Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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    Le ChroniqueurL Hors-ligne
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    #3

    Post n°3
    Auteur : Super PNJ

    Niscar, les bras croisé, regardait la bague au doigt de Senara avec crainte. Le regard de la padawan était fixé sur le Jedi. C’était là une enfant désabusée, triste et craintive qui semblait l’appeler à l’aide. Au creux des yeux verts de la jeune fille le maître Jedi avait la sinistre impression d’y voir une âme peinée en pleins tourments. Sans un mouvement il la fixait aussi, l’estomac noué et la lèvre inférieure pincée. Une voix à l’intérieur de lui même lui criait de tout raconter ! De dénoncer le sordide projet et la mission qui leur avait été confié … Mais pourtant, malgré tout ses bons sentiments il ne bougeait pas. Immobile, comme pétrifié, Niscar était bien incapable d’articuler le moindre mot. Et pourtant le regard de l’enfant lui lançait encore et encore milles et unes questions. Il y revoyait celui de son padawan Altaer ... Comment pouvait-on mentir à cette dernière après ce qui lui était arrivé ? Il tentait de résister tant bien que mal à ces vaillants assauts qui finiraient à force de tentatives à faire chavirer son cœur. Le brillant homme souffrait intérieurement de l’attitude qu’il se devait d’adopter envers cette jeune padawan. La panique et le chagrin qu’il lisait dans les yeux de Sénara n’améliorait aucunement les choses. Il compatissait ... Dans un soupir il apposa sa main droite sur l’épaule de la jeune fille, le ton était clair et posé.

    « - Senara … il faut que tu saches que … »

    Alors que les yeux de ses deux comparses étaient à présent eux aussi rivés sur lui, Niscar, le bon et humble chevalier Jedi s’apprêtait à énoncer des faits qui se devaient de rester secret. Mais alors qu’il avait à peine commencé de parler une voix grave et sage prit la parole. C’était à s’y méprendre celle du vieux barbe grise. Niscar fut coupé dans son élan et retira sa main de l’épaule de l’enfant. Melchior, le membre du conseil se tenait dans l'encadrement de la porte, une canne l'aidant à tenir debout sa vieille carcasse. C'était un bel objet fait de bois et d'une armature ouvragée en or qui contrastait avec l'aspect particulièrement modeste que se donnait le sage. Tous ce demandaient depuis combien de temps le vieillard était là. Les trois maîtres s'inclinèrent devant lui tout en le laissant continuer de délivrer ses sages paroles.

    :maîtrejedi: « - Bien des noms ont étés donnés à ce qui sied en cet instant à ton doigt mon enfant. Les appellations sont multiples à travers les âges et les contrées mais il en est une qui est employée autant par les adeptes de l’obscur que le défenseur de la lumière. Nous leurs donnons tous le nom d’Ezeru. Artefacts sinistres de l’éminence d’antan, oubliés au fur et à mesure du temps et l’espace. Ce sont là les facettes d’une puissante vénérée et perdue dans les temps jadis, ils nous rappellent à tous la force des temps anciens et la faiblesse des jours présents.

    C’était là l’époque ou les forgerons et orfèvres sensitifs rivalisaient de génie dans la confection de maints objets qu’ils imprégnaient de la force. Et parmi ceux-ci, de toutes les créations de ces forgerons d’excellence, certaines furent créées par des mains obscures et ténébreuses. Ce sont les Ezerus. Pièces maudites empeignées de la puissance de leurs créateurs. Sceptres, bagues, diadèmes … quel qu’il soit, l’Ezeru ronge l’esprit et le corps de son porteur, il le consume d’heures en heures et de jours en jours … l’amenant fatidiquement  à lui montrer les ombres et les lui faire épouser. Ils corrompent la chair et l’esprit et préfèrent tuer leurs porteurs que d’en être séparé. C’est pour cela qu’Ezeru est un terme à double sens, il est employé pour nommer ces reliques mais aussi pour signifier la malédiction. D’une certaine manière l’antique forge stellaire est elle aussi un Ezeru …

    Je crains que cette bague ne se joue déjà de ton esprit, supprimant la barrière entre l’espoir et le réel, façonnant le mensonge à ton esprit. Dans cette pièce nous étions trois : toi, ton maître et moi-même. Ce dernier était venu quémander mon aide pour ne pas être destitué de son rang. Face à ma réticence Hurza s’est emporté … relevant sa véritable identité … Il nous à alors attaqués tout deux tandis que nous tentions de le raisonner. Il n’y à ni esprit ni holocron, seulement un cœur abandonné qui découvre la force de la corruption qui se terre au fond de cette bague. Ton cœur sera amené à te mentir et ton esprit à douter. Car ceci n’est que le début, tu douteras de l’extérieur et de l’intérieur même de l’ordre avant de douter de toi-même. Il te faudra ne pas être abuser par ce que tu crois et ce que tu vois, seule la méditation et la philosophie Jedi pourra te permettre de faire abstraction de ces sentiments. Il n’y aura alors plus aucune passion mais bel et bien la sérénité. Tant que tu ne t’en remettras pas à la force elle-même alors l’Ezeru t’induira dans le faux…

    A proprement parlé nous ignorons l’étendue de la puissance de cette bague et son interaction avec le porteur mais une chose est sure Senara Daitan … Tu es en grand danger… L’espoir réside dans le fait de retrouver ton maître pour vous sauver tout deux de mal biens différents. Niscar, Elderian et Tovaharn t’accompagnerons dans cette tâche et c’est ensemble que vous devrez retrouver Hurza …»  


    Le doute avait en effet de bien fortes chances de se présenter à Senara. Tant de question avaient à présent intérêt à être poser ! Y avait-il eut illusions visant à tromper son esprit ? Les prétendues révélations données par le sage du conseil étaient à peine croyable et témoignaient d'une nouvelle qui si véridique était bien funeste. Ainsi, d'après ces dires, ce que Senara avait vue au sein de la pièce lors de sa séparation brutale avec son maître, n'était qu'une manipulation de ses sentiments par l'obscur. L'empêcher d'admettre la vérité et la trahison ... L'Ezeru était décrit comme puisant dans ses souvenirs et sentiments pour lui faire voir ce qu'elle désirait. C'était une chose probable et terriblement malsain. Après tout ne s'était-elle pas évanouie ? Durant la récupération de ses souvenirs le mal n'avait-il pas put s'insinuer à l'intérieur pour se jouer d'elle et l'abuser dans un moment de faiblesse ? N'avait-elle pas espérée qu' Hurza ne l'abandonne pas ? Où était donc la part de vrai et de mensonge ? On lui annonçait là de sordides tromperies faites à sont esprit par ce qu'elle avait au doigt. 

    Les paroles de Melchior avaient un sens, elle était amenée à douter d'elle même, de l'extérieur et de l'intérieur de l'ordre. Car si ce n'était pas le cas alors ou s'arrêtait la vérité et débutait le mensonge dans les propos du vieil homme et surtout pour quelle raison lui mentirait-il la dessus. Y avait-il vraiment eut Slice ou était-ce pure machination ? Personne ne semblait avoir vu le moindre holocron pouvant corroborer ses dires. Alors que le vieillard regardait Senara avec calme Elederian lui adressa la parole. Elle avait elle aussi de sinistres nouvelles à faire part à son supérieur.


    « - Maître Melchior nos craintes étaient fondées, nous avons la confirmation que certains codes des transpondeurs de vaisseaux ralliés à notre cause ont été transmit aux impériaux ! Cette trahison à fait couler le sang de nombreux innocents … Trois appareils sympathisants ont étés repérés et abattu par la marine Impériale avant que nous ne puissions modifier les codes des balises dénoncées.  Il ne fait aucun doute que c’est Hurza qui à transmit ces informations à l’ennemi. Je supposes qu’il s’agit d’un avertissement à qui tentera de se mettre en travers de sa route.»

    Melchior regarda Elderian avec attention. Les propos qu’elle venait de lui annoncer étaient très graves. Si Slice était en effet le responsable de cette traitrise alors pour les Jedis il incarnait d'ores et déjà le danger craint depuis la fuite de Hoth. Pourtant Slice semblait vouer une haine sans nom a l'égard des siths et aux impériaux au service de l'Omega. Restait toujours à déterminer s'il était réel ou fruit des songes de l'enfant. Qui avait bien put transmettre ses codes ? Lui ou une autre personne ? Il était fait mention de morts et de transferts de données confidentielles.


    « - Nous avons aussi à déplorer le vol de certaines reliques dans la réserve de haute sécurité. Nous ne pouvons malheureusement pas déterminer ce qui à été volé suite à la destruction du registre et la mort du gardien. Le chevalier Naddasa qui assurait la protection de la remise à été tué par un sabre laser lors du cambriolage. Il c’est déroulé selon nos estimations durant la fuite du traitre… Nous ne pouvons qu’imputer ce crime aux autres déjà commit par Hurza … Nous n’étions que trois à posséder la clef : le conseil, moi et maître Hurza …»

    Les accusations étaient fort graves et se rajoutaient à celle d'Elderian. Soit Slice qui était assimilé à Hurza, avait agit bien différemment de ses dires, soit un traitre se trouvait dans les rangs Jedis. Une personne assez sinistre pour tuer les siens et faire passer le méfait sur le compte d’Hurza. Un Jedi était-il capable d'une telle chose ? Quoi qu'il en soit le motif était bien difficile à cerner dans cette hypothèse, Hurza n'était pas apprécié et n'avait que très peut de pouvoir. Mais à défaut de tout cela il représentait le coupable idéal. Melchior avait le ton grave contemplant tour à tour Elderian et Tovaharn. Niscar en retrait était afféré par les dernières annonces au sujet du maître de Senara. Il ne parvenait pas à comprendre pourquoi il les avait trahis et commit ses actes violents …

    :maîtrejedi: « - Vos nouvelles sont bien plus sinistres de ce que nous pouvions penser mes enfants mais nous ne devons pas agir dans la précipitation. Hurza répondra de ces actes lorsque vous le "sauverez" de lui même. En attendant il vous faut le localiser et régler au mieux cette affaire. Vous formerez ensemble une équipe, soudée et . »

    « - Maître Melchior ... Comment a-t-il put faire ça … Il n’y à pas de mot pour dire ce qu’a fait sciemment Hurza … Naddasa était une de ses amies … C’est incompréhensibles … Comment comment a-t-il put aussi mal tourner sans que nous nous en rendions comptes ? »

    Ce n'était plus la peine de discuter d'avantage. La décision avait été prise et elle se devait d'être appliquée, décision d'un membre du conseil envers et contre tout. Après avoir prit des nouvelles de Senara, le vieillard quitta la pièce avec lenteur, laissant là les trois maîtres et la jeune enfant
    . Niscar regardait Senara d'une attitude désolée, il avait le sentiment personnel 'avoir faillit et se devait de choisir entre respecter les ordres et agir selon son cœur. Elderian et Tovaharn le fixaient toujours avec attention, prêt à devoir agir de subterfuge et de mensonges s'il laissait trainer sa langue. Tiraillé de part et d'autre entre sa conscience et son devoir le vaillant chevalier baissa las ses épaules, il ne pouvait trahir la confiance d'un supérieur ... Ceci lui était actuellement impossible. La menace de crise interne annoncé par la Togruta le paralysait. Mais était-ce une raison pour peut-être conadmné un innocent sur la base d'un jugement trop hâtif ? A ce moment seul Melchior en connaissait la réponse.
    Une infirmière passa la tête dans l’entrebâillement de la porte. C'était là l'unique source de gaieté dans une pièce ou l'atmosphère ambiant était proche de celui d'une discothèque en proie aux flammes. Elle s’adressa directement à maître Niscar au sujet de son propre padawan. D’après ses propos ils venaient de lui retirer son attelle plâtrée et l’enfant était en proie à la panique à la vue résultat. Les temps étaient dur pour l’ordre Jedi et se procurer de couteuses articulations mécaniques pour remplacer les membres coutaient affreusement cher. On avait donné à Altaer une simple tige de métal avec une articulation verticale pour un pied triangulaire. L'adolescent souffrait de cette réparation de fortune et le réconfort de son maître était une chose que l'on ne pouvait négliger. Niscar quitta alors précipitamment la pièce pour se rendre au chevet de son padawan.

    Après une dizaine de minutes Niscar revint avec Altaer.

    « - J'ai là ici une "personne" qui à envie de te voir débout depuis plus d'une semaine ma petite. »

    Niscar avait les bras croisé. A côté de lui se tenait Altaer. La jambe en bois (en métal) qu'allait porter le jeune homme jusqu'à la fin de sa vie. Le maître aidait tant bien que mal son padawan à tenir en équilibre. Mais il n'avait pourtant pas parlé de son élève mais de ce que portait Altaer dans ses bras. Une petite boule de fourrure était lovée dans les mains d'Altaer. A la vue de Senara Peluche se jeta à terre et courut à l'image d'un repas jusqu'à sa maîtresse. D'un bond il se rua sur elle et lui lécha le visage. Peluche ronronnait.

    « - Altaer, mon jeune padawan à autant veillé sur toi même que sur ton animal pendant ton coma. Nous allons rester avec toi comme la demandé maître Melchior. La tâche qui sera tienne sera lourde et difficile Senara mais nous tenterons de t'aider et de t'assister autant que possible. C'est à toi de choisir par quoi nous devrions commencer. »

    Les trois hommes et le jeune Altaer regardaient en silence Senara. C'était à elle de choisir comme l'avait expliqué Niscar. Il leur fallait trouver des informations sur l'Ezeru et retrouver la trace d' Hurza. Les pistes ne manquaient pas et l'enfant devait déterminer les priorités actuelles. Par quoi devait-elle commencer ? Se devait-elle d'interroger le prisonnier afin de savoir si oui ou non un Sith du nom de Slice pouvait avoir existé ? Ou au contraire devait-il fouiller dans les archives et la chambre d'Hurza à la recherche d'informations sur les Ezerus et de tout élément pouvant servir à la localisation de son maître. La jeune padawan avait de quoi attraper une crampe au cerveau, tant de questions, tant de possibilités et des réponses camouflées. Melchior disait-il vrai ? Hurza était-il un traitre ? Si non qui était réellement de son côté ? Devait-elle laisser en pâture à une funeste destin celui qui l'avait formé et protégé comme une petite sœur ?
    Devait-elle avoir confiance dans l'ordre Jedi, sa propre patrie, ou au contraire rester méfiante et tenter d'apporter la preuve de l’innocence du pauvre homme ? Démasquer le complot qui se tramait sous cette sordide affaire. Le conseil avait reconnut qu'il existait un lien entre eux deux, Senara devait être en mesure de trouver de qu'elle manière l'utiliser afin d'arriver à ses fins. Toutes les cartes étaient dans ses mains.


    Spoiler : Spoiler

    Mufus

      

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      #4

      Post n°4
      Auteur : Senara

      Les Jedis peuvent-ils mentir ?
      La fin justifie-t-elle les moyens ?
      Peut-on, pour le bien, faire le mal ?
      Un Jedi a-t-il le droit de mentir ?
       
      Senara attendait une réponse à sa question, qui répondrait à bien plus que ce qu’elle avait demandé à haute voix. Les yeux fixés sur maître Niscar’, étudiant toute son attitude, elle comprit qu’il allait lui apporter la réponse qu’elle espérait. Il allait lui dire la vérité, malgré les consignes : quand on a des principes, on s’y tient quoi qu’il arrive ; le mensonge n’est pas la voie du Jedi ; le mal pour le bien reste le mal.
       
      Mais une voix inattendue coupa le maître dans son discours.
      Senara ferma les yeux. Elle connaissait cette voix. Elle ne l’avait entendue qu’une fois auparavant, mais dans des circonstances qu’elle n’oublierait jamais.
      Elle voulait voir Melchior pour comprendre ses déclarations ? Melchior était là.
      Lentement, elle tourna la tête vers lui et le regarda. Il ne semblait pas trop se ressentir de l’affrontement avec Slice. A part une canne qu’elle n’avait jamais vu, et sur laquelle il s’appuyait, il n’y en avait aucune trace. La petite padawan fronça les sourcils en regardant la canne, elle était vraiment bizarre.
      Melchior avait commencé à répondre au sujet de la bague. Et Senara se força à se concentrer sur ce qu’il disait.
      Un étau glacé se refermait sur son cœur. Quelque chose n’allait pas. Elle en était sure. Il y avait un problème quelque part. mais où ? Quel problème ?
      Est-ce que ça venait de ce qu’elle apprenait sur l’ezeru ?
      Un artefact ancien, puissant, aux propriétés oubliées. Et qu’elle portait au doigt.
       
      Des objets maudits… pleins de la puissance de leurs créateurs… des sceptres, des bagues, des diadèmes… et des cannes aussi ? Comment on peut les reconnaître, comment on peut savoir vraiment ce qu’ils sont, ce qu’ils font ? Cet ezeru ne ronge pas mon esprit… je sens sa présence, mais au loin, comme de derrière une porte… une porte bien fermée. Il peut dire ce qu’il veut, mais l’ezeru ne me corrompra pas.
       
      Senara le savait, c’était une vérité vraie, elle le savait au plus profond de son âme. Elle ne sombrerait pas, ne passerait pas du côté obscur. En tout cas, pas sous l’influence d’un bête bijou qu’on lui aurait imposé.
      Mais les autres ne voudraient jamais le croire.
      Melchior continuait son discours. Et Senara le contemplait avec de grands yeux incrédules. Comment pouvait-il dire de telles choses ? Comment pouvait-il le dire sans rougir ? En était-il vraiment persuadé ? Rien dans son attitude ne suggérait le mensonge.
       
      Non. Je ne peux pas m’être trompée à ce point. Et Hurza n’aurait jamais demandé à un maître de le soutenir contre le Conseil, surtout pas à Melchior. Il était toujours trop honteux, il avait accepté la décision du Conseil, ça n’a aucun sens. Je sais ce que j’ai vu. Même si je ne comprends pas tout, et encore moins maintenant. Pourquoi est-ce qu’il dit ça ? Qu’est-ce qu’il cherche ? Il n’a jamais aimé mon maître. Il dit que je serai amenée à douter… mais il est le seul qui me fasse douter… A quoi joue-t-il ?
       
      Un Jedi peut-il mentir ?
      Pourquoi ? Dans quel but ?
      Un Jedi peut-il mentir à d’autres Jedis ?
      Qu’est-ce qui peut justifier le mensonge et la manipulation au sein d’un même ordre ?
      Est-ce que cela ne rapprochait pas les Jedis des Siths.
      Est-ce que Slice pouvait avoir raison quand il disait que l’Ordre n’était pas forcément si gentil que ça.
       
      A moins qu’elle n’ait vraiment imaginé tout ça, qu’il n’y ait pas de Slice, pas d’holocron…
      Elle ne savait plus où elle en était. Qui elle devait croire, ou quoi. Où était le mensonge, où était la vérité. Ce qui était réel ou imaginé.
      Senara se laissait retomber sur les coussins, les yeux fermés. De nouvelles larmes coulèrent sur ses joues.
      Une pensée totalement incongrue lui vint à l’esprit. Elle avait vu la date affichée sur un des appareils de soins. Elle avait passé plusieurs jours dans le coma. Mais surtout, aujourd’hui, elle avait 17 ans. C’était vraiment une sale manière de fêter son anniversaire…
      Sa main se resserra sur la bure d’Hurza. Comme un refuge au milieu de tous ces maîtres qui ne voulaient pas comprendre. Sa vie avait quelques points d’ancrage bien solides. Elle le savait. C’était à ces ancres qu’elle devait se raccrocher dans la tourmente.
      Le souvenir de ses parents et de Little-Lorrd. Hurza et la certitude que son maître ne pouvait pas avoir trahi. La Force et la lumière qu’elle y trouvait.
      Elle devait s’y raccrocher si elle ne voulait pas perdre la raison.
      Elle se débattait avec ses états d’âmes et ses interrogations.
       
      Et pendant ce temps, les maîtres Jedis poursuivaient la discussion. Les mauvaises nouvelles se suivaient. Et chaque nouvelle atrocité était attribuée à Hurza en fuite.
      C’était ridicule. Comment un homme, même Jedi, en train d’essayer de quitter une base pleine de sensitifs qui risquent de vouloir sa peau, pourrait-il courir le risque d’affronter un chevalier juste pour voler des reliques, si précieuses soient-elles. Et comment aurait-il pu transmettre des codes à l’empire ? Pas pendant leur périple à travers la galaxie en tout cas. Et pas depuis son retour non plus, il n’en avait pas eu le temps…
       
      Melchior finit par partir, après avoir donné ses dernières consignes. Senara n’avait pas dit un mot en sa présence. Et elle continuait à garder le silence.
      Les yeux fermés, elle cherchait dans la méditation des réponses aux multiples problèmes qu’elle devait affronter. Le temps passait, mais elle n’en avait pas vraiment conscience. Maintenant que l’agitation de son réveil était passée, elle retrouvait le flou qui suivait chacune de ses crises. Ce qui ne l’aidait pas à réfléchir, évidemment.
      Maître Niscar’ s’était absenté, pour voir son padawan, qui devait être lui aussi à l’infirmerie.
       
      Senara réfléchissait donc à la situation. En essayant de trouver des indications à travers la Force.
      Elle pouvait sentir le trouble des maîtres qui l’entouraient. Leur malaise face à cette trahison, mais il ne la mettait pas en doute pour autant.
      Si manipulation il y avait, ils en étaient eux aussi les victimes. Il n’y avait aucune malice dans leurs actes ou leurs décisions. Ils agissaient en conscience, pour ce qu’ils pensaient être le bien de l’Ordre.
      Elle ne pouvait pas leur en vouloir pour ça.
      Même si elle restait toujours perplexe face à l’attitude de Melchior, elle découvrait avec soulagement que, la surprise passée, aucune colère ni aucun mauvais sentiment ne persistait. Malgré tout ce qu’il avait pu lui dire, le Côté Obscur, ezeru ou pas, n’avait toujours pas d’emprise sur elle.
      Autant pour les prédictions pessimistes du vieux pas sage. Il racontait vraiment n’importe quoi.
      Et s’il mentait sur tel chose, pourquoi est-ce qu’il ne mentirait pas sur telle autre ? Il avait menti pour Hurza et ce qui s’était passé avant et pendant la crise de Senara. Il pouvait aussi avoir menti sur les effets des ezeru…
      Après tout, le doute suffisait parfois à faire naître la peur, et la peur… la peur d’un événement pouvait le faire arriver plus sûrement que n’importe quelle prédiction ne le ferait.
      Introduire l’idée de l’acte dans l’esprit de quelqu’un, c’est avoir déjà fait la moitié du chemin jusqu’à l’accomplissement de l’acte en question.
      Et Senara ne se laisserait pas avoir par ce genre de piège. Elle avait peu de certitudes quant à sa vie. Mais s’il n’y en avait qu’une, c’était bien que le Côté Obscur ne l’emporterait jamais.
       
      Un bruit retint son attention. Et lui fit rouvrir les yeux. Niscar’ était revenu, accompagné de son padawan, qu’il présenta, et d’une petite boule de poils que Senara connaissait bien.
      Le visage de la petite padawan s’éclaira aussitôt, tandis qu’elle appelait la boule de poils et la réceptionnait presque aussitôt.
       
      -Peluche !
       
      Elle enfouit son visage dans la fourrure soyeuse de l’animal. Savourant la première bonne nouvelle de sa journée d’anniversaire.
      Puis elle regarda l’autre padawan, avec un sourire. Elle nota la jambe artificielle, nouvelle source de tristesse. Mais ne laissa rien paraître.
       
      -Merci Altaer ! Merci pour tout.
       
      Elle referma les yeux, serrant toujours Peluche contre elle. Elle devait maintenant choisir - et quel choix difficile !- la marche à suivre pour retrouver Hurza.
      Elle devait aussi, et avant tout, décider si elle voulait le retrouver.
      Enfin si, la question ne se posait pas, elle voulait le retrouver, et elle voulait le libérer de Slice.
      Mais elle était un peu coincée maintenant, aec trois maîtres Jedis convaincus de la culpabilité d’Hurza qui ne la quitteraient plus.
      Avait-elle envie de les mener jusqu’au pauvre Jedi ?
      Non, sûrement pas.
      Mais avait-elle le choix ?
      Pas vraiment.
      Il fallait de toute façon retrouver Hurza. Peut-être alors trouverait-elle un moyen de convaincre les autres, et aussi des explications à tout ce mic-mac.
      Mais ça s’annonçait… compliqué…
       
      Mais ce n’était pas tout d’avoir décidé de ce qu’elle voulait faire. Il fallait aussi trouver comment y arriver.
      Elle continuait à serrer Peluche dans ses bras. Unique source de réconfort à l’heure actuelle. Comme si elle pouvait trouver auprès de la boule de poils les réponses à ses questions.
      Ce n’était pas le cas évidemment…
      Mais au moins, Peluche ne lui causerait jamais les mêmes problèmes que les créatures pensantes qui se voulaient intelligentes.
       
      Les pensées de Senara volèrent jusqu’au Sith qu’ils avaient capturé sur Korriban. Il avait dit à peu près la même chose que Melchior. C’était assez étonnant.
      Peut-être savait-il des choses au sujet des ezeru, ou de Slice, ou du traître…
      Est-ce qu’elle devait aller l’interroger ? Mais, d’un autre côté, comment faire confiance aux réponses d’un Sith ? En plus, qui sait ? Le traître était peut-être déjà passé le voir et lui avait peut-être donné des consignes pour ses réponses… Et puis, franchement, elle n’avait pas envie de le revoir, cet affreux bonhomme.
       
      Par contre, il y avait une part de vérité dans les propos de Melchior. Hurza était très bien renseigné sur nombre de secrets Siths. Peut-être y aurait-il, dans ses affaires, des documents qui pourraient les aider ?
      Senara hésitait. Aucune des deux solutions ne la satisfaisaient.
      Mais elle n’en voyait pas d’autres.
       
      Elle secoua la tête, désabusée. De toute façon, elle n’avait pas trop le choix.
      Elle entreprit donc de se lever. Avec précaution. Et difficultés. Elle avait perché le Voorpak sur son épaule, et s’appuyait au lit pour maintenir son équilibre. Mais elle était encore bien chancelante.
      Elderian lui prit le bras pour la soutenir et l’aider à faire ses premiers pas hésitants.
       
      -As-tu décidé de ce que tu voulais faire maintenant, Senara ?
       
      La voix de la Jedi était douce, et pleine de sollicitude. Pourtant on pouvait y déceler une certaine tension. De la petite padawan meurtrie dépendait beaucoup de choses en effet. Allait-elle aider les maîtres ou pas ?
       
      -Oui… J’irai avec vous. Je retrouverai Hurza. Et je le sauverai. De tout.
       
      Les deux derniers avaient été prononcés très bas. Ils pouvaient aussi bien désigner le maître qui aurait sombré, que Slice, ou encore, les maîtres de l’Ordre envoyés à la poursuite d’un des leurs.
      La déclaration pouvait paraître bien orgueilleuse de la part d’une toute jeune novice. Surtout une novice aussi fragile que Senara.
       
      « Sois comme le roseau, ma fille, lui avait dit sa mère un jour, le roseau a l’air si fragile, mais il plie, et ne rompt pas. Sois souple si tu ne peux être forte. Plie avec le vent qui souffle, et relève la tête après l’orage. »
       
      Bien, elle serait donc roseau. Elle plierait sous la tempête qui s’annonçait, et redresserait la tête ensuite.
      Elle savait qu’elle était la seule à pouvoir sauver Hurza de l’emprise de Slice, si cela était possible. Il n’était pas question ici de combat, mais de cœur. Et pour cela, elle était sans doute la mieux placée.
       
      -Je crois qu’on pourrait peut-être trouver des informations dans les affaires d’Hurza… mais avant, je voudrais passer par les archives, pour vérifier quelque chose.
       
      Elle était hésitante. Pas sure du tout de faire le bon choix, et surtout, elle se demandait comment ils allaient interpréter sa décision.
       
      Elderian eut un léger sourire. Tovaharn hocha simplement la tête. Et Niscar’ donna le signal du départ en entraînant son padawan hors de la chambre. Tovaharn suivit, et un peu plus lentement, Elderian qui soutenait toujours Senara.
      Ils traversèrent les couloirs de la base de Hoth, jusqu’aux salles qui abritaient les archives.
       
      Une recherche rapide confirma une idée qui était venue à la jeune fille pendant ses réflexions. Rien sur un Sith dénommé Slice. Par contre, il y avait des traces d’articles effacés dans cette partie des  archives. Quelqu’un avait trafiqué les archives ! Pendant que les trois maîtres fouillaient dans les ordinateurs pour en découvrir plus, Senara, sous les yeux attentifs d’Altaer, essayait autre chose.
      Utilisant un système de reconnaissance graphique pour lancer une recherche à partir d’une image. Une image qui s’était gravée dans son esprit quand le spectre de Slice était sorti de l’holocron. Un arbre blanc. Elle le reproduisit le plus fidèlement possible et lança la recherche. Après de longue seconde de suspense, un fichier apparu à l’écran. Apparemment, le nettoyeur avait oublié quelque chose. Altaer eut une exclamation triomphante qui attira l’attention des adultes. ils se rapprochèrent, et lurent, en même temps que les deux padawans, ce que contenait la note, assez brève, concernant l’arbre blanc, symbole du culte voué à un ancien seigneur Sith très puissant, Cypher. On y apprenait notamment que ce culte avait disparu, puis était rapparu récemment sous la direction d'un autre Sith, Slice,. Lui-même avait été tué, avec tous ses disciples. Leurs meurtres avaient été imputés aux Jedis, même si aucune trace de cette action n'existait dans les archives de l'Ordre.
       
      Une découverte qui laissa perplexes les maîtres Jedi, mais qui confortait Senara dans ses déductions.
      D’autant plus qu’il apparaissait, après une fouille approfondie de l’historique, que les dossiers effacés, quels qu’ils fussent, l’avaient été très récemment. Et à cette heure précise, Hurza et sa padawan étaient entendus par le Conseil.
      Donc, soit Hurza n’était pas le traître, soit il avait un complice…
       
      Senara avait réussi. Le doute, si léger soit-il, planait maintenant dans l’esprit des maîtres qui l’accompagnaient. Peut-être qu’elle arriverait un jour à démontrer la vérité.
      Mais ce n’était pas pour tout de suite. Aucun ne fit de commentaire sur cette découverte.
      Sans un mot, ils repartirent, en direction des quartiers d’Hurza cette fois. Enfin, quartiers, c’était un bien grand mot. Il ne s’agissait guère plus que d’une petite chambre, presque une cellule d’ascète.
      Senara se dit qu’à côté, le dortoir où elle dormait pouvait paraître luxueux. Il faut dire aussi qu’elle y était seule, du fait du faible nombre de padawans présents sur Hoth.
      Un lit miteux, une table et une chaise. Deux trois étagères branlantes. Et par-dessus tout ça, un bazar indescriptible. Des papiers en pagaille, des livres, des croquis, quelques objets. Il y avait même dans un coin un plateau contenant les restes d’un repas.
      Pourtant ce qui retenait l’attention des intrus, c’était deux portraits accrochés au mur. Une femme et une jeune fille. Si tous les Jedis présents pouvaient reconnaître Kautilya sur la photo de la jeune fille, seule Senara avait déjà vu la femme, dans l’eau trouble d’un bassin maudit.
      Elle se mordit la lèvre sans dire un mot. Ce n’était pas vraiment le moment de parler de cette femme.
      De toute façon, les autres étaient passé outre et commençait à fouiller la pièce. Ou plus exactement, ils étudiaient les documents éparpillés partout.
      Finalement incapable de supporter cette intrusion, Senara s’assit sur le lit et contempla la scène de loin.
      Elle n’avait pas la moindre idée de ce qu’ils allaient pouvoir trouver ici, et commençait à se dire que peut-être, il faudrait finalement aller voir le prisonnier Sith pour espérer obtenir un indice.

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        Post n°5
        Auteur : Super PNJ

        Altaer était resté en retrait. Silencieux, il s’était soigneusement placé dans l’encadrement de la porte et s’était appuyé tant bien que mal contre la charnière de celle-ci. De cette place le jeune adolescent avait une vue dégagée et regardait circonspect les lieux et le violent remue ménage s’y était engouffré. Car ils avaient beau être des maîtres, les trois Jedis qu’il fixait n’étaient pas du genre à faire dans la dentelle. Dans de grands gestes vifs et brutaux ils fouillaient la petite pièce de fond en comble à la recherche d’un indice susceptible de servir dans la traque qu’ils avaient commencée. Dans ce capharnaüm maculé de poussière les trois individus s’attelaient vaillamment à leur tâche. Mais pourtant cette investigation était très dure, autant moralement que physiquement. Les nerfs et les muscles étaient mit à l'épreuve.

        C’était là un endroit aussi grand qu’un placard à balais où l’espace de vie avait été réduit au minimum. De toute part s’entassaient des parchemins et des livres, preuve inéluctable d’une certaine érudition de la part du maître déchu. Restait à savoir si une réponse quel qu’elle soit pouvait s’y trouver. Le calme d’Altaer et de Senara contrastait avec la frénésie de ces maîtres en plein travail. Pour eux, chaque seconde que passait Hurza en liberté était un danger supplémentaire pour l’ordre Jedi et un affront personnel au conseil. Ils avaient tous trois en souvenir l’annonce du meurtre de Nadasa et les codes secrets des balises donnés à l’Empire. La crainte que la prochaine action attribuée au traître ne puisse causer qu'encore plus de morts motivait le corps et l’esprit tout en endormant le cœur.
        Pourtant on ne pouvait rester muet face à certains points d'ombre. La jeune Senara avait en effet habillement démontré qu'il existait quelque chose de douteux derrière cette affaire qui paraissait au premier regard fort simple. Toutefois toute preuve était contestable et l’adage qui disait que "l'on ne voit que ce que l'on souhaite" trouvait en cet instant toute sa signification. Parmi les trois maîtres Niscar était celui qui réfléchissait le plus et il lui était difficile de se conforter dans la vision étroite annoncé par le culte. Mais bien qu'il était un homme sâge et avisé il ne parvenait pas à trouver les réponses à ses questions. Se devaient-ils d'ignorer les complaintes intérieure pour endiguer le mal avant qu'il ne sévisse ? L'ordre jedi était-il un regroupement de pacifistes impuissants ou bien un culte religieux de moines soldats qui depuis des temps immémoriaux luttaient pour des idéaux justes et démocratiques ? Partagé entre ses idéaux et sa dévotion à l'ordre, le brave Niscar espérait secrètement ne jamais retrouver le maître de Senara. Car le choix qu'il devrait faire ce jour là le rongeait. Si Hurza refusait de se rendre alors ils se devraient d'agir et la chose serait aisée. Mais s'il se rendait ? ... Devraient-ils l'exécuter conformément aux ordres d'un membre du conseil ? Tuer un prisonnier même coupable des pires crimes ? Si pour Niscar la chose n'était pas acquise, pour les autres les quelques réponses qu'ils avaient obtenus de la part de Melchior les confortaient dans cette idée.
        Le conseil et ses sages représentait la sagesse qui guidait l'ordre Jedi. L'histoire avait de nombreuses fois démontrer que ceux qui n'avaient pas suivit les conseils avisés de ces chefs s'étaient bien souvent aventurés dans des dédales obscurs et avaient échoués. La vrai question était simple, le conseil jedi pouvait-il se tromper ?

        Mais si certains flânaient dans leurs recherches en profitant du moment pour faire une introspection, d'autres travaillaient vraiment. Toutes les notes, les écrits d'Hurza étaient décortiqués. Les documents anciens étaient feuilletés rapidement avant d'être jetés violemment à terre dans un tas de côté. A force de recherche Elderian tomba sur un vieil encrier et plusieurs stylos à plumes qui étaient entreposés sous le lit. Cette découverte aussi maigre qu’inintéressante ne faisait qu’enfoncer Hurza dans la marginalité. A l’époque des datapads et des hologrammes ce dernier préférait l’ancienne calligraphie à la main. Méthode ringarde et désuète ... Surprise elle retourna rapidement à son travail remarquant Niscar qui se grattait machinalement le menton. Elle lui secoua le bras pour le ramener sur le plancher des vaches, la remerciant le brave homme retourna au boulot.

        La curiosité d’Altaer qui lui avait valut de perdre une jambe en allant à la rencontre d’un wampa était malheureusement une nouvelle fois mise à l’épreuve. Le padawan avait en effet remarqué une chose peut banale qui semblait selon toute vraisemblance avoir échappée aux autres. Accrochées à un mur par de simples agrafes métalliques se trouvaient deux photos qui semblaient l’appeler. La tentation était grande. Bien qu’il se demande de qui il s’agissait le jeune homme restait à sa place et ne bougeait pas. Mais son calme n’était qu’extérieur et luttait intérieurement contre lui-même, repoussant cette curiosité qui le démangeait. Les portraits étaient depuis bien longtemps une chose peut commune, ils avaient en effet étés remplacés au fur et à mesure du temps par les hologrammes qui eux étaient inaltérables. Altaer n’en avait jamais vu de pareils, c’était là quelque chose semblant sortir d’une autre époque … Lointaine … S’en était trop ! Malgré toutes ses bonnes intentions Altaer ne parvenait plus à garder son calme, les doigts tremblant il quitta sa place pour s’approcher en silence de la paroi murale sur laquelle les photos étaient fixées. Totalement ignoré par les trois maîtres Jedis qui étaient totalement captivé par leur mission il put arriver à sa destination sans encombre. Là, il contempla un instant les deux photos en face de lui avant de s’en saisir de l’une d’elle. La tenant fébrilement dans une main tout en tenant tant bien que mal debout en s’appuyant contre le mur, le jeune homme admirait sa saisie. Le portrait qu’il tenait représentait une jeune fille en toge de Jedi, elle semblait avoir dans le même âge que lui ou Senara. Son visage était heureux et détendu, un large sourire parcourant ses joues de gauche à droite. En fond derrière elle se tenait des couloirs du temple jedi, c’était Kautilya .... Altaer se retourna vers son maître l’objet en main à la recherche de réponses. Lui tendant la photo il prit la parole.


        « - Pardonnez moi maître mais qui est-ce ? »

        Niscar se releva péniblement pour regarder ce que lui présentait son padawan. L'homme cligna plusieurs fois des paupières avant de parvenir à discerner distinctement ce qu'il avait devant les yeux. Lorsqu'il comprit ce qu'il était entrain de contempler son estomac se noua. Reprenant péniblement son souffle comme s'il avait prit un violent coup en plein sternum, il répondit à son disciple avec lenteur. Son regard était grave.

        « - Elle se nommait Kautilya ... »

        Voyant Niscar en mauvaise posture Elderian vint à son secours et prit à son tour la parole. Le maître Jedi était en effet comme abasourdit à la vue de la padawan. La raison de son malaise était simple et humaine, il connaissait bien l'enfant en photo, c'était lui qui l'avait dénichée dans une famille aisé en bordure médiane. Avec l'accord de ses parents Niscar avait ramené Kautilya au temple Jedi où un maître lui avait été désigné. Le hasard avait voulut qu'il s'agisse d'Hurza.
        Nombreux estimaient que s'il en avait été autre chose alors la jeune padawan aurait été sans doute encore en vie.

        « - Il n’y avait pas plus gaie, vivante et gentille que cet enfant. C'était une petite perle aussi rayonnante que douée. Elle fût la première padawan d’Hurza … Un élève de talent qui a été comme beaucoup consumé dans le conflit séparatiste ... L'ordre a payé le plus lourd tribut de son histoire durant de la Grande Guerre. Lors du premier siège de Coruscant nous n'avons put évacuer à temps tous les novices et padawans, les Sith et les confédérés marchaient déjà sur le temple et les cieux étaient en feux. Kautilya est l'une des victimes que nous aurions put éviter. Elle à été touchée en plein cœur par l’épée d’un Sith et est morte dans les bras impuissants de son maître, condamné à la regarder mourir sous ses yeux. Elle était tout pour Hurza ... A sa mort il n'a plus jamais été le même, il avait tout perdu. Peut-être est-ce là le début de son basculement dans le côté obscur sans que nous le remarquions ? Le chagrin amène bien souvent à épouser les ombres. Ce sont les élèves qui doivent mettre en terre leurs maîtres et non l’inverse ... Nombreux sont nos membres qui estiment qu'avec un maître moins marginal elle aurait peut être put survivre à ce massacre ...
        Mais on ne peut réécrire le passé, c'est le présent qui nous importe.
        Elderian se tourna avec douceur en direction de la jeune fille apposant ses mains sur ses genoux.Le plus surprenant dans en ce qui concerne ton maître reste toi : Senara. Hurza ne voulait plus aucun padawan et pourtant il t'a prise toi ! Et ceci sans même l'aval du conseil et tout en te retirant au maître Sozen qui se devait de te prendre comme padawan. Pourquoi ?»

        Tovaharn qui avait été ignoré durant tout ce temps se releva à son tour, il venait de fouiller en détail le bric à brac qui jonchait le sol. L'énigmatique personnage se tenait à présent debout, serrant dans ses mains les restes d’une corde de chanvre usée et moisie. Ce n’était pas tant la corde en elle même qui avait attirée son attention mais bien son nœud. Elle avait la forme d’un nœud coulant ... Une chose particulièrement glauque et étrange. Les fibre en sa hauteur étaient rompus en raison de la mauvaise qualité de la corde, il était possible d'imaginer qu'un suicide improvisé avec les moyens du bord avait été raté il y avait maintenant bien des temps. A croire que même dans la mort Hurza avait été amener à échouer. En silence il dissimula l'objet et l'envoya dans le tas déja fouillé. Était-ce là une attitude visant à préserver un minimum de respect à l'égard d'Hurza ou bien simple mépris pour la vie du Jedi ? On ne pouvait clairement le savoir, ce qui fut certain en cet instant se fut que l'homme masqué préféra dissimuler une chose qui aurait put ternir un peut plus la réputation de celui qui était déjà considéré comme un traître. Mais pourtant ses paroles, sonnant comme une réponse à l'égard d'Elderian ne se montraient en aucun moment clémente avec l’intéressé. Il était bien difficile de savoir qui était Tovaharn et dans quelle branche le ranger.

        « - A la vue de l'Ezeru qui siège au doigt de cet enfant on ne peut que conclure qu'il avait de bien sinistres projets la concernant. Peut-être qu'Hurza est bien plus impliqué dans le culture Sith que nous ne le pensons. Voyez vous le changement de nom est un passage bien souvent obligé dans le culte. Il est de nature chez n.. Tovaharn toussa un court instant remarquant sa bavure. Ni Niscar ni Elderian n'en prirent compte, comme s'ils étaient au courant de quelque chose. Quel qu'il en était ce n'était pas le cas d'Altaer qui regardait le maître avec un regard brillant avide de questions. Mais l'homme n'y fit pas attention et continua dans sa lancée, reprenant la phrase qu'il avait abandonné en cours de route mais la tournant autrement à la fin . Il est de nature chez nos adversaires Siths de s’affubler de surnoms, le fait qu'Hurza se présente sous une nouvelle identité une fois sa nature révélée et une hypothèse plausible. Ceci peut suffire au mal pour déceler la brèche dans ton esprit et s'y engouffrer. Tovaharn avait exposé une possibilité mais ne l'avait pas présenté comme une vérité. Pourtant lui qui restait d'ordinaire bien silencieux semblait s'y connaître sur le sujet. Sans laisser le temps à quiconque de continuer il préféra conclure sa plaidoirie. L'Ezezru peut tenter de te corrompre et de te mentir, le sage Melchior dit vrai. C'est là l'action inéluctable des Ezerus Siths. La pièce à ton doigt est celle d'un Seigneur Noir, sa nature maléfique et ses intentions seront traitres, reste sur tes gardes. L'emploi du nom du culte à l'annonce de l'objet était une nouvelle fois bien surprenant. Se pouvait-il qu'il puisse exister des Ezerus autre que ceux appartenant à la culture Sith ? Des pièces Jedis ? C'était là une hypothèse peut vraisemblable, les paroles du maître du conseil avaient en effet fait mention des Ezerus comme étant une création Sith et uniquement Sith. Mais ceci n'est pas obligatoirement immédiat. Le processus prend du temps en fonction du porteur et intervient généralement sous la forme de phases ... Je parle en connaissance de cause Senara ... Pense que nous sommes là pour t'aider à discerner le mensonge qui sera fait à ton esprit du vrai. Ne te fie à aucun moment seulement à ce que tu peux voir et entendre sans l'avis d'autrui, car dans le cas contraire tu seras perdue. Les propos de Tovaharn n'était vraiment pas ceux à dire à un enfant, mais il lui parlait franchement. Considérant cette interlude comme terminée il reprit arriva finalement à la vrai raison de son intervention. Pour en revenir à ton maître je n'ai qu'une seule question. T'a t-il parlé de quelque chose d'important avant de partir ? Une chose qui au premier regard pourrait paraître anodin mais qui n'en est rien ? Voulait-il te faire part d'une chose qu'il n'a put te dire ? »

        Elderian fit signe à Tovaharn de s'arrêter pourtant les questions qu'avait soulevé le mystérieux personnage avaient le mérite d'être posée. Les actes ou paroles d'Hurza pouvaient peut-être permettre de servir de point de départ dans l'enquête s'ils avaient quelque chose à se mettre sous la dent. Recevant le message ce dernier resta immobile quelques secondes avant de se retourner en direction de la deuxième photo accrochée au mur. Il la détacha et la présenta au groupe. C'était tout un autre homme qui se tenait devant eux, la personne silencieuse, réservé et en retrait avait laissé place à sa vrai identité, un être doué et rusé. Sous son masque il semblait avoir remarqué ce que bon nombre n'avaient pas vu, et pourtant il ne présentait ces éléments que maintenant. Les conclusions publiques de ses réflexions semblaient tardives mais aucun mot n'étaient de trop, Tovaharn allait droit au but.


        « - Qui est cette femme Senara ? »

        Tout laissait penser qu'il avait vu depuis un bon bout de temps les deux photos sont pour autant agir avant qu'Altaer ne lance par mégarde la discussion. Le jeune Padawan honteux des répercutions de sa découverte tentait de se faire le plus petit possible en reculant discrètement dans un coin de la pièce. Mais l'endroit était étroit et il ne tarda pas à arriver à sa destination, la charnière de la porte et le silence du début lui manquait à présent. Niscar qui s'était appuyé contre le mur pour reprendre ses esprits après la découverte de la photo de Kaytilya ne resta pas inactif. Les propos de son camarade à 'égard de l'enfant l'avait attristé et il se mit sans attendre entre elle et l'individu. Une attitude qui n'était sans rappeler celle d'Hurza.

        « - Comment voudriez vous qu'elle connaisse cette personne Tovaharn ?! Voyons gardez un minimum de tenue je vous prie ! »

        Il était possible d'entendre le souffle d'une respiration amusée sous le masque noir du mystérieux personnage. Ce dernier se tenait debout avec raideur et le ton monocorde de sa voix ne changeait rien à son habitude un tant soit peut désagréable. Peut-être était-ce le fait qu'il allait toujours au fond des choses sans prendre de gants.
        Avait-il espéré que la padawan engage elle même le sujet ?

        « - J'ai beau ne pas être un Lordien ceci ne m'empêche pas pour autant d'observer et de comprendre. Senara Daïtan à déjà vue cette personne dans le passé. Certaines attitudes ne trompent pas, lorsque nous sommes tous rentrés dans la pièces elle n'a pas été en mesure de masquer son sa surprise face à la vue de cette photo et pourtant elle n'en a pas parlée. Peut-être pensait-elle que le fait que son maître trainait avec les Siths n'était pas important ? »

        Les paroles sarcastiques du maître Jedi avait la même violence qu'un coup de poignard. Pourtant le tout était dit d'une manière détachée. Mais s'en était trop pour le maître d'Altaer. Niscar pointa Tovaharn de son index en lui intimant l'ordre de se taire si s'était pour accuser de la sorte une enfant et parler sans preuves. A ces propos le curieux personnage le toisa de toute sa taille. Il devait faire dans les deux mètres, vêtus entièrement de noir. Il était tellement difficile de cerner cet home qu'il faisait plus peur qu'autre chose. Cette attitude si différente des maîtres lambda semblait provenir d'un passé différent, un passé personnel bien plus sombre. Ses paroles ne laissèrent plus de doute pour les padawans à ce sujet. Les deux autres Jedis étant bien au courant de la chose.


        « - Ne vous souvenez vous donc pas qui je suis et quel fut mon passé Niscar ? Je sais qui j'ai servit et qui j'ai affronté. Cette femme est affiliée à l'ordre Sith, je peux vous l'assurer. Si vous voulez des preuves regardez donc avec attention cette photos. Le sabre laser qu'elle arbore fièrement à sa ceinture est une chose mais l'élément solide d'une telle accusation repose sur la broche qui orne le col de sa bure. Vous reconnaitrez j'en suis sûr que ce bijou est de fabrication Sith. La feuille d'argent, la marque des disciples de Vermillon ...  »

        Niscar était abasourdit. Elderian qui était resté bienveillante auprès de Senara se leva en un bond à l'annonce de cette nouvelle. C'était là une surprise et les preuves apportées par Tovaharn ne faisaient que prouver la culpabilité d'Hurza. L'homme masque venait de mettre en évidence un lien entre les Siths et le chevalier. Il était à présent aisé pour tous d'imaginer que ce dernier avait collaboré avec l'ennemi. Imaginer Hurza innocent après de pareilles découvertes relevait à présent bien plus de la foie qu'autre chose. Vermillon était le nom d'une famille Sith connue chez les Jedis. Ils avaient en effet été de farouches adversaires durant la Grande Guerre, leurs premiers ancêtres ayant jadis trahis l'ordre pour épouser la voie des ombres. Affilié à l'ordre Sith ils avaient finalement tous péris durant une bataille menée par la république et les Jedis. Niscar semblait le plus affecté par cette découverte, il avait durant tout ce temps espéré à l’innocence du Jedi mais ce qu'on lui montrait à présent était toute autre chose. Alors que tout le temps semblait s'être figé et que Tovaharn fixait toujours Senara avec raideur le padawan de Niscar venait de faire une étrange découverte.
        Altaer qui était resté dans son coin avait en effet remarqué dans la pile des objets déjà fouillés une chose bien étrange : une page arrachée et en boule. Curieux comme à son habitude le jeune garçon s'en alla voir ceci de plus près. Dépliant ce qu'il avait déniché son visage septique laissa place à l'étonnement. Sa surprise fut grande, il venait de découvrir un article rédigé par Hurza sur l'héritage de Dark Heran. C'était là une rédaction du maître de Senara faite avant sa venue sur Korriban, une pré enquête dans les archives afin de savoir sur quoi ils seraient amenés à tomber. Rien n'était dit sur la forme du legs du Seigneur Sith mais il était fait mention des légendes Siths liées à cet objet. Comment un écrit d'une telle importance avait été jeté sciemment dans les documents fouillés ? Était-ce là une marque de l’inattention d'un des Jedis ou une action volontaire ? Le complice se pouvait-il d'être l'un des trois individus ? Après l'avoir lut Altaer tenta d'apporter discrètement le papier à Senara mais il n'était malheureusement pas habitué à sa jambe métallique et trébucha maladroitement sur le sol poussiéreux. Le papier lui échappa alors des mains tombant au milieux de la pièce à la vue de tous. Il ne pouvait d'ores et déjà plus être ignoré.


        Spoiler : Spoiler

        Mufus
         

         

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          Auteur : Senara

          La petite pièce aux allures de cellule monastique abandonnée était soudain en proie à un véritable cataclysme. Les trois maîtres Jedis fouillaient, fouinaient et chamboulaient tout sur leur passage. Les deux enfants seuls faisaient points de calme et d’immobilité dans cette tempête. Deux enfants, deux statues, deux cœurs troublés, deux corps meurtris.
          Et les adultes qui ne se souciaient plus d’eux, absolument plus, tout entiers tournés vers leur tâche, leur devoir. Mais était-ce vraiment un devoir ? L’ordre donné par le vieux Melchior était-il justifié ? Ou même, était-il juste ?
          Excusait-il les Jedis de ne plus se préoccuper des deux padawans ? Alors que c’était le rôle primordial d’un maître que de s’assurer du bien-être, autant physique que moral, des apprentis.
          Après tout, Altaer venait de perdre une jambe, et Senara un maître (entre autre choses agréables). Et ni l’un ni l’autre n’avait besoin d’assister par-dessus tout cela à la fouille en règle de la chambre d’un supposé traître.
          Le traître, Hurza, le maître de Senara.
          Elle observait la scène, avec un air détaché, comme si rien de tout cela ne la touchait vraiment. Comme si elle n’avait pas l’impression que c’était elle qui trahissait, et de la pire façon possible.
          Son regard passait d’un maître à l’autre, sans oublier Altaer, en évitant soigneusement les photos au mur et les documents qui s’entassaient par terre.
          Et tout ça pour quoi ?
          Pour un Jedi maladroit qui se retrouvait malgré lui traqué par l’Ordre depuis qu’un Sith le possédait. Un moment, Senara se demanda ce qui se serait passé si elle avait accepté de suivre Slice quand il le lui avait proposé. Peut-être qu’en restant à ses côtés elle aurait réussi à ramener Hurza, plus facilement, et aurait évité toute cette folie.
          Oui, mais non. Elle ferma les yeux et chassa ces pensées futiles et inutiles. Non, elle n’aurait de toute façon jamais suivi le Sitj, ça aurait été renier tout ce qu’elle était. Et ça, elle ne le ferait jamais. Elle ne ferait jamais quoi que ce soit contre ce qu’elle était vraiment. C’est aussi pour cela qu’elle ne renoncerait pas, quoi qu’il arrive, à croire en l’innocence de son maître et en ce qu’elle avait vu avant sa perte de connaissance. Quoi que puisse dire Melchior. Quoi que puissent penser les autres.
          Elle savait ce qu’il s’était passé. Elle savait que ça n’avait rien à voir avec l’Ezeru. Elle savait aussi, même si elle ne comprenait pas comment c’était possible, que l’artefact sith n’avait, pour l’instant, aucune influence sur elle. Elle ne pouvait pas le toucher, elle ne le sentait pas non plus, et quand elle essayait de le voir à travers la Force, elle ne voyait rien. C’était comme si l’Ezeru n’existait pas. Le problème étant que le doigt qui portait la bague semblait avoir disparu aussi : plus aucune sensation, pas moyen de le toucher, et pas plus d’existence à travers la vision de Force. Senara n’avait pourtant pas le temps de s’en préoccuper maintenant.
          Altaer venait d’attirer l’attention des autres sur les photos.
           
          « Qui est-ce ? »
           
          Senara ouvrit les yeux, regarda la photo, et le maître et l’apprenti qui se faisaient face. Bizarrement, Niscar semblait touché devant le portrait de Kautilya.
           
          « Elle se nommait Kautilya. »
           
          L’émotion dans la voix de Niscar était évidente. Et assez étonnante. Senara l’observait avec attention. Puis Elderian vola au secours du maître en prenant la parole, et en résumant l’histoire de Kautilya.
          Au fil de son récit, Senara se recroquevilla sur elle-même, ramenant ses genoux sous son menton d’abord, avant d’y cacher son visage. L’évocation de la jeune fille lui était presque aussi difficile qu’à son maître. Même si Senara ne l’avait jamais connue.
          Elle ne releva la tête que lorsque la Jedi lui adressa la parole directement. Une question. A laquelle Senara n’avait pas le plus petit élément de réponse.
          Mais de toute façon, Tovaharn entreprit de répondre à sa place. Et dans un sens qui ne plaisait pas vraiment à Senara. Mais elle ne dit rien. De toute façon, ça ne servirait à rien.
          Senara devenait fataliste. Ce qui la rassurait, c’est que, malgré tout, il n’y avait aucune colère dans son cœur. A peine, de temps en temps, une pointe de désespoir, mais qui disparaissait bien vite à chaque fois.
          Senara était peut-être idéaliste, ou utopiste, mais elle ne voyait jamais la vie en noir.
          Les sentiments négatifs contre lesquels on mettait les padawans en garde semblaient n’avoir aucune prise sur elle.
          Senara n’en tirait aucune fierté, tout juste du soulagement peut-être. Elle se contentait d’accepter cette réalité, qui accompagnait la certitude qu’elle ne sombrerait jamais du côté Obscur. C’était ainsi. Pas d’arrogance là-dedans. Juste une évidence ancrée en elle, contre laquelle rien ni personne ne pourrait rien. Ni les insinuations de Melchior, ni un joujou sith passé à son doigt. C’était sa meilleure défense contre le côté Obscur. Celui-ci ne pouvait avoir aucune prise sur son esprit. Le seul moment de doute qu’elle avait connu, après son cauchemar sur Korriban, s’était effacé, ne faisant que renforcer la certitude.
          Mais ça, aucun des Jedi, chevaliers ou maîtres, ne voulait le comprendre.
           
          Senara avait du mal à suivre les paroles du Jedi masqué. Pourtant… ce qu’il ne disait pas était tout aussi important que ce qu’il disait. Cet homme avait apparemment un passé aussi compliqué que celui d’Hurza. Mais ce n’était pas une raison pour parler comme il le faisait.
          Elle voulait lui dire que l’Ezeru ne changerait rien. Et qu’elle ne le sentait même pas. Mais il ne lui en laissa pas le temps.
           
          « Pour en revenir à ton maître je n'ai qu'une seule question. T'a t-il parlé de quelque chose d'important avant de partir ? Une chose qui au premier regard pourrait paraître anodin mais qui n'en est rien ? Voulait-il te faire part d'une chose qu'il n'a put te dire ? »
           
          Comment pouvait-il le savoir ?
          Sans s’en rendre compte, Senara acquiesça. Et elle murmura :
           
          -Oui, il voulait me dire quelque chose. Mais il n’a pas eu le temps. Maître Melchior l’a appelé pour lui montrer l’holocron et…
           
          Senara s’arrêta net. Elle avait déjà raconté tout ça. Et ils ne croyaient pas à cette version. Qui était pourtant la vérité.
           
          De toute façon, Tovaharn poursuivait. Il semblait très différent maintenant, et Senara rageait de ne pas voir son visage, qu’il se cache derrière un masque, et qu’il dissimule son corps sous des vêtements amples aussi. Rien à faire, la petite ne pouvait pas utiliser le langage cinétique pour déchiffrer les intentions du Jedi.
           
          « Qui est cette femme Senara ? »
           
          «Comment voudriez vous qu'elle connaisse cette personne Tovaharn ?! Voyons gardez un minimum de tenue je vous prie !»
           
          « - J'ai beau ne pas être un Lorrdien ceci ne m'empêche pas pour autant d'observer et de comprendre. Senara Daï-tan a déjà vu cette personne dans le passé. Certaines attitudes ne trompent pas, lorsque nous sommes tous rentrés dans la pièces elle n'a pas été en mesure de masquer son sa surprise face à la vue de cette photo et pourtant elle n'en a pas parlée. Peut-être pensait-elle que le fait que son maître traînait avec les Siths n'était pas important ? »
           
          L’allusion à Lorrd lui était-elle directement destinée ? Savait-il que Senara venait d’une famille Lorrdienne ? Si ce n’était pas un secret, elle n’en parlait pourtant jamais. Cela voulait dire que Tovaharn avait lu son dossier. Pourquoi ?
           
          C’est qui ce type ? Un ancien Sith ? C’est pour ça qu’il en sait autant ?... Donc, c’était bel et bien une Sith… les disciples de Vermillon ? C’est qui eux ? J’en ai jamais entendu parler…
           
          -Je l’ai vue, dans le bassin de Dark Heran… je ne savais pas… si c’était une Sith ou pas… mais…
          … Je ne connais pas Vermillon, je n’avais jamais entendu ce nom avant… Mais… je crois qu’Hurza avait été envoyé en secret chez les Siths. Pour les surveiller… Mais ce n’est pas l’un d’entre eux…
           
          Sa voix mourut faiblement. Ils ne la croyaient pas. Ils ne la croyaient plus. Pas même Niscar qui avait semblé douter jusque-là de la culpabilité d’Hurza.
           
          Pendant qu’elle parlait, Altaer avait ramassé un papier. Il essaya de le donner discrètement à Senara, mais le laissa échapper.
          La feuille voleta doucement jusqu’au milieu de la pièce. Bien en vue de tous. Senara la contempla un moment, sans comprendre. Puis elle regarde Altaer.
           
          -Qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que ça veut dire ?... Où tu as trouvé ça ?

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            Le ChroniqueurL Hors-ligne
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            Post n°7
            Auteur : Super PNJ

            L’ordre Jedi ne devait vraiment pas être recommandé dans la galaxie pour sa fraternité ... Aussi dure soit-elle, c’était la conclusion à laquelle était arrivé Altaer lorsqu’aucune des personnes présentes dans la pièce ne vint à son secours. Qu’il s’agisse des maîtres ou de Senara, tous n’avaient eu d’yeux que pour le document que le padawan venait de dénicher dans la pilles des objets préalablement fouillés. Totalement ignoré, le jeune infirme peina à se relever. Attaqué par de multiples questions de la part de Senara et de ses maîtres il avait bien du mal à reprendre ses esprits. Alors qu'il allait enfin répondre, l'action inattendue de peluche surprit tout le monde.
            Sans prévenir la petite boule de poil quitta la chaleur douillette des bras de Senara et se jeta à terre pour mordre à pleine dent dans le papier. Paniqué, le Padawan tenta d’attraper l'animal mais trébucha une seconde fois. L'effet fut finalement escompté puisqu'à la vue de l'adolescent, le Voorpak se désintéressa de sa cible manuscrite pour aller lui lécher le visage. Tandit que maître Niscar aidait son élève à se relever Elderian attrapa le document avant de le lire à haute vois puis de le passer à Senara.
            A moitié déchiré et à présent parsemé de marque de dents, cette feuille était une des pages d'un journal rédigé à la main par d'Hurza. Il remontait en partie à avant la première bataille de Coruscant,l'époque ou Kautilya était encore en vie.


            C’est enfin arrivé ! Malgré la réticence de nombreux membres, le conseil a finalement accepté de me donner l’aval pour une mission archéologique sur Yavin IV. Il aura fallut attendre plus de six mois de délibération et l’appui déterminant de maître Gallaelle pour parvenir à m’obtenir une autorisation pour débuter officiellement cette entreprise ... Putain ils l’ont acceptés ! J’avais finit par perdre espoir ... Ah c’est énorme ! Ce soir je déboucherais un bric de Jus de Pomme pour l’occasion faute de mieux ! Toutefois j’ai du mal à me réjouir pleinement à cette nouvelle car je ne peux oublier le fait qu’ils n’aient donnés leur accord uniquement en raison de rapports inquiétants annonçant des recherches parallèles chez les Siths. Quand le conseil comprendra-t-il que le patrimoine Sith est aussi important que le nôtre ? Des années proches du pouvoir Républicain ont amenés notre caste à supprimer des éléments d’une valeur archéologique et historique inestimable car non conforme à notre religion. Comment peut-on agir de la sorte et se dire sage ? On recule en arrière merd* … ! Ces cultures sont sur de nombreux points bien plus proches qu’elles ne veulent l’avouer … Je dois commencer à déboiter …



            Moi qui espérait éloigner Kautilya du temple depuis les révélations de la fille des Vermillions, je me trouve littéralement piégé ... Le conseil refuse catégoriquement que ma padawan puisse m'accompagner sur Yavin ... Certes c'est pas l'endroit rêvé et elle mérite mieux que moi comme maître, mais Kautilya aime tellement l'archéologie ... Leur attitude m'attriste, je ne sais pas comment je vais lui annoncer.

            Bien que cette opération n’engage qu’une seule personne (c'est-à-dire moi), ils m’ont tenu de faire mes rapports au maître Melchior ... C’est ce dernier qui transmettra mes résultats au conseil. Ils sont méfiants … Trop même … Savent-ils quelque chose au sujet des Vermillions ? De toute manière je ne peux plus faire marche arrière. Elle compte sur moi … Tant qu’on s’en tient à son plan tout devrait bien se passer. Pour Yavin j’avais espoir que mes travaux ne soient pas sous la surveillance de barbe grise. Maintenant c’est kaput … Depuis son ascension chez les guetteurs, maître Melchior est à même de me bloquer depuis l'intérieur même de l'organisation ...  Il attend la moindre de mes erreurs pour prouver ses accusassions et me confondre à la fois devant le conseil et ses pairs. Avec les changements récents de hiérarchie chez les Gueteurs je pense avoir perdu mon seul et unique appui. Je devrais commencer à préparer l'idée d'être ... [ Déchirure ]



            Suite à mes récentes découvertes sur le site archéologique mis à jour sur Yavin IV (mentionné dans les registres sous l’identifiant BZ-74), il m’est parut important d’annoter sur papier la conclusion actuelle de mes recherches. Les travaux actuels ont permis l’exhumation d’un temple Massassi très ancien érigé en l’honneur de Dark Heran. La traduction que j’ai pu faire des inscriptions et des bas reliefs au sein de l’édifice corroborent mes premières hypothèses quant à la légende qui entoure ce Seigneur Sith. Surnommé par ses pairs le Manichéen, Dark Heran est représenté dans la scène du massacre de ses apprentis, à la fin du quel, il mit fin à ses jours. La suite présente sur les gravures est beaucoup plus imagée et laisse plusieurs interprétations possibles sur la forme mais le fond reste le même : il est clairement fait mention de la Légende du Legs de Dark Heran.

            Résigné à en finir avec la vie, le Manichéen ne pu accepter l’idée que ces travaux fussent perdus. Il regroupa l’intégralité de ces connaissances dans un artefact qu’il créa de ses mains avant de le mettre à la disposition de son digne héritier le jour où ce dernier viendrait le réclamer. Afin que son héritage ne tombe dans des mains inappropriées, Dark Heran érigea un rite de passage obligatoire que le prétendant se devrait de franchir afin de prouver sa valeur. Cette épreuve visant à ne garder que le plus fort prend le nom du Bassin de Dark Heran (référence dans des notes précédentes).

            En vue des premières informations recueillis au sujet du Legs de Dark Heran je ne peux que soulever la dangerosité supposée de l'artefact mais aussi ses spécificités. Cet objet devrait être théoriquement "maudits". Il est mentionné en tant qu' " Ezeru ", ce qui se traduit dans la culture Sith autant comme une malédiction que comme la promesse de puissance pour son porteur. Une force qu'il tire malheureusement de la souffrance (la sienne et celle des autres). L'idée de malédiction revient plus tard par les termes Poismeno Surma (qui est utilisé pour définir le trépas d'autrui) et Itsemurha qui met en évidence le suicide. L'idée générale qui en ressort est que l'objet est un tant soit peut conscient. Le côté obscur lui permet d'être théoriquement capable de tuer ceux qui tentent d'interférer entre lui et son porteur. Les gêneurs et les ennemis doivent être écartés si besoin est. L' " Ezeru " protège son porteur mais il préfèrera en outre tuer ce dernier en le détruisant mentalement ou physiquement s'il ne peut arriver à faire ce qu'il veut de lui. Reste à savoir les "motivations" de l' " Ezeru ". A quoi sert-il et pourquoi ? Vise-t-il à corrompre l'esprit du porteur ? Réaliser une quête ? Détruire les Jedis ? Je ne saurais le dire ... Il reste tant de choses à décrypter encore ...
            Un début de réponse pourrait figurer dans cette curieuse découverte : toutes les gravures faisant mentions de cet Héritage sont toujours suivies d'une étrange devise que nous pourrions traduire en basic par :



            " Loué sois-tu; toi qui voit.
            Puisses-tu empêcher l'avenir de devenir.
            Maudits soient les aveugles dont de ta main tu effleures le destin."

             



            « - Il faut faire quelque chose ! Chaque secondes que l'on passe sans rien faire c'est mettre en danger la vie de Senara pour rien maître ! »


            Les informations énumérées dans le document manuscrit étaient très préoccupantes ... A la découverte de ces éléments forts inquiétants qui pouvaient mettre en danger la vie même de Senara, Altaer était devenu livide. Le jeune garçon était une personne assez émotive qui avait encore bien du mal à garder ses émotions. Mal à l’aise et anxieux, son teint vira rapidement, quittant sa couleur ordinaire pour devenir aussi pâle qu’un fantôme. Silencieux et réservé comme à son habitude, le padawan ne parvenait pas à comprendre pourquoi les adultes ne faisaient rien. Qu’il puisse s’agir de courage ou d’inconscience, l’adolescent ne comptait pas rester immobile et résigné. Il était évident pour lui qu’il fallait agir !   
            Tenant difficilement sur ses "jambes", Altaer quitta l’alcôve dans laquelle il s’était réfugié pour avancer en direction de sa camarade. Sa prothèse en métal l’handicapait grandement et cela se voyait. Le pas hésitant et les jambes fléchissantes, il n’en gardait pas moins une détermination sans faille. Pour lui, laisser l’Ezeru au doigt de Senara était dangereux, et le risque qu’il représentait pour son porteur était trop grand pour ne pas essayer de lui retirer. Donner un tel objet à une padawan était là un geste cruel et sadique qu’on ne pouvait considérer comme anodin. Qu’elles motivations pouvaient avoir poussés Hurza ou ce Slice à de tels agissements ? Bien que ses pas furent par moment hésitants et qu’il flancha plusieurs fois, Alater arriva au prix de lourds efforts jusqu’à Senara. Posant son regard sur la jeune fille tandis que ses maîtres le coïncideraient avec interrogation, il se décida à agir ! D’un geste brusque et franc l’enfant apposa ses doigts sur la chevalière pour la retirer d’un coup sec. Il était bien décidé à retirer cette bague définitivement !

            « - Altaer non !!!! »

            Le tout fut alors très rapide. L’instant même ou le padawan toucha la bague un éclair le foudroya sur place tout en le projetant quelques mètres en arrière. Altaer s’écrasa lourdement contre les étagères qui cédèrent sous son poids et il fut rapidement recouvert de poussière et de livres. Les trois maîtres se ruèrent immédiatement vers le pauvre garçon. C’était la première fois que le legs de Dark Heran se manifestait de manière physique, ce qu’il était ne faisait à présent plus aucun doute ... Pourtant le sinistre artefact qui ornait le doigt de Senara ne semblait pas enclin à rester inactif. Les stimuli provoqué par la tentative d’Altaer paraissait avoir poussé l’Ezeru à chercher à se protéger d’agressions extérieures mais aussi de l’avoir activé. La bague sembla briller un court instant à l’image d’un reflet bleuté parcourant le minuscule holocron dont il était sertit. Mis à part Senara personne n’avait remarqué cette faible lueur, l’attention générale étant tournée en direction du padawan qui reprenait peut à peut ses esprit, le pire avait été évité. Mais pour Senara il était déjà trop tard ...

            [...]
             

            L’esprit de la jeune fille venait d’être tourné de force vers l’avenir. Il était fort probable que ce qui se présenta en ce jour aux yeux de Senara resta à jamais gravé dans sa mémoire ...
            Il était possible de discerner la forme incertaine d’un corps, allongé dans la pénombre d’un couloir rectiligne aux arrêtes austères. L’architecture à la fois imposante et malsaine de ce lieu témoignait à elle seule d’un savoir faire unique très ancien tiré de la culture Sith. Il ne faisait plus de doute qu’ Hoth était à présent bien loin de cette destination fortuite… Senara se trouvait en cet instant dans l’antique Forge Stellaire alors en proie à une bataille spatiale. Ce qu’elle voyait  de ces yeux n’était rien d’autre que le futur car le temps était à l’image d’une rivière. Avec les capacités suffisantes l’on pouvait alors être en mesure de le contempler en aval et en amont.  Le legs de Cypher, conçut à l’origine pour son digne héritier, n’était pas une arme. Il se contentait de montrer objectivement l’avenir de son porteur tel qu’il se présentait au moment souhaité. Du moins c’était là sa fonction première, d’autres étaient à découvrir …
            Au loin, les grondements significatifs d’explosions en tout genre étaient rapidement suivis par de multiples tremblements au sein même de la structure. La station spatiale était profondément endommagée et faiblissait de minutes en minutes sous les coups répétés de la rébellion. L’heure de la révolte avait sonnée et l’espoir d’Hurza qui avait été de porter un coup direct aux Siths était en train de se réaliser. Unis comme une seule arme, comme une seule main, les jedis avaient quittés leurs cachettes pour prendre le sentier de la guerre.

            Non loin du cadavre se trouvait Altaer, qui, couvert de sang des pieds à la tête et amputé d’un bras et de sa prothèse métallique, rampait péniblement en direction de Senara. Lui qui était d’ordinaire si souriant n’avait plus rien de bien joyeux (oh la chochotte). Se tordant de douleur dans de multiples spasmes, gémissant à gorge déployée, il s’accrochait tant bien que mal à la vie en se trainant au sol au prix d’efforts surhumains. Mais il le savait … il était devenu un poids …  En larme, il leva finalement son visage vers l’adolescente pour la supplier de l’abandonner. Puisant dans ses dernières forces il lui intima dans un ultime hurlement l’ordre de fuir et de trouver des renforts pour arrêter le traître ... L’instant d’après ses yeux se révulsèrent et Altaer s’évanouit.

            Ses paroles avaient étés à la fois confuses et très claires. Un traître ?!  Il était fort probable que la personne décédée près d’Altaer était l’un des trois Jedis qui accompagnaient l’enfant. Cela voulait-il dire que l’un des trois maîtres était un parjure ? Sans plus attendre la vision se brouilla un moment, laissant là un Altaer mourant. Devenant floue et ambigüe elle redevint nette sur une autre scène d’horreur. Toujours dans cette foutue station, Senara pouvait contempler cette fois-ci le corps d’Elderian sans vie. Slice se tenait face à sa victime Togruta, l’épée à la main. Il l’avait tué ... Ce dernier était vêtu d’une bure noire et d’un casque métallique ouvragé mais l’aura qu’il dégageait ne laissait aucun doute sur son identité. Il saluait Senara avant de l’inviter à s’approcher.

            Cette vision d’avenir annonçant mort, peur et souffrance sembla s’accélérer. Slice et Elderian disparurent à leur tour et les images défilaient à présent à vive allure telle la fois ou le Sith avait ouvert son esprit à celui de la jeune fille. La Forge Stellaire finissait par exploser, un arbre blanc revenait encore, des noms étaient criés, ceux de Cypher, Omega, Dark Crow et bien d’autres encore, certains malheureusement inaudibles. On y voyait le conseil réunit au grand complet et qui débâtait avec force et véhémence. Toutefois la salle du conseil était différente à son habitude, le siège de la maître Gallaelle était vide alors que cette dernière était une des membres permanents ... Le tout accéléra encore, on y voyait les impériaux combattant contre des droïdes, des villes rasées, des planètes à feu et à sang. Et puis ce fut la révélation … Parmi toutes ces images, Senara put comprendre … On y voyait la mort, la famine, la destruction, des batailles sur de nombreuses planètes, des familles détruites, séparées, annihilées … La deuxième Grande Guerre galactique débutait. Des peuples s’armaient, des vaisseaux se construisaient, puis, méthodiquement alignés les uns à côtés des autres, se jetaient chacun à leur tour dans un véritable charnier. La guerre tant crainte s’annonçait comme inévitable et comme la première elle frapperait chaque monde à sa manière, laissant dans chaque cœur une cicatrice indélébile … Qu’allait-il donc advenir des siens ? Little-Lord serait-il en sureté ?

            A ces questions la vision de la carlingue calcinée du Little-Lord se dispersant dans de vastes amoncèlements de métal au cœur de l’espace lui apporta la réponse. Les corps et les pièces voletaient là en orbite tout en se reflétant la lueur des étoiles … Depuis la baie vitrée d’un gigantesque bâtiment de guerre partiellement endommagé, Senara pouvait voir Slice contemplant se macabre spectacle …
            Dans la dernière partie de cette vision, Senara se voyait elle-même tel qu’elle était présentée dans ce futur. L’adolescente était à présent une jeune femme. L’enfance naïve qu’elle avait menée avait laissé place à une certaine sagesse et un profond endurcissement. Son allure générale et les quelques stigmates physiques visibles sur son corps témoignaient d’évènements passés violents qui à jamais avaient marqués son esprit et sa chair. Senara était maintenant une chevalière forte et affermie. Ses traits étés tirés mais son visage serein, elle savait ce qu’elle avait à faire et elle irait au bout…. Une personne de grande taille la serrait dans ses bras. C’était Hurza, dont le visage mêlant regret, honte et niaiserie ne laissait aucun doute sur qui contrôlait ce corps ... Les images de l’explosion du Little-Lorrd et de la mort de ceux qu’elle aimait se reflétaient dans les yeux de cette Senara adulte. Elle n’avait pas oubliée. Déterminée, la chevalière se résigna à agir et appuya sur l’interrupteur de son sabre … La lumière verte salvatrice de sa lame pénétra de part et d’autre le corps de son maître, le pourfendant en plein cœur. Dans un dernier geste mêlant surprise et tristesse Hurza s’agrippa vainement à son élève avant de tomber en arrière, la maculant ainsi de son sang. Hurza était mort …


            [...]
             

            Quand Senara rouvrît les yeux, elle était de retour sur Hoth. La fraîcheur de cette planète, la chambre d’Hurza, tout lui revint lentement à l'esprit. Alors que cette vision avait semblé durer de longues minutes, ici, il n'en était rien. Il ne s'était passé en tout et pour tout que quelques secondes entre le moment ou Altaer avait été foudroyé et où Senara vit le futur ... Personne ne semblait avoir remarqué ce qui venait de se passer pour la jeune fille bien qu'elle paraissait à présent fort fatiguée. Déjà qu'à l'origine voir l'avenir de manière distincte était une chose rare et difficile, pour Senara la chose relevait de l'exploit. Elle avait été à même de voir le futur en dépit de son âge et de ses faiblesses. C'était là une chose que permettait l'Ezru ...
            Mais pouvait-on réellement louer le fait de voir de telles choses ? L'avenir tel qu'il se présentait objectivement semblait avoir été écrit dans le sang au moyen d'un couteau ! ... D'autres questions commençaient à apparaitre : comment Senara allait-elle pouvoir vivre avec de tels souvenirs ? Comment pouvait-on rester "normal" en compagnie de gens que l'on avait vu mourir sous ses yeux ? Sur les 4 personnes qui l'accompagnaient, la padawan en avait vu 2 mourir durant sa vision. A ce compte se rajoutait le troisième cadavre de la pénombre qui devait selon toute logique être un des deux derniers survivants : Niscar ou Tovaharn ? Chaque question en amenait d'autre comme qui était donc le traitre et s'il était l'un des 4 était-il obligatoirement le survivant ?


            Une fois qu'Altaer fut plus ou moins sur pied (bien qu'encore bien sonné), les trois maîtres décidèrent que s’en était assez pour aujourd’hui. Les deux padawans étaient encore convalescents et il valait mieux éviter le surmenage (chose partiellement sinon complètement ratée en cette journée). Alors que Elderian et Tovaharn prirent la direction des quartiers du maître Melchior pour le tenir au courant de l'intervention physique de l'Erezu, Niscar se chargea de rapatrier les deux adolescents jusqu'à l'infirmerie. A la vue d'un Altaer blessé légèrement et d'une Senara littéralement épuisée, les infirmières passèrent un savon au maître Jedi avant de leur donner deux chambres mitoyennes.
            Le maître du jeune garçon prit la parole :

            « - Altaer, Senara, je viendrais vous récupérer seulement demain après midi. Vous avez donc toute cette fin de journée et la matinée de demain pour vous reposer, réviser le code Jedi, la philosophie du culte, le maniement du sabre et aussi vous amuser ... Je suis navré mais nous mettrons alors les recherches entre parenthèse pour cette journée car le conseil m'a demandé de vous faire passer votre examen d'aptitude de padawan. Ne vous inquiétez pas, en vue de la situation actuelle il sera différent des examens classiques. Mais je vous conseille quand même de revoir tout ça histoire d'éviter de mauvaises surprises ... Nous irons dans une salle d'étude pour trouver un professeur pour vous le faire passer dans de bonne condition. Si vous l'obtenez nous établirons en fonction de vos résultats vos spécialisations. Prenez soin de vous et essayez de ne pas trop vous éloigner de vos quartiers la nuit on n'est que trop prudent avec les wampa. Niscar regarda Altaer en fronçant les sourcils. Essaye de faire attention à toi Altaer, j'ai eut très peur aujourd'hui ... »

            Spoiler : Spoiler

            Mufus

             

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              Post n°8
              Auteur : Senara

              Senara n’avait pas bougé, elle serrait toujours ses genoux contre elle. Elle regardait les feuilles à terre. Puis elle réalisa qu’Altaer était tombé, et qu’il n’arrivait pas à se relever tout seul. La petite rouquine esquissa un geste. Mais cela n’eut pas l’effet escompté. D’abord, elle n’arriva même pas à lâcher ses genoux, elle avait l’impression de ne plus pouvoir bouger. Par contre, son sursaut avait délogé Peluche de sa cachette sur son épaule. La bestiole bondit à terre, directement sur le document, avant de se précipiter vers Altaer.
              La vivacité du Voorpak dérouta sa maîtresse toujours figée.
              Senara secoua la tête… voulut secouer la tête. Elle n’arrivait à faire aucun mouvement. Elle devait se reprendre. Reprendre ses esprits, reprendre possession de son propre corps, l’obliger – les obliger- à bouger, à obéir.
              Mais rien n’y faisait.
              Elle ne bougeait toujours pas.
              Dans la pièce par contre, on s’activait.
              Niscar s’était enfin porté au secours de son padawan. Elderian s’était emparée du papier. Elle le lut à voix haute.
              Senara écoutait, les sourcils froncés.
              Ces nouvelles découvertes, concernant son maître, n’aidaient pas Senara à retrouver son calme. Elle y cherchait des réponses, comme les autres en fait, sauf qu’elle ne cherchait pas les mêmes qu’eux.
              Le texte du journal ressemblait tellement à Hurza qu’elle avait presque l’impression de l’entendre. Elle refoula quelques larmes rebelles.
              Pas le moment.
              Puis elle se mordit la lèvre. On retrouvait Melchior. Elle n’aurait jamais cru que le vieux maître Jedi avait depuis si longtemps une dent contre le pauvre Hurza.
              Décidément, elle n’aimait pas le vieux Barbe Grise.
               
              Du calme. Pas de précipitation… ça ne veut pas dire que c’est une crapule… il y a peut-être une explication logique à tout ça…
               
              Ensuite, le papier parlait de Dark Heran, et de son « legs ». Senara frissonna en pensant qu’elle portait désormais ce truc au doigt.
              Qu’est-ce qui avait bien pu passer par la tête d’Hurza ?... enfin, de ce Slice… Senara ne comprenait pas tout. Mais le risque que lui faisait courir ce machin était bien précisé.
              Pendant un instant, elle se demanda ce qu’elle allait bien pouvoir faire, ce qui allait se passer.
              Puis elle passa à autre chose. A savoir : ce que pouvaient bien vouloir dire les mots rapportés par Hurza.
               
              Perdue dans ses réflexions, elle n’entendit pas le cri d’Altaer. Elle ne réagit pas plus quand il se leva et clopina jusqu’à elle. Elle ne revint sur terre que lorsque Niscar cria pour arrêter son padawan.
               
              Mais il était trop tard. Elle releva la tête, croisa le regard d’Altaer tout prêt d’elle, la main tendue vers l’ezeru.
              Senara voulut se rejeter en arrière, l’empêcher de toucher la bague. Elle savait que si elle ne pouvait pas la toucher, si elle avait inconsciemment bâti une protection autour, c’était qu’il fallait éviter tout contact avec.
              Mais elle ne fut pas assez rapide. L’autre padawan posa la main sur l’ezeru.
              La suite s’enchaîna vite, trop vite pour que Senara soit bien sure de l’ordre des événements.
               
              Un éclair ; une douleur atroce dans sa tête ; un cri, qu’elle poussa sans même s’en rendre compte ; une lumière qui perlait de l’ezeru ; la disparition de la bulle protectrice autour de la bague.
               
              Et puis…
              Les images…
               
              Une station spatiale… la forge stellaire… des explosions au loin… la guerre… des morts… tout ce que Senara voulait empêcher…
              Et puis…
              Un cadavre juste devant elle. Elle le connaissait, elle en était sure, mais n’arrivait pas à l’identifier.
              Et à côté…
               
              -Altaer !
               
              Est-ce qu’elle avait vraiment crié dans sa vision ? Est-ce qu’elle l’avait imaginé ? Elle n’en savait rien. Elle se précipita vers lui, mais il était trop tard. Elle put seulement recueillir ses dernières paroles.
               
              Fuir… Retrouver le traître… Des renforts…. Quel traître ?... Altaer… Pourquoi ?
               
              Elle pleurait. Dans sa vision. Dans la réalité peut-être ?
               
              Et l’image se troubla, changea.
               
              Maintenant, c’était Elderian qui gisait, morte sous les yeux de Senara. Et son meurtrier…
               
              -Non… Non !... Hurza…
               
              Un souffle. Un cri.
               
              Senara n’eut pas le temps d’en dire plus. Les tableaux se succédaient maintenant, trop vite pour qu’elle en retienne plus que des flashes, des impressions. Sang, mort, souffrance, pertes… Guerre.
              Une guerre totale, galactique, qui n’épargnait aucune planète.
              Au milieu de ce chaos, une pensée l’effleura, qui lui fit l’effet d’un coup de couteau.
               
              Papa. Maman.
               
              Et comme en réponse à cette pensée, Little-Lorrd apparut dans la vision suivante. Un Little-Lorrd façon puzzle. Senara eut l’impression qu’on lui arrachait le cœur. Elle ferma les yeux pour ne pas risquer de voir, parmi les corps flottant à la dérive, ceux de ses parents.
              Elle se détourna, et fit face à un autre vaisseau. Et dans le vaisseau…
               
              Combien d’horreur devrait-elle encore affronter ? Combien pourrait-elle supporter ? L’ezeru cherchait sûrement à lui briser le cœur…
              Slice… Hurza… Sith… Jedi… Qui était-il finalement ? Comment pouvait-elle encore espérer retrouver son maître après avoir vu Slice contempler la scène de massacre ?…
               
              Elle ferma les yeux. (En tout cas, elle eut l’impression qu’elle les fermait. Mais est-ce qu’on peut fermer les yeux dans une vision ?) Et quand elle les rouvrit… Elle souhaita ne pas les avoir rouverts.
              Comment pouvait-elle se voir elle-même ? Une elle-même plus âgée, différente, marquée par tout ce qu’elle avait vécu avant d’en arriver à ce moment précis, et par tout ce qu’il lui restait à vivre certainement.
              La scène aurait pu être touchante. Le maître et la padawan enfin réunis. Dans les bras l’un de l’autre. Hurza enfin rendu à lui-même. Mais quelque chose dans cette scène vous glaçait le sang. Peut-être leurs regards à chacun, qui laissaient apercevoir des abîmes passés et des gouffres futurs. Comme un présage de ce qui allait se passer.
              La lumière verte d’un sabre. Un bruit sourd, une chute, du sang. L’élève qui tue son maître.
              La dernière horreur.
               
              Que l’ezeru en ait fini avec les visions, ou parce qu’elle ne pouvait en supporter plus, Senara retrouva, assez brutalement, la réalité.
               
              Elle cligna plusieurs fois des yeux avant de se resituer dans l’espace et le temps. Après ce qu’elle venait de voir, elle était un peu déroutée.
              Et puis, vint le contrecoup. La fatigue, accumulée depuis le début de la journée, la faisait trembler. Mais ce n’était rien à côté du contrecoup psychologique.
              D’ailleurs, pour éviter de trop ressasser l’aspect sanglant des visions, Senara se concentrait sur des points plus… pratiques. Tous tournaient autour du traître et de son identité.
              Elle se demandait aussi, par moment, si elle devait se fier à ces images envoyées par l’ezeru. Si ce n’était pas un piège pour la corrompre. Puis il fut question de retourner à l’infirmerie, de se reposer (la bonne blague, ça ne les avait pas dérangé jusque là…). Ils laissèrent partir Elderian et Tovaharn, puis reprirent la direction de l’infirmerie avec Niscar. Senara s’était levée avec précaution. A moitié persuadée qu’elle allait tombée, êter incapable de tenir sur ses jambes ou faire une crise. Mais non. Elle avait bien vacillé un peu, puis avait trouvé son équilibre, et avait pu suivre Niscar et Altaer, à pas prudents, mais sans aide.
              Avant de quitter la salle, elle siffla légèrement, pour appeler Peluche, et tandis la main pour laisser le voorpak grimper à nouveau sur son épaule.
              Arrivée à l’infirmerie, elle regarda les infirmières gronder Niscar, sans réaction. Elle avait l’impression d’être au-delà de la fatigue. Et pourtant, elle savait qu’elle ne pourrait pas dormir.
              Elle ne réagit pas plus quand le maître Jedi leur annonça qu’ils passeraient leur examen le lendemain. C’était comme si son cerveau refusait d’enregistrer toute nouvelle information.
              Pourtant, quand Niscar s’adressa à Altaer, en lui recommandant de prendre soin de lui, devant l’inquiétude si évidente du maître pour le padawan, Senara, avec un sanglot muet, se réfugia dans la chambre qu’on lui avait donnée.
               
              Elle ferma la porte, avança à l’aveuglette jusqu'au lit et s’y laissa tomber. Elle pleurait. Elle laissait enfin couler les larmes qui menaçaient depuis les visions, elle pleurait son maître absent, possédé, traqué. Son maître qu’elle s’était vue tuer, de ses propres mains.
              Elle ne souhaitait qu’une seule chose : qu’il soit là, aujourd’hui, pour la réconforter, la rassurer et la guider à travers ces épreuves. Comme l’exigeait son rôle.
              Après, elle était encore presque une enfant. Elle avait tout juste dix-sept ans, était fragile et avait déjà affronté de nombreuses épreuves. Elle méritait un peu de repos et d’affection.
              Mais il fallait croire que ce genre de choses n’avait pas leur place en ce lieu et en cette heure sombres.
               
              Elle ressassa ces idées noires pendant un certain temps.
              Puis son naturel optimiste et serein reprit le dessus.
              Elle arrêta de pleurer.
              Vraies visions du futur ou illusion créés par la bague, ça n’avait aucune importance. Senara avait appris que le futur n’était jamais écrit définitivement, qu’il pouvait toujours changer, que le moindre de nos actes le modifiait constamment.
              Alors pourquoi s’inquiéter de choses qui n’arriveraient peut-être pas ?
              Il fallait se concentrer sur le présent.
              Et le présent, c’était sa fatigue qui s’estompait inexplicablement. Et le sommeil qui la fuyait.
              Senara se redressa. Inutile de passer des heures à se retourner sur ce lit d’hôpital en attendant vainement de s’endormir.
              En se faisant la plus discrète possible, elle se leva, ouvrit la porte de sa chambre et se dirigea vers les couloirs de la base.
              Elle avait un but bien précis. Et la Force devait être avec elle, car elle ne croisa personne avant d’arriver à l’espèce de débarras qu’elle voulait atteindre. Elle y entra rapidement et referma la porte derrière elle.
              Elle n’avait pas un instant pensé aux recommandations de Niscar. A se demander même si elle les avait entendues.
              Senara prit un instant pour regarder autour d’elle. La pièce n’avait pas changée. Elle dégageait toujours un sentiment d’abandon. Il y en avait un certain nombre dans la base de Hoth. Des hangars, des chambres, des salles immenses ou minuscules, inutilisées.
              Ici, à un moment ou à un autre, quelqu’un avait relégué des caisses vides, des objets cassés ou inutilisables. Tout un tas de rebuts, qui avaient ensuite été oubliés.
              L’endroit était assez vaste. Il était facile de dégager de l’espace. D’ailleurs, Senara l’avait fait, quelques temps après son arrivée sur la planète glacée. La pièce était devenue son refuge. Entre deux caisses, elle avait réussi à installer un semblant de matelas. Un datapad gisait sur une des deux caisses en question. Elle l’avait utilisé autrefois pour étudier divers documents.
              Mais elle n’était pas venue là pour lire ce soir.
               
              Elle se dirigea vers le fond de la pièce, où elle avait dégagé un grand espace. Elle se percha sur une autre caisse, et en tira plusieurs objets, à l’origine et à l’apparence assez obscures. Mais ça n’avait pas d’importance. Ils iraient très bien pour ce qu’elle voulait faire.
               
              Du haut de la caisse, elle les fit rouler au sol et attendit qu’ils s’immobilisent. Puis elle ferma les yeux et se concentra.
               
              Bientôt, un des objets, qui ressemblait à une capsule de bacta vide, se mit à rouler de droite à gauche. Puis il se souleva de quelques centimètres. Avant de retomber avec fracas.
              Senara rouvrit les yeux. Regarda la capsule. Puis se replongea dans sa concentration.
              Elle alla moins vite cette fois. La précipitation ne menait à rien. Elle venait d’en avoir la preuve.
              Elle se plongea dans la Force, et étendit sa perception à la pièce qui l’entourait. Très vite, elle put déterminer où se trouvait la capsule, ainsi que les autres objets.
              Elle remarqua aussi quelque chose d’étrange au niveau de son doigt, mais ne s’y attarda pas.
              Concentrée sur la capsule, elle attendit d’être certaine de l’avoir entièrement assimilée. Puis elle entreprit de la faire de nouveau bouger grâce à la Force.
              Cette fois, la capsule décolla immédiatement à un petit mètre du sol. Puis se mit à tourner lentement dans les airs. Senara lui fit décrire des huit, puis l’envoya vers la gauche, la droite ou le haut, de plus en plus vite et de plus en plus loin, l’arrêtant brutalement pour lui faire changer de direction.
              Quand elle fut certaine de maîtriser l’objet, elle s’attaqua à un autre. Celui-ci était vraiment non identifié. Vaguement carré, mais avec un renflement rond sur un côté. Il était en métal, mais couvert de rouille. Ne présentait aucune ouverture, aucun signe distinctif.
              Senara s’en moquait. Elle se concentra dessus, tout en s’efforçant de maintenir la capsule en l’air. Elle réussit à faire décoller le truc. Et à le faire tourner autour de la capsule. Mais très vite les deux objets lui échappèrent et allèrent s’écraser au sol.
               
              Encore une fois, Senara rouvrit les yeux. Elle s’essuya le front, où perlaient des gouttes de sueur. Elle n’aurait pas cru que ce serait si fatigant.
              Mais elle ne comptait pas abandonner.
              Elle recommença. Et encore. Jusqu’à arriver à maîtriser les deux objets ensemble. Puis elle rajouta une boîte de rations alimentaires vide. Il lui fallut de nouveau plusieurs essais avant d’arriver à l’intégrer. Au bout de plusieurs heures d’efforts, elle jonglait avec quatre objets sans soucis.
              Mais elle n’arriva absolument pas à en rajouter un cinquième.
              Alors qu’elle s’acharnait, elle laissa échapper son contrôle sur la Force, et les différents objets devant elle allèrent voler aux quatre coins de la pièce.
              Epargnée par miracle par le vol erratique de ces OVNIS, Senara décida que c’était le signal d’arrêter. Avant de déclencher une catastrophe.
              La petite padawan estima qu’il était temps de prendre un peu de repos.
              Elle sauta à bas de la caisse.
              Et s’étala par terre quand ses jambes refusèrent de la réceptionner à son arrivée au sol.
              Elle se rendit compte alors de l’état de fatigue avancé dans lequel elle se trouvait, et qui lui avait échappé tant qu’elle utilisait la Force.
              Elle se rendit compte aussi que l’ezeru lui brûlait le doigt. Ce qui voulait dire qu’elle pouvait le sentir. Et donc que l’espèce de bulle protectrice qui l’entourait jusqu’à présent avait disparu.
              A priori, c’était mauvais signe.
               
              Mais elle était trop fatiguée pour s’en inquiéter ce soir.
              Elle se releva avec d’infinies  précautions pour ne pas retomber, et tituba jusqu’au matelas de fortune.
              Elle s’y installa le plus confortablement possible. Roulée en boule à la manière d’un chat, la tête cachée sous un de ses bras, elle s’endormit enfin, et plongea dans un sommeil réparateur, sans rêves, un sommeil d’oubli et de paix.
               
              Elle se réveilla en sursaut au petit matin.
               
              Je dois rentrer à l’infirmerie ! J’espère qu’on ne s’est pas aperçu de mon absence…
               
              Elle se leva. A part quelques courbatures, elle ne se ressentait pas de la longue et dure journée de la veille.
              Elle se dirigea vers la porte, mais, avant de l’ouvrir, elle prit la précaution de sonder les couloirs alentour.
              Il n’y avait personne. Mais il lui sembla percevoir les résidus d’une présence. Comme si quelqu’un était passé par là pendant la nuit.
               
              Bizarre… Bon, en route… pas de temps à perdre !
               
              Elle quitta rapidement la pièce et repartit dans les couloirs en direction de l’infirmerie. Cette fois-ci, elle croisa deux droïdes, mais ils ne s’étonnèrent pas de sa présence dans les couloirs à une heure si matinale.
              Elle réussit à se glisser dans l’infirmerie et dans sa chambre au nez et à la barbe de deux infirmières.
               
              Apparemment, personne n’avait remarqué son absence, tout allait bien.
              Elle allait pouvoir terminer sa courte nuit avant de commencer la journée.
              Elle regagna le lit, se glissa sous les draps et se rendormit immédiatement.
               
              Peluche, qu’elle avait laissé là lors de sa promenade nocturne, sortit de sous l’armoire où il avait trouvé refuge, bondit sur le lit et se blottit dans le cou de sa petite maîtresse en ronronnant. Il s’endormit bien vite lui aussi.
               

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                #9

                Post n°9
                Auteur : Rosskress

                Le vaisseau du vieux barbe grise atterit lentement dans le hangar principal, on devait être l'après-midi compte tenu du nombre de personne présent dans le hangar à cette heure. Durant le voyage, le jeune lézard avait pu se reposer et se préparer en vue de l'examen qu'il allait passé en tentant quelques mouvements avec sa nouvelle arme, le tout n'était pas très perfectionné mais était passable pour un débutant. Le maître Melchior était resté dans son coin sans apporté une aide quelconque au jeune trandoshan et le laissant se débrouiller, celui-ci venait de temps à autre pour regarder l'apprenti durant sa méditation ou son entrainement mais sans jamais rien dire. Une fois la navette posée, Rosskress raccompagna le maître jusqu'à la sortie du hangar.

                :maîtrejedi:   Nous nous retrouverons plustard jeune apprenti, le conseil et moi-même comptons sur ton succès à l'examen. Et n'oublies pas la mission qui t'a été confiée... Rends toi à l'infirmerie pour ton examen, on t'y attends.

                Le vieux jedi repartit aussitôt sans rien attendre du jeune lézard, il repartit en s'appuyant lourdement sur sa canne comme si le voyage l'avait épuisé. Rosskress se sentit une fois de plus fier, son nouveau sabre accroché à sa ceinture et flatté une fois de plus par la mission qui lui avait été assignée. Il prit alors la direction de l'infirmerie après avoir demandé celle-ci à la première personne venue. Le trandoshan trouve facilement, là se tenait 3 jedis, des maîtres sans doutes vu leur tenue. Ils regardèrent le padawan arrivé le pas rapide témoignant son inquiètude d'arrivé en retard. Le regard posé sur lui le lézard se présenta une fois arrivé devant eux.

                 Je suis Rosskress le maître Melchior m'envoie pour l'examen...

                 Je suis le maître Niscar, je te souhaite la bienvenue jeune trandoshan.

                 Bienvenue à toi jeune apprenti.

                Le dernier maître au visage masqué ne dit moi et tourna la tête.

                 Et voici le maître Tovaharn. Entre dans l'infirmerie, présentes toi aux autres padawan qui passeront l'examen avec toi.

                Le jeune lézard pénétra alors dans l'infirmerie suivi par les trois maîtres. Là se trouvait deux autres apprentis qui semblaient en attente de l'examen depuis un certains temps, il y avait un garçon d'environ 18 ans qui à la vue du lézard semblait stupéfait et une jeune fille du même âge aux cheveux roux, elle semblait bien pensive, Rosskress compris qu'il s'agissait de Senara dont lui avait parlé Melchior mais il préféra ne pas montrer qu'il savait de qui il s'agissait. Rosskress se présenta ensuite aux autres padawans, le garçon semblait toujours aussi étonné que de telles créatures pouvait exister, la jeune fille semblait méfiante vis à vis de l'être qui venait d'entrer dans la pièce.

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                  Post n°10
                  Auteur : Super PNJ

                  Une nouvelle journée avait commencée. Au dehors, la pénombre et les températures mortelles de la nuit précédente faisaient à présent place au climat diurne de la planète de glace. La différence de quelques degrés entre le jour et la nuit suffisaient bien souvent pour faire passer les êtres vivants de vie à trépas lorsque le soleil abandonnait lâchement cette région de Hoth. Quand enfin ce dernier fût de nouveau au rendez-vous, Senara fût arrachée aux bras de Morphée ainsi qu’a la chaleur douillette de Peluche et de ses couvertures. Altaer, suivant les directives de son maître, alla la chercher quelques temps plus tard pour la convier au petit déjeuner. Ensemble les deux jeunes gens allèrent prendre un repas au petit réfectoire de l’infirmerie. Unique personnes levés de bonne heure dans la pièce mis à part les aides soignantes, ils purent manger à leur convenance.

                  Il était important de prendre des forces pour la journée qui allait suivre. Même si Senara restait particulièrement silencieuse, le jeune padawan, lui, parlait avec entrain de tout et de rien. Entre une tartine dans la bouche et une autre donnée à peluche, il s’émerveillait de tout ce qu’il avait put voir et rencontrer jusqu’à présent grâce à l’ordre Jedi. Les yeux brillants il pouvait enfin partager avec quelqu’un de son âge ce qu’il avait fait avec son maître. Car, bien qu’il ne le disait pas, le jeune garçon avait souffert dans le passé de la solitude. Il en souffrait, et son attitude ainsi que les marques sur son visage et sa peau le laissait aisément transparaître. Maigre, les cheveux en bataille et avec une pathétique jambe en métal, le jeune garçon paraissait bien miséreux. Et pourtant ses yeux brillaient comme jamais, il aimait vivre et aimait la vie. A la différence d’Hurza, qui lui avait perdu jadis toute estime de lui-même, Altaer était animé par une fierté qui était fermement ancré dans son cœur. Le jeune homme avait à présent une cicatrice sur la main qui avait touché l’Ezeru. Bien qu’il souffrait, il gardait ce mal pour lui et n’en parlait pas. Souriant à Senara de ses belles dents blanches il lui demanda au contraire si elle allait bien et comment elle se sentait, elle et peluche.

                  Il n’eut malheureusement pas le temps d’entendre la réponse. Quelques secondes après sa question, alors que la jeune fille venait de prendre une inspiration, les trois maîtres Jedis pénétrèrent dans la pièce pour venir les récupérer. C’était l’heure … Alors que Elderian et Niscar essayaient de rassurer Altaer qui stressait en vue de l’épreuve, craignant de faire honte à l’enseignement de son maître, un Trandoshan pénétra dans la pièce. C’était Rosskress qui se présenta humblement et simplement devant le groupe. Les trois maîtres lui répondirent avec calme et courtoisie, ils ne savaient que peut de chose de ce garçon, seulement le fait que Melchior l’avait rattaché à leur mission et qu’il se devait de passer lui aussi l’épreuve d’aptitude de padawan. L’inquiétude d’Altaer ne tarda pas à disparaitre quelques instants pour laisser place à son habituelle curiosité. Après les présentations et un encouragement commun des maîtres Jedis, le groupe quitta en entier l’infirmerie pour se rendre devant la salle où allait se dérouler l’examen. Sept autres novices attendaient eux aussi devant la porte, certain étaient accompagné de maîtres et d’autres de chevaliers. Parmi tout ces gens, seule Senara n’avait pas son maître prêt d’elle pour l’encourager en ce moment donné. Car parmi ces personnes se trouvait Barbara, qui quitta la foule pour aller discrètement retrouver son élève. La douce et belle femme faiblement vêtue rayonnait comme à son habitude et était animé d’une joie de vivre sans pareil. En ce jour, Rosskress allait selon toute vraisemblance, s’il réussissait l’examen, devenir officiellement son padawan. Et ceci, pensait-elle, grâce à la sagesse de barbe grise et du conseil. Le prenant dans ses bras avec sensualité elle se lova contre le torse bombé du lézard avant de finalement lui titiller le bout du nez avec amusement.


                  « - J’étais persuadé que le conseil finirait par statuer positivement sur ton cas Rosskress ! J’ignore ce qui a fait changer d’avis Melchior, mais c’est là une très bonne nouvelle ! Tu vas réussir, j’en suis sûre !  Tu as le potentiel et le courage guide tes pas ! Je … promets moi de faire attention … Barbara baissa la tête en faisant la moue quelques secondes avant de la relever et de lui donner quelques précieux conseils de dernière seconde. Mais souviens toi mon petit lézard, surtout rappelle toi qu’il n’y à pas de chance ! Seulement la connaissance et la force ! Va à présent Rosskress de Trandosha, je t’attends ici pour la lecture des résultats … ! »

                  Sur ces mots et un dernier câlin, la lourde porte de la pièce s’ouvrit. Bien que la pièce fût relativement petite, elle semblait avoir été aménagée avec soin pour l’occasion. De conception simple, elle se caractérisait par quatre murs de glace perpendiculaires à l’intérieur des quels on avait construit une modeste salle de classe. Au tout et pour tout on pouvait compter au total une dizaine de pupitre qui étaient placés de manière à former un arc de cercle. Aucun secrétaire n’était en retrait par rapport aux autres, mettant chaque élève sur un pied d’égalité avec ses voisins. Au centre de l’arc de cercle ainsi formé, se tenait un droïde protocolaire de couleur argenté dont la beauté du chrome lustré avec soin donnait à la pièce un aspect irréel. Silencieux et disciplinés, les dix jeunes Jedis qui passaient aujourd’hui cet examen allèrent rejoindre les places qui leur étaient attitrées. Lorsque la chose fût faite, le « professeur de boulon » prit enfin la parole. A l‘intonation de sa voix cybernétique, l’assemblée put découvrir qu’elle disposait d’une programmation féminine.

                  « - Bonjours les enfants. Mon nom est GR.0KK, je serais votre tuteur tout au long de cette journée. Vous allez passer aujourd’hui votre premier test au sein de l’Ordre Jedi et il ne sera sans doute pas le dernier. Chaque rang Jedi implique et exige de nouvelles responsabilités, de nouveaux devoirs, mais requiert aussi certaines compétences. Cet examen vise à établir si vous possédez les aptitudes suffisantes pour le rang de Padawan.  Il va donc se découper en trois exercices distincts mais consécutifs. Une épreuve écrite, une épreuve sur la force, et une sur le maniement du sabre. Tout en expliquant le déroulement de l’évaluation, l’immatricule GR.0KK distribuait à chaque élèves un datapad qui servait de « copie d’examen ». Chaque action effectuée sur ce datapad est  indélébile, vous ne pourrez modifier une réponse. Aussi il vous faut être certain de votre décision lorsque vous répondrez aux questions. Bien que vous ne disposiez pas du barème, nous vous signalons que les points attribués à une réponse correcte ne sont pas identiques pour chaque question. Chaque question à son propre barème différent de l’autre. L’exercice débutera quand j’aurais terminé de parler et se terminera quand je vous le signalerais. C’est à vous de savoir gérer votre temps et de décréter les priorités, quelles questions favoriser et lesquelles délaisser. GR.0KK donna le dernier datapad à Altaer avant de se retourner au centre de la pièce. Échouer à cet examen n’est pas une tare, c’est seulement le fait que vous n’êtes pas encore prêt. Comprendre vos erreurs est l’unique moyen d’avancer. Que la force soit avec vous. »

                  Le top départ était donné et les datapad s’allumèrent automatiquement en même temps. Leur écran lumineux s’ouvrit sur le formulaire d’examen que les élèves allaient devoir remplir. Ces ordinateurs étaient couplé au cerveau électronique du droïde et étaient programmés pour se verrouiller 20 minutes après leur activation ce qui marquerait le fin de l’exercice.
                  Les apprentis Jedis étaient jetés dans la fausses aux lions. La première épreuve de l’examen venait de commencer. Cet exercice était beaucoup plus difficile qu’il pouvait y paraître. Sous ces airs de petit questionnaire aux réponses faciles et toutes faites se cachaient bien des questions pièges que l’esprit alerte d’un Jedi se devait de débusquer, comprendre et enfin y répondre en conséquent. Le temps était lui aussi un facteur important. Les aspirants padawans n’avaient aucune information sur la durée totale de cette épreuve, ils ne pouvaient que spéculer à ce sujet. Ils allaient ainsi devoir savoir gérer leur temps sans savoir de combien ils en disposaient. L’objectif était de les mettre en condition réelle et voir s’ils stressaient et comment ils réagissaient. Il était certain que le manque d’informations, le fait de ne pouvoir revenir en arrière sur ses réponses et d’ignorer le barème allait mettre les nerfs de ces jeunes gens à rude épreuve.


                   




                  Partie I : La déduction et la connaissance du Padawan.
                      

                  Le Jedi résout bien plus de conflits par l’esprit que par l’épée. Pour se faire il doit lire entre les lignes et trouver la réponse aux énigmes qui lui barrent l’accès à la vérité. La force, le code et le strict enseignement du temple, sont tous les trois ses alliés dans sa tâche qui est de délier le vrai du faux. Ce premier exercice a pour but d’évaluer votre aptitude de déduction et vos aspirations. Souvenez-vous qu’en cas de doute vous trouverez la réponse à la question dans l’enseignement et la philosophie du temple. Barrez la ou les mauvaises réponses et procédez autrement si demandé.

                  1)    Parmi ces objets, lequel devriez vous posséder en tant que Jedi ?
                  -    Une arme.
                  -    Une photo de vos parents.
                  -    Un datapad.
                  -    Un speeder.
                  -    Un vaisseau.
                  -    Un logement.

                  2)    Parmi ces sentiments, lequel est le mieux à même de guider objectivement votre jugement ?
                  -    L’amour.
                  -    La passion.
                  -    La colère.
                  -    La peur.

                  3)    La philosophie Jedi repose sur trois piliers majeurs. Énoncez-les :
                  -    La méditation.
                  -    L’autodiscipline.  
                  -    La neutralité.
                  -    La Force.
                  -    La patience.
                  -    L’amour.
                  -    La connaissance.
                  -    L’indulgence.
                  -    La passion.
                  -    La non-violence.

                  4)    Parmi ces actions, lesquelles sont interdites à un Jedi ?
                  -    Se marier.
                  -    Tuer.
                  -    Emprisonner.
                  -    S’enrichir.
                  -    Trahir.
                  -    Menacer.
                  -    Mentir.

                  5)    Inscrivez de manière succincte et chronologiquement les différents rangs qu’un Jedi rencontrera au cours de son ascension au sein de l’ordre.

                  6)    Quelles sont les taches et les devoirs qui incombent au Conseil Jedi ? Comment est-il formé ? Quelles attitudes se doivent d’adopter les Jedis à l’égard du conseil et de ses décisions ?  Existe-il une autorité supérieure au Conseil Jedi ?

                  7)    De combien de sièges est actuellement composé le Conseil Jedi ?
                  -    5.
                  -    6.
                  -    7.
                  -    8.
                  -    12.
                  -    Chaque Jedi est membre du Conseil Jedi.
                  -    Aucun.

                  8]    Donnez le nom des membres permanents du Conseil Jedi.

                  9)    Rédigez une courte description du rang de Grand Maître de l’ordre Jedi. Quel est le rôle d’un grand maître ? Comment le devient-on ? Peut-il y avoir plusieurs Grand Maître en même temps ? Citer le ou les Grand(s) Maître(s) actuel(s).


                  10)    A la suite d’un combat sanglant opposant l’ordre Jedi aux forces Impériales, l’ennemi bat en retraite. Alors que vous vous apprêtez à quitter les lieux afin de fuir une contre attaque imminente, vous apercevez un survivant parmi les cadavres. C’est un Sith, qui, bien que blessé et incapable de vous attaquer, garde assez de force pour vous écouter et parler. A votre vue il ne peut s’empêcher de salir la mémoire des braves qu’il à tué de sa main durant cet affrontement. Vos compagnons vous exhortent de vous dépêcher pour qu’ils puissent ramener vos blessés sur Hoth au plus vite. Que faites-vous ?
                  -    Vous faites abstraction de vos sentiments et exécutez au nom de la justice cet ennemi.
                  -    Vous n’intervenez pas et le regardez patiemment mourir sous vos yeux.
                  -    Quoi qu’en disent vos compagnons, vous prenez le temps de le soigner et le laissez sur place.
                  -    Vous l’abandonnez à son sort.
                  -    Vous vous empressez d’amener cet homme dans le vaisseau qui vous attend pour l’évacuation et quittez en toute hâte la planète.

                  11)    Au court d’une périlleuse mission sans appuis en territoire Impérial, vous et vos compagnons êtes parvenu à dérober des plans vitaux à la réussite d’une opération rebelle future. Malheureusement vous êtes le seul à avoir pu vous enfuir et vos amis sont à présent coincés sur place et cernés par des renforts ennemis. Leurs dernières heures sont comptées. Vous devez faire un choix :   
                  -    Vous ne pouvez abandonner vos compagnons d’arme et rebroussez chemin.
                  -    Vous tentez de faire une diversion de manière à attirer les troupes ennemies dans votre direction.
                  -    Vous tentez de négocier la reddition de votre groupe avec les Impériaux moyennant les plans volés.
                  -    Vous appelez des renforts.
                  -    Vous laissez derrière vous vos amis et prenez la direction du point de rendez vous comme convenu lors du briefing.

                  12)     Vous concernant, pour quelles raisons souhaitiez-vous devenir un Jedi ? De quelle manière avez-vous découvert votre lien avec la force ? Comment avez-vous été repéré par l’ordre Jedi ? Comment s’est manifestée votre première rencontre avec ce dernier ? Décrivez en détail ces évènements, ce que vous avez ressentit et ce que vous ressentez. Que pensez-vous apporter de plus au temple par votre présence ? [ 150 mots minimums ].

                  13)    Pour vous, qu’est-ce qu’être un Jedi ? [ 150 mots minimums ].

                  14)    Quelles sont vos peurs et vos angoisses ? Expliquez en les raisons.

                  15)    Qu’est-ce que la force ? [ 50 mots minimums ].

                  16)    Parmi ces termes, lesquels sont liés au côté obscur ?   
                  -    La puissance.
                  -    La rapidité.
                  -    La douleur.
                  -    Le mal.
                  -    La facilité
                  -    L’amour.
                  -    La colère.
                  -    Séduisant.
                  -    Le danger.
                  -    La lumière.
                  -    La fourberie.


                  17)    Avez-vous déjà été en contact avec le côté obscur ? De quelle(s) manière(s) ? Qu’avez-vous ressentit ? De quelle manière pensez-vous pouvoir vous en prémunir ?

                  18]    Qui sont les Siths ? Que prêchent-ils ? Qui sont leurs ennemis ? D’où viennent les premiers d’entre eux ?


                  19)    Enoncez le code Jedi. Expliquez de manière claire et succincte la signification de chaque partie du code.

                  20)    Parmi ces termes, lesquels sont apparentés aux devoirs d’un Jedi?   
                  -    L’humilité.
                  -    Le respect.
                  -    L’autodiscipline.
                  -    La supériorité.
                  -    La passion.
                  -    Le meurtre.
                  -    La haine.
                  -    La vengeance.
                  -    La justice.
                  -    La non-violence.
                  -     L’amour.

                  21)    Un de vos compagnons a embrassé le côté obscur et vous a trahis. Vous le retrouvez plusieurs années plus tard et découvrez avec horreur que la personne que vous avez connut jadis est à présent un Sith cruel et sans cœur. Que faîtes-vous ?



                  Spoiler : Spoiler
                      

                  Mufus    
                      

                      

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                    Post n°11
                    Auteur : Senara

                    Après sa nuit trop courte, et l’entraînement qu’elle s’était imposée la veille, le réveil fut assez difficile. Mais à force de persévérance, Altaer réussit à la tirer du sommeil.
                    Senara se leva et se prépara mécaniquement, un peu comme un zombie. Après plusieurs papouilles à Peluche, elle suivit finalement le jeune mutilé jusqu’au réfectoire.
                    Là, elle se découvrit une fringale comme elle en avait rarement eu, et commença à manger comme quatre. A se demander où elle pouvait bien caser tout ce qu’elle avalait.
                    En jeune fille bien élevée, elle ne parlait pas la bouche pleine, et laissa donc Altaer faire la conversation. Il semblait intouchable, toujours de bonne humeur. Senara se souvenait de l’époque où elle l’était elle aussi. Et elle se jura de retrouver cette philosophie qui lui avait permis de franchir de nombreux obstacles qu’on disait insurmontables.
                    Après tout, un maître possédé accusé de trahison et une bague maudite qui mettait sa vie en danger, ce n’était pas grand-chose. Surtout comparé à la jambe amputée d’Altaer, et à toutes les souffrances endurées par des gens à travers la galaxie.
                    Lentement, alors qu’elle écoutait le jeune garçon, le sourire revint sur son visage.
                    Finalement, il lui demanda comment elle allait. Senara en profita aussitôt pour répondre, avant qu’il ne se relance dans un monologue endiablé.
                     
                    -Altaer… je voulais te dire… merci… Je n’ai vraiment pas été très attentive et je t’ai laissé te débrouiller tout seul, alors que tu avais besoin d’aide. Tu as même été blessé à cause de moi. J’ai des problèmes, c’est vrai, mais ça ne doit pas m’empêcher de faire ce que doit faire un Jedi, ou un Padawan.
                    C’est ce que toi tu fais, et tu me l’as rappelé. Alors merci Altaer.
                    Tu seras un grand Jedi, j’en suis sure.
                     
                    Senara fut interrompue par les maîtres Jedi qui venaient leur annoncer l’examen. En fait, elle n’était même pas sûre qu’Altaer avait entendu, ou écouté, sa réponse. Elle haussa les épaules avec une grimace amusée. Ce jour-là, rien ne semblait pouvoir l’atteindre.
                    Puis elle suivit les maîtres vers la salle d’examen.
                     
                    En route, il croisèrent un Trandoshan, qui les arrêta et se présenta : Rosskress, il venait passer l’examen. Et c’était Melchior qui l’envoyait. Senara l’observa avec attention. Elle avait déjà croisé des Trandos petite, ils n’avaient pas bonne réputation parmi les gens de Little-Lorrd. Ni auprès de la plupart des voyageurs spaciaux. Mais celui-ci était dans la base, il avait été accepté comme padawan. Il devait être différent.
                    La référence à Melchior bien sûr n’était pas très rassurante, mais le pauvre n’y était sans doute pour rien.
                    Elle s’efforça de chasser ses doutes puis s’approcha et lui tendit sa petite main. La droite, celle qui ne portait pas la bague, bien entendu. Elle avait vu ce que l’ezeru avait fait à Altaer. Hors de question de laisser quelqu’un d’autre le toucher.
                     
                    -Bonjour, je m’appelle Senara. Et voici Altaer. Nous passons l’examen nous aussi. Je me demande ce qui nous attend. Mais je suis sûre que tout ira bien !
                     
                    Elle finit avec un grand sourire. Alors même qu’ils arrivaient devant la salle d’examen. Là, de nombreux autres apprentis étaient rassemblés, avec leurs maîtres respectifs. Celui, ou plutôt celle, de Rosskress le rejoignit très vite. Elle était assez surprenante cette Jedi. Senara qui était juste à côté ne put s’empêcher d’entendre ce qu’elle disait à « son lézard ».
                     
                    Melchior a changé d’avis à son sujet ? Qu’est-ce que ça veut dire ?... Plus ça va, plus je pense qu’il cache des choses à tout le monde… oui… bon… ce n’est pas le moment de s’en préoccuper… j’ai un examen à passer… Que dirais Hurza s’il était là ?... Il me ferait sans doute de grands signes d’encouragement, en levant les pouces au ciel, ou quelque chose du même genre… Je vois retrouverai, maître, et je prouverai votre innocence. Mais plus tard aussi… prendre les problèmes un par un, les affronter sans peur et sans arrogance, avec calme et réflexion… passons ce fichu examen !
                     
                    Senara entra avec les autres dans la salle et écouta les consignes du droïde. Savoir gérer son temps sans savoir combien on en avait. La notion était… intéressante. Un bon exercice contre le stress en tout cas.
                    Senara n’avait jamais été sujette au stress.
                    Et on n’avait pas le droit à l’erreur non plus. Pas de deuxième chance. Toute erreur était fatale. Ce serait comme ça aussi dans leur vie de Jedi (s’ils arrivaient jusque là), un autre moyen de vérifier qu’ils étaient capables de faire face à cette vérité. Dans un domaine beaucoup moins grave qu’un champ de bataille ou une crise diplomatique. Le tout avait une véritable logique. Restait à voir les questions.
                    La fin des consignes du droïde permettait de dédramatiser l’examen en question. Ce qui fit sourire Senara.
                     
                    Les datapads qui leur avaient été distribués s’allumèrent finalement, affichant les questions et les dernières consignes.
                    La petite rouquine parcouru rapidement l’ensemble du formulaire, pour se donner une idée de ce qui l’attendait.
                    Puis, sans perdre de temps (elle ne savait pas de combien elle disposait… donc, elle ne pouvait pas en gâcher une minute), elle commença à répondre.
                     

                     




                     Partie I : La déduction et la connaissance du Padawan.   
                     
                       

                     
                     
                       
                    Le Jedi résout bien plus de conflits par l’esprit que par l’épée. Pour se faire il doit lire entre les lignes et trouver la réponse aux énigmes qui lui barrent l’accès à la vérité. La force, le code et le strict enseignement du temple, sont tous les trois ses alliés dans sa tâche qui est de délier le vrai du faux. Ce premier exercice a pour but d’évaluer votre aptitude de déduction et vos aspirations. Souvenez-vous qu’en cas de doute vous trouverez la réponse à la question dans l’enseignement et la philosophie du temple. Barrez la ou les mauvaises réponses et procédez autrement si demandé.  1)    Parmi ces objets, lequel devriez vous posséder en tant que Jedi ?
                    -    Une arme.
                    -    Une photo de vos parents.
                    -    Un datapad.
                    -    Un speeder.
                    -    Un vaisseau.
                    -    Un logement. 
                      Aucun de ces objets ne devrait être nécessaire à un Jedi. Pourtant, il peut être amené à utiliser une arme pour assurer sa mission.

                    2)    Parmi ces sentiments, lequel est le mieux à même de guider objectivement votre jugement ?
                    -    L’amour. Si on ne se laisse pas dépasser par lui.
                    -    La passion.
                    -    La colère.
                    -    La peur.

                    3)    La philosophie Jedi repose sur trois piliers majeurs. Énoncez-les :
                    -    La méditation.
                    -    L’autodiscipline.  
                    -    La neutralité.
                    -    La Force.
                    -    La patience.
                    -    L’amour.
                    -    La connaissance.
                    -    L’indulgence.
                    -    La passion.
                    -    La non-violence.

                    4)    Parmi ces actions, lesquelles sont interdites à un Jedi ? 
                    -    Se marier.
                    -    Tuer.
                    -    Emprisonner.
                    -    S’enrichir.
                    -    Trahir.
                    -    Menacer.
                    -    Mentir.

                    5)    Inscrivez de manière succincte et chronologiquement les différents rangs qu’un Jedi rencontrera au cours de son ascension au sein de l’ordre.
                     Initié, Novice, padawan, chevalier Jedi, Maître Jedi, Membre du Conseil, Grand Maître Jedi.

                    6)    Quelles sont les taches et les devoirs qui incombent au Conseil Jedi ? Comment est-il formé ? Quelles attitudes se doivent d’adopter les Jedis à l’égard du conseil et de ses décisions ?  Existe-il une autorité supérieure au Conseil Jedi ? 
                    Le Conseil Jedi guide l’Ordre dans le respect de la Force. IL est le lien entre les Jedis et la volonté de la Force que tous doivent suivre et accomplir. Il est formé de douze Maîtres Jedi dont la force et la sagesse ont été reconnues.


                    Chaque Jedi doit respect et obéissance au Conseil. Respect et obéissance absolus pour le Conseil et pour ses décisions. Il n’y a pas d’autorité supérieure au Conseil.

                    7)    De combien de sièges est actuellement composé le Conseil Jedi ? 
                    -    5.
                    -    6.
                    -    7.
                    -    8.
                    -    12.
                    -    Chaque Jedi est membre du Conseil Jedi.
                    -    Aucun.

                    8]    Donnez le nom des membres permanents du Conseil Jedi. 
                    Rylen Korr, Melchior Barbe-Grise, Galaelle

                    9)    Rédigez une courte description du rang de Grand Maître de l’ordre Jedi. Quel est le rôle d’un grand maître ? Comment le devient-on ? Peut-il y avoir plusieurs Grand Maître en même temps ? Citer le ou les Grand(s) Maître(s) actuel(s).
                    Il n’y a qu’un seul Grand Maître de l’Ordre Jedi, c’est un maître Jedi exceptionnel dont on reconnaît ainsi la grande maîtrise de la Force et la grande sagesse. Il est le garant de la sagesse et de la philosophie Jedi. C’est un titre honorifique, le Grand Maître n’a pas plus de pouvoirs qu’un membre du Conseil. L’actuel Grand Maître est Rylen Korr.

                    10)    À la suite d’un combat sanglant opposant l’ordre Jedi aux forces Impériales, l’ennemi bat en retraite. Alors que vous vous apprêtez à quitter les lieux afin de fuir une contre attaque imminente, vous apercevez un survivant parmi les cadavres. C’est un Sith, qui, bien que blessé et incapable de vous attaquer, garde assez de force pour vous écouter et parler. A votre vue il ne peut s’empêcher de salir la mémoire des braves qu’il a tués de sa main durant cet affrontement. Vos compagnons vous exhortent de vous dépêcher pour qu’ils puissent ramener vos blessés sur Hoth au plus vite. Que faites-vous ?
                    -    Vous faites abstraction de vos sentiments et exécutez au nom de la justice cet ennemi. 
                    -    Vous n’intervenez pas et le regardez patiemment mourir sous vos yeux.
                    -    Quoi qu’en disent vos compagnons, vous prenez le temps de le soigner et le laissez sur place.
                    -    Vous l’abandonnez à son sort.
                    -    Vous vous empressez d’amener cet homme dans le vaisseau qui vous attend pour l’évacuation et quittez en toute hâte la planète.

                    11)    Au court d’une périlleuse mission sans appuis en territoire Impérial, vous et vos compagnons êtes parvenu à dérober des plans vitaux à la réussite d’une opération rebelle future. Malheureusement vous êtes le seul à avoir pu vous enfuir et vos amis sont à présent coincés sur place et cernés par des renforts ennemis. Leurs dernières heures sont comptées. Vous devez faire un choix :   
                    -    Vous ne pouvez abandonner vos compagnons d’arme et rebroussez chemin.
                    -    Vous tentez de faire une diversion de manière à attirer les troupes ennemies dans votre direction. 
                    -    Vous tentez de négocier la reddition de votre groupe avec les Impériaux moyennant les plans volés. 
                    -    Vous appelez des renforts.
                    -    Vous laissez derrière vous vos amis et prenez la direction du point de rendez vous comme convenu lors du briefing.

                    12)     Vous concernant, pour quelles raisons souhaitiez-vous devenir un Jedi ? De quelle manière avez-vous découvert votre lien avec la force ? Comment avez-vous été repéré par l’ordre Jedi ? Comment s’est manifestée votre première rencontre avec ce dernier ? Décrivez en détail ces évènements, ce que vous avez ressentit et ce que vous ressentez. Que pensez-vous apporter de plus au temple par votre présence ? [150 mots minimums].
                    Je n’ai jamais envisagé de devenir Jedi avant de rencontrer des chevaliers sur Bespin. Je voulais rester avec ma famille et mener la vie qu’ils menaient. Ma famille respectait les Jedi mais n’avait jamais eu affaire à eux. Je savais qu’ils menaient une vie difficile avec des responsabilités. Alors, quitte à avoir une vie difficile, autant que ce soit avec ma famille. Mon lien avec la Force s’est d’abord manifesté par des rêves prémonitoires. J’ai aussi rencontré un homme, quand j’étais toute petite, ça devait être un utilisateur de la Force, mais il s’est contenté de parler de moi à mes parents, et il n’a pas insisté plus que ça.
                    J’ai été repérée quelques années plus tard par des Jedi en mission sur Bespin. Le vaisseau de la famille s’y était posé aussi. Et apparemment les chevaliers ont ressenti une perturbation dans la Force, et sont venus voir de quoi il s’agissait. C’est comme ça qu’ils m’ont trouvée. Et ils m’ont emmenée avec eux sur Coruscant, pour que je rejoigne le Temple. La séparation avec ma famille n’a pas été facile, mais c’est loin tout ça. J’ai toujours appris qu’il ne faut pas choisir la voie de la facilité, et j’ai appliqué ce précepte depuis toujours. Très vite, j’ai oublié mes doutes et mes regrets, et maintenant, je sais que je veux devenir chevalier, pour protéger la paix et la justice, et aider ceux qui en ont besoin.
                    Je ne sais pas ce que ma présence peut apporter au Temple, je ne suis pas très forte, je suis même fragile. Mais on m’a souvent dit que j’avais un lien très fort avec la Force, que mes rêves en sont la preuve, peut-être que ça pourra être utile.

                    13)    Pour vous, qu’est-ce qu’être un Jedi ? [150 mots minimums]. 
                    Un Jedi est un être que la Force a doté de pouvoirs supérieurs à ceux des espèces de la galaxie. Mais il ne doit pas croire que ces pouvoirs lui sont dus, et qu’il peut en faire ce qu’il veut. Car qui dit grands pouvoirs dit aussi grande responsabilité. Si le Jedi venait à l’oublier, il ne serait plus un Jedi. Il sombrerait dans le côté obscur. Etre un Jedi, c’est accepter aussi bien les pouvoirs que les responsabilités.
                    Ces responsabilités sont de toutes sortes, mais répondent à un grand dessein : suivre la Force, maintenir son équilibre et la paix à travers la galaxie. Le Jedi est le garant de la paix et de la justice. Toute sa vie est dédiée à ces idéaux.
                    Il doit trouver des solutions aux diverses crises de la galaxie. Des solutions qui privilégient la non-violence et le respect de la vie. Un Jedi cherchera toujours à préserver la vie, mais s’il n’y a pas d’autre choix, le Jedi n’hésitera pas à recourir à la force, pour accomplir la volonté de la Force. le Jedi doit être prêt à agir contre ses propres convictions si cela doit permettre d’accomplir les ordres du Conseil et donc les desseins de la Force.

                    14)    Quelles sont vos peurs et vos angoisses ? Expliquez en les raisons.
                    Je crois que ma plus grande angoisse est de décevoir les gens qui comptent sur moi.
                    J'ai aussi peur des bomas, des bêtes de Dxun, depuis un traumatisme dans mon enfance.

                    15)    Qu’est-ce que la force ? [50 mots minimums].
                    La Force est une énergie qui existe dans chaque être vivant de la galaxie. Elle nous entoure, elle est en nous. Elle relie chaque chose aux autres. Ceux qui savent l’utiliser peuvent ainsi agir sur les objets ou même les gens qui les entourent, la Force peut aussi leur envoyer des visions du futur ou d’événements lointains.
                    Mais les sensitifs sont plutôt rares. La façon dont ils utilisent la Force les définit comme Jedi ou Sith.


                    16)    Parmi ces termes, lesquels sont liés au côté obscur ?   
                    -    La puissance. 
                    -    La rapidité.
                    -    La douleur.
                    -    Le mal.
                    -    La facilité
                    -    L’amour.
                    -    La colère.
                    -    Séduisant.
                    -    Le danger.
                    -    La lumière.
                    -    La fourberie.


                    17)    Avez-vous déjà été en contact avec le côté obscur ? De quelle(s) manière(s) ? Qu’avez-vous ressentit ? De quelle manière pensez-vous pouvoir vous en prémunir ?
                    J’ai déjà été en contact avec le côté obscur, au moins une fois, la deuxième, je ne suis pas sure.
                    Je pense avoir rencontré un Sith avec mes parents, alors que j’avais quatre ans. Si c’était bien un Sith, c’était la première fois que je rencontrais un sensitif, et il m’a terrifiée.
                    Après, j’ai croisé le côté obscur sur Korriban. Il y est omniprésent, et surtout, il y avait un Sith. Mon maître et moi l’avons combattu, et il est maintenant prisonnier de l’Ordre. Ce contact a été une véritable agression pour moi, j’ai bien cru que j’allais faire un malaise. Mais j’ai tenu bon. Il y a aussi l’ezeru que j’ai au doigt, mais pour l’instant, je ne le sens pas.
                    Le côté obscur me rend malade, littéralement, chaque fois que j’ai été en contact avec lui, je me suis sentie très mal, je ne crois pas qu’il puisse un jour me séduire.

                    18]    Qui sont les Siths ? Que prêchent-ils ? Qui sont leurs ennemis ? D’où viennent les premiers d’entre eux ? 
                    Les Siths sont les opposés des Jedis. Utilisateurs de la Force, ils usent sont côté obscur exclusivement. Leur but principal est la puissance et le pouvoir personnels. Ils ont aussi pour but la destruction de l’Ordre Jedi, comme les récents événements et la Purge lancée par l’Empire le montrent. Ils ne reculent devant rien pour parvenir à leurs fins. Tuer et faire souffrir ne leur posent aucun problème. Ils ne respectent rien, pas même leurs propres maîtres.
                    Les premiers Siths étaient à l’origine des Jedis, qui ont sombrés dans le Côté Obscur, et qui ont été chassés par l’Ordre, ce qui expliquerait leur haine à son encontre.

                    19)    Enoncez le code Jedi. Expliquez de manière claire et succincte la signification de chaque partie du code.
                    Il n'y a pas d'ignorance, il y a la Connaissance = la connaissance permet d’assurer la victoire, il ne faut pas compter sur la chance, mais sur le savoir.
                    Il n'y a pas d'émotions, il y a la Paix = le Jedi ne doit pas se laisser contrôler par ses émotions
                    Il n'y a pas de passions, il y a la Sérénité = la sérénité permet de trouver la voie là où les passions mènent au désastre, il faut rester calme en toute circonstances pour résoudre tout problème.
                    Il n'y a pas de mort, il y a la Force. =Toute chose dans l’univers est liée à la Force, quand être meurt, il retourne tout simplement à la Force. La mort n’est pas une fin.

                    20)    Parmi ces termes, lesquels sont apparentés aux devoirs d’un Jedi?   
                    -    L’humilité.
                    -    Le respect.
                    -    L’autodiscipline.
                    -    La supériorité.
                    -    La passion.
                    -    Le meurtre.
                    -    La haine.
                    -    La vengeance.
                    -    La justice.
                    -    La non-violence.
                    -     L’amour.

                    21)    Un de vos compagnons a embrassé le côté obscur et vous a trahis. Vous le retrouvez plusieurs années plus tard et découvrez avec horreur que la personne que vous avez connut jadis est à présent un Sith cruel et sans cœur. Que faîtes-vous ?
                    Je tente de le raisonner et de le faire revenir dans la lumière, car toute faute peut-être pardonnée et rachetée. Mais si il refuse d’écouter et se montre trop menaçant pour la galaxie, alors je l’affronterai. Et, s’il n’y a vraiment pas d’autre moyen, je le tuerai.
                     



                       
                    Senara avait répondu au questionnaire d’une traite, en ne manifestant presque aucune hésitation. Elle était bien consciente qu’elle aurait sans doute quelques erreurs, mais étant donnée la contrainte du temps, elle ne pouvait pas se permettre de perdre en réflexion des minutes qui lui étaient peut-être comptées. De toute façon, la plupart des réponses venaient de son cœur même, et reflétaient ce qu’elle pensait vraiment. Et la réflexion n’aurait rien changé.
                    Pour certaines par contre, elle avait retranscrit ce qu’elle avait appris depuis son arrivée au Temple, même si, parfois, elle n’était pas totalement d’accord avec. 
                     
                    Arrivée aux trois dernières questions, elle avait ressenti un sentiment d’urgence, et elle y répondit plus vite peut-être qu’elle ne l’aurait souhaité. Mais elle avait fini depuis à peine quelques minutes quand la fin de l’exercice arriva.
                    Senara avait coincé sa main gauche et l’ezeru sous son bras droit. Elle ne voulait pas qu’on remarque la bague.
                     
                    Et elle attendait maintenant la suite de l’épreuve, à peine angoissée. La première question de l’examen l’avait ramenée à un vieux rêve, et elle se demandait ce qu’elle ferait si elle avait son propre vaisseau. Elle avait déjà piloté, et ce souvenir était assez grisant. C’était à ça qu’elle pensait, un léger sourire aux lèvres, aux milieux des autres apprentis qui avaient fini ou terminaient leur propre questionnaire.


                      

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                      Post n°12
                      Auteur : Rosskress

                      Les présentations faites, les maîtres enmenèrent les trois jeunes élèves vers la salle d'examen. Là se trouvait quelques autres apprentis en attente pour passer l'examen, au milieu du groupe Rosskress aperçut une forme familière qui en sortit pour se diriger rapidement vers lui. C'était Barbara, la retrouver rappellait au jeune lézard les évènements de Dagobah qui lui glacèrent quelques peu le sang, mais il repensa au baiser qu'elle lui avait donné avant de se séparer. Les évènements s'étant enchainés rapidement Rosskress n'y avait pas vraiment pensé, mais ce souvenir lui fit sentir une douce chaleur au coeur, et retrouver la belle Barbara le fit se sentir entiché d'elle, et lorsqu'elle se sera contre lui, il l'enlaça de ses bras et l'étreignit chaleureusement. La belle jedi lui témoignit sa joie par rapport à la décision du conseil, le jeune trandoshan lui répondit par un large sourire sans rien dire, elle lui donna ensuite quelques conseils pour affronter cette nouvelle épreuve qui s'annonçait.
                      Le temps d'étreindre Barbara une dernière fois et il était temps pour Rosskress de s'installer dans la salle pour débuter l'épreuve. Les élèves furent acceuillis par un droide protocolaire donnant les consignes de l'examen. Rosskress s'assit près de Senara et d'Altaer, il écouta patiemment le droïde tout en passant ses doigts sur le bords du datapad positionné devant lui par le robot, le jeune trandoshan avait hâte de commencer l'épreuve. L'examinateur lança le top départ et le datapad s'illumina, le lézard se jeta litéralement dessus, stressé pour la première fois, de cet examen dépendait beaucoup de chose et il ne voulait décevoir Barbara, il lut alors les questions en grimaçant devant certaines qui lui rappelait sa première entrevue avec le vieux Barbe grise.

                      Partie I : La déduction et la connaissance du Padawan.  
                      Le Jedi résout bien plus de conflits par l’esprit que par l’épée. Pour se faire il doit lire entre les lignes et trouver la réponse aux énigmes qui lui barrent l’accès à la vérité. La force, le code et le strict enseignement du temple, sont tous les trois ses alliés dans sa tâche qui est de délier le vrai du faux. Ce premier exercice a pour but d’évaluer votre aptitude de déduction et vos aspirations. Souvenez-vous qu’en cas de doute vous trouverez la réponse à la question dans l’enseignement et la philosophie du temple. Barrez la ou les mauvaises réponses et procédez autrement si demandé. 1) Parmi ces objets, lequel devriez vous posséder en tant que Jedi ?
                      - Une arme.
                      - Une photo de vos parents.
                      - Un datapad.
                      - Un speeder.
                      - Un vaisseau.
                      - Un logement.Un jedi doit pouvoir faire abstraction de ces biens, bien que l'utilisation d'une arme soit parfois nécessaire.
                      2) Parmi ces sentiments, lequel est le mieux à même de guider objectivement votre jugement ?
                      - L’amour.
                      - La passion.
                      - La colère.
                      - La peur.
                      Les meilleurs jugements sont portés sans prise en compte des sentiments personnels.
                      3) La philosophie Jedi repose sur trois piliers majeurs. Énoncez-les :
                      - La méditation.
                      - L’autodiscipline.
                      - La neutralité.
                      - La Force.
                      - La patience.
                      - L’amour.
                      - La connaissance.
                      - L’indulgence.
                      - La passion.
                      - La non-violence.
                      4) Parmi ces actions, lesquelles sont interdites à un Jedi ?
                      - Se marier.
                      - Tuer.
                      - Emprisonner.
                      - S’enrichir.
                      - Trahir.
                      - Menacer.
                      - Mentir.
                      5) Inscrivez de manière succincte et chronologiquement les différents rangs qu’un Jedi rencontrera au cours de son ascension au sein de l’ordre.
                      Sensitif-Apprenti-Padawan-Chevalier-Maître-Membre du conseil-Grand maître
                      6) Quelles sont les taches et les devoirs qui incombent au Conseil Jedi ? Comment est-il formé ? Quelles attitudes se doivent d’adopter les Jedis à l’égard du conseil et de ses décisions ? Existe-il une autorité supérieure au Conseil Jedi ?
                      Le conseil jedi a pour tâches de prendre la décision de formé ou non un Sensitif, de guider l'ordre grâce à ses décisions et a le devoir de protéger celui-ci ainsi que ses membres, il doit également agir afin de préserver la paix. Il est formé des maîtres jedi les plus sages et les plus à-même de guider l'ordre par leurs décisions. Les jedis doivent se montrer respectueu du conseil et de ses décisions. Il n'y a pas d'autorité supérieur au conseil.
                      7) De combien de sièges est actuellement composé le Conseil Jedi ?
                      - 5.
                      - 6.
                      - 7.
                      - 8.
                      - 12.
                      - Chaque Jedi est membre du Conseil Jedi.
                      - Aucun.
                      8] Donnez le nom des membres permanents du Conseil Jedi.
                      Rylen Korr, Melchior Barbe-Grise
                      9) Rédigez une courte description du rang de Grand Maître de l’ordre Jedi. Quel est le rôle d’un grand maître ? Comment le devient-on ? Peut-il y avoir plusieurs Grand Maître en même temps ? Citer le ou les Grand(s) Maître(s) actuel(s).
                      Le Grand Maître de l'ordre jedi est choisis comme étant le membre du conseil le plus sage et montrant le plus d'affinités avec la force ainsi que la meilleure maitrise au combat. Il n'a aucun rôle de plus qu'un membre du conseil classique, c'est un titre honorifique. On le devient lorsqu'on obtient une importante renommée au sein de l'ordre et lorsqu'on a les qualités énoncées plus haut. Il ne peut y avoir qu'un seul grand maître à la fois, c'est le maître Rylen Korr.
                      10) A la suite d’un combat sanglant opposant l’ordre Jedi aux forces Impériales, l’ennemi bat en retraite. Alors que vous vous apprêtez à quitter les lieux afin de fuir une contre attaque imminente, vous apercevez un survivant parmi les cadavres. C’est un Sith, qui, bien que blessé et incapable de vous attaquer, garde assez de force pour vous écouter et parler. A votre vue il ne peut s’empêcher de salir la mémoire des braves qu’il à tué de sa main durant cet affrontement. Vos compagnons vous exhortent de vous dépêcher pour qu’ils puissent ramener vos blessés sur Hoth au plus vite. Que faites-vous ?
                      - Vous faites abstraction de vos sentiments et exécutez au nom de la justice cet ennemi.
                      - Vous n’intervenez pas et le regardez patiemment mourir sous vos yeux.
                      - Quoi qu’en disent vos compagnons, vous prenez le temps de le soigner et le laissez sur place.
                      - Vous l’abandonnez à son sort.
                      - Vous vous empressez d’amener cet homme dans le vaisseau qui vous attend pour l’évacuation et quittez en toute hâte la planète.
                      11) Au court d’une périlleuse mission sans appuis en territoire Impérial, vous et vos compagnons êtes parvenu à dérober des plans vitaux à la réussite d’une opération rebelle future. Malheureusement vous êtes le seul à avoir pu vous enfuir et vos amis sont à présent coincés sur place et cernés par des renforts ennemis. Leurs dernières heures sont comptées. Vous devez faire un choix :
                      - Vous ne pouvez abandonner vos compagnons d’arme et rebroussez chemin.
                      - Vous tentez de faire une diversion de manière à attirer les troupes ennemies dans votre direction.
                      - Vous tentez de négocier la reddition de votre groupe avec les Impériaux moyennant les plans volés.
                      - Vous appelez des renforts.
                      - Vous laissez derrière vous vos amis et prenez la direction du point de rendez-vous comme convenu lors du briefing.
                      12) Vous concernant, pour quelles raisons souhaitiez-vous devenir un Jedi ? De quelle manière avez-vous découvert votre lien avec la force ? Comment avez-vous été repéré par l’ordre Jedi ? Comment s’est manifestée votre première rencontre avec ce dernier ? Décrivez en détail ces évènements, ce que vous avez ressentit et ce que vous ressentez. Que pensez-vous apporter de plus au temple par votre présence ? [ 150 mots minimums ].
                      J'ai souhaité devenir jedi suite à ma découverte de la force, j'ai commencé à ressentir la force via la méditation pratiquée avec l'art Teras Kasi, j'ai à force d'entrainement commencé à lié des affinités avec la force et j'ai pu la ressentir à chaque fois un peu plus. J'ai compris qu'elle reliait tous les êtres vivants entre eux, et qu'elle représentait d'une certaine façon le bien, mais j'ai pu la voir se corrompre et devenir noire en présence de certaines personnes mal attentionées qui agissent pour leur profit au détriment de ce qui se trouve autour. J'ai été repéré par l'ordre jedi en allant à sa rencontre, j'étais guidé par un médaillon imprégné de la force, je m'étais retrouvé quelques part sur hoth quand un matin, Barbara Kane me réveilla et c'est à partir de là qu'elle me guida jusqu'au conseil tout en m'instruisant un peu sur la force et la philosophie jedi. Je pense apporter au temple une volonté de préserver l'équilibre et le bien au sein de la force ainsi que de la protéger de la corruption du côté obscur.
                      13) Pour vous, qu’est-ce qu’être un Jedi ? [ 150 mots minimums ].
                      D'après moi, être jedi, c'est préserver la galaxie du mal en la préservant de l'oppression. Un jedi doit apporter la paix et la sécurité dans toute la galaxie, mais également dans la force, il doit la protéger de la corruption et du côté obscur. Un jedi doit mener une vie sous le signe de l'humilité, il doit se montré sage et respectueux de la galaxie, de ses peuples et de leurs cultures. Un jedi doit passer du temps à méditer et à travailler pour renforcer ses affinités avec la force. Un jedi doit se montrer pacifiste et préférer la diplomatie à la guerre, mais il doit également s'entrainé au combat car il n'a parfois d'autre choix que celui de se battre pour amener la paix, il doit par conséquent avoir une maîtrise sans faille du sabre laser et de la force.
                      14) Quelles sont vos peurs et vos angoisses ? Expliquez en les raisons.
                      Ma plus grande peur est la trahison, durant ma vie j'ai souvent été confronté à des êtres qui n'hésitent pas à utiliser d'autres personnes afin d'arriver à leurs buts. J'ai également peur qu'il arrive du mal à mes amis, car attribuant difficilement ma confiance, je m'entoure de peu de personne mais je sûr qu'elle ne me trahiront jamais et en retour je donnerai beaucoup pour les protéger.
                      15) Qu’est-ce que la force ? [ 50 mots minimums ].
                      La force est une énergie issue de la vie, elle relie tous les êtres vivants comme un courant les traversant tous. Cette énergie n'est pas la même pourtous, chaque personne ne dégage pas la même quantité mais celà peut grandir en suivant les voies de la force, cependant les personnes capables de telles choses sont peu nombreuses. La force est à la base une énergie positive puisqu'émanent et devrait servir qu'à protéger les êtres peuplant la galaxie mais elle peut être détournée par de mauvaises actions ou sentiments qui la rende noire et corrompue. Les jedis l'utilise comme un outil, alors que certains l'utilise comme une arme, je pense que pour mériter de l'utiliser il faut lui apporter un certains respect et donc agir avec elle comme le font les jedis et non pas en la contraignant comme peuvent le faire les siths.
                      16) Parmi ces termes, lesquels sont liés au côté obscur ?
                      - La puissance.
                      - La rapidité.
                      - La douleur.
                      - Le mal.
                      - La facilité
                      - L’amour.
                      - La colère.
                      - Séduisant.
                      - Le danger.
                      - La lumière.
                      - La fourberie.
                      17) Avez-vous déjà été en contact avec le côté obscur ? De quelle(s) manière(s) ? Qu’avez-vous ressentit ? De quelle manière pensez-vous pouvoir vous en prémunir ?
                      J'ai été en contact avec le côté obscur récemment sur Dagobah dans une grotte où il est très présent alors que j'essayais de sauver la chevalière Barbara Kane. J'y ai ressentis la peur, le froid, la mort, et celui-ci se montrait hostile face à moi et mes objectifs, il a également tenter de me corrompre en jouant sur certains de mes sentiments. Pour m'en prémunir, j'ai du me concentrer sur mes objectifs et garder confiance en mes principes, il ne faut pas se laisser tenter par la facilité et toujours garder en tête la volonté de préserver le bien, il faut garder foi en la lumière dans des moments comme celui-ci.
                      18] Qui sont les Siths ? Que prêchent-ils ? Qui sont leurs ennemis ? D’où viennent les premiers d’entre eux ?
                      Les Siths sont l'opposé des jedis, ils utilisent le côté obscur de la Force. J'ai très peu de connaissances à leur sujet, mais je sais simplement qu'ils prêchent la puissance en utilisant le côté obscur ils veulent toujours devenir plus forts et puissants. Ils sont les ennemies des jedis, mais j'ai pu lire que les premiers d'entre eux étaient des jedis déchus du faits de leur foi en le côté obscur.
                      19) Enoncez le code Jedi. Expliquez de manière claire et succincte la signification de chaque partie du code.
                      Il n'y a pas d'émotion, il n'y a que la paix. Signifie que le jedi ne doit pas se laisser dominer par ses émotions et rester calme.
                      Il n'y a pas d'ignorance, il y a la connaissance. Signifie qu'un jedi doit avoir une certaine connaissance de la galaxie, des cultures et des peuples qui la compose.
                      Il n'y a pas de passion, il y a la sérénité. A, à peu de choses près, la même signification que le premier point du code, mais il indique également que la méditation occupe une place importante dans la vie du jedi.
                      Il n'y a pas de chaos, il y a l'harmonie. Signifie que le jedi doit protéger et défendre la galaxie du côté obscur de la force ainsi que de l'injustice afin d'établir la paix.
                      Il n'y a pas de mort, il y a la Force. Signifie que dans la mort un être retourne à la force et ne fais plus qu'un avec elle.
                      20) Parmi ces termes, lesquels sont apparentés aux devoirs d’un Jedi?
                      - L’humilité.
                      - Le respect.
                      - L’autodiscipline.
                      - La supériorité.
                      - La passion.
                      - Le meurtre.
                      - La haine.
                      - La vengeance.
                      - La justice.
                      - La non-violence.
                      - L’amour.
                      21) Un de vos compagnons a embrassé le côté obscur et vous a trahis. Vous le retrouvez plusieurs années plus tard et découvrez avec horreur que la personne que vous avez connut jadis est à présent un Sith cruel et sans cœur. Que faîtes-vous ?
                      J'essais de le raisonner et de le faire revenir à la lumière. Mais si celà est impossible je le combattrai, car il représente un trop grand danger pour la galaxie et l'ordre jedi.


                      Le jeune lézard s'appliqua à répondre en suivant au maximum les idées inculquées par Barbara. Il finit vers la fin de l'épreuve et n'eut pas à attendre très longtemps avant que le Droïde mette fin à l'épreuve.
                      Le lézard jeta un regard du côté de ses nouveaux compagnons afin de voir si eux aussi avaient bien eut le temps de finir. Le trandoshan était pressé d'avoir les résultats de ce test car de ce celui-ci dépendait son avenir au sein de l'ordre, mais aussi de l’avenir de l’ordre lui-même du fait de la mission confiée par le maître Melchior.
                       

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                        Post n°13
                        Auteur : Super PNJ

                        Relevant la tête de temps à autre, Altaer eut finalement l’agréable surprise de remarquer que Rosskress et Senara semblaient avoir été en mesure de remplir dans les temps leur copie d’examen. Bien qu’il était soulagé pour ses camarades, le jeune Novice n’en avait pas encore terminé pour autant de son côté. La crainte de mal faire et de décevoir le Maître Niscar l’amenait à relire plusieurs fois la même question avant d’y répondre. Et bien que par cette action il perdait un temps précieux, au moins le jeune homme évitait en contrepartie bien des pièges qu’il n’avait remarqué au premier abord. Après bien des minutes de reflexions, Altaer termina tout juste sa réponse à la dernière question lorsque les dix datapads se verrouillèrent en même temps. La chose s’était faite automatiquement et il était bien impossible aux aspirants padawan de gratter quelques précieuses minutes auprès de leur professeur.
                        Car la vingtième minute venait en effet de s’écouler et le signal sonore du verrouillage des datapad sonna à l’unisson dans la pièce. Se faisant, il marquait officiellement et immédiatement la fin de la première épreuve. Cet arrêt brusque et sans préavis fût toutefois marqué par quelques exclamations et protestations de la part des retardataires qui n’avaient sût gérer leur temps. Leur professeur n’en fit pourtant pas attention et ce fût avec la plus grande rigueur qu’il déambula devant chaque pupitre pour y récupérer les boitiers. Après avoir annoté son nom sous les photorécepteurs attentifs de GR.0KK, chaque élève lui confia son datapad. Le droïde les rangea alors dans une petite caisse après les avoirs comptés par deux fois. Ce ne fût qu’une fois la chose faîte qu’il prit la parole.


                        « - La première épreuve est d’ores et déjà terminée. Conformément aux directives données par le Conseil Jedi, vos copies seront corrigées individuellement par nos professeurs agréés. Pour se faire je me dois de vous laisser seul un petit moment pour apporter vos datapads à ces derniers. Vous avez dix minutes de pause avant que nous ne commencions la seconde épreuve sur la Force. J’attends de vous de l’autodiscipline. »

                        C’est ainsi que, les bras chargés, le Droïde aux couleurs argentés quitta la pièce pour quelques temps. Ce ne fût qu’une fois que la porte se referma derrière lui que les élèves se levèrent les uns après les autres pour s’échauffer ou seulement discuter. S’aidant des pupitres pour se mouvoir, Altaer s’en alla rejoindre Senara et Rosskress qui se trouvaient non loin de la porte. Si la rédaction ne l’avait que peu intéressé, la partie sur la maîtrise de la Force avait suscité son attention et le jeune garçon avait impatience de voir ce qui leur serait demandé. Bien qu’il ne pouvait l’avouer, fouineur comme à son habitude il avait vu l’entrainement de Senara la nuit dernière et était certain qu’elle avait de grandes chances de réussir avec brio cette épreuve ...

                        « - Alors ça c’est bien passé pour vous ? J’ai hâte que débute la partie sur la Force, c’est sans doute l’endroit où on pourra gagner le plus de point … Je pense qu’ils vous nous demander de faire léviter des objets des trucs comme ça, à moins qu’ils n’aient décidés de changer d’épreuve, mais ça m’étonnerait. »

                        Se tenant derrière la porte, Altaer craignait d’obstruer le passage au retour de leur professeur. Voulant bien faire, il entreprit alors de se décaler de manière à dégager le chemin. Malheureusement l’enfant avait beau s’entraîner, il n’était toujours pas habitué à la prothèse métallique qui lui servait de jambe de substitution. Ce nouveau membre de piètre qualité au mécanisme grossier couinait, se coinçait et se dévissait sans cesse ... En plus des contraintes physiques et morales liées à son amputation, le jeune novice avait à affronter chaque jour la honte de cette condition et une profonde peine qu’il s’efforçait tant bien que mal à masquer à son entourage. Silencieux et résigné, il conservait les yeux brillants sa fierté. Mais cette vive lueur incrustée dans ses yeux pouvait malheureusement aussi bien signifier diamétralement autre chose …

                        Mais les gens s’en moquaient. Et malheureusement, même se déplacer de quelques mètres était un périple. C’est ainsi que cette tâche qui était déjà à l’origine fort ardue, rencontra la pire adversité qu’Altaer pouvait craindre de la part de ses camarades : le manque de fairplay. Tous ignoraient s’il y aurait une sélection parmi les meilleurs résultats, et c’était pour cette raison que certains aspirants padawan espéraient bien écarter un maximum de prétendants en usant de moyens peu orthodoxes. Profitant de la situation, une jeune fille lui fît discrètement un croche pied. Déstabilisé, le jeune garçon tomba au sol avec fracas sous les rires étouffés de ses camarades. Et bien qu’il fût à terre et humilié par une pareille action, le novice ne broncha pas. Impassible, il prit sur lui ces énièmes moqueries et humiliations en son encontre et refusa l’aide et la pitié qu’on lui adressait. Aussi fier qu’il pouvait l’être, le petit homme s’agrippa à un pupitre et se releva lentement. C’est à ce moment qu’un des novices prit la parole. C’était un fort et grand garçon à peine un peu plus âgé que la moyenne de la classe. Ses traits taillés à même le rock étaient ceux d’un Zabrack au visage ferme. Sa mâchoire carrée et son visage rectiligne augmentaient l’impression de force et de ferveur qu’il véhiculait par sa seule prestance. Ce novice portait le nom de Buluk Zentili, il était le major de sa promotion. Propre sur lui et dégageant un regard hautain qui rappelait à chacun qu’il était lui-même conscient de ces capacités et de sa force supérieures à la moyenne, le jeune homme était une source d’inspiration et de jalousie de la part les autres novices. Déjà musclé pour son âge, Bruluk n’avait pas à se plaindre auprès de mère nature. Ce colosse au charisme sans pareil était bien loin de l’apparence frêle et chétive de l’apprenti maigre et amputé qu’était Altaer.


                        :darkmaul: « - Hey bien Gueule d’Ange tu faiblis ?! Il s’agissait du surnom que bien des gens donnaient à l’apprenti de Maître Niscar. Tu peines à marcher et malgré tout tu tentes de devenir un Jedi ?! Regarde toi dans un miroir et juge ô combien tu es pathétique … La jeune fille qui avait volontairement fait tomber Altaer pouffa de rire. Fier de son interpellation et des réactions qui s’en suivait, le Zabrack continua sur sa lancé. Un handicapé et une traîtresse ... C’est ça les futurs Jedis ? Comment pouvez-vous ne serait-ce qu’avoir la prétention de demander le titre ? Le jeune homme s’avança jusqu’à Senara et la toisa du regard. A votre place je me cacherais de honte, vous déshonorez l’ordre Jedi … Rentrez dans vos foyers ! »

                        Accompagnant ses propos, le novice cracha aux pieds de Senara. Il lui signifiait clairement son mépris. Tout était dit, autant elle qu’Altaer n’étaient pas les bienvenus ... Pour plusieurs élèves Senara avait été corrompue par son maître et plusieurs rumeurs parmi ces enfants commençaient à faire mention d’un lien entre elle est le côté obscur. Il ne fallait pas plus pour que bien des novices la considère avec méfiance. Bruluk la regardait avec mépris lorsqu’il remarqua la bague qu’elle avait au doigt … Ainsi ce que l’on racontait n’était pas une connerie … Il allait pointer Senara du doigt et continuer ses sinistres paroles lorsqu’Altaer, qui venait de se relever, lui apposa la main sur l’épaule.

                        « - Fou lui la paix Bruluk … »

                        :darkmaul: « - Et sinon quoi gueule d’Ange ? Tu vas aller te plaindre auprès de tes maîtres ? Un Jedi doit savoir surmonter toutes les situations non ? Alors encaisse et ferme ta gueule. Je ne veux plus te voir ni t’entendre ... Dégage … Se retournant vers son interlocuteur, Bruluk poussa violement Altaer tout en lui donnant un coup de pied dans sa prothèse. L’effet escompté fût au rendez-vous et le jeune garçon retomba à terre sous les nouveaux ricanements de certains élèves. Le Zabrack regarda sa faible victime au sol en le contemplant avec dégoût. Barre-toi Altaer, tu ne vois pas que tu es un poids ? Aucun de nous ne veux avoir à te porter durant une opération, t’avoir avec nous c’est nous condamner ... Tu ne tiens même pas debout … Être Jedi c’est finit pour toi alors abandonne et laisse ça à ceux qui le peuvent encore ! »

                        Les paroles de Bruluk étaient malheureusement véridiques, et même si la fierté d’Altaer lui interdisait d’aller porter l’affaire auprès des maîtres, ceci n’aurait en fin de compte rien résolut au problème. Car il fallait se souvenir que l’ordre était strict sur bien des points et accuser un major de promotion de pareilles attitudes serait grandement perçut comme une marque de jalousie à son égard visant à ternir sa réputation. L’autre point était qu’aucun de ces propos ne devaient théoriquement trouver écho dans le cœur des novices, si on était offusqué par ces attitudes, alors on avait brisé la barrière de l’émotion et celle de l’harmonie. Quant aux risques qu’Altaer pouvait faire courir sur ses camarades, ils étaient malheureusement vrai et Senara avait put elle-même en avoir un aperçût a travers la vision que la bague lui avait montré.

                        Outre tout cela il existait depuis longtemps un différent entre Bruluk et Altaer. Ce dernier avait vu le jour où Maître Niscar avait prit comme élève l’enfant maigrichon en délaissant le puissant Zabrack qui avait mainte fois énoncé sa volonté d’avoir ce vaillant homme comme formateur. Bien qu’il se refusait à l’admettre c’était son caprice, son attitude détestable et le fait qu’il soit trop sur de lui-même, qui lui avait fait perdre l’apprentissage de Niscar. Toujours silencieux Altaer se mordit les lèvres en serrant les poings. La situation n’eut pourtant pas d’évolution. Sans prévenir, GR0.KK pénétra dans la pièce, une nouvelle caisse dans les mains. A la vue du jeune garçon avachit à terre sur son passage il lui demanda autoritairement de se relever. Lèche cul comme à son habitude, Bruluk se rua en direction d’Altaer pour l’aider à se relever. L’écœurement était perceptible sur le visage de chacun d’eux mais pour des raisons différentes. Une fois la chose réglée le droïde protocolaire retourna au centre de la classe et posa la boite à terre. Il y avait à l’intérieur dix Gizka. Ces petites créatures inoffensives étaient connues pour être très difficilement apprivoisable, nuisibles, se reproduisant rapidement et de sautillant dans tout les sens. Ces créatures étant bruyantes, vives et insupportables, une invasion de Gizkas dans un foyer était à coup sur la plus grande crainte d’une ménagère.


                        « - Bien les enfants, nous allons à présent entamer la seconde épreuve de votre Examen. Celle-ci portera sur la Force. Rejoignez-moi au centre de la pièce s’il vous plait. Les élèves s’exécutèrent en silence regardant avec surprise la caisse qui se trouvait aux pieds de GR0.KK. Merci. Votre épreuve se divisera en trois parties, vous serez notés séparément sur chacune d’elles :
                        - Dans la première partie de cette épreuve vous allez avoir dix minutes et pas une de plus pour « apprivoiser » un Gizka. Votre objectif est de « calmer » l’animal de manière à ce qu’il reste tranquille pendant que vous effectuerez les deux autres épreuves. Si votre Gizka bondit après les dix minutes, alors vous aurez échoué à cet exercice. L’animal doit rester calme, silencieux, et ne pas bondir. Nous ne tolérons aucun mauvais traitement. Vous ne pourrez me le rendre qu’à la fin de cette épreuve, c'est-à-dire une fois que vous aurez terminés les trois parties. »


                        Cette épreuve était beaucoup moins anodine qu’elle pouvait y paraitre. En effet les Giskas étaient des animaux très vifs et difficiles à calmer ni même à amadouer. Les aspirants padawans allaient devoir user de la force et du lien qui existait entre chaque chose pour tenter de communier avec l’animal et l’amener à faire ce que l’on souhaitait. La tâche était ardue et la complicité entre les deux créatures vivantes et l’harmonie étaient le maître mot d’un pareil exercice, c’était un point où Rosskress avait l’avantage sur les autres en vue de la formation qu’il avait reçu. Encore fallait-il parvenir à réitérer l’exploit avec ces petites saloperies. 

                         « - La seconde épreuve est un parcours du combattant qu’il vous faudra effectuer le plus rapidement possible. Vous pourrez le rejoindre une fois les dix minutes de la première partie écoulées. Il vous suffira de passer un par un par la porte au fond de la pièce quand vous vous sentirez prêt. Nous n’acceptons qu’un seul participant à la fois. La seconde porte à côté vous ramènera dans la salle de classe. Vous n’avez le droit qu’à une chance et si vous tombez, vous aurez perdu. Des caméras vous filmeront durant toute cette épreuve, c’est ainsi que nous établirons une notation. Vous avez le choix de prendre ou non le Gizka avec vous mais la règle est toujours la même le concernant : s’il saute et redevient sauvage, avec ou sans votre présence, alors vous aurez échoué à la première partie de cette épreuve. De la moquette et des tapis sont posés à terre pour vous empêcher de vous faire mal, allez y sans crainte. Souvenez vous : ce qui est aisé et facile n’est souvent pas la meilleure solution. »

                        Là aussi la leçon possédait bien des sens cachés : outre la mise en garde finale concernant l’épreuve, les élèves allaient devoir faire preuve d’autodiscipline car aucun ordre de passage n’était établit. Quand on connaissait les relations tendues entre Buluk, Altaer et Senara, on pouvait se douter que ceux qui restaient en admiration derrière le Zabrack tenteraient à coup sur de faire quelques coups foireux à ceux qu’ils n’aimaient pas. Ils pouvaient tout aussi bien rajouter des embuches ou ne serait-ce qu’effrayer leurs Gizkas s’ils ne les prenaient pas avec eux. Le tout en le cachant à leur professeur bien entendu.

                        Avoir à gérer ce que l’on avait fait dans la première partie était un moyen de rappeler à chaque padawan que tout était lié et que chaque action avait des répercutions, mal calmer son Gizka et prendre les mauvaises décisions pouvaient faire échouer la première partie de l’épreuve qui durait au final jusqu’à la fin de l’épreuve sur la Force toute entière. On évaluait ainsi les choix et les actions des élèves et la manière dont ils utilisaient et percevaient la force. Celle-ci se faisait sur plusieurs points : avec leur entourage et autrui (les Gizka), avec un environnement inconnu etc … Le tout allait jouer sur leur perception et leurs réactions. La difficulté était au rendez vous et c’était normal : dans une situation réelle ils n’avaient qu’une chance, ils devaient la saisir. A l’écoute de la mention d’un parcours d’obstacle le major de promo fixa Altaer avec amusement. Le jeune homme maigre chétif qu’était « gueule d’ange » allait sans doute échouer lamentablement à cette épreuve. Le Zabrack tapota l’épaule de l’élève de Niscar en ricanant. Miss Pouf (la jeune fille qui riait tout le temps) l’accompagna gaiement en pouffant de rire (et oui pouf pour pouffer, vous vous attendiez à autre chose ?). Le droïde n’avait rien remarqué et continuait ses élucubrations.




                           
                         


                        HRPG : Voici une description des salles et de ce qui est demandé aux Novices durant le parcours :

                        1)    Le Novice doit sauter vers le haut de manière à rejoindre l’étage supérieur. / Usage de la force.
                        2)    Le  Novice doit ouvrir la grille qui bloque le passage en actionnant l’interrupteur de l’autre côté.  / Usage de la force.
                        3)    Le novice doit sauter de plateforme en plateforme. / Usage de la force.
                        4)    Le Novice découvre que la lumière est éteinte dans toute la salle N°4. La force doit être l’allié du padawan, c’est en s’ouvrant à elle que le Novice pourra progresser et surmonter les dangers qu’il rencontrera. / Usage de la force.
                        5)    Le novice doit ouvrir la grille devant lui. A sa droite il y a deux interrupteurs mais un seul est visible au premier coup d’œil. C’est le rouge qui est visible car il est la seule chose éclairé dans la pièce. C’est très facile, l’autre par contre est dans la pénombre. Le rouge actionne la trappe, le noir qui est dissimulé ouvre la grille. / Usage de la force, se souvenir des paroles du droïde.
                        6)    Sortie qui ramène dans la salle précédente d’où vient le Padawan.


                         
                        « - Quant-à la troisième partie de l’épreuve sur la Force, celle-ci est très simple : une fois revenu du parcours d’obstacle vous viendrez dans l’ordre de votre choix à ma place. Vous aurez alors cinq minutes pour m’impressionner moi et vos camarades en usant de la force. Faîtes tout ce que vous voudrez, utilisez toutes vos compétences et vos talents. Vous devez être à même de me prouver votre plein potentiel et êtes libre de choisir comment me le présenter. La manière de me le montrer est votre, donnez donc votre maximum et faites ce dans quoi vous excellez. »

                        C'était une épreuve bien particulière aux trois parties inédites, Altaer se mordait les doigts, au final rien ne semblait se passer comme il avait imaginé. Là aussi l’autodiscipline allait être au rendez vous mais une chose était certaine, devoir présenter la chose devant le professeur et ses neuf camarades risquait d’être difficile pour certains élèves timides. Plus que la timidité, il était certain que là encore les « méchants élèves » allaient tenter leur maximum pour décourager, déconcentrer, humilier et déranger ceux qui passeraient. Les trois épreuves s’annonçaient difficiles. Les enfants n’eurent pas le temps de réfléchir que leur professeur lança le top départ.

                        « - L’épreuve peut commencer. 3,2,1,0. »

                        Le droïde protocolaire s’arrêta de parler et ouvrit la petite caisse. Se faisant il laissa d’ores et déjà les Giskas libres d’aller où ils voulaient dans la salle de classe. Les bestioles s’enfuirent alors paniquées dans toute la pièce, sautant et criant dans une débandade montre. Les padawans allaient devoir en « choisir » chacun un et le garder. Certains élèves risquaient de choisir le même ou même se le voler et là aussi l’autodiscipline allait trancher. Ils n’avaient que dix minutes pour apprivoiser ces folles bestioles … Il y allait avoir du boulot.


                        Spoiler : Spoiler
                           

                        Mufus   


                           

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                          Auteur : Rosskress

                          Les datapads se mirent à sonner à l’unisson au bout de quelques minutes signalant la fin de l’épreuve, le signal était ponctué de quelques contestations de la part des retardataires. Le droïde impassible se mit à ramasser les datapads presque aussitôt, Rosskress jeta un œil à l’horloge, chose qu’il ne put faire pendant l’épreuve, vingt minutes venaient de s’écouler. L’examinateur se présenta devant lui, et le jeune apprenti écrit son nom avec la plus grande rigueur avant de tendre l’objet afin de le remettre. Puis l’examinateur se rendit à son pupitre afin de compter les datapads, une fois la chose terminée celui-ci indiqua que les élèves disposaient d’une dizaine de minute pour se préparer à la suite de l’épreuve, le droïde chromé partit avec sa caisse pleine de datapad et une fois la porte refermée tout le monde commença plus ou moins à s’agiter.



                          Rosskress partit rejoindre Senara qui se trouvait à quelques pas de lui, celle-ci avait l’air satisfaite mais le jeune lézard posa néanmoins la question.


                          « - Alors ? Comment cela s’est-il passé ? »


                          Pendant que les deux élèves discutaient, Altaer avançait péniblement pour les rejoindre, à cause de sa prothèse il devait s’aider des tables et des chaises pour parcourir les quelques mètres le séparant de ses camarades. Rosskress ne le vit pas arriver et se retourna juste lorsqu’il entendit celui-ci.


                          «  - Alors ça c’est bien passé pour vous ? J’ai hâte que débute la partie sur la Force, c’est sans doute l’endroit où on pourra gagner le plus de point … Je pense qu’ils vous nous demander de faire léviter des objets des trucs comme ça, à moins qu’ils n’aient décidés de changer d’épreuve, mais ça m’étonnerait. »



                          Le trandoshan s’apprêtait à répondre mais il attendit qu’Altaer réussisse à se positionner comme il souhaitait, celui-ci placé devant la porte essayait de ne pas obstruer celle-ci mais sa prothèse l’handicapant grandement, il ne pouvait trouver une position adéquate. Puis une jeune fille passant à côté de lui le fit tomber provoquant l’hilarité de celle-ci ainsi que d’autres rires. Rosskress lança un regard assassin à cette fille, il s’apprêtait à aider Altaer à se relever quand il vit la lueur dans ses yeux qui exprimait une profonde détermination, le trando pensa alors qu’il valait mieux pour lui qu’il ne reçoive pas d’aide. Le jeune homme mit un certain temps à se relever quand un zabrack probablement du même âge que Rosskress arriva celui-ci dégageait un sentiment de force, il se tenait droit et possédait une musculature plutôt bien développée. Sur son visage se dessinaient des traits forts et puissants et son regard exprimait une grande confiance en lui et son sourire en coin lui donnait cet air supérieur, il avait l’air d’être un élève très prometteur.


                          « - Hey bien Gueule d’Ange tu faiblis ?! Tu peines à marcher et malgré tout tu tentes de devenir un Jedi ?! Regarde toi dans un miroir et juge ô combien tu es pathétique. Un handicapé et une traîtresse ... C’est ça les futurs Jedis ? Comment pouvez-vous ne serait-ce qu’avoir la prétention de demander le titre ? Le jeune homme s’avança jusqu’à Senara et la toisa du regard. A votre place je me cacherais de honte, vous déshonorez l’ordre Jedi … Rentrez dans vos foyers ! »



                          Celui-ci s’apprêtait à menacer Senara lorsqu’Altaer lui apposa la main sur l’épaule.


                          « - Et sinon quoi gueule d’Ange ? Tu vas aller te plaindre auprès de tes maîtres ? Un Jedi doit savoir surmonter toutes les situations non ? Alors encaisse et ferme ta gueule. Je ne veux plus te voir ni t’entendre ... Dégage … Se retournant vers son interlocuteur, Bruluk poussa violement Altaer tout en lui donnant un coup de pied dans sa prothèse. L’effet escompté fût au rendez-vous et le jeune garçon retomba à terre sous les nouveaux ricanements de certains élèves. Le Zabrack regarda sa faible victime au sol en le contemplant avec dégoût. Barre-toi Altaer, tu ne vois pas que tu es un poids ? Aucun de nous ne veux avoir à te porter durant une opération, t’avoir avec nous c’est nous condamner ... Tu ne tiens même pas debout … Être Jedi c’est fini pour toi alors abandonne et laisse ça à ceux qui le peuvent encore ! »



                          Rosskress ne pouvant laisser le zabrack agir comme cela s’interposa, ce dernier avait beau être d’une certaine carrure et dégager une grande force, il n’était qu’un petit gabarit par rapport au trandoshan qui lui aussi était très sûr de sa force.


                          «  - Et pourquoi tu ne t’en prendrais-tu pas à quelqu’un de taille ? »


                          Le trandoshan positionné face au Zabrack le toisait, les deux étant très impressionnants ils se regardaient droit dans les yeux mais cela n’alla pas plus loin et la porte s’ouvrit laissant entrer Gr.0kk, aussitôt Bruluk se jeta sur Altaer pour l’aider à se relever, les deux grimaçants ne pouvaient masquer leur dégout, Rosskress lui fixait ce nouveau rival mais se calma assez vite. L’examinateur se dirigea vers son bureau et déposa la caisse qu’il avait apporté au sol, elle était remplie de gizkas, le robot donna les consignes aux élèves, ceux-ci devaient dans un premier temps « apprivoiser » une des petite bête et la maintenir tranquille pendant dix minutes, Rosskress repensa aux épreuves qu’il avait surmonté jusque-là et les différents animaux qu’il avait pu influencer. La deuxième épreuve consistait en un parcours d’obstacle où l’usage de la force était nécessaire, la dernière épreuve consistait à impressionner ses camarades en montrant l’usage que les participants pouvaient faire de la force.



                          Gr.0KK donna le signal de l’épreuve et les petits Gizkas s’échappaient partout dans la pièce, le hasard voulut que l’un d’eux fonce vers Rosskress qui le prit pour cible, le Gizka se réfugia juste derrière un pied de la table derrière le grand lézard qui s’accroupit et le regarda dans les yeux, la petite bête commençait à reculer pour s’enfuir mais elle restait là où elle était comme si le trandoshan lui était familier. Le jeune lézard se concentrait sur la force coulant entre lui et le Gizka et tentait dans un premier de le rassurer, il enveloppait le petit animal dans un cocon de force afin qu’il se sente en sécurité, puis la petite bête s’approcha de lui comme pour le voir de plus prêt.
                          *Tu vois je suis ton ami, j’ai grand besoin de ton aide… *
                          Ainsi, Rosskress demandait au Gizka de lui venir en aide pour l’épreuve, le gizka semblant accepté s’approcha rapidement du jeune trandoshan qui lui tendait sa main pour qu’il grimpe dessus, l’animal monta se positionné sur l’épaule de l’apprenti. Il prenait soin de garder le lien entre le gizka et lui actif, afin de faire en sorte qu’il ne bouge pas de là.



                          Rosskress s’orienta alors vers la porte menant au parcours, il jeta un œil sur les autres participants qui avaient du mal à déloger les gizkas de leurs cachettes, un grand désordre régnait dans la pièce. Le gizka sur l’épaule le trando demanda à Gr.0KK qui se tenait à côté de la porte s’il pouvait commencer le parcours.


                          «  - Bien sûr, pénétrez à l’intérieur. Bonne chance. »


                          L’apprenti entra alors dans la première salle, il se trouva face à un mur sur lequel il devait monter, il ne pouvait sauter une hauteur pareille et l’escalade était impossible. Il se demanda s’il  pouvait utiliser la force afin d’augmenter ses performances et ainsi franchir cet obstacle. Il tenta cela tout d’abord en se concentrant sur la force qui l’entourait puis sur ses jambes et essaya de concentrer la force dans celles-ci, il fléchit les jambes et les détendit de toutes ses forces, à sa grande surprise il sauta suffisamment haut pour arriver au sommet du mur. Là, il se trouva face à une grille dont l’interrupteur semblait se trouver derrière celle-ci. Rosskress savait les jedis capables de mettre en mouvement les objets grâce à la force et avait une idée sur la question, il ferma les yeux et se concentra sur le levier qui se trouvait derrière la grille, il ressentait la force l’entourer bien plus qu’avant, il se rendit compte qu’avec ses dernières aventures son pouvoir avait beaucoup grandit, il put même voir le levier se dessiner dans la force, il ouvrit les yeux et agita son bras comme si le levier était devant lui et il put grâce à la force le saisir et ouvrir la grille. Le jeune apprenti s’avança dans le couloir le Gizka toujours bien cramponné sur son épaule, il vit une plateforme sur laquelle il devait sauter, il prit alors de l’élan et se mit à courir vers la plateforme, pendant sa course il se concentrait sur la force pour préparer son saut, arrivé au bord du couloir il sauta et  atterrit brutalement sur la plateforme, le petit Gizka tomba de l’épaule, Rosskress prit soin de tout de suite rétablir le lien entre lui et la bête et la rassura, celle-ci était prête à paniquer après sa dernière expérience aérienne, mais elle revint vers le trandoshan calmement qui la prit et la repositionna sur son épaule. Cette fois le petit animal se cala entre le col de Rosskress et son coup, ses quatre petits doigts tenant fermement l’épaule du lézard. L’apprenti put sauter sur la plateforme permettant de continuer l’épreuve sans encombre. Il continua par la porte, passa un sas et arriva dans le noir. Il sentit le petit Gizka s’agiter, à cause de l’obscurité surement, le jeune trandoshan avança prudemment droit devant lui, jusqu’à ce qu’il fasse un pas de trop et glisse en avant, il réussit à se rattraper au bord de la plateforme et remonta dessus. Il sentit le petit animal prêt à paniquer et tenta de le calmer aussitôt.


                          Ne t’inquiètes pas petit, tu n’as rien à craindre, sans toi je ne pourrai pas nous sortir de là.



                          Sentant les attentes du trandoshan le petit Gizka s’arrêta un moment puis se sera de nouveau sur l’épaule et se mis en boule, inquiet. Le défi pour l’apprenti jedi était maintenant d’avancer tout en évitant d’effrayer une nouvelle fois le Gizka autrement celui-ci perdrait son calme définitivement. Il interrogea tout d’abord son pendentif pour savoir s’il lui indiquerait le chemin à suivre, celui était simplement posé sur le torse du lézard et ne remplissait que son rôle décoratif. Rosskress repensa à ce qu’il avait senti tout à l’heure avec l’épreuve du levier, il referma alors les yeux et se concentra sur la force, il la ressentait comme jamais auparavant, il pouvait non seulement voir le chemin mais aussi les élèves à côté avec les gizkas, l’inquiétude du gizka à côté de lui, il se sentit heureux de voir son pouvoir grandir comme cela. Il suivait prudemment ce qu’il pensait être le chemin indiqué par la force jusqu’à ce qu’il arrive à un croisement, là trois chemins s’offraient à lui, il prit celui de gauche et sentit ses griffes partir dans le vide, il se stoppa alors net et recula un peu. Même si son pouvoir avait grandi, il lui fallait être bien plus attentif et concentré que cela, il se concentra alors uniquement sur les plateformes de la pièce et le gizka afin de ne pas perdre une seule de ses émotions, il put ainsi  distinguer vraiment les plateformes dans le noir, les yeux fermés pour s’aider la force dessinait les contours des plateformes, il continua alors son chemin. Après un nouveau saut, il se retrouva sur une corniche assez étroite, après deux petits sauts il se retrouva au bout du chemin, il ouvrit les yeux et vit un interrupteur. Il se prépara à l’activer mais une intuition l’en empêcha sur le moment, il repensa aux enseignements de Barbara : les choses ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être. Il ouvrit plus son esprit en arrêtant de se focaliser sur le chemin à suivre, de toute manière, il semblait être arrivé au bout, il se concentra sur la pièce et cherchait à en saisir ce qui pouvait lui avoir échapper, c’est ainsi qu’il trouva le second interrupteur, mais comment savoir lequel était le bon ? Il réfléchit un instant et repensa aux conseils de l’examinateur :


                          « Souvenez-vous : ce qui est aisé et facile n’est souvent pas la meilleure solution. »



                          *Hum le premier interrupteur était la seule chose visible de la pièce… *


                          Il tenta alors sa chance en abaissant le second levier, celui qui était masqué. Son estomac se noua un instant mais il se calma aussitôt qu’il entendit la grille s’ouvrir, il avança alors dans un couloir éclairé, il avançait encore prudemment ne savant pas l’épreuve terminée, il se retrouva ensuite dans la salle d’examen. Aussitôt arrivé, un autre se lança dans le parcours, en attendant la fin des dix minutes il s’assit à sa table et se mit à jouer avec le Gizka.



                          Il ne prêtait guère attention aux autres et s’amusait avec le gizka qui s’étant laissé tomber sur le dos se laisser chatouiller sans sourciller. Le dernier élève ayant terminé le parcours, le droïde invita tout le monde à reprendre sa place afin de procéder à la dernière partie de l’épreuve, les lèves se présentaients les uns après les autres et une fois tout le monde ayant finis sa représentation, le lézard se leva pour faire sa démonstration à son tour. Rosskress se présenta alors en dernier, il prit le gizka avec lui  et se positionna prêt du droïde, il prit l’animal dans les mains et se concentra, l’enveloppa de force et le souleva au niveau de son visage, le trandoshan remit alors ses bras le long du corps et regarda le Gizka dans yeux.


                          Nages petit, Nages comme si tu étais dans l’eau…



                          Le petit Gizka se mit alors à battre des jambes comme une grenouille et virevolta autour de Rosskress qui s’évertuait à le maintenir en l’air, l’apprenti communiquait via la force des figures à enchainer pour la petite bête qui enchainait les acrobaties dans les airs. Ce petit tour faisait sourire les autres élèves celui-ci étant assez amusant, puis le petit reptile revint se poser sur l’épaule du gros. Le droïde pensant le tour finit allait ouvrir la bouche mais le trandoshan lui fit un signe comme quoi ce n’était pas terminé. Il ferma les yeux quelques instants et tenta d’établir un lien entre lui et tous les gizkas de la pièce, tous se relevèrent pour le fixer comme appelé par un chef de meute, il ne les commandait pas, il leur demanda simplement  de venir le rejoindre, ainsi tous les gizkas arrivèrent rapidement à ses pieds, il se concentra pour qu’ils puissent tous les soulever grâce à la force, son gizka lui servant d’intermédiaire pour rassurer les autres, ils restaient tous calme bien qu’interrogatifs, le jeune trandoshan leur demanda alors la même chose qu’au premier. Les petites bêtes s’exécutèrent paisiblement et lancèrent un petit balai aérien autour de l’apprenti fier de lui. Au bout de quelques minutes, il les déposa délicatement au sol et leur demanda d’aller dans la caisse du droïde, les petites créatures s’exécutèrent et se dirigèrent vers la caisse en rang, une fois à l’intérieur Rosskress la referma et retourna s’asseoir calmement.



                          Le jeune apprenti retourna s'asseoir, il s'assit lourdement, sa petite démonstration l'avait quand même fatigué. Il attendait avec la plus grande impatience les impressions qu’il avait données à l’examinateur mais aussi aux autres élèves. Il avait hâte de passer la dernière épreuve et celle qu'il attendait le plus : le maniement du sabre, son côté guerrier et sa culture mettant un point d'honneur à excellé au combat, il voulait aussi mesurer sa force face à son nouveau rival vers qui il jeta un regard avant de fermer les yeux et prendre quelques secondes de repos avant que le droïde annonce la suite des évènements.

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                            Post n°15
                            Auteur : Senara

                            Le droide avait ramassé son datapad sans qu’elle manifeste l moindre émotion. Senara avait déjà classé cette épreuve dans les événements passés, et était passée à autre chose. Elle releva la tête quand le trandoshan, Rosskress, s’approcha et lui demanda comment ça s’était passé.
                            Avec un petit sourire, encore un peu réticent, elle haussa les épaules.
                             
                            -Plutôt bien, je crois. Mais, ce n’est pas très important. Je veux dire… ça ne sert à rien de s’en inquiéter pour le moment.
                             
                            Son sourire s’élargit. Mais il n’était pas destiné à Rosskress. Altaer approchait difficilement. La jeune fille hésita à aller l’aider, mais elle se doutait que la fierté du jeune padawan le prendrait mal. C’était dommage. Il ne fallait pas refuser une main tendue quand on en avait besoin. Mais le pauvre estropié n’était sans doute pas encore prêt à entendre cette vérité. Il y avait des chemins à parcourir soi-même, et ceux qui guérissaient l’esprit étaient souvent plus difficiles que ceux qui guérissaient le corps.
                             
                            Surtout quand des personnes mesquines s’en mêlaient. Senara resta atterrée par l’attitude de la padawan qui fit tomber Altaer.
                            Si Senara avait déjà eu à faire face à de tels comportements lors de son enfance nomade, c’était la première fois qu’elle en était témoin au sein de l’Ordre. Et cela lui paraissait tellement… déplacé. Comment des apprentis Jedi pouvaient-ils se conduire de la sorte et se prétendre Jedi ?
                             
                            Altaer !
                             
                            L’adresse mentale était un encouragement, un signe de soutien.
                            Elle avait réussi à gommer de cette pensée toute trace d’indignation.
                             
                            Et pourtant, elle n’avait encore rien vu. Alors qu’elle s’approchait pour s’interposer entre Altaer et la padawan, quand un autre apprenti intervint. Un zabrak. Dont le nom lui échappait. Pourtant… elle le connaissait. Elle en était sure… elle l’avait déjà remarqué autrefois, dans la classe des petits. Ah ça y était ! Elle s’en souvenait. Bruluk. Il était doué, mais il ne se privait pas de le faire remarquer.
                             
                            Il s’adressa à Altaer, avec l’évidente intention de le blesser. Puis il se retourna contre Senara elle-même.
                            Tout le monde semblait avoir oublié Rosskress.
                            Abasourdie, Senara ne réagissait pas.
                             
                            Moi ? Traîtresse ? Mais d’où il sort ça ?
                             
                            Un regard autour d’elle lui apprit qu’il n’était pas le seul à le penser. Mais une fois encore, les événements s’enchaînèrent trop vite pour qu’elle réagisse.
                            Altaer vola à son secours. Il faisait un drôle de preux chevalier. Senara lui sourit.
                            Mais Bruluk ne lâchait pas prise si facilement.
                            Il repoussa Altaer qui tomba de nouveau. Puis le zabrak se mit à invectiver sa victime au sol.
                            Les mots étaient cruels, mais pesés avec soins, et ils pouvaient toucher leur cible facilement.
                            Senara se mordit la lèvre. Mais la façon dont Bruluk avait prononcé le mot « maîtres », et son attitude générale lui avait donné plusieurs indices.
                            De nouveau, elle s’adressa à Altaer par la pensée.
                             
                            Altaer ? Altaer, ça va ? Ne fais pas attention à ce qu’il dit. Il est jaloux. Tu vaux beaucoup mieux que lui.
                             
                            C’est le moment que choisit Rosskress pour rappeler à tous sa présence. Il interpella le zabrak. Et la situation aurait sans doute dégénéré si le droide n’était pas revenu à ce moment précis.
                            Ce qui modifia le comportement de la petite brute. Bruluk releva Altaer avec une grimace hypocrite.
                            Senara ne fit aucun mouvement, aucune remarque, mais elle n’en était pas moins dégoûtée par l’attitude de Bruluk et de ses suivants.
                            Mais l’heure de la deuxième épreuve était arrivée. Et Senara dut se reconcentrer.
                            Elle écouta attentivement le droide. Finalement, ce ne serait pas ce qu’Altaer avait imaginé. Apprivoiser un Gizka ? Puis faire un parcours du combattant ? Pourquoi pas. La dernière partie par contre la laissait perplexe. Impressionner les autres ? Elle qui avait toujours fait en sorte de passer inaperçue ? Comment pourrait-elle faire ?
                             
                            Un problème à la fois, Senara, un problème à la fois
                             
                            La première partie de l’épreuve commença, et des Gizkas se répandirent dans toute la salle. Plusieurs apprentis se mirent à courir à leur poursuite.
                            Senara, elle, voulait garder ses forces pour la deuxième partie de l’épreuve. Elle n’était déjà pas certaine d’y arriver, alors autant ne pas trop se fatiguer.
                            Elle se désinterressa de la scène et, fermant les yeux, se laissa envahir par la Force. Elle distingua très vite les auras des autres padawans, puis celles des Gizkas. Elle eut plus de mal à percevoir le droide, mais ce n’était pas important.
                            Elle se concentra sur les petites bestioles bondissantes. Et finit par trouver celle qu’elle pourrait apprivoiser le plus facilement. Le premier contact fut facile, et la créature stoppa net, en plein bond. Et manqua de s’écraser lamentablement sur le sol. Senara, grâce à la Force la rattrapa et la déposa en douceur. Puis elle entreprit de rassurer la petite chose inquiète.
                             
                            Viens ma belle ! N’aie pas peur. Je ne te veux pas de mal. Viens. Nous allons être amies toi et moi.
                             
                            Le Gizka s’approchait, confiant. Ou plutôt confiante en l’occurrence.
                            Pourtant, arrivée à portée de main de la jeune fille, la bête s’arrêta net et poussa un cri plaintif. De nouveau elle s’inquiétait.
                            Senara fronça les sourcils. Qu’est-ce qui n’allait pas ?
                            Et puis la vérité s’imposa comme une évidence. Peluche !
                            Le Gizka sentait l’odeur du Voorpak, et en était indisposé.
                             
                            Il fallut que la Lorrdienne déploie des trésors de persuasion pour que l’animal cesse de s’agiter et consente enfin à sauter sur ses genoux.
                            Mais Senara la sentait toujours nerveuse.
                             
                            Zut… si je la garde avec moi, elle risque de paniquer au mauvais moment. Je suis obligée de me concentrer pour qu’elle reste calme… et je ne pourrais sans doute pas le faire sans arrêt pendant la deuxième épreuve… Et puis, elle risque de me gêner…Mais si je la laisse là… si je la laisse là, elle sera plus calme, mais je contrôlerai moins les événements autour d’elle… Mais… je suis sure que je peux la rassurer à distance.
                             
                            Elle leva la tête, sans cesser de cajoler la bestiole. Le temps était écoulé. Et déjà Rosskress se dirigeait vers la porte.
                            Senara eut un petit sourire. Elle profita du délai supplémentaire pour renforcer le lien tissé avec le Gizka.
                            Finalement, le Trandoshan ressortit, par l’autre porte. Apparemment, tout s’était bien passé. Mais il ne se mêla pas aux autres. Deux autres padawans s’engagèrent sous la porte, avant que Senara se décide à se lever.
                            Elle avait trouvé une solution pour laisser son gizka en arrière sans courir trop de risques de la voir paniquer.
                            Près du plafond, une corniche faisait le tour de la pièce.
                            Senara après un dernier message de réconfort pour la petite bête, la porta, par la Force, jusque sur ladite corniche.
                            Si quelqu’un cherchait à l’embêter, il ou elle aurait bien du mal, surtout pour ne pas attirer l’attention. Et Senara, même de loin, aurait le temps de réagir.
                             
                            Puis la jeune fille se dirigea résolument vers la porte.
                            Elle croisa le regard sarcastique de Bruluk. Et lui adressa simplement en retour un sourire triste. Triste de le voir s’égarer.
                            Puis elle poussa la porte, et la laissa se refermer sous tous les soucis latents. Il était temps d’affronter l’épreuve suivante, et d’y consacrer ses pensées et ses efforts.
                            Elle entra, et s’arrêta net. Aussi net que le sol devant elle. Il y avait la moquette à ses pieds. La suite du parcours se devinait loin au-dessus de sa tête. Très loin. Encore une fois, la jeune fille ressentit cruellement sa petite taille. D’un autre côté, sa faible corpulence lui donnait un léger (c’est le cas de le dire) avantage. Elle avait moins de mal à s’élever.
                            Et puis, elle avait déjà utilisé la Force pour escalader un bâtiment bien plus haut et plus impressionnant que ça.
                            Le souvenir de Korriban lui arracha un frisson, et elle se dépêcha de passer à autre chose.
                            Elle prépara son saut, et bondit. Elle atterrit en souplesse à l’étage du dessus.
                            Là, une grille lui barrait la route. Derrière, l’interrupteur qui l’ouvrait. Senara sourit.
                             
                            Elle prit le temps de contacter le gizka, qui s’ennuyait ferme sur sa corniche, mais qui était très calme.
                            Puis, très calme elle aussi, Senara leva la main. Et le levier, par l’opération de la Force s’abaissa, la grille se lava, et la caravane passa – pardon, Senara passa.
                             
                            La salle suivante présentait plusieurs plates-formes espacées. Il fallait sûrement sauter de l’une à l’autre.
                            Senara repensa à la phrase d’avertissement du droide « ce qui est aisé et facile n’est souvent pas la meilleure solution ».
                            Y avait-il un piège ? Elle n’en décelait aucun. Peut-être plus loin ?
                            Elle haussa les épaules et s’élança.
                            Course d’élan et premier saut. Réception en souplesse et roulé-boulé sur la plate-forme suivante.
                            Nouvelle course d’élan. Nouveau saut.
                            En plein milieu de sa courbe ascendante, un couinement dans son esprit l’alerta. Son gizka s’agitait. Le lien qu’elle avait maintenu précisément pour ce genre de situation faisait son office.
                            Mais pas au meilleur moment. Déséquilibrée en plein saut, sa trajectoire en fut affectée. Elle faillit manquer la plate-forme, s’y raccrocha de justesse à bout de bras, et utilisa le reste de sa vitesse pour s’y hisser en sécurité.
                            Elle lança aussitôt son esprit à la rencontre de celui de sa bestiole. Et ses soupçons furent confirmés. Quelqu’un cherchait à faire paniquer la créature en utilisant la Force. Elle n’arrivait pas à savoir qui, mais elle était prête à parier que ce n’était pas Bruluk, même s’il était sûrement derrière tout ça.
                            Elle réussit à calmer le gizka, tout en continuant à avancer avec précautions.
                            Elle faisait bien. Car elle se retrouva soudain dans le noir total. Elle vacilla un instant, privée de ses repères. Avant de se plonger de nouveau dans la Force. Très vite, des contours se dessinèrent, un chemin apparut sous ses pieds, et tout autour, le sombre du précipice. Elle repartit, sans hâte, mais sans précipitation non plus. Il fallait rester mesuré en tout, trop de précipitation nuisait.
                            Le chemin s’interrompait brusquement, pour reprendre plus loin.
                            Encore un saut ?
                            Toujours pas de piège visiblement.
                            Elle bondit. A l’atterrissage, elle manque de tomber à genoux. Elle fatiguait. Il était temps que tout ça se termine…
                            Elle reprit sa route, et faillit tomber dans le vide quand la plate-forme se rétrécit soudain. Elle reprit son équilibre. Puis son chemin. Elle dut encore sauter deux fois, mais y parvint sans problème. Elle atterrit face à une grille. Le sol sous ses pieds était curieux.
                             
                            Je dois ouvrir la grille. Là, l’interrupteur. Je…
                             
                            Son geste amorcé fut interrompu par une violente douleur. Elle rabattit sa main brûlante en réprimant un cri.
                            Elle contempla alors l’interrupteur, un instant, sans comprendre.
                             
                            « ce qui est aisé et facile n’est souvent pas la meilleure solution », c’est ça qu’il a dit… le sol… il est bizarre… l’interrupteur, c’est un leurre. Il y en a un autre à côté.


                             Senara leva prudemment la main vers l’interrupteur noir. Cette fois, aucune douleur. Elle l’actionna, la grille s’ouvrit.
                             
                            Elle retrouva la lumière dans un couloir. Senara hésita un moment, le temps de se réorienter. Puis rejoignit la porte et la salle où les autres attendaient. Une fois dans la salle, elle se hâta de récupérer son Gizka, qui n’avait pas bougé.
                            Elle se réfugia dans un coin en se demandant qui avait pu chercher à effrayer l’animal, et donc à la disqualifier, se demandant aussi d’où venait l’avertissement qui l’avait empêchée d’actionner le mauvais interrupteur : de la Force ? Ou de la bague ?
                            Et puis, l’épreuve l’avait sérieusement fatiguée.
                            Elle profita des passages suivants pour se reposer un peu.
                             
                            L’heure de la troisième partie de l’épreuve arriva finalement.
                            Elle regarda plusieurs apprentis faire leur démonstration. Des tours de force en général.
                            Rosskress fit preuve d’originalité et d’un certain sens artistique.
                            Senara n’avait toujours aucune idée de ce qu’elle allait faire.
                            Elle finit pourtant par se décider, et s’avança à son tour.
                            Elle s’installa en tailleur au centre d’un cercle attentif, et en partie hostile.
                            Mais cela ne la gênait pas vraiment. Elle ne se souciait pas du regard des autres. Sauf de ceux qui comptaient vraiment pour elle. Mais ceux-là étaient bien rares.
                             
                            Senara allait sans doute en surprendre plus d’un avec la démonstration qu’elle allait faire. Un style très différent de ce qu’on avait pu voir avant. Un style très… personnel.
                             
                            Elle ferma les yeux et ouvrit son esprit. Elle s’imprégna de la Force et attendit d’avoir une vision précise de ce qui l’entourait.
                            Patiemment, elle toucha l’esprit de chaque personne présente. Certains refusèrent le contact bien sûr. Mais patiemment, elle continua jusqu’à obtenir leur attention. Mais elle se heurta à un nouveau problème : il n’y avait pas moyen de communiquer de la sorte avec le droide. Elle s’en voulut de ne pas y avoir pensé plus tôt. Elle allait devoir trouver une autre solution.
                            Après tout, la Force était en tout, et on pouvait en faire de multiples usages. Il devait être possible de…
                             
                            Peu à peu, des couleurs apparurent au-dessus de Senara. Elles dessinèrent lentement une image. Senara influait sur la lumière pour créer ces jeux de couleurs.
                            L’image se complexifiait, formant une scène complète. Normalement, les photorécepteurs du droide devaient la voir aussi.
                            On voyait des enfants qui jouaient près d’un vieux vaisseau, puis d’autres arrivaient et se mettaient à les tourmenter, pour finalement leur lancer des pierres. Les premiers étaient obligés de se réfugier dans le vaisseau.
                            Deux autres scènes se succédèrent, qui présentaient aussi des injustices, ou des comportements violents. C’était un message caché pour Bruluk et ses affidés. C’était aussi un rappel des raisons premières (en tout cas, à son avis) de l’existence des Jedis : protéger les autres, lutter pour la justice, et pour la paix bien sûr.
                            Puis, Senara montra des scènes de son apprentissage.
                            Si le droide pouvait seulement voir les images, les autres eux, pouvaient entendre les pensées de Senara.
                            Elle leur montra ses différents contacts avec le côté obscur, et le malaise qui en était résulté à chaque fois ; d’autres scènes qui prouvaient, à son sens, qu’Hurza n’avait pas d’affinités avec le côté obscur.
                             
                            En agissant de la sorte, elle poursuivait deux objectifs distincts.
                            D’abord, elle faisait la démonstration qu’on lui avait demandée.
                            Ensuite, elle tentait une nouvelle fois de faire accepter son point de vue sur toute cette triste affaire. Tous les padawans autour d’elle pouvaient juger de sa bonne foi car elle leur avait ouvert son esprit, ils pouvaient voir qu’elle ne mentait pas.
                            Elle n’était pas liée au côté obscur, même avec l’ezeru au doigt ; et elle n’avait aucune raison de croire que son maître l’était.
                             
                            Elle ne se faisait pas beaucoup d’illusions pourtant. Mais au moins, elle aurait tenté.
                            Elle avait fini.
                            Elle laissa les images se dissoudre dans l’air et rouvrit les yeux.
                            L’effort que cela lui avait demandé était plus important que ce à quoi elle s’attendait. Pendant un moment, elle fut incapable de bouger, et restait assise en tremblant.
                            Le gizka qu’elle avait apprivoisé sauta sur ses genoux puis sur le sol devant elle, l’invitant à se lever et à la rejoindre.
                            Enfin, la frêle padawan réussit à se remettre debout et à reprendre sa place au fond de la salle. Elle était épuisée, et avait une inexplicable envie de pleurer.

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                              #16

                              Post n°16
                              Auteur : Super PNJ

                              Si la première partie de l’examen s’était montrée relativement simple, la seconde épreuve s’annonçait quant-à elle déjà bien plus difficile ! Divisée en trois cessions distinctes, la série d’épreuves consacrée à la force n’allait pas faire que des heureux ! Pour beaucoup,  c’était leurs propres faiblesses et difficultés qui risquaient de devenir des obstacles difficilement surmontables. Altaer et sa jambe de bois en étaient malencontreusement l’exemple type. Mais malgré le présage de la défaite il ne devait pourtant pas se résigner à abandonner ! Dans toutes les situations il fallait garder espoir et avancer ! Car là était la voie du jedi : dépasser ses limites et ne pas se contenter d’une unique compétence où l’on excelle.  La polyvalence était le maître mot de la réussite au sein de l’ordre. La notation générale de cet examen était régie par le même principe et ainsi on étudiait le tout et non pas la chose dans sa spécificité. Mais contrairement à ce que certain pouvaient croire ce n’était pas leur professeur de boulon qui s’occupait de noter leurs prestations. Car en réalité GR0.KK ne se contentait que d’enregistrer ce qu’il voyait avec ces photo-récepteurs. Chaque vidéo serait ensuite analysée en détail par les correcteurs. Le robot se contentait ainsi de remercier les élèves qui passaient devant lui et de demander aux prochains de venir.

                              De nombreux élèves ne purent masquer plus longtemps leur déception lorsque ce dernier présenta les trois épreuves. Où était-donc l’épreuve classique de télékinésie que n’importe quel abruti un tant soit peu doué était capable de passer ?! Cette seconde épreuve n’avait rien de facile ou même de commun !! Il avait suffit de quelques phrases prononcées par un droïde protocolaire pour balayer bien des espoirs. L’apprenti de Niscar était lui aussi logé à la même enseigne. Terrifié à l’écoute de ce qui l’attendait, Altaer se mordait littéralement les lèvres ...  Ainsi ses prévisions s’étaient montrées bien inexactes et il regrettait amèrement avoir attendu avec tant d’impatience la suite de cet examen. Dépité, il ne pouvait plus qu’attendre fatidiquement son tour comme les autres. Les yeux brillants il se prépara silencieusement à affronter aussi fièrement que possible cet échafaud qu’on dressait impitoyablement devant lui. La chose n’avait pas non plus échappée à Bruluk. Amusé, le Zabrack lui tapota l’épaule avec une once de moquerie. Rien n’était à ajouter, tout se savait. Lui et Miss Pouf savaient que le parcours d’obstacle représenterait pour le jeune homme un passage difficilement surmontable. Avec ou sans eux, Gueule d’Ange foirerait à coup sur son examen.

                              Lorsque l’épreuve débuta enfin, le tumulte et le chaos ne tarda pas à s’instaurer dans toute la pièce. Les Gizkas et les élèves courraient dans tous les sens sous le regard froid et implacide du droïde. Pourtant le tout se succéda ensuite bien plus rapidement qu’on l’aurait pensé. Se mettant en retrait, Altaer passa rapidement la première partie de l’épreuve en calmant un Gizka à l’aide de maintes caresses. Une fois la chose faite il ne fît pas preuve d’empressement et resta à l’écart des autres sans bouger de sa place. Calé dans un coin, l’animal dans ses mains, il préféra ainsi laisser passer tout le monde avant lui. Le jeune garçon craignait qu’en allant faire la deuxième partie maintenant il ne fasse au final que retarder les autres. Si tel était le cas, alors ces derniers seraient obligés de l’attendre pendant une plombe ! Faisant preuve d’autodiscipline il coïncidera que les valides devaient passer les premiers afin qu’il n’entrave le moins possible l’épreuve avec son handicap. Lorsqu’enfin tous furent passés il s’en alla rejoindre la porte menant à la salle du parcours d’obstacle. Avant de rentrer Altaer décida toutefois qu’il valait mieux enfermer le Gizka dans une de ses poches par plus de sécurité. C’était là une solution peu orthodoxe mais efficace ...

                               

                              […]
                               
                              Lorsqu’enfin Altaer revint de l’épreuve du parcours d’obstacle son visage était méconnaissable. Les traits d’Altaer étaient dorénavant nettement plus tendus. Tout laissait présager que ça ne ça c’était pas très bien passé … Boitant encore plus qu’à son « habitude », il se déplaça comme il pouvait jusqu’a un pupitre et s’y assit en silence. Une fois sur une chaise il libéra le Gizka et l’enveloppa de ses mains. La tête baissée, concentré sur l’animal, il attendit ainsi un long moment avant de décider de passer à son tour la dernière épreuve. Cette fois-ci il ne comptait pas être le dernier à passer. Bien qu’infirme il restait un novice comme les autres, l’élève de maître Niscar ! Il remit l’animal dans une de ses poches et se présenta au centre de la pièce …

                              A première vue, le jeune homme semblait avoir décidé de présenter à l’assemblée quelque chose de très banal. Le voyant faire voler une petite boite métallique autour de lui, certains novices n’hésitèrent pas longtemps pour lui signifier clairement leur ennui en baillant de manière ostentatoire. Car Bien que maîtrisé, le numéro d’Altaer souffrait d’un manque flagrant d’originalité. Pour tous, ce n’était malheureusement qu’une énième mise en application de la télékinésie ... Encore une …  Faire déplacer des objets était une chose, mais ce n’était pas ce qui était demandé dans cet exercice ! L’apprenti de Niscar se devait d’impressionner, de montrer aux autres ce dont il était capable ! Et ceci en puisant en lui le meilleur de lui-même ! C’était à croire qu’il n’avait pas compris la consigne … Faire déplacer un tel objet par la Force n’avait rien de bien savant pour ces jeunes sensitifs. Rapidement affilié, un bon nombre d’élève commença alors à le dénigrer oralement, plusieurs moqueries fusèrent dans  les rangs. Il faisait pitié.

                              Pourtant penser cela de lui était une erreur. Et si Altaer ne pouvait se mouvoir à son aise, l’aisance dont il faisait preuve en usant de la force était de loin supérieure à bien de ces gens. Calme et posé, la main tendue en avant, il déplaçait encore et toujours la boite dans les airs. Semblant ailleurs il ne paraissait en aucun moment tenir compte des agissements d’autrui. L’harmonie entre l’homme et la force régnait. Ce n’était toutefois que le début de son tour, ce qui allait suivre n’était en aucun cas commun.

                              Soudain l’objet s’immobilisa alors en l’air, comme figé dans le temps et l’espace. Nombreux étaient à présent les novices qui présentaient maints signes d’impatience.  Les yeux fermés, Altaer ignorait toujours son entourage, se concentrant uniquement sur la Force. Le bras tendu en direction de la boite, les sourcils froncés, le jeune homme était en plein effort. Et puis se fût la surprise ! Sans prévenir une gerbe d’éclair jaillie comme par magie de ses mains pour aller heurter la petite boite. Touchée de plein fouet par cette attaque s’embrasa tout en étant propulsée au fond de la pièce. A peine eut-il terminé que les jambes d’Altaer fléchirent. Incapable de tenir debout et à bout de force, il s’effondra à terre. Dans un dernier geste il fouilla dans ses poches et serra fort contre lui le Gizka, ne voulant pas qu’il ne s’enfuis. Tous les élèves étaient sous le choc et aucun n’avaient encore bougé. Même GR0.KK restait impassible, semblant avoir bugé tout en regardant Altaer à ses pieds. Ce fût alors Bruluk qui se leva d’un trait avant de s’adresser avec virulence à l’adresse de leur professeur.


                              :darkmaul: « - C’est un pouvoir du côté obscur professeur ! C’est un Sith ! »

                              Le Droïde retourna très rapidement sa tête en direction du Zabrack et s’adressa à lui sur un ton autoritaire.

                              « - Novice Bruluk reprenez votre calme ou ceci influera sur votre notation ! L’usage des éclairs de force n’est pas l’apanage exclusif des Siths. Votre connaissance de la Force semble bien plus limité que le laissait présumer votre dossier. Cette technique ne tire pas son essence du côté obscur. Mais il est très rare de voir des humains maitriser aussi jeune cette technique …  C’est … stupéfiant … »

                              Si le teint de Bruluk n’avait pas déjà été rouge il aurait sans nul doute rougit de honte et de colère. Le Droïde n’en fit pourtant pas attention et se pencha pour tenter d’aider Altaer à se relever. Mais la fierté de Gueule d’Ange était toujours présente et ce dernier refusa. Puisant dans ses dernières forces il se releva comme il pût et rejoignit lamentablement sa place, son Gizka toujours fermement maintenu dans un étau de velours. Les autres élèves passèrent les uns après les autres tandis que le jeune novice se reposait comme il le pouvait pour la troisième épreuve. Rosskress fût alors le dernier à passer. Une fois son numéro terminé GR00.KK annonça la fin de cette épreuve et le début de la dernière partie.

                              « - La seconde épreuve de votre examen est terminée. Nous allons pouvoir enchaîner immédiatement avec la troisième. Ce ne fût pas sans un certain soulagement que les novices réagirent à la nouvelle. Le sort des pauvres petits Gizka ne les concernait plus ! Dans les nombreuses missions qu’effectue un Jedi, ce dernier utilise sa tête, la Force mais aussi son sabre. Nous avons vu précédemment les deux premiers éléments, il est à présent temps de voir vos degrés de maîtrise au sujet du dernier point. L’épée laser est l’arme du chevalier Jedi, faite d’énergie pure elle est là pour défendre l’ordre et ses valeurs, votre vie et celle d’autrui. »

                               Tout en parlant le droïde traça à la craie au fond de la pièce un cercle parfait de 4m de diamètre.


                              « - Nous procéderons de la manière suivante : j’appellerais au hasard deux d’entre vous. Les deux personnes désignées devront alors s’affronter à l’épée laser au sein de ce cercle. Dès que les deux personnes seront dans le cercle le combat débutera. Des règles claires s’appliqueront : le combat est régit selon le code duelliste de l’ordre. Vous utiliserez vos épées personnelles donc prenez garde aux accidents. Pour remporter le combat vous devez désarmer ou expulser du cercle votre adversaire. Tous les coups sont permit exception faîte de ceux pouvant blesser votre adversaire. Lorsqu’une personne est désarmée elle perd le combat, de même si elle quitte le cercle. Si tout ou partie de votre corps sort du cercle vous êtes considéré comme ayant perdu. Si deux personnes sont considérées perdantes il y à match nul. Nous allons débuter : Kukudimgo, Altaer. » 

                              Les novices n’eurent pas le temps de dire ouf qu’ils étaient déjà balancés dans un combat. Kukudimgo était un jeune Rodien du même gabarit que l'élève de Niscar (amputation en moins). Il s’en alla rapidement au centre du cercle et y attendit Altaer. Le jeune homme peina sur le trajet mais soucieux de ne pas le faire attendre trop longtemps accéléra le rythme, quitte à marcher plus vite en y délaissant l'équilibre.
                              Malheureusement certains de ses camarades attendaient ce faux pas, et alors qu’il n’était plus qu’à quelques mètres du cercle une main le poussa en avant. C’était la même fille ricaneuse qui l’avait fait tomber une première fois, cette petite "Miss Pouf" ! Bruluk, qui n'était pas loin, sembla désapprouver ce geste bien déplacé, les bras croisé il esquissa un rapide signe de désapprobation à l'encontre de la fautive. Elle avait déjà tenté de faire peur au Gizka de Senara et ce dernier l'avait déjà fait arrêter. Bien qu'il était pour sûr un connard, le Zabrack avait une vision bien à lui de ce que l'on pouvait faire et non aux gens. A son sens Miss Pouf avait dépassée les limites. Mais ni lui ni aucun autre élève n'aurait l'esprit de délation assez poussé pour tenter de la dénoncer.
                              Mais c'était trop tard, déstabilisé, Altaer fût déséquilibré, pénétra dans le cercle et trébucha. Le droïde qui ne fixait que le cercle n'avait rien vu de la tricherie et se contenta de s'adresser au jeune garçon avec le même ton impersonnel que d'habitude.


                              « - Le Novice Altaer est sortit du cercle ! Le Novice Kukudimgo a remporté le duel. Veuillez quitter le cercle. »


                              Ahurit, Altaer se retourna vers le professeur en s'adressant à lui avec autant de vivacité que Bruluk en avait eut après l'épreuve sur la Force.

                              « - Mais professeur attendez c’est de la triche ! On m’a délibérément poussé ! Je n’ai même pas put me mettre en position ! »


                              « - Les règles étaient claires mon garçon, dès que les deux participants sont dans le cercle le duel commence. Si l’un quitte le cercle, le combat est terminé. Vous avez perdu Novice Altaer veuillez quitter le cercle avec le Novice Kukudimgo. »

                              « - Mais … »

                              « - Cela suffit jeune homme. Ne m’obligez pas à ajouter une mention pour mauvaise attitude à votre dossier d’examen. Libérez la place immédiatement ! Ceux qui ont terminés les 3 épreuves doivent rejoindre le rassemblement Jedi, vous y êtes attendus comme tous les autres Jedis de l'ordre. Vous recevrez vos résultats de l'examen d'ici une semaine. Merci. »

                               
                              Il n'y avait plus rien à faire ... On lui avait volé son épreuve ... Dépité par cette épreuve qu'il pensait avoir entièrement foiré, Altaer s'inclina devant ce professeur de métal avant de partir en boitant. Le Rodien resta un instant sous le choc d'une victoire si facile avant de lui aussi quitter la pièce. Mieux valait ne pas contrarier plus longtemps GR0.KK.

                              Spoiler : HRPG :

                              Les duels :
                              - Rosskress VS Bruluk (/!\ Bruluk est un très très bon escrimeur contrairement à Rosskress qui à jamais utilisé l'épée laser jusqu'à présent).
                              - Senara VS Miss Pouf. (/!\ Miss pouf est une adèpte des coups de femme exerçant un métier ancien et honnête).
                              Après le duel vous postez au rassemblement Jedi.
                               
                               



                              Spoiler : Spoiler

                               
                              Mufus
                               

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                                Auteur : Senara

                                Au bout d’un long moment repliée sur elle-même, Senara avait reprit suffisamment de forces pour recommencer à s’intéresser au monde qui l’entourait. C'est-à-dire, à la salle et aux autres padawans. Ils étaient presque tous passés par le parcours maintenant. Elle réalisa qu’Altaer attendait toujours. Elle comprit presque aussitôt qu’il comptait passer en dernier. Et à voir la façon dont il se tenait, il était nerveux. Il s’inquiétait pour cette épreuve qui s’annonçait particulièrement redoutable. Elle aurait voulu le rassurer. Mais elle n’était elle-même pas assez débarrassée de ses propres doutes pour tenter une telle chose. Si elle ne trouvait pas les bons mots, elle risquait de le braquer encore plus. Les autres apprentis restaient tous plus ou moins dans leur coin, sans s’occuper des autres. Mais Senara surpris le regard venimeux de Miss Pouf braqué sur elle.
                                Cette fille lui en voulait. Elle en voulait aussi à Altaer. Et Senara ne comprenait pas pourquoi. Dans tous les cas, ce n’était pas une attitude digne d’un Jedi.
                                 
                                Elle doit bien avoir un nom quand même…
                                 
                                Elle sursauta en entendant une porte s’ouvrir et se refermer avec un claquement définitif. Le dernier padawan venait de terminer le parcours. C’était bien Altaer. Mais son visage fermé ne montrait rien. Mais à sa façon de se déplacer, Senara sentit son cœur se serrer. Ça avait dû être très dur. Il fallait juste espérer que ça n’avait pas été TROP dur…
                                Ils passèrent presque aussitôt à la deuxième partie de l’épreuve : impressionner les autres en utilisant la Force.
                                Senara passa.
                                Quand ce fut le tour d’Altaer, elle espéra qu’il avait suffisamment récupéré.
                                Mais elle n’aurait pas dû s’inquiéter. La démonstration fut immpressionnante.
                                Si le droide semblait figé, Bruluk se mit à crier au côté obscur. C’était une manie chez lui.
                                Senara aurait pu lui dire qu’il n’y avait rien d’obscur dans ce que venait de faire Altaer, sinon, son hypersensibilité à la Force le lui aurait fait savoir. Par contre, l’énervement et la colère du Zabrak s’en rapprochaient dangereusement.
                                Mais Senara s’en moquait, inquiète, elle avait fait trois pas vers Altaer qui était tombé. Mais un regard de l’infirme l’arrêta net. Il ne voulait (toujours) pas d’aide. Il repoussa d’ailleurs le droide, et se releva de lui-même. Les démonstrations se poursuivirent et s’achevèrent.
                                Et le droide annonça qu’on passerait directement à la dernière épreuve.

                                Ce serait un combat au sabre. Senara ne put retenir une grimace. Elle avait horreur de ça. Elle était bien décidée n’utiliser son sabre qu’en cas d’urgence et de nécessité absolue.

                                Mais après tout, ce n’était ici qu’un exercice. Il n’était pas question de blesser et encore moins de tuer…
                                 
                                Tu ne vas pas faire ta chochotte ma grande… c’est comme un simple entraînement c’est tout… Oui… Sauf que je n’ai pas vraiment eu d’entraînement au sabre… Juste un cours… Mais j’ai déjà affronté un Sith avec un sabre… Sauf qu’ici, j’aurai pas de bassin magique à vider sur la tronche de mon adversaire…
                                 
                                Le droide avait tracé un cercle. Ce serait la zone de combat. Pas de place pour reculer…
                                Deux adversaires désignés au hasard ? Il n’y a pas de hasard dans la Force. Senara espérait juste qu’elle ne tomberait pas contre Altaer ou Rosskress. Ou contre un gros tas de muscles du genre de Bruluk… Mais de toute façon, Senara était de loin la plus petite et la plus frêle dans la salle. Ça la poursuivrait toute sa vie, elle devrait faire avec ce désavantage.
                                 
                                Le droide énonça ensuite les règles, qui étaient assez simples. Ne pas sortir du cercle, ne pas perdre son sabre. Et ne pas blesser l’autre.
                                Le droide appela immédiatement les premiers duellistes. Altaer et un rodien que Senara ne connaissait pas. Le pauvre garçon n’aurait pas le temps de se reposer.
                                 
                                En fait… il n’allait pas avoir le temps de combattre. Senara jeta un coup d’œil incrédule à Miss Pouf. Comment pouvait-elle se comporter comme ça ? et pouvoir encore se regarder dans un miroir ?
                                 
                                Leur professeur de métal ne laissa aucune autre chance à Altaer, et l’invita à quitter la salle. Senara regarda le pauvre garçon quitter la salle, dépité. Elle ne pouvait rien faire pour lui pour le moment.
                                Elle suivit les combats suivants avec plus ou moins de concentration.
                                 
                                -Combat suivant : Senara contre Liora.
                                 
                                Quand son nom résonna dans la salle, elle sursauta. Miss Pouf ricanait. Pourtant, quand le droide annonça le deuxième nom, elle eut un grand sourire carnassier, et se leva lentement. Alors cette horrible gamine s’appelait Liora…
                                 
                                Senara l’imita et se leva aussi. Elle se glissa résolument dans le cercle et attendit que Miss P… Liora la rejoigne. Elle tenait son sabre à la main, mais ne l’avait pas allumé. Liora, elle, fit surgir la lame bleue de son arme dès qu’elle eut mis un pied dans le cercle. Mais elle ne bougeait pas.
                                Senara plongea ses yeux verts dans le regard méprisant de son adversaire (adversaire qui faisait bien une tête de plus qu’elle) et lui dit, à voix basse :
                                 
                                -La moindre de nos actions résonne dans la Force. Le plus petit souffle de vie a des répercussions sur nous-mêmes et sur les autres. Alors quand une action influe sur la vie des autres, as-tu la moindre idée de ce que peuvent être ces répercussions ? Sais-tu ce que vont causer tes actes de la journée ? Non, bien sûr… C’est le genre de questions que tu ne te poses pas… Qu’est-ce que tu attends pour démontrer à tous que tu es la meilleure ? Et que je ne suis qu’une misérable traîtresse ? Tu as peur ?
                                 
                                Senara avait gardé un ton uni, comme s’il ne s’agissait que d’une discussion amicale autour d’un thé et de scones. Pourtant, elle cherchait bel et bien à faire perdre son sang-froid à Liora.
                                Elle y arriva presque.
                                La peste s’élança vers Senara l’arme levée. Mais elle restait suffisamment lucide pour ne pas faire de grosses fautes.
                                La lame verte jaillit soudain et vint à la rencontre de sa sœur bleue. Il y eut un crépitement quand elles se rencontrèrent. Liora enchaîna plusieurs attaques :
                                Tête, jambe, bras armé, puis de nouveau tête. A chaque fois, Senara parait l’arme sans aucun problème.
                                Elle anticipait facilement les attaques de Liora. Mais ne se décidait toujours pas à riposter.
                                Senara restait sur la défensive. Ce qui ne l’empêchait de garder la mainmise sur le duel. Liora n’avait pas l’air de se rendre compte que Senara, en rompant et en esquivant, la menait à peu près là où elle voulait.
                                Elle se décida enfin. Elle était arrivée en bordure du cercle. Il était temps d’agir.
                                Elle esquiva une énième attaque en glissant sur le côté puis, d’un bond, elle sauta derrière Liora. Celle-ci fit volte-face et dans le même temps fit décrire à son sabre un grand arc de cercle. Senara para l’attaque et dévia la lame par-dessus sa tête. Elle profita du déséquilibre de Liora pour la pousser vers l’extérieur du cercle.
                                Mais elle ne vit pas arriver le pied de la peste et le reçut en plein ventre. Le souffle coupé, elle recula de trois pas. Liora réussit à retrouver l’équilibre in extremis et se retourna pour faire face à Senara.
                                Les deux padawans restèrent un moment à l’écart, se jaugeant du regard. Liora tenait son sabre à deux mains, au-dessus de sa tête. Senara le tenait de sa main droite, la main gauche pressée sur son ventre encore douloureux. Elle sentait une chaleur malsaine sourdre de l’ezeru. Et dans le même temps, la douleur due au coup diminuait. A quel point utilisait-elle la Force pour se soigner, et à quel point l’ezeru faisait-il le travail ? Elle n’aurait pas su le dire. Mais elle sentait le côté obscur autour d’elle, et cela la perturbait. Quand Liora repartit à l’attaque, Senara faillit se laisser surprendre. Elle échappa de justesse à l’assaut en se jetant au sol. Elle en profita pour lancer un grand coupé dans les pieds de Liora. Que celle-ci esquiva facilement d’un bond. De nouveau, elles se faisaient face debout au centre du cercle.
                                Senara commençait à fatiguer. Sa respiration sifflante la trahissait, et Liora se permit un nouveau sourire moqueur.
                                 
                                -Tu tiens pas le coup, traîtresse ? Qu’est-ce qu’y a ? Tu vas tomber dans les pommes ? Tu devrais faire appel au côté obscur, qui sait, ça t’aidera peut-être…
                                 
                                -A quoi tu joues ? Qu’est-ce que tu essaies de faire au juste ? Gagner cette manche ? A tout prix ? Tu es vraiment prête à tout ? Si c’est le cas, pour moi, tu as déjà perdu…
                                 
                                Senara abaissa légèrement sa garde, les deux mains bien en place sur la poignée de son sabre, la lame vers le bas, elle invitait Liora à l’attaquer.
                                Et Liora attaqua.
                                Une nouvelle phase d’assaut commença alors. Encore une fois, Liora attaquait et Senara parait. Mais elle se fatiguait beaucoup moins que Liora.
                                Tête, bras, tête, pied, attaque du faucon, jambe, ventre, bras armé… La lame bleue volait de part et d’autre. Mais toujours elle rencontrait la lame verte. Les mouvements des deux escrimeuses étaient si rapides que les sabres en devenaient flous. Colorant l’air environnant. Du vert, du bleu, du vert. Et au milieu de tout ça, des éclairs bruns et roux qui trahissaient les chevelures respectives des deux padawans.
                                Il y eut soudain un cri dans l’assistance.
                                Liora venait justement d’attraper les cheveux de Senara et de tirer un coup sec. Avec un cri de douleur, la rouquine bascula en avant, tomba lourdement au sol et roula sur deux bons mètres. Elle réussit néanmoins à s’arrêter avant de sortir du cercle. Elle utilisa sa vitesse pour se retourner et se redresser.
                                Elle n’avait pas lâché son sabre, mais celui-ci était désormais éteint.
                                 Elle avait maintenant un genou au sol et faisait de nouveau face à son adversaire. Mais elle était acculée, elle ne pouvait plus reculer. Et Liora arrivait sur elle comme une furie. Calmement, Senara attendit le dernier moment. Elle ressentit une palpitation dans son bras, et alors seulement elle se releva, dans un mouvement d’esquive latéral. Dans le même temps, elle alluma son sabre en opposition, formant une ligne de protection diagonale sur son flanc. Ligne sur laquelle vint glisser le sabre de Liora. Dans un chuintement sinistre, la lame bleue fut détournée et heurta le sol. Senara volta, se retrouva derrière Liora qui n’avait pas eu le temps de réagir, et la poussa.
                                La peste battit l’air de ses deux bras. Elle se rétablit finalement. Presque par miracle et se retourna. Elle se demandait pourquoi Senara n’avait pas poursuivi son avantage. Mais quand elle vit la rouquine immobile un peu plus loin, elle eut un rictus.
                                Senara était au centre du cercle. Debout, en garde défensive. Mais elle tremblait. Elle avait les yeux fermés et semblait sur le point de s’écrouler.
                                 
                                Non… pas maintenant… je ne peux pas faire une crise maintenant. Je ne peux pas. Elle ne doit pas gagner. Elle ne doit pas… pas après ce qu’elle a fait. Pourquoi je suis aussi faible ?...
                                 
                                ~Tu sais pourtant ce qu’il faut faire pour avoir plus de puissance. Ouvre-toi ! Accepte le pouvoir que je te propose. Cesse de me rejeter. ~
                                 
                                Senara tressaillit, prise d’une nausée soudaine. Est-ce qu’elle avait rêvé cette voix ? Cette voix froide et sinistre qui venait de la bague.
                                 
                                La voie du côté Obscur est plus facile, plus rapide aussi. Mais elle mène moins loin. Elle mène à la destruction. Cette voie n’est pas pour moi. Mais tu as raison, qui ou quoi que tu sois. Je sais ce qu’il faut faire.
                                 
                                Et Senara lâcha prise. Elle s’immergea entièrement dans la Force. Les yeux toujours fermés, elle ne pouvait pas voir Liora qui approchait lentement, prête à donner le coup de grâce. Senara ne l’entendait pas non plus.
                                Par contre, elle percevait son empreinte dans la Force, et pouvait y suivre le moindre de ses mouvements.
                                C’était très curieux d’ailleurs, cette empreinte. Car Senara « voyait » trois Liora, en réalité. Une très nette, et deux autres floues. La rouquine perdit quelques précieuses secondes à comprendre que l’empreinte nette correspondait à la position qu’occupait Liora à l’instant présent, tandis que les deux floues étaient les empreintes passée et à venir.
                                Si, en temps normal, Senara utilisait aussi bien le langage cinétique que la Force pour anticiper les gestes de son adversaire, là, il n’était plus question que de Force pure.
                                La même Force qui parcourait son corps, gommant la fatigue et les tremblements.
                                Il y aurait un prix à payer. Il y en avait toujours. Mais pour l’instant, elle tiendrait. Et avait encore une chance de l’emporter.
                                 
                                Liora passa à l’attaque. Senara glissa de côté, repoussa la lame avec la sienne, puis riposta. Liora para en catastrophe et recula. Il y eut un moment de flottement. C’était la première fois que Senara ripostait. La première fois qu’elle portait un coup avec son arme.
                                Elle ne paraissait plus fatiguée, gardait les yeux fermés mais ne semblait pas plus gênée que ça. Et surtout, elle avait porté un coup. Acte tellement contradictoire avec toute son attitude jusqu’à présent que Liora en restait interdite.
                                Et Senara passa à son tour à l’offensive. Elle utilisait sa petite taille et sa légèreté pour augmenter sa vitesse. Elle se glissait sous la garde de son adversaire et portait des coups simples mais inattendus. Liora devait utiliser toute son adresse pour parer et n’avait pas une seconde pour souffler.
                                Elle gardait tout de même assez de lucidité pour ne pas reculer hors du cercle. Dès qu’elle s’approchait trop de la ligne sur le sol, elle changeait de direction. Le combat était devenu une danse. Coulée, fluide. Mais inexorable.
                                Pourtant…
                                Même ainsi, Senara fatiguait. Et surtout son esprit était plus vulnérable. Ce dont l’ezeru décida de profiter. La petite padawan ressentit soudain une vive brûlure à la main gauche, en même temps qu’une sensation d’écoeurement bien connue la submergeait. Dans son état de transe, l’effet en fut limité, mais suffisant pour offrir une ouverture à son adversaire.
                                Et Liora en profita sans vergogne. Après une nouvelle parade, elle se baissa et faucha les jambes de Senara. Celle-ci tomba sur le dos, incapable de réagir. Elle réussit à ne pas lâcher son arme. Mais elle n’eut pas le temps de se relever.
                                Liora bloqua son bras armé en posant le pied dessus. Mais elle semblait avoir perdu tout contrôle d’elle-même. Elle leva son sabre, menaçant Senara d’une attaque mortelle.
                                Le droide professeur voulut intervenir. Il n’en eut pas le temps.
                                Senara avait levé sa main libre, la gauche, en un geste de protection dérisoire. Mais alors que Liora amorçait son attaque, il y eut une déflagration de Force, et elle fut projetée à plusieurs mètres de là. Hors du cercle.
                                Le problème, c’est que Senara aussi avait été soufflée par la puissance de la déflagration. Elle ne fut pas projetée, non, mais elle recula de trois bons mètres, ce qui suffit à la faire sortir du cercle elle aussi. Quelques secondes après Liora. Est-ce que ça jouait ? Elle ne savait plus si le droide avait donné des précisions à ce sujet.
                                De toute façon, l’affrontement était terminé. Il n’y avait plus personne dans le cercle. Liora se relevait péniblement à l’autre bout de la salle.
                                Senara tenta d’en faire autant.
                                Mais la Force l’avait abandonnée. Elle restait seule avec son corps fragile et épuisé. Et ses muscles tétanisés refusaient de faire le moindre mouvement. Un fort bourdonnement à son oreille l’empêchait d’entendre quoi que ce soit autour d’elle. Et sa main gauche la brûlait affreusement.
                                Liora était debout maintenant, et elle se dirigeait vers la porte de la salle.
                                Senara parvint péniblement à se rasseoir. Son sabre, éteint, gisait à côté d’elle.
                                Elle tendait une main hésitante vers lui quand quelqu’un le ramassa et le lui rendit. Elle le prit avec un vague merci. Elle était encore trop hébétée pour savoir qui l’aidait. Mais qui que ce soit, il ne s’arrêta pas en si bon chemin. Après lui avoir rendu son sabre, il resta là, la main tendue jusqu’à ce qu’elle comprenne, et l’attrape (attrape la main, ça va ? tout le monde suit ?). Elle se retrouva alors debout. Encore un peu flageolante, mais elle tenait, à peu près, sur ses jambes.
                                Elle répéta :
                                 
                                -Merci.
                                 
                                Puis, après une grande inspiration et une grande expiration, elle lâcha son sauveur et gagna la porte. Lentement, très lentement, et d’un pas hésitant. Mais elle y parvint, et quitta enfin la salle.

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