~ Conseil Jedi ~
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Post n°7
Auteur : RaidenSi je me retrouvais aujourd'hui devant les Jedi les plus éminents de l'Ordre, c'était pour faire le point quant à mes capacités et mon avenir au sein de l'Ordre. Aussi eus-je du mal à cacher ma déception lorsque l'on me demanda de quitter la salle même si c'était logique, d'un certain point de vue, de laisser mon Maître expliquer sa pensée. Je m'inclinais et sortis de la chambre du Conseil. Une fois les portes refermées, je m'adossai au mur à côté et me laissai glisser au sol. Ce qui se passait dans cette pièce me concernait en tous points et de plus, il s'agissait de mon avenir. J'essayai d'écouter à travers les murs mais ils étaient trop épais pour laisser filtrer quoi que ce soit. Quant à les espionner via la Force, ce n'était même pas la peine d'y penser je me ferai immédiatement attrapé. Je pris donc mon mal en patience malgré mon anxiété croissante.
J'avais peur. Grâce à Bertrolen et à son enseignement, j'étais parvenu à surmonter ce qui me terrassait de l'intérieur. Certes, je ne m'en étais pas encore totalement libérer, d'ailleurs je doutais pouvoir y parvenir un jour. Mais je le contrôlais et la Force m'aidait à le garder enterrer au plus profond de mon esprit. Mais ces Jedi étaient sans nul doute les plus puissants. S'ils sentaient cette peur qui se tapissait en moi, j'étais sûr que jamais ils ne m'accepterai dans l'ordre. Ils pouvaient surement le sentir en ce moment. Écouter toutes mes interrogations.
HRP: petit post pour dire que je suis toujours présent ^^ -
Post n°8
Auteur : Rylen KorrLe Chevalier Jedi Gil'ead prit la parole pendant plusieurs minutes, expliquant tout ce qu'il avait à dire sur son Padawan Raiden. Le jeune apprenti était, d'après son Maître, un très bon combattant au sabre laser tout comme il était très bon dans la manipulation et la stabilisation de la Force. Mais l'Assemblée des Maîtres Jedi, en premier le grand Céréen Ka-Di Mounda, se focalisa sur un détail très particulier dont le loyal Bertrolen Gil'ead avait eu raison de signaler: le passé très trouble et inquiétant du jeune Raiden. Ce dernier n'avait semble-t-il pas révélé à son Maître la catastrophe qu'il fuyait jusqu'à son arrivée sur Hoth, et cela était un problème non pas pour le présent mais pour l'avenir, autant celui du jeune apprenti que celui de l'Ordre tout entier.
-A son entrée dans la salle, j'ai senti en ton Padawan une maîtrise de la Force conséquence et une loyauté sans failles.
Mais nous sommes inquiets sur cet évènement funeste qui a marqué l'âme de ce garçon. Nous ne pouvons prendre le risque de former un être qui peut à tout moment perdre le contrôle de son esprit et se faire contrôler par son passé.
Nous te confions donc la tâche d'en parler le plus tôt possible avec ton Padawan et de faire en sorte que ses douleurs antérieures disparaissent à tout jamais. Qu'il pratique la meilleure méthode pour cela: la méditation. Qu'il le fasse régulièrement. Tu peux l'accompagner dans ces exercices pour qu'il se sente plus à l'aise.
Le Conseil suivra avec attention l'évolution du jeune apprenti Raiden Tarja'lai.
Il ne fallait en aucun cas laisser le Jedi évoluer avec une maladie en lui. Il fallait la combattre et la détruire dès le plus jeune âge, lorsque le Padawan était en apprentissage. Dès lors qu'il était un Chevalier, le danger était plus que jamais important et le garçon pouvait à tout moment basculer dans le Côté Obscur de la Force.
Mounda avait donc fini de prendre la parole et il la laissa au Nautolan Drecko. Toujours au sujet de Raiden, l'amphibien trouva un autre point de sa formation: la technique de combat au sabre laser.
- Nous avons également remarqué son agilité et son physique qui pourraient grandement déterminer sa future forme de combat au Sabre Laser, le natif de Glee Anselm faisait sans aucun doute référence à la quatrième Forme, l'Ataru, la plus acrobatique des techniques d'affrontement qui demandait une totale symbiose entre le combattant et la Force, il te faudra penser à cela avec ton apprenti, Bertrolen.
Bertrolen avait certainement laissé de côté certains détails relatifs à son Padawan, mais le Chevalier Jedi avait répondu aux questions du Maître Rylen Korr et cela suffisait amplement. Le passage dans la salle était désormais pour le jeune initié de la Force.-Nous avons toute confiance en toi pour la formation de ton Padawan, Bertrolen, et tes conseils seront les nôtres.
Faites appel au Padawan Tarja'lai.
Tandis que Gil'ead sortait de la salle pour prévenir son apprenti que son tour était arrivé, Rylen tenta de percevoir les sentiments du jeune garçon avant son entrée devant l'Assemblée des Maîtres Jedi. Le novice Raiden était inquiet et une hantise semblait recouvrir son esprit. Il semblait craindre une future mauvaise décision du Conseil envers soi, comme s'il s'attendait à devoir quitter le Temple et interrompre son enseignement à cause de ses sentiments. Le passage devant le Conseil arrivait donc au bon moment pour le Padawan. Ce dernier venait de rentrer dans le cercle au milieu de la salle du Conseil et son Maître Gil'ead était à ses côtés, patientant une prise de parole de l'un des membres de l'Assemblée. Ce fut à nouveau Rylen qui commença à s'exprimer.-Très bien, Raiden. Commençons.
Parles-nous de ton passé et de tes souvenirs.
Des faits t'ont peut-être marqués..
Le Jedi voulait bien-sûr en apprendre plus sur cette "tragédie" que Raiden avait vécu sur Dantooine et dont il n'avait pas expliqué la nature à son mentor Bertrolen. L'apprenti devait absolument en parler au Conseil ici présent, sans quoi il resterait toujours "esclave de son passé" comme son Maître l'avait si bien dit auparavant..HRP: J'ai rajouté les photos pour trois membres du Conseil: Shaabal, Mounda et Drecko (voir premier message en haut). Si cela peut vous aider à améliorer vos descriptions
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Post n°9
Auteur : RaidenToujours assis dans le couloir, le dos contre le mur, j'essayais de surmonter mon appréhension quant à mon avenir au sein des Jedi. Je savais très bien que le Conseil allait me poser sur ma vie avant de venir à leur rencontre. Si ce n'était déjà fait, mes sentiments me trahiront à peine le sujet aborder. C'est pour ça que je devais renforcer cette barrière mentale que j'avais mis tant de temps à ériger. Rien ne devait jamais abattre ce mur qui retenait ce qui me consumait jour après jour. L'ouverture de la porte du Conseil me tira de ma méditation et ce fut Bertrolen qui en sortit. Était-ce bien partit ? Ou devais-je m'attendre à un jugement impitoyable ? Je ne pus rien lire sur son visage. Sans précipitation, je me relevai et entrai dans la Chambre où siégeait le Conseil. Immédiatement, je me sentis exposé aux regards des Maître Jedi et je devinai qu'il avait sentit ce que je faisais. N'étant pas rentré dans les détails avec mon Maître, je doutais de leur connaissance sur mon état mental. Mais ils avaient des soupçons, des intuitions... Ils allaient me poser des questions sur le sujet et je serai forcer d'y répondre. Je n'aimai pas du tout ça.
Les yeux baissés comme pour fuir la réalité devenue subitement pesante, j'avançai jusqu'au centre. Je sentis Maître Bertrolen prendre position à mes côtés, ce qui me réconfortait un peu. Et puis Maître Korr prit la parole et mes craintes se confirmèrent. Il attaqua directement la partie sensible même si ses paroles étaient plus subtiles. Je ne voulais pas en parler, ce qui ferait tout remonter. Mais je ne pouvais pas mentir, ils le sauraient et je n'y gagnerai rien à part le renvoi, ou pire. Je devais donc contourner sa question tout en ne laissant rien échapper qui pourrait me nuire.
-Il n'y a pas grand chose à dire, Maître. Je suis né sur Alderaan, planète que j'ai dû quitter lorsque l'Empire a commencé à enrôler pour son armée. Mon père a été forcé de s'engager et ma mère a trouvé la mort peu après dans les émeutes qui ont suivi. J'ai passé quelques temps avec mon oncle, allant de planète en planète avant de trouver refuge sur Dantooine où ma vie a repris un rythme relativement calme. C'est mon oncle qui m'a emmené ici quelques années plus tard. Il savait que j'étais sensible à la Force et, sachant que je voulais devenir un Jedi, il a usé de ses contacts pour vous trouver. A part la disparition de mes parents suite aux actes de l'Empire, il n'y a rien d'autre à ajouter.
J'avais parlé d'une voix neutre et assurée ce qui me surprenait énormément mais cela ne suffirait peut-être pas face a des esprits que les leur. La seule issue consistait à justifier mes peurs avec la disparition de mes parents. J'avais bonne espoir que ça marche car après tout, un drame pareil laisser en général pas mal de séquelles. Dans mon cas, la tristesse avait depuis longtemps disparue au profit du désir de vengeance. Mais tout ça n'était rien comparé à ce qui me dévorait littéralement. J'espérai que cette "couverture" suffise mais je devinai que certains Maîtres n'étaient pas satisfais de ma réponse. Il y en avait trois en particulier: Maître Rylen, Maître Mounda et Maître Drecko. Ils me fixaient et je sentais leur esprit sonder le mien. Il savaient d'ors et déjà que je n'avais pas tout dit.
J'ouvris la bouche comme pour rajouter quelque chose mais me ravisai. Je ne partais pas gagnant et ils ne mettraient pas longtemps avant de tout mettre à jour. Déjà, les Maître se jetaient des regards. J'étais au pied du mur et je n'avais plus que deux solutions: me confier à l'ensemble du Conseil ou quitter l'Ordre. Je levai les yeux vers Bertrolen. J'allais le décevoir je le savais. Mais démolir un mur que j'avais mis si longtemps à bâtir afin que tout ce qu'il contenait puisse se déverser était au-dessus de mes forces.
Baissant les yeux vers le sol, je murmurai:
-Pardonnez-mois Maître.
HRP: Désolé pour la qualité mais j'ai pas trop la tête à RP. -
Post n°10
Auteur : Bertrolen Gil'eadBert se refusait a sonder l'esprit de son padawan. C'était son épreuve, et le jedi n'avait pas a interférer.
Il se tenait au côtés de Raiden et espérait que sa présence l'apaiserais, l'angoisse n'est jamais bonne. Sans savoir exactement quoi, il savait qu'une tragédie s'était joué sur Dantooine. Ce genre de tragédie qui marque a jamais un Homme et le rend fou si cet homme tente de refouler ce qui s'est passé.
Bertrolen lui même a des choses a se reprocher dans son passé, sur son monde natal il a vécu avec la guerre et toutes les horreurs qui vont avec. Mais il a su accepter sa faute et l'expier pour pouvoir vivre en paix avec lui même.
Raiden a l'évidence tentait de maintenir une partie de son passé, et par là une partie de lui même, a l'écart. Scindé en deux comme cela il ne pourra arriver qu'une chose: a la première tentation, il succombera au côté obscur.
Lorsque Raiden finit sa réponse aux maitres, Bertrolen recula d'un pas puis sortit de la salle du conseil. Il n'entendit même pas l'excuse. Le jedi prit un couloir transversal et s'assit a même le sol. Alors il réfléchit. Il réfléchit a ce qu'il avait oublié de dire a son apprenti. A priori rien. Il l'avait déjà mis en garde contre l'enfermement, alors où le jedi a-t-il pêché?
Il se souvenait sa propre arrivé au sein de l'Ordre. Il se souvenait avoir eu du mal a concilier les deux facettes de sa personnalité. A accepter son passé et a aller de l'avant. Il se souvenait également que l'évènement déclencheur au retour de son intégrité mentale fut la construction de son sabre, symbole d'une renaissance et d'un renouveau: Le passage du statut d'apprenti ignorant et souvent irresponsable a celui de padawan accomplit et bientôt apte a devenir jedi.
Hélas, il semblerait que cette prise de conscience ait échappé a Raiden. Impossible de devenir jedi en vivant avec un conflit intérieur.
A partir du moment où Raiden a mentit au conseil, il a déshonoré son maître sans parler de la peine ressentie par le maître en question.
Le padawan ne méritait plus pour l'instant de soutient. Bertrolen ferma donc totalement son esprit a Raiden.
Il resta assis là, par terre, dans la glace, les yeux embué, les yeux dans le vague, attendant la fin de la réunion. -
Post n°11
Auteur : Rylen Korr-Il n'y a pas grand chose à dire, Maître. Je suis né sur Alderaan, planète que j'ai dû quitter lorsque l'Empire a commencé à enrôler pour son armée. Mon père a été forcé de s'engager et ma mère a trouvé la mort peu après dans les émeutes qui ont suivi. J'ai passé quelques temps avec mon oncle, allant de planète en planète avant de trouver refuge sur Dantooine où ma vie a repris un rythme relativement calme. C'est mon oncle qui m'a emmené ici quelques années plus tard. Il savait que j'étais sensible à la Force et, sachant que je voulais devenir un Jedi, il a usé de ses contacts pour vous trouver. A part la disparition de mes parents suite aux actes de l'Empire, il n'y a rien d'autre à ajouter.
Le mensonge. Le renfermement sur soi-même. L'abjection.. Tant d'adjectifs, de mots et de phrases qui pourraient être dirigés vers le Padawan de Bertrolen Gil'ead. Il avait parfaitement répondu à la demande de Rylen Korr mais en sautant des étapes de sa vie, en oubliant -intentionnellement- certains souvenirs peu réjouissants avec lesquels il avait décidé de vivre durant toute son existence. Raiden s’était trahi lui-même, car ses gestes, ses pensées, ses façons d’agir. Ce mutisme brusque alors qu’il savait qu’il avait encore des souvenirs à raconter.. Plein d’éléments se retournèrent contre lui, qui voulait avant tout protéger ce mystérieux souvenir d’une tragédie dans son adolescence sur Dantooine. Il s'agissait d'un affront au Conseil des Maîtres qui s'étaient réunis pour cette occasion mais aussi et surtout pour son Maître! Celui qui l'avait formé, qui lui avait apprit ses connaissances de la Force et du combat, qui l'avait accepté comme Padawan.. Il venait de le déshonorer! Il venait de trahir sa confiance! Celle qui s'était formée entre les deux Jedi avait soudainement cédé, craqué, au point central de cette corde qui soutenait les deux morceaux égales. La Force en avait subitement prit un coup, transformant littéralement l'ambiance de l'Assemblée en un silence de cathédrale, chacun se lançant des regards mêlés d'incompréhension et d'insensibilité.
Rylen, jambes et bras croisés, se grattait son épaisse barbe au niveau du menton et secoua la tête. Il était dans la confusion la plus totale après ce qui venait de produire. Bertrolen prouva que son attachement à son Padawan avait bel et bien pris un coup en quittant brusquement la salle. Les sentiments de Raiden s'accentuèrent alors: il savait très bien qu'il venait de faire une grosse erreur qu'il devait à tout prix réparer.. seul. Le jeune élève baissa la tête pour tenter d’échapper les regards mécontents de chacun des membres du Conseil mais cela ne faisait que renforcer son « mur », celui qui l’empêchait -temporairement- de laisser sortir ses souvenirs les plus dangereux, ceux qui étaient capables d’emmener les sentiments et les émotions, à leur tour capables du basculement vers le Côté Obscur de la Force.-Tu peux disposer.
Nous vous rappellerons toi et ton Maître dans quelques minutes..
D’un bref mouvement de la main, Rylen fit signe au jeune apprenti de quitter la salle. La porte coulissante s’ouvrit puis se referma, laissant à nouveau le silence s’installer. Les Maîtres étaient désormais tous en pleine réflexion. Tous voyaient en Raiden un grand potentiel. Tous voyaient en lui un grand Jedi dans l’avenir. Mais cette scène marqua les esprits de chacun d’entre eux: il refusait la paix avec son âme et son esprit! Un Padawan ne pouvait pas devenir un Jedi sans être en parfaite symbiose avec ceux-ci ainsi qu’avec la Force. Cela était impossible sans passer par la case « Côté Obscur » à un moment de sa vie.
-Ce Padawan est déloyal, il a trahi son Maître et nous autres, membres du Conseil Jedi! Nous avions confiance en lui!
N’avez-vous pas vu Bertrolen?! Il a été déshonoré par son élève, celui à qui il a apprit tout ce qu’il savait! C’est un affront pour lui comme pour l’Ordre Jedi!
Ce fut le vieux Corellien Odan Rurr qui brisa le silence et qui déclara son mécontentement face aux choix du jeune élève Tarja’lai. Cet homme était connu dans le Temple de Hoth pour sa discipline exemplaire et pour son grand respect du Code et des valeurs Jedi. Lorsque quelqu’un les outrepassait, il était mécontent et n’était pas du genre à pardonner le lendemain, surtout lorsque la survie de l'Ordre était en jeu..
Cette séance devant l’Assemblée des Grands Maîtres Jedi devait se résumer à une collecte d’informations sur les premières étapes de l’apprentissage du Padawan Raiden. Finalement, elle évolua en une hypocrisie, en une fourberie.. Qui avait détecté dans la Force qu’une perturbation arriverait lors de la séance? Personne.
-Ce qu’il a fait est inacceptable.. Mais nous pouvons lui donner une chance de se racheter.
Nous ne sommes pas des Sith, sinon il serait déjà mort à l’heure qu’il est. Nous sommes des Jedi. Les erreurs peuvent être corrigées. Nous apprenons en commettant des fautes, même graves.
Je propose de confier une tâche au Padawan Raiden. Une tâche confiée par l’Ordre qui déterminerait s’il a les capacités pour devenir un Jedi. Dans le cas contraire, nous devrons trouver une solution mais l’apprentissage de la Force ne devra plus lui être fait.
-Je suis d’accord avec Maître Mounda.
Mais tout d’abord, il faut que Raiden exerce la méditation, pendant de longues heures. Peut-être que cela a été le pêché qui a conduit l’apprenti à se refermer sur soi-même. La pratique de la méditation est importante pour tout élève.
Je pense également à l’Esprit Whiphid qui habite les environs et qui pourrait être bénéfique pour le jeune Raiden.
Enfin, le Padawan devra s’occuper de sa quête, et seul. Son Maître ne doit pas interférer, Rylen s’arrêta et réfléchit quelques secondes. Face à lui, ses confrères Maîtres le regardaient, attendant la suite de sa réflexion, Malachor V est une bonne destination pour ce genre d’Épreuves. Le Côté Obscur y est très présent et l’apprenti Tarja’lai devra faire face à des choix qui détermineront ses capacités à contrôler ses émotions et ses sentiments, les six autres membres de l’Assemblée acquiescèrent, mais Rylen n'en avait pas fini avec sa proposition, cependant, et Maître Mounda l'a souligné: les Novices, Padawans et tout Jedi de notre Ordre doivent avoir une seconde chance en cas d'erreur. Je propose donc de laisser 72 heures soit trois jours à Bertrolen et à son apprenti pour corriger ce qu'il y a à corriger chez ce dernier. En tant que Maître, Gil'ead doit se charger sans notre intervention des problèmes de son Padawan. S'il échoue dans ses exercices et que son Maître le juge inapte à devenir Jedi, alors le Conseil avisera, en repensant notamment à la possibilité de l'envoyer sur Malachor.
Si un vote aurait été fait, Rurr aurait sans aucun doute été le seul à lever la main pour contredire la proposition de Maître Korr, mais il n'avait aucun pouvoir de décision seul: tous étaient d'accord avec ce que venait de dire le natif de Coruscant.
D’un bref mouvement de la main, le Nautolan Drecko fit coulisser la porte. Le long couloir blanc séparant la salle du Conseil au reste du Temple était tel la grande avenue de Theed qui menait au Palais Royal.-Maître Gil’ead, Padawan Tarja’lai.
Veuillez entrer.
La voix était suffisamment puissante pour que le mentor et son élève entendent. Est-ce qu’ils s’étaient parlés durant leur absence devant l’Assemblée? Est-ce que Bertrolen avait pardonné à son apprenti la faute grave qu’il venait d’accomplir? Eux seuls le savaient..HRP: Je vous laisse l'occasion de vous parler en deux posts maximum pour chacun (si vous voulez vous parler bien-sûr, vous n'y êtes pas obligés^^). -
Post n°12
Auteur : RaidenContrairement à ce que certains Maîtres devaient penser, j'étais parfaitement conscient de la gravité de mon acte. J'avais délibérément menti l'assemblée la plus honorable de l'Ordre et brisé la confiance que tous me portaient où étaient prêts à me porter. Debout face au Conseil Jedi, tête baissée et poings serrés, je cherchais en moi la force de briser mes défenses et de rattraper ma faute. Je voulais tout leur dire dans le seul but de laver l'honneur de mon Maître. Mais j'avais beau essayer, je n'étais pas encore prêt. Plein de regrets et la peine dans l'âme, je me résignai et m'avouai vaincu. Les Maîtres se regardaient, chacun cherchait chez les autres une explication à mon comportement. J'avais tellement accompli depuis ma renaissance qu'ils avait surement penser que je pourrai leur livrer les secrets de mon esprits. Sans mot, mon Maître me ferma son esprit et quitta brusquement la salle. J'étais maintenant seul et désemparé face au jugement du Conseil. Je rendis soudainement compte que sans le lien qui m'unissait à Bertrolen, mes sentiments les plus noirs remontaient progressivement à la surface. Il m'avait aidé à me libérer de mon passé pour me tourner vers l'avenir. Je n'étais pas digne de croiser la route d'un Jedi et encore moins d'en devenir un.
-Tu peux disposer.
Nous vous rappellerons toi et ton Maître dans quelques minutes..
Les larmes aux yeux, je me laissai tomber à genoux devant le Conseil et me penchai en avant jusqu'à ce que mon front toucher le sol. Puis je me relevai et quittai la salle, laissant mon sabre aux pieds du Maître Jedi Rylen Korr. Je savais d'ors et déjà que l'Ordre ne m'autorisait pas à revenir. Le couperet de leur décision frôlait déjà ma nuque et un frisson me glaça le corps. Je sortis de la Chambre du Conseil et vis au loin Maître -non- mon ancien Maître. Il était assis au sol et, même s'il m'avait fermé son esprit, je devinai l'immense déception qu'il pouvait ressentir. Pour moi tout était déjà plié. Venir ici était une erreur depuis le début et j'aurai mieux fait de mourir, enseveli sous la neige de la planète de glace. -
Post n°13
Auteur : Bertrolen Gil'eadLorsque Raiden passa a proximité du jedi celui ci usa de la Force afin de le trainer pres de lui et le forca a s'assoir en seisa sur le sol gelé.
-Je vois que tu devine a quel point je suis déçu. Il te suffisais de te liberer de tes craintes et de parler librement, nous aurrions été là pour canaliser ta peine et t'aider. A présent, le conseil vas statuer et tu n'as pas le droit de te dérober a l'ennoncé de ta sentence.
Cela dit, avant d'y aller, tu vas me dévoiler ton passé. Et puisque tu ne veux pas le faire de toi même, je suis forcé d'utiliser une méthode plus intrusive.
Sans attendre de réponse, il plaqua Raiden dos au mur et l'immobilisa. Il plongea son regard dans celui du padawan. L'esprit de Raiden fut innondé de la Force du jedi. Plus que Raiden n'avait jamais ressentit. Le padawan pouvait "voir" une vague blanche, gigantesque et presque aveglante, symbole de la volonté de son maître. Instantanément et visiblement instinctivement, Raiden érigea une barrière. Le jedi lanca sa volonté contre celle de Raiden, il concentra une grande partie de sa volonté en un point et avec le reste de sa volonté il exerca un minuscule travail de sape. Rapidement le padawan fut exténué. Rapidement la minuscule vrille de pouvoir finit par passer outre la barriére.
Et ce fut le chaos.
Dans la partie la plus protégé de son cerveau, il n'y avais aucun ordre apparent. Chaques pensé se battait avec une autre pour s'imposer et il était évident que la culpabilité et le défaitisme dominait la partie. Après ce qui lui sembla des heures mais qui en réalité ne dura que quelques secondes hors de l'esprit de Raiden, le jedi parvint a reperer une "masse" noire. Instantanément, il y vit la source du mal qui le pousserais au côté obscur. Le jedi l'isola rapidement mais cette barrière ne durerais pas longtemps. Seul une méditation profonde de la part de Raiden est a même de se débarasser de ca, ou du moins de le contenir correctement.
C'est alors que, le nuage noir ayant été temporairement confiné, le jedi découvrit la source du tumulte. Tel un ilot calme sur une mer en furie, un souvenir. Immediatement il s'en impregnat et comprit tout.
Le jedi re retira en douceur. Lorsqu'il fut sortit completement de l'esprit de Raiden, il s'apperçu que le padawan aussi avait eu acces au souvenir dérangant de son maître. Raiden sut pour la guerre sur le monde natal de Bertrolen, il vit les tortures et les genocides. Il ressentit le plaisir passé de son maitre a l'annonce d'un assaut dont le but était de faire des prisonnier. Il entreapperçu les exécutions, les gazages, les aspertions d'acide, les écartelement, les évicérations, les départs de commando scuicide d'où les amis du jedi ne revenaient jamais. Il vit la fuite de Bertrolen a bord d'une poubele volante. Il vit l'explosion de la planete sous les assaut répété d'armes atomiques. Il vit enfin son entrainement et perçu le moment où la sagesse et la voie de la lumière apparut a Bertrolen. Il comprit enfin que malgrès son statut, son maitre saurait sévir si le besoin s'en fait sentir et ce sans remors. Il comprit enfin que Bertrolen est un maitre sévere, un maitre qui attend beaucoup de son padawan mais également un maitre juste et compatissant, qui a tant vécu en si peu de temps que la compréhention de la valeur de la vie est bien plus présente chez lui que chez bien d'autres jedi.
Bertrolen s'éffondra alors sur le mur et relacha la pression de la Force appliqué sur Raiden, lui rendant ses mouvements. Il entendit alors le conseil les rappeler.
-Nous sommes attendu Raiden.
Il se releva et entraina Raiden par le bras, le laissant analyser les souvenirs de son maitre jusqu'a la porte du conseil.Spoiler : Spoiler
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Post n°14
Auteur : Rylen KorrTant de minutes passées à former son Padawan. Tant d'heures passées à tisser des liens très noués avec son apprenti. Tant de journées passées aux côtés de son élève pour qu'il sache absolument tout ce que son Maître savait. Tout cela fut réduit en miettes en trente secondes.
Rylen espérait que le mauvais choix du jeune Jedi Raiden n'allait pas avoir une répercussion sur l'âme et sur l'esprit du Chevalier Bertrolen. Car le Maître Jedi avait vu beaucoup de ses confrères changer de mentalité après un désarroi causé par leur Padawan, et cela n'était pas bon du tout et pouvait avoir une incidence sur l'Ordre tout entier qui renaissait de ses cendres progressivement et qui était encore très fragile. La création du Conseil Jedi était un signe de son début de croissance et de sa stabilité mais il était trop tôt pour avoir à gérer des soucis internes. Il fallait impérativement soigner les maladies et les dangers avant qu'ils ne s'attaquent à leur hôte.
La porte du Conseil s'ouvrit à nouveau et laissa pénétrer devant l'Assemblée le Maître Gil'ead et son Padawan Tarja'lai. Ce dernier semblait être plus serein aux côtés de son mentor que précédemment. Est-ce qu'ils s'étaient entretenus? Est-ce qu'ils avaient parlé pour soigner ce virus implanté dans le cerveau et dans le cœur du jeune Padawan? Impossible de le savoir. Mais quoi qu'il en soit, Raiden était en droit de révéler ses souvenirs à son Maître seulement, tant que cela ne mettait pas en danger le reste des Jedi. Cependant, si Bertrolen prenait connaissance d'un danger grave et susceptible de causer des ennuis dans un futur proche ou éloigné, il devrait obligatoirement le révéler aux sept Maîtres présents, qui décideront alors de la décision définitive à prendre.
Bertrolen se tenait tout juste derrière son apprenti, tel un grand frère prêt à défendre le cadet de la famille qui avait des soucis. Tout les deux attendaient patiemment le résultat de cette courte entrevue entre les Jedi Sages pour pouvoir mettre fin à cette séance et partir exécuter les tâches confiées par le Haut Conseil. Ce fut Rylen qui prit naturellement la parole en premier, le sabre-laser laissé par Raiden devant son sière auparavant entre ses mains.-Padawan Tarja'lai, tu as conscience de l'erreur que tu as fait en favorisant le mensonge au détriment de la vérité et ce, face au Conseil Jedi réuni.
Tu es maître de tes sentiments, tu possèdes le contrôle sur son esprit et sur ton âme et tu détiens la responsabilité de tes actes. Mais en aucun cas nous ne prendrons le risque de te former et de mettre en péril l'équilibre et la survie de l'Ordre Jedi dans le présent et à l'avenir. Nous sommes conscients de ton talent et de tes compétences que tu pourrais mettre au service de la Force et au service de la Galaxie, de tout les habitants qui attendent de revoir un jour la lumière et la liberté qu'ils ont connu lors de la République, la décision allait être révélé, Bertrolen allait connaître le sort de son apprenti et Raiden son avenir chez les Jedi.. ou ailleurs, C'est pour cela que je te rends ton sabre et que nous te donnons une deuxième et dernière chance de suivre les voies de la Force et de défendre notre cause.
Tu es et tu resteras le Padawan -Raiden Tarja'lai- du Chevalier Jedi -Bertrolen Gil'Ead-.
Rylen tendit le sabre que vînt rapidement chercher son propriétaire, en la personne de Raiden. Ce dernier était certainement soulagé d'avoir été pardonné par l'Assemblée des Maîtres Jedi de l'Ordre de Hoth, et en aucun cas il ne devait gaspiller cette chance qu'il lui avait été confié. Raiden devait continuer à avancer aux côtés de ses confrères Rebelles pour la survie du flambeau de la Galaxie; pour le retour des libertés, des droits, de l'équilibre et de la démocratie. Ils avaient besoin de chaque être vivant pour accomplir les idéaux de la Force et de l'Ordre.-Mais tu sais qu'une part du Côté Obscur sommeille en toi, et qu'elle est prête à prendre possession de ton âme lorsque l'occasion de présentera. Nous devons donc être certains que ça ne se produira pas.
Nous te demandons donc de méditer et de faire la paix avec toi-même; nous te conseillons une expédition dans les cavernes alentours de notre Temple pour partir à la recherche de l'Esprit Whiphid. Il pourra grandement t'aider dans ta quête à l'équilibre.
Revenez face à nous dans trois jours. Et à l'aube, nous déciderons si nous accordons à nouveau notre confiance au Padawan Tarja'lai.
Tu as trois jours pour te racheter. Des questions?
Alors que les deux hommes au milieu de la salle quittaient déjà la salle après s'être inclinés, Rylen fit un signe à Bertrolen qui devait sans aucun doute signifier qu'il devait rester encore plusieurs minutes face aux Maîtres sans son Padawan. Lorsque ce dernier fut dans le couloir en dehors de l'Assemblée, le Maître Korr reprit à nouveau la parole.-Bertrolen, nous te confions la tâche d'aider ton apprenti dans sa quête. Aide-le, parle-lui, participe à ses exercices de méditations. Tu as trois jours pour qu'il ne refasse plus jamais l'erreur qu'il a fait devant nous aujourd'hui. Tu es libre de l'amener là où tu le souhaites, tant que ce lieu a un rapport avec son objectif. Nous ne nous opposerons pas à vous deux pendant 72 heures mais nous aurons la charge de décider s'il est apte à devenir un Jedi lorsque ces trois nuits seront écoulées.
Si tu as une question, quelque chose le concernant que nous devons savoir ou si tu as simplement besoin d'être conseillé, reviens-nous voir, nous serons ici.
Que la Force soit avec toi.
La séance consacrée au Padawan Raiden était levée. Aucun des Maîtres Jedi n'aurait pu savoir qu'elle allait se dérouler dans de pareilles circonstances mais l'avenir était l'avenir, il réservait des surprises aux moments auxquelles on ne s'y attendait pas..HRP: Fin de la séance
Bertrolen, tu as carte blanche pour Raiden. Tu peux te rendre sur la planète que tu souhaites, faire ce que tu veux sur Hoth pour ton Padawan (Esprit Jedi dans les cavernes, méditation dans une salle, discussion privée entre toi et l'élève, etc..). Trois jours en Rp = un Rp IRL pour cette fois: vous reviendrez donc face au Conseil lorsque le Rp que tu auras décidé de faire pour Raiden sera fini
Si vous avez des questions envoyez-moi un Mp. Vous pouvez d'ors et déjà commencer un autre Rp ensemble, je ne suis plus concerné par cela avant votre retour sur ce sujet
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Post n°15
Auteur : RaidenSans que je puisse voir arriver quoi que ce soit, Bertrolen me saisit brutalement à l'aide de la Force et me plaqua contre le mur glacial. Je n'essayai même pas de me débattre et le laissai faire. Je savais ce qu'il voulait et je ne pouvais pas lui en vouloir. In s'introduisit sans vergogne dans mon esprit et tomba nez à nez avec ce fameux mur, unique gardien de tous mes maux. Inconsciemment, je focalisai toute mon attention sur cette barrière. Quelque chose en moi refusait que le Jedi découvre la vérité. Alors il déchaina sa volonté afin de briser mon bouclier mental. Je luttai contre lui. Enfin ce n'était pas moi qui luttait mais ce démon qui me hantait. Je n'étais que simple spectateur. Mais quand je vis la puissance qui découlait de mon Maître, j'en tombai à genoux. Une immense vague d'énergie pure déferla dans ma tête et se concentra en un point précis de mon mur. J'avais beau l'avoir érigé et renforcé, sa puissance était énormément supérieure à la mienne et il ne mit pas longtemps à créer une brèche.
Je vis, en même temps que lui, que cette partie de mon esprit n'était soumise à une loi et tout n'était que Chaos. Pire encore, ma réaction face au Conseil et mon refus d'obtempérer avait considérablement fragilisé ma volonté et ce démon que je contenais depuis tout ce temps s'agitait et menaçait de se libérer. Alors mon Maître accomplit ce qui devait être la seule chose à faire sur le moment. Il exerça sa volonté et m'aida à contenir mon Côté obscur avant de se retirer.
Seulement, quand sa présence dans ma tête s'atténua, je pus entrer brièvement dans la sienne. Je ne vis que des flash mais c'était suffisant pour comprendre. Il avait vu nombre de ses proches mourir, avait assisté à des morts dans d'indescriptibles souffrance et surtout, il en avait lui-même été l'auteur. Lui aussi avait éprouvé le plaisir de tuer et pourtant, je n'aurai jamais pu imaginer qu'il puisse garder en lui de telles choses. Mais à travers ces scène d'horreur, je vis aussi des bribes de son entrainement jusqu'au stade de Chevalier Jedi. Il avait progressivement acquis la sagesse et la force nécessaire pour laisser son passé derrière.
Bertrolen relâcha enfin son emprise aussi bien physique que mental. Je n'osai toujours pas le regarder dans les yeux. Je me sentais honteux et faible. Puis il m'entraina dans la salle du Conseil.
Les Sages avaient fini de débattre et je devais maintenant subir leur courroux. Bertrolen était rentrer avec moi et, même si son esprit m'était fermé, je me sentais quelque peu rassuré. Alors Rylen Korr prit la parole sur danger que je pouvais représenter pour l'Ordre. J'étais parfaitement d'accord avec lui et je me préparai mentalement à encaisser le verdict de mon exclusion. Mais la décision du Conseil me cloua littéralement sur place. Selon eux, j'avais le talent et le potentiel qui méritaient une seconde chance. Je relevai vivement la tête, la surprise marquée sur le visage. Je leur avais quasiment craché au visage et ils m'offraient une occasion de me racheter. Je m'avançai d'un pas un peu plus sûr vers Rylen quand ce dernier me tendit mon sabre. Mon sabre que j'avais abandonné quelques minutes plus tôt. Je tendis fébrilement la main et me saisis de l'objet qui m'était le plus cher. Puis je retournai au centre de la pièce sans tourner le dos. Je ne savais plus quoi penser. Est-ce que je méritais cette chance ? Ou alors étais-je seul juge de mon avenir au sein de l'Ordre ? Le sabre à la main, je le serrai de toutes mes forces à tel point que les articulations de mes doigts blanchirent.
Enfin, le Grand Maître Rylen m'expliqua les condition de ma rédemption. J'avais trois jours pour me débarrasser de mon Côté obscur sans quoi ma formation s'arrêterait là. Il me conseilla de parcourir les cavernes de glace à la recherche d'un esprit qui devait être extrêmement puissant et sage. C'était peut-être la meilleure chose à faire. Lorsqu'il eut fini, il me demanda si j'avais des questions.
-Aucune, Maître.Je m'inclinai en même temps que Bertrolen et tournai le dos au Conseil. Nous arrivâmes au niveau de la porte quand le Conseil rappela mon Maître. Je sortis de la Chambre et, une fois porte fermée, je me laissai tomber à genoux, penché en avant. Je ne comprenais plus rien. J'étais coupé en deux. D'un côté, l'envie plus que tout de devenir Jedi. De l'autre, la peur de moi-même, de ce que je pourrai faire si un tel pouvoir m'était confié. Je ne pouvais pas obéir à Maître Korr. Comment trouver la paix sur cette planète après ce qu'il venait de se passer ? Je devais partir loin, très loin dans un endroit isolé, à l'écart de toute influence extérieure. Je me relevai et frappai le mur de mon poing, concentrant la Force dans mon bras. La douleur du choc coupa court à toutes ces questions. Quand je retirai ma main du mur, on pouvait l'empreinte de mon poing dans la glace. Je me laissai ensuite glisser le long de ce mur et attendis que Bertrolen sorte.
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Post n°16
Auteur : Bertrolen Gil'eadLe jedi écouta avec attention la sentence. Il la trouvait légère mais la décision était rendue.
Alors qu'il s'apprêtait a quitter la salle, le conseil le rappela.
-Non Maîtres, je n'ai pour l'instant pas de demande et bien que après avoir investit la mémoire de mon padawan je sache ce qui s'est passé sur Dantooine, j'estime encore que c'est a lui de se confier. Son soucis actuel est de vivre avec ce boulet au pied. Il n'arrive pas a accepter qu'il s'agissait de légitime défense et sa culpabilité le ronge de l'intérieur et est devenue le siège de sa part obscure.
Je compte l'aider a vaincre cette part de lui, l'aider a la plier a sa volonté et donc lui permettre de vivre en paix. Vous m'avez donné carte blanche pour y parvenir alors je ne vais pas vous dévoiler comment je le ferais, je pense d'ailleurs que vous le sentirez et je vous prie de ne pas intervenir. Ce serra déjà suffisamment délicat.
Bonne journée Maîtres.
Il sortit de la salle en marche arrière après les avoir salué. Le jedi retrouva Raiden dans la salle d'attente. Sans un mot il lui fit signe de le suivre.
[hrp] Suite dans un autre topics [/hrp] -
Post n°17
Auteur : RaidenJ'avais du mal à émerger. Chaque mouvement semblait me vider de toutes mes forces et rien que le fait de respirer me brulait le torse. Pourquoi étais-je ici ? Je n'avais que peu de souvenirs de ce qu'il s'était passé. J'avais l'esprit encore embrumé. Je tendis une main devant moi pour agripper à quelque chose, n'importe quoi qui pourrait me rapprocher du monde réel. J'essayai de me redresser mais sans succès. A ce moment, une voix de femme me chuchota de ne pas bouger. Je sentais des électrodes posées sur mon torse et que j'avais une aiguille planté dans le plis du coude à travers laquelle coulait un liquide froid. Lentement, j'ouvris les yeux espérant trouver plus de réponses mais je restai plongé dans le noir. Alors je parcouru mon visage avec mes mains et, arrivé au niveau des yeux, je sentis que la peau autour de yeux avait brulé. Immédiatement, tout me revint en mémoire. La méditation avec Bertrolen. Mon avancée au sein d'un étrange donjon. Le combat contre cette chose. Et surtout, la fusion avec elle. Avais-je réussi à la dominer ? Malgré mon corps encore faible, je me redressai et m'assis sur mon lit. La femme, qui devait être le médecin, essaya de m'en empêcher mais je lui attrapai le poignet.
-Qu'est ce qui m'est arrivé ?
-Votre Maître nous a appelé après que vous vous soyez évanoui pendant l'entrainement. Je suis désolé mais nous n'avons pas réussi à vous faire recouvrer le vue.
-On est quel jour ?
-Restez allongé s'il vous plait ? Votre état est stable mais vous devez vous reposer.
-QUEL JOUR ?!
-Jeudi. Nous sommes jeudi.
J'étais resté inconscient pendant près de deux jours. merd* ! Ça faisait donc trois jours et je devais retourner devant le Conseil. J'arrachai les électrodes fixées sur mon corps ainsi que l'aiguille plantée dans mon bras. Le médecin essaya de m'en empêcher mais il ne pouvait sans me faire du mal. Si j'étais en retard, le Conseil ne me laisserait pas continuer sur la voie du Jedi. Je repoussai sans ménage la femme.
-Je dois voir le Conseil !
Je sentis une poigne plus virile se refermer sur mon bras. Sans pouvoir me contrôler, je m'ouvris brutalement à la Force et me libérai de cette étreinte en envoyant une vague de Force. Abasourdi, je restai sans pouvoir bouger. Je venais d'utiliser la Force sans aucun effort et surtout, sans le vouloir. Apparemment, le fait d'avoir dominé mon démon intérieur avait fait tomber mes barrières, affinant ma perception de la Force. Mais plus étonnant encore, les quelques secondes que j'avais passé en harmonie avec la Force m'avaient permis de percevoir l'endroit où je me trouvais. Doucement, je descendis de mon lit et me mis debout. Mes jambes tremblaient et il fallut que le médecin me retienne pour m'empêcher de tomber. Le contact avec le sol me glaça les pieds et je pouvais sentir chaque aspérité incrustée dans le métal. Je me tournai vers la femme.
-S'il vous plait, c'est très important.
-Si vous me promettez de ne pas forcer, c'est d'accord.
-Je vous le promets.
Le médecin me tendit des vêtements de padawan plus convenables et m'aida à les revêtir. Le contact entre les habits et ma peau me permit de percevoir une sensation nouvelle. Je sentais chaque fibre du tissu qui frottait contre mon épiderme. Tout autour de moi, le monde regorgeait de message que je n'avais jamais perçu avant. Une fois vêtu et chaussé, je tâtonnai à la recherche de mon sabre jusqu'à ce que j'entende la musique émise par le cristal. Je tendis le bras en direction de la table de le chevet et m'en saisis avant de l'accrocher à la ceinture. J'étais maintenant fin prêt à affronter le verdict du Conseil. J'expirai longuement avant de faire le premier pas. Seulement, ce premier pas fut moins glorieux que prévu puisque je trébuchai et manquai de me vautrer sur le sol, me raccrochant in extremis à mon lit. Marcher dans le noir total était décidément chose peu aisée. Le médecin me tendit alors ce qui ressemblait à une canne.
-Je pense que ça pourrait vous aider. Je vais aussi dire à un droide de vous conduire jusqu'à la Chambre du Conseil.
-Merci.
La femme me prit le bras et me guida jusqu'à la porte où un droide nous rejoignit. Je me sentais limite honteux d'avoir besoin d'aide pour me déplacer mais je devais me rendre à l'évidence, il me faudrait pas mal de temps avant de pouvoir compenser cet handicap, si jamais je le compensais à un jour. Je posai ma main sur le droide qui m'arrivait à peine à la taille. Le médecin lui donna l'ordre de me guider jusqu'au Conseil puis j'entendis ses pas s'éloigner dans le couloir. Le droide émis quelques bips avant de se mettre en route. Lui faisant entièrement confiance, je le suivis en balayant le sol devant avec la conne pour repérer d'éventuelles marches.
Au bout de presque une heure de marches, j'arrivai finalement à destination et ceci sans chuter plus de trois fois sur la route. J'avais progressivement pris le coup de main d'ailleurs. Je remerciai le droide qui reparti en bippant de fierté d'avoir rendu service. Je me postai à côté de la porte et m'assis sur le sol, ma canne posée sur les genoux. Sans faire attention, je caressai le dandeau qui recouvrait mes yeux. Le médecin me l'avait donné avant que je parte pour ne pas exposer mes orbites brulés. Je n'avais plus qu'à convaincre le Conseil que j'avais repris les choses en main.
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Post n°18
Auteur : Super PNJ

Gallaelle Hurza
Le vaisseau voguait paisiblement en hyperspace. La majeure partie de ses passagers était profondément assoupie. Il fallait dire qu’ils avaient tous bien besoin de repos. A y regarder de plus prêt on aurait put croire en se fiant à la première impression que le tumulte de Dantooine était à présent bien loin dans les esprits. Pourtant croire de pareilles choses était une bien belle méprise ! Ce n’était malheureusement pas le cas ! Bon dieu vous seriez vous trompés ?! Mais oui ! Ahah les nuls…, mais passons … revenons à nos moutons. Jala et ses propos restaient gravés dans les esprits. Ils étaient annonciateurs de bien mauvaises nouvelles pour la rébellion. Seule l’idée de l’avoir tiré des griffes d’un Sith réchauffait les cœurs. Au moins les affreux n’avaient pas réussit à prendre l’un des leurs, une vie avait été sauvée. Pâle lueur de réconfort qui menaçait à tout moment de sombrer dans les ténèbres environnantes. L’heure n’était pas à la gaité et d’autres paroles prononcées sur le sol de la planète agricole continuaient de ronger les intéressés. C’était le cas d’Hurza qui bien silencieux ne parvenait pas à ôter de son esprit les flots de souvenirs qui avaient resurgis après les durs propos de Revan. Profondément honteux et rongé par le chagrin il était retourné aux commandes de la navette y savourant la solitude. Assit dans le poste de pilotage le Jedi maladroit tentait d’oublier ne serait-ce qu’un instant toutes ces affreuses choses. Il passait et repassait en revue les informations obtenus sur le datapad de leur prisonnier tout en les inscrivant dans le sien. Une fois que la chose fut faite le pauvre homme envoya un message crypté à l’adresse de la base Jedi, annonçant leur arrivée imminente et la nature des passagers supplémentaires à bord de la navette. Le message envoyé Hurza entama une bien sinistre rédaction, celle de son testament…
Les instruments s’affolèrent. D’un coup d’œil inquiet le Jedi eut la confirmation de ce qu’il attendait : leur destination était en approche. Au moins aurait-il la joie personnelle d’admirer l’astre qui se présentait devant lui. Sans bruit l’appareil quitta l’hyperspace pour entamer une descente en direction de la base secrète des jedis Rebelles. Ils y étaient : Hoth, la planète de glace ! La rencontre avec les membres du haut conseil ne faisait plus aucun doute. Le temps de la réunification était en marche.
[…]
Les lourdes portes du hangar étaient ouvertes, laissant dors et déjà s’y engouffrer l’air vivifiant des contrées gelées de Hoth. Hurza qui avait récupéré sa bure ne manqua pas de rabattre la capuche sur sa tête afin de se protéger des rigueurs du froid. On racontait qu’une fois la nuit tombée l’eau contenu dans le corps humain gelée à son tour, condamnant toute personne se trouvant à l’extérieur à une mort lente et douloureuse. Seule la chevalière Jedi barbara était connue pour entrer et sortir en ces terres pieds nue sans jamais n’avoir souffert du climat. D’une poucettes délicate dans le dos de Senara il l’incita à avancer rapidement à l’intérieur de la base afin qu’ils y soient un peut plus protégés des vents glacials qui régnaient ici bas.
Une fois à l’abri le petit groupe se trouva rapidement en présence d’un comité d’accueils. Deux jedi, l’arme fièrement accrochée à leur ceinture s’inclinèrent respectueusement devant leurs hôtes. Une marque d’attention rapidement imité par Hurza. L’un des deux pris alors la parole.
« - Au nom de notre ordre et de nos sages nous vous souhaitons la bienvenue sur Hoth, foyer des Jedis en exils. Sous les directives du haut conseil le maître Jedi répondant au nom de Hurza est convoqué immédiatement devant haut conseil en compagnie de la jeune novice Senara. Conformément à la demande, le membre permanent Dame Gallaelle va venir vous recevoir. »
Senara avait été mentionnée comme novice. La chose était à vrai dire compréhensible : Hurza l’avait intronisée padawan sans l’avis du haut conseil, une attitude qui aux yeux de certains pouvait être considérée comme très grave. Mais ce n’était pas tout, ils se trouvaient toujours avec le Pau’an dans les bras sans savoir ce qu’il fallait en faire.
« - Quand est-il du prisonnier ? Nous vous le laissons ici ou on doit l’amener quelque part en particulier ? »
« - Le prisonnier ? Ah et ben … Nous n’avons pas reçut d’informations à son sujet. Ah voila Dame Gallaelle, sa sagesse nous éclairera. »
Les deux jedis s’écartèrent de manière à laisser passer la personne en question. Celle qui était surnommée la dame aux cheveux d’or se trouvait devant eux. Elle saluât avec gaité ses hôtes avant de prendre la parole. Le timbre de sa voix était doux et mélodieux, apaisant les mœurs et les esprits.
« - Je me nome Gallaelle, membre permanant du haut conseil en exil. Nous avons été mit au courant de votre arrivée via votre message maître Hurza. Notre soulagement est grand en revoyant en chair et en os certains de nos frères et sœurs de l’Empire Républicain. Avec la prise du temple par les Siths nous vous pensions perdus à jamais. Mais je ne vois à votre ceinture aucun sabre ? Ou sont donc vos épées ? »
« - Ceci est ma faute dame Gallaellele. Par mesure de sécurité j’ai préféré demander à chacun de bien vouloir confier son sabre à ma padawan en guise de bonne fois. J’ai dès lors moi-même renoncé au port de mon propre sabre afin de respecter cet engagement. »
« - Unis dans l’égalité. Voila une attitude fort noble mon ami, l’épée n’est ni plus ni moins qu’un bien. Un objet conçut pour blesser voire tuer un être vivant, y apporter plus d’importance qu’à son propre entourage est une preuve d’égoïsme. Donner son sabre est là une preuve de confiance, à vous voir tous 3 désarmés il est possible d’y voir la sagesse. Seul un esprit étroit ne peut se résigner à abandonner une arme dans les situations qui le demandent. Vous pouvez à présent récupérer vos sabres, vous êtes ici chez vous. »
Une fois que tous les 3 eurent récupérés leurs épées la maître Jedi fit signe à un des deux hommes d’amener le Sith dans le quartier de détention. Le Sith pourtant toujours armé ne broncha pas et lui et son geôlier finirent par disparaitre rapidement de leur vue dans le dédale de couloir.
Ce fut alors l’heure de la séparation, Revan et Jala suivirent le deuxième Jedi jusqu’à une petite salle de réception non loin de la pièce du haut conseil. Comme le voulait la demande des sages Hurza et Senara se devaient de passer les premiers, une fois seulement la chose faite la rencontre officielle entre conseil des exilé et les impériaux pourrait commencer. Dame Gallaelle mena les deux interessés jusqu’à la lourde porte de la grande salle du haut conseil. Là elle leur laissa le temps de se préparer et rentra la première en refermant derrière elle l’entrée. La belle femme alla s’asseoir à son siège, siégeait là tout le conseil exception faite de Melchior qui était occupé à des affaires d’une importance capitale.
Seul avec sa padawan, Hurza humecta ses doigts avec de la salive et tenta tant bien que mal de se coiffer. Le résultat n’était malheureusement pas au rendez vous et ses nombreuses mèches rebelles ne semblaient pas être enclins à se laisser faire. Il abandonna l’idée de paraitre convenable et frotta avec vivacité sa bure dans l’objectif de la rendre moins dégelasse qu’elle ne l’était. Boue, sang et cambouis maculaient plus que de mesure une toge déjà bien attaquée par le temps et les aventures. Elle semblait n’avoir jamais quitté le bonhomme depuis qu’il la portait, il fallait reconnaitre qu’elle servait à tout, couverture, serpillère, combustible etc…. Une fois que le Jedi compris son échec il se mit à focaliser son attention sur Senara. Le bonhomme arrangea un instant la bure de sa padawan afin qu’elle soit impeccable, tirant sur les plis et dépoussiérant l’étoffe. Une fois que la chose fut faite l’adolescente semblait bien plus présentable que son maître mais ils étaient égaux au niveau de leur tignasse. Hurza apporta sa main droite sur la porte de la salle du haut conseil, is y étaient… Il se retourna une dernière fois en direction de sa padawan.
« - Senara nous devrons avoir une discussion plus tard… Mais à présent il est important pour toi d’être concentrée sur l’instant présent. Ne stresse pas et reste toi-même… Surtout ne parle que lorsqu’ils s’adresseront à toi. »
De sa main gauche il ébouriffa une dernière fois la franche de la jeune fille avant d’ouvrir la porte de sa gauche. Le haut conseil des jedis exilés se tenait à présent devant eux. Une fois que les salutations d’usages furent faite le grand céréen, maître Ka-Di Mounda pris alors la parole. Le ton était autoritaire, marquant le ton de la séance.
« - Maître Hurza, novice Senara, vous revoir tout deux sain et sauf sur Hoth nous rassure. L’empire Sith s’est à présent lancé dans une vaste campagne d’épuration dans la galaxie, l’ombre qui s’étend en bordure extérieure a grandement assombrit notre vision. Le futur se fait plus incertain et bons nombres de faits qui s’annonçaient comme futurs sont à présent révolus. Votre disparition soudaine à inquiété nombre des nôtres, nous commencions à pensez au pire à votre sujet. Et voila que vous revenez à nous accompagnés de deux chevaliers de l’ancien Empire Républicain ? »
« - Respectables membres du conseil, c’est avec la plus grande humilité que je me présente en ce jour devant vous en compagnie de la jeune Senara. Cette enfant à fait preuve d’un courage et d’un talent hors du commun tout au long de la quête qui nous mena dans les funestes terres de Korriban.»
Une série de murmure parcourut l’auditoire. Amener une jeune fille sur la sinistre planète-nécropole était pour bon nombres de personnes un acte bien souvent dépeint comme totalement inconsidéré. Pourtant Hurza ne semblait pas s’en soucier. La main droite dans une des poches de sa bure il caressait sans s’en rendre compte la bague de Dark Heran, toujours partiellement recouverte de l’étoffe de tissus. Le céréen ferma un instant les yeux en signe d’acquiescement.
« - Les propos d'Hurza sonnent vrai. Moi et Melchior avons en effet pris la lourde décision de charger ce jeune homme d'une mission pour le compte de l'ordre. Nous l'avons envoyés à la recherche d'anciennes reliques Siths mentionnés dans certaines archives et légendes Siths qui purent être sauvés de nos documents entreposés à l'ancien temple de Coruscant. En vue des informations collectées par son ancienne activité et des personnes qu'il fut amené à rencontrer nous avons pensés qu'il était le plus à même de mener les investigations adéquates. Il existe une liste incomplète d’artefacts Siths mentionnés au fur des années dans les mythes et légendes de nos adversaires. Certains existent bel et bien. L'empire à engager certains individus pour récupérer ce qu'ils noment le patrimoine Sith. Il nous faut éviter à tout prix de voir tomber ce genres de pièces entre les mains de nos adversaires... Ainsi, Hurza, vos recherches vous ont menés sur Korriban ? »
« - En effet. Conformément à la quête qui me fut confiée chers maîtres nous vous amenons devant vous, moi et la padawan Senara, le legs de Dark Heran enterré avec lui dans sa tombe au sein d’une ancienne vallée des seigneurs noirs. C’est à notre retour que nous avons fait une halte sur Dantooine pour la construction du sabre de Senara que nous sommes tombés sur deux chevaliers impériaux. Comme mon message vous l'expliquait nous avons rencontré la dénommée Cordana dans une grotte et avons prêtés assistance au chevalier Jala après avoir reçut une balise de détresse cryptée alors que nous quittions la planète. Je ne peux croire à une coïncidence mais bel est bien à l'intervention de la force. Nous sommes venus à 2 Jedis sur Dantooine et sommes repartis à 4 ! »
Sans s'en rendre compte Hurza avait mentionné la bague sans pour autant la montrer à son auditoire. Il continuait de la tripoter dans sa poche, inconscient, le tissu qui la recouvrait commencer à se dérober, de secondes en secondes les doigts du jeune homme s'approchaient inévitablement de la surface en or de la chevalière...
« - Nul n'est le fruit du hasard maître Hurza, pourtant je sent au sujet de votre futur un grand trouble dans la force, mais cette chose est diffuse... »
« - Les jedis Imperiaux seront l'affaire de la prochaine séance une fois que nous en aurons terminés avec celle-ci. Il nous faut voir ensemble certains points des plus importants à votre sujet. Vous avez intronisé Padawan la novice Senara sans en avoir référé au haut conseil... Dois-je vous rappeler qu'en temps normal c'est au haut conseil de décider du devenir d'un novice ? Plus grave vous l'avez amené avec vous sur korriban... Ce n'est pas ici la place pour une enfant. Ne pensez vous pas qu'un entrainement classique avec un maître moins ... "marginal" n'aurrait été moins dangereux ? »
Le chevalier avait à présent la boule au ventre... Il retira sa main de sa poche pour s'essuyer le front, laissant dors et déjà y reposer seule la chevalière de Dark Heran.
« - Je sent des sentiments mitigés maître Hurza, y'a t-il quelque chose dont vous souhaiteriez nous faire part ? »
« - Au final en interrogeant le sith je crains que vous ne finissiez par le savoir... Malheureusement toutes nos nouvelles ne sont pas si bonnes que les premières. C’est au cours de cette noble quête qu’il nous fallut faire face à l’incarnation de la traitrise… Sur Korriban, dans la tombe même de Dark Heran nous avons dut affronter un Sith… La tâche fut rude, mais par le courage de cet enfant nous avons put démonter cet enfoiré… »
« - Maître Hurza votre langage je vous prie … ! »
« - Désolé… je voulais dire que ce conna…, heu…, le sith fut mit hors état de nuire mais nous ne pûmes l’abandonner a son sort… »
Hurza exposa alors avec véhémence les agissements du Sith et sa profonde traitrise. Il raconta en détail leurs péripéties sur Korriban depuis leur arrivée jusqu'au duel qu'il se passa au coeur du mausolée, n'hésitant pas à mimer certains passages (ce qui permit de remarquer qu'il n'avait aucun talent pour ce qui était de mimer). Il exposait avec une attention toute particulière l'attitude décidée et courageuse de Senara. Au timbre de sa voix on entendait là non pas des éloges à la va vite mais bel est bien des paroles sincères. Quand il allait en venirà la raison de la capture du Pau'an et donc de la bavure de Senara le Jedi s'arrêta d'un coup.
« - Pour qu’elle raison avez-vous donc amené un de nos ennemis héréditaires sur Hoth maître Hurza ? S’il avait été vaincue n’aurait-ce été possible de le laisser en ses terres maudites ? Il aurait finit par être récupéré par les siens. En ces temps de guerre nous n'avons que peut de moyens pour nous occuper d'un prisonnier sensitif. »
Hurza baissa la tête, déjà conscient de ce qu’il allait ajouter. Il c’était longtemps préparé à cette situation et sa réponse était des plus déterminées. Dans un regard fuyant à l’adresse de Senara il lâcha des mots qui avaient autant de puissance qu’un bon coup de matraque.
« - Je suis navré chers maîtres…J’ai malheureusement mentionné, dans le tumulte et l'agitation, le nom Hoth en présence du Sith… Après cette lourde erreur nous ne pouvions plus le laisser derrière nous. J’ai alors pris l’initiative de le ramener auprès de nous afin d’être certain que ce qu’il a appris ne puisse nous nuire… Nous étions piégés… Je vous demande pardon...»
Une nouvelle fois l’auditoire ne resta pas muette. Les propos d’Hurza semblaient avoir fait mouches, s’en suivait un ensemble de murmure plutôt négatif à son sujet. Le maître natuloan Fic Decko fut le premier à prendre officiellement la parole.
« - Vos paroles sont alarmantes maître Hurza… Où aviez-vous donc la tête ? Ce que vous nous annoncez là est une faute grave. Par cette action inconsidérée vous avez mit l’ordre Jedi en danger. Ne pas divulguer des données confidentielles et la première chose que nous enseignons à tout novices… A écouter votre récit votre incapacité à contrôler certaines émotions a bien faillit nous amener, nous tous, à notre perte. Peut-être pensez vous que le code est ses préceptes ne s’appliquent pas pour vous ? »
Le visage d’Hurza resta placide, il luttait intérieurement pour ne pas montrer la moindre marque d’émotions. Un léger tic à l’œil droit caractérisait toutefois le mensonge, il avait toujours eut du mal à mentir lorsqu’il était stressé. Mais il le savait, si le souhait de raconter la vérité avait été fait, et ce n’était aps le cas, le fait d’avoir mentit au conseil constituait aussi une faute grâve. Dans tout les cas il c’était mit dans une belle merd*… Le Jedi partagé entre toutes ces suppositions baissa la tête pour contempler ses pieds. Assise sur un petit siège taillé à même la glace la maître Gallaelle s’adressa au Jedi.
« - J’amène au bénéfice de cet homme les contributions apportées à l’ordre par ses action et celles de sa padawan. Senara avait été mentionnée comme Padawan et non comme novice, que fallait-il donc y voir ? Certes Cet agissements à eut de lourdes répercutions qui ne devrons pas être impunies, mais nous ne pouvons ignorer ce qui nous est présenté. La novice Senara n’a plus que de novice son titre, elle est à présent en possession de son sabre et ses péripéties furent à coup sûr plus enseignantes et enrichissantes que toutes les leçons du temple. Ils ont secourus une vie et se sont refusés à faire couler le sang, je vois là les actions d’âmes courageuses. »
« - Dame Gallaelle a raison mais je souhaiterais entendre de vive voix l'affaire du point de vue de l'intéressée. Novice Senara, voila maintenant biens de mois que tu as accompagnée ton maître à travers la galaxie. Tu as été à ses côtés tout au long de cette mission, sur Korriban puis sur Dantooine. Avec ou sans notre accord tu es devenue sa padawan, à ses dires tu es prometteuses et douées aussi bien qu'il t'attribue officiellement les mérites de la réussite de cette mission. Exposes nous donc en détail cet apprentissage et votre quête. Qu'as tu donc apprises depuis qu'il ta prise comme padawan ? Nous sommes tous conscient de ta sensibilité toute particulière à la force, est-ce que Korriban à relevé quelque chose en toi dont tu n'avais pas conscience ? Raconte nous donc sincèrement ce qui est advenu depuis votre rencontre. Ne lésines pas sur les détails et n'essaye pas de te mentir à toi même mon enfant, ce qui est sur le cœur dois être dit, c'est important. »
Restait à Senara de prendre la parole. Ce qui lui était demandé n'était pas chose facile, un compte rendu subjectif des mois de ce qui était mentionné comme une "formation". Il ne faisait à présent plus aucun doute que la pérennité de son statut de padawan et du rang de maître d'Hurza étaient en jeu.Spoiler : Spoiler
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Post n°19
Auteur : SenaraLe sommeil est un moment béni. Le vrai sommeil, lourd, réparateur, et surtout vide. Vide de toute pensée, de tout sentiment, de tout parasite. Pas de décision à prendre, pas de sensation à repousser, pas d’invasion de son esprit, pas besoin de lever les barrières qui la protégeait de l’extérieur. Il n’y avait plus d’extérieur. Il n’y avait plus d’intérieur non plus. Ce n’était même pas un néant. Le néant pouvait être inquiétant. C’était juste une absence de tout.
Senara dormait paisiblement. Alors seulement elle pouvait abandonner les boucliers dont elle s’entourait constamment, derrière ses airs de petite fille vive et enjouée. Elle dormait paisiblement dans ce monde libre de tout.
Libre de tout ? Vraiment ?
Voila qu’un nuage noir apparaissait dans ce vide.
Le visage de la dormeuse se ferma, un air inquiet, vague reflet du nuage, s’y afficha.
Un instant plus tard, elle s’agita. Elle eut un geste de la main, comme pour chasser une mouche agaçante.
Le nuage avait envahi son esprit, et sur l’écran noir qu’il formait apparaissaient des images plus menaçantes encore. Il était revenu. Cela faisait un moment qu’il la laissait tranquille. Mais c’était fini. Il était de retour.
-Non !
Un souffle, une prière, un espoir, mais si futile, et de toute façon c’était un combat perdu d’avance, et la jeune fille le savait.
Elle était condamnée à vivre et revivre le Cauchemar, chaque fois qu’il revenait.
La dormeuse s’agitait.
Le nuage noir s’était modifié. Il était toujours noir, mais ce n’était plus un nuage. Peu à peu se dessinait l’infini de l’espace. Quelques étoiles perdues au loin perçaient timidement l’obscurité. Une autre, beaucoup plus proche, apparaissait lentement derrière l’ombre d’une planète. A une certaine distance, un vaisseau quitta l’hyperespace. Il était mal en point. Très mal en point. A vrai dire, il était en feu, et les commandes ne répondaient apparemment plus.
Deux L entrelacés sur la carlingue étaient sa seule marque distinctive, mais suffisaient largement à Senara. Little-Lorrd. Little-Lorrd encore et toujours. Le dernier jour de Little-Lorrd, ses derniers instants.
Senara allait de nouveau y assister. Le long de ses joues se mirent à couler des larmes.
Elle avait conscience des larmes qui coulaient à l’intérieur du rêve, pas de celles qui coulaient vraiment sur ses joues.
Le drame vu et revu se poursuivait.
Le vaisseau sans gouvernail dérivait lentement vers la planète. Puis de plus en plus vite, alors que l’incendie se propageait. Et Senara, impuissante, le regarda pour la énième fois entrer dans l’atmosphère pour aller s’écraser sur le sol de la planète. Elle perçut, de nouveau, les cris des occupants du vaisseau face à une mort inévitable.
Juste avant le crash, comme toujours, la padawan se réveilla en sursaut.
Senara se redressa, un peu engourdie d’avoir dormi assise, et regarda autour d’elle. Un moment, elle crut qu’elle était encore dans son cauchemar, avant de se souvenir qu’ils étaient en route pour Hoth. Le soulagement qui l’envahit alors la surprit un peu.
Je crois que je commence à confondre les rêves et la réalité… C’est pas bien… Ah ! On arrive en vue de Hoth !
Les soubresauts de l’appareil indiquèrent la sortie de l’hyperespace. Puis ils amorcèrent la descente, et atteignirent sans dommage le hangar de la base. Même de l’intérieur du vaisseau, on pouvait sentir le froid polaire de la boule de glace.
Elle entra rapidement dans la base proprement dite, qui était, un peu, plus abritée que le hangar.
Elle ne connaissait pas les deux Jedis venus les accueillir, et resta cachée derrière son maître. Elle écoutait la discussion, et se mordit la lèvre quand il fut question du Sith. Décidément, sa maladresse n’avait pas fini de causer des problèmes (et elle ne savait pas encore à quel point).
Puis il fallut rendre les sabres à leur propriétaire légitime. Ravie de s’en débarrasser, Senara les décrocha de sa ceinture et les tendit, tous les trois en même temps, aux Jedis.
Etait-ce une façon de montrer qu’elle ne se laisserait pas intimider ? Ou de frimer ? Ou simplement une vieille habitude ? Le chevalier Revan récupéra le sien en utilisant la Force, et en le faisant voler jusqu’à elle. Ce qui amusa intérieurement la petite padawan.
Puis le petit groupe se sépara. L’affreux direction les geôles-frigo de la base, les deux Jedis Ex-Impériaux vers une salle d’attente, et Hurza et Senara vers le Conseil.
Le conseil ! La padawan n’en menait pas large. Elle n’avait aucune idée de ce qui l’attendait, et ne savait pas ce qu’elle devait croire, craindre ou espérer.
Pendant ce temps, ils étaient arrivés devant la salle du Conseil et la Maître Jedi, dont le nom avait échappé à Senara, les laissa pour y entrer.
Il y avait quelqu’un à côté de la porte. Hurza lui fit un signe de la main. C’était inutile, l’inconnu, peut-être un padawan, portait un bandeau sur les yeux et une canne à la main… Tout l’attirail d’un aveugle… Senara le regarda un moment, sans rien dire. Elle n’avait pas dit un mot depuis la descente du vaisseau. Puis elle se reconcentra sur son maître et sur ce qui l’attendait.
Hurza essaya de se rendre présentable, sans trop de succès, et renouvela l’expérience avec sa padawan.
Malheureusement, il gâcha tous ses efforts en lui ébouriffant les cheveux, comme il en avait pris la fâcheuse habitude.
Il lui donna aussi quelques conseils de dernière minute, et lui annonça une discussion pour après.
Ne pas stresser… aucune chance… Rester concentrée sur l’instant présent… ça fait dix ans que je vis dans l’instant présent, en me concentrant dessus… Une discussion ? Pour quoi faire ?... Je veux pas entrer là-dedans… ça doit être pleins de vieux Jedis ronchons… Ils vont m’embêter avec leurs questions…
Ca suffit… Joue pas les gamines… haut les cœurs et en route !
Elle suivit Hurza dans la salle du Conseil. Elle regarda autour d’elle les membres du Conseil, installés dans leur fauteuil, graves et rébarbartifs.
Tout à fait… des vieux ronchons… et des ronchons moins vieux…
Elle n’était pas vraiment impressionnée, même si elle était parfaitement consciente qu’ils tenaient son avenir entre leurs mains.
On lui avait dit de ne pas parler sans autorisation. Elle ne parlerait pas. De toute façon, ça lui allait très bien.
Elle écouta la discussion qui s’amorçait.
Elle découvrit ainsi que son maître n’avait averti personne de leur départ, et qu’il n’était apparemment pas sensé l’emmener avec lui. La réaction du Conseil à la mention de Korriban fut explicite.
Elle avait légèrement rougi quand le chevalier avait mentionné ses « exploits ». Et elle avait failli prendre la parole quand ce maître nautolan avait attaqué Hurza sur sa décision de l’emmener elle sur Korriban. Elle se mordilla la lèvre en reprenant son calme presque aussitôt. Mais avec tout ces grands chevaliers, il y en aurait bien au moins un qui se serait aperçu de son trouble.
Hurza en était arrivé au combat contre le Sith. Encore une fois, il présenta la chose de façon plus que flatteuse pour Senara. Et elle se sentit rougir à nouveau. Pourtant, il allait devoir aborder sa bévue. Comment les maîtres allaient-ils réagir à ça ? Il s’était arrêté, juste avant de le dire. Mais les maîtres voulaient savoir, il faudrait bien qu’Hurza réponde. Elle lui jeta un regard en biais. Elle aurait voulu lui crier de tout dire, ou tout raconter elle-même au Conseil. Mais la consigne de son maître, et la honte qui la submergeait en repensant à tout ça, l’en empêchait.
Pourtant, quand il raconta sa version de l’histoire, un énorme mensonge, elle sursauta, et ne put s’empêcher de le fixer, d’un air stupéfait.
Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu’il a menti ? Menti au Conseil ! Juste pour me protéger ?.... c’est ridicule… je dois assumer mes erreurs… mais…
Elle réalisa qu’elle le dévisageait, et que cela risquait d’étonner l’auditoire. Mais en entendant le nautolan critiquer Hurza pour une erreur qu’elle avait commise, elle se sentit très malheureuse. Elle baissa la tête pour cacher ses yeux brillants de larmes, le temps de retrouver un visage impassible. Bizarrement, la pensée lui vint qu’elle en venait à imiter Hurza.
Elle eut un peu de mal à se concentrer sur la fin de la discussion, et les paroles des deux autres maîtres.
Jusqu’à ce que le Jedi Céréen lui adresse directement la parole.
Elle redressa la tête, et regarda tour à tour les membres du conseil assemblés face à elle.
Qu’est-ce que je suis censée faire ? Leur dire la vérité ? Toute la vérité et rien que la vérité ? Mais dans ce cas, ils sauront qu’Hurza a menti, et il aura des ennuis… Mais je ne peux pas mentir au Conseil… Qu’est-ce que je dois faire ?...
Ne te laisse jamais emporter par le mensonge, Senara, il t’emmènera toujours plus loin que tu ne l’aurais voulu, et tu le regretteras. Mais il sera trop tard. Suis toujours la vérité, quoi qu’il t’en coûte, car le prix du mensonge est toujours plus élevé au final. Suis toujours la vérité, car son chemin est lumière, quand celui du mensonge n’est qu’ombre.
Tu as raison maman… la vérité, toujours… toujours choisir la voie de la vérité.
Alors, elle prit la parole. Lentement, en cherchant parfois ses mots. Elle n’avait pas l’habitude de parler devant un auditoire, et ce n’était jamais facile de parler de soi à des inconnus.
-J’ai rencontré le chevalier Hurza ici, dans un des couloirs de la base. Il m’a proposé de me former, et j’ai accepté. Je crois qu’on n’a pas réfléchi, ni lui ni moi. C’était comme une évidence, comme si ça devait se passer. Et je n’ai jamais regretté. Après… on est allé sur Korriban… Je ne savais pas qu’on allait à Korriban… ça n’a pas été facile là-bas.
La petite padawan frissonna au souvenir de ses épreuves sur la planète des Siths.
-Le côté Obscur est omniprésent là-bas. C’était la première fois que… que je le rencontrais, et ça a été dur. Je crois… je crois que depuis Korriban je suis plus sensible à la Force. J’arrive à repérer les sensitifs plus facilement, et à percevoir s’ils utilisent le côté lumineux ou le côté obscur de la Force. Par contre, mes crises sont plus fréquentes… Mes crises… oui, parce qu’il m’arrive de perdre connaissance… c’est arrivé sur Korriban… et sur Hoth avant de partir aussi… Je … enfin… c’est pas très important je suppose…
Senara s’emmêlait dans son discours. Elle s’arrêta un moment, repris son souffle, rassembla et ses esprits et reparti de plus belle.
-Quand j’ai vu mon maître se faire attaquer par cette plante monstrueuse, j’ai compris que si je n’agissais pas, il ne s’en sortirait pas, il m’avait laissé son sabre… Mais je ne savais pas quoi faire… Je suis montée sur la tour, et là, j’ai attaqué la plante. Je n’ai pas réfléchi, j’avais pas le temps. J’ai agi, c’est tout, et la Force a guidé mon bras. Après, j’ai eu une crise, et pendant cette crise, j’ai fait un cauchemar… je crois que c’était l’influence du côté Obscur… Je…
Nouvelle pause, la padawan avait tout fait pour éviter de repenser à ce cauchemar. Et maintenant, elle l’évoquait devant le Conseil, alors qu’elle aurait très bien pu ne pas en parler… oui, mais… elle devait tout dire, on le lui avait bien précisé…
-Dans ce cauchemar, je me suis vue… j’étais une Sith. Au début, je crois que ça m’a perturbée… mais maintenant, je sais que ce n’était qu’un mauvais rêve…
Après, on est allée dans la tombe de ce Dark Heran. On a traversé le bassin et tout, et mon maître a récupéré le… la… l’artefact du Sith. Et c’est là que l’affreux est arrivé… enfin, le Sith… enfin, le Sith vivant… le Pau’An quoi…
Bref… il est arrivé, comme un sournois… et il a attaqué Hurza sans lui laisser la moindre chance d’intervenir… Il voulait l’achever, alors je me suis interposée. Je savais que j’avais aucune chance dans un duel au sabre, alors j’ai cherché une autre solution. Et j’ai détourné son attention. J’ai utilisé la Force pour lui envoyer un tas de trucs, des pierres, des fleurs, ce genre de choses… et puis finalement, je lui ai envoyé l’eau du bassin… mais ça a pas marché comme je voulais… Après, le Sith était vraiment furieux. Je me suis cachée mais… Il m’a retrouvée, et il m’aurait tuée… mais Hurza l’a blessé… Et après… après…
Senara jeta un regard décidé à Hurza. Le moment était venu. Le moment de rectifier les choses… Qu’il en ressorte du bien ou du mal, elle devait dire la vérité, et assumer ce qu’elle avait fait.
-C’est moi qui ai parlé de Hoth, pas Hurza… Je n’ai aucune excuse, et je sais que c’est très grave, mais ce n’est pas une raison pour laisser mon maître s’accuser de cette faute… même s’il fait ça pour me protéger je suppose…
Son regard passa d’un maître à l’autre. Les réactions la troublaient un peu. Elle n’arrivait pas à les déchiffrer, et cela n’arrivait que rarement.
-Continue petite.
Le Jedi qui venait de parler n’avait pas encore pris la parole. Senara était sure de l’avoir déjà vu quelque part, mais pas moyen de retrouver son nom. Elle se décida à reprendre.
-Après… je crois que j’ai reperdu connaissance… je me suis réveillée, on était dehors, et Hurza affrontait trois clones, et il a empêché le Sith de s’enfuir, ou de transmettre un message… Je crois bien que tout à sauté… Après, on est reparti… en emmenant le Sith… on est allé sur Dantooine.
Pour le coup, Senara ne s’attarda pas sur le voyage. Elle pensait que ça n’avait pas d’importance, et elle ne voulait pas qu’Hurza apprenne l’histoire de la météorite, et du vers.
-Quand on est arrivé, on est allé chez un vieil homme, puis à une grotte où il y avait des cristaux. Là, j’ai dû construire mon sabre. Mon maître avait amené tout ce qu’il fallait. Mais j’ai dû trouver le cristal toute seule, et me débrouiller aussi pour la construction. J’ai utilisé la méditation de Force, et j’ai finalement réussi.
Senara se demanda s’ils noteraient la réticence dans sa voix. Ce satané sabre…
-Après, on a commencé un entraînement au maniement du sabre. Puis le chevalier Cordana est arrivée. Pendant un moment, j’ai cru qu’ils allaient se battre. Mais elle m’a donné son sabre, et Hurza a fait pareil. Et on est reparti. On a rejoint le vaisseau et on a décollé. C’est là qu’on a capté la balise de détresse du Chevalier Jala, on est allé le récupérer, et on est rentré ici. Voilà… c’est tout…
Elle avait un peu écourté la fin de son récit, mais elle commençait à en avoir un peu marre de parler, et à avoir la gorge sèche. Et puis tout le monde la regardait, elle n’aimait pas ça. Elle n’aimait pas attirer l’attention.
Elle espérait avoir répondu à l’attente des maîtres du Conseil. Et s’ils n’étaient pas content… qu’ils aillent au diable !
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Post n°20
Auteur : Rylen KorrLa journée allait être riche en surprises et en évènements, quelque chose de très important allait arriver, comme si ce jour allait rester dans les annales de l’Ordre Jedi. C’est en tout cas ce qu’avait conclu Rylen, méditant en cette belle matinée d’hiver sur Hoth dans les cavernes entourant la base Jedi comme à son habitude. En effet, le Maître Jedi avait prit l’étrange coutume de méditer à l’extérieur du Temple spirituel au lever du Soleil, le meilleur moment de la journée pour ressentir la Force et pour rechercher l’harmonie avec elle. Il se levait très tôt de sa modeste chambre, avant le reste des autres exilés et bien avant l’apparition de l’astre au dessus des contrées de glace de la planète et il sortait, pénétrant dans les souterrains de la chaîne de montagne qui cachait la base et connaissance déjà sa destination. Les Jedi ne le voyaient revenir que quelques heures après, sauf dans le cas où une séance au Conseil aurait été programmé dans la matinée même. Ce fut le cas ce jour-là.
La petite brise de l’aube qui s’infiltrait à l’intérieur des cavités naturelles de la roche venait accompagner le rituel traditionnel du Jedi, désormais accoutumé au climat de la planète de glace comme grand nombre de ses confrères. Le natif de Coruscant avait déniché la bonne zone pour spéculer dans le plus grand calme et dans la plus grande sérénité. Le courant de la Force passait bien à l’intérieur de ces grottes et Rylen put obtenir une multitude de réponses à ses questions les plus embêtantes. En plus de cela, il eut plusieurs visions de l’avenir dont une concernait les Jedi Impériaux et une probable rencontre entre les deux branches actuelles et séparées de l’Ordre Jedi. Mais comment allaient-ils se rencontrer? Est-ce que cette approche était déjà programmée dans l’histoire? Est-ce qu’elle était inévitable? Oui et non. Si la Force avait montré ce court passage représentant deux Chevaliers Jedi au milieu du cercle de la Chambre du Conseil face aux Grands Maîtres de l’Ordre, alors cette scène allait se dérouler, la Force ne jouait pas à la comédie. Mais l’avenir n’était jamais écrit, chacun pouvait participer à son écriture et à son déroulement. Il fallait grandement se méfier de ces visions, car elles furent à de nombreuses fois responsables de la chute de Padawans et de Chevaliers vers le Côté Obscur de la Force. La scène que Rylen avait vu était imminente? Il s’agissait là d’une autre question: elle pouvait très bien arriver le jour même comme elle pouvait se faire attendre des mois, voir des années..
Les yeux venaient de s’ouvrir, les exercices de méditation venaient de prendre fin pour le moment. Le Maître Jedi se releva, remit sa capuche sur sa tête et quitta les cavernes qu’il connaissait désormais comme les cinq doigts de la main, ou dans un registre plus sérieux comme les principes et les valeurs de l‘Ordre Jedi qu‘il avait du apprendre par coeur dès son arrivée au Temple Jedi de Coruscant. « Respecter les êtres vivants; ne pas utiliser la Force pour attaquer, pour blesser, pour causer de la souffrance chez l’autre; ne pas se laisser manipuler par ses sentiments et ses émotions » tant de choses que tout Jedi se devait de savoir sous peine d’être rappelé à l’ordre par le Conseil avant d’être banni à jamais de l’Ordre si les graves erreurs venaient à se répéter. Korr atteignit enfin l’une des entrées dissimulées dans la glace de la base Jedi et entra à l’intérieur, remarquant immédiatement le changement d’environnement et la légère hausse de température. L’humain avait quitté les locaux alors qu’ils étaient déserts et revenait à l’intérieur du Temple à l’heure de pointe: l’heure où tout le monde allait déjeuner dans le réfectoire. Tout le monde? Non. Le Conseil Jedi s’était réuni pour parler de diverses missions qui avaient été confié à des Chevaliers et à des Maîtres, notamment la quête de Sozen Adachi et du Membre de l’Assemblée Fellwud sur Manaan ou encore celle qui avait été donné à Zaalbar et au Membre temporaire de la Chambre Shaabal, deux natifs de Kashyyyk. Mais mis à part ces bilans complets, il y avait une autre raison à ce rassemblement de bonne heure, celle que Rylen attendait depuis plusieurs jours: la venue de Raiden dont le délai de trois jours imposé par le Conseil pour vaincre la part du Côté Obscur qui veillait en lui et pour se racheter était fini. Les prochaines heures tenaient toutes leurs promesses, les évènements qui allaient se produire méritaient le détour.
-Maître Korr, Maître Mounda m’a chargé de vous informer que la séance initialement prévue au début de l’après-midi a été avancé à midi.
Il s’agissait du jeune et talentueux Vojan, celui qui était toujours désigné pour servir de coursier à travers la base. Mais le jeune homme n’était pas choisi par hasard, se retrouvant être au bon endroit au bon moment. Vojan était tout juste naturellement doué pour retrouver les personnes recherchées, et il connaissait les couloirs de la base comme un étudiant d’université de Theed connaîtrait son emploi du temps: c’est-à-dire par cœur. La Force n’était pas étrangère à tout cela: le jeune garçon avait un talent connu de tous et était promis à un bel avenir. Beaucoup l’envoyaient déjà au Conseil pour participer au renouveau de l’Ordre. Même s’il était relativement jeune pour cela, ce n’était pas entièrement impossible. Il avait obtenu le grade de Chevalier Jedi alors qu’il fêtait sa dix-neuvième année d’existence dans la Galaxie.
Rylen acquiesça et autorisa Vojan à aller se remplir le ventre au réfectoire. Le Maître Jedi, sachant qu’il était en retard à la séance n’accéléra pas sa démarche mais traversa les différents couloirs détendu. Pourquoi se presser? La patience était une caractéristique propre et chère à l’esprit du Jedi. Le natif de Coruscant arriva dans la salle du Conseil cinq minutes plus tard, découvrant chacun des sièges occupés mis à part celui de Gallaelle, tout fraîchement élue comme Membre permanent par le reste du Conseil. Rylen salua ses camarades et alla s’installer dans son fauteuil, aux côtés du sage Céréen Mounda et du puissant Nautolan Drecko, ses plus fidèles amis envers il avait une totale confiance. Apparemment, ils avaient déjà commencé à parler mais aucun sujet important n’avait été débattu, tous attendant certainement le remplissage de la Chambre.
-Rylen, nous devons revoir notre organisation pour aujourd’hui: nous venons d’être informés de l’arrivée imminente de Maître Hurza et de la Novice Senara qui reviennent de Dantooine avec deux Chevaliers Impériaux. C’est pour cela que la séance a été avancé brusquement. Je crains que cette évènement non prévue ne reporte également nos discussions sur les quêtes Manaan et Kashyyyk.
Rylen était attentif à ce que son confrère venait de lui annoncer: la vision que l’humain avait eu la matinée même s’était révélée être vraie. Une rencontre entre des représentants des Jedi Impériaux et le Conseil de l’Ordre Nouveau allait être réalisé, et tout cela dans la plus grande des surprises. Qui s’attendait à cette nouvelle? Rylen était-il le seul à avoir prédis cela?
En même temps d’apprendre cette nouvelle, le Maître Jedi put découvrir que la jeune Senara qu’il croyait avoir été confié au Jedi Sozen Adachi était finalement la Padawan du Maître Hurza, connu dans le Temple pour sa maladresse et pour son caractère bien spécial et unique. Le genre d’hommes dont Rylen n’aimait pas voir débarquer en masse. Le natif de Coruscant n’espérait pas voir sa mentalité déteindre sur la jeune Novice qui était talentueuse d’après les dires de quelques Jedi chanceux l’ayant vu à l’œuvre. La réflexion du Jedi barbu dut s’interrompre lorsque la seule femme du Conseil, Gallaelle, pénétra dans la Chambre de l’Assemblée et annonça aux Maîtres qu’Hurza et sa Padawan étaient prêts à être accueillis au milieu de la salle. Le moment attendu depuis peu de temps allait enfin se produire..
Mounda et Drecko furent les deux hommes qui prirent les rênes de cette séance. Tout deux exposèrent leur point de vue et les questions qu’il fallait poser à Hurza et à son apprentie. Korr, lui, restait discret, retenant attentivement les paroles qui sortaient de la bouche de l’homme et de la jeune fille. Le Maître Jedi était très concentré et réussit à analyser les émotions et les sentiments que ressentaient actuellement les deux personnes qui se tenaient au milieu du cercle: l’un était quelque peu perturbé par ses fautes, tandis que l’autre suivait les traces de son Maître et se laissait envahir par la peur et le stress de devoir répondre au questionnement du Conseil. La jeune Senara n’était encore qu’une Novice -enfin, une Padawan dont le titre fut décerné sans l’accord des Maîtres de l’Assemblée mais qui fut entièrement prouvé d’après les éloges d’Hurza sur son apprentie-. Certes, elle n’était qu’au bas de la hiérarchie Jedi, devant encore passer beaucoup d’épreuves pour se montrer digne d’être un Jedi. Elle était encore jeune et avait encore beaucoup de choses à apprendre. Mais les troubles qu’elle ressentait révélaient un manque flagrant d’entraînement, et pourtant, cela n’empêcha pas Hurza d’emmener la jeune adolescente sur Korriban, planète dévorée par le Côté Obscur de la Force. Est-ce que l’homme était assez responsable pour savoir qu’un seul problème, même bénin à première vue, aurait pu faire sombrer la jeune Padawan talentueuse vers le mal et l’obscurité? Rylen secoua la tête d’incompréhension lors de l’exposition des faits par le Maître et son apprentie, cette dernière révélant sans mentir au Conseil qu’elle était sujet à des crises et à des cauchemars où elle s’identifiait comme une Sith, comme une guerrière du chaos et du Côté Obscur. Korr était curieux d’en savoir plus et demanda calmement à la jeune Padawan de continuer à s’exprimer sans craintes, révélant alors sa voix remplie de sagesse et de vécu. Lorsqu’elle eut fini, le Conseil observa un moment de débat silencieux entre ses membres, tous parlant à voix basse à son voisin ce qui créait un tumulte profond non bruyant. Rylen brisa ce long moment d’attente pour les deux personnes présentes au centre de la salle, et en même temps le natif de Coruscant interrompit les nombreux bavardages de ses confrères. L’un des fondateurs de cet Ordre avait son mot à dire sur l’affaire.-Maître Hurza, remarquez donc ce que vos choix ont apporté à cette jeune Padawan: crises et cauchemars; l’œuvre du Côté Obscur en personne. Vous auriez du remarquer qu’elle n’était pas encore prête à se rendre sur une planète comme Korriban. L’apprentissage au Temple était encore nécessaire pour le bien de sa personne mais aussi pour celui de l’Ordre tout entier.
Le Conseil vous est reconnaissant de ce que vous avez apporté à l’Ordre Maître Hurza, ainsi que vous-même, Padawan Daî-Tan, Korr figea la jeune femme, signe que ses propos s’adressaient plus particulièrement à celle-ci qui semblait encore plus perturbée que précédemment, mais à l’avenir soyez plus attentif et plus responsable dans vos décisions. Nous pouvons remercier la Force car grâce à elle ce Sith n’a pas eu le temps de fuir et de prévenir Oméga et son Empire d’une présence Jedi sur Hoth. Voyez donc qu’une simple erreur, même débutante, peut avoir de graves répercussions sur l’ensemble de notre communauté. Qu’elle s’ajoute à votre apprentissage et qu’elle vous serve de leçon pour votre avenir, jeune Padawan.
Même si le Maître Jedi avait très peu apprécié les choix d’Hurza, il devait reconnaître que ce dernier en plus d’avoir apporté à l’Ordre Jedi avait protégé sa Padawan, qui à son tour avait préféré dire la vérité qui lui tenait à cœur, signe qu’une relation mutuelle entre les deux personnes s’était créée. Il ne s’agissait donc pas d’un hasard si ils s’étaient retrouvés ensemble.-Concernant la création de ton sabre laser, nous aimerions en savoir plus. As-tu eu des visions ou des souvenirs que tu as du revivre une nouvelle fois lors de l’assemblage des pièces et du cristal? Est-ce que tu as affronté le Côté Obscur de la Force lors de ton passage dans cette grotte? Comment cette épreuve s’est déroulée pour toi? Rylen laissa le temps à la jeune Padawan de s’exprimer librement avant de continuer à lui poser des questions sur son apprentissage, tu nous as parlé de cauchemars et de crises régulières. Approfondis ces rêves dont tu nous a informé: tu es une Sith.. Et que se passe-t-il ensuite? Est-ce ce cauchemar te revient régulièrement?
Explique-nous tout cela en détails, ne nous cache rien: le moindre oubli peut s’avérer être dangereux pour toi. -
Post n°21
Auteur : SenaraLes maîtres Jedis avaient suivi avec attention son récit. Senara voyait bien qu’ils n’appréciaient pas tout ce qu’elle avait vécu durant cette formation atypique. Une fois qu’elle eut fini, les maîtres se mirent à parler entre eux tout bas.
C’est marrant, j’imaginais pas du tout les discussions du Conseil comme ça… On dirait des gosses en classe, pas des vieux sages… Ils sont pas censés rester dignes en toute circonstance ou quelque chose comme ça ? Ça jacasse ça jacasse… et nous ? On fait quoi en attendant ?
Maintenant qu’elle n’avait plus à parler, Senara avait retrouvé son calme. Par contre, de rester debout si longtemps, ça la fatiguait, et elle se rendit compte, qu’elle passait d’un pied sur l’autre pour détendre ses jambes, et que ça pouvait donner l’impression qu’elle était mal à l’aise.
Tant pis… qu’ils pensent ce qu’ils veulent… moi, je suis tranquille…J’ai fait ce que je devais, je le sais, je suis ce que je suis, et j’avance au devant du destin que m’a tracé la Force. Je peux me passer de l’avis d’un ramassis de maîtres prostrés sur le sièges de glace
Enfin, un maître prit la parole. Son nom revint à Senara au bout de quelques secondes : Rylen Korr… le chef incontesté de l’Ordre ; même s’il se comportait comme s’il n’était pas supérieur aux autres.
Il s’adressa d’abord à Hurza, pour lui reprocher ses choix. Senara savait que le Jedi se reprochait déjà de l’avoir emmenée sur Hoth. Elle aurait bien voulu intervenir, défendre son maître, mais elle savait que ce n’était pas une bonne idée. On n’interrompt pas un maître. Elle serra ses poings cachés dans ses manches. Ce n’était pas de la colère, à peine un léger agacement, juste un moyen d’évacuer les pensées parasites au fur et à mesure qu’elles apparaissaient.
Maître Korr lui disait maintenant de faire plus attention à l’avenir, lui rappelait qu’elle aussi, même si elle n’était qu’une padawan (ou peut être même pas encore padawan), elle avait des responsabilités au sein de l’ordre.
Il a l’art de marteler des vérités évidentes. Depuis Korriban, je sais que j’ai fait une bêtise, et que je dois faire attention à ne plus en refaire une du même genre. Mais bon… je suppose que c’est son rôle… Oui, ça me servira de leçon, pas de doute.
Puis, le chef de l’Ordre lui posa quelques questions supplémentaires. En fait, il souhaitait avant tout des précisions sur quelques points de son discours.
-Mon sabre ? Je ne sais pas… je ne crois pas avoir eu de vision ou de choses du genre… j’ai repensé une ou deux fois à mes parents, aux conseils qu’ils me donnaient quand je vivais avec eux, c’est tout ce dont je me souviens.
Je n’ai pas affronté le Côté Obscur, ça j’en suis sure. En fait, tout était très paisible. Une absence de bruit, d’agitation, de préoccupations. Il y avait de la lumière, des couleurs, de la musique. Tout ça à la fois séparé et mêlé, différent et harmonieux. Et tout ça formait une sorte de route que je n’avais qu’à suivre pour créer mon sabre. J’ai eu des doutes au début, je ne savais pas comment faire, je n’étais pas sure du processus. Mais j’ai surmonté tout ça, et après, je me suis laissé guidée par la Force. Ça peut paraître… arrogant peut-être, mais je n’ai pas vraiment vécu ça comme une épreuve. C’était… je ne sais pas trop comment dire… c’était une étape, une marche à passer pour continuer, et d’une certaine manière, je savais que je la passerais. Enfin, ce n’est pas vraiment ça… mais je n’arrive pas à l’expliquer mieux.
Elle se tut. Mais Rylen Korr avait d’autres questions. Sur ses cauchemars. Elle se doutait que ça allait leur poser un problème. Elle allait devoir développer. Et montrer à l’ensemble du Conseil que ce n’était qu’un épisode passé, et qu’il ne fallait y accorder aucune importance. Pourtant, elle commença par parler de ses crises, indépendamment de tout cauchemar.
-Mes crises, je les ai toujours eues. Il parait que c’est parce que je n’étais pas assez nourrie quand j’étais toute petite. Du coup, mon corps est fragile, et dès que je suis dans un état de grosse fatigue, je perds connaissance.
Le cauchemar où je suis Sith, ce n’était pas vraiment un cauchemar. Je veux dire que j’avais plus l’impression que c’était quelqu’un qui m’envoyait les images, comme si c’était le Côté Obscur. Je ne l’ai jamais refait depuis Korriban. C’était dans une forêt. J’étais là. En fait, c’était un rêve en deux parties, et très bizarre… il y avait deux moi. La première était âgée, dans les 60 ans je pense, et c’était une Sith. L’autre moi avait peut-être trente ans, et c’était une Jedi. Et chacune voulait convaincre l’autre de rejoindre son côté de la Force. Dans la première partie du rêve, j’étais la Sith âgée, dans la deuxième, j’étais la Jedi. Dans la deuxième partie, la Sith montrait à la jedi des images tirées d’un autre rêve, qui revient régulièrement lui. On y voyait le vaisseau de mes parents s’écraser sur une planète. Je crois que les deux moi allaient s’affronter, et la Sith n’arrêtait pas de dire que j’allais finir du côté obscur. C’est là que je me suis réveillée… parce que je ne voulais pas. Je ne deviendrai jamais une Sith.
Tout au long de son exposé, la padawan avait parlé d’une voix sereine, elle ne montrait aucune émotion, ni positive ni négative. Elle se contentait d’exposer des faits. Et à la fin, d’exprimer une certitude qui pulsait en elle, elle ne cèderait pas au côté Obscur. Un soudain mouvement dans son cou lui rappela la présence de Peluche, qu’elle avait totalement oublié. Elle pria pour que la boule de poils ne se fasse pas remarquer.
Puis elle reprit, elle n’avait pas tout à fait fini.
-Le rêve où je vois le vaisseau s’écraser, lui, il revient régulièrement. Je crois que c’est une vision envoyée par la Force. Je crois qu’il me montre un événement qui va sans doute se produire dans le futur. Ça me rend triste, mais je sais que je ne peux rien y faire. Je ne sais pas où et quand ça va se passer, je ne sais pas comment joindre mes parents, et je sais qu’il ne faut pas se fier à ce genre de rêves. Alors, je le mets de côté, et je n’y pense plus.
Là encore, sa voix restait posée. Senara avait finalement pris la mesure du Conseil Jedi et de l’épreuve qui consistait à passer devant lui. Si elle avait pu être un peu stressée au début, elle ne l’était plus maintenant, elle attendait le jugement final dans le calme.