’un alliage précieux noirâtre l’épée en restait une arme discrète et destructrice, le rouge de cette lame était plus vifs qu’aucun autre sabre Sith.
Le chevalier avait prit dans le tombeau cette arme alors que leur ennemi s’était détourné vers Senara pour ensuite le pourfendre alors qu’il se trouvait dans son dos. Il fallait reconnaitre que ce n’avait rien de glorieux, cette manière d’avoir mit à terre le Pau’an était des plus traitre, mais dans un combat seul le survivant importait… Et à ce moment là le survivant avait été une survivante. Farouche enfant, la padawan du chevalier n’avait pas hésité un second à affronter une personne qui avait largement le dessus sur elle afin de protéger son maitre et les valeurs jedis. La vie de Senara avait été en jeu, et il ne s’en était pas fallut de plus pour donner la force suffisante à Hurza pour se lever malgré ses blessures et empêcher à cet homme de nuire d’avantage. Il était parfois difficile de savoir qui veillait le plus sur l’autre, le maitre ou le disciple ? Mais actuellement il fallait reconnaitre que l’un sans l’autre, rien n’aurait put être possible, et ça aurait été seul qu’Hurza serrait allé sur Korriban. Chose qui aurait en un sens mieux valu, ne serait-ce que pour la sécurité de Senara.
Bien que le coup avait été porté avec violence il avait été plutôt précis, le Pau’an ne risquait pas de mourir de ses blessures avant bien des jours. Mais s’il ne faisait rien, sans assistance médicale, alors il périrait cela était certain. Restait à savoir ce qu’il fallait faire de lui … Il continuait à gémir tout en maudissant de sa bien malveillante voix les deux Jedis. Tordu de douleur il ne parvenait toutefois à ne rien faire actuellement qui puisse les mètres en danger.
D’un coup de pied Hurza envoya valser l’arme de ce dernier, il tituba une nouvelle fois avant de finir par s’adosser contre la tombe qu’ils avaient pillé quelques temps plus tôt. De là il avait une vue sur sa padawan et le Sith sans avoir à rester debout, chose qui l’éprouvait grandement à présent. Son visage reflétait autant une lourde peine qu’une grande fatigue, là, sachant enfin sa padawan sauve pour un moment, il sentait le sommeil et la fatigue qu’il n’avait eut de cesse de repousser reprendre enfin leur droit sur sa personne. Cela avait fait un moment qu’il n’avait pas dormit, avant même son arrivée sur Hoth il avait subits maintes péripéties dans l’espace afin de semer un escadron impériale qui n’avait eut de cesse de le traquer lors de son arrivée tardive pour porter à des compagnons avant son tragique accident à côté de l’hangar rebelle. Mais à présent tout était terminé, et épuisé il ne tarderait pas à s’effondrer pour rejoindre Morphée. Ses yeux si fatigués pouvaient ils être se refusaient toutefois de se fermer, de peur qu’il arrive une énième chose et ne voulant pas laisser son apprentie seule avec un Sith même mis hors état de nuire. Quelques larmes coulèrent le long de ses joues. Il avait honte, honte d’avoir amené cet enfant affronter maints dangers qu’elle n’aurait pas dut à avoir à affronter à son âge et son niveau de formation, il prenait sur lui toute les mésaventures qui s’étaient passés sur korriban.
« - Je suis navré Senara … J’aurais aimé que tant de choses soient différentes… Pouvoir te former aussi bien que l’aurait fait Sozen. J’aurais aimé que tu sois heureuse et contente de ta formation. Que tu puisses en être fière. Mais c’est à croire que c’est un désir impossible à réaliser. Au lieu de cela et de te voir t’épanouir, tu ne fais face qu’aux dangers et aux malheurs… Et bien que ceci soit bien souvent notre voie, tu mérites bien mieux que ses choses là et que moi même. Tu mérites un vrai maitre … Tes propos la nuit dernière devaient être dans le juste, a t’avoir entendu refuser de m’écouter et de me suivre je n’y voit que sagesse... Et vu que telle est ta décision je te ramènerais à Sozen, alors tu jouiras d’une vie moins violente et d’un véritable enseignement … Jamais je n’aurais pensé en t’amenant ici que tu puisses faire face à tant de dangers … J’avais espoir en te prenant son mon aile et à m’accompagner dans mes missions de te montrer le monde au lieu de te le décrire, car nul ne détient la vérité contrairement à ce que notre code à tendance à vouloir dire … Ce n’est qu’un échec supplémentaire … Si j’avais abandonné la mission, alors au moins nous aurions pu t’éviter cela… Je suis désolé.»
Le sith à quelques pas riait à gorge déployé malgré là douleur, Hurza ramassa une petite pierre avant de la lancer dans ça direction d’un geste des plus amorphe.
La pierre rata la cible à bien un mètre de distance ce qui ne fit que rendre le chevalier plus honteux de ce qu’il était déjà.
« Aussi abjects puissent être nos ennemis, il ne faut pas tenter de combattre le mal par le mal. Nous n’y gagnons rien … Sombrer dans la violence, la haine, l’agression et la colère peut être tentant, mais ceci nous amène finalement à épouser leur voie. Et bien qu’il peut être important de les comprendre voire de les suivre un moment, à rester dans cette vision il y à de grandes chances pour finir comme eux. Mais il ne faut pas tout confondre, et je puis t’assurer que comparer à ce que nous dit notre ordre, certains Siths sont bons, mais aveuglés eux aussi par les mensonges de leurs maitres … »
Les yeux d’Hurza semblèrent briller comme se souvenant d’évènements jadis, il baissa un instant la tête son regard tombant sur une des flaques répandu sur le sol. C’était ce qu’il restait de l’eau du bassin projetée sur le Pau’an, pendant quelques temps celle-ci refléta le visage de la douce femme en robe noire qu’il avait aimé, puis l’eau ne refléta plus rien avant de s’évaporer… Une à une les flaques suivirent l’exemple s’évaporant les unes après les autres. Les derniers évènements et le pillage de la tombe de Dark Heran venait de mettre un fin à des siècles de magie Sith, les quelques dernières parcelles du pouvoir du Seigneur Noir s’évanouissaient enfin. Ne restait plus que ce temple et son héritage comme marque de sa grandeur et puissance passée.
Après avoir regardé ou se trouvait le bras arraché du Seigneur Sith sur lequel se trouvait encore la chevalière, le jedi reprit la parole.
« Ne soit pas bouleversé par les propos de cet homme, bien qu’il peut être dans le vrai il n’a tenté que de te pousser à le rejoindre, c’est pratique courante des Siths, il leur faut déstabiliser l’adversaire… N’y pense pas, et si tu as besoin d’aide pense que je suis là si tu le veux bien … Du moins jusqu'à ce que je ramène au chevalier Sozen pour respecter ta décision. Mais s’il te faut te souvenir que d’une chose de ce que j’aurais tenté de te faire partager, souviens-toi que tuer un être vivant est un fait des plus graves, car c’est une action irréversible. Et bien que certain Siths semblent penser qu’ils ont autorités pour décider de qui dois vivre et qui dois mourir, le choix n’appartient à aucun de nous… Car même si cet être mériterait à coup sur la mort, ce n’est pas à nous de nous en charger, la victime deviendrais alors le bourreau… Il ne faut pas se rabaisser aux exactions de nos ennemis. Du moins … dans certains cas … J’espère que tu n’auras jamais à faire couler le sang, pourtant c’est une chose qui arrivera sans doute un jour tant les années que nous vivons sont sombres… Ce jour puisse-t-il être le plus loin possible. »
Le chevalier avait serré les poings en essayant de se calmer, les souvenirs de la perte de Kautilya étaient bien présent à son esprit, et occulter des projets de vengeances lui avait été toujours difficile… Certains faits lui revenaient en mémoire à chaques mots qu’il pronnonçait, lui rappelant que lui-même n’avait pas respecté ses propres paroles dans le passé … Il fallait ne pas y penser. Pourtant laisser en vie un salopard de la pire espèce le rendait malade, mais tuer un être à terre lui était impossible …
Pris dans ses pensées, le doute et la tristesse les paupières d’Hurza se faisaient de minutes en minutes plus lourdes. Avec difficulté il tenta tout de même de terminer ses propos mais la chose devenait ardue. Du sang coulait à présent de sa bouche après le coup de pied qu’il c’était pris en pleine tête. Pourtant il fallait reconnaitre que finalement le Jedi s’en sortait bien, quelques coups mal placés des bleus et des bosses, sonné mais sans plus. C’était différent pour le Pau’an, qui tout en gémissant avait profité d’un moment d’inattention des Jedis pour ramener via la force son sabre jusqu'à lui. Il le cacha dans une de ses manches avec le plus grand soin. L’être abject avait récupéré son arme, et bien que largement blessé il ne se rendrait pas sans tenter tuer les deux comparses. Il fallait seulement attendre que la petite soit seule, il n’était plus à une traitrise de plus. Bien que souffrant le martyr le Pau’an savourait son plan en imaginant maintes fois sa lame pénétrant de part et d’autre le corps de l’enfant puis du maitre… Pourtant à le voir ainsi on ne pouvait pas penser un instant que même rabaissé à se point, suppliant que l’on ne le tue le bonhomme n’attendait que le bon moment pour frapper. Il offrait une vision déplorable, à genou et gémissant il faisait pitié, et c’était par cette pitié qu’il comptait bien endormir la méfiance des Jedis pour se venger. Le chevalier Jedi qui par 3 fois c’était interposé entre le Sith et la Padawan ne serait plus un problème à l’ instant où il s’endormait, qui plus est il ne tenait même plus sur ses jambes tant le sommeil se faisait sentir. Le pau’an se mit à rire un instant avant que la douleur le fasse quitter son euphorie, se tenant les côtes avec douleur il maudissait en silence les deux personnages…Spoiler : Spoiler
Mufus
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Post n°13
Auteur : SenaraL’eau du bassin commençait à retomber. Mais pas du tout comme Senara s’y attendait. Elle avait espéré que le liquide s’abattrait sur le sith et le noierait. Mais rien n’était jamais facile…
Maintenant, il allait falloir trouver autre chose. Et la padawan commençait à ressentir la fatigue. Deux combats aussi rapprochés, elle qui ne s’était jamais vraiment battue avant, c’était vraiment dur. Première chose à faire donc, gagner du temps. Le Pau’an n’avait pas l’air vraiment gêné par les gouttes qui lui renvoyaient des visions plutôt sinistres. Il se reprendrait bientôt, et serait vraiment en colère. Senara se dissimula derrière un tas de pierres qui avaient été arrachées au sol pendant l’affrontement. Elle se força à respirer doucement, de façon presque inaudible, comme on le lui avait appris à l’époque du Temple de Coruscant. Chasser toute pensée de son esprit, se laisser guider par la Force… Plus facile à dire qu’à faire…
Senara n’avait même pas conscience de l’avoir fait juste avant, elle ne comprenait pas que c’était uniquement en se laissant totalement guidée par la Force qu’elle avait pu tromper le sith comme elle l’avait fait.
Mais déjà, le Pau’an reprenait ses esprits, et retrouvait toute sa colère. L’eau était retombée sans toucher qui que ce soit.
Senara remarqua avec une pointe d’inquiétude que les fleurs autour d’elle semblaient animées d’une vie propre. Elle n’eut pourtant pas le temps de s’attarder sur ce mystère. Le Pau’an se lança dans un discours furieux, et les événements allaient se succéder bien trop vite pour lui laisser ne serait-ce que le temps de réagir…
Les premières phrases du sith étaient un piège bien trop grossier pour faire réagir Senara. Par contre, elles tirèrent Hurza de son KO. Senara, qui avait trouvé le moyen de voir s’en être vue ne perdait pas une miette de ce qui se passait de l’autre côté de sa cachette. Quand le sith envoya un coup de botte à son maître, elle sentit son souffle se bloquer, et une flambée de colère s’emparer de son esprit. La puissance qui vint avec cette colère la laissa stupéfaite. Pour la première fois, elle avait un réel aperçu du Côté Obscur. Elle repoussa sa colère, la puissance qui l’accompagnait et sa séduction. Elle n’entendait pas vraiment les paroles du Pau’an, pourtant celles-ci se gravaient dans son esprits.
* Non ! Ce n’est qu’un mensonge de plus ! Tout sur cette planète n’est que mensonge. Je ne serais jamais comme eux ! C’est un choix qui m’appartient ! A moi et à moi seule ! et je ne choisirai jamais le Côté Obscur !
Une nouvelle flambée de colère surgit quand il parla de ses parents. De la colère, mais aussi peut-être bien, de la haine ?
Il ne mérite même pas que je le haïsse. Il ne sait pas de quoi il parle. Il ne sait rien. Il veut juste me pousser à l’affronter. Il sait bien que je n’ai aucune chance…*
Elle tenait le sabre de son maître, éteint, à deux mains, laissant le Sith s’énerver dans son coin, cherchant une solution. Mais il n’allait pas lui laisser le loisir d’en trouver une…
Avec toute la perfidie de son ordre, il s’attaqua au maître Jedi inconscient. Ce simple acte suffit à faire réagir Senara, là où toutes ses belles paroles avaient échoué.
Elle faisait maintenant face à un adversaire qu’elle savait bien plus fort qu’elle. Elle brandissait le sabre à la lame bleue devant elle. Prête à se battre, prête à mourir aussi. Elle ne laisserait personne s’en prendre à Hurza.
Encore une fois, les événements s’emballèrent, et rien ne se passa comme elle s’y attendait. Elle regarda la lame de sabre rouge qui dépassait de la poitrine du Sith. Elle ne comprenait pas ce qui se passait, savait juste qu’elle devait combattre une féroce envie de vomir, alors que le sith se tordait de douleur, et tentait en vain de refermer la blessure avec ses mains nues.
Senara leva les yeux et regarda Hurza, qui tenait debout par miracle, un sabre à la main. Il fallut un moment à la jeune fille pour comprendre d’où venait l’arme. Elle savait que Hurza ne tenait que pour la sauver elle, qu’il n’avait attaqué en traître que parce qu’elle était en danger. Elle le regardait, tout sanglant, tremblant, et pourtant prêt à se battre pour sa padawan, comme elle avait été prête à se battre pour lui.
Le Jedi repoussa au loin l’arme du Pau’an, puis s’appuya lourdement sur la tombe pillée.
Le chevalier et son apprentie semblaient se désintéresser du Sith.
Hurza prit la parole. Senara écoutait. Elle tremblait aussi. Pourquoi ? il y avait l’embarras du choix pour la réponse : de peur après cet épisode mouvementé ; de chagrin à cause de la scène qui se jouait sous ses yeux ; de fatigue, parce qu’une nouvelle crise menaçait…
Sans doute un peu de tout ça. Mais Senara savait qu’une nouvelle crise, si peu de temps après la précédente, serait beaucoup plus grave, et elle se forçait au calme. D’ailleurs, pour limiter les risques, elle s’assit, assez lourdement, sur l’amas de pierres qui l’avait dissimulée. Elle écoutait attentivement les paroles de son maître, et n’était pas sure de tout comprendre. Mais son discours sur la Force la rassurait. Par contre, elle ne comprenait toujours pas d’où il tirait l’idée saugrenue qu’elle voulait changer de maître…
Toujours sans s’occuper de leur adversaire blessé, et tout à fait inconsciente du fait qu’il avait récupéré son arme, Senara répondit enfin à Hurza :
- Je n’accorde aucune importance aux paroles de ce sale type. Il a prêché le faux pour obtenir le vrai, sans rien savoir de moi ou presque. Et il s’est trompé, sur toute la ligne.
Elle jeta un regard calme au Pau’an avant de reprendre, répondant à ses paroles indirectement.
- Je n’ai jamais eu peur du noir. J’ai grandi dans l’obscurité de l’espace, avec pour seule lumière l’amour de mes parents. Mais comment l’aurait-il su ? Il n’a aucune idée de ce que peut être l’amour… Je ne serais jamais comme lui. C’est le premier Sith que je rencontre, et les autres sont peut-être différents. Mais je ne deviendrai jamais comme lui !
Elle jeta un nouveau regard au Sith. Mais cette fois, il y avait des larmes dans ses yeux verts.
- Je ne veux pas être comme lui, prendre du plaisir à faire souffrir les gens, se penser plus haut que tout le monde, et passer à côtés de tout ce qui rend la vie si belle. Non, je ne tuerai jamais… sauf … peut-être… si je n’ai pas d’autre choix… pour sauver d’autres personnes… je ne suis pas sure que ma propre vie mérite que je tue pour la sauver… Le sabre laser est l’arme des Jedis, une arme noble, tout Jedi se doit d’en porter un. Mais je fais le vœu de ne l’utiliser qu’en dernier recours…
Son discours était assez haché. Elle avait parfois du mal à cacher la tristesse qu’elle éprouvait.
Mais maintenant, elle devait en venir à la partie du discours de Hurza qui la laissait la plus perplexe. La partie où il parlait de la confier à Sozen. Elle se demandait où il avait bien pu pêcher cette idée… Senara pensait pourtant qu’il était heureux et fier d’avoir à former une padawan. Et elle-même elle était plutôt contente d’avoir un maître aussi atypique, qui lui apportait une vision de l’ordre très particulière, mais qui correspondait assez à ce qu’elle pensait.
D’où est-ce qu’il tenait qu’elle ne voulait plus de lui comme maître ???
A nouveau, l’émotion se faisait sentir quand elle lui répondit :
-Pourquoi voulez-vous me ramener sur Hoth et me confier au chevalier Adachi ? Ai-je fais quelque chose de mal ?
Elle ignora totalement le Sith qui recommençait à ricaner, tout en crachant du sang. Elle regardait son maître qui paraissait si faible, et sur le point de perdre à nouveau connaissance. Il ne fallait pas que ça arrive ! Il devait l’écouter jusqu’au bout !
- Maître ! Je suis fière d’être votre apprentie ! Je n’ai pas peur de faire face au danger. Au contraire c’est en affrontant les risques qu’on apprend à les surmonter. Et j’ai plus appris en quelques jours avec vous que pendant toutes ces années au Temple. Cette mission était importante pour l’Ordre, et il était de votre devoir de chevalier Jedi de l’accomplir, et de mon devoir de padawan de vous y aider. Nous avons tous les deux accompli notre devoir, nous sommes encore vivants, et nous pourrons ramener à l’Ordre ce que nous étions venu chercher… Je ne veux pas changer e maître ! Je veux poursuivre ma formation avec vous ! Et si j’ai dit quelque chose qui a pu vous faire penser le contraire, sachez que je m’en excuse !
Senara était toujours assise sur son tas de pierres, incapable de bouger, même si elle avait essayé de se lever. Une larme coula le long de sa joue. Une seule. Elle s’était attachée à ce Jedi maladroit, et l’idée de le quitter comme ça la désespérait. Mais si c’était ce qu’il voulait.
En attendant une réponse, elle reporta son attention sur le Sith, en fronçant les sourcils. Elle l’avait complètement oublié jusque là. Qu’allient-ils faire de lui ? -
Post n°14
Auteur : Super PNJHurza était épuisé. Emmagasinant l’intégralité de la récente discussion avec sa padawan il ferma enfin mécaniquement les yeux. La plénitude l’envahie bientôt, un repos bien mérité mais pourtant qu’apparent. Là, adossé contre la pierre froide de la tombe de Dark Heran, le chevalier n’en restait que bien conscient. Ce dernier était traversé par une phase de micro sommeil, syndrome tout à fait banal lorsqu’un individu était en manque de repos sur une période longue sans substance adéquates pour se tenir éveillé. Dans les méandres de son esprit il revoyait des passages douloureux de sa vie, et d’autres plus agréables. De vieux souvenirs comme des récents se télescopaient et entre deux pensées vagues il se souvint nettement d’une scène révolue entre lui et son maitre. Un évènement passé bien funeste.
Il se souvenait de cette journée comme si c’était hier. Pour tout dire c’était une soirée, une nuit sinistre où l’orage tonnait si fort que toute la structure du spatioport du temple jedi où il se trouvait raisonnait et vibrait au rythme du tonnerre. Ceci mêlé au bruit froid et inquiétant de la pluie martelant énergiquement le toit donnait à l’endroit un côté glauque et malsain. Lui et son maitre se trouvaient dans un hangar de l’édifice, ils venaient à l’instant de quitter une canonnière républicaine qui les ramenait d’un lieu tenu secret… Certaines révélations avaient été faites en cette soirée…, certaines choses qui bien qu’importantes n’auraient jamais dues être prononcées à voix hautes… Son maitre marchait d’un pas rapide, désireux d’avertir le plus vite possible le conseil sur ce qu’il venait d’apprendre. Hurza, sur ses talons, lui implorait de changer d’avis et de l’écouter.
« - Rien n’y feras Hurza, laisse moi à présent ! Je me dois d’avertir le conseil au sujet de ton cas. C’est nul autre chose qu’une trahison… J’avais confiance en toi … »
« - Maitre vous deviez le savoir, n’à t’elle pas dit que l’attaque sur le temple aurait lieu bientôt ?! Je crains pour les padawans ! »
« - Ne m’appelle plus maitre, Hurza ! J’ai cessé d’être cette personne à l’ instant où tu as fréquenté cette Sith ! N’as-tu aucun respect pour notre code et nos principes ?! Tu es allé à pactiser avec nos ennemis, jusqu’à donner ton âme et ton corps à l’un d’eux… »
« - Mais n’avez-vous pas entendu ses propos ? Je devais vous en faire part ! Songez si tout cela était vrai ! Nous ne sommes pas préparés à affronter une si grande armada ! Je vous en conjure tous les Siths ne sont pas mauvais ! C’est une personne bien ! »
« - Tu es jeune est crédule Hurza ! Les Siths usent et abusent du mensonge pour arriver à leur fins, c’est une habitude chez ses gens ! Inutile d’alerter le conseil pour si peut, mais pour ton cas c’est une autre affaire ! Ce que je vois c’est que j’ai perdu celui que je coïnciderais comme un fils… Tu n’es pas fait pour être un Jedi. Encore moins un chevalier… Le jour ou je t’ai arraché à la rue de cette sinistre planète fut ma plus grande erreur… Je tacherais de ne pas en faire de nouvelles et de demander à ce que l’on te destitue de ton rang, ta padawan Kautilya suivra les enseignements d’un maitre compétent. Toi, tu répondras de tes actes pour trahison. »
Le jeune homme courrait après son maitre se confondant en excuses et milles complaintes, lui implorant de se retourner. Ce dernier avait déjà atteint l’ascenseur, d’un geste de la main il fit signe à Hurza de ne plus avancer. Son regard était menaçant et déterminé, s’il avait aimé dans le passé le jeune homme comme son fils, la chose n’était plus.
« - J’en ai vu bien assez Hurza. Sache que je n’ais plus d’apprenti,… je pensais te connaitre, je me trompais. C’est à présent ici que nos chemins se séparent. Adieu… »
« - Maitre … »
Le chevalier n’eut pas le temps de protester qu’un signal sonore annonça l’arrivée du turbo ascenseur. Son maitre se retourna en un geste vif et s’engouffra dans la cage d’ascenseur désireux de ne plus être en présence de son ancien élève… Ah cet instant le destin venait de resserrer ses griffes sur le pauvre homme.
Il n’eut malheureusement pas le temps de comprendre ce qui c’était passé lorsque ses pieds ne trouvèrent que vide là ou il venait d’entrer. L’ascenseur n’était pas au niveau. L’homme chuta instantanément dans le vide, trop surpris pour ne serait-ce que crier. Impuissant le jeune Hurza vit alors la silhouette de son maitre tomber dans le vide jusqu’à finalement disparaitre de sa vision… Celui qui l’avait un jour considéré comme son fils n’était plus…
Finalement la Sith qu'il avait aimé n'avait pas mentit à cette époque, et le temple fut bel et bien attaqué... Si au lieu de rester accroché au code on avait écouté ce qu'il avait eut à dire, peut être ... Peut être de nombreuses vies auraient puent être évitées. A commencer par sa propre padawan.
Les dernières paroles de son ancien maitre lui revenaient souvent à l’esprit.
* TU n’es pas fait pour être un Jedi. Encore moins un chevalier … *
Il ne s’était passé un jour depuis ce sinistre incident sans qu’Hurza ne se souvienne de ces si durs propos. Il songeait à Kautilya qu’il n’avait put sauver, et à la jeune Senara, affrontant seule un Sith… C’était à se demander si ces mots dit à cette époque n’étaient pas vrais … Si Hurza n’était pas devenu un Jedi, tout laisser penser que son maitre et sa padawan seraient encore vivant. Ces propos se répétaient en continu dans sa tête…. D’un geste il ouvrit les yeux pour arrêter d’y penser.
Il revint à la réalité, le jedi ne savait pas combien de temps il était resté ainsi à se souvenir de cette si sinistre époque… Il regarda autour de lui avec tristesse, la perte de celui qu’il avait considéré comme un père avait été une chose très dure encore aujourd’hui. En face, non loin de lui, se trouvait sa padawan actuelle. Tremblotante, appuyée sur un bloc de pierre. Le jedi maladroit la regarda scotché comme s’il prenait conscience de quelque chose. Comment avait peut être oublié de vivre dans le présent au lieu de se rattacher au passé. A se perdre dans ses pensée il avait laissé quelques instants la jeune enfant seule avec un Sith, il s’en voulait profondément…
La lueur d’une faible larme brilla un instant le long de la joue de sa padawan, éclairé seulement par les quelques rayons de soleil filtrant à travers les larges puits de lumières au plafond. Hurza regardait impuissant la chose se faire, luttant contre le sommeil, et l’envie croissante de se frapper la tête contre le sol, de honte et tristesse. A entendre sa padawan peut être avait-il une nouvelle fois pas compris et déduis de mauvaises choses ? Et si cela était vrai, bien que l’idée de ne pas perdre la jeune enfant le rassuré, le fait de lui faire de la peine le blessait outre que de mesure. Ses propos semblaient avoir été perçus comme une punition.
Le chevalier se leva avec difficulté, titubant et chutant par plusieurs fois il arriva pourtant enfin jusqu’à la bague de Dark Heran, toujours fermement accrochée a l’avant bras arraché de son ancien propriétaire gisant au sol. En faisant preuve de maints efforts il parvint enfin à ôter celle-ci du doigt squelettique et en la touchant du bout des doigts la mise dans une des poches de sa bure. Avec respect il reposa le bras et le sabre du défunt seigneur Sith dans sa tombe. Ils n’avaient été là que pour récupérer son héritage, et non pour piller et profaner sa dépouille. Une fois que la chose fut faite il s’avança jusqu’à Senara, cherchant du regard le sabre du Pau’an mais ne le trouvant pas. Haussant les épaules l’homme fit enfin les derniers pas jusqu’à sa padawan.
Elle tremblait des pieds à la tête, et il était difficile de savoir si ceci était le résultat de l’angoisse, de la température ou d’une future crise qui menaçait. Ne sachant pas trop que faire, surtout si elle s’évanouissait une nouvelle fois Hurza enleva une nouvelle fois sa bure pour couvrir Senara. Au moins espérait-il qu’une certaine chaleur ne pourrait lui faire que du bien. Avec ce qui lui restait de force, Hurza empoigna l’épaule de Senara. Sans lui faire mal il la serrait avec fermeté. Ses yeux bien qu’emplit d’une grande fatigue témoignaient d’une profonde inquiétude et d’une grande franchise. Il la regarda un instant avec calme, véritablement épuisé avant de prendre la parole après un long silence.
« - Senara … Ce que je vais te demander est très important. Je veux que tu me promettes de ne jamais dire que ta vie ne vaut pas la peine d’être chèrement défendue. Si un jour tes actes finissent par aboutir au dangereux choix ô combien inévitable d’ôter une vie pour préserver la tienne, alors je veux qu’aussi difficile la chose puisse-t-elle être, tu utilises ton arme. Je ne veux te savoir tomber en refusant de protéger ta vie … ! Elle est très importante, plus que tu ne peux l’imaginer ! Nous en avons qu’une et il est important de la préserver et de la chérir ! … Mais par pitié ne met pas la tienne en danger pour me protéger, ça n’en vaut pas la peine. Tu es jeune et courageuse, tu as toute une vie devant toi. Et bien que je ne sois pas bien vieux, tu es déjà la nouvelle génération, celle qui, j’espère, finira ses jours en paix. Sache que bien que peut être tu n’en à pas l’impression, tu seras plus puissante que je ne le serais jamais … La force est grande en toi mon enfant, ne tente pas de gaspiller ta vie pour ce qui n’en à pas la valeur. C’est important. »
Hurza ne lui lâchait pas l’épaule, il était plus que sérieux. L’idée qu’elle puisse être blessée voire pire dans l’action de tenter de protéger son maitre le rendait malade. Il craignait pour sa padawan. Senara s’approchait beaucoup de Kautilya, farouche, courageuse, douée etc … Et pourtant toutes ses qualités n’avait pas empêchées cette dernière de succomber dans les bras de son maitre lors de l’attaque du temple Jedi. Le chevalier avait perdu une fois déjà une padawan qu’il chérissait comme sa petite sœur, il ne pourrait accepter d’en perdre une seconde. Avec maladresse il tenta de sécher la larme sur la joue de l’enfant avant de décrocher dans un large sourire :
« - Merci Senara… Merci pour tout… Du fond du cœur.
Pour mes propos j’en suis désolé. Je ne voulais pas te blesser. J’avais crut comprendre autre chose, mais si je me suis trompé et si rester à mes côtés est vraiment ta décision alors je ne te cacherais pas ma joie... Je suis heureux de t’avoir comme padawan. Mais par pitié ne m’imite pas. Tu as les possibilités pour aller très loin, nous en sommes tous conscient, la force est grande en toi Senara. Si tu parviens à la maitriser et maitriser ton corps, alors tu seras capable de grandes choses. Je connais bon nombre de chevalier qui rêveraient de t’avoir comme padawan et seraient capable de t’apprendre tant de choses utile pour ton futur,… et pourtant tu préfères poursuivre ta formation avec moi ? Et bien soit, j’espère que tu ne le regretteras pas. »
Hurza souffla un instant afin de se remettre de ses récentes émotions tout en ébouriffant les cheveux de Senara avec amusement. Actuellement, malgré toutes ses commotions les propos que sa padawan furent l’équivalant d’un baume au cœur. Mais à présent il fallait revenir à la dure et triste réalité. Il avait bien vu la manière avec laquelle Senara regardait le Sith qui se tenait à terre. Elle se posait sans aucun doute des questions sur son devenir. Devaient-ils le laisser là ? L’abandonner ? Ou l’emmener avec eux ? Une chose ô combien risqué. Son maitre allait dès lors lui apporter des réponses, mais aussi une bien sombre nouvelle.
« - Quand à cet homme, nous allons devoir le prendre avec nous je le crains … Il connait notre plus grand secret à présent … Sous le coup de l’émotion tu as prononcée le nom de Hoth en sa présence. Et ce Sith est loin d’être sourd. Il rumine et manigance dans son coin en silence, mais soit certaine qu’il sait à présent... Cette funeste créature connait dorénavant notre paisible retraite et n’attend que le moyen d’avertir ses compères. A le laisser libre nous ne nous exposerions qu’à être les responsables sans le vouloir de la fin de notre ordre et des derniers espoirs de paix pour la galaxie. Nous l’emmènerons avec nous et il grisera en cellule jusqu’à la fin des conflits. Nous ne pouvons faire autrement. »
Ses paroles avaient été douces et apaisantes. Elles ne comportaient aucun reproche, bien au contraire. Pourtant il était fait mention d’une chose très grave dont ils étaient responsables. Tout le devenir de l’Ordre était mis en danger en mentionnant le nom de la planète où ils se terraient depuis la grande traque impériale. Hurza avait parlé calmement et sur le ton d’un conseil. Ce qu’il prévoyait de faire ne plaisait étrangement aucunement à leur futur prisonnier.
Le sith avait arrêté de ricaner, ses yeux lançaient un regard des plus mauvais à l’égard de Hurza. Le chevalier ne s’était pas trompé, Senara avait bel est bien mentionné Hoth et leur vil adversaire jubilait depuis cet instant en silence à l’idée d’avertir l’Empire et les Siths sur la position des Jedis survivants. Il avait espéré que la compassion des Jedis les auraient poussé à le laisser là à son ‘’triste’’ sort. A présent une partie de ses plans était chamboulée. Dans un sifflement de haine et de douleur il harangua ses ennemis.
« - Même nous, Siths, ne sommes pas aussi cruel et préférons ôter la vie que la perpétuité. Est-ce là votre compassion Jedis ? Vous savez très bien que c’est à me condamner à mourir de vieillesse en cellule. Car jamais, au grand jamais, la paix ne reviendra ! C’est un mensonge, une hérésie. Et un à un les gens de votre ordre périrons. Un à un… Toi pour commencer, puis ta Padawan… Ou peut être vous trahira t elle ? Certains de ses desseins ne sont pas si blanc que ça Jedi. Oh oui, son cœur est enclin à la peur, viendra un jour la colère … Elle se détournera un jour de vous, ceci sera inévitable, qu’elle le veuille ou non. Et ce jour là, nous lui ouvrirons nos bras. »
Il était difficile de savoir si les propos du Pau’an étaient véridique ou si au contraire ils étaient une nouvelle fois emplit d’une fourberie sans nom. Mais les résultats de cette intervention été au final très limités, Hurza semblait avoir une totale confiance en sa padawan bien qu’il ne la connaissait relativement que depuis peut de temps. D’un geste de la main il lui fit signe de se taire.
« - Silence... ! Tu n’as que ce que tu mérites ordure … Nous partirons bientôt. En attendant, Senara, repose toi si tu le désires, je ne te suis pas d’un grand aide si tu ne te sens pas bien comme c’est arrivé précédemment, je suis désolé … Lorsque tu te sentiras prête alors nous prendrons la direction de la navette. Mais nous devrons faire un détour avant de rentrer sur Hoth, une chose à régler. »Spoiler : Spoiler
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Post n°15
Auteur : SenaraSenara regardait le Pau'an blessé. Quelque chose l'inquiétait, mais elle était trop fatiguée pour savoir quoi. Elle finit par hausser les épaules et se tourner de nouveau vers son maître, surprise de ne pas recevoir de réponse.
Hurza était appuyé contre la tombe et semblait dormir. Mais s'il dormait vraiment, il ne faisait pas de rêves agréables. De toute façon la petite padawan ne pensait pas qu'il dormait, pas vraiment, c'était plutôt une sorte d'état comateux, du genre où le corps crie "stop" mais où l'esprit refuse de lâcher prise malgré tout.
Il finit par rouvrir les yeux et regarder autour de lui l'air un peu perdu. Et un peu honteux aussi.
Senara fut obligée de cligner plusieurs fois des yeux, car sa vision se troublait. Mais elle réussit finalement à faire le point. A voir la scène à peu près nettement.
Elle essaya de bouger, de se lever, mais ses muscles ne répondaient plus. Avec un haussement d'épaules fataliste, elle resta donc sur son bloc de pierre.
Elle attendit donc que Hurza vienne jusqu'à elle.
Ce qui prit un peu de temps.
Enfin, il la rejoignit et posa sa main sur son épaule.
Puis il parla, un long discours pour lui.
Il semblait vraiment s'inquiéter pour elle. Cela lui tira un petit sourire.
- Je vous le promet, je ne me laisserai pas tuer... je... j'utiliserai mon sabre... s'il le faut... mais je ne veux pas vous perdre...
Elle passa sous silence l'allusion à la Force, elle n'était pas sure de vouloir croire ce qu'il disait comme quoi la Force serait puissante en elle...
Elle se contenta de sourire un peu plus à la suite du discours. Bon, tout allait bien, il n'était plus question de la refiler à un autre maître.
Sourire qui s'effaça très vite avec ce qui dit Hurza après. Senara n'avait absolument pas réalisé qu'elle avait parlé de Hoth, pourtant, c'était évident que ce n'était pas un nom à mentionner devant un ennemi, surtout devant un sith...
Elle se mordit la lèvre, consternée par sa stupidité. Elle ne ferait jamais une jedi digne de ce nom...
La réaction du sith l'empêcha de s'appitoyer plus longtemps sur son sort.
Elle bondit en entendant le Pau'an.
-Jamais! Je ne deviendrai jamais une sith tu m'entends! jamais!
Elle avait parlé d'une voix blanche, très calme, même si une foule de sentiments bouillonnaient en elle: inquiétude, colère, déni... tout ce qui pourrait donner raison au Pau'an. Mais au fond, elle savait qu'elle ne cèderait pas au côté obscur, pas sans avoir combattu de toutes ses forces avant...
Les derniers mots d'Hurza la ramenèrent au présent.
- On part? où on va? jecrois qu'on a tous les deux besoins de dormir... -
Post n°16
Auteur : Super PNJHurza passa sa main dans la frange de Senara avant de la décoiffer une nouvelle fois. Un large sourire s’affichait à présent sur le visage du bonhomme. Sa Padawan semblait toute remontée par les récents évènements mais ses propos le touchaient au plus haut point.
« -Ne soit pas pressée, tout viens à temps qui sait attendre. A présent repose-toi Senara. Nous partirons bientôt. »
Il ne fallut pas longtemps pour que ses propos prennent forme, quelque instants plus tard la jeune enfant c’était endormie de fatigue sur le tas de pierre, la bure d’Hurza servant de couette rudimentaire. Une fois que cette dernière s’en alla rejoindre Morphée, le Jedi attendit patiemment qu’elle dorme à poing fermées pour appliquer son plan. Il ne voulait pas l’épuiser d’avantage mais il fallait quitter Korriban au plus vite, au moins si elle dormait il pouvait la transporter. Il la souleva comme il l’avait fait précédemment pour l’amener dans le tombeau et la plaça sur ses épaules. C’était une attitude casse gueule mais il l’avait déjà fait une fois, rien ne laissait supposer que ça ne pourrait pas marcher une nouvelle fois. C’est ainsi qu’ils quittèrent avec le Sith l’endroit, comme ils étaient rentrés à l’intérieur la première fois.
Le chevalier jedi transportant sa padawan sur le dos avait entreprit de sortir de l’ancienne sépulture de Dark Heran. Pour aller avec le style incongru de la scène, le Pau’an blessé qui se trouvait devant lui ouvrait la marche d’un pas lent et saccadé. Bien qu’affreusement fatigué Hurza avait repris une certaine gaité : l’enfant ne souhaitait pas changer de maitre, leur adversaire était défait et ils avaient enfin l’objet de leur venue. Il sifflotait tranquillement un air de sa planète natale sans penser un seul instant qu’il pourrait réveiller celle qu’il transportait. Cette dernière semblait entre deux état, à somnoler en partie bien que consciente. Sans doute l’avait-elle réveillée. Après quelques temps ce beau monde arriva enfin à la lumière du jour. Une lueur ocre arrivait maintenant aux yeux de tous, les baignant d’une chaleur douillette. Il était heureux de revoir la lueur de jour.
Pourtant quelques instants plus tard l’homme avait le souffle coupé. Face à lui se tenaient là 3 formes blanches qu’il reconnaissait bien. De toutes les créatures qui en voulaient aux jedis celles-ci étaient sans doute les pires : des clones. Ses êtres n’étaient pas du genre à discuter un ordre, l’idée qu’ils puissent s’avouer vaincue ou simplement se rendre était donc malheureusement inconcevable … Il s’agissait purement et simplement de machines à tuer … Derrière eux se trouvaient une navette Imperiale. Au moins le cadavre du soldat retrouvé dans la plante carnivore et le moyen de locomotion qu’avait utilisé le Pau’an pour venir sur place était établit. Certaines interrogations venaient ainsi de trouver des réponses. Avant même qu’il puisse faire quelque chose le sith venait de se taper un sprint dans la direction des soldats avant de se jeter à plat ventre et leur crier de faire feu.
« - Feuuu ! »
La réaction de Senara qui avait ouvert les yeux en entendant le remue-ménage fut immédiate. Dans un cri de surprise la pauvre enfant s’évanouie, ceci avait été de trop, l’endurance et le calme de la padawan n’avaient été que trop sollicités durant les derniers évènements en la compagnie de son maitre.
Ni une ni deux Hurza lança sa padawan rouler contre une grosse pierre qui offrait une protection suffisante aux tirs de leurs adversaires. Au moins celle-ci était à présent hors de danger pour quelques instants. Les tirs heurtèrent le rocher, avant d’être dirigés à l’encontre d’une cible toujours à découvert : le jedi.
Mais c’était en oubliant les capacités innées d’un chevalier jedi exercé dans le domaine de renvoyer les lasersen brandissait fièrement une épée. Ni une, ni deux l’homme apporta ses mains à sa ceinture pour se saisir de son arme. Mais à sa surprise il ne sentit que néant. Diantre ! Ou pouvait donc être son arme ?! Un éclair de lucidité lui parvint entre deux tirs qui manquèrent de séparer sa tête de son corps ! Il avait lamentablement oublié de reprendre son épée toujours dans une poche de sa bure avec laquelle il avait recouvert Senara.
Avec la grâce d’une loutre blessée cherchant un lieu pour mettre bas l’homme se jetât à terre et se mit à ramper sous un tir nourris jusqu’à sa padawan toujours inconsciente derrière le rocher. Là à moitié paniqué il chercha dans les poches de sa bure qu’il avait remit à Senara avant de trouver l’objet en question. Avec précipitation il se releva l’activant dans la foulée. C’est en manquant de le faire tomber que par un pur hasard la lame fut heurtée par un tir. Ce dernier rebondit dans une lueur vive avant d’aller heurter son propriétaire. Retour à l’envoyeur ! Hurza loua sa bonne étoile, il avait manqué de peut de se faire dézinguer et un de ses farouches adversaires était en moins.
« -Oh putain ! »
Les tirs fusaient encore dans tout les sens, il n’y avait pas de temps pour se pencher sur l’aspect moral de l’affrontement. Amenant à lui toute son courage le chevalier quitta l’alcôve protectrice de la pierre pour rattraper le Pau’an qui se dirigeait activement dans la direction de la navette, à l’intérieur on voyait clairement deux pilotes s’apprêter à la démarrer. Le Sith avait pour projet de s’enfuir avec les informations qu’il avait apprit sur Hoth, il fallait le stopper ! Mais face à lui se tenaient encore 2 clones qui donneraient du fil à retordre.
Tout en courant en zigzag le Jedi renvoyait tant bien que mal le feu adverse avec son épée. Il progressait certes d’une manière curieuse mais la distance entre lui et ses agresseurs diminuait de seconde en seconde ! Enfin il fut en face d’un des deux homes, d’instinct il coupa en deux le blaster de ce dernier. Les tirs de son compère qui tirait encore sur Hurza heurtèrent le clone désarmé qui s’effondra. Les tirs fratricides étaient le plus grand risque dans les combats au corps à corps, au moins ceci laissait à Hurza plus qu’un adversaire. Le temps jouait contre lui, dans la précipitation il envoya une vague de force dans la gueule du dernier clone. Ce dernier déstabilisé fut envoyé des mètres en arrières perdant son arme par la même occasion. Son retour sur le planché des vaches se fit sur une pierre, dans un bruit significatif sa nuque se brisa…
La voie était à présent libre pour empêcher leur « compagnon » de monter dans son vaisseau ! Mais le sith était à présent à quelques mètres de la petite navette qui entamait déjà son décollage ! Hurza le savait si ce sinistre personnage atteignait le vaisseau c’était fini de l’ordre Jedi qui se terrait sur Hoth ! Il récupéra une grenade sur le cadavre du clone infortuné tué par son frère et la dégoupilla avant de la lancer en direction de l’appareil. Pour une des rare fois de sa vie, l’action d’Hurza fit mouche, la déflagration du détonateur thermal mit en pièce l’arrière de la navette. Cette dernière touchée à ses propulseurs alla s’écraser en fracas sur un édifice Sith. L’explosion résonna dans toute la vallée. Les cendres accompagnées d’une fumée noirâtre retombaient à présent dans toute la zone. Le Sith à genou, immobile, un objet dans les mains, regardait son dernier moyen de salut partit en miette. Il n’eut pas le temps de faire quoi que ce soit que l’épée d’Hurza c’était lovée sous sa gorge.
« - Un geste, un seul geste et je te tranche la gorge ! »
Le Pau’an laissa tomber à terre ce qu’il tenait dans les mains. C’était un datapad de petite taille. Hurza l’envoya à terre la créature malfaisante d’un coup de pied avant de se saisir de l’objet. Sur l’écran figurait un court message crypté à l’intention de l’ordre Sith, l’ordinateur était dans la phase d’envoie figuraient deux options : Envoyer / Annuler. L’ordure avait tenté d’envoyer via l’instrument les informations au sujet de Hoth, heureusement il n’avait pas eut le temps de lancer le message. D’un geste rapidement le jedi s’empressa d’annuler avant de s’intéresser à l’objet.
« - Espèce de gros connard ! Et dire qu’on ta laissé la vie ! »
Mais déjà Senara sortait la tête de derrière le rocher, un peut inquiète. On ne pouvait savoir quand celle-ci c’était réveillé mais la vision que s’offrait à ses yeux étaient assez macabre. Hurza se tenait seul, droit, haletant. Un datapad dans la main gauche et son sabre allumé dans l’autre. Le sinistre Sith se tenait à terre tandis que derrière eux s’élevait l’incendie d’une navette en feu qui venait de détruire un édifice ancien. Les cadavres des 3 clones jonchaient le sol. Titubant à moitié le chevalier adressa à Senara un signe pour qu’elle le rejoigne. Ensemble, toujours accompagné de leur grand ami Pau’an le petit groupe rejoignit ’’gaiement’’ le vaisseau Jedi.
Le reste du trajet jusqu’a la navette Theta fut plus que calme en comparaison de ce qui c’était passé. Hurza tenta d’expliquer mais il était encore dans tous ses états, trop emporté par les évènements pour énoncer quelque chose de cohérent et limpide. Il mentionna toutefois plusieurs fois, entre deux respirations haletantes, le datapad, la navette et le message annulé. Tout laissé penser que le chevalier était entrain de paniquer en comprenant à présent ce qui avait manqué de se produire. Hurza enferma le sith dans la soute arrière après l’avoir ligoté. Après avoir verrouillé les deux portes menant à la cabine de pilotage l’homme invita Senara à s’asseoir à côté de lui.il ne voulait pas qu’elle s’assied dans un fauteuil prévu aux copilotes mais bien se mettre à la place du pilote lui même. Il s’installa à un siège pour les copilotes avant de souffler un bon coup pour prendre la parole clairement.
« - Viens Senara, installe-toi ! Peut être que tu n'aimeras pas l'idée ... Mais vu que je ne sais pas si tu as déjà piloté un vaisseau et je pense que c’est une chose très importante j'aimerais que tu essayes. Au moins ne serait-ce que connaitre les règles élémentaires de pilotage ! Peut être que ta vie en dépendra un jour ? Et après tout piloter est une chose si agréable ! Je vais te guider ne t’inquiète pas ! Mais ça sera toi, et toi seule qui pilotera l’appareil là ou nous allons … Et j'ai besoin de me reposer ... J'ai besoin de sommeil ... Nous prenons la direction de Dantooine ! Une petite affaire importante à régler puis nous pourrons remettre le legs de Dark Heran aux sages du conseil… »
Ainsi Hurza expliqua à Senara les différents instruments et comment piloter un vaisseau avant de passer de la théorie à la pratique. La navette pilotée par Senara décolla enfin, prenant la direction de Dantooine. Restait encore à savoir la raison qui poussait le chevalier à faire faire un détour aussi important pour rejoindre Hoth. Le chevalier serrait dans ses mains son sabre qu'il n'avait pas lâché ainsi que le datapad, il était encore en état de choc... Aujourd'hui 5 personnes étaient mortes par sa fautes... A son sens la vie d'un clone était égale à toutes autres. Dans un souffle il se retourna pour Senara pour continuer à lui enseigner l'art du pilotage ... Au moins quand il était avec cette petite qu'il appréciait, il ne pensait plus à tout cela...
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