Dans le Dédale ...
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Post n°17
Auteur : VipersLa jeune femme ne me répondit pas tout de suite à mes questions. Elle continuait à discuter avec moi et restait vague sur ses origines et sur ce qu’elle faisait ici.
- Je ne suis qu'une modeste habitante de ces contrées. Je ne te veux aucun mal. Sois en paix et repose-toi, car les épreuves qui t'attendent sont nombreuses encore.
- Ça je le sais.
Puis elle me montra la souche d’arbre face à elle afin de m’inviter une nouvelle fois à m’assoir. Je préférais rester debout, je n’avais pas confiance en cette femme malgré sa beauté, je sentais quelque chose au fond de moi qui me disait de me méfier.
- Je connais ton nom car tu me l'as dit. Comme j'ai entendu ton désir de sauver tes camarades. Je les ai aidés parce que c'est ce que tu voulais, n'est-ce pas ?
- Oui mais c’est vous qui leur aviez fait du mal aussi non ?
Elle ne répondit pas à ma question et elle enchaîna sur une autre affirmation.
- J'avais autrefois un nom mais...oh! J'ai oublié. Les gens d'ici me nomment Yaba Baga. Je réconforte les âmes perdues dans la forêt et je punis les âmes chagrines. C'est là la voie d'une Jedi.
A ces paroles Yaba Baga disparus de mon champ de vision. Au fil des minutes la voix de la jeune femme devenait plus grave, plus rauque. Je sentis une nouvelle présence derrière moi. Je me retournai et la belle jeune femme qui était avec moi depuis le début avait disparu. Il ne restait qu’une vieille femme avec des poils sur le menton et des verrues sur le nez. Je pus remarquer que les yeux de cette vieille femme étaient les mêmes que la jeune femme.
Je compris que Yaba pouvait se transformer et changer son corps afin d’attirer les gens. Yaba posa sa main griffue sur mon épaule. Cette même main que j’avais vue attraper Ben par la fenêtre quelques minutes plus tôt. Au contact de sa main je pus sentir le côté obscur en elle, la peur et la colère étaient très présentes en Yaba mais je pus sentir la lumière si Yaba n’était que ténèbres cela aurait fait bien longtemps que Yaba m’aurait attaqué.
- Dis-moi, Vipers ...Quel est ton souhait le plus cher ? Devenir un grand Jedi ? Siéger au Conseil ? Vaincre le Côté Obscur ? Je lis dans ton coeur beaucoup d'ambition et de courage... mais je ne le comprends pas.
- J’aimerais être capable de protéger mes amis et je souhaiterais devenir un grand Jedi comme le Grand Maître Rylen Korr.
Depuis la transformation de Yaba les créatures qui étaient avec Ben et Jolya se sauvèrent les unes après les autres dans des terriers qu’elles creusèrent rapidement. Puis Yaba me regarda et ouvrit sa main afin de me montrer un cristal bleu et me dit.
- Je peux t'offrir ce que tu cherches, jeune Jedi. La reconnaissance, le pouvoir, l'amitié de tes pairs... Tout cela, je peux te l'offrir parce que je le détiens. Si tu réponds à mes questions, qui sait ? Peut-être aurais-je d'autres cadeaux pour toi.
- Pourquoi feriez-vous ça ?
Je me retournai et me dirigeai auprès de mes amis toujours inconscients. Je tournais le dos à Yaba et je pouvais sentir sa pression psychologique sur moi. Je continuai d’avancer vers mes camarades toujours inconscients et me baissai devant eux afin de ressentir leur état de santé grâce à la Force. Ben commençait à gigoter mais n’était pas encore tout à fait réveiller. Me relevant je regardai Yaba dans les yeux et lui dit.
- Comme la dit la Padawan Béli, l’Ordre était au courant de la malédiction et de vos agissements. Maintenant je ne suis pas sûr que vous puissiez me donner du pouvoir ou quelque chose d’autre. Et quel type de pouvoir ? Un pouvoir du côté obscur ? Non je suis un Jedi et vous aussi vous l’avez été, je sens qu’il y a encore du bon en vous. Venez avec moi et rentrons ensemble au Sanctuaire Yaba Baga.
Je souris à Yaba et malgré son physique désavantageux je ne ressentais pas la peur. La Force était puissante à cet endroit et je me devais de rester auprès de mes camarades. Mais ce temps allait toucher à sa fin car Ben commençait à reprendre connaissance tout doucement. -
Post n°18
Auteur : Kath AplazmLe courage et la détermination dont avait fait preuve Tseh face à Notch Nitsy semblaient être contagieux : Sin s'était elle aussi senti pousser des ailes et courait maintenant aux côtés de Iat, à la recherche de la sortie du Labyrinthe d'Arbo. Les deux novices n'étaient pas encore tout à fait rassurés, car la brume les entourait toujours et les feuillages épais pouvaient grouiller de potentiels dangers. Mais leur assurance était décuplée et leurs pas devenus légers et rapides. Au bout de longues minutes, Sin et Tseh parvinrent devant une nouvelle ligne droite, au bout de laquelle il purent apercevoir ce qu'ils cherchaient tant : l'entrée du Labyrinthe et sa grille de fer. Enfin.
Sin se mit à courir à toute vitesse, mais freina son avancée à mi-chemin, pour enfin s'arrêter. Apparemment gênée, elle se retourna vers son compagnon, une main derrière la nuque. Elle se mordait la lèvre inférieure avec une certaine nervosité et grattait la sol du bout des pieds.
- Tu penses qu'on devrait sortir ?... Je veux dire...On n'a même pas retrouvé les orbes et on a chacun perdu notre équipe... Tu penses qu'ils s'en sont sorti ?
Les doutes de la Dévaronienne semblaient sincère. D'ordinaire plus égocentrique qu'altruiste, elle paraissait avoir changé au contact du Iat et du Labyrinthe. Il fallait parfois de fortes expériences pour forger un caractère et corriger quelques défauts. Sin n'était certainement pas devenue la plus parfaite des novices, mais elle avait certainement évolué dans le bon sens aujourd'hui.
Le visage de la novice se fit d'un coup plus résolu, et elle rebroussa chemin, empoignant dans sa main droite une lourde branche qu'elle brandit comme un gourdin.
- Allez, on ne va pas rester ici à ne rien faire, si ?, lança-t-elle à Tseh d'une voix pleine d'entrain. Mais le Iat put y saisir un léger tremblement. Le sourire crispé de la Dévaronienne cachait encore mal une certaine gêne. Était-ce cette nouvelle proximité avec Tseh qui la provoquait, ou le pressentiment que quelque chose de plus terrible encore se cachait dans cette forêt ?< ...Bogan... >
Le ciel, quelque peu dégagé depuis la disparition des illusions, s'assombrit à nouveau petit à petit. Sin déglutit difficilement, lançant un regard inquiet à Tseh. Elle avait tout comme lui aperçut cette silhouette qui semblait les fixer ,au loin, entravant leur route vers le cœur du Labyrinthe. Si les novices plissaient les yeux, ils pourraient peut-être apercevoir des lekkus et la bure de novice que portait le personnage. L'ombre avait une taille humaine et s'approchait dangereusement. Les traits de Sin se crispèrent de plus en plus à mesure que la silhouette progressait dans leur direction.
- Tseh...regarde !
La novice dévaronienne étouffa un cri, la main sur la bouche. En face des deux élèves se tenait Not'Ismee, le regard vide, perdu dans le lointain. Il tenait à la main un des orbes bleutées que maître Zaun leur avait demandé de trouver. Pourquoi la vue de son camarade avait-elle effrayé Sin ? Le Twi'lek était pourtant le plus courtois des novices, et sans doute le plus appliqué... Tseh comprit immédiatement le sentiment de sa camarade : les vêtements de Not'Ismee étaient déchirés et couverts de sang, comme s'il avait nagé la brasse dans une mer de ronces des heures durant. Son visage était inexpressif, ses yeux blancs et sans pupille. Le novice s'arrêta à quelques mètres de ses camarades de classe.
- Avez-vous trouvé votre orbe ? dit-il après un long silence, d'une voix monocorde qui évoquait le vocabulateur d'un droïde. Moi oui. Maître Zaun sera satisfait.
Quelque chose ne tournait pas rond. Sin lança un regard anxieux à Tseh, brandissant son bâton devant elle comme une ombrelle, d'un air plutôt gauche. Le Twi'lek tourna lentement la tête vers elle, puis sourit.
- La peur mène au Côté Obscur, Jedi.
La branche que Sin tenait fermement entre ses mains se rompit et tomba au sol, comme frappée par une force invisible. La novice recula d'un pas, puis deux. Son courage semblait se dissiper au fil des secondes et elle était sur le point de prendre ses jambes à son cou pour rejoindre la sortie du Labyrinthe, à une bonne centaine de mètres de là. La novice attendait une réaction de Tseh : tout signe de repli du Iat signifierait certainement une fuite immédiate de sa camarade.
- Not'Ismee ? Où sont les autres...?, demanda-t-elle encore, les bras tremblant légèrement.
- Qu'est-ce que ça peut faire ? Ils vont être derniers.
- Mais..c'est un travail d'équipe, non ?
Cette question naïve provoqua un rire strident chez le Twi'lek, dont les yeux brillaient maintenant d'une lueur surnaturelle. Il rangea l'orbe dans sa poche d'un geste vif et s'avança encore plus prêt de Sin et Tseh. Sur son passage, les feuilles mortes s'envolaient en tourbillonnant, comme emportée par le souffle d'un violent ouragan. Not'Ismee sourit de ses dents pointues au Iat qu'il dépassa, se dirigeant directement vers la grille du Labyrinthe.
- Oui, un vrai travail d'équipe, c'est vrai. Je n'aurais pas pu y arriver sans vos angoisses et vos chamailleries qui m'ont laissé le champ libre, petits novices. Je pense que je devrais vous remercier.
Not'Ismee avait parcouru plusieurs mètres quand Sin, qui tentait de se ressaisir tant bien que mal, l'interpela d'une voix frêle, les sourcils froncés :
- Toi... qui es-tu ?
Le Twi'lek arrêta sa marche, croisant les bras derrière son dos. Tseh put observer qu'il riait encore, même s'il ne faisait plus de bruit.
- Pourquoi cette question, Vigazo ? Ton ami,bien sûr, Not'Ismee. Chacune des paroles du natif de Ryloth semblait assombrir le ciel; les haies et les plantes commençaient doucement à se refermer sur les trois novices au milieu de l'allée. Le Twi'lek tourna à nouveau la tête. Son visage à nouveau sans expression, mais des pupilles brillaient enfin au milieu de sa rétine. Rien de plus.* * *
Yaba Baga écouta les paroles de Vipers avec un sourire courtois, presque maternel. N'était-il pas mignon, à vouloir sauver ses amis et égaler Rylen Korr ? Le novice arracha même un sourire édenté à la vieille femme dont les yeux gris brillaient dans la nuit. A dix-huit ans, ce jeune homme était l'un des plus naïfs qu'elle avait jamais attiré dans ses filets. Quelle aubaine ! La Scion était bien plus timide, l'autre humain bien trop criard. Mais celui-ci, ah ! Il était alléchant tant il semblait aisé de le corrompre.
Il ne savait rien d'elle, de ce qu'elle était, de ce dont elle était capable et de ce que ce lieu signifiait pour les Jedi. Et dans ce flot d'ignorance, il désirait la ramener vers la lumière ? La vieille femme ne put retenir un ricanement. Elle manqua de s'étrangler et toussa à plusieurs reprises avant de se rasseoir sur une souche, tirant les poils qui sortaient de ses verrues à l'aide de ses ongles griffus.
- Tu es ambitieux et courageux, novice Vipers. Cela, je l'ai immédiatement senti. Tu as le potentiel de devenir un Grand Jedi, peut-être même plus puissant que Rylen Korr, ou même que le légendaire Ulic Qel-Droma.
Yaba Baga tapa dans ses mains. Une dizaine de petits gobelins les rejoint rapidement, apportant avec eux des victuailles diverses. La vieille femme ne jeta pas un regard à ses serviteurs et attrapa un morceau de fromage qu'elle grignota à la manière d'un corbeau. D'un geste amical de la main, elle invita Vipers à choisir de quoi manger parmi les mets présents : entre les jambons et les grappes de raisin, le novice avait l'embarras du choix. Le buffet lui paraitrait en tout cas plus garni que son assiette à la cantina de Bareman.
- Mange, mange, prends des forces, dit-elle en essuyant de sa manche ses dents pourries. La route vers la gloire est longue. Mais ne t'en fais pas, pour toi, elle sera facile.
L'espace d'un battement de paupières, Yaba Baga sembla disparaitre, mais il n'en était rien. Vipers pu l'apercevoir perchée sur la branche d'un arbre, le corps entièrement changé en celui d'un oiseau noir. Seule sa tête de vieille femme rappelait sa nature humaine, si tant était qu'elle l'avait jamais été.
- Ne me parle pas de cette Béli. La voix de la vieille femme ressemblait de plus en plus à un croassement dissonant, par ailleurs à moitié étouffée par le fromage qu'elle continuait à mâcher. Tu vaux bien mieux qu'une fille comme elle. Je ne sais pas comment tu continues à croire en son jugement après qu'elle vous a laissé seuls, tes amis et toi. Un cœur de pierre comme elle ne mérite pas la confiance d'un vrai Jedi. Toi, mieux que quiconque, devrait le savoir.
Les pattes couleur ébène de l'oiseau sautillaient maintenant de branche en branche. La vieille femme ne tenait pas en place, prise d'une excitation particulièrement étrange. Vipers eut l'impression, l'espace d'une seconde, que la chaumière construite sur le tronc à patte-de-poule venait de bouger. Les quelques créatures qui avaient apporté de quoi manger à Yaba Baga et à son hôte se retirèrent de nouveau, intimidées.
- Je t'offrirai le pouvoir parce que je le peux, et parce que tu en es digne. N'est-ce pas une raison suffisante ? Quel genre de monstre serais-je, si je te refusais mon assistance et t'empêchais ainsi d'aider tes camarades ? Une bien mauvaise amie, oui, bien mauvaise...
Yaba Baga se métamorphosa de nouveau pour redevenir la nymphe que Vipers avait croisée pour la première fois. Réapparue derrière lui, elle lui caressa le dos avec douceur et lui lança un regard langoureux.
- Le pouvoir que je peux t'offrir n'est ni Obscur, ni Lumineux, Vipers... Ce que je détiens, je le vois, je l'entends, je le lis dans le cœur des hommes. Ce que je t'offre n'est rien d'autre que la connaissance. Ce savoir n'est ni blanc ni noir, il existe au-delà de la morale. Accepte sa clef et tu ne seras pas seulement le plus puissant des Jedi... mais le plus grands qui ait jamais vécu dans la Force.
Pieds nus et flottant à quelques centimètres du sol, la jeune femme décrivit des cercles dans l'herbe, le visage rieur. Elle attrapa la main de Vipers comme pour l'inviter à danser, puis chassa la brume qui l'entourait d'un revers de la main.
- Si tu acceptes ce savoir, cher Vipers, je viendrai avec toi en ton Sanctuaire Jedi. Car là où qu'il se trouve, mon spectre le suit. Qu'en dis-tu ?
L'apparition avait fini son discours. La nymphe était redevenu cette vieille femme au sourire répugnant et aux ongles crochus, qui se curait le nez discrètement. Elle attendait une réponse claire de la part du jeune homme. De celle-ci, dépendrait probablement l'avenir d'un novice et de ses amis. Encore couché dans l'herbe, Ben Swolo esquissa un léger mouvement du bras et tenta de relever la tête.
- Vi..Vipers ? Ne prends... , dit-il faiblement, mais sa voix était bien trop lointaine pour être entendue distinctement. -
Post n°19
Auteur : TsehIls couraient dans l’espoir de sortir le plus vite de cet enfer. Tseh en avait assez de cet endroit. Pendant un moment, ils purent avancer sans problèmes. Le ciel était toujours clair, mais la brume était toujours là. Malgré leur triomphe face à Notch Nitsy, ils n’étaient pas pour autant rassurés. Cet endroit leur en avait fait baver et ils n’étaient pas sortis de l’auberge. Il avait montré à Tseh ses pires craintes et avait fait naitre en lui le pire. Un lâche abandonnant ses camarades. Mais il avait bien vu les inconvénients de cela. Il finirait seul. Mais c’était aussi dans ce labyrinthe, grâce à la Force qu’il avait découvert le courage. Celui-ci était né du contrôle de sa peur. Zaun leur avait bien appris que les émotions n’étaient pas mauvaises, elles rendaient humain, le tout c’était de savoir les contrôler.
Au bout de plusieurs minutes de marches, ils finirent par atteindre une ligne droite et au bout de celle-ci, ils finirent par voir la grille d’entrée. Ils arrivaient au bout du tunnel. Sin prit la tête en courant vers la sortie avant de s’arrêter brusquement à mi-chemin. Elle était gênée et nerveuse. Tseh sentait un conflit en-elle. Un autre truc le tracassait, il ne voyait pas l’âne qui en temps normal serait collé à la grille et il aurait hurlé à la mort comme quand il était entré dans le labyrinthe laissant l’équidé derrière lui. Tseh pensa surtout que Zaun devait avoir réussi à calmer la bête.
- Tu penses qu'on devrait sortir ?... Je veux dire...On n'a même pas retrouvé les orbes et on a chacun perdu notre équipe... Tu penses qu'ils s'en sont sorti ?
Elle n’avait pas tort. Ils devaient les attendre ou les chercher activement. Tseh avait pu voir que Sin était sincère. Il sentait que le Labyrinthe avait changé quelque chose en elle. Il était vrai que Sin avait tendance à être égocentrique pensant surtout à elle. Mais Tseh trouvait qu’elle était pas aussi bornée qu’A-ha et plus supportable. Et surtout dans ce Labyrinthe, elle avait commencé à se remettre en question sur son égoïsme, là où Tseh devait travailler sur sa peur qui si elle le dominait, il devenait un lâche abandonnant ses camarades.
Tseh vit Sin faire demi-tour en empoignant une lourde branche en guise de gourdin.
- Allez, on ne va pas rester ici à ne rien faire, si ?
D’autres choses avaient changé chez elle, notamment le fait qu’elle ait préféré aller chercher les autres plutôt qu’à se tourner les pouces comme avec Jolya lors des sessions de duel ou mettre des bâtons dans les roues lors des ateliers de travaux pratiques. Malgré la voix pleine d’entrain de la Dévaronienne, Tseh put distinguer une certaine gêne. Notamment à cause de son sourire crispé. Le jeune homme se demandait pourquoi une tête pareille. A moins qu’elle ait du mal à se faire à l’idée de se rapprocher d’une personne qu’elle appréciait peu de base. C’était effectivement de base pas vraiment le grand amour entre ces deux là. Mais le Labyrinthe leur avait fait comprendre que c’était avant tout parce qu’ils ne se connaissaient en fin de compte assez peu et n’arrivaient pas à se comprendre. Ils venaient de mondes radicalement opposés.< ...Bogan... >
Ce mot fit tressaillir Tseh. Il l’avait entendu de la bouche de Notch Nitsy. Il avait été prononcé plusieurs fois dans sa tête et était apparu en même temps un étrange symbole. Une fois sorti de cet endroit, Tseh demanderait à Zaun ce que signifiait ce mot. Ils commencèrent à voir une silhouette se découper dans la brume. Tseh craignait que ça soit encore Notch Nitsy. Au pire si c’était le cas, il saurait quoi faire. Cette chose était comme Taharqua, elle avait peur qu’on lui tienne tête. Elle se nourrissait de la peur. Mais ce fut pas Notch Nitsy. Tseh vit que Sin était de plus nerveuse. Le jeune homme put voir une bure de novice.
- Tseh...regarde !
Tseh put reconnaitre Not’Ismee. Mais celui-ci n’était pas normal. Son regard était vide, il avait le même regard que des poissons poulpes que Tseh avait pu voir enfant quand les pêcheurs revenaient du fleuve. Le Twi’lek tenait une orbe entre ses mains, comme celle que Zaun avait demandé. Il semblait absent, ce qui inquiétait Tseh. Mais il n’était pas le seul, Sin était tout aussi perturbée par son attitude. Il fallait dire qu’il avait plus l’attitude d’un poisson-poulpe que du Not’Ismee qu’ils connaissaient avec son regard vide et son air inexpressif. Même les droides n’étaient pas aussi inexpressifs. Not’Ismee était l’un des élèves les plus sympathiques, il restait très sérieux et c’était l’un des meilleurs élèves de la Loutre Chantante. Ses vêtements étaient en loques et maculés de sang comme s’il avait tenté de traverser les ronces comme les illusions. Il s’arrêta à quelques mètres de Sin et Tseh. Après un long moment de silence pesant trahi seulement par les respirations nerveuses des deux novices, Not’Ismee prit la parole.
- Avez-vous trouvé votre orbe ? Moi oui. Maître Zaun sera satisfait.
Il parlait comme un droide, quoique, même 3PO était plus expressif. Sin regarda Tseh d’un air anxieux. Elle avait compris comme lui que le Twi’lek n’était pas dans un état normal. Sin avait préparé la branche comme pour se défendre. Not’Ismee, enfin selon Tseh il n’était plus tout à fait celui qu’il avait connu, se tourna vers Sin et sourit ce qui mit mal à l’aise les deux novices.
- La peur mène au Côté Obscur, Jedi.
Tseh entendit un craquement de branche, il se tourna vers Sin et vit que la branche qu’elle tenait quelques secondes avant était tombée et s’était rompue. C’était pas très bon ça … Tseh et Sin étaient nerveux. Le jeune fille recula de quelques pas et celui-ci n’avait pas reculé, mais se tenait prêt à fuir vers la sortie si proche.
- Not'Ismee ? Où sont les autres...?
- Qu'est-ce que ça peut faire ? Ils vont être derniers.
- Mais..c'est un travail d'équipe, non ?
Sin avait raison. Et la réponse du Twi’lek confirma qu’il n’était plus lui-même. Il se mit à rire de la question naïve de Sin. Son regard avait changé pour une lueur bien plus gênante faisant regretter les yeux de poisson-poulpe du départ. Il rangea son orbe et s’avança vers Sin et Tseh toujours pétrifiés. Autour de lui, les feuilles mortes dansaient comme pendant un ouragan. Le Twi’lek sourit à Tseh tout en le dépassant, un sourire mauvais. Not’Ismee partait en direction de la grille de sortie.
- Oui, un vrai travail d'équipe, c'est vrai. Je n'aurais pas pu y arriver sans vos angoisses et vos chamailleries qui m'ont laissé le champ libre, petits novices. Je pense que je devrais vous remercier.
Il était vrai qu’ils avaient fait beaucoup d’erreurs et ce labyrinthe avait fait surgir en eux, les monstres qu’ils auraient pu devenir. Mais pourtant, en se mettant en ensembles, ils avaient triomphés de Notch Nitsy. Sin finit par interpeller son camarade d’une voix hésitante.
- Toi... qui es-tu ?
Not’Ismee interrompit son avancée. Il croisa les mains derrière son dos. A ses tremblements, Tseh pouvait remarquer qu’il riait encore, mais plus de son ne sortait de sa bouche.
- Pourquoi cette question, Vigazo ? Ton ami,bien sûr, Not'Ismee.
Le ciel s’assombrissait un peu plus au fur et à mesure qu’il parlait, comme pour souligner l’emprise du côté obscur sur celui-ci. Les plantes se refermaient autour des novices comme pour les emprisonner. Tseh ignorait si les plantes étaient des illusions. Mais Not’Ismee contrairement à Notch Nitsy n’en était pas une. Le visage du Twi’lek redevint inexpressif, mais ses yeux avaient des pupilles perçantes.
- Rien de plus.
Tseh se demandait comment Not’Ismee avait pu se laisser posséder autant par le côté obscur. Lui qui pourtant était le plus studieux de tous, celui qui avait les meilleurs résultats, était le plus sérieux et le plus calme du groupe. Sin et Tseh à côté faisaient pâle figure. On reprochait souvent à la Dévaronienne son égocentrisme et son manque de sérieux. Et Tseh était parmi les élèves les plus faibles. Il était le plus mauvais combattant, avait des soucis de langage, avait un blocage avec la Force. Et pourtant, ces deux là avaient fini par reprendre le dessus sur le côté obscur.
Il sentait que Sin risquait de flancher, et lui aussi. Mais ils ne devaient pas, ils devaient résonner Not’Ismee, chose compliquée, car il n’était plus vraiment lui-même. Le labyrinthe l’avait totalement corrompu. Ils devaient quitter cet endroit, mais avant, ils devaient retrouver leurs équipes. Sin avait retrouvé Not’Ismee, mais il était dans un sale état et n’était plus vraiment lui-même. Shannah avait quand-à-elle disparu et pour cela, Tseh s’en voulait. S’il n’avait pas fait preuve de lâcheté quand ils étaient face à Taharqua et Notch Nitsy, elle serait sûrement encore là. Puis le jeune homme n’avait toujours pas trouvé son équipe. Beli et Vipers, il les avait perdus. Il pouvait toujours les attendre à l’entrée, mais si ceux-là n’avaient pas d’orbe. Puis il ne voulait pas passer pour un fainéant se reposant sur les autres.
En attendant, il accepta d’aider Sin à raisonner Not’Ismee. Il senti que ça la rassurait de ne pas être seule face à cette épreuve. Il fallait croire que ce labyrinthe avait réduit l’animosité entre les deux. Ils avaient compris que s’ils devaient réussir, ils devaient coopérer.
Mais un invité surprise se joignit au groupe. Tseh entendit des braiements qui ne venaient pas de la sortie, mais d’ailleurs dans le labyrinthe, les bruits se rapprochaient. Puis surgit en trombe la bourrique affolée. L’animal s’arrêta à la vue de Tseh et trotta dans sa direction. Il semblait heureux de le retrouver. Au vu de l’état de la bestiole, elle semblait traumatisée par quelque chose. Le jeune homme se demandait comment la bourrique avait pu se retrouver dans le labyrinthe. L’animal était sûrement entré avec le dernier groupe en forçant le passage. Les ânes étaient parfois vraiment bornés. Tseh remarqua que l’âne tenait quelque chose dans sa bouche. Ce n’était pas un bâton, mais un sabre-laser. Le jeune homme était étonné par la présence de l’objet.
- Où tu as trouvé ça toi ?! Et comment tu es entré ?!
Il devait reprendre l’objet de la bouche de l’animal, mais Tseh n’était pas vraiment à l’aise avec ce genre de machin. Il sursautait à chaque fois qu’une personne en activait un près de lui. Et dire qu’il allait en avoir un à lui. Il espérait qu’il ne s’activerait pas inopinément. Il prit son courage à deux mains et retira l’objet avec prudence de la bouche de l’animal. La bourrique avait de la chance que le sabre ne se soit pas activé. Il tenait l’objet avec le bout des doigts, non pas parce ce qu’il était plein de bave d’âne ayant mangé, mais il n’était pas à l’aise avec les sabre-laser, surtout, il ne voulait pas que ce truc s’active par surprise. Et il ne pouvait pas le faire léviter. Sin observait Tseh d’un air dépité.
- Et c’est moi qu’on traite de petite nature … je croyais que tu n’avais de soucis avec la crasse toi ?!
Tseh était embarrassé. Il savait que Sin avait toujours été la première à pointer du doigt sa méconnaissance en termes de technologie et jusqu’à s’en moquer. Il avait encore en travers de la gorge le coup de l’hologramme à cause duquel il était passé pour un crétin. Mais bon, il n’était plus à ça près, puis si Sin le critiquait, c’était avant tout parce qu’elle ne le connaissait pas si bien, tout comme lui à son sujet.
- Euh … moi pas avoir envie que truc s’activer … Truc dangereux !
Cet objet devait appartenir à un des deux padawans. Aucun novice n’avait de sabre-laser. On leur avait appris qu’ils allaient devoir attendre de devenir padawan afin de fabriquer leur propre arme. Et Tseh se trouvait bien bête avec ce sabre. Il y avait du travail avant qu’il soit à l’aise avec, surtout qu’il en aurait un. Tseh emballa l’arme dans des feuilles afin qu’elle ne s’active pas. Sin soupira d’agacement.
Mais pendant toute cette histoire, ils en avaient presque oublié que Not’Ismee était corrompu par le côté obscur. Sin et Tseh virent que le Twi’lek avait repris son chemin en direction de la sortie, la végétation s’écartant sur son chemin. Le novice avait encore son orbe, mais il n’était que l’ombre de lui-même. Tseh interpella Not’Ismee qui se retourna.
- Quoi encore ?! T’es pas dans mon équipe toi ! Puis cette orbe c’est moi qui l’ai trouvé !
La végétation se referma de nouveau autour d’eux. Quand l’âne rejoignit Tseh, il le frôla et fit tomber le sabre-laser soigneusement emballé.
- Eh … tiens donc, qu’est-ce que tu caches ?!
Il s’approcha, Tseh voulu reprendre le paquet, mais Not’Ismee fut plus rapide et s’empara de l’arme avant lui. Il la déballa et chercha à l’activer. Il lança un regard sadique à Sin, Tseh et l’âne.
- Vous m’agacez déjà, je vais faire en sorte que vous ne soyez plus un obstacle pour moi !
Le Twi’lek se reconcentra sur le sabre qui ne s’activait pas. Tseh se sentait moins seul dans sa méconnaissance de ce type d’arme. Mais pendant qu’il s’embêtait avec le sabre, il en avait totalement oublié Tseh et Sin. Ils se regardèrent. Ils avaient l’opportunité parfaite pour agir, mais ils devaient rapidement trouver un plan pour régler ce souci. Ils étaient trois contre Not’Ismee s’ils comptaient l’âne. Mais celui-ci avait un sabre-laser et étant corrompu par le côté obscur, il était bien plus dangereux que n’importe quelle illusion. Mais pour le moment, il n’avait pas réussi à l’activer.
De leur côté, Sin et Tseh n’avançaient pas pour trouver un plan. Et ils commençaient à s’agacer. Le jeune homme entendit des braiements inquiets. Puis il sursauta au son d’une lame qui s’activé. Il avait trouvé la combine. Sin et lui étaient cuits. Parce qu’ils n’avaient pas réussi à se mettre d’accord, Not’Ismee avait gagné du temps sur eux et maintenant, ils étaient à la merci du meilleur bretteur du groupe, armé d’un sabre-laser et corrompu par le côté obscur.
Le Twi’lek faisait face à ses camarades qui reculaient. Il en avait totalement oublié l’âne qui s’était mis derrière. Il était le seul à pouvoir agir et c’est ce qu’il fit. Il mordit les fesses de Not’Ismee qui hurla, mais cela ne suffit pas à lui faire lâcher le sabre. Pour se venger, il visa Tseh. Après tout, c’était le propriétaire de cet animal qui lui avait mordu les fesses. Not’Ismee attaqua avec un violent coup de sabre. Tseh esquiva assez pour éviter la mort, mais pas assez pour être blessé au visage et sur une partie du torse. La plaie sous forme de brulure faisait atrocement mal, mais son œil ne semblait pas touché. Tseh n’était déjà pas rassuré à la vue des sabre-laser, cette blessure ne risquait pas d’arranger les choses.
Not’Ismee ne comptait pas en rester là et se disant que le jeune homme ne représentait plus une menace directe, il décida de viser Sin. L’âne, c’était un animal stupide. Le jeune fille était acculée et risquait de subir le même sort, si ce n’est pire. Tseh devait agir. Il ne voulait pas avoir la mort de sa camarade sur la conscience. Grâce à un élan d’adrénaline qui lui fit un court instant oublier sa douleur, il se leva et se fonça sur Not’Ismee et le poussa, ce qui cette fois fit déséquilibrer et tomber le Twi’lek. L’arme se rétracta et tomba devant Sin.
- Sin prendre arme !
Sin était hésitante, mais elle n’avait pas le choix que de prendre le sabre. Elle s’en empara avant Not’Ismee et s’éloigna le plus vite. Tseh bondit sur l’âne. Avec lui, il avait plus de chances contre Not’Ismee bien mieux bâti et bon bretteur. Mais pourtant, le côté obscur semblait avoir fait baisser ses compétences en combat au point qu’il avait été touché par un novice plus médiocre et un âne. Quand il vit Sin avec le sabre en main, il se rappela du coup-bas qu’elle lui avait fait. Peut-être que s’il attirait le Twi’lek à lui, Sin pourrait l’assommer quand il aurait le dos tourné. Mais celui-ci était trop grand et Sin n’était pas de la bonne taille.
Tseh attira Not’Ismee en l’appelant à haute-voix. Celui-ci vint dans sa direction. Le jeune homme avait un lien fort avec son âne et savait diriger l’animal. Il poussa le Twi’lek avec l’âne ce qui le fit tomber. Tseh ordonna à l’âne de s’assoir dessus. Il lança un regard désolé à Not’Ismee. Puis il lança le signal à Sin.
- Maintenant ! Toi aller vite, animal pas tenir longtemps.
Sin réagit donc au quart de tour et assomma donc Not’Ismee avec le manche du sabre-laser. Les deux novices le regardèrent d’un air désolé. Une fois l’adrénaline retombée, les douleurs de Tseh revinrent. La blessure au sabre le faisait souffrir. Si l’œil ne semblait pas touché, la plaie était profonde et le brulait. Sin se précipita à son chevet, mais elle semblait désemparée.
- Ça va ?!
Elle eut le droit à une grimace de douleur de la part de Tseh.
- Arme bruler, moi avoir mal …
La végétation s’était de nouveau dégagée et ils pouvaient voir la sortie qui était à quelques mètres.
- Moi devoir rejoindre mon équipe …
- Attends, tu as vu ta blessure ?! Tu dois aller à l’infirmerie !
- Mais équipe avoir besoin de moi …
Sin n’avait pas tort, mais Tseh pensait à son équipe qui serait pénalisée. D’après ce qu’il avait compris, toute l’équipe devait quitter le labyrinthe au complet. Mais de l’autre côté, sa blessure le faisait souffrir. Sin insista tout de même. Il fallait croire qu’elle ne voulait pas que Zaun lui reproche de ne pas faire gaffe à ses camarades.
- Toi aider Not’Ismee, lui être de ton équipe, toi prendre orbe, toi avoir résister au côté obscur. Moi prêter animal pour porter Not’Ismee …
Alors qu’ils tentaient de trouver une solution. Ils entendirent des bruits de pas se dirigeant vers eux.
- Quelqu’un n’a pas vu le gaupa bizarre qui m’a piqué mon sabre ?!
Cette vois, c’était celle de Parbélénos. Le Padawan surgit des buissons. Il avait l’air encore un peu sonné. Il reconnu son sabre dans les mains de Sin. Celle-ci se méfia un peu, mais l’Adarien ne semblait pas avoir été totalement corrompu par le côté obscur et après avoir demandé son avis à Tseh, Sin tendit l’arme au Padawan. Il la récupéra puis remarqua la blessure du jeune homme.
- Eh t’es blessé ?! Qui t'a fait ça avec mon sabre ?!
Sin désigna Not’Ismee inconscient.
- Lui, pas être lui-même, lui avoir côté obscur !
- Ah … C’est vrai qu’il n’était pas dans un état normal ! Par contre toi, tu dois absolument aller à l’infirmerie, une blessure au sabre-laser, faut pas prendre ça à la légère. Tu as eu de la chance d’être encore en vie et que ton œil n’ai pas été touché !
- Et mon équipe, et Shannah ?!
Sin et Parbélénos insistèrent pour que Tseh reste devant la grille et qu’il soit évacué. Ils l’amenèrent devant la grille accompagné de l’âne sur lequel avait était chargé Not’Ismee. Puis Parbélénos le prévint qu’il partait avec Sin chercher les autres élèves et insistèrent pour qu’il attende avec l’âne et Not’Ismee. Puis tous deux s’éloignèrent pour retrouver les autres. Tseh était seul avec Not’Ismee. Il pouvait voir Zaun en train de méditer. Il se sentait honteux d’attendre sans rien faire à se tourner les pouces. Mais d’un autre côté les douleurs causées par les plaies le faisaient souffrir. Si la brulure du sabre avait empêché l’hémorragie, cela brulait sous forme d’une douleur continue. Tseh décida tout de même de se lever pour rejoindre ses camarades, il avait vu dans quelle direction aller. Alors qu’il commençait à avancer, il entendit l’âne se mettre à braire.
- Qu’est ce qu’il y a bourrique ?! Tu peux me suivre !
Il se retourna et remarqua que Not’Ismee avait disparu.
- Elle est où mon orbe … sale voleur !
Puis il reçu un violent coup sur la tête et s’effondra devant la grille. Avant d’être totalement inconscient, il put entendre des bruits de pas qui s’éloignaient en direction du Labyrinthe et les cris inquiets de l’âne. Puis plus rien. Le plan de Sin et lui s’était révélé être un échec. -
Post n°20
Auteur : VipersYaba souriait à mes paroles. Elle manqua même de s’étouffer lorsque je lui indiquai qu’elle pouvait rentrer avec moi au Sanctuaire de l’Ordre si elle le souhaitait. Ma proposition de me suivre l’avait bien fait rigoler. Puis elle retourna s’assoir sur une souche à côté d’elle et poursuivait notre conversation.
- Tu es ambitieux et courageux, novice Vipers. Cela, je l'ai immédiatement senti. Tu as le potentiel de devenir un Grand Jedi, peut-être même plus puissant que Rylen Korr, ou même que le légendaire Ulic Qel-Droma.
- Comment savez-vous la puissance que pouvait avoir Maître Rylen Korr ? L’avez-vous déjà rencontré au moins avant de parler de lui comme cela ?
Yaba ne me répondit pas. Elle tapa des mains et les Ewoks rasés sortirent de sous terre et ramenèrent de quoi manger. Il y avait du fromage, des grappes de raisin et du jambon. Yaba saisie un morceau de fromage et commença à la manger à la manière d’un corbeau. Elle m’invita à la suivre afin de manger ces petits mets. Je n’avais jamais vu ce genre de nourriture à la cantina du Sanctuaire mais je ne comprenais pas comment Yaba avait pu faire pour trouver et conserver cette nourriture, il y avait quelque chose de pas net dans tout cela.
- Mange, mange, prends des forces. La route vers la gloire est longue. Mais ne t'en fais pas, pour toi, elle sera facile.
- Si vous le dites et non merci je n’ai pas faim.
Puis Yaba disparut de devant moi. Je regardai autour de moi inquiet et put distinguer un oiseau avec la tête de Yaba à côté de moi. Elle était perchée sur une branche dans un arbre. Ses pouvoirs étaient vraiment étonnants. Elle était capable de changer de forme à volonté.
- Ne me parle pas de cette Béli. Tu vaux bien mieux qu'une fille comme elle. Je ne sais pas comment tu continues à croire en son jugement après qu'elle vous a laissé seuls, tes amis et toi. Un cœur de pierre comme elle ne mérite pas la confiance d'un vrai Jedi. Toi, mieux que quiconque, devrait le savoir.
- Béli est une Padawan donc techniquement elle est plus puissante et plus sage que moi. Nous avions une mission mais j’ai laissé mes sentiments me contrôler car j’ai voulu protéger mes amis alors que Béli n’était là que pour notre mission et j’aurais dû l’écouter.
Yaba sautait de branche en branche dans l’arbre. Elle ne tenait plus du tout en place. Elle avait l’air excité. Les petites créatures qui avaient apporté à manger commencèrent à disparaître de nouveau suite à l’activité de leur maîtresse. Je me retrouvai une nouvelle fois seul avec Yaba.
- Je t'offrirai le pouvoir parce que je le peux, et parce que tu en es digne. N'est-ce pas une raison suffisante ? Quel genre de monstre serais-je, si je te refusais mon assistance et t'empêchais ainsi d'aider tes camarades ? Une bien mauvaise amie, oui, bien mauvaise...
- Bien mauvaise quoi ? Et pourquoi alors me donné ce pouvoir à moi et pas à quelqu’un d’autre ?
Plus le temps passait et plus je me posais des questions. Pourquoi cette femme m’aidait, pourquoi elle agissait comme cela avec moi, avait-elle vraiment raison sur le fait que je pourrais devenir un grand Jedi, je ne savais plus quoi penser. Ce qui m’importait le plus pour l’instant c’était de voir Jolya et Ben se réveiller. Puis Yaba se métamorphosa une nouvelle fois. Elle avait repris la forme de la jeune femme ravissante que j’avais vue au début de notre rencontre. Yaba se déplaça derrière moi et elle me caressa le dos en me lançant un regard langoureux en rajoutant.
- Le pouvoir que je peux t'offrir n'est ni Obscur, ni Lumineux, Vipers... Ce que je détiens, je le vois, je l'entends, je le lis dans le cœur des hommes. Ce que je t'offre n'est rien d'autre que la connaissance. Ce savoir n'est ni blanc ni noir, il existe au-delà de la morale. Accepte sa clef et tu ne seras pas seulement le plus puissant des Jedi... mais le plus grand qui ait jamais vécu dans la Force.
- La connaissance vient avec l’apprentissage et pour cela j’ai plusieurs Maître qui m’aident à apprendre et qui m’enseignent la Force.
Yaba lévitait à côté de moi en faisant des cercles. Elle attrapa ma main m’invitant ainsi à danser, ce que je refusai en retirant ma main puis je m’éloignai un peu d’elle.
- Si tu acceptes ce savoir, cher Vipers, je viendrai avec toi en ton Sanctuaire Jedi. Car là où qu'il se trouve, mon spectre le suit. Qu'en dis-tu ?
- Tu peux venir avec moi Yaba si tu veux mais je n’ai pas besoin de tes pouvoirs. J’apprends grâce à l’Ordre et à Maître Zaun ce qu’un Jedi doit être. La connaissance quant à elle vient en apprenant et en vivant des aventures et grâce à toi j’aurais vécu une drôle d’aventure aujourd’hui.
Yaba avait repris sa forme de vieille femme. Puis j’attendis au loin Ben dire quelque chose. Je me retournai instinctivement dans la direction de mon camarade. Je pus distinguer que Ben avait repris connaissance et qu’il essayait de se relever. Je me précipitai alors vers mon ami et m’agenouillai à ses côtés.
- Ca va aller Ben, je suis là.
- Qu’est-ce qui s’est passé ?
- Je ne sais pas, quand je suis arrivé tu hurlais et le temps que j’arrive pour te libérer tu étais inconscient. Tu peux te lever ? Il faut qu’on parte rapidement.
- Oui je pense mais il va falloir que tu m’aides.
A ces mots j’aidai Ben à se relever et lui fis signe d’aller s’appuyer contre l’arbre à côté de nous. Jolya aussi commençait à émerger.
- Jolya tu vas bien ?
- Ca peux aller mais qu’est-ce qu’il c’est passer ?
- Je ne sais pas mais je pense que Yaba vous as torturé, en prononçant son nom je me retournai afin de la regarder, elle n’avait pas bougé de sa place. Nous devons partir es-tu prête à bouger Jolya ?
- Je vais essayer mais aide-moi s’il te plaît.
Ce que je fis immédiatement et j’aidai Jolya à se lever. Elle avait plus de mal que Ben à tenir debout. La corpulence et la robustesse de Ben lui avaient permis de récupérer beaucoup plus vite comparer à Jolya. Je passais alors son bras autour de mon cou afin de l’aider à marcher.
- Viens Ben on rentre, il faut que nous nous dépêchions afin de retourner à l’entrée du Labyrinthe.
- Tu as raison Vipers, allons-y.
Nous prirent tous les trois le chemin que nous avions pris en arrivant dans cette clairière. Je regardai une dernière fois derrière moi et je pus m’apercevoir que Yaba n’avait pas bougé, elle avait l’air de nous laisser partir. Yaba Baga avait tenu sa promesse mes amis étaient en vie et elle ne nous empêchait pas de partir.
La brume était toujours dissipée et nous pouvions beaucoup plus facilement décerner le chemin et les alentours. Je suivais un chemin précis comme si j’étais attiré par la Force. Ben nous suivais difficilement et je décidai au bout de quelques minutes de faire une pause.
- On va s’arrêter ici quelques instants, reposes-toi Ben.
Ben s’effondra sur le sol et haletait très fort. J’allai déposer Jolya contre un arbre afin que je puisse moi aussi me reposer. Soudain je sentis une grosse douleur dans la poitrine. Je m’écroulai à genoux et posai une main au sol tandis que mon autre main tenait ma bure au niveau de la poitrine. Je fermai les yeux, la douleur était insupportable. En fermant les yeux je pus me concentrer et grâce à la Force je pus voir que c’était Tseh qui avait été blessé par un sabre-laser. Je ressentais la douleur que Tseh devait subir. Un lien nous unissait et mon ami était en danger, je devais me dépêcher de le rejoindre.
Je me ressaisissais et ouvris les yeux. Jolya et Ben étaient à côté de moi et me parlaient depuis quelques minutes mais je ne les avais pas entendu et je n’avais pas vu le temps défilé.
- Vipers tu vas bien ? Parle-nous.
- Oui ça va mieux, mais nous devons nous dépêcher. Je me levai et regardai Jolya et Ben. Tseh s’est blessé, il a reçu un coup de sabre-laser.
A mes paroles les visages de Jolya et Ben se décomposèrent. Nous savions tous qu’une blessure avec un sabre-laser pouvait être très dangereuse. Tseh faisait partie du Clan de la Loutre Chantante et c’était notre camarade à tous. Ben fut le premier à rompre le silence.
- Nous devons aller l’aider.
- Tu as raisons Ben, Jolya acquiesça aussi, allons-y alors.
Nous continuâmes le chemin inverse en courant. La blessure de Tseh avait redonné de la force et du courage à mes camarades. Ils ne voulaient pas laisser Tseh et étaient prêts à donner tout ce qu’ils avaient afin de lui porter secours le plus rapidement possible. Notre course fut longue et laborieuse, Jolya tomba deux fois tandis que Ben une seule fois. Quant à moi plus je me rapprochais de Tseh plus la douleur que je ressentais était importante.
Puis au bout de quelques minutes nous purent distinguer Tseh par terre et son âne était à côté de lui en train de le lécher. Nous nous approchèrent le plus rapidement possible que nous pouvions afin de voir si Tseh était toujours en vie. Je me mis à genoux et le pris dans mes bras et le regardai. Tseh n’était qu’assommer mais la blessure du sabre-laser sur son corps était sérieuse. Nous étions devant la grille de sortie du Labyrinthe mais tant que Béli n’était pas arrivé nous ne pourrions pas sortir. Maître Zaun nous avait indiqué que nous étions rentrés en équipe et que nous devrions ressortir en équipe. Au fond de moi j’espérais que Béli ne tarde pas. Elle était partie avant moi quand nous étions devant Yaba mais elle n’était toujours pas arrivé devant la grille, qu’est-ce qu’il c’était passer.
Soudain je sentis quelqu’un approché à l’est de notre position. C’était Béli mais elle avait son sabre sorti je ne comprenais plus ce qui se passait. Béli avait-elle attaqué Tseh, pourquoi aurait-elle fait ça. Je décidai de lui poser la question directement.
- Béli c’est toi qui as attaqué Tseh ? Pourquoi aurais-tu fait cela ? Réponds-moi.
Je me levai et fis signe à Jolya et Ben de s’occuper de Tseh. Puis je me mis face à Béli et attendi sa réponse avec impatience. -
Post n°21
Auteur : Kath Aplazm- Vos élèves s'en sortiront, mon ami. Calmez-vous.
- Je suis parfaitement calme, maître.
- Alors pourquoi tremblez-vous ?
- J'ai un peu froid, voilà tout.
Assis dans une posture méditative, Al'kyor Zaun rassemblait ce qui lui restait de concentration. Il tentait difficilement de faire abstraction des cris qu'il ressentait dans la Force. Et si les épreuves du Labyrinthe d'Arbo s'étaient révélées trop difficiles pour d'aussi jeunes gens ? Après tout, il n'avait jamais derrière eux que quelques cours de Soresu et d'histoire Jedi... Même des novices plus habitués aux us et coutumes de l'Ordre auraient eu du mal à affronter le dédale. Parmi les examens soumis aux débutants, celui auquel l'instructeur Jedi assistait était de loin le plus dur. Et il commençait à douter de revoir tous ses élèves en vie.- Pourquoi êtes-vous venu ici, maître Rurr ?
- La Force m'y a conduit.
- Je ne vous savais pas si philosophe...
- Comme quoi, les gens peuvent vous surprendre tous les jours.
Debout derrière le professeur, le membre du Conseil Jedi Odan Rurr jouait avec une canne de bois à retourner les feuilles mortes. Contrairement à son camarade, il était parfaitement serein et ses mots ne trahissaient aucune anxiété. Cela faisait maintenant un moment qu'il tenait compagnie à Zaun, se fondant dans la Force pour ne pas perturber sa méditation... ou pour l'épier comme une ombre.- Si j'étais mauvaise langue, je dirais que vous me surveillez.
- Allons bon ! Et pourquoi ferais-je donc cela ?
- ...Et pourquoi avez-vous assigné cette jeune padawan à notre exercice, au milieu de mes élèves ?
- Vous n'avez pas répondu à ma question.
- Quelque chose me dit que seul vous-même pouvez y répondre.
- L'angoisse vous rend parano, mon vieux. Détendez-vous, ils seront bientôt de retour.
- J'ai bien peur de n'avoir jamais été aussi lucide.
Maître Rurr ne répondit pas, se contentant de lever les épaules d'un air las. Les yeux des deux sages Jedi s'arrêtèrent de concert sur la grille métallique. Ils percevaient quelques présences à l'entrée du Labyrinthe, mais leurs formes dans la Force étaient floues, comme perturbées par l'épais brouillard qui s'échappait des lieux. Un frisson parcourut le dos de maître Zaun. Aussi sage et expérimenté qu'il était, il craignait toujours cet endroit. Il se demandait comment l'âne avait pu y entrer sans rechigner... Parfois, l'absence de cervelle était une forme de courage.
Le maître Jedi se leva soudain, la main à la ceinture, et trottina en direction de l'entrée de l'antre d'Arbo. Mais arrivé à quelques mètres, il se ravisa, sentant la puissante ombre d'Odan Rurr peser sur ses épaules.- Vous ne me laisserez pas y aller, c'est bien ça ?
- Cette épreuve est la leur, et vous le savez. Concentrez-vous et rappelez-vous votre entrainement. Il n'y a pas d'émotion...
- Tout n'est qu'ordre et beauté.... Luxe, calme et volupté ?
Le maître correlien ricana à la plaisanterie de son camarade. Zaun avait beau être quelquefois obtus, il ne manquait pas d'esprit. Mais cette pointe d'humour n'avait pas tout à fait calmé l'instructeur du Clan de la Loutre Chantante, qui avait toutefois rangé son sabre laser. Il ne pouvait décemment pas se jeter dans le Labyrinthe. Quel Jedi se serait laissé dominer par ses émotions si facilement ? En tant que professeur, il devait faire confiance à ses élèves, pour le meilleur ou pour le pire. Et si Odan Rurr le surveillait... il le surveillerait en retour.* * *
Vipers, Ben et Jolya arrivèrent rapidement au lieu où Tseh gisait, inconscient. En apercevant la large brûlure au milieu du torse du Iat, la Scion réfréna difficilement un haut-le-cœur. Elle se jeta cependant au chevet de son camarade sonné, des larmes perlant sur ses joues. Alors que Vipers observait lui aussi le pauvre Tseh, Ben Swolo, lui, se jeta contre la grille de l'entrée, l'agrippant à deux mains pour l'ouvrir et enfin sortir de l'enfer vert qui les avait capturés.
- Hgf ! Bon sang ! Elle est coincée !
Le jeune homme eut beau crier, frapper dans la grille du poing ou tenter de la briser à l'aide de racines qu'il brandissait comme des armes, rien n'y fit. Au bout d'une longue minute, ses gesticulations dégagèrent un morceau de lierre, découvrant une petite serrure ovale, aussi large qu'une paume. Son mécanisme paraissait rudimentaire, mais rien de ce que Ben tenta d'y insérer ne put la crocheter.
- On dirait une sorte de vieux mécanisme... Je suis sûr qu'un de ces orbes pourrait l'ouvrir ! Il ne vous en reste pas ?
Tseh n'était pas en mesure de répondre, mais Jolya, qui tentait timidement d'essuyer sa plaie avec sa bure de novice, fit signe que non. Quant à Vipers, il avait déjà détourné son attention de la grille d'entrée et engageait la conversation avec une silhouette qui émergeait de la brume...
- Béli ? Ah ! Tu dois me confondre avec cette jeune impolie ! Je suis pourtant bien plus belle qu'elle, non ?
Les traits de la jeune femme en qui Vipers avait reconnu la padawan Béli Samah se décomposèrent lentement, laissant place au visage ridé d'une personne âgée dont le sourire édenté faisait froid dans le dos.
- Tu m'as dit de te suivre, alors je t'ai suivi, mon petit !
Yaba Baga se mit à rire. Ses éclats de voix stridents semblaient sortis d'un autre monde et auraient même réveillés les morts. Si Tseh n'avait pas encore recouvré ses esprits, cette étrange litanie le tirerait sans nul doute de sa torpeur. De leur côté, Jolya et Ben semblaient pourtant pétrifiés par la peur, immobiles et silencieux. Au bout d'un court instant, la vieille femme disparut. Mais Vipers savait ce que cela signifiait et put directement repérer le corbeau à tête humaine qui se trouvait perché en haut des branches d'un arbuste.
- Il est dommage que tu n'aies pas voulu de moi, cher Vipers. Je ne t'aurais jamais fait de mal. Ni à toi, ni à tes amis.
Le sourire de Yaba s'estompa tout à coup. La veille femme fixait le sentier qui menait au cœur du Labyrinthe.
- Lui, en revanche...
Les quatre novices et l'âne distinguèrent les contours d'une silhouette massive, imposante, guerrière. Mais quand le musculeux Not'Ismee parvint à quelques mètres de Vipers, il s'écroula de tout son long, face contre terre. Un orbe glissa des profondeurs de ses poches et roula jusqu'aux pieds des novices.
- Voilà qui est une bonne nouvelle pour vous ! Vous pouvez sortir... L'oiseau-Yaba s'envola pour atterrir sur le dos sale et couvert de sang du Twi'lek inconscient. ...Et pour moi, c'est l'heure du repas. Finalement, tout le monde trouve son compte !
Mais le public n'avait pas encore aperçut l'entrée en scène de tous les acteurs. Surgissant des fourrés, Shannah se jeta sur Yaba Baga avec un bâton, la manquant de peu. La veille femme, reprenant forme humaine, fit quelques pas de côté en chancelant.
- C'est très peu courtois d'interrompre les gens en plein...
-...Dégage, sorcière ! C'est toi ! C'est toi qui as capturé Jolya, je l'ai vu ! Et maintenant, tu veux finir le travail en dévorant Not'Ismee ! Eh bien, je ne te laisserai pas !
Plus colérique que jamais, Shannah se jeta sur l'habitante des bois, lui envoyant plusieurs coups de bâtons qui fracassèrent la mâchoire de la vieille femme. Yaba Baga tomba au sol en crachant du sang. Shannah n'attendit pas une seconde pour se ruer sur elle et la rouer de coups, encore plus violemment que lorsqu'elle avait passé Sin à tabac quelques temps plus tôt.
- Vi...Vipers ! ..Aide-moi..elle..elle va me...!
Les mots de la créature moururent dans sa bouche alors que la Scion continuait à s'acharner sur elle. Jolya voulut crier quelque chose à l'adresse de sa sœur, mais sa voix disparut dans le fracas ambiant. Ben regarda Tseh, puis Vipers, puis le corps inanimé de Not'Ismee, ne sachant que faire. Finalement, l'humain s'empara de l'orbe à l'aide de la Force.
- On doit absolument quitter cet endroit !, dit-il, les sourcils froncés, en attrapant la main de Jolya et celle de Vipers. Tseh est blessé, Not'Ismee aussi. Il n'y a rien d'autre que nous puissions faire...
- Vipers, à l'aide...
La voix mourante de Yaba Baga se tarit au fond de sa gorge après un nouveau coup. La veille femme bougeait à peine. Shannah, relevée au-dessus d'elle, leva son gourdin vers le ciel, prête à porter le coup fatal.
Qu'allaient donc faire les novices ? Allaient-ils laisser leur camarade arkanienne achever la créature, aussi malsaine était-elle ? S'enfuiraient-ils pour quitter cet endroit maudit et ne jamais plus le retrouver ? Ils n'eurent pas à se poser la question bien longtemps, car Shannah chancela brusquement, fauchée au niveau de la jambe gauche par le bras épais de Not'Ismee, visiblement revigoré.
- Shannah... Arbo... c'est... Bogan... Le Twi'lek semblait avoir du mal à s'exprimer. Sa voix était rauque et son teint toujours livide. ...Je suis désolé...mes amis.
Tombé sur un genou, Not'Ismee plongea ses yeux dans ceux de Vipers, puis de Tseh. Les novices purent lire le chagrin qui l'animait. Leur camarade tendit ses paumes vers eux en signe d'apaisement, puis s'écroula de nouveau. Il n'avait pas eu la force de se maintenir éveillé plus longtemps, mais il paraissait au moins remis de ce qui l'avait affecté dans le Labyrinthe.
Le court instant durant lequel Shannah avait relâché son étreinte sur Yaba Baga avait suffi à la créature sylvestre pour s'échapper. La vieille femme rampait misérablement au sol, se dirigeant vers le centre du Labyrinthe. Elle allait cependant beaucoup trop lentement pour distancer des novices encore dotés d'un peu d'énergie. Shannah regarda Vipers, puis lui tendit son gourdin :
- A toi l'honneur. -
Post n°22
Auteur : TsehTseh avait beaucoup souffert dans le Labyrinthe. Il avait affronté pas mal d’épreuves. Il avait d’abord vu ce qu’il aurait pu devenir s’il était resté chez les Iats, un pauvre charognard condamné à se nourrir de cadavres humain et avec comment ambition de dévorer son chef pour perdre ses pouvoirs. Puis il avait été tenté avec de la nourriture, un point faible notable chez Tseh. Il avait vu pour la première fois Notch Nitsy lors de ce banquet. Puis il avait affronté une première fois Taharqua, mais surtout il avait découvert que s’il restait prisonnier de son passé, son avenir risquait d’en pâtir comme l’avait si bien illustré la vision des cadavres de ses amis du Sanctuaire. Il avait ensuite revu Notch Nitsy et Taharqua. A ce moment là, il était avec Shannah et Sin. Il avait fait preuve de lâcheté à ce moment là et cela lui avait coûté cher. Il avait perdu la confiance de ses camarades et avait failli se retrouver seul. Et Notch Nitsy avait profité de ce moment pour réapparaitre. Mais Sin et lui avaient fini par retrouver le courage et celui-ci avait fini par vaincre la créature obscure. Cela avait permis à Tseh et Sin de commencer à se rapprocher. Puis leur épreuve s’était terminée par la rencontre de Not’Ismee possédé par le côté obscur. Sin, l’âne et lui avaient réussi à le vaincre non sans que Tseh ne se soit pris un coup de sabre-laser. Mais ils avaient échoué, quand Sin et Parbélénos avaient quitté l’entrée du Labyrinthe, Not’Ismee avait repris ses esprits et avait assomé Tseh.
Le jeune homme était désormais ailleurs. Il s’était retrouvé près du Lac Fektur. Il appréciait cet endroit. C’était ici que Vipers lui avait fait découvrir la Force à travers la méditation. Il y était retourné avec Tarennos pour travailler sur sa maîtrise de la Force. Le jeune homme souffrait d’un blocage lié aux croyances de son monde d’origine encore tenaces. Cela avait fait qu’il s’était retrouvé face au dieu protecteur des chefs et tout les chefs de la tribu Iats.
Mais cette fois là, il avait été sous la forme d’une antilope face à des chasseurs expérimentés.
Tseh était ce coup-ci toujours sous forme humaine. Il soupira de soulagement. Il préférait cette forme à celle de l’hippotrague, au moins il pourrait utiliser plus efficacement ce qu’il avait appris lors de sa formation. Tseh craignait que le dieu-oiseau ne revienne, d’autant que le côté obscur était puissant ici.
Et c’est ce qu’il arriva. Le ciel devint de nouveau sombre et une forme ailée dorée familière se posa devant Tseh avant de prendre une forme humaine. Les chefs Iats dont Taharqua apparurent de nouveau derrière-elle.
- Je me retrouve de nouveau ici à devoir remettre un cloporte à sa place …
Tseh soupira. Cette créature était ce qui l’empêchait de pouvoir utiliser la Force. C’était la dernière chaine de son passé qui l’entravait pour se tourner vers son avenir.
- Tu as beau lutter, tu ne pourras pas m’échapper cette fois ! Je suis le dieu qui dirige les hommes de ce monde et ils doivent rester à leur place !
Les chefs encerclèrent Tseh et désignèrent tous d’un doigt accusateur le jeune homme.
- Tu as volé un pouvoir qui était destiné à ton chef et à son fils. Tu es en vie alors que ta tribu est morte et tu as rejoint une tribu impie qui traite le fils du chef Taharqua de façon indigne de son rang ! Pour ça tu mérite la torture lente jusqu’à ce que tu meures. La mort directe est bien trop douce …
Le faux-dieu tournait autour de Tseh. Il fit un sourire sadique sentant que sa victoire était proche.
- Je suis le seul à avoir le droit à la Force et les chefs aussi. Rien d’autre n’aura la Force !![Flash unavailable]
Tseh vit soudain le ciel s’assombrir et l’eau du lac devenir lumineuse. Un lumière ambrée ayant un côté apaisant. Les chefs et le dieu-oiseau se tournèrent vers le lac. Un des hommes se mit à toucher l’eau et des animaux surgirent. Des formes animales fantômatiques d’une lumière bleutée comme des fantômes de Force. Toutes ces espèces, Tseh les connaissaient, elles venaient toutes de son monde d’origine. Des antilopes diverses, des poissons, des repataviens. Un hippotragus passa du côté du jeune homme. Tseh vit des loups lui tourner autour avant de repartir. Des hommes sur des bateaux voguaient aux côtés de prédateurs et proies. Un festival de défunts pleins de vie. Une procession qui allait jusqu'au ciel. La Force se montrait à ces chefs prétentieux sa vraie forme. Elle englobait toutes les formes de vies, aussi bien un poisson-poulpe en bas de la chaîne alimentaire qu’un redoutable lézard-lion, un miséreux qu’un chef. La Force ne faisait aucune différence. Elle était comme la Galaxie, elle ne se résumait pas qu’à quelques mondes, c’était bien plus vaste.
Tseh reconnu l’homme sensitif qu’il avait vu enfant. Il était sous la forme d’un fantôme de Force. Puis d’autres personnes apparurent. Tous semblaient-être des sensitifs défunts des membres de leur famille qui avaient succombés aux mauvais traitements. Ils encerclèrent les chefs et se révélaient bien plus nombreux qu’eux.
- Merci de t’être soucié de moi et des autres …
Il fallait dire que les plupart des sensitifs de cette lune étaient persécutés. Les chefs voyaient les sensitifs non-issus de leur lignée comme des monstres à abattre, des usurpateurs. Mais la Force avait montré à Tseh que ces chefs et leur divinité n’étaient pas grand-chose dans ce vaste monde, tout comme lui. Ils étaient un tout, aucun être n’était supérieur à un autre. Ils étaient tous égaux aux yeux de la Force. Les Jedi lui avaient appris que la Force était vivante, avait une volonté, elle était un tout, elle maintenait l’équilibre chez les êtres-vivants des différents mondes.
Tseh avait repris son calme, sa victoire contre Notch Nitsy ainsi que la mémoire de son père lui donnaient des atouts pour affronter ces montres du passé qui l'empêchaient d'utiliser la Force. Tseh repensa aux cours de Zaun et Tarennos, notamment sur la mort et aussi l'histoire des Jedi. Les Jedi existaient depuis des millénaires. Malgré les difficultés, les erreurs et les persécutions, ils arrivaient encore à survivre. Ils étaient très affaiblis mais encore vivants. Tseh s’avança vers le faux-dieu et ses disciples. Il désigna la procession d’animaux et de navires derrière lui.
- Voyez devant vous, voilà ce qu’est la Force. Elle n’est pas le privilège de quelques uns, elle est en tout le monde. Certains ont plus d’affinités avec elle, certes, mais ils mourront comme les autres. On est tous égaux face à la mort.
Tseh désigna l’homme qu’il avait connu enfant lors de son excursion au sein d’une autre tribu.
- Cet homme a eu beau être brulé et découpé en morceaux, il a rejoint quand-même la Force tout comme un chef qui a eu le droit à des funérailles fastueuses avec dans sa tombe de quoi nourrir tout un village.
Le faux-dieu regardait de gauche à droite effrayé par cette Force qui le contredisait de voir ce qu’il redoutait, que la Force dévoile sa vraie-nature et le condamne. Les doigts accusateurs des sensitifs envers le faux-dieu se firent bien plus nombreux que ceux des chefs envers Tseh. Ils commencèrent à narrer leur récit. Tous parlaient de chefs imbus d’eux-même qui usaient de ce dieu comme prétexte pour justifier les pires atrocités sur des gens qui avaient une chose qu’ils convoitaient.
- Mon chef m'a torturé parce que j'avais des pouvoirs qu'il ne pouvait pas avoir.
- On m'a assassiné parce que ma fille avait des pouvoirs qu'elle n'avait pas choisi d'avoir et je ne voulais pas qu'on l'assassine !
- Mon chef était jaloux de mes pouvoirs et voulait se sentir fort en me torturant.
- On nous a tués car on refusait de tuer notre fille pour laver l'honneur de la famille.
- Ma famille m'a tuée pour laver son honneur. Avant ça, des hommes de la tribu m'ont violée pour se défouler sur moi.
Les discours continuèrent. La Force montrait que Tseh n’était en réalité loin d’être seul.
- Le chef de notre tribu, Taharqua avait peur d’un môme et a préféré envoyer ses hommes faire le sale boulot pour m’assassiner ma femme et moi ! Parce que je voulais pas qu’on martyrise mon fils à cause d’une chose qu’il n’a jamais choisi. Il avait beau avoir la Force, il n’a jamais cherché à prendre la place de chef, il voulait seulement vivre au sein de sa tribu.
Tseh se retourna, il pouvait voir son père venir à ses côtés. Ce potier s’était opposé à un chef de tribu considéré comme un dieu à la décision de réifier son fils pour qu’il devienne un simple déchet sur lequel on pouvait se défouler. Rayu avait toujours appris à Tseh l’humilité, mais aussi à croire en lui et avoir assez de fierté pour ne pas être écrasé par les autres et sans tomber dans l’orgueil. Mais cette dernière leçon, Tseh avait encore du mal à totalement l’assimiler. Il avait tendance à s’écraser surtout après des années où il avait été traité comme un moins que rien. L'homme regarda en direction du Sanctuaire.
- Je suis fier que mon fils ait une trouvé une tribu où il est heureux.
Son père disparu parmi les sensitifs et leurs familles comme pour signifier qu’il devait désormais se concentrer sur son avenir. Ces démons devant lui étaient ses derniers obstacles. Malgré le fait qu'ils soient fait d'une lumière dorée, le dieu et les chefs étaient en réalités bien sombres, ce dieu était à l'image de ces chef. Imbu de lui-même et voyant tout ceux qui ont une chose qu'il convoite comme une menace.
- Tu n’aurais jamais du rejoindre cette tribu. Tu n’es personne ! Ces gensc ces animaux, ne sont rient aussi ! Tu ne vaut rien ! C’est la même chose pour cette tribu ! Les membres de cette tribu ont une chose qu'ils ne devraient pas avoir. Une chose réservée à de vrais chefs !
Le jeune homme se mit à avancer de nouveau vers le faux-dieu et les chefs qui tentaient de nier cette évidence sous leurs yeux.
- Tu déshonores ta tribu, ta famille en volant les pouvoirs réservés aux chefs.
- Ces pouvoirs, je ne les ai pas volés, c’est la Force qui me les a donnés, comme à tous ces gens. Et je vais devenir Jedi afin de me rendre digne de ce que la Force m’a offert. De faire ce que d’autres de mon monde n’ont pas eu la chance de faire à cause de vous et de votre soif de pouvoir. Et parce que vous ne pouviez pas contrôler le monde sauvage et avoir les capacités des sensitifs dans votre quête de pouvoir, vous avez donc diaboliser ces gens et le monde qui vous entour. Mon ami Vipers m’a dit qu’il voulait utiliser ces pouvoirs pour aider les autres. Il n’est que novice, comme moi, mais il est bien plus digne d’être un chef que vous tous réunis.
- Un membre de cette tribu impie, digne d’être chef ?! Arrêtes de rêver !
- Les Jedi tentent de se rendre dignes de ce que la Force leur a donné. Ils cherchent pas à asservir des gens et à se comporter comme des tyrans. Ceux qui l’ont fait ont fini par connaitre le sort de tout-être vivant, la mort. La Force leur a rappelé qu’ils ne valaient pas plus que les autres et que ce qu’elle leur avait donné, elle pouvait le reprendre. J'ai appris l'histoire de chefs Siths qui comme vous étaient assoiffés de pouvoir et de contrôle. Mais la Force a finit par leur rappeler quelle était leur place dans ce monde.
Les chefs continuaient à résister au travers de ces vielles croyances que Tseh avait assimilé pendant des années poussés par la puissance du Labyrinthe d’Arbo. Mais la Force lui avait montré qu’elle était avec lui et l’aiderait à lutter contre ces superstitions obsolètes le faisant tant souffrir. Elle lui avait montré que les adorateurs de ce dieu d’arrogance n’étaient qu’un grain de sable dans un univers bien plus vaste. Et elle continua dans la lancée. Alors que Tseh avançait, les animaux et les hommes commencèrent à se rassembler dans la direction des chefs et de leur idole.
- Maître Tarennos, Yuda m'ont dit de ne pas laisser mon passé décider pour moi. Ce n'est pas vous déciderez pour moi. Je suis libre de choisir ma propre voie. Désormais, je vais faire en sorte que la Force vous remette à votre place afin que vous arrêtiez de décider pour moi. Je ne suis plus le paria d'un chef paranoïaque et avide de pouvoir se prenant pour un dieu. Je suis un Novice Jedi et je deviendrais Jedi, je ne veux pas être un poids mort pour ma tribu, je veux me rendre digne de son accueil.
Les animaux commencèrent à charger vers les chefs et leur faux-dieu. Ils commençaient à réaliser qu'ils n'étaient pas grand-chose face à la puissance de la Force.
- Maintenant retournez à votre place et laissez moi avancer !
Tseh n'avait jamais eu l'occasion de connaître le rite de passage à l'âge adulte. Il était resté aux yeux de la tribu un enfant, pire il avait été dégradé à l'état de déchet. Aux yeux des Iats, il valait pas mieux qu'une poterie cassée. Mais aux yeux des Jedi, il était un membre à part entière de la tribu.
La charge des esprits prit de l'intensité et ils se ruèrent sur les chefs qui commençaient à s’affaiblir. Tseh vit des animaux le dépasser et passer au dessus de lui. Il se baissa au passage d'un parasaurolophus, le plus grand animal terrestre de sa lune. Les chefs furent frappé par le flot de ces esprits qu'ils jugeaient impies. Ceux-ci tentèrent de résister, mais ils ne le purent pas bien longtemps et finirent par être emportés par ce flot d'esprits générés par la Force à travers l'esprit de Tseh. Les esprit des sensitifs défunts se mirent à suivre les animaux et certains grimpèrent dans les grands navires qui accompagnaient les animaux et partirent en direction du dieu qui était toujours là.
- Tu ne m'auras pas, rien n'est plus puissant que moi !!!
Mais le flot ne s'arrêta pas et un étrange canidé à six membres et au museau allongé et recourbé apparu et s'arrêta devant Tseh. Le jeune homme reconnaissait cet être. C'était chez les Iats et les tribus de cette planète le dieu représentant le monde sauvage et les sensitifs non issus de lignées de chefs. Ce contre quoi les chefs luttaient en maltraitant les sensitifs et chassant les animaux sauvages pour le sport. Ils luttaient contre ce qu'ils ne pouvaient pas contrôler dans leur quête de pouvoir. Parce qu'ils ne pouvaient pas prendre ce qu'ils avaient pour les sensitifs et le contrôler pour le monde sauvage, ils les persécutaient et les diabolisaient. Le chien représentait cette Force qu'ils ne comprenait pas et qu'ils voulaient contrôler à tout prix car elle faisait de l'ombre à leur pouvoir. Un peu comme les Siths.
Le canidé se détourna de Tseh et chargea en direction du dieu-oiseau sous forme humaine. La créature se déplaçait avec grande agilité. il bondit sur le dos d'un oryx, puis d'un nerf sauvage comme tremplin et bondit que le dieu-oiseau qu'il attrapa par la gorge pour l'emporter dans le flot d'esprits de Force.
- Noonnn !!! Je suis plus puissant !!! Je suis un dieu, le plus puissant !!!
Il ne put pas lutter face à ce qu'était la Force. Puis tous disparurent dans le lac Fektur emportant les démons du passé.
- Non tu n'es pas un dieu, tu n'es que le fantasme de chefs imbus d'eux-mêmes qu'ils ont enfoncé dans le crâne de tous pour contrôler tout le monde !
Tseh senti que le pouvoir obscur s’était affaibli. Mais il avait déjà vaincu un démon en lui, quelque chose qui le reliait encore à son passé de paria. Il sentait que cette barrière avait enfin cédé. Il allait sûrement pouvoir utiliser la Force. Il senti une vague de sérénité l’envahir. Il s’allongea dans l’herbe au bord du lac Fektur épuisé. Insconscient, il ignorait que Shannah avait affaibli Yaba Baga en même temps que le dieu-oiseau s'était affaibli. Il ignorait tout de ce qu'il s'était passé. -
Post n°23
Auteur : VipersBen avait essayé d’ouvrir la grille de sortie qui bloquait l’entrée du Labyrinthe d’Argo, malheureusement il remarqua que seuls les orbes que maître Zaun nous avait envoyés chercher permettaient d’ouvrir cette porte grâce à une petite serrure dissimulé sous une branche. Je ne possédais plus l’orbe que j’avais trouvé, Béli me l’avait prise lorsque j’avais rencontré Yaba Bega. Puis une silhouette familière que j’avais prise pour Béli se rapprochait de nous.
- Béli ? Ah ! Tu dois me confondre avec cette jeune impolie ! Je suis pourtant bien plus belle qu'elle, non ?
Non ce n’était pas possible Yaba m’avait suivi. La silhouette que j’avais prise pour Béli était en fait Yaba. J’avais dit à Yaba de venir avec moi si elle voulait. Elle avait soigné et sans doute sauvé mes camarades donc je ne pouvais pas l’abandonner. Je sentais qu’il y avait encore du bon en elle sinon pourquoi m’aurait-elle aidé, j’avais encore tellement de questions sans réponse si seulement maître Zaun était là. Puis Yaba disparu de mon champ de vision mais la connaissant je savais qu’elle c’était une nouvelle fois transformer en corbeau et j’avais raison. Je pus la distinguer sur les branches d’un arbre à côté de moi. Mes camarades étaient terrifiés par cette femme.
- Il est dommage que tu n'aies pas voulu de moi, cher Vipers. Je ne t'aurais jamais fait de mal. Ni à toi, ni à tes amis.
- Je le sais Yaba et c’est pour cela que je ne t’es pas attaqué.
Puis d’un coup Yaba regarda en direction du chemin qui menait à la grille du Labyrinthe.
- Lui, en revanche...
Nous nous tournèrent tous ensemble dans cette direction puis nous purent distinguer une silhouette imposante qui titubait en marchant. Elle s’approcha de moi et je pus distinguer que c’était Not’Ismee. Il s’écroula à quelques mètres devant moi en laissant tombé une des orbes que nous cherchions afin de pouvoir sortir du Labyrinthe.
- Voilà qui est une bonne nouvelle pour vous ! Vous pouvez sortir... Et pour moi, c'est l'heure du repas. Finalement, tout le monde trouve son compte !
- Non Yaba je ne te laisserais pas manger mon camarade, tu as dit que tu ne toucherais pas mes amis Not’Ismee est l’un de mes amis aussi.
J’allais me rendre près de Not’Ismee afin de le protéger de Yaba quand soudain Shannah sortie des fourrés à côté de nous. Elle avait un bâton et essaya de frapper Yaba avec. Yaba esquiva le coup et repris forme humaine en chancelant de quelques pas.
-...Dégage, sorcière ! C'est toi ! C'est toi qui as capturé Jolya, je l'ai vu ! Et maintenant, tu veux finir le travail en dévorant Not'Ismee ! Eh bien, je ne te laisserai pas !
Shannah donna de nouveau plusieurs coups avec son bâton à Yaba, le premier lui fracassa la mâchoire faisant gicler du sang sur le sol. Yaba s’écroula par terre pendant que Shannah continuait à la marteler de coup plus féroce les uns que les autres. Je n’avais jamais vu Shannah dans une telle rage, elle était comme posséder. Yaba m’appela afin que je puisse l’aider mais je ne pus le faire immédiatement car Ben se saisit de l’orbe par la Force et me tira avec Jolya par la main.
- On doit absolument quitter cet endroit ! Tseh est blessé, Not'Ismee aussi. Il n'y a rien d'autre que nous puissions faire...
- Non Ben je ne laisserais personne derrière moi, lâche-moi, je retirai ma main de la sienne. Nous devons aider nos amis, nos frères sinon nous ne valons pas mieux que les Sith en abandonnant nos blessés et alliés.
- Vipers, à l'aide...
Yaba m’appelait encore à l’aide. Shannah était au-dessus d’elle. Yaba était en piteux état, ma camarade l’avait tellement corrigé que son visage était méconnaissable. Du sang et des hématomes avaient pris place sur son visage. Soudain je vis Shannah s’écrouler, Not’Ismee c’était réveiller et il venait d’attraper la jambe gauche de Shannah, ce qui la fit tomber lourdement sur le sol.
- Shannah... Arbo... c'est... Bogan... Je suis désolé...mes amis.
Not’Ismee était à genoux et il me regarda droit dans les yeux et tendit ses mains devant moi en signent d’apaisement. Puis il s’écroula devant nous de tout son long. Yaba Baga avait réussi à s’éloigner un petit peu de Shannah le temps de l’intervention de mon camarade. Malheureusement pour elle et étant dans un si piteux état elle n’avait réussi qu’à faire quelques mètres en rampant en direction du centre du Labyrinthe. Shannah me regarda droit dans les yeux et me dit.
- A toi l'honneur.
- Merci mais non je ne tuerais pas Yaba, tu sais que même si elle a enlevé ta sœur c’est aussi elle qui l’a sauvée et Ben aussi. Me retournant dans la direction de Ben je lui dis : Ouvre la grille Ben et aide-moi à mettre Not’Ismee sur l’âne. Shannah et Jolya prenez Tseh avec vous et sortez, je reste ici le temps que Béli, Parbélénos et Sin arrivent et je vais m’occuper de Yaba.
Ben ne se fis pas prier, il ouvrit la grille du Labyrinthe grâce à l’orbe que Not’Ismee avait fait tomber devant nous, ensuite il m’aida à charger Not’Ismee sur l’âne qui ce laissa faire. Cet âne avait traversé pas mal d’épreuve avec Tseh et moi-même. Je le remerciais intérieurement de sa présence car plus d’une fois il m’avait sauvé la mise pour transporter des gens. Pendant ce temps-là Shannah et Jolya avaient récupéré Tseh et l’avaient fait sortir du Labyrinthe. Puis c’était au tour de Ben et de Not’Ismee de les rejoindre. Je criai en direction de la sortie.
- Laissez bien la grille ouverte et aller directement à l’infirmerie, Maître Zaun doit nous attendre à la sortie dites-lui que tout va bien pour l’instant mais que j’aimerais avoir son avis sur le Jedi déchu.
Je ne reçus aucune réponse de mes camarades. Je me demandais ce que j’allais faire. Puis je retournai voir Yaba qui était resté allongé sur le sol. Elle était vraiment dans un piteux état.
- Je suis désolé pour ce qui t’est arrivé Yaba mais il ne faut pas toucher à la sœur de Shannah, elle s’emporte assez facilement quand cela arrive et je parle en connaissance de cause.
Yaba ne réagit pas à mes paroles, elle avait l’air évanouis, je ne savais pas quoi faire avec elle. Quand soudain j’entendis du bruit derrière moi. Je me retournai rapidement et je serrai dans mes mains le gourdin que Shannah m’avait donné, je me préparais à faire face à n’importe quelle éventualité. Je fus rassuré quand je pus enfin distingués les traits de mes derniers camarades. Béli, Parbélénos et Sin étaient devant moi. Parbélénos fut le premier à parler.
- Vipers ça va ? Qu’est-ce que tu fais ici tout seul ? Où sont les autres ?
- Les autres sont sortis du Labyrinthe et moi je vous attendais avec Yaba pour que vous puissiez m’aider à la sortir d’ici.
- Qui est cette Yaba ? Demande Parbélénos en me regardant perplexe.
- C’est Yaba Baga, la Jedi corrompu qui hante la Labyrinthe. Mais elle est en piteux état, elle est inconsciente et j’en aurais profité pour l’emmener à Maître Zaun.
- D’accord, je vais t’aider.
Béli soupira et sortit du Labyrinthe tandis que Parbélénos s’approchait de moi afin de m’aider à relever Yaba pour sortir du Labyrinthe ensemble. Malheureusement à la sortie du Labyrinthe d’Argo la scène que je pus voir me laissa perplexe. Maître Zaun était auprès de Tseh, la blessure qu’avait subie mon camarade était une blessure due à un sabre laser et maître Zaun savait parfaitement que si aucun Padawan n’était rentré dans le Labyrinthe d’Arbo avec le Clan de la Loutre Chantante cela ne serait pas arrivé.
Maître Odan Rurr était là aussi, je me demandais pourquoi un membre du Conseil était ici, je ne comprenais pas ce qui se passait. Une tension palpable se faisait sentir entre les deux maîtres. Il y avait dû avoir un problème pour qu’un maître du Conseil soit là mais qu’elle était ce problème. J’osa poser la question à mon maître
- Maître Zaun, qu’est-ce qu’il ce passe ? Pourquoi Maître Odan Rurr est là ? Et je vous ai ramené Yaba Baga une Jedi déchus. Que devenons-nous faire d’elle ? Elle est gravement blessée. -
Post n°24
Auteur : Kath AplazmSpoiler : Fond musical
- Par la Force !...
La porte du Labyrinthe venait de s'ouvrir avec fracas, poussée par un Ben aussi essoufflé que soulagé d'enfin en finir avec ce maudit dédale. Le jeune novice fut rapidement renversé sur un amas de feuilles mortes par l'âne, qui trotta vers l'extérieur en brayant sans interruption, Not'Ismee inconscient sur son dos.
- Eh bien, il est en forme, çui-là... mais...et Tseh ? Tseh ?
L'adolescent constata avec soulagement que ses condisciples Sin et Jolya avaient déjà porté le Iat aux côtés de maître Zaun, qui s'était précipité vers ses élèves afin de soigner leurs blessures. L'instructeur paraissait soucieux et des rides immenses lui striaient le front, comme s'il avait gagné dix ans en l'espace d'une heure. Ses yeux fatigués inspectaient la blessure de Tseh tandis qu'il essayait d'apaiser l'esprit du novice au moyen de quelque technique de Force dont seul un maître Jedi expérimenté avait le secret.
- Une blessure au sabre laser...mais...qui ?
Le regard d'Al'kyor Zaun croisa le visage interdit de Parbélénos, mais Béli Samah était quant à elle hors de son champ de vision. Le maître Jedi attendait des explications de la part des padawan en charge de l'expédition et le timbre de sa voix laissait supposer qu'un sermon bien senti s'apprêtait. Humblement, l'Adarien, qui avait laissé Vipers quelques pas derrière lui, vint s'agenouiller aux côtés de Tseh, le front baissé et les traits déformés par le regret.
- C'est ma faute, maître. Je n'ai pas été assez vigilant malgré vos mises en garde et n'ai pu empêcher un tel accident. J'espère que vous ne châtierez pas le jeune Not'Ismee, il n'avait pas conscience de ses actes.
Zaun ne répondit nullement, mais accueilli les paroles de l'Adarien en fronçant les sourcils. Les punitions diverses attendraient, il avait une affaire plus urgente à régler, bien que la vie du Iat Tseh n'ait plus l'air d'être en jeu. Une fois les premiers soins prodigués, il enverrait le novice sous bonne escorte vers l'infirmerie du Sanctuaire, après quoi il prendrait le temps de réfléchir à l'implication de chacun dans les évènements de ces dernières heures et aux sanctions à adopter.
Les mains du maître Jedi parcoururent longuement la plaie cautérisée, influant sur les cellules encore vivantes du Iat pour l'aider, lentement, à récupérer. Zaun se mordit la lèvre inférieure et s'attacha à rester concentré. Cette blessure n'était pas une simple brûlure : elle avait été infligée avec l'intention de tuer et était chargée du Côté Obscur de la Force. Le professeur essuya une goutte de sueur qui perlait sur son front d'un revers de la manche. Il n'aurait jamais dû amener ses élèves ici. Jamais.
Posant la main sur le front de Tseh, il ressentit alors une Force qui s'échappait et le fit tressaillir. Qu'est-ce que cela pouvait être ?< Bogan. >
Un petit groupe de novices se tenait encore dans l'entrée du Labyrinthe. Ben, encore un peu sonné des évènements, recomptait ses hématomes tandis que Shannah observait le sang sur son gourdin disparaitre comme par enchantement. Qui avait-elle frappé ? Elle ne s'en souvenait plus. Elle jeta derrière elle un regard à Vipers, bon dernier. Il avait l'air de soutenir un poids invisible, les bras écartés. Que pouvait-il bien faire ? La Scion jeta derrière elle son bâton avec un haussement d'épaules et retourna son attention sur sa sœur. Cette dernière paraissait indemne, quoi qui ait pu lui arriver dans le Labyrinthe. Cela lui suffisait.
Quand Vipers arriva aux côtés de maître Zaun, Yaba Baga sous le bras, il ne remarqua pas immédiatement que personne ne semblait plus prêter attention à l'apparition de la clairière. La vieille femme était d'ailleurs presque invisible à ses propres yeux, de sorte qu'il ne voyait plus que ses yeux brillants et son sourire édenté. Les questions de Vipers étaient certainement nombreuses, mais le jeune novice ne trouva pas de réponse satisfaisante dans la bouche de son instructeur, fort occupé, qui se contenta de lui lancer un regard sévère, teinté d'une pointe d'incompréhension.
Ce fut le maître Odan Rurr qui vint à la rencontre de Vipers. Vieux briscard doté d'une grande expérience, le Corellien avait immédiatement remarqué l'attitude étrange du novice qui sortait du Labyrinthe. Sans dire un mot, le membre du Conseil invita Vipers à le rejoindre à l'écart du reste du groupe, très affairé à prendre soin des novices Tseh et Not'Ismee, blessés à des degrés divers. Les voyant s'éloigner, Sin Vigazo lança en coin à Vipers un regard inquiet, mais s'abstint de tout commentaire.
- Si mon ouïe de vieillard ne me trompe pas, je t'ai entendu évoquer Yaba Baga, dit-il une fois qu'ils furent suffisamment loin du reste des Jedi. Odan Rurr parlait d'une voix basse mais grave et assurée. Ses yeux étaient rivés sur la forme que Vipers soutenait toujours, mais qui avait presque complètement disparu. Une vieille légende Ewok. Elle serait la réincarnation d'un être maléfique qui aurait asservi les Ewoks il y a des centaines, des milliers d'années. Vaincue par le Jedi déchu Arbo, elle aurait été forcée de protéger le Labyrinthe... qui serait devenu sa prison.
Le maître corellien se caressa la barbe, perplexe. Ses yeux inquisiteurs inspectaient Vipers sous toutes les coutures. Après tout, il s'agissait bien là du garçon qui avait révélé l'existence du Sanctuaire à un groupe de pirates ; il fallait demeurer prudent et bien comprendre ce qu'il avait pu voir ou faire dans le Labyrinthe d'Arbo, d'autant que plusieurs novices avaient failli y laisser leur peau.
- Il est dit que seul un Jedi a le pouvoir de libérer Yaba Baga de sa malédiction. Le maître marqua une pause. La présence aux côtés de Vipers avait maintenant complètement disparu. ...ce ne sont peut-être que des balivernes d'autochtones primitifs. Mais, selon mon expérience, elles sont rarement infondées. Dis-moi, qu'est devenue la Yaba Baga que tu as dit escorter ?< Merci, mon petit Vipers. Et à bientôt.>
Une voix résonna dans l'esprit du novice. Elle paraissait proche et lointaine à la fois, soulagée mais extrêmement calme. Les yeux et la bouche de Yaba Baga avaient désormais disparu, comme s'ils s'étaient dilués dans l'air. Une bourrasque de vent emmena quelques feuilles mortes vers la pente qui menait au Sanctuaire. Béli, qui remontait déjà vers les chambres de méditation, se retourna pour observer la scène en contrebas. Quand son regard croisa celui de Vipers, il put admirer la profondeur de ses iris bleus, presque gris. Le novice Jedi put sentir quelque chose de solide au creux de sa paume. En ouvrant ses doigts, il découvrirait un cristal de sabre laser, brillant d'une lueur surnaturelle. Béli lui sourit amicalement puis lui adressa un clin d’œil. La jeune femme se retourna ensuite pour reprendre sa route vers le quartier général des Jedi, silencieusement.
Odan Rurr intima au novice humain de rejoindre ses compagnons une fois qu'il eut répondu à sa question. Le visage interdit, presque mystérieux, le maître Jedi alla ensuite refermer la grille du Labyrinthe. Ceux qui l'observaient de loin voyaient là un geste plein d'assurance, mais au fond de lui, le vieil homme avait frissonné. Une goutte de pluie s'écrasa sur son nez. Une averse se préparait. Alors que maître Zaun et ses élèves quittaient les lieux, portant les blessés à l'aide de l'âne et de la Force, le membre du Conseil s'agenouilla et se mit à méditer. Sur la Force, sur l'avenir. Sur l'Ashla et le Bogan.
Jetant un dernier coup d’œil derrière lui pour s'assurer que l'entièreté du Clan de la Loutre Chantante l'accompagnait, Al'kyor Zaun s'attarda sur cette figure mystique et décidément inquiétante. Les voies du Conseil étaient impénétrables.HRP : Il reste une dernière étape à votre formation, qui devrait durer un ou deux posts grand maximum. Rendez-vous ici où vous raconterez les suites de vos aventures dans le Labyrinthe (ce qui vous est arrivé après), environ deux semaines de cours après. Maître Od'Hun (joué par votre serviteur) vous accueillera pour parachever votre formation par la création d'un premier sabre laser.
Vous pouvez encore réagir sur ce topic-ci si vous voulez répondre directement à ce qui s'est passé. Je me suis en tout cas bien amusé à développer ce RP et suis assez heureux du dénouement. Tseh a grandement évolué dans son personnage en affrontant les guerriers Iat, Notch Nitsy et Not'Ismee, tandis que Vipers a dû faire face à des choix cornéliens qui le suivront peut-être encore (on verra !). Je vous remercie tous les deux pour ce RP et j'espère qu'il vous aura plu, même s'il a pu vous sembler un peu long. Je vous engage à faire preuve d'autant de rigueur, de folie et d'originalité dans la suite de vos RPs et surtout à toujours prendre du plaisir.
On se voit à l'armurerie ! -
Post n°25
Auteur : VipersCa y est je sortais enfin du Labyrinthe d’Arbo. Cette épreuve avait été éprouvante et le fait de porter Yaba pour sortir m’avait vidé de mes dernières forces. J’étais le dernier à sortir du Labyrinthe et je me dirigeai vers maître Zaun afin de lui remettre Yaba mais arrivant auprès de mon maître mes questions restèrent sans réponse. Yaba était en train de disparaitre de mes bras. Je ne pouvais plus que discerner ses yeux brillants et son sourire malicieux.
Puis je pus voir que le maître Odan Rurr venait à ma rencontre. Il me fit signe de le suivre et nous nous mettions à l’écart tous les deux. En chemin Sin me fit un regard en coin mais s’abstint de me parler voyant que maître Rurr m’emmenait à l’écart.
- Si mon ouïe de vieillard ne me trompe pas, je t'ai entendu évoquer Yaba Baga. Une vieille légende Ewok. Elle serait la réincarnation d'un être maléfique qui aurait asservi les Ewoks il y a des centaines, des milliers d'années. Vaincue par le Jedi déchu Arbo, elle aurait été forcée de protéger le Labyrinthe... qui serait devenu sa prison.<Sa prison ? Qu’est-ce que cela voulait dire ?>
Je ne comprenais pas les paroles de Maître Rurr et il rajouta voyant mon regard interrogateur.
- Il est dit que seul un Jedi a le pouvoir de libérer Yaba Baga de sa malédiction. ...Ce ne sont peut-être que des balivernes d'autochtones primitifs. Mais, selon mon expérience, elles sont rarement infondées. Dis-moi, qu'est devenue la Yaba Baga que tu as dit escorter ?
- Je suis désolé Maître mais je la portais quand je suis sortis du Labyrinthe, elle avait perdu beaucoup de sang et elle avait besoin de soin urgent. Je ne savais pas que c’était un être maléfique. Elle était dans mes bras quand je suis sorti mais maintenant elle a disparu.
J’étais dépité et je baissai la tête devant maître Rurr. Je me mis à réfléchir à toutes les erreurs que j’avais encore faites, la deuxième depuis que j’avais commencé mon apprentissage de Jedi. J’avais libéré un être maléfique qui était enfermé depuis des milliers d’années. Soudain j’entendis une voix familière dans mon esprit.< Merci, mon petit Vipers. Et à bientôt.>
Yaba, grâce à moi elle était libre. J’avais fait encore beaucoup d’erreur aujourd’hui. Je n’étais pas parvenu à protéger Tseh qui avait subi une attaque au sabre laser et en plus j’avais libéré Yaba Baga.
- Maître, Yaba vient de me remercier dans mon esprit, je suis désolé, pardonnez-moi.
Je mis un genou à terre et baissai les yeux devant maître Rurr afin de l’implorer de me pardonner pour cette nouvelle erreur que j’avais commise. Je me relevai et pu voir Béli au loin. Elle était déjà reparti en direction du Sanctuaire et nos regards se croisèrent quelques instants. Je pus voir au loin ses yeux bleutés et presque gris brillé d’une lumière éblouissante.
Soudain je sentis quelque chose dans ma main. Je l’ouvris et y découvris un cristal de sabre laser. Il brillait d’une lueur surnaturelle. Il était bleu et les reflets s’écrasaient dans mes mains. Je relevais la tête et vis Béli me sourire et me faire un clin d’œil avant de repartir précipitamment en direction du Sanctuaire.Spoiler : Cristal
Je rangeai le cristal dans ma bure et avec l’accord du maître Odan Rurr je rejoignis maître Zaun et mes autres camarades du Clan de la Loutre Chantante. J’étais inquiet pour Tseh et sa blessure avait l’air sérieuse. Nous nous dirigeâmes alors tous ensemble en direction de l’infirmerie.
Suites
