Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Atterrissage forcé... Pour changer.

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  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le Chroniqueur
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    #5

    Post n°5
    Auteur : Händal

    Il était médusé… Il lui fallut un certain temps pour réaliser ce qui venait de se passer sous ses yeux. Dans un premier temps, il avait senti l’emprise l’immobilisant se relâcher. Il put à nouveau être libre de ses mouvements et retrouva le contrôle de son propre corps. Il n’en était pas encore certain, mais il supposait que la personne lui faisant alors face était responsable, par il ne savait trop quel moyen, de la tétanie qu’il avait ressentie. Quoi qu’il en soit, il lui était à présent possible de se déplacer à son gré. Dans un deuxième temps, il vu ce même personnage se diriger vers la carlingue fumante et en proie aux flammes. Et c’est là que Händal eu la confirmation des capacités certaines, elles, de cet être singulier. Ne faisant que tendre les bras vers son ami, ce dernier vînt se poser en dehors du vaisseau, à l’abri du risque, tout en lévitant comme par magie. Ce qui frappa encore plus le jeune, c’est que personne ne sembla perturbé par ce qui venait de se passer. Cela semblait normal à chacun qui n’interrompaient pas leur besogne consistant à contenir ce début d’incendie. Il réalisa alors, tout en le ramenant à sa propre expérience avec une cuve de produits chimiques, que ce don de lévitation pouvait être maîtrisé et utilisé consciemment…

    La scène qui suivi dépassait l’entendement. Hol, à peine tenant sur ses pieds et visiblement secoué par l’impact, offrit un spectacle pour le moins étrange. Et ce, même aux yeux de Händal qui pourtant commençait à avoir l’habitude des manières peu ordinaires de son compagnon. Le jeune homme aux pupilles dilatées était visiblement très agité. Il tituba en aller-retour avec un sceau, prêtant, ou plutôt essayant de prêter, main forte aux locaux. A la limite, si cela s’était arrêté là, seule sa volonté défiant la douleur et son état physique auraient été relevé. Mais non content d’offrir ce spectacle, tous le virent s’enguirlander violemment avec on ne savait trop quoi. Il alla même jusqu’à lancer le sceau qu’il utilisait en direction d’on ne savait trop quoi, continuant de proférer des insultes dans le vide. A ce moment, Händal pensa que comme entré en la matière, un crash, un début d’incendie, et un spectacle de la sorte n’offrait guère de place à d’autre erreurs de diplomatie envers le local qui venait de prendre la parole, faisant preuve d’une bienveillance et d’un accueil assez décontenançant au regard des circonstances…

    "Partoutatix""Partoutatix"
    «Bienvenue, visiteurs. Je me nomme Partoutatix et je suis padawan de l’Ordre Jedi. Puis-je savoir qui vous êtes et ce que vous faites ici ? »

    Le jeune homme se rapprocha de celui qui venait de se présenter mais garda tout de même bonne distance. Si ce dernier était comme désormais il le pensait en mesure de contrôler les éléments, il fallait mieux ne rien risquer qui pourrait passer pour acte agressif ou oppressant.
    « Mon ami se nomme Hol.. Et moi… »
    Il réalisa à cet instant que seul le surnom de Hol lui était resté et qu’il avait presque oublié son vrai nom. Cela confirmait donc sa théorie qui avait germé en lui et consistant à faire disparaître sa véritable identité afin de ne pouvoir être retrouvé aisément…
    « Et moi c’est Iceberg… Nous arrivons de Dagobah où nous avons été orienté ici… »
    Il regarda alors en direction de là où son ami ne cessait au préalable de faire des aller-retours, et fronça les sourcils en s’étonnant de ne pas le voir réapparaître. Mais l’heure était à la diplomatie. Ils venaient de créer des dommages avec leur arrivée fracassante. Aussi, il était préférable de rassurer les autochtones sur leurs intentions…

    Il tourna à nouveau son regard vers le dénommé Partoutatix et s’adressa à lui sur le ton le plus calme et posé qu’il puisse utiliser…
    « Je vous remercie pour votre aide. Notre intention n’était pas de ravager vos terres… »
    Il regarda autour de lui. Le début d’incendie avait été contenu et offrait désormais une vue assez claire sur le vaisseau avec lequel ils étaient arrivés, ou plutôt l’épave qui envoyait clairement le message qu’ils ne pourraient plus l’utiliser pour repartir d’ici. Si les choses tournaient mal ou si ces Jedi ne se montraient pas enclin à les accueillir, ce que Hol semblait espérer, ils auraient bien du mal à monnayer leur départ…
    « Votre confrère, Cliv Tolon, ou plutôt son esprit pour être honnête, nous a dit que nous pourrions… »
    Il s’interrompit, réalisant qu’il venait de parler d’un esprit à cette personne lui faisant face, risquant de passer plus encore pour un fou que Hol qui ne revenait toujours pas. A présent, son regard alternait entre Partoutatix et la direction empruntée par Hol. Son inquiétude grandissait au fil des secondes. Ce jeune homme, aussi bizarre et comportementalement instable soit-il, était jusqu’ici le plus proche de Händal. C’était celui qui désormais le connaissait le mieux. Il avait souhaité venir ici, sur Endor et avait tout mit en œuvre pour y arriver. Alors pourquoi ne revenait-il pas à la rencontre de ceux qu’il désirait tant rencontrer ? Il avait dû se passer quelque chose…

    A nouveau, une certaine détresse pouvait se lire sur ses traits. Il devait partir à sa recherche. Et tant pis pour la prise de contact qui s’initiait et qui se devait d’être faite. Cela attendrait…
    « Il ne revient pas… Ce n’est pas normal… Je ferais mieux de… »
    Il pensa qu’il n’était pas nécessaire d’en dire plus. Les évidences parlaient d’elles-mêmes. Il ne savait pas réellement si le Jedi allait se joindre à la recherche de Hol ou s’il allait être irrité par le fait que Händal lui tourne le dos pour s’aventurer plus profondément sur cette planète sans aucun consentement, mais il se devait de le faire…

    Il inclina la tête en direction de celui s’étant présenté comme un padawan et commença à marcher en direction de là où un courant d’eau se faisait entendre…

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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le Chroniqueur
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      #6

      Post n°6
      Auteur : Mr Helios

      Il faisait chaud et humide. Il pouvait sentir les feuilles embuées sur lesquelles il glissait, elles caressaient son dos endolori et y déposaient une fine couche d’eau fraîche. Il était dans les vapes bras tendus, les deux Ewoks qui l’avaient assommé le traînaient comme ils le pouvaient par les pieds. Son mal de crâne reprit de plus belle, il entendit un ricanement familier mais ne savait pas d’où il provenait. La fatigue n’avait pas stoppé son œuvre car elle l’écrasait sans relâche, l’obligent à se reposer et à lâcher prise. Elle sonnait comme une personne qui troublée par son état lamentable l’obligerait à se coucher.

      Il était difficile d’abandonner pour Hol. Lui qui devait généralement lutter de toute son âme pour survivre dans les pires conditions. Mais cette fois son instinct lui disait qu’il allait pouvoir découvrir des choses intéressantes s’il acceptait de se laisser aller. Il sombra donc à nouveau dans le coma, intéressé de connaître le fin mot de son intuition... mais aussi par peur de se ramasser le destin en pleine face une nouvelle fois.

      Il avait la sensation d’avoir la tête à l’envers, puis de se retrouver dans une position ridicule. Parfait pour attirer à nouveau l’attention de plusieurs regards étonnés. Suite à ça, il se sentait tiré dans un endroit humide et s’éveilla une atroce migraine en tête. Il ne savait pas où il était, même après avoir ouvert les yeux il ne voyait rien. La pièce dans laquelle il était ne laissait qu’un mince filet de lumière passer, ce qui éclairait rapidement les alentours. Il était assis sur un lit, menottes comme il ne l’aimait pas. Son poignet gauche était attaché par une boucle de métal relier au mur par une chaîne. Elle était suffisamment bien serrée pour ne pas le laisser filer en un morceau s’il voulait la libérée.

      Il n’avait pas la moindre idée du lieu où il se trouvait. Mais son intuition lui dictait quelque chose de suffisamment simple, il était extrêmement loin de son point d’atterrissage ! Ce qu’il ne savait pas c’est la distance réelle qui le séparait des Jedi, qui était approximativement de 300 km... ! Son for intérieur savait qu’il serait long et périlleux de revenir aux camps. Ce qu’il ne comprenait pas c’était comment il était atterri aussi loin et depuis combien de temps il dormait.

      D’ailleurs, ce campement, pour quelle raison il voudrait y retourner après ce qu’il y avait fait. S’il y réfléchissait il avait détruit plusieurs baraquements, insulter plusieurs personnes, fait peur aux novices et avait ralenti les secours. Il n’avait absolument aucune raison d’y retourner mise à part Händal, qui se débrouillerait tout aussi bien sans lui et sa malchance. Il sentait qu’il abandonnait son camarade, mais comment rentré ? Il est attaché dans un cachot à plusieurs centaines de Kilomètres de son ami. Pour le moment il voulait se rendormir car il n’était pas complètement clair d’esprit et ne se sentait pas si menacé. Le sommeil finit par l’emporter !

      Plusieurs heures s’écoulèrent avant qu’une boule de poils fasse son apparition en claquant la porte, elle était munie d’une capuche pour le moins étrange. Le crâne d’un animal était accroché sur le haut du couvre-chef tanné, il tenait une lance joliment ouvragée et un air sévère se lisait sur son petit minois. Deux de ses comparses firent eux aussi leur entrée. L’un dépassait les autres d’une tête et demie et le second n’avait pas de lance mais une petite épée qu’il portait sur son épaule. Mais avec sa taille, l’épée paraissait grande à l’image d’une lame à deux mains. Leur chef, le premier à être renté, scrutait Hol comme une créature qu’il n’avait jamais vue. Difficile de dire si elles avaient peur de lui ou si elle le considérait comme une attraction, car une troupe suivait les trois guerres. Le meneur regarda le jeune homme dans les yeux et exprima clairement que quoi peut arriver, il ne devait rien faire de trop... rapide ou il le regretterait. Puis brusquement le village s’invita dans la cellule sans crier gare.

      Hol était plutôt gêné, mais il préférait ne pas broncher ou dire quoi que ce soit pour le moment. Il attendit que tout le monde soit renté et soit rassuré. Il paraissait aussi inerte qu’une pierre, immobile seule ses yeux et sa respiration témoignait qu’il n’était pas mort. Car son corps qui le torturait à juste titre lui rappelait qu’il avait tenté le diable. Vint le moment décisif où une de ses créatures, trop curieuse, l’attrapa au mauvais endroit. Il ne put retenir son cri et attrapa sa cheville, ce qui apeurât les Ewoks qui s’entassèrent tous au fond de la salle. À leur tour ils réagirent ! Les deux sentinelles du chef dégainèrent et placèrent leurs armes sous la gorge de Hol en un éclair. Il était surprenant que de si petites choses soient si rapides et agiles, leurs formes grotesques cachaient de prodigieux guerriers. Le chef lui n’avait pas bronché un pouce comme s’il avait lu en Hol, il ordonna à ses subordonnés de baisser leurs armes et ils s’exécutèrent. Il appela un autre Ewok au pelage gris qui paraissait plus vieux que les autres, il avait un bâton et une sacoche accrochés autour de la taille. Il se rapprochait du garçon et l’examina, d’abord sans le toucher puis en déplacent divers habits ou membres, il finit par appuyer sur des endroits réveillant des douleurs oubliées. Le jeune homme se crispait à chaque pression, il était à l’image de ses deux gardes, tendu et sur la défensive.

      Au fur et à mesure que l’Ewok appuyait la douleur s’éveillait et s’effaçait doucement peu de temps après. Alors il comprit qu’il avait en face de lui le chaman du village, mais une question persistait. Pourquoi il voulait le soigner, l’aider, alors qu’il avait eu un accueille si violent ? Il n’arrivait pas à se décider s’il était un prisonnier ou une bête de foire. Dans les deux cas il ne se sentait pas à ça place, surtout que toute la tribu paraissait vouloir le voir et le toucher. Chose qu’il ne supportait pas. Cette cène dura quelles heures avant que le chef ait décidé que c’en était fini, il fit sortir la tribu au pas de cours. Hol toujours dans son lit, était à nouveau en face à face avec le leader et ses deux champions. Le chef paraissait satisfait, comme si l’étranger s'était comporté comme il le voulait, comme s’il lui avait obéi. Il se retourna et partit suivi de sa garde sans un signe.

      Puis plus rien, il était à nouveau seul dans sa cellule, toujours attachée comme un prisonnier ou un animal. Il regardait le plafond, que pouvait-il faire d’autre ? Fuir ! Il n’était pas en danger et il avait conscience que le maître des lieux avait besoin de temps pour se décider de ce qu’il pourrait faire du nouveau venu. Et Hol n’avait pas besoin d’engager une course-poursuite dans la forêt maintenant. Le chef demanderait probablement conseil à son chaman qui lui expliquerait ce qu’il avait entendue des tribus du nord. Qu’il serait préférable de le relâcher car il avait senti la Force dans l’étranger et les seuls être similaires à posséder ce pouvoir sur cette lune était les Jedi. Tout ceci n’était qu’une hypothèse, mais il sentait être dans le vrai.

      Le temps passait comme à l’agonie, il se demandait s’ils l’avaient oublié ou s’ils se préparaient à autre chose. De plus le mince rayon de soleil se colorait de rose, preuve que le soir arrivait. Il se demandait combien de jours il avait passés à flotter sur son bout de bois pour arriver ici et combien de temps il avait été traîné par les Ewoks ? Il soupçonnait trois ou quatre jours en tout. Le temps continuait et il passait si mollement que le filet de lumière finit par suffoquer, laissant place à la pénombre. Il ne savait plus quoi faire pour dépasser cette journée interminable. Il voulait dormir, mais il n'y arrivait pas car il comatait depuis déjà trop longtemps. Il ne lui restait qu’une chose à faire, une ultime solution à l’ennui.

      Il regardait s’il avait toujours le grigri que lui avait donné son père et heureusement pour lui oui ! De plus il lui semblait que ça résistait à l’eau. Il déroulait les écouteurs qui s’étaient enroulés entre eux, les mit et lança un morceau de musique. Il voulait écouter l’opening de plusieurs de ses films favoris, il aimait l’énergie qui s’en dégageait, ce sentiment de puissance, cet espoir !

      Il lança la musique et laissait passer le temps, il était en position de méditation de... fin de vie. Le haut du corps couché sur ses cuisses, un peu en position fœtal. On aurait dit qu’il dormait dans une disposition absurde, sans bouger, durant une petite heure. Soudainement, alors qu’il allait réussir à méditer son petit démon fit son apparition. Fakélärt était son nom ! Il ne savait pas comment il le connaissait, mais ça lui paraissait couler de sens à présent. L’air suffisant de la créature énervait Hol qui commençait à se lasser de ce manège. Avec tranchant il marmonna :


      « Que veux-tu pour apparaître aussi souvent et pourquoi me suis-tu ? »

      La créature offrit en échange un sourire glaçant, ses grands yeux noirs imposaient un malaise grandissant. Elle paraissait inamicale au possible, exécrable, horripilante et bien d’autre chose. Il allait être difficile d’écouter. Elle chahuta d’un air provocateur dans un langage que seul le jeune homme comprenait :

      « Hahaha ! Tu n’as toujours pas compris qui je suis ? Hahaha, quelle pauvre cloche... Regarde ton avant-bras ! Le droit ! »

      Elle paraissait apprécier la situation et les moqueries. Elle jubila d’autant plus lorsqu'elle vit la surprise sur le visage du pauvre bougre, qui devenait rapidement pâle. Hol était perturbé lorsqu’il découvrit ce qui se cachait sous sa manche. Un cercle était apparu, il était fait de racines qui pénétraient la peau. Un cercle qui entourait son avant-bras comme un bracelet ou une chaîne. Depuis quand ce sceau était apparu là ? Il n’avait pas regardé son avant-bras depuis quelques semaines. Pour le moment il n’avait pas réalisé ce que représentait cette mystérieuse ébauche, mais plus tard il allait comprendre et l’accepter. Il voulut répondre au parasite qui avait déjà disparu ! Frustré, il remit ses écouteurs et continua de méditer.

      Il se reposait et laissait tout ses peines, ses questions, ses doutes derrière lui. Il voulait étendre sa perception, ouvrir son énergie à cette forêt qui l’appelait. Il avait le sentiment que les arbres qui l’entouraient, bien qu’il ne puisse pas les voir, voulaient communiquer avec lui. Il chercha donc un moyen de les ressentir, de les écouter et le présent passât. Son environnement se mit à tourner sans qu’il ne bouge et il sentait son corps plus léger que d’habitude, voire inexistant. Il était guidé et ne décidait de rien ! Il avait le sentiment qu’il s’était perdue dans le vide, mais il avait une destination dans ce vide. Soudainement il réalisait qu’il était dans un tourbillon qui l'aspirait hors de ce néant.

      Il ne savait pas depuis combien de temps il était là à regarder ce vieil Ewok qui avait appuyé se ses blessures pour le guérir. Le point de vue du quelle il se trouvait était splendide, il pouvait voir le village et une partie des environs. Ce lieu regorgeait de vie, des feux étaient allumés un peu partout pour éclairer le village de la pénombre. Les Ewoks vivaient selon leurs rites, certains cuisinaient, d'autres préparaient des armes ou des remèdes.

      Il ne comprenait ni ce qu’il faisait là ni pour quoi il ne sentait plus son corps, mais ça n’avait pas d’importance pour le moment. Subitement une voie se propagea dans son esprit, un autre dialecte sans langage. Il n’y avait pas eu de mot, juste des émotions et des idées. Il lui fallut un petit moment avant de comprendre qu’il s’adressait à l’arbre et que l’arbre lui répondait. Sa conception de la vie n’en revenait pas, il était en discussion avec un végétal... Deux esprits ego se rencontrèrent... ! La plante lui expliquait qu’elle était un arbre sacré possédé par à l’ancien chaman du village, qui vécut il y eut bien longtemps. Elle lui expliqua qui étaient les Ewoks et comment ils se comportaient, leurs cultures et leurs croyances. Il lui expliqua pourquoi ils l’avaient aidé et qu’est-ce qu’ils attendaient de lui. Ils étaient simplement curieux, curieux de découvrir qui étaient les Jedi et pourquoi les chamanes avaient autant de respect pour eux. Ça lui permettrait aussi d’en apprendre davantage sur cet ordre.

      Peu à peu il revenait du monde des esprits, mais avant il avait une dernière chose à faire. Il se concentra pour retrouver le mince lien qu’il avait avec Händal et mit tous ses penses pour lui dire une chose simple, ce fut difficile mais il parvint à dire : « ça va ! ». Il ne savait pas si son camarade avait reçu ce message. Il finit par retrouver son corps, ses blessures, ses douleurs, le froid qui règne au milieu de la nuit et toutes ses choses que la vie lui imposait réapparaissaient brutalement. Il retournait dans sa cellule obscure qui ne laissait filtrer qu’un filet de lumière. Une lueur froide qui éclairait le sol et qui lui remémorait la faible isolation de sa cage. Le froid avait pris possession de sa chair, il regardait autour de lui pour trouver de quoi se réchauffer. Sa chaîne lui rappela qu’il n’irait pas bien loin, donc il se contenterait de tâtonner autour de son lit, si possible sans se cogner la tête contre un obstacle. Il commença par la tirer, histoire d’évaluer sa longueur et il chercha ce qu’il pouvait trouver à bout de bras puis revint vers le lit. Il passa cinq minutes à chercher comme ça autour du son lit.

      Difficile de dire s’il était passé à côté de quelque chose, mais il avait au mois récupéré une couverture en peau (sur laquelle il était assis), un vase d’eau fraîche, une fourchette et un potage qu’il n’avait pas renversés. La bouillie qui paraissait vivre dans son bol n’était pas très engagent, il plongeât donc son auriculaire pour tâter la texture et se faire une idée. La surprise fut déplaisante, il avait eu l’impression de toucher une veille soupe visqueuse dans laquelle traînaient plusieurs bouts de... choses.

      Son investigation terminée il commença à se détendre. Il n’avait pas à fuir ou à se battre pour une fois. Les autochtones se contentaient de le nourrir pour le moment, bien qu’il ne sût pas si c’était une bonne ou une mauvaise chose vue son assiette. En tout cas, un moment de répit plus que bien venue faisait enfin son apparition. Il décida de prendre cette occasion pour paresser un peu, voire carrément pour ne rien faire ! Il laissa son esprit vagabonder là où il le désirait. Il imaginait des histoires dont il serait le héros ou bien il se remémorait des vidéos épiques qu’il avait vue dans un cinéma.

      La technique ! Elle lui apportait un confort dont’il surexploitait. Autant dire la rudesse due choque qu’il vécût ses derniers jours. Il fut obligé de se sevrer de force, car tous ses avantages et aides furent mis de côté brutalement. Mais finalement il s’y était habitué, il avait lâché ce mode de vie et trouvé d’autre chose pour occuper son esprit. En même temps il allait avoir de quoi s’occuper avec la présence de Makélärt. Il avait de plus en plus de faciliter à le distinguer, lui qui habituellement se cachait dans l’ombre. Cette créature avait pris confiance en elle et apparaissait de plus en plus souvent. Elle était assise dans un coin de la pièce, silencieuse, elle observait Hol avec ses grands yeux noirs. Avec dépit elle dit :


      « Bon et maintenant ? Tu ne vas quand même pas manger ça et rester là à attendre je ne sais quoi . »

      Hol regardait cette chose et éprouvait un peu de pitié. Pourquoi restait-elle là alors qu’elle n’avait clairement pas envie de lui parler ? Chaque fois qu'elle apparaît elle est agressive, comme si elle lui en voulait pour tous ses mots. Mais que pouvait-il bien y faire ? Pourquoi elle ne pouvait pas simplement ne jamais se montrer face à lui, le laisser seul. Que pouvait-elle gagner à rester ?

      Il voulait en avoir le cœur net, mais ne savait pas quoi répondre pour le moment. Alors il se contenta de prendre le bol et de goûter la mixture. Il planta sa fourchette et en ressortit ce qui semblait être un bout de viande du qu'elle coulait un liquide visqueux. Peu appétissant Hol avait énormément faim, comme s’il n’avait pas mangé depuis trois jours ou plus ! Il avait pris l’habitude de ne pas se nourrir tous les jours sur Dagobah car il était dangereux de sortir. Il avait donc peu de manque s’il ne se nourrissait pas quotidiennement, enfin, à condition de ne pas bouger. De plus l’arrivée des Ewoks l’avait mis sur ses gardes, son instinct de survie l’avait probablement protégé des effets de la famine. C’est donc peu ragoûté qu’il enfourna l’ustensile dans sa bouche. Et quelle ne fut pas sa surprise quand il découvrit que ce n’était pas si mauvais, froid mais agréable. La viande était tendre et le liquide sucré ! Le plaisir que prit le garçon paraissait déplaire à Makélärt qui ne put s’empêcher de baragouiner :

      « Hein ! Tu crois que je vais imaginer que c’est bon . Tu es définitivement le pire de tous... tu me dégoûte ! »

      Sur ses mots il disparut à nouveau dans un nuage de fumée noir, comme s’il n’était jamais apparu. Un petit soulagement pour Hol. Il avait enfin la paix et allait attendre le jugement dernier... ou plutôt que quelque chose se passe pour décider ce qu’il ferait après.
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        a écrit sur dernière édition par
        #7

        Post n°7
        Auteur : Händal

        Toujours avançant et s’enfonçant en direction du cours d’eau, Händal se dit qu’il avait pris la bonne décision. L’hurluberlu s’étant présenté comme un padawan n’avait pipé mot depuis qu’il lui avait tourné le dos en partant à la recherche de son ami. Sans doute était-ce un personnage insignifiant ayant voulu se faire mousser auprès de ses comparses tout aussi insignifiants en prenant la parole et se posant ainsi lui-même en leader de ce groupe. Cela, même s’il avait démontré quelques pouvoirs d’immobilisation à son encontre. Visiblement, se disait-il, les locaux ne faisaient pas preuve de grande éloquence et encore moins d’initiative. Il était donc résigné à entamer les recherches de son propre chef et en solitaire. Au final, la seule différence entre cette planète et celle dont ils venaient lui et Hol serait que celle-ci était habitée. Après, s’il avait la chance de retrouver son compagnon, il aviserait et lui proposerait de partir ailleurs, là où peut-être ils auraient la chance de trouver une civilisation plus civilisée…
        S’approchant de la rive de ce fleuve auquel il faisait à présent face, il marqua un temps d’arrêt. Pas de Hol dans le coin. Mais où diable avait-il pu passer. Il regardait tout autour de lui, cherchant quelque indice que ce soit. Son regard fut attiré par des traces de pas laissés dans la terre humide. Ces pas se dirigeait droit vers le bord du fleuve. Il s’accroupi et réalisa que quelque chose n’allait pas. Aucune de ces traces ne semblait rebrousser chemin. Avait-il été assez fou pour plonger comme ça, fuyant tout et tous ? Certes ils avaient de par leur péripéties besoin de prendre un bain, mais quand même. Qu’est-ce qui avait pu lui passer par la tête ? Il soupira en pensant à ces saletés d’autochtones. Même pas la possibilité de leur demander où va ce fleuve et s’il passe par quelques campements ou autres lieux notables faciles à rallier. Décidément, le destin semblait s’acharner…
        Décidé, Händal se releva et pesta une dernière fois contre les locaux. Quelle déception cela serait pour son ami. Ce dernier avait semblé placer beaucoup d’espoir en ce peuple communément appelé Jedi. Lui-même avait presque été convaincu aussi. Mais à présent, il était temps d’agir. Il n’y avait que deux options. Plonger à son tour ou suivre le courant en longeant la rive. La deuxième option était la plus logique. Au moins, il pourrait espérer trouver d’autres traces lui indiquant où son ami avait émergé. Avec un peu de chance pas trop loin. Il se mit donc en route et commença un nouveau périple en direction de l’inconnu…

        … … …

        La fatigue commençait à se faire sentir. Il s’accroupi un instant. Il avait perdu la notion du temps et n’avait aucune idée du nombre d’heure de marche forcée qu’il venait de s’imposer. Sur le chemin, rien n’avait attiré son attention. Pas la moindre trace, pas le moindre indice pouvant faire penser que Hol était sorti de l’eau en ces lieux. Même s’il désespérait un peu, il ne pouvait pas se résigner à interrompre ses recherches. Il n’interromprait ses recherches qu’après l’avoir retrouvé. Il se remotiva, se releva doucement, et se remit en route…

        … … …

        A présent, il devait vraiment se reposer. Il était à bout de force. La nuit tombait et il était affamé. Mais cela n’était rien et il devait relativiser. Peut-être son compagnon était-il blessé et souffrait bien plus, gisant quelque part plus loin. Pour cette raison, il ne devait pas s’arrêter trop longtemps et ne pouvait pas se laisser aller à se plaindre. Il savait résister à la faim et avait appris à canaliser ses forces pour continuer l’effort. S’il n’avait su faire ceci, il serait aujourd’hui mort depuis longtemps sous les coups de ces misérables d’Eradiu. Pas plus d’une heure. C’est le temps qu’il se donna pour récupérer un peu avant de reprendre son chemin. Il s’allongea sur la berge, ferma les yeux, et tacha de d’évacuer la tension qui se faisait sentir dans ses jambes…

        … … …

        Il ouvrit brusquement les yeux. Comment avait-il osé ? Il s’était endormi. Combien de temps ? Il s’en voulait. Il faisait toujours nuit. Au moins, il n’avait perdu trop de temps. Il se releva et senti une crampe monter dans son mollet gauche. Il grimaça et s’efforça d’étirer cette jambe de plus fort possible afin de la faire passer. Mais rien n’y fit. Il se remit donc en marchant en boitillant et en se disant qu’elle passerait d’ici quelques minutes. Malheureusement, au bout d’une heure, cette maudite crampe était toujours là. Le stress musculaire ne faisait que s’amplifier. Il décida de s’arrêter et de pratiquer un petit massage tonique. Il s’assit et releva la jambe de son pantalon. Il découvrit alors avec stupeur la source de cette tension qui n’avait rien à voir avec une crampe. Une bête était ancrée sur son mollet. Une espèce de sangsue verdâtre dont il pouvait distinctement voir quatre crochets plantés dans la sa chair. S’était bien sa chance. Surement la bestiole avait dû profiter de son assoupissement pour se faufiler au chaud. Il ramassa au sol une petite branche rigide et la passa entre le corps de la chose et son mollet. Avec un peu de chance, il pourrait s’en débarrasser facilement. Il respira un grand coup et poussa sur la branche tel un levier pour extraire l’un des crochets. Mais à peine exerça-t-il une pression sur l’animal que celui-ci resserra l’étreinte et s’enfonça encore plus profondément. Händal hurla de douleur. Sa jambe était à présent complètement endolorie, presqu’inerte. Au point où il en était, la douleur ne pouvait s’aggraver. Il lui fallait impérativement arracher cette saleté sous peine de ne plus pouvoir avancer. Et au rythme où les résident de cette planète s’activaient, nul doute qu’il mourrait sur place avant même que quelqu’un ne se décide à penser que peut-être il serait judicieux de proposer de discuter quant à l’éventualité de de partir voir ce qu’il était advenu des deux humanoïdes croisés. Son rythme cardiaque s’accéléra à la pensée de la douleur qu’il était sur le point de s’infliger. Il allait attraper le corps de la chose à pleine main et tirer jusqu’à ce qu’elle se détache. Elle cèderait d’elle-même ou alors il lui casserait les crochets qu’il avait senti articulés lors de sa première tentative… Aller… c’est parti…

        … … …

        Il avait placé la branche entre ses dents et avait tiré comme un sourd sur la bestiole. Il avait senti les crochets à nouveau se contracter et chercher à pénétrer plus profondément encore. La douleur n’avait fait que de s’amplifier mais il n’avait pas cédé. Au bout d’un moment, contenant ses cris et ses larmes, il avait senti que les articulations commençaient à craquer. Il avait alors redoublé d’effort et avait tiré de plus belle. Après quelques secondes, un liquide blanchâtre avait commencé à apparaitre. Il tenait le bon bout. Et finalement il senti le corps étranger se détacher de lui. Il le jeta plus loin et regarda son mollet charcuté. Les traces étaient visibles. Quatre filets de sang coulaient des orifices laissés par les crochets. Son cœur allait exploser. Il tremblait tellement la douleur était intense. Il avait du mal à rassembler ses pensées. Tout devenait confus. En moins de 15 secondes, essayant garder le contrôle, il s’évanoui…

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          Auteur : Mr Helios

          Avançons dans le temps, au moment où Hol va être réveillé par ses geôliers. Pour l’instant il n’avait pas la moindre idée de ce qui avait pu arriver à Händal ces derniers jours, tout comme il ne savait pas exactement pourquoi les Ewoks le maintenaient en vie après l’avoir capturé. Entre-temps il avait dégusté ce qui s’approchait d’un repas, chose à laquelle il n’avait pas eu droit depuis longtemps, puis il sombra dans les bras de Morphée attendant que son chemin s’éclaircisse. Et c’est à ce moment que l’on peut reprendre le récit.

          Il dormait paisiblement occupant sa couche de tout son long, il profitait de ce confort minime avec une grande satisfaction. Il paraissait heureux, ses petits spasmes musculaires et ses couinements laissaient penser qu’il avait une bonne compagnie. C’est à ce moment que cinq boules de poils rentrèrent dans la pièce, parmi eux se trouvait l’Ewok à l’épée. Ce dernier fit signe à deux de ses comparses, ils avaient pour objectif de réveiller l’étranger et de lui attacher une laisse pour lui faire faire le tour du village. Du moins c’était les ordres du chef.

          Les deux désignés paraissaient impressionnés par la taille de Hol, ils avaient de la peine à se décider. D’une main de fer leur supérieur les remit à l’ordre d’une voix vive, sous le coup du stressé ils coururent et enfoncèrent leurs bâtons dans les côtes du captif. L’effet fut immédiat, Hol se relevait en sursaut, tombant du lit, il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Il releva la tête et fit face à face avec un Ewok lui tendant un objet, la créature soutenait un collier en métal accroché à une corde en cuir tressé. Il le regarda profondément dans les yeux, l’aire peu jouasse qui se lisait sur son visage mettait mal à l’aise le principal concerné. Ce pauvre émissaire avait le sentiment qu’une épée de Damoclès était sur le point de s’abattre sur lui. La tension était à son maximum dans cet espace clos. Mais à quoi pouvait bien penser Hol en attendant !

          ------


          ~ Non mais pour qui se prennent-ils ? Ils se permettent de me réveiller de cette façon ! En plus je faisais enfin un rêve avec la Twi'lek du bar et voilà que ses deux bouffons se pontent et me brisent les côtes au moment où ça devenait intéressant ! Ils ne le savent pas mais ils vont le payer cher ses deux-là ! ~

          -----

          Hol avait son regard glacial planté dans les petits yeux noirs de l’Ewok, une créature qui aurait donné cher pour être ailleurs. Il était énervé par ce réveille brutale : premièrement car ils l’avaient surpris alors qu’il dormait. Deuxièmement car ils lui avaient enfoncé des poteaux dans une partie sensible du corps. Et troisièmement car il l’avait dérangé alors qu’il allait conclure dans son rêve !

          Il aurait pu leur pardonner les deux premières erreurs, mais la dernière... c’était une autre histoire. Il avait malheureusement pris sa décision, un sourire aux lèvres il se leva, attrapa délicatement les mains de l’Ewok (Qui avait l’aire de se détendre, rassuré) et ferma les yeux en guise de confiance. Lorsqu’il rouvrit les yeux, les poils de l’Ewok furent immaculés de blancs, car les yeux de Hol étaient plus démoniaques que jamais. Il n’exaltait pas une aura malsaine, mais un mélange entre de l’excitation et une touche de sadisme.

          Resserrant son emprise sur l’Autochtone, il fit rapidement un pas en arriéré et utilisa l’élan pour dévisser la pauvre créature du sol. Dans un mouvement souple il la fit tourné autour de lui et l’envoya valser dans la porte du fond qui s’ouvrit sous l’impact. Tétanisé, son camarade ne pouvait plus bouger, Hol profita de cette occasion et l’attrapa à deux mains par les pieds. Les autres se décidèrent à bouger après avoir dépassé la surprise de voir un des leurs passer aux dessus de leurs têtes. Mais il était déjà trop tard, dans une posture d’engagement Hol avait fermement attrapé sa peluche de combat...
          ~Ça va barder pour eux !~ Se dit-il
          -----

          Il faisait beau, les oiseaux chantaient, les enfants couraient et une quinzaine d’Ewoks différant attendaient derrière une porte fermée. Soudainement un cri strident vint stopper la quiétude des lieus, suivie du vacarme causé par l’ouverture forcé d’une porte en boit par un de leurs congénères. La troupe fut si surpris qu’elle ne réalisât pas que des ordres et des couinements provenaient du fond de la cellule. Leurs esprits retrouvés, ils se lancèrent courageusement à l’assaut de la bête féroce qui sommeillait dans cette geôle. Se fit alors que les quinze Ewoks se précipitèrent dans cette maison sans fenêtre. De l’extérieur on vit un autre Ewok sortir par l’encadrure de la porte en volant. Des passants s’occupèrent des deux bougres qui avaient osé réveiller le géant. Les bruits qui s’échappaient de cette maison changèrent rapidement, on pouvait entendre des


          ~ NON ! AHHHHHHH ! DÉGAGE DE LA ! AÏE ! PAS LÀ ! J’AI MAL ! NOOOOOOON ! POURQUOI MOI ! ~

          Plus un bruit, plus un mouvement ! Une forme se dessinait dans le cadre de la maison. Elle était imposante comparée aux Ewoks, son visage était aussi monstrueux que les cris qui ont fusé de cette tanière. Une grande créature était sur le seuil de la maison, son visage était boursouflé, ses yeux étaient deux fentes, plusieurs parties de son corps se coloraient de rond bleu et ses habiles ressemblaient à des haillons. Une vision d’horreur ! Mais à quoi pouvait-elle bien pensé ?

          -----


          ~ Mais à quoi j’ai pensé... ! Ai-je déjà pensé ? Non mais pourquoi je veux toujours pousser le bouchon trop loin. Je ne pourrai pas pour une fois être moins con, juste une fois ! Dire que j’étais fière d’avoir pu attraper cette Ewok, je l’ai quand même bien éclaté sur ses camarades. Il était tous perdus, j’allais pouvoir fuir... mais à quoi j’ai pensé ? Comment j’ai pu oublier que j’étais accrocher au mur par une entrave. MAIS COMMENT JE FAIS POUR FAIRE DE LA M***** PAREILLE TOUT LE TEMPS ! ~

          -----

          Il avait voulu jouer au plus fort et il l’eut payé. Il avait balancé un Autochtone au travers une porte et utilisé le second comme une arme avant de le lancer à son tour. Il avait parfaitement mérité son traitement et ne pouvait pas se plaindre des multiples attaches qui l’entravaient.

          Bizarrement les Ewoks étaient de bonnes humeurs, comme si se battre à plusieurs contres lui leur avait remonté le moral. Ils le traînèrent comme un trophée dans tout le village, passant de ponton en ponton, les petits et grand purent le voir saucissonné de toutes parts. Ils étaient tous au rendez-vous, s’approchants ils le touchèrent et appuyèrent sur ses blessures ou bien ils lui lancèrent des objets pour voir comment il réagirait. Ce fut ainsi que le défiler traversa les plates-formes suspendues de part en part jusqu’à arriver devant la hutte du chamane. Une étrange odeur s’échappait d’une des fenêtres, un mélange de plante et d’épice fort.

          Toujours entraver il était de très mauvaise humeur, ce qui ne l’empêchait pas de ralentir surprit par un parfum. Comme il se tenait tranquille depuis un long moment, la plus pat de ses détracteurs avait délaissé le poste se disant que s’il y avait un problème le chamane le réglerait. Hol ne savait pas pourquoi cet étrange personnage l’attirait comme ça, il avait l’intuition qu’il pourrait en apprendre plus en pénétrant directement dans la hutte. Il ne lui restait qu’à se débarrasser des deux énergumènes qui continuaient à le traiter comme un âne.

          Première étape pour se débarrasser de deux gardes : établir un itinéraire de fuit, ensuite faire une diversion et finalement fuir. Donc il allait faire diversion en feintant la perte de contrôle, comme une bête folle et shooter dans un objet pour intimider.

          ---

          Sur les deux Ewok qui restaient, il y avait celui qui avait volé contre la porte plus tôt et ce dernier n’était pas rassuré, il voulait s’éclipser contrairement à son homologue. Lui était sûr de pouvoir faire face à toute situation, aussi bien que lorsque Hol commença à ¨perdre la raison¨ il tira un coup sec sur la corde relier au cou du garçon. Hol réagit rapidement et balança son pied dans la boule de poils qui décolla du sol. S’écrasant deux mètres plus loin elle paraissait sonnée, il ne voulait pas la blesser mais il n’avait pas eu d’autre reflex. Voyant la cène le pauvre Ewok était déjà bien blanc, complètement apeuré, tendit la corde qu’il avait au démon en face de lui. Il espérait qu’avec ce geste il ne finirait pas par-dessus bord, bien que ses deux yeux verts parussent assez sadiques pour lui en faire baver. Le colosse leva son inquiétante main comme pour le frapper, et contre toute attente tapota gentiment sur la capuche de l’Ewok et prit la corde calmement.

          ---

          Hol était surpris par la réaction du garde, il paraissait complètement inoffensif. Aucune agressivité ne s’échappait de cette créature, au contraire elle avait peur, vraiment peur. Le garçon c’était bien lâcher sur l’autre, ce qu’il lui valut un petit remord. Honteux il voulut se racheter une conscience et fit bonne figure avec le petit Ewok, tentant du rassuré avec son plus doux regard… et une petite tape sur son capuchon. Rapidement l’Ewok ne bougeait plus, paraissant rassuré Hol se releva rapidement observa son nouvel ami et réalisa… qu’il était tombé dans les pommes !

          Ne pouvant rien faire de plus il se dirigea dans la cabane. Le chamane avait tout vu et ne paraissait pas soutenir les actions de Hol, mais qu’aurait-il pu faire d’autre ? Car il voulait en savoir plus à son sujet, il accepta le laissa renter dans sa demeure et commencer une discussion qu’il n’oubliera pas de sitôt.

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            Auteur : Super PNJ

            Voilà que ces deux visiteurs étaient bien étranges. Peut-être avaient-ils été secoués par leur arrivée violente sur Endor. Celui que Partoutatix venait de sortir du vaisseau était visiblement le plus déboussolé des deux. Il se donna en spectacle de manière surprenante. Tout aussi surpris que ses camarades qui venaient d’arriver, le jeune Adarien ne sut comment réagir face au comportement du blondinet crasseux. Heureusement, son partenaire semblait visiblement bien civilisé. Il prit la peine de répondre à sa question et de se présenter un minimum. Toutefois, lui aussi paraissait quelque peu désorienté. L’homme, le dénommé Iceberg, parlait par à-coups, en cherchant ses mots, comme s’il n’était pas sûr de ce qu’il disait. Partoutatix n’avait jamais entendu parler de ce Cliv Tolon, ni même de Dagobah. Il chercha dans son esprit si ces noms lui rappelaient quelque chose, mais il dut rapidement abandonner. D’autant plus que son interlocuteur s’agitait davantage. Visiblement, l’absence de son compagnon semblait le perturber énormément. Iceberg se leva pour partir en direction des fourrés, où Hol avait disparu depuis un certain moment. De nature calme et réfléchie, Partoutatix fut perplexe face à la spontanéité du jeune humain. Il le regarda s’éloigner, avant de se reprendre à son tour :

            - Attendez ! s’exclama-t-il.

            Il était hors de question de laisser cet individu s’aventurer seul dans la forêt d’Endor. Les lieux étaient bien plus hostiles qu’ils n’y paraissaient. Ce n’était pas parce qu’ils étaient dans le Sanctuaire Jedi que ça voulait dire que les environs étaient sûrs. Et puis, si la Force avaient guidé Händal et Hol jusqu’à lui, c’était sûrement pour une bonne raison ! Partoutatix voulait venir en aide aux deux voyageurs égarés. À son tour, il se mit en route et s’adressa à Händal :


            - Les environs ne sont pas sûrs. Je vais vous aider à retrouver votre ami, il ne doit pas être loin.

            Trop tard. L’Humain était déjà parti à la recherche de son comparse. Partoutatix voulut le suivre, mais il perdit sa trace trop rapidement. Alors qu’il allait se mettre à sa recherche, l’Adarien s’interrompit. Qu’il était étrange que deux visiteurs tombent du ciel et disparaissent aussitôt. Cette multiplication d’événements surprenants était des plus perturbants. Quel message la Force envoyait-elle aux Jedi ?

            - Hmm.

            Ce fut la réponse la plus pertinente que Partoutatix pouvait apporter à la question qu’il venait de se poser. Peut-être était-ce la volonté de la Force que de laisser ces étrangers partir seuls. D’un autre côté, l’Adarien était persuadé qu’ils avaient un rôle à jouer. Mais dans quel schéma ? Il était certain qu’une rencontre aussi surprenante était très formatrice pour lui, de la nature-même du raisonnement qu’il était en train de mener. Mais cela paraissait maigre, comme réponse. Il doutait que la Force ait mette à exécution de tels dessines, uniquement pour son enrichissement intellectuel à lui, jeune Adarien. Et maintenant, que devait-il faire ? Partir à la suite de Händal ? Rapporter la scène au Conseil Jedi ? Ou inspecter le vaisseau et les dégâts alentours ?

            * * *


            Partoutatix n’était pas certain d’avoir pris la meilleure décision. Pourtant, pouvait-il faire de choix plus judicieux que de s’en remettre à la Force ? Les deux voyageurs s’étaient volatilisés et le jeune padawan ne savait pas par où chercher afin de les retrouver. Il s’était donc fié à son instinct, ou, plutôt, la Force. Il s’était connecté à Elle, avait écouté ce qu’Elle avait à lui dire, puis s’était engagé dans une direction. De temps à autre, attentif à son environnement, le jeune Adarien rectifiait son cap et poursuivait sa route. C’était dangereux, pour un padawan, de s’avanturer ainsi dans les terres inexplorées d’Endor. Lorsque le Conseil sera au courant, ce qui ne saurait tarder, Partoutatix savait qu’il se ferait réprimander. Mais il sentait que la Force lui intimait de poursuivre sa quête. Il ignorait s’il aller retrouver les deux voyageurs (ni ce qu’il ferait une fois en leur présence), mais il ressentait au fond de lui qu’il devait poursuivre sur cette voie. Ce n’était peut-être pas la meilleure décision, mais c’était celle qui lui semblait la plus intuitive. Partoutatix poursuivait sa route dans la forêt d’Endor, avec pour seul bagage sa foi.

            Bien lui en pris; sembla-t-il. Au milieu du deuxième jour de marche, le Jedi aperçut une masse difforme sur le sol. N’y prêtant à première vue aucune attention, il se ravisa lorsqu’il ressentit le lien qu’elle nourrissait avec la Force. Cette empreinte, il l’avait ressentie récemment et c’est pourquoi il la reconnut immédiatement. Il s’agissait de Iceberg. Surpris, Partouttix s’approcha donc de l’être évanoui et l’examina rapidement : il respirait toujours; À sa jambe, une immense blessure montrait qu’il avait dû être agressé par un animal imposant. Bizarrement, il n’y en avait aucune trace dans les environs. Le padawan réprima un frisson : dans le doute, il ne souhait pas trop s’attarder dans les parages.

            Par chance (plus certainement grâce à la Force), l’Adarien avait pris soin de récolter des baies du soleil, des petits fruits orangés aux propriétés curatives. Partoutatix en avait découvert les effets lors d’une de ses expéditions dans le Labyrinthe d’Arbo en compagnie de maître Jak, un Jablogian certainement aussi facétieux que volumineux et qui appréciait parler de tout et de rien. La padawan, quant à lui, était beaucoup plus réservé et préférait s’interroger silencieusement sur son environnement. Aussitôt son expédition terminée, il avait examiné avec minutie les baies, afin d’en comprendre la croissance et leur vitesse de péremption. Enfin, là n’était pas la question. Dans l’immédiat, Partoutatix se contenta de mâcher quelques baies pour en faire une sorte de mixture qu’il appliqua sur la jambe du blessé. Peu importe qu’Iceberg trouve cela ragoûtant ou non, il était inconscient. Et puis, pouvait-il réellement se permettre de se plaindre dans son état ?

            Tout en s’activant sur la jambe du téméraire voyageur, le Jedi se demandait où pouvait bien se trouver l’autre voyageur. Visiblement, Händal ne l’avait pas rejoint. Alors, où était-il ? Un nouveau frisson parcourut l’Adarien lorsqu’il pensa aux mille créatures peuplant la lune d’Endor. Si Hol était tombé sur l’une d’elle, alors ses chances de survie avaient du considérablement diminuer.


            Spoiler
            P. Jeabro

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              Post n°10
              Auteur : Mr Helios

              Plutôt spacieuse, cette baraque regorgeait de plante et d'artefact mystique. Une forte odeur de produit chimique planait dans l’air, elle commençait à anesthésier Hol. Il regardait cette curieuse créature qui avait l’aire elle aussi de l’observer, cherchant probablement à scruter ses intentions. Les deux étaient sur leurs qui-vive. Il ne se passa rien les premières minutes.

              Finalement le chamane invita son convive à s'asseoir devant lui. Hol n’hésita pas plus, conscient de sa position il préférait faire acte de bonne foi. Il n’avait pas cette l’impression de danger que lui inspiraient les autres Ewoks. En fait son intuition lui disait même être en sécurité pour le moment, devait-il se méfier ? L’hôte se leva et allumât des encens, il les déposa à différents endroits de la salle. Captivé, Hol le regardait dans le silence. Il était absorbé par l’esthétique des lieux qui paraissait surprenante et bien ordonnée. Comme si chaque plante, bol, étagère et flacon étaient immuables. En fait ce lieu lui rappelait plus un sanctuaire qu’une maison. Son regard se posa à nouveau sur son hôte qui avait fini de disposer ses encens et qui se rassoit difficilement face à lui, il paraissait affaibli par son âge. Le sorcier sorti une poignée de poudre d’une de ses poches, inspira et souffla cette substance sur le visage du garçon sans dire un mot.

              Rapidement les sens de Hol s’endormirent, il vit la lumière s’éteindre et une sentiment de déjà-vu le submergeait. Comme lorsqu’il était dans sa chambre, il retrouvait cette perte du corps physique qui le dirigeait vers un autre monde. Le processus était identique en tout point, du vide à la nouvelle réalité ! Soudainement il réalisa que lors de son incarcération l’Ewok avait profité de son inattention pour lui insuffler cette poudre. Reste à deviner comment ! Se fit donc la deuxième fois qu’il ingérait cette drogue contre son insu.

              Il se retrouva donc à nouveau face à l’esprit d’un arbre, à la différence que le chamane était là lui aussi. Enfin il le suspectait car il n’y avait pas de forme dans ce monde. Difficile de dire ce qui c’était passé, mais le sorcier prit la… parole ?

              - Donc ! C’est toi la calamité que le chef a acceptée dans mon village. Toi, qui pour le moment as apporté plus de remue-ménage que nécessaire ! Sache que tu n’es pas le bienvenu dans cette hutte, surtout si tu continues à semer le trouble. Tu as blessé plusieurs des nôtres, le réalises-tu ?

              Cet éclat de lumière paraissait occuper une grande partie du vide ambiant. Sereine elle était focalisée sur Hol. D’ailleurs le garçon ne savait que penser de cette chose. Elle n’avait aucune caractéristique à par son rayonnement, ce qui la rendait aussi mystérieuse qu’incompréhensible. Il n’avait pas la moindre idée de ce qu’il devait faire ou dire. Agacée elle continua.

              - Donc ! Tu ne veux rien dire. Tu aurais peur de tes actes… ou à tes yeux tu n’as rien fait de mal.

              Maintenant son silence un moment, la catastrophe finit par répondre à sa manière.

              - Je dirais que de mon point de vue c’est vous qui me persécutez ! D’abord je me fais défoncer par deux de vos glands, puis je me réveille attaché à un mur dans une pièce sombre. Une pièce qui fut rapidement remplie de monde (ce qui m’a mis sur mes gardes) et où j’étais une bête de foire aux yeux de tous. Bien qu'après j’aie pu m’endormir, je n’étais pas vraiment dans mon milieu. Et c’est à ce moment, vous l’aurez compris, que me réveiller à coups de poutre dans les côtes n’était pas une bonne idée sur le court terme (Enfin, surtout le fait que je me sentais bien accompagné.) !
              ¨Donc ! ¨ Comme vous le dit. Qui est le plus à plaindre dans l’histoire ?

              La réponse se fit rapide.

              - Donc ! Ceux que tu as mal traités, idiots ! Pour ta part c’était partiellement mérité, mais pour les pauvres innocents qui ont dû pâtir de tes mœurs explosives. Tu remarqueras que ton attitude n’était pas la meilleure ! N’es-tu qu’une bête qui n’agit que par instinct ?

              Hol réfléchit un bref moment avant de répondre sur un coup de tête.

              - À dire vrai, je ne me sens pas le plus coupable du monde ! Surtout que nous mettre au mauvais endroit au mauvais moment est un moyen que la vie a pour nous tester.
              Je peux vous dire que quiconque me traite de cette manière recevra le même traitement de ma part. Et puis ils n’avaient pas l’air malheureux de donner tous ses coups !


              La lumière ne savait plus quoi répondre. Elle dut prendre un moment pour remettre de l’ordre dans ses idées. La conscience claire elle répondue :

              - Donc ! Si tu apportes de la souffrance dans ce monde, il ne faut pas t’étonner si elle te revient en pleine face !

              Hol ne put s’empêcher d’éclater de rire ! En même temps que son souffle, il reprit la conversation sur un ton plus léger :

              - Elle arrive, qu’on l’est semé ou non ! Ce n’est qu’un obstacle sur un chemin. Ce n’est ni un choix ni une destination. Une fois passée elle n’est qu’un souvenir qui rend plus fort ! Alors pourquoi devrais-je la craindre, elle n’est ni mon ennemie ni mon amie ! (Bien qu’elle ait l’aire de m’aimer énormément) comme elle ne peut s’empêcher de revenir, je me dois de lui laisser une place où elle pourrait bien ne jamais repartir… Elle est capricieuse !
              Ho ! Bien que je ne sois pas une bête, je suis vraisemblablement complètement fou !


              De pire en pire ! Il devenait difficile de raisonner cette assurance mêlée à la folie, mais le chamane ne s’avouait pas vaincu pour si peu ! Il avait encore des questions à poser !

              - Donc ! Selon tes dires. Tu ne pourrais pas t’empêcher de semer la souffrance. Et tu voudrais un traitement plus amical, tu voudrais un traitement de faveur. Mais dit moi ! Mon peuple est-il une souffrance si grande que nous somment des ennemis pour toi ? Sommes-nous un obstacle dont tu dois triompher ?
              Donc ! Pourquoi es-tu ici ? Dit moi tout !


              Le jeune homme paraissait irrité par cette remarque. Ce n’était pas ce qu’il avait dit. Ce sorcier le bafouait. De façon à exprimer son irritation, sa ¨voie¨ devin plus terne.

              - NE me faite par dire ce que je n’ai pas dit. J’admets que je ne suis pas innocent, j’ai conscience d’avoir blessé plusieurs des vôtres et j’en suis partiellement désolé. (Sûr de lui il continua) Mais vous n’avez pas complètement tort. Vous n’êtes certainement pas de la souffrance et je ne vous voie pas comme un obstacle, mais plutôt comme un défi ! Non sérieusement vous m’avez mené la vie dure, mais je ne vous en veux pas, vous faites partie de mon développement. (Soudainement il se referma peu à peu sur lui-même, comme s’il avait honte de ce qu’il allait demander) Et si je suis ici c’est que l’odeur qui sortait de chez vous me plaisais beaucoup et je voulais comprendre pourquoi !?

              Perplexe le guide spirituel eut un hoquet amusé, une idée germa dans sa tête. Il n’avait pas aimé le comportement de son inviter au part avant, il n’appréciait pas la violence. Amer, il se moquât gentiment de lui :

              - Donc ! Tu es comme un légume, quoi qu’il t’arrive tu pousseras, hein ! (Il réfléchit un moment et parut changer d’approche. Plus décontracter il continua.) Donc tu voudrais apprendre comment j’ai fait pour produire un parfum aussi spécifique ? Dis-moi la médecine t’intéresserait elle ?

              La situation avait totalement changé, Hol paraissait miraculeusement calmé. Il faut dire que dès que quelque chose touche à ses intérêts, il peut être subitement très docile. Surtout que ce domaine l'attire énormément, ce serait un talent inestimable sur le qu'elle il pourrait toujours compter. La connaissance des plantes pourrait lui apporter une panoplie de possibilité énorme. Que ce soit pour le combattant ou pour sauver une vie, il pourrait accomplir des prodiges. Le chamane avait compris qu’il était face à un apprenti prometteur. Mais pour le moment il avait un gros problème sur les bras. Il reprit la parole et proclama :

              - Donc ! Soit ! Dorénavant tu seras mon élève si tu parviens à accomplir certaines tâches. Mais avant je vais devoir t’apprendre les bases, avant de retourner dans notre monde. (Avec malice il l’informa d’une voie qui résonnait crescendo). Tu vas devoir apprendre mon langage, ce sera ta première épreuve ! Alors écoute-moi bien ! Moi Horul le chamane de la tribu Toupitik, m’engage à devenir ton maître si tu parviens à me montre ta valeur !

              C’est ainsi que commença l’apprentissage de Hol. Mais pour le moment il devrait apprendre le dialecte Ewok à l’aide de son nouveau maître !

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                Auteur : Super PNJ

                Rien ne pouvait procurer autant de satisfaction que l’odeur de la pluie se mélangeant à celle des feuilles. Juste après le chaos amené par l’averse, le sérénité du rayon de soleil révélait alors une certaine quiétude dont il était difficile, pour notre ami à poils longs, de se défaire. Voilà qui devait certainement être la définition de la perfection. Une harmonie sacrée s’instaurait entre les éléments. Après le vent et les propos sourds de l’orage, voilà que l’eau se mélangeait à la robustesse des arbres. Et tout cela s’inscrivait dans un cycle naturel où même le plus imposant des Blurrgs n’avait, finalement, que peu d’emprise.

                C’était face à cette toute puissante, à cette danse amorale que les éléments s’exhortaient à accomplir continuellement, que les Ewoks avaient saisi l’importante toute singulière de la forêt. Par ses interactions avec l’eau, l’air et parfois, le feu -malheureusement-, elle s’inscrivait dans un environnement où son rôle était primordial. L’eau la sustentait et lui permettait, à son tour, de donner la vie. Par la force de la sève coulant dans ses arbres, par les gouttelettes coincées dans le creux de feuilles, par les rivières circulant entre les troncs, par les sources se déguisant sous les racines. Le vent la nourrissait, comme il éparpillait les graines de pollen ou faisait circuler les sons d’un animal à un autre. La terre l’abritait, comme elle servait de refuge à de nombreux animaux. Enfin, le feu la consumait, comme il déchirait les chairs de toute la faune d’Endor. Il dévorait, mais il nettoyait, par la même occasion.

                Les Ewoks l’avaient compris : la forêt était sacrée. Et rien n’était éternel. Tout, tôt ou tard, finissait par passer. “Passer”… ou “trépasser”. Et parmi tout cela, une chose demeurait : la forêt. Elle avait beau changer, évoluer, se transformer, souffrir, se réjouir… Quoi qu’il advenait, elle restait présente. Parfois sous une autre forme, certes ; mais toujours là. Il était impossible d’en dire autant des Ewoks, ou plus simplement de leur village. Bien qu’appartenant à la tribu Toutipik, une tribu sédentaire, Tumuk savait qu’ils n’avaient pas toujours été là. Par le passé, sa tribu s’était déplacée, jusqu’à arriver ici, où les arbres et l’eau répondaient parfaitement à leurs besoins. Mais pour combien de temps ?

                Les arbres poussaient, le vent soufflait et la pluie s’abattait. Rien, finalement, ne pouvait arrêter la course du temps. C’était un cycle qui se répétait inlassablement, au milieu duquel la forêt, bien que mouvante, parvenait à s’imposer comme figure stable et rassurante. Parfois, un élément perturbateur se manifestait. Dans le pire des cas, ce pouvait être le feu (ou l’Esprit de la Nuit!) et, parfois, c’était tout autre chose. La dernière perturbation en date était un colosse aux poils blonds et à l’odeur répugnante. En y repensant, on s’éloignait très vite de l’harmonie olfactive à laquelle avait pensé Tumuk un peu plus tôt. La créature était sauvage, malodorante, agressive et braillarde. Néanmoins, le jeune Ewok se fiait aux décisions de son chaman, dont il avait le chance d’être l’apprenti. Et son mentor, pour des raisons que seule la Nature devait saisir, avait décidé d’accueillir le brute épaisse qui avait causé tant de tords aux guerriers Ewoks.

                Sortant de sa méditation, le petit Ewok se releva. Il s’était tenu un long moment dans les plus hautes branches d’un arbre bordant le village, non loin de la hutte de Horul, son mentor. Il ne lui fallut pas longtemps pour rejoindre l’Ekla Theesa, le “Grand Enfant”, comme les Ewoks surnommaient leur nouvel hôte. Grand, il l’était en taille, mais aussi dans l’intensité du comportement qu’il avait adopté à son arrivée. Ses cris et gestes brusques lui avaient valu ce surnom et nombreux étaient les habitants du village à regarder cet alien d’un oeil suspicieux, parfois légèrement apeuré. Tumuk, quant à lui, avait du mal à s’habituer à sa présence. Pour le moment, cet indigène ne lui inspirait pas confiance. Tumuk le trouvait démesurément grand, maladroit et bruyant (sans parler de l’odeur qui agressait ses délicates narines). Mais son maître lui avait demandé de l’accompagner dans son apprentissage. Depuis plusieurs jours, Tumuk devait éduquer l’Ekla Theesa comme il l’aurait fait auprès de n’importe lequel des enfants Ewoks de la tribu. Il devait reconnaître que c’était également pour cette raison que Tumuk l’appelait ainsi.

                Le petit Ewok s’approcha de l’individu à poils courts et, d’un air très sérieux, se contenta de poser une question aux allures insignifiantes, mais dont il attendait une réponse particulière. Dans les minutes qui allaient suivre, il allait accorder une attention toute particulière à la réponse de l’Ekla Theesa :


                - Nuv etke eedada ooba?

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                P. Jeabro

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                  Auteur : Mr Helios

                  Pendant qu’un martèlement continu pénétrait son esprit, chaque percussion éclatait une de ces émotions néfastes. Ce son peignait un tableau de puissantes vibrations. Tout peine avait disparu, Il était pendu au fil de ses pensées. Percher sur son rocher il continuait à méditer pour se perfectionner. Performant, il récitait les divers mots que son mentor lui permit d’apprendre. Bien qu’il soit perplexe quant à se maîtriser en si peu de temps, il se rappelait être persévérant. Il était en permanence à l’écoute des discussions qui le visait personnellement. Son sentiment restait perméable à ses diverses perfidies qui, où qu’il soit le persécutait continuellement. Il n’arrivait pas à faire accepter son penchant asocial, qu’il cachait par de l’assurance et une attitude pédante (du genre se sait tout mieux que tout le monde). Mais perdu dans ses pensées, il n’entendit pas l’Ewok qui vint percer sa tranquillité.

                  Tumuk était l’apprentie du chamane et il n’appréciait pas le nouveau venu. Un point de vue que partageait Hol les deux premiers jours. La rencontre avait été des plus froide, apparemment territoriale, l’Ewok n’avait pas aimé partager son maître. Ce fut de bon cœur que l’étranger partagea son implacable regard inamical. La surprise fut donc totale lorsque le chamane demanda à son premier élève d’éduquer son second. Bien que la tentions était rude au début, elle s’était maintenant tarie. Ils n’étaient ni ami ni ennemis. Hol était plus calme depuis qu’il avait accepté que cette peluche soit son ¨aîné¨.

                  Dans le monde spirituel, Horul avait traduit des mots d'Ewok aux basique à l’aide de ses discussions avec Hol et l’arbre des esprits. Il ne lui restait qu’à transmettre cet enseignement aux principales intéressé. Car si le garçon comprenait les mots Ewok à l’aide de l’arbre, il n’était pas assez attentif pour les retenir, contrairement au chamane. Horul écoutait les émotion de Hol et l’arbre lui transmettait les vibrations associées. Ce qui lui permit de mettre des mots sur les sentiments de chacun. Cette traduction instable, avait été inestimable pour les premières interactions avec ses nouveaux associés. Il put donc vaguement comprendre ce que lui dit son interlocuteur et répondre :


                  - Ooba lulalar drik… eedada x'eef. Eekeekeek… reh rehluu… oodeef zeeg teeket… Ekla Theesa !

                  Une chose était sûre ! S’il connaissait les mots, il avait énormément de peine à les prononcer correctement. Ce pour quoi il avait une articulation lente et incertaine. Cette réplique donnée, il regarde si son ¨Ekla Fruk¨ était satisfait ou non.

                  Cette discussion terminée Hol sauta du roc et atterrit sur le sol trempé. Il se préparait à suivre les instructions de son maître et de partir en direction d’une zone spécifique de la forêt. Là-bas il devait trouver une plante spéciale qu’il avait pu voir sur une des étagères du chamane. Tumuk devait l’accompagner histoire de le garder à l’œil, cette lune était dangereuse même pour un Ewok.

                  Leur objectif était simple. Il devait partir au sud-est jusqu’à ce qu’ils arrivent devant le ¨Churi Jad¨ ! Comme son nom l’indiquait c’était une montagne inversée. Au lieu de monter, le sol s’enfonçait au plus profond de la terre. La pente végétale sombrait profondément, Il était difficile de distinguer le fond de cet abîme végétal. De l’autre côté, la forêt remontait pour couper en deux l’horizon.


                  ----------

                  Hol marchait tranquillement dans la forêt pluvieuse d’Endor. Son bâton, accroché à son sac qui pendait, se balançait au gré de ses mouvements. S'habilles souillée par ses mésaventures, lui donnait un air de vagabond, voire de bandit. Il arrivait à se mouvoir entre les hautes herbes et les arbustes sans grandes difficultés.

                  Le sol de Dagobah était bien plus rude de passage à ses yeux. Le sol particulièrement visqueux du qu'elle sortait d’innombrables racines molles qui le ralentissant sans arrêt, était la quintessence du pire terrains ! Le plus pénible était cet humus moisi qui restait collé à ses souliers. Ici c’était différent ! Le sol était recouvert de feuille, ce qu’il appréciait particulièrement depuis qu’il les avait perdus. Un feuillage amortissait les pas nus du garçon, égaré dans ses douces pensées. Il se demandait comment il put arriver jusque-là, là où il ne s’imaginerait pas atterri.

                  En fait il était même surpris d’avoir survécu si longtemps. Certes il regorgeait de ressources, mais il ne savait pas ce qu’il devait en faire. Il ne savait pas ce qu’il recherchait au travers de cette galaxie. Bien qu’il trouve rarement des réponses suffisent, il se posait souvent des questions sur ce qu’il l’entourait. Que ce soit les gens, les conflits, les dirigeants, les curiosités de la vie ou bien lui-même. Il finissait toujours par la même moralité. Il ne comprenait rien à tout !

                  Sous les instructions qu’il avait reçues dans la hutte du chamane, ils continuaient ce voyage. Ils avançaient au travers de cette végétation luxuriant, l'Ewok aux aguets et Hol d'un pas insouciant.Plusieurs fois son aîné l’avait stoppé dans ses rêveries. Bien que l’ambiance apaisât Hol, le contexte restait nerveux. Il y avait toujours beaucoup de créature dangereuse, qu’ils auraient dû fuir s’ils avaient été repérés. Ce pour quoi le jeune homme écoutait plus attentivement l’Ewok.

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                    Auteur : Super PNJ

                    Il était rare de surprendre un Ewok. De nature curieuse, les habitants d’Endor pouvaient être intrigués par de nombreuses choses, que ce soit le son inhabituel d’un prédateur de la planète, ou la technologie peu coutumière que certains voyageurs -comme les Jedi- pouvaient transporter. La curiosité, néanmoins, n’empêchait pas de faire preuve de prudence lorsqu’il le fallait et c’est pourquoi la tribu Toutipik s’était toujours tenue éloignée des extralunaires et de leurs grosses machines vrombissantes. Par conséquent, les membres de la communauté de Tumuk n’avait jamais pu échanger sur des sujets sujets aussi importants que la pluie -sujet que le jeune Ewok venait d’entamer avec l’Ekla Theesa. Et c’est là qu’il avait été surpris. Car, peu habitués à philosopher avec des étrangers, les Ewoks n’avaient que rarement l’occasion de mettre en perspective leur vision du monde.

                    Et la réponse de la brute épaisse avait de quoi surprendre. À dire vrai, Tumuk ne s’était pas attendu à ce que des paroles aussi sages puissent sortir de la bouche de l’Ekla Theesa. En lui parlant directement dans son langage, l’apprenti avait associé des mots qui n’avaient pas pour coutume d’être ensemble. Il s’était approprié la langue pour en sortir une réponse pleine de sens et -c’était le plus surprenant- en adéquation avec la philosophie Ewok. L’autre éventualité, qui ne traversa même pas l’esprit de Tumuk, était que Hol ne savait même pas ce qu’il disait, ou qu’il avait employé les mauvais mots pour traduire une pensée toute autre. Enfin, la surprise était telle que l’Ewok ne sut quoi répondre et se contenta d’acquiescer gravement, laissant l’Ekla Theesa redescendre. Le pauvre Tumuk resta ainsi quelques instants, K.O. debout, comme s’il avait reçu un mauvais coup. En réalité, il n’avait de cesse de répéter les mots dans sa tête, cherchant à en extraire toutes les significations possible pour être certain d’appréhender dans son ensemble la pensée de son interlocuteur. Car son mentor lui avait appris la puissance des mots et la force de l’écoute. Il était primordial de choisir avec grand soin les mots que l’on employait, car ils avaient une signification toute particulière. Et cette signification pouvait changer selon les autres mots auxquels on les associait. C’était comme mélanger des feuilles à des racines : on prenait ces ingrédients de quelque chose de plus grand -l’arbre- pour en faire autre chose : un onguent, un breuvage, … L’écoute permettait justement de distinguer les ingrédients mélanger, de les analyser et de comprendre pourquoi ils avaient été ainsi associés. C’était un exercice délicat, qui nécessitait concentration et persévérance. Pour l’instant, Tumuk n’était qu’à ses débuts et c’est pourquoi il décida de mettre de côté la réponse de l’Ekla Theesa, afin de l’étudier à nouveau lorsqu’il sera davantage paré pour le faire. L’Ewok préféra garder cette pensée pour lui, mais l’apprenti venait de faire brillante impression à son égard. Peut-être n’était-il pas si sauvage, après tout ?

                    La mission que leur avait confiée le chaman allait être un bon moyen de vérifier cette hypothèse. Tout le long du trajet, Tumuk garda pour lui son désespoir. Finalement, peut-être avait-il pensé trop rapidement ? Voilà que l’Ekla Theesa se baladait avec nonchalance dans la forêt, pourtant réputée si dangereuse. De quelle étoile provenait ce
                    wermo, pour être aussi insouciant ? Le petit Ewok se retrouvait à guetter pour deux et, en plus de surveiller ses propres arrières, il devait s’assurer que son compagnon ne faisait pas trop de bêtises. Et puis, Churi Jad ne l’inspirait pas énormément. Il avait entendu bon nombre de légendes sur ce lieu mystérieux, et il n’appréciait jamais aller là-bas. Enfin, tant qu’il n’avait pas à s’engouffrer dans ses profondeurs, ça allait.

                    La gueule béante du monstre végétal se dessinait maintenant sous leurs pieds. Tumuk retint un frisson. Allez, ils devaient rapidement trouver cette herbe ! Comme ça, ils pourraient retourner au village plus rapidement ! Et puis, si la mission était si dangereuse, le chaman aurait-il réellement envoyé ses deux apprentis sans la moindre protection. D’un signe du bras, Tumuk désigna l’entrée peu accueillante de Churi Jad et, par une série de couinements caractéristiques du langage Ewok, invita son compagnon à le précéder dans les ténèbres.


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                    P. Jeabro

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                      Auteur : Mr Helios

                      Du haut de cette crevasse, le jeune homme se préparait à dévaler la pente à toute vitesse mais fut rapidement stoppé par son aîné. L’Ewok attrapa la chevie de l’humain qu’il s’élança inconsciemment dans le déniveler, ce qui ne manqua pas de provoquer une catastrophe. Perdant équilibre il dévala la pente en roulant dans tous les sens. Il finit sa chute sur un sol meuble, prenant son temps pour se relever il fut surpris par la forme de la souche d’arbre renverser qui gisait à quatre mètres de lui. Elle devait bien faire 3m de long sur 2m d’épaisseur, une forme ovale pointue sur les extrémités. Doucement elle se mit à bouger, une de ces branches paraissait se lever… mais c’est impossible, non ? Malheureusement pour Hol ce n’était pas une simple souche morte, mais un Dvito mortel ! Un immense serpent à trois têtes de 5m de long, un beau monstre bien fatal quoi.

                      Le sang du jeune homme eut le temps de faire cinq fois le tour de son corps en un instant, que la créature l’avait vue battant l’aire avec ses langues fourchues. Prêt à démarrer le marathon de sa vie, il remarqua un petit détail qui faisait toute la différence. L’animale venait d’ingurgiter une proie énorme comparer à Hol, d’où la forme singulière. Après une intense réflexion il réalisa qu’avec une minute d’avance il se serait fait dévorer tout rond et ce serait cette pauvre bête qui resterait face à face avec le reptile !

                      Juste derrière lui Tumuk arriva, il ne lui fallut qu’une demi-seconde pour se cacher derrière un buisson à la vue de l’ovipare. Heureusement pour nos deux cueilleurs après un repas les serpents ne sont plus aussi agressifs, sanguinaires ou même vifs.

                      Son sang-froid retrouvé, il gela aussi tôt ! Makélärt sautait joyeusement sur l’une des têtes fixant Hol dans les yeux en guise de défi. Se rappelant que ce petit démon était le produit de son imagination il réussit à reprendre son calme, mais quelque chose d’inattendue se produit. L’animale tenta d’attraper la petite créature imaginaire qui dansait sur l'un de ses visages, pouvait-il la voir lui aussi ? Préférant partir rapidement l’aventurier en herbe alla retrouver son mentor, qui le fusilla du regard avant de lui faire la morale un petit kilomètre plus loin.

                      La réprimande était grande, il ne comprenait pas tout ce que lui rétorquait son Ekla Fruk. Tumuk gesticulait dans tous les sens, Hol s’en voulait un peu de provoquer cette réaction en vers son ainé … mais pas trop non plus. Sagement il se tût et suivie assidûment l’Ewok à travers cette dangereuse faune, appliquant ses indications et conseilles dans le silence.

                      À mesure que les pas se faisaient lourd, le soleil pénétrait l’horizon précipitant le monde dans des ténèbres sauvages. Chaque seconde, chaque minute, chaque centimètre parcourut paraissait aspirer la lumière qui enterrait l’éphémère crépuscule. Seule la cime des arbres pouvait encore en profiter. Heureusement, grâce à l’expérience de l’autochtone ils n’eurent aucune mauvaise rencontre et finirent par trouver la plante qui leur aura valu autant de problème. Soulagé les deux compères purent rentrer sereinement à la hutte du chamane. Plus ils se rapprochaient de la tribu plus il retrouvait son attitude nonchalante et insouciante.

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                        Auteur : Mr Helios

                        Une nouvelle journée se levait sur la tribu Toutipik, perdue dans la forêt d’Endor, elle trônait en haut d’immenses arbres. Les plateformes entourant ces mastodontes étaient reliées par des passerelles en bois telle une toile d’araignée. Le village suspendu semblait disparaître au fur et à mesure que le temps passait de pluvieux à torrentiel. Rien de plus normales en ces lieux habité par une flore aussi dense qu’humide. Les Ewoks se dispersaient dans ce déluge chaotique, mais ce n’était pas par panique ou peur d’être mouillé. Non, les Ewoks aiment la nature et ce qu'elle apportait. Ce pour quoi l’on pouvait voir les autochtones se précipiter dans diverses taches comme la collecte d’eau, les prières de remerciement, les danse ou simplement leurs toilettes. Tout le village profitait des premières minutes de l’orage comme préparatifs de leur quotidien et retournèrent à leurs habitudes.

                        Lorsqu’il ne pleut pas, on pouvait facilement distinguer la hutte du chamane car diverses odeurs exotiques s’en échappait. Pour le moment le seul moyen de la reconnaître était sa forme plus triangulaire que les autres. Celui qui nous intéresse se trouvait à l’intérieur, au sec. Jake était assis en tailleur sur un tapi, face à lui se trouvait un bol et divers plantes local. Son maître lui avait de mandé de lui préparer un onguent pour les blessures des chasseurs, qui c’étais démenés pour ramener une corne spéciale dont il avait besoin. Ils avaient collecté autant de blessures que de matériaux, ce qui expliquait la bonne humeur d’Horul malgré la situation. Donc Hol s’adonnait au mélange des divers plantes, sèves et alcools pour l’élaboration d’une pâte curative.
                        Le travail terminé le jeune homme allait rapporter cette mixture, qu’il avait confectionné aux côtés de son aîné et de son maître, aux ¨infirmières¨. Traversant les plateformes sous la pluie sans difficulté, il s’y était habitué avec le temps, il fit l’aller-retour assez rapidement. À penne dans la chaumière que le chamane lui faisait mine de venir apprendre de nouvelle chose.

                        Concernant Fakélärt, cette créature était moins turbulente que les premiers jours. Elle paraissait aussi moins démoniaque, comme si elle avait changé. Bien qu’il ne sût pas grand-chose sur elle, il avait à présent la certitude que c’était une femelle… du moins pour le moment. La créature ressemblait à une satyresse. Moins turbulente ne voulait pas dire qu’elle avait arrêté ses exactions, elle continuait de déranger le jeune homme à la moindre occasion.

                        Hol avait le sentiment qu’il ne devait pas rester. Il avait beaucoup appris du chamane et à présent il savait écouter la nature qui l’entourait. Il savait reconnaître quel végétal avait quel attribut, mais plus important il savait comment utiliser cette capacité pour créer potion et poison. Par exemple : La GrekTeeket était une plante ressemblent à notre orchidée. Si elle était ingérée telle quelle, elle provoquerait une attaque cardiaque, mais si elle était correctement dosée elle serait un excellent stimulent.

                        Il appréciait sa vie chez les Ewoks, mais il avait un autre objectif. Une raison particulière l’avait poussée jusqu’ici. Il voulait découvrir la Force qui sommeillait en lui et la développer. Pour cela il reviendrait sur ses pas et longerait la rivière qui le conduisit en ses lieux. Mais avant, il devait expliquer les raisons de son départ à son maître et lui demander son aval. Ce qu’il reçut plutôt facilement, principalement car le chamane n’était pas dupe. L’ancêtre savait qu’il n’aurait que peu de temps avant que l’étranger retourne d’où il venait. S’il était devenu son mentor c’était pour se faire une idée de son peuple, pour savoir s’ils étaient des ennemis ou des alliés. Après cette longe mise à l’épreuve, il en tira cette conclusion. Les hommes peuvent être autant des alliés que des ennemis, il n’y avait pas de règle les concernant. Aux yeux de l’Ewok, le jeune homme avait apporté autant d’ordre que de désordre. Un équilibre particulier qu’il attribuerait aux hommes dès à présent. Le vieux sage savait qu’il y avait des espèces naturellement malfaisantes ou bienfaisantes, mais les hommes, eux seront entre les deux. Il exposa cette vérité à Hol, qui semblait déjà le savoir et lui répondu d’un simple sourire.

                        Le jeune homme était contant du dernier échange qu’il avait eu avec son premier guide. Il prit deux jours pour préparer ses affaires et dire au-revoir à la tribu. Il ne savait pas s’il repasserait un jour mais il ne les oublierait pas. Lors de son départ, le clan fit une fête pour lui souhaiter un bon voyage. Comme à leurs habitudes, ils allumèrent de grand feu et préparèrent de délicieux met. La célébration fut longue, mais le soleil finit par se lever. Son sac sur le dos, ses écouteurs aux oreilles, il quitta le camp.

                        Il avait trois jours de marche avant d’arriver là d’où il s’était craché. Regardant son appareil il se dit qu’il avait bien fait de le laisser se recharger au soleil avant la fête. Il commençait à avoir l’habitude d’avancer dans cette forêt sans attirer l’attention des prédateurs, il évitait aussi leurs pièges, souvent au dernier moment. Fréquemment sa maladresse faillit lui valoir d’être poursuivie, heureusement il évitait in extrémiste les problèmes. Sauf son deuxième jour de marche où il n’avait vraiment pas vu où il mettait ses pieds.

                        Il regardait du haut d’une branche les environs, méditant pour demander à la nature d’où il venait. Instinctivement il devinait où il devait aller. Conscient de sa destination il sauta de sa branche sur une souche d’arbre en contrebas. Une souche d’arbre morte déracinée, recouverte de branchage, d’une longue de 5 mètres environ et filiformes. En atterrissant dessus il fut surpris par la consistance meuble de ce bois mort, mais il ne l’était pas autant que les trois têtes de Dvito qui sortirent du sol. Un sentiment de déjà-vu s’emparât du jeune homme, le temps semblait en suspens. Les six yeux du reptile étaient complètement ouverts de stupeur, les langues battaient l’aire dans toutes les directions. Le serpent comprit rapidement que sa proie c’était stupidement jetée sur lui, reprenant son sang-froid il… sourit.
                        De la perspective de Hol ce n’était pas les mêmes sentiments qui le traversait, il y avait bien trop de tête face à lui. D’abord les trois du dvito, mais aussi celle de Fakélärt qui était assise en tailleurs sur le crâne du milieu. Cette petite créature agitait les mains l’aire de souligner le fait que ça allait brutalement chauffer. Comme à son habitude, son sourire et son regard étaient moqueurs, mais cette fois elle paraissait aussi avoir un soupçon d’empathie, ce qui déstabilisa davantage notre bonhomme.

                        Il était temps de prendre ses jambes à son cou. Hol courait de tout son être, mais le reptile semblait le rattraper. Cette monstruosité semblait tenir la distance malgré la rapidité du sprinter. Le jeune homme savait qu’il ne tiendrait pas longtemps à ce rythme. Généralement il arrivait à semer ses prédateurs par la vitesse, mais là c’était différent, il était traqué. Le serpent finissait toujours par le retrouver grâce à ses talents de pisteur. Comment fuir alors qu’il arrivait à bout de souffle ?
                        Il devait faire une potion qui le maintiendrait en forme. Pour ça il allait avoir besoin de plusieurs plantes. La première était la GrekTeeket qui pourrait lui coûter la vie s’il s’y prenait mal. La seconde était un arbuste dont il devait extraire la sève, un YayathNa Goo qui lui permettrait d’absorber plus rapidement la substance. Pour finir il devra trouver un De OppraFektur, le fruit d’un arbre qui améliore les remèdes.
                        Prenant de la hauteur il vit le YayathNa Goo et descendit en sa direction. Commençant à gratter l’écorce il vit la petite satyresse apparaître devant lui. Assise sur une branche elle balançait ses jambes dans le vide et pointa du doit quelque chose qui se trouvait derrière lui. Comprenant rapidement ce qu’elle voulait lui dire, il se baissa et évita de peu la mâchoire droite qui se planta dans l’arbuste. Reprenant sa fuit il esquiva celle de gauche pendant que celle du milieu l’observait. Courant comme un dératé, il finit par croiser un gros fruit violet de De OppraFektur et le cueillit dans la volée. Il avait à nouveau semé le cerbère reptilien et retournait vers l’arbuste pour récolter la sève. Tout paraissait trop calme, il s’approcha avec précaution du végétal qui se vidait de sa substance. Plus il se rapprochait plus la pression devenait pesante, car il ne le voyait pas, mais il le sentait. Avançant doucement il vit un asticot sortir de terre… à moins que… !
                        Soudainement une des têtes sorties du sol pour attraper Hol ! Sur ses gardes et alerté par la langue qui sortait du sol, il recula à temps pour ne pas finir embroché par ses deux dagues empoisonnées. Les trois gueules ne le poursuivirent pas, ce qui lui permit de monter sur la branche d’un arbre. Il ne savait pas comment si prendre, mais au moins il savait où était le monstre. Il en profita pour se reposer avant que cette chose ne vienne le chercher.

                        Une dizaine de minutes s’écoulaient avant que le dvito ne sorte de terre pour venir le chercher. À l’aide de ses trois cous il pouvait facilement escalader l’arbre sur le qu’elle se trouvait le survivant. L’apprenti chamane livrait une bataille de nerf avec un animal mortel et avait gagné, il attendit que la créature soit assez proche et sauta pour aller chercher la sève qui dégoulinait abondamment de la plaie faite par la mâchoire de l’aberration.
                        Il avait deux des trois éléments. Malheureusement l’orchidée ne se trouvait pas si facilement, il lui fallait un environnement particulier pour se développer. Car on ne les trouve que sur les bords de falaise, mais il n’y en avait pas dans les parages. Réfléchissant il avait vu un arbre dont le tronc était vraiment gargantuesque. Il y avait une petite chance d’y trouver la plante qu’il désirait, s’il réussissait à y arriver. Car il était presque à bout, il puisait dans ses dernières forces pour avancer. De plus le serpent était à nouveau sur ses traces !

                        Lorsqu’il commençait à escalader il jeta un regard derrière lui et il réalisa une chose. Les dvitos sont des monstres d’endurances et de dextérités. Le cerbère à sang-froid arrivait à escalader la paroi de l’arbre avec autant de facilité qu’Hol. Difficile de savoir comment cet arbre était devenu aussi grand, ce qui rendit la tache encore plus incroyable. Il haletait, transpirait, souffrait et se poussait toujours plus. Ne se souvenant plus ce qu’il faisait ici, il regardait de temps en temps le monstre qui continuait à monter aider des branches. Alors qu’il relevait la tête il vit son salut, mais pourquoi il en avait besoin déjà… il ne le savait plus. Escalader était la seule chose qui comptait.
                        Il y était arrivé, il l’avait attrapé, mais il était sans cesse poursuivi. Reprenant sa lucidité il réalisa sa situation… qui était catastrophique aux vus des progrès du prédateur. Instinctivement il attrapa une des lianes qui se trouvaient à portée et sauta dans le vide ! La créature voulut le choper durant son saut, mais rata son coup et chutait à son tour. Juste avant de percuter le sol, l’une des têtes du monstre se coinça entre deux grosses branches. Ce qui l’arracha violemment dans une gerbe se sang. Les deux autres semblaient s’être évanouis sous le choc.
                        Hol lui ne chuta que de trois ou quatre mètres. Sa liane n’était pas très longue comparée à toutes les autres. C’était la seule raison pour laquelle le prédateur avait raté sa cible, car il pensait qu’il tomberait derrière lui. Regardant en bas, l’épuisé se posa sur une branche et sortit son matériel de préparation. À l’aide un mortier et d’un pillons il broya la graine de De OppraFektur et le quart de la feuille de la GrekTeeket. Il ajouta de l’eau et la sève du YayathNa Goo pour finaliser la mixture avant de l’avaler goulûment. Épuisé par une telle course il luttait pour ne pas s’évanouir, mais rattrapé par ce marathon il sombra dans l’inconscience.

                        Lorsqu’il rouvrait les yeux, Il se sentait plus fort, plus rapide et plus endurant. Cette vitalité retrouvée était extraordinaire, il n’avait pas foiré le mélange. Sinon il ne se serait jamais réveillé ! Il se souvint de ce qu’il faisait ici, il fuyait un dvito particulièrement tenace. Se mettant rapidement à sa recherche, il observa les alentours. Après cinq petites minutes il abandonna et tenta à savoir où il était. Dans une position plus confortable que méditative, il ferma les yeux et chercha les réponses de la nature. Ses sens lui dirent où il devait se rendre, mais il ne savait ni combien de temps il lui faudrait ni la distance qui lui restait à parcourir. Il avait un long voyage à faire avant d’arriver à destination, il espérait que se serrait un peu plus facile… plus facile, rien n’était moins sûr…
                        Il sentait toujours un regard se poser sur lui. Fakélärt le regardait cachée derrière ses longs cheveux bruns qui recouvraient sa poitrine. Ses cornes bougeaient au rythme des balancements de sa tête et un sourire espiègle lui donnait l’aire d’une petite diablotine. Elle commençait à observer le sol et souriait davantage. Hol le savait aussi, il n’avait pas semé le prédateur qui le traquait. Ce monstre attendait tapi sous terre comme une larve et attendait le bon moment pour le surprendre et le dévorer. Il allait devoir aller vite s’il voulait s’en sortir. En premier lieu il contourna l’arbre pour n’avoir qu’une ligne droite entre lui et sa destination, où qu'elle se trouve. Puis il sauta de branche en branche pour atteindre les arbres qui sommeillaient au pied du mastodonte végétal.
                        Il ne se pensait pas suivi, pourtant ses sens lui disaient le contraire et cette fois ce n’était pas la satyresse qui l’espionnait. Non la petite créature semblait trôner sur le crâne du jeune homme, comme une guetteuse le ferait.

                        Courant une bonne demi-heure il finit par croiser un troupeau de Bordok. Des poneys avec de petites cornes sur la tête. Le survivant eut une brillante idée, il allait les utiliser pour fuir le serpent. Il contourna les équidés et se positionner au-dessus d’eux puis il attendrait sa némésis. Il ne fallut pas attendre pour voir le reptile sortir d’un fourré pour attraper un herbivore dans chaque gueule. Voilà une bonne chose de faite, heureux d’avoir survécu il s’empressa de courir vers sa destination. Il sentait toute la force que lui apportait son dopant et ne pouvait plus s’arrêter. Il donnait tout ce qu’il avait et courait, courait et courait. Il faisait tout de même attention à ne pas se retrouver face à face avec un autre prédateur. Son esprit était lui aussi en ébullition, il pouvait voir plus de détail sans effort. L’effet prenait doucement fin et il commençait à perdre ses sens. Renforcé par sa potion il finit par arriver à son but, épuisé, son corps avait subi un terrible choque dû à sa mixture. Car bien quelle lui est sauvée la vie, elle avait poussé son corps au-delà de ses limites. Il avançait en zigzaguant en direction de ce qui ressemblait à un garde et s’écroula lamentablement à ses pieds sans avoirs put dire un mot.
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                          Auteur : Kath Aplazm

                          - Encore un camé rescapé du feu de forêt ?

                          Des voix s'élevaient au-dessus du corps inconscient de l'étrange humain. Qui était-il, d'où venait-il ? Depuis qu'il s'était écrasé devant l'un des avant-postes du Sanctuaire, une foule de jeunes Jedi s'était pressée pour l'observer. D'aucuns prétendaient qu'il s'agissait de l'un des mercenaires de Beemen Industries que les Ewoks avaient capturé quelques temps plus tôt, d'autres, parmi eux un jeune padawan Adarien, juraient qu'ils l'avaient vu se crasher sur la lune forestière à bord d'un vaisseau. Tous s'accordaient à dire qu'il avait l'air particulièrement étrange.


                          - Je vous jure, je l'ai déjà vu il y a quelques semaines. Pas vrai, Parbélénos ?

                          - Si tu le dis, Partoutatix...


                          - Mais si...! Il était avec ce type, là..."Iceberg", je crois. Le gars qui traîne encore à l'infirmerie.

                          On avait ramené le jeune homme à l'orée du Sanctuaire, juste assez loin pour qu'il n'en distingue que les contours s'il s'agissait d'un espion, mais suffisamment près pour pouvoir lui porter secours. Après un temps d'observation, il apparaissait bien que, dans son état, il ne nuirait à personne. Plus important que cela : il fallait découvrir qui il était. Si le padawan Adarien disait vrai, il pourrait donner d'autres informations à ses sauveurs sur sa navette et sur l'étrange personnage qu'ils maintenaient en vie dans leur infirmerie.
                          Alors, plusieurs novices lui avaient apporté les premiers soins à l'aide d’onguents et de bandages de fortune. Comme son état semblait stable, on l'avait finalement dressé sur un brancard. Il ne portait pas de grave blessure apparente et on pouvait le transporter sans trop de mal, mais il fallut tout de même quatre novices pour soulever son corps sans le brusquer.

                          Les jeunes gens, plus soucieux de sauver une vie que de la discrétion du Sanctuaire, avaient peut-être omis d'inspecter leur protégé, mais les sentinelles Ewoks qui grouillaient dans les fourrés n'étaient pas si négligents. En temps normal, les guerriers auraient laissé les Jedi faire leur travail. Mais la situation actuelle était toute particulière : le chef Chitupa et tous les meilleurs pisteurs de la tribu étaient parti au côté d'un gros Jedi Gungan et de ses ouailles, laissant le commandement à Kolkur, un Ewok pour le moins bedonnant qui ne s'en laissait pas conter. Il avait beau être plus balourd que les autres, ce qui lui valait d'être souvent le dernier à tous les exercices et jeux d'adresse, il n'en restait pas moins instruit de la diplomatie que son chef et son chaman menaient. En effet, outre le fait que la tribu des Naa'Fruu était particulièrement hostile aux Jedi depuis le récent incendie de la forêt sacrée, Kolkur ne pouvait oublier les marques qu'il avait saisi sur le corps du jeune Hol, depuis sa position haute, perché dans un arbre.

                          Il s'agissait des marques des Toutipik.

                          L'équilibre de la forêt endorienne tenait à peu de choses : l'absence de catastrophes naturelles, le repos de prédateurs bien nourris et l'entente entre les tribus. Or, il existait une haine bien vivace qui animait depuis toujours Toutipik et Naa'Fruu. D'ordinaire, dans sa grande sagesse, le chef Chitupa des Naa'Fruu savait calmer les esprits et les différentes familles s'ignoraient, d'autant plus qu'elles vivaient à plusieurs jours de marche l'une de l'autre. Mais on ne ferait pas oublier à Kolkur cette histoire sinistre : six générations plus tôt, un Toutipik du nom de Rom'Eo avait cru bon de négliger les limites des terres de sa tribu pour venir faire une cour assidue à Jhu'Liet, qu'on disait être la plus belle Ewok de tout Endor.

                          L'amour défendu entre les deux oursons avait mené deux patriarches à s'entretuer et l'affaire s'était terminée dans un horrible bain de sang dont on se souvenait toujours par l'intermédiaire de sénérades brillamment mises sur pied par un artisan Naa'Fruu du nom de Shaak'Spyr. Si cette oeuvre avait inspiré nombre d'unions chez les Ewoks de part le côté romantique de sa tragédie, les plus simples voyaient dans cette histoire une raison suffisante pour détester les voisins qui, c'était bien connu, convoitaient leurs femelles.

                          Kolkur n'attendit pas un instant pour sauter de son arbre, sonnant de la corne pour rameuter ses camarades, et, se dandinant aussi vite que son volumineux postérieur le permettait, il s'approcha de la troupe de novices d'un air belliqueux. Il commença par leur hurler dessus en langage Ewok avant de leur lancer des boulettes de terreau qu'il ramassait au sol. Les jeunes gens tentèrent bien de le calmer, mais il avait été rejoint par une dizaine d'autres créatures qui semblaient aussi hostiles que lui. Excédé, Partoutatix et les siens finirent par rompre les rangs, laissant les quatre novices qui soutenaient le brancard à la merci de leurs assaillants.

                          Au bout d'une course poursuite aussi courte que ridicule, les novices parvinrent au Sanctuaire, couverts de bouse et de crottin d'animaux. Passablement agacés --c'était un euphémisme--, ils laissèrent un Hol recouvert de boue à l'infirmerie pour aller se changer. Le chevalier en charge de l'infirmerie avait déjà vu passer un nombre impressionnant de jeunes gens blessés que lui apportait la forêt, mais jamais un tel cortège pour les accueillir. On n'était en tout cas jamais au bout de ses surprises sur une lune comme celle d'Endor.

                          Hol était maintenant en de bonnes mains, soigné par l'un des médecins les plus expérimentés du Sanctuaire. Nul doute qu'il reprendrait des forces bien assez vite. Mais ce n'était que le début de son aventure auprès des Jedi : dès qu'il serait réveillé, le Conseil le convoquerait immédiatement pour découvrir qui il était et comment un être aussi étrange que lui avait fait pour s'attirer l'ire des Naa'Fruu en si peu de temps.


                          HRP : Je te laisse décrire ton réveil au Sanctuaire ici : http://star-wars-rpg.soforums.com/f304-Passerelles.htm
                          Si Händal revient, il sera également à l'infirmerie. Quand tu auras décrit ton réveil, un nouveau RP d'introduction sera lancé et tu seras convoqué par le Conseil avec d'autres novices. A bientôt !

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                            Auteur : Mr Helios

                            Suite des aventure de Hol ici

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