Atterrissage forcé... Pour changer.
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Post n°10
Auteur : Mr HeliosPlutôt spacieuse, cette baraque regorgeait de plante et d'artefact mystique. Une forte odeur de produit chimique planait dans l’air, elle commençait à anesthésier Hol. Il regardait cette curieuse créature qui avait l’aire elle aussi de l’observer, cherchant probablement à scruter ses intentions. Les deux étaient sur leurs qui-vive. Il ne se passa rien les premières minutes.
Finalement le chamane invita son convive à s'asseoir devant lui. Hol n’hésita pas plus, conscient de sa position il préférait faire acte de bonne foi. Il n’avait pas cette l’impression de danger que lui inspiraient les autres Ewoks. En fait son intuition lui disait même être en sécurité pour le moment, devait-il se méfier ? L’hôte se leva et allumât des encens, il les déposa à différents endroits de la salle. Captivé, Hol le regardait dans le silence. Il était absorbé par l’esthétique des lieux qui paraissait surprenante et bien ordonnée. Comme si chaque plante, bol, étagère et flacon étaient immuables. En fait ce lieu lui rappelait plus un sanctuaire qu’une maison. Son regard se posa à nouveau sur son hôte qui avait fini de disposer ses encens et qui se rassoit difficilement face à lui, il paraissait affaibli par son âge. Le sorcier sorti une poignée de poudre d’une de ses poches, inspira et souffla cette substance sur le visage du garçon sans dire un mot.
Rapidement les sens de Hol s’endormirent, il vit la lumière s’éteindre et une sentiment de déjà-vu le submergeait. Comme lorsqu’il était dans sa chambre, il retrouvait cette perte du corps physique qui le dirigeait vers un autre monde. Le processus était identique en tout point, du vide à la nouvelle réalité ! Soudainement il réalisa que lors de son incarcération l’Ewok avait profité de son inattention pour lui insuffler cette poudre. Reste à deviner comment ! Se fit donc la deuxième fois qu’il ingérait cette drogue contre son insu.
Il se retrouva donc à nouveau face à l’esprit d’un arbre, à la différence que le chamane était là lui aussi. Enfin il le suspectait car il n’y avait pas de forme dans ce monde. Difficile de dire ce qui c’était passé, mais le sorcier prit la… parole ?
- Donc ! C’est toi la calamité que le chef a acceptée dans mon village. Toi, qui pour le moment as apporté plus de remue-ménage que nécessaire ! Sache que tu n’es pas le bienvenu dans cette hutte, surtout si tu continues à semer le trouble. Tu as blessé plusieurs des nôtres, le réalises-tu ?
Cet éclat de lumière paraissait occuper une grande partie du vide ambiant. Sereine elle était focalisée sur Hol. D’ailleurs le garçon ne savait que penser de cette chose. Elle n’avait aucune caractéristique à par son rayonnement, ce qui la rendait aussi mystérieuse qu’incompréhensible. Il n’avait pas la moindre idée de ce qu’il devait faire ou dire. Agacée elle continua.
- Donc ! Tu ne veux rien dire. Tu aurais peur de tes actes… ou à tes yeux tu n’as rien fait de mal.
Maintenant son silence un moment, la catastrophe finit par répondre à sa manière.
- Je dirais que de mon point de vue c’est vous qui me persécutez ! D’abord je me fais défoncer par deux de vos glands, puis je me réveille attaché à un mur dans une pièce sombre. Une pièce qui fut rapidement remplie de monde (ce qui m’a mis sur mes gardes) et où j’étais une bête de foire aux yeux de tous. Bien qu'après j’aie pu m’endormir, je n’étais pas vraiment dans mon milieu. Et c’est à ce moment, vous l’aurez compris, que me réveiller à coups de poutre dans les côtes n’était pas une bonne idée sur le court terme (Enfin, surtout le fait que je me sentais bien accompagné.) !
¨Donc ! ¨ Comme vous le dit. Qui est le plus à plaindre dans l’histoire ?
La réponse se fit rapide.
- Donc ! Ceux que tu as mal traités, idiots ! Pour ta part c’était partiellement mérité, mais pour les pauvres innocents qui ont dû pâtir de tes mœurs explosives. Tu remarqueras que ton attitude n’était pas la meilleure ! N’es-tu qu’une bête qui n’agit que par instinct ?
Hol réfléchit un bref moment avant de répondre sur un coup de tête.
- À dire vrai, je ne me sens pas le plus coupable du monde ! Surtout que nous mettre au mauvais endroit au mauvais moment est un moyen que la vie a pour nous tester.
Je peux vous dire que quiconque me traite de cette manière recevra le même traitement de ma part. Et puis ils n’avaient pas l’air malheureux de donner tous ses coups !
La lumière ne savait plus quoi répondre. Elle dut prendre un moment pour remettre de l’ordre dans ses idées. La conscience claire elle répondue :
- Donc ! Si tu apportes de la souffrance dans ce monde, il ne faut pas t’étonner si elle te revient en pleine face !
Hol ne put s’empêcher d’éclater de rire ! En même temps que son souffle, il reprit la conversation sur un ton plus léger :
- Elle arrive, qu’on l’est semé ou non ! Ce n’est qu’un obstacle sur un chemin. Ce n’est ni un choix ni une destination. Une fois passée elle n’est qu’un souvenir qui rend plus fort ! Alors pourquoi devrais-je la craindre, elle n’est ni mon ennemie ni mon amie ! (Bien qu’elle ait l’aire de m’aimer énormément) comme elle ne peut s’empêcher de revenir, je me dois de lui laisser une place où elle pourrait bien ne jamais repartir… Elle est capricieuse !
Ho ! Bien que je ne sois pas une bête, je suis vraisemblablement complètement fou !
De pire en pire ! Il devenait difficile de raisonner cette assurance mêlée à la folie, mais le chamane ne s’avouait pas vaincu pour si peu ! Il avait encore des questions à poser !
- Donc ! Selon tes dires. Tu ne pourrais pas t’empêcher de semer la souffrance. Et tu voudrais un traitement plus amical, tu voudrais un traitement de faveur. Mais dit moi ! Mon peuple est-il une souffrance si grande que nous somment des ennemis pour toi ? Sommes-nous un obstacle dont tu dois triompher ?
Donc ! Pourquoi es-tu ici ? Dit moi tout !
Le jeune homme paraissait irrité par cette remarque. Ce n’était pas ce qu’il avait dit. Ce sorcier le bafouait. De façon à exprimer son irritation, sa ¨voie¨ devin plus terne.
- NE me faite par dire ce que je n’ai pas dit. J’admets que je ne suis pas innocent, j’ai conscience d’avoir blessé plusieurs des vôtres et j’en suis partiellement désolé. (Sûr de lui il continua) Mais vous n’avez pas complètement tort. Vous n’êtes certainement pas de la souffrance et je ne vous voie pas comme un obstacle, mais plutôt comme un défi ! Non sérieusement vous m’avez mené la vie dure, mais je ne vous en veux pas, vous faites partie de mon développement. (Soudainement il se referma peu à peu sur lui-même, comme s’il avait honte de ce qu’il allait demander) Et si je suis ici c’est que l’odeur qui sortait de chez vous me plaisais beaucoup et je voulais comprendre pourquoi !?
Perplexe le guide spirituel eut un hoquet amusé, une idée germa dans sa tête. Il n’avait pas aimé le comportement de son inviter au part avant, il n’appréciait pas la violence. Amer, il se moquât gentiment de lui :
- Donc ! Tu es comme un légume, quoi qu’il t’arrive tu pousseras, hein ! (Il réfléchit un moment et parut changer d’approche. Plus décontracter il continua.) Donc tu voudrais apprendre comment j’ai fait pour produire un parfum aussi spécifique ? Dis-moi la médecine t’intéresserait elle ?
La situation avait totalement changé, Hol paraissait miraculeusement calmé. Il faut dire que dès que quelque chose touche à ses intérêts, il peut être subitement très docile. Surtout que ce domaine l'attire énormément, ce serait un talent inestimable sur le qu'elle il pourrait toujours compter. La connaissance des plantes pourrait lui apporter une panoplie de possibilité énorme. Que ce soit pour le combattant ou pour sauver une vie, il pourrait accomplir des prodiges. Le chamane avait compris qu’il était face à un apprenti prometteur. Mais pour le moment il avait un gros problème sur les bras. Il reprit la parole et proclama :
- Donc ! Soit ! Dorénavant tu seras mon élève si tu parviens à accomplir certaines tâches. Mais avant je vais devoir t’apprendre les bases, avant de retourner dans notre monde. (Avec malice il l’informa d’une voie qui résonnait crescendo). Tu vas devoir apprendre mon langage, ce sera ta première épreuve ! Alors écoute-moi bien ! Moi Horul le chamane de la tribu Toupitik, m’engage à devenir ton maître si tu parviens à me montre ta valeur !
C’est ainsi que commença l’apprentissage de Hol. Mais pour le moment il devrait apprendre le dialecte Ewok à l’aide de son nouveau maître ! -
Post n°11
Auteur : Super PNJRien ne pouvait procurer autant de satisfaction que l’odeur de la pluie se mélangeant à celle des feuilles. Juste après le chaos amené par l’averse, le sérénité du rayon de soleil révélait alors une certaine quiétude dont il était difficile, pour notre ami à poils longs, de se défaire. Voilà qui devait certainement être la définition de la perfection. Une harmonie sacrée s’instaurait entre les éléments. Après le vent et les propos sourds de l’orage, voilà que l’eau se mélangeait à la robustesse des arbres. Et tout cela s’inscrivait dans un cycle naturel où même le plus imposant des Blurrgs n’avait, finalement, que peu d’emprise.
C’était face à cette toute puissante, à cette danse amorale que les éléments s’exhortaient à accomplir continuellement, que les Ewoks avaient saisi l’importante toute singulière de la forêt. Par ses interactions avec l’eau, l’air et parfois, le feu -malheureusement-, elle s’inscrivait dans un environnement où son rôle était primordial. L’eau la sustentait et lui permettait, à son tour, de donner la vie. Par la force de la sève coulant dans ses arbres, par les gouttelettes coincées dans le creux de feuilles, par les rivières circulant entre les troncs, par les sources se déguisant sous les racines. Le vent la nourrissait, comme il éparpillait les graines de pollen ou faisait circuler les sons d’un animal à un autre. La terre l’abritait, comme elle servait de refuge à de nombreux animaux. Enfin, le feu la consumait, comme il déchirait les chairs de toute la faune d’Endor. Il dévorait, mais il nettoyait, par la même occasion.
Les Ewoks l’avaient compris : la forêt était sacrée. Et rien n’était éternel. Tout, tôt ou tard, finissait par passer. “Passer”… ou “trépasser”. Et parmi tout cela, une chose demeurait : la forêt. Elle avait beau changer, évoluer, se transformer, souffrir, se réjouir… Quoi qu’il advenait, elle restait présente. Parfois sous une autre forme, certes ; mais toujours là. Il était impossible d’en dire autant des Ewoks, ou plus simplement de leur village. Bien qu’appartenant à la tribu Toutipik, une tribu sédentaire, Tumuk savait qu’ils n’avaient pas toujours été là. Par le passé, sa tribu s’était déplacée, jusqu’à arriver ici, où les arbres et l’eau répondaient parfaitement à leurs besoins. Mais pour combien de temps ?
Les arbres poussaient, le vent soufflait et la pluie s’abattait. Rien, finalement, ne pouvait arrêter la course du temps. C’était un cycle qui se répétait inlassablement, au milieu duquel la forêt, bien que mouvante, parvenait à s’imposer comme figure stable et rassurante. Parfois, un élément perturbateur se manifestait. Dans le pire des cas, ce pouvait être le feu (ou l’Esprit de la Nuit!) et, parfois, c’était tout autre chose. La dernière perturbation en date était un colosse aux poils blonds et à l’odeur répugnante. En y repensant, on s’éloignait très vite de l’harmonie olfactive à laquelle avait pensé Tumuk un peu plus tôt. La créature était sauvage, malodorante, agressive et braillarde. Néanmoins, le jeune Ewok se fiait aux décisions de son chaman, dont il avait le chance d’être l’apprenti. Et son mentor, pour des raisons que seule la Nature devait saisir, avait décidé d’accueillir le brute épaisse qui avait causé tant de tords aux guerriers Ewoks.
Sortant de sa méditation, le petit Ewok se releva. Il s’était tenu un long moment dans les plus hautes branches d’un arbre bordant le village, non loin de la hutte de Horul, son mentor. Il ne lui fallut pas longtemps pour rejoindre l’Ekla Theesa, le “Grand Enfant”, comme les Ewoks surnommaient leur nouvel hôte. Grand, il l’était en taille, mais aussi dans l’intensité du comportement qu’il avait adopté à son arrivée. Ses cris et gestes brusques lui avaient valu ce surnom et nombreux étaient les habitants du village à regarder cet alien d’un oeil suspicieux, parfois légèrement apeuré. Tumuk, quant à lui, avait du mal à s’habituer à sa présence. Pour le moment, cet indigène ne lui inspirait pas confiance. Tumuk le trouvait démesurément grand, maladroit et bruyant (sans parler de l’odeur qui agressait ses délicates narines). Mais son maître lui avait demandé de l’accompagner dans son apprentissage. Depuis plusieurs jours, Tumuk devait éduquer l’Ekla Theesa comme il l’aurait fait auprès de n’importe lequel des enfants Ewoks de la tribu. Il devait reconnaître que c’était également pour cette raison que Tumuk l’appelait ainsi.
Le petit Ewok s’approcha de l’individu à poils courts et, d’un air très sérieux, se contenta de poser une question aux allures insignifiantes, mais dont il attendait une réponse particulière. Dans les minutes qui allaient suivre, il allait accorder une attention toute particulière à la réponse de l’Ekla Theesa :
- Nuv etke eedada ooba?Spoiler
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Post n°12
Auteur : Mr HeliosPendant qu’un martèlement continu pénétrait son esprit, chaque percussion éclatait une de ces émotions néfastes. Ce son peignait un tableau de puissantes vibrations. Tout peine avait disparu, Il était pendu au fil de ses pensées. Percher sur son rocher il continuait à méditer pour se perfectionner. Performant, il récitait les divers mots que son mentor lui permit d’apprendre. Bien qu’il soit perplexe quant à se maîtriser en si peu de temps, il se rappelait être persévérant. Il était en permanence à l’écoute des discussions qui le visait personnellement. Son sentiment restait perméable à ses diverses perfidies qui, où qu’il soit le persécutait continuellement. Il n’arrivait pas à faire accepter son penchant asocial, qu’il cachait par de l’assurance et une attitude pédante (du genre se sait tout mieux que tout le monde). Mais perdu dans ses pensées, il n’entendit pas l’Ewok qui vint percer sa tranquillité.
Tumuk était l’apprentie du chamane et il n’appréciait pas le nouveau venu. Un point de vue que partageait Hol les deux premiers jours. La rencontre avait été des plus froide, apparemment territoriale, l’Ewok n’avait pas aimé partager son maître. Ce fut de bon cœur que l’étranger partagea son implacable regard inamical. La surprise fut donc totale lorsque le chamane demanda à son premier élève d’éduquer son second. Bien que la tentions était rude au début, elle s’était maintenant tarie. Ils n’étaient ni ami ni ennemis. Hol était plus calme depuis qu’il avait accepté que cette peluche soit son ¨aîné¨.
Dans le monde spirituel, Horul avait traduit des mots d'Ewok aux basique à l’aide de ses discussions avec Hol et l’arbre des esprits. Il ne lui restait qu’à transmettre cet enseignement aux principales intéressé. Car si le garçon comprenait les mots Ewok à l’aide de l’arbre, il n’était pas assez attentif pour les retenir, contrairement au chamane. Horul écoutait les émotion de Hol et l’arbre lui transmettait les vibrations associées. Ce qui lui permit de mettre des mots sur les sentiments de chacun. Cette traduction instable, avait été inestimable pour les premières interactions avec ses nouveaux associés. Il put donc vaguement comprendre ce que lui dit son interlocuteur et répondre :
- Ooba lulalar drik… eedada x'eef. Eekeekeek… reh rehluu… oodeef zeeg teeket… Ekla Theesa !
Une chose était sûre ! S’il connaissait les mots, il avait énormément de peine à les prononcer correctement. Ce pour quoi il avait une articulation lente et incertaine. Cette réplique donnée, il regarde si son ¨Ekla Fruk¨ était satisfait ou non.
Cette discussion terminée Hol sauta du roc et atterrit sur le sol trempé. Il se préparait à suivre les instructions de son maître et de partir en direction d’une zone spécifique de la forêt. Là-bas il devait trouver une plante spéciale qu’il avait pu voir sur une des étagères du chamane. Tumuk devait l’accompagner histoire de le garder à l’œil, cette lune était dangereuse même pour un Ewok.
Leur objectif était simple. Il devait partir au sud-est jusqu’à ce qu’ils arrivent devant le ¨Churi Jad¨ ! Comme son nom l’indiquait c’était une montagne inversée. Au lieu de monter, le sol s’enfonçait au plus profond de la terre. La pente végétale sombrait profondément, Il était difficile de distinguer le fond de cet abîme végétal. De l’autre côté, la forêt remontait pour couper en deux l’horizon.
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Hol marchait tranquillement dans la forêt pluvieuse d’Endor. Son bâton, accroché à son sac qui pendait, se balançait au gré de ses mouvements. S'habilles souillée par ses mésaventures, lui donnait un air de vagabond, voire de bandit. Il arrivait à se mouvoir entre les hautes herbes et les arbustes sans grandes difficultés.
Le sol de Dagobah était bien plus rude de passage à ses yeux. Le sol particulièrement visqueux du qu'elle sortait d’innombrables racines molles qui le ralentissant sans arrêt, était la quintessence du pire terrains ! Le plus pénible était cet humus moisi qui restait collé à ses souliers. Ici c’était différent ! Le sol était recouvert de feuille, ce qu’il appréciait particulièrement depuis qu’il les avait perdus. Un feuillage amortissait les pas nus du garçon, égaré dans ses douces pensées. Il se demandait comment il put arriver jusque-là, là où il ne s’imaginerait pas atterri.
En fait il était même surpris d’avoir survécu si longtemps. Certes il regorgeait de ressources, mais il ne savait pas ce qu’il devait en faire. Il ne savait pas ce qu’il recherchait au travers de cette galaxie. Bien qu’il trouve rarement des réponses suffisent, il se posait souvent des questions sur ce qu’il l’entourait. Que ce soit les gens, les conflits, les dirigeants, les curiosités de la vie ou bien lui-même. Il finissait toujours par la même moralité. Il ne comprenait rien à tout !
Sous les instructions qu’il avait reçues dans la hutte du chamane, ils continuaient ce voyage. Ils avançaient au travers de cette végétation luxuriant, l'Ewok aux aguets et Hol d'un pas insouciant.Plusieurs fois son aîné l’avait stoppé dans ses rêveries. Bien que l’ambiance apaisât Hol, le contexte restait nerveux. Il y avait toujours beaucoup de créature dangereuse, qu’ils auraient dû fuir s’ils avaient été repérés. Ce pour quoi le jeune homme écoutait plus attentivement l’Ewok. -
Post n°13
Auteur : Super PNJIl était rare de surprendre un Ewok. De nature curieuse, les habitants d’Endor pouvaient être intrigués par de nombreuses choses, que ce soit le son inhabituel d’un prédateur de la planète, ou la technologie peu coutumière que certains voyageurs -comme les Jedi- pouvaient transporter. La curiosité, néanmoins, n’empêchait pas de faire preuve de prudence lorsqu’il le fallait et c’est pourquoi la tribu Toutipik s’était toujours tenue éloignée des extralunaires et de leurs grosses machines vrombissantes. Par conséquent, les membres de la communauté de Tumuk n’avait jamais pu échanger sur des sujets sujets aussi importants que la pluie -sujet que le jeune Ewok venait d’entamer avec l’Ekla Theesa. Et c’est là qu’il avait été surpris. Car, peu habitués à philosopher avec des étrangers, les Ewoks n’avaient que rarement l’occasion de mettre en perspective leur vision du monde.
Et la réponse de la brute épaisse avait de quoi surprendre. À dire vrai, Tumuk ne s’était pas attendu à ce que des paroles aussi sages puissent sortir de la bouche de l’Ekla Theesa. En lui parlant directement dans son langage, l’apprenti avait associé des mots qui n’avaient pas pour coutume d’être ensemble. Il s’était approprié la langue pour en sortir une réponse pleine de sens et -c’était le plus surprenant- en adéquation avec la philosophie Ewok. L’autre éventualité, qui ne traversa même pas l’esprit de Tumuk, était que Hol ne savait même pas ce qu’il disait, ou qu’il avait employé les mauvais mots pour traduire une pensée toute autre. Enfin, la surprise était telle que l’Ewok ne sut quoi répondre et se contenta d’acquiescer gravement, laissant l’Ekla Theesa redescendre. Le pauvre Tumuk resta ainsi quelques instants, K.O. debout, comme s’il avait reçu un mauvais coup. En réalité, il n’avait de cesse de répéter les mots dans sa tête, cherchant à en extraire toutes les significations possible pour être certain d’appréhender dans son ensemble la pensée de son interlocuteur. Car son mentor lui avait appris la puissance des mots et la force de l’écoute. Il était primordial de choisir avec grand soin les mots que l’on employait, car ils avaient une signification toute particulière. Et cette signification pouvait changer selon les autres mots auxquels on les associait. C’était comme mélanger des feuilles à des racines : on prenait ces ingrédients de quelque chose de plus grand -l’arbre- pour en faire autre chose : un onguent, un breuvage, … L’écoute permettait justement de distinguer les ingrédients mélanger, de les analyser et de comprendre pourquoi ils avaient été ainsi associés. C’était un exercice délicat, qui nécessitait concentration et persévérance. Pour l’instant, Tumuk n’était qu’à ses débuts et c’est pourquoi il décida de mettre de côté la réponse de l’Ekla Theesa, afin de l’étudier à nouveau lorsqu’il sera davantage paré pour le faire. L’Ewok préféra garder cette pensée pour lui, mais l’apprenti venait de faire brillante impression à son égard. Peut-être n’était-il pas si sauvage, après tout ?
La mission que leur avait confiée le chaman allait être un bon moyen de vérifier cette hypothèse. Tout le long du trajet, Tumuk garda pour lui son désespoir. Finalement, peut-être avait-il pensé trop rapidement ? Voilà que l’Ekla Theesa se baladait avec nonchalance dans la forêt, pourtant réputée si dangereuse. De quelle étoile provenait ce wermo, pour être aussi insouciant ? Le petit Ewok se retrouvait à guetter pour deux et, en plus de surveiller ses propres arrières, il devait s’assurer que son compagnon ne faisait pas trop de bêtises. Et puis, Churi Jad ne l’inspirait pas énormément. Il avait entendu bon nombre de légendes sur ce lieu mystérieux, et il n’appréciait jamais aller là-bas. Enfin, tant qu’il n’avait pas à s’engouffrer dans ses profondeurs, ça allait.
La gueule béante du monstre végétal se dessinait maintenant sous leurs pieds. Tumuk retint un frisson. Allez, ils devaient rapidement trouver cette herbe ! Comme ça, ils pourraient retourner au village plus rapidement ! Et puis, si la mission était si dangereuse, le chaman aurait-il réellement envoyé ses deux apprentis sans la moindre protection. D’un signe du bras, Tumuk désigna l’entrée peu accueillante de Churi Jad et, par une série de couinements caractéristiques du langage Ewok, invita son compagnon à le précéder dans les ténèbres.Spoiler
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Post n°14
Auteur : Mr HeliosDu haut de cette crevasse, le jeune homme se préparait à dévaler la pente à toute vitesse mais fut rapidement stoppé par son aîné. L’Ewok attrapa la chevie de l’humain qu’il s’élança inconsciemment dans le déniveler, ce qui ne manqua pas de provoquer une catastrophe. Perdant équilibre il dévala la pente en roulant dans tous les sens. Il finit sa chute sur un sol meuble, prenant son temps pour se relever il fut surpris par la forme de la souche d’arbre renverser qui gisait à quatre mètres de lui. Elle devait bien faire 3m de long sur 2m d’épaisseur, une forme ovale pointue sur les extrémités. Doucement elle se mit à bouger, une de ces branches paraissait se lever… mais c’est impossible, non ? Malheureusement pour Hol ce n’était pas une simple souche morte, mais un Dvito mortel ! Un immense serpent à trois têtes de 5m de long, un beau monstre bien fatal quoi.
Le sang du jeune homme eut le temps de faire cinq fois le tour de son corps en un instant, que la créature l’avait vue battant l’aire avec ses langues fourchues. Prêt à démarrer le marathon de sa vie, il remarqua un petit détail qui faisait toute la différence. L’animale venait d’ingurgiter une proie énorme comparer à Hol, d’où la forme singulière. Après une intense réflexion il réalisa qu’avec une minute d’avance il se serait fait dévorer tout rond et ce serait cette pauvre bête qui resterait face à face avec le reptile !
Juste derrière lui Tumuk arriva, il ne lui fallut qu’une demi-seconde pour se cacher derrière un buisson à la vue de l’ovipare. Heureusement pour nos deux cueilleurs après un repas les serpents ne sont plus aussi agressifs, sanguinaires ou même vifs.
Son sang-froid retrouvé, il gela aussi tôt ! Makélärt sautait joyeusement sur l’une des têtes fixant Hol dans les yeux en guise de défi. Se rappelant que ce petit démon était le produit de son imagination il réussit à reprendre son calme, mais quelque chose d’inattendue se produit. L’animale tenta d’attraper la petite créature imaginaire qui dansait sur l'un de ses visages, pouvait-il la voir lui aussi ? Préférant partir rapidement l’aventurier en herbe alla retrouver son mentor, qui le fusilla du regard avant de lui faire la morale un petit kilomètre plus loin.
La réprimande était grande, il ne comprenait pas tout ce que lui rétorquait son Ekla Fruk. Tumuk gesticulait dans tous les sens, Hol s’en voulait un peu de provoquer cette réaction en vers son ainé … mais pas trop non plus. Sagement il se tût et suivie assidûment l’Ewok à travers cette dangereuse faune, appliquant ses indications et conseilles dans le silence.
À mesure que les pas se faisaient lourd, le soleil pénétrait l’horizon précipitant le monde dans des ténèbres sauvages. Chaque seconde, chaque minute, chaque centimètre parcourut paraissait aspirer la lumière qui enterrait l’éphémère crépuscule. Seule la cime des arbres pouvait encore en profiter. Heureusement, grâce à l’expérience de l’autochtone ils n’eurent aucune mauvaise rencontre et finirent par trouver la plante qui leur aura valu autant de problème. Soulagé les deux compères purent rentrer sereinement à la hutte du chamane. Plus ils se rapprochaient de la tribu plus il retrouvait son attitude nonchalante et insouciante. -
Post n°15
Auteur : Mr HeliosUne nouvelle journée se levait sur la tribu Toutipik, perdue dans la forêt d’Endor, elle trônait en haut d’immenses arbres. Les plateformes entourant ces mastodontes étaient reliées par des passerelles en bois telle une toile d’araignée. Le village suspendu semblait disparaître au fur et à mesure que le temps passait de pluvieux à torrentiel. Rien de plus normales en ces lieux habité par une flore aussi dense qu’humide. Les Ewoks se dispersaient dans ce déluge chaotique, mais ce n’était pas par panique ou peur d’être mouillé. Non, les Ewoks aiment la nature et ce qu'elle apportait. Ce pour quoi l’on pouvait voir les autochtones se précipiter dans diverses taches comme la collecte d’eau, les prières de remerciement, les danse ou simplement leurs toilettes. Tout le village profitait des premières minutes de l’orage comme préparatifs de leur quotidien et retournèrent à leurs habitudes.
Lorsqu’il ne pleut pas, on pouvait facilement distinguer la hutte du chamane car diverses odeurs exotiques s’en échappait. Pour le moment le seul moyen de la reconnaître était sa forme plus triangulaire que les autres. Celui qui nous intéresse se trouvait à l’intérieur, au sec. Jake était assis en tailleur sur un tapi, face à lui se trouvait un bol et divers plantes local. Son maître lui avait de mandé de lui préparer un onguent pour les blessures des chasseurs, qui c’étais démenés pour ramener une corne spéciale dont il avait besoin. Ils avaient collecté autant de blessures que de matériaux, ce qui expliquait la bonne humeur d’Horul malgré la situation. Donc Hol s’adonnait au mélange des divers plantes, sèves et alcools pour l’élaboration d’une pâte curative.
Le travail terminé le jeune homme allait rapporter cette mixture, qu’il avait confectionné aux côtés de son aîné et de son maître, aux ¨infirmières¨. Traversant les plateformes sous la pluie sans difficulté, il s’y était habitué avec le temps, il fit l’aller-retour assez rapidement. À penne dans la chaumière que le chamane lui faisait mine de venir apprendre de nouvelle chose.
Concernant Fakélärt, cette créature était moins turbulente que les premiers jours. Elle paraissait aussi moins démoniaque, comme si elle avait changé. Bien qu’il ne sût pas grand-chose sur elle, il avait à présent la certitude que c’était une femelle… du moins pour le moment. La créature ressemblait à une satyresse. Moins turbulente ne voulait pas dire qu’elle avait arrêté ses exactions, elle continuait de déranger le jeune homme à la moindre occasion.
Hol avait le sentiment qu’il ne devait pas rester. Il avait beaucoup appris du chamane et à présent il savait écouter la nature qui l’entourait. Il savait reconnaître quel végétal avait quel attribut, mais plus important il savait comment utiliser cette capacité pour créer potion et poison. Par exemple : La GrekTeeket était une plante ressemblent à notre orchidée. Si elle était ingérée telle quelle, elle provoquerait une attaque cardiaque, mais si elle était correctement dosée elle serait un excellent stimulent.
Il appréciait sa vie chez les Ewoks, mais il avait un autre objectif. Une raison particulière l’avait poussée jusqu’ici. Il voulait découvrir la Force qui sommeillait en lui et la développer. Pour cela il reviendrait sur ses pas et longerait la rivière qui le conduisit en ses lieux. Mais avant, il devait expliquer les raisons de son départ à son maître et lui demander son aval. Ce qu’il reçut plutôt facilement, principalement car le chamane n’était pas dupe. L’ancêtre savait qu’il n’aurait que peu de temps avant que l’étranger retourne d’où il venait. S’il était devenu son mentor c’était pour se faire une idée de son peuple, pour savoir s’ils étaient des ennemis ou des alliés. Après cette longe mise à l’épreuve, il en tira cette conclusion. Les hommes peuvent être autant des alliés que des ennemis, il n’y avait pas de règle les concernant. Aux yeux de l’Ewok, le jeune homme avait apporté autant d’ordre que de désordre. Un équilibre particulier qu’il attribuerait aux hommes dès à présent. Le vieux sage savait qu’il y avait des espèces naturellement malfaisantes ou bienfaisantes, mais les hommes, eux seront entre les deux. Il exposa cette vérité à Hol, qui semblait déjà le savoir et lui répondu d’un simple sourire.
Le jeune homme était contant du dernier échange qu’il avait eu avec son premier guide. Il prit deux jours pour préparer ses affaires et dire au-revoir à la tribu. Il ne savait pas s’il repasserait un jour mais il ne les oublierait pas. Lors de son départ, le clan fit une fête pour lui souhaiter un bon voyage. Comme à leurs habitudes, ils allumèrent de grand feu et préparèrent de délicieux met. La célébration fut longue, mais le soleil finit par se lever. Son sac sur le dos, ses écouteurs aux oreilles, il quitta le camp.
Il avait trois jours de marche avant d’arriver là d’où il s’était craché. Regardant son appareil il se dit qu’il avait bien fait de le laisser se recharger au soleil avant la fête. Il commençait à avoir l’habitude d’avancer dans cette forêt sans attirer l’attention des prédateurs, il évitait aussi leurs pièges, souvent au dernier moment. Fréquemment sa maladresse faillit lui valoir d’être poursuivie, heureusement il évitait in extrémiste les problèmes. Sauf son deuxième jour de marche où il n’avait vraiment pas vu où il mettait ses pieds.
Il regardait du haut d’une branche les environs, méditant pour demander à la nature d’où il venait. Instinctivement il devinait où il devait aller. Conscient de sa destination il sauta de sa branche sur une souche d’arbre en contrebas. Une souche d’arbre morte déracinée, recouverte de branchage, d’une longue de 5 mètres environ et filiformes. En atterrissant dessus il fut surpris par la consistance meuble de ce bois mort, mais il ne l’était pas autant que les trois têtes de Dvito qui sortirent du sol. Un sentiment de déjà-vu s’emparât du jeune homme, le temps semblait en suspens. Les six yeux du reptile étaient complètement ouverts de stupeur, les langues battaient l’aire dans toutes les directions. Le serpent comprit rapidement que sa proie c’était stupidement jetée sur lui, reprenant son sang-froid il… sourit.
De la perspective de Hol ce n’était pas les mêmes sentiments qui le traversait, il y avait bien trop de tête face à lui. D’abord les trois du dvito, mais aussi celle de Fakélärt qui était assise en tailleurs sur le crâne du milieu. Cette petite créature agitait les mains l’aire de souligner le fait que ça allait brutalement chauffer. Comme à son habitude, son sourire et son regard étaient moqueurs, mais cette fois elle paraissait aussi avoir un soupçon d’empathie, ce qui déstabilisa davantage notre bonhomme.
Il était temps de prendre ses jambes à son cou. Hol courait de tout son être, mais le reptile semblait le rattraper. Cette monstruosité semblait tenir la distance malgré la rapidité du sprinter. Le jeune homme savait qu’il ne tiendrait pas longtemps à ce rythme. Généralement il arrivait à semer ses prédateurs par la vitesse, mais là c’était différent, il était traqué. Le serpent finissait toujours par le retrouver grâce à ses talents de pisteur. Comment fuir alors qu’il arrivait à bout de souffle ?
Il devait faire une potion qui le maintiendrait en forme. Pour ça il allait avoir besoin de plusieurs plantes. La première était la GrekTeeket qui pourrait lui coûter la vie s’il s’y prenait mal. La seconde était un arbuste dont il devait extraire la sève, un YayathNa Goo qui lui permettrait d’absorber plus rapidement la substance. Pour finir il devra trouver un De OppraFektur, le fruit d’un arbre qui améliore les remèdes.
Prenant de la hauteur il vit le YayathNa Goo et descendit en sa direction. Commençant à gratter l’écorce il vit la petite satyresse apparaître devant lui. Assise sur une branche elle balançait ses jambes dans le vide et pointa du doit quelque chose qui se trouvait derrière lui. Comprenant rapidement ce qu’elle voulait lui dire, il se baissa et évita de peu la mâchoire droite qui se planta dans l’arbuste. Reprenant sa fuit il esquiva celle de gauche pendant que celle du milieu l’observait. Courant comme un dératé, il finit par croiser un gros fruit violet de De OppraFektur et le cueillit dans la volée. Il avait à nouveau semé le cerbère reptilien et retournait vers l’arbuste pour récolter la sève. Tout paraissait trop calme, il s’approcha avec précaution du végétal qui se vidait de sa substance. Plus il se rapprochait plus la pression devenait pesante, car il ne le voyait pas, mais il le sentait. Avançant doucement il vit un asticot sortir de terre… à moins que… !
Soudainement une des têtes sorties du sol pour attraper Hol ! Sur ses gardes et alerté par la langue qui sortait du sol, il recula à temps pour ne pas finir embroché par ses deux dagues empoisonnées. Les trois gueules ne le poursuivirent pas, ce qui lui permit de monter sur la branche d’un arbre. Il ne savait pas comment si prendre, mais au moins il savait où était le monstre. Il en profita pour se reposer avant que cette chose ne vienne le chercher.
Une dizaine de minutes s’écoulaient avant que le dvito ne sorte de terre pour venir le chercher. À l’aide de ses trois cous il pouvait facilement escalader l’arbre sur le qu’elle se trouvait le survivant. L’apprenti chamane livrait une bataille de nerf avec un animal mortel et avait gagné, il attendit que la créature soit assez proche et sauta pour aller chercher la sève qui dégoulinait abondamment de la plaie faite par la mâchoire de l’aberration.
Il avait deux des trois éléments. Malheureusement l’orchidée ne se trouvait pas si facilement, il lui fallait un environnement particulier pour se développer. Car on ne les trouve que sur les bords de falaise, mais il n’y en avait pas dans les parages. Réfléchissant il avait vu un arbre dont le tronc était vraiment gargantuesque. Il y avait une petite chance d’y trouver la plante qu’il désirait, s’il réussissait à y arriver. Car il était presque à bout, il puisait dans ses dernières forces pour avancer. De plus le serpent était à nouveau sur ses traces !
Lorsqu’il commençait à escalader il jeta un regard derrière lui et il réalisa une chose. Les dvitos sont des monstres d’endurances et de dextérités. Le cerbère à sang-froid arrivait à escalader la paroi de l’arbre avec autant de facilité qu’Hol. Difficile de savoir comment cet arbre était devenu aussi grand, ce qui rendit la tache encore plus incroyable. Il haletait, transpirait, souffrait et se poussait toujours plus. Ne se souvenant plus ce qu’il faisait ici, il regardait de temps en temps le monstre qui continuait à monter aider des branches. Alors qu’il relevait la tête il vit son salut, mais pourquoi il en avait besoin déjà… il ne le savait plus. Escalader était la seule chose qui comptait.
Il y était arrivé, il l’avait attrapé, mais il était sans cesse poursuivi. Reprenant sa lucidité il réalisa sa situation… qui était catastrophique aux vus des progrès du prédateur. Instinctivement il attrapa une des lianes qui se trouvaient à portée et sauta dans le vide ! La créature voulut le choper durant son saut, mais rata son coup et chutait à son tour. Juste avant de percuter le sol, l’une des têtes du monstre se coinça entre deux grosses branches. Ce qui l’arracha violemment dans une gerbe se sang. Les deux autres semblaient s’être évanouis sous le choc.
Hol lui ne chuta que de trois ou quatre mètres. Sa liane n’était pas très longue comparée à toutes les autres. C’était la seule raison pour laquelle le prédateur avait raté sa cible, car il pensait qu’il tomberait derrière lui. Regardant en bas, l’épuisé se posa sur une branche et sortit son matériel de préparation. À l’aide un mortier et d’un pillons il broya la graine de De OppraFektur et le quart de la feuille de la GrekTeeket. Il ajouta de l’eau et la sève du YayathNa Goo pour finaliser la mixture avant de l’avaler goulûment. Épuisé par une telle course il luttait pour ne pas s’évanouir, mais rattrapé par ce marathon il sombra dans l’inconscience.
Lorsqu’il rouvrait les yeux, Il se sentait plus fort, plus rapide et plus endurant. Cette vitalité retrouvée était extraordinaire, il n’avait pas foiré le mélange. Sinon il ne se serait jamais réveillé ! Il se souvint de ce qu’il faisait ici, il fuyait un dvito particulièrement tenace. Se mettant rapidement à sa recherche, il observa les alentours. Après cinq petites minutes il abandonna et tenta à savoir où il était. Dans une position plus confortable que méditative, il ferma les yeux et chercha les réponses de la nature. Ses sens lui dirent où il devait se rendre, mais il ne savait ni combien de temps il lui faudrait ni la distance qui lui restait à parcourir. Il avait un long voyage à faire avant d’arriver à destination, il espérait que se serrait un peu plus facile… plus facile, rien n’était moins sûr…
Il sentait toujours un regard se poser sur lui. Fakélärt le regardait cachée derrière ses longs cheveux bruns qui recouvraient sa poitrine. Ses cornes bougeaient au rythme des balancements de sa tête et un sourire espiègle lui donnait l’aire d’une petite diablotine. Elle commençait à observer le sol et souriait davantage. Hol le savait aussi, il n’avait pas semé le prédateur qui le traquait. Ce monstre attendait tapi sous terre comme une larve et attendait le bon moment pour le surprendre et le dévorer. Il allait devoir aller vite s’il voulait s’en sortir. En premier lieu il contourna l’arbre pour n’avoir qu’une ligne droite entre lui et sa destination, où qu'elle se trouve. Puis il sauta de branche en branche pour atteindre les arbres qui sommeillaient au pied du mastodonte végétal.
Il ne se pensait pas suivi, pourtant ses sens lui disaient le contraire et cette fois ce n’était pas la satyresse qui l’espionnait. Non la petite créature semblait trôner sur le crâne du jeune homme, comme une guetteuse le ferait.
Courant une bonne demi-heure il finit par croiser un troupeau de Bordok. Des poneys avec de petites cornes sur la tête. Le survivant eut une brillante idée, il allait les utiliser pour fuir le serpent. Il contourna les équidés et se positionner au-dessus d’eux puis il attendrait sa némésis. Il ne fallut pas attendre pour voir le reptile sortir d’un fourré pour attraper un herbivore dans chaque gueule. Voilà une bonne chose de faite, heureux d’avoir survécu il s’empressa de courir vers sa destination. Il sentait toute la force que lui apportait son dopant et ne pouvait plus s’arrêter. Il donnait tout ce qu’il avait et courait, courait et courait. Il faisait tout de même attention à ne pas se retrouver face à face avec un autre prédateur. Son esprit était lui aussi en ébullition, il pouvait voir plus de détail sans effort. L’effet prenait doucement fin et il commençait à perdre ses sens. Renforcé par sa potion il finit par arriver à son but, épuisé, son corps avait subi un terrible choque dû à sa mixture. Car bien quelle lui est sauvée la vie, elle avait poussé son corps au-delà de ses limites. Il avançait en zigzaguant en direction de ce qui ressemblait à un garde et s’écroula lamentablement à ses pieds sans avoirs put dire un mot. -
Post n°16
Auteur : Kath Aplazm- Encore un camé rescapé du feu de forêt ?
Des voix s'élevaient au-dessus du corps inconscient de l'étrange humain. Qui était-il, d'où venait-il ? Depuis qu'il s'était écrasé devant l'un des avant-postes du Sanctuaire, une foule de jeunes Jedi s'était pressée pour l'observer. D'aucuns prétendaient qu'il s'agissait de l'un des mercenaires de Beemen Industries que les Ewoks avaient capturé quelques temps plus tôt, d'autres, parmi eux un jeune padawan Adarien, juraient qu'ils l'avaient vu se crasher sur la lune forestière à bord d'un vaisseau. Tous s'accordaient à dire qu'il avait l'air particulièrement étrange.
- Je vous jure, je l'ai déjà vu il y a quelques semaines. Pas vrai, Parbélénos ?
- Si tu le dis, Partoutatix...
- Mais si...! Il était avec ce type, là..."Iceberg", je crois. Le gars qui traîne encore à l'infirmerie.
On avait ramené le jeune homme à l'orée du Sanctuaire, juste assez loin pour qu'il n'en distingue que les contours s'il s'agissait d'un espion, mais suffisamment près pour pouvoir lui porter secours. Après un temps d'observation, il apparaissait bien que, dans son état, il ne nuirait à personne. Plus important que cela : il fallait découvrir qui il était. Si le padawan Adarien disait vrai, il pourrait donner d'autres informations à ses sauveurs sur sa navette et sur l'étrange personnage qu'ils maintenaient en vie dans leur infirmerie.
Alors, plusieurs novices lui avaient apporté les premiers soins à l'aide d’onguents et de bandages de fortune. Comme son état semblait stable, on l'avait finalement dressé sur un brancard. Il ne portait pas de grave blessure apparente et on pouvait le transporter sans trop de mal, mais il fallut tout de même quatre novices pour soulever son corps sans le brusquer.
Les jeunes gens, plus soucieux de sauver une vie que de la discrétion du Sanctuaire, avaient peut-être omis d'inspecter leur protégé, mais les sentinelles Ewoks qui grouillaient dans les fourrés n'étaient pas si négligents. En temps normal, les guerriers auraient laissé les Jedi faire leur travail. Mais la situation actuelle était toute particulière : le chef Chitupa et tous les meilleurs pisteurs de la tribu étaient parti au côté d'un gros Jedi Gungan et de ses ouailles, laissant le commandement à Kolkur, un Ewok pour le moins bedonnant qui ne s'en laissait pas conter. Il avait beau être plus balourd que les autres, ce qui lui valait d'être souvent le dernier à tous les exercices et jeux d'adresse, il n'en restait pas moins instruit de la diplomatie que son chef et son chaman menaient. En effet, outre le fait que la tribu des Naa'Fruu était particulièrement hostile aux Jedi depuis le récent incendie de la forêt sacrée, Kolkur ne pouvait oublier les marques qu'il avait saisi sur le corps du jeune Hol, depuis sa position haute, perché dans un arbre.
Il s'agissait des marques des Toutipik.
L'équilibre de la forêt endorienne tenait à peu de choses : l'absence de catastrophes naturelles, le repos de prédateurs bien nourris et l'entente entre les tribus. Or, il existait une haine bien vivace qui animait depuis toujours Toutipik et Naa'Fruu. D'ordinaire, dans sa grande sagesse, le chef Chitupa des Naa'Fruu savait calmer les esprits et les différentes familles s'ignoraient, d'autant plus qu'elles vivaient à plusieurs jours de marche l'une de l'autre. Mais on ne ferait pas oublier à Kolkur cette histoire sinistre : six générations plus tôt, un Toutipik du nom de Rom'Eo avait cru bon de négliger les limites des terres de sa tribu pour venir faire une cour assidue à Jhu'Liet, qu'on disait être la plus belle Ewok de tout Endor.
L'amour défendu entre les deux oursons avait mené deux patriarches à s'entretuer et l'affaire s'était terminée dans un horrible bain de sang dont on se souvenait toujours par l'intermédiaire de sénérades brillamment mises sur pied par un artisan Naa'Fruu du nom de Shaak'Spyr. Si cette oeuvre avait inspiré nombre d'unions chez les Ewoks de part le côté romantique de sa tragédie, les plus simples voyaient dans cette histoire une raison suffisante pour détester les voisins qui, c'était bien connu, convoitaient leurs femelles.
Kolkur n'attendit pas un instant pour sauter de son arbre, sonnant de la corne pour rameuter ses camarades, et, se dandinant aussi vite que son volumineux postérieur le permettait, il s'approcha de la troupe de novices d'un air belliqueux. Il commença par leur hurler dessus en langage Ewok avant de leur lancer des boulettes de terreau qu'il ramassait au sol. Les jeunes gens tentèrent bien de le calmer, mais il avait été rejoint par une dizaine d'autres créatures qui semblaient aussi hostiles que lui. Excédé, Partoutatix et les siens finirent par rompre les rangs, laissant les quatre novices qui soutenaient le brancard à la merci de leurs assaillants.
Au bout d'une course poursuite aussi courte que ridicule, les novices parvinrent au Sanctuaire, couverts de bouse et de crottin d'animaux. Passablement agacés --c'était un euphémisme--, ils laissèrent un Hol recouvert de boue à l'infirmerie pour aller se changer. Le chevalier en charge de l'infirmerie avait déjà vu passer un nombre impressionnant de jeunes gens blessés que lui apportait la forêt, mais jamais un tel cortège pour les accueillir. On n'était en tout cas jamais au bout de ses surprises sur une lune comme celle d'Endor.
Hol était maintenant en de bonnes mains, soigné par l'un des médecins les plus expérimentés du Sanctuaire. Nul doute qu'il reprendrait des forces bien assez vite. Mais ce n'était que le début de son aventure auprès des Jedi : dès qu'il serait réveillé, le Conseil le convoquerait immédiatement pour découvrir qui il était et comment un être aussi étrange que lui avait fait pour s'attirer l'ire des Naa'Fruu en si peu de temps.HRP : Je te laisse décrire ton réveil au Sanctuaire ici : http://star-wars-rpg.soforums.com/f304-Passerelles.htm
Si Händal revient, il sera également à l'infirmerie. Quand tu auras décrit ton réveil, un nouveau RP d'introduction sera lancé et tu seras convoqué par le Conseil avec d'autres novices. A bientôt ! -
Post n°17
Auteur : Mr HeliosSuite des aventure de Hol ici