Visite inattendue
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Post n°2
Auteur : Super PNJ
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Yuda---Melgibad Stevens---Melchior
Membre Permanent du Conseil Jedi ---Membre observateur du Conseil Jedi---Membre Permanent du Conseil Jedi
- Hmm.
- ... Maître ?
Maître Yuda ouvrit les yeux lentement, comme tiré d'un long et profond sommeil. Cela faisait de longues minutes qu'assis sur une chaise de la chambre du Conseil Jedi, il n'écoutait plus le rapport que Maître Stevens lui tenait concernant la recherche de la troupe de Muyi Tano. Melgibad Stevens ne lui en tenait pas rigueur : il savait que cette absence n'était en aucun cas une absence de respect ou une offense. Si le vieux maître s'était absenté un temps de leur conversation, c'était qu'il y avait une bonne raison à cela.
- Nos quelques éclaireurs n'ont rien trouvé jusqu'aux abords de la Montagne. Les Sanyassans ont levé le camp, semble-t-il... mais impossible de remonter la piste plus loin, cela prendrait des semaines. Quant aux ruines de la base des renégats, il semblerait que les pirates qu'on nous avait déjà signalés y aient élu domicile. Le Chevalier Bax Ter est sur l'affaire.
- Hmm.
Yuda hocha machinalement de la tête. Tout ceci, il le savait déjà. Il avait déjà entendu ces conclusions, répétées maintes et maintes fois en ces murs ces derniers mois, sans que rien ne change. Les Jedi disparus ne réapparaissaient pas, les vaisseaux de passage, happé par les perturbations atmosphériques, continuaient de s'écraser trop près du village des Ewoks Naa'Fruu, et l'ombre de la Montagne continuait de sévir. Plutôt sage que taquin, Yuda se garda bien d'en faire la remarque à maître Stevens, qui tentait tant bien que mal d'aider Fic Drecko à faire tourner les équipes de recherche du Sanctuaire, que la disparition de Bareman et le vieillissement accéléré des clones avaient amputées de leurs meilleurs éléments.
- Je crois qu'il faudrait penser à envoyer d'autres chevaliers à la recherche de Muyi. Maintenant que maître Qos est de retour, nous retrouvons peu à peu des forces et nous pourrions venir en aide à nos compagnons perdus.
- Hmm.
Le vieux maître descendit lourdement de son siège, sa petite carcasse à présent maintenue par la cane sur laquelle elle s'appuyait. Melgibad Stevens interpréta ce geste comme une volonté de couper court à la conversation et se redressa respectueusement, mais le petit être vert ne fit pas signe de vouloir quitter la pièce. Au lieu de cela, il scrutait les sièges vides de ses camarades du conseil, jusqu'à ce que ses gros yeux globuleux s'arrête sur l'un d'eux.
- Très peu élégant il est d'écouter les conversations sans vous montrer, maître Melchior.
Melgibad Stevens tressaillit un instant lorsqu'un visage, un corps et une bure de maître apparurent de nulle part, dévoilant celui qu'on surnommait "Barbe Grise", assis sur son siège, un petit orbe sur les genoux mal dissimulé par les plis de sa cape.
- Je méditais sur les arcanes de l'Altus Sopor avant votre arrivée. Veuillez excuser cette méprise, loin de moi l'envie de vous espionner, maître Yuda.
Les deux doyens du Conseil Jedi se dévisagèrent sans laisser paraître une seule de leurs émotions. De son côté, le pauvre Stevens ne savait sur quel pied danser : il était révolté d'avoir été ainsi berné par un de ses pairs - quoiqu'il était très au courant de l'excentricité notoire de Melchior et de ses habitudes curieuses - , mais espérait d'un autre côté que Barbe Grise réponde aux sollicitations qui avaient laissé Yuda de marbre.
- Vous l'avez sentie, n'est-ce pas ? L'ombre...
Les yeux de Melchior, cachés sous son ample capuchon, se plissèrent pour se fixer sur les rides frémissantes de Yuda. Le temps n'était pas à la chamaillerie, ni aux humeurs entre les membres du Conseil. Si Melgibad Stevens n'avait pas saisi ce qui était à l’œuvre, c'était le cas des deux maîtres les plus mystiques de l'Ordre. Depuis la disparition d'Olorin Vendar et à l'exception peut-être d'Elyna Faràn, ces deux-là étaient les voyants les plus puissants. Si quelque chose les inquiétait, il y avait fort à parier que la menace était réelle.
- L'ombre appelle l'ombre.
Melchior n'aurait pas pu user de mots plus sibyllins pour traduire son message, mais Yuda l'avait désormais déjà saisi : il faisait référence aux disparitions dans l'abîme de Rylen Korr, Galaelle, Shabaal, mais aussi aux départs plus récents vers la Force de Nass, Olorin Vendar et du chef Chitupa. C'était la rencontre avec l'ombre qui avait causé leur perte. Et cette ombre avait un nom.
- Sam Skawalker. Quelle nouveau maléfice a-t-il appelé à nous ?... Et comment l'accueillir ?, grimaça Melchior dans un sourire jaune et glaçant. Melgibad Stevens tressaillit en entendant prononcer le nom du traître.
- Maître Stevens. Vos éclaireurs au Sanctuaire il vous faut immédiatement rappeler. Une séance d'urgence du conseil nous devrions tenir.
Devant l'air inquiet et distant du petit maître vert, d'ordinaire jovial, maître Stevens s’exécuta sans poser de question. Le temps de la réflexion viendrait bientôt. Rappeler les quelques Jedi en exploration alentours ne serait pas long ni compliqué malgré leurs modes de déplacement rudimentaires et leur absence de navettes, mais il fallait agir vite.
Melgibad Stevens n'en était pas sûr, mais le membre observateur du Conseil avait l'impression que quelque chose allait changer de manière décisive sur Endor. En bien ou en mal, ce serait à la Force d'en décider.Spoiler : Auteur
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Post n°3
Auteur : Darth Malraas
La navette dans sa descente vertigineuse vers la surface de la planète, s'était posée dans une clairière d'une superficie relativement grande. Trois membres de l'Escadron des Forces Spéciales étaient descendus afin de reconnaître les lieux. Munis de senseurs portatifs reliés aux donnés du vaisseau mère en orbite, ils avaient quadrillés les abords et avaient usés d'un drone de reconnaissance pour valider les renseignements.
Les dernières notes stratégiques mises en place, le Seigneur Noir dans un souffle long et régulier, s'extrait de la carlingue de l'engin stellaire pour poser ses lourdes bottes sur le sol d'Endor. Ses yeux contemplent alors la magnificence même de la vie forestière : les gigantesques arbres, les créatures volantes, les fleurs et les herbacés. La nature foisonnante et impassible, bat lentement au rythme des vents planétaires et des brises nées de corridors étroits en son sein. En cet instant, Darth Malraas se révèle être une chose parmi d'autres, ni plus, ni moins. Sa main mécanique effleure la tête grainée d'une herbe plus haute que les autres. Une émotion positive s'instille de manière fugace, le soulagement de pouvoir ressentir artificiellement les éléments qui composent son environnement. Du frisson positif nait la rage d'un corps meurtri par une abjecte entité obscure et le Seigneur Noir se surprend à broyer entre deux doigts, les graines de dame nature.
Darth Aequum ne représente plus qu'une tâche pourpre sur le sol du palais de Yashuvhu. Sa misérable vie de sangsue profiteuse s'était inévitablement heurtée à la carapace en duracier des nouveaux Sith. L'ancien serviteur du Côté Obscur avait prouvé à la nouvelle génération, des obligés et des domptés, les lacérés et des torturés de Shinbone que les plus puissants Sith de cette galaxie peuvent être vaincus. Malraas bascule la tête en arrière et inhale une bouffée d'oxygène pour délier ses nerfs mis à vif par ses émotions. Son esprit tente de l'emporter dans de sombres réflexions et sa main valide crépite en harmonie avec la noirceur. Les éclairs incontrôlés résonnent en symphonie avec la douleur traumatique de l'échec. Le Général Gelmir replie ses doigts, tend son bras et agrippe à l'orée du bois, une créature bipède. En un battement de cils, la gorge de la créature native apparaît dans la main de l'adepte de la Force.
-Tu vas m'aider à les contacter.
Le Dulok ne tenant plus sur ses jambes, se débat énergiquement sur l'avant bras de son geôlier. Le Seigneur Noir plisse les yeux en fixant la forêt droit devant lui, ne prenant pas un seul instant pour s'intéresser à sa prise. Sa perception l'obligeant à se préoccuper de quelque chose dans la lointaine horizon. Une petite lueur opposée à l'obscurité est là, dans cet immense amas de sens et de créatures sensibles. Les éclairs jaillissent de nouveau, la main autour du cou tend le Dulok vers les cieux, tressautant et s'époumonant face à ces milliers d'aiguilles électriques.
La foudre Sith fera son oeuvre, l'agonie la sienne et le Côté Obscur les appellera. -
Post n°4
Auteur : KryannJuste avant.
Le vaisseau déchira l’hyperespace jusqu’à Endor, laissant Kryann s’emmurer dans un profond silence après avoir intimé à son droïde assassin de bien vouloir se taire, le menaçant même de son arme. Le temps du voyage avait été mis à profit pour une longue méditation qu’elle aurait voulu sereine sans en être capable. Tant de questions hantaient encore l’esprit de la Padawan, elle ne parvenait plus à faire le tri ni à les mettre de côté. L’exercice ne la satisfaisant pas, elle décida de rompre sa transe rapidement. Tant pis pour cette technique, elle préféra se plonger dans un lourd sommeil dont elle ne fut tirée que par les alarmes du vaisseau et la voix nasillarde de HK-60.
-[Inquiétude superficielle] Maître, il semblerait que nous ayons des ennuis.
Elle eut à peine le temps de déglutir. Ce genre de vaisseau ne pouvait être là par hasard. Elle n’en avait vu qu’une fois, en orbite autour d’un vaisseau maudit, accompagné de multiples escadrons de chasseurs. Ce genre de visiteurs, autour d’une planète aussi vide qu’Endor, ne pouvait être un hasard, ni une bonne nouvelle. Dans un réflexe de survie, elle fit faire demi-tour à son vaisseau, juste avant qu’HK n’intervienne de nouveau.
-[remarque] Les transpondeurs indiquent qu’une navette descend à la surface de la planète.
Elle serra les crocs. Peu importe ce qui sortait de cette navette, ce n’était pas bon, ni pour les Jedi, ni pour le Sanctuaire, ni pour elle. Non qu’elle gardât dans son coeur ceux qui l’avaient partiellement rejetée, mais elle avait besoin d’eux, cruellement, pour ne pas être seule, dans sa vie ou dans sa quête. Et sa curiosité naturelle refit surface. A nouveau, le transporteur fit une manœuvre pour se lancer à la poursuite de la navette qui avait bien trop d’avance pour une interception conventionnelle. Et une telle chose aurait provoqué une réaction du croiseur de toute façon…
La descente rapide aurait pu, aurait du être tranquille. Mais alors qu’elle allait se poser non loin de la navette inconnue, quelque chose d’inattendu déchira l’atmosphère. D’intenses éclairs provenant du sol frappèrent l’air dans tous les sens, obligeant Kryann à une manœuvre d’évitement qui la mit en rogne. Elle avait décidé que ce qui était au sol était un ennemi, et elle mettrait un terme à l’affront que constituait son existence sur cette planète. Son atterrissage, aussi artistique que mauvais, ne pouvait clairement pas passer inaperçu, surtout dans cette planète verte et avec cette carlingue noire abîmée.
Elle inspira profondément. Tout ses sens étaient en éveil, et elle n’avait jamais senti une telle présence, hormis sur le croiseur noir dont elle avait dû s’échapper. Un frisson de terreur s’empara de son corps, mais elle le réprima bien vite. Nouvelle inspiration. Se parant de sa bure, elle baissa le capuchon sur sa tête pour masquer son identité. Bien sûr, si elle avait senti la menace, l’autre saurait qu’elle était une sensitive, mais autant laisser une part de doute où elle le pouvait. Fermer son esprit, fermer ses oreilles à ce qu’il pourrait dire, et se concentrer sur ce qu’elle pourrait faire. Le sabre à sa ceinture était son espoir, et la jungle était son alliée. C’était dans ce genre de conditions qu’elle avait fait face à des Jedi Noirs, sur Japrael. Elle ferait de même.
La confrontation était inévitable.
L’introduction, inattendue.
Sur son chemin, Darth Malraas trouverait quelqu’un, dans une bure sombre, lui barrant la route. -
Post n°5
Auteur : Darth Malraas
-Capitaine, nous avons une sortie hyperspatiale. Sur le pont, l'officier chargé de lires les données des senseurs, lève le bras pour être vu. Un engin de taille moyenne.
-Gardez le en visuel, préparez une unité d'interception. Le cadet des Hamer passe à travers les allées des moniteurs, vérifiant la bonne application de ses ordres. Ne ciblez pas l'engin, baissez notre garde, faites nous passer pour des confédérés perdus.
Depuis bien longtemps les Ravageurs jouissent de cette stratégie : La léthargie des systèmes offensifs. Basée sur l'apparence de leurs vaisseaux de combat confédérés et sur l'absence d'hostilité, cette manoeuvre vise à endormir les potentielles victimes. La tactique rend néanmoins inopérantes toutes les armes embarquées et si une attaque survenait, quelques minutes se passeraient le temps de redéployer tous les systèmes. Mais qui dans la galaxie, s'amuserait à ouvrir le feu sur des bâtiments de la Confédération ?
Les Ravageurs se contentent donc de suivre le petit engin stellaire jusqu'à ce qu'il pénètre l'atmosphère de la planète. L'équipe des Forces Spéciales ayant été avisées de l'apparition d'une menace immédiate, ils effectueront les démarches de sécurité conventionnelle. En tout état de cause, l'appareil ne peut avoir un emport suffisant pour faire frémir le Seigneur Noir des Sith.
Le Dulok se tortille et brutalement la rigueur de ses cris s'estompe. Sentant la prise devenue molle, le Sith l'abandonne sur l'herbe ferme de la plaine et s'avance sans plus attendre. Il déroule la Force autour de lui, en harmonie avec ses pas mesurés. Les liens se prolongent aussi loin qu'ils le peuvent et tâtent chaque recoin de la Force pour y déceler une nouvelle forme de vie. En pénétrant la forêt après quelques minutes de marche, le Seigneur des Ravageurs n'y trouve que la flore, la faune s'étant probablement échappée des lieux.
Une aura toutefois, se tient dans le secteur et n'échappe pas au regard du Sith. Gelmir fronce les sourcils derrière l'acier et repense à la dernière émanation similaire qu'il avait côtoyé. Le visage de la douce Laïnea Koyne lui revient en mémoire, une prise du Sergent Tericarax qui durant quelques temps, a été une alliée de choix jusqu'à la fin de la grossesse. Aujourd'hui dame Koyne est retournée à la Galaxie sans savoir si l'enfant né de l'union avec son geôlier, allait vivre une vie à la hauteur de ses espérances.
-L'espérance est dans Les Ephémères... murmure-t-il au vent.
Le Seigneur Noir évolue à travers la végétation, il y savoure le seul bruit de ses pas, l'effleurement de sa cape cachant sa vibrohache sur les arbustes et buissons. La terre humidifiée par la densité d'arbres et de végétaux est une mousse onctueuse sur laquelle repose ses bottes. Toute cette symphonie bien harmonieuse n'est qu'un mirage dans la quête de Ravage. C'est ainsi qu'il s'arrête et comme tout bon militaire, vérifie la taille, la grandeur et les feuilles des arbres. Renifle les odeurs filtrées par son masque et examine consciencieusement le sol environnant. Il ne néglige pas les nuages et le ciel qui percent avec peine la couverture des arbres. C'est d'ici qu'il allait pouvoir lui parler et c'est ici qu'ils s'affronteront, si la Force le décide.
-Sur ma terre, d'aucuns diraient que tu es un Démon venu des cieux. Lance-t-il en croisant les bras sur son torse. Je suis venu porter un message à l'Ordre Jedi. -
Post n°6
Auteur : KryannTout en marchant vers cet étranger inattendu et surtout, indésirable, Kryann pouvait sentir autour d’elle la puanteur et la crasse typiques du Côté Obscur. A force, elle s’y était faite, et l’embrassait comme une présence familière, voire rassurante, mais cette fois, c’était presque insurmontable, voire vomitif. Non, cet individu n’était pas n’importe qui, et elle n’avait jamais ne serait-ce qu’entendu parler de ce genre de présence, hormis dans les légendes Jedi qui narraient les grands conflits galactiques, mais ceux-ci étaient finis depuis des siècles, voire des millénaires. C’était comme si elle pouvait le toucher du bout des doigts, malgré les dizaines ou centaines de mètres qui les séparaient. L’envie furieuse qu’elle avait d’allumer son sabre la prenait aux tripes, juste pour se sentir un peu plus en sécurité. Mais il ne fallait pas céder, il ne fallait pas se laisser emporter par cette rage.
Lorsqu’elle aperçut, elle ne put retenir un grognement pour elle-même, aussi belliqueux que craintif. La simple silhouette obscure qui se tenait face à elle suffisait à faire ressurgir les peurs primales de son esprit, sa haine des lézards et des Hutts, et de tout étranger de manière générale, sa crainte d’être séparée de ceux qu’elle choye… Seulement, elle est seule face à lui. Et même si sa taille semble habituelle, tout en lui clame autre chose. Est-ce son masque, sa tenue sombre ou la cacophonie qui l’accompagne ? Elle ne saurait vraiment poser le doigt dessus. Elle feula doucement lorsqu’il parla.
-Sur ma terre, d'aucuns diraient que tu es un Démon venu des cieux. Je suis venu porter un message à l'Ordre Jedi.
Elle se surprit à être étonnée, surprise qu’il ne cherche pas immédiatement le combat. Au vu de sa puissance, il aurait pu, pourtant, et sans doute la vaincre sans mal. Mais tout était… bizarre. Il n’avait rien à faire là. Son phrasé était décalé. Son ton même ne s’accordait pas au reste. Autour d’eux, la nature entière semblait avoir abandonné toute activité pour observer la Cathare et l’inconnu se dresser, face à face. Seul un vent léger les accompagnait, sinon, la jungle elle-même se portait témoin de la confrontation. Sans se défaire de sa bure, elle montra les crocs.
-Sur ma terre, vous apporteriez le malheur. Pourquoi en serait-il différemment ici ? Parlez, puis partez. Votre présence n’est pas appréciée.
Lentement, elle fit tomber le capuchon de son visage. Les traits tirés par la tension palpable, les yeux jaunes braqués sur le masque, la Cathare défiait l’homme qui lui faisait face. -
Post n°7
Auteur : Darth MalraasDe la part des Jedi, le Seigneur Noir s'attendait à une haie d'honneur baignée de lumière et de belligérants. En lieu et place de la double rangée glorieuse, un félidé plutôt svelte si l'on oppose sa silhouette aux standards des Trianii, mais avec une force de courage exemplaire. La témérité dont fait preuve la créature est le témoin que les Jedi restent des guerriers, mais sa position défensive et le fait qu'elle ne se soit pas élancée dans le combat est une réponse positive. Le Seigneur des Ravageurs doute néanmoins qu'il soit en face d'un Maître, basant cette prédiction sur l'absence d'hostilité et de renforts.
"-Sur ma terre, vous apporteriez le malheur. Pourquoi en serait-il différemment ici ? Parlez, puis partez. Votre présence n’est pas appréciée."
Le timbre de voix du félin est féminin, une chance bienheureuse. Une femelle et qu'importe son espèce est plus raisonnable et ouverte à la discussion qu'un mâle prenant ses médiocres compétences pour des pouvoirs divins. S'agissant d'une confrontation sur les principes élémentaires entre l'obscurité et la lumière, Darth Malraas soupçonne une issue défavorable au dialogue.
La capuche révèle donc une Cathar(e), dont la nature a équipé d'atouts physiques indéniables pour la chasse. Sa posture à peine changée contraste avec son expression faciale. S'il devait considérer la femelle humanoïde comme une chose primitive voire animale, le combat ne tarderait pas à débuter. Un instinct primaire dont l'esprit s'aiguise par la Force ne peut entendre les phrases que si elles sont vraies.
-Darth Oblivius m'a averti de votre présence sur Endor. Il détâche les bras de son torse et réajuste ses appuies au sol. Ce qui fait de moi, au moins, le second Sith à connaître la position des Jedi.
Le Seigneur Noir profite d'un moment de réflexion pour recourir à la Force et inspecter les lieux. Le temps d'une pulsation, l'appât que pourrait représenter la Cathar, permettrait à une troupe de se mettre en position. Négliger la perfidie est un manquement dangereux.
-Conduisez moi à vos Maîtres. Ils doivent apprendre de ma propre voix, qu'ils ne sont plus en sécurité sur Endor.
Les dès sont jetés de bonne volonté.
Mais l'ancien Général de la Confédération suppose sans peine que si ses homologues de la lumière sont encore en vie depuis ces dernières décennies, c'est sans compter sur une prédisposition naturelle à la paranoïa. Un Seigneur Sith ne peut réclamer de converser avec des Maîtres Jedi, autour d'un verre de quanya, sans que cela ne soit vu comme une tromperie. Si le Sénateur Rick O'lonell n'avait pas été muet à son message, les choses en auraient été autrement.
-Je ne partirais pas d'ici avant d'avoir dialogué avec les Maîtres de l'Ordre. Préfère-t-il expliquer avant que le temps ne dur trop longtemps. Si je n'étais pas de bonne volonté, votre vaisseau aurait été descendu dès sa sortie d'hyperespace. Croyez moi, je ne viens que délivrer un message. -
Post n°8
Auteur : KryannKryann continuait de regarder Malraas directement vers son masque. Ses mots n’étaient pour elle qu’une épreuve de plus, une vaine tentative de tester sa volonté. Et surtout… Il ne masquait absolument pas sa morgue ni le peu de considération qu’il lui accordait.
-Conduisez moi à vos Maîtres. Ils doivent apprendre de ma propre voix, qu'ils ne sont plus en sécurité sur Endor.
Ses maîtres… Non. Non, elle ne pouvait pas accepter cela. Elle ne pouvait pas le laisser parler d’elle comme une esclave. Pas encore. Plus jamais. Elle montra les crocs à sa phrase, uniquement interrompue par l’étranger.
-Je ne partirais pas d'ici avant d'avoir dialogué avec les Maîtres de l'Ordre. Si je n'étais pas de bonne volonté, votre vaisseau aurait été descendu dès sa sortie d'hyperespace. Croyez moi, je ne viens que délivrer un message.
Et les menaces revenaient. Le feu dans ses entrailles se ravivait face aux paroles du proclamé Sith. La voix ranimait la haine de Kryann. La discussion avait pris fin pour elle lorsqu’il s’était positionné d’entrée comme un maître. L’eut il considérée comme une égale qu’elle aurait pu l’écouter. Mais comme tout homme dans cette Galaxie, il souffrait de ce complexe de supériorité inhérent à son sexe. Il aurait pu délivrer son message de milliers de façon. Il avait choisi la plus humiliante pour elle.
La main gauche de la Cathare se porta à sa bure dont elle déboucla la cape, la laissant tomber au sol. Sa silhouette fine, rachitique même, apparut aux yeux du Sith sous des vêtements sombres ajustés, et tâchés au flanc, vestige de sa précédente blessure. A sa ceinture pendait son sabre-laser, qu’elle n’empoigna pas pour l’heure. Ce fut sa voix qui retentit dans la jungle.
-J’ai appris à mon corps défendant à me méfier de ceux qui pensent leur autorité innée et se permettent de donner des ordres. Peu importent vos intentions, vous n’avez rien à faire ici. Votre message a été entendu, deux Sith savent où nous sommes. Maintenant… Partez, Sith. Je ne me répéterai pas.
A ces mots, le manche passa de sa ceinture à sa main dans un geste lent et calme. Elle sentait sa respiration s’allonger alors que progressivement, l’adrénaline faisait son effet, lui donnant cette sensation délicieuse de sortir de son corps. Elle était dans son élément, ici, dans cette jungle. Un autre point à prendre en compte. Elle était prête, peu importe ce qui l’attendait. Si cet homme voulait la guerre, il l’avait trouvée. -
Post n°9
Auteur : Darth MalraasLes paroles qu'il prononce font réagir la Cathar de manière physique. Peu convaincue par ses propros, elle laisse paraître une certaine hostilité à son égard. Mieux encore, une pointe de haine lacère son âme, assez subtilement pour que Darth Malraas remarque cette particularité. Peut-être fait-il fausse route en discutant avec cette féline. Est-elle vraiment une Jedi après tout ? Une Padawan s'étant perdue dans les limbes de la noirceur de la Force ? Pire encore, l'Ordre n'est peut-être plus sur cette planète et la Cathar a peut-être été abandonnée par ses Maîtres. Darth Malraas se satisfait de cette idée qui pourrait coincider avec les réactions de son interlocutrice.
"-J’ai appris à mon corps défendant à me méfier de ceux qui pensent leur autorité innée et se permettent de donner des ordres. Peu importent vos intentions, vous n’avez rien à faire ici. Votre message a été entendu, deux Sith savent où nous sommes. Maintenant… Partez, Sith. Je ne me répéterai pas."
Se décidant à se battre, la Cathar s'arme de son sabre laser après sa sommation.
Le Seigneur Noir en vient à penser que la petite Jedi s'efforce à trouver une excuse pour l'affronter, déguisée derrière les apparats d'une gardienne farouche à la volonté inébranlable. Son suicide n'aiderait en rien au dialogue avec les autres membres de l'Ordre, s'il la tuait les autres le sentiraient et ne verraient qu'une mort et par conséquent, Darth Malraas déjà bien assez Sith pour eux, serait une menace à affronter.
-Très bien. Il incline son buste et tourne les talons.
Les filaments de Force à l'affut de la moindre réaction, le Seigneur Noir fait marche arrière, tournant le dos à la folle Cathar. Il ouvre une communication par comlink de proximité avec l'équipe des Forces Spéciales en augmentant le rythme de ses pas.
-Préparez vous au décollage.
L'escoude de l'EFS redémarre les moteurs tout en opérant une liaison avec la Frégate Stellaire en orbite. Deux d'entre eux se tiennent sur la passerelle d'embarquement, scrutant l'horizon et les bois.