Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Star Wars RPG

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Endor sur tes deux oreilles

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    Le ChroniqueurL Hors-ligne
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    #7

    Post n°7
    Auteur : Mr Helios

    Il arrivait devant des portes qu’il imaginait plus grandes. Regardant de gauche à droite, il remarquait qu’il n’y avait que deux padawanes dans ce couloir. Personne d’autre, pas de novice, pas de clone, pas d’ewok et pas de Jedi. Étonnant ! Vu que le conseil devait recevoir beaucoup de personnes qui demandaient des instructions ou des avis. Il réalisait qu’il n’avait pas le temps d’y penser, car il devait se préparer à enter rapidement. Ça le stressait plus que de raison, une assembler qui le pilonnerait de questions. Pour se rassurer, il se rappela quelques tours qui devraient renforcer son esprit. Ses techniques étant peu concluantes, il se décida à contre cœur à pénétrer la salle que gardaient deux aspirants Jedi. Il s’avança dans la pièce, le corps aussi tendu que son esprit. Au moment où la porte se refermait derrière lui, une certaine incrédulité se lisait sur son visage.

    Il se trouvait dans un petit bureau épuré et à peine éclairé. Son regard se perdait à chercher une forme de vie, mais rien, personne. Cette sensation ne l’aidait pas à se sentir à l’aise, au contraire, il était alerte, comme une proie ! Ses yeux sur-dilatés scrutaient tous les coins de cette salle qui semblait particulièrement close. Soudainement, un vieil homme barbu sortie de nulle part. Ne sachant plus quoi faire, une profonde méfiance s’installa en Hol. Serrant les coussins des accoudoirs. Il se sentait vulnérable et démuni. Seul, sur une chaise roulante, dans la pénombre, il ne pouvait pas se défendre.


    - Bonjour, jeune homme.

    Furent les premiers mots prononcés par l’homme en face d’Hol. Debout, les yeux fermés, il semblait concentrer sur quelque chose de précis. Une posture droite, aussi inflexible qu’un mur, Il ne bougeait pas. Hol savait ce que ça voulait dire. Le Jedi utilisait la force, car, qui est immobile raisonne. Le fait que le veille homme fouillait dans la tête du garçon le poussait à se focaliser sur son ancien état d’esprit, sur ses blessures passées. Il commença à se rappeler le traitement qu’il avait subi dans le laboratoire, les douleurs, les souffrances, la tristesse. Son regard froid, égaré dans un coin de la pièce. Tout ça pour ressentir des émotions qui pourrait déstabiliser une violation mentale. Il savait que ce serait probablement vain face à un maître, mais il n’allait pas le laisser chercher sans essayer quelque chose. Peu importe que ce soit futile ou non. Qui que ce soit, il n’avait en rien le droit de chercher dans sa mémoire impunément.

    Sur ses gardes, le jeune homme observait l’aîné. Il paraissait serein, un drôle de contraste vu la réaction du nouveau venu. Sa méfiance diminuait peu à peu. Le calme du sage paraissait se transmettre à la bête paniquée. Oubliant pourquoi il était ici, il cherchait ce qui pourrait se passer. Passant rapidement plusieurs scénarios. Il comprit qu’il ne pourrait rien faire. Face à la fatalité, il commença à se détendre et reprendre son calme. Pourquoi avoir peur lorsque l’on est déjà piégé. Inspirant et expirant, il réussissait à suffisamment les espacer pour apaiser son corps stressé.

    Il ne l’avait pas remarqué, mais à l’extérieur la nature paraissait calme et vivante, aussi calme que le Jedi. Écoutant ce que disait la forêt, il commença à réellement se détendre, car si elle n’avait pas peur, il n’avait rien à craindre. Des oiseaux s’étaient posés sur le cadran de la fenêtre laissée ouverte. Le regardant comme s’il était la seule menace de ses lieux. Comprenant, il se déçut lui-même. Trop sur ses gardes, il ne lui avait, ni laissé le temps de s’expliquer, ni observé objectivement. Accoudé à son siège, il massa son front pour évacuer le négatif qui l’aveuglait. Reprenant le contrôle et le file de ses pensées. Il se redressa à son tour, il inspira et pinça un sourire crispé. Lâchant les accoudoirs marqués de ses phalanges. Il écouta les questions du vieux sage.



    - Nous avons analysé l'ordinateur de bord du vaisseau que vous pilotiez, votre ami et vous. Vous aimez la végétation, à ce qu'il semble. Que peut bien vous offrir la lune d'Endor que n'offraient pas les marais du système Dagobah ? Je me le demande...

    Accoudé à son siège, l’auriculaire à l’horizontale de ses lèvres, un air de Rodin. Il laissa échapper un petit rire amusé avant de répondre :

    - À part un sanctuaire Jedi et des formes de vie intelligente ! Pas grand-chose. Sinon, pour les points communs. Je dirais… des Jedi plus ou moins vivant, je dirais aussi que les créatures on toutes autant d’appétit à mon égard ! Toujours agacé par ce qu’il considérait être une fouille mentale, il enchaîna cyniquement. Dites-moi ? Après le contenu de l’ordinateur, c’est celui de mon esprit qui vous intéresse ? Soupirant, il continua sur un ton moins accusateur, plus flegmatique.
    Bien que vous sachiez probablement mon vrai nom, je vais tout de même me présenter. Je me nom Hol, enchanté. Je suis surpris que la personne qui me convoque, ne se donne pas la peine de se présenter… en plus de me faire une peur bleue. Car comme vous pouvez-vous en douter, je suis un peu à cran ces derniers mois…

    Réagissant encore de manière expéditive, il eut une quinte de toux en vers sa propre personne. Plus il observait le maître Jedi, plus il ressentait la paix et la sérénité qui l’habitait. Cette attitude touchait Hol. Il commençait même à avoir du respecte pour lui. Que ce soit une expression si particulière, si posée ou une énergie si désinvolte face à son mécontentement. Bien que ce soit difficile à admettre pour lui, tout ça fascinait le jeune homme, qui sombra plus profondément dans le calme qui l’habitait habituellement. Il se demandait à nouveau ce qu’il faisait là. Perdu dans ses pensées, il accepta qu’il ne risquerait rien ici. Il n’y avait, ni violence, ni cruauté, ni haine, ni tabou... pour le moment. Mais il ne savait toujours pas la raison de sa présence ici, curieux il demanda avec une élocution fluide :

    - Pouvez-vous, S’il vous plaît, me pardonner mes questions et m’expliquer pourquoi vous m’avez accueilli en sortant d’un coin sombre de la pièce comme par magie alors que je ne vous avais pas sentie ? Et aussi pourquoi, est-ce vous et pas un simple Jedi qui vous occupiez de mon interrogatoire ?

    Restant de marbre, le maître continuait d’observer le jeune homme perdu dans ses questions et déduction. Ce qui ne manqua pas d’exaspérer le jeune homme qui reposait sur son seul moyen de transport. Puis le maître recommença à scruter par la fenêtre, comme si Hol n’était plus là. Ayant l’impression qu’il se foutait de sa tête il alla à son tour regarder par la fenêtre. Déambulant comme il le pouvait avec son fauteuil il parvint aux côtés du vieil homme qui semblait prêter davantage d’attention à une petite troupe de trois personnes. Cherchant à comprendre ce qui se passait, il plissa les paupières pour mieux voir. Myope, il ne put distinguer qu’une chose. L’un d’eux attrapa la tête du plus proche et l’explosa contre le sol. Surprit, il fit un mouvement de recul qui se termina contre le dossier. Perplexe, il regarda le Jedi pour qui tout avait l’aire normale. Cela fessait-il partie de l’entraînement, cette violence gratuite était-elle commune mesure à cet ordre ? Déglutissant et haussant les sourcilles, il se dit que ce n’était pas quelques violences qui l’écarteraient de son chemin. Conservant sa curiosité il demanda :

    - Et ça arrive souvent ? Rassurez-moi… c’est juste une dispute entre deux novices ? Non pas qu’obéir à quelqu’un me pose problème, mais en revanche, la violence gratuite elle…

    Son regard se fit plus froid, comme s’il se perdait vers les trois formes qu’il distinguait à peine. Soupirant il laissa cette piètre démonstration et se re-concentra sur le maître Jedi toujours aussi passif. De plus en plus las de cette suffisance à son égard, il retourna à sa place. Il s’ennuyait à mourir, de plus les quelques mots qui furent dits aux parts avant par la seule personne présenter, étaient :

    - Votre agacement est tout naturel.

    Ha, bien merci. Cherchant à tuer l’ennui, il imagina un scénario amusant qu’il métrerait en œuvre dès qu’il le pourra. Avant que quelqu’un ne rentre dans la pièce, il ira se positionner à côté du Jedi, histoire de faire face à celui ou ceux qui rentreraient. Il récupérerait le bloque note contenant ses informations personnel et médicales qui se trouvait derrière son fauteuil et ferait semblant d’être le scribe du Jedi. Voilà une idée particulièrement stupide, mais qui pourrait s’avérer distrayant un instant. Pour se préparer il prit déjà le bloque note sur ses cuisses et se positionna à la diagonale du Jedi, comme s’il allait laisser des personnes se mettre à côté de lui. Ça lui permettrait de se déplacer plus facilement. Si ça ne plaisait pas au maître, le vieux n’aurait qu’à faire comme ceux de la passerelle. Ce ne serait pas la peur d’une rouste qui l’empêcherait de faire ce qu’il veut. En attendant le vieux sage paraissait toujours aussi… immuable.
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      Post n°8
      Auteur : Bhaal

      Le bref échange de regards qui succéda à la réponse de Corhk'Haim surprit légèrement le Cathar. Il ne ressentait pas de la peur, n'était pas intimidé. Mais quelque chose dans les yeux du petit reptilien le laissait inconfortable le temps que leurs yeux se croisèrent, un sentiment étrange l'envahit l'espace de quelques secondes, perceptibles à travers tout son être. Puis plus rien. Tout parti d'un seul coup, comme c'était apparu. Était-ce une propriété particulière de la race du Padawan ? Un tour de Force de la part de ce dernier ? Une remontée soudaine de tihaar qui lui aurait causé une légère nausée ?

      « Et toi, tu es... Bhaal. Oui. J'ai entendu parler de toi et de tes exploits. Tu tombes bien. »

      Bhaal aurait voulu lui répondre, lui retourner la balle pour ainsi dire. Mais il n'en eut pas le temps, son futur formateur de la journée lui coupa l'herbe sous le pied et passa directement à la suite de son programme, les envies d'insubordination du novice ne lui étant probablement d'aucune importance.

      « Suivez moi, se contenta-t-il de déclarer en partant sur les passerelles. »

      Bah. C'était probablement pour le mieux. S'il lui avait répondu, il suffisait d'un mot mal choisi et cette journée se serait annoncée bien plus compliquée que ce qu'elle ne semblait être. Lui qui pensait qu'il allait pouvoir se reposer des heures durant, sa volonté de taquiner ses supérieurs l'avait privé d'un tel repos. Car oui, si Corhk'Haim avait bel et bien reçu comme instruction de prendre Bhaal aux côtés de Jil Charce pour une première séries d'épreuves, le Cathar n'en savait absolument rien. Il s'attendait à ce que quelqu'un vienne lui indiquer que sa formation reprenait, mais sûrement pas le lendemain même du dernier jour de sa pénitence. Et encore, il attendait qu'on vienne le prévenir, pas qu'un Padawan chargé d'accueillir les nouveaux et leur faire rentrer la notion de respect en tête vienne le chercher directement. Sûrement le mot lui indiquant qu'il était sous l'aile du Noghri s'était perdu.

      Il suivit donc le reptilien à peau grise, ainsi que la jeune humaine qui avait tout d'une nouvelle arrivante. Depuis son arrivée sur Endor, il avait pu voir de nombreux "nouveaux". Il se plaisait à se dire qu'il n'en était plus un, qu'il était un genre de "novice confirmé", malgré ses connaissances des arts Jedi et de sa maîtrise de la Force quasi-nulles - pour ne pas dire totalement nulle. Certains de ces nouveaux avaient déjà franchis bien plus d'étapes que lui, et parmi ceux qui avaient plus ou moins le même temps de présence que lui au sein de l'Ordre étaient déjà parvenu à accéder au grade tant convoité de padawan. Oui, convoité. Car c'était un titre auquel Bhaal aspirait depuis quelques semaines. Auparavant, un padawan n'était qu'un apprenti Jedi à ses yeux, un Jedi dépendant d'un maître. Un simple statut qui permettait à un novice d'obtenir son premier sabre - et pour une grande majorité, son dernier -, et de remplir des tâches plus importantes que le simple entretien du sanctuaire ou la bonne entente avec les locaux.
      Mais depuis peu, il avait appris qu'un fossé séparait les novices des padawans. C'étaient des apprentis, certes, mais au moins avaient-ils des connaissances avancées, là où les novices dans son genre savaient au mieux se servir d'un sabre d'entraînement sans s'infliger multiples hématomes, ou encore contrôler un minimum la Force pour user de petits tours sortant de l'ordinaire, comme faire léviter des cailloux ou chiper le casse-croûte d'un Ewok. Et puis, la seule autorisation à détenir un sabre laser consistait un bond gigantesque en avant pour lui. Il savait se battre, comme peu de novices devaient savoir le faire actuellement, mais en conflit armé, un sabre le propulserait à un palier tout autre que sa simple connaissance martiale.

      Il sortit de ses pensées lorsque leur supérieur hiérarchique s'arrêta au bout d'une passerelle, à côté du parapet. Ce dernier les invita ensuite à l'imiter, s'asseyant sur le bois qui craqua sous le poids du petit reptilien, uniquement séparé du vide par ledit parapet.


      « Jil Charce. Les novices, du premier au dernier, passent tous par mes épreuves avant d'aller plus loin, ici. Pète de travers, et tu pourras faire tes valises fissa. Ici, il n'est pas question de légendes, d'histoires merveilleuses. C'est une jungle dans laquelle chacun doit être prêt à survivre et à gagner son pain. Coruscant, le train de vie de sénateurs... c'est fini ! Pour le meilleur, si vous voulez mon avis. »

      La réputation du Guetteur n'était pas faussement fondée. Lorsqu'il rentrait dans son personnage - à supposer qu'il s'agisse bien d'un personnage et non de son réel caractère - tout en lui se voulait un tant soit peu intimidant. De son apparence peu commune à ses paroles, les plus faibles d'esprits devaient vite regretter d'avoir suivit un Jedi en patrouille qui leur avait découvert une aptitude notable comme cela avait été son cas. D'une certaine manière, il était heureux de ne pas avoir croisé la route du Noghri lors de ses premiers pas sur Endor, celui qu'il était alors n'aurait pas attendu une seconde pour tenter de lui faire comprendre qu'il ne connaissait aucun autre maître que sa propre personne...En réalité cela n'aurait probablement fait qu'accélérer les choses, il se serait sûrement retrouvé dans une situation à peu près semblable.

      « Mais le Sanctuaire est un lieu de PAIX !, s'était exclamé le Padawan en tournant brusquement l'un de ses yeux en direction de Bhaal, comme s'il avait perçu ses pensées. Tant que vous y résidez, vous vous pliez à ses règles. Et en toutes circonstances, au code de conduite des Jedi. »

      Et sa tête se retrouva brutalement entre les mains de Corhk'Haim sans qu'il ne puisse bouger le petit doigt. A peine avait-il pressenti le mouvement du petit reptilien qu'il était déjà sous son emprise. Même grâce à son instinct naturel il n'avait pas eu le temps de réagir - et quand bien même il en aurait eu l'occasion, il n'aurait pas pu faire grand chose d'autre que d'essayer d'échapper aux griffes du padawan, toute réaction hostile se seraient soldés par une nouvelle punition à coup sûr.
      Mais plus encore que la rapidité de Corhk', c'était sa force qui surprit Bhaal. En un rien de temps il avait fait plongé sa tête en direction du vide, mêlant rapidité et force, sans pour autant faire mal à sa victime. Un tel contrôle, c'était impressionnant. Et même s'il n'aurait rien pu faire se défaire de cette prise, il n'y pensa même pas, trop subjugué par la démonstration que venait de lui faire son supérieur au sein de l'Ordre.
      Bhaal ne reconnaissait que peu de choses en quelqu'un qui souhaitait se placer au-dessus de lui, et la force figurait parmi les composantes les plus importantes. Quelqu'un d'assez fort pour le maîtriser de la sorte, avec une vivacité telle qu'il ne pouvait réagir à temps pour esquiver ou se défendre, et sans lui causer le moindre mal - autre qu'un potentiel vertige compte-tenu de la situation, mais le Cathar n'avait pas peur des hauteurs -, une telle personne se plaçait facilement dans les rangs les plus hauts de son estime.


      « Abandonnez vos compagnons, manquez de respect à nos voisins Ewoks ou détruisez nos symboles...et vous verrez. Il y a des choses bien pires qu'un renvoi de l'Ordre. »

      Corhk'Haim le libéra alors de son emprise pour retourner s'asseoir. Bhaal posa alors une main sur son cou et fit lentement pivoter sa tête de droite et de gauche.
      Le point de vue du Noghri était clair, et il avait de quoi appuyer chacun de ses dires. Mais si les deux derniers points émis par ce dernier rentraient clairement dans les fautes de Bhaal, le premier lui parut des plus étranges. Jamais il n'avait abandonné qui que ce soit depuis qu'il était entré dans l'Ordre, à part peut-être la contrebandière sur qui il était tombé lors de sa première journée de formation, et par extension le jour de sa première rencontre avec un octucor , mais personne ne pouvait être courant de cet épisode, à moins que Nass eut placé des examinateurs pour évaluer ses victimes de l'époque. Cela s'adressait peut-être à l'humaine, sinon il s'agissait sûrement d'une mise en garde envers quiconque penserait à laisser tomber les rangs de l'Ordre. Dans tous les cas, cela ne concernait pas du tout le Cathar, ou en tout cas n'en prenait-il pas note.


      « Des questions ?
      -Ouais. C'est toi qui t'occupes de notre formation ?, demanda Bhaal après quelques instants de silence. On commence quand ? »

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        #9

        Post n°9
        Auteur : Kath Aplazm

        Ambiance musicale




        Le souffle du vent caressa la barbe d'Odan Rurr comme celui-ci ouvrit les yeux. Le vieil homme se demandait s'il avait sous-estimé son interlocuteur. Ce "Hol", qu'importait son véritable nom, n'était effectivement pas arrivé au Sanctuaire par hasard : il avait sciemment cherché à s'y rendre. Voilà une information préoccupante. Le maître Jedi cragnait qu'il n'existât, disséminés dans la galaxie, d'autres vaisseaux tel que celui qui avait amené Iceberg et Hol sur Endor. Le Sanctuaire serait en grand danger si une information aussi capitale que la position d'un Temple Jedi en activité venait à se savoir à cause d'ordinateurs de bord si simples à déverrouiller que des débutants y étaient parvenus.

        Quoiqu'il en soit, le dénommé Hol paraissait tout à fait à cran, de sorte qu'il ne témoigna que peu de respect à Odan Rurr. Connu pour sa sévérité, qui l'avait amené à former des disciples parmi les plus respectés, le vieux maître laissa pourtant passer cette incartade. Il y a avait déjà bien assez des vociférations de Corhk'Haim à l'extérieur pour troubler la paix qui régnait. Au bout de quelques minutes, le jeune homme, visiblement impatient, finit par se saisir d'un bloc-note et bouger de façon frénétique dans le petit bureau.
        Fronçant les sourcils et fixant Hol pour lui indiquer subtilement que son ton se devait d'être plus révérencieux, Odan Rurr brisa soudainement le silence en s'adressant au jeune homme d'une voix qu'il voulait toujours posée et profonde.


        - La plus grande alliée du Jedi est la Force. Dans ce Sanctuaire, nous vivons pour l'étudier et assurer son équilibre, car elle tient en elle le devenir de la Galaxie. Si vous ne m'avez pas perçu, c'est que vous vous fiez uniquement à vos yeux pour voir.


        Le maître croisa ses mains derrière son dos en se retournant vers la lucarne pour observer les novices, plus bas dans leurs quartiers. Il avait du mal à réfréner un sourire. "Pourquoi pas un simple Jedi" ? Ce jeune homme avait beau être relativement ingénieux, il paraissait un peu trop sûr de savoir qui étaient les Jedi. N'importe quel membre du Sanctuaire, excepté peut-être un novice, aurait été suffisamment habile pour masquer sa présence à Hol ou fouiller son esprit, tant le jeune homme était déséquilibré et ses pensées erratiques. Par conséquent, existait-il vraiment un "simple Jedi" ? Si Odan Rurr avait pris sur lui de rencontrer l'homme alité qui se trouvait à présent à ses côtés, c'était parce qu'il avait ses raisons de penser qu'il était nécessaire qu'un membre du Conseil se charge de son cas.

        En effet, les pensées désordonnées de Hol trahissait une étrange impression de déjà vu pour le maître Jedi. Il avait déjà ressenti une telle présence chez une disciple, des années auparavant. Le souvenir de la novice Shina le laissa pensif un instant. Le vieil homme retrouvait en Hol la même indiscipline, la même défiance. La même obscurité. Mais les souvenirs du maître n'étaient plus clairs, car cette histoire remontait bien des années. Près de trois décennies s'étaient depuis lors écoulées. A l'époque, les circonstances étaient bien différentes. Les Jedi, encore basés sur Coruscant, étaient les défenseurs de la Galaxie que les légendes célébraient toujours. Et tous pensaient les Sith éteints. Odan Rurr n'était alors qu'un chevalier, bien trop jeune, bien trop naïf. Mais à présent, il avait appris des erreurs de l'Ordre et le menait dans la bonne direction. Vers la Force, vers la Lumière.


        - Sachez que la patience est une vertu récompensée en ces lieux, Hol. Vous vous en rendrez bientôt compte, dit-il encore, sentant l'agitation du jeune homme.

        Le maître fit quelques pas vers la sortie, mais n'ouvrit pas la porte du bureau. A la place, il s'assit tranquillement sur un petit tabouret posé dans un coin et, adoptant une pose méditative, fixa son interlocuteur dans les yeux, plongeant ses iris noirs dans les pupilles dilatée du natif de la Bordure Extérieure. Il avait encore beaucoup à apprendre de cet invité somme toute... particulier.


        - Dites-moi...pourquoi cherchiez-vous des Jedi en vie, exactement ?

        Odan Rurr connaissait pertinemment la réponse à sa question. Sa seule volonté était de jauger Hol. Le jeune homme le sentait-il ? Peu importait qu'il le sache ou non. Ce que le maître attendait de lui était avant tout de la sincérité et de la bonne volonté. C'est sur cette base que Rurr ferait son rapport auprès de ses frères du Conseil Jedi.



        * * *


        L'exposé quelque peu véhément de Corhk'Haim fut interrompu par l'arrivée impromptue de Vidar Kilas. Le Firrerreo avait visiblement terminé son entrevue avec le Conseil et portait à l'épaule un sac de voyage. Avec un sourire sincère, il fit de grands signes de la main à Jil avant d'adopter une attitude plus réservée lorsque le Guetteur posa un œil inquisiteur sur lui. Si Corhk' n'avait aucune intention de manquer de respect à un supérieur hiérarchique, son regard trahissait son agacement, car il n'était pas connu pour sa patience et détestait voir ses "leçons" interrompues.

        - Que nous vaut l'honneur, maître Kilas ?, dit-il d'un ton faussement mielleux qui aurait sans doute courroucé un Jedi moins affable que le Firrerreo. Il reprit, apercevant la sacoche que transportait le chevalier : Vous êtes déjà reparti, à peine arrivé ?

        - Je ne sais pas. Beaucoup de choses doivent encore être discutées. Cet Ordre... est différent de celui que j'ai connu.


        La situation de Vidar Kilas était particulière. Mais, comme l'avait dit le sage maître Olorin en son temps, il n'y avait en définitive pas vraiment de bonne ou mauvaise situation. Si Kilas devait résumer sa vie aujourd'hui, sans doute parlerait-il de rencontres, de ces gens qui lui tendirent la main, peut-être à un moment où il pouvait pas, où il était seul chez lui. Il était assez curieux de se dire que les hasards, les rencontres, forgent des destinées. Et quand beaucoup de gens aujourd’hui lui demandaient comment il avait fait pour avoir cette humanité qui le caractérisait, il leur répondait très simplement, leur disant que c'était ce goût de l’amour qui l'avait poussé, du temps de sa jeunesse, à entreprendre des constructions mécaniques, et plus tard à se mettre au simplement service de la communauté, à faire don de lui-même.

        Aujourd'hui, s'il était revenu au sein de l'Ordre, il le devait à la rencontre de Jil Charce. Kilas et Corhk'Haim se regardèrent un instant en silence. Malgré leurs différences, les individus qui partageaient le don de la Force n'avaient pas toujours besoin de mots pour véhiculer des messages.Le Noghri se racla la gorge et adressa un salut de la tête respectueux à Kilas.

        En effet, rien n'était plus comme avant.


        - Jil, dit le Firrerreo en regardant la jeune Lorrdienne, puis-je te parler un instant ? Ce ne sera pas long.

        Invitant d'un geste celle qu'il avait amenée au Sanctuaire à le suivre, Vidar Kilas s'éloigna quelque peu, laissant Corhk'Haim seul avec Bhaal. Le Noghri se gratta la tête et souffla. Il avait beau respecter les sages paroles de son maître Odan Rurr, il avait parfois du mal à compter les heures de sa journée. Cette interruption était pour lui une nouvelle perte de temps. Haussant les épaules, il eut une moue agacée. Bah! Il s'occuperait de Bhaal, qui était déjà un assez gros morceau à lui seul. Tant pis pour le Cathar, qui allait devoir subir sans assistance les foudres de son examinateur.


        - Le Conseil a eu l'étrange idée de te laisser une nouvelle chance, novice, dit Corhk' avec un brin de condescendance dans la voix. C'est plutôt une bonne nouvelle pour ta formation.

        Le Noghri sourit, dévoilant ses dents, aiguisées comme des poignards. Son ton se fit plus sarcastique comme il continuait.


        - C'qui est une moins bonne nouvelle, par contre, c'est qu'il y a une condition à cette seconde chance : tu dois réussir mes épreuves. J'espère que t'as les reins solides.

        Corhk'Haim était au courant des leçons que Nass avait déjà dispensées à Bhaal et ses partenaires. Mais la dureté de l'instruction du maître d'armes du Soresu, connue par tous au Sanctuaire, n'était qu'une partie de plaisir face aux épreuves du Guetteur, bien plus perfides. Là où les méthodes rustres du Gungan poussaient à l'apprentissage par l'effort, les exercices de Corhk' avaient parfois pour seul et unique but de prendre les novices en défaut et de les voir échouer. Il appelait ça... une leçon d'humilité.

        Bhaal serait examiné en trois temps. Tout d'abord, sa vivacité et son ingéniosité seraient mises à contribution. Ensuite, une épreuve d'intelligence toute particulière l'attendrait. Enfin, --et c'est ce qui importait le plus lors de l'accueil de nouveaux novices-- sa connexion avec la Force devrait être éprouvée. Le Guetteur ne jugea pas utile de divulguer ce parcours au Cathar. Après tout, s'il faisait les règles, il pouvait également les changer en cours de route et ne voulait donner aucune raison au novice de remettre en cause ses instructions. Aussi se contenta-t-il seulement d'expliquer à Bhaal la première étape de sa marche vers la rédemption :


        - Les Oiseaux-lanterne vivent au plus haut des arbres de la forêt. Ton but : me rapporter une plume de l'un d'entre eux d'ici une heure. C'est simplissime, même un gosse y parviendrait.

        Un peu trop simple. Les Oiseaux lanterne étaient des créatures pacifiques qui n'éprouvaient que peu la peur. Elles devaient leur survie à leurs belles ailes roses qui leur permettaient de rester hors de portée de la plupart des prédateurs d'Endor. La seule difficulté apparente semblait être la grande distance qui séparait leurs nids du sol. Corhk'Haim avait été clément, en apparence du moins. Il restait à Bhaal la lourde tâche de ne pas le décevoir en triomphant de l'épreuve.

        - Ah, j'oubliais, dit le Noghri en tirant d'un air distrait une cordelette de ficelle d'une de ses poches qu'il jeta à Bhaal, tu devras faire ça les mains liées.

        Les yeux reptiliens du padawan à la peau grise se plissèrent alors que son sourire s'élargissait.

        - ...Et Que la Force soit avec toi !





        HRP : Vous pouvez poster dans l'ordre que vous voulez. Le but de ce RP est de vous amener à vous rencontrer bientôt, vous ne serez donc pas dans votre coin très longtemps, ne vous inquiétez pas. Ce RP sera pris en compte dans votre formation.
        Bhaal > On part sur une description de l'épreuve, pour laquelle tu as quartier libre.
        Hol > La discussion ne durera pas trop longtemps pour te permettre de commencer toi aussi les épreuves.

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          Auteur : Mr Helios

          Tout paraissait si calme dans la pièce. On pouvait entendre le chant des oiseaux, sentier la bise du vent et apprécier la simplicité de cette petite sale. Le seul bémol se trouvait près du bureau. L’intrus était assis sur une chaise roulante attendant que quelque chose se passe. Il semblait préoccupé par le manque d’harmonie qui l’habitait. Mais une présence le réconfortait, immobile elle regardait par la fenêtre. Cet étrange personnage était un maître Jedi aux yeux de Hol, pour deux raisons. La première, était qu’il avait eu le sentiment d’avoir été hypnotisé, en plus de l’apparition magique du vieil homme. Preuve qu’il avait à faire à un maître… non… ? Bien qu’en vrai, il ne se doutait pas que le premier padawane venue pourrait lui jouer ces tours. La seconde raison était justement l’âge du bonhomme. Il paraissait certain que les Jedi avaient rarement la chance d’atteindre la soixantaine, surtout après leur purge. Donc difficile de voir autre chose qu’un maître.

          Pour le moment il se contentait d’observer. Il observait le bureau. Il observait le maître, puis la fenêtre, puis la porte et finalement son bloque note. Tout ça ne lui apporta rien de plus, à part une perte de temps. Soudainement il réalisa qui ne se passait rien. Rien de rien. Il ne s’était pas fait attaquer, pas insulter, pas bousculer. Pas même traîné dans un coin trop lugubre pour y être mal mené par des boules de poils. Il n’avait pas besoin de courir, de se défendre, de se battre ou de souffrir. Même Makélärt semblait calme, comme apaisée par l’ambiance.

          Accouder aux accoudoirs de son moyen de transport, il tapotait les coussins sur lesquelles reposait ses avant-bras. De temps en temps il portait sa main à sa joue, comme pour réfléchir. Il ne réagissait plus par ennui, mais par réflexion. Il ne comprenait pas pourquoi tout était soudainement si paisible, alors que même dans son lit à l’infirmerie il était constamment sur ses gardes. Était-ce ce Jedi qui le protégeait ? Il n’en était pas encore sûr. Curieux il allait demander comment il faisait pour être si serin, mais, comme par magie le doyen répondit :


          - La plus grande alliée du Jedi est la Force. Dans ce Sanctuaire, nous vivons pour l'étudier et assurer son équilibre, car elle tient en elle le devenir de la Galaxie. Si vous ne m'avez pas perçu, c'est que vous vous fiez uniquement à vos yeux pour voir.

          Force, étude, équilibre ! Voilà des mots qui résonnaient dans sa tête. Il ne savait pas pourquoi il voulait en savoir plus. C’était comme un besoin viscéral. Il ne comprenait pas ce qui le poussait à rechercher obsessionnellement une réponse alors qu’il n’y avait pas de question. Depuis qu’il était entré dans cette chambre du jugement, il ne savait plus ce qui lui arrivait. Enfin plus que d’habitude. Son quotidien était bercé par d’autre préceptes ces dernières années. Des tourments comme quoi manger, où boire, à qui ou à quoi vais-je avoir à faire ? Plus simplement, il se demandait comment survivre à chaque jour auxquelles il assistait. Il avait perdu certaines réalités de son ancien monde. Celui où il pouvait se reposer complètement, où la peur n’avait pas ça place car n’existait pas. Un monde simple.

          Pouvait-il se le permettre ? Pouvait-il enfin se poser et ressentir le bien-être ? Pouvait-il baisser sa garde ? Il commençait à y croire. Il se disait qu’il ne risquerait pas sa vie entre ses lieux. Du moins entre ses mures… et tant que ce maître serrait là. Car pour le persécuter, il y avait toujours les ewoks, les messes basses des autres occupant du sanctuaire et parfois Makélärt. Il imaginait pouvoir accorder sa confiance à quelqu’un de bien plus fort que lui, de pouvoir méditer profondément en sa présence. Mais quelle assurance pouvait-il avoir. Que-est-ce qui lui disait qu’il ne recevrait pas un coup, une lame ou une malédiction lors de son absence ? Il préférait mettre cette incertitude de côté pour le moment. Il savait que pour savoir il devra essayer, car sans risque les gains son maigres.

          Les questions qu’il se posait n’en finissaient pas. À présent il se demandait ce qu’était réellement la Force. Il en avait souvent entendu parler, mais ne l’avait jamais expérimenté consciemment. Son chamane lui avait appris comment écouter les signes de la nature, leurs mouvements, leurs odeurs, leurs couleurs et leurs énergies. Mais c’était des détails qu’il pouvait appréhender physiquement, pour la plupart. Confus, il se demandait ce que signifiait étudier la Force ! Des supports comme les livres pouvaient l’enseigner ? était-ce aussi simple à apprendre que les math ou le basique ? Fallait-il être logique ou instinctif ? Comment savoir s’il faisait juste s’il ne sentait rien ? Son esprit commençait à plier sous ses propres questionnements et ça ne s’arrêtait pas. Qu’entendait-il par équilibre dans la Force ? Fallait-il suivre l’équilibre de la force en se rangeant au côté du bien ou du mal ou fallait-il suive son équilibre ? Et s’il y avait un équilibre pour chaque personne, cela voudrait dire que l’on doit harmoniser ses énergies négatives et positives pour choisir son camp . Mais alors que fessaient-ils de ceux dont l’équilibre entre ombre et lumière était parfaitement proportionnel ? Pouvaient-ils choisir ou étaient-ils simplement rejetés ? Alors qu’il était plongé dans ses pensées, une voix ancienne le sortie de ce qu’on pourrait nommer une sorte de méditation. Sur une tonalité grave il dit :


          - Sachez que la patience est une vertu récompensée en ces lieux, Hol. Vous vous en rendrez bientôt compte.

          Oui, mais quel genre de récompense. Puis, pas à pas il alla se poser vers un tabouret près de la porte, dans un coin sombre. Avait-il fait ça avant son arrivée, cela voulait-il dire que quelqu’un allait arriver ? Difficile à dire, mais dès lors qu’il était assis. Il continua en plongeant son regard dans celui de Hol.

          - Dites-moi...pourquoi cherchiez-vous des Jedi en vie, exactement ?

          Des Jedi vivant ? Le temps de comprendre de quoi il parlait, un blanc vint couvrir la conversation. L’espace d’un instant il se demanda pourquoi il chercherait des Jedi mort. Puis il se rappela le fantôme du nautolan sur Dagobah, Cliv Tolon, si sa mémoire était bonne. Donc, bon, pourquoi pas en chercher. Déterminer à donner une réponse juste. Il prit une grande inspiration, qu’il laissa s’échapper avant de répondre :

          - Vous sous-entendez, pourquoi je recherche des personnes maîtrisant la Force ? C’est simple. Car elle est présente en moi, suffisamment pour attirer l’attention de certains individus mal avisée. Le genre de personne que je préfère éviter, mais surtout que je ne souhaite pas joindre. Comme le savant fou qui l'avait emprisonné dans sa jeunesse ou les connaissances qu’il avait reçue des Sith.

          - Car je suis curieux, je ne comprends pas cette partie de moi. Pourtant je vis avec chaque jour. Je la ressens et elle me perturbe. Mais aussi car je souhaite me développer. Si je désire accroître ce talent c’est principalement parce que je le peux. Parlant à un maître Jedi une question vint brûler ses lèvres.

          - Puis-je vous poser une question ? Je me demandais pourquoi vous aviez enrichi vautre maîtrise de la Force jusqu’à devenir un maître Jedi. Après une petite pause il reprit. Et si vous désiriez ou pouviez l’améliorer davantage, le feriez-vous ou non . Si je me permets de demande ça, c’est pour avoir l’expérience d’un expert… et peut-être, envisager, le même avenir. Ou au moins un futur qui me convienne.

          Étonnamment toutes ses interrogations qu’il se posa avaient miraculeusement réussi à le calmer. Il paraissait plus serein. Mais ce qui devait être le plus percutant. Était le sérieux qui habitait ses yeux de fou. Un contraste bien curieux, car de ses yeux aux pupilles constamment folles, qui semblait se camoufler derrière une chevelure volumineuse au teint blonde. Naissaient une posture droite et un regard focalisé sur son objectif. Une expression qui démontrait l’intérêt qui semblait, comme une bulle, stabiliser le jeune homme. L’empêchant de s’éparpiller dans la pièce, comme le ferait la brume ou la fumée.

          Hol paraissait reprendre peu à peu le contrôle de son esprit. Il était apaisé, sûr de lui, en accord avec soi. Il ne savait pas combien de temps ça durerait, mais il se délectait autant de cette lucidité envers lui-même. Qu'il se délectait de cette discussion passionnante qui lui apportait beaucoup. Enfin, plus de ce monologue mental. Il était si calme que ses mouvements, sa respiration, les battements de son cœur et le temps qui passait autour de lui. Paraissaient tous ralentir, comme par magie. Devait-on ressentir cette plénitude lors d’une réelle médiation ? Il finirait bien par le savoir. Pour le moment il plongeait son regard dans celui du vieil homme, prêt à attendre le temps qu’il faudra.
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            Auteur : Bhaal

            « Que nous vaut l'honneur, maître Kilas ? Vous êtes déjà reparti, à peine arrivé ? »

            Corhk'Haim avait littéralement ignoré la question de Bhaal. Il savait par son apparence et les quelques rumeurs qu'il avait entendu au sujet d'un Jedi de retour au bercail que le nouvel arrivant qui venait de perturber "l'entretien" était un Jedi, donc hiérarchiquement au-dessus de son maître du jour. Mais de la à occulter la question que le Cathar avait posé, répondant lui-même à la demande du Noghri qui avait demandé si tout était clair. Rien de frustrant, mais lui qui avait été maintes fois réprimandé sur sa façon de s'adresser à ses ainés, sur le respect dont il devait faire preuve envers les autres membres de l'Ordre, voilà qu'on agissait en totale désaccord avec ces préceptes.
            Au final, et il avait pu se faire son avis à ce sujet depuis son arrivée, la légende du Jedi qui suit aveuglément les dogmes de l'Ordre sans réellement se poser de question et en fait sa philosophie de vie n'était qu'un mythe de plus. Tous étaient ô combien différents de cet archétype probablement créé par la société et les racontars répandus au quatre coins de la galaxie. Certains collaient plus ou moins, s'attachant à une ligne de conduite proche de ce qu'on pensait des Jedi en général. Mais très rares étaient ceux qui appliquaient à la lettre la doctrine des adeptes de la Force. A l'opposée, nombreux étaient ceux qui disaient les suivre, mais à leur propre manière. Nass en était un parfait exemple, lui qui usait et abusait de ses impressionnantes capacités martiales et physiques pour former ses victim...ses élèves. Et Corhk' faisait vraisemblablement partie de cette branche également. Dans une approche plus stricte, plus approchante, mais tout de même modifiée de façon à coller à sa vision des choses.

            Perdu dans ses pensées, Bhaal ne fit pas attention au dialogue entre le Padawan et le Jedi. A vrai dire il n'en avait que faire, et bien que laisser trainer ses oreilles par pure curiosité faisait partie de ces habitudes, il n'en prit pas la peine cette fois-ci. La conversation se devait d'être ennuyante ou inintéressante.
            Ou du moins ne s'en soucia-t-il pas avant que la nouvelle arrivante avec qui il pensait passer la journée s'en alla rejoindre le Jedi. Et puisque Corhk'Haim ne s'en offusqua pas, et qu'il reprit la parole s'en se soucier de ce que faisait l'humaine, Bhaal se dit que qu'il serait donc seul aux mains écailleuses du petit reptile humanoïde.


            « Le Conseil a eu l'étrange idée de te laisser une nouvelle chance, novice. C'est plutôt une bonne nouvelle pour ta formation. »

            Il le savait plus ou moins depuis un petit moment. Il ne se rappelait plus vraiment quand, mais il se souvenait avoir entendu que son cas n'était pas vraiment en mauvaise voie. Et, à vrai dire, il se doutait fortement que le Conseil ne lui fermerait pas les portes de l'Ordre après tout ce qu'il avait enduré depuis cette fâcheuse nuit, pas après avoir été accepté plusieurs semaines auparavant, et sûrement pas en considération de l'état dans lequel l'Ordre se trouvait. Et puis, ce n'était pas dans l'habitude des Jedi de laisser tomber des sensitifs qui étaient venus jusqu'à eux pour apprendre à contrôler leurs capacités. Pas avec toutes les histoires qui existaient sur ces mêmes sensitifs qui étaient tombés dans ce qu'ils appelaient le côté Obscur de la Force. Certes, ça ne garantissait pas une place définitive au sein de l'Ordre, ni à lui, ni à aucune autre personne ayant un lien assez fort avec la Force. Mais il s'était plus ou moins racheté des fautes qu'il avait commis, et s'était plié d'une certaine façon aux règles qui lui avaient été imposé.

            « C'qui est une moins bonne nouvelle, par contre, c'est qu'il y a une condition à cette seconde chance : tu dois réussir mes épreuves. J'espère que t'as les reins solides. »

            La carte de la deuxième chance, hein ? Et les reins solides ? Il aurait volontiers répondu que ses reins étaient prêts à encaisser n'importe quoi, que peu importe ce que le Noghri pouvait lui balancer, ça ne pouvait être pire que ce qu'il avait vécu. L'ancien lui l'aurait fait, celui qui ne reconnaissait pas encore la valeur des Jedi et qui ne connaissait encore rien de ce que pouvait renfermer Endor. De plus, être présomptueux et trop sûr de lui, c'était fournir une raison de plus à son tortionnaire actuel de redoubler d'ingéniosité pour lui en faire baver.
            Sa formation avait déjà pâti de ses propres actions, il ne pouvait pas la mettre à nouveau en danger en provoquant continuellement le Padawan qui s'occupait de lui. Et puis, s'il parvenait à passer les épreuves de ce dernier avec brio, cela ne pouvait qu'être bénéfique. Ça ne pouvait être pire que la dernière épreuve de Nass de toute façon.


            « Les Oiseaux-lanterne vivent au plus haut des arbres de la forêt. Ton but : me rapporter une plume de l'un d'entre eux d'ici une heure. C'est simplissime, même un gosse y parviendrait. »

            Bhaal n'avait jamais réellement prêté attention à la faune "pacifique" qui vivait autour du sanctuaire et les territoires proches, les espèces les plus réputées et impressionnantes prenant une place bien plus importantes, en partie à cause des travaux qu'il eut à effectuer pour remplir sa peine. Mais Corhk'Haim l'avait dit : même un gosse pouvait aller chercher une plume d'un oiseau qui se trouvait pourtant en haut des arbres de la lune forestière. Alors lui, un Cathar, au sommet de sa forme physique, cela ne prendrait que quelques minutes, le temps de trouver un nid. Et puis si cette espèce s'avérait être craintive, il n'aurait qu'à en achever un de ses membres et le tour était joué. Au final, cette journée pouvait bien être plus tranquille que ce à quoi il pouvait s'attendre. Ou du moins, c'est ce qu'il pensait avant que le Padawan ne rajoute une règle à son épreuve.

            « Ah, j'oubliais , dit le Noghri qui sortit une longue ficelle de ses poches, tu devras faire ça les mains liées.
            -Quoi ?!
            -...Et Que la Force soit avec toi ! »

            Le sourire de Corhk'Haim indiqua clairement à Bhaal que cette dernière phrase, si commune au sein de l'Ordre et de leurs partisans, avait été choisie et attendue avec la plus grande minutie. Si son cas s'était arrangé depuis ses premiers pas sur Endor, le novice subissait toujours les affres d'un genre d'allergie à cette formule quasi-religieuse. Oui, un genre d'allergie, c'était la raison la plus logique qu'il avait trouvé à ce problème qui lui avait pourtant fichu la paix lors de sa pénitence. A part trois, quatre itérations, il avait été tranquille de ce côté-là, si bien qu'il avait oublié d'en faire part à une personne qualifiée qui aurait pu lui venir en aide à ce sujet. Mais visiblement, le mot avait du se faire passer au sein du Conseil, et était retombé dans les oreilles de certains membres de l'Ordre. Sinon le Noghri n'aurait pas sourit de la sorte en prononçant ces quelques mots, il n'aurait pas pu deviner l'effet des plus étranges qu'ils avaient sur le Cathar.

            « Et mer... »

            Certes beaucoup moins violentes que celles qu'il avait eu sur Nar Shaddaa, ces visions restaient tout de même une sacrée épine dans le pied. Impossible de faire quoique ce soit lorsqu'elles apparaissaient, et il n'avait aucune idée de comment y mettre fin. Par chance il était assis lorsque celle-ci eut lieu, la tête penchée vers l'arrière, le corps tendu comme s'il se trouvait au-dessus du vide, devant son salut aux deux seules prises que lui offraient ses mains et ses pieds; il ne risquait donc pas de chuter ou, pire, de passer par-dessus les rambardes de la plateforme. C'était déjà un facteur de danger en moins à se soucier, et c'est probablement ce qui lui permis de se focaliser sur la vision, là où les dernières fois avaient souvent demandés à ce que le Cathar se focalise sur lui.
            Loin d'avoir le savoir et les connaissances nécessaires pour "explorer" cette vision, il parvint tout de même à en avoir une meilleure image que les premières fois. Là où tout était assez flou et il ne parvenait à discerner que des vagues images auxquelles se raccrocher, cette fois il put distinguer certaines formes aux contours plus distincts. Comme par exemple celle d'un Ewok, ou plusieurs, impossible de réellement savoir. Ce qui ressemblait plus ou moins à un oiseau, ensuite, une forme stable et bien dessinée, mais sans aucune couleur. Une absence intrigante de toute couleur, de toute teinte, le corps ne se délimitant alors qu'à une forme grossière que l'on pourrait distinguer dans la pénombre sans aucune autre source de lumière qu'un satellite distant. L'oiseau revint plusieurs fois, parfois seul, parfois en nombre. Et si la forme globale ne bougeait pas, il en ressortait parfois d'autres figures, mais, encore une fois, impossible de savoir de quoi il s'agissait. Elles étaient toujours très vagues, sans réel contour, sans réelle apparence. Et puis, à un moment que Bhaal jugea être la fin de la vision puisqu'il lui sembla revenir à la réalité tout de suite après, lesdites formes inconnues fusèrent toutes en direction d'une silhouette d'Ewok.


            « Ptain !, exulta Bhaal en expirant bruyamment alors qu'il partait vers l'arrière. Bon, trouver une plume d'oiseau-lanterne. »

            Et sans s'attarder plus que ça aux côtés de Corhk'Haim, le Cathar se leva rapidement et partit dans une direction au hasard. Il n'avait aucune idée d'où il pourrait trouver ces oiseaux, mais il ne voulait pas que le Noghri fasse le moindre commentaire sur ce dernier évènement. Son sourire alors qu'il prononçait la phrase fatidique, puis le fait qu'il ne s'inquiète pas le moins du monde pour Bhaal alors qu'il avait cette vision confirmait qu'il était au courant. Par le passé il avait reçu l'attention de membres de l'Ordre, de grade supérieurs au sien, ce n'était donc pas une question de laisser-faire qui figurerait parmi les préceptes Jedi. Le Padawan qui s'occupait de sa "deuxième chance" avait donc pleinement conscience de ce qu'il se passait lorsque l'on prononçait ces mots en sa compagnie, ou du moins à son encontre. Et il avait dû y prendre un malin plaisir.
            C'était pour cette simple raison que Bhaal s'était levé aussi vite qu'il l'avait pu pour ne pas montrer la moindre faiblesse à Corhk'Haim. Recevoir une pique à ce sujet ne le dérangeait pas, après tout il avait l'habitude de taquiner les gens lui aussi. Mais paraître faible à cause de quelque chose d'aussi banal, devant celui qui se proclamait comme le premier juge du futur de sa formation, c'était tout bonnement impossible.

            En marchant il fit du mieux qu'il put pour enrouler la ficelle autour de ses poignets. Étant plutôt longue, il fit une demi-douzaine de tours, saisit les deux extrémités entre ses dents, et serra aussi fort qu'il put, jusqu'à ressentir une certaine douleur à cause de la friction entre la cordelette et ses poils. Là, il tenta à de nombreuses reprises de faire des nœuds, de faire placer un des bouts de telle manière qu'il ne puisse plus bouger, mais après une bonne minute et demie, il ne parvint à rien. La ficelle tenait, mais il savait qu'au moindre mouvement trop brusque elle se déferait. Et comme il avait bien trop de fierté pour rester devant Corhk' à reprendre son souffle après sa vision, c'était hors de question de lui demander de lui lier les mains.
            Bhaal gaspilla donc un peu de temps à chercher quelqu'un pour remplir cette tâche incongrue. Car là où il pensait autrefois qu'un Maître Nass qui disparaissait dans les bois pour préparer une autre épreuve voulait dire qu'il ne pouvait surveiller ses élèves, il savait pertinemment que les yeux du petit reptile épiaient le moindre de ses mouvements. Son salut vint en la personne de deux autres novices qui passaient par là, probablement d'un autre "clan" puisqu'il ne les avait pas vu, à moins de ne pas leur avoir prêté attention.


            « Bon. Il a dit qu'ils nichaient au plus haut des arbres, et puisque mes mains sont liées...ça fait sens : faut que je grimpe à un de ces arbres. Même si je tombe pas directement dessus, au moins j'aurais une meilleure vue. »

            Si Corhk'Haim avait précisé "au plus haut des arbres de la forêt", Bhaal n'y accordait que peu d'importance. La "forêt" s'étendait sur des centaines de kilomètres à la ronde, et le sanctuaire était au beau milieu, les oiseaux-lanterne ne devaient pas faire de différence entre le haut des arbres qui servaient de points d'ancrage pour les plateformes du village Naa'fruu et ceux hors de la délimitation du territoire Ewok. Il tourna autour de lui-même et choisit l'arbre le plus imposant dans son champ de vision. Au beau milieu d'une desdites plateformes, cela lui offrait une certaine hauteur de départ sur laquelle il ne cracha pas.
            L'escalade était une chose facile pour les Cathar, encore plus sur des arbres, puisqu'ils étaient légions sur leur planète d'origine. Et quand bien même Bhaal n'avait aucun souvenir de son monde natal, à supposer qu'il y ait déjà mis les pieds, son aisance à tel exercice était toute naturelle. Cela dit, il n'avait jamais escaladé quoique ce soit avec les mains liées, c'était donc une nouveauté, mais rien d'insurmontable selon lui.
            C'est donc par une surprise que commença son épreuve. Ses liens étaient bien trop serrés pour qu'il puisse élargir ses prises, aussi devaient-elles être larges ou rapprochées pour qu'il puisse s'en servir. Et s'il parvenait à en trouver, il fallait ensuite pouvoir en atteindre une nouvelle. Et c'était là qu'était le principal problème. Et c'est à cause de ce dit problème qu'il enchaîna une multitude de chutes.


            « Visiblement c'est pas aussi facile que ce que je pensais , pensa-t-il tout haut, sentant que la colère commençait doucement à monter. Ça faisait un bout de temps que j'en étais pas arrivé là, mais à foncer comme ça, j'y arriverai jamais... »

            Ce que Bhaal voulait dire par "en arriver là", c'était utiliser l'entièreté de son corps, de ses caractéristiques de Cathar. Durant son ancienne vie, les fois où l'équipage avait compté sur lui pour s'introduire dans des endroits demandant une aisance particulière avec l'escalade avaient été nombreuses, mais celles où il avait utilisé à la fois les griffes de ses mains et de ses pieds, très rares. Habitude ou volonté ? Il ne le savait pas réellement lui-même, probablement un mélange des deux. Mais il n'avait pas pour habitude de se déchausser pour escalader. Ceci dit, ce n'était clairement pas un facteur dérangeant pour lui, cela représentait surtout un défi qu'il ne pouvait relever qu'avec ses bras, tout au plus.
            Il défit donc ses bottes et les posa quelque part qui serait difficilement trouvable pour toute personne ne sachant pas qu'elles se trouvaient là. Il ne souhaitait pas qu'un Ewok trop curieux lui chipe sa paire de bottes et qu'il ait à les chercher toute la nuit par la suite. L'image d'un Ewok s'émerveillant devant ses vieilles chaussures usées et sommairement rapiécées lui arracha d'ailleurs un sourire.

            Et à nouveau, le Cathar se lança dans cette escalada incongrue, à la recherche de ces fameuses plumes d'oiseau-lanterne. Cette fois-ci, l'entreprise fut extrêmement plus simple. Si bien qu'il s'en voulut un instant de ne pas y avoir pensé plus tôt, quelle bêtise de sa part. La première fois il se servait majoritairement de ses mains pour trouver des prises, usant de ses jambes pour ceinturer le tronc de l'arbre du mieux qu'il le pouvait et priant pour que la semelle de ses bottes suffisent pour lui offrir un appui conséquent. Désormais, il avait trois prises différentes, ce qui facilita évidemment l'escalade. Et il ne lui fallut pas longtemps avant d'arriver au sommet de l'arbre qu'il avait choisit.
            Comme un gamin qui aurait la mauvaise idée de vouloir contempler l'ampleur de sa performance, Bhaal regarda en bas. Bien sûr il n'avait pas le vertige, aucune peur de la hauteur, et il supposait que c'était le cas de tous les Cathars, sinon pourquoi les doter de griffes si aptes à l'escalade ? Mais il dut reconnaître que les arbres d'Endor étaient d'une taille impressionnante une fois à leur sommet. Et il ne s'agissait là que d'un arbre du sanctuaire, les plus grands poussant très certainement au milieu de la forêt, dans les endroits les plus sombres et inhabités.


            « Ahahaha , s'esclaffa le novice en admirant les deux soleils du système. Finalement c'était bien plus simple que ce que je pensais, Corhk' va être vert quand je vais revenir dans cinq minutes avec sa plume. »

            Et comme il se réjouissait déjà du succès de son épreuve, il aperçu du coin de l'oeil un oiseau qui se posait sur un nid, au sommet d'un arbre voisin. Trop loin pour l'attraper, Bhaal se sentait toutefois capable de sauter cette distance. De plus, cela lui fournirait un avantage non-négligeable sur l'oiseau, qui s'échapperait probablement s'il le voyait s'approcher. Il prit donc le meilleur appui qu'il pu, fixant à tout instant sa cible, et s'élança d'un coup vif et brutal. Les Cathars ne savent pas voler, mais ils savent sauter. Et si le sommet d'un arbre n'est pas la meilleure des plateforme de saut, ça ne constitue pas un obstacle réel pour eux. Tout était bon, comme parfaitement calculé par l'instinct du Cathar; la force émise par ses muscles, la direction qu'il avait su insuffler en ne quittant pas des yeux ce qui s'apparentait à sa proie, l'ampleur du mouvement que lui permettait son corps. Un "assaut" en bonne et due forme, qui lui permettrait de remplir l'épreuve du Padawan Noghri sans problème.
            Tout était bon, mis à part la cible. Après tout, les connaissances de Bhaal sur la faune et la flore de la lune forestière étaient très basses. Seuls quelques prédateurs qu'il avait rencontré depuis son arrivée, deux ou trois bêtes chassées pour leur viande, et peut-être une ou deux espèces qui figuraient parmi certaines histoires qu'il avait entendu. Mais ça s'arrêtait là, et ça ne représentait qu'un maigre échantillon de tout ce qu'Endor renfermait. Et l'oiseau-lanterne, bien qu'une partie de son nom indique supposément l'une de ses caractéristiques notoires, ne figurait pas parmi son bestiaire personnel. Lorsque Corhk'Haim lui avait demandé de lui ramener une plume de cette oiseau, le novice était parti bille en tête, bien trop fier pour demander quoique ce soit à celui qui l'avait volontairement et malicieusement plongé dans une nouvelle transe incompréhensible. Et à aucun moment il ne s'était rendu compte qu'il n'avait aucune idée de ce à quoi pouvait ressembler un oiseau-lanterne.
            C'est cette inconscience et ce manque d'informations qui le menèrent à prendre pour cible un tout autre type de volatile. Dans son ignorance, il avait jeté son dévolu sur un vautour d'Endor. Espèces très répandues dans toute la galaxie, peu de choses séparaient ceux d'autres systèmes de ceux d'Endor, et leur apparence ne figurait pas réellement sur la liste - à part peut-être une taille plus grande, compte-tenu de des conditions environnementales. C'était donc chose facile de les différencier d'autres espèces. Mais pas pour Bhaal, qui n'avait qu'une connaissance infime de la faune des différents systèmes les plus connus, et puisqu'Endor avait su rester dans l'ombre durant autant d'années, cela n'était pas une réelle surprise.

            L'oiseau, qui était un rapace, un prédateur, perçut bien évidemment toute la balourdise du Cathar qui s'était élancé dans sa direction. Son instinct animal lui avait alors dicté de s'envoler, les griffes soigneusement placées entre lui et cet humanoïde qui se voulait être au-dessus de lui dans la chaîne alimentaire. Aussi, lorsque ce dernier tenta de l'attraper avec ses malheureuses pattes qui semblaient collées entre elles à leur racine, le vautour se contenta de faire battre ses ailes et déployer ses serres aiguisées pour repousser l'assaut maladroit et pitoyable.
            Bhaal se retrouva alors sans aucune prise, pourtant à proximité de l'arbre sur lequel le rapace s'était posé, le visage assaillit par les ailes et les serres de ce dernier. Littéralement dans le vide, il était totalement démuni, et ses yeux ne durent leur salut qu'au magnifique travail de la gravité qui attira leur propriétaire vers le sol. Il aurait bien remercié l'attraction de la lune d'Endor de lui avoir sauvé la vue, mais il était alors bien trop préoccupé par la chute qui s'annonçait que par les louanges qu'il aurait pu porté à un astre rocheux.


            « Ptaaaaaaaaaaaiiiiiiinnnnnn !, purent discerner ceux qui se trouvaient assez proche pour entendre son beuglement. »

            Et ainsi il entama sa rapide et douloureuse chute. Heureusement pour lui, les arbres du sanctuaire possédaient de nombreuses branches - l'une d'entre elles lui avait même servit de perchoir lors de sa première nuit -, et elles lui sauvèrent la vie malgré elles. Et malgré lui également. Un imbroglio de craquements sourds, de beuglements entrecoupés de courts étouffements et de bruissements incessants suivit le novice durant son trajet inarrêtable vers le sol. Inarrêtable ? Pas vraiment en fait. Après avoir traversé nombre de branches, de feuillages plus ou moins denses, Bhaal finit sa dégringolade sur une frondaison plus épaisses que les autres. Le tintamarre qu'il avait produit s'arrêta sur un bruit étouffé, recouvrant le choc.
            Encore en vie, l'atterrissage plongea cependant le Cathar dans un sommeil forcé, perdant connaissance à l'instant où son corps rentra en collision avec ce qui s'apparentait aux bras de l'arbre sur lequel il s'était lancé quelques secondes plus tôt. Il resta donc là, les bras ballants d'un côté de la branche, les jambes de l'autre, inconscient, durant de nombreuses minutes.


            * *

            « Oooh...sa mère...mes côtes. P
            tain d'oiseau... »

            Quelques cinq minutes après son choc brutal contre une branche plus imposante que les autres, Bhaal reprenait lentement ses esprits. Au départ totalement perdu, sentant seulement la douleur qui lui piquait le torse tout entier, il se remémora les piteux évènements qui l'avaient amenés à se retrouver ainsi.
            ~Heureusement que j'ai atterrit sur cette branche...j'y aurai laissé une guibolle à tomber tout en bas~
            Et comme il retrouvait toutes les sensations de son corps et que son esprit parvenait à dissiper la brume qui l'envahissait, il entreprit de se redresser. Non sans mal, ses mains étant bien évidemment liées, mais toujours avec une certaine assurance déconcertante qui devait provenir de sa nature de Cathar. Une fois dans une position plus confortable, il se posa quelques instants, pour reprendre son souffle et laisser le temps à ses côtes de se remettre du choc. Il connaissait son corps, un choc pareil l'avait sonné, la douleur était forte pour le moment, mais elle passerait d'ici quelques dizaines de minutes, rien d'inquiétant au final. Quelqu'un de moins préparé physiquement aurait probablement mis beaucoup plus de temps à récupérer, mais Bhaal était avant tout un survivant. Pareille douleur n'était rien en comparaison avec ce qu'il avait pu connaître lorsqu'il combattait encore, et mieux ne valait pas parler de sa jeunesse. Rien d'anormal à ce qu'il ne prête pas plus de temps à son corps pour se remettre, d'autant plus qu'il n'avait aucune idée du temps qu'il lui restait pour réaliser l'épreuve donnée par Corhk'.
            Ce qui l'amena à réfléchir sur ladite épreuve. Il était parti tête baissée, sans demander la moindre information, sans même prendre le temps d'évaluer son objectif clairement. Il avait toujours vécu ainsi, donc ce n'était pas une surprise, et le moment où il se posait un petit moment pour réfléchir suivait bien souvent.
            Il ne savait pas à quoi pouvait bien ressembler un oiseau-lanterne. La seule chose qu'il savait, c'est qu'ils nichaient "au plus haut des arbres". Peut-être que l'oiseau qu'il avait voulut attraper en était un, mais maintenant il devait être hors de portée. Ou sur ses gardes. La meilleure chose à faire, pour éviter de subir à nouveau pareille chute pour rien, c'était d'aller demander à quelqu'un ce qu'était un oiseau-lanterne. Pour ce qu'il en savait, ça pouvait être un primate qu'un zoologiste avait surnommé ainsi par pure fantaisie. Un primate à plume cela dit.

            De nouveau en possession de tous ses moyens - hormis ceux de ses bras - il entama sa descente vers la plateforme. Bien moins aisée que la montée, il mit facilement deux fois plus de temps à atteindre son objectif. Aussitôt, il alla chercher ses bottes...qui n'étaient bien évidemment plus là. Décidemment, c'était bien sa veine. Cette journée qu'il voyait au départ comme un renouveau dans son séjour sur Endor, prenait des airs de calvaires sans nom. Mais plus que ça, ça voulait aussi dire qu'il avait passer trop de temps sur cet arbre, sinon ses bottes n'auraient pas disparues.
            S'il avait perdu ses gantelets, Bhaal se serait à coup sûr bien plus inquiété, mais ses bottes n'avaient pas de réelle importance autre que le confort de ses pieds. Et marcher pied nu n'était pas si dérangeant que ça, tant qu'il n'avait pas à progresser sur un sol caillouteux ou accidenté. Il partit donc à la recherche non pas de ses bottes, mais d'une personne qui pourrait l'aiguiller dans sa quête d'une plume d'oiseau-lanterne.

            Contrairement à son premier jour au Sanctuaire, le novice mit en pratique ce qu'il avait appris et prit le temps de saluer convenablement ses supérieurs, quitte à perdre de précieuses secondes. Malheureusement, son enquête prit plus de temps que ce qu'il aurait souhaité, et ce n'est qu'au bout d'une dizaine de personnes qu'il parvint à avoir une réponse convenable. Soit les intéressés ne savaient pas de quoi il parlait, comme lui au final, soit ils connaissaient l'espèce mentionnée, mais n'avaient pas d'autres informations que ce qu'il savait déjà : les oiseaux-lanternes vivaient en haut des arbres. Ah, et c'était bel et bien d'oiseaux dont il s'agissait, pas d'un créature en total désaccord avec son nom.
            C'est grâce à une jeune padawan, qui semblait bien plus jeune que tous les autres à bien y regarder, qu'il eut une information capitale.


            « Les oiseaux-lanternes ont un plumage rose, presque unique dans la galaxie, et ils sont loin d'être farouches. Peut-être est-ce parce qu'ils n'ont pas de réels prédateurs, ou parce qu'ils se sont habitués à la présence des Ewoks, puis d'autres espèces humanoïdes.
            -Super, merci ! Et vous ne sauriez pas où je pourrais en trouver à coup sûr ?, avait rapidement demandé Bhaal.
            -Hum...je sais que les Ewoks se servent de leurs plumes pour concocter des baumes et autres remèdes. Ce serait peut-être une bonne idée d'aller leur demander, si vous arrivez à les comprendre bien évidemment. Mais pourquoi avez-vous besoin de trouver un oiseau-lanterne ? Et pourquoi vos mains sont-elles liées ? »

            Soudain frappé par l'information qu'il venait d'obtenir, le Cathar ne prit pas la peine de répondre à la question qui venait de lui être posé, et partit en trombe en direction du village Naa'fruu, le sourire aux lèvres.

            * * *

            Quelques dix minutes plus tard, Bhaal revenait là où sa journée d'épreuve avait commencée, là où Corhk'Haim l'attendait. Le sourire jusqu'aux oreilles, il tendit fièrement une longue plume au teint rosâtre, probablement bien moins éclatante que lorsqu'elle était encore sur le corps de son ancien propriétaire.


            « Et sans les mains !, ironisa le Cathar en mettant bien en évidence les liens qui entravaient ses poignets. »

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              #12

              Post n°12
              Auteur : Kath Aplazm


              Les réponses du jeune Hol laissèrent le maître Jedi Odan Rurr quelque peu perplexe. Le garçon avait visiblement conscience d'être lié plus ou moins directement à la Force. Ce n'était pas une surprise en soi, puisque de nombreux autres jeunes gens qui avaient fait le voyage jusqu'au Sanctuaire d'Endor avaient pris connaissance de leur potentiel bien avant de débuter leur formation. Ce qui dérangeait le vieux maître n'était pas non plus la curiosité du blondinet, qui était naturelle chez les plus inexpérimentés des sensitifs. Mais les mots qu'il employait étaient très ...utilitaristes.

              Le vieux maître se leva, prenant appui sur ses genoux fatigués pour décoller son postérieur du tabouret sur lequel il était assis. D'une main lasse, il se frotta les sourcils avant de croiser les bras derrière son dos. La porte du petit bureau s'ouvrit légèrement, comme poussée par une douce brise qui n'avait pourtant rien de naturel. D'un regard ferme mais bienveillant, adjoint d'un geste subtil de la main, Odan Rurr invita Hol à le suivre comme il sortait de la pièce. Il avait suffisamment sondé les pensées du jeune homme pour se rendre compte de son absence de dangerosité, de ses connaissances limitées et de son instabilité. Tel qu'il se trouvait, assis dans sa chaise roulante, son invité ne représentait aucun danger pour l'Ordre Jedi. Il avait pu s'en assurer et en informerait le Conseil.

              Cependant, le maître n'en avait pas fini avec Hol. Il semblait évident que le garçon n'était pas un espion ou le danger public qu'il paraissait être de prime abord ; il n'en restait pas moins que son idée des Jedi paraissait partiellement faussée et qu'il aurait besoin d'une petite leçon avant de continuer sa route en ces lieux. Était-il, lui, Odan Rurr, un expert de la Force ? La maniait-il avec autant d'aisance qu'un peintre manie son pinceau ? Avait-il accru son talent des années durant pour devenir une sorte de champion capable d'entrainer des générations désireuses d'"accroitre leur talent" ?


              - Vos paroles ne me surprennent pas, dit Odan Rurr après un instant de silence, s'adressant à Hol comme si ce dernier avait suivi le développement de sa pensée, pourtant tue. Depuis notre disparition quasi-complète de la face visible de la galaxie, d'innombrables fantasmes ont entouré l'Ordre Jedi. Pour beaucoup, nous étions des sauveurs, des modèles, de grands combattants...

              Le vieux maître marchait maintenant le long des passerelles, Hol à ses côtés. Ils s'éloignaient petit à petit du bureau comme le vieil homme continuait son discours.

              - ...Mais cette vision ne nous dépeint pas tel que nous devrions être. On confond bien trop souvent nos missions avec ce que nous sommes. Odan Rurr marqua une pause, jetant son regard dans le lointain. Le vent lui apportait les nouvelles de son élève ; sa tâche avait commencé. Le membre du Conseil fronça les sourcils et accéléra légèrement son rythme de marche, veillant tout de même à ce qu'Hol puisse continuer à le suivre.

              - Il faut une vie pour appréhender la Force, et parfois, cela ne suffit pas. A l'origine des Jedi, il y avait cette commune volonté de se rassembler dans son étude. Il serait pourtant bien sot et arrogant d'affirmer que nous avons fini de comprendre son fonctionnement depuis lors. Par conséquent, il faut que vous compreniez que ce qui fait un Jedi n'est pas son savoir, ni son talent, ni son désir d'acquérir le pouvoir.

              Le regard du maître se perdit une nouvelle fois dans l'horizon. Un point noir, pas plus grand qu'un brin d'herbe, figurait la Montagne Noire au loin. Phyl Reez avait conté à ses pairs le récit de la chute funeste du jeune Paul, un amnésique qui avait sombré là-bas dans le Côté Obscur de la Force. Dévoré par son pouvoir débordant, il n'avait pu éviter de se faire consumer par les Ténèbres. Fallait-il rechercher à parfaire ses dons, ou au contraire, les délaisser pour s'en retourner à la monotonie d'une vie plus simple ? Le débat avait animé l'Ordre depuis l'aube de son histoire, et avait causé maintes disputes.

              - Nombreux sont ceux qui ont cherché à maîtriser la Force. Les Jedi, moi y compris, n'étaient pas les premiers à le faire et vous, Hol, ne serez pas le dernier. Ce qui nous différencie des autres n'est pas un savoir secret, ni le pouvoir de tout-puissants maîtres . Ce qui fait que nous sommes des Jedi est que nous nous battons pour la dignité des plus faibles, et jamais pour nous-mêmes. Cette leçon parait simple. Mais vous apprendrez que rien n'est facile lorsqu'on se frotte à des problèmes complexes.


              Chaque mot soulevé par le vieil homme avait été pesé avec habileté, de sorte que, si son discours avait pu paraitre assez lent --ce qui contrastait avec la rapidité de ses pas--, il se voulait grave et empreint de sens. Cette fois-ci, Odan Rurr avait tenté de répondre à la question de son hôte. Pourtant, ses paroles s'étaient fait laconiques à certains égards. Et de fait, le maître Jedi croyait bien plus en l'expérience directe qu'en de vaines paroles uniquement bonnes à sermonner les novices. il n'avait nul goût pour les cours magistraux, même s'il avait dû s'essayer plus d'une fois à l'exercice. Dur mais juste, il préférait former ses élèves à son image : des êtres déterminés, conscients de leurs forces et de leurs limites, toujours prêts à se confronter au Côté Obscur. Et à y résister.

              En parlant d'élève, voilà que les deux hommes parvenaient aux quartiers des novices. Dépassant d'un pas rapide un groupe de jeunes gens qui le salua, Odan Rurr arriva à hauteur de son padawan, un petit Noghri à la peau grise et à l’œil vif. Ce dernier le salua d'une profonde révérence, un bras derrière le dos.


              - Padawan, je te présente Hol, dit le maître Jedi en montrant de la main le jeune homme en chaise roulante. Il a émis le souhait d'être formé. Tu sais donc ce qu'il te reste à faire.

              Le Jedi aux yeux de reptile hocha la tête avec déférence, fixant maintenant le nouvel arrivant de ses yeux perçants. Il avait déjà vu le personnage rôder dans les alentours du Sanctuaire, passant son temps à se battre avec des Ewoks ou à importuner les gens tel le bon à rien qu'il était. Mais quelle qu'ait pu être l'opinion de Corhk' au sujet de Hol, elle importait peu. Car s'il y avait bien une chose que le padawan respectait plus que tout, c'était la parole de son maître, qui avait valeur d'ordre.

              - Ce sera fait, maître Rurr.

              - Eh bien, dans ce cas, je te le laisse, dit Odan Rurr en se retournant vers Hol. Tu n'as que trop attendu sans rien faire parmi nous, mon jeune ami. Mon élève Corhk'Haim se chargera de déterminer si oui, ou non, tu possèdes l'étoffe d'un membre de l'Ordre Jedi. Bonne chance.

              Le maître tourna les talons, laissant son hôte sur place. Caressant sa barbe, il s'en alla pensif, jetant à peine un regard au novice Cathar qui s'écrasa dans un arbre non loin de lui. Il avait encore beaucoup de choses à faire et la journée avançait. Il restait encore cette affaire pressante : un avant-poste avait brûlé dans la forêt et le chevalier Gyh'Mss avait ramené des captifs de sa mission de reconnaissance. Le jugement des fauteurs de trouble viendrait dans l'après-midi et Odan Rurr se devait d'y être. Il n'avait dès lors que peu de temps pour préparer ses prochains projets et devait se hâter.

              * * *


              Quand Bhaal arriva sur la passerelle qu'il avait quittée un peu plus tôt dans la journée, il y rejoignit le Guetteur et son nouveau cobaye. Le Noghri, qui lui tournait le dos, ne remarqua pas immédiatement l'arrivée du Cathar car il semblait lancé dans une longue diatribe sur l'importance du sérieux chez les Jedi et de la bonne conduite en toute circonstance. Lorsque Bhaal parvint à son niveau, le padawan se retourna d'un bond en lui arrachant la plume rose de l'Oiseau-lanterne de ses mains liées, sectionnant du même coup la cordelette qui retenait les poignets du novice.

              - C'est pas trop tôt, j'ai failli attendre !, s'écria Corhk'Haim sans prendre le temps de présenter Bhaal à son nouveau camarade de classe. Le novice portait un certain nombre de marques sur le corps mais avait triomphé de l'épreuve dans le temps imparti. Si Corhk' n'allait certainement pas se fendre d'un mot de félicitations --après tout, c'était la moindre des choses que de ramener la plume--, il appréciait silencieusement la situation. Le Cathar, qu'on lui avait présenté comme rebelle et bourru, paraissait lui obéir au doigt et à l’œil, jusque dans les plus absurdes de ses ordres. Peut-être y avait-il un brin de sagesse en Bhaal, finalement ! Le Noghri ricana.

              L'épreuve d'agilité de Bhaal était terminée. Corhk' jeta un œil à Hol : aucune chance que ce dernier parvienne au même résultat dans son état. Et, l'heure avançant, le padawan ne désirait pas passer sa journée à attendre les piètres résultats d'un autre novice à ce test farfelu. Comme à son habitude, il changea donc les règles en cours de route pour s'éviter un problème de plus. L'épreuve d'intelligence allait pouvoir commencer pour les deux compagnons...

              Mais pas immédiatement.

              - Bon, écoutez-moi bien, lança Corhk'Haim en sortant de sa poche deux paquets des biscuits dont on nourrissait les novices entre leurs périodes d'entrainement. Vous allez manger ça et prendre des forces, parce qu'on a du pain sur la planche.

              A ces mots, il jeta d'un geste leur nourriture à Bhaal et Hol et partit s'asseoir à l'autre bout de la passerelle, sans un mot de plus. Il laissa ainsi s'écouler une bonne dizaine de minutes, laissant toute liberté à Hol et Bhaal d'échanger sur leurs expériences récentes et se contentant d'observer les oiseaux les bras croisés. Son air peu engageant chassa vite les novices qui vinrent le saluer comme ils passaient par là. Au bout d'un moment qui lui avait semblé être une éternité, il revint auprès de ses ouailles.


              - Ça y est, vous vous êtes régalés ?, demanda-t-il d'un air goguenard, sans attendre de réponse à cette question. C'est très bien.

              Corhk'Haim eut du mal à réfréner un rictus amusé sur son petit visage disgracieux. Il tendit la plume d'oiseau-lanterne à Hol et Bhaal, puis la laissa tomber à leurs pieds.


              - Ceci est une plume d'Oiseau lanterne, comme Bhaal le sait déjà. Les Ewoks les utilisent pour fabriquer des onguents de soin...


              Le Noghri s'interrompit, fixant les deux compères dans les yeux en sautillant légèrement d'un pied à l'autre. Visiblement, il trépignait d'une excitation malsaine.


              - ...et pour confectionner des potions anti-poison. Très utiles dans la jungle où l'on est jamais à l'abri de se nourrir d'un champignon vénéneux... Le padawan fit un pas de côté en se frappant les côtes, tellement fier de sa nouvelle trouvaille qu'il luttait pour ne pas éclater de rire. ...ou d'engloutir des biscuits hallucinogènes !

              Le petit Noghri se propulsa d'un bond fulgurant dans les airs, atterrissant sans mal sur une branche en hauteur. Il toisait maintenant deux jeunes gens qui, de son point de vue, n'en menaient pas large : les effets de la substance inodore et incolore que le padawan avait mêlée à la nourriture allaient bientôt se faire ressentir. Il n'était pas encore trop tard pour Hol et Bhaal pour s'en sortir grâce aux propriétés de la plume rose, mais les deux compagnons allaient devoir agir de concert, dans une grande coordination. Sans quoi, selon toute vraisemblance, la folie les guettait pour les quelques prochaines heures.






              HRP : Vous voilà réunis, pour le meilleur et pour le pire. Si vous avez des questions, c'est comme d'habitude par MP ! J'espère que vous serez ingénieux et que vous coopérerez intelligemment pour cette deuxième épreuve, que j'ai voulue beaucoup plus fourbe que la précédente. Que la Force soit avec vous !

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                Post n°13
                Auteur : Bhaal

                « C'est pas trop tôt, j'ai failli attendre ! »
                ~Sérieusement ? Après tout ça, une réplique...aussi faible ? Tu me déçois mon petit Corhky, se moqua intérieurement Bhaal avant de remarquer que son tortionnaire n'était plus seul.~

                Cette journée était bien partie pour être la plus étrange que le Cathar avait connu sur Endor jusqu'ici. La plus étrange depuis un certain moment à vrai dire. Déjà qu'il restait perplexe quant à la façon dont il avait commencé sa formation de la journée, soit entièrement du au hasard, soit le résultat d'un plan minutieux qui avait placé celle qui devait être sa comparse pour les épreuves tordues du Noghri dans la chambre juste à côté de la sienne. En parlant d'elle, elle n'était toujours pas revenue, le Jedi nommé Kilas devait l'avoir prise sous son aile. Encore une autre personne qu'il avait à peine eu le temps de rencontrer et qu'il ne reverrait probablement pas avant des mois. Bah, il avait pris l'habitude depuis ses premiers jours ici, et il n'avait à vrai dire nouer aucun liens réellement forts avec qui que ce soit jusqu'alors. En tout cas parmi les novices, qui d'après les dires de nombreux Chevaliers et Maîtres, devaient se souder les coudes et créer un véritable lien fraternel.
                C'est pourquoi la venue d'une nouvelle personne, qu'il jugea être un novice, ne le surprit pas le moins du monde. A peine un compagnon de perdu qu'il en retrouvait déjà un nouveau. Quoique celui-ci devait plutôt valoir pour moins d'un puisqu'il était en fauteuil roulant. Peut-être qu'il s'agissait de la seconde épreuve de Corhk'Haim en réalité. Bhaal imaginait bien le Padawan lui demander de faire traverser le sanctuaire tout entier à l'éclopé qui l'accompagnait pour aller chercher un gâteau que sa gentille maman Ewok d'adoption lui avait préparé. En tout cas, son apparence et l'aura qu'il dégageait dénotait clairement avec tout ce que le Cathar avait pu voir jusqu'ici au sein de l'Ordre. Comme lui, cet inconnu était aux antipodes de ce qu'on s'attendait à trouver chez les Jedi. Et ces yeux...les seules fois où il avait vu des yeux aussi dilatés, c'était lorsqu'il traînait dans les coins les plus sombres des planètes les plus reculées. La dope habituelle causait rarement de tels effets, il fallait chercher dans les trucs légèrement plus forts que ce qu'on vous vend dans les cantinas malfamées, s'engouffrer dans un monde pas bien beau mais pourtant si peuplé. Et il ne pouvait pas s'agir d'un produit Ewok, sinon il l'aurait déjà goûté. Ou au moins en aurait-il entendu parler.


                « Bon, écoutez-moi bien. Vous allez manger ça et prendre des forces, parce qu'on a du pain sur la planche. »

                Et Corhk'Haim balança nonchalamment deux sachets de biscuits à ses deux élèves, sans se soucier de les présenter l'un à l'autre ou de leur expliquer pourquoi ils avaient "du pain sur la planche". Après tout il avait bien laissé une heure entière à Bhaal, alors que la journée était déjà bien avancée, pour réaliser une épreuve qui, au final, était des plus loufoques et bizarres. Si quelqu'un était à blâmer pour le manque de temps, c'était le Padawan. Le novice n'avait fait que suivre les règles, comme on lui avait ordon...demandé de faire depuis ses premiers pas sur la lune forestière. Et il aurait volontiers voulut placer une petite pique à l'attention du Noghri, mais celui-ci ne demande pas son reste et partir plus loin sur la passerelle.

                « Ah, donc maintenant on a le droit à un petit moment détente. Le coup de "je te tords la tête pour te montrer qui c'est le patron" c'était pour impressionner la fille ou c'est un traitement de faveur pour l'handicapé ? »

                Sans s'enquérir de l'effet que ses mots avaient pu avoir sur ledit handicapé - après tout, tel était le cas, il était bel et bien handicapé, à moins que le fauteuil roulant soit là pour jouer un rôle de plus dans cette étrange journée -, Bhaal s'adossa à la rambarde de la passerelle et se positionna confortablement. Il défit nonchalamment le paquet qui contenait les biscuits et les regarde un instant avant d'en goûter un premier.

                « Bon, le "Guetteur" a pas pris la peine de nous présenter, entama le Cathar en exagérant sur le surnom de Corhk'Haim, donc on va le faire nous-mêmes, hein. Moi c'est Bhaal. Ouais, je suis costaud. Ouais, je suis impressionnant. Et non, je vais pas te bouffer si tu me regardes de travers. Je suis un Cathar, pas un mangeur d'Hommes. »

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                  Auteur : Mr Helios

                  Il attendait, calmement, assit sur son véhicule. Le maître Jedi semblait méditer. Il avait écouté les réponses et les questions du jeune homme. Hol se demandait ce qui allait lui arriver. Il était entre ses murs pour une bonne raison. Il était là pour un interrogatoire. Curieux d’écouté ce qu’allait dire le vieil homme, comme quel conseille, quel avertissement ou quel sermon. Il s’attendait surtout à se faire renvoyer à l’infirmerie, car, qui voudrait s’occuper d’un élément perturbateur comme lui. Il avait fait parler de lui en mal dès son arrivé. Que ce soit par son crache orbitale sur le sanctuaire, par ses actions, par sa manie à être désopilant avec les nouveaux visages ou et surtout ses querelles incessantes avec les Ewoks. Alors pourquoi un ordre comme les Jedi s’imposerait sa présence.
                  Il aurait tans voulus que tout se passe différemment. Déjà un atterrissage simple, puis une intégration rapide avec de nouveaux amis et finalement être regardé normalement par les autres, malgré ses yeux hors normes pour un humain. Hélasse rien ne c’était passé comme il l’aurait voulu. Après un atterrissage catastrophique il s’évanouit dans la rivière et parti direction le village Ewok Toutipik. Là où il fut accueilli comme une bête de foire, avant de devenir sûrprenamment l’apprentie du chamane. Mais comme sa Force a un équilibre particulier, il paya le prix fort lors de son arrivée au sanctuaire. Une rétribution dont la tribu Naa’fruu, rivale des Toutipik, c’était portée garante avec ardeur.

                  Mais tout pourrait bien changer. Attendant que le maître lui explique comment allait se dérouler les prochains jours, comment il devrait attendre que le conseil prenne une décision entre le renvoyer, s’il avait de la chance, ou l’accepter miraculeusement parmi eux. La suit fut différente de ses attentes. Le Jedi, marqué par les années d’existence se leva avec difficulté de son tabouret. Puis adopta naturellement une posture digne de son rang. Pour une raison qui surprit celui qui serait désormais un novice, la porte s’ouvrit d’elle-même, comme par magie. Il réalisa soudainement qu’il n’avait pas la moindre idée de ce que pouvait faire la Force, si elle en était bien responsable.

                  L’invitant à le suivre, le maître ouvrit la marche semblant certain d’être suivi. Sûrement pour le ramener à l’infirmerie, ils partirent sans un mot. Ils marchèrent un moment en silence dans les halles du temple. Rompant le chant muet du lieu, le doyen commença un monologue expliquant ce qu’est la Force et ce que faisaient les Jedi. Écoutant attentivement, Hol réfléchissait à nombres des enseignements que possédait les récites et avertissement du sage. Il avait compris que la Force est extrêmement difficile à manipuler. En fait elle semblait même avoir une conscience. Commençant à distinguer ce qu’elle pouvait être, il se dit que ce pouvoir impliquait de grande responsabilité et que de ce fait elle servait les autres. Donc la maîtrise de cette puissance ne s’acquérait que selon ses propres désires. Donc était-il utile de la maîtriser ? Pour Hol ça n’avait pas beaucoup d’importance. Il voulait découvrir, apprendre, perfectionner, mais surtout transmette. Car il était en accord totale avec le Jedi sur un point. La Force quoi qu’elle soit, n’a pour seule but l’équilibre. Il savait que la puissance démesurée apportait la solitude… et à quoi bon être le meilleur si c’est pour que personne n’en profite ? Il avait besoin de partager, de parler, de s’amuser et de se chamailler pour exister. Malheureusement, ces derniers mois l’avaient grandement privé de ses petits bonheurs. Ce qui avait eut pour effet de le rendre constamment de mauvais… humeur.

                  Ils avaient marché un moment avant d’arriver devant un petit homme reptilien. Ce lézard n’était pas grand, mais du point de vue de l’estropié c’était différent. Il le regardait en contre-plongée, lui donnant un air plus menassent avec ses crocs acérés et son regard condescendant. Il ne savait pas pourquoi, mais Hol avait l’impression de l’avoir déjà vu… et une aura défensive s’éleva inexplicablement du jeune homme, comme pour se protéger du danger. Non par peur, mais par réflexe. Ce qui dû effleurait les sens du lézard. À peine ses réflexions faites que le maître les présenta l’un à l’autre. Comprenant ce qui se passait, celui qui voulait devenir novice, ne put s’empêcher de laisser un soupire s’échapper. Mais ça ne changerait rien, il décida donc de la jouer intelligemment. Comme il l’avait voulu, une personne allait s’occuper de son entraînement. Il devra donc lui accorder le respect qui lui était dû. Bien que ses pupilles lui donnent un air de fou surexcité, son manque d’énergie arrivait le faire passer pour un jeune homme blasé. Se fit dans cette ambiance qu’il continua de se présenter :


                  - Bonjour. Pour faire simple, je sais que je ne sais rien… Bref, vous avez beaucoup de choses à m’apprendre sur la Force et je ferais donc de mon mieux pour les retenir. En tout cas, sachez que je suis reconnaissant.

                  Suite à cela le reptile commença à expliquer le concept des Jedi. Un long moment durant laquelle le Padawan récitait ce qu’il avait appris durant toute sa vie. Attentif aux enseignements de Corhk'Haim, Hol posait parfois des questions, preuve qu’il se donnait de la peine pour comprendre les us et coutumes de cette caste. Peu avant la fin, un nouveau venu vint interrompre l’exposé. C’était un félin de grande taille, d’une couleur similaire à ses propres cheveux. Le gros chat tenait une plume rose dans ses mains, qui étaient bizarrement liées par une corde. Soudainement le Padawane sauta avec une vélocité inattendue sur ce qui semblait être un novice et arracha d’un coup de griffe la plume et la corde. Impressionné par cette démonstration, Hol fut sortie de sa stupeur par un son strident.

                  - Hiiiiiiii !! Trop chou, c’est quoi ! Je peux toucher ?

                  Makélärt c’était apparemment réveillé et elle avait une attitude étonnante venant d’elle. Elle était de bonne humeur pour changer. En s’approchant davantage elle vit le Noghri et dit froidement un air dégoutté :

                  - Heuuu berck ! C’est quoi ce mono-sourcil sur cette tête d’écaille !

                  Relativisant, Hol fit soulager qu’il soit le seul à pouvoir l’entendre et la voir, surtout vue comme elle tourne autour du félin. Se rapprochant pour les rejoindre, le plus flippant des deux prédateurs lui envoya un en-cas. Continuant leur discussion il entendit le chat parler de son handicap, mais plus étonnant, du fait de se faire tordre la tête en compagnie d’une fille. La cène qu’il avait vue depuis le bureau paraissait tout de suite plus crédible. Amuser par la pique, l’humain ironisa:

                  - Je pense plutôt que tordre le coup d’un handicaper sans défense est, en plus d’être peu glorieux, complètement inutile pour lui.

                  Ça avait interpellé le plus poilu du groupe. Qui peu soucieux de la réponse du vagabond croqua dans la barre avant de se présenter. Il voulait montrer qu’il n’était pas là pour perdre son temps. Parlant de sa force et du fait qu’il était impressionnant. Qu’il ne le croquerait pas s’il parlait et qu’il n’était pas un mangeur d’hommes malgré ses apparences. La petite satyresse, assise sur le rebord de la barrière, exprima parfaitement les pensées du jeune homme.

                  - Il est plus mimi que l’autre tête d’écaille… Je me sentirais plus en sécurité à côté de lui que du mono-sourcil…

                  Regardant la petite créature, un rictus distrait se dessina sur son visage de fou. Pour ne rien arranger il dit :

                  - Je suis d’accord avec toi. Puis il se retourna en plongeant ses yeux sur dilatés dans ceux du Cathar et continua un ton monotone. Oui… Oui tu as l’air vraiment balèze, mais… j’ai déjà vu mieux ! Donc ne te fait pas de souci pour moi. Je suis peut-être en chaise roulante mais j’en ai vu des verte et des pas mures... Et tout en tapant ses jambes un sourire amusé. En plus de vrai mangeur d’hommes. Et entre nous, le plus flippant ici c’est ce Padawan. T’as vu sa tête… et ce mono-sourcil… et ses dents… bon il est probablement sympa, après tout je ne le connais pas. Se redressant sur son dossier il enchaîna. Au fait, moi c’est Hol, enchanté !

                  Son regard était sûr de lui, il était complètement vulnérable, mais était-ce réellement différent de ses habitudes ? Un petit creux lui rappela ce qu’il avait entre les mains et l’ingurgita rapidement.

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                    Auteur : Bhaal

                    « Je suis d’accord avec toi. »
                    ~D'accord avec moi ? D'accord avec ce que j'ai dit sur Corhk' ou sur moi ? ~
                    « Oui…oui tu as l’air vraiment balèze, mais…j’ai déjà vu mieux ! Donc ne te fait pas de soucis pour moi. Je suis peut-être en chaise roulante mais j’en ai vu des verte et des pas mûres...En plus de vrais mangeurs d’Hommes. Et entre nous, le plus flippant ici c’est ce Padawan. T’as vu sa tête…et ce mono-sourcil…et ses dents…bon il est probablement sympa, après tout je ne le connais pas. Au fait, moi c’est Hol, enchanté ! »
                    ~Comment ça "déjà vu mieux" ? C'est pas le genre de truc qu'on dit à un mec qui peut littéralement te faire valdinguer du haut d'une passerelle à mi-hauteur d'un arbre gigantesque...Bah, je savais qu'il était pas ordinaire ce type. Tant mieux, tu me diras, ça colle au reste de cette journée pour le moment, et c'est toujours plus sympa que des mecs qui parlent pas. ~

                    Bhaal ne releva d'ailleurs pas le fait que Hol perçoive le Noghri comme étant "le plus flippant". D'une part, c'était plus ou moins vrai. Corhk'Haim était intimidant, de part son ethnie et son apparence, mais aussi dans sa façon d'agir et de parler. Mais cela faisait partie du personnage, on ne le surnommerait pas le Guetter autrement. D'un autre côté, Bhaal ne cherchait pas à faire peur. A vrai dire, la seule fois où on lui avait dit qu'il était intimidant ou effrayant avait été lors de son arrivée, lorsqu'il attendait qu'un membre de l'Ordre vienne le chercher pour sa première épreuve. Mais lui se voyait plus comme un "mec cool", un mec cool qui sait se battre et qui aime l'adrénaline du combat.

                    L'handicapé se présenta sous le nom de Hol. A l'écouter parler, la première impression que le Cathar s'en était fait collait plutôt bien. Comme lui, il contrastait vraiment avec l'image de l'Ordre. De son apparence comme de la manière dont il parlait transpirait une certaine nonchalance qui était tout de même assez rare parmi les Jedi et leurs apprentis. Même parmi les novices que Bhaal connaissait, ou avait connu, peu d'entre eux tranchaient autant avec le reste.


                    « C'est la première fois que je te vois, et la première fois que je vois un novice - ou même un Jedi - handicapé. T'as un truc spécial qui fait que le Conseil t'accorde un statut particulier ou c'est juste pour te reposer ? Non parce que là, avec ton fauteuil roulant, tu tiendras pas une journée avec un mec comme Nass. Et Corhk' est bien parti pour avoir le même genre d'épreuve en tête, je reviens tout juste d'une escalade d'arbres avec les mains liées pour aller chercher la plume que t'as vu tout à l'heure. »

                    Spoiler : HRP
                    Désolé pour la courte réponse, mais histoire de pas te faire poireauter trop longtemps j'ai préféré sortir quelque chose rapidement. Je tenterai de faire mieux par la suite, quand les choses se seront tassées de mon côté.

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                      Auteur : Mr Helios

                      - Héhéhé ! On n’atterrit pas dans un siège à cause d’un rhume à notre âge, du moins pas que je sache. Un immense rictus se taillait un chemin sur la moitié de son visage. C’est plus qu’un simple repos, c’est de la convalescence ! Se grattant le bouc il ajouta. Et si les Jedi devaient me donner un statut ce serait sûrement celui d’une catastrophe… Semblant douter de ses capacités dans ce demain il rectifia. Bon j’exagère un peu, disons celui de trouble-fête ou de poissard. Balayant d’un geste de la main l’air en face de lui il continua. Mais bon, de tout ça on s’en fout. Donc tu es allé chercher cette plume en haut d’un arbre les mains liées ? Ça n’a pas dû être facile, heureusement que l'oiseau lanterne est aussi facilement reconnaissable qu’approchable ! Enfin, il faut tout de même faire preuve de calme et de douceur. Au passage je me demandais, mais c’est plus difficile de monter ou descendre un arbre les mains liées ? Ce que le jeune homme ne disait pas c’était qu’il avait entendu le brouhaha de la chute du Cathar et en profita pour lancer un pic amical. Écoutant à moitié la réponse du félin, Hol enchaîna sans ménagement. Sinon, j’ai l’intuition que tu fais une fixette sur mon fauteuil. Si tu veux je peux t’expliquer comment je suis atterrie dessus. Tu verras c’est marrant, j’ai failli me faire bouffer par un serpent géant à trois têtes !...

                      C’est une phrase surprenante qui pourrait faire passer une personne normale pour un dur à cuire. Sauf quand on a la même face démoniaque que ce jeune homme, là on passe juste pour un fou sorti d’un asile qui n’a pas eu sa dose de médoc. Que ce soit le rictus malsain, les yeux aux pupilles sur dilatés ou la voix tantôt monotone tantôt amicale. Rien en Hol, ne paraissait ne pas sortir de l’ordinaire. Commençant par expliquer son arrivée au sanctuaire, il fut vite coupé par le Padawan :

                      - Mais pour ça il faut que je t’explique mon arrivée sur cette planète. Tu verras c’est rapide ! Pour faire simple j’ai pas réussi à maîtriser mon vaisseau et il s’est écrasé sur une partie du sanctuaire. Et donc après je me suis réveillé la tête légèrement encastrée dans le tableau de bord et là…

                      - Ça y est, vous vous êtes régalés ? Le reptile avait interrompu la petite histoire de Hol le coupant en pleins milieux de sa phrase. Perdant son entrain, il accorda au padawane autant d’attention que de dédain. Levant les mains à hauteur d’épaules, d’un air résiliant il écouta ce qu’avait à dire son mentor. Ceci est une plume d'Oiseau lanterne, comme Bhaal le sait déjà. Les Ewoks les utilisent pour fabriquer des onguents de soin... et pour confectionner des potions anti-poison. Très utiles dans la jungle où l'on est jamais à l'abri de se nourrir d'un champignon vénéneux... ou d'engloutir des biscuits hallucinogènes !

                      Le regard du jeune homme paraissait léthargique et faussement excité, complètement mort l’espace d’un instant ses yeux paraissait tout de même vouloir arracher quelque chose. À la suite de la révélation du guetteur son rictus avait rendu l’âme… ! Après une longe note de silence, il sembla ressusciter dans une grande inspiration. Les seuls mots murmurés qui sortirent de sa bouche furent.

                      - Sa taille n’a d’égale que sa maturité… Se massant le front, il continua. Et apparemment notre peine, celle de la cime de ses arbres. Dans un soupiré apathique il enchaîna. Ce type a la responsabilité de notre enseignement ? Il aurait au moins pu nous prévenir avant… le défi aurait été intéressant, mais là je me sens juste trahi. C’est décevant…

                      Démotivé il s’approcha du rebord. Prenant appui sur les accoudoirs de son véhicule il fit un effort considérable pour se lever. Ses jambes tremblaient encore, les mains fermement agrippées à la barrière il se pencha en avant. Une petite voix familière dit un brin d’inquiétude dans son articulation ¨Hé tu ne vas pas sauter ? Ne fais pas le con ! ¨. Face contre le vide, Hol lâcha une de ses mains de la barrière qui le retenait sur la passerelle et plongea deux de ses doigts au plus profond de sa bouche. Il recracha son repas quelques secondes après. Prenant le temps d’admirer la vue, il entendit la soupe gastrique s’écraser par terre. Se laissant tomber en arrière, son siège le rattrapa. Soupirant une énième fois il dit d’une voix morose :

                      - Bon la plume que tu es allé chercher en haut des arbres n’est pas suffisante à elle seule. Il faut d'autres ingrédients et comme tu peux t’en douter je ne les aie pas sur moi. Mais ce n’est pas tout, en plus des ingrédients il faut une certaine maîtrise de la Force. Pour faire simple la plume est très réceptif à cette énergie. Mon chamane me disait souvent que la Force est le flux de la vie et que de ce fait elle pouvait être insufflée dans des ingrédients pour les faire ¨naître¨ et leur donner un but. En gros sans la Force ce serrait juste un mélange sans grand intérêt. Se redressant sur son siège, les bras croisés. Il n’allait pas aimer sa proposition, mais il grommela. Hmm ! Je ne sais pas quelle est ta maîtrise, mais si tu ne t’en sens pas on va avoir besoin d’un chamane… Ewok… de cette tribu… Rha ! Bordelle je n’aime pas du tout cette idée !

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                        Post n°17
                        Auteur : Bhaal

                        Comme il l'avait plus ou moins deviné, son nouveau compagnon était un "nouveau". Il ne devait pas être arrivé au Sanctuaire depuis plus d'une ou deux semaines, et compte-tenu de son état, il n'était pas étrange que Bhaal ne l'ait jamais croisé depuis.
                        Celui qui se faisait appeler Hol commença à lui raconter son histoire, ou du moins l'histoire de son tragique destin, si tant est que terminer dans une chaise roulante sur une lune comme Endor est tragique. Serpent géant à trois têtes, crash de vaisseau. Ça semblait plus intéressant que ce que le Cathar aurait pu imaginer au premier abord, mais au final ça collait parfaitement au personnage. Cela ne faisait même pas une heure qu'ils s'étaient rencontrés et qu'ils parlaient tout les deux, et déjà il commençait à apprécier sa différence. Est-ce que c'était le fait de trouver quelqu'un d'autre qui tranchait totalement avec le reste de l'Ordre ou tout simplement ce brin de folie qui ressortait du jeune homme ? Il n'eut pas le temps de se poser la question plus intensément car leur tortionnaire fit sa réapparition.


                        «Ça y est, vous vous êtes régalés ?, sembla narguer le petit reptilien. Ceci est une plume d'Oiseau lanterne, comme Bhaal le sait déjà. Les Ewoks les utilisent pour fabriquer des onguents de soin... et pour confectionner des potions anti-poison. Très utiles dans la jungle où l'on est jamais à l'abri de se nourrir d'un champignon vénéneux... ou d'engloutir des biscuits hallucinogènes ! »

                        L'ancien Bhaal, en plus de recracher la bouillie du dernier biscuit qui était dans sa bouche comme il l'avait fait, aurait bondit sur ses pieds et lancé une série d'injures, exultant et fulminant à tout va. Mais, encore une fois, depuis son arrivée sur Endor, il avait appris par la pratique qu'il valait mieux se taire que de laisser place à ses pulsions en face de supérieurs. En face de quiconque à vrai dire, car même le fait de s'emporter contre un simple Ewok de passage pourrait lui valoir une journée de corvée, et il n'avait certainement plus aucune envie de récurer les toilettes des quartiers des novices ou servir de porte-lance pour la tribu Naa'fruu.
                        Ainsi il se contenta de lancer un regard noir en direction du Noghri qui disparaissait. Dans sa tête une centaine de scénarios se déroulaient, tous visant à faire payer à Corhk'Haim pour ses "épreuves". Si ses actions et ses mots pouvaient lui valoir punitions et réprimandes, ses pensées étaient plus ou moins libres de toute observation - ou du moins le pensait-il, un Chevalier ou Maître passant par là aurait tôt fait de ressentir ses idées noires. Il se jura donc de faire payer d'une manière ou d'une autre au padawan si jamais cette épreuve venait à entraver sa formation. S'il devait tomber malade à cause des idées sadiques et excentriques de son tortionnaire actuel, il ne lui pardonnerait pas. Que ce soit en l'humiliant, en le punissant lors d'un combat ou quelque chose d'approchant, ou tout simplement en le dépassant hiérarchiquement pour obtenir le droit de le diriger, le Cathar se vengerait un jour.

                        Dans son dos, Hol marmonna quelque chose que Bhaal ne releva pas, trop concentré à maudire Corhk'. Ceci dit, lorsque le novice en chaise roulante s'approcha du bord et fit signe de vouloir sauter, il se tourna dans sa direction, plus intrigué qu'inquiet. L'espace d'un instant lui vint à l'esprit le scénario ou son compagnon sautait bel et bien du haut de la plateforme - ou se laissait tomber dans ce cas précis - suite à l'épreuve mentalement trop compliquée pour lui, ce qui jetterait sans doute honte et dévalorisation sur le "Guetteur". Mais, en plus d'être trop simple, le Cathar ne voulait pas voir disparaître une nouvelle personne qu'il commençait à apprécier.
                        Puis il manqua de laisser échapper un soupir de soulagement lorsqu'il entendit le bruit si caractéristique qu'il avait si souvent entendu lors de ses premières soirées sur Endor, et des gueules de bois qui suivaient le lendemain. Hol s'était tout simplement positionné pour vomir par-dessus la rambarde. Et l'idée était très bonne à y réfléchir, car les biscuits n'étaient probablement pas tous digérés, et le poison ne pourrait pas faire effet si son contenant n'était plus dans le corps.


                        « C'est du génie..., laissa échapper le novice en imitant son compagnon. »

                        A son tour il se pencha par-dessus le garde-fou et, contrairement à Hol, il ne plaça pas deux de ses doigts au plus profond de sa bouche. D'un, c'était dangereux pour un Cathar, ses griffes auraient tôt fait de le blesser s'il ne faisait pas attention; et de deux, il ne pouvait se résigner à utiliser cette méthode pour se faire vomir. Ce qui l'entraîna à utiliser une technique qui, si en théorie se voulait moins honteuse, s'avéra être étrange et embarrassante. Capacité assez rare pour être mentionnée, Bhaal savait se faire roter sur commande. Si la manière lui était inconnue, il savait comment faire pour provoquer un rot quasiment immédiat, ce qui l'avait de nombreuses fois aidé à faire passer une lampée d'alcool qui ne voulait pas descendre. Et répéter plusieurs fois la procédure avant de laisser échapper le rot pouvait rapidement provoquer des vomissements.
                        C'est donc ce qu'il s'attela à reproduire. Mais contrairement à ses multiples anciennes expériences, cette fois-ci il n'avait aucun alcool ou produit indésirable - autre que les restes d'une seule bouteille de tihaar et les biscuits empoisonnés, qui restait de la nourriture avant tout - en son sein. Il se retrouva donc la tête et le buste au-dessus du vide, a produire un gargarisme bizarre, rotant par moment. Puis, au bout de quelques minutes qui lui parurent une éternité tant le procédé était humiliant et éprouvant, il finit par régurgiter les biscuits. Et un peu bile également, mais heureusement pas le précieux alcool mandalorien qu'il avait eu tant de mal à se procurer.
                        Sa tâche accomplie, il reprit une position normale aux côtés de Hol, et reprit tant bien que mal son souffle. Contrairement à ses autres expériences, celle-ci avait était bien plus éprouvante. Grimper à un arbre avec les mains liées s'était avéré être plus simple en comparaison. Ce fut son compagnon qui le rappela à la réalité.


                        « Bon la plume que tu es allé chercher en haut des arbres n’est pas suffisante à elle seule. Il faut d'autres ingrédients et comme tu peux t’en douter je ne les aie pas sur moi. Mais ce n’est pas tout, en plus des ingrédients il faut une certaine maîtrise de la Force. Pour faire simple la plume est très réceptif à cette énergie. Mon chamane me disait souvent que la Force est le flux de la vie et que de ce fait elle pouvait être insufflée dans des ingrédients pour les faire ¨naître¨ et leur donner un but. En gros sans la Force ce serrait juste un mélange sans grand intérêt. Hmm ! Je ne sais pas quelle est ta maîtrise, mais si tu ne t’en sens pas on va avoir besoin d’un chamane… Ewok… de cette tribu… Rha ! Bordelle je n’aime pas du tout cette idée !
                        -Aha, ma maîtrise est nulle, j'en ai bien peur. Je suis plus du côté physi burp...physique de l'Ordre comme tu peux t'en douter. Oh...pourquoi j'ai fait ça, se lamenta le Cathar en posant une main sur son ventre alors qu'un lourd gargouillis en provint. Bref, tu dis qu'on a besoin d'autres ingrédients et de la Force pour faire un remède ? C'est étrange parce que...comme tu l'as dis les Ewoks savent en produire, et me semble...me semble pas qu'ils aient un si grand contrôle de la Force. D'ailleurs on va pas avoir à cherche bien loin, héhé. Cette plume que j'ai ramené à Corhk', je suis pas allé la chercher en haut d'un arbre, même si j'ai essayé, hein. Je suis simplement allé voir un Ewok dans le village Naa'fruu et je lui ai fait comprendre que j'en avais besoin. »

                        A ces mots un sourire satisfait se dessina sur le visage du Cathar. En y réfléchissant à nouveau, il était fier d'avoir pu berner Corhk'Haim - du moins pensait-il l'avoir berné, la vérité pouvait être toute autre -, et fier d'avoir une solution extrêmement simple à leur problème. Si un tel poison pouvait se trouver ou se produire aussi facilement, car le Noghri n'avait pas dû chercher bien loin pour se le procurer, les Ewoks devaient pouvoir concocter un remède rapidement et simplement. Les deux novices avaient juste besoin de se rendre auprès du chaman, médecin ou peu importe la profession de l'Ewok que Bhaal était allé voir, et lui demander ledit antidote.

                        « Allez, suis-moi. Plus vite on aura l'antidote, et plus vite on en finira avec les épreuves de ce taré. J'espère juste qu'il va pas nous demander quelque chose en contrepartie, parce que j'ai rien sur moi et je vais certainement pas m'amuser à aller chercher des champignons pour une boule de poil qui m'arrive au genou. D'ailleurs, j'espère que ce foutu poison va pas nous frapper avant qu'on soit arrivé là-bas, j'ai pas envie de planer en plein milieu du village Naa'fruu...j'ai déjà donné et c'est pas la meilleure des expériences. »

                        Et sans prendre le soin de regarder si son compagnon le suivait bel et bien, à mesure qu'il parlait, Bhaal partit en direction du village Ewok, à la recherche d'un antidote ou de quelqu'un qui pourrait le concocter.

                        ____________________________________________________________


                        Spoiler : HRP
                        Désolé pour la longue attente. Comme je l'ai dit, je devrai être de nouveau libre dans à peu près deux semaines, et ce jusqu'à mi-Mai (voire début Juin) si tout se passe bien. Donc on devrait pouvoir reprendre un rythme plus normal.

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                          Auteur : Mr Helios

                          En bataillaient pour suivre son nouveau compagnon, Hol se récapitulait ce qui venait de se passer. Alors qu’il avait fini de régurgiter les biscuits par-dessus la barricade. Ce Bhaal avait rapidement pris le pas et imita Hol, mais sa technique avait laissé le jeune homme dans un état... septique. N’ayant pas vraiment compris comme s’y était pris le félidé pour... vomir, il avait détourné son regard et réfléchi à sa prochaine phrase. Il s’était rapidement repris pour expliquer son plan calmement, l’esprit détacher de ses dernières pensées :
                          Il devait trouver le chamane local ou au moins une droguerie. Récupérer les ingrédients et finalement utiliser la Force pour ¨réveiller¨ le mélange.
                          Sa proposition terminée, il écouta l’idée de son collègue. Qui consistait à aller voir si l’Ewok qui lui avait donné la plume pouvant confectionner un remède. Leurs discussions révéla aussi qu’il partageait la même maîtrise de la Force. Enfin... que le Cathar maîtrisait difficilement la Force, Hol lui ne contrôlait absolument rien. Ce détaille en coins de tête, le vagabond n'était pas particulièrement rassuré par la suite des événements.

                          Revenant à lui, il voyait l’athlète le semer à toute allure. Cette nouvelle rencontre risquait d’être éprouvante pour le jeune humain, il allait devoir se renforcer s’il voulait tenir la distance. Mais ça lui plaisait. Redoublant d’efforts pour le rattraper, il commençait à fatiguer. Ses bras donnaient tout ce qu’ils pouvaient, mais ses limites commençaient à se faire sentir. Espérant arriver rapidement, il redoubla d’énergie et se lança à corps perdu dans la poursuite. Donnant tout ce qu’il pouvait, Hol traversa la distance qui le séparait du félin très rapidement. Un peu trop même ! Il allait si vite, qu’il ne vit pas Bhaal s’arrêter net une centaine de métrés plus loin et se retourner pour indiquer l’entrée de la cabane après une petite foulée de pas. Surprit ! Il esquiva du bout de ses moustaches le bolide lancé à toute allure, le novice vit le chauffard se planter dans la cabane du guérisseur de la tribu Naa'fruu dans un vacarme grotesque.

                          Il venait de défoncer la porte avec sa tête. Et c’était entièrement de sa faut, il avait donné un peu trop d’énergie dans le vide. Encor sous le choc il releva ses yeux pour y voir trois, quatre ou huit Ewoks qui le fusillaient du regard (dont deux avec le même couvre-chef). Comprenant ce qui allait se passer, il mit d’instinct les mains derrière la tête. Se protégeant d’une petite averse de micro-coups, le guérisseur hurla en agitant de plus belle son bâton dans les airs:


                          - Dutak Lurd ! Ehda Jeejee Treek Bok chuu-ock ! Hraaaaaaaa !

                          La situation lui avait encore filé entre les doigts, Il se faisait engueuler par le propriétaire de cette cabane et ses apprentis. À la suite de son passage forcé, un nuage de poussière s’était mélangé à l’odeur de l’encens et aux autres épices fortes. Le menacent de coups de canne, le guérisseur continua plus calmement après avoir encaissé la surprise de voir débarquer un fou à TRAVER la porte d’entrée. Pendant ce temps ses apprenties remettaient de l’ordre dans cette droguerie, sortant la porte détruite et battant l’air avec des éventails pour pouvoir respirer sans étouffer. Lâchant d’autres insultes plus modérées, l’aîné Ewok continua à baragouiner en dévisagent l’intrus :

                          -Kush Chesl Thek ? Demanda l’ancien en dévisageant le pitre vautré à ses pieds.

                          - Le Guetteur ! On doit faire un remède à l’aide de plumes d'Oiseau lanterne. Il nous a fait manger des biscuits hallucinogènes et nous laisse nous débrouiller. Répondit instinctivement le jeune homme qui tentait de savoir où il était et qu’est-ce qu’il pouvait bien faire ici.

                          Se relevant difficilement, il réussit tout de même à revenir sur son siège roulant. Regardant le guérisseur, il remarqua que ce dernier paraissait soudainement de bonne humeur. Il finit par pouffer de rire sans raison, Hol comprit rapidement et dit :


                          - Vous les lui avez donnés n’est-ce pas ! Soupirant, il demanda. Bon vous allez nous aider ?

                          - Chak ! Dit d’un air malicieux. Meechoo Chyasee Eetee Akeeata, Den Ehda Jeejee. Ehda Jeejee Lurd !

                          Avant que le jeune homme ne puisse traduire, le vieux chamane sépara les deux novices à l’aide de sa canne et les plaça dans des huttes différentes. Elles étaient semblables, à l’intérieur se trouvais de quoi préparer la mixture. Une petite table en bois se trouvait au centre de la pièce, le seul éclairage était ceux de bougie disparate. Sur cette table trônait un bol, de l’eau, une plume d’oiseaux lanterne, un tubercule et des graines. Quelques encens étaient allumés aux quatre coins du présentoir. Cette présentation donnait une ambiance mystique, rendait le lieu presque sacré. Hol était soulagé, le calme était revenu. Du moins pour le moment. De plus le guérisseur avait dit qu’il aiderait Bhaal, contrairement à l’énergumène qui avait défoncé sa porte. Comprenant qu’il n'avait aucun moyen de communique avec le Cathar, il commença à travailler seul, espérant que l’Ewok tiendrait sa promesse et aiderait le félin dans la préparation de son remède.

                          Descendant de son siège roulant, il prit place devant la table basse. À côté des ingrédients se trouvait la compagnie de Makélärt. Elle semblait tourner sur elle-même en chantonnant sans raison apparente, troublant, Hol réalisa que la substance dans ses veines commençait à faire effet. Comprenant qu’il devait se dépêcher il prit la plume et les graines pour les broyer dans le bol. Ensuit il râpa la peau du tubercule qu’il joint dans le bol avec l’eau pour y broyer. Le plus simple était fait ! Il fallait désormais donner la bonne quantité d’énergie à la mixture pour l’activer. Le plus difficile pour les personnes sensibles à la Force est qu’elles ont trop de pouvoir et elle noie la substance dans cette dernière. Contrairement aux être peu sensible qui eux doivent donner tous leurs Force pour y arriver.

                          Le problème était que même le chamane des Toupik n’avait pu aider Hol à maîtriser la Force. L’apprenti avait déjà à plusieurs reprises tenté de préparer le remède, mais ni était jamais arrivé, bien qu’il fût à chaque fois à deux doigts de la réussi. C’était comme si quelque chose l’empêchait de manipuler sa Force, comme si dès qu’il voulait l’utiliser il devait batailler avec des fantômes pour pouvoir en extraire une infime partie complètement instable.

                          Préoccupé par le peu de maîtrises qu’il avait réussies à développer, il redoubla d’efforts et de concentration pour terminer le test. Puisant l’énergie dont il avait besoin dans la Force, il ferma les yeux. Cherchant à se focaliser sur le calme de la pièce pour entrer en médiation, un mauvais pressentiment le tiraillait. Malheureusement pour lui son équilibre semblait toujours aussi branlant et il le comprit lorsqu'il parvint sans son soit intérieur. Il sentait son esprit et son corps prit dans une tempête, il était perdu aux milieux de vagues immenses qui le soulevaient pour l’écraser au sol. Cherchant quelque chose auquel s’accrocher alors qu’il revenait à la réalité, il fit tomber son bol, renversant une partie du liquide médicinal. Sa tête tournait de plus en plus, ses sens s’échappaient par le moindre pore de sa peau. Même ses yeux le trahissaient, il voyait Makélärt danser sur la table... mais pas seulement. Il y avait d'autres Makélärt, il y en avait partout, au moins une trentaine. L’équilibre complètement perdu. Il se vautra lorsqu’il voulut se rapprocher pour mieux voir, ce n’était pas une bonne idée de se lever dans son état. Rapproché de ce qui l’intriguait il remarqua qu’aucun ne se ressemblait. Drogué il demanda à la satyresse :


                          - Comment tu as fait pour te multiplier si vite, t’es une rapide toi. D’un regard aussi tanguant que sa voix, il rit bêtement de la situation.

                          La petite créature s’arrêta de tourner sur elle-même, fixa le vagabond et commença à rigoler avec lui. Riant de plus en plus fort, les deux compères s'égosillèrent quelle que seconde avant de reprendre leurs calmes. Dans la même décadence, la créature voulut reprendre sa valse. Se souvenant soudainement de la question son sourire s’estompa légèrement. Levant un doigt, elle marmonna :


                          - Bein... c’est ma tribu... idiot ! Mais... mais... Commençant à réaliser la situation elle se retourna et vit-elle aussitôt le bal qui semblais avoir lieu dans cette pièce close, passant sa main devant sa bouche elle continua. Mais tu ne devrais pas pouvoir les voir ! Prise de panique elle leva ses petits bras et les agita frénétiquement à l’attention des siens. Hé les amis ! Arrêter tout il peut vous voir !

                          Cette phrase avait tout simplement stoppé net cette ambiance festive. Ces quelques mots avaient accaparé l’attention de tous les invités de cette mascarade. Se retournant comme une seule créature, tous les visages fixèrent Hol, qui en retours dévisagea chacune des conscience présente. Absolument tous étaient différent, que ce soit des femelles ou des mâles, que ce soit leurs couleurs varient du rouge aux noir en passant par le vénessien ou que ce soit leurs taillent. Pas une seul n’était identique. Se demandant ce qui se passait, le jeune homme sentit le temps s’étiré. Les murs et le plafond disparaitre, semblant se transformer en une cage... ou une grotte. Les petites créatures vacillaient à leurs tours, se dissipant comme la fumée d’une pipe. Submerger par la substance trop puissante qui traversait son cerveaux le vagabond sombra dans une spirale sans fin. Désormais à la merci du monde, il ne pourra rien faire tant que les biscuits feront effet... à moins qu’il reçoive le bon traitement de la bonne personne.
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                            Auteur : Bhaal

                            Le Sanctuaire comme le village Ewok n'étaient pas d'une taille considérable, en tout cas pas de la taille d'une capitale sur une planète civilisée, aussi les deux compères ne mirent pas longtemps avant d'atteindre la même hutte que Bhaal avait trouvé un peu plus tôt. Mais le sort de son comparse lui fit bien vite comprendre qu'il était peut-être allé un peu vite pour lui, en chaise roulante, car il défonça littéralement ce qui servait de porte d'entrée à la hutte d'un des médecins de la tribu.
                            Réprimant un fou rire tant la situation était hilarante pour lui, le Cathar ne pipa mot lorsque ledit soigneur vociféra à tout va sur son compagnon humain. Fait étonnant, ce dernier semblait comprendre et savoir se faire comprendre des Ewoks, car ces derniers séparèrent très vite les deux novices pour concocter le fameux antidote dont ils avaient désespérément besoin.

                            Car si l'état de Bhaal n'était pas encore des plus critiques, sa résistance naturelle aux produits psychotropes aidant probablement, il savait pertinemment que ce n'était plus qu'une question de temps. Pour confirmer ses pensées, sa vision avait commencé à se tordre peu à peu, très légèrement, puis avec plus d'intensité à force qu'il avançait jusqu'à la hutte. Maintenant qu'il était plus calme, ceci dit, et plongé dans une obscurité relative, les effets semblaient moins importants. Mais il savait que si lui était déjà dans cet état, après une petite foulée d'à peine une dizaine de minutes, Hol allait tomber dans les instants qui suivraient. Peut-être était-ce son instinct ou une nouvelle démonstration inconsciente de son affinité hasardeuse avec la Force, mais tel était le cas : dans la case voisine, le novice Hol commençait à souffrir de visions, d'hallucinations incapacitantes qui le stoppèrent net dans sa confection d'un remède. Leur salut à tous les deux, bien qu'il n'en sache rien, reposait désormais sur les épaules du Cathar.

                            Heureusement pour lui, le soigneur Ewok avait décidé qu'il l'aiderait dans sa tâche. Lui qui pensait que les Naa'fruu lui en voudraient durant tout son séjour sur leur planète pour ce qu'il avait fait, il était assez surpris. Mais il ne crachait clairement pas sur cette aide salvatrice. Hol avait dit savoir comment s'y prendre pour produire l'antidote, et avait mentionné l'utilisation de la Force pour "activer" les propriétés de la plume, mais Bhaal ne savait faire ni l'un, ni l'autre.
                            Aussi, quand l'Ewok commença à lui parler dans langue incompréhensible pour tout étranger, le Cathar se contenta d'y aller au jugé, à l'instinct. Dès son premier choix, cependant, il eut tout faux, ce qui lui valut un coup de canne médicinale - ou tout du moins, pensait-il qu'il s'agissait de ça - sur l'épaule ou le dos. Les cinq, six premières fois, il sursauta par surprise, puis à force de se tromper, il y devint habituer. Ou alors était-ce les effets des biscuits hallucinogènes ? Cela pouvait entre autre expliquer pourquoi il ne s'était pas tout de suite emporté au premier, voire deuxième coup de bâton. La substance devait avoir assez d'effet sur lui pour le rendre bien moins vif et perceptif. Mais dans le même temps, il semblait plus concentré sur sa tâche, comme si l'énergie débordante qu'il avait en lui une grande partie de la journée avait disparue, et qu'il pouvait enfin se tourner totalement vers ce qu'il faisait. Son esprit était apaisé, c'était sûr, mais il tombait peu à peu vers un sommeil dont il ne pourrait sortir tout seul.

                            Peut-être le soigneur avait-il perçu cette somnolence progressive de son élève actuel, ou alors était-il tout simplement plus déçu que les autres fois de son choix. Toujours est-il que le coup de canne que Bhaal reçu le ramena aussitôt à la réalité, la douleur au sommet de son crâne lui faisant ouvrir les yeux en grands.


                            « Qu'est-ce que... »

                            L'Ewok prononça à nouveau des mots dont le novice ne pouvait comprendre la signification, sinon qu'il le réprimandait encore vu son ton. Il se mit donc à nouveau au travail, avec une certaine hargne. Dans le bol devant lui, une bouillie informe et d'une couleur peu aguichante, en plus d'avoir une odeur peu agréable, quoique peu présente. Ne restait plus qu'à ajouter la plume, l'ingrédient que lui tendait son superviseur attitré. Bhaal commença à la poser dans son mortier pour l'écraser, comme le reste des composants, ce qui lui valut un nouveau coup sur le crâne. Nouvelle réprimande du soigneur qui lui montra un genre de couteau primaire. Du peu d'activité cérébrale qu'il lui restait, le Cathar comprit qu'il devait d'abord découper la plume.
                            Il s'en saisit donc, ainsi que du couteau, et, pour éviter un nouveau coup, fit mine de la couper comme l'on couperait un légume, en plusieurs petits morceaux. L'Ewok fit non de la tête. Alors le novice imita une découpe dans le sens de la longueur, sur la partie centrale de la plume, le rachis. Et vu que le soigneur ne fit rien, il continua. La plume séparée en deux, il fit comprendre qu'il ne savait plus quoi faire par la suite, ce à quoi le natif d'Endor lui pointa le bol à nouveau.
                            Bhaal mit donc les deux parties de la plume dans son mortier. Nouveau coup de canne. Là, le soigneur prit les devants et lui montra qu'il fallait creuser la partie dure de la plume pour en prélever des sortes de copeaux blanchâtres. Il l'imita donc, puis voulut prendre le pilon pour écraser le tout.
                            Seulement, cette fois ce ne fut pas un coup de canne qu'il reçut sur la tête, car le soigneur n'en donna pas. Non, Bhaal avait bien fait, c'était la marche à suivre pour confectionner le remède. Malheureusement, ce fut à ce moment que les hallucinations le frappèrent. Sans réellement pouvoir mettre de nom ou de description sur ce que ses yeux lui montrèrent, ce sont surtout ses actions qui valent d'être détaillée. Mut par un désir incompréhensible d'étreindre le soigneur et lui prononcer des mots, incompréhensibles et sans aucune signification apparente, à l'oreille, le novice laissa la confection d'un antidote derrière lui, l'idée ayant quitté son esprit dans sa totalité.
                            Ledit soigneur, bien plus petit et moins fort que le Cathar, ne put qu'exulter dans sa propre langue alors qu'il se faisait caresser le haut du crâne d'une main - sa coiffe se trouvant alors sur la tête de son tortionnaire -, tandis que l'autre le maintenait immobile près du corps musculeux de celui qu'il avait volontairement pris sous son aile.
                            En réponse à ses paroles, ou plutôt cris, trois Ewoks rentrèrent dans la petite case.


                            * * *

                            Sans pouvoir dire combien de temps s'était passé depuis qu'il avait succombé aux biscuits hallucinogènes, Bhaal se réveilla au milieu de la hutte, toujours plongée dans une demi-pénombre, seuls quelques rayons de soleil traversant le toit fait de branchages et de chaux - du moins en apparence. Il lui fallut une bonne minutes pour se rappeler de tout ce qu'il s'était passé, même de l'épisode fâcheux où il prit le soigneur pour une peluche ou un animal de compagnie. Alors il tourna la tête à la recherche de son compagnon et fut rassuré de le voir en bonne santé sur sa chaise roulante, somnolant.
                            Comme pour s'assurer que la substance ne fasse plus effet, il se donna de petites claques sur les joues puis ouvrit les yeux en grands à plusieurs reprises. Il alla même jusqu'à se pincer pour voir si son corps réagissait normalement, et finit par quelques étirements de ses bras et jambes. Une fois sûr, il se leva pleinement et s'approcha de son collègue novice.


                            « Hé, Hol. Réveilles-toi mec, les Ewoks nous ont soignés, on est totalement clean ! Plus qu'à aller voir le lézard pour lui dire qu'il a pas encore réussi à se débarrasser de nous, affirma-t-il d'un ton enjoué en secouant légèrement Hol par les épaules. »

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                              Auteur : Mr Helios

                              Bonjour, je me nomme Holon. Je suis un petit puceron qui parcourt le monde à la recherche de magnifique plant. Elles ont un nectar qui me retourne les tripes... c’est super agréable ! Heureusement je ne suis pas seul. Mes nombreux amis m’accompagnent dans notre folle tournée. Désolé mais je ne vais pas tous vous les présenter, j’ai la flemme. Au lieu de ça je vais vous dire où l’on se dirige. Pas loin un nouvel établissement vient d’ouvrir et comme on a complètement épuisé le dernier, ça tombe bien. Ça fait longtemps qu’il est là mais on n’y était jamais allé, on aime beaucoup en finir un avant de changer. Bref, il/elle se nomme Freddy la plante et est aussi bien bâtie qu’un bodybuilder /deuse... c’est toujours ambigu avec les végétaux. Des jambes spartiates, des bras immenses sous une collerette blanche et une tête jaune. Nous voyant arriver, Freddy commença à faire des pauses Jojoesque. Bougeant aux grés du vent Freddy donnait l’impression de danser... ou autre chose. Comme une mise en garde... ou une invitation. Ces verts, je n’ai jamais réussi à les comprendre.

                              Face à cette démonstration on commence à grimper sur la plante. On l’escalade jusqu'aux mollets, aux cuisses, aux pectoraux, aux bras ou comme Holon sous la ceinture. Tout le monde à une place et le festin commence, personne ne peut voir le visage de Freddy car sa collerette bloquait la vue. Comme d’habitude les plantes ne sont pas très bavardes elle continue à danser sans prêter attention à notre présence. Elle n’a pas l’aire concernée...

                              Pas loin il y a Dédé le rocher. Il est planté là depuis toujours, difficile de dire s’il a déjà fait autre chose que d’observer et donner son avis. Recherchant la moindre action pour la commenter, il a finalement remarqué notre présence. Réfléchissant à ce qu’il pourrait bien dire il commença à fredonner, ce qui attira des criquets du voyage. Quoi de mieux ! Ils ont le tempo dans les os, avec eux on va bien s’amuser. Tout ce passe bien, on boit, on rigole, on partage et on écoute des musiques entraînantes.

                              Comme à chaque fois un défi est lancé par l’un d’entre nous et comme d’habitude c’est celui qui pompera le plus longtemps qui triomphera. La compétition débute, tout le monde suce avec vigueur, ils s’arrêtent un à un et finalement je suis le dernier à me remplir les tripes. C’est à ce moment que l’ami Dédé se réveille en chantant :


                              - Pompons... pompons, comme Holon, le puceron. Il est bon, il est con ce puceron. Chantait en cœur Dédé, mes amis et les criquets.

                              Cette cacophonie avait fini par attirer un nouveau visage avide de festoyer de cette compagnie. Au loin une tache rouge arrive en volant. Elle semble suivre la mélodie foireuse de la chanson de Dédé. Contrairement à moi ils ne s’arrêteront pas vus comme il son parti dans leur braillement. Plus cette tache approche plus je la distingue, aux rouges s’ajoute des taches noires et une forme ronde. Ça doit être une coccinelle et elle se dirige droit sur moi. Ce doit être ma récompense pour avoir gagné la compet, cool. Une petite danse digestive ne me fera pas de mal. La coccinelle passe au-dessus d’un petit bassin dans le quelle, quelque chose s’agite. Le temps commence à se couvrir et les premières gouttes qui tombent font onduler le petit étang. Peu dérangée, elle se rapprocha rapidement de moi pour entamer notre valse. J’ouvre mes bras et elle me plaqua contre la plante, c’est alors qu’elle me dit dans le creux de l'oreille au rythme de la douce mélodie des criquets :

                              - Salut ! Moi c’est Roger la coccinelle… !!!

                              À ce même moment un coup de tonner assourdissant retentis et fait trembler la terre. Le choque est telle qu’un calamar est expulsé de l’étang. En panique, il plonge son regard dans le mien et avant de se faire emporter par un oiseau, il hurle :

                              - It’s a trape !!

                              C’est alors que l’horreur commença. La coccinelle planta ses mandibules dans mon abdomen. La douleur était telle qu’elle me coupa le souffle m’empêchant d’hurler. Paralysé, je ne pouvais plus rien faire les premières secondes. Soudainement Freddy éclata d’un rire macabre. Reprenant le contrôle de mon corps je frappe sa tête de toutes mes forces en criant :

                              - NON ! Pourquoi moi ! HAAAaaaa ! ça fait tellement mal ! HAAAAAAAAAaaaaaa ! POURQUOIIIIIII ?!!!!!

                              Une extase s’empara de la plante, qui dansa frénétiquement de gauche à droite pendant que la coccinelle éparpillait mon hémolymphe dans toutes les directions. Subjugué par la cène Freddy gueula :

                              -VA Y ROGER ! BUTE LES TOUS !

                              - CLEN ! JE SUIS ENFIN CLEN ! IL NE S’EST PAS DÉBARASSÉ DE MOI ! HHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA ! Braillait-il de concert avec la plante avec un aire de sociopathe. Plus rien n’avait de sens.

                              - TOUTES ! BUTE LES TOUTES ! HAHAHAHAHA ! ELLE MONT TANT FAIS SOUFRIRE ! J’ÉTAIT TELEMENT INPUISSANT ! FAIT CE QUE JE NE PEUX PAS FAIRE ET DÉVORE LES TOUTES ! N’EN LAISSE AUCUNES ! HAHAHAHAHAHAA ! Surenchérissait ce vendu de Freddy.

                              Mon hémolymphe se répand au rythme des mandibules qui balaye mon corps bientôt couper en deux. Ma force m’abandonne, je ne peux plus rien faire. Ma dernière heure s’est écoulé et elle se répand au sol. Ainsi je ferme les yeux et moi, Holon le puceron lâcha mon dernier juron :

                              - Bande de fils de puce !


                              ------


                              Hol somnolait depuis un long moment, le Guetteur lui avait fait avaler un biscuit hallucinogène. Dans la même pièce se trouvait Bhaal, son camarade qui avait lui aussi mangé la pâtisserie. Reprenaient déjà ses esprits. Plus costaud que Hol, il résistait mieux aux drogues. Il chercha rapidement à sortir le jeune homme de sa catatonie. Le secouant doucement par les épaules, la réaction fut immédiate. Ses yeux s’ouvrirent et bizarrement ses pupilles se dilatèrent davantage, laissant un gouffre noir entourer d’une bande blanche. Mettant rapidement ses avant-bras face à son visage, il hurla :

                              - PAS LA COCCINELLE ! Dans la panique il attrapa Bhaal par les épaules et crie à nouveau. NAAAA ! PAS LA COCCINELLE !

                              Complètement sous le choc, la respiration lourde, son regard parcourt la salle frénétiquement à la recherche d’une réponse. Il finit par lâcher Bhaal et se claqua les joues. Sur une table reposée deux bols qui ont apparemment contenu une mixture ou un remède. En déglutissant une sensation lui pince la langue, un goût amer parcourt son œsophage répandant une chaleur étrange. Totalement perdu il n’avait pas entendu ce qu’avait dit le Cathar. Il déduit que les Ewoks l’avaient soigné. Perplexe-il demanda :

                              - Les Boules de poiles nous ont soigné ? Vraiment ! Bhaal lui fit rapidement comprendre que oui et il continua. Tu as fait quoi pour que le guérisseur nous soigne ? EN fait laisse tomber, j'm’en fou ! Je préfère pas savoir.

                              Se rappelant qu’il devait préparer le remède lui-même, il regarda son camarade un air septique. Massant son front pour faire disparaître la migraine il soupira et exprima son sentiment :

                              - Je ne pense pas que le sang-froid ignore notre échec. En même temps on ne donne pas une épreuve comme celle-ci à des novices. Ses yeux mis clos en témoignaient.

                              Blasé, il se dirigea en direction de la porte. Passant à côté des bols vides il n’en revenait toujours pas. Des Ewoks de la tribu Naa'Fru l’avaient aidé. Voilà qui était nouveau. Relevant les yeux il remarqua que la luminosité avait fortement diminué, le soleil ne tardera pas à se coucher. Avant d’ouvrir la porte, il dit :


                              - Ça te dirait une bière au bar ? Ouvrit et reprit. Ou pas !

                              Cork'Haim attendait derrière la porte, droit comme un i, sa mine sombre n’avait rien de rassurant. Prenant une respiration il dit :

                              - Vous....

                              Profondément débile ! Hol venait de lui couper la parole. C’était profondément débile ! On ne donne pas un biscuit hallucinogène à des nouveaux arrivants qui n’ont jamais touché à la Force. Assit sur son siège il regardait le reptile les bras croisés. Il le fixait avec son éternel regard las de toute chose. Vous êtes un padawane, pourquoi nous avoir donné une telle épreuve alors qu’on ne pouvait objectivement pas y arriver ! Vous vous êtes dit que nous avions le même niveau que les novices qui passait leur enfance dans ce sanctuaire ? C’est quoi cette mentalité de Blurrg ! Soupirant, il reprit. Et même si vous le saviez ! C’est quoi l’idée, tester notre réaction face à un échec. Ou c’était un simple du bizutage pour nous faire croire que vous êtes un leader légitime !? J’ai beau chercher je ne comprends pas ce qui a pu vous passer par la tête ! Je suis tellement déçu... autant par vous que par moi-même...

                              Soupirant une énième fois, il massa à nouveaux son front pour faire passer la migraine qui ne voulait étrangement pas disparaître.
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                                Auteur : Kath Aplazm

                                L'air humide de la matinée portait aux narines des habitants du Sanctuaire une odeur rafraichissante. La forêt en éveil chantait, le vent soufflait d'une douce brise. Tout en haut du Sanctuaire, quelques novices se reposaient à l'ombre, profitant de cette rare accalmie pour sortir le nez dehors. L'un d'eux balaya l'horizon du regard, lascivement. Sous ses yeux s'étendait le Sanctuaire, le village des Naa'Fruu, puis la grande forêt endorienne, à perte de vue. Il poussa un léger soupir de contentement, passant ses mains derrière sa tête avec satisfaction.

                                - Bouge-toi l'cul, tire-au-flanc !

                                La petite meute de novices se dispersa sur le passage de Corhk'Haim, qui venait d'atterrir sur la balustrade en face d'eux. Le Noghri traversa les passerelles d'un pas rapide, balançant ses membres courts mais robustes de gauche à droite, les yeux plissés. Le padawan semblait prêt à en découdre. En effet, cela faisait déjà plus d'une heure qu'il poireautait, attendant le retour des infortunés Bhaal et Hol qu'on l'avait chargé de tester. Y avait-il matière à en faire de vrais initiés de l'Ordre ? Peuh !
                                Le Guetteur ne se demanda pas une seconde s'il n'avait pas poussé le bouchon un peu loin en empoisonnant volontairement le Cathar et son compagnon estropié. Comme il se plaisait à le répéter, la vie sur Endor était une jungle et quiconque désirait y résider devait en intégrer les règles. Si la plupart des membres de l'Ordre savait monter de la compassion, ceux-ci savaient également être fermes, pour le bien commun. Et ce n'était Odan Rurr, le maître Jedi de Corhk'Haim, qui allait contredire cette affirmation.

                                Au bout d'une dizaine de minutes, le Noghri avait fini de fouiller le Sanctuaire, sans toutefois trouver de trace des deux aspirants. Reniflant l'air de ses grosses narines grises, il flaira cependant rapidement leur piste, qu'il suivit jusqu'au village des Ewoks. Il trouva le lieu sans dessus-dessous : une porte semblait avoir été défoncée et des traces de roues striaient les sols. Corhk' fronça les protubérances écailleuses qui lui servaient de sourcils. Une kyrielle de jeunes Ewoks sortit d'une hutte et l'assaillirent alors de cris agacés. Si le padawan n'était pas totalement versé dans l'étude de l'ewokese, il comprit que les malheureux autochtones avaient reçu la visite de ses proies...de ses initiés, pardon.
                                L'agacement des Naa'Fruu était compréhensible : en l'absence du chef Chitupa et du shaman Lokee, partis en expédition guerrières contre des maraudeurs depuis de nombreux jours, il ne restait au village qu'une poignée de guerriers et de soigneurs. Ceux-ci avaient fort à faire et ne pouvaient pas se laisser perturber dans leurs occupations par chaque novice en mal d'aventures que l'Ordre dénichait. Corhk'Haim eut un geste d'apaisement envers les Ewoks. Ceux-ci s'éparpillèrent, bougons, plus intimidés par le Noghri que rassurés par sa présence. Mais celui-ci ne s'occupait déjà plus d'eux : il avait repéré ses cibles.


                                - Vous...

                                Le jeune Hol n'attendit pas le sermon que son examinateur avait préparé pour lui. Des mots virulents jaillirent de la bouche de l'éclopé, que Corhk'Haim accueillit avec un stoïcisme étonnant. Les mains dans le dos, le padawan attendit que l'humain ait terminé sa vague de reproches pour pénétrer dans la hutte où les novices s'étaient réfugiés. Mais si le Guetteur donnait l'impression d'être calme, sa réponse ne tarda pas :

                                - Tu vas baisser d'un ton immédiatement. A ces mots, les deux roues de la chaise roulante de Hol se désolidarisèrent du siège et celui-ci s'écrasa au sol. L'humain devrait trouver la force de se relever seul, ou chercher une autre assistance. Corhk'Haim ne réagit même pas à l'incident, jetant un regard alentour.

                                - Bon... on dirait que vous vous en êtes sortis, d'une façon ou d'une autre. Je ne suis pas sûr que ça soit valide, mais comme je choisis les règles, on va dire que c'est bon pour cette fois.

                                Les yeux reptiliens du Noghri s'attardèrent sur Bhaal. Le Cathar n'avait pas l'air bien frais. Mais pour un ivrogne tel que lui, il s'agissait d'un état habituel. Haussant les épaules, Corhk' estima que le novice avait suffisamment récupéré et était apte à continuer les épreuves. D'un pas déterminé, il s'approcha de Hol. Ni une ni deux, il saisit le jeune homme par son col, puis regarda de nouveau Bhaal dans les yeux.


                                - Attrape.

                                Les bras musclés du Noghri projetèrent le blondinet vers son camarade, qui devrait le réceptionner tant bien que mal. Sans regarder la scène qui s'ensuivit, Cork'Haim tourna les talons et maugréa d'un ton peu cordial :

                                - Tu n'arriveras nulle part si tu t’apitoies sur ton sort comme un enfant, mon petit gars. Tu es sur Endor, ici. En dehors de ce village de petits nounours et de notre beau Sanctuaire, c'est la jungle. Quand tu croiseras un pirate qui voudra te trouer à coups de blaster, tu lui demanderas de s'arrêter parce que tu n'as pas eu d'entrainement ? Et quand une mère Loup-Sanglier voudra te donner en pâture à ses petits, tu voudras lui faire comprendre que tu es encore trop jeune et trop tendre ?

                                La voix du Guetteur ne s'était pas élevée du tout. Il paraissait parfaitement calme, mais chacun de ses mots était acéré comme un coutelas.

                                - Si tu es assez idiot pour faire porter à un autre le poids de ton échec, si tu es incapable de te dépasser dans les moments critiques... tu n'as rien à faire chez les Jedi.

                                Ce que Corhk'Haim venait de dire était dur, surtout dans la bouche d'un membre de l'Ordre. Mais ses mots étaient porteurs d'une grande part de vérité. Le Guetteur n'était pas là pour faire de cadeaux aux novices qu'il testait. A quoi bon choyer les nouveaux arrivants ? Des générations et des générations de Jedi avaient été entrainées dans les cocons maternels et tendres du Sanctuaire de Coruscant, par le passé. Peu d'entre eux avaient survécu pour en témoigner. L'Ordre avait payé le prix de sa trop grande indulgence lorsque l'Empire avait décidé de la Purge. Désormais, les novices étaient éduqués à la dure. Sans quoi ils ne vivraient pas assez longtemps pour voir un jour nouveau.

                                Cohrk'Haim mena Bhaal et Hol hors du village des Ewoks, pour retourner au lieu où les novices s'étaient pour la première fois rencontrés. Toujours aucune trace de Jil Charce, que le chevalier Vidar Kilas avait emmené en d'autres lieux. Le Noghri ne s'en soucia pas outre mesure : le sort de la jeune Llordienne n'était plus de son ressort, à présent. Le padawan considéra les deux compères qui le suivaient. Avaient-ils ce qu'il fallait pour faire de vrais Jedi ? Corhk' en doutait. Bhaal avait réussi son épreuve d'agilité, mais il semblait que l'épreuve d'intelligence avait été plus complexe pour Hol et lui. Les deux camarades devraient se montrer plus convaincants sur la troisième et dernière épreuve s'ils espéraient enfin rejoindre les rangs des Jedi...ou obtenir le pardon de l'Ordre, dans le cas du Cathar.

                                L'épreuve qui attendait le Cathar Bhaal et l'humain Hol était bien moins tordue que les précédentes. En effet, Corhk'Haim n'avait pas eu le loisir de l'inventer lui-même, elle était l'oeuvre d'un maître plus clément que lui. Utilisée pendant de nombreuses années pour tester le potentiel dans la Force des hypothétiques initiés, elle avait petit à petit été abandonnée au profit des détecteurs de midi-chloriens considérés plus fiables et moins arbitraires. Mais à présent que l'Ordre s'était installé dans la Bordure Extérieure, loin de sa technologie d'antan, quelques vieilles pratiques refaisaient surface.
                                Le Noghri tira de sa bure deux paires de petits cerceaux de métal pas plus grands que la paume d'une main humaine. Il lança les objets à Bhaal et Hol, qui purent constater que les deux anneaux de chaque paire étaient raccordés l'un à l'autre par une petite chaînette faite d'un acier extrêmement solide.


                                - Voici votre dernière épreuve
                                , dit simplement Corhk' en s'asseyant par terre. ...Mais c'est la plus importante. Alors concentrez-vous bien, et arrêtez de pleurnicher.

                                Les yeux du padawan lancèrent des éclairs en direction de Hol.

                                -... Asseyez-vous comme moi et fermez les yeux. Posez les cerceaux devant vous et visualisez-les mentalement. Quand vous vous sentirez prêts, séparez-les de leur chaîne à l'aide de la Force...sans la briser.

                                Pour une fois, le Noghri avait tenté de faire preuve de pédagogie. Il voulait faire comprendre la marche à suivre exacte aux jeunes gens. L'exercice pouvait paraitre simple pour un initié de la Force. Mais pour un débutant, cette tâche était particulièrement ardue, d'autant que ni Hol ni Bhaal n'avait réellement éprouvé son lien avec la Force jusqu'à présent. L'instant était donc crucial : il s'agissait d'enfin prouver à l'Ordre tout entier qu'ils avaient la discipline nécessaire et les ressources suffisantes pour entrer en communion avec la Force, un cours instant du moins. Corhk'Haim ne les interromprait plus, car lui aussi était entré en méditation.

                                - Et pas question de tricher, parce que je le saurai, ajouta-t-il seulement.




                                HRP : L'épreuve actuelle est on ne peut plus claire. Prenez votre temps, faites autant de posts que vous voudrez pour l'accomplir. Le but est essentiellement de vous amener à vous connecter à la Force, chose que nous n'avons pas encore faite. Après celle-ci, si vous la réussissez, Bhaal sera officiellement pardonné et Hol sera officiellement un novice Jedi.
                                Pour la suite, je vous promets un peu plus d'action. Mais il faudra peut-être attendre que Hol se rétablisse :)
                                Hol > je n'ai pas oublié ton histoire de tribu parasite. Un maître interviendra sans doute plus tard, mais en l'état, Hol devra trouver les moyens d'au moins faire quelque chose... puisque pour le moment, rien ne le distingue d'un non-sensitif. S'il ne se manifeste pas dans la Force d'une quelconque façon, l'Ordre n'aura pas de raison de le former.Pour les questions/les états d'âme... Je suis dispo par MP !

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