Armurerie Jedi (Salle aux Cristaux)
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Post n°17
Auteur : TsehTseh n’avait pas envie de se lever. Ses sentiments concernant ce jour étaient à la fois de la crainte, mais il voyait aussi ça comme un accomplissement. Ce jour n’était pas un jour ordinaire,Zaun leur avait donné rendez-vous à l'armurerie Jedi. Il ignorait ce qu'il allait se passer, mais il avait sa petite hypothèse.
Deux semaines étaient passées depuis son épreuve au Labyrinthe d’Arbo. Cette épreuve avait été la plus dure à laquelle il avait participé. Il avait affronté son passé, sa peur, ceux qui menaçaient de détruire son avenir. Surtout que celui-ci était encore à écrire. Et dans ce Labyrinthe, il avait bien failli y laisser la vie. Il avait aussi vu le pire naitre chez lui et ses camarades, mais aussi le meilleur. Il s’était réveillé à l’infirmerie à la fin de l’épreuve. Il avait mis près d'une semaine et demi à se remettre sur pieds. Not’Ismee s’était retrouvé aussi à l’infirmerie pour ses blessures, mais il était resté moins longtemps. Il avait vu le Twi’lek s’en vouloir pour avoir tenté de le tuer. Tseh avait quand-même réussi à le pardonner, mais il restait craintif à son sujet, se disant que le côté obscur avait put le transformer en monstre là où des novices plus médiocres comme lui avaient su triompher du côté obscur malgré leurs erreurs.
Depuis cette épreuve, la relation entre Sin et lui s’était améliorée. Le Labyrinthe leur avait permis de comprendre ce qui les divisait, ils ne se connaissaient pas, ils ignoraient d’où ils venaient et ce qui avait fait d’eux qui ce qu’ils étaient. Puis Sin avait eu l’idée à un moment que Shannah, sa sœur, elle et Tseh se donnent rendez-vous à la Cantina pour mieux faire connaissance. Ils avaient choisi un soir peu de temps après que Tseh ait finit par quitter l'infirmerie. L’ainée Scion en voulait toujours un peu à Tseh de son acte de lâcheté. Tseh avait eu l’occasion de s’excuser. Il avait put voir qu’après l’épreuve du Labyrinthe, Jolya avait commencé à prendre un peu d’assurance, mais restait surprotégée par sa sœur. Ils avaient raconté chacun leurs origines. Normalement, il fallait oublier son passé, mais parfois, il permettait de comprendre les autres. Puis ils parlaient de leurs souhaits, leurs rêves, ce qui les motivaient à devenir Jedi. La soirée s’étaient bien passé jusqu’à ce qu’A-ha s’en mêle en répondant agressivement et avec condescendance à Jolya qui lui avait posé une question. Cela n’avait pas été grand-chose pour mettre Shannah en furie qui s’était jeté dessus. Les clones et ses camarades s’y étaient mis à plusieurs pour la maîtriser. A-ha avait eu le droit à un tour à l’infirmerie. La Scion allait devoir travailler sur la maîtrise de soi et libérer un peu sa sœur.
Tseh finit par se lever. Il mit sa bure, enfin la tenue qu’il avait modifié car il montait souvent à cheval ou sur l’âne et une bure classique n’était pas pratique pour ce genre d’activité. Il prépara également un stock d’un genre particulier. Il ignorait s'il y aurait une pause repas, donc il prévoyait du stock. Il s’était donc fourni à la Cantina clone en petits en-cas. Tseh avait pris de la viande séchée, une boite de haricots au lard et surtout des fruits. Tseh raffolait de fruits. Le jeune homme avait encore quelques soucis concernant la nourriture. Surtout, après plusieurs jours de régime strict, il avait besoin de manger. Tseh avait aussi embarqué par erreur une boite de nouilles lyophilisées vide.
Et surtout, il avait amené dans ses affaires, un morceau d’os de Blurrg qu’il sculptait depuis plusieurs jours, surtout à l'infirmerie. C'était pour lui un moyen de s'occuper. Il l'avait ramassé peu de temps avant l'épreuve du Labyrinthe. Il avait demandé à Vipers de lui ramener cet objet et un petit morceau de silex pour le tailler. Celui-ci avait une forme zoomorphe. Il représentait un hippotrague, une antilope dans laquelle Tseh s’était incarné lors de sa première séance de méditation avec Tarennos afin de combattre ses démons du passé qui l’empêchaient d’utiliser la Force. Puis sur le recto de cet os zoomorphe était gravé un hippotrague criblé de projectiles face à des chasseurs reconnaissables à leurs grandes plumes. Il représentait Tseh lors de sa première séance de méditation. Et surtout rappelait qu’au fond, même un Jedi restait un être faible face à la mort. Puis sur le verso, il avait gravé le dieu Suketh sous sa forme d’étrange canidé en train d’attaquer le dieu-oiseau. Tseh avait fini par comprendre que cette divinité symbolisait la Force comme entité incontrôlable mais qui considérait tous les êtres-vivants comme un tout et aucun n’était au dessus des autres. Puis celui-ci attaquait le dieu-oiseau qui symbolisait l’avidité des chefs. Ce dessin symbolisait le fait que la Force pouvait reprendre ce qu’elle avait donné et personne n’était supérieur à elle et elle le faisait savoir par la mort. C’était le lot de tous. Cette scène, il l’avait vu pendant qu’il était inconscient à Arbo. Avec l’aide de la Force, il avait vaincu le dieu-oiseau. La Force lui avait montré qu’il n’avait pas à avoir peur de ces chefs prétentieux et de ce faux-dieu et surtout qu’elle était un tout. Elle était aussi bien la vie que la mort. Tseh pensait qu'il pourrait continuer à travailler ce bout d'os pour faire les finitions s'il avait une pause.
Après avoir vaincu ce qui l’empêchait d’utiliser la Force, Tseh avait enfin put pleinement se connecter à la Force et utiliser les capacités qu’elle offrait. Bien qu'il avait été à l'infirmerie la majeure partie du temps au cours de ces deux semaines, Tseh n'avait pas chômé. Le soir, des camarades lui apportaient du travail à rattraper. Tseh n’avait pas réussi à rattraper tout le retard qu’il avait eu par rapport aux autres concernant la Force, mais concernant, les cours philosophiques, il avait put bien travailler grâce à ses camarades qui lui donnaient les cours et l'aidaient à les travailler et à en comprendre le contenu. Maître Zaun était aussi venu lui rendre visite de temps en temps afin de faire un point sur son avancement. Le professeur venait aussi pour connaître l'état de sa blessure qui avait été infligée sous l'emprise du côté obscur avec l'intention de tuer. Il fallait dire que pendant sa convalescence, il avait pas mal cauchemardé à cause des effets du côté obscur liés à sa blessure. Mais selon Tarennos, il avait était parmi ceux qui avaient fourni le plus d’efforts pour leur formation. Il fallait dire qu’il était parti vraiment de loin et à l'infirmerie, il était assez limité. Quelques temps encore, il n’était que le paria de la tribu des Iat.
Et A-ha le lui avait bien fait remarquer une nouvelle fois la veille quand Tseh était passé à la Cantina pour chercher la nourriture pour le lendemain. Il était toujours aussi jaloux des sensitifs. Selon le fils du chef, le paria de la tribu ne méritait pas un objet qu’il jugeait revenir qu’à un chef. Il fallait dire qu’A-ha n’avait pas fait beaucoup d’efforts en termes d’acceptation des sensitifs et que sa jalousie était néfaste. Heureusement, A-ha n’avait pas pu voir le morceau d’os où était représenté le dieu Suketh terrassant le dieu-oiseau. Ce genre de chose était vu comme un sacrilège sur leur monde d’origine. Avant de partir, il avait pu voir A-ha dessiner un rictus et ricaner. Cela ne présageait rien de bon … Ce que Tseh ignorait, c’était que la Cantina avait reçu par erreur un lot de nourriture pour Loth cat. Et A-h avait décidé de faire une mauvaise blague à Tseh en mettant des étiquettes de haricots au lard sur des conserves pour Loth cat. Les boîtes étant ressemblantes. Trop préoccupé par d’autres choses, Tseh n’avait pas forcément fait attention aux étiquettes mal collées par-dessus celles de la nourriture pour Loth cat.
Tseh avait aussi continué son travail d’apprentissage du basic qui avait finir par payer. Maintenant, il parlait bien cette langue. Il avait pratiquement plus besoin de cours avec Tarennos. Mais Plix avait suggéré qu’A-ha prenne des cours avec le maître Jedi, il en profiterait aussi pour lui apprendre à respecter les sensitifs. Sin avait été la première à faire la remarque que Tseh conjuguait bien mieux les verbes et c’était plus compréhensible.
En combat, Tseh avait encore fait des progrès, mais il restait malgré tout dans les moins bons. Surtout qu'il avait pris du retard en exercices pratiques à cause de son accident dans le Labyrinthe. Il avait cependant débuté dans l’art du combat monté, encore fallait-il qu’il maîtrise bien sa monture et ce n’était pas encore vraiment ça. Puis à vouloir se rattraper, Tseh avait eu aussi le droit à quelques avertissements de la part de Zaun, car le maître Jedi jugeait qu'il en faisait trop alors qu'il sortait de convalescence. Surtout depuis qu’il pouvait utiliser la Force. Cette épreuve l’avait vraiment changé concernant la Force. C’était grâce à elle qu’il avait vaincu Notch Nitsy et le dieu-oiseau. Il savait qu’il pouvait compter sur elle pour avancer. Il repensait aussi aux dires de Tarennos concernant la Force. Et que c’était elle qui l’avait mené jusqu’au Sanctuaire Jedi. S’il était resté sur son monde d’origine, il serait au même moment un pauvre charognard amaigri et repas facile pour des opportunistes comme les babouins ou les ratels.
Durant sa formation, il avait aussi beaucoup travaillé sur le code Jedi et on lui avait dit d’interpréter le code à sa manière plutôt que de le connaître bêtement par cœur. Vu comme ça, c’était logique.<- Il n'y a pas d'émotion, il n'y a que la paix. ->
La première fois qu’il avait entendu cette phrase, Tseh l’avait trouvé stupide. Les émotions rendaient humain. Mais au fil de sa formation, il avait put comprendre le sens de cette phrase. Il devait maîtriser ses sentiments et éviter de se laisser corrompre par ceux-ci. Il pouvait cependant les écouter.
<- Il n'y a pas d'ignorance, il n'y a que la connaissance. ->
Grâce à celle-ci, il avait pu vaincre ses démons du passé. Il avait compris que le dieu-oiseau n’était qu’un moyen pour des gens assoiffés de pouvoir de justifier leurs actes sans avoir à rendre de comptes. Et la connaissance lui avait aussi permis de triompher du côté obscur. Elle lui avait aussi permis de se rapprocher de Sin et Shannah en cherchant à mieux les connaitre.
<- Il n'y a pas de passion, il n'y a que la sérénité. ->
Lors de son duel contre A-ha, Tseh avait vaincu A-ha en gardant la maitrise de lui-même, là où son adversaire s'était laissé dominer par la colère et c’était ce qui l’avait mené à sa perte. Il avait fini par s’épuiser. Puis il avait bien vu qu’en ayant pas réussi à maîtriser sa peur, il avait fait preuve de lâcheté et avait bien failli mettre en danger ses camarades. Mais en maîtrisant sa peur, il avait réussi à vaincre Notch Nitsy et les chefs Iats et leur faux-dieu. D’autant plus que son courage avait été contagieux et Sin en avait fait autant. Il avait fini par comprendre comme l’avait dit Zaun le premier jour, que c’était la maîtrise des sentiments qui était importante et non le fait de ne pas en avoir. Ne pas avoir de sentiments du tout était compliqué et pas forcément une bonne chose.
<- Il n'y a pas de chaos, il y a l'harmonie. ->
Tseh avait vu que le côté obscur était en chacun et pouvait se dévoiler de n’importe quelle façon. Tseh avait pu le voir en faisant preuve de lâcheté. Mais il l’avait aussi vu au travers du faux-dieu qui était persuadé d’être une incarnation du bien absolu et dans sa volonté de purification, il était en réalité une parfaite incarnation du côté obscur dans ce qu’il pouvait avoir de pire avec l’orgueil et l’avidité. Il avait pu voir les ravages que cela pouvait voir. Il ne devait pas écouter seulement des beaux principes. Il devait aussi écouter son cœur et ce qui l'entoure afin de ne pas devenir un monstre en se persuadant que ce qu’il fait est juste. Puis il avait pu voir quand il était inconscient que la Force n’était ni une entité foncièrement bonne ou mauvaise. Elle était un tout qui faisait fonctionner l’équilibre de ce monde. Il avait aussi pu voir que la nature pouvait-être cruelle, mais aussi généreuse. La Force était comme un fleuve. Celui-ci pouvait aussi bien apporter du limon fertile pour les cultures et de l’eau, comme il pouvait provoquer des crues dévastatrices.
<- Il n'y a pas de mort, il n'y a que la Force. ->
A cause de la culture Iat, Tseh avait douté de ce dernier précepte. Tous les êtres-vivants finissent par mourir et rejoignent la Force tels qu’ils soient. Mais dans la culture de son monde d’origine très hiérarchisée, même dans la mort, les hommes étaient inégaux. Là où un chef pouvait être momifié, avoir des funérailles en grande pompe, être dans une grande tombe avec largement de quoi nourrir une tribu entière pour son voyage, un sensitif était découpé en morceaux et jeté en pâture aux charognards et parfois brulé pour qu’il ne rejoigne pas l’autre monde. Mais Zaun lui avait expliqué que tous finissent par rejoindre la Force qui ne faisait pas de différences. Il avait aussi pu voir ceci quand il était dans les vaps après que Not’Ismee l’ai assommé. Il avait vu les chefs, puis les sensitifs défunts et leurs proches victimes des chefs d’égal à égal aux yeux de la Force. Surtout que les sensitifs étant plus nombreux et avec les bêtes sauvages aussi persécutés par les chefs, ces derniers se révélaient être des gouttes d'eau dans les rivières de vie qui symbolisaient la Force. Une Force qui ne faisait aucune différence. Et surtout qui pouvait très bien reprendre ce qu’elle avait donné. Elle était la vie et la mort. Tseh savait qu’il mourrait et devait donc faire en sorte de vivre en accord avec sa conscience et surtout se rendre digne de ce que la Force lui avait donné.
Ses affaires étaient prêtes, il alla les charger sur la bourrique et monta sur son dos en direction de l’armurerie. C’était là que Zaun lui avait donné rendez-vous. Depuis que l’animal avait mis le cirque au Sancutaire en le cherchant et s’était aventuré dans le Labyrinthe pour venir le retrouver en y risquant sa vie dans un lieu aussi dangereux. Les effets du Labyrinthe pouvaient aussi affecter les non-sensitifs. Tseh était donc devenu plus précautionneux au sujet de son animal de compagnie. Il se souvenait de la remarque de Zaun au sujet de l'âne et soupçonnait le Jedi Nazzar d'avoir touché deux mots au sujet de l'âne à son professeur. Il finit par rejoindre l’armurerie. Il put voir que Zaun était déjà là, mais il ne vit aucun de ses autres camarades. La tenue de Tseh laissait apparaitre la grande cicatrice qui lui barrait le torse. Un souvenir du Labyrinthe d'Arbo. Le jeune homme avait sorti de son sac le morceau d'os de Blurrg sculpté et jouait nerveusement avec. Il le cacha immédiatement quand il vit A-ha passer. Il se demandait ce qu'il faisait là. Il lança un regard méprisant à Tseh et Zaun comme il avait l'habitude avec les Jedi ce qui lui avait valu plusieurs avertissements, mais il semblait assez peu s'en soucier. A-ha avait appris un peu de basic, enfin il avait surtout retenu ce qui l'arrangeait, à savoir les insultes.
- Salut sous-merde ! Salut vieux crouton !
Heureusement que le code Jedi incitait à garder son calme. Le fils du chef ricanait et rôdait autour de l'ancien paria et du maître Jedi comme s'il attendait quelque chose. Le jeune homme fit mine de l'ignorer royalement se contentant de parler affectueusement à son âne qui réclamait des caresses. Tseh ignorait qu'il attendait de voir la tête de celui-ci quand il découvrirait sa surprise. A-ha finit par demander à Tseh et Zaun.
- Vous êtres inférieurs, moi avoir le droit d'appeler ...vous comme moi le vouloir ... vous prosterner devant moi ! -
Post n°18
Auteur : VipersPrécédemment
Une nouvelle journée commençait sur Endor. Le soleil était en train de ce lever et la légère brume matinale qui enveloppait le Sanctuaire était en train se dissiper. Je me levai de mon lit et après m’être passé un coup d’eau sur le visage je mis ma bure de novice que j’avais accroché à l’entrée de ma hutte. Je mis la main dans ma poche et vérifiai que le cristal du sabre laser était bien à sa place. Ce matin j’avais rendez-vous à l’Armurerie Jedi avec maître Zaun. Il s’était écoulé deux semaines depuis mes aventures dans le Labyrinthe d’Arbo et pendant les jours qui ont suivi cet évènement, mes journées avaient été très chargés.
Tseh avait été transporté à l’infirmerie après notre épreuve du Labyrinthe. Il avait été gravement blessé à cause d’un coup de sabre laser et il était resté inconscient pendant près d’une semaine entière. J’allais le voir régulièrement afin de prendre des nouvelles de mon camarade. Quand Tseh repris connaissance il me demanda de lui rapporter son os de Blurrg et un petit silex afin de le tailler, il fallait bien que mon camarade s’occupe vu qu’il ne pouvait pas sortir de l’infirmerie. Tout le Clan de la Loutre Chantante passait régulièrement voir Tseh afin de lui apporter les cours qu’il ratait. Nous lui transmettions cela afin que notre camarade n’est pas plus de retard à sa sortie de l’infirmerie.
L’ambiance était très conviviale entre les membres du Clan de la Loutre Chantant même si Not’Ismee avait eu du mal à se pardonner du geste qu’il avait eu dans le Labyrinthe. Au bout de quelques jours Not’Ismee se sentait un peu mieux et la culpabilité avait plus ou moins disparu grâce à nos interventions et à nos discutions que nous avions tous ensemble. Jolya était toujours couvé par sa sœur mais contrairement à avant Shannah n’avait plus l’air de m’en vouloir. Ben et Sin avaient aussi changé, cette épreuve nous avait tous changé. Une véritable complicité c’était créer dans tout le Clan de la Loutre Chantante. Les épreuves du Labyrinthe d’Arbo nous avaient rapprochés et cela avait permis de tisser des liens entre nous.
En plus des cours, j’avais profité de la convalescence de mon camarade pour parfaire mes connaissances sur la Force. Je continuais à m’entraîner avec assiduité sur les domaines que je maîtrisais le moins. C’est pour cela que je retrouvai très souvent mon amie Nissara afin de m’exercer à la maîtrise de la Force et à son utilisation. Grâce à elle j’avais réussi au bout de plusieurs heures, jours à maîtriser le déplacement d’objet grâce à la Force. J’arrivais à faire l’éviter la sphère qu’elle m’avait donnée et je n’éprouvais plus aucune difficulté sur cet exercice.
J’avais aussi rencontré un nouveau chevalier Jedi, Ichiugo Karosuki il faisait partit de l’Ordre des Sentinelles mais il ne me renseigna pas plus sur cette Ordre. Je n’étais pas prêt à savoir ce que faisait cet Ordre et qui ils étaient. Le chevalier Jedi était un bretteur hors pair et grâce à lui je m’entraînai presque tous les jours à la maitrise de ma forme de combat. Nissara nous avait rejoint un soir pendant que je m’entraînais avec Ichiugo. Nous avons fait un combat à trois afin de parfaire nos techniques de blocage multiple. Je dois avouer que Nissara évoluait beaucoup plus vite que je ne l’aurais imaginé et je me disais qu’elle allait devenir une grande Jedi.
Malheureusement depuis ma sortie du Labyrinthe je faisais des cauchemars la nuit. Mon sommeil était devenu agité et j’avais du mal à dormir. Je voyais dans mes rêves Yaba Baga presque toutes les nuits. Je la voyais sur Endor dans un village d’Ewok. Elle avait pris le contrôle de toutes ces petites créatures et elle leur ordonnait d’attaquer le Sanctuaire Jedi. Je la combattais avec les Jedi présent mais cela se terminait toujours dans un bain de sang. A chacun de ces rêves quand je me réveillai, j’avais l’impression de la sentir à côté de moi et d’entendre ces paroles dans ma tête. J’avais toujours le cristal de sabre laser que j’avais trouvé à la sortie du Labyrinthe et lors de ces cauchemars je le retrouvais à chaque fois dans ma main droite alors que je l’avais laissé dans ma bure de novice à l’entrée de ma hutte. Je ne comprenais pas comment le cristal arrivait dans ma main, à moins qu’inconsciemment j’utilise la Force afin de me saisir de ce cristal. Je devais en parler à maître Zaun mais je n’avais pas eu le temps. Aujourd’hui c’était le bon moment vu que nous avions rendez-vous à l’Armurerie Jedi.
Je sortis de ma hutte et allai voir à côté si Tseh était déjà parti pour notre rendez-vous. Je pus constater que je devais y aller seul car mon camarade n’était déjà plus là. Je partis en direction de l’Armurerie Jedi. L’armurerie Jedi, le lieu où les Jedi fabriquent leur sabre laser. Maître Zaun nous en avait parlé en cours et il nous avait indiqué que le maître Od’Hun était le gardien de ce lieu. Od’Hun nous aiderait et nous expliquerait comment réaliser notre sabre laser. J’avais hâte de savoir si j’allais fabriquer mon propre sabre laser. Toute ma vie j’avais attendu ce moment et il allait enfin arriver.
J’arrivai devant les portes de l’Armurerie. Je pus voir Maître Zaun, Tseh et A-ah mais je ne comprenais pas ce que ce dernier faisait ici. Les autres membres du Clan de la Loutre Chantante n’étaient pas encore arrivés. Je saluai Tseh et A-ah et me dirigeai vers maître Zaun, je devais lui parler de mes cauchemars avec Yaba Bega. Je m’inclinai devant mon maître en guise de salut et cherchant dans ma poche en même temps je pris mon cristal de sabre laser et le pris dans ma main.
- Bonjour, Maître, auriez-vous cinq minutes à me consacrer il faut que je vous parle de quelque chose ? -
Post n°19
Auteur : Kath AplazmHRP : suite de "Dans le Dédale".
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Od'Hun - Al'Kyor Zaun
Maître Jedi - Maître Jedi
Armurier Général de l'Ordre - Instructeur du Clan de la Loutre Chantante
... et le Clan de la Loutre Chantante.
Les premiers rayons de l'aube caressaient à peine les huttes du Sanctuaire Jedi lorsque le maître Jedi Al'kyor Zaun pénétra dans l'armurerie. Le bâtiment, plus petit que la plupart des salles officielles de l'Ordre, était situé non loin de l'arsenal où les clones stockaient les vivres et le matériel utile à la maintenance du Sanctuaire, à plusieurs dizaines de mètres du sol. Cette localisation permettaient aux Jedi de s'assurer une garde presque permanente des lieux, ainsi protégés des animaux sauvages et des visiteurs trop curieux. Car si l'armurerie ne renfermait en fait que très peu d'armes au sens commun du terme, elle servait de réserve aux précieux cristaux que les Jedi gardaient comme des trésors.
Depuis le Schisme qu'avait connu l'Ordre aux premiers jours de l'Empire Démocrate décrété par G.Man, quelques dix ans auparavant, les Jedi menés par Rylen Korr et ses fidèles avaient bourlingué dans toute la galaxie, de Coruscant à la Forge Stellaire, en passant par Hoth. Ces déménagements successifs n'avaient pas été sans conséquence pour l'Ordre Jedi. En effet, les défections s'étaient multipliées, quand les Jedi n'étaient pas simplement abattus lorsqu'ils se déplaçaient, résultat de la Purge cruellement orchestrée par l'Oméga. Pire, l'Ordre avait perdu une grande partie de ses précieuses archives et collections dans les pillages du Temple de Coruscant, et ne disposait plus d'autant de ressources que lorsqu'il était encore le fidèle allié de la défunte et ancienne République Galactique. De fait, de la Grande Salle aux Cristaux, il ne restait rien qu'un petit cagibi au fond de l'armurerie du Sanctuaire d'Endor, bien que les occupants des lieux continuaient à nommer cet endroit de la même façon.
Autrefois grand gardes des sceaux de l'Ordre sur la Cité-monde, Od'Hun, le maître armurier, n'était guère plus qu'un concierge respecté. Assis dans la demi-pénombre de ce bâtiment, le vieux Jedi gardait les derniers cristaux que possédait encore l'Ordre Jedi, affaibli par la guerre et l'exil. Il avait accompli ce devoir durant vingt ans maintenant et comptait bien remplir cette mission jusqu'au moment de rejoindre la Force.
Doté d'une force tranquille désarçonnante, le vieil homme ne cilla pas à l'arrivée de Zaun. Il répondit d'un signe de tête au salut de l'instructeur, qui vint s'asseoir à ses côtés. Silencieusement, les deux hommes partagèrent une méditation pendant quelques minutes. Il était agréable pour un Jedi expérimenté d'éveiller son esprit au contact des cristaux de sabre laser. Disposés dans des boîtes en duracier sur plusieurs étagères, selon un classement obscur mais méthodique, les cristaux résonnaient avec la pièce toute entière, au point de donner des maux de tête aux visiteurs non avertis. Mais pour qui savait capter leur énergie et leur vitalité, ils s'avéraient être une porte d'entrée vers des mondes et des connaissances cachés au profane.
Au bout d'une heure, les maîtres s'étaient levés et observaient maintenant les passerelles par l'unique fenêtre de la pièce, qui donnait sur le Sanctuaire. Dressé sur sa jambe bionique, le vieil Od'Hun caressait sa barbe fournie dans un geste serein des trois doigts qui restaient à sa main droite. Zaun, lui, paraissait plus agité, et son léger sourire ne cachait pas la ride profonde qui creusait son front. L'inquiétude apparente de l'instructeur du Clan de la Loutre Chantante était palpable, mais son compagnon de méditation ne le releva pas. Après tout, Al'Kyor Zaun était un Jedi expérimenté, qui avait amené de nombreux jeunes gens à devenir des Chevaliers émérites de l'Ordre. Il n'avait nul besoin des conseils d'un vieux fou. Od'Hun grogna en regardant les nuages s'effacer dans le ciel de son seul œil valide. La saison des pluies et des chagrins s'éloignait du Sanctuaire. Pour combien de temps ?
Lorsque Tseh parvint à l'Armurerie, il trouva son professeur adossé à un mur, en pleine lecture d'un ouvrage dont il ne put lire le titre. Le reste de la pièce semblait vide de toute autre présence, comme désertée par son habituel gardien. Al'Kyor Zaun leva les yeux de sa lecture à la vue du Iat, mais il l'avait déjà senti arriver à plusieurs mètres, tant l'odeur d'ânesse qui suivait son élève était forte. Si Zaun appréciait la relation d'entente que le jeune Tseh avait forgée avec son compagnon animal, il voyait d'un mauvais œil le fait que l'équidé se balade à tout-va dans le Sanctuaire. A mieux y réfléchir, Tseh semblait attirer à lui les parasites gênants -et on ne pensait pas uniquement aux puces. Cet étrange sauvage aux manières si brutales qui suivait le Iat comme son ombre n'était qu'une autre pièce au dossier.
Zaun pensait à peine à A-ha depuis une demi-seconde que le loup entrait dans la bergerie. Le maître Jedi poussa un profond soupir en voyant l'intéressé arriver en beuglant des insultes, suivant Tseh comme son ombre. Un individu tel que lui testait réellement la patience et la résistance au Côté Obscur des plus sages Jedi.
Mais alors que A-ha se répondait en un nouveau torrent d'insulte, une ombre derrière lui l'engloba. L'imposante et solide silhouette d'Od'Hun venait d'apparaitre derrière le fils du chef des Iats et le considérait avec sévérité. Les sourcils froncés et les muscles bandés, le maître armurier fit peser tout le poids de son regard sur l'être fragile qui s'était tourné vers lui. Puis, sans un mot pour l'avorton dont il avait fini de saper le moral, il se tourna vers Tseh.
- Pour la bonne poursuite de nos relations futures, je te conseille d'emmener cet idiot ailleurs, novice.Dit-il sur un ton qui ne pourrait souffrir la contestation. ...Tu en profiteras pour éloigner cet âne maladroit de ma réserve.
Se retournant vers A-ha une dernière fois, Od'Hun posa sa main gauche sur le large pommeau de son sabre laser. Il n'avait pas de temps à perdre avec les avortons incapables de respect et n'aurait aucun scrupule à botter les fesses du Iat si cela s'avérait nécessaire, ce qu'il fit bien comprendre à A-ha. Ce dernier ne connaissait peut-être que l'impolitesse jusqu'ici, mais le regard mortel de l'Armurier lui apprendrait la peur. Le visage déconfit de l’intrus arracha un sourire spontané à Zaun, qui invita son élève à obtempérer d'un geste de la tête. Indisposer Od'Hun était la dernière chose que Tseh voulait s'il espérait passer une bonne journée.
Le novice Vipers choisit ce moment pour arriver à son tour. Il avait l'air aussi enjoué qu'à l'accoutumée, mais Zaun observa que son visage portait les marques de nuits agitées. Comme si le pressentiment du maître Jedi était correct, le novice vint directement à sa rencontre, tenant dans la main un petit objet brillant que son instructeur ne put identifier.
- Qu'y a-t-il, novice Vipers ? Interrogea Zaun. L'inquiétude qui transparaissait dans la voix du professeur était sincère : cela faisait plusieurs jours qu'il entendait le nom de son élève prononcé par plusieurs de ses collègues Jedi et il se demandait ce qui pouvait bien les animer ainsi. Il avait d'ailleurs appris qu'Odan Rurr avait fait un rapport au Conseil Jedi, lequel avait vertement critiqué la décision de Zaun d'amener ses élèves au Labyrinthe d'Arbo, quand bien même il l'y avait invité au départ. L'instructeur ne gardait aucune rancœur à l'égard du Conseil pour ses remontrances, mais la façon d'agir de Rurr et la situation ambigüe de Vipers ne le rassuraient pas.
D'un geste paternel de la main, Zaun amena le novice à l'écart du brouhaha extérieur, alors que Sin, Ben et Jolya venaient d'arriver et s'étaient regroupé autour de Tseh, inspectant sa blessure avec intérêt. Le tuteur du Clan de Loutre Chantante prononça alors quelques mots à mi-voix à son élève, avant de le laisser expliquer la raison de son tourment :
- Ecoute-moi bien, mon garçon. Je ne sais pas exactement ce qu'il s'est passé dans le Labyrinthe d'Arbo, mais certaines décisions ont du être prises ces derniers jours suite à cela. J'ai intercédé en ta faveur, car tes camarades m'ont rapporté ta conduite honorable et que la padawan Samah s'est portée garante de toi, mais sache qu'il a été question de t'exclure de la formation de la Loutre Chantante. Certains maîtres en avaient particulièrement après toi, mais comme ils n'ont pas voulu dire pourquoi de façon claire --si ce n'est que tu as donné notre signalement à des pirates--, maître Faràn a décidé de suspendre le jugement du Conseil. (Maître Zaun chuchota d'une voix encore plus profonde, afin que seul le novice à ses côtés puisse l'entendre) Alors... suis mes conseils. Devenir un Jedi nécessite que tu sois doté de compassion, toujours alerte, toujours à l'écoute, toujours prompt à la pitié. Mais parfois, il faut savoir frapper, car tes ennemis ne te laisseront pas toujours le choix de les épargner. Retiens aussi que des visages de démons se cachent parfois derrière des visages d'anges. Tes yeux peuvent te tromper, et même la Force peut être ton ennemie si tu laisses à tes adversaires le loisir de s'en servir contre toi. (Reprenant un ton moins grave) Maintenant, de quoi voulais-tu me parler ?* * *
Quelques minutes plus tard, les novices étaient enfin rassemblés dans la Salle aux Cristaux, se tenant debout face aux maîtres Zaun et Od'Hun. Ben jetait des coups d’œil nerveux dans son dos, comme s'il attendait l'arrivée de quelqu'un, ce que les autres purent remarquer. Et pour cause : Shannah et Not'Ismee manquaient encore à l'appel. Le regard interrogateur de l'adolescent rencontre vite l'oeil unique d'Od'Hun, dont la sévérité invita Ben à plus de retenue. Maître Zaun s'approcha alors d'un pas vers ses élèves.
- Bonjour, novices. Comme vous le savez déjà, je vous ai convoqué ici pour une tâche particulière. Mais avant toute chose, j'ai une annonce officielle à faire. (Le maître prit une profonde inspiration et déclara d'un ton solennel)... le novice Not'Ismee Senpayh est d'ores et à présent exclu de la formation Jedi. Votre camarade n'est donc plus un membre du Clan de la Loutre Chantante, par la décision du Conseil Jedi. Il sera rapidement intégré aux corps de service et ses qualités seront mises à d'autres profit, pour le bénéfice supérieur de l'Ordre.
Cette nouvelle fit l'effet d'un électrochoc aux cinq novices rassemblés dans la salle. Mais aussi dure que soit la décision du Conseil, elle était sans appel. Not'Ismee Senpayh avait succombé bien trop aisément au Côté Obscur dans les ténèbres d'Arbo et avait plusieurs fois agressé camarades. Pire, il avait failli causer la mort violente de l'un d'entre eux, qui s'en sortait avec chance avec une simple cicatrice. L'Ordre Jedi ne pouvait plus se permettre de former des Jedi, aussi doués soient-ils, si prompts à succomber. Combien de Jedi avaient rejoint les sith lors de la montée au pouvoir de l'Oméga ? Derrière les morts et les disparus, il y avait bien plus de traîtres qu'on osait le penser. La défection du Jedi Sam Skawalker n'était que le dernier coup de poignard. L'exemple de Not'Ismee se voulait un rappel à tous les novices présents : l'Ordre, si se voulait être une famille soudée, savait aussi châtier ceux qui le méritaient. Revan Cordana, captive des Naa'Fruu et bannie de l'Ordre pour ses crimes, ne dirait pas le contraire.
Mais la punition du Twi'lek Not'Ismee suivait également d'autres dessins. En effet, l'Ordre avait besoin de bras utiles à bien des tâches. Il fallait aider les clones dans leurs inventaires, réapprovisionner le Sanctuaire, le fournir en nourriture, ranger les salles de classe, soigner les bêtes, épauler les Naa'Fruu,... Les capacités indéniables de Not'Ismee ne seraient pas ignorées. Mais personne ne prendrait le risque, à l'avenir, de l'exposer à la nuisance du Côté Obscur.
Maître Zaun n'évoqua pas le cas de Shannah, mais le silence apaisé de Jolya indiquait que le Scion savait ce qu'il était advenu de sa sœur et que cette nouvelle ne la troublait pas. A moins que, à l'instar de Tseh, elle ait déjà intériorisé le code des Jedi à la perfection.
Sans attendre de savoir si les novices avaient digéré cette nouvelle, maître Od'Hun s'avança, inspectant les visages des novices avec attention, les bras croisés derrière son dos. Les traits rocailleux de ses joues et de son front évoquaient une statue de pierre et sa mine grisâtre ne laissait aucune place à la bonne humeur.
- Bon. Vous êtes ici dans une partie très spéciale et très symbolique du Sanctuaire. Défense de toucher à quoi que ce soit ! Gronda-t-il en regardant Sin, qui lorgnait un cristal vert d'un peu trop près. ...Vous êtes dans la Salle aux Cristaux, où sont conservés tous les cristaux de sabre laser encore inutilisés. Maître Zaun vous a déjà enseigné les bases théoriques, mais rien ne vaut la pratique, pas vrai ?
Soudainement, une douzaine de boîtes issues des différentes étagères volèrent dans la pièce pour venir se poser délicatement les unes sur les autres à côté du maître armurier. La main caleuse du vieil homme se posa sur l'une d'entre elle, qu'il ouvrit d'un geste habile, découvrant une formation cristalline brillant d'un bleu profond.
- Les cristaux que vous verrez ici sont des cristaux d'Ilum et d'Adegan. Approchez-vous, mais ne touchez à rien.
Od'Hun ne prit pas la peine d'expliquer aux novices de quoi il s'agissait. Si Zaun ne le leur avait pas enseigné, il pourrait retrouver toutes les informations nécessaires sur ces cristaux dans les bibliothèques du Sanctuaire. La formation Jedi impliquait un apprentissage actif de la part des novices, aussi n'allait-il pas leur donner toutes ses connaissances à la petite cuillère.
- Votre tâche sera pour l'instant de trouver un cristal qui vous correspond, ajouta Zaun, plus pédagogue. Nous envisagerons par la suite la création d'un sabre laser. Pour le moment, concentrez-vous sur le choix d'un cristal, en vous unissant à la Force. Chaque cristal est unique et certains ne résonneront pas avec vous. Trouver le cristal qui vous correspond est une étape primordiale dans la construction de votre arme future.
Al'Kyor Zaun précisa bien qu'il s'agissait avant tout pour les novices de s'explorer et se découvrir eux-mêmes, à la lumière de leurs nouveaux enseignements et de leur expérience dans le Labyrinthe. Ils devaient pour ce faire entrer en méditation comme on le leur avait appris et laisser la Force les guider vers la bonne destination. Ce n'était pas un exercice facile, d'autant qu'il était généralement laissé aux padawans. Mais pour devenir padawan, il aurait fallu que l'un des novices soit choisi par un chevalier Jedi décidé de faire de lui son apprenti. Étant donné la réputation désormais entachée du Clan de la Loutre Chantante, maître Zaun avait pris les devants, convaincu du potentiel de ses élèves, mais également conscient qu'il s'agissait là de sa dernière chance de prouver sa clairvoyance au Conseil. Si ses élèves étaient à nouveau confrontés à l'échec, ce serait sans doute plus que sa propre réputation qui en pâtirait.
Les cinq novices furent invités à se pencher et s'agenouiller autour des boîtes ouvertes au sol. L’œil avisé constaterait que, dans l'ensemble, il ne devait guère y avoir plus de quarante cristaux, car c'était là tout ce dont l'Ordre disposait encore. Les réserves s'amenuisaient, au plus grand dam d'Od'Hun. Mais de toute façon, les aspirants Jedi ne s'étaient pas pressé au portillon, ces derniers mois.
Les cristaux brillaient de couleurs semblables, mais chacune était différente. On retrouvait majoritairement des tons verts ou bleus, avec quelques teintes de cyan et même de jaune. Si les novices savaient que les couleurs traduisaient souvent l'orientation future d'un Jedi, ils apprendraient également que la couleur de son sabre ne faisait pas le Jedi, mais bien son cœur et sa vertu. Jolya s'agenouilla la première, les yeux fermés, étrangement tranquille. Qu'était-il advenu de la jeune fille effarouchée des premiers jours ? Quant à elle, Sin dépassa Tseh, lui touchant amicalement l'épaule de la main, et vint s'installer à l'autre bout de la pièce, près d'une caisse de cristaux bleus. Avec un haussement d'épaules indiquant qu'il ne savait pas bien où aller, Ben la rejoignit en trainant des pieds.
Alors que Zaun s'installait dans une pose méditative, invitant ses élèves à l'imiter, maître Od'Hun restait debout, l’œil bien ouvert et prêt à bondir sur quiconque tenterait de s'emparer des cristaux. Remarquant le poing fermé de Vipers, il plissa les yeux. Il se déplaça aux côtés du jeune homme aussi silencieusement qu'une ombre.
- Qu'est-ce donc que cela, mon garçon ?
La question était anodine, mais la suspicion transpirait de la voix caverneuse du vieil armurier général. Vipers allait avoir intérêt à s'expliquer sur le cristal qu'il détenait, car le regard inquisiteur d'Od'Hun le sondait des pieds à la tête. Si le novice mentait, il le saurait.HRP : Vipers > tu peux continuer la discussion avec Zaun si tu veux, elle se déroulera entre ton arrivée et le début de l'exercice. Je pourrai y répondre avec Zaun au prochain post si nécessaire.
Je compte sur vous pour rendre cette étape très personnelle, très détaillée et pas trop simple. Après tout, se connaître soi-même et savoir se reconnaître dans l'éclat d'un cristal n'est pas chose aisée... Si tu veux conserver le cristal que tu as reçu, Vipers, tu devras aussi décrire ta relation avec lui et son importance. Dans tous les cas, vous ne recevrez qu'un seul cristal, hors de question d'en avoir deux. -
Post n°20
Auteur : TsehA-ha était d'un pénible pour Tseh qui n'en pouvait plus de ce dodu assez lourd. Le jeune homme avait été assez gentil malgré le sale caractère du fils du chef. Et surtout malgré tout ce qu'A-ha avait pû lui faire dans le passé. Au départ, c'était à cause de ses vielles croyances, mais après c'était parce qu'il avait senti qu'il pouvait y avoir du bon en A-ha, mais pour le moment, ce dernier ne le montrait pas forcément. Tseh se disait qu'A-ha avait besoin d'un stage dans la solitude, qu'il voit ce que ça fait d'être seul et à quel point les autres étaient importants. Ces dernières semaines, Tseh avait remarqué qu'A-ha était plus collant qu'il ne l'était déjà. Il sentait qu'il s'accrochait à lui et surtout à son passé car il avait peur de son avenir. Et pourtant, Tseh n'était plus le même. Il n'était plus ce pauvre gars amaigri servant de defouloir aux Iats. Désormais, il était un novice Jedi. Tseh voulait se tourner vers un nouvel avenir, surtout, il avait tout à gagner en devenant Jedi. Mais pour A-ha, les choses étaient plus compliquées. En devenant soldat, il arrivait pas à voir ce qu'il avait à gagner par rapport au statut de divinité.
Mais les singeries d'A-ha ne durèrent pas. Un nouvel arrivant se pointa derrière lui. Quand le gamin se retourna, le borgne le fusilla du regard. Tseh senti tout de suite que c'était clairement pas le genre de type à contrarier. A-ha avait intérêt à se calmer, surtout que le type regarda à son tour Tseh et le jeune homme sentait qu'il allait en prendre aussi pour son grade.
- Pour la bonne poursuite de nos relations futures, je te conseille d'emmener cet idiot ailleurs, novice...Tu en profiteras pour éloigner cet âne maladroit de ma réserve.
Le nouveau venu regardait A-ha avec la main posée sur le pommeau de son sabre laser. Tseh était bien placé pour savoir combien une blessure avec ce type d'arme pouvait se révéler douloureuse. Tseh put voir qu'A-ha avait ravalé sa fierté. Zayn sourit et invita d'un geste de tête son novice à régler ce souci et aussi le cas de l'âne. Tseh hocha la tête avant de lancer un regard noir à A-ha. Il en avait marre de payer à sa place. Dans cette situation, A-ha n'était pas vraiment en position de contester.
- Maintenant, tu dégages ! J'en ai marre de réparer les pots cassés à ta place !
A-ha tenta de se défendre en Iat.
- C'est le rôle des parias ça ... Dis leur ... Surtout au borgne ...
Mais Tseh resta campé sur ses positions et lui répondit en basic pour appuyer le fait qu'il souhaitait avancer et se tourner vers son avenir.
- Je suis plus le paria des Iats. C'est bon, tes erreurs, tu en est maintenant responsable ! C'est fini le temps où on me punissait quand les récoltes étaient mauvaises, quand un Anooba sauvage avait tué des moutons ou encore quand le moindre babouin volait un truc ! Ou encore quand Monsieur avait fait une bêtise et grâce son statut, pouvait viser le défouloir officiel de la tribu. Maintenant, c'est terminé ! J'en ai marre que tu me pourrisse la vie avec tes caprices de gamin ! Grandis un peu !
A-ha était déjà très perturbé par Od'Hun et n'osa pas répliquer. Tseh renchérit.
- A partir de maintenant, ne comptes plus sur moi pour continuer à faire tes caprices de gamin pourri-gâté sans conséquences. J'ai plus envie de payer pour toi ! Maintenant dégages !
A-ha resta silencieux. Et s'en alla au pas de course. Il n'avait pas l'habitude de voir Tseh énervé et Maître Od-Hun l'avait bien refroidi. Le jeune homme reprit son calme une fois son semblable reparti. Maintenant, il devait s'occuper de l'âne. Dans les tribus, les ânes se déplaçaient librement autour du village et c'était rare qu'on les attaché. Mais Tseh n'avait pas vraiment le choix. S'il voulait éviter d'autres soucis avec son âne, il allait devoir l'attacher. Il remarqua un tronc un peu éloigné de la Salle des Cristaux. Surtout, il donnait sur la porte. Et donc l'âne pourrait au moins le voir et le sentir.
Tseh amena l'animal au tronc et l'attacha avec une corde. Depuis une semaine, il avait remarqué qu'il était de plus en plus lent et semblait avoir de plus en plus de mal à bouger. L'animal n'était plus de la première jeunesse. Tseh avait senti qu'il était âgé et surtout fatigué. Il avait bien vu à son dos déformé et aux cicatrices sur sa croupe que cet animal avait eu un sacré vécu derrière lui. L'âne avait déjà bien vécu et construire un avenir pour lui allait être difficile, mais Tseh devait tenter au moins de rendre la fin de sa vie des plus agréables. Il appréhendait le moment où l'animal finirait par rejoindre la Force et comptait en parler à Zaun afin qu'il l'aide à mieux appréhender cette épreuve. Même s'il ne connaissait l'animal depuis moins d'un mois, il s'y était attaché.
Après s'être occupé de l'âne et pris son sac contenant l'os et la nourriture, il revint vers maître Od'Hun et s'excusa. Entre-temps Vipers finit par arriver. Tseh le salua. Puis le novice fut appelé par Zaun pour discuter en privé. Tseh avait senti qu'il avait l'air fatigué. Surtout que depuis quelques temps, il semblait faire régulièrement des cauchemars.
Vipers fut suivi par Ben, Sin et Jolya. Le trio salua Tseh et ils ne mirent pas longtemps à parler des nouvelles à spéculer sur ce que leur réservait leur professeur. Et surtout, ils manifestaient de l'intérêt pour la cicatrice qui barrait le torse de Tseh. Il s'en était assez bien sorti pour une blessure aussi sérieuse que pouvait l'être une au sabre-laser sous l'emprise du côté obscur.
- Dis-donc c'est une belle balafre !
- Oh je suis plus à une cicatrice près ! Après c'est vrai que celle-ci m'a un peu dégouté des sabres laser. J'espère pas en voir de si tôt. Pour être honnête, j'appréhende pas mal le fait de devoir cohabiter avec un truc aussi dangereux.
Sin se souvenait bien du comportement de Tseh vis à vis du sabre de Parbelenos. Celui-ci avait tenu l'arme du bout des doigts et elle avait cru d'abord que c'était à cause de la bave de l'âne. Elle passa derrière Tseh et le fait qu'il soit torse nu dévoilait de nombreuses traces de coups sur son dos plus ou moins anciennes, et c'était sans oublier sa grosse cicatrice au niveau du cou.
- Ah oui, c'est vrai que tu en as un tas !
Aussi, ces derniers se demandaient pourquoi A-ha traînait dans le coin.
- On vient de voir le petit gros passer en courant, tu as eu encore des soucis avec ?
- J'ai bien peur de pas en avoir encore fini avec lui !
- Dis donc il est tenace ! Malgré la rouste que Shannah lui a mis, il continue d'insister !
Sin et Jolya étaient bien placées pour parler de la confrontation entre A-ha et Shannah. Il fallait dire qu'elle avait réussi à l'envoyer à l'infirmerie. Ce soir là, A-ha avait perdu une belle occasion de tenir sa langue.
- A-ha est plus têtu qu'une mule constipée ! Bientôt un mois qu'il sera là, autant le sergent Plix m'a dit qu'avec les clones, ça allait un peu mieux, ils avaient le droit à quelques formules de politesse, mais il a dit que ça a été très compliqué tant A-ha n'avait reçu aucune éducation. Par contre, il est toujours aussi désagréable avec les sensitifs.
Sin nota les progrès que Tseh avait fait en basic. Mais ce qui surprenait Tseh, c'était l'absence de Shannah. Mais Jolya ne semblait pas plus perturbée. Cela avait aussi de quoi étonner Tseh tant ces deux là étaient inséparables. Enfin, c'était surtout Shannah qui surprotégeait sa sœur. Not'Ismee était également absent à l'appel. Il était pourtant le plus sérieux du groupe. Même Sin qui était pourtant la moins studieuse était là. Mais durant ces deux semaines, elle s'était beaucoup améliorée. Le Labyrinthe l'avait changée.
Avec le temps, Tseh avait fini par s'attacher aux membres de la Loutre Chantante. Mais au départ, c'était pas forcément gagné. Il osait pas faire le premier pas à cause de sa peur. Puis il y avait eu aussi des mésententes. Notamment avec Sin et Shannah. Mais le temps et leur expérience à Arbo les avaient changé. Pendant qu'il était à l'infirmerie, ses camarades s'étaient dévoués à régulièrement apporter les cours et l'aider à étudier. Cela avait aussi été des moments privilégiés pour mieux se connaître.
Quelques minutes plus tard, ils finirent par enfin entrer dans la salle. Ils se tenaient tous devant Od-Hun et Zaun. Tseh voyait Ben regarder derrière nerveusement. Il devait se demander pourquoi Not'Ismee et Shannah manquaient à l'appel. Ce n'était clairement pas de leurs habitudes. Entre Not'Ismee qui était le plus studieux et Shannah qui n'était jamais sans sa sœur c'était assez étrange. Mais contrairement à Ben, Jolya ne semblait pas plus inquiète. Mais Tseh n'osa pas poser de question. Non seulement il était intimidé par l'unique œil d'Od-Hun, mais surtout il s'était déjà fait remarquer pas forcément en bien à cause de A-ha. Puis Ben avait vite était calmé par le regard d'Od-Hun. Peu après, Zaun finit enfin par prendre la parole.
- Bonjour, novices. Comme vous le savez déjà, je vous ai convoqué ici pour une tâche particulière. Mais avant toute chose, j'ai une annonce officielle à faire... Le novice Not'Ismee Senpayh est d'ores et à présent exclu de la formation Jedi. Votre camarade n'est donc plus un membre du Clan de la Loutre Chantante, par la décision du Conseil Jedi. Il sera rapidement intégré aux corps de service et ses qualités seront mises à d'autres profit, pour le bénéfice supérieur de l'Ordre.
Cette nouvelle avait choqué Tseh. Le Twi'lek avait été le plus studieux du groupe et le meilleur élève. Après il était vrai qu'il avait succombé au côté Obscur là où les autres étaient parvenus à s'en tirer. Mais à côté de ça, il restait un excellent élève. Et surtout, il était très gentil. Tseh vit qu'il n'était pas le seul à être choqué de la nouvelle, ses camarades semblaient l'être tout autant. Zaun n'avait cependant jamais mentionné le cas de Shannah, mais au vu de l'attitude de sa sœur et le fait qu'elle soit seule et semblant plus détendue signifiait que Shannah était également plus membre de la Loutre Chantante. Cependant, cela pouvait s'expliquer par le fait qu'elle était bien trop protectrice envers sa soeur et avait du mal à contrôler sa colère.
Sans attendre, peu après le discours de Zaun, Od'Hun prit la parole.
- Bon. Vous êtes ici dans une partie très spéciale et très symbolique du Sanctuaire. Défense de toucher à quoi que ce soit ! Il haussa le ton. Vous êtes dans la Salle aux Cristaux, où sont conservés tous les cristaux de sabre laser encore inutilisés. Maître Zaun vous a déjà enseigné les bases théoriques, mais rien ne vaut la pratique, pas vrai ?
Tseh se raidit à la mention du mot sabre laser. Il se rappelait avoir dit à ses camarades qu'il appréhendait le jour où il allait devoir en avoir un. Il pensait pas que cela allait arriver aussi vite. Pour se rassurer il se dit que ça devait être juste pour leur montrer les cristaux et qu'ils construiraient leurs sabres beaucoup plus tard. Il se demandait d'ailleurs à quoi servaient ces cristaux dans un sabre laser. De ce qu'il voyait de ce genre d'arme, c'était juste un manche duquel on pouvait faire sortir une lame plus longue que le manche lui-même. D'ailleurs la première fois, il s'était demandé pourquoi le premier Jedi qu'il avait vu tenait juste un manche sans lame, avant de ravaler sa salive quand il la fit surgir du manche. L'idée d'une lame rétractable était loin d'être stupide. Au moins, c'était peu encombrant. Od'Hun fit amener avec la Force une douzaine de boîtes qui se placèrent autour du maître. Il en ouvrir une dévoilant des cristaux à la lueur bleutée.
- Les cristaux que vous verrez ici sont des cristaux d'Ilum et d'Adegan. Approchez-vous, mais ne touchez à rien.
Zaun se montra bien plus pédagogue et donna un peu plus d'explications à ses élèves.
- Votre tâche sera pour l'instant de trouver un cristal qui vous correspond. Nous envisagerons par la suite la création d'un sabre laser. Pour le moment, concentrez-vous sur le choix d'un cristal, en vous unissant à la Force. Chaque cristal est unique et certains ne résonneront pas avec vous. Trouver le cristal qui vous correspond est une étape primordiale dans la construction de votre arme future.
Zaun venait de confirmer les craintes de Tseh. Le sabre, c'était pour aujourd'hui. Il avait attrapé entre temps le morceau d'os qu'il serrait dans ses mains. Ils furent amenés à devoir s'assoir devant les boîtes de cristaux. Jolya fut la première à le faire avec assurance. Il fallait croire que l'emprise de sa sœur était telle qu'elle ne pouvait rien faire par elle-même et qu'elle avait rapidement repris confiance en elle quand elle avait appris que Shannah ne serait plus des leurs. Sin suivi le mouvement touchant amicalement l'épaule de Tseh, ce qui le rassura un peu bien qu'il n'était pas encore totalement détendu. Elle s'installa près d'une caisse de cristaux bleus. Puis ce fut Ben qui la suivi d'un pas assez hésitant qui n'était pas dans son habitude. C'était habituellement toujours le plus pressé et le plus enthousiaste pour l'exercice. Tseh, quand à lui, resta un peu plus longtemps au même endroit avant de finalement s'installer près d'une caisse de cristaux verts.
Zaun s'était mis en pose de méditation et les autres élèves suivirent. Tseh fut le dernier à s'y mettre, ce qui lui laissa le temps de voir Od'Hun s'intéresser à Vipers. Mais Tseh devait avant tout se concentrer pour choisir son cristal. En s'asseyant, il n'avait pas remarqué la chute de son morceau d'os sculpté tombé à côté de lui à la vue de tous. Il ferma les yeux et se plongea dans une connexion avec la Force.
Tseh n'avait jamais été vraiment un bon bretteur. Il avait perdu la plupart de ses duels au sabre en bois. Mais il avait développé une bonne connexion avec la Force lui ayant permis de faire beaucoup de progrès dans son utilisation. Pendant les cours, il avait découvert plusieurs classes de Jedi, du moins, c'était plus des genres de spécialisation. Il se voyait mal chez les Gardiens, il était un mauvais bretteur et la bagarre c'était pas trop son truc. Il privilégiait le dialogue ou la fuite. Mais entre temps, il s'était bien plus lié à la Force au travers de nombreuses méditation. Il avait vaincu des ennemis puissants au Labyrinthe grâce à la Force qu'il avait su écouter. Il préfèrerait la réflexion. Chaque fois qu'il s'était précipité sans réfléchir en écoutant que son instinct, ça avait fini en désastre. Que ça soit le duel contre Ben, la première confrontation avec Notch Nitsy. Mais quand il avait réfléchi, avait écouté la Force, il avait pu voir les faiblesses de ses adversaires et donc mieux les vaincre. Et aussi en écoutant, il avait pû se faire de nouveaux amis.
Il se retrouva dans son village d'origine proche des champs. Il put voir deux paysans se disputer autour d'un poteau destiné à délimiter leurs parcelles de terre. Les deux hommes ne semblaient pas d'accord sur le partage. L'un semblait accuser l'autre d'avoir déplacé le poteau pour avoir plus de terrain. Ce genre de querelles étaient assez fréquentes et c'était généralement le chef qui devait se charger de résoudre le conflit. Mais il n'y avait personne hormis ces deux paysans et Tseh. Et c'était ce dernier qui devait trouver une solution. Devant lui, les deux hommes se chamaillaient. Il décida de s'approcher du poteau pour analyser la situation. Il put remarquer un trou à côté, signe que le poteau avait été déplacé en amont. Il décida d'enlever le poteau afin de comparer les trous. Il put voir que l'un semblait plus ancien que l'autre, signifiant qu'on avait déplacé le poteau et que son trou d'origine était le plus ancien. Il planta donc le poteau dans le bon trou. Il demanda ensuite aux paysans à qui étaient les champs respectifs. Tous deux dirent que c'était le champ qui avait été rétréci à cause du poteau déplacé. Donc sur les deux paysans, l'un mentait. Tseh fit appel à la Force pour l'aider à démêler le vrai du faux. Il monta dans un arbre afin d'avoir une vue d'ensemble sur les champs. Il vit un autre poteau qui semblait aussi déplacé. Il redescendit de son perchoir et alla voir le poteau. Quand il toucha au poteau, le menteur que la Force lui avait révélé démarra au quart de tour s'opposant à la réduction de son champ, confirmant que c'était lui à l'origine de la fraude. Il donna un avertissement au fraudeur et calma l'autre réclamant vengeance. Sans armes, et sans moyens de pression, Tseh avait démasqué le coupable et résolu le conflit.
Les conflits démarraient toujours par ce genre de choses. Régler cette querelle de paysans était un début de ce qu'attendait Tseh s'il se spécialisait chez les Consulaires. Mais ce n'était pas ce qui intéressait le plus Tseh chez ces Jedi. Non, il privilégiait l'étude de la Force, surtout celle qui était présente en toute forme de vie et veillait sur l'équilibre du vivant.
Tseh changea d'endroit, et surtout de forme. Il regarda ses membres. C'était des sabots fins caractéristiques d'une antilope. Puis il regarda derrière lui. Il avait la croupe d'un hippotrague. Il soupira.
-Super ... Le retour de l'antilope ... !
Sous cette forme, impossible d'utiliser une arme. S'il y avait un pépin, il ne pourrait que fuir. C'est alors qu'il remarqua un berger nomade comme il en avait parfois croisé dans son enfance, agressé par ce qui semblait être des guerriers. Les nomades étaient peu appréciés de la plupart des tribus. La plupart vivaient en groupes moins hiérarchisés et parfois juste en famille accompagné de bétail. Et le fait qu'ils ne soient pas sous l'autorité d'un chef tout puissant, avait tendance à énerver. Ils pouvaient indirectement remette en question l'autorité des chefs, un peu comme les sensitifs. Tseh avait envie d'aider ce berger, mais sous sa forme animale, il se sentait impuissant. À moins, que la Force soit toujours avec lui. Il restait un novice, même en antilope. La Force devait toujours être avec lui. Il décida de s'approcher des guerriers à une allure tranquille, mais il restait sur ses gardes. Les hommes étaient surpris de voir ce qu'ils considéraient comme une proie s'approcher d'eux.
-Qu'est ce qu'elle veut l'antilope ?!
Tseh savait qu'il était possible pour un Jedi de manipuler les esprits faibles, mais il n'avait pas eu de cours à ce sujet. Il devait trouver un autre moyen de se débarrasser des guerriers sans armes. Faire léviter des objets, il en était capable, mais il ne pouvait le faire que sur ceux de taille moyenne et inanimés, il était incapable de le faire sur des être vivants. Dans cet état, impossible d'utiliser les techniques de combat apprises lors des cours. Il ne pouvait rien tenir, ni se mettre en position bipède. Sa seule alliée était la Force.
Tseh s'allongea devant les guerriers. Il avait vaincu Notch Nitsy, le dieu-oiseau, des illusions de son esprit comme l'étaient ces guerriers. Mais il n'était pas sous forme humaine. Cependant, il ne savait pas manipuler les esprits faibles, mais pouvait toujours le tenter. Après tout, ce n'était que des illusions, il ne risquait pas grand chose. Il se mit face aux guerriers et leur intima de repartir. La première fois, ces derniers lui rirent au nez. Tseh retenta maintes fois et toujours le même résultat jusqu'à ce qu’il finisse tout de même par se faire obéir et les guerriers tournèrent les talons en répétant ce qu’il avait dit. Il fallait dire que les guerriers de l’ancienne tribu de Tseh n’étaient pas connus pour être des lumières. La plupart du temps, ils se contentaient de boire et de rien faire de la journée mis à part dormir et tabasser Tseh.
- Tu as encore beaucoup de choses à apprendre, mais je vois que tu es tenace. Au lieu de fuir, malgré ta forme, tu es resté car tu as fait confiance à la Force. Et tu as pu voir que grâce à la Force, même une antilope sans armes, peut vaincre.
Ces paroles venaient de l’homme pour qui Tseh était intervenu. Les guerriers se transformèrent en moutons et le berger s'approcha de lui.
- La Force peut te permettre de vaincre sans armes. Et sans tuer tes ennemis ...
Tseh hocha la tête. Il était un très mauvais combattant, mais il avait du potentiel dans la maîtrise de la Force et avait une bonne connexion avec elle. Le berger prit la forme du dieu Suketh, celui qui représentait ce que les Jedi voyaient comme la Force en opposition à la vision des chefs de son monde d'origine. Le canidé avait une allure monstrueuse car diabolisé par les populations de son monde. Mais Tseh avait désormais appris que cette créature représentait en réalité une Force veillant seulement sur l'équilibre du vivant aussi bien généreuse que cruelle. La créature s'approcha de Tseh et déposa un cristal brillant d'une lueur verdâtre devant le jeune homme encore sous forme animale.
- Prends ce cristal, il est désormais à toi !
- Mais, que vais je faire d'un sabre laser ?! C'est une de ces choses qui m'a blessé. Hors de question que je me lie à une chose qui tue !
- Un sabre laser n'est pas une arme ordinaire. Elle est personnelle et ne blessera jamais son porteur s'il est bien conçu. Puis tu trouveras bien une autre utilité qu'en tant qu'arme ! Puis tu as vaincu un être démoniaque et un dieu et tu as peur d'une arme dont tu auras le contrôle total ?!
Tseh restait attiré par le cristal qu'il ne pouvait refuser sentant une connexion avec lui grâce à la Force. Le dieu Suketh s'évanouit et Tseh sorti enfin de méditation. Il était en humain, toujours devant la boîte aux cristaux verts. Il remarqua que l'un d'eux était tombé de la boîte. Le jeune homme senti immédiatement une profonde connexion avec celui-ci. Il était exactement comme celui vu dans sa méditation. La Force lui invitait à s'emparer du cristal, mais à la vue d'Od'Hun dans les parages, il se retint. Il n'avait pas envie de le contrarier une nouvelle fois, déjà qu'il s'était fait remarquer pas forcément en bien à cause d'A-ha. Il sorti la boîte de nouilles vide et la mit devant le cristal pour signifier qu'il était à lui. Puis il attrapa son bout d'os et se contenta de le sculpter avec son morceau de silex tout en surveillant le cristal tombé de sa boîte. -
Post n°21
Auteur : Vipers- Qu'y a-t-il, novice Vipers ?
J’allais parler à mon Maître quand soudain les autres membres du Clan de la Loutre Chantante arrivèrent devant l’Armurerie. Maître Zaun me fit signe de le suivre et nous nous dirigeâmes à l’écart du bruit extérieur.
- Ecoute-moi bien, mon garçon. Je ne sais pas exactement ce qu'il s'est passé dans le Labyrinthe d'Arbo, mais certaines décisions ont du être prises ces derniers jours suite à cela. J'ai intercédé en ta faveur, car tes camarades m'ont rapporté ta conduite honorable et que la Padawan Samah s'est portée garante de toi, mais sache qu'il a été question de t'exclure de la formation de la Loutre Chantante. Je baisai la tête suite aux paroles de mon maître. Certains maîtres en avaient particulièrement après toi, mais comme ils n'ont pas voulu dire pourquoi de façon claire --si ce n'est que tu as donné notre signalement à des pirates--, maître Faràn a décidé de suspendre le jugement du Conseil. Alors... suis mes conseils. Devenir un Jedi nécessite que tu sois doté de compassion, toujours alerte, toujours à l'écoute, toujours prompt à la pitié. Mais parfois, il faut savoir frapper, car tes ennemis ne te laisseront pas toujours le choix de les épargner. Retiens aussi que des visages de démons se cachent parfois derrière des visages d'anges. Tes yeux peuvent te tromper, et même la Force peut être ton ennemie si tu laisses à tes adversaires le loisir de s'en servir contre toi. Maintenant, de quoi voulais-tu me parler ?
Maître Rurr n’avait pas parlé de Yaba Baga à maître Zaun et je me devais de lui raconter la vérité surtout sachant qu’il avait pris ma défense devant le Conseil suite à leur menace de m’exclure. Relevant la tête je commençai à raconter ma vision des faits.
- Maître je vais tout vous raconter malheureusement j’ai encore fait une erreur.
Je m’approchai de mon Maître et lui posa ma main droite sur le front. Je me concentrais et grâce à la Force je lui envoyai les images du Labyrinthe, pendant que j’étais avec Yaba, dans son esprit directement. Maître Zaun put voir le moment où Ben et Jolya étaient blessés et que c’était Yaba qui les avait soignés, Béli était également présente dans ce souvenir.
Après avoir montré ces souvenirs à mon maître je me trouvais épuisé, la fatigue de ces dernières nuits m’avait achevé et projeté des images grâce à la Force était beaucoup plus dure que je ne l’aurais imaginé.
- Voilà Maître cette inconnue à sauver mes amis donc je ne l’ai pas attaqué, Béli voulait que je laisse mes camarades alors qu’ils étaient inconscients mais mon intuition me disait de ne pas les abandonner. Donc j’ai attendu leur réveil et au fil du temps j’ai appris que cet esprit s’appelait Yaba Baga et quand je suis sortis du Labyrinthe je l’ai emmené avec moi car elle était blessée. Reprenant mon souffle je continuai. C’est en sortant que maître Rurr est venu me trouver quand vous vous occupiez de Tseh. A ce moment-là il m’a dit que Yaba Baga était une vieille légende Ewok. Elle serait la réincarnation d'un être maléfique qui aurait asservi les Ewoks il y a des centaines, des milliers d'années. Vaincue par le Jedi déchu Arbo, elle aurait été forcée de protéger le Labyrinthe... qui serait devenu sa prison. Et il rajouta que seul un Jedi à le pouvoir de libérer Yaba Baga de sa malédiction. Voilà Maître vous savez tout. J’ai aussi autre chose à vous dire Maître, sortant le cristal de sabre laser de ma poche, je lui montrai. Voilà Maître en sortant du Labyrinthe et après mon entrevu avec Maître Rurr ce cristal est apparu dans ma main, Yaba m’avait parlé dans mon esprit au moment où le cristal est apparu, je ne sais pas comment il est arrivé mais je ressens la Force avec lui et j’ai l’impression qu’il me protège. Depuis ma sortie du Labyrinthe d’Arbo je fais des cauchemars presque tous les soirs avec Yaba, dans mes rêves elle a pris le contrôle d’Ewok, elle attaque le Sanctuaire avec toutes ses forces et cela se termine dans un bain de sang. Chaque fois que je me réveille de ces cauchemars j’ai ce cristal dans ma main.
Attendant une réaction de mon maître, je baissa la tête une nouvelle fois et rajouta.
- Maître je ne vous décevrais plus et je me montrerais digne de vos enseignements.------------------------------
Quelques minutes plus tard nous avions été rassemblés par nos maîtres et nous étions entrés dans l’Armurerie Jedi. Je restais t debout devant maître Zaun et maître Od’Hun. Il manquait encore Not’ismee et Shannah qui n’était pas encore arrivé. Je trouvais qu’ils étaient longs alors que normalement Shannah est toujours avec Jolya et Ben est avec Not’Ismee. Puis maître Zaun rompis le silence le premier. Alors que j’étais en train de réfléchir à tout cela.
- Bonjour, novices. Comme vous le savez déjà, je vous ai convoqué ici pour une tâche particulière. Mais avant toute chose, j'ai une annonce officielle à faire. Le novice Not'Ismee Senpayh est d'ores et à présent exclu de la formation Jedi. Votre camarade n'est donc plus un membre du Clan de la Loutre Chantante, par la décision du Conseil Jedi. Il sera rapidement intégré aux corps de service et ses qualités seront mises à d'autres profit, pour le bénéfice supérieur de l'Ordre.
Je repensais à l’incident du Labyrinthe d’Arbo, cela était normal que le Conseil ait choisi d’exclure Not’Ismee, il avait failli tuer Tseh et l’Ordre ne pouvait pas se permettre de conserver des Jedi qui succombaient si facilement au côté Obscur de la Force. Quant à l’absence de Shannah maître Zaun ne dit pas un mot mais au vu de la réaction de Jolya il n’y avait pas de soucis à se faire.Il n'y a pas d'émotion, il y a la paix.
Maître Od’Hun s’approcha de nous, il avait les bras croisés derrière son dos. Od’Hun avait perdu un œil, il possédait une jambe bionique et il avait perdu deux doigts à la main droite mais il émanait de lui une certaine quiétude et une aura forte.
- Bon. Vous êtes ici dans une partie très spéciale et très symbolique du Sanctuaire. Défense de toucher à quoi que ce soit ! Vous êtes dans la Salle aux Cristaux, où sont conservés tous les cristaux de sabre laser encore inutilisés. Maître Zaun vous a déjà enseigné les bases théoriques, mais rien ne vaut la pratique, pas vrai ?
La salle des cristaux, effectivement maître Zaun nous avait parlé de cette salle. C’est ici que les Jedi viennent fabriquer leur sabre laser sous les conseils avisés de maître Od’Hun l’armurier de l’Ordre.Il n'y a pas d'ignorance, il y a la connaissance.
Soudain une douzaine de boîte qui était posée sur les étagères dans la pièce commencèrent à l’éviter, elles se dirigèrent à côté du maître Od’Hun et se posèrent à ses côtés. L’armurier ouvrit délicatement l’une de ces boîtes et il nous fit découvrir un cristal d’un bleu étincelant.
- Les cristaux que vous verrez ici sont des cristaux d'Ilum et d'Adegan. Approchez-vous, mais ne touchez à rien.
Maître Zaun prit la parole afin de nous expliquer plus en détails ce que maître Od’Hun voulait dire.
- Votre tâche sera pour l'instant de trouver un cristal qui vous correspond. Nous envisagerons par la suite la création d'un sabre laser. Pour le moment, concentrez-vous sur le choix d'un cristal, en vous unissant à la Force. Chaque cristal est unique et certains ne résonneront pas avec vous. Trouver le cristal qui vous correspond est une étape primordiale dans la construction de votre arme future.
Ca y est c’était le grand jour, j’allais fabriquer mon sabre laser. J’avais déjà un cristal pour mon sabre et la conversation que j’avais eue avec maître Zaun quelques minutes plus tôt m’avait conforté dans mon choix et j’étais maintenant serein.Il n'y a pas de passion, il y a la sérénité.
Nous fûmes tous les cinq invités à nous agenouillés autour des boîtes qui étaient au sol. Il y avait plusieurs cristaux de couleur, des bleus, des verts, il y avait aussi quelques-uns avec des teintes de cyan et même des jaunes, mais ils ne restaient qu’une petite quarantaine de cristaux présents dans l’armurerie. Les réserves se vidaient considérablement et l’Ordre n’avait plus accès aux anciennes mines de cristaux. Maître Zaun nous avait appris que la couleur du cristal déterminerait plus ou moins l’orientation du futur Jedi.
J’avais déjà mon cristal dans ma main et j’avais pris la décision avec mon maître de le garder. Ce cristal bleu m’orientait sur la voix des Gardiens. Je vis mes camarades se mettre en posture de méditation et ils commencèrent à se concentrer sur les cristaux dans la pièce où nous étions. Maître Od’Hun se rapprocha de moi quand il remarqua ma main fermée.
- Qu'est-ce donc que cela, mon garçon ?
- C’est mon cristal Maître Od’hun, je l’ai obtenu en sortant du Labyrinthe d’Arbo, comment je ne sais pas mais je suis très lié à lui et je sens la Force en lui ou avec lui, je ne sais pas trop comment l’expliquer.Il n'y a pas de chaos, il y a l'harmonie
J’ouvris la main et montrai le cristal à maître Od’hun. Ce cristal que j’avais obtenu était une énigme pour moi, maître Zaun n’avait pas pu me renseigner sur sa provenance mais je me sentais lié à lui. Ce cristal m’avait choisi et vu les épreuves que j’avais traversées dans le Labyrinthe d’Arbo je pensais que ce cristal ne pouvait être qu’un don. Cela aurait pu être Kyle qui me l’avait donné, je l’avais vu au début de mon aventure dans le Labyrinthe. Je me remémorais le Code Jedi et pensai à la dernière phrase et Kyle.Il n'y a pas de mort, il y a la Force.
Regardant maître Od’Hun dans les yeux j’attendais son aval pour savoir quoi faire, mais pour ma part je savais que je voulais utiliser ce cristal pour la fabrication de mon sabre laser. -
Post n°22
Auteur : Kath AplazmAl'Kyor Zaun fronça un instant les sourcils comme son élève lui posait la main sur le front. Vipers voulait sans doute lui communiquer quelque chose, mais son esprit était déséquilibré par le troubillon d'émotions qui l'avaient parcouru. Transmettre des images mentales n'étaient pas mince tâche ; sans doute le jeune homme avait-il déjà vu son maître Tarennos accomplir pareille œuvre lorsqu'il n'était encore qu'un enfant. Mais le seul fait d'avoir observé un maître, aussi doué fût-il, ne permettait pas à un jeune Jedi, un novice de surcroît, de répéter une telle technique.
Les seules images qui apparurent à l'instructeur de la Loutre Chantante étaient brouillées, grises. Il reconnut les visages de quelques novices dans les souvenirs de Vipers, ainsi que celui de la padawan Béli Samah. Ils les vit souffrir, puis se redresser, guéris comme par magie. Rien dans ces visions ne semblait couler de source, aussi Zaun préféra-t-il laisser le soin à son jeune élève de lui expliquer de quoi il était question. Le garçon parlait d'une inconnue... qui donc était-elle ? Yaba Baga ? Zaun fit la moue. Il n'avait jamais entendu ce nom, mais celui-ci ressemblait aux sonorités comiques et grotesques dont les parents se servaient pour nommer les créatures horribles qui devraient peupler les rêves de leurs enfants si ceux-ci ne mangeaient pas leur soupe.
Cependant, les paroles suivantes de Vipers hérissèrent les poils de son maître Jedi. Si Odan Rurr s'en était mêlé, il ne pouvait s'agir d'une coïncidence. Le comportement du membre du Conseil avait été hautement suspect aux abords du Labyrinthe, bien qu'il n'ait finalement été question que de tenir compagnie à Zaun. L'instructeur aurait besoin de temps pour démêler tous les fils qui entouraient les nébuleux événements survenus dans l'antre d'Arbo. Alors qu'il réfléchissait à toute vitesse, Zaun se vit présenter un nouvel élément à ce mystère décidément de plus en plus épais : des miraculés, Yaba Baga,...et maintenant un cristal de sabre laser ?
A première vue, l'objet paraissait tout à fait normal, à ceci près qu'il brillait d'une lueur bleue étrange, plus claire mais plus profonde que celle de tous les cristaux d'Adegan rassemblés dans l'armurerie. Zaun l'observa avec circonspection, puis jeta un oeil à Od'Hun. L'Armurier général et lui s'échangèrent un regard mais ni l'un ni l'autre ne brisèrent le silence qui s'était installé. Comme Vipers se confondait en excuse, maître Zaun lui adressa un regard grave. S'il n'était pas un expert en cristaux, la situation telle que Vipers la lui décrivait lui paraissait assez claire : cet objet n'était en aucune façon naturel. Aucune chance que le novice ait pu tromper la vigilance d'Od'Hun et le subtiliser, de toute façon. Non, ce cristal portait une marque floue, mais très certainement néfaste.
- Tout ceci est bien étrange, susurra Zaun à mi-voix. Après un instant, il reprit tout haut : ...bien étrange. Garde cet objet, mon garçon. S'il t'est apparu, il est certain que la volonté de la Force n'y est pas étrangère. L'épreuve que tu as vécue dans le Labyrinthe ne nous est pas encore très claire, tant à toi qu'à moi, et ces cauchemars sont certainement la conséquence logique d'une expérience difficile. Par la pratique quotidienne de notre art, tu sauras t'en défaire, j'en suis sûr. Maintenant va !
Une nouvelle ride se creusait doucement sur son front inquiet. Légèrement désorienté, il ne se sentait plus apte à juger ce qu'il était bon de faire pour aiguiller le jeune homme dans sa quête de réponses sans l'assistance d'un collègue. Et qui de mieux que le plus grand forgeron de l'Ordre pour examiner ce mystérieux cristal ?
Comme les novices se rassemblaient déjà dans la Salle aux Cristaux, Zaun se contenta d'un geste paternel à l'adresse de Vipers, l'invitant à rejoindre ses camarades. Il saisissait l'angoisse du garçon et ne tarderait pas à en toucher un mot à Od'Hun. Mais en l'instant, son esprit était occupé par de plus sombres pensées. En d'autres circonstances, il aurait immédiatement dû informer le Conseil de la découverte de Vipers. Mais... Odan Rurr, Yaba Baga, l'Ombre... On ne lui disait pas tout. Ne pas être dans les petits secrets du plus haut cénacle de l'Ordre n'avait jamais dérangé Al'kyor Zaun jusqu'à aujourd'hui ; après tout, la sagesse des grands maîtres ne les avait-elle pas sauvés à plus d'une reprise ?
L'instructeur avait de plus en plus de peine à s'en convaincre.* * *
- Ah !
Le visage d'ordinaire si renfermé de Jolya se fendit d'un sourire conquérant. La jeune Scion venait d'ouvrir les yeux et contemplait l'extrait minéral turquoise entre ses fins doigts blancs. De tous les cristaux de la pièce, il était le plus beau, le plus poli, le plus clair. Elle l'aimait déjà, car il lui appartenait désormais. Son sourire ne la quitta pas, car une nouvelle chaleur venait habiter ses membres, comme si elle avait retrouvée d'un seul coup une partie d'elle-même qu'elle avait perdue. Au bout d'un instant, elle regarda autour d'elle, plus pour présenter à ses amis son nouveau compagnon que pour découvrir s'ils avaient eux-mêmes trouvé chaussure à leur pied.
Goguenard, Ben Swolo jouait à se passer d'une main à l'autre un cristal bleu foncé. Croisant le regard de sa camarade, il éclata d'un rire clair, enfantin. Pour lui qui avait toujours connu l'âpreté de la vie dans l'Ordre Jedi, ce moment signifiait peut-être plus que pour les novices fraîchement arrivés sur la lune forestière. Aujourd'hui, il accomplissait un rêve de gosse. L'adolescent et Jolya échangèrent encore un sourire, qui s'effaça pour laisser place à une expression de faux sérieux lorsque le maître Od'Hun les contourna pour traverser la pièce exigüe.
Le borgne maugréait. Les jeunes gens avaient passé plus d'une heure à méditer, ce qui avait laissé tout loisir au vieil homme à à son collègue Zaun de discuter. L'instructeur du Clan de la Loutre Chantante avait quitté les lieux quelques temps plus tôt, étrangement agité. S'il avait évoqué cet étrange cristal que possédait Vipers, il ne s'était que très peu ouvert à l'armurier.
Perplexe, Od'Hun avait passé ces dernières minutes à inspecter de loin le cristal du garçon sous toutes ses coutures. Il ne pouvait s'agir d'un vol ; Od'Hun reconnaissait chacun des cristaux dont il avait la garde, et celui-ci n'en faisait pas partie. Mais il restait qu'il paraissait étroitement lié à son porteur, malgré l'aura sinistre qui entourait l'objet. Il y avait quelque chose de corrompu derrière les courbes minérales parfaites de ce caillou, comme une vipère qui singerait la grâce du félin pour mieux dévorer sa proie. Cette pensée aurait pu faire froid dans le dos de n'importe quel Jedi.
Mais maître Od'Hun n'était pas n'importe quel Jedi. Depuis des décennies, il les avait tous vus --ou presque-- défiler auprès de lui pour construire leur sabre laser. Beaucoup d'entre eux étaient ensuite morts au moyen des armes qu'il leur avait lui-même appris à assembler. Des cristaux purs avaient été souillés par les ténèbres de la trahison et du défi. Cela avait fini de convaincre le vieil armurier que le cristal ne faisait pas le Jedi. Si ce Vipers était doté d'un tant soit peu de caractère et d'esprit, peut-être survivrait-il. Et s'il n'y parvenait pas, il périrait dans l'obscurité, comme les autres, rongé par un quelconque absurde rêve de grandeur.
L'œil unique du vieil homme ne s'attarda pas plus longtemps sur le novice. A quoi bon ? C'était à Zaun que l'on avait confié le soin de s'inquiéter pour ces jeunes pousses. L'instructeur s'en faisait déjà assez pour deux. Al'kyor avait beau être son ami autant que son collègue, il n'avait aucun conseil à lui prodiguer. Les maîtres Jedi étaient autant les professeurs que les protecteurs des jeunes novices. Mais, pour Od'Hun, la protection passait également par l'apprentissage de l'autonomie. Et celui-ci commençait maintenant.
- On dirait que vous avez tous trouvé votre bonheur, dit-il fermement en observant Tseh, qui sculptait timidement un morceau d'os non loin, et Sin Vigazo, qui venait à peine de sortir d'un longue méditation, le visage en sueur mais le poing fièrement fermé sur un cristal aux reflets verts.Bien. Mais cela ne suffit pas.
Le maître Jedi désigna alors les étagères au fond de la pièce de sa main balafrée.
- Vous trouverez ce qu'il vous faut pour assembler un sabre laser dans ces boîtes. Faites bien attention à ne pas abîmer les lentilles avant de les placer contre la poignée, ou votre arme vous explosera au visage. Placez-la le plus loin possible du port d'alimentation de la cellule d'énergie, pour éviter les surchauffes. Même chose pour le stabilisateur de flux. Et pensez à l'ergonomie de l'arme quand vous placez votre émetteur de lame, autrement vous serez bien ennuyés lorsqu'il vous faudra la brandir...
Alors qu'il citait chacun des éléments constitutifs d'un sabre laser, Od'Hun faisait voler autour de lui des objets métalliques, qui s'assemblèrent devant lui en un instant, comme par magie. Se saisissant de l'arme ainsi créée, le borgne s'avança d'un coup vers Tseh pour la lui planter sous le nez et appuyer sur le bouton d'activation. Mais rien ne se passa.
- ...Mais comme vous le savez déjà, l'élément essentiel est le cristal. Sans cristal, pas de sabre. Le cristal est le cœur de la lame, et le coeur est le cristal du Jedi, dit-il sobrement en s'éloignant du Iat, se fichant bien de savoir s'il l'avait effrayé ou au contraire rassuré.Lorsque vous aurez bien compris l'importance de chacun des éléments, de ce corps que vous fabriquerez de vos mains, il vous restera à lui faire prendre vie en lui ajoutant un cœur. Mais cela, vous le verrez bientôt.
Od'Hun ne détailla pas plus ses explications : tout le savoir nécessaire à la construction des sabres était consigné dans les quelques livres qu'il laissait toujours à disposition de ses visiteurs, dans l'entrée de la pièce. Il n'avait pas peur qu'on les lui vole : seul un utilisateur de la Force pouvait réellement appréhender un tel savoir, ou du moins assembler un sabre sans se blesser. Ses cristaux lui étaient bien plus précieux. savamment placés, ils étaient des armes redoutables.
Il faudrait du temps aux novices pour parvenir à façonner l'arme qui sanctionnerait probablement leur entrée dans l'Ordre. Même les plus sages des maîtres avaient mis plusieurs jours à venir à bout de cette épreuve de calme et de patience, qui requérait plusieurs jours d'étude minutieuse. Les novices resteraient probablement à ses côtés pour les deux prochaines semaines, voire plus selon leur affinité avec cette nouvelle tâche. Car ils allaient avant tout devoir lire, observer et écouter. Pour le jeune Ben, qui avait déjà la tête fourrée dans les boîtes en duracier, les pièces pleines les mains, cela ne serait sans doute pas facile. Tirant l'adolescent par le col pour le ramener auprès de ses camarades, Od'Hun renvoya les novices à leurs études d'une voix grave, profonde mais un peu machinale :
- N'oubliez pas :Le cristal est le cœur de la lame.
Le cœur est le cristal du Jedi.
Le Jedi est le cristal de la Force.
La Force est la lame du cœur.
Tous sont entrelacés :
Le cristal, la lame, le Jedi ne font qu’un.HRP: Petit RP pour reprendre le rythme de mon côté. Je vous invite à vous documenter sur la façon de fabriquer un sabre. Cette pratique peut durer entre 2 (très rare !) et 30 jours. Encore une fois, il s'agira de RP très personnels ou vous décrirez les journées de vos PJs à l'armurerie durant ces journées d'étude et d'apprentissage, jusqu'à parvenir à créer votre propre sabre. Soyez créatifs et originaux, et n'hésitez pas à poster autant que vous voulez à la suite de ce post si vous voulez réaliser l'épreuve en plusieurs étapes. A vous de voir, vous avez carte blanche ! -
Post n°23
Auteur : Tseh- On dirait que vous avez tous trouvé votre bonheur, Tseh sursauta en entendant la voix de maître Od’Hun. Il sorti de sa phase de sculpture. Il remarqua que tous ses camarades semblaient avoir trouvé leurs cristaux, pas très loin, Sin avait trouvé un cristal vert comme celui avec lequel la Force l’avait lié. Vipers, Jolya et Ben avaient tous des cristaux bleus. Entre temps, Zaun s’était éclipsé.Bien. Mais cela ne suffit pas.
Le borgne montra de sa main des étagères où étaient entreposées divers boites au fond de la pièce.
- Vous trouverez ce qu'il vous faut pour assembler un sabre laser dans ces boîtes. Faites bien attention à ne pas abîmer les lentilles avant de les placer contre la poignée, ou votre arme vous explosera au visage. Placez-la le plus loin possible du port d'alimentation de la cellule d'énergie, pour éviter les surchauffes. Même chose pour le stabilisateur de flux. Et pensez à l'ergonomie de l'arme quand vous placez votre émetteur de lame, autrement vous serez bien ennuyés lorsqu'il vous faudra la brandir...
Tseh regarda Od’Hun perplexe. Pour lui, tout ça était bien compliqué. Il s’empressa de sortir de quoi prendre des notes. Il prit une boulette d’argile qui était dans une boite en plastique dans son sac et prit son silex et se mit à noter les consignes afin de ne pas les oublier. S’il avait compris au moins une chose, c’était que mal fait, un sabre, ça pouvait exploser. Et cela venait un peu plus refroidir Tseh. Puis il n’avait pas parlé de comment faire pour pas que ces affreux machins s’activent quand ils étaient accrochés à la ceinture. Pendant qu’il pensait, il put voir maître Od’Hun assembler les composants d’un sabre en un instant. Puis il s’approcha de Tseh avec l’arme, la lui planta sous le nez et l’activa, mais rien ne se passa. Mais cela avait tétanisé le jeune homme qui avait manqué de s’uriner dessus.
- ...Mais comme vous le savez déjà, l'élément essentiel est le cristal. Sans cristal, pas de sabre. Le cristal est le cœur de la lame, et le coeur est le cristal du Jedi, il s’éloigna de Tseh indifférent à la réaction du jeune homme. Od’Hun avait sûrement remarqué la phobie des sabre-laser que Tseh avait eu depuis sa blessure au sabre à Arbo. Lorsque vous aurez bien compris l'importance de chacun des éléments, de ce corps que vous fabriquerez de vos mains, il vous restera à lui faire prendre vie en lui ajoutant un cœur. Mais cela, vous le verrez bientôt.
Il ne donna pas tous les détails. Mais Tseh avait put remarquer à l’entrée du bâtiment des livres. Il se tourna vers ses derniers et effectivement, il avait put lire des titres traduisant que ces bouquins étaient des manuels de fabrication des sabre-laser. Il irait y jeter un coup d’œil à l’occasion. Enfin coup d’œil, n’était pas vraiment le terme approprié. Tseh avait bien l’intention de se documenter au maximum afin de ne surtout pas en faire une bombe au moment de l’activation du sabre. Ben n’avait pas attendu pour aller chercher ses matériaux, là, Tseh le reconnaissait un peu plus. Mais il fut arrêté dans son élan par Od’Hun qui le tira par le col de sa bure pour le ramener vers ses camarades.
- N'oubliez pas :Le cristal est le cœur de la lame.
Le cœur est le cristal du Jedi.
Le Jedi est le cristal de la Force.
La Force est la lame du cœur.
Tous sont entrelacés :
Le cristal, la lame, le Jedi ne font qu’un.
Tseh avait bien noté ces phrases sur sa boule d’argile. L’aurebesh était plus facile à écrire sur de l’argile que sur du papier. Od’Hun retourna à ses occupations tout en surveillant attentivement ses élèves. Les autres s’étaient déjà activé, mais Tseh resta un peu immobile le temps de se remettre de ses émotions. Il était encore traumatisé des sabres suite à son accident. Quelques minutes plus tard. Tseh alla donc chercher plus d’argile chez lui. Il prit la bassine verte et des blocs d’argile. Il revint avec la bassine remplie d’eau, un chiffon et de l’argile en plus. Il se trouva un coin tranquille. Entre temps, il avait mis le cristal dans la boite de nouilles vide. Elle lui servirait à ranger les composants du sabre afin de ne pas les perdre. Il avait bien compris qu’il n’en aurait pas fini le jour-même.
Puis il alla chercher un bouquin restant. Il l’ouvrit et commença à prendre des notes sur ses tablettes d’argile. Il avait le souvenir qu’une fois Taharqua avait fait venir un scribe de la ville de Nubt afin de régler des soucis administratifs. Dans le village, tout le monde était illettré et parfois et dès fois, un gratte-papier n’était pas de trop afin d’avoir des comptes précis. Le scribe travaillait sur des tablettes d’argile avec un poinçon. Cela permettait de garder des données très longtemps. L’inconvénient c’était que c’était plus encombrant que le papier. Mais l’aurebesh s’adaptait mieux sur l’argile que sur le papier avec ses traits assez droits. Avec un poinçon, un scribe pouvait écrire facilement sur de l’argile. Et grâce aux Jedi, Tseh avait appris une chose qui n’était réservée sur son monde à quelques élites des grandes villes. Puis avec la venue du scribe, Tseh avait pu voir que Taharqua n’était pas forcément un exemple de courage. Il n’avait pas osé s’opposer au gratte-papier, bien que celui-ci ait une chose qu’il n’avait pas. Mais la Force était toujours plus intéressante pour ses pouvoirs que de savoir écrire bien que les Jedi accordaient une grande importance à la connaissance.
Tseh recopia la liste des composants sur sa tablette d’argile. Une fois cela fait, il donna le livre à Sin qui attendait son tour. Puis il se lava les mains dans la bassine et prit la tablette avec le chiffon et commença à chercher les différents composants dans les boîtes.
Il avait déjà le cristal et il avait remarqué que le bout d’os sculpté ferait un bon manche ornemental et isolant avec quelques modifications afin de l’adapter au reste de l’arme. Puis dans son enfance, il avait vu que les poignards des chefs et des guerriers et de certains artisans étaient aussi sculptés. C’était un moyen de personnaliser son arme. Surtout que cela allait avec l’aspect personnel du sabre-laser.
Quand il commença à chercher les composants dans les boîtes, il vit tout de suite que quelque chose n’allait pas dans sa méthode de travail. Sans les images, il avait du mal à reconnaitre tel composant et allait devoir prendre le bouquin. Il vit Ben en reposer un et n’attendit pas pour le prendre. Son camarade avait déjà pris selon-lui tous ses composants. Tout en regardant les images, Tseh commença donc à mettre un à un les divers composants dans sa boîte de nouilles. Il fallait d’abord une chambre d’énergie du cristal, un activateur, un support pour le cristal, tout un tas de conducteurs de circuits électroniques pour activer l’engin, des interrupteurs et boutons pour divers réglages, une bague de stabilisation de la lame, un embout afin d’éviter que la lame ondule, une cellule d’énergie et surtout un isolant supplémentaire sachant que l’os n’allait pas supporter la chaleur.
Au fur et à mesure que Tseh se servait, sa boîte de nouille s’alourdissait. Quand il eut enfin tout le matériel après plus d’une heure à vérifier que chaque composant était le bon, il retourna à sa place avec tous ce qui allait constituer son futur sabre. Il vida la boîte sur le torchon afin de revérifier encore une fois qu’il avait bien tout le matériel. Devant lui, c’était un véritable puzzle. Il y avait un tas de pièces qu’il ne connaissait pas très bien et ne savait pas du tout comment elles s’imbriquaient les unes dans les autres. Et cela ne l’étonnait pas vraiment que les gens mettent autant de temps pour se fabriquer un sabre-laser. Mais bon, il valait mieux prendre son temps.
Après avoir vérifié encore une fois, qu’il avait bien tous les composants, Tseh les rangea dans sa boîte à nouilles afin de ne pas les perdre sachant que certains étaient assez petits, comme les boutons ou certains petits fils électriques. De tous les composants, c’était le manche en os sculpté qui était le plus gros. Il demanda à ses camarades de les surveiller le temps qu’il aille chercher du papier et un crayon pour dessiner. Il revint à la réserve avec ce qu’il fallait après être passé avant voir un peu l’âne. Il se remit en place et s’aidant d’un livre, il commença à faire des croquis pour voir comment assembler les diverses pièces. Il s’aida de son livre pour voir comment assembler les pièces.
De faire les croquis, lui avait mangé plusieurs heures jusqu’à ce que le soir s’installe sur Endor. Maître Od’Hun les prévint qu’ils pouvaient rentrer se reposer. Tseh se fia à ces conseils. Maître Zaun lui avait dit de faire attention à ne pas trop se tuer à la tâche. Le jeune homme sortait à peine de convalescence. Mais après autant d’heures de concentration, il avait besoin de se défouler un peu. Il décida d’aller s’entrainer à l’équitation. Il n’était pas encore un bon cavalier, mais il savait qu’avec de la détermination et de l’entrainement, il pourrait en devenir un. Il descendit au village Ewok en compagnie de l’âne. Il repris le cheval gris-souris qu’il avait monté la première fois. Il était assez nerveux, mais c’était un bon exercice pour Tseh qui allait devoir utiliser la Force afin de le calmer. Il s’entraina pendant deux bonnes heures et enchaina plusieurs chutes, mais revint à chaque fois à la charge. Mais il finit par déclarer forfait à cause de la fatigue et finit par rentrer chez lui après un repas au réfectoire.
Le lendemain, il revint de nouveau à la Salle des Cristaux. Il récupéra son pot de nouille contenant son futur sabre en pièces détachées. Puis il revérifia que tout était resté en place durant son absence. Tant mieux, tout était en place. Il passa la matinée à finir ses croquis qui l’aideraient à confectionner sa future arme. Son plan de travail était entouré de papiers et de tablettes d’argile contenant de nombreuses informations de fabrication du sabre laser. Après une pause repas à l’extérieur pour tenir compagnie à l’âne qu’il sentait de plus en plus faible, Tseh allait commencer par attaquer la partie haute du manche, celle qu’il jugeait la plus complexe. Celle qui permettait d’activer la lame et de la réguler. Tseh était vraiment mauvais en électronique et sentait que cette partie allait prendre du temps.
Mais avant, il allait devoir chercher les bons composants du haut du manche. Pour cela, il avait apporté une petite poterie et une conserve qui allaient l’aider à trier les divers composants de l’arme. Il mit dans la conserve tous les composants de la partie haute du sabre. Tseh entama donc la partie électronique du haut de la lame. Il avait vu dans les livres que la méditation était le meilleur moyen de construire le sabre. La Force pourrait ainsi l’aider. Et de l’aide, il en aurait besoin. Mais avant de commencer l’assemblage, il fit un nouveau croquis afin de voir comment il allait agencer les morceaux afin d’avoir un objet qui soit sécurisé et qui ne s’active pas quand on le porte à la ceinture.
Une fois que son croquis était bon, il commença à se mettre en position de méditation et commença l’assemblage de la partie haute de son sabre. Avec la Force, il commençait à visualiser les différentes parties du haut du manche. Il se concentrait à assembler le début à travers la Force. Il avait tout de même des difficultés et rectifiait régulièrement ce qu’il faisait afin de s’assurer que tout serait le mieux possible.
Quatre heures passèrent et le soir vint enfin. Tseh sorti enfin de sa longue méditation qui l’avait épuisée. Il voyait déjà que certains composants avaient été assemblés et était surpris que ça soit lui qui avait fait ça. Il n’y connaissait pas grand-chose en électronique et il avait correctement assemblé les premiers composants du haut de la lame, à savoir les les boutons qui géraient l’activation de lame et les variateurs de longueur et de puissance avec les fils qui allaient avec. Il compara ce qu’il avait accompli avec ses croquis et cela correspondait. C’était pas grand-chose, mais c’était déjà un exploit pour Tseh qui n’y connaissait rien en électronique. Il rangea soigneusement son matériel satisfait de ce qu’il avait accompli et rentra chez lui. Il était bien trop fatigué pour s’entrainer à cheval.
Le lendemain, il recommença le même manège. Il prenait son temps pour assembler son sabre. Il avait bien vu que la précipitation l’avait toujours menée à l’échec. Et il savait que pour la fabrication du sabre laser, il n’avait pas le droit à l’erreur. Il savait que s’il échouait, le sabre exploserait et il y avait peu de chances qu’il passe à l’étape supérieure et craignait d’être banni de sa tribu. C’était actuellement son seul foyer et il devait réussir cette épreuve afin de rester au sein de cette tribu. Il devait combattre en même temps sa phobie des sabre-laser. La troisième journée se passa sans encombres, Tseh avait rajouté l’embout anti-ondulation, la bague magnétique stabilisatrice et d’autres circuits modulateurs d’énergie tout en prenant bien soin à ce que tout soit bien assemblé quitte à revérifier plusieurs fois. Mais encore une fois, il était surpris de ce que la Force lui faisait faire. Mais cela était très fatiguant. A la fin de la journée, il était était quand-même parti faire du cheval. Et pendant ces deux heures d’entrainement, il était parvenu à mieux maîtriser son cheval. Il n’était tombé que deux fois.
Il était cependant plus inquiet de l’état de santé de son âne. Il avait demandé à ce qu’un maître spécialisé dans les soins médicaux l’ausculte, mais celui-ci avait dit qu’il ne pourrait pas faire grand-chose et que l’animal n’en avait plus pour très longtemps. Il pouvait au moins faire en sorte de continuer dans ses traitements envers son animal et que si l’âne était un peu vieux pour construire un nouvel avenir, il pourrait au moins avoir une fin de vie digne. Il n’était plus traité comme une vulgaire bête de somme, mais comme un compagnon. Tseh allait devoir bientôt affronter une nouvelle épreuve de plus, celle de devoir accepter le départ d’un ami.
Le soir, Sin l’avait vu un peu déprimé par la triste nouvelle et lui avait proposé qu’ils aillent à la Cantina afin d’en discuter et qu’ils pensent aussi à autre chose. Depuis le Labyrinthe, Sin avait beaucoup changé, elle avait mis son égoïsme de côté et avait commencé à s’intéresser aux autres. Tseh n’aurait pas pensé qu’elle aurait été aussi compréhensive concernant son âne, mais elle lui avait avoué qu’elle avait eu par le passé un animal de compagnie et que la perte de celui-ci avait été aussi une épreuve et qu’il était normal qu’il y soit attaché. Et même si elle avait du mal avec l’âne, elle comprenait l’attachement de son camarade envers l’équidé. Elle lui avait aussi assuré que tout le groupe le soutiendrait pour cette épreuve. Tseh l’avait d’ailleurs remercié. Ce soutien, il n’avait pas pu l’avoir lors du décès de ses parents, il s’était retrouvé seul. Enfin, il l’avait cru parce qu’il ignorait que la Force était avec lui.
Le nuit avait été assez fraiche, bien trop froide et humide au point que le lendemain, Tseh était arrivé à la surprise de ses camarades habillé de sa tunique de novice et de deux bures et avait le nez rouge. Il avait attrapé un gros rhume à cause du froid nocturne exceptionnel. Il n’arrêtait pas de tousser et se sentait patraque, mais malgré tout, il avait décidé de continuer. Mais malgré sa bonne volonté, il n’avait quasiment pas avancé sur son sabre, interrompu par des quintes de toux fréquentes et miné par la fatigue, ce qui le gênait beaucoup dans sa concentration. Le reste de la journée ne s’était pas non-plus montré très productif, il s’était rapidement rendormi.
Le cinquième jour, Tseh allait un peu mieux, mais c’était pas encore ça. Il arriva à la Salle des Cristaux afin de continuer son travail. Il savait qu’il avait encore du pain sur la planche. Il n’avait pas beaucoup avancé la veille et devait donc tenter de rattraper ça. Mais il n’était pas pour autant pressé. Il savait que c’était pas une course et il valait mieux prendre son temps et bien faire les choses plutôt que d’avoir un truc qui explose. Il continua donc à travailler le haut du manche. Il entra de nouveau en méditation afin d’assembler le canal d’énergie de la lame et les derniers circuits de modulation d’énergie. Après cela, la partie haute du sabre serait achevée. Cela prit encore du temps, car Tseh revérifiait perpétuellement que tout soit en place correctement. Il refusait que ça soit un échec. A côté, il avait pu voir que Ben avançait très vite. Jolya et Sin quand à elles, prenaient aussi leur temps pour s’appliquer. Elles avaient sûrement été refroidies comme lui par l’idée que l’arme risquait d’exploser si elle était mal faire. Mais Tseh ne parvint pas à terminer comme il l’avait souhaité au bout cinquième jour. Tant pis, il savait qu’il avait du temps derrière-lui. Le soir, étant encore un peu malade, il était rentré chez lui.
Le sixième jour, il allait beaucoup mieux, il toussait encore un peu, mais cela le gênait moins. Il comptait bien finir le haut de son manche une bonne fois pour toutes. Il se concentra de nouveau sur son arme. Il avait fait en sorte que le système d’activation soit sécurisé pour éviter que la lame ne s’active quand il portait l’arme à la ceinture. Il voyait tous les Padawan et les Jedi se promener avec leur sabre à la ceinture. Avec leurs lames rétractables, les sabres laser étaient assez peu encombrants. Mais Tseh se demandait si la lame était réglable. Lors de sa méditation afin de choisir son cristal, il avait eu un entretien avec le dieu Suketh, celui-ci lui avait dit qu’un sabre laser pouvait servir autrement que comme une arme. Il était vrai que dans son monde d’origine, même pour un artisan, un poignard servait. C’était un outil coupant qui était utile pour des tâches quotidiennes, que ça soit pour cuisiner, couper des cordes, tailler des objets … une lame pouvait pas que servir pour le combat. Tseh allait donc rendre son sabre plus polyvalent. Pour ça, il allait devoir faire en sorte de pouvoir régler facilement la taille de la lame et sa puissance. Pour découper de la nourriture, inutile d’avoir une lame très longue. A travers la Force, Tseh retravailla ses composants afin que les réglages soient plus faciles et que la lame soit plus réglable pour être plus polyvalente.
Tous ces réglages avaient mis toute la journée et après ce labeur à l’atelier, Tseh comptait tout de même aller s’entrainer sur une selle. Au moins, ça le défoulerait. Il prépara son cheval et se mit en selle. Pendant deux heures il travailla à mieux contrôler son cheval, notamment en utilisant la Force pour le calmer. Cette fois, il ne fit qu’une chute. Mais il savait qu’il avait encore du travail sur ce plan-là. Il était cependant toujours aussi inquiet pour son âne qui n’allait pas vraiment mieux. Une fois le cheval pansé et ramené aux écuries, il revint chez lui suivi de l’âne qui allait lentement. Il passa du temps avec lui et se sentait désolé de ne pas trop être là.
Le septième jour, il était décidé à enfin terminer la partie haute de son sabre. Il n’attendit pas pour entrer en méditation et au travers de celle-ci il assemblait les derniers morceaux de la partie-haute du sabre. Cela lui prit encore une bonne partie de la journée sachant qu’il revérifiait constamment que tout était en ordre. Et surtout, il voulait éviter d’oublier une pièce en route. Dans la journée, il parvint à ses fins, la partie haute de son arme était terminée. Il remarqua que Ben avait pratiquement terminé. Jolya était assez bien avancée et Sin était à peu près au même stade que lui. Mais encore une fois, Tseh savait que ce n’était pas une course. Voyant que la journée n’était pas terminée, il continua sur ses croquis afin de fabriquer le reste de l’arme. Le haut du sabre était un premier morceau, mais il était assez complexe. Il était bien content d’avoir fini cette première étape. Le lendemain, il commencerait le reste de son arme.
Il décida de rentrer chez lui, il avait envie de passer du temps avec son âne pour la soirée. Il surveillait en même temps la hutte de Vipers. Il espérait le trouver afin de parler un peu de ce qu’il n’allait pas. Il avait bien vu que son ami était aussi perturbé et avait lui aussi besoin de soutien. -
Post n°24
Auteur : Vipers- Tout ceci est bien étrange...bien étrange. Garde cet objet, mon garçon. S'il t'est apparu, il est certain que la volonté de la Force n'y est pas étrangère. L'épreuve que tu as vécue dans le Labyrinthe ne nous est pas encore très claire, tant à toi qu'à moi, et ces cauchemars sont certainement la conséquence logique d'une expérience difficile. Par la pratique quotidienne de notre art, tu sauras t'en défaire, j'en suis sûr. Maintenant va !
Maître Zaun m’avait indiqué que je pouvais garder le cristal que j’avais trouvé. Cela tombait bien car j’avais décidé de la garder et je voulais qu’il me serve pour la fabrication de mon sabre laser. Je me sentais comme attirer à lui et une étrange sensation s’emparait de moi lorsque je l’avais avec moi. Mes camarades du Clan de la Loutre Chantante commençaient à rentrer dans la Salle aux Cristaux. Maître Zaun me fit un geste amical afin que je rejoigne mes camarades.-----------------------
Maître Od’Hun ne me renseigna pas plus sur la nature de mon cristal et il se dirigea au centre de la pièce.
- On dirait que vous avez tous trouvé votre bonheur, quand je regardai autour de moi je pus remarquer que tous mes camarades avaient trouvé leur cristal grâce à la Force. Tseh et Sin avaient un cristal vert devant eux, Ben et Jolya un bleu. Maître Zaun n’était plus présent dans la salle par contre. Bien. Mais cela ne suffit pas.
L’armurier désigna de sa main coupé une étagère au fond de la pièce.
- Vous trouverez ce qu'il vous faut pour assembler un sabre laser dans ces boîtes. Faites bien attention à ne pas abîmer les lentilles avant de les placer contre la poignée, ou votre arme vous explosera au visage. Placez-la le plus loin possible du port d'alimentation de la cellule d'énergie, pour éviter les surchauffes. Même chose pour le stabilisateur de flux. Et pensez à l'ergonomie de l'arme quand vous placez votre émetteur de lame, autrement vous serez bien ennuyés lorsqu'il vous faudra la brandir...
C’était le moment, j’allais fabriquer mon sabre laser et réaliser l’un de mes rêves. J’avais déjà entendu parler de tous ces composants mais je n’en avais jamais vu. Maître Od’Hun commença à faire l’éviter les pièces que nous devions utiliser. En quelques secondes tout était assemblé et les pièces détachées quelques instants plus tôt formaient maintenant un sabre laser. Maître Od’hun l’attrapa et se mit devant Tseh. Il l’activa mais rien ne se passa.
- ...Mais comme vous le savez déjà, l'élément essentiel est le cristal. Sans cristal, pas de sabre. Le cristal est le cœur de la lame, et le coeur est le cristal du Jedi. Lorsque vous aurez bien compris l'importance de chacun des éléments, de ce corps que vous fabriquerez de vos mains, il vous restera à lui faire prendre vie en lui ajoutant un cœur. Mais cela, vous le verrez bientôt.
Maître Od’hun avait raison. C’était à nous Novice d’apprendre comment fabriquer nos sabres laser c’était une étape essentielle dans la vie d’un Jedi . C’était une épreuve que les Novices devaient réussir afin de passer Padawan. J’avais remarqué qu’à l’entrée de l’Armurerie des livres étaient déposé sur une étagère. Je présumais que c’était des instructions afin de créer notre sabre laser. Il y en avait aussi dans les Archives Jedi, maître Tarennos m’en avait parlé lorsqu’il cherchait la présence de cristaux d’Upari sur Endor. J’allais avoir pas mal de lecture afin de créer mon sabre laser. Ben se leva et alla chercher rapidement les objets que maître Od’hun nous avait montré, mais l’armurerier attrapa mon camarade par le col de sa bure afin de le remettre en place et il rajouta.
- N'oubliez pas :Le cristal est le cœur de la lame.
Le cœur est le cristal du Jedi.
Le Jedi est le cristal de la Force.
La Force est la lame du cœur.
Tous sont entrelacés :
Le cristal, la lame, le Jedi ne font qu’un.
Aux dernières paroles de maître Od’hun j’allai récupérer l’un des livres posés à l’entrée de l’Armurerie afin d’en apprendre plus sur la fabrication de mon sabre. Je me mis dans un coin et commençai à lire. Il me fallut plusieurs heures à assimiler tous les composants qui servait à la fabrication d’un sabre laser. Mes mauvaises nuit de ces dernières semaines m’avais épuisé et la concentration que j’utilisais pour assimiler toutes ces informations étaient très compliqué, mais à la fin de la journée j’avais quand même appris l’utilité de chaque composant.
La cellule d’énergie, comme son nom l’indiquait servait de source d’alimentation au sabre laser. La lentille quant à elle permettait de réduire le rayon à sa longueur standard d’un mètre. L’émetteur de lame était le disque lisse sur la garde qui permettait de projeter la lame. Le cristal servait à la production de la couleur de la lame. La poignée servait de manche et justement j’en avais remarqué une dans un coin de la Forge qui correspondrait très bien au sabre que j’imaginais. Le stabilisateur de flux servait à la stabilisation de la lame c’était là-dessus que je devais faire le plus attention car c’est avec ce composant que mon sabre laser pouvait exploser. Je ne pouvais pas me permettre d’échouer dans cette épreuve qui marquait sûrement la fin de mon noviciat. Ces composants devaient être assemblés dans le bon ordre sous peine d’échec.
La Force permettait au Jedi d’assembler le sabre laser en totale harmonie avec elle. Malheureusement à cause de mes cauchemars depuis mes épreuves du Labyrinthe d’Arbo j’avais du mal à l’utiliser.
La journée étant terminé je décidai de rentrer directement me coucher dans ma hutte. Je déposai le livre sur son étagère à l’entrée de l’Armurerie et récupérai la poignée métallique que j’avais repérée afin de l’utiliser pour la construction de mon sabre laser. J’avais du sommeil en retard et j’avais besoin de récupérer afin de pouvoir me concentrer sur la construction de mon sabre laser. Malheureusement ma nuit se passa comme mes nuits précédentes.
Je fis encore le même cauchemar comme toutes mes nuits depuis ma sortie du Labyrinthe d’Arbo, Yaba attaquait le Sanctuaire Jedi avec ses ewoks corrompus et cela se terminait dans un bain de sang. Je me réveillai plusieurs fois dans la nuit et je ne pus récupérer autant que je l’aurais souhaité. Chaque fois que je me réveillai le cristal de mon sabre laser était dans mes mains. Je sentais une certaine puissance quand je le tenais dans mes mains et il avait l’air de me protéger.
La nuit avait été courte et je me levai à l’aube. Le Sanctuaire était très calme à cette heure de la matinée. Je décidai d’aller manger un morceau à la cantina avant de rejoindre la Salle des Cristaux. Je pus voir A’ah qui était déjà en train de faire la plonge. Il avait encore du mal parlé aux clones qui le formaient. En arrivant à l’Armurerie je pus remarquer que j’étais le seul membre du Clan de la Loutre Chantante présent dans la salle. Maître Od’Hun était dans un coin de la pièce, il me salua et je lui répondis à son salut. Je repris un des livres qui était dans les étagères à l’entrée. Puis je commençai à rassembler les composants que j’allais avoir besoin. J’avais déjà pris le manche de mon sabre laser hier maintenant j’allais devoir prendre la cellule d’énergie, la lentille, l’émetteur, le port d’alimentation, le stabilisateur de flux et les divers boutons et composants électroniques.
Une fois tout cela récupérer, je le déposai dans mon petit bout de tissu que j’avais récupéré sur une de mes anciennes bures de novice. J’allais me mettre dans un coin de la pièce et déposa tout devant moi. Je m’installai et commençais à voir mon sabre laser dans mon esprit. La concentration était telle que je me sentais partir. Quand soudain une voix familière retentit dans mon esprit.
- Vipers !!!
Yaba c’était la première fois que je l’entendais en pleine journée. Qu’est-ce qu’il m’arrivait. Je ne comprenais plus, Yaba m’avait maudit ou essayait-elle de communiquer avec moi. Je pris mon cristal dans mes mains et le serra. Je n’étais pas capable de me concentrer à cause de cette vieille sorcière. Je décidai donc de laisser les composants de mon sabre laser dans le coin et de me lever afin de me diriger au Lac Fektur. Ce lieu était imprégné de la Force et nombreux Jedi allait là-bas afin de se ressourcer avec la Force, et j’en avais vraiment besoin.
En sortant de l’Armurerie maître Od’Hun me lança un regard interrogateur, mais je ne préférai rien lui dire et quitta la Salle des Cristaux à l’arrivée de mes camarades du Clan de la Loutre Chantante. Je les saluai et me dirigeai en direction du Lac. Une fois arrivé sur place, je me mis à l’écart afin de ne pas être dérangé par le passage de personnes et je me positionnai dans une posture de méditation intense et prit le cristal dans mes mains.
Le temps s’écoula rapidement pendant ma méditation, jusqu’au moment où je sentis une présence familière prêt de moi. Je sortis de ma méditation et tournant la tête je pus voir que c’était Nissara. La nuit était tombé sur Endor et j’avais passé ma journée à méditer.
- Oh bonjour Vipers désolé de t’avoir dérangé pendant ta méditation.
- Pas de soucis Nissa, tu as bien fait de venir je n’avais pas vu le temps passer.
Je me relevai doucement. Mon corps était engourdi suite à ma longue méditation. Nissara se précipita pour m’aider à me relever.
- Tu es resté longtemps en méditation j’ai l’impression.
- Oui j’avais besoin de me retrouver dans la Force.
- Oh qu’est-ce que tu tiens là ? Nissara montra mon cristal qui était encore dans ma main.
- C’est mon cristal pour mon sabre laser.
- Tu devrais être content alors, ça veut dire que tu es en train de fabriquer ton sabre laser.
- Oui plus ou moins mais j’ai des problèmes à me concentrer et à utiliser la Force pour cet exercice.
- Qu’est-ce qu’il y a ? Raconte-moi.
Nissara était mon amie et je la connaissais depuis très longtemps. Nous avions été dans la même classe quand j’étais un Novice mineur. Elle avait trois ans de moins que moi et depuis mon enfance je l’avais toujours protégé contre les gens qui lui voulaient du mal. Je m’entraînais aussi souvent avec elle et j’avais une totale confiance en elle, Nissara était très forte et j’étais persuadé qu’elle deviendrait une grande Jedi. Je commençai à lui raconter mes cauchemars avec Yaba et la venue de mon cristal dans mes mains à la fin de l’épreuve de Labyrinthe d’Arbo et du lien qui m’unissait à lui. Au bout de quelques minutes Nissara avait plus ou moins compris la situation dans laquelle je me trouvais. Elle me proposa d’en parler à mes maîtres respectifs mais je lui indiquai que je l’avais déjà signalé à maître Zaun et qu’il m’avait indiqué de méditer afin de me défaire de ce sortilège, mais je n’avais pas encore réussi cette tâche. C’est là que Nissara m’indiqua quelque chose à laquelle je n’avais pas pensé.
- Pourquoi tu n’utiliserais pas le cristal pour canaliser ta Force dedans, ce cristal à l’air de te lier à Yaba aussi donc tu sais quoi faire.
Nissara avait raison je n’avais pas pensé à cela mais vu l’heure qu’il était j’essayerai cette méthode demain. Je remerciai Nissara et nous rentrions ensemble dans les quartiers de l’Ordre. Arriver sur place je laissai Nissa retourner avec les Novices mineurs tandis que moi je rejoignais le coin des Novices. Je me couchai et espérai passer une bonne nuit. Malheureusement cela ne se passa pas comme prévu, je fis encore plein de cauchemar avec Yaba. Je n’en pouvais plus, j’étais épuisé. Je devais réussir à vaincre ces cauchemars par tous les moyens possibles.
Je pris mon cristal et j’allai directement au Lac afin d’essayer la méthode que m’avait dite Nissara la veille. Il faisait encore nuit sur Endor, mais le soleil commençait à se lever. Je ne pris pas le temps de manger, je devais résoudre ce problème avec Yaba sinon je deviendrais fou. Je me mis en position de méditation et déposai le cristal devant moi. Je commençai à le faire l’éviter en rentrant en méditation et je me concentrai sur le cristal. Je sentis une force surpuissante sortir du cristal. Puis la voix de Yaba résonna dans mon esprit.
- Vipers !!!!
- Yaba, qu’est-ce que tu veux ? Laisse-moi tranquille.
- Pourquoi ? Tu n’es pas content de mon cadeau, je t’avais dit que je pouvais te rendre plus fort et ce cristal t’aidera.
- Ce n’est pas toi qui m’as donné ce cristal, c’est la Force qui me l’a donné.
- Que tu crois mon petit Vipers mais cherches en toi et tu comprendras que c’est moi.
- Non Yaba laisse-moi tranquille !!!!!
Je me concentrai sur le cristal et chassai les dernières images de Yaba de mon esprit. Le cristal brillait d’une teinte bleu nuit que je n’avais jamais vue auparavant. Je continuai pendant de longues heures à me concentrer sur le cristal afin d’essayer de chasser Yaba. Arrivant au début de soirée j’ouvris les yeux et un halo de lumière bleuté sortis du cristal. La puissance de ce halo me fis basculer en arrière et le cristal tomba à mes pieds. Je le récupérai, mais contrairement à avant le cristal brillait d’une teinte très lumineuse que je n’avais jamais vue avant.
Le cristal avait l’air différent, cela voulait peut-être dire que Yaba n’était plus présente…. Regardant autour de moi je remarquai qu’il faisait nuit. Je décidai d’aller manger à la cantina avant d’aller me coucher.
Contrairement aux autres nuits je ne fis pas de cauchemar. Je devais avoir réussi à vaincre la présence de Yaba dans mon esprit. Maître Zaun avait eut raison la méditation m’avait aidé à me débarrasser de mes problèmes avec la sorcière. Maintenant que cela était fait je pouvais enfin continuer la construction de mon sabre laser. Je pris un petit déjeuner rapide à la cantina avant de retourner à l’Armurerie. Mon morceau de tissu et mes composants étaient resté à leur place. Personne ne les avait touchés, ce qui était normal puisque chacun des membres du Clan de la Loutre Chantante devaient fabriquer son sabre laser et ils avaient autre chose à faire que prendre les composants des autres. Je me dirigeai à ma place et commençai sérieusement la construction de mon sabre laser. Je repris les données que j’avais visualisées dans mon esprit quelques jours plus tôt. Je me remémorai les instructions que j’avais lues sur les livres de l’Armurerie et je commençai à voir dans mon esprit comment fabriquer mon sabre laser.
En regardant autour de moi je pus voir que mes camarades avaient déjà bien avancé dans la fabrication de leur sabre. Je vis Tseh dans un coin de la pièce, le pauvre il avait dû attrapper froid cette nuit, c’est vrai que la température avait bien chuté la veille. Mon ami avait le nez rouge et il passait son temps à tousser. Il avait mis plusieurs vêtements sur lui afin de lui apporter de la chaleur. Tseh ne resta pas longtemps aujourd’hui et je présumai qu’il était parti ce coucher. Quant à moi j’avais visualisé complètement mon sabre laser et j’avais commencé à placer mes composants pour faire la partie basse de mon sabre. J’avais assemblé la cellule d’énergie avec son isolateur et son conducteur de champ. J’avais mis au point la chambre d’énergie pour le cristal. Je voyais vraiment comment la placer dans le manche du sabre. Tout cela n’était que sur mon chiffon mais je voyais beaucoup plus précisément comment mon sabre allait être. La journée c’était bien dérouler et je voulais prendre mon temps. J’insérai la cellule d’énergie dans le manche grâce à la Force et j’allai me coucher ensuite.
Le cinquième jour arriva. Je me préparai comme tous les matins depuis que j’avais commencé cette épreuve. Je passai par la cantina prendre un petit déjeuner après mettre préparer dans ma hutte puis je me dirigeai vers l’Armurerie. Ben et Jolya étaient déjà arrivés, Tseh aussi et il avait l’air d’aller mieux. Cette nuit avait été plus douce que la veille et je supposais que mon camarade avait réussi plus ou moins à guérir. Je retournai dans mon coin continuer la fabrication de mon sabre laser. La journée se passa sans accroche, j’avais fini la partie basse de mon sabre malheureusement je rencontrais des difficultés avec la partie haute et toutes les connectiques qui se trouvaient avec le variateur de puissance de lame, le circuit de modulation d’énergie et le canal énergétique. Je décidai que je réfléchirais à cela le lendemain car la journée était terminée et que cela ne servait à rien de se presser la partie basse de mon sabre était déjà fini donc j’avais déjà bien progressé aujourd’hui, il ne manquait que la bague de fixation que j’avais oublié de prendre dans les pièces que maître Od’Hun nous avait indiquées.
Le lendemain je récupérai la bague de fixation et terminai complètement la partie basse de mon sabre laser. Je continuai toute la journée à travailler sur la partie haute de mon sabre laser jusqu’à sentir la fatigue me gagner. J’allai me coucher directement et le jour d’après j’étais prêt à finir mon sabre laser. La jonction avec la partie haute des variateurs de puissances et des canaux énergétiques de la lame était terminée. J’avais placé mon cristal dans la chambre d’énergie. Les boutons de puissance et de longueur de la lame avaient été placés. Le bouton d’activation était en place sur la poignée. J’assemblai la partie haute et basse de mon sabre grâce à la Force. Ca y est j’avais fini mon sabre laser.
L’épreuve avait été longue et fastidieuse mais j’avais réussi à triompher grâce à la Force. Je pris mon sabre laser dans ma main droite et commençai à le manier. Il était équilibré, léger et il épuisait parfaitement ma main, son manche correspondait parfaitement. Je le regardai et le tendant devant moi je l’activai.
La lame était d’un bleu très clair et brillait énormément. Je réglai correctement la lame, sa puissance et sa longueur puis je commençai à manœuvrer mon sabre laser avec ces nouveaux réglages. Il était parfait et j’étais très fier de moi. Maintenant que cela était fini je devais le montrer à maître Od’Hun. Je rangeai la lame de mon sabre laser et je me dirigeai vers l’Armurerier légendaire afin d’avoir son avis sur la création que je venais de réaliser. M’inclinant devant maître Od’Hun je lui tendis mon sabre laser des deux mains.
- Tenez Maître Od’Hun, voici mon sabre laser.
Suites -
Post n°25
Auteur : TsehAprès une semaine passée, Vipers avait été le premier à avoir terminé son sabre. Ce jour là, Tseh avait eu peur que l’arme lui explose à la face, mais au final, le sabre s’était montré fonctionnel. Le jeune homme se disait que le fait qu’il ait été chez les Jedi depuis qu’il était gamin devait y être pour quelque chose. Mais Zaun avait dit que cela n’avait rien à voir. Puis Tseh était fier pour son camarade. Tseh avait achevé la première partie de son sabre cette semaine et allait devoir attaquer la suite de son arme. Il travailla avec des livres et des croquis toute la journée sur le reste du sabre.
Il était épuisé, une journée de travail sur des croquis, à devoir les corriger, les changer qui avait été éreintante. Là, il avait absolument besoin de repos. Tseh était devant chez lui regardant ce qu’il voyait du Sanctuaire de ce point de vue. Il pouvait voir des Jedi méditer. Il regarda du côté de la hutte de Vipers. Il était pas là, il était déjà parti à un cours de pilotage ou il était parti méditer au lac Fektur, mais bon, c’était pas vraiment ses affaires. Les cours de pilotage, Tseh n’allait pas y aller de si tôt. Déjà qu’il avait été malade dans une barque en papyrus, puis être monté sur un speeder puis dans le vaisseau des pirates n’avaient pas non plus été des expériences des plus agréables pour lui. Mais curieusement, il ne ressentait rien quand il était sur le dos d’un animal. Sûrement car ils étaient vivants et reliés à la Force comme tous les êtres vivants, chose plus compliquée pour une machine. Il avait tout de même appris que certains chasseurs Jedi pouvaient se piloter grâce à la Force. Tseh était dubitatif quand au fonctionnement de ces engins.
Tseh remarqua un morceau d’os d’oryx à côté de lui qu’il n’avait pas vu avant. Il semblait assez ancien et était sculpté. Il vit sculpté dessus, un homme entouré de deux lézard-lion qui semblaient apprivoisés. Sous les pieds de cet homme, un oryx aux pattes attachées et en position de soumission. Ce personnage était le Maître des Animaux et l’Oryx était un animal associé au dieu Suketh qui symbolisait cette Force que les chefs ne pouvaient pas contrôler, comme l’oryx, une antilope connue pour sa férocité. Et l’oryx attaché symbolisait la place de la Force pour les chefs. Un outil qu’il pouvait utiliser à loisir qui leur appartenait et qui était maintenu prisonnier. Tseh se demandait si c’était pas A-ha qui avait déposé ça.
Le lendemain, il attaqua le manche en os qui découpa en deux et le tailla selon ses plans afin que les pièces s’imbriquent dedans. Celui-ci servirait à en faire un manche. Cela lui prit la journée, surtout pour les finitions. Ce jour là, Ben avait terminé son sabre, mais celui-ci n’avait pas marché. Heureusement pour lui, il n’avait pas explosé et c’était à contrecoeur qu’il avait recommencé son arme. Puis le soir, il reprit l’équitation. Il avait fait beaucoup de progrès. Alors qu’il s’entrainait avec le cheval gris avec qui il avait commencé à construire une certaine complicité, il remarqua maître Zaun passer. Il voulut le saluer du haut de sa monture, mais il trop concentré sur le maître Jedi, il en avait oublié que son cheval fonçait vers la barrière et s’arrêta brusquement. Tseh n’eut pas le temps de réagir et vola par-dessus la barrière pour atterrir juste devant Zaun. Là, il s’était bien fait remarqué. Il rentra chez lui après avoir ramené son cheval à l’écurie pour s’occuper de son âne. L’animal ne le suivait quasiment plus tant il semblait faible et fatigué. De voir l’animal souffrir attristait Tseh. Tandis qu’il caressait l’équidé, il observait le morceau d’os.
La nuit, il fit un rêve étrange. Il se mit à rêver qu’il voyait un tout d’abord un hexaptero. Ces créatures, il en avait jamais vraiment vu, à part de loin. C’était de gros volatiles connus pour dégager une étrange aura et Tseh savait maintenant que c’était la Force. Ces animaux étaient sensibles à la Force. Les guerriers chassaient ces animaux quand ils les voyaient. Puis Tseh rêva qu’il s’était mis à voler au dessus d’un fleuve. Mais son rêve se termina par sa chute dans un ravin où se trouvait un troupeau d’antilopes en mouvement. Tandis qu’il chutait, il pouvait voir un homme entouré de deux lézards lions qui avait sa main levée comme s’il utilisait la Force. Il se leva affolé et en sueur.
- Le Maître des animaux !
Quand Tseh arriva à la salle des cristaux, il était encore perturbé et ruminait ses visions. Si c’était des visions prémonitoires, ce qu’il craignait le plus aller arriver. Le Maître des Animaux, du moins, ce qui s’en rapprochait le plus. A travers ses méditations, la Force avait put lui montrer la catastrophe que serait un tel être pour les hommes et les animaux. Il avait vu le chevalier Allister contrôler un Sanglier Loup afin de les sauver sans tuer l’animal, mais ce pouvoir pouvait-être utilisé à mauvais dessein.
Cela ne l’empêcha pas de continuer à monter son sabre-laser. Il assembla les cellules d’énergie de l’arme et la bague énergétique,qu’il ajusta dans une coque isolante car l’os ne supporterait pas la chaleur. Cela lui prit la journée. Ce jour là, Jolya avait enfin fini son sabre et celui-ci était fonctionnel. Puis il repris peu après ses cours d’équitation. Il voulait perfectionner son équilibre et commencer à manier une arme en selle. Il commençait à s’entrainer avec un sabre en bois. Cet objet lui rappelait ses premiers jours d’entrainement. C’était ce jour là où il avait commencé à comprendre qu’il valait parfois le coup de se battre et de ne plus subir. Il commença à s’entrainer à manier son arme tout en dirigeant sa monture. Tseh avait des difficultés à garder son arme en main.
Mais quand il rentra chez lui le soir, une mauvaise surprise l’attendait. Il appela l’âne. Mais il n’eut aucune réponse. Il alla voir dans l’appentis qui servait d’abris à l’âne et retrouva l’animal couché. Il respirait lentement. Tseh se précipita à son chevet. Il ne pensait pas que ce moment arriverait si vite. Il serrait l’encolure de l’animal dans ses bras. Il sentait que les forces de son camarade équin le quittaient. L’animal finit par rendre son dernier souffle laissant Tseh seul. Il se mit alors à pleurer. L’attachement n’était pas normalement une chose très appréciée chez les Jedi, mais le jeune homme se disait que c’était ce qui rendait des individus humains. Même les bêtes ressentaient de l’attachement. Il avait enterré l’âne au pied de l’arbre où se trouvait sa hutte. Il avait emprunté le cheval gris afin de l’aider à transporter la dépouille. Il avait mis un peu de nourriture et recouvert le corps d’une bure Jedi pour le préparer à son voyage. Après une vie de souffrances et de travail, cet animal avait eu une fin digne.
Tseh passa une bonne partie de la nuit à méditer. Il avait compris que la Force avait toujours été là et pour lui cette connexion avec elle était comme un réconfort.
« Il n’y a pas de mort, il n’y a que la Force »
Tseh se retourna, la phrase semblait venir d’un oryx qui s’approchait de lui. Il s’agissait d’une autre représentation indigène de la Force. Un animal féroce et indomptable.
- Il sera toujours avec toi, comme tes proches. Ils vivent dans ta mémoire et dans la Force.
L’oryx s’évapora et Tseh s’endormi. Il avait comprit que son ami serait toujours là, tout comme ses parents et qu’à sa mort, il les rejoindrait. Mais comme l’avait dit Zaun, avant de parler de mort, autant parler de vie. Tseh avait encore des amis bien vivants. Tous ses camarades de la Loutre Chantante.
Malgré ces paroles réconfortantes, le lendemain, il était fatigué et encore impacté par cette disparition. Le moral n’était pas vraiment au beau fixe. Il n’avait pas beaucoup avancé dans la fabrication de son sabre-laser. Il n’était pas resté très longtemps pour la fabrication. Il n’avait rajouté que la lentille et la chambre d’énergie du cristal et tous les composants autour. Il était ensuite allé se défouler à cheval. Puis surtout le contact avec un autre équidé lui faisait du bien. Il savait que le cheval ne remplacerait pas l’âne, mais se sentait bien sur une selle. Il avait aussi partagé ce temps avec de la méditation pour être en connexion avec la Force qui était une confidente privilégiée. Le soir, Jolya et Sin lui avait proposé de passer du temps avec elles à la Cantina pour se changer les idées. Il avait put voir qu’A-ha était de corvée service ce soir là et quand il avait servi les filles et lui, il n’avait pas fait de remarques. Sûrement parce qu’il savait qu’il ne pouvait plus se reposer sur Tseh pour se défendre et la présence d’O’Hun et la colère du jeune homme l’avaient rendu plus craintif concernant les Jedi. Il ne les appréciait toujours pas, mais le mépris s’était transformé peu à peu en crainte. Il devait s’habituer à voir des sensitifs autrement qu’en pauvre carcasse agonisant dans les aires de rejets et vulnérables. Là, les sensitifs ne se laissaient pas faire et savaient se défendre.
Le lendemain, Tseh allait un peu mieux. Il avait beaucoup discuté avec Jolya et Sin et de pouvoir parler et se changer les idées, lui avait fait le plus grand bien. Il continua de travailler son sabre. Aujourd’hui, c’était la partie la plus technique de la fabrication. Il allait devoir assembler les diverses parties de l’arme et y intégrer le cristal. Il se mit en position de méditation et assembla le tout avec une grande précaution. Il s’y reprit à plusieurs fois afin que le tout soit parfaitement aligné. Il finit par réussir à aligner les morceaux correctement. D’ailleurs, Od’Hun l’avait surpris à mâchonner un morceau de viande séchée pendant qu’il méditait sur la construction de son arme. Maintenant, il ne lui restait plus qu’à mettre le manche en os, mais il allait devoir retailler l’os afin que tout s’emboite parfaitement dans l’os.
Les deux jours suivants furent justement réservés aux finitions de l’os jusqu’à ce que ce que le reste du manche s’emboite parfaitement dans l’os sculpté. Et pour cela, il allait devoir se servir de ses mains et pas de la Force. Après autant de finitions, il finit par coller les deux morceaux d’os autour du sabre. Il fixa avec de la colle et des bandelettes de cuir solidement enroulées autour du manche. Il avait aussi rajouté un cordon de cuir qui ferait office de dragonne qui se mettait au poignet afin d’éviter de perdre l’arme si Tseh devait l’utiliser à cheval. Il avait repris l’idée de la dragonne que les guerriers utilisaient pour leurs massues afin de la garder au poignet. Entre temps, Ben avait enfin finit son sabre et avait réussi à le faire marcher.
Le sabre de Tseh était enfin terminé. Mais le jeune homme ne chercha pas à l’activer tout de suite. Il était fatigué et avait faim. Il avait amené la conserve qu’A-ha lui avait donné dès le premier jour où il s’était rendu à l’armurerie. La fameuse conserve d’haricots au lard. Il avait faim et jugeait qu’il avait mérité un bon casse-croute. Il commença à tirer la languette de la boite qui se cassa. Super, il pouvait ouvrir la boite comment ?! Il tenta avec le silex qui avait servi pour tailler l’os et couper le cuir. Le silex se cassa contre la boîte. Tseh tenta aussi avec le vieux couteau en métal, mais celui-ci ne parvint pas à ouvrir la boîte. Le jeune homme observa la conserve, puis le seul objet coupant qui lui restait, à savoir un sabre-laser qu’il n’avait pas encore testé et avec qui il était assez anxieux. Mais l’appel de l’estomac fut plus fort et Tseh s’empara du sabre. Il coinça la boîte entre ses pieds. Et il activa son sabre et une lame verte jaillit et il ouvrit sans peine la boîte avec l’arme. Il n’eut pas de peine à l’activer et la lame se rétracta aussi sans souci. L’ayant construit lui-même, il connaissait l’objet. Il regarda le sabre qui fumait encore, la peur commença à céder sa place à un sentiment d’accomplissement. Tseh avait réussi à construire un sabre-laser. Jamais en tant qu’artisan il n’aurait pensé réussir une telle arme. Son sabre avait un manche digne des poignards des chefs, mais il était plus efficace et il serait à lui, pas à un chef qui avait gagné son rang juste parce qu’il était issu de la bonne lignée et non pas par ses compétences.
Un autre gargouillement d’estomac rappela à Tseh qu’il avait faim. Il regarda le contenu de la boîte et immédiatement le visuel et l’odeur le firent tiquer.
- Mais c’est pas des haricots au lard ?!
Malgré l’aspect étrange d’une sorte de viande en gelée, avec une odeur étrange, il n’hésita pas à manger et finalement c’était pas si mauvais. C’était toujours moins pire que le mouton avarié. Quand elle avait vu la tête de Tseh face au contenu de la boîte, Sin prit la boîte et décolla l’étiquette pour découvrir que c’était en réalité de la nourriture pour Lothcat.
- C’est quoi un Lothcat ?!
- Un animal de compagnie ! Bref, c’est de la nourriture pour animaux !
- En tout cas c’est pas mauvais !
Sin grimaça pour signifier qu’elle était pas vraiment de cet avis.
- J’ai mangé pendant des années de la viande de mouton avariée que même les bêtes ne voulaient pas …
Il était vrai que le jeune homme avait pendant des années dût se contenter de nourriture souvent dépassée. Et à côté de ce qu’il avait mangé gamin, n’importe quoi passait pour de la grande cuisine. Mais dans toute cette histoire, ils en avaient presque oublié une chose importante. Tseh avait enfin son sabre laser et celui-ci marchait correctement. Il observait l’objet tout en continuant de manger le contenu de la conserve. Le sabre était facile à régler, facile à activer et à éteindre et surtout sécurisé. Tseh avait fait en sorte qu’il y ait aucun risque qu’il s’active quand il était porté à la ceinture, même au contact d’une peau nue. Puis surtout le manche sculpté racontait le combat de Tseh face à ses anciennes croyances. Et il lui rappelait aussi qu’il restait faible et qu’il n’était un élément parmi les autres au sein de la Force. Une fois son repas terminé, il s'essuya les mains et la bouche et pensa qu'il allait devoir nettoyer la lame de l'arme. Il activa donc le sabre et vit que la lame était propre.
- Même pas besoin de le laver, pratique !
Il compara le manche du sabre avec le morceau d'os d'oryx qu'il avait amené. Si l'os d'oryx, pouvait symboliser l'orgueil des chefs, que ça soit le matériau de base fait en os d'un animal symbolisait la Force et ce qui était représenté dessus. Le manche du sabre symbolisait quand à lui l'humilité et aussi la Force comme une entité se trouvant dans tout ce qui vit et veillait à l'équilibre de ce monde. Il regardait la représentation du Maître des Animaux. Il avait vu en rêve que ce sinistre personnage allait venir. Il comptait en parler à Zaun au plus vite.
Tseh présenta le sabre achevé à Maître Od’Hun. Sin était la dernière à ne pas avoir encore fini son sabre. Mais ce n’était pas une course et il savait qu’en prenant son temps, on avait plus de chances d’avoir un sabre fonctionnel. Il regarda une nouvelle fois cette arme. La peur avait peu à peu laissé sa place à un sentiment d’accomplissement.
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Post n°26
Auteur : Kath AplazmAccoudé à l'unique fenêtre de l'armurerie Jedi, le maître Jedi Od'Hun observait le Sanctuaire endormi, un léger sourire aux lèvres. Pour cet âpre ermite qui se sentait généralement plus à l'aise au milieu des métaux que des gens de son espèce, avoir l'humeur guillerette n'était pas ordinaire. Mais cela le prenait, de temps en temps, lorsqu'il apercevait grandir, de son œil unique, ceux que l'Ordre considérait comme ses enfants. Aujourd'hui, le dernier des élèves du Clan de la Loutre Chantante venait de terminer son premier sabre laser. La jeune Sin avait beau avoir été la plus lente, elle avait créé la lame la plus pure, la plus fine et la plus stable, avec une maîtrise qu'on ne lui soupçonnait pas. Od'Hun n'avait d'ailleurs pas vu pareille orfèvrerie de la part d'un novice depuis qu'il avait lui-même confectionné son propre sabre.
Avant la Dévaronienne, ses camarades avaient eux aussi, chacun à leur tour, tendu leur sabre afin de que le maître armurier l'inspecte et le jauge. L'arme de Ben lui ressemblait: elle était petite, rude et caractérielle, et il lui faudrait sans doute un moment avant de la dompter totalement. Celle de Jolya était légère, mais tranchait l'air avec fracas ; l'arme à la main, la jeune novice n'avait plus rien de la jeune femme timide que ses condisciples avaient rencontrée. Les yeux brillants et fiers, la Scion avait allumé sa lame d'un air triomphant. Désormais, la jeune fille transpirait la confiance en elle et l'assurance. Elle ferait une grande Jedi.
Mais Od'Hun était encore plus fier des progrès de Tseh et Vipers. Le Iat avait fait preuve de beaucoup de patience et de maîtrise, sculptant un os tout droit venu de sa lune natale. Au final, le sabre qu'il avait confectionné était extrêmement personnel et intéressant, comme le vieil Od'Hun en avait très peu vu. Il ne savait s'il rencontrerait jamais le peuple des Iats et leurs coutumes, mais l'art de Tseh lui donnait certainement envie d'en savoir plus sur cette population mystérieuse, perdue aux confins de l'espace connu. Un jour un Jedi plus jeune que lui entreprendrait-il peut-être un tel voyage et consignerait ses découvertes dans les archives de l'Ordre pour assouvir la soif de connaissance d'un maître retraité...
Quant à Vipers, il avait été le plus rapide à réaliser son arme. Résolument classique, l'arme n'en restait pas moins habilement assemblée. Mais ce qui marquait le plus dans son apparence, c'était cette lame d'un bleu qui ne correspondait à aucun des cristaux retenus dans la Salle aux Cristaux. Cette lueur tantôt bleutée, tantôt gris argent, perturbait fortement Od'Hun. Le jeune Vipers devait posséder un lien très particulier avec le Labyrinthe pour en avoir extrait un cristal si particulier. Il ne paraissait pas différent des autres en termes de puissance, mais son aspect et les vibrations qu'il émettait étaient résolument...inhabituels.
Od'Hun avait félicité ses élèves à grand renfort de tapes dans le dos et de regards aussi paternels que sévères, leur rappelant qu'un sabre laser n'était pas un jouet et qu'i devrait surtout penser à ne l'utiliser qu'en dernier recours, comme le prescrivait la voie des Jedi. S'ils n'étaient pas encore des padawans, les membres u Clan de la Loutre Chantante se verraient bientôt remettre des missions plus avancées ou des responsabilités au sein du Sanctuaire. De ce fait, un maître se devait de leur rappeler la bonne conduite à adopter. En les renvoyant à leurs études auprès de maître Zaun, Od'Hun leur avait donc glissé un mot de félicitations, adjoint d'une mise en garde:
- ...Gardez toujours courage, jeunes novices. Souvenez vous qu'un sabre laser ne fait pas un Jedi, et qu'un Jedi n'est rien sans son cœur et sa discipline. Travaillez dur, entrainez-vous, apprenez vos leçons. Saluez vos maîtres et puisez dans leurs enseignements. Car bientôt, il vous faudra affronter la galaxie et ses dangers. L'arme à la main, vous aller combattre. Pas par gloire, pas par intérêt, mais par nécessité et devoir. Alors jurez! Jurez en vous-mêmes. Jurez que vous resterez toujours aussi puissants bretteurs qu'orateurs, aussi tel que bien libres mais dignes, encore aussi bien meneurs que professeurs, et que de sabre et de livres vous suivrez les lignes.
Od'Hun faisait rarement preuve d'autant de verve. Plus souvent bougon et taciturne, l'éveil de ces jeunes gens à la Force avait rallumé en lui le feu d'une forge. Il redoublerait de travail et d'intensité. Pour que les Jedi renaissent de leurs cendres et reprennent leur rôle dans la Galaxie. Pour que la dignité des faibles soit protégée. Avec de tels jeunes gens à ses côtés, l'Ordre Jedi pourrait y parvenir. Mais avant cela, ils devraient affronter la tentation du Côté Obscur et les affres de la guerre.
Cela était un combat pour un autre instant. Le sourire toujours fiché aux lèvres, Od'Hun ferma de sa main balafrée les volets de la pièce. Demain, ils combattraient, mais ce soir, ils dormiraient du repos du juste. A moins de recevoir de nouvelles visites nocturnes...HRP: Désolé pour tout le retard pris. Votre formation s'achève ici, félicitations ! Vous pouvez ajouter votre sabre laser à votre casier. Rendez-vous en partie Jedi HRP pour discuter de la suite des opérations et des aventures qui vous attendent. J'espère que vous avez apprécié vous lancer dans le RP de cette façon et que le temps ne vous a pas semblé trop long. J'attends vos retours, comme d'habitude
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Post n°27
Auteur : KryannKryann inspira à pleins poumons. A la fois pour se libérer et se donner du courage. Quelques jours après son entrevue avec le Conseil, alors qu’elle avait repris son rythme de vie d’avant son expédition sur Ondéron, on lui avait fait parvenir une missive. « On », c’était le Conseil. Pas de seconde entrevue pour elle, malgré les inquiétudes qu’elle avait cru déceler dans les yeux de ses Maîtres, mais bien une invitation à se rendre au plus vite à l’Armurerie Jedi.
L’Armurerie. Lieu hautement symbolique pour quiconque désirait se revendiquer des Jedis, de leurs arts, et de leurs codes. C’était dans ce lieu précis, dans cette pièce, que les novices et futurs padawans s’escrimaient à forger l’arme qu’ils porteraient à leur ceinture pendant, théoriquement, toute leur vie. L’arme des Jedi. Le sabre-laser. Porteur de tant de symboles et d’histoires comme d’Histoire, la simple portée d’en brandir un au combat donnait le vertige à la jeune Cathar.
On lui avait donné pour instruction de rencontrer un certain maître Od’Hun, armurier général de l’Ordre, et de faire preuve évidemment d’une certaine déférence et du respect dû à sa position. Mais une note de bas de page, écrite manifestement par un auteur facétieux, lui indiquait également de se méfier de sa jambe bionique et de ses accès de colère. Fidèle à elle-même, le message n’avait pas manqué de faire soulever à la jeune Jedi de multiples questions : comment l’aborder ? Que lui demander ? Comment réaliser un sabre ? Et bien d’autres encore. Incapable de trouver réponse par elle-même, la novice avait dès lors dédié des heures entières à la recherche de renseignements. Et pour cela, rien ne valait les Archives.
-Deux jours plus tôt…-
La vieille Nocasta, l’Archiviste en chef, n’avait pas manqué de remarquer le retour de l’assidue Cathar. Dans les couloirs d’une salle des Archives vide par nécessité, les Jedi étant bien peu et bien occupés ailleurs, que par réel dédain pour les livres. Ce ne fut pas pour autant qu’elle accueillit avec joie la jeune Novice, dont les exploits vis-à-vis des autres jeunes en formation étaient parvenus aux oreilles de bien des gens. De fait, Kryann inspirait toujours autant la méfiance, voire la défiance, sans qu’elle ne cherche à s’en défaire. Néanmoins, elle resta courtoise, lorsque Kryann lui demanda conseil sur la fabrication de sabres.
Un instant, le visage de l’Archiviste s’illumina, comme si le souvenir d’une époque certes lointaine, mais jamais effacée, était remonté à la surface. Mais elle reprit bien vite son air grave et sérieux. Elle guida la Cathar dans ses choix d’ouvrage, bien qu’elle ait parfois l’esprit ailleurs. Par pure courtoisie, plus que par gentillesse, elle se lança :
« Maître, vous semblez perturbée. »
Nocasta sonda un instant le visage de l’apprentie. Il y avait quelque chose de changé. Le regard était toujours aussi dur, les pupilles jaunes toujours aussi avides de vengeance. Le petit monde des Jedi était un cercle bien trop fermé pour que l’on ne sache pas rapidement qui était qui, pour peu que l’on y prête attention. Aussi savait-elle à qui elle avait à faire, et elle connaissait sa fragilité vis-à-vis du Côté Obscur. Pourtant, il y avait quelque chose d’autre. Peut-être cette perte d’une relative innocence toute enfantine…
« Je suis simplement fort occupée. Ne t’en fais pas.
-Vous êtes toujours occupée, Maître, mais jamais préoccupée. »
Aïe. Elle touchait juste. Le peu de mots qu’elle avait prononcé était plus douloureux qu’une dague. Elle avait lu parfaitement l’état d’esprit de l’Archiviste. Aussi se décida-t-elle. Elle regarda autour d’elle et lui dit à voix basse :
« Nous avons retrouvé quelqu’un de tué. Dans le Sanctuaire. Le Maître Albus Fellwud a été pourfendu par un sabre-laser. Très peu sont au courant, mais tu es hors de cause de facto, du fait de ton voyage. »
La novice acquiesça, sans quitter Nocasta des yeux.
« Prends garde à toi, Novice. Et si tu le peux… ouvre l’œil. Mais surtout, n’en dis rien à personne. »
Puis elle partit, à peine ces mots prononcés. Laissant la Cathar avec quelques ouvrages entre les mains, des questions plein la tête et une étrange sensation de devoir à accomplir.
-…-
Elle finit son exercice de relaxation et de contrôle de son souffle. Les quelques ouvrages avaient été dévorés, et assimilés en un temps record. Elle avait plus ou moins compris la théorie de la fabrication d'un sabre, bien qu'elle appréhendait grandement la mise en pratique, et elle espérait voir en Maître Od'Hun un artisan patient.
Lorsque Maître Od'Hun la vit entrer, il ne put empêcher un haussement de sourcil. Qui avait laissé un chat apeuré rentrer dans SON armurerie ? Puis il la détailla un peu plus. Les yeux jaunes étaient durs et observateurs, mais leur façon de guetter avait de quoi faire penser à une peur inconsidérée. Le poil terne de la fourrure laissait imaginer que la jeune Cathar avait dores et déjà vécu des épreuves, mais elle marchait encore. Les vêtements, vraisemblablement jamais portés, ou pas par elle, étaient sombres, oscillant du marron majoritaire au noir, avec des touches de beige. Une tenue qui n'allait pas vraiment à un Jedi, fut-il novice. Quand bien même le choix des vêtements était libre, les jeunes Jedi se montraient habituellement dociles et portaient les couleurs claires des bures classiques.
Cependant, il ne s'inquiéta pas. Après tout, chaque novice qui pénétrait dans cette armurerie était particulier à bien des égards, avait sa propre part intime qu'il essayait de cacher, mais que le vieil armurier en chef décelait sans trop de soucis. Et celle-ci avait une belle part d'ombre en elle. Mais il n'était pas instructeur, son rôle d'aider les novices à créer leur premier sabre-laser étant déjà fort prenant.
La jeune Cathar s'avança et s'inclina face au Jedi.
"Maître Od'Hun, armurier général de l'Ordre. Je viens chercher vos conseils pour la fabrication de mon sabre-laser."
La révérence était aussi maladroite que facultative. Il ne s'en formalisa pas et prit la lettre que lui tendait la Novice.
"Kryann, c'est ça ? T'es venue à la bonne adresse, Novice."
Il lui désigna le fond de la pièce, l'endroit le plus important à ses yeux dans cette salle, le mur où étaient alignés les cristaux destinés aux futurs Jedi.
"On va commencer par le début, Novice. Avant toute chose, tu dois choisir ton cristal si t'en as pas déjà un. C'est la Force qui te guidera dans ce choix-là alors ouvre-toi à elle. Ca viendra tout seul.
-J'ai mon cristal, Maître."
Pas un sourire. Pas une syllabe plus haute que l'autre. La plupart du temps, ceux qui venaient chercher son conseil étaient excités comme des puces à l'idée de forger leur arme, mais elle, non. On aurait dit qu'elle s'en fichait éperduement, comme si c'était une arme tout à fait classique. Pourtant, il pouvait la sentir bouillonner d'impatience, à travers la Force. Alors pourquoi ce décalage ? Si il était normal de cacher ses émotions, de les enfouir, pour un Jedi, il était inhabituel que celles-ci, incontrôlées comme dans le cas de la Cathar, ne se reflètent pas dans ses mouvements ou sa voix.
"Bon. T'as l'air décidée. Prends place, Novice. Y'a tout ce qu'il faut pour t'apprendre à fabriquer un sabre."
Elle acquiesça et prit l'établi le plus éloigné possible de l'entrée. Une manière pour elle de s'isoler et de se concentrer. Une fois assise, elle se laissa quelques instants pour regarder les ouvrages. De la pratique pure, des manuels, qu'elle feuilletta rapidement, rejetant l'un pour garder l'autre ouvert au gré de ce qu'elle cherchait à réaliser. Puis elle se releva, le temps de choisir les composants en se fiant à ses lectures diverses. Elle tenait à parvenir seule au résultat final, quand bien même il fallut y passer des heures. Ce qu'elle imaginait sans mal, par ailleurs.
Si elle avait bien compris ses lectures, l'alignements des composants était la preuve d'un réel lien avec la Force. Devait-elle... simplement utiliser la Force pour cela ? Elle contempla les outils présents sur l'établi ? Un piège ? Une facilité ? Elle décida de laisser sa première impression prendre le dessus et se saisit des outils afin d'entamer son travail. Si celui-ci avançait suffisamment vite à son goût, cela lui prit quand même plusieurs heures pour parvenir à façonner un manche correct. Néanmoins, elle en était déçue, pour une raison qu'elle ne s'expliquait pas. Elle le laissa sur le côté sans lui accorder plus d'un regard, puis se releva pour reprendre des composants. Une nouvelle fois, bien que plus rapidement, mais plus minutieusement, elle assembla un manche vide. Celui-ci était bien différent du premier, que ce soit dans les composants ou dans les couleurs, mais une fois de plus, elle n'en était pas satisfaite.
Mais alors qu'elle regardait ses deux créations, se demandant où elle avait bien pu se fourvoyer, car ces manches étaient les siens, elle se surprit à penser aux Maîtres Jedi qui avaient jonché sa route. Maître Janev, Maître Qos, le Conseil... Vétra... Tout différents qu'ils soient, ils avaient tous un point commun à ses yeux. Tous, à un moment ou un autre, lui avaient dit qu'elle n'était pas seule. Que la Force était avec elle. Ses doigts pianotèrent alors que le Code Jedi lui revenait, lentement.
Il n'y a pas d'émotion, il y a la paix.
Elle inspira. Oui, cela, on lui avait souvent répété. Contrôler ses émotions, pour ne pas se laisser envahir par son instinct primaire.
Il n'y a pas d'ignorance, il y a la connaissance.
Elle expira. La connaissance. Elle savait la théorie. Sur le bout des doigts, désormais, elle aurait pu réciter trois façons d'assembler un sabre. Mais à présent qu'elle y pensait, avait-elle seulement vu la mention d'un outil ? Elle avait imaginé cela, mais se trompait-elle ?
Il n'y a pas de passion, il y a la sérénité.
Trouver le calme en elle. Etait-ce la voix ? Elle s'imagina le Lac Fektur, si paisible, si harmonieux.
Il n'y a pas de chaos, il y a l'harmonie.
Elle ne pouvait pas renier en un éclair ses émotions, son passé, mais pouvait-elle les calmer un instant ? Ne pas s'y confronter, pour une fois.
Il n'y a pas de mort, il y a la Force.
Elle avait prononcé la dernière phrase à voix haute. La Force. Etait-elle si puissante qu'elle pouvait guider tout son cheminement ? Tous le croyaient, en tout cas, et il était difficile de donner tort à tant de personnes. Alors elle se concentra. Joignant les mains, Kryann se plongea dans la Force. Devant elle, les deux manches précédemment assemblés se soulevèrent. Dans la pénombre de l'atelier, ils se défirent silencieusement, guidés par la Novice, qui ne faisait que de légers gestes, avant de s'assembler à nouveau en un nouveau manche. Lorsqu'elle rouvrit les yeux, celui-ci tomba sur l'établi et roula jusqu'à ses mains.Spoiler : Spoiler
Il était parfait. A l'opposé de tout ce qu'elle avait imaginé, mais étrangement... Il était parfaitement adapté à ce qu'elle devenait. Sa noirceur serait son guide. Elle lui rappellerait où elle ne devait pas tomber. Elle inspira de nouveau. L'ultime étape. L'alignement du cristal. Elle sortit le cristal de Freeddon Nadd et se remémora ces écrits :Le cristal est le cœur de la lame.
Le cœur est le cristal du Jedi.
Le Jedi est le cristal de la Force.
La Force est la lame du cœur.
Tous sont entrelacés :
Le cristal, la lame, le Jedi ne font qu’un.
Pouvait elle faire de cette lame l'anti-Kryann ? Si elle avait compris ce qu'elle avait affronté, ce cristal venait d'un homme au coeur aussi noir que ce sabre. Alors cette arme... Serait-elle ce que la Cathar espérait qu'elle soit ?
Le cristal se positionna parfaitement. Le bouton fut enfoncé. Et une lame rouge en jaillit.
Elle avait réussi. -
Post n°28
Auteur : Super PNJUne lame rouge. Voilà qui n’était pas courant. En observant la Cathare brandir son sabre, Maître Od’Hun fronça les sourcils. Il ne put s’empêcher de l’interpeler :
- Dis-moi, petite, d’où vient ton cristal ?
De mémoire d’armurier, aucun novice n’avait construit ici de sabre de couleur rouge. Pourtant, il en avait vu passer de l’aspirant Jedi. Des impatients aux réfléchis, des méthodiques aux intuitifs, de ceux qui avaient déjà leurs cristaux à ceux qui fouillaient pendant des heures pour trouver le bon... Même si la plupart ressortait avec un sabre à la ceinture, aucun d’entre eux ne s’était équipé d’un cristal rouge. C’était mal vu. Le rouge rappelait inévitablement les Sith, le Côté Obscur et la trahison. Au fond de lui, Maître Od’Hun retint un grognement en imaginant la réaction d’un membre du Conseil s’il voyait la lame de la Cathare. Les plus mystiques d’entre eux y verraient certainement la progression du Mal d’Endor.
- Humm ! finit-il par grogner.
Il ne valait mieux pas plaisanter avec ça. Les temps étaient effectivement troubles. Et, même s’il était reclus dans l’armurerie et se souciait guère des activités qui n’avaient aucun rapport avec la construction de sabre, Maître Od’Hun ne pouvait ignorer le malaise qui rongeait les siens. Et si la gamine sortait de son armurerie avec un sabre rouge, il pouvait en essuyer des retombées désagréables pour lui et pour l'Ordre, dont l'atmosphère semblait se dégrader.
Le vieil armurier jeta un regard gêné vers l’entrée et vit que personne d’autre n’était dans l’armurerie. Ils n’étaient que tous les deux. D’un pas décidé, il rabattit la porte et s’adressa à Kryann :
- Écoute, c’est mal vu, ici, ce genre de couleur. Ne sais-tu pas que le rouge est la couleur des Sith ? Si tu allumes cette lame n’importe où sur cette lune, tu risques de te retrouver transpercée sans même avoir le temps de dire « Que la Force soir avec vous ».
Maître Od’Hun fit signe à Kryann de le suivre. En quelques enjambées, il traversa la pièce et farfouilla dans une boîte :
- J’ai quelques cristaux ici. Il doit bien y en avoir un qui te conviendra. Attends…
Alors qu’il était occupé à fouiller dans sa malle, Maître Od’Hun tournait le dos à la jeune Cathare. Contre le mur, au-dessus de sa tête, se trouvaient une ribambelle de sabres, entreposés-là. Ils avaient appartenu à d’autres Jedi et, par un concours de circonstances -souvent néfaste- ils avaient atterri ici.
Mais là où toute personne ne se serait attardée que quelques instants sur les trois sabres apposés côte-à-côte, une personne suffisamment observatrice -ou guidée par la Force- pourrait voir ce que les autres ne voyaient pas : le vide. Car, à côté du troisième sabre se trouvait un emplacement inusité. L’agencement des objets autour ne pouvait laisser croire à une coquetterie de l’architecte d’intérieur, ni au fruit du hasard. Ce vide était bel et bien un manque, une anomalie.
Récemment, quelqu’un avait dérobé un sabre-laser.Spoiler : HRP
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Post n°29
Auteur : KryannLorsque la jeune Cathar vit le vieil armurier s'avancer tout en fixant la lame rouge du sabre à peine construit, elle éteignit l'arme. Il ne fallait pas être grand devin ou fin psychologue pour se douter de tout le mal qu'il pensait de l'arme. Il suffisait de regarder sa mine déconfite et son air contrarié. Elle ne put échapper à une énième version de l'histoire de Dxun, afin d'expliquer au mieux d'où elle tenait ce cristal de sombre facture.
Bien qu'elle sache parfaitement les risques encourus à porter une telle arme, elle était également consciente qu'elle n'avait pas réellement choisi. Elle n'était pas une experte, mais elle n'avait senti aucun mouvement dans la Force tel que celui qu'elle avait ressenti en empoignant ce cristal. Elle était persuadée, intimement, que ce cristal était le bon. Mais de là à faire comprendre aux Jedi, apeurés et reclus, qu'elle ne comptait pas l'utiliser à de mauvaises fins... Elle avait un premier test face à elle... Mais cela impliquait de trouver les mots justes.
- Écoute, c’est mal vu, ici, ce genre de couleur. Ne sais-tu pas que le rouge est la couleur des Sith ? Si tu allumes cette lame n’importe où sur cette lune, tu risques de te retrouver transpercée sans même avoir le temps de dire « Que la Force soir avec vous ».
Elle le regarda se dépêcher de fermer la porte puis se précipiter vers le mur du fond, fouiller dans les caisses.
- J’ai quelques cristaux ici. Il doit bien y en avoir un qui te conviendra. Attends…
Kryann affinait sa stratégie. Ses yeux balayaient la pièce alors qu'elle énumérait les arguments qu'elle avait à offrir. Jusqu'à ce que... Tiens ? Ses yeux s'étaient posés sur cet emplacement vide. Ces sabres étaient sans doute là pour une bonne raison -ou une mauvaise- mais il y avait un support inutilisé. Quel Jedi se séparerait volontairement de son arme ? Et comment pouvait-on anticiper cette perte ? Non, ça clochait. Trop d'inconnues, trop de variables.
- Tiens. Regarde ceux-ci.
Elle sortit de ses pensées pour regarde le vieil Od'Hun. Il avait sorti de sa boîte trois cristaux. Un vert, un bleu, un jaune.
- Ils ne sont pas récents, et sont témoins d'un autre âge. Un âge où la couleur de ton sabre déterminait quel Jedi tu étais. Ce code de couleur n'a plus réellement lieu d'être désormais, l'on est le Jedi que l'on est sans se référer à son sabre. Le bleu pour les gardiens, le vert pour les consulaires, le jaune pour les sentinelles. Ainsi fonctionnait l'Ordre.
Kryann posa son regard sur les cristaux. Ternis, mais bien présents dans la Force. Une certitude.
- Il est plus sage pour toi de prendre l'un de ceux-ci. Tu y seras peut-être moins liée, mais plus en sécurité. Quant à ce cristal, il nous faudra le détruire, certainement.
La Cathar inspira. La sécurité ? Sa main passa au dessus des cristaux alors qu'elle retenait sa respiration. Aucun ne "l'appelait" comme celui de Freeddon Nadd n'avait pu le faire. Mais ce n'était pas l'appel du Côté Obscur.
- Maître Od'Hun, commença-t-elle, je vous suis gré de votre sollicitude mais... Vous l'avez dit vous-même. Le cristal n'est plus à l'image de ce qu'est le Jedi, dorénavant, c'est le Jedi qui fait usage de sa lame. Si le cristal, la lame et le Jedi ne font qu'un, comment pourrais-je... briser ce lien ? Alors même que je ne suis que novice ? Pour une histoire de couleur désormais ancienne, comme vous le dites.
Elle comprenait le trouble. Mais elle qui cherchait à cacher ses émotions ne s'en défaisait pas à cet instant. Il y avait une réelle passion dans sa voix, de celles qui vous élèvent et vous transcendent. Non de celles qui vous consument.
- J'ai vu le Côté Obscur et ses méfaits, Maître, sur Dxun. La couleur de la lame n'avait rien à y voir. J'ai pu y résister car d'autres m'ont montré la voie. J'ai compris sur Dxun que je n'étais pas seule, peu importait ce que j'étais.
Elle baissa la voix en tournant son regard vers les sabre-lasers.
- Ces sabres, au mur... Ce sont des armes de Jedi qui ont péri, n'est ce pas ? Elles ont chacune une histoire, un maître, que vous connaissez sans doute. Et pourtant... il en manque une, maître. Et personne n'a entendu parler d'une lame rouge. Je suis certaine que vous n'approuveriez pas un vol. Fut-il commis par l'un de nos frères avec une lame usuelle.
Elle se tut. Elle avait déjà bien trop parlé. Mais elle avait pesé et pensé chacun de ses mots, sans aucun doute possible. -
Post n°30
Auteur : Super PNJ- Cette histoire n’est pas si ancienne, répondit amèrement Maître Od’Hun.
Il avait encore en mémoire la période très récente de l’Empire Sith. Bien que son isolement dans l’Armurerie l’avait tenu à bonne distance de tout seigneur Sith, il ne pouvait effacer la signification particulière d’un cristal rouge : la colère, le sang, la souffrance. En deux mots : le Côté Obscur.
Réalisant qu’il avait parlé sèchement, les traits de Maôtre Od’Hun s’adoucirent. Il esquissa un pâle sourire et dit d’un air confiant :
- Je vois que tu as appris certaines pensées de la philosophie Jedi. Mais justement, tu es une novice. Et là, tu joues avec le feu. D’ailleurs, je montrerais autant de réticence face au plus aguerri des maîtres, même envers Rylen Korr en personne !
La dernière phrase du vieux Jedi était clair : il n’était pas prêt de changer d’avis. C’était même son rôle, en tant qu’armurier, de conseiller les jeunes Jedi dans la conception de leur sabre. Cela ne s’arrêtait pas aux aspects techniques, mais également à la philosophie rattachée à l’arme emblématique de l’Ordre. Car, même s’il s’agissait d’une arme, elle devait symboliser la paix. Et en cet instant, il ne la voyait nullement. Ni en la Cathare, ni en son sabre-laser.
La conversation prit une toute autre tournure lorsque la jeune femme évoqua les sabres au mur. Et, surtout, celui qui ne s’y trouvait plus. En se retournant, Maître Od’Hun put voir que l’un d’entre eux n’était plus à sa place. Il observa un instant la scène, avant de se retourner de nouveau vers Kryann :
- Qu’est-ce qui te dit qu’il s’agit d’un vol ? demanda-t-il. Peut-être l’ai-je confié à quelqu’un ? Ou alors tout simplement déplacé ?
Il fit un pas pour se rapprocher de la jeune Jedi et lui fit remarquer de son ton bourru :
- Tu vois ? Tu te lances dans des conclusions hâtives. Et c’est précisément là où je veux en venir. Pour porter un sabre-laser, tu dois disposer de la sagesse que cela implique. Et c’est pourquoi je pense vraiment qu’il serait plus sage que tu choisisses l’un de ces trois cristaux.
Une nouvelle fois, Maître Od’Hun présenta à Kryann les cristaux bleu, vert et jaune. Ses paumes ouvertes mettaient à la disposition de la novice les trois alternatives qui s’offraient à elle. Dans la main droite se trouvait le cristal d’un bleu nuit. Une petite encoche sur un côté montrait qu’il avait déjà bien vécu. Pourtant, il n’avait toujours pas trouvé chaussure à son pied. Au milieu, aux doigts de l’armurier, figurait le cristal jaune. Sa couleur terne pouvait laisser penser à une boule de sève géante et irrégulière. Dans la paume gauche, le cristal vert n’était pas sans rappeler la couleur de la forêt entourant le Lac Fektur et les abords du sanctuaire.
Derrière Kryann, la porte s’ouvrit. Dans son embrasure, une silhouette en bure se dessina. C’était Maître Nocasta, l’archiviste. Sans mot dire, elle se contenta d’observer la scène : l’armurier, les bras tendus, offrant à la Cathare de choisir un cristal. De son calme qui la caractérisait tant, elle s’abstint de tout commentaire. Elle salua Maître Od’Hun d’un signe de tête vif et se contenta de lâcher à destination de la Jedi :
- Novice Kryann, veuillez me suivre.
Puis elle tourna les talons et sortit de la hutte.Spoiler : HRP
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Post n°31
Auteur : KryannElle regardait encore les cristaux qui lui étaient présentés, sous l'injection du vieil armurier. Les prit un à un dans ses mains, les levant pour les observer à la lumière. Non, décidément, aucun n'avait d'intérêt ou ne trouvait grâce à ses yeux. Pour une seconde arme, peut-être... Mais pour l'heure, ceux-ci étaient aussi inertes que le premier cristal de quartz venu. Elle regarda l'arme toujours placée sur l'établi. Pouvit-il réellement la lui interdire ? Cela la briserait peut-être bien... En plus de remettre en cause son engagement auprès de l'Ordre. Cela, jamais !
Elle commençait lentement à comprendre le cheminement. L'acquisition du cristal, sa perte de contrôle au combat, ce lien qu'elle sentait si fort entre elle et l'arme... Elle empoigna l'arme et la mit à sa ceinture, sous le regard désapprobateur de l'armurier. Elle avait choisi. A la fois son chemin et son destin. De toute façon, l'Ordre, ou plutôt ses représentants, la rejetait déjà largement. Un peu plus, ou un peu moins, cela ne changerait pas grand chose. Mais elle leur prouverait qu'ils avaient tort. Cette arme allait devenir un symbole. Son talisman. Tout ce qui menait au Côté Obscur pour elle était contenu dedans, aux dires de l'armurier. Soit, dans ce cas, elle le porterait fièrement, pour montrer qu'elle le maîtrisait. Elle ne la brandirait que lorsque le choix ne lui serait pas laissé.
Ce n'était pas un défi qu'elle se lançait. Elle choisissait sa voie, lassée qu'elle était de ne pas contrôler totalement son destin. Elle n'était pas experte, mais pourquoi la Force l'aurait elle mise sur ce chemin si c'était pour qu'elle ne s'y engouffre pas ? Elle rabattit le vêtement sur l'arme, lorsque l'Archiviste en chef entra dans la salle.
- Novice Kryann, veuillez me suivre.
La voix avait claqué aux oreilles de Kryann, malgré le ton calme et posé. Comme une sanction. Pourtant, elle n'avait rien dit, fait aucun commentaire ni n'avait posé un regard plein de jugement. Alors pourquoi se sentait-elle soudain acculée ? Elle acquiesça avant de se diriger vers la sortie, quelques secondes après Nocasta. Néanmoins, la Cathar s'arrêta à l'entrée.
- Vous vous êtes retourné pour constater, Maître Od'Hun. Merci pour vos précieux conseils. Je ferai honneur à votre enseignement.
Elle n'attendit pas la réponse. Elle savait qu'elle avait raison. On ne vérifie pas lorsqu'on sait. Cela, elle en était persuadée. Ce sabre aurait du être à cette place. La Cathar emboîta le pas à l'Archiviste. Elle regrettait déjà d'avoir lancé ces quelques mots. On ne manquerait pas de les lui rappeler si elle avait tort.
Consciente de la situation dans laquelle elle se trouvait, elle ne pipa mot pendant le voyage. Les yeux levés et fixés sur le dos de l'Archiviste, elle ne put pourtant pas ignorer quelques regards. Elle était redevenue cette bête curieuse qu'elle était au service du Hutt. Le bruit de ses actes à Ondéron avait couru, inévitablement, dans le microcosme de l'Ordre. Tout comme, à l'époque, avait couru le bruit qu'elle avait frappé à de nombreuses reprises un autre Novice. C'était impossible d'y échapper. A un moment ou l'autre, la rumeur lui revenait aux oreilles.
Kryann soupira, tout en marchant. Nocasta la menait sans mot dire, à travers les huttes, jusqu'aux Passerelles. Elle s'arrêta quelques instants au moment de s'engager sur celles-ci.
Comme elle le faisait à chaque fois, pour admirer les grands arbre d'Endor. Majestueux et sombres à la fois, ils cachaient tant de trésors et de menaces inconnus. Les voir faisait ressurgir ses instincts de Cathar, ceux qui lui disaient de prendre sa lame et d'aller confronter les Reines Kiltik. Ces instincts qui entraient en conflit direct avec le début de formation Jedi qu'elle avait. Ces instincts qui se heurtaient à sa volonté nouvelle de ne pas lever son arme.
La question vint à elle naturellement. Elle savait les Cathars naturellement enclins à la chasse. Mais elle savait également qu'un certain nombre d'entre eux avaient suivi la voie des Jedi. Comment avaient-ils pu concilier les deux ? Le simple fait de commencer à combattre lui faisait perdre tout sens commun et la faisait dangereusement basculer, qu'adviendrait-il en cas de conflit plus intense ? Plus trouble ? Tant de questions, si peu de réponses... Et surtout, si peu de personnes pour y répondre. Elle savait que l'horloge tournait pour elle. Que bientôt, il lui faudrait être choisie par un Maître pour devenir Padawan, ou sortir de l'Ordre. C'était ainsi que les choses fonctionnaient. Elle l'avait lu dans un ouvrage.
Elle revint à elle, et aux Passerelles. Sur lesquelles se trouvait une Nocasta qui semblait l'attendre. Elle se remit en marche.


