Un roi avisé s'abstient de déclarer une guerre...
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Post n°1
Auteur : Super PNJJabiim. Difficile de faire plus inhospitalier, comme planète, tout en étant malgré tout habitée par des millions d'âmes. Une centaine de millions, pour être précis, qui se battait quotidiennement contre un temps épouvantable et une pluie diluvienne qui rendait toute culture bien compliquée, et qui abîmait invariablement les bâtiments, le matériel, les infrastructures, bref, absolument tout. La boue argileuse qui composait le sol une grande partie de l'année rendait difficile toute installation, et surtout, elle tendant à priver les habitants de sa richesse principale, son sol. Car c'était bien en son cœur qu'était cachée l'importance de Jabiim : le monde était une véritable mine de métal, de fer, de cuivre, de carbone, autant de minerais si importants pour un système politique qui basait toute sa force sur une armée droïde.
Lorsque Paul Edgecomb, sous-préfèt de Jabiim, posa le pied sur le tarmac du spatioport, il prit une grande inspiration. Jabiimien pure souche, il se surprenait encore maintenant, à plus de cinquante ans, à encore avoir un léger pincement au cœur lorsqu'il quittait ou atterrissait sur sa planète d'origine. Ou plutôt, sur son maudit caillou, comme il se plaisait à l'évoquer. Cette boule de métal en suspens dans l'espace l'avait vu grandir, évoluer, pour être recruté par le DSP après avoir fait ses preuves dans l'académie locale. Là, une brillante carrière l'avait mené de planète en planète et, à la limite entre l'espionnage et la diplomatie, il avait su se montrer suffisamment habile pour installer des rapports de confiance avec nombre d'ambitieux de l'époque qui occupaient désormais des postes clés.
Ces relations avaient continué de le soutenir lorsqu'il avait démissionné, dans l'objectif de se consacrer à la planète qui lui avait tant donné. Car sous ses airs patibulaires et son sourire timide, Edgecomb était surtout un amoureux de Jabiim, de son temps pourri et de sa boue trop grasse. Alors il avait décidé de retourner chez lui, dès qu'il l'avait pu, pour y intégrer l'administration. Comme beaucoup d'autres, il avait l'envie de progresser, devenir un haut-fonctionnaire. Mais jamais il ne s'était imaginé devenir sous-préfèt, et il y parvint presque par hasard, et à force de travail. De cette position, il fallait bien reconnaître qu'à l'inverse de nombre de ses collègues, il s'était inscrit dans une continuité froide et sans réelles idées. Loin d'instaurer une rupture, il avait continué de faire de la récolte et du raffinement du minerai le fer de lance de l'économie planétaire, bien aidé en cela par les différentes corporations bancaires qui ne se privaient pas de taxer leur distribution.
Pourtant, la situation risquait de changer. Ses années de bureau lui soufflaient, ou plutôt lui hurlaient, que la situation géopolitique de la Galaxie allait changer drastiquement, et il voyait difficilement la paix s'annoncer. Aussi avait-il profité de cette Assemblée séparatiste, certes sympathique, mais bien peu utile, pour échanger avec Becky Katinsale, sous-préfète de Raxus Prime. Ils se connaissaient de vue, et il appréciait son côté discret, tout autant que son charme. Et à cet instant précis, il appréciait surtout ses chantiers navals. Partagés avec Sienar, il allait avoir besoin d'eux sous peu.
Retournant à son bureau, il convoqua ses conseillers en défense.
-Messieurs, comme vous le savez, je reviens de Géonosis. Tout porte à croire que cette période de paix fragile pourrait toucher à son terme. C'est pourquoi j'ai décidé de lancer, sur Jabiim, la construction d'une flotte de défense, qui permettra de sécuriser notre planète, notre joyau, notre source de minerai, contre toute intrusion extérieure.
Un silence.
-Et pour répondre à votre question muette... Je ne saurais dire qui manœuvre dans l'ombre. Il peut s'agir tout aussi bien des Sith, de la République ou de qui que ce soit d'autre. Peu importe. L'important, c'est d'être prêts, en temps et en heure.
Sur ces quelques mots, il commença à rédiger ses ordres. Jabiim allait se doter d'une force de frappe.Atréïs