Endor sur tes deux oreilles
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Post n°32
Auteur : Kath AplazmQuand maître Yuda retira le bandeau des yeux de la Lorrdienne, un spectacle incongru se révéla à elle. A l'écart de la passerelle et des huttes des novices, la porte ouverte d'une petite pièce de méditation ballotait piteusement, un jeune homme à moitié conscient pendu par le bras à sa charnière. A ses côtés, le Cathar Bhaal affichait une mine étonnée, à l'inverse de l'expression qui animait le visage du padawan Corhk'Haim, encore assis à l'intérieur entre une flaque de vomi et le trou immense qui perçait le mur d'argile de la case.
Car le Noghri avait l'air furieux. S'il était toujours assis en tailleur et n'esquissait pas un geste, ses yeux filaient frénétiquement des chaînettes aux anneaux, en passant par ses ouailles. Un léger tremblement de ses biceps indiquait qu'il faisait des efforts considérables pour ne pas entrer dans une colère noire.
Avec un sourire malicieux, maître Yuda retomba sur le sol, libérant les épaules de sa protégée, et s'approcha de la scène d'un pas lent mais assuré. Aussi fin psychologue qu'il était expert dans la Force, le membre du Conseil avait saisi l'urgence de la situation dès le premier regard. Les épreuves du Guetteur Corhk'Haim n'étaient décidément pas faites pour tout le monde ; le Conseil avait d'ailleurs émis quelques doutes quand il s'était agi de lui confier la charge des épreuves d'admission. Cependant, l'insistance et les bons mots des maîtres Melchior et Odan Rurr avaient suffi à convaincre l'assemblée que le padawan était le Noghri de la situation. En tout cas, ses nouvelles victimes ne devaient sans doute pas l'entendre de cette oreille. Manquant cruellement de la compassion utile aux œuvres des Jedi, le Guetteur justifiait à nouveau pourquoi il n'avait pas encore devenu chevalier.
Prévenant toute nouvelle altercation, Yuda, qui intima à Jil de le suivre, arriva à hauteur de Hol et Bhaal. Il jeta un regard discret à la chaîne et aux anneaux détachés qui gisaient un peu plus loin, puis tapa de sa canne sur le sol.
- Mmmh. Mal en point, vous semblez, mes jeunes amis.
Fier de cette lapalissade, Yuda baissa la tête pour inspecter Hol sous toutes ses coutures. Le jeune homme ne portait que des blessures superficielles, qui seraient bien vite soignées. Ses jambes avaient même l'air de s'être remises de son arrivée en catastrophe au Sanctuaire ; nul doute que le blondinet pourrait rapidement gambader comme un jeune faon. Rassuré, le maître Jedi vert entreprit d'ausculter Bhaal, à son tour. Le poil humide du Cathar sentait la bile, ce qui expliqua facilement la flaque de vomi un peu plus loin.
Ces deux créatures paraissaient aussi étranges l'une que l'autre. A deux, Bhaal et Hol faisaient décidément un drôle de couple. Yuda s'amusa mentalement à leur trouver un surnom. Les petits pédestres ? Non, ils n'avaient pas l'air d'avoir les pieds sur terre... Quoique le paradoxe pouvait s'avérer amusant. Mais les Cathars n'étaient-ils pas plutôt des quadrupèdes ? Il faudrait distinguer son aspect félin... "Les petits pédestres, dont un au lion" ?
Un raclement de gorge tira le maître Jedi de ses rêveries éveillées. Corhk'Haim s'avança hors de la pièce pour aller à sa rencontre, bousculant Bhaal et marchant su le pied de Hol au passage. Après une courte révérence à l'égard de son supérieur, il dévisagea Jil d'un oeil mauvais.
- Ah, tu es là, toi ? Ca fait deux heures qu'on t'attend ! Ce genre de retard...
- Allons, allons, padawan Corhk'Haim, l'interrompit Yuda. Pleins de bonne volonté, ces jeunes gens me semblent. Assez mis à l'épreuve, vous les avez. A présent, un verdict il est temps de rendre.
Corhk' grogna mais n'alla pas à l'encontre du membre du Conseil. Il n'en avait ni l'envie ni l'autorité. Mais, passablement agacé, il mis les poings sur les hanches en ordonnant à Hol et Bhaal de lui présenter leur chaine et leurs anneaux. Comme promis, la réussite de cette épreuve devait leur ouvrir les portes de l'Ordre Jedi en leur octroyant le statut de novice. Cette étape était d'autant plus important pour Bhaal, que le Conseil avait déjà sanctionné pour sa mauvaise conduite. Nul doute qu'il avait eu à cœur de se faire pardonner.
Quant à Jil, Yuda se contenta de lui adresser un regard bienveillant. Si elle avait mis plus de temps qu'escompté pour arriver en ces lieux, la jeune Lorrdienne avait fait montre de beaucoup de patience et de maîtrise d'elle-même pour venir à bout de son épreuve. Peut-être n'aurait-ce pas été le cas si elle avait dû être confrontée aux examens du Noghri. Mais ça, personne ne le saurait jamais.
L'instant crucial qui se déroulait sous les yeux des jeunes aspirants fut interrompu par l'arrivée impromptue d'Odan Rurr. Le vieux maître Correlien, qui observait la scène depuis les passerelles supérieures depuis près d'une heure, semblait avoir parfaitement calculé le moment de son arrivée. A moins qu'il se fut agi d'une coïncidence ?
- Mes salutations, maître Yuda, Corhk'Haim. Les deux interpellés le regardèrent avec des yeux surpris. Odan Rurr ne les avait-il pas rencontrés tous deux un peu plus tôt dans la journée ? ...et Hol. Comment se passe ta formation, jeune homme ?
Sans vraiment écouter la réponse du garçon, qu'il n'avait interrogé que par pure politesse, Odan rurr prit son padawan par l'épaule pour l'emmener à l'écart du groupe, s'excusant au passage auprès de Yuda. Cet interlude offrit un répit bienvenue à l'ensemble des novices en herbe, à qui Yuda adressa quelques remarques anodines sur les quartiers des novices qu'ils allaient bientôt visiter.
Mais les jeunes gens ne devaient pas s'y méprendre : cet instant de calme n'était pas fortuit. Si Odan Rurr et Yuda leur avait offert un moment loin de Corhk'Haim, c'était bien pour leur laisser le temps d'accomplir leurs derniers devoirs avant d'enfin savoir s'ils seraient acceptés dans les rangs de l'Ordre, ou au contraire refusés. Hol pourrait se remettre sur pied et tenter de ressembler à autre chose qu'une loque humaine, surtout en présence de deux membres du Conseil Jedi. De son côté, Jil pourrait rattraper le temps perdu et enfin s'enquérir des habitudes de l'Ordre en matière d'admission, ainsi que rencontrer ses nouveaux camarades. Enfin, ces précieuses secondes étaient tout ce qu'il restait à Bhaal pour triompher de l'épreuve des anneaux. Qui sait, peut-être l'aide de ses condisciples lui serait-elle salutaire ?
- Hmm, belle journée, non ?, s'esclaffa seulement Yuda en frappant doucement le Cathar de sa canne de bois. Mais son regard soudain sévère ne devait pas tromper le novice : il était réellement sous pression.HRP : le prochain RP de ma part devrait être le dernier sur ce topic. Ici, vous avez surtout l'occasion de faire interagir vos personnages entre eux (notamment avec Jil), de poser des questions à Yuda concernant l'Ordre et les Jedi et, pour Bhaal, de réussir (ou échouer) à l'épreuve de Corhk'. Je suis conscient que je ne vous laisse pas énormément de matériel, c'est pourquoi je vous laisse insister, si vous le désirez, sur le caractère étrange de l'apaprition d'Odan Rurr, que Hol a déjà rencontré.
A très bientôt in zeu RP ! -
Post n°33
Auteur : BhaalTout s'était passé tellement vite que le Cathar ne savait pas comment réagir. Voyant son compagnon agir d'une manière des plus étrange et s'étaler lamentablement contre le sol, Bhaal s'était levé sans plus réfléchir à la situation que ça. Il était partagé entre une once de soucis pour l'humain et une profonde envie de rire aux éclats devant le ridicule de la scène. Bien évidemment, il n'en fit rien, les dernières semaines au sein du Sanctuaire ayant entamé de forger une certaine dose de retenue en lui. Ceci dit, il occulta littéralement l'épreuve que son compagnon avait réussie, et lui non. Pour peu, il aurait même oublié que Corhk'Haim était son supérieur hiérarchique et l'aurait presque invité à venir voir le résultat comme il aurait invité un de ses collègues à de l'époque sur le Tregon.
Puis l'humaine qui l'avait réveillé en parlant avec Corhk' ce matin arriva, avec sur ses épaules un petit être vert, que Bhaal identifia quelques instants plus tard comme l'un des membres du Conseil. Yuda. Il ne l'avait que peu croisé et n'avait que très peu parlé avec lui, mais une impression de gentillesse et sagesse immense émanait de lui, aussi le novice fut content et amusé de le voir arriver de pareille manière.
Mais il ne fallut pas longtemps pour que cette apparente sérénité qui habitait Bhaal disparaisse. En effet, lorsque le Noghri le bouscula pour invectiver l'humaine, le Cathar subit un genre de retour à la réalité, lui qui était plus ou moins perdu dans des pensées agréables. La notion de "verdict" prononcée par Yuda accentua ce choc minime, et soudain la situation dans laquelle se trouvait le novice devint bien plus inquiétante. Tous ces efforts pour au final rendre ce qu'il avait gardé des biscuits ? C'était ridicule. Et il avait pensé être proche de son but, fier des efforts qu'il avait fait pour se rappeler des conseils de personnes bien plus aptes que lui, fier du chemin qu'il avait parcouru. Mais le fait était là, il n'avait rien fait de plus que se voiler la face. Du jour où il était arrivé sur Endor, où il avait pensé que tout coulerait doucement et avec fluidité pour lui, jusqu'à aujourd'hui, en passant par sa première journée de formation où il s'était vu tellement énorme par rapport à ses camarades qu'il n'avait pas pris la peine de faire le moindre effort. En somme, il s'était reposé sur le peu d'acquis qui lui restait ; acquis qui, en réalité, n'avaient qu'une importance minime au sein de la voie dans laquelle il s'était engagé. Il avait fait des pas en avant, c'était indéniable, mais des pas de bébé. Toute cette confiance en lui n'était qu'une fierté mal placée car il était au-dessus du lot en terme de physique.
Au final, il avait perdu ce qui faisait de lui le "tueur" qu'il était auparavant : sa soif de vaincre.
A nouveau perdu dans ses pensées, il ne remarqua que tardivement l'arrivée du maître Odan Rurr. Il ne fit également pas attention aux paroles de Yuda lorsqu'il s'adressa directement aux deux autres novices et lui-même. Car Bhaal était bien trop occupé à s'en vouloir de s'être autant voilé la face, d'avoir laissé tomber les quelques valeurs qui lui avaient permis de survivre dans un environnement clairement pas adapté pour un enfant en bas-âge. Depuis qu'il était arrivé sur Endor, il n'avait fait que s'amuser et défier l'autorité de personnes bien plus expérimentées et sages que lui. Lui qui avait retrouvé un but alors qu'il était au plus bas, n'avait fait que piétiner les objectifs qu'il s'était fixé lorsqu'il avait quitté le trou à rat qu'était Nar Shaddaa.
« Hmm, belle journée, non ? »
Accompagné par le changement de regard de la part du maître Jedi, il n'en fallait pas plus pour faire de nouveau revenir Bhaal à la réalité. Était-ce le destin, non, la Force qui avait fait en sorte qu'Odan Rurr décide de faire son apparition à l'unique moment où le Cathar pouvait rattraper le retard qu'il avait pris sur son compagnon Hol ? Ou peut-être qu'il s'agissait d'un stratagème conçu par les deux membres du Conseil pour lui permettre de finalement remplir l'épreuve du Noghri ? Le pourquoi du comment n'avait en réalité aucune importance. Tout ce qui importait désormais était de profiter pleinement du peu de répit qu'il détenait pour faire de réels efforts et tenter...non, parvenir à détacher cette chaînette des deux anneaux en métal. Et il allait même faire quelque chose qu'il n'avait pas su faire jusqu'ici, ou, tout du moins, très rarement. Bhaal prit alors une grande inspiration et se tourna vers les deux humains.
« Je vais pas y aller par quatre-chemins, je suis dans une merde pas possible. J'ai besoin de votre aide pour détacher ces put...ces anneaux. J'ai jamais fait bouger quoique ce soit avec la Force, le dernier truc dont je me souviens, c'est d'avoir gueuler bien plus fort que d'habitude pour faire partir des oiseaux quand j'escaladais un arbre sacré pour les Ewoks. Un cri de Force, je crois. Vous avez des conseils ? Hol, comment tu t'y es pris pour y arriver ? Même si je dois envoyer bouler l'entièreté de la passerelle et me casser la gueule tout en bas, dis-moi comment je dois m'y prendre. » -
Post n°34
Auteur : Jil Charce- Lorsque le petit bonhomme retira le bandeau, il fallut quelques instants à la Lorrdienne pour que ses yeux s’accoutument de nouveau à la lumière tamisée qui baignait les passerelles, filtrée par les arbres. Son instinct ne l’avait finalement pas trompée : elle se trouvait bien à proximité des êtres qu’elle recherchait.
Puis elle fronça les sourcils. Une scène s’étalait sous ses yeux qu’elle ne pensait pas découvrir. Le gros félin avait l’air mal en point, perplexe, le poil collé par la transpiration, les lèvres et le menton tachés de... Quelque chose. Jil vit également, à l’intérieur de la hutte la plus proche, le Noghri, qui exsudait une colère noire, ainsi qu’un autre humain qu’elle ne connaissait pas, mais dont l’état de santé semblait préoccupant.
La jeune femme tâchait toujours de comprendre la situation lorsque Yuda descendit de ses épaules, se réceptionnant avec la légèreté souple d’un chat. Tandis qu’il s’avançait vers les novices, lui faisant signe de le suivre, elle songea que si c’était là la façon dont les Jedi traitaient leurs recrues, peut-être n’était-elle pas à sa place, après tout... Mais le petit bonhomme confirma bien vite que le problème venait plutôt de la méthode de Corhk’Haim.
― Mmmh. Mal en point, vous semblez, mes jeunes amis.
Il s’avança vers les deux infortunés, les observant attentivement pour évaluer les dégâts. Ce fut le moment que choisit le Noghri pour revenir parmi les vivants, se relevant prestement et fonçant droit sur la Lorrdienne en vociférant.
― Ah, tu es là, toi ? Ça fait deux heures qu’on t’attend ! Ce genre de retard...
― Allons, allons, Padawan Corhk’Haim. Pleins de bonne volonté, ces jeunes gens me semblent. Assez mis à l’épreuve, vous les avez. A présent, un verdict il est temps de rendre.
Jil remercia intérieurement l’intervention du petit Maître, qui lui adressa un regard apaisant. Moins elle aurait affaire au lézard rugissant, mieux elle s’en porterait.
Un nouveau personnage fit son apparition. Un humain d’âge mûr, qui prit la parole sans attendre, ni même se préoccuper des réponses qui lui seraient faites, quelque part entre l’arrogance et la suffisance.
― Mes salutations, maître Yuda, Corhk’Haim... et Hol. Comment se passe ta formation, jeune homme ?
Sans attendre ni même se présenter, l’inconnu posa une main ferme sur l’épaule du lézard, d’une poigne qui n’admettait pas de contestation, et l’entraîna à l’écart. Jil décerna mentalement un bon point à ce grossier personnage.
― Hmm, belle journée, non ? lâcha avec désinvolture le petit Maître, tapotant doucement le gros chat maladif du bout de sa canne, semblant l’encourager à quelque chose, que Jil n’identifiait pas. Yuda avait manifestement vu et compris de la situation des éléments qui échappaient à la Lorrdienne.
― Je vais pas y aller par quatre chemins, je suis dans une merde pas possible. J’ai besoin de votre aide pour détacher ces put... ces anneaux. J’ai jamais fait bouger quoique ce soit avec la Force, le dernier truc dont je me souviens, c’est d’avoir gueulé bien plus fort que d’habitude pour faire partir des oiseaux quand j’escaladais un arbre sacré pour les Ewoks. Un cri de Force, je crois. Vous avez des conseils ? Hol, comment tu t’y es pris pour y arriver ? Même si je dois envoyer bouler l’entièreté de la passerelle et me casser la gueule tout en bas, dis-moi comment je dois m’y prendre.
La jeune femme saisit enfin que c’est une épreuve qui avait mis les deux comparses dans cet état. Un exercice impliquant la Force, que Hol (puisque tel était son nom) avait réussie, mais pas son camarade félin. Quelque chose à voir avec des anneaux. Un regard à l’intérieur de la hutte éventrée lui en apprit un peu plus : elle découvrit deux paires d’anneaux, reliés par quelques maillons d’une fine chaîne. L’une des paires était intacte, tandis que les éléments de l’autre avaient été séparés.
― J’imagine qu’il faut séparer les anneaux de la chaîne ? C’est bien ça ? Et le faire à l’aide de la Force ? Jil prit la parole sans qu’on l’y ait invitée. Le gros chat semblait avoir du mal à évoquer correctement et à interagir avec la Force. Peut-être s’y prenait-il avec trop de brutalité ? Je ne comprends pas bien moi-même ce qu’est la Force, et je pense que chacun la perçoit de manière différente, mais...
Elle ferma les yeux, et réitéra l’expérience qui lui avait permis de se laisser guider jusqu’ici, obturant certains de ses sens pour en exacerber d’autres. Elle tourna son attention vers les anneaux qui avaient du servir à Hol. Pour elle, ils paraissaient inertes, des assemblages de métal insensibles à la Force.
― Moi, je vois les anneaux en creux, dit-elle en ouvrant à nouveau les yeux. Comme en négatif. La Force est partout autour, dans l’air, dans le bois des huttes et des passerelles. Dans nous. Mais les anneaux n’ont aucune trace de vie. Tout bouge autour, lentement, mais pas les anneaux. Comment décrire à un chat la perception qu’elle avait de la Force ? Et si... reprit-elle, hésitante. Et si tu voyais les choses comme ça : la Force, autour de nous, c’est une onde, comme une rivière. Les anneaux, c’est quelque chose qui perturbe le courant. Comme un rocher. Ou un poisson. Tu peux peut-être essayer d’attraper le poisson ? suggéra timidement la Lorrdienne, curieuse de savoir si elle parviendrait à aider celui que le Noghri avait appelé Bhaal.
Elle réalisa brutalement qu’elle-même ne s’était pas présentée.
― Jil, lâcha-t-elle précipitamment en tendant la main vers le Cathar. -
Post n°35
Auteur : BhaalA sa grande surprise, son comparse ne fut pas le premier à lui apporter son aide. Au contraire, ce fut l'inconnue qu'il n'avait croisé que quelques instants durant la matinée qui lui offrit une réponse à sa question. Et quelle réponse. En dehors du fait qu'elle avait réussi à comprendre de quoi en retournait l'épreuve si compliquée pour le Cathar, son explication parlait bien plus à ce dernier que celle que les Maîtres et autres Jedi avaient pu lui procurer. Une histoire de ressentir son environnement, pour ne pas changer, mais l'image qu'avait choisie l'humaine était autrement plus probant que d'ordinaire. Une rivière, hein ? Avec quelque chose qui vient troubler le cours de l'eau. Assez simple en soi.
« Jil, conclut-elle en tendant sa main à Bhaal.
-Bhaal, répondit simplement ce dernier en serrant fermement la main de la dénommée Jil avec un sourire. Merci de ton aide. Au final ce serait une histoire de ressentir son environnement, hein ? Je vais essayer d'appliquer ton exemple de la rivière, ça fonctionnera probablement mieux que de vouloir faire sortir quelque chose de mon corps, ajouta-t-il en regardant péniblement vers la case. »
Ce n'était pas grand chose, qu'un conseil de plus au final. D'une inconnue en plus de ça, pour autant qu'il le sache, cette Jil pouvait avoir inventé son exemple en se basant sur ce qu'elle avait pu entendre au sujet de la Force. Mais c'était toujours mieux que rien. Car Hol ne semblait pas en mesure de lui prêter main forte, sans doute encore remué par sa démonstration de Force quelques instants plus tôt. Il aurait pu demander de l'aide à Yuda, mais quelque chose au fond de lui l'amenait à penser que ce serait probablement déplacé, comme si le petit être vert en avait déjà fait assez pour sa cause.
Sans plus de mot, Bhaal partit chercher la chaînette et vint se positionner à quelques mètres de la rambarde, assit en tailleur, l'ensemble de métal posé devant lui. Il prit une grande inspiration et, imitant l'humaine, ferma les yeux. Il tenta de focaliser son esprit sur ce qui l'entourait, comme il avait pu le faire quelques minutes auparavant - ou du moins comme il pensait l'avoir fait. Mais ses pensées étaient bien trop mouvementées, son cerveau fumait, ses émotions fusaient à tout va. Et c'était là une autre facette de l'appréhension et l'utilisation de la Force dont parlaient tous ces conseils et enseignements qu'il avait pu recevoir jusqu'ici : son esprit se devait d'être le plus calme possible, il devait apaiser chacune de ses émotions pour ne pas se laisser emporter et avoir le meilleur contrôle possible.
Ainsi, une nouvelle fois, le Cathar prit quelques dizaines de secondes pour faire le vide dans son esprit. La tâche fut plus compliquée qu'auparavant étant donné la situation, mais il parvint à un état à peu près convenable. Il se sentait plus ou moins apaisé, bien que l'anxiété de ne pas réussir demeurait belle et bien présente. Ceci dit, il ne pouvait prendre trop de temps, sans quoi Corhk'Haim reviendrait sans qu'il n'ait fait le moindre progrès.
Alors Bhaal se recentra sur cette idée de "ressentir". L'idée qu'il avait de ce concept était de laisser son esprit s'échapper de son corps pour explorer les alentours, comme une sorte de lui intérieur, sans forme ou matière aucune, et qui pouvait aller et venir à son grès. Cette idée l'aida dans sa quête, et cette fois-ci il ne se contenta pas de discerner le mouvement du vent, des arbres, du bois ou des êtres-vivants autour de lui. Il se focalisa sur cette idée de sortir des limites de son corps pour porter un regarder nouveau sur ce qui l'entourait. Évidemment, ce fut bien plus facile à dire qu'à faire, mais une nouvelle motivation habitait le Cathar. C'était loin de cette soif de vaincre qui l'avait habité tant de temps, mais c'était bien différent de la façon de penser qu'il avait développé.
«Allez !, souffla-t-il pour lui-même. »
Et peu à peu, il commença à sentir de nouvelles choses. Là où il n'avait fait qu'utiliser ses sens de Cathar pour écouter, ressentir les bruits et mouvements alentours, désormais il percevait bien plus. Et l'impression qu'il pouvait aller encore plus loin l'envahissait. En soit, il s'agissait de quelque chose de totalement nouveau pour lui. Les exercices de méditation ou ses tentatives de percevoir et utiliser la Force n'avaient jamais réellement portés leurs fruits puisqu'il n'avait jamais réellement placé d'effort lors de leurs exécutions. Là où il avait appréhendé chacune de ses anciennes expériences avec un minimum de concentration et d'implication, comme s'il ne s'agissait que de corvées auxquelles il n'avait absolument aucune envie de participer, maintenant c'était un réel exercice qu'il s'était convaincu de remplir, sans quoi il ne pourrait progresser. Et cette motivation, couplée à ce nouveau sentiment, ces nouvelles sensations qu'il découvrait réellement, le poussèrent à aller plus loin.
Sans savoir s'il s'agissait bien de la sensation qu'avait décrit Jil, il percevait une faible force dans son environnement immédiat. Comme un léger battement ou un flux indescriptible pour le moment, qui habitait les planches sous lui. Et cette impression semblait encore plus présente en direction de Yuda, Jil et Hol. Le flux était clairement plus fort et perceptible là où ils se trouvaient, aussi chercha-t-il à se "déplacer" vers eux. Un nouveau sentiment se matérialisa en lui alors que ce qu'il voyait comme son esprit s'approchait des trois personnes. A ses yeux, ou à son esprit, ils apparaissaient comme trois sources d'énergie, comme trois noyaux faisant fluctuer ce flux qu'il percevait un peu partout autour de lui. Et les "voir" aussi clairement aida grandement Bhaal à ressentir de manière plus poussée son environnement. Le "flux" qui habitait les planches sur lesquelles il était assis s'accentua, devenant plus net à la seconde. Bientôt il perçut également le flux des cases derrière lui, puis celui de l'arbre autour duquel était fixée la plateforme. C'était progressif, mais plus il découvrait, plus sa perception s'affinait.
Une excitation pareille à celle d'un enfant l'envahit, si bien qu'il eut du mal à garder sa concentration. L'image qu'il avait des alentours se troubla et rapidement tout redevint plus sombre.
« Merde. Allez, concentres-toi ! »
Sur l'ensemble de son corps, seul le visage de Bhaal témoignait de l'état dans lequel il était. Ses sourcils étaient froncés, sa mâchoire serrée, ses yeux fermés à leur maximum. Et dans ses pensées, c'était à nouveau le vide. L'émotion qui l'avait habité il y a quelques secondes avait été maîtrisée, et il se concentrait à nouveau pour percevoir ce qui l'entourait. Bientôt les formes revinrent, de même que ce flux qu'il voyait. Comme un gamin qui retrouvait enfin un sentiment qui le faisait vibrer, il se laissa aller à l'exploration une nouvelle fois, si bien que cette même excitation revint le troubler. Cependant, le Cathar se força de lui-même à rester concentrer et recentra tant bien que mal son attention sur un plus petit cercle.
Et alors qu'il avait totalement occulté son objectif, celui-ci lui revint à l'esprit lorsqu'il aperçut une sorte de vide juste devant lui. Il rapprocha ce trou dans sa vision à cette absence de vie dont avait parlée Jil. C'était donc le "rocher", et le reste était la rivière. Il parvenait maintenant à percevoir où se trouvaient la chaînette et les deux anneaux. Un sourire se dessina inconsciemment sur son visage.
Ceci dit, s'il percevait cette absence de flux, il ne savait pas réellement quoi faire d'autre désormais. Hormis affiner cette perception de l'ensemble métallique, il ne pouvait pas faire grand chose de plus.
« Hum...ça y est. Ça y est, je vois...je perçois la chaîne et les anneaux. Je fais quoi maintenant ?, demanda Bhaal à haute voix, les yeux toujours fermés, tentant de garder son esprit focalisé sur ce nouvel exercice. »
____________________________________________Spoiler : HRP
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Post n°36
Auteur : Mr HeliosUn brouillard obscurcissait la vue de Hol, ou simplement son esprit cherchait ce qui était réel ou non. On l’aidait difficilement à se relever et à tenir debout. Retrouvent peu à peu ses sens il entendit d’autres personnes qui s’étaient rejoigne au groupe. Discernant maître Odan Rurr qui lui demandait comment se passait sa formation. Perplexe vu l’évidence de son état, il esquisse un sourire et leva le pouce en l’air d'un air distrait. Voulant probablement donner l’impression d'une quelle conque contrôle, il paraissait juste déboussolé. Balayant la salle de son regard maladif, il distingua une inconnue et un petit être vert. Se concentrant davantage il comprit assez rapidement que le nain était une des figures du temple, ce devait être un maître vu comme le Padawan le traitait. Les yeux tanguant il revint sur la fille qui ne s’était pas encore présenté. Elle avait les yeux bruns et les cheveux châtains. Relayant cette info en second plan, il massa son front pour chasser une migraine qui lui transperçait le crâne. C’était évidemment à ce moment que le petit Makélärt décida de revenir un sourire aux lèvres.
- Combien de fois tu arrives à te retrouver dans un état aussi pitoyable en à peine une semaine ? Enfin bon, heureusement qu’il y a des gens pour t’aider. Sinon tu ne ferais pas long feu, un peu comme la table qui était devant toi. Héhé !
L’esprit du jeune homme était si embrumé qu’il sentait de la fumer s’échapper de ses oreilles, de ses narines ou même de ses yeux. Incertaine de ce qui s'était passé, la suite des événements paraissait d’un autre monde. Comprenant malgré tout le pique de la petite faune il rétorqua naturellement en pensée :
- Heureusement que je ne compte pas que sur toi, ou ça ferait longtemps que cette flamme se serrait étouffée entre tes mains.
Tenir sur ses deux jambes lui était de plus en plus compliqué. Faiblissant, il se rassit à côté de Bhaal avant que ses membres s’écrouler sous son propre poids. Assit, il écouta à nouveau la personne qui lui demandait de l’aide. Son camarade n’avait toujours pas réussi son épreuve. Se sentant garant de la réussite du chat, bien que ce ne sois pas exactement la réalité. Il allait dire ce qui lui passait par la tête avant de se faire couper la parole par miss ¨Je t’ignore tellement fort toi et ta sale face, qu’en vrai tu n'es pas là ! ¨. Bien qu’il le ressentît plus légèrement, il l’exprima de cette façon plus dramatique. Lui lançant un regard agacé à demi clos par la fatigue, qu’il n’était même pas certain d’avoir été vu. Dépité d’être relayé à l’état de meuble, il la laissa terminer avant de reprendre la parole avec un raclement de gorge.
- Hrum Hrum ! .... Je... Grul... Brhol… heuuu.. HOL… ! Et.. merde........
Il a voulu dire quelque chose mais n’avait pas pu. La bouche pâteuse, il n’avait pas prêté attention à cet arrière-gout métallique. Un liquide chaud semblait couler du coin de sa bouche. Passant son pouce il réalisa qu’il saignait là aussi, mais pas des lèvres. En tombant il c’était pété une des deux incisives. Sa tête continuait à le marteler comme l’on martelé une enclume. Éprouvent des difficultés à s’exprimer, il préféra se taire pour le moment. Attrapent un tissu, il le coinça entre l’espace qui séparait les deux dents. Crachant puis déglutissant il regardait comment se débrouillait le cathare avec les conseils de Jil. Observant attentivement son nouveau camarade. Il le voyait se crisper comme s’il était au chiot. Le jeune homme ne savait pas où poussait le chat. Forçait-il sur ses jambes, ses bras, ses abdos ou ses sourcils ? Penchant pour la dernière, ce dernier semblait à voir mit le doigt sur ce qu’il cherchait.
-Ça y est, je vois...je perçois la chaîne et les anneaux. Je fais quoi maintenant ? demanda-t-il.
Reniflant, Hol se massa la mâchoire avant de répondre avec peine :
- Je ne te connais pas deppuis longtemps, mais quelque chhhose me dit que tu es du genre forcheur. Tsssha ! Si on te demande de déplacher un mur thu va pousser avec lah moindre parcelle de ton corps, comme si la force utilisée allait être égale au réshultat ! Crachant sur le côté pour libérer sa bouche, il reprit. Haa ! Le truc, je dirais que c’est... que la Force ne marche pas comme ça ! ça va te paraître con, mais pour déplacer ce mur tu devrais... Miment des guillemets, il continua. ¨T’harmoniser¨ avec le mur. En gros plus tu pousses le mur plus il te pousse, moins tu le pousses moins il te pousse ! Et aux finales, avec une énergie synchrone, vous finisse par ne faire qu’un. Puis de là tu fais ce que tu veux avec la chance. Et si ça ne te parle pas, dit toi que plutôt que de maîtriser la Force... laisse-toi maîtriser par elle ! -
Post n°37
Auteur : Bhaal« Je ne te connais pas deppuis longtemps, mais quelque chhhose me dit que tu es du genre forcheur. Tsssha ! Si on te demande de déplacher un mur thu va pousser avec lah moindre parcelle de ton corps, comme si la force utilisée allait être égale au réshultat ! Haa ! Le truc, je dirais que c’est... que la Force ne marche pas comme ça ! ça va te paraître con, mais pour déplacer ce mur tu devrais... ¨T’harmoniser¨ avec le mur. En gros plus tu pousses le mur plus il te pousse, moins tu le pousses moins il te pousse ! Et aux finales, avec une énergie synchrone, vous finisse par ne faire qu’un. Puis de là tu fais ce que tu veux avec la chance. Et si ça ne te parle pas, dit toi que plutôt que de maîtriser la Force... laisse-toi maîtriser par elle ! »
Bhaal s'attendait à ce que ce soit à nouveau l'humaine qui lui vienne en aide, il avait gardé dans son esprit une image de Hol qui n'était pas en condition pour faire quoique ce soit d'autre que d'essayer, tant bien que mal, de reprendre ses esprits après ce tragique - mais comique - spectacle qu'il avait offert plus tôt. En quelque sorte, le Cathar fut amusé d'entendre la voix de celui qui l'accompagnait dans ce calvaire qu'était cette journée. Les deux humains avaient chacun leur façon de donner des conseils, mais elles se ressemblaient plus ou moins. Tous deux utilisaient des images. Peut-être voyaient-ils en Bhaal quelqu'un de plutôt primitif et simple ? Ou alors était-ce tout simplement pour faciliter leurs explications, là où un Maître aurait utilisé des mots bien plus vastes et flous pour un novice. Quoiqu'il en soit, il n'en avait pas grand chose à faire. C'était une aide de plus qu'il recevait, et même s'il n'avait pas l'habitude, un sentiment de réconfort venait traverser son corps en entendant les paroles de ses semblables.
Ceci dit, les conseils de Hol étaient un poil plus bancales que ceux de Jil. Son exemple était parlant lui aussi, mais l'ensemble restait assez confus. "fais ce que tu veux avec la chance" ? Qu'est-ce que ça voulait dire ? L'humain avait réussi l'épreuve grâce à la chance ? Ça expliquerait peut-être sa conclusion. Mais non, ça ne pouvait pas être aussi "simple" que ça. Si c'était la chance qui régissait sa maîtrise de la Force...non, c'était impossible, pas pour Hol. Il ne le connaissait que depuis cette matinée, mais le Cathar savait pertinemment que l'humain n'était définitivement pas quelqu'un de chanceux. Rien que le fait d'avoir terminé avec Corhk'Haim en tant qu'examinateur quant à son entrée au sein de l'Ordre prouvait qu'il ne jouissait pas d'une chance particulière. Il était plutôt de l'autre côté du spectre, un peu comme Bhaal d'ailleurs. Voire encore plus loin.
Son esprit recommençait à papillonner, s'amusant de ses pensées et essayant de décortiquer ce qu'avait voulut dire Hol. Heureusement pour lui, une part assez conséquente de stress l'habitait toujours, aussi Bhaal se concentra de nouveau. Il fit rapidement le vide dans ses pensées et se focalisa à nouveau sur l'épreuve. Autour de lui, les yeux toujours fermés, le flux réapparut. Flou et éparse, cela demanda un peu plus de travail qu'auparavant pour affiner sa perception, sûrement à cause de ce stress qui persistait et grandissait à mesure que le temps passait.
~ Bon, je "perçois" le vide de la chaînette. Mais les conseils de Hol...je sais pas quoi faire de plus...allez ! ~
Comme il avait essayé de le faire avant de demander de nouveaux conseils, Bhaal tenta de renforcer sa perception autour de cette absence de flux. Il la voyait parfaitement bien, mais c'était bien là la seule chose qu'il arrivait à faire à propos de cet ensemble de métal. De la même manière qu'il avait projeté son esprit en direction des deux autres novices et du Maître Jedi, il se déplaça mentalement vers l'ensemble et s'approcha le plus possible. L'image devenait de plus en plus précise, chacun des aspects physiques des anneaux et de la chaîne devenaient de plus en plus perceptible pour lui. Et, finalement, il y découvrit une certaine odeur. Pas une odeur normale, comme celle d'une viande qui cuirait doucement au-dessus d'un feu de bois, ou l'odeur de la terre humide et mouillée par une légère pluie. Non, une odeur nouvelle, qu'il ne percevait pas forcément avec son nez. Et pourtant, elle était bien plus forte et développée que tout ce qu'il avait pu sentir dans sa vie. De cette odeur, il tira certaines informations qu'il serait toutefois incapable de décrire. Impossible de savoir de quoi il pouvait s'agir, mais il sentait en son fort intérieur qu'il percevait cet ensemble bien mieux qu'auparavant. Cette absence de flux, cette forme, c'était ancré dans son esprit, comme si un étiquette avait été apposée sur l'image qu'il gardait dans ses pensées.
Bhaal savait qu'il avançait. Mais il n'avançait pas dans la bonne direction, ou du moins, il ne parvenait pas à arriver là où il le souhaitait. Ressentir et percevoir la Force était un pas de géant pour lui qui n'avait jamais eu de réelle expérience de celle-ci. Obtenir ces informations, même s'il ne pouvait les retranscrire autrement que dans son esprit, c'était une nouvelle avancée. Mais il ne faisait qu'observer, il n'agissait pas. Sa "maîtrise" de la Force se limitait à faire vagabonder son esprit autour de lui, dans un rayon somme toute assez faible, et recueillir des informations sur ce qui l'entourait.
Maîtrise ! Ce mot le frappa. "Et si ça ne te parle pas, dit toi que plutôt que de maîtriser la Force... laisse-toi maîtriser par elle !" Les mots de Hol lui revinrent à l'esprit. Ne pas "maîtriser la Force", mais se laissait maîtriser par elle. Les paroles de certains membres de l'Ordre se matérialisèrent dans ses pensées, comme si la dernière phrase de l'humain avait rafraîchit sa mémoire et fait ressurgir ce que le Cathar cherchait depuis le début. Une idée qui revenait souvent lorsqu'il discutait ou recevait des conseils sur l'appréhension de la Force et son apprentissage, c'était qu'il s'agissait de quelque chose de vivant. Ou en tout cas une idée assez proche. Bhaal avait toujours vu ça comme une sorte d'énergie qui fluctuait à travers l'univers, parfois abondante, parfois rare, et qu'elle demeurait à disposition de ceux qui pouvaient la contrôler. Mais, et s'il ne s'agissait pas d'exercer un contrôle dessus, mais plutôt de "s'harmoniser" avec la Force.
Lui qui n'avait jamais été très spirituel comme personne, cet afflux de pensées paraissait bien étrange pour le Cathar. Sans s'attarder plus dessus, il mit cela sur le compte des biscuits hallucinogènes qui devaient encore exercer une faible influence sur son cerveau.
~ Se laisser maîtriser...d'accord...mais, comment je fais ça moi ? ~
Durant quelques dizaines de secondes, Bhaal reste le plus calme possible, focalisant son esprit sur l'ensemble métallique, espérant que la Force, ou quoique ce soit d'autre, vienne lui prêter main forte. Mais le fait est qu'il n'avait absolument aucune idée de comment se "laisser maîtriser" par la Force. Comment s'harmoniser avec.
L'esprit enivré par le stress de l'épreuve qui pouvait se terminer à n'importe quel moment et la fierté d'être arrivé à accomplir tout ceci en l'espace de quelques minutes, il allait demander de nouveaux conseils aux deux novices quand une sensation nouvelle parcourut son corps. Il n'aurait sur l'expliquer clairement, mais il y vit une ressemblance avec l'épisode des oiseaux sur l'arbre Wroshyr. Et, à vrai dire, cette sensation n'était pas si inédite que ça. Hormis cette similitude avec son fameux "cri de Force" d'il y a quelques semaines, Bhaal avait l'impression de connaître cette sensation, comme s'il l'avait déjà expérimenté plusieurs fois dans sa vie. De vagues souvenirs indescriptibles mais pourtant si clairs apparurent dans son esprit. Des images qu'il ne parvenait à percevoir, mais un sentiment qu'il n'avait que trop connu : la rage de vaincre. Cette soif de vie, ce désir inaltérable de survivre à tout ce qui avait pu mettre en danger sa vie, cette flamme intérieure qui l'avait poussé à se relever peu importe la situation. Un adversaire trop fort, un obstacle insurmontable, une épreuve impossible. Tant d'évènements qui avait parsemé sa vie jusqu'ici, et à chaque fois il avait réussi à en sortir vainqueur.
Une force nouvelle l'habitait, une énergie inconnue et familière à la fois, quelque chose d'enivrant qu'il parvenait toutefois à apprivoiser, comme une bête sauvage sur laquelle on tomberait par hasard mais qui se laisserait approcher et caresser malgré cette différence de conscience. Son corps tout entier lui paraissait plus léger, plus détendu, mais à la fois si affuté, si puissant. Ses muscles semblaient pouvoir soulever des montagnes sans pour autant être poussés à leurs limites. Ses os lui donnaient l'idée que peu importe les chocs et les blessures, il ne faiblirait pas. Chacun de ses organes vitaux avaient un rythme en si parfaite concordance, comme s'ils étaient capable de lui procurer des capacités surhumaines.
Cette nouvelle force donnait des envies de grandeur à Bhaal. Là, où, par le passé, de façon totalement inconsciente, son corps et son esprit avaient fait appel à la Force pour le sortir de situations dangereuses, voire mortelles, ici il le faisait volontairement. Et son approche était autrement plus consciente, il était maître de cette volonté d'être habité par la Force. Il se sentait invincible, capable de vaincre des contingents entiers à lui seul, de détruire des flottes gigantesques à la seule force de ses poings, de mouvoir des planètes par sa seule volonté.
Extasié par cette apparente invincibilité, il perdit rapidement toute maîtrise. L'énergie parcourait toujours son corps, mais sa perception de celle-ci comme de son entourage devint de plus en plus chaotique. Bientôt, il ne perçut plus rien. Uniquement ce flux qui l'habitait et filait à toute vitesse en son sein, mais qu'il ne pouvait contrôler. Mais il ne se découragea pas. Mieux, même, il était convaincu qu'il pouvait remplir l'épreuve désormais.
Bhaal rouvrit momentanément les yeux et fixa son regard sur les anneaux et la chaîne. Un sourire confiant et narquois se dessina sur son visage alors qu'il plaçait sa main gauche - la dextre - devant lui. Comme il avait pu le faire quelques minutes auparavant, il se concentra, pour faire sortir cette énergie de son corps cette fois-ci. Et il y parvint, sans grand mal à sa surprise. Une vague d'énergie sortit de la paume de sa main - ou du moins en eut-il l'impression - et frappa en plein sur l'ensemble métallique qui clinqua fortement alors qu'il partait dans les airs avec une vitesse assez conséquente.
Confiant en ce qu'il faisait, le Cathar mit un certain à comprendre que la chaînette venait de passer par-dessus la rambarde de la passerelle pour tomber plus bas. Son sourire disparut aussitôt alors qu'il se levait en précipitation pour regarder par-dessus le bastingage.
« Merde ! Put...mais quel boulet !, exulta-t-il en voyant l'ensemble plusieurs dizaines de mètres en-dessous de lui, à même le sol. » -
Post n°38
Auteur : Mr HeliosUne fois de plus au mauvais endroit au mauvais moment, il avait dû se jeter sur le côté pour éviter l'objet volent non-identifié, repoussant un tabouret qui trônait encore debout à côté de la porte. Rapidement après cette attaque, une boule de poile suivit ce qui avais failli lui causer une énième commotion cérébrale. S’il continuait comme ça il pourrait devenir incapable de s'exprimer correctement à l’avenir... voir même de se tenir droit !
Rassemblant le peu d'esprit qu'il avait réussi à trouver, il se relevas sans Aucune Peine........ Et réussi l'exploit d'aller devant la porte. Bhaal était sûr la rambarde à contempler son existence en contre-bas. S'en suivit pour le jeune homme ce qui lui sembla une éternité, curieusement il se demanda si le félin, avait réussi son épreuve ? Mais pourquoi il regardait par là en bas ?
Plissant les yeux pour se concentre, très fortement, comme son compère au part avant. La solution à ses questions lui était apparu ! Bhaal avait réussi à propulser les chaînes à travers la pièce, et presque à travers son crâne. Soudainement il se senti agressé et s'approcha du novice, levas le doit, tentas de rester sur ses deux jambes sans pencher, et dit d’une aire contrarier :
- La prochaine fois que tu tentes de m'arracher la tête avec un objet volent balancer à mon Visage... Je t'arrache les moustaches et t'en fais un scoubidou !!!! Yup, ou un anneau nasal !!!!
Sa posture, son regarde, sa prestance, ce discours et cette éloquence. Dans cette salle personne n’était dupe… il fallait rapidement aider ce garçon ou il allait mettre sa propre vie en danger ! Titubant il failli se vautrer une nouvelle fois par terre mais arriva à se rattraper à la barrière. D'où s'échappa un bruit strident ! Son cœur s'emblas s'arrêter net sous ce sentiment terrifiant de tomber indéfiniment dans le vide !!!! Heureusement il était toujours sur la rambarde et presque souder à ce bout de bois qui le séparais du sol... La vue troublée par ce martellement qui sonnait les parois de sa tête, il regarda par-dessus et aperçu plusieurs chaînes identique… ou différente ? Perplexe il dit, alors que son coude glissait de la barrière :
-Hé, sup… Super ! Tu as fait un progrès, mais je n’arriverais pas à dire si elles sont encore attachées ensemble ou… ou non ! Mais c’est un bon début… Detoutfacon faut toujours un début pour aller à quelque part !!!! Hein ??
- Un ivrogne aurait plus de tenue que toi… tu le sais au moins rassure moi ? Dit cette petite lueur qui dansais devant ses yeux, à laquelle il sourit bêtement ! -
Post n°39
Auteur : Super PNJAu-delà des lumières dansantes, c’était un autre spectacle que Hol pouvait contempler. Corhk’Haim et Odan Rurr venaient de terminer leur discussion et marchaient d’un pas lent vers les novices. À côté d’eux, Maître Yuda ne prêtait pas réellement attention à ce qui se passait, car ses yeux étaient clos. S’était-il endormi ?
- Alors, ces anneaux ? demanda Corhk’Haim d'un ton acéré.
Les mains dans le dos, le Noghri s’approcha lentement de Bhaal et, à l’instar de Hol juste avant lui, s’inclina légèrement par-dessus la balustrade. Il n’eut pas besoin de se pencher plus pour contempler le résultat. Il accueillit l’exploit d’un simple regard à destination du CathaR et d’une expression hautaine. Ensuite, tel un instituteur examinant le travail de ses élèves, il se dirigea vers Hol. Face à l’ère éberlué du jeune homme, Corhk’Haim ne put prévenir un rictus de mépris. Lui qui, jusque-là, avait apprécié rabrouer les novices préféra rester discret. La présence des maîtres y était peut-être pour quelque chose. Mais ses expressions trahissaient tout le bien qu’il pensait des apprentis : ils n’avaient, à ses yeux, pas leur place dans l’Ordre Jedi. Toutefois, ce n’était pas à lui d’en décider.
Finissant son tour, le padawan reprit place à côté de son maître, puis tourna simplement la tête vers ce dernier. L’espace d’un instant, le temps sembla s’arrêter et une tension surprenante se concentra dans l’atmosphère. Tous étaient suspendus aux lèvres d’Odan Rurr. Car c’était lui qui s’apprêtait à adresser le verdict des épreuves. Le maître Jedi avait pleinement conscience du rôle qu’il s’apprêtait à jouer. Accueillir de nouveaux novices au sein de l’Ordre était devenu quelque chose de rare. Néanmoins, il ne boudait pas son plaisir de faire durer le suspense quelques secondes de plus.
Tour à tour, il regarda les aspirants Jedi. Le massif Cathar avait l’air éprouvé de sa journée et désemparé par ce qu’il venait de faire. Il avait de quoi, car Odan Rurr savait ô combien Bhaal devait se faire pardonner ses erreurs. À côté, le calme de la Lorrdienne contrastait avec l’agitation de ses camarades. Quant à Hol, qu’il avait croisé plus tôt dans la journée, il se trouvait dans un état lamentable. Avec nostalgie, le vieux maître repensa à cette époque révolue où l’ensemble de l’Ordre Jedi arborait le prestige de l’uniforme. Aucune bure n’était trop grande et toutes les tuniques épousaient parfaitement les gabarits des Jedi. À en voir le trio qui se tenait face à lui, les certaines traditions étaient tombées dans l’oubli.
- Corhk’Haim m’a tenu informé de vos... prouesses,. commença Maître Rurr. À travers ses épreuves, il a cherché à tester votre agilité, votre intelligence, et votre lien à la Force. Trois aptitudes essentielles pour qu’un Jedi puisse s’initier aux préceptes de notre Ordre. Car, comme vous le savez, la voie du Jedi est un long cheminement, qui peut être long et périlleux. Surtout en ces temps.
Nul doute qu’il faisait référence à la période difficile que traversait l’Ordre Jedi. Les événements de la Montagne Noire et les rapports inquiétants des quatre coins de la galaxie... Malgré la fin de la Purge Jedi, l’avenir de l’Ordre n'avait rien de rassurant. Et c’est pourquoi ils avaient besoin des plus brillants sensitifs, non pas d’une ribambelle d’acrobates en guenilles.
- C’est pourquoi, je considère que vou...
- Mérité, votre repos, est.
Tous les regards se tournèrent vers Maître Yuda, dont le manque de manières en surprirent plus d’un. Entre les membres du Conseil, il était de coutume de respecter la parole de l’autre. Du moins, en présence des Jedi. Et, contre toute attente, le vénérable maître s’était permis de compléter la phrase de son comparse. Il alla même plus loin :
- Éprouvante, votre journée, a été. Du repos, besoin, vous avez.
Odan Rurr resta interdit. Mais son regard offusqué en disait long. Il n’aimait pas qu’on lui grille ainsi la priorité.
- Demain, notre décision, vous aurez. En attendant, dans les quartiers, vous retirer, vous pouvez.
Malgré la douceur de sa voie, Maître Yuda avait employé un ton sans appel. Son regard suffisait à faire comprendre aux novices qu'il était temps pour eux de déguerpir. Pour Bhaal, Jil et Hol, la journée s'achevait. Qu'avaient-ils retenu ? Quel serait leur avenir ? Il était encore tôt pour le dire. Mais la réponse était déjà gravée dans leur coeur.HRP : Ce post conclut vos épreuves. Bravo à tous !
Jil et Bhaal, à votre retour, contactez le chef de camp Jedi pour partager vos aspirations pour la suite. En fonction, vous pourrez conclure dans ce topic ou débuter immédiatement un autre. Le RP décidera de si vous avez réussi ou échoué.
Hol : Nous échangeons en MP sur la suite immédiate pour toi.Spoiler : HRP
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Post n°40
Auteur : Mr HeliosToujours accoudé à son poste d’observation, le jeune homme avait beaucoup de difficulté à rester concentré. Le sourire narquois que le Padawane lui lança, éveilla en lui un brin de malice. Pour prouver sa témérité Hol avait réussi à lui renvoyer un sourire crispé qui se voulait amical. Car malgré tout. Il commençait apprécier ce Noghri un peu zélé qui semblais vouloir faire au mieux, dans une situation aussi difficile pour lui que pour son ordre. Bien qua ses yeux il se comportait comme un c**. Un autre cœur perdu qui cherche des réponses à ses doute se disait-il. Bien qu’il paraisse trop coincé et stricte pour permettre aux autres de se révéler entièrement… Qui voudrait montrer son meilleur jour à une personnalité comme la sienne ? Amusé, le vagabond devait bien admettre que ça pouvait fonctionner sur lui. Cette réaction qu’il éprouvait à son encontre. Il allait lui monter, qu’il valait bien plus que tout ce dont il pourrait se douter cette face d’écaille dans ses rêves les plus fou ! Toujours sonné, il continuait à entendre des voix, mais elles ne provenaient pas du fond de sa tête. Elles venaient des maîtres qui avaient assisté à ce spectacle. Qui est vraiment improbable au vu de la sérénité qui règne habituellement dans ce temple, tout ce raffut attirais les regards aux loin et les oreilles curieuses. Leur arriver et leurs discoure avait ramené une harmonie jusqu’ici perdue. Juste par la Force de leurs présences, tout rentrait dans l’ordre qui était le leur. Le fond de ces paroles lui semblait prévisible, difficile de vouloir féliciter une prouesse pareille. Il lui suffisait de regarder dans quel état il s’est retrouvé. Son corps lui criait tout la douleur et la fatigue qu’il avait accumulées. Comme s’il allait se briser dans la trame de l’espace. Une telle épreuve, que tenir debout n’était possible que grâce à un états second. Probablement éveillé par sa méditation profonde lors de l’exercice. Tellement de nouvelle chose lui arrivait en un si bref moment. Malgré tout cette pression qui écrasait son corps, il se sentait léger, tranquille, comme sur un autre plan d’existence. Observant la scène qui continuait de se dérouler lors de cette introspection. Le silence redonna voix à la nature qui les entouraient. Lui indiquait que tous étaient sur le point de se séparer pour retourner à leurs activités. Profitant du présent, il avait vécu et apprit beaucoup de chose aujourd’hui. Il avait à nouveaux beaucoup apprit à grâce aux défis qu’il devait surmonter. Le « novice » ignorait s’il allait être jeter hors de l’ordres après avoir monté le pire qu’il pouvait offrir. Mais au moins, la fierté s’emparait de son cœur et dans un geste de reconnaissance se retourna face au groupe et put dire, après avoir réuni toute la Force qui lui restait dans une grande inspiration :
- Je tenais à tous vous remercier pour cette journée… Son regarde se posa surtout sur Corhk’Haim et Bhaal. Pour le temps que vous m’avez accordé. J’ignore si je mérite cette attention, mais, ça restera un souvenir qui m’accompagneras longtemps ! Héhéhé ! C’est fou à quelle point le meilleur moyen de tenir dans ce monde, reste de trouver la force de chercher le meilleur à travers le voile du pire ! Pffffffff, c’est surement ce que l’on appelle l’espoir… et je dois admettre qu’il se fais bien rare en ces temps qui nous emportes toujours plus loin…
Tellement de charge sur chaque parcelle de ce corps vidée. Il était dos à la balustrade, les hanches reposaient entièrement sur le bout de bois. Contrairement à son esprit qui s’envolait haut dans le ciel, il pouvait presque voler avec les oiseaux. Respirant doucement, la sérénité et la paix commençait à apaiser son âme. Un sourire illumina son visage et cette éclaire de lumière se déposa sur son camarade aux trais félins, qui semblait dans une profonde réflexion. Que dirait son miroir s’il était face à lui ?
- Tu sais, on est peut-être les Pires, mais je défi qui conque de faire mieux que nous avec le poids de nos histoi… Craque ?!?!!!!
La balustrade avait fini par se détacher et le condamné allait chuter vers sa fin. Si seulement il lui restait quoi que ce soit, il pourrait ralentir la chute, se rattraper ou atterrir sur ses jambes. Un tour à l’infirmerie et il repartirait en un rien de temps, il survivrait. Mais il ne réussit qu’à tendre sa main et son regard vers le Padawane. Il savait, il saisit que s’il touchait le sol il mangerait littéralement les pissenlits par la racine… ou il finirait en légume pour le restant de ses jours. La détresse était gravée sur son visage Et la sensation de sombrer vers la fatalité le happas entièrement. Tout se passait si doucement, le monde autour ralentissait, la forêt se dévoilait. La cime des arbres paraissait inatteignable, intangibles. Les volatiles continuaient leurs migrations sans prêter attention à se qui se passait dans le monde des bipèdes. Le vent portait le pollen, les odeurs et les insectes à travers la végétation luxuriante d’Endor. Ce voyageur comprit qu’il ne pouvait que s’en éloigner, tout était scellé. Pourtant il avait tellement envie de continuer malgré la souffrance, les obstacle et l’adversité. Mais l’espoir lui filait encore entre les doigts ! Tellement de Frustration, de Désespoir ! Allait-il perdre la Force de chercher le meilleur des avenirs ?!
- JUSQUE’AU BOUT ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
Le « future Jedi » refusait d’abandonner et dans un dernier soupire il serra de toutes ses forces comme s’il pouvait se rattraper au vide et survivre une fois de plus, un jour de plus, un instant de plus ! Le pouvoir qui sommeillait en lui pouvais le sauver, il le devait car c’était la seule chose qui le pourra. Mais rien ne se passa… rien à par les ténèbres qui l’entourait inlassablement. Rien que la fin, le rien dans tout sont absurdité… Rien, mis à part une main qui perça le voile et l’attrapa pour tirer son poignet si fermement, qu’il aurait juré que sa main allait se détacher de son corps et vivre une nouvelle vie sans lui. En un rien de temps, il avait eu le sentiment de traverser une cascade glaciale, paralysant son corps et ses pensées. Le souffle cours, ses yeux au pupilles surdilatés étaient plongés dans le regard de son sauveur. Son rire nerveux trahissait la terreur qu’il avait partagé avec l’apprenti Jedi durent cette chute dramatique !
- Merci de m’avoir sauvé la vie Corhk’Haim. Hé hé hé hé hé ! C’est quand même marrant que ce soit à travers la pire des situations que l’on puisse contempler le meilleur des êtres vivant et ce qui peu être partagé. Héhé… Merci pour ton aide… Cherchent à rester sur ses jambes il ne pu qu’admettre une chose, il était à bout. Il avait besoin d’aide et il allait la demander à ce Padawane qui l’avait un poussé dans ces derniers retranchements. Je ne pense pas pouvoir marcher, je commence même à voir trouble. Je me demande même si je suis encore moi-même. Comme tu t’es occupée de mon siège, tu veux bien me raccompagner dans ma hutte ? Suit à ça, la lumière s’éteignait sans autre, le plongeant dans un sommeil profond dont il ne sortirait pas avant un long moment. Mais jamais il ne su quelle tête faisaient les membres de l'ordre.