Premier jour de classe
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Post n°8
Auteur : TsehPendant l’exercice, Vipers avait demandé de l’eau à Tseh ce qu’il avait accepté sans soucis. Mais globalement, pour le Iat, l’exercice était plus compliqué que prévu. Alors qu’il s’énervait à faire un truc un tantinet ressemblant à autre chose que l’iconographie. La concentration de Tseh en avait presque fait oublié que Jolya tentait une ouverture. Le Iat était parfois imbuvable quand il travaillait. Quand il était concentré sur une tâche, il avait tendance à oublier ce qu’il se passait, d’autant plus qu’il était habitué à travailler seul et était incapable de travailler efficacement en équipe. Sa timidité avec les filles n’avait pas arrangé les choses.
Sa production commençait à prendre forme, mais cela ne ressemblait pas exactement au modèle original. Les codes auxquels il avait été formaté revenaient au galop et cela se ressentait sur sa statuette. Les détails très stylisés, les yeux étant des cercles avec un point au centre, la barbe dessiné en simple triangle, les oreilles étaient disproportionnées et décollées.
Tseh sentait que l’autre Arkanienne regardait lui et sa camarade d’un air sévère et cela l’avait d’autant plus refroidi d’ouvrir la conversation. Il sentait qu’elle était très protectrice et au moindre faux-pas ça allait mal se terminer. Il se contenta de rester dans son mutisme. Il avait pu entrevoir un sourire de la part de sa camarade mais sentant la pression de Shannah, il se concentra sur son travail tout en rougissant de timidité.
Il se demandait ce qu’il se passait du côté de Vipers. Il jeta un coup d’œil et remarqua l’air dégouté de sa partenaire Sin au vu de l’argile. Elle n’avait pas intérêt à aller dans son ancien village si elle craignait tant la saleté. Entre l’argile, les excréments d’animaux et d’humains ramassés pour faire du combustible. Surtout qu’on était obligé d’y toucher au moins une fois dans sa vie. Tseh n’avait pas peur du tout de la crasse, il y était parfaitement habitué. Surtout lors des saisons sèches où l’eau était précieuse et donc on limitait les bains. Tseh entendait toujours Ben râler en fond sonore malgré le fait qu’il se fasse recadrer par l’instructeur.
Au bout d’une quarantaine de minutes, après avoir réprimandé une fois de plus Ben en haussant le ton, il s’adressa au reste des élèves toujours sur ce même ton. Tseh s’arrêta immédiatement et regarda le maître avec la peur mêlé à de la honte.
- ...quant à vous, j'espère que vous avez au moins compris le but de cet exercice. Communiquez, échangez, travaillez ensemble, que diable ! Vous n'arriverez jamais à rien en tant que Jedi si vous pensez pouvoir vous en sortir seul !
Tseh n’avait pas tout bien compris, mais visiblement, ils devaient coopérer et ça n’avait pas été le cas pendant l’exercice. Rien que Jolya et lui n’avaient pas osé se parler et le Iat s’était renfermé en se concentrant sur son travail. Puis il craignait Shannah.
Puis le maître repris son discours sur un ton plus calme, mais toujours ferme tout en parlant lentement pour Tseh comprenne.
- Comme je vous l'ai dit, l'Ordre Jedi est une famille. Ce ne sont pas juste des mots en l'air, conçus pour les cérémonies et les longs discours... Comme des frères et sœurs, vous n'avez pas eu le choix de vous rencontrer, et qu'importe vos différences, vous devrez vous supporter aussi longtemps que vous évoluerez dans ce Sanctuaire. Alors plutôt que d'ignorer ou d'ennuyer les autres, prenez le temps de découvrir vos camarades, de vous inspirer de leurs qualités et de les aider à gommer leurs faiblesses.
Au regard du maître, Tseh baissa la tête avec honte. Il avait compris qu’il avait fait une erreur et surtout il avait honte pour Jolya. Son renfermement l’avait poussé à se montrer impoli avec celle-ci alors qu’elle avait tenté de s’ouvrir à lui. Le maître monta sur l’estrade les mains croisées derrière le dos. Entre temps, ayant compris que l’exercice était terminé, Tseh avait remis sa bure sur son dos. Au moins, elle était relativement propre n’ayant pas été souillée par l’argile. Il avait pu comprendre de ce qu’avait dit Zaun qu’ils devaient s’unir et non se diviser, ils étaient comme une famille et on excluait personne. Tseh allait devoir réapprendre à faire confiance et travailler en équipe après des années à avoir été isolé et traité comme un paria.
Il se risqua à lancer un regard désolé à Jolya. Il avait bien envie de lui parler pour s’excuser mais était effrayé par Shannah.
- Mettez-vous en cercle.
Ce fut les ordres de Zaun. Tseh suivit le mouvement et remarqua qu’il avait sorti des sabres en bois. Il les lança à chacun des novices, le Iat ne réussi pas à le rattraper du premier coup et le ramassa par terre. Cet objet en bois aussi insignifiant soit-il rappelait de bien sombres souvenir à Tseh. Combien de fois il avait reçu des coups de bâton pour des prétextes idiots que ça soit pour ne pas avoir apporté assez de nourriture en tribut pour bénéficier de la protection des guerriers une année de mauvaise récolte ou encore parce qu’il avait osé demandé un service. Son dos portait encore les traces de ces coups. Certaines blessures mettaient du temps à cicatriser.
Le maître repris et Tseh entendit prendre des coups et ça le conforta dans cette vision d’un passé violent. Il n’était pas très bien mais il tenta de rester concentré sur les exercices. Il observa les mouvements de Zaun qui leur enseignait une forme de combat. Puis il invita les élèves à monter sur l’estrade avec lui. Tseh s’exécuta et suivit les autres. Ils allaient devoir l’imiter. Le jeune homme peinait à imiter, il n’avait jamais tenu d’armes, jamais eut l’esprit combatif. Il tentait de se concentrer, mais ce langage des armes, il n’en comprenait que la souffrance que ça apporter. Même un simple sabre en bois pouvait faire mal, Tseh en savait quelque chose. Il remarqua que certains étaient bien motivés dans cet exercice et semblaient bien plus passionnés par celui-ci que par la poterie.
L’exercice se finit enfin au bout d’une demi-heure. Tseh avait été anxieux et avait eu à lutter avec sa peur pendant toute cette session. Il était fatigué d’avoir eu à combattre ces ennemis du passé. On lui avait appris à oublier le passé, mais les blessures que Tseh avait reçu étaient pas si anciennes et n’allaient pas disparaitre d’un claquement de doigt. Cela faisait que moins de deux semaines qu’il n’avait pas reçu de mauvais traitements que ça soit de son ancienne tribu ou des pirates. Il avait commencé à faire ses marques au sein du Sanctuaire, mais il restait un long chemin.
Zaun allait encore regrouper les novices par paires. Tseh espérait ne pas se trouver avec Ben ou Shannah. Il les avait senti bien nerveux et excités par l’exercice. Le maître annonça les duos et le Iat s’était retrouvé avec Ben bien une des personnes avec qui il ne voulait pas être.
Ben s’approcha du Iat d’un air déterminé alors que chez son adversaire c’était tout le contraire. Il avait la peur au ventre. Ben le salua en souriant, Tseh l’imita avec un sourire crispé trahissant sa crainte. Son partenaire de combat était très sûr de lui et cela risquait de terminer en victoire facile pour lui.
- Allez... C'est quand tu veux ! Attaque-moi !
Attaquer … Tseh ne savait pas le faire. Pendant de nombreuses années il avait appris à se plier, à ne pas répliquer au risque de subir bien pire. Au sein de sa tribu, c’était la peur de perdre un membre s’il osait répondre aux coups qu’on lui porter. Se faire battre était moins pire que de se faire couper le nez, une oreille ou un membre. La seule réponse qu’apporta Tseh à Ben fut un mouvement de recul lié à un blocage. Agacé son adversaire passa à l’attaque et instinctivement, Tseh se recula et se recroquevilla en boule au sol tentant de se protéger le dos avec sa lame à la grande surprise de son adversaire impliqué dans l’exercice. Apprendre à se battre, à ne plus subir allait-être la nouvelle leçon que Tseh allait devoir apprendre. Il avait revu quand Ben avait chargé l’image des gens qui l’avaient battu et qui prenaient satisfaction à se défouler sur lui. Ces années à être la lie de son clan depuis la mort de ses parents l’avait poussé à toujours baisser la tête.
- Allez … Bats toi ! Bats toi !
Tseh entendit les mots de Ben, puis ils entrèrent en résonnance avec des souvenirs assez lointains. Il vit son père s’opposer à la décision de Taharqua de bannir son fils. Il s’était battu, mais il en avait payé de sa vie et de celle de sa femme. Tseh lui avait demandé à l’époque pourquoi il continuait à se battre malgré les risques. Son père lui avait répondu que c’était le seul moyen de pouvoir changer les choses. Il se souvint de Vipers le premier soir avec les pirates, il ne s’était pas soumis à eux, mais avait trouvé la bonne occasion pour contre-attaquer, il n’avait pas abandonné. Pareil face à Varinor et à ses toutous, il s’était pas démonté. Et comme son père, il l’avait fait pour les autres. Au fond, peut-être que cela valait le coup de se battre.
Alors que Ben avait jugé qu’il avait gagné, contre toute attente, Tseh s’était relevé et s’était mis à le charger ce qui manqua de surprendre son adversaire. Ben ne put pas parer correctement et manqua de tomber. Il repris cependant rapidement le dessus et revint à la charge avec de la motivation pour combattre son adversaire. Tseh esquiva une première charge ce qui agaça Ben. Il s’attendait pas à ce que le sauvage soit plus résistant. Tseh n’attaquait pratiquement pas, mais esquivait beaucoup tout en cherchant à conserver son énergie, mais malgré cela, la fatigue commençait à le menacer. Il avait remarqué que Ben mettait beaucoup d’entrain dans cet entrainement voire trop. Les coups de celui-ci étaient de plus en plus violents et Tseh peinait à parer ou esquiver. Celui de trop finit par arriver et fit tomber le Iat.
L’entrainement prit fin par la victoire de Ben. Les quinze minutes étaient passées. Tseh était essoufflé et il avait remarqué que son adversaire l’était tout autant. Le Iat avait désormais fait un grand pas, il venait d’apprendre à se battre. Ben était fier de sa victoire et fut surpris par le fait que Tseh souriait malgré son statut de vaincu. Cette défaite était au final une première victoire de Tseh sur les démons de son passé. Il regarda Ben.
- Merci ... -
Post n°9
Auteur : VipersAu moment où je sentais la Force venir en moi afin de m’aider à réaliser cette épreuve. Sin me mit un coup de coude dans les côtes pour attirer mon attention.
- Eh ! T'endors pas ! , dit-elle en me secouant le bras . Je t'ai vu parler avec le sauvage... il est mignon avec son air timide !
- Je ne m’endormais pas j’essayais d’utiliser la Force pour cette épreuve et le sauvage c’est Tseh, C’est mon ami et c’est pas un sauvage et pour ce qui est de mignon je ne sais pas j’y es jamais pensé.
Puis elle rajouta.
- Comme disait maître Jeth, hein...euh... "quand faut y aller...faut y aller", en grimaçant.
J’avais compris à ce moment-là que j’allais pouvoir recommencer mon exercice et essayer de faire au mieux. Sin avait décidé de commencer son épreuve. Malheureusement pour moi elle avait décidé de continuer à m’embêter en même temps. Toutes les trente secondes elle me lançait un regard aguicheur avec un petit clin d’œil sensuel. Le pire dans tout ça, c’est que je sentais cette pression aguicheuse grâce à la Force et je n’en pouvais plus. Je devais me concentrer sur la statue mais à la fin de l’exercice j’avais baissé les bras je n’arrivais plus à me concentrer à cause de Sin et ces regards.
Au bout d’une quarantaine de minutes maître Zaun inspecta nos travaux. Malheureusement nos sculptures n’étaient pas terminées pour tout le monde sauf Ben qui avait réussi à finir la sienne.
Bien sûr Ben essaya de réclamer une récompense mais maître Zaun partit dans une folle rage et nous fis une leçon de morale assez stricte. Je baissai les yeux aus sols déçus de ma réalisation.
Maître Zaun nous regarda et nous dis plus calmement :
- Comme je vous l'ai dit, l'Ordre Jedi est une famille. Ce ne sont pas juste des mots en l'air, conçus pour les cérémonies et les longs discours... Comme des frères et sœurs, vous n'avez pas eu le choix de vous rencontrer, et qu'importe vos différences, vous devrez vous supporter aussi longtemps que vous évoluerez dans ce Sanctuaire. Alors plutôt que d'ignorer ou d'ennuyer les autres , prenez le temps de découvrir vos camarades, de vous inspirer de leurs qualités et de les aider à gommer leurs faiblesses.
A ces paroles maître Zaun monta sur l’estrade et se mit droit avec les mains derrière le dos. Il nous laissa réfléchir à ces paroles pendant une minute ou deux. Je comprenais que sur cette première épreuve j’avais déjà fait une erreur. Je devais me ressaisir pour la suite de la journée et sur les différentes épreuves que notre maître nous ferait subir.
- Mettez-vous en cercle, nous ordonna maître Zaun en nous lançant des sabres de bois, j’attrapai le mien au vol puis il rajouta. Peut-être vous révèlerez-vous meilleurs si vous risquez de prendre des coups.
« Prendre des coups » pensais-je que voulait dire maître Zaun, je ne comprenais pas. Notre mentor commença à nous montrer une position de combat. Il fit une parade basse du côté droit avec son sabre en bois puis une autre du côté gauche. Je compris rapidement que maître Zaun allait nous enseigner la forme de combat Soresu la troisième forme de combat de l’enseignement Jedi. Je me concentrai et essayai d’imiter les mouvements mon mentor. Cet exercice se passait beaucoup mieux que le précédent. J’avais réussi à mémoriser tous les mouvements de bases que notre maître nous avait enseignées et au bout d’une demi-heure maître Zaun prit la parole afin de nous mettre par paires.
- Not'Ismee, tu t'entraineras avec moi. Ben et Tseh, ensemble. Shannah avec Sin...et Jolya et Vipers, dit-il en nous pointant du doigt à chaque nom qu’il prononçait. Servez-vous de ce que vous venez de faire en vous concentrant sur les mouvements défensifs. Attaquez comme vous le voulez, chacun à votre tour. On fait le point dans quinze minutes. Et mettez-y de l'entrain !
A ces paroles maître Zaun tapa des mains afin que nous nous regroupions rapidement. Not’Ismee et maître Zaun avait déjà commencé à s’entraîner dans un rythme assez soutenu. Malheureusement cela ne risquait pas de m’arriver quoique peut-être que Jolya serais une bonne adversaire pour moi et qu’elle cachait sa force. Ben se dirigea à toute hâte vers Tseh, j’espérais que mon ami n’est pas trop de problèmes avec Ben car niveau force physique son adversaire du jour était largement au-dessus de Tseh mais j’avais confiance en mon partenaire et je suis sûr qu’il ne se rendrait pas sans combattre.
Quand soudain je vis que Shannah s’avançait vers moi d’un pas décidé avec un regard hargneux.
- Si tu lui fais du mal, t'es un homme mort. Pigé ?
- Tu me prend pour qui Shannah, j’suis pas comme ça.
Elle ne prit pas le temps de me répondre. Elle tourna les tallons et partit dans la direction de son adversaire du jour qui était Sin. Pendant ce temps-là, Jolya était venu me trouver et attendait en me souriant timidement. Je me mis en face d’elle et en lui souriant amicalement lui dis.
- Alors je pense que le plus simple est que tu m’attaques d’abord et moi je me protège avec la forme Soresu, est-ce que cela te va ? Me rapprochant d’elle pour lui murmurer à l’oreille je rajoutai, j’aimerais éviter que ta sœur pense que j’ai voulu te faire du mal si tu vois ce que je veux dire.
Jolya rougissait et me sourit timidement. Je repris ma place et lui fis un clin d’œil.
- Tu peux y aller, je suis prêt.
Jolya s’élança vers moi avec beaucoup d’entrain. Elle tenait son sabre à deux mains au-dessus de sa tête. Je me mis en place et en garde. Quand soudain la scène que je vis me laissa bouche bée. Jolya s’était emmêlé les pinceaux dans sa course. Son pied droit avait tapé son talon gauche et elle commençait à s’écrouler sur le sol devant moi désemparé. Au moment de sa chute elle avait essayé de se récupérer avec ses mains mais avec son sabre dans ses mains elle ne parvient qu’à prendre la pointe de son sabre sur son nez assez violemment. Ce qui lui fit verser beaucoup de sang. A la vision de cette scène je m’élançai en direction de Jolya pour l’aider et faire ce que je pouvais pour arrêter le sang qui coulait de son nez.
- Jolya tu vas bien ?
- Oui ça va, j’ai juste un peu mal au nez, me dit-elle en souriant.
- D’accord tu peux te lever ?
- Oui, oui.
A ces mots je pris Jolya sous l’épaule et l’aidai à se relever. Malheureusement en nous redressant Shannah tourna la tête et vit le sang du nez de sa sœur. Elle me regarda avec un regard noir et se mit à venir vers moi d’un pas décidé à me faire payer.
- Shannah, je n’est rien fait, elle est tomber toute seule.
- Oui et le sang qui coule c’est pas toi, tu vas voir Vipers je vais te faire payer !!
- Je viens l’aidé elle est tombé, Shannah calme-toi.
- Shannah il n’a rien fait, rajouta Jolya.
- Je ne veux pas le savoir il a fait couler ton sang Jolya je vais te venger.
Shannah avait l’air vraiment énervé. Je fis signe à Jolya que je devais aller récupérer mon sabre. Je la déposai et pris mon sabre que j’avais laissé par terre en allant à la rescousse de Jolya. Puis me retournant sur moi-même je vis Shannah à trois mètres de moi. Je me mis en garde et essayai de trouver du regard maître Zaun pour savoir quoi faire si je devais combattre ou pas. Shannah était sous l’emprise de la colère donc elle ne se contrôlait plus. Je pus le constater quelques secondes après. Elle donna un coup violent vertical que j’esquivai en plongeant à droite de mon ancienne position.
Je me redressai et je pus distinguer maître Zaun qui me regardait droit dans les yeux comme pour juger si j’étais capable de me servir de cette forme de combat qui est le Soresu et pourquoi je ne me défendais pas contre Shannah. Si maître Zaun ne voulait pas que je combatte il serait intervenu il y a longtemps. Je décidai de combattre Shannah.
Je me concentrai et décidai d’utiliser l’enseignement que je venais d’apprendre de mon maître et j’utilisai Soresu. Shannah attaqua de la même façon que la première fois avec une attaque verticale à deux mains. Je fis un pas de côté comme maître Zaun nous avait montrés et mon sabre accompagna celui de mon adversaire à côté de moi. J’étais collé à l’épaule de Shannah. J’avais contré son attaque et étais rentré dans son espace vitale. Mon visage était à quelques centimètres de son visage, je lui dis :
- Shannah calme-toi, Jolya est tombé toute seule.
Shannah ne me répondit pas, elle se contenta de me repousser de son épaule qui était collée à la mienne.
Shannah était très forte et il faudra que j’utilise tout ce que j’avais si je voulais avoir une chance de rester en un seul morceau. Je décidai d’utiliser la Force et attendis que Shannah m’attaque une nouvelle fois. Contrairement aux autres coups Shannah me visa la jambe et m’attaqua mais je bloquai facilement cette attaque avec mon sabre. Puis un autre coup au niveau de la taille que je bloquai aussi.
J’arrivai à voir tous les mouvements de Shannah deux, trois secondes avant, ce qui me permettait de parer toutes ses attaques. Plusieurs autres coups tombèrent mais je réussis à les bloquer aussi. Plus le temps passait plus Shannah commençait à se fatiguer. Ces coups n’avaient plus la même puissance qu’au début de notre affrontement.
Il était temps pour moi de contre-attaquer. Maître Zaun nous avait montré un ou deux mouvement qui permettait à l’utilisateur de Soresu de pouvoir désarmer son adversaire assez facilement surtout si notre adversaire commençait à manquer d’endurance. J’exécutai ce coup en retenant ma force afin d’éviter de blesser Shannah. J’attaquai avec une attaque vive comme l’éclair et le sabre de Shannah s’échappa de sa main.
« Boom ! »
Un petit bruit anodin qui signifiai que le sabre de Shannah était tombé sur le sol . Shannah n’en pouvait plus elle s’agenouilla devant moi. Elle avait perdu. Je m’approchai d’elle et posai ma main sur son épaule et lui dit.
- Tu sais, je ne l’ai même pas touché t’as sœur, et lui souriant je rajoutai, par contre tu sais bien te battre et tu es plutôt forte faudra remettre ça un de ces jours mais dans de meilleurs circonstances si tu veux.
Je retournai auprès de Jolya afin de voir si son nez laissait toujours couler du sang. Pendant ce temps-là je pus m’apercevoir que Tseh était assis devant Ben avec un grand sourire et je pus distinguer un merci que mon ami avait prononcé pour Ben. Je trouvais cette journée très agréable malgré le début catastrophique. -
Post n°10
Auteur : Kath Aplazm
- Relâche tes épaules ! Protège ton flanc ! Non, relève-toi, tu n'en as pas encore fini !
Not'Ismee s'écroula de tout son long, les yeux perdus dans le lointain et le visage en nage. Le duel entre Zaun et lui n'avait duré que dix minutes. Dix minutes de trop. Le Twi'lek, pourtant doté d'une endurance peu commune, ne faisait pas le poids face à la technique, à la vivacité et l'expérience d'un homme qui avait pourtant plus de deux fois son âge. Mais le novice originaire de Ryloth pouvait se rassurer : aucun autre novice présent dans la pièce n'aurait tenu aussi longtemps que lui.
Le maître Jedi, de son côté, n'avait pas épuisé la moindre ressource ; face à un adversaire en plein apprentissage, un bretteur tel que lui ne devait éprouver aucune difficulté. La gloire qu'il en retirait était également très mince, et si le Twi'lek avait retenu quoi que ce soit du duel, son professeur pourrait s'estimer satisfait.
Posant délicatement son sabre de bois sur l'estrade, Zaun jeta un œil à ses élèves, toujours engagés dans leurs confrontations. Il avait sondé la Force à de multiples reprises pour saisir les sentiments et les gestes de ses ouailles. Plusieurs d'entre eux manquaient d'équilibre. Le maître Jedi constata que ni Jolya, ni Sin ne combattaient. Curieux, il les avait pourtant groupées avec...ah. Vipers et Shannah. Les deux novices s'affrontaient dans un duel féroce. Les yeux de Zaun croisèrent ceux de l'humain. Le maître n'était pas particulièrement ravi que les novices aient fait fi de la consigne qu'il leur avait donnée, mais il désirait ardemment connaître l'issue du duel, car la Scion et l'humain faisaient preuve de beaucoup d'enthousiasme.
Un enthousiasme similaire animait Ben, qui frappait de toutes ses forces le Iat Tseh, lequel esquivait assez bien les coups. De l'extérieur, leur combat paraissait fort primaire et leurs mouvements mal exécutés, mais un Jedi tel que Zaun sentait à quel point l'état d'esprit des duellistes se métamorphosait au fil du combat. Ben, qui brûlait d'une flamme rageuse, avait fait preuve d'une arrogance qui tarissait peu à peu, à mesure que Tseh prenait de la consistance dans ses déplacements. En fin de compte, le Iat finit par s'incliner, mais son adversaire n'en menait pas large. Zaun sourit en observant les deux jeunes gens : l'un venait de prendre une leçon d'humilité bien méritée, tandis que l'autre semblait prendre enfin conscience de son potentiel. Il espérait que tous deux comprendraient l'importance de ne pas avoir trop confiance en soi...ni trop peu.
- Sans rancune ?, dit Ben en tendant une main fatiguée à Tseh après avoir repris son souffle pendant quelques secondes. Le sourire du garçon était sincère. S'il avait perdu, sans doute aurait-il été plus agacé, mais tant qu'il gagnait, le novice n'avait aucune raison d'en vouloir à ses opposants.
A côté d'eux, Shannah venait de mettre un genou en terre, épuisée et désarmée. Vipers avait fait forte impression en la dominant dans cette opposition, mais ce n'était pas une quelconque supériorité technique qui avait permis au novice de vaincre. Zaun s'approcha de ses élèves, qui avaient achevé leur exercice, pour revenir sur leurs prestations.
- Beau combat, Vipers, Shannah, dit-il, le visage fermé. J'apprécierais toutefois que vous respectiez mes instructions, à l'avenir. Outre une désobéissance, vous venez de mettre deux de vos camarades sur le carreau...
Les sourcils froncés, il regarda Sin, qui lui adressa un sourire gêné, puis le nez ensanglanté de Jolya.
-... Camarades qui auraient pu en profiter pour se mettre à la tâche, n'est-ce pas ? Amène Jolya à l'infirmerie, jeune fille ! Au moins, tu passeras un peu moins de temps à tirer au flanc.
La Devaronienne, une expression de honte sur le visage, se retira en compagnie de Jolya. La maladresse de la Scion était compréhensible, car c'était ses premières minutes de cours. Mais Zaun ne voulait pas qu'un incident mineur comme celui-ci perturbe le bon déroulement de sa journée. Sin et sa nouvelle amie devraient trouver le temps de se rattraper plus tard. Zaun ne les attendrait pas, il tenait à revenir sur les duels dont il avait été témoin.
- Si tu as perdu, Shannah, c'est parce que tu as jeté toute ton énergie dans la bataille en te laissant emporter par tes sentiments. Vous entendrez souvent des maîtres Jedi vous rappeler que la peur, la colère ou la rage sont la porte ouverte vers le Côté Obscur... Je serai plus pragmatique. Si vous désirez prendre le dessus sur votre adversaire, il vous faut avant tout prendre conscience de vos forces avant de jauger l'adversaire. Rester concentré, ne pas succomber à l'émotion sous peine de se faire lourdement punir. On appelle ça de la stra-té-gie.
Cette leçon était importante pour les novices. Ils allaient être appelés, s'ils passaient les Épreuves Jedi, à voyager dans la Galaxie pour défendre les faibles et combattre au nom des idéaux de l'Ordre. Derrière ces belles idées, se cachait la réalité du terrain : ils passeraient beaucoup de temps le sabre à la main, et se devaient de ne rien laisser au hasard dans leur entrainement. il ne s'agissait pas uniquement de savoir user de la Force ou de maîtriser des formes de combat au sabre, il fallait également qu'ils sachent gérer leurs efforts et faire fonctionner leur cervelle.
- Nous nous retrouverons tous les matins à compter de demain pour continuer cet entrainement. Soyez assurés que ce ne sera pas toujours aussi facile qu'aujourd'hui, les prévint maître Zaun. Les novices avaient eu un avant-goût de ce qui les attendait pour la suite de leur initiation, mais la suite s'annonçait moins reposante. Maîtriser une forme de combat prenait des années. Les maîtres eux-mêmes fréquentaient encore régulièrement les salles d'entrainement pour ne rien perdre de leurs réflexes et de leur habileté au sabre. Seule une pratique régulière, assidue et sérieuse permettrait aux jeunes novices de progresser.
Sur ces mots, Zaun invita les novices à se nourrir des quelques fruits qu'on avait déposés pour eux à l'entrée de l'Amphithéâtre. Il leur ordonna ensuite de se rasseoir, leur laissant quelques minutes de pause pendant lesquelles il récupéra le matériel et le rangea. Les novices avaient ainsi l'occasion de discuter un peu ; Jolya et Sin venaient d'ailleurs tout juste de revenir.
Un instant plus tard, le maître Zaun frappa dans ses mains pour indiquer aux novices que le cours reprenait. Cette première journée de classe était l'occasion pour le maître Jedi de tester un peu ses élèves et de mieux comprendre la personnalité de chacun. Il avait déjà mis à l'épreuve leur capacité à travailler en équipe et leur condition physique. Il voulait désormais s'atteler à un tout autre enseignement. Plus philosophique. Zaun prit donc la parole, plus solennel que jamais, prenant bien soin que tous écoutent et comprenne ses paroles.
- Vous commencez tout juste votre initiation au sein de l'Ordre Jedi. Il était d'ordinaire habituel de commencer par enseigner aux novices le Code Jedi, mis en forme par maître Odan-Uur sur Ossus il y a plus de quatre mille ans. Cependant, il vous serait inutile d'apprendre ces mots si vous ne comprenez pas les principes qui régissent l'Ordre Jedi, votre nouvelle famille.
Le maître marqua une pause, attendant l'une ou l'autre intervention, s'il devait y en avoir. Il reprit ensuite, les mains toujours croisées derrière son dos. Le professeur se racla la gorge.
- Que savez-vous de l'Ordre Jedi, novices ? Que sommes-nous ?
- Nous sommes les gardiens de la paix et de la République !, s'exclama Ben avec un grand sourire.
- L'Ordre Jedi s'est rassemblé il y a des millénaires pour combattre et vaincre le côté obscur, renchérit Not'Ismee avec un air entendu.
- Les Jedi agissent pour le Bien et la justice, et ne se battent que pour la dignité des faibles, dit alors Sin sur un ton beaucoup plus cérémonieux que ses récentes interventions. Shannah, dont le visage était resté crispé depuis la fin du duel avec Vipers, ne bougea pas et ne montra aucun signe de vouloir répondre. Quant à sa sœur, dont la blessure au nez semblait totalement guérie, elle était retombée dans le silence.
Zaun observa Vipers et Tseh. Il se demandait ce que ces deux personnages très différents pourraient bien répondre à sa question. Si le premier avait été éduqué pendant de longues années auprès de maître Tarennos, le Iat, lui, découvrait un nouveau monde dont il n'avait aucune connaissance. S'il parvenait à exprimer sa réponse à son instructeur, elle serait certainement enrichissante : de tous les aspirants, il était sans doute le seul à ne jamais avoir entendu parler des Jedi. son expérience récente au sein du Sanctuaire pourrait lui permettre de décrire l'image que renvoyait l'Ordre à l'extérieur. Ainsi, Zaun était curieux de ce que répondrait le novice.
Derrière cette innocente question se cachait une leçon plus importante. Si les jeunes gens ne s'y attendait pas encore, maître Zaun allait leur parler d'une chose qui les devait les marquer pour le restant de leurs jours au sein de l'Ordre Jedi. Les jeunes gens s'apprêtaient à découvrir le dogme Jedi et, à travers lui, à étudier la Force.HRP : RP court pour mettre fin à l'exercice. Vous pouvez encore décrire les réactions de votre PJ à ce qui se passe, et répondre à la question de Zaun si vous le désirez. Ce post est surtout l'occasion pour vous de développer, intérieurement ou en l'exprimant auprès du maître, ce que vous imaginez qu'est un Jedi. Ensuite, j'enchainerai dans mon post suivant avec un exercice devant vous amener à être en contact avec la Force.
Dead-line : samedi prochain pour ce post-ci, et comme d'habitude toutes les questions en zone HRP ou par MP. Que la Force soit avec vous !
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Post n°11
Auteur : Tseh- Sans rancune ?
Ben tendait la main à Tseh pour l’aider à se relever. Le jeune homme accepta l’aide de son camarade. Une fois debout il épousseta sa bure. Son adversaire avait un sourire sincère et son arrogance du début semblait s’être calmée. Contrairement à Taharqua, Ben avait su un moment descendre de son piédestal, mais il avait eu besoin d’aide pour. Tseh de son côté avait compris qu’il fallait arrêter de se faire perpétuellement marcher sur les pieds et que parfois ça valait le coup de se battre. S’il ne le faisait pas pour lui, il le ferait pour les autres.
Autour d’eux, les duels prenaient fin. Not’Ismee épuisé avait été battu par son professeur. Zaun avait posé son sabre sur l’estrade et regardait ses élèves.
Bien trop concentré sur son duel, Tseh n’avait pas pu voir ce qu’il se passait du côté de Vipers. Maintenant que c’était fini, il avait tout le loisir pour observer ce combat, du moins, son issue. Etrangement, ce n’était pas Jolya mais Shannah qui avait été son adversaire. Pourtant le professeur avait bien mit l’ainée Scion avec Sin. A moins qu’elle ait voulu protéger sa sœur de Vipers. S’étant trouvé avec Jolya pendant la poterie, il avait bien vu que Shannah veillait tout de même au grain malgré le fait qu’ils soient dans des groupes différents ce qui avait refroidi le Iat de lui adresser la parole. Mais là, elle semblait être épuisée et Vipers était sorti vainqueur de ce duel inattendu.
Le professeur fit le bilan des duels. Il semblait en demi-teinte concernant le combat de Shannah et Vipers, ils avaient fait un beau duel, mais pas prévu au programme. Mais il semblait pas très fier de Sin qui était mis à l’écart et qui aurait pu aider Jolya et l’accompagner à l’infirmerie.
- Si tu as perdu, Shannah, c'est parce que tu as jeté toute ton énergie dans la bataille en te laissant emporter par tes sentiments. Vous entendrez souvent des maîtres Jedi vous rappeler que la peur, la colère ou la rage sont la porte ouverte vers le Côté Obscur... Je serai plus pragmatique. Si vous désirez prendre le dessus sur votre adversaire, il vous faut avant tout prendre conscience de vos forces avant de jauger l'adversaire. Rester concentré, ne pas succomber à l'émotion sous peine de se faire lourdement punir. On appelle ça de la stra-té-gie.
Tseh avait pas compris grand-chose à part que la peur, la colère et la haine non contrôlées pouvaient mener au côté obscur. Il allait devoir contrôler ses émotions. C’est ce qu’il avait eu à faire lors de son combat contre Ben. Contrôler sa peur et cela avait fait naitre du courage pour affronter l’ennemi. Ce même courage qu’il avait eu pour prévenir sa tribu de la destruction, bien qu’il ait rapidement eu le droit à l’opposition de Taharqua soutenu par toute la tribu. Mais la peur de Tseh avait rapidement repris le dessus ce qui avait poussé le jeune homme à ne pas insister sous les menaces. Et à cause de ça, ils étaient tous morts.
- Nous nous retrouverons tous les matins à compter de demain pour continuer cet entrainement. Soyez assurés que ce ne sera pas toujours aussi facile qu'aujourd'hui.
Donc tous les matins, ils auraient rendez-vous dans cette salle. Et avec ce même petit groupe. Cela convenait à un routinier comme Tseh. Mais les activités n’allaient sûrement pas être les même. Quelques instants plus tard, il les invita à prendre une pause en mangeant des fruits prévus pour le repas. Cela convenait parfaitement à Tseh qui adorait ça. Ils ne ressemblaient pas du tout à ceux de son monde d’origine, mais ils allaient sûrement être bons. Tous les novices étaient partis chercher les fruits. Tseh était naturellement dans le peloton de tête, il ne rigolait pas avec la nourriture. Pendant le repas, les novices s’étaient regroupé ensembles.
Tseh s’était remis avec Vipers, Shannah et Jolya étaient aussi de nouveau ensembles. Tseh avait pas attendu pour attaquer son fruit. Un peu sec et amer mais ça restait mangeable pour le Iat qui était loin d’être un fin gourmet. Il lui arrivait de manger des restes trouvés dans les poubelles de la cantina clone. Mais Sin n’était pas du même avis. Elle afficha une mine dégoutée de son fruit et le poussa sur le côté.
- Beurk !
Le Iat ne supportait pas le gaspillage. Ayant du travailler à la sueur de son front pour obtenir de la nourriture par le passé, celle-ci était précieuse. Tseh n’avait pas pu bénéficier d’épiceries et autres supermarché en ville comme Sin. Le Iat était pas vraiment d’accord avec elle sur le principe de gâcher de la nourriture, déjà qu’il trouvait des choses comestibles dans les poubelles, mais là, ce fruit était frais et si le goût n’était pas le meilleur, ça restait largement supportable. Il avait bien envie de dire à Sin qu’on ne gâche pas les fruits. Mais celle-ci l’intimidait et il avait bien peur qu’elle se venge en l’ennuyant pendant ses exercice comme elle l’avait fait à Vipers et c’était pas vraiment le moment de se faire des ennemis. Pour tenter d’oublier cette affaire de fruit, il avait engagé la conversation avec Vipers en lui parlant du duel contre Ben et que ça avait été un déclic pour lui.
La pause allait se terminer, et il restait toujours ce fruit laissé par Sin, le jeune homme n’aimait pas le gaspillage et ça l’agaçait de voir ce pauvre fruit. Lui qui avait connu la famine, avait fini par prendre son courage à deux mains pour dire le fond de sa pensée.
- Gâcher fruit, pas bien ! Nourriture précieuse ! Si toi pas vouloir fruit, proposer aux autres !
Sin fut surprise de voir enfin le sauvage parler et c’était pas vraiment un compliment, si elle voulait le séduire, sur ce point c’était raté. Son côté précieuse face à la saleté avait pas arrangé son cas. Tseh était bizarrement plus aussi mignon et ça n’allait pas s’arranger les prochains jours. Depuis sa guérison de la gale, le Iat allait pouvoir recommencer ses vadrouilles dans les poubelles de la cantina et ne plus subir des lavages intensifs au savon. Si Sin voulait fréquenter plus Tseh, elle allait devoir accepter la saleté. Pour le cas du fruit, les autres semblaient d’accord avec lui et à contrecœur, Sin mangea. Mais Tseh risquait de se prendre une vengeance de sa part.
La pause se termina et le professeur frappa dans les mains pour avoir l’attention de ses élèves. Le maître parla assez lentement pour espérer que Tseh puisse comprendre.
- Vous commencez tout juste votre initiation au sein de l'Ordre Jedi. Il était d'ordinaire habituel de commencer par enseigner aux novices le Code Jedi, mis en forme par maître Odan-Uur sur Ossus il y a plus de quatre mille ans. Cependant, il vous serait inutile d'apprendre ces mots si vous ne comprenez pas les principes qui régissent l'Ordre Jedi, votre nouvelle famille.
De ce que le Iat avait compris, ils auraient du commencer le cours par apprendre les grands principes Jedi, mais le maître avait un autre programme pour eux. Sûrement parce qu’il avait compris que Tseh aurait des difficultés à tout comprendre et c’était le cas. Il ne maîtrisait pas encore bien le basic du tout. Le professeur repris ensuite avec une question.
- Que savez-vous de l'Ordre Jedi, novices ? Que sommes-nous ?
Ben répondit le premier avec enthousiasme.
- Nous sommes les gardiens de la paix et de la République !
Il fut suivit par Not’Ismee.
- L'Ordre Jedi s'est rassemblé il y a des millénaires pour combattre et vaincre le côté obscur.
Puis Sin prit la parole sur un ton plus cérémonieux.
- Les Jedi agissent pour le Bien et la justice, et ne se battent que pour la dignité des faibles.
Shannah et Jolya étaient silencieuses. Si cela était pas vraiment inquiétant pour Jolya, c’était plus surprenant pour sa sœur dont le visage était crispé.
Zaun regarda Tseh et Vipers comme pour attendre la réponse. Il semblait particulièrement intéressé par le Iat. Le professeur avait demandé ce qu’était l’ordre Jedi pour ses novices.
Le Iat se mit à réfléchir et pensa aux paroles de Yuda et Tarennos ainsi que son ressenti en entrant dans l’ordre. Il avait souvenir des paroles du petit être vert qui lui avait dit que les Jedi seraient sa nouvelle tribu s’il le souhaitait et depuis son arrivée au Sanctuaire, jamais on ne l’avait traité comme on l’avait fait chez les Iats. Il y avait bien eu Varinor pour désapprouver son intégration dans cette tribu, mais Tarennos et Vipers s’étaient opposés à son comportement. Tseh avait encore en lui les stigmates du rejet de son ancien clan. Et au sein des Jedi, il avait pu voir des gens comme lui. Des gens sensibles à ce qu’ils appelaient la Force. Gamin, il avait pu voir un autre sensitif comme lui rejeté de sa tribu mais ayant subi des sévices pire que lui. Traité comme un déchet littéralement, les gens s’étaient défoulés sur lui et l’avaient privé de ses sens.
- Ancienne tribu Iat … pas aimer gens … comme moi … Parce que nous pas devoir avoir chose que chef de tribu n’a pas … Mais moi pas avoir choisi. Jedi être tribu … de gens avec Force … comme moi … Accepter … gens comme moi … Chef de tribu Jedi … pas vouloir plus …
Tseh voyait en l’Ordre Jedi, un espoir d’être accepté comme il était, de pouvoir vivre normalement. Il voulait juste trouver des gens qui l’acceptaient. Il avait une pensée pour ceux de sa planète d’origine qui comme lui étaient victime d’une culture prônant le chef tout-puissant et dont personne ne devait avoir quelque chose de plus que lui pouvant être utile pour renforcer son pouvoir. Le chef devait tout avoir. Mais Tseh avait compris que la Force ne choisissait pas les gens quelque soit leur rang social. N’importe qui pouvait être sensitif, qu’il soit pêcheur, potier ou guerrier.
Tseh se demandait ce qu’allait répondre Vipers. Il avait été dans l’ordre Jedi depuis bien plus longtemps que lui. -
Post n°12
Auteur : Vipers- Beau combat, Vipers, Shannah, dit maître Zaun, le visage fermé. J'apprécierais toutefois que vous respectiez mes instructions, à l'avenir. Outre une désobéissance, vous venez de mettre deux de vos camarades sur le carreau...
Je regardai alors autour de moi et vit Jolya et Sin à quelques mètres de moi. Maître Zaun rajouta.
- ... Camarades qui auraient pu en profiter pour se mettre à la tâche, n'est-ce pas ? Amène Jolya à l'infirmerie, jeune fille ! Au moins, tu passeras un peu moins de temps à tirer au flanc.
Jolya et Sin partirent en direction de l’infirmerie.
Puis maître Zaun donna son avis sur mon combat.
- Si tu as perdu, Shannah, c'est parce que tu as jeté toute ton énergie dans la bataille en te laissant emporter par tes sentiments. Vous entendrez souvent des maîtres Jedi vous rappeler que la peur, la colère ou la rage sont la porte ouverte vers le Côté Obscur... Je serai plus pragmatique. Si vous désirez prendre le dessus sur votre adversaire, il vous faut avant tout prendre conscience de vos forces avant de jauger l'adversaire. Rester concentré, ne pas succomber à l'émotion sous peine de se faire lourdement punir. On appelle ça de la stra-té-gie.
Le Côté Obscur de la Force seuls les faibles y succombent. Ceux qui ont laissé se faire submerger par leur peur, leur colère ou même leur rage ont succombé au Côté Obscur, tous ces Jedi sont passé du côté des ténèbres comme ce Sam Skawalker. J’avais entendu parler de lui pendant mes cours avec maître Tarennos. Ce jour-là je m’étais juré à moi-même que jamais je ne basculerais du côté obscur de la Force.
- Nous nous retrouverons tous les matins à compter de demain pour continuer cet entrainement. Soyez assurés que ce ne sera pas toujours aussi facile qu'aujourd'hui.
Ajouta maître Zaun. J’allais venir ici tous les jours ici, avec mes camarades. Jusqu’à pouvoir passer mes épreuves d’Initiés pour devenir padawan. Maître Zaun nous fis signe d’aller nous restaurer. A l’entrée de l’Amphithéâtre des fruits secs avaient été déposés.
Je regardai Tseh instinctivement, connaissant mon ami je savais que manger était l’un de ses moments préférés.
Effectivement Tseh fut l’un des premiers à se servir.
J’allais m’assoir avec Tseh et me servis de quelque fruit que je mangeai sans aucune difficulté. J’avais l’habitude de manger ce genre de fruit. Maître Tarennos nous en donnais aussi quand je suivais mes cours de novice mineur. Tseh fit de même mais Sin qui venait de revenir de l’infirmerie n’était pas du même avis que nous. Elle poussa son fruit sur la table et émit un « Beurk ».
Connaissant Tseh je savais qu’il allait réagir à ce geste. Je ne m’étais pas trompé. Je vis mon camarade se redresser. Il fixa Sin et lui dit.
- Gâcher fruit, pas bien ! Nourriture précieuse ! Si toi pas vouloir fruit, proposer aux autres !
A ces paroles Sin prit le fruit et le mangea. J’étais très surpris que Sin est écouté Tseh mais cela prouvait qu’elle n’était pas comme je l’avais pensé et que les paroles de maître Zaun avaient touché tout le monde.
J’entendis maître Zaun tapé des mains. Nous devions le rejoindre devant l’estrade et continuer notre journée. Maître Zaun ce tenait droit devant nous la main dans le dos. Il commença à nous parler du Code Jedi mais il nous indiqua que cela ne servait à rien d’appendre le Code si nous ne comprenions pas ça signification. Maître Zaun se racla la gorge et nous dit.
- Que savez-vous de l'Ordre Jedi, novices ? Que sommes-nous ?
Ben répondit rapidement à cette question en souriant.
- Nous sommes les gardiens de la paix et de la République !
- L'Ordre Jedi s'est rassemblé il y a des millénaires pour combattre et vaincre le côté obscur, ajouta Not’Ismee.
Puis Sin répondit aussi à maître Zaun mais d’un ton bien cérémonieux.
- Les Jedi agissent pour le Bien et la justice, et ne se battent que pour la dignité des faibles.
Shannah et Jolya ne bougèrent pas du tout et ne répondirent même pas à notre mentor. Puis maître Zaun nous regarda avec insistance Tseh et moi. Il avait l’air de vouloir une réponse précise de notre part. Tseh fut le premier à ouvrir la bouche.
- Ancienne tribu Iat … pas aimer gens … comme moi … Parce que nous pas devoir avoir chose que chef de tribu n’a pas … Mais moi pas avoir choisi. Jedi être tribu … de gens avec Force … comme moi … Accepter … gens comme moi … Chef de tribu Jedi … pas vouloir plus …
Tseh c’était très bien débrouiller. Tout le monde avait compris ces paroles. Je pouvais voir l’évolution de mon camarade pour son apprentissage de notre langue et j’étais très fier de lui. C’était maintenant à moi de répondre et je me devais de trouver les mots justes. Moi qui suis l’un des plus vieux novices, je n’ai connus que l’Ordre Jedi toute ma vie.
- Les Jedi sont notre famille, ce sont plusieurs espèces humaines ou humanoïdes réunies ensemble autour de la Force et de ses idéaux. Je repris mon souffle et rajouta, afin de comprendre la Force et de savoir s’en servir. Puis nous avons aussi une autre mission qui est combattre le côté obscur qui s’étend dans la galaxie surtout depuis la traitrise de Sam Skawalker.
Je regardai maître Zaun et baissant la tête j’attendis sa réaction à mes paroles. -
Post n°13
Auteur : Kath Aplazm
Maître Zaun écoutait paisiblement les paroles de ses élèves. Il était important de laisser des moments de libre expression aux nouveaux arrivants pour répondre à leurs craintes, leurs doutes et leurs aprioris. Et la Force toute puissante savait qu'ils étaient nombreux. Quand tous eurent donné leur avis, le maître Jedi invita la classe à s'asseoir en tailleur à son exemple. Figé dans une pose méditative, Al'kyor Zaun fixa chacun des sept novices sans ciller.
- L'Ordre Jedi est un peu de ce que vous avez décrit, dit l'instructeur avec détachement au bout d'une minute de silence. Un lieu où ceux qui ressentent la Force se rassemblent pour l'étudier et œuvrer ensemble, en harmonie.
Maître Zaun leva le menton et indiqua du doigt l'un des vitraux que l'on pouvait apercevoir au fond de l'Amphithéâtre, derrière les rangées de bancs. Il représentait trois silhouettes de Jedi habillés en bure.
- Certains choisissent de peaufiner leurs dons et leur dextérité dans les arts Jedi pour combattre l'injustice partout où ils la rencontrent, déclara le maître Jedi en parlant du premier des trois Jedi, un colosse barbu et vêtu d'une grande cape. L'homme portait à deux mains un grand sabre laser, dont la lame brûlait d'un bleu vif. Comme le Seigneur Hoth, ils ont été et sont encore les Gardiens de l'Ordre.
Zaun pointa ensuite la seconde figure, un Draethos de petite taille. Le verre utilisé pour figurer ses yeux brillait d'une lueur verte presque surnaturelle, de telle sorte qu'il paraissait aussi imposant que son voisin.
- D'autres, comme le vénéré maître Odan Urr en son temps, préfèrent la réflexion et la méditation. Ils puisent leur force dans leur étude de notre histoire et de notre philosophie pour comprendre les méandres de la Force et maîtriser les rouages difficiles de la diplomatie. Ils sont ceux que nous appelons les "Consulaires".
Quand Zaun arriva au troisième Jedi, il s'interrompit. Le vitrail qui le représentait était brisé et l'on ne distinguait plus ni ses traits, ni ses caractéristiques. Comme beaucoup de reliques transportées depuis le Sanctuaire de Coruscant, cet artefact n'avait pas survécu indemne au voyage. Le maître Jedi resta silencieux pendant quelques secondes, fit mine parler, puis se ravisa. Après un nouvel instant de réflexion, il reprit:
- Laissez-moi vous raconter l'histoire de Shaela Nuur, dit Zaun, les yeux perdus dans le lointain.Elle était l'une des élèves les plus douées du légendaire maître Ood Bnar... Puissante dans la Force et grande servante de la Lumière, elle fut à la tête de nombreuses expéditions après la Grande Guerre des Sith, il y a de ça des millénaires. Zaun déglutit, attendit un instant pour être sûr que Tseh comprenne ses paroles, puis continua son récit. ... Avec d'autres Jedi, elle formait un groupe que l'on appelait les "Sentinelles", des Jedi spécialisés dans la traque et l'éradication du Côté Obscur.
Zaun se leva. Sa silhouette imposante surplombait celle de ses élèves. Le maître Jedi s'était laissé emporter par ce qu'il racontait. Il n'avait pas prévu que sa première leçon d'histoire Jedi tourne déjà en une remontrance, aussi se modéra-t-il quand il énonça le code Jedi.
- Novices... Il n'y a pas d'émotion, il n'y a que la paix. Shaela Nurr s'était épris d'un de ses camarades, et son amour était réciproque. Mais, au bout du chemin, elle n'a pas pu supporter la mort de son compagnon et sa tristesse l'a conduite à la guerre. Zaun regardait maintenant Shannah, qui tremblait encore d'adrénaline depuis son combat avec Vipers.
Le professeur se tourna d'un coup en direction de Sin, dont le regard d'abord distrait se fit tout de suite plus attentif.
- Il n'y a pas d'ignorance, il n'y a que la connaissance. Shaela Nurr avait été mise en garde par son maître des dangers qu'elle pourrait rencontrer lors de sa dernière mission. Pourtant, trop sûre d'elle, elle a ignoré ces conseils et a agi sans réfléchir, ce qui a valu à son groupe de se disputer de nombreuses fois jusqu'à se dissoudre.
Al'kyor Zaun était maintenant arrivé au niveau de Ben, que la leçon semblait agacer tant il trépignait d'impatience.
- Il n'y a pas de passion, il n'y a que la sérénité. Prenez garde à contrôler vos pulsions. Ressentir l'amour, la tristesse, la colère... c'est ce qui fait de nous tous des êtres vivants et sensibles. Mais c'est garder la maîtrise de nos passions qui fait de nous des Jedi. Si Shaela Nurr y était parvenu, elle aurait sans doute survécu aux horreurs qui l'attendaient dans les tombeaux de Korriban où elle était allée.
Not'Ismee baissa les yeux. Malgré ses échecs aux précédents exercices, il avait fait preuve d'un état d'esprit exemplaire et ne comprenait pas pourquoi son professeur s'avançait maintenant vers lui.
- Il n'y a pas de chaos, il y a l'harmonie. La quête de Shaela Nurr l'a amenée à traquer les bêtes du côté obscur jusqu'à ce que ne subsiste plus aucune ténèbre. Mais aveuglée par la Lumière qu'elle croyait détenir, elle n'a pas vu qu'elle se noyait dans une mer d'obscurité. Tout comme le jour n'est rien sans la nuit, la Lumière ne se définit que par son équilibre avec l'Obscurité. A vouloir trop bien faire...
Zaun ne termina pas cette dernière phrase. Il regardait le jeune Vipers d'un coin de l’œil. Puis, calmement, le maître Jedi partit se rasseoir parmi ses élèves. Il croisa les jambes à côté de Tseh et continua son discours sans le regarder.
- Il n'y a pas de mort, il n'y a que la Force. En fin de compte, Shaela Nurr a connu le sort réservé à toute vie... la mort. Mais qu'il s'agisse d'un animal ou d'un parent, d'un tortionnaire sans pitié ou d'un ami fidèle, tous rejoignent la Force. Il nous faut accepter ce destin, car il est inévitable.
Le maître Jedi avait terminé son récit. Il espérait que les novices saisiraient les leçons qu'enseignait l'histoire de Shaela Nurr. Elle avait été une grande Jedi, sans doute l'une des plus puissantes que l'Ordre ait jamais connu. Mais personne n'était intouchable. Combien de Jedi...de Sentinelles... avaient suivi le même chemin ? Le combat contre le côté obscur n'était pas de ceux que l'on gagne l'épée à la main. Cette lutte pour l'équilibre était intérieure, et le fait de chaque instant.
Zaun, d'ordinaire plus terre-à-terre que philosophe, se surprit à penser avec espoir au futur. Il était logique que ses élèves se comportent de manière impulsive, irréfléchie, parfois grossière ; après tout, ils commençaient tout juste leur initiation. Mais, tels des nains dressés sur les épaules des géants qu'étaient les grands maîtres de l'Ordre, ils parviendraient sans doute un jour à de hauts sommets. A condition, bien sûr, de ne pas se brûler les ailes en désirant atteindre le soleil...
Le cours de la journée continua de façon plus monotone : les novices reprirent patiemment les mouvements de Soresu que Zaun leur avait enseigné, tout en reprenant les lignes du Code Jedi. Leur professeur savait qu'ils ne retiendraient pas tout de ce qu'il leur avait enseigné aujourd'hui. Chaque jour, il allait reprendre avec eux les grands préceptes de l'Ordre, découvrir les pensées d'un nouvel érudit. Cette pratique devrait durer des années, pendant lesquelles ils s'assagiraient, échangeraient, progresseraient. Pour devenir, un jour peut-être, de grands Jedi à leur tour.HRP : Votre premier jour de classe s'achèvera après votre réponse. Je vous laisse développer votre réaction vis-à-vis de l'enseignement de Zaun, ce que vous décidez de faire après le cours, etc. Si vous avez des questions à poser à votre professeur ou à vos camarades, j'y répondrai par un post suivant.
La suite du RP devrait cependant se dérouler ailleurs dans le Sanctuaire, pour un nouveau type d'exercice. Je posterai à ce sujet en fin de semaine. D'ici là, n'hésitez pas à me contacter si vous avez des questions ou des appréhensions. Bon RP ! -
Post n°14
Auteur : TsehCe fut au tour de Vipers de répondre après Tseh. Le Iat l’écouta attentivement tout en tentant de déchiffrer les paroles.
- Les Jedi sont notre famille, ce sont plusieurs espèces humaines ou humanoïdes réunies ensemble autour de la Force et de ses idéaux. Afin de comprendre la Force et de savoir s’en servir. Puis nous avons aussi une autre mission qui est combattre le côté obscur qui s’étend dans la galaxie surtout depuis la traitrise de Sam Skawalker.
De ce que Tseh avait pu comprendre, Vipers voyait plus cette tribu comme une famille. Une tribu mettant la Force au centre de sa société là où d’autres cherchaient à la rejeter sauf quand celle-ci était détenue par le chef ou par son successeur. A-ha, le fils de Tahaqua était jaloux de Tseh car il jugeait que c’était lui qui aurait dut avoir ces pouvoirs. C’était typiquement le gosse pourri-gâté qui voulait tout et à qui on ne refusait rien. Il profitait également allègrement de son statut pour se permettre n’importe quoi, y compris être sadique avec Tseh et d’autres personnes en bas de la hiérarchie. Mais au fond, c’était un lâche contrairement à son père et lors de l’attaque des pirates, il avait sans-doutes fuit. Tseh n’avait pas vu son corps, il ignorait totalement ce qu’était devenu ce type. Mais au fond, pourquoi se préoccuper de cette personne. Comme l’avait dit Yuda, Tseh devait se concentrer sur le présent et l’avenir.
Maître Zaun répondit enfin aux différentes affirmations des élèves tout en prenant la peine de parler lentement pour que Tseh puisse suivre.
- L'Ordre Jedi est un peu de ce que vous avez décrit. Un lieu où ceux qui ressentent la Force se rassemblent pour l'étudier et œuvrer ensemble, en harmonie.
Il confirma que l’Ordre Jedi était un peu ce que les élèves avaient dit, y compris Tseh. Il avait répété les dernières paroles de Vipers, elles semblaient importantes pour lui. Un rassemblement de gens sensitifs vivant ensembles. Le Iat se demandait si les sensitifs venant de d’autres grosses lunes se faisaient chasser de leurs tribus d’origine.
Maître Zaun indiqua du doigt un vitrail au fond de la salle. Tseh avait remarqué qu’il semblait ancien et surtout il était cassé au niveau de la tête d’un des trois personnages représentés. Ils étaient tous vêtus de la même tenue et tenaient les armes que la tribu appelait sabre-laser. Tseh avait appris que ces armes étaient importantes pour la tribu et que tous ceux arrivés à un certain stade de formation en obtenaient leur propre sabre. Si Tseh restait assez longtemps dans la tribu et réussissait sa formation, il en aurait un. Mais il était pas vraiment pressé d’en avoir un, il était déjà pas rassuré quand quelqu’un en allumait un à côté de lui et sursautait quand la lame sortait. Alors de voir la lame surgir entre ses mains ne le rassurait pas vraiment.
- Certains choisissent de peaufiner leurs dons et leur dextérité dans les arts Jedi pour combattre l'injustice partout où ils la rencontrent. Zaun désignait un homme barbu tenant un sabre à la lame bleue. Comme le Seigneur Hoth, ils ont été et sont encore les Gardiens de l'Ordre.
Donc les gens comme cet homme cherchaient à combattre l’injustice. Si Tseh pouvait faire comme cet homme, il chercherait à faire changer les mentalités sur son monde d’origine en montrant que les sensitifs étaient pas forcément des monstres et ne choisissaient pas le fait d’avoir ces pouvoirs liés à la Force. Il avait encore cette image de sa première rencontre avec un sensitif quand il était gosse et ne savait pas encore qu’il l’était et sa tribu l’acceptait. Le seul crime qu’avait fait cet homme c’était d’avoir été sensible à la Force, un paramètre qui avait été bien loin de son choix.
Zaun désigna le second personnage. Une créature aux yeux verts perçants bien que ça ne soit qu’un dessin.
- D'autres, comme le vénéré maître Odan Urr en son temps, préfèrent la réflexion et la méditation. Ils puisent leur force dans leur étude de notre histoire et de notre philosophie pour comprendre les méandres de la Force et maîtriser les rouages difficiles de la diplomatie. Ils sont ceux que nous appelons les "Consulaires".
Tseh n’était pas du genre à foncer dans le tas et préférait éviter au maximum les conflits. Si il pouvait apprendre à les éviter autrement qu’en se laissant faire, ça serait bien mieux pour lui.
Comme les autres élèves, le Iat s’attendait à ce que le maître parle du troisième personnage dont le visage avait disparu, mais il resta pensif un moment puis hésitant et enfin il reprit son cours.
- Laissez-moi vous raconter l'histoire de Shaela Nuur. Elle était l'une des élèves les plus douées du légendaire maître Ood Bnar... Puissante dans la Force et grande servante de la Lumière, elle fut à la tête de nombreuses expéditions après la Grande Guerre des Sith, il y a de ça des millénaires.
Les Siths, Tarennos en avait parlé à Tseh, des gens utilisant les pouvoirs de la Force pour de sombres desseins. De ce que le Iat avait vu du potentiel de ces capacités usées par d’autres Jedis, entre de mauvaises mains cela pouvait-être effectivement dangereux.
- Avec d'autres Jedi, elle formait un groupe que l'on appelait les "Sentinelles", des Jedi spécialisés dans la traque et l'éradication du Côté Obscur.
Zaun se leva et Tseh se ratatina intimidé. Si le maître avait été devant un feu, son ombre l’aurait rendu encore plus imposant qu’il ne l’était déjà. Zaun se modéra rapidement et continua le récit en énonçant le code Jedi.
- Novices... Il n'y a pas d'émotion, il n'y a que la paix. Shaela Nurr s'était épris d'un de ses camarades, et son amour était réciproque. Mais, au bout du chemin, elle n'a pas pu supporter la mort de son compagnon et sa tristesse l'a conduite à la guerre.
Cette épreuve, Tseh l’avait passé en ayant réussi à refuser de se venger. Cela avait tout de même été facilité par sa peur qui l’avait poussé à se modérer. Zaun semblait s’adresser en particulier à Shannah avec cette leçon. Celle-ci tremblait encore du combat contre Vipers. Elle était très, voire trop protectrice vis-à-vis de sa sœur. Déjà lors de l’atelier de sculpture, Tseh n’avait pas osé adressé la parole à Jolya surtout parce que Shannah surveillait ses moindres faits et gestes. Puis quand Vipers avait était mis avec Jolya pour le combat, quand elle s’était blessé, sa sœur s’était jetée sur le novice. Mais sa colère l’avait aveuglée et menée à sa défaite.
Puis Zaun se tourna vers Sin qui fut tout de suite plus attentive après un moment d’égarement.
- Il n'y a pas d'ignorance, il n'y a que la connaissance. Shaela Nurr avait été mise en garde par son maître des dangers qu'elle pourrait rencontrer lors de sa dernière mission. Pourtant, trop sûre d'elle, elle a ignoré ces conseils et a agi sans réfléchir, ce qui a valu à son groupe de se disputer de nombreuses fois jusqu'à se dissoudre.
Il était vrai que la connaissance était un atout pour comprendre son monde, les rouages, les forces et les faiblesses. La connaissance était aussi un dangereux contre-pouvoir pour n’importe quel despote. Ce n’était pas pour rien qu’on cherchait dans les tribus du monde d’origine de Tseh d’écarter le plus possible les gens qu’on veut diriger du savoir.
Zaun se déplaçait et s’arrêta devant Ben qui restait excité et impatient.
- Il n'y a pas de passion, il n'y a que la sérénité. Prenez garde à contrôler vos pulsions. Ressentir l'amour, la tristesse, la colère... c'est ce qui fait de nous tous des êtres vivants et sensibles. Mais c'est garder la maîtrise de nos passions qui fait de nous des Jedi. Si Shaela Nurr y était parvenu, elle aurait sans doute survécu aux horreurs qui l'attendaient dans les tombeaux de Korriban où elle était allée.
Tseh avait compris qu’il fallait contrôler ses émotions. C’était parce qu’il avait fini par contrôler sa peur qu’il avait gagné face à lui-même lors de son duel contre Ben. Sa peur pouvait-être une alliée précieuse, mais il allait devoir la contrôler afin qu’elle ne devienne pas une ennemie.
Zaun se trouvait désormais devant Not’Ismee qui avait la tête baissée.
- Il n'y a pas de chaos, il y a l'harmonie. La quête de Shaela Nurr l'a amenée à traquer les bêtes du côté obscur jusqu'à ce que ne subsiste plus aucune ténèbre. Mais aveuglée par la Lumière qu'elle croyait détenir, elle n'a pas vu qu'elle se noyait dans une mer d'obscurité. Tout comme le jour n'est rien sans la nuit, la Lumière ne se définit que par son équilibre avec l'Obscurité. A vouloir trop bien faire...
Zaun regardait Vipers du coin de l’œil. Tseh n’avait pas très bien compris ce que le maître avait voulu dire. Le professeur continua son discours assis à côté de Tseh sans regarder ce dernier.
- Il n'y a pas de mort, il n'y a que la Force. En fin de compte, Shaela Nurr a connu le sort réservé à toute vie... la mort. Mais qu'il s'agisse d'un animal ou d'un parent, d'un tortionnaire sans pitié ou d'un ami fidèle, tous rejoignent la Force. Il nous faut accepter ce destin, car il est inévitable.
Tseh avait compris qu’il parlait de la mort et qu’elle était la même pour tous, humain ou animal, puissant ou misérable. Mais Tseh avait des doutes en raison de ses anciennes croyances. Dans sa culture, les défunts recevaient des sépultures avec plus ou moins d’objets les accompagnant selon leur rang social, mais tous avaient au moins des marques mortuaires pour rejoindre ce que les Jedi appelaient la Force. Mais il y avait une exception pour les tribus du monde d’origine de Tseh. Il s’agissait des criminels et surtout des sensitifs non issus de lignées de chefs de clan dont leur lien à la Force était considéré comme un crime très grave. A la mort de ces personnes, on découpait en morceaux les corps et ils étaient brulés avant d’être jetés avec les ordures de sorte à ce qu’ils ne puissent pas rejoindre la Force comme les autres. Tseh doutait que ces gens aient pu rejoindre la Force.
Cette leçon s’acheva et la journée continua sans grande nouveautés. Ils avaient continué les mouvements de combat. Depuis son combat contre Ben, Tseh était plus serein vis-à-vis du combat, mais le chemin était encore très long tant il partait de loin par rapport à d’autres. Malgré cela, la question du sort des défunts sensitifs de sa planète continuait à le tarauder. Au fond ces gens étaient innocents et n’avaient pas choisi d’être sensibles à la Force. Elle ne choisissait pas les gens selon leur rang social ce qui agaçait des chefs de tribu. Tseh l’avait bien vu concernant A-ha jaloux de lui qui jugeait qu’il méritait bien plus la Force que le fils du potier car il était successeur de Taharqua et Tseh était dans un premier temps d’accord avec lui que la Force serait plus utile à un chef qu’à un potier. Mais cela, ils ne pouvaient pas choisir. Puis entre temps, il avait rejoint une tribu dont les rangs se définissaient par les compétences et se méritaient. Ils n’étaient pas garantis par la naissance. Tseh ne souhaitait pas viser les plus hauts rangs des Jedis, il voulait simplement avoir une tribu qui l’accepte comme il était. S’il montait en grade tant mieux, mais s’il restait à la même place, il saurait s’en contenter.
La journée s’acheva enfin et les élèves rangèrent le matériel utilisé durant la journée. Ils s’étaient également occupés à nettoyer la salle, surtout à cause de l’argile ayant servi en début de journée. Tseh avait cherché à rester à l’écart de Sin depuis sa remarque concernant la nourriture. Il se disait qu’elle lui en voulait de lui avoir fait la morale. Tseh n’avait jamais vraiment donné d’ordres ou faits des reproches à quiconque. En tant que personne tout en bas de sa hiérarchie d’origine, il s’était fait à ce qu’on ne l’écoute jamais et qu’il n’avait pas son mot à dire.
Cela ne l’empêcha pas d’aller poser sa question concernant les défunts sensitifs de son monde d’origine à Maître Zaun. Malgré le barrage de la langue, mais si ça pouvait en même temps travailler son basic.
- Euh … Vous avoir dit que mort pareille pour tous … moi avoir doutes. Dans tribus de grosse lune d’où moi venir, gens comme moi morts … brulés et coupés et jetés avec ordures pour pas rejoindre Force … Moi me demander si après ça, gens pouvoir rejoindre Force … Eux pas avoir mériter ça … Chef de tribu avoir dit que mort différente selon place dans tribu.
Tseh avait encore en image la mort de l’homme qu’il avait vu quand il était arrivé avec son père dans l’autre tribu pour échanger des poteries contre des denrées alimentaires et d’autres productions artisanales. Le soir de la mort du sensitif, les membres de cette tribu avaient découpé en morceaux le corps avant de le bruler et de le jeter aux ordures. Il n’avait reçu aucune marques mortuaires, aucun respect, rien. Même les parents de Tseh après s’être opposés au rejet de leur fils avaient eu le droit à des funérailles décentes. Le potier était très respecté dans la tribu. Mais une fois mort, son fils était sans défenses et on pouvait se défouler dessus. Zaun avait bien dit que tous rejoignaient la Force par la mort. Mais Tseh venant d'une société très inégalitaire même dans la mort, il doutait. -
Post n°15
Auteur : VipersMaître Zaun nous regardait suite aux réponses que nous lui avions données. Puis il ajouta :
- L'Ordre Jedi est un peu de ce que vous avez décrit. Un lieu où ceux qui ressentent la Force se rassemblent pour l'étudier et œuvrer ensemble, en harmonie.
Maître Zaun se leva et nous montra l’un des vitraux au fond de l’Amphithéâtre. Nous pouvions distinguer trois silhouettes de Jedi habillé de leur bure. Puis il commença à nous expliquer qui était ces Jedi.
- Certains choisissent de peaufiner leurs dons et leur dextérité dans les arts Jedi pour combattre l'injustice partout où ils la rencontrent. Comme le Seigneur Hoth, ils ont été et sont encore les Gardiens de l'Ordre.
Déclara le maître Jedi en parlant du premier Jedi barbu, vêtu d’une grande cape. L’homme portait un sabre laser qu’il tenait avec ses deux mains d’une couleur bleue vif. C’était cela que je voulais devenir un Jedi Gardien.
Maître Zaun nous indiqua ensuite la deuxième silhouette, un Jedi avec des yeux qui brillaient d’un vert surnaturel.
- D'autres, comme le vénéré maître Odan Urr en son temps, préfèrent la réflexion et la méditation. Ils puisent leur force dans leur étude de notre histoire et de notre philosophie pour comprendre les méandres de la Force et maîtriser les rouages difficiles de la diplomatie. Ils sont ceux que nous appelons les "Consulaires".
Puis arrivant au troisième Jedi maître Zaun marqua une pause. Le vitrail qui montrait le Jedi avait été cassé et on ne parvenait pas à distinguer les traits de ce Jedi. Maître Zaun marqua une longue pause et repris son récit.
- Laissez-moi vous raconter l'histoire de Shaela Nuur.Elle était l'une des élèves les plus douées du légendaire maître Ood Bnar... Puissante dans la Force et grande servante de la Lumière, elle fut à la tête de nombreuses expéditions après la Grande Guerre des Sith, il y a de ça des millénaires. Avec d'autres Jedi, elle formait un groupe que l'on appelait les "Sentinelles", des Jedi spécialisés dans la traque et l'éradication du Côté Obscur.
Maître Zaun se leva et il commença à nous énoncer le code Jedi avec l’histoire de Shaela Nuur.
- Novices... Il n'y a pas d'émotion, il n'y a que la paix. Shaela Nurr s'était épris d'un de ses camarades, et son amour était réciproque. Mais, au bout du chemin, elle n'a pas pu supporter la mort de son compagnon et sa tristesse l'a conduite à la guerre.
Maître Zaun se tourna et regarda Shannah qui tremblait encore des suites de notre combat. Puis il regarda Sin qui ce concentra sur les paroles de maître Zaun.
- Il n'y a pas d'ignorance, il n'y a que la connaissance. Shaela Nurr avait été mise en garde par son maître des dangers qu'elle pourrait rencontrer lors de sa dernière mission. Pourtant, trop sûre d'elle, elle a ignoré ces conseils et a agi sans réfléchir, ce qui a valu à son groupe de se disputer de nombreuses fois jusqu'à se dissoudre.
Maître Zaun s’avança près de Ben qui avait l’air de perdre patience suite à la leçon que nous racontait notre maître.
- Il n'y a pas de passion, il n'y a que la sérénité. Prenez garde à contrôler vos pulsions. Ressentir l'amour, la tristesse, la colère... c'est ce qui fait de nous tous des êtres vivants et sensibles. Mais c'est garder la maîtrise de nos passions qui fait de nous des Jedi. Si Shaela Nurr y était parvenu, elle aurait sans doute survécu aux horreurs qui l'attendaient dans les tombeaux de Korriban où elle était allée.
Not’Ismee baissa les yeux à l’approche de maître Zaun. Puis notre maître continua son histoire.
- Il n'y a pas de chaos, il y a l'harmonie. La quête de Shaela Nurr l'a amenée à traquer les bêtes du côté obscur jusqu'à ce que ne subsiste plus aucune ténèbre. Mais aveuglée par la Lumière qu'elle croyait détenir, elle n'a pas vu qu'elle se noyait dans une mer d'obscurité. Tout comme le jour n'est rien sans la nuit, la Lumière ne se définit que par son équilibre avec l'Obscurité. A vouloir trop bien faire...
Maître Zaun ne termina pas sa phrase. Il me regardait d’un coin de l’œil. Notre maître alla s’assoir à côté de Tseh , croisa les jambes et continua son histoire.
- Il n'y a pas de mort, il n'y a que la Force. En fin de compte, Shaela Nurr a connu le sort réservé à toute vie... la mort. Mais qu'il s'agisse d'un animal ou d'un parent, d'un tortionnaire sans pitié ou d'un ami fidèle, tous rejoignent la Force. Il nous faut accepter ce destin, car il est inévitable.
Maître Zaun avait fini son histoire. L’histoire de Shaela Nurr nous montrait à quel point il était dur de résister aux côtés obscurs quand on le traque. Nous devrions faire attention à cela et bien suivre notre voie et surtout écouter nos maîtres.
Le reste de la journée se passa calmement avec des nouveaux exercices sur la forme de combat Soresu. Je m’appliquai du mieux que je pouvais et j’espérais pouvoir maîtriser cette forme de combat assez rapidement. La journée se termina et nous commencions à ranger la salle et à la nettoyer suite à notre exercice du matin avec l’argile. Je vis Tseh aller voir maître Zaun. J’attendais qu’il finisse de parler ensemble. Une fois leur conversation terminée j’allais voir maître Zaun car j’avais une question à lui poser.
- Maître je voulais savoir est-ce que nous pourrions choisir notre voie nous-mêmes ou cela sera un maître ou le Conseil qui choisira notre voie pour nous ? Et peut-on choisir plusieurs voies en même temps ou pas ?
Maître Zaun me regarda et me répondit.
Suites -
Post n°16
Auteur : Kath Aplazm
Zaun ferma devant lui le livre qu'il feuilletait distraitement pendant que ses élèves rangeaient l'argile et les sabres d'entrainement dans des contenants appropriés. Le premier jour de classe était terminé. Le professeur était satisfait : ses jeunes apprentis n'étaient pas parfaits, mais ils avaient mis du cœur à l'ouvrage et n'avaient pas été ridicules pour une première session. Il leur faudrait des mois avant de maitriser les bases et espérer être choisi par un chevalier afin d'accéder au rang de padawan, mais ils avaient fait le premier pas aujourd'hui.
A la fin de la leçon, comme ses compagnons s'affairaient autour de lui, Tseh vint trouver le maître Jedi. Les mots mal assurés du Iat trahissaient moins son appréhension que sa mauvaise maitrise du langage basique. Zaun sentit toute l'inquiétude, l'anxiété, qui transparaissait dans les paroles du jeune humain. Comme Yuda le lui avait confié, celui-ci était fort peu ordinaire, de par ses origines et ses réactions. Nul doute que les Jedi en apprendraient beaucoup sur des mondes encore inexplorés à son contact.
Les intuitions du maître se révélèrent correctes. Le Iat décrivait le rapport à la mort particulier que son peuple possédait. Comme il semblait, le jeune Tseh avait été traumatisé par ses expériences passées, marquées par une forme de violence tout aussi physique que symbolique. Zaun écouta attentivement son élève, puis laissa s'écouler quelques secondes durant lesquelles il chercha les mots les plus appropriés pour répondre à la question du jeune homme.
- La galaxie est composée de milliers, de millions, de milliards de monde, tous peuplés d'individus, d'animaux et de plantes bien différentes. Chacun a développé un rapport particulier à son environnement et a évolué selon des croyances diverses... Zaun s'interrompit. il n'était pas sûr qu'une analyse sociologique soit la meilleure réponse aux questions existentielles de Tseh. Plus pragamatique, il reprit : Le ciel qui nous surplombe est vaste et comporte énormément de lunes, Tseh. Il existe beaucoup de peuples très différents. Certains détestent ce qui ne leur ressemble pas. D'autres sont plus accueillants. Mais une seule chose les rassemblera toujours, malgré leurs différences : la Force. Elle est présente en chaque être vivant et nous entoure.
Zaun mit une main sur l'épaule du Iat et lui indiqua un vitrail plus excentré, près de l'estrade. Celui-ci représentait un soleil brûlant, au-dessus d'une foule de personnages debout, chacun tenant entre ses mains une chandelle.
- La vie est comme une étoile. Elle grandit et s'épanouit grâce à la Force, rayonne grâce à la Force, puis disparait. Dans la Force. Dans un sens, nous ne "rejoignons" pas la Force quand nous mourrons, car nous sommes en permanence à ses côtés. Même si on ne la sent pas.
La coutume des Iats visait avant tout à exclure socialement et symboliquement un individu de leur société, pas à réellement couper un homme de la Force. Même le meilleur des shamanes n'en avait pas le pouvoir. Ulic Qel-Droma, dans les méandres froids de son exil, n'avait lui-même jamais vraiment quitté la Force, malgré la malédiction que lui avait infligé la Grande Nomi. Un jour, Zaun expliquerait cette histoire à Tseh. Pour l'heure, il convenait simplement de dissiper ses inquiétudes.
- Il n'y a pas de Mort, il n'y a que la Force. Ces mots signifient que lorsque nous mourrons, il ne reste rien de nous. Seule demeure la Force, qui était là avant nous et existera après notre mort. Mais grâce à elle, nous continuerons d'exister, car nous sommes à jamais liés à elle. Que l'on soit coupé en morceau et brûlé ne change rien à cela. De même, tout le monde subira le même sort, qu'il soit chef ou ...potier.
Zaun esquissa un sourire bienveillant à l'adresse de Tseh. Il n'était pas complètement certain que le Iat avait compris son explication. Du reste, elle était très lacunaire et relevait de l'interprétation de Zaun. Pour sa part, il n'avait pas une lecture littérale du code. Depuis des millénaires, les Jedi se disputaient sur la définition de la Force et sa nature profonde : Force vivante, Force Unifiée,... Des credos auxquels on adhérait ou pas. Mais au fond, le principal ne restait-il pas de se trouver unis à œuvrer en commun pour la Justice ?
- Mais avant de parler de mort, parlons de vie !, s'exclama l'instructeur en frappant paternellement dans le dos de son élève. Va donc te reposer, novice, car tu as encore beaucoup à accomplir avant de nous quitter !
Zaun s'apprêtait à emboîter le pas au jeune homme pour sortir de la salle, mais Vipers vint à sa rencontre. La question du novice était plus naïve que celle de son camarade, mais traduisait bien le caractère ambitieux de l'adolescent. Le garçon revenait sur les carrières traditionnelles que le maître leur avait présentées un peu plus tôt dans la journée, et souhaitait des éclaircissements.
- Patience, novice Vipers. En fonction de tes progrès et de ton apprentissage, tu comprendras par toi-même ce pour quoi tu es le plus doué. Si un jour nous avons le plaisir de t'adouber au grade de Chevalier, tu feras de tes capacités ce que tu voudras !
La question amusait particulièrement le formateur. Pourquoi le Conseil obligerait-il qui que ce soit à suivre une voie plutôt qu'une autre ? Chacun était libre de ses choix dans l'Ordre Jedi... même de celui de quitter l'Ordre. Les maîtres étaient avant tout là pour former, assister et conseiller leurs élèves, pas pour former une armée disciplinée prête à le servir. La leçon de la Guerre des Clones avait été retenue : les Jedi avaient été ramenés à plus d'humilité.
- Un Jedi est amené à prendre part à bien des choses. Refuseras-tu d'aider un enfant en détresse sous prétexte que tu as embrassé la voie des Consulaires ? Règleras-tu uniquement les conflits par la lame de ton sabre parce que tu as juré de devenir un Gardien ? Un Jedi n'est pas seulement un Gardien, un Consulaire ou une Sentinelle. Il est chacune de ces voies à la fois.
Zaun grimaça. Il avait mentionné les Sentinelles à nouveau. Cette voie avait généralement été abandonnée car jugée trop dangereuse et seuls quelques maîtres du Conseil restaient encore très attachés à cette vieille tradition. On citait encore la voie du sabre jaune parmi les voies du Jedi, pour ne pas froisser les vieux briscards. Mais une nouvelle génération de Sentinelles pouvait-elle éclore ? Zaun s'y refusait. Pas en son nom. Peut-être des maîtres comme Odan Rurr ou Melchior en prendraient-ils la responsabilité ? Après tout, ils étaient les plus aptes à décider.
- Ne te focalise pas trop sur ce que tu pourrais devenir, et concentre-toi sur l'instant présent, Vipers. Essaie d'être à tout moment de ta vie une bonne personne. Quand viendra ton heure, tu pourras regarder en arrière et contempler ce que tu auras accompli. Le reste n'est qu'orgueil et futilité. Va, maintenant !
Zaun sourit simplement au novice, puis quitta la pièce. Il devait rencontrer le Conseil et était déjà en retard. Peut-être pourrait-il leur faire part de ses appréhensions. Ils l'aideraient et le conseilleraient, comme toujours. Quant au Clan de la Loutre Chantante, il avait rendez-vous dans l'Amphithéâtre le lendemain matin, pour une nouvelle leçon.HRP : Changement de programme. Je vous envoie les instructions par MP. Le prochain RP se passera ici. A bientôt![:]](https://img.xooimage.com/files1/s/m/smile-178f.gif)